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Chroniques trouvées: 708

Leoncavallo: I Medici (Veronesi, 2007)
Interprété dans une version critique de 1993, l'ouvrage (ici enregistré en 2007 à Florence, Teatro Communale) affirme d'évidentes réussites, faisant chanter et exalter ce wagnérisme à l'italienne. La révélation est totale et l'interprétation de très haut vol.

Fischer-Dieskau: The Birthday edition" (1951-1989)
Audite poursuit et complète la réédition des archives DFD (Dietrich Fischer-Dieskau). Pour les 85 ans du baryton légendaire, Audite a sélectionné 4 nouveaux cycles composant ces 4 albums là encore phénoménaux et complémentaires. Certes les visuels de couverture évoquent le jeune interprète (photos noir et blanc de très belle facture, de la fin de vingtaine à la quarantaine rayonnante): mais les documents audio ici améliorés (bandes originales remastérisées) datent des années plus récentes...

Rite: Stravinsky, Revueltas (Dudamel, 2010)
Lecture éruptive et tellurique du Sacre... Ivresse virtuose et climat d'opulence sonore extravertie mais prodigieuse d'audace, de liberté, de plénitude: un tel jaillissement fécond et pleinement assumé des timbres servi pour chaque instrumentiste désigne déjà le niveau époustouflant du jeune orchestre dirigé par son chef attitré...

Théodore Gouvy: Iphigénie en Tauride (Fontaine, 2006)
Belle révélation que cette Iphigénie de Gouvy créé en 1884. Dans la fosse, Joachim Fontaine nous offre une grande leçon de symphonisme psychologique grâce à sa baguette onctueuse et expressive. Les choeurs sont ardents et vivants; l'orchestre d'une activité convaincante. Nouveau jalon discographique pour la réhabilitation de Théodore Gouvy, génie oublié en France...

Haendel: Bérénice (Curtis, 2009)
Berenice (1737) est un opéra de maturité, où malgré le contexte dramatique dans lequel il est composé, témoigne de la profondeur psychologique dont est capable Haendel. Dans la figure de la reine égyptienne qui apprend le renoncement, dans la figure des héros secondaires mais non moins présents (Demtrio, Selene, Alessandro), le compositeur baroque affirme son génie dans la représentation des passions humaines. Curtis en donne une vision ardente et vivante...

Carlos Kleiber: coffrets des 80 ans (Deutsche Grammophon)
Pour les 80 ans du chef mythique Carlos Kleiber, né le 3 juillet 1930, décédé en 2004, Deutsche Grammophon édite deux coffrets anniversaires spécial 80 ans (12 cd + 10 dvd). C'est l'intégrale des enregistrements audio et vidéo du chef d'orchestre légendaire qui fut le contemporain de Karajan, dépassant souvent ce dernier par l'intensité et la justesse de sa pensée musicale, comme chef lyrique et symphonique. La valeur des deux coffrets est immense.

Gustav Mahler: coffrets 2010 (Emi, Deutsche Grammophon)
Pour les 150 ans de Gustav Mahler, (7 juillet prochain) Deutsche Grammophon et Emi classics publient chacun et simultanément, un coffret des oeuvres complètes du compositeur Gustav Mahler, né il y a 150 ans, le 7 juillet 1860 à Kaliste (actuelle République Tchèque). Les deux cycles discographiques sont d'autant plus recommandables qu'ils sont sur le plan interprétatif totalement complémentaires. Coffrets événements.

Jean-Sébastien Bach: Passion selon Saint-Matthieu (Chailly, 2009)
Le Bach de Chailly est palpitant et vivant. Sa vision est dramatique et allante, sans lourdeur ni emphase mais avec caractère et relief. L'alto Marie-Claude Chappuis se distingue: la sûreté fervente de la cantatrice est assurément le pilier de cette lecture live de 2009! Un must qui accrédite la pertinence du Bach version Chailly à Leipzig, mais sur instruments modernes.

