Concert du JOA à Saintes

JOA_orchestre_violonisteSaintes, concert du Jeune Orchestre de l’Abbaye, JOA. Le 18 juillet 2014. Depuis ses premières sessions à l’Abbaye aux Dames de Saintes, le JOA Jeune Orchestre Atlantique – rebaptisé au moment où l’Abbaye aux Dames devenait Cité musicale (2014) : Jeune Orchestre de l’Abbaye, ne cesse de porter toujours plus loin les apports bénéfiques des instruments d’époque dans l’interprétation des partitions classiques et romantiques; rien n’égale en Europe la formation ainsi proposée aux jeunes instrumentistes venus du monde entier pour y suivre les conseils de l’équipe pédagogique (en particulier les instrumentistes professionnels de l’Orchestre des Champs Elysées), de façonner et perfectionner leur propre jeu sous la conduite des chefs aujourd’hui reconnus : récemment David Stern, Louis Langrée ou Christophe Coin, et régulièrement, Philippe Herreweghe soi-même.
L’obtention d’un Master “recherche et pratiques d’ensemble” valide aujourd’hui ce que tout jeune instrumentiste soucieux de technicité et de style souhaite maîtriser. En plus d’une discipline collective, les jeunes musiciens du JOA apprennent l’écoute, recueillent l’expérience des aînés spécialistes de l’interprétation symphonique “historiquement informée”.

 

 

 

 

JOA : Jeune Orchestre Audcieux (et défricheur)

 

Ainsi, à l’été 2013, volet toujours très attendu du festival estival, le JOA ose aller plus loin encore ; il repousse le cadre chronologique des périodes classiques et romantiques … jusqu’à la Symphonie n°1 Titan de Gustav Mahler (1889) … un nouveau défi post romantique se dresse face à l’énergie et à la curiosité des apprentis musiciens, pour lequel s’engage aussi le chef flamand Philippe Herreweghe qui depuis sa création, suit les avancées et l’évolution de l’orchestre. Captation intégrale de la Symphonie n°1 Titan, week end inaugural du festival de Saintes 2013
A l’été 2014, la phalange de jeunes instrumentistes tout en demeurant fidèle aux Viennois classiques et romantiques, soit Haydn et Beethoven, – deux compositeurs qui forment le noyau de leur répertoire-, poursuit son exploration des auteurs du XXème avec Stravinsky, une occasion prometteuse qui apporte ses fruits au contact d’un auteur célébré pour son énergie rythmique et sa science de l’orchestration. Précision, écoute, phrasés, équilibre et richesse dynamique sont de rigueur pour le programme défendu ce 18 juillet 2014 à 17h :

 

 

 

vendredi 18 juillet 2014,
Abbaye aux Dames, 17h
Stravinsky, Mendelssohn, Beethoven (Alexandre Janiczek, direction)

JOA_jeune_orchestre_atlantiqueLe 18 juillet, place à Stravinsky (Concerto en ré), Mendelssohn (Concerto pour violon), Beethoven (Grande Fugue opus 133) : un incroyable programme d’une difficulté prometteuse où se croisent le jeu concertant,tendre et lumineux de Mendelssohn, couplé au jeu formel de haute virtuosité signé Stravinsky, sans omettre en apothéose finale, l’architecture contrapuntique si redoutable composée par Beethoven dans sa grande Fugue opus 133. Les seuls pupitres des cordes y sont portés, encadrés, chauffés par l’excellent violoniste et chef Alexander Janiczek dont on se rappelle la fougue et l’implication totale comme premier violon pour la Symphonie Titan de Mahler, créé l’année dernière (en ouverture du festival estival 2013), ici même à Saintes (voir le reportage vidéo ci dessous). Le Concerto en ré de Stravinsky composé en 1946 est la première œuvre qui marque le retour du compositeur sur le sol européen (après son émigration aux States en 1939).  Trois parties (Vivace, Arioso, Rondo) composent une œuvre d’une versatilité fugace, frémissante, voire frénétique (le staccato “ben articolato” en doubles croches du Rondo final). Comme celui de Stravinsky, le Concerto pour violon de Mendelssohn est en ré… mais mineur, écrit en 1822, œuvre printanière, de jeunesse (Mendelssohn n’a que 13 ans) qui semble prolonger JS Bach, son grand modèle. Déjà, le final, (rondo sur motif de gavotte) manifeste le génie mendelsohnien pour l’élan chorégraphique et la vitalité échevelée.

 

 

Le JOA en vidéo
Gustav Mahler : Symphonie n°1 Titan, 4ème mouvement
(13 juillet 2013)

Gustav Mahler : Symphonie n°1 Titan. Grand reportage, entretien avec les musiciens et Philippe Herreweghe (13 juillet 2013)
Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonorités étranges et familières, à la fois autobiographiques donc intérieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spécifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche très attendue des textures et étagements malhériens. A Saintes, lieu de résidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se réalise sur une partition majeure du … XXème siècle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immédiatement, ainsi au diapason d’une subjectivité à l’échelle du cosmos, établissent de nouvelles règles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son … en route pour la modernité complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXème siècle !

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