Debora Waldman joue Adams, Mahler, Tchaikovsky

debora waldman portraitDebora Waldman, les 10, 12 et 15 janvier 2017. La chef d’orchestre Debora Waldman dirige un superbe programme Adams, Mahler, Tchaikovski en janvier 2017, à la tête de l’Orchestre des Pays de Savoie. Diplômée de l’Université de Buenos Aires, lauréate des talents de l’ADAMI et de la fondation Simone et Cino del Duca, Debora Waldman affirme de concert en concert un beau tempérament expressif, ciselé et particulièrement nuancé pour Mozart (elle a créé pour aborder opéras et symphonies du Divin Wolfgang son propre ensemble, intitulé « Idomeneo » dès 2013), mais tout autant chaloupé et rythmiquement entraînant comme ses concerts Halloween, à la tête de l’Orchestre national de Lille l’ont amplement démontré (novembre 2016). Une versatilité de style, une aisance à transmettre et à partager qui promettent le même niveau en engagement et en intelligence musicale pour les 3 dates de janvier 2017, où la musicienne aborde trois pages stylistiquement très distinctes, véritable défi pour la chef et les instrumentistes ainsi questionnés : Adams (rythmique), Mahler (instrospectif), Tchaikovski (palpitant, mozartien). 3 dates événements.

 

 

 

John ADAMS
Shaker Loops (1978)

 

Gustav MAHLER
Symphonie n°10 (Adagio) (1910)
Vaste et ultime massif orchestral laissé inachevé du fait de la mort de Mahler en 1911, la Symphonie n°10 pose un problème d’exécution. Quelle version jouer parmi les multiples qui se réclament chacune de la pensée originelle du compositeur ? L’Adagio, premier mouvement, est le seul épisode véritablement terminé. D’environ 25-27 mn selon les approches, il est devenu même un morceau de bravoure auquel tous les chefs souhaitent un jour ou l’autre être confrontés. Son austérité n’écarte pas une sensualité mordante voire âpre qui exprime la conscience qui l’a inspiré, entre renoncement et ivresse hédoniste. Chaque proposition hésite entre deux lectures : expressives et exaltée (Bruno Walter, Leonard Bernstein), claire, objective, non sentimentale à la façon d’Otto Klemperer, grand mahlérien… (et disciple spirituel de Mahler).

 

Piotr Ilitch TCHAIKOVSKI
Sérénade pour cordes en do majeur opus 48 (1880)
Initialement conçu pour quintette pour cordes, la partition est achevée pour un orchestre à cordes, affirmant en dépit de son intitulé, son ampleur moins chambriste que symphonique. Tchaikovski y déploie son amour des formes passées, en particulier les premiers « orchestres baroques », puis classiques, à la façon des cassations viennoises, dans le style de Mozart, son grand modèle. De presque 30 mn en durée, la partition comporte 4 séquences : Pezzo in forma di sonatina (le plus mozartien des mouvements) / Valse / Elégie / Final-tema russo. Dans le dernier tableau, Tchaikovski emprunte au recueil de mélodies russes compilées par Balakirev : d’une saine et énergique pulsation ; le compositeur affirme la souveraine plasticité de la musique russe, sur toute autre source d’inspiration.

 

 

Debora Waldman dirige l’Orchestre des Pays de Savoie

 

 

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Programme “Cadences” / 3 dates :

Seynod (74) mardi 10 janvier 2017 Ă  20h30
Auditorium RĂ©servation : 04 50 52 05 20

Albertville (73) jeudi 12 janvier 2017 Ă  20h
Dôme Théâtre Réservation : 04 79 10 44 89

Gland (Suisse) dimanche 15 janvier 2017 Ă  17h
Théâtre de Grand-Champ Réservation : +41 79 173 35 03

Durée : 1h20 + entracte

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