Die Helden von Bayreuth: 1904-1958 (10 cd Membran music)
Bayreuth, 1904-1958. Dans le coffret Membran music, le choix met en avant surtout les grands ténors wagnériens à Bayreuth: évidemment la typologie des helden ténors de légende se révèle surtout dans les grands rôles où la déchirure et le conflit permanent sont des éléments constitutifs à des individualités insatisfaites mais si désirantes

Cabezon: La tecla de l'alma (Erdas, 2009)
Chaque récital de la claveciniste Paola Erdas est une immersion dans un jardin personnel, aux labyrinthes intimes et secrets; le titre déjà donne le ton: "La tecla de l’alma" (c'est à dire Le clavier de l’âme) dont on ne connaît jamais les fruits à découvrir, tout en en mesurant après la découverte, l'extrême valeur...

Richard Strauss: compositeur, chef d'orchestre, pianiste (1905-1944)
Voici une somme incontournable pour qui veut remonter à la source du plus flamboyant orchestrateur (avec Mahler) du début du XXème siècle. Voici Richard Strauss, compositeur, pianiste, chef d'orchestre. Le portrait est complet, inédit donc capital. Historique!

Gustave Nadaud: la bouche & l'oreille (Marzorati, 2009)
Nadaud, prince chansonnier, joue des allitérations trompeuses, d'un cynisme poétique et délectable. Il trouve en Arnaud Marzorati, un interprète zélé, diseur, acteur, engagé. L'interprétation vocale et instrumentale sert les trésors poétiques de Nadaud dont évidemment l'extraordinaire poème chanté qui donne son titre au présent programme: La Bouche & l'oreille

Dietrich Fischer Dieskau, The Great Emi recordings (1957-1978)
Pour ses 85 ans, le 28 mai 2010, DFD reparaît avec un éclat préservé, intact: son génie du lied rééclaire notre mémoire sonore grâce à un coffret miraculeux édité pour l'occasion par Emi clasics: 11 cd regroupant les joyaux d'un chanteur diseur visionnaire et humain, véritable acteur mesuré du verbe musical. Schubert, Mahler, Wolf, Strauss ou Brahms, l'art de Dietrich Fischer Dieskau est toujours un miracle déconcertant...

Camilla de Rossi: Santa Beatrice d'Este (Dolci, 2010)
Daniela Dolci nous révèle l'écriture passionnante d'une compositrice active à Vienne au début du XVIIIè: Camilla de Rossi... La vivacité ardente et tendre des chanteurs donne raison à cette exhumation marquante.

Miguel Yisrael, luth: The Court of Bayreuth (2009)
La maîtrise technique et surtout ce tact suggestif qui suit le naturel de la respiration confirment l'excellente lecture du luthiste d'origine portugaise, né à Lisbonne, Miguel Yisrael, lui-même disciple de Hopkinson Smith. Son jeu dévoile plusieurs joyaux de l'école prussienne de luth. Envoûtant.

Yuja Wang, piano: Transformation Stravinsky, Scarlatti, Brahms, Ravel (2010)
De toute évidence le tempérament de la jeune pianiste prendra de plus en plus d'importance au sein de DG, département piano. Au début de sa carrière (elle n'a que 22 ans) à n'en pas douter brillante tant les capacités de la nouvelle artiste sont multiples, nous voici confrontés à un récital cousu main... 2è récital discographique d'un beau tempérament, étincelant par sa fougue

Rossini: Colbran, The Muse. Joyce diDonato, mezzo (Müller, 2009)
Après un récital haendélien, "la Donato" en étant Isabella Colbran, nous revient en rossinienne accomplie. "Tessitures étranges", "tempérament fougueux", sur les traces de son aînée inspiratrice, l'engagement de l'actuelle mezzo est indiscutable, d'un raffinement de couleurs jubilatoire, qui fait la réussite de ce programme exaltant

Séverac: Le Coeur du moulin (Ossonce, 2009)
Jean-Yves Ossonce ressuscite la veine lyrique de Séverac... La performance du choeur (et de la maîtrise), les couleurs et la finesse de l'orchestre, le souci constant du chef veillant à l'équilibre, la transparence, la subtilité de la sonorité, la cohérence de la distribution dont se détachent le sens et l'articulation du texte, font de l'enregistrement, une éclatante réussite. Un jalon qui réhabilite l'oeuvre lyrique de Séverac

Volupté: Koechlin, Jongen (Roger Benedict, 2008)
Comme dans le précédent album Turbulent Heart, ce récital "Volupté", à 2 et 3 voix instrumentales, chante l'hypersensibilité de deux contemporains, Koechlin et Jongen: la palette des nuances et l'engagement des interprètes font tout le prix de ce programme captivant...

