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VOS CRITERES DE RECHERCHE SONT: TOUS LES CD

 

Chroniques trouvées: 389

Claude Bouchard, Métamorphose (2007)
Avec atmosphère consonante dans l’écriture, des titres comme Vagues (très souple et scintillant à la fois), Lumière, Ferveur (gouttes d’eau, frémissantes, Pensée (étale et calme), Sérénité, inclinent vers une tradition méditante. Avant de terminer par un Caprice qui fera une trépidante sortie de messe, comme si vous y alliez…En somme, un témoignage attachant qui mérite l’excursion en découverte.

Robert Schumann: Le Paradis et la Péri (Harnoncourt, 2005)
A la fois, pêcheresse, Madeleine, âme déchue qui n'aspire qu'à renaître, Péri/Röschmann, de la terre et ne désirant que le ciel, s'impose dans son questionnement déchirant. Version majeure.

Ludwig van Beethoven: Cantates funèbre WoO87 (Layer, 2007)
Le document enregistré sur le vif à Montpellier en 2006 (Messe en ut), et 2007 (Cantate) mérite amplement d'être écouté, s'agissant d'oeuvres rares qui révèlent l'engagement et la ferveur du jeune Beethoven comme sa première tentative dans le genre liturgique...

Juha Uusitalo: The Wagner Album (Segerstam, 2007)
Connaissez vous Juha Uusitalo? Wagner est taillé pour la présence stylistique du baryton. Son ampleur dramatique donne du poids (entre autorité et tendresse) pour Wotan, père directif mais aussi meurtri, bannisant sa fille adorée Brunnhilde, la destinant au sommeil, dans le finale de La Walkyrie (1856).

O’Carolan’s Dream (Comte, 2007)
Ce qui intrigue davantage, c’est la mélancolie en profondeur de O’Carolan, souvent mise en miroir avec la mort, une fois canular distancié pour célébrer en taverne un de ses amis, mais plus souvent vraiment présente en Tombeau, ou complice et témoin des beaux rêves d’amour impossible...

Emile Goué: intégrale des Quatuors (Quatuor César Franck, 2006)
Chant de captivité et quête de refondation formelle, hymne pour une vie meilleure, le legs est bouleversant par son humanisme profond et sincère. En affinité, soucieux des couleurs et des accents, les membres du Quatuor César Franck nous offrent avec infiniment de style ces paysages lointains, d'un autre monde. Réalisation majeure

Jean Sebastien Bach: Cantates. "Concerto in dialogo" (Cohën-AKenine, 2007)
Ce "Concerto in Dialogo" nous offre une passionnante confrontation de l'orant en quête de Dieu. Théâtre sans théâtralité, lyrisme sans pathos, justesse des instrumentistes à laquelle répond l'âme sensible de Salomé Haller, voici dans la discograhie des Folies Françoises un indiscutable accomplissement.

Soleils baroques: Rossi, Marazzoli (Corréas, 2007)
La palette des timbres réunis par Jérôme Corréas ne manque ni de mordant ni de relief: le soprano âpre et métallique de Monique Zanetti se détâche: individualité permettant sous le masque des analogies et des métaphores du texte, que s'expriment les sentiments, émoi ou extase, brûlures, et même piqûres d'un texte imagé

Robert Schumann: Lieder (Gerhaher, 2007)
Peu à peu, après un cycle discographique dédié à Schubert, et un premier album Schumann, le baryton allemand Christian Gerhaher s'affirme comme l'un des meilleurs diseurs actuels. Voici l'un des albums les plus aboutis du soliste. Jubilatoire. En toute logique nous inscrivons ce récital discographique au nombre des meilleurs albums dans ce genre, de l'année 2008.

Estampies et danses royales (Savall, 2007)
Le geste est esthétisant, d'une rare opulence plastique, "aristocratique" ce qui sied parfaitement à un recueil qui est lié au goût du "Roi". D'ailleurs, cet approfondissement du geste instrumental, ciselant un "fini" sonore et une texture complexe autant que flamboyante, constitue le propre d'une lecture régénérante qui tranche avec la "naïveté" requise dans d'autres enregistrements

Fontana: Sonate (Almageste, 2007)
Sens des couleurs, raffinement de la texture, vocalità des timbres: la revanche des musiciens sur les peintres est totale! Le théâtre des instruments ressuscite les résonances et les mouvements de l'univers. Ce disque en témoigne de façon privilégiée. La conquête du ciel s'est faite par la musique.

