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Entrée thématique: musique baroque

 

Chroniques trouvées: 273

Le Prince: Missa Macula non est in te (Niquet, 2012)
Hervé Niquet ressuscite l'unique partition de Louis Le Prince publiée en 1663 par Ballard et emblématique de l'essor de la musique sacrée à l'époque du jeune Louis XIV, soucieux de fédérer la ferveur de son peuple par des actions de grâce musicales.

Vivarte : 60 cd collection. Anner Bylsma, Jeanne Lamon, Bruno Weil ... 60 cd Sony classical, collection Vivarte
Avant les Jos van Immerseel (présent ici aux côtés du même Bylsma, mais en tant que claviériste), Cercle de l'Harmonie, Les Siècles, Doulce Mémoire ou les travaux de Bruno Cocset d'aujourd'hui, voici les gravures de référence défendues par les pionniers archéologues surtout germaniques au début des années 90, dont les apports majeurs sont contenus dans ces 60 cd...

Marc-Antoine Charpentier: Judith, Massacre des Innocents (Schneebeli, 2012) 1 cd K617
Charpentier: Judith, Massacre des Innocents (Schneebeli, 2012). Pour qui a assisté au concert originel dans la Chapelle royale de Versailles, début octobre 2012, sait que cet enregistrement rend compte d'une partie du programme qui aux côtés de Judith et du Massacre des Innocents (le sommet émotionnel de la soirée) comprenait aussi le remarquable Jugement dernier et son évocation spectaculaire de la violence divine contre sa création...

Rameau in Caracas (Bruno Procopio, 2012)
Ce disque est étonnant, tant Rameau n'avait pas été ressuscité avec autant de vérité ni de saine justesse. Sans le fruité des instruments d'époque (parfois à défaut d'une baguette convaincante, rien que séducteurs), l'oreille se concentre sur le geste, la conception de l'architecture, la carrure et l'allant des rythmes, la richesse des dynamiques, c'est à dire l'émergence et l'essor d'une vision musicale...

Rameau: Pièce pour clavecin en concerts, 1741. Bruno Procopio 1 cd Paraty
Mais au cœur de ce programme des plus réjouissants, d'autant plus opportun pour la prochaine année Rameau 2014, s'affirme le clavecin de Bruno Procopio: l'ex élève des Rousset et Hantaï y confirme son immense talent, son intelligence interprétative, une finesse flamboyante qui éclaire le génie d'un Rameau touché par la grâce...

Vivica Genaux, mezzo: A tribute to Faustina Bordoni
Vivica genaux rend hommage à la grande Faustina... reine des opéras baroques italiens... Le mordant du timbre, l'agilité et la fluidité de la technique demeurent constamment convaincants: une performance très investie qui exprime sans difficulté ce qu'a pu être en son époque, le talent reconnu et applaudi de l'inoubliable Bordoni...

François Couperin: Intégrale des Sonates. Les Dominos. (Florence Malgoire, 2012)
Couperin rayonne ici par des maîtres interprètes... Le geste des Dominos exprime idéalement cette alliance riche et mélancolique avec une grâce irrésistible. Le travail de Florence Malgoire s'intéresse surtout à l'éloquence chambriste des instruments, où chacun mord les accents sans contraindre les autres, dans une écoute qui soigne aussi la fusion et la cohésion sonore.

Leonardo Vinci: Artaserse, 1730. Fasolis, Fagioli (2011)
Superbe réalisation... Tout en soulignant l'excellence de trois nouveaux contre-ténors (Yuriy Mynenko, Valer Barna-Sabadus, Franco Fagioli) à suivre absolument, l'enregistrement dévoile l'admirable écriture d'une sensualité épanouie et exaltante de Leonardo Vinci.

Dauvergne: Hercule mourant (Rousset, 2011)
Quelle musique ! Cet Hercule mourant, d'une force pathétique inouïe, s'impose de lui-même: même s'il revisite le grand Rameau du début (Hippolyte), Dauvergne plonge au cœur de la veine tragique et terrifiante sans en dénaturer la source première ; la partition méritait évidemment ce rééclairage; après ce document révélateur, elle attend donc toujours une interprétation digne de ses nombreux raffinements, de sa coupe fulgurante, de son souffle tragique.

