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Entrée thématique: musique du XXeS

 

Chroniques trouvées: 282

Claude Debussy: Première Suite d'orchestre, La Mer. Les Siècles, François-Xavier Roth (2012, 1 cd Les Siècles Live)
Debussy sur instruments d'époque. L'âpreté mordante des timbres ciselés, leurs combinaisons tour à tour confondantes de finesse suggestive, l'intelligence d'une orchestration éloquente révèlent un Debussy ivre et sensuel, d'une prodigieuse invention sonore et organologique... il est évident que le compositeur-expérimentateur connaissait les avancées de la facture de son époque: il en a même suscité les progrès. Jamais un orchestre n'aura étincelé de cette façon...

Max d'Ollone: Musiques pour le prix de Rome (Palazzetto Bru Zane, livre 2 cd)
Cantates symphoniques et lyriques... D'Ollone enfin révélé... Du reste, en maître de la narration, le jeune d'Ollone offre avec cette Frédégonde magnifiquement façonnée, un modèle d'écriture dramatique où brille l'affrontement de deux féminités finement caractérisées: la vipère contre la colombe.

Denisov: Au plus haut des cieux (Kawka, 2011)
12 solistes d'exception en empathie concertante sous la baguette de Daniel Kawka, illustrent cet art millimétré de la conversation atmosphérique tel qu'Edison Denisov (décédé en 1996) l'a subtilement maîtrisée dans le premier volet du programme, la Symphonie de chambre n°1 (1982).

Neujahrskonzert, New Year's concert, Concert du Nouvel An à Vienne 2013. Franz Welser-Möst. 1 cd Sony classical
Après une première session en 2011, le chef Welser-Möst revient au Konzerthaus de Vienne pour diriger le Philharmonique de Vienne, un orchestre qu'il connaît bien puisqu'il le retrouve tout au long de l'année dans la fosse de l'Opéra de Vienne dont il est directeur musical...

Alfred Cortot: Anniversary edition (50 ans de la mort)
Pour le 50ème anniversaire de sa disparition (en 1962), Emi classics édite une importante collection des enregistrements publiés sous son label par le pianiste mythique Alfred Cortot, étoile et légende du piano français et du piano universel: tous les grands d'aujourd'hui se disent filles et fils spirituels de son art et de son esthétique: Perahia, Brendel, Lupu,, Pollini, Freire, Argerich,etc...

R. Strauss: Der Rosenkavalier (Fleming, Thielemann, 2009)
La production de Baden Baden de janvier 2009 qui réunit deux straussiennes accomplies: Renée Fleming (La Maréchale) et Diana Damrau (Sophie lumineuse et angélique), mérite absolument cette édition complémentaire en cd (l'ultime scène les inscrit toutes deux au firmament de la discographie...

Duo: Hélène Grimaud, Sol Gabetta (2012)
L'élégance coulante, discrète et pudique d'Hélène, mise au diapason de Sol, à la fois lumière et note: l'alchimie est hypnotique. Superbe récital, éclectique, révélateur d'une belle complicité artistique.

Rodolphe Kreutzer: la mort d'Abel,1810-1825 (Van Waas, 2010)
Superbe exhumation... Guy Van Waas souligne sans appui ni dilution l'activité saisissante du drame; les couleurs d'une orchestration à la fois légère et raffinée. L'élégance haydnienne mais aussi l'immersion progressive dans l'obscurité à mesure que démons et Anamalech étendent leur empire dans le coeur de Caïn... sont très finement exprimées. Cette opposition des mondes, démoniaque de Caïen, angélique d'Abel cultive la tension de toute la partition...

Gorecki: Miserere (Grant Gershon, 2012)
En réponse à la barbarie éternelle, Gorecki oppose un acte choral et musical fort, d'une intensité transcendante dont témoigne le superbe engagement des choristes américains. Des ténèbres à la lumière. Excellent récital choral.

Massenet edition (23 cd Decca)
Massenet edition: le coffret Massenet 2012... Formidable compilation et quasi intégrale que seule une major de la taille (et de l'histoire donc du catalogue) d'Universal peut aujourd'hui réaliser...

