Le Quatuor Van Kuijk au TAP de Poitiers

quatuor van kuijk concert a poitiers janvier 2018 presentation annonce par classiquenewsPOITIERS, TAP. Quatuor Van Kuijk, le 11 janvier 2018. Ils portent le nom de leur premier violon (Nicolas Van Kuijk). Et malgrĂ© la consonnance du nom, ils ne sont pas belges mais… français. “NĂ©s” en 2012, les Kuijk ont suivi un apprentissage formateurs auprès des « lĂ©gendaires quatuors Berg, Hagen et Artemis » ; ils s’imposent par la maturitĂ© Ă©loquente et l’intensitĂ© intĂ©rieure de leur approche. Un premier cd dĂ©diĂ© Ă  Mozart a confirmĂ© ce que plusieurs Prix internationaux ont distinguĂ© : une vĂ©ritĂ© collective, une expĂ©rience ciselĂ©e du verbe instrumentale. C’est l’une des formations chambristes les mieux inspirĂ©es et les plus directes aussi : sonoritĂ© affĂ»tĂ©e et belle complicitĂ©. Les quatre mousquetaires de l’archet offrent au public de Poitiers en janvier 2018, une performance qui tient de l’équilibrisme ciselĂ© : associant « 3 jalons importants de la musique de chambre » (surtout germanique). D’abord le premier Beethoven (Opus 18 n°3), – celui juvĂ©nile certes mais d’une fougue personnelle exceptionnelle qui l’affranchit du crĂ©ateur du genre, l’inĂ©vitable et incontournable Joseph Haydn.
Puis, d’après le lied éponyme, La Jeune fille et la mort de Franz Schubert, contemporain à Vienne de Beethoven, dont les profondeurs introspectives explorent tout un continent du repli et de la psyché encore inconnus alors ; enfin, au siècle suivant, Webern écrit un éclatement individualisé où chaque instrument s’approprie la vie particulière de chaque atome, en un bouillonnement simultané où jaillit la vie et la pulsion, entre ébullition et organisation. Il est question alors non plus du développement intérieur mais du sens même de l’écriture pour les cordes.
Leur clip de prĂ©sentation les montre dans les secrets de la fabrique musicale en connection Ă©troite, intime avec la nature ; Ă  travers champs et prairies, au coeur du massif forestier, de nuit, Ă  l’écoute de l’autre, les Van Kuijk, orfèvre d’un son authentique, – dense, Ă©ruptif, incandescent, apportent au concert, face au public, un peu de se miracle sonore dont ils ont appris chacun la matière dans les profondeurs de l’antre matriciel… A voir ici, et Ă  Ă©couter surtout en concert. Encore embryonnaire, le rĂ©pertoire français occupe une place Ă  dĂ©velopper : seuls les Quatuors de Debussy (opus 10) et de Ravel (opus 35) paraissent aux cĂ´tĂ©s des incontournables Haydn, Mendelssohn, Beethoven, Webern, Schubert, Schumann… MaĂ®tres de la ciselure chambriste, les Van Kuijk franchissent des territoires insoupçonnĂ©s dans un programme d’une secrète et profonde cohĂ©rence, associant ainsi Beethoven, Webern (opus 5) et Schubert (n°14).

 

 

 

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POITIERS, TAP
Auditorium
Jeudi 11 janvier 2018, 20h30
Quatuor Van Kuijk

Nicolas Van Kuijk, Sylvain Favre-Bulle : violons
Emmanuel François : alto
François Robin : violoncelle

 

 

Programme

Beethoven : Quatuor à cordes en ré majeur opus 18 n°3
Webern : FĂĽnf StĂĽcke opus 5
Schubert : Quatuor à cordes en ré mineur D 810 « La Jeune fille et la mort »

 

 

 

RÉSERVEZ
http://www.tap-poitiers.com/quatuor-van-kuijk-2176

durée : 1h20

 

 

 

VISITER aussi le site du Quatuor Van Kuijk
http://www.quatuorvankuijk.com/quatuor-van-kuijk-français.html#discographie

 

 

 

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