Stravinsky: Oedipus Rex, Noces (Gergiev, 2009)
Diptyque stravinskien engagé et nerveux: Alchimiste, Gergiev soigne l'architecture lugubre et l'action tragique; la tenue des bois qui soulignent chaque air solistique, la ligne des cuivres (notes tenues, indices de la cruauté des dieux) sont souvent jubilatoires. Et ni le choeur ni l'orchestre ne sont en reste.

Bruckner: 9 Symphonies (Wand, 1974-1981)
Réédition majeure. La direction de Wand chez Bruckner se distingue par son équilibre et sa clarté solaire, son âpreté et ses contrastes saisissants. Un digne concurrent aux précédents: Furtwängler, Jochum, mais aussi à Böhm ou Cilibidache... Un must.

Frescobaldi: Il regno d'amore (Alarcon, 2009)
Frescobaldi suave et extatique... Langueur extatique d'un amour aux indicibles élans et désirs, blessures secrètes ou solitude déchirée, Madeleine pénitente et inconsolable aux pieds de la Croix, mais aussi, plus rarement, amant comblé par la conquête de Cloride, Mariana Flores déploie la plasticité de son timbre typé, fluide et articulé, dont le grain agissant s'accorde idéalement au geste permanent des instruments souverains...

Haendel: airs d'opéras. Cencic, Fasolis (2009)
D'emblée, en ouverture, la fureur victorieuse et déterminée d'Imeneo s'impose; on aime aussi la langueur plus tendre de Floridante ; belle acrobatie mélismatique d'Arianna in Creta.Le mezzo contralto de Cencic relève le défi de la fluidité et de la souplesse dans des airs qui exigent contorsions vocale et habileté émotionnelle.

Collection "Apprends-moi l'opéra"
Universal music (Deutsche Grammophon) réédite les perles de ses archives lyriques à l'attention des plus jeunes: heureuse initiative où le texte (accessible et simple), l'image (séduisante) composent une approche très alléchante pour faire aimer l'opéra...

Haendel: Amor x amor (Forma Antiqva, 2009)
C'est un travail sur le verbe exaltant et qui porte un regard neuf sur l'intensité du style italien de Haendel, alors le plus doué de sa génération et qui à ce titre, séduit et fascine l'élite romaine au début du XVIIIè (dès 1707). Soulignons l'approche des instrumentistes de Forma Antiqua, fondé en 2006 par les 3 frères Zapico (dirigé du clavecin par Aaron): inflexion contrastée, souci de l'articulation et de l'expressivité.

Castillon: Quintette, Quatuor (Satie, 2005)
Révélation: Voici donc Castillon fauché trop tôt qui aurait été un grand tempérament français romantique, dans le sillon idéaliste de Franck, capable d'égaler comme Onslow, le feu chambriste des... germaniques

Charles Desmazures: Pièces de Simphonie (Espasa, 2008)
Les Bourbons d'Espagne aimaient-ils la musique de France? Réponse avec ce témoignage magistralement défendu. Le tact et la musicalité des musiciens des Vespres d'Arnadi sont ici exemplaires. Superbe réalisation qui enrichit notre connaissance de la musique du marseillais Desmazures à partir d'une partition madrilène.

Beethoven: 9è Symphonie (Krivine, 2009)
Emmanuel Krivine commence Beethoven par le fin... pour autant se jetant dans l'océan humaniste et fraternel de la 9è, sa direction tourne parfois à la caricature tranchante et pointilleuse. Les amateurs de sons clairs et précis flattant la polyphonie apprécieront. Les autres se reporteront aux versions classiques sur instruments modernes autrement plus engagées et investies. Saluons cependant l'effort d'intensité formelle et de précision rythmique.

Adès : Tevot, Concentric Paths (Rattle, Adès, 2007-2009)
Florilège Adès. Dans cette compilation de diverses oeuvres, c'est moins la prestation assez monolithique de Rattle, pourtant dédicataire de Tevot, que la richesse plus allusive d'Adès dans le Concerto, puis de Paul Daniel pour les extraits de l'opéra qui nous captive.

