Miguel Yisrael: Austria 1676
Splendeurs du luth baroque autrichien

Elève "d'Hoppy" (Hopkinson Smith), parisien de coeur et passionné par le
répertoire baroque français (en particulier Robert de Visée et Germain
Pinel, les professeurs de Louis XIV),
le luthiste Miguel Yisraeln
récemment "couronné" non sans légitimité, "Prince du luth" par la
rédaction cd de classiquenews.com, défend aujourd'hui la maîtrise
indéfectible de son instrument, quand de nombreux autres instrumentistes
préfèrent se distinguer au
liuto forte, un nouvel instrument
plus facile à jouer, qui voudrait supplanter le luth sans en posséder le
raffinement du timbre, les défis techniques ni la délicate esthétique
d'une sonorité intime et arachnéenne.
Les "vrais" luthistes sont d'autant plus rares que la
maîtrise du luth exige des prouesses de technique et d'intelligence
interprétative. Non content de défendre avec brio, l'éclat spécifique du
luth baroque, Miguel Yisrael se passionne aussi pour de nouveaux
répertoires.
Après
un album dédié aux compositeurs de la Cour de Bayreuth au XVIIIè
(révélant entre autres le style magistral de Falckenhagen et de
Hagen...), le luthiste s'intéresse à deux compositeurs autrichiens
méconnus actifs entre le XVIIè et le XVIIIè, tous deux nés en 1676 (d'où
le titre de son album à paraître: "Austria 1676"):
Wolff Jacob Lauffensteiner (1676-1754) et Johann Georg Weichenberger (1676-1740).
Le tempérament inventif, superbement articulé et naturel du luthiste
renouvelle la connaissance de pièces somptueuses dont le caractère n'a
plus rien à voir avec Weiss; il s'agit bien, malgré le fait que les
partitions concernées aient été indistinctement classées dans le corpus
des oeuvres germaniques, d'une école de luth originale et spécifique:
l'école de luth autrichienne.
Le disque
événement, Austria 1676, révélateur de tout un courant musical et
esthétique est annoncé au printemps 2012 chez Brilliant classics. En lire +