Jean-Chrétien Bach: Amadis, 1779 (Didier Talpain, 2010)
L'élégance de la direction emporte la lecture d'un bout à l'autre et justifie grandement cette résurrection discographique; très belle mise en place, écoute millimétrée (y compris dans les choeurs des captifs du II, qui ouvre le tableau fantastique d'Arcabonne au tombeau...)... la compréhension du maestro vis à vis de l'ouvrage éclaire sa structure brillante et son intelligence dramatique

Vivaldi: L'Oracolo in Messenia (Biondi, 2011)
Aux côtés de Bajazet (Biondi, 2004), voici donc un nouvel opus vivaldien de première valeur dont le mérite revient à l'initiative de Virgin classics: Vivaldi poursuit ainsi par le disque son irrépressible résurrection lyrique. L'Oracolo est une nouvelle surprise: riche en joyaux lyriques méconnus, la partition ainsi recomposée dévoile la dernière manière du "vieux" Vivaldi...

François Couperin: Les Nations (Les Ombres, 2012)
Couperin de référence. Les Ombres, portés par la gambiste Margaux Blanchard (musicienne de la Cappella Mediterranea sous la direction de Leonardo Garcia Alarcon) et par le flûtiste Sylvain Sartre ont accompli en quelques années, un parcours exemplaire: ils savent apporter en peu de temps, un éclairage personnel et original, d'une absolue poésie...

Mission: Cecilia Bartoli. Agostino Steffani (1 cd Decca)
Missions réussie pour Bartoli. Voici un album abouti et bénéfique dévoilant le génie d'un Steffani insoupçonné... véritable précurseur de Haendel. La justesse stylistique, la générosité de la diva, son engagement à nous offrir la révélation d'un immense compositeur baroque... sont exceptionnels.

Dauvergne: La Vénitienne (Van Waas, 2011)
Chatoyante et inventive, lumineuse et d'un raffinement jamais contraint ni factice, la musique de Dauvergne (au carrefour des dernières tendances européennes, entre l'héritage ramiste et la saveur des comédies de Pergolèse) ne pouvait trouver meilleurs ambassadeurs. Très belle résurrection.

Bach: Missa, 1733 (Pygmalion, 2011)
A quoi aurait pu ressembler la première Messe en si de Bach si les musiciens de Dresde l'avaient jouée en 1733 telle que le manuscrit adressé à Frédéric Auguste le précise ? Telle est la question à laquelle souhaite apporter une réponse argumentée le programme de ce disque. Prolongement de ses précédentes Luthériennes, la Messe en si version Raphaël Pichon est celle des "origines", c'est à dire de 1733, quand Bach souhaitait de facto quitter l'ambiance conservatrice et étouffante de Leipzig...

Haydn: Sonates, Variations... Mathieu Dupouy, pianoforte 1 cd Hérisson (août 2012)
Haydn ciselé et profond... Le sérieux, le badin; le grave et le léger, la pure fantaisie et l'âme qui se dévoile, plus noire que la nature... l'un et le multiple; l'unité et l'éclatement... voilà un terrain ambivalent et terriblement fascinant dont Mathieu Dupouy sait nous délivrer la subtile magie

Vox Suavis: La Voz del Olvido (2011)
La maîtrise instrumentale et l'honnêteté artistique du propos font l'or de ce cd: Cantigas de amigo, Musica de tradicion oral restitue ce legs inestimable de la mémoire musicale entretenue vaille que vaille dans les campagnes ibériques...

Böhm, Johann Christoph, Jean-Sébastien Bach: Cantates, quodlibet. Clematis. Leonardo Garcia Alarcon, direction (2011)
Chef, instrumentistes de Clematis, solistes habités font les délices de ce disque exaltant. Un jalon dans la discographie de Clematis, et après les Cantates profanes réalisées par le chef au festival d'Ambronay 2011, la confirmation de son éloquente inspiration dans les oeuvres du divin Cantor de Leipzig...

Marc-Antoine Charpentier: Leçons de Ténèbres (Kossenko, 2010)
Lecture magistrale qui confirme les affinités du chef et flûtiste Alexis Kossenko avec la subtilité parfois évanescente et si captivante d'un Charpentier touché ici par la Grâce.

