Centenaire du Sacre du printemps sur Mezzo

TĂ©lĂ©. Mai 2013 : centenaire du Sacre de Stravinsky. Mezzo  lui dĂ©die 5 soirĂ©es exceptionnelles …

En mai 2013, Mezzo fĂȘte trĂšs honorablement le centenaire du Sacre du Printemps de Stravinsky/. Du 3 au 31 mai, 5 soirĂ©es spĂ©ciales dĂ©voilent et le ballet originel et l’Ă©criture moderniste visionnaire de Nijinsky pour la crĂ©ation parisienne de mai 1913, et les chorĂ©graphes du XXĂš qui aprĂšs lui, ont renouvelĂ© le ballet du Sacre en apportant Ă  chaque fois, un style rĂ©solument novateur. Serait ce que la musique de Stravinsky soit bien le creuset d’une modernitĂ© atemporelle, et la source d’inspiration majeure des grands chorĂ©graphes de notre temps ?

Mezzo

Centenaire du Sacre du printemps

Les écritures chorégraphiques qui ont compté
Les 3, 9, 17, 24 et 31 mai 2013
5 soirĂ©es spĂ©ciales ” Sacre du printemps de Stravinsky “

 

Vendredi 3 mai 2013, 20h30

Vaslav Nijinsky est« celui par qui le scandale arrive »

sacre_nijinsky_448ChorĂ©graphe du Sacre, il a ici ouvert la voie Ă  la danse contemporaine. OubliĂ©e, la chorĂ©graphie originale de Nijinsky a pu ĂȘtre reconstituĂ©e grĂące au travailacharnĂ© de Millicent Hodson. AprĂšs quinze annĂ©es de recherches, elle est parvenue, avec l’aide notamment de Marie Rambert, qui avait Ă©tĂ© l’assistante de Nijinski, Ă  recomposer le Sacre des origines dans la gestuelle originelle. La re-crĂ©ation de cette chorĂ©graphie est ici menĂ©e jusque dans les costumes par la compagnie-mĂȘme qui lui avait donnĂ© naissance (« Les Ballets Russes» Ă©tait l’autre nom des danseurs du Mariinsky lors de leurs tournĂ©es en France) et dirigĂ©e par Valery Gergiev.

Le Sacre est complĂ©tĂ© par une autre chorĂ©graphie lĂ©gendaire de Nijinsky, PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un faune de Debussy, aussi abouti que le Sacre (a contrario de jeux du mĂȘme Debussy que Nijinsky avait semble t il en partie nĂ©gligĂ© faute de temps : la transposition de l’action sur un terrain de tennis restait trop lĂ©gĂšre… ). Mezzo ajoute aussi deux autres ballets : un autre rĂ©volutionnaire de Stravinsky confiĂ© aux Ballets Russes (encore dans sa chorĂ©graphie originale), L’Oiseau de Feu, et ShĂ©hĂ©razade de Rimski-Korsakov, chorĂ©graphiĂ©e en 1910 par Michel Fokine pour les Ballets Russes avec Nijinski dans l’un des rĂŽles principaux.



sacre_nijinsky_448Ă  20h30 : Le Sacre du Printemps, version Nijinsky 1913
reconstitution de la chorégraphie de Nijinsky par Millicent Hodson
Ballet du Théùtre Mariinsky de SaintPetersbourg Orchestre du Mariinsky, Valery Gergiev
Enregistré au Théùtre Mariinsky en 2008.
RĂ©alisĂ© par Denis CaĂŻozzi– DurĂ©e : 43mn

Ă  21h25
PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un faune
Ballet« Les Saisons Russes » (ballet du Théùtre du Kremlin), Nikolaï Tsiskaridzé. Enregistré en 2009.
RĂ©alisĂ© par Laurent Gentot– DurĂ©e : 20mn

Ă  21h50
L’Oiseau de feu
Ilya Kuznetsov (Ivan Tsarevich), Marianna Pavlova (la princesse), Vladimir Ponomarev (Kachtchei), Ekaterina Kondaurova (l’Oiseau), Ballet du Mariinsky Orchestre du Mariinsky, Valery Gergiev.
Enregistré au Théùtre Mariinsky en 2008. Réalisé par Denis Caïozzi. Durée :51mn

