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VOS CRITERES DE RECHERCHE SONT: TOUS LES CD

 

Chroniques trouvées: 656

François Couperin: portrait d'Iris (Guigues, Procopio, 2009)
Ambassadeurs initiés au raffinement ténu de François Couperin, les interprètes expriment non sans subtilité toutes les facettes de la sensualité du compositeur, maître des ornements et des figures mélodiques d'une inégalable délicatesse...

Bach: oeuvres pour orgue (Winters, 2008)
Jeu vif et rond, d'une flexibilité et d'une belle profondeur, Wim Winters signe un album engagé qui parle en sa faveur et illustre aussi au sein du label Paraty, la continuité des réalisations où brillent outre l'approche des interprètes, le caractère des instruments choisis. Voici évidemment un nouveau disque à classer parmi les meilleures réussites Paraty.

Rhapsodie: Fantaise : Poême (Ben Jacks, 2006, 2008)
Tout en rendant hommage aux compositeurs français, le soliste Ben Jacks sait varier effets et couleurs; sa complicité avec le chef lui aussi corniste reconnu (Cor principal au London Symphony orchestra), réussit un programme indiscutablement poétique.

Haendel: Judas Maccabaeus (Alarcon, 2009)
Voici dans ce live en provenance d'Ambronay 2009, l'un des meilleurs témoignages en faveur du Judas Maccabaeus dont on ne comprend pas réellement la mise à l'écart des scènes lyriques et des salles de concerts. Alarcon sait en démontrter les fureurs et les vertiges expressifs...

Brahms: Ballades, Sonate n°3 (Stavy, 2008)
Nicolas Stavy maîtrise avec retenue et suggestion les champs indicibles de l'âme brahmsienne. Toujours le sentiment affleure, le souvenir et son évocation vivante lui disputent la primauté: tout est dit et s'enchaîne en un jeu varié et délicat où le temps s'efface, et la raison abdique. Stavy nous fait pénétrer dans le jardin souvent enchanté d'un Brahms captivant et ... intrépide...

Richard Strauss: scènes d'opéras (Böhm, 1938-1942)
Strauss + Böhm: équation parfaite? dans ces archives 1938-1942, tout est si subtilement compris, exprimé, dévoilé, sans caricature ni démonstration d’aucune sorte, qu’on a l’impression que la vérité naît de la baguette du chef. Un cycle d’archives (parfaitement audibles), littéralement incontournable...

"The Galant Bassoon". Matthew Wilkie, basson (2008)
Ex Basson principal à l'Orchestre de Chambre d'Europe (en 1986), Matthew Wilkie est aujourd'hui soliste principal au sein de l'Orchestre Symphonique de Sydney. L'interprète fait valoir toute la riche palette des effets expressifs dont est capable son instrument vainqueur au jeu subtil des transcriptions baroques...

Guillaume Coppola: Liszt (2008)
Guillaume Coppola joue Liszt... Pour un premier disque, choisir Liszt : voilà qui sonne défi. Non seulement parce que les grands ancêtres sont légion – oh Cziffra, Brendel, et une France Clidat qui éveilla la conscience lisztienne du jeune pianiste - !...

Grieg: Peer Gynt (Tourniaire, 2000)
Du conte d'Ibsen, le plus ancré dans les légendes effrayantes et tragiques de Norvège, Grieg a fait une odyssée musicale prenante, aux résonances universelles. Guillaume Tourniaire parvient à rendre les vertiges amers et l'immense désir de conquête qui porte le héros, mais sa distribution vocale est bancale...

Philippe Gaubert: Le Chevalier et la Damoiselle (Soustrot, 2009)
Révélation discographique majeure: Timpani a bien raison de restituer l'écriture chorégraphqiue de Philippe Gaubert. Lyriques autant que dramatiques, le chef et l'orchestre savent pointer du doigt le faiseur d'onirisme instrumental qu'était Gaubert.

Gautier Capuçon, violoncelle: Tchaïkovsky, Prokofiev (Gergiev, 2008)
Outre sa digitalité précise et raffinée, Gautier Capuçon a constamment le souci de la sonorité: pleine, onctueuse, jamais systématique, d'une évidente maturité. Finesse, tact, style et surtout sens de la mesure font aujourd'hui du jeu de Gautier Capuçon l'un des meilleurs violoncellistes au monde.

« Métissages ». Chœur Calliope (Théodoresco)
Régine Théodoresco, chef de Calliope, évoque évidemment les grands folkloristes d’Europe Centrale (Brahms, Dvorak, et, en recherche sur le terrain, Kodaly et Bartok), puis l’ouverture européenne aux horizons extra-européens (Jolivet, Messiaen, Ohana), mais elle précise qu’il « ne convient pas de rechercher ici une authenticité d’ethnologie musicale...

CPE Bach: Sonates et Fantasias (Dupouy, 2008)
Autre sensibilité, autre label: Mathieu Dupouy au clavicorde soigne particulièrement dans cet enregistrement édité par le label qu'il a créé, "Hérissons", son articulation et la palette ténu des dynamiques, effets et aboutissements expressifs inouïs quand on connaît la mécanique de l'instrument. Le clavicordiste sait son bach sur le bout des doigts, envoûtement garanti...

Chopin complete edition
Indiscutablement, un indispensable parmi les rééditions de l’année Chopin 2010. De surcroît le livret comprend un texte d’introduction argumenté et juste non sur le détail des œuvres mais sur la personnalité artistique de chopin dans son siècle. Très recommandable.

Schubert: La Belle Meunière (Die Schöne Müllerin). Jonas Kaufmann, ténor (2009)
Kaufmann se pose moins en narrateur qu'en acteur passionné: il "est" le personnage central dont le chant ne peut être que celui d'un jeune homme aux désirs printaniers bientôt déçus et défaits; connaisseur du cycle édifié par les poèmes de Wilhelm Müller, Kaufmann sait d'abord exprimer l'enthousiasme et aussi l'énergie altière du garçon...

Brahms: Klavierstücke (Cassard, 2009)
Le pianiste Philippe Cassard fait paraître son nouvel album Brahms à partir du 22 février 2010: c'est l'accord final d'un travail amorcé il y a 2 ans par son premier cd dédié aux Impromptus de Schubert...

Richard Strauss: Eine Alpensinfonie, opus 64 (Haitink, 2008)
Certains regretterons une certaine épaisseur devant tant de grandeurs. Mais la sensibilité de Haitink reste éminemment atmosphérique: avec une montée du brouillard préalable, l'expression du plein mystère de la nature, le sentiment de la grandeur à l'échelle de l'univers, puis le retour presque précipité, dans le tumulte de la tempête, vers la nuit du coucher. Voici un jalon majeur du Haitink architecte symphoniste.

Le Royaume oublié. La croisade contre les Albigeois. (Savall, 2009)
Pilier de la révolution sur instruments d'époque, Savall ne nous inflige pas une énième restitution strictement musicienne: il sait aussi inscrire son travail d'interprète, dans un cycle de réflexion à la fois historique et surtout spirituel. Son acte interprétatif se double d'une volonté de mémoire qui apporte comme un témoignage éclairant, un engagement résolument humaniste...

Concert du nouvel an 2010. Neujahrskonzert 2010. Orchestre Philharmonique de Vienne. Wiener Philharmoniker. Georges Prêtre, direction
Rare les Concerts du Nouvel An aussi sensibles, intelligents où le geste et la complicité se réalisent au service d'un programme totalement neuf voire audacieux. Au regard de son succès auprès du public viennois et des millions de téléspectateurs dans le monde, au rendez vous de ce direct si apprécié, la performance n'a pas usurpé sa réputation ni son statut: chaque Concert du Nouvel An à Vienne est bien l'un des moments de la saison musicale et symphonique les plus importants...

Giovanni Felice Sances: Motets (Achten, 2009)
Etant chanteur et très bon soliste, Nicholas Achten directeur musical des Scherzi Musicali nous offre une évocation incarnée de l'écriture souvent extatique de Sances, compositeur majeur de la Cour impériale Viennoise du XVIIè. Les Motets sélectionnés y gagnent un surcroît de finesse et de vivacité...

Ophélie Gaillard, violoncelle: Dreams (2009)
Album personnel et carte de visite d'une immense interprète... le geste inspiré d'Ophélie Gaillard sait colorer et nuancer chaque épisode, avec cette flamme suggestive et poétique qui en fait la disciple admirative de Jacqueline Dupré. Rien de moins.

Johannes Brahms: Symphonie n°3 (Gardiner, 2007)
Chez SDG (Soli Deo Gloria), le label qu'il a fondé, John Eliot Gardiner édite un programme dédié à Johannes Brahms. Le dialogue des pièces chorales sélectionnées avec la riche texture de la Symphonie n°3, précise une nouvelle compréhension sonore de l'univers brahmsien: plus limpide et transparent, plus instrumental et nuancé

Emile Goué: oeuvres pour piano 1 (Ternoy, 2008)
Premier volume d'une intégrale très attendue, l'album met en relief les facettes d'un tempérament hors du commun qui a été marqué et fauché par l'histoire... Samuel Ternoy restitue la qualité introspective, d'une rare profondeur poétique des oeuvres d'Emile Goué, impressionnistes, néobaroques, post romantiques et modernes, en somme parfaitement inclassables, ici jouées en première mondiale. Un cd événement

Brahms: Symphonie n°3 (Gardiner, 2007)
Ne serait-ce que pour les couleurs orchestrales, la précision et l’énergie constamment renouvelées, cette version profondément brahmsienne, mérite d’être connue. Le parti pris de John Eliot Gardiner est enthousiasmant.

Rachmaninov: Concerto pour piano n°3 (Matsuev, Gergiev, 2009)
Gergiev porte et embrase Rachmaninov. Outre la vitalité détaillée de l'orchestre et son énergie dramatique qui demeure légère sans pesanteur ni enflure, saluons la digitalité nerveuse, caressante, percussive sans sécheresse de Denis Matsuev

George Onslow: Quatuors opus 54, 55 et 56 (Quatuor Diotima, 2009)
Le style d'Onslow marque l'écriture chambriste française des années 1830: souci de la cohérence, renouvellement constant de la mélodie et des passages harmoniques, son art est bien celui d'un grand maître du romantisme français. Grâce au geste subtil et introspectif des Diotima, cet album est une révélation

Robert Schumann: Faust (Harnoncourt, 2008)
Dans ce live néerlandais d'avril 2008, Harnoncourt saisit la portée épique de chaque scène dont surtout le souffle mystique et universel de la fin de Faust en forme de transfiguration (III). Entre humanisme déchiré et déchirant, il sait tisser une fresque intime, schumanienne, où le Faust embrasé de Christian Gerhaher apporte une contribution jubilatoire...

John Field: intégrale des 7 Concertos pour piano (Restani, Guidarini, 2008)
Superbe intégrale en 4 cd qui "réhabilite" ou met l'accent sur un pianiste et compositeur qui en son temps, dans le premier quart du XIXè incarna une manière idéale: Chopin était fier de lui être comparé et pas un grand pianiste de renom ne cherchait alors à se rapprocher de son élégance, ses couleurs, son toucher. Paolo Restani et Marco Guidarini s'entendent à souligner la jubilation faccétieuse du maître du clavier avant Chopin, son esprit mozartien, son humour haydnien, sa finesse spirituelle

Istanbul. Dimitrie Cantemir (Savall, 2009)
Jordi Savall et ses complices revisitent l'Istanbul du prince morave Dimitrie Cantemir... Investie par une conscience spirituelle, et portée par une pratique aussi exigeante que poétique, la musique ici rayonne. Il n'en fallait pas davantage pour que le nouveau projet de Jordi Savall se réalise. Programme enchanteur qui nous dépose aux portes d'Istanbul, la magicienne, lieu surprenant des fraternités retrouvées...

Lully: les premiers opéras français (Reyne, 2001-2006)
Somme lullyste par Hugo Reyne... L'auditeur y retrouve quelques unes des meilleures lectures récentes des opéras de Lully. Hugo Reyne qui poursuit son intégrale Lully dans le cadre du festival Musiques à la Chabotterie en Vendée réussit sans réserve. Son Lully offre au plus grand Roi de l'Univers un spectacle narcissique et solennel, non dénué de poésie et de grâce dramatiques, qui lui renvoie l'image espérée. Coffret indispensable.

Rameau: Platée (Malgoire, 1988)
Platée épatante... En 1988, déjà, Jean-Claude Malgoire, à l'instinct pionnier et visionnaire, abordait les marécages bouffons de la plus délurée des grenouilles, vaniteuse amoureuse dont se moque tout l'Olympe. Les solistes Bruce Brewer, Nicolas Rivenq, Isabelle Poulenard font le miel de cette version bondissante...

Théodore Gouvy: Symphonie n°6, Sinfonietta (Mercier, 2007)
De la 6è, aux dimensions larges et profondes, qui communique la dernière manière du compositeur (âgé de 72 ans), l'Orchestre de la radio de Sarrebrück s'entend à merveille à distinguer le relief des bois, la vitalité engageante des cordes... NOuveau jalon décisif pour la réhabilitation du Gouvy symphoniste...

François Dumont, piano (Mozart: intégrale des Sonates, 2008)
Le coffret de 5 cd éblouit par la science de l'architecture, la vision délicate et raffinée, un toucher perlé qui confirme une maturité rare, hautement musicale et annonce de prochains autres accomplissements.

Vladimir Horowitz: the complete original jacket collection (1947-1982)
Voici l'un des "derniers romantiques", maître incontesté en son art digital au pianisme souverain, alliant profondeur, intériorité et suavité. Horowitz, à la technique éblouissante, qui fut encouragé par Scriabine au piano, alors qu'il se destinait plutôt à la composition, rayonne dans ce coffret qui récapitule près de 40 années de recherche et de travail pianistique. Coffret de 70 cd événement

Marcelo Alvarez, The Verdi Tenor (Oren, 2009)
Moins médiatisé que ses confrères Jonas Kaufmann ou Juan DIego Florez, Marcelo Alvarez s'impose dans ce cd, de façon indiscutable. De Manrico, l'interprète toujours juste nous rappelle que le héros est ici un adolescent, d'une jeunesse claire et ardente. Autant de souci de la couleur et du caractère qui le rapprocherait d'un... Beniamino Gigli, comme l'intéressé aime à le préciser.

Guide des instruments anciens (Ricercar, 2009)
L'angle est ouvert: il s'agit moins de musique ancienne et baroque que d'instruments d'époque: le spectre chronologique est large, remontant aux premières manifestations musicales à l'Antiquité, puis au Moyen-Age, jusqu'au classicisme (jusqu'à Beethoven, Meyerbeer et Rossini!). Le guide s'impose par la richesse des articles dédiés à chaque instrument-roi selon les périodes analysées. L'illustration flatteuse, l'apport audio généreux (8 cd)... le Guide Ricercar est incontournable...

Clair Obscur, dans le sillage de Caravage (Sacqueboutiers, 2009)
Les Saqueboutiers ont enregistré ce CD peu après il Combattimento de Tancredi e Clorinda de Monteverdi. Leur démonstration du grand pouvoir expressif de leurs instruments se poursuit avec le même succès. Cette fois des auteurs variés du début du XVIIème siècle sont à l’honneur aux côtés de Monteverdi. La voix agile et agréablement timbrée d’Adriana Fernandez sait s'accorder idéalement aux instruments convoqués...

Monteverdi: Tancredi & Clorinda (Sacqueboutiers, 2008)
Les Sacqueboutiers, ensemble de cuivres anciens de Toulouse, dirigés par Jean-Pierre Canihac et Daniel Lassalle ont désiré cette version du Combattimento depuis longtemps. Eux, qui sont les partenaires mondialement réclamés des plus fameux enregistrements montéverdiens (5 versions des Vêpres de la Vierge), ne pouvaient que nous enchanter par leur proposition d’interprétation. Le résultat est vraiment passionnant et le programme complémentaire, très original

Wagner: Der Ring des Nibelungen (Thielemann, 2008)
Opus Arte a bien raison d'éditer dans cette boîte événement de 14 cd, l'intégrale du Ring de Wagner, en provenance de Bayreuth, par l'excellent, généreux et détaillé Christian Thielemann. Certes la distribution pêche par certains rôles (Siegfried/Brünnhilde), mais l'unité et la cohérence, le style et le dramatisme prenant de la direction savent être continûment passionnants... Quand les solistes faiblissent, la fosse confirme de bout en bout sa magistrale activité...

Gershwin: Porgy and Bess (Harnoncourt, 2009)
A Graz, Harnoncourt dévoile the black soul et fait de Porgy and Bess, une tragédie humaine de la misère ordinaire... Les maîtres mots de cette approche lumineuse sont sa juvénilité, sa nervosité et sa tendresse réalisées outre la séduction attendrie de la direction, par la grande cohérence du plateau vocal.

Giuseppe Verdi: Requiem (Pappano, 2009)
Pappano évite toute sensiblerie démonstrative. On aime d'emblée le souffle des pages collectives, fresques chorales, symphoniques et solistiques qui après la Solemnis de Beethoven ou le Requiem de Berlioz, place Verdi au panthéon des prodigieux faiseurs de solennité humaine. Son Requiem est un véritable opéra sacré...

J.-S. Bach: Cantates BWV. 144,84,92 (Gardiner, 2000)
Un double album magnifique, ici avec de très beaux solistes, qui complète admirablement une intégrale qui est de plus en plus passionnante.

Hugues Dufourt: Les Météores (2005, 2006)
Daniel Kawka et l'Ensemble Orchestral Contemporain apportent leurs couleurs spécifiques dans ce grand repas cosmique dont le titre Météores renvoie évidemment aux origines primordiales et à l'écoute des mondes infinis. A la fois minutieux et poétique, le chef sait habilement conduire ses musiciens à la lisière et dans les failles allusives d'un langage "pluridimensionnel, polysémique"... celui essentiellement énigmatique de Hugues Dufourt...

Sandrine Piau: Handel, between heaven and earth (Montanari, 2008)
Ether, éclat azuréen, véritable tempérament haendélien, entre ciel et terre, Sandrine Piau n'a jamais autant charmé: son chant céleste s'élève, entre là aussi angélisme ardent et sensibilité embrasée, touchant au coeur (quelle dilection articulée du texte), en une lévitation communicative. Splendide récital haendélien.

Christian Gerhaher, baryton: Lieder de Mahler (2009)
Pas à pas, Christian Gerhaher construit une discographie magistrale. Après ses Schumann et ses Schubert (en même complicité car Gerold Huber l'accompagne déjà), ce nouveau disque Mahler est tout simplement bouleversant. Aucun doute, Christian Gerhaher dépasse tous ces contemporains: il est pour nous le Fischer-Dieskau du XXIème siècle. Disque majeur, donc incontournable...

Marcos Portugal Matinas do Natal (Turicum, 2009)
Portugal révélé! Célébration d'une constante inventivité voire facétie, la partition éblouit par son intelligence. C'est un tableau d'une naïveté désarmante, à la saveur populaire irrésistible, fruit des métissages les plus improbables. C'est une crèche recomposée, qui vit avec intensité l'effusion tendre qui vénère l'Enfant et le Sauveur du monde,

Mendelssohn: intégrale pour piano (Girod, 2004-2009)
L'interprète se distingue par un jeu au naturel permanent, léger, aérien, volubile même, qui sait être immédiatement profond. Ni appui ni affect surligné mais une digitalité continûment allante qui se fait caressante et parfois schubertienne: c'est dire l'approfondissement superlatif de la lecture. Conçue pendant presque 5 années, l'intégrale qui au départ n'en devait pas être une, enchante par son unité et ses multiples miroitements.

Renée Fleming: Verismo (Armiliato, 2008)
Comment définir l'art de Renée Fleming à l'aune de ce nouvel album? Intensité vocale, mais aussi projection naturelle du texte auxquelles la diva outre-atlantique apporte sa couleur spécifique: ce miel caressant qui se fait emblème d'une hyperféminité à la fois, mordante et hypnotique.

Viennoiseries musicales 1806-1826 (Hugo Reyne, 2007)
Hugo Reyne et plusieurs solistes de la Simphonie du Marais déroulent une somptueuse attention au timbre et à la couleur dans ce cycle de partitions méconnues dédié à un instrument vedette à Vienne au début du XIXè:la flûte ou canne Csakan. Digilité fluide, ligne aérienne et expressive, Hugo Reyne s'impose au service d'un répertoire à réinvestir...

Mendelssohn discoveries (Chailly, 2006-2009)
Manifeste juvénile et conquérant, le corpus ainsi ressuscité captive l'écoute. Nous sommes immergés dans le bain conceptuel, dans un magma sanguin dont l'incandescente flamme sait cependant respecter in fine le cadre formel choisi. Classicisme et romantisme, clarté et ténèbres, fougue mais équilibre... Chailly veille à l'unité des teintes convoquées en maestro supérieur

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