Patrie! Duos d'opéras de Halévy, Saint-Saëns, Massenet, Gounod, Paladilhe, Thomas... Thébault, Pruvot (Talpin, 2010)
Les chanteurs rendent ici le plus bel hommage au style lyrique romantique français: la justesse des intonations, le souci constant de l'articulation et de la projection naturelle sont d'évidents arguments auxquels il est difficile de demeurer indifférent.

Gesualdo: Livre V, 1611 (Hilliard Ensemble, 2009)
Le Gesualdo des Hilliard est saisissant et lumineux... Or à l'écoute des Hilliard, l'ombre grave de Gesualdo gagne une prodigieuse lumière: ivresse des hauteurs et d'une élévation toute spirituelle, plutôt qu'épanchements noirs d'un homme défait rongé par la faute commise voire le remords...

Johann Sebastian Bach : Sonates pour flûte (Diana Baroni, Dirk Boerner, Sarah van Cornewal, 2010)
Franche complicité, raffinement agogique porté avec une assurance sensible par Diana Baroni, ce nouvel opus mérite sans réserve, tous les éloges.

Miguel Yisrael,luth:Austria,1676. Lauffensteiner,Weichenberger (2011)
A l'heure où beaucoup de joueurs pas aussi scrupuleux trompent le public en jouant théorbes et autres succédanés, infiniment plus faciles pour les doigts, Miguel Yisrael réactive la pure tradition des poètes musiciens; en lui s'incarne la génération nouvelle des luthistes souverains...

François Couperin: Apothéoses (Pierlot, 2010)
Le Ricercar Consort, dirigé par Philippe Pierlot à la basse de viole, livre une interprétation qui semble longuement mûrie, davantage attachée à la musique pure qu’à une recherche de théâtralité par des effets artificiels...

Elections classiques 2012 (2 cd Universal music)
Elections classiques 2012... Adagios, chants éthérés ouverts au renoncement extatique, ivresse suspendue... notre époque mérite la douceur et la réflexion la plus tranquille. Ce double coffret y pourvoit avec générosité.

Jean-Sébastien Bach: Bach Drama. Cantates profanes BWV 205,213,201 (Alarcon, 2011)
Un Bach outrageusement lyrique et profane? Le nouveau disque porté par Ambronay fixe en dur la réussite du programme présenté à l'automne 2011 et qui satisfaisait l'attente née de la thématique générique du festival passé: "Passion Bach" (d'ailleurs, le visuel du présent coffret reproduit l'affiche du festival d'Ambronay 2011). Défendant avec fièvre et nerf, un volet méconnu de JS Bach, l'équipe regroupée autour du maestro argentin confirme son excellence

Marchand, Rameau: Christophe Rousset, clavecin (2010) 1 cd Ambronay éditions
En somme un nouveau titre majeur du label Ambronay éditions qui vient enrichir la collection déjà riche des réalisations antérieures, certes faisant la part belle aux œuvres méconnues ou aux nouveaux interprètes

For ever Fortune (Les Musiciens de Saint-Julien, 2011)
Subtilité baroque écossaise... Même ivresse des sens pour le diptyque (contredanse puis air lent) qui donne le titre du présent joyau discographique: Princess Royal - For ever Fortune: à la flûte aérienne et si allusive de François Lazarevitch, chef de file du collectif, répond tous les instrumentistes, et Robert Gretchell sait exprimer la douce aspiration à l'amour de cette prière d'un raffinement musical qui subjugue...

Andreas Scholl: Cantates de Bach BWV 82,169,150,200,161,53 (2011)
D'emblée, la cohérence du programme révèle un regard réfléchi et très personnel: se dessine ainsi un chemin en spiritualité qui pourrait synthétiser toute l'expérience fervente dont Bach laisse un témoignage parmi les originaux et les plus poignants du baroque sacré; Il ne s'agit pas seulement de sélectionner les cantates correspondant au timbre du contre-ténor; il est aussi question d' un parcours poétique et spirituel...

