Johann Strauss II: La Chauve Souris, 1874. Acte IIArte, samedi 31 décembre 2011 à 20h15 (Vienne, 2011)

Johann Strauss fils (1825-1899)

La Chauve souris, 1874
Acte II
Opéra de Vienne, 2011
1h10 de pur bonheur où la musique, spirituelle et pétillante coule à flot comme du champagne… La Chauve Souris doit sa séduction jamais émoussée à la subtilité de ses mélodies, le raffinement d’une orchestration lumineuse qui porte allusivement toute l’élégance et la nostalgie de la Vienne impériale. Johann Strauss II est le roi de la Valse et sa Chauve Souris, dans ce sens, une synthèse des danses que le compositeur a su magistralement sublimer: polkas, valses et même czardas (voir l’air de la fausse comtesse hongroise au II). Il fallait égaler voire dépasser la franche inventivité des opérettes d’Offenbach et donc inventer un nouveau genre, l’opérette viennoise. Il en résulte un théâtre enivré donc enivrant où le délire des situations comiques et cocasses, propices aux imbroglios, quiproquos, travestissements et tutti quanti dialogue sur un rythme effréné avec la finesse des mélodies, un bel canto réinventé, du pur théâtre comique et drôlatique accordé à un orchestre étincelant… Incontournable. Champagne et bonne année !

La Chauve Souris, Acte II. Rosalinde écoute la sérénade de son ancien soupirant Alfred, chanteur d’opéra, tandis que son mari, Eisenstein, va être jeté en prison pour avoir insulté le percepteur. Son ami Falke suggère à ce dernier de ne se constituer prisonnier que le lendemain matin et de l’accompagner au bal masqué donné par le prince Orlofsky. Les deux amis ainsi que Rosalinde et sa servante Adèle, tous vont s’y retrouver…

Kurt STREIT / Gabriel von Eisenstein
Michaela KAUNE / Rosalinde
Zoryana KUSHPLER / le prince Orlofsky
Rainer TROST / Alfred
Daniela FALLY / Adèle
Markus EICHE / Falke
Peter SIMONISCHEK / Frosch
Franz WELSER-MöST, direction
Otto SCHENK, mise en scène
Opéra de Vienne, 2011.

L’oeuvre la plus célèbre de la scène viennoise de la fin du XIX ème
siècle
fut écrite par un libéral, convaincu par les idéaux
révolutionnaires. Johann Strauss fils fut un être sanguin, passionné par
la musique, violoniste virtuose (comme son père qui tenta d’empêcher
toujours mais vainement sa carrière), travailleur acharné, célèbre de
Vienne à Saint-Pétersbourg. Sa vie affective est digne d’un roman
fleuve. sa première opérette immédiatement applaudie dans toute
l’Europe, La Chauve Souris resplendit et s’envole de nouveau, cycle
habituel au moment des fêtes: il y est question d’une société plus
éprises de divertissements et de champagne que de sacrifice et de
tragédie héroïque. Deutsche Grammophon réédite une production légendaire de La Chauve Souris, dirigée par Karl Böhm (1972)
filmée en studio guère surpassée depuis (avec cette patine audio-vidéo
propre aux productions réalisées en playback, mais ici réussie), quand
l’oeuvre investit la scène de l’opéra de Metz…

Arte, samedi 31 décembre 2011 à 20h15. Production de l’Opéra de Vienne, décembre 2011. Johann Strauss II: Die fledermaus, La Chauve Souris, 1874.

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