Ă  22h45
Sheherazade
Chorégraphie de Michel Fokine
Farukh Ruzimatov, Corps de ballet du ThĂ©Ăątre MikhaĂŻlovsky. EnregistrĂ© au ThĂ©Ăątre MikhaĂŻlovsky en 2009. RĂ©alisĂ© par Laurent Gentot– DurĂ©e : 26mn

Jeudi 9 mai 2013, 20h30

SoirĂ©e BĂ©jart : le ” Sacre du sexe “

AprĂšs le choc de la crĂ©ation, il faudra attendre de nom breuses annĂ©es avant de voir une nouvelle chorĂ©graphie marquante conçue Ă  partir du chef d’oeuvre de Stravninsky et Nijinsky. C’est sans doute BĂ©jart qui, en 1959, est le premier Ă  proposer une relecture mĂ©morable (en dĂ©pit des critiques de Stravinsky toujours aiguisĂ© et sceptique vis Ă  vis du ballet associĂ© Ă  sa souveraine musique), en dĂ©plaçant le discours vers une rencontre du masculin et du fĂ©minin. La soirĂ©e, prĂ©sentĂ©e par Gil Roman, directeur du BĂ©jart Ballet, culmine dans un Sacre donnĂ© l’annĂ©e derniĂšre par le BĂ©jart Ballet et complĂ©tĂ©e par d’autres chorĂ©graphies du maĂźtre et de son fils spirituel. Introduction par Gil Roman Ă  20h30 (durĂ©e : 10mn)



Ă  20h40

SACRE_bejart_582Le Sacre du printemps version BĂ©jart
Chorégraphie de Maurice Béjart
Ballet de Lausanne, Gil Roman EnregistrĂ© au ThĂ©Ăątre Stadsschouwburg d’Anvers en 2012. RĂ©alisĂ© par Arantxa Aguirre. DurĂ©e:45mn

Ă  21h35
Cantate 51
chorégraphie de Maurice Béjart
BĂ©jart Ballet de Lausanne – Musique : Jean-SĂ©bastien Bach (enregistrĂ©e par Maurice AndrĂ©, trompette), Teresa Stich Randall (soprano), Orchestre de Chambre de la Sarre, Karl Ristenpart) EnregistrĂ© au ThĂ©Ăątre Stadsschouwburg d’Anvers en 2012. RĂ©alisĂ© par Arantxa Aguirre. DurĂ©e : 20mn

Ă  22h
Aria
Béjart Ballet de Lausanne. Musiques: Jean-Sébastien Bach, Nine Inch Nails, Melponem, chants inuits
 Enregistré au Théùtre de Beaulieu en 2009. Réalisé par Sonia Paramo. Durée : 46mn.

Ă  22h50
Syncope
Chorégraphie de Gil Roman
BĂ©jart Ballet de Lausanne EnregistrĂ© au ThĂ©Ăątre Stadsschouwburg d’Anvers en 2012. RĂ©alisĂ© par Arantxa Aguirre. DurĂ©e : 29mn

Vendredi 17 mai, 20h30
Soirée Maryse Delente: Sacre au féminin

Laissons la parole Ă  la chorĂ©graphe : “Danser le Sacre reste un des moments extraordinaires de ma carriĂšre d’interprĂšte. Le dĂ©sir de faire ressentir ces frissons aux danseuses de ma compagnie a Ă©tĂ© plus fort que la crainte de montrer au public une nouvelle version, aprĂšs celles de Nijinski, Mary Wigman, BĂ©jart, Pina Bauch, Mats Ek
 Laisser aller la musique et simplement s’imprĂ©gner de ces rythmes qui font Ă©cho aux pulsions de la vie, de ses passages, de ses rites, de ses « petites morts » ” La soirĂ©e est prĂ©sentĂ©e par Maryse Delente et complĂ©tĂ©e par une autre de ses chorĂ©graphies, Giselle ou le mensonge romantique, par ailleurs donnĂ©e au ThĂ©Ăątre national de Grenoble en mai. Introduction par Maryse Delente Ă  20h30(durĂ©e:10mn).

