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Entrée thématique: musique pour choeur

 

Chroniques trouvées: 122

Le Prince: Missa Macula non est in te (Niquet, 2012)
Hervé Niquet ressuscite l'unique partition de Louis Le Prince publiée en 1663 par Ballard et emblématique de l'essor de la musique sacrée à l'époque du jeune Louis XIV, soucieux de fédérer la ferveur de son peuple par des actions de grâce musicales.

Max d'Ollone: Musiques pour le prix de Rome (Palazzetto Bru Zane, livre 2 cd)
Cantates symphoniques et lyriques... D'Ollone enfin révélé... Du reste, en maître de la narration, le jeune d'Ollone offre avec cette Frédégonde magnifiquement façonnée, un modèle d'écriture dramatique où brille l'affrontement de deux féminités finement caractérisées: la vipère contre la colombe.

Arvo Pärt: Adam's Lament (1 cd ECM News Series)
Création du dernier opus d'Arvo Pärt: Adam's lament. La pièce de Pärt relance continûment la tension, sachant envelopper l'action avec une maestrià évidente: coupe efficace, accentuation prosodique claire et naturel qui favorise la libre projection du texte: à la fois chanté par le chœur, la soprano et le moine. Programme magistral.

Gorecki: Miserere (Grant Gershon, 2012)
En réponse à la barbarie éternelle, Gorecki oppose un acte choral et musical fort, d'une intensité transcendante dont témoigne le superbe engagement des choristes américains. Des ténèbres à la lumière. Excellent récital choral.

Bach: Missa, 1733 (Pygmalion, 2011)
A quoi aurait pu ressembler la première Messe en si de Bach si les musiciens de Dresde l'avaient jouée en 1733 telle que le manuscrit adressé à Frédéric Auguste le précise ? Telle est la question à laquelle souhaite apporter une réponse argumentée le programme de ce disque. Prolongement de ses précédentes Luthériennes, la Messe en si version Raphaël Pichon est celle des "origines", c'est à dire de 1733, quand Bach souhaitait de facto quitter l'ambiance conservatrice et étouffante de Leipzig...

Gesualdo: Livre V, 1611 (Hilliard Ensemble, 2009)
Le Gesualdo des Hilliard est saisissant et lumineux... Or à l'écoute des Hilliard, l'ombre grave de Gesualdo gagne une prodigieuse lumière: ivresse des hauteurs et d'une élévation toute spirituelle, plutôt qu'épanchements noirs d'un homme défait rongé par la faute commise voire le remords...

Elections classiques 2012 (2 cd Universal music)
Elections classiques 2012... Adagios, chants éthérés ouverts au renoncement extatique, ivresse suspendue... notre époque mérite la douceur et la réflexion la plus tranquille. Ce double coffret y pourvoit avec générosité.

Jean-Sébastien Bach: Bach Drama. Cantates profanes BWV 205,213,201 (Alarcon, 2011)
Un Bach outrageusement lyrique et profane? Le nouveau disque porté par Ambronay fixe en dur la réussite du programme présenté à l'automne 2011 et qui satisfaisait l'attente née de la thématique générique du festival passé: "Passion Bach" (d'ailleurs, le visuel du présent coffret reproduit l'affiche du festival d'Ambronay 2011). Défendant avec fièvre et nerf, un volet méconnu de JS Bach, l'équipe regroupée autour du maestro argentin confirme son excellence

Théodore Dubois: Le Paradis Perdu (Jourdain, 2011)
Résurrection discographique... En plus d'être un poète musicien, Dubois, excellent artisan, est aussi un architecte: l'alternance des parties instrumentales, chorales, solistiques confirment l'art du Dubois dramaturge, maître des masses chorales: il n'est que d'examiner le rôle dévolu au Diable, agent de la chute d'Adam et d'Eve, pour mesurer la subtilité psychologique avec laquelle le compositeur aborde le caractère...

