Opéra en direct au cinéma
Cinémas Gaumont et Pathé, en direct du
Metropolitan Opera de New York :
Le Crépuscule des Dieux éblouira les salles de cinéma
le 11 février 2012 à 18h
Le dernier volet de L'Anneau du Nibelung de Wagner, Le Crépuscule des dieux (Götterdämmerung, 1876) devrait être un monument théâtral et lyrique... ! que retransmet au cinéma et en direct du Metropolitan Opera, Gaumont Pathé Live dans son réseau de salles spécialement équipées pour l'occasion (son 5.1 et dix caméras Haute Définition),
le 11 février 2012 prochain à partir de 18h.
Un événement marquant depuis l'offre lyrique au cinéma qui ne cesse de connaître un succès retentissant; c'est que confortablement installé dans son fauteuil, face au grand écran, le mélomane lyricophile peut redécouvrir un ouvrage grâce à la magie de la retransmission et surtout les multiples caméras souvent en plans rapprochés qui en restituent la présence live. Comme dans chaque retransmission, le spectateur vit la représentation dans le temps de la soirée, avec au moment des entractes, plusieurs interviews avec les solistes, avec le chef sur tel ou tel aspect de l'oeuvre.
Concernant Götterdämmerung, Le Crépuscule des dieux, ultime journée du
Ring wagnérien, il y aurait beaucoup d'éléments à présenter et
expliquer.
Wagner y achève avec génie sa propre conception du théâtre total: comme depuis le début de la Tétralogie, la manipulation et le cynisme y règnent sans partage; et la barbarie à l'oeuvre a même raison du héros, Siegfried qui y connaît une mort bien honteuse. Seule Brünnhilde, la walkyrie qui a déchu par compassion pour les mortels, semble recueillir les fautes et les blessures commises... dans sa dernière scène, se profile l'avenir du monde, la promesse d'une humanité recomposée et nouvelle, sachant bannir les sources de sa malédiction: le pouvoir et la richesse, poisons toujours actifs pour nos civilisations au bord du gouffre.
Il faut absolument voir ce dernier volet wagnérien, ultime offrande du Metropolitan Opera de New York et certainement la pierre angulaire de la direction de Peter Gelb. La machinerie (structure de 45 tonnes réalisant 33 mouvements mécanisés pendant le spectacle) et l'image, superbement pilotées par le metteur en scène canadien
Robert Lepage, l'un des scénographes les plus éblouissants de ces dernières années, y apportent leur contribution spectaculaire et poétique: ce Crépuscule des dieux pourrait bien être l'événement lyrique et planétaire du premier trimestre 2012.
Avec Deborah Voigt (Brünnhilde), Wendy Bryn Harmer, Waltraud Meier, Jay Hunter Morris... Metropolitan Opera Orchestra. Fabio Luisi, direction. Robert Lepage, mise en scène. Lire notre
présentation du Nouveau Ring de Robert Lepage au Metropolitan Opera de New York
Informations et réservation sur www.cinemasgaumontpathe.com
Illustration: © Brigitte Lacombe