Marc-Antoine Charpentier: Musiques pour les comédies de Molière (Reyne, 2011
quand Molière rencontre Charpentier, le dramaturge peut poursuivre son activité visionnaire dans le genre de la comédie ballet. Pour preuve, cet enregistrement qui suit les représentations vendéennes: dans l'orchestre, comme flûtiste et oboïste, le chef de La Simphonie du Marais trouve dans les trois solistes masculins, des interprètes fins et facétieux, le temps de ce programme des plus captivants.

Los Pajaros Perdidos. L'Arpeggiata. Christina Pluhar (2011)
S'il n'était l'erreur de casting vocal dont nous regrettons les dérapages de style, l'album est une réussite; Christina Pluhar sait faire vibrer l'âme sud américaine des instruments baroques. Cornet, harpe, théorbe, psaltérion, guitare, chitarra battente... confrontées ici aux rythmes sud américains, gagnent une vitalité hypnotique.

Vivaldi: Teuzzone (Savall, 2011)
D'un bout à l'autre de cette résurrection sur instruments anciens avec la nouvelle génération de chanteurs avérés, diseurs expérimentés dans l'art de l'articulation baroque, Jordi Savall réussit son approche, exception faite du sopraniste dans le rôle-titre, vraie erreur de casting...

Paz,salam & Shalom (Canticum Novum, 2010)
A l'aube de nouveaux défis qui pourraient demain prolonger son approche vers le théâtre et l'action scénique, Canticum Nuovum efface les frontières, abat les conflits, rapproche les cultures et les croyances. Rencontres, entente, écoute, respect... on ne peut que souscrire à cette expérience hautement pacificatrice, qui place la musique au sommet de l'exercice fraternel.

Telemann: Les Esprits Animaux (2011)
Attention à l'architecture des tonalités, au jeu des timbres alternés, dialogués, affrontés, vraie joie voire jubilation du geste musical... il ne manque rien aux interprètes des Esprits Animaux: ils ont la fougue, le raffinement... une musicalité qui devient souvent miracle de juvénilité jaillissante, au diapason enchanteur de partitions magnifiquement défendues. Très belle révélation...

Ferveur & Extase. Stéphanie d'Oustrac, Amarillis (2010)
Le récital lyrique et instrumental s'accomplit ici en deux faces moins opposées que complémentaires car au départ la main du musicien sert avec la même acuité expressive la figure choisie: âme humaine tiraillée par ses passions, entité divine digne d'adoration. Le miel onctueux, expressif et remarquablement articulé de Stéphanie d'Oustrac rend justice à chaque rôle ou figure abordés, tout au long du programme.

Vivaldi: Farnace, 1738 (Cencic, Fasolis, 2010)
Dans sa version tardive de 1738, Farnace éblouit, surprend, captive. Accomplissement superlatif et grande victoire pour ce chef d'oeuvre de Vivaldi, écarté avant d'être créé. Le disque répare les trahisons de l'histoire.

Boesset: Le lys et l'Archange (Correspondances, Daucé, 2010)
Programme dédié aux enchantements spirituels du premier baroque français dont en particulier la ferveur parisienne de Boesset... A la pureté sensuelle d'un Boesset langoureux, Sébastien Daucé associe les mélodies ondulantes très montéverdiennes du romain Giamberti, aux béatitudes plutôt éthérées de Moulinié...

Falvetti: Il Diluvio Universale (Alarcon, 2010)
Joyau du Baroque de Messine... Sommet dramatique, le Dialogo "Il diluvio Universale" du Calabrais Falvetti mérite assurément cet éclairage ciselé par Leonardo Garcia Alarcon: la résurrection prend valeur de nouveau jalon pour notre connaissance du Baroque italien, à la fin du XVIIème siècle

Campra: le Carnaval de Venise (Niquet, 2011)
Hervé Niquet ressuscite l'action d'un Français pionnier, lequel dès le XVIIè crépusculaire, déjà enivré par la magie vénitienne, rêvait de féeries pluridisciplinaires: l'inestimable aixois André Campra qui dans son Carnaval de Venise de 1699, produit l'une des œuvres versaillaises les plus délirantes...

