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Daniel Barenboim grand invité de France Culture

Sur France Culture, Daniel Barenboïm est l'invité exceptionnel de la soirée du lundi 8 février 2010. C'est de 19h à 21h, une soirée spectacle avec et autour du chef d’orchestre et pianiste, un interprète exemplaire par ses engagements musicaux, politiques et philosophiques...
A 19h,
émission/spectacle: Le RenDez-Vous avec Daniel Barenboïm, en direct et en public depuis le Théâtre de l'Odéon à Paris
20h,
lecture de Parallèles et paradoxes : explorations musicales et politiques, un dialogue entre D. Barenboïm et Edward W. Saïd lu par Jean François Sivadier et Nicolas Bouchaud
« Si nous parlions d’autres choses… » : lorsqu’en 1967, Daniel Baremboïm vient consulter le chef d’orchestre Otto Von Klemperer, pour lui demander des conseils sur la manière de diriger le Cosi fan Tutte de Mozart, il lui servit du thé, referma la partition et lui dit « Si nous parlions d’autres choses… ». Cette phrase, Daniel Barenboïm s’en souvient encore aujourd’hui.
Il y dix ans, en 1999, Daniel Barenboïm et Edward W. Said ont créé ensemble le West-Eastern Divan Orchestra, fondation visant à promouvoir la paix au Proche-Orient par le biais de la musique classique, grâce à la formation d’un orchestre symphonique composé d’israéliens et d’arabes. Ils ont obtenu le Prix du Prince des Asturies pour la Paix. En 2000, Ara Guzelimian, alors directeur artistique du Carnegie Hall, décide de réunir Edward W. Said et Daniel Barenboïm pour une discussion autour de Beethoven, dont Daniel Barenboïm dirige alors l’intégrale des symphonies et concertos pour piano. Il prolonge ainsi entre les deux hommes une réflexion politico-musicale qui avait débuté cinq ans auparavant Jean-François Sivadier a souhaité nous faire entendre de longs fragments de ces entretiens, qu’il lira avec Nicolas Bouchaud, une manière pour nous de saluer les dix ans du West-Eastern Divan Orchestra. Parallèles et paradoxes explorations musicales et politiques a été joué pour la première fois au 63ème Festival d’Avignon
Biographies. Daniel Barenboïm est un pianiste et chef d’orchestre israélien. Après des études de piano il apprend la direction d’orchestre à Salzbourg où il fréquente les master-classes d'Igor Markevitch et rencontre Wilhelm Furtwängler, artiste de renommée internationale. A Paris en 1955, il étudie l'harmonie et la composition auprès de Nadia Boulanger, et parfait ainsi un enseignement aussi qualitatif que complet. Daniel Barenboïm enregistre ses premiers disques et confirme sa prédilection pour les oeuvres de Mozart et Beethoven. Il joue aux côtés de grands maîtres comme Otto Klemperer ou Arthur Rubinstein. A partir de 1964, il favorise la direction d'orchestre. Les formations les plus prestigieuses le sollicitent, et tout particulièrement l'English Chamber Orchestra. Il assure la direction musicale de l'Orchestre national de Paris entre 1975 et 1989, période pendant laquelle il peut s'essayer à des créations plus contemporaines comme celles de Boulez ou Bartok. Parallèlement, il dirige son premier opéra, 'Don Giovanni' de Mozart, au Festival d'Edimbourg. Il est nommé directeur de l'Orchestre symphonique de Chicago en 1989, puis du Staatsoper de Berlin en 1992 - qui l'élira 'chef à vie' - et devient le principal chef invité de la Scala de Milan en 2006.
Edward W. Said est né en 1935 à Jérusalem dans une famille palestinienne mais passe une grande partie de son enfance au Caire et au Liban. De 1963 jusqu’à sa mort en 2003, il a enseigné la littérature anglaise et comparée à l’Université de Columbia de New York. Théoricien littéraire, politologue, humaniste et laïque, il est l’auteur de nombreux livres de critique littéraire et musicale, et d’ouvrages portant sur le conflit israélo-palestinien. Publié en 1978, L’Orientalisme a été traduit en 36 langues et est considéré comme le texte fondateur des études postcoloniales.Daniel Barenboim est né en 1942 en Argentine. Pianiste et chef d’orchestre de nationalité argentine et israélienne, il reçoit en 2002 la nationalité espagnole et est depuis 2008 porteur d’un passeport palestinien. Il a notamment dirigé l’Orchestre de Paris de 1975 à 1989 et le Chicago Symphony Orchestra de 1991 à 2006. Il est aujourd’hui directeur à vie du Deutsche Staatsoper de Berlin et principal chef invité de la Scala de Milan.
Jean-François Sivadier a été formé au TNS. Il a joué dans des mises en scène de Didier-Georges Gabily, Daniel Mesguish, Jacques Lassalle, Alain Françon, Christian Rist, Serge Tranvouez, Yann-Joël Collin, Dominique Pitoiset, Laurent Pelly, Stanislas Nordey… Il a écrit et créé Noli me tangere et Italienne scène et orchestre. Il a mis en scène à l’Opéra de Lille Madame Butterfly de Puccini, Wozzeck de Berg et Les noces de Figaro de Mozart, et au théâtre Le mariage de Figaro de Beaumarchais, La vie de Galilée de Brecht, La mort de Danton de Büchner, Le Roi Lear de Shakespeare et La Dame de chez Maxim actuellement en tournée. Nicolas Bouchaud rencontre Didier-Georges Gabily (1955-1996) en 1992 avec lequel il travaillera jusqu’au décès de l’auteur-metteur en scène. La collaboration privilégiée avec Jean-François Sivadier se met en place dès 1998 et se poursuit aujourd’hui. Au Festival d’Avignon, Nicolas Bouchaud a déjà joué dans Enfonçures et Des cercueils de zinc de Didier-Georges Gabily en 1993, Henry IV de Shakespeare mis en scène par Yann-Joël Collin en 1999, et les rôles titres dans les mises en scène de Jean-François Sivadier, La vie de Galilée de Brecht en 2002, La mort de Danton de Büchner en 2005 et Le Roi Lear de Shakespeare en 2007.