Brahms: Oeuvres pour choeur et orchestre (Philippe Herreweghe, 7/2011)
Brahms au sommet... L'intensité expressive de l'orchestre éclaire l'architecture vertigineuse de cette montagne brahmsienne, à la fois bouleversante et éperdue, et aussi fracassante et vertigineuse; sans jamais se diluer ni épaissir l'impact des effectifs, Philippe Herreweghe rétablit de justes proportions

Boesset: Le lys et l'Archange (Correspondances, Daucé, 2010)
Programme dédié aux enchantements spirituels du premier baroque français dont en particulier la ferveur parisienne de Boesset... A la pureté sensuelle d'un Boesset langoureux, Sébastien Daucé associe les mélodies ondulantes très montéverdiennes du romain Giamberti, aux béatitudes plutôt éthérées de Moulinié...

Lassus: motets. La chambre musicale d'Albert (L'Echelle, 2010)
Lecture superlative... Réunis autour des deux fondateurs et chanteurs de l'Ensemble, Caroline Marçot et Charles Barbier, les solistes de L'Echelle (3 chanteurs et 2 à 3 instrumentistes) savent s'immerger dans le tissu polyphonique, ciselant cet art du contrepoint où toutes les parties sont égales et que Roland de Lassus (1532-1594) a porté à un point d'excellence.

Striggio: Messe à 40 (I Fagiolini, Hollingworth 2010)
Robert Hollingworth créée l'événement en s'intéressant à une partition retrouvée à la BNF à Paris. Le chef britannique surprend en nous dévoilant le sens spatial et polychoral d'Alessandro Striggio (circa 1536-1592), diplomate musicien et créateur génial dont la vision rejoint cette liturgie profane qui place l'homme au centre de l'univers...

Dubois Théodore: motets ( Patenaude, 2010)
Etiqueté officiel, le Prix de Rome 1861, élève à Paris d'Ambroise Thomas (classe de composititon), a souffert après sa mort d'une image convenue, guère visionnaire et encore moins moderne. Pourtant Dubois est un auteur de premier plan dont les Motets ici révélés sont indiscutablement le signe d'une réhabilitation en cours...

Haydn: Les Saisons (Davis, 2010)
Voici un live dévoilant le feu dont est capable le maestro Colin Davis... une excellente gravure, d'autant plus palpitante que captée live au Barbican Center de Londres, en juin 2010, elle conserve sur la bande son irrésistible allant, sa vibration sur le vif. Du grand art, au service d'un ouvrage lumineux...

Févin: Requiem d'Anne de Bretagne (Dadre, 2010)
Pour célébrer la défunte Reine Anne de Bretagne, Doulce Mémoire retient la Messe de Requiem (pro defunctis) d'Antoine de Févin, franco-flamand au service du roi Louis XII, le second époux de la Reine Anne (après Charles VIII). L'élève de Josquin Desprez s'y surpasse en poésie grave voire lugubre, en ampleur solennelle, jamais monumentale ni pompeuse...

Vivaldi: Vespro a San Marco (Alarcon, 2010)
Alarcon embrase la ferveur vivaldienne... Vérité agissante, ciselure du continuo, apport caractérise et si investie des solistes féminines : jamais le Vivaldi sacré ne nous a paru aussi proche, fraternel, incarné dans une proposition musicale certes imaginaire mais totalement convaincante.

Saint-Saëns et le Prix de Rome (Niquet, 2010)
Plus qu'un témoignage discographique convaincant, grâce à l'engagement des troupes réunies par Hervé Niquet, le présent coffret présente le double argument de la lecture défricheuse et de l'écoute de trésors inestimables. Superbe édition.

Du Mont: Pour les dames religieuses (Boterf, 2010)
L'agilité irrésistible des interprètes solistes et surtout du choeur de chambre de Namur évoque l'étonnante diversité des motets à chanter ... Splendide lecture, du surcroît captée dans une prise de son spatiale, tournante et chaude.