Brossard: Oratorios, Leandro (La Rêveuse, 2010)
La Rêveuse a bien raison et de façon très animée, éveillée et vivante, de nous faire découvrir telles partitions si dramatiques. L'éclectisme stylistique dont fait preuve le compositeur particulièrement fécond, s'affirme ici précisément dans ce Leandro composé vers 1699/1700 à Meaux...

Mr Tomkins: his Lessons of Worthe (Bertrand Cuiller, 2010) 1 cd Mirare
Bertrand Cuiller très inspiré illustre la succession idéale aux subtils enchaînements de morceaux excellents tels que Thomas Tomkins l'établit dans son recueil His Lessons of Worthe: hommage aux grands créateurs de son temps, de Tallis à l'incontournable et énigmatique John Bull... au final un programme en trois sections, chacune ayant leur tonalité et leur instrument propre et dédié.

Beauty of the Baroque. Danielle de Niese, soprano (Bicket, 2010-2011)
Les Dowland, Rodolinda puis ce Guardian Angels... défend avec évidence les qualités diverses d'une voix visiblement inspirée par les passions baroques, profanes ou sacrées. De sorte que nous tenons là un récital en demi teintes mais aussi un collier d'airs dont certains éblouissants et magnifiquement chantés, laissent envisager d'autres accomplissements à venir...

Rameau: suites d'orchestre (Savall, 2010)
Ici, naît l'orchestre français et déjà ce symphonisme ardent, ivre de couleurs et de climats ténus qui dépassent bien souvent leur "prétexte narratif": à Jordi Savall, reconnaissons ce génie magicien du geste capable de transmettre aujourd'hui la modernité inclassable du plus grand compositeur français du XVIIIè. Magistral.

Mojca Erdmann: Mostly Mozart (2010)
A star is born ! Mojca Erdmann époustoufle dans ce récital mozartien serti comme un joyau lyrique superlatif. Chapeau bas et honneurs sans réserve à une nouvelle immense interprète qui demain chantera certainement La Comtesse... des Noces...

Venezia: Rosenmüller, Legrenzi, Stradella (Kraemer, 2010)
Kraemer est un vénitien flamboyant. Rosenmüller surprend toujours par sa fièvre dramatique, ses cabrures fantasques qui excitent l'imaginaire... Venise diverse et multiple, ne cesse de nous surprendre. Saluons la fièvre communicante des interprètes, habiles ambassadeurs, alchimistes habités...

Vivaldi: Vespro a San Marco (Alarcon, 2010)
Alarcon embrase la ferveur vivaldienne... Vérité agissante, ciselure du continuo, apport caractérise et si investie des solistes féminines : jamais le Vivaldi sacré ne nous a paru aussi proche, fraternel, incarné dans une proposition musicale certes imaginaire mais totalement convaincante.

Vivaldi: Prima Donna (Nathalie Stutzmann, 2010)
Vivaldi au sommet. On s'incline face à une telle réussite, vocale et musicale. Pour ceux qui comme nous, avaient assisté au concert inaugural d'Orfeo 55 et de Nathalie Stutzmann (festival de Sablé 2010), le disque confirme l'intelligence et le brio de l'approche de la contralto et chef, double casquette, double réussite!

Lully: Bellérophon (Rousset, 2010)
Christophe Rousset décuple les forces guerrières d'un orchestre idéalement investi, chantant, diseur lui aussi. Les récitatifs accompagnés comme les rares et trop fugaces divertissements confirment l'inspiration supérieure d'un Lully qui n'est plus un amuseur courtisan mais un dramaturge de premier plan

Pergolesi: Stabat Mater (Netrebko, Pizzolato, Pappano 2010)
Pergolesi au sommet. Anna Netrebko portée par un collectif qui s'est mis au diapason de son intelligence musicale, nous montre qu'elle a passé un nouveau cap dans sa carrière: la diva belcantiste et romantique sait aussi être une diseuse baroque exemplaire...

Du Mont: Pour les dames religieuses (Boterf, 2010)
L'agilité irrésistible des interprètes solistes et surtout du choeur de chambre de Namur évoque l'étonnante diversité des motets à chanter ... Splendide lecture, du surcroît captée dans une prise de son spatiale, tournante et chaude.

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