Richard Galliano: Bach (2009)
Roi de l'accordéon, Richard Galliano "ose" jouer Bach, empereur de l'orgue baroque. Le passage fonctionne évidemment idéalement. L'approche est simple, directe, franche. C'est un Bach renouvelé qui jaillit des pages sélectionnées

Jean Cras: Mélodies (Schnitzler, 2009)
La révélation est totale pour chacune des partitions ainsi ressuscitées: l'album réunit un cycle de premières discographiques qui forment toute la valeur du témoignage. Ce nouveau volume (7ème opus) est l'une des très grandes réussites de l'intégrale Jean Cras chez Timpani

Mahler: Symphonie n°8 (Zinman, 2009)
De la 8è malhérienne, David Zinman qui poursuit son intégrale à la tête de son orchestre Tonhalle de Zurich, construit une formidable arche tendre et gorgée d'espérance. Le chef sait structurer, étager, et même préserver la lisibilité triomphale des cuivres, avec une limpidité là encore convaincante. Le travail de l'orchestre se montre exemplaire...

Chedrin: Le Voyageur enchanté (Gergiev, 2008)
Grave, lugubre, d'un impact poétique dense et progressif, la partition de Chedrine qui est émaillée de nombreuses pointes d'humour, séduit immanquablement grâce à la direction caressante et allusive, dramatique et profonde de Gergiev

Gershwin: Rhapsody in blue, Concerto en fa (Thibaudet, 2009)
Jean-Yves Thibaudet ressuscite les versions jazzy de la Rhapsody et du Concerto en fa de Gershwin... La complicité agit manifestement entre l'Orchestre symphonique de Baltimore dirigé par Marin Alsop et le soliste très inspiré. Bouillonnant de rythmes et d'intelligence.

Hugo Wolf: The anniversary edition
Emi classics célèbre les 150 ans de la naissance d'Hugo Wolf, roi du lied. Ce coffret de 8 cd, est une mine de perles et joyaux inépuisables, le divin nectar où repose le meilleur Wolf jamais enregistré

Grétry: Andromaque (Niquet, 2009)
Révélation aux sources du romantisme français... Comme à Bruxelles et à Paris, les instrumentistes du Concert Spirituel se montrent souples et articulés. L'enregistrement réalise logiquement les apports des concerts qui l'ont précédé. Cette Andromaque de Grétry créée en 1780 est une partition époustouflante...

Patricia Petibon: Rosso (Marcon, 2009)
Retour au baroque pour la diva fantasque et délurée, Patricia Petibon... Dans "Rosso", le diva rousse chante les passions amoureuses. Les contrastes sont aiguisés jusqu'à la rupture, et le style engagé, emphatique. Les fans seront comblés; les autres, plus circonspects devant tant d'outrance...

Bach: Passion selon Saint-Jean (Haller, 2008)
La Chapelle Rhénane bouscule notre connaissance de la Saint-Jean. Instrumentalement, l'inventivité requise pour caractériser chaque épisode ne verse jamais dans l'hystérie ni la seule recherche de l'effet; le détail suit toujours la continuité et le continuum expressif; les solistes pour leur part, apportent leur tempérament engagé...

Anna Netrebko: Tchaïkovski, Rimsky-Korsakov (Salzbourg, 2009)
Anna Netrebko chante l'âme russe... tristesse et mélancolie, angélisme blessé, l'art de "La Netrebko" subjugue par son miel vocal, divinement slave et oriental tout à la fois, d'une puissante sensualité éloquente.... Puissante et claire, la voix s'embrase, dans des aigus timbrés d'une caresse souvent irrésistible

Verdi edition, the complete operas (74 cd Decca)
Tout Verdi en 74 cd: la somme discographique vaut son poids ... de pépites et des rééditions incontournables. Coffret événement. Même destiné en majorité au marché italien, le coffret est une édition à ne pas manquer, d'autant que les exemplaires seront rares sur les autres marchés dont la France.

Rameau: airs d'opéras pour l'orgue (Rechsteiner, 2008)
Yves Rechsteiner sur un orgue historique embrase le génie lyrique de Rameau... Nous voici au coeur d'un concert de l'orgue d'église, rutilant, éclatant, d'une finesse incomparable, au Concert Spirituel ou sous une voûte baroque, après la rigueur finissante du Grand Siècle, à l'aurore des Lumières: l'éloquence, le tempérament de l'instrument, le feu articulé et palpitant de l'organiste font le miracle de cet enregistrement

Frédéric Chopin (1810-1849): intégrales des Nocturnes (Yundi, 2009)
Yundi se montre grand Chopinien... Le jeu demeure continûment dans la vocalité la plus douce, suggestive, perlée, d'un écoulement fluide et naturel. Idéal chant de velours mais expressif pour des Nocturnes où le mystère et l'allusion jouent autant que la simplicité de la ligne. La justesse et la cohérence de l'approche font le miel d'une lecture habile

Vivaldi: Armida al campo d'Egitto (Alessandrini, 2009)
L'unité dramatique grâce à la restitution du II, l'incarnation sincère de Sara Mingardo dans le rôle titre qui fait d'Armida, une Alcina avant l'heure, magicienne vouée à l'impuissance malgré ses tours et "enchantements" (plutôt manigances), la contribution de Marina Comparato ou de Raffaella Milanesi (Erminia) sauvent une lecture habitée bien que parfois terne, révélant la veine du Vivaldi, quadragénaire en 1718.

Gluck: Orphée et Eurydice (Florez, Lopez-Cobos, 2008)
La lecture live réalisée avec le Symphonique de Madrid ne manque pas de panache mais Florez, même au sommet de ses possibilités de couleurs, de tenue et de hauteur, de flexibilité, nous paraît trop seul à son niveau...

Haendel: Orlando (Malgoire, 2008)
Enregistrement live à Tourcoing, en mars 2008: Voici une nouvelle réalisation à inscrire parmi les (nombreuses) réussites de l’Atelier lyrique de Tourcoing dont le souci de la cohérence et l’esprit de troupe s’affirment enregistrements après enregistrements, en particulier sur le registre lyrique.

Via Crucis (L’Arpeggiata, 2004-2009)
Pour ses 10 ans, L’Arpeggiata, l’ensemble sur instruments d’époque fondé par Christina Pluhar (harpiste et théorbiste) nous offre cette via Crucis, chemin des douleurs divines, parsemé de nouveaux joyaux vocaux et instrumentaux.

Haydn : 12 Symphonies « londoniennes » (Minkowski, 2009)
L’ennui et la routine sont ici exclus. Bien que fourni et étoffé, l’orchestre produit une sonorité légère, d’une clarté toute française dont la vivacité éclaire l’humour et la joie souveraine qui innervent toutes les symphonies. Contrastes caractérisés, finesse des accents, direction nerveuse,... Les Musiciens du Louvre nous offrent une sonorité jubilatoire au service du Haydn, génie de l'invention et de l'humour!

Strauss: Eine Alpensinfonie, opus 64 (Jordan, 2009)
Les sommets alpestres inspirent visiblement le directeur musical de l'Opéra national de Paris. Plutôt qu'une narration descriptive et panthéiste, Philippe Jordan fouille sa propre vision du magma straussien, à la fois chambriste, sereine, architecturée, au fini impeccable. Un nouveau chef pour le premier orchestre de la Capitale ? Un must absolu.

Haydn: Arianna, lieder... (D'Oustrac, 2009)
La mezzo Stéphanie d'Oustrac prête sa soie vocale au bel canto haydnien. La chanteuse soigne son approche du texte, écoutant et dévoilant le travail spécifique que Haydn, proche de la tendresse sincère d'un Mozart, et aussi précurseur du lied schubertien, sait perfectionner dans la fusion musique et poésie.

Henri Dutilleux: Le temps l'horloge (Ozawa, 2009)
Voici en un live légendaire, le dernier cycle vocal d'Henri Dutilleux (mai 2009): Le Temps l'horloge... Le signe distinctif de Dutilleux reste la mesure, le ténu: un équilibre souverain de la matière sonore qui par la transparence instrumentale laisse s'épanouir le chant introspectif. C'est une dramaturgie de la sensibilité qui ne s'encombre d'aucun épanchement gratuit ni aucune austérité âpre.

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