Beethoven: Les Symphonies 1 à 9 (Krivine, 2009)
Beethoven reinventé: l'option Krivine fourmille de nuances et de couleurs révélées grâce à un travail spécifique opéré sur la parure instrumentale de l'orchestre Beethovénien: c'est une hyperactivité captivante, construite et flamboyante, palpitante et incarnée...

J.-S. BACH: Cantates BWV 55,89,115,60, 139,163,52,140 (Gardiner, 2000)
Le résultat est d’un naturel confondant avec cette alchimie subtile entre théâtralité et spiritualité qui reste unique dans le domaine discographique. Indéniablement la présence du public se sent sans jamais s’entendre...

FRANCK: Œuvre vocale avec orgue vol.2 (Tétu,2009)
C’est en 1858 qu’il fut « installé » à l’église Sainte-Clotilde, et dans cette fonction religieuse, commença à composer et faire jouer des œuvres sacrées où son cher instrument jouait un rôle éminent. Bernard Tétu avec ses Solistes de Lyon consacrent leur 2nd disque d’une « intégrale de jeunesse » à une Messe à trois voix, un Magnificat et un Kyrie de Noël, composés lorsque Franck allait atteindre la quarantaine....

Scarlatti: Stabat Mater (Suhubiette, 2010)
La musique sacrée de Domenico Scarlatti défendue avec bonheur et finesse par l'ensemble Jacques Moderne

Michel Plasson et la musique française
Le coffret réunit les grandes oeuvres restituées par le disque quand le Parisien était chef principal de l'Orchestre du Capitole de Toulouse, de 1968 à 2003. Dédié à la musique française, le coffret comprend les fameuses bandes berlioziennes ...

Palestrina: Missa Papae Marcelli (Odhecaton, 2009)
Ici, 6 Contre-ténors, 6 ténors, 2 barytons, 5 basses entonnent une vocalità assumée, opulente, engagée qui prend une identité d'autant plus défendable dans le contexte de Contre Réforme qui se précise à l'époque de Palestrina...

Brahms: Un Requiem Allemand (Harnoncourt, 2009)
Brahms approfondi et lumineux... Le geste de Harnoncourt réalise comme un retour aux origines, soulignant dans la partition de Brahms ce qui la rattache à ... Beethoven. Un repli magnifiquement ciselé, une remontée du temps, vers le modèle que n'aurait pas renié le Romantique.

Pärt: Symphonie n°4 (Salonen, 2009)
Musique humaniste,- et pas sa dédicace plutôt engagée-, vibration des sphères célestes... l'écriture de l'estonien Arvo Pärt qui vit en Allemagne (l'expatrié ressent ainsi mieux les résonances qui nous dépassent?) garde toujours son mystère et sa profondeur. Sa Symphonie n°4 ne peut laisser indifférent...

Monteverdi & Marazzoli: combattimenti! (Dumestre, 2009)
Vincent Dumestre confronte Monteverdi et Marazzoli... Il y oppose en un dialogue palpitant l'héroïque et le plébéien, le tragique et le tendre émerveillé. Une telle maîtrise des registres poétiques, si fins par leur relation interne, est rare donc précieuse. La confrontation des deux oeuvres est captivante, et la résurrection de la Fiera, ici magistrale.

Jean Gilles (1668-1705) : Premières Lamentations (Andrieu, 2009)
L’orchestre des Passions est dans cet enregistrement particulièrement fourni; Tous les chanteurs solistes sont excellents. Mais on remarque tout particulièrement la très belle voix de Vincent Lièvre Picard; le chœur Les Eléments, préparé par Joël Suhubiette, qui se distingue par sa précision et clarté...

Bach: Cantates volume 11 (Gardiner, 2000)
Gardiner à son sommet dans un Bach universel... Magnifique double CD de cantates rares enrichissant une intégrale qui sera bientôt complète et reste une des plus passionnantes.

Golijov: La Pasion segun San marcos (Guinand, 2008)
Passion latine... Golijov, juif d'origine d'Europe de l'Est, né en Argentine (1960), expatrié en Israël puis résident américain, nous offre une partition épicée, populaire, flamboyante et tragique où s'imposent surtout les voix et les percussions, le rituel collectif et la transe latino-africaine.

