LA CHAISE-DIEU : l’ONL, Alexandre Bloch jouent Chausson et Debussy

BLOCH-alexandre-bloch-maestro-orchestre-national-de-lille-classiquenews-thumbnail_portrait-HD@Jean-Baptiste-MillotLA CHAISE DIEU, ONL, Alexandre Bloch, le 28 août 2018. Célébration du génie français romantique et moderne avec en une filiation esthétique éloquente, les manières fraternelles de Chausson (Symphonie) et de Debussy (Prélude à l’Après midi d’un Faune) auxquels est associée la passion suggestive d’un Brahms amoureux et secret (Sonate pour clarinette et piano n°1, orchestrée par Berio) : l’Orchestre National de Lille, sous la direction de son chef ALEXANDRE BLOCH, reprend du service quelques jours avant la rentrée et défend l’éloge et l’apothéose de la transparence et de la couleur, tels qu’ils rayonnent dans deux oeuvres clés du génie français de l’orchestration, deux sommets absolus : la (trop méconnue) Symphonie de Chausson (en si bémol majeur opus 20, créée en 1891), wagnérien consommé (il assiste à la création de Parsifal en 1883), mais tempérament puissant et original, et Prélude à l’après midi d’un Faune, manifeste de cette modernité française qui inspira à Nijinsky l’un de ses ballets les plus envoûtants et sensuels jamais produits sur une scène hexagonale. Debussy et le chorégraphe qui dansait le Faune, inventaient ainsi pour le directeur des Ballets Russes, le classicisme érotique. Démonstration est ainsi faîte qu’en matière de couleurs et de chromatisme, comme de suggestion poétique, les Français n’ont rien à envier à leurs homologues germaniques dont Brahms évidemment.
chaussonD’ailleurs comme un hommage des germains aux Français inspirĂ©s, Arthur Nikkish et le Berliner Philharmoniker jouent Ă  Paris la Symphonie d’Ernest Chausson en 1897 : triomphe absolu. Aujourd’hui, qu’en est-il de ce sommet du symphonisme français, jalon aussi dĂ©cisif que la Symphonie en rĂ© de Franck (maĂ®tre de Chausson) ? Pourtant Ă  travers ses 3 mouvements enchaĂ®nĂ©s (lent, très lent, animĂ©), Chausson, mort Ă  44 ans (1899), offre comme Franck, une alternative originale au wagnĂ©risme gĂ©nĂ©ral Ă  son Ă©poque : l’élĂ©gance et le drame, comme un peintre, se mĂŞlent osant des teintes rares dans un jeu de contrastes et de ruptures aussi qui relancent toujours le discours et la vitalitĂ© de l’architecture. clair impressionnisme debussyste, le dĂ©but du II, vĂ©ritable caractère pictural entre langueur et mystère. Tout Chausson est lĂ  dans ce mariage tĂ©nu de sensations mordorĂ©es et intĂ©rieures.

La Sonate pour clarinette de Brahms (1894) ainsi orchestrée par Berio et qui devient donc un Concerto pour orchestre, démontre le renouvellement de l’inspiration chez le compositeur épris d’équilibre et de maîtrise formelle, à la suite de Haydn et de Beethoven, mais lui aussi comme stimulé par la grande suavité flexible de la clarinette (Annelien Van Wauwe, clarinette solo).

 

 

 

 

 

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ONL-18-19-saison-VIGNETTE-CARRE-concerts-selection-critique-concerts-par-classiquenewsConcert
«  Un âge d’or de la musique française »
Mardi 28 août 2018, 21h
La Chaise Dieu, Abbatiale Saint-Robert

INFOS sur le programme et l’ONL Orchestre National de Lille
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/un-age-dor-de-la-musique-francaise/

 

 

RESERVEZ
http://www.chaise-dieu.com/fr/chausson-le-wagner-francais

 

 

 

DEBUSSY
Prélude à l’après-midi d’un faune
Rhapsodie pour clarinette et orchestre

BRAHMS
Sonate pour clarinette et piano n°1
(Orchestration par Berio)

CHAUSSON
Symphonie

Orchestre National de Lille
Direction : ALEXANDRE BLOCH
 / CLARINETTE solo : ANNELIEN VAN WAUWE

 

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Concert de clôture du 52è Festival de La Chaise-Dieu

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