Strauss: Elektra (Gergiev, 2010)
Elektra tendue et âpre... jusqu'à la rupture? La hargne carnassière du chef, trop animal et pas assez architecte, est notre seule réserve. Dans l'ensemble, la lecture reste convaincante...

Elections classiques 2012 (2 cd Universal music)
Elections classiques 2012... Adagios, chants éthérés ouverts au renoncement extatique, ivresse suspendue... notre époque mérite la douceur et la réflexion la plus tranquille. Ce double coffret y pourvoit avec générosité.

Hommage à Debussy. Juliana Steinbach, piano (2011)
Juliana Steinbach s'impose dans ce Debussy articulé et trépidant, d'une prodigieuse activité digitale, nuancée et suggestive... Le jeu de la pianiste se déploie avec une grande précision ; les quelques brusqueries que nous avions remarquées sur la scène du Théâtre de l’Athénée à Paris ont été complètement sublimées ici par une prise de parole soutenue et un discours animé

Rachmaninov (Danses Symphoniques), Stavinsky (Gergiev, 2009)
Ce live de 2009 fait apparaître d'évidentes fêlures. Les Danses commencent plutôt très mal. Pourquoi un tel tempo lent au commencement de "Midi", parfois d'une pesanteur de plomb malgré une belle assise architecturée: pour quelles raisons Gergiev charge-t-il ses troupes d'une lourdeur aussi paralysante, d'autant que chaque tutti (cuivres outrageusement sardoniques), rugit ici jusqu'au risque de ... claquage!

Ivan Ilic, piano. Godowski: 22 Etudes d'après Chopin (2010)
Godowsky, admiré par Arthur Rubinstein soi-même (il lui aurait fallu "500 ans pour maîtriser la technique de Godowsky"), par Rachmaninov et Busoni, autres pianistes (et compositeurs) éblouissants, mérite bien cet hommage ardent tant la très haute technicité digitale que requiert ses oeuvres, reste un défi que très peu de pianistes actuels ont su relever. Pari réussi par Ivan Ilic...

Massenet: Werther (Villazon, Pappano, 2011)
Werther enivré, captivant... Le vrai pilier de la distribution reste dans un rôle familier (il le chante depuis 2006) et qu'il met en scène également, le ténor franco-mexicain, Rolando Villazon: véritable modèle de chant puissant et intelligent: proche du texte, flexible, naturel, nuancé; capable de mezza-voce soutenue, sur le souffle

Moussorsgki: Tableaux d'une exposition. David Kadouch, piano (2011)
Outre un Moussorsgki ciselé et intérieur, la précision, la clarté, cet écoulement malgré tout serein et parfaitement architecturé... (annonçant de façon frappante les Préludes de Chostakovitch) confirment que David Kadouch fait désormais partie des très grands du piano. Magistral accomplissement.

Schoenberg: Pelleas und Melisande (Boulez, 2003)
Tokyo, 2003: Boulez sur les traces de Pelléas... Superbe leçon de direction, vive, articulée, nerveuse, intensément dramatique. Reste que le symphonisme de Debussy, comparé à celui de Schoenberg, exprime davantage l'énigmatique mystérieux du texte de Maeterlinck, même si Schoenberg trouve parfois des idées très originales. A Boulez revient le mérite de ciseler et sculpter une partition qui se prête parfaitement à cet exercice d'un wagnérisme souverain...

Rafal Blechacz, piano. Debussy, Szymanowski (2011)
Entre Debussy et Szymanowski, Rafal Blechacz trouve le ton et le style justes. Son implication est totale: d'une souple et parfois violente intensité. Une course à l'abîme où l'âme est en jeu. Notons la belle sensibilité plus secrète encore dans le Präludium puis l'architecture si ciselée de la Fuga a 4 voci, relecture si raffinée des contrepoints de Bach. Szymanowski y développe une sorte de divagation inquiète mais frappante par sa concision et sa clarté intérieure...