Cherubini: Messes, ouvertures, motets (Muti, Marriner)
Cherubini: Messes, ouvertures, motets (Muti, Marriner). Coffret 7 cd Emi classics... solennité mais méditation, écriture du grandiose et de l'humain, sachant redéfinir la musique sacrée des Rois français, à partir des travaux antérieurs de Beethoven et de Haydn, l'apport de ce coffret Cherubini est indiscutable, et d'autant plus incontournable pour le 250è anniversaire de sa naissance en 2010.

Palazzetto Bru Zane
Le Centre de musique romantique française à Venise, Palazzetto Bru Zane favorise la recherche musicologique et l'enregistrement discographique. Premier bilan sur les publications et enregistrements qu'il soutient depuis sa création en octobre 2009...

Orff: Antigonae (Orff, 1958)
Après guerre, Orff faisant suite à Honegger et Stravinsky, revisite l'effroi et le tragique hérité de la tragédie grecque antique... Antigonae (1949) est l'une de ses oeuvres majeures. Dans cet enregistrement réalisé par la Radio de Munich en 1958, le drame dépouillé, tragique, horrible mis en musique par le compositeur, ne pouvait trouver meilleurs interprètes

Gustav Mahler: coffrets 2010 (Emi, Deutsche Grammophon)
Pour les 150 ans de Gustav Mahler, (7 juillet prochain) Deutsche Grammophon et Emi classics publient chacun et simultanément, un coffret des oeuvres complètes du compositeur Gustav Mahler, né il y a 150 ans, le 7 juillet 1860 à Kaliste (actuelle République Tchèque). Les deux cycles discographiques sont d'autant plus recommandables qu'ils sont sur le plan interprétatif totalement complémentaires. Coffrets événements.

Stravinsky: Oedipus Rex, Noces (Gergiev, 2009)
Diptyque stravinskien engagé et nerveux: Alchimiste, Gergiev soigne l'architecture lugubre et l'action tragique; la tenue des bois qui soulignent chaque air solistique, la ligne des cuivres (notes tenues, indices de la cruauté des dieux) sont souvent jubilatoires. Et ni le choeur ni l'orchestre ne sont en reste.

Beethoven: 9è Symphonie (Krivine, 2009)
Emmanuel Krivine commence Beethoven par le fin... pour autant se jetant dans l'océan humaniste et fraternel de la 9è, sa direction tourne parfois à la caricature tranchante et pointilleuse. Les amateurs de sons clairs et précis flattant la polyphonie apprécieront. Les autres se reporteront aux versions classiques sur instruments modernes autrement plus engagées et investies. Saluons cependant l'effort d'intensité formelle et de précision rythmique.

Mahler: Symphonie n°8 (Zinman, 2009)
De la 8è malhérienne, David Zinman qui poursuit son intégrale à la tête de son orchestre Tonhalle de Zurich, construit une formidable arche tendre et gorgée d'espérance. Le chef sait structurer, étager, et même préserver la lisibilité triomphale des cuivres, avec une limpidité là encore convaincante. Le travail de l'orchestre se montre exemplaire...

Bach: Passion selon Saint-Jean (Haller, 2008)
La Chapelle Rhénane bouscule notre connaissance de la Saint-Jean. Instrumentalement, l'inventivité requise pour caractériser chaque épisode ne verse jamais dans l'hystérie ni la seule recherche de l'effet; le détail suit toujours la continuité et le continuum expressif; les solistes pour leur part, apportent leur tempérament engagé...

Gluck: Orphée et Eurydice (Florez, Lopez-Cobos, 2008)
La lecture live réalisée avec le Symphonique de Madrid ne manque pas de panache mais Florez, même au sommet de ses possibilités de couleurs, de tenue et de hauteur, de flexibilité, nous paraît trop seul à son niveau...

