GIUSTINO de VIVALDI (1724)

vivaldi classiquenews concert dossier special contents classiquenewsFrance Musique, le 27 juillet 2018,21h. VIVALDI: Giustino. En direct. POURSUITE DU CYCLE LYRIQUE VIVALDI à Beaune. Une tempête en mer, plusieurs batailles, un couronnement spectaculaire…, Giustino de Vivaldi affirme la maturité accomplie du compositeur vénitien, inspiré par l’histoire de Byzance. La partition créée à Rome en 1724, n’en met pas moins en scène des situations psychologiques d’une rare intensité, permettant à Vivaldi d’exprimer vertiges, égarements, désir des passions humaines. D’acte en acte, doute, suspicion, jalousie font leur oeuvre dans un cycle d’arias particulièrement ciselés dont l’écriture exige autant de virtuosité que de souffle dramatique, et de justesse émotionnelle. Stravinsky claironnant que Vivaldi se répétait, écrivant toujours le même Concerto (avait-il réellement bien mesuré le génie des Quatre Saisons ?) aura durablement empêché la juste estimation de l’oeuvre du Pretre Rosso. C’est aussi vrai de son catalogue opératique dont malgré une ébauche de résurrection (par le disque), le grand public a semblé apprécier la valeur… Aujourd’hui qui affiche les opéras du Vénitien, tout en jugeant objectivement de leur apport et de leur intérêt ? La mode a produit ses effets. Bien rares, les nouvelles productions d’un opéra de Vivaldi. Heureusement France Musique met l’accent sur Giustino grâce à cette soirée en direct de Beaune, résurrection attendue sous la baguette fine et musclée d’Ottavio Dantone.
Le plateau de solistes devrait incarner et caractériser chacun des personnages et leurs parties. C’est vrai des airs “Vedrò con mio diletto“ (acte 1) et “Sento in seno“ (acte 2) chantés par Anastasio ; “Ho nel petto“ avec psaltérion solo chanté par Giustino (acte 2), ou encore “Or che cinto ho il crin d’alloro“ chanté par Amanzio, “Sventurata navicella“ et “Senti l’aura“ par Leocasta, sans oublier l’invraisemblable “Per noi soave e bella“, constellé de mélismes et vocalises en diable, par Arianna… l’agilité et le sens du drame sont au coeur d’une partition musicalement prenante, aussi intense et exigeante qu’un drame haendélien. Le grand défi de l’opéra vivaldien est de s’affirmer malgré la concurrence de plus en plus sévère de l’opéra napolitain. Il met son sens du drame au service d’une conception à la fois efficace et poétique de l’action.

 

 

 

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vivaldi opera giustinoANTONIO VIVALDI 1678- 1741
(1678 – 1741)
Giustino

DRAMMA PER MUSICA EN 3 ACTES, CRÉÉ DURANT LE CARNAVAL DE 1724 AU TEATRO CAPRANICA DE ROME.
LIVRET DE PARIATI D’APRÈS NICOLÒ BEREGAN

ACCADEMIA  BIZANTINA
Direction musicale : OTTAVIO  DANTONE

Anastasio : Silke Gäng, mezzo-soprano
Arianna : Emöke Barath, soprano
Leocasta : Ana Maria Labin, soprano
Amantio : Ariana Vendittelli, soprano
Giustino : Delphine Galou, mezzo-soprano
Vitaliano : Emiliano Gonzalez Toro, ténor
Andronico, Polidarte : Alessandro Giangrande, ténor

Diffusion en direct

 

 

 

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