Los Pajaros Perdidos. L'Arpeggiata. Christina Pluhar (2011)
S'il n'était l'erreur de casting vocal dont nous regrettons les dérapages de style, l'album est une réussite; Christina Pluhar sait faire vibrer l'âme sud américaine des instruments baroques. Cornet, harpe, théorbe, psaltérion, guitare, chitarra battente... confrontées ici aux rythmes sud américains, gagnent une vitalité hypnotique.

Debussy: Clair de lune. Mélodies (Dessay, Cassard, 2011)
Affinités électives... Natalie Dessay trouve en Philippe Cassard, le complice rêvé, poète enchanteur d'un Debussy subtilement mélodiste... La diva française rend hommage avec humilité à celui qui l'initia à l'art du dire en chantant, Ruben Lifschitz... quand elle abordait pour la première fois ce si difficile genre soliste. D'autant que le piano de Philippe Cassard, debusyste engagé si dynamique (et convaincant) excelle dans l'art du dialogue chant et piano.

Boulez: Mémoriale, Dérive 1 et 2. Daniel Kawka (2011)
Boulez le cérébral, Kawka l'intuitif généreux; l'axiome n'est rien que réductrice et schématique mais elle prend pour nous, valeur de révélation; révélation d'une complémentarité réussie, à l'œuvre ici et bénéfique pour l'auditeur tant la main du chef, flexible, pudique et idéalement mystérieuse, s'accomplit et convainc ...

Mikhail Simonyan, violon: Two Souls. Barber,Khatchaturian (2011)
Le programme de ce premier cd est comme une carte de présentation, celle d'un violoniste dont la sensibilité et l'éthique musicale se hisse dans l'art de ses aînés et compatriotes, Maxim Vengorov et Vadim Repin, filiation prometteuse, originaire de Novosibirsk...

Debussy: les oeuvres pour piano (Philippe Cassard, 1990-2011)
Philippe Cassard qui accompagne l'oeuvre et l'écriture de Debussy depuis des années présente en cette année anniversaire tout l'oeuvre pour piano de Claude; les gravures remontent à divers enregistrements datés entre 1990 et 2011 (pour les plus récents apports dont Les soirs illuminés et pour le vêtement du blessé du cd 4). Parmi quelques coups de coeur retenons certains accomplissements qui font toute la valeur du présent coffret Decca

The Art of Maurizio Pollini (les 70 ans)
Le pianiste Maurizio Pollini, tel qu'en lui-même... le live du Concerto No 24 de Mozart est un prodige de limpide gravité, où le piano lumineux et grave du soliste également maestro dirige les Wiener avec cette même tendresse vive, ardente (bois d'une délicatesse hagogique inouïe, à pleurer de justesse émotionnelle)...

Ropartz: Symphonie n°3 (Ossonce, 2011)
Ropartz révélé. Plus qu'un événement musical et interprétatif, la performance fut une révélation: celle d'un symphonisme puissant et original, ardent défenseur d'un humanisme personnel et sincère... l'enregistrement dont il est question ici, est réalisé à partir des séances publiques de mai 2011.

Gustavo Dudamel: Sibelius, Nielsen (2008-2009)
Dudamo embrase Nielsen... De ce bain foisonnant, à la subtilité fuguée, à l'entrelacement permanent des cellules rythmiques et mélodiques, où règne toujours la menace du chaos... C'est donc un combat jamais neutre, stimulant si le chef en exprime les risques et les vertiges possibles. Pari réussi pour Dudamel.

Turina: l'oeuvre pour guitare (Llinares, 2011)
Né à Toulouse en 1978, Sébastien Linares n'est pas seulement un guitariste subtil et suggestif; il a l'audace du transcripteur. Il "ose" exprimer à la guitare seule, plusieurs pièces minutieusement sélectionnées (mélodies originellement écrites pour la voix, miniatures pour piano... Turina ne pouvait trouver meilleur interprète...

Elan. Saint-Saëns: musiques des ballets: Ascanio, Henry VIII ( Tourniaire, 2010)
Tourniaire connaît son Saint-Saëns... Etonnante Danse de la gipsy, aux accents d'une sensualité envoûtante et orientaliste (dans le style de Samson), extraite d'Henry VIII: et toujours quelque soit le climat et le sujet, cette élégance suave d'un Saint-Saëns, prodigue en mélodies caressantes...