« Métissages ». Chœur Calliope (Théodoresco)
Régine Théodoresco, chef de Calliope, évoque évidemment les grands folkloristes d’Europe Centrale (Brahms, Dvorak, et, en recherche sur le terrain, Kodaly et Bartok), puis l’ouverture européenne aux horizons extra-européens (Jolivet, Messiaen, Ohana), mais elle précise qu’il « ne convient pas de rechercher ici une authenticité d’ethnologie musicale...

Johannes Brahms: Symphonie n°3 (Gardiner, 2007)
Chez SDG (Soli Deo Gloria), le label qu'il a fondé, John Eliot Gardiner édite un programme dédié à Johannes Brahms. Le dialogue des pièces chorales sélectionnées avec la riche texture de la Symphonie n°3, précise une nouvelle compréhension sonore de l'univers brahmsien: plus limpide et transparent, plus instrumental et nuancé

Brahms: Symphonie n°3 (Gardiner, 2007)
Ne serait-ce que pour les couleurs orchestrales, la précision et l’énergie constamment renouvelées, cette version profondément brahmsienne, mérite d’être connue. Le parti pris de John Eliot Gardiner est enthousiasmant.

Robert Schumann: Faust (Harnoncourt, 2008)
Dans ce live néerlandais d'avril 2008, Harnoncourt saisit la portée épique de chaque scène dont surtout le souffle mystique et universel de la fin de Faust en forme de transfiguration (III). Entre humanisme déchiré et déchirant, il sait tisser une fresque intime, schumanienne, où le Faust embrasé de Christian Gerhaher apporte une contribution jubilatoire...

Marcos Portugal Matinas do Natal (Turicum, 2009)
Portugal révélé! Célébration d'une constante inventivité voire facétie, la partition éblouit par son intelligence. C'est un tableau d'une naïveté désarmante, à la saveur populaire irrésistible, fruit des métissages les plus improbables. C'est une crèche recomposée, qui vit avec intensité l'effusion tendre qui vénère l'Enfant et le Sauveur du monde,

To Saint Cecilia: Purcell, Haendel, Haydn (Minkowski, 2009)
Oui pour l'excellente tenue générale des Purcell et Haendel. Non pour l'absence de souffle et d'urgence du Haydn. Le triptyque est donc bancale. Et même si le chef souligne l'importance du choeur pour chaque oeuvre, on aurait aimé écouter ce qui le rend justement mémorable: souvent la confusion règne dans les pupitres...

Claude Debussy et le prix de Rome (Niquet, 2009)
L'apport est capital, scrupuleusement développé dans une série d'articles qui font le point sur la véritable relation de Debussy au "système": textes illustrés et double cd expliquent au delà de la résistance du jeune Claude au style académique, l'essor d'un tempérament irréductible: l'agent d'une modernité à naître. Livre disque exemplaire...

Brahms: complete edition (coffret 46 cd DG)
Voici en 46 cd, les joyaux discographiques réalisés sous étiquette de l'illustre label jaune. Opus incontournable et réalisation événement dans le registre des coffrets de cette rentrée 2009.

Haendel: La Resurrezione, 1708 (Haïm, 2009)
Emmanuelle Haïm affirme ses affinités haendéliennes: le geste mesuré se détache par sa sobriété et sa quête d'une intériorité spirituelle: chacun reçoit ici, dans son coeur, l'enseignement du miracle de la Résurrection. La directrice du Concert d'Astrée retrouve la réussite de son album: Il trionfo même délicatesse du geste et souci de la tendresse humaine, grâce à un excellent plateau vocal...

Joseph Ruiz Samaniego: Villancicos (Gonzalez, 2008)
Extase mystique, gaieté fervente pour le corps du Christ et l'ivresse spirituelle de Saint-François... les chanteurs doivent chanter et jouer, articuler avec un naturel dramatique la langue des textes si fusionnée à la musique. La richesse des affects, colorés par les voix et les instruments recrée une scène sacrée qui trouble par son essence populaire et plébéienne. la gravure est superlative, et la musique ainsi exhumée approche la jubilation.

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