Ă  20h40
Le Sacre du printemps
Chorégraphie de Maryse Delente.
Inédit. Compagnie Maryse Delente
Enregistré en 1993. Réalisé par Charles Picq. Durée:40 mn

Ă  21h35
Giselle ou le mensonge romantique
Chorégraphie de Maryse Delente.
Inédit. Compagnie Maryse Delente
Enregistréen1995. Réalisé par Charles Picq. Durée:1h

Vendredi 24 mai, 20h30

 Soirée Uwe Scholz : Sacre de mort

Uwe Scholz attendra longtemps (pour lui qui parvint si vite aux sommets de la danse) avant de chorĂ©graphier son Sacre. Ce ne sera en fait pas un mais deux Sacres– un Sacre« de chambre » pour un danseur et deux pianos ; et un Sacre« symphonique » pour sa troupe de Leipzig – et surtout, plus que pour aucun autre chorĂ©graphe sans doute, ce sera son Sacre, y incluant des Ă©lĂ©ments autobiographiques, jusqu’à y prophĂ©tiser sa propre mort qui survient un an aprĂšs avoir achevĂ© le cycle. La soirĂ©e est prĂ©sentĂ©e par RĂ©my Fichet, l’un des danseurs fĂ©tiches de Scholz et dĂ©voile aussi en complĂ©ment, une autre grande chorĂ©graphie « symphonique » (sa ” Great Mass ” d’aprĂšs les musiques de Mozart, KurtĂĄg et PĂ€rt).
Introduction par Rémy Fichet à 20h30 (durée : 10mn)

Ă  20h40
Le Sacre du printemps
Chorégraphie de Uwe Scholz
Giovanni di Palma, Kiyoko Kimura, Ballet de Leipzig, Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, Henrik Schaeffer. EnregistrĂ© Ă  Leipzig en 2007. RĂ©alisĂ© par GĂŒnter Atteln. DurĂ©e:40mn.

Ă  21h30
Great Mass
Chorégraphie de Uwe Scholz
Christoph Bohm, Mariana Dias, RĂ©my Fichet, Michael Goldhahn, Kyoko Kimura, Sven Kohler, Oksana Kulchytska, Montserrat Leon, Giovanni di Palma, Gabor Zsitva, Ballet de Leipzig. Eun Yee You, Marie-Claude Chappuis (sopranos), Werner GĂŒra (tĂ©nor), Friedemann Röhlig (basse), Orchestre et ChƓ ur du Gewandhaus de Leipzig, EnregistrĂ© Ă  Leipzig en 2005. RĂ©alisĂ© par Hans Hulscher. DurĂ©e:2h10

 

Vendredi 31 mai Ă  20h30
Soirée Jean-Claude Gallota

Le Sacre du Printemps de Jean-Claude Gallotta est gravĂ© au compas sur un pupitre d’écolier. Le futur chorĂ©graphe entend l’Ɠuvre pour la premiĂšre fois sur un vieux tourne disque. Assoupi sur son banc en bois, il «s’enrĂȘve» aussitĂŽt, dit-il aujourd’hui. Ces souvenirs ont prĂ©sidĂ© Ă  un Sacre d’aprĂšs cette premiĂšre version de l’Ɠuvre, rude, sans affĂšteries, sans brillance superflue et dĂ©corative, dirigĂ©e et enregistrĂ©e par Igor Stravinsky lui-mĂȘme. Pas d’anecdote, pas d’intrigue.

Jean-Claude Gallotta ajoute : pas d’Élue, ou du moins pas d’Élue unique, glorifiĂ©e puis sacrifiĂ©e. Chaque interprĂšte fĂ©minine est « Ă©ligible », tour Ă  tour, pour rĂ©torquer à«l’obscur pouvoir discrĂ©tionnaire» des dieux. Du rituel dĂ©fendu par les augures et les Sages, Jean-Claude Gallotta a Ă©galement retenu le double sens Ă©tymologique de « relier» et de « se recueillir». Il s’agit bien pour lui de se recueillir, comme Ă  genoux, sur les marches de l’autel … Introduction par Jean-Claude Gallotta Ă  20h30 (durĂ©e : 10mn)

Ă  20h40
Le Sacre du Printemps
Chorégraphie Jean-Claude Gallota
Alexane Albert, Matthieu Barbin, AgnÚs Canova, Ximena Figueroa,Ibrahim Guétissi, Mathieu Heyraud, Georgia Ives, Cécile