Dietrich Buxtehude: Membra Jesu Nostri (Haller, 2007)
Projection, mystique et sensualité, de cette alliance idéalement réussie, les interprètes nous conduisent en un voyage époustouflant. Voici un nouveau jalon représentatif du travail poursuivi par Benoît Haller et son équipe de chanteurs et instrumentistes, "diseurs". Voici la puissance articulation du verbe sublimé par l'élévation du geste instrumental: alchimie gagnante. Nouvel indiscutable.

Benjamin Britten: Variations, Portraits, Simple Symphony (European Camerata, 2006)
Dans un répertoire à la fois virtuose et démonstratif, intérieur et pleinement investi, les musiciens de l'European Calerata font valoir leur sens de l'entente et du dialogue collectif. Une totale réussite.

Rolando Villazon: Cielo e mar
En avril 2008, grand retour de Rolando Villazon... Par sa voix attendrie, s'embrase la chaleur du sentiment. Que nous aimons ce soutien sans maniérisme des deux Faust, cette élocution naturelle, la tendresse primitive, presque fraîcheur et enchantement de Giovanni dans Maristella de Pietri, l'héroïsme vif argent de Rodolfo de Luisa Miller. Son premier cd chez DG est un défi relevé, étonnant, captivant

Nathalie Manfrino: Airs d'opéras français
Le soprano de Nathalie Manfrino se dévoile dans ce récital d'airs français. En héroïnes blessées et dignes, l'interprète offre une série d'incarnations sensibles, voire subtiles grâce à son articulation mesurée... chez Debussy, Bizet, et un trop rare Chausson d'autant plus méritant (Le Roi Arthus). Premier album chez Decca réussi. Talent à suivre

Xavier de Maistre: Nuit d'étoiles (Debussy)
Programme enchanteur porté par l'action conjuguée d'une voix imprévue (Diana Damrau) et de la harpe poétesse d'un maître interprète, de surcroît transcripteur inspiré (Xavier de Maistre): ce récital Debussyste convoque les étoiles et fait naître mille sensations oniriques. Album enchanteur

Albert Roussel: Symphonie n°2 (Denève, 2007)
Après un premier volume roussélien dédié à Bacchus et Ariane et la Symphonie n°3, Stéphane Denève récidive. Même affinité pour la Symphonie n°2, moins immédiatement accessible et tout autant abordée avec justesse, poésie, sensibilité. Nouvel accomplissement convaincant...

Maurice Ravel: Daphnis et Chloé (Gielen, 1997)
En maître absolu des visions successives, Gielen insuffle au ballet sa portée universelle qui dépasse immédiatement son cadre illustratif et son prétexte mythologique: le jeu des timbres, l'alliance et la successions des évocations, surtout la vision du chef, l'organisation et la structuration des plans sonores, sont de purs instants de magie symphonique

Fancesco Geminiani: Sonates (Cocset, 2006)
Bruno Cocset affirme sa prodigieuse éloquence, ambassadeur et maître-interprète d'un Geminiani passionné. Sa souveraine musicalité rayonne et profite à tous ses partenaires. Superbe récital.

Johannes Brahms: Sonates pour violoncelle et piano (Demarquette/Dalberto, 2008)
L'intelligence de Demarquette, la pulsation de Dalberto enchantent, enivrent, font tanguer comme un bateau ivre, l'instabilité émotionnelle d'un Brahms décidément, irrésistible. Magistral.

Jean-Sébastien Bach: Partitas n°2,3,4 (Perahia, 2007)
Douceur, suggestion, admirable élocution, le pianiste américain qui vit à Londres, nous éblouit et nous transporte de partita en partita. C'est à chaque écoute, l'expérience du départ et de la découverte. Voici assurément l'un des sommets de l'édition discographique 2008!

Le Mystère Stradivarius
Film, documentaire, performance d'un soliste dont quelques uns pourront regretter les effets de manche et les oeillades, voici sans hésitation un coffret désigné pour tout amateur de violon, que la question des Stradivarius passionne en particulier...

Albert Roussel: Bacchus et Ariane (Denève, 2006)
Stéphane Denève réenchante Roussel. Nous tenons là de toute évidence une version de référence d'autant plus décisive que de nouveaux enregistrements Roussel, si peu estimé à sa juste valeur et encore trop rare au concert, sont annoncés chez le même éditeur par les même interprètes.