Stravinsky: L'Oiseau de feu (Roth, 2010)
Stravinsky à l'heure des Ballets Russes... François-Xavier Roth nous rappelle opportunément que les couleurs et la sonorité de l'orchestre des Ballets Russes, porté par l'infatigable et visionnaire Serge Diaghilev, ... sont d'essence française. Dans ce live tendu et fièvreux ...

Jorge Luis Prats: live in Zaragoza (2011)
Zaragoza, mars 2011: Récital fracassant et poétique du pianiste cubain Jorge Luis Prats... Le lauréat du Concours Long Thibaud 1977 éblouit par sa pudeur et son épanchement d'une égale grandeur; une sincérité à couper le souffle qui atteint l'incandescente expressivité, poésie et éclairs ...

Summer night concert Schönbrunn (Gergiev, 2011)
Excellente prestation, grande messe symphonique devant le château de Schonbrunn ou la poigne fiévreuse du maestro Gergiev s'accorde à l'élégance viennoise...

David: Les Quatre Saisons (1842), Coin, 2010
Au diapason 435, sur instruments montés de cordes en boyau, les interprètes se font une spécialité d'exprimer au plus près le relief et la vitalité du spectre instrumental, malgré la présence exclusive des cordes (deux contrebasses soulignant l'assise des graves)...

Gustav Mahler: Symphonies n°1-10 (Zinman, 2011)
Coffret ... magique pour le centenaire Mahler 2011. David Zinman a peaufiné son intégrale Mahler depuis des années: un projet au concert et au disque mûri sur le long terme et qui fait aujourd'hui la fierté du label RCA placé sous la tutelle de Sony Classical.

Milos, guitare: Mediterraneo (2010)
Arpèges structurant la basse, légèreté des mélodies qui s'en détachent, Milos déploie une évidente énergie à la fois admirative à l'adresse de compositeurs et des partitions qui lui parlent. Son jeu habité n'exhibe pas seulement une technique: il articule un tempérament indiscutablement orienté vers les climats intérieurs...

Dubois Théodore: motets ( Patenaude, 2010)
Etiqueté officiel, le Prix de Rome 1861, élève à Paris d'Ambroise Thomas (classe de composititon), a souffert après sa mort d'une image convenue, guère visionnaire et encore moins moderne. Pourtant Dubois est un auteur de premier plan dont les Motets ici révélés sont indiscutablement le signe d'une réhabilitation en cours...

Schoenberg, Tchaïkovski: West-Eastern Diwan Orchestra (Barenboim, 2007)
Variations de Schoenberg, nuancées et d'une tension admirablement ciselée; Pathétique de Tchaïkovski qui se fait traversée dans les diverses nuances du noir désespéré mais si troublant: le geste de Barenboim, à la tête de son orchestre West-Eastern Diwan orchestra saisit par sa vérité dans cette bande qui remonte à 2007...

Guillaume Lekeu : l'oeuvre pour quatuor à cordes (Quatuor Debussy, 2010)
Les mélomanes connaissent la Sonate pour piano et violon de Guillaume Lekeu, qu¹on a souvent comparée à celle de son compatriote et maître César Franck, et jouée ou enregistrée « en miroir » par les plus grands interprètes. Mais le reste de l'oeuvre écrite par le compositeur belge mort de maladie à 24 ans reste en relative ombre, et le disque que consacrent « les Debussy » aux partitions pour quatuor intéresse d'autant plus par son climat de rigoureuse ferveur.

Diva Divo: Joyce DiDonato, mezzo soprano (Ono, 2010)
Diva, divo... qui est DiDonato? Le choix thématique du programme fait aussi autorité: mi homme mi femme, jouant du travestissement, de Chérubin à Marguerite donc, de Susanna à Cherubino (des Moces Mozartiennes), d'Ariane (Massenet) au jeune Komponist straussien (Ariadne auf Naxos), la diva américaine redouble de tempérament trouble, de pétillance ambivalente, d'abattage éloquent...

Yuja Wang joue Rachmaninov (Abbado, 2010)
La jeune diva du piano montre que, enfin, une étoile chinoise est née et prend son envol avec une musicalité désormais sûre, à mille lieues des clichés du bling bling et du tape à l'oeil clinquant...

La clarinette française (Dorival, Moulin, 2010)
Clarinette retrouvée... le duo – Olivier Moulin, Jérôme Dorival - est particulièrement convaincant en son entente harmonieuse, non seulement sur la part nécessaire de virtuosité et d’aisance digitale, mais aussi et surtout dans le domaine des timbres lyriques

Fauré: La Bonne Chanson (Deshayes, 2010)
Superbe programme dédié au Fauré le plus authentique, sincère, épris d'absolu dans une langue constellée de perles allusives. Karine Deshayes confirme ses immenses qualités de diseuse inspirée, amoureuse, attendrie... Magistral

Kagel: l'oeuvre pour violoncelle (Nomos, 2009-2010)
Programme captivant qui ressuscite avec justesse ce théâtre instrumental facétieux et expérimental d'un Kagel inclassable et défricheur... En plus de l'expressivité ténue, contrastée, c'est une dramaturgie de sonorités concrètes où même la voix est présente, s'invitant à un banquet de convives hallucinés

Guy Sacre: oeuvres pour piano n°2 (Eidi, 2008)
Les oeuvres pour piano de Guy Sacre diffuse un parfum entêtant... c'est peu dire que l'excellent pianiste Billy Eidi, exceptionnel interprète des compositeurs Français, en exprime la part d'enfance, d'enchantement, d'émerveillement que chacun de nous tend à revivre... retrouver, reconquérir.

The Placido Domingo story: les 70 ans de Placido Domingo
Pour les 70 ans de Placido Domingo en janvier 2011, DG regroupe quelques unes des incarnations marquantes du ténor, de 1968 à 2010, soit 40 années d'une interprétation aussi aboutie et exigeante que diverse et audacieuse...

Gustav Mahler: Des Knaben Wunderhorn (Hampson, 2010)
Chacun des lieder témoigne de la très riche vie intérieure du compositeur; c'est une constellation d'émotions exaltées, de visions et de références à l'enfance, à la vie militaire, à la nature... Non seulement Thomas Hampson les ressuscite en un chambrisme ciselé, il sait aussi les embraser en une sincérité de ton qui convainc immédiatement...

Juan Diego Florez, ténor: Santo. Chants sacrés (2010)
Avec Santo, JDF (Juan Diego Florez) s'impose comme un bel cantiste inspiré. Sa prière vocale est même irrésistible. Avec ce nouveau récital Florez atteint l'excellence. A 37 ans, il fait montre d'une santé et d'une intelligence inimitables. Il est bien le premier des ténors belcantistes, bellinien et rossinien d'exception, d'une vaillance de timbre, sincère, naturelle sidérante.

Mahler: Symphonie n°4 (Philippe Herreweghe, 2010)
Le chef gantois réussit: il poursuit ainsi son travail mahlérien avec une sensibilité superlative, permise par l'excellence des instrumentistes de l'Orchestre des Champs Elysées. Dans cet enregistrement qui marque la naissance de son propre label ("Phi"), Philippe Herreweghe confirme sa prééminence parmi les maestros, maîtres du timbre et des couleurs...

Résonances: Hélène Grimaud, piano (2010)
Mozart, Berg, Liszt... Hélène Grimaud traverse climats et paysages au pays des Sonates diverses dont son engagement restitue le lien intime en résonance... saluons ce vrai travail en profondeur, personnel et jamais neutre ni fade. Ce qui est l'indice des plus grands. Bravo l'artiste!

Gustav Mahler: 10è Symphonie (Zinman, 2010)
David Zinman, artisan d'un équilibre sonore, soigne la plénitude de ce sentiment de tristesse et de fin, entre angoisse à peine maîtrisée et le regret d'un monde qu'il faut quitter. Poignante conclusion à son intégrale.

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