Jonas Kaufmann est Fidelio

A 32 ans, Beethoven commence l’écriture de son seul opéra, «
Fidelio ou l’amour conjugal ». Sujet édifiant qui fait l’apothéose de la fidélité d’une épouse. Tout d’abord inspiré par le livret héroïque d’Emmanuel Shikaneder, « Vestas Feuer » (Le feu de Vesta), le compositeur se décida finalement pour la pièce en trois actes du secrétaire du théâtre impérial de Vienne, Joseph Ferdinand von Sonnleithner, lui-même s’inspirant de Léonore ou l’amour conjugal du français Jean Nicolas Bouilly. L’histoire s’inspire d’un fait avéré. Bouilly alors procureur du Tribunal révolutionnaire avait noté le dévouement de la comtesse de Semblançay qui avait permis la libération de son mari en pénétrant dans la prison jacobine où était sequestré son époux, le Comte René. Le texte de Bouilly fut ensuite porté à la scène et mis en musique dans le style de Cherubini, par Pierre Gaveaux, au Théâtre Feydeau, le 19 février 1798. L'heure était au culte des héros, du moins aux manifestations d'un idéalisme exemplaire.

France Musique: samedi 3 janvier 2009 à 19h. Beethoven: Fidelio (1805-1814). Opéra enregistré sur la scène de l'Opéra Garnier en novembre et décembre 2008. Avec le ténor vedette Jonas Kaufmann (photo ici dessous) dans le rôle-titre. Sylvian Cambreling, direction.