Georg Friedrich Haendel: 6 Concertos pour flûte (Reyne, 2006)
Les 6 Concertos pour flûte affirment la maestrià d'Hugo Reyne, comme soliste et directeur de la Simphonie du Marais/ La sélection est habile, et le jeu, virtuose et habité

Camille Saint-Saëns: Samson et Dalila (Davis, 1989)
Une Baltsa épatante, imprécatrice et radicale à laquelle répond l'orchestre éloquent, dramatique et fluide de Sir Colin Davis: la vision est plus que récommandable, nécessaire

Mario del Monaco: "il favoloso" (1952-1964)
Abattage dense et articulé, sens dramatique et imprécation hallucinée, l'art du ténor se dévoile ici sans limites. Verdien et Puccinien hors pair, Mario del Monaco reste l'un des chanteurs les plus attachants, tour à tour, félin, racé, doué d'une lumière et d'une énergie exceptionnelles. Coffret incontournable.

Leos Janacek: Broucek, 1920 (Belohlavek, 2007)
Edition révisée, qui renforce le miroitement ambivalent d'un partition inclassable, plateau indiscutable, direction habitée, vive, affûtée, la version londonienne mérite amplement l'enregistrement. Nous tenons là à l'évidence, une version jubilatoire et nécessaire...

Gabriela Montero: Baroque. Improvisations (2007)
De toute évidence, cet album n'est pas pour les mélomanes soucieux d'exactitude: il ravira ceux que l'humeur personnel, les caprices d'une interprète qui ne manque pas de tempérament, ni de caractère, pourront bercer sans entrave.

Brigitte Engerer: Hymne à la nuit (Schubert/Liszt, 2007)
Sous les doigts de Brigitte Engerer, c'est le chant qui au final offre son rythme, commande l'effusion, transporte le coeur et l'âme jusqu'à l'extase. O nuit régénératrice et enchanteresse qui nous fait passer d'un bord à l'autre. Récital magnifique par la tenue de l'interprète comme l'intelligence du programme retenu.

Fritz Wunderlich, ténor. Airs sacrés (1956-1965)
Aux côtés de ses rôles profanes où il affirme sa posture sensuelle, héroïque et tendre, voici l'incomparable Wunderlich, porteur du message biblique, des évocations contemplatives plus chastes, en deux périodes parfaitement audibles, parmi les meilleures de son art vocal...

Jean-Sébastien Bach: Concerto Italien, Sonates (Guigues/Procopio, 2007)
Procopio/Guigues: duo gagnant. La sûreté avec laquelle le claveciniste bâtit et échafaude ses fragiles et flamboyantes arabesques relève ce défi, avec élégance et clarté. Et la fusion que le clavecin entretient tout au long de ce récital exigeant autant qu'enchanteur, avec sa partenaire, renforce notre enthousiasme

Antonio Vivaldi: Amor profano (Kermes/Marcon, 2006)
Kermes, étourdissante, Marcon, éloquent.Cet album, d'une éblouissante finition artistique, confirmant en ce point le précédent volume "Amor sacro", s'impose naturellement aux côtés de l'intégrale Naïve des opéras de Vivaldi. Incontournable.

Danielle de Niese: "Handel arias" (Christie, 2006)
Decca dévoile l'un de ses jeunes talents, passionnée par le théâtre baroque: Danielle de Niese. le récital étonne, surprend, captive, avec ses petites défaillances et ses immenses promesses. Voix à suivre.

Antonio Vivaldi: Nisi Dominus, Stabat Mater (Spinosi, 2007)
L'accord des solistes et de l'orchestre d'une onctueuse sensibilité reste constant, et sous la direction vive, fine, nerveuse de Jean-Christophe Spinosi, captivant. Ce nouveau disque Naïve est à classer parmi les meilleures réalisations vivaldiennes récentes et offre un accomplissement comparable à l'intégrale tout autant passionnante, des opéras du Pretre Rosso chez le même éditeur

Moussorgski: Tableaux d'une exposition (Rattle, 2007)
La "russité" de Rattle n'est ni tapageuse ni exacerbée. Son sens de l'analyse et des couleurs relève les défis picturaux lancés par Moussorgski comme l'élan irrépressible de la Symphonie n°2 de Borodine...

Diana Damrau: arie di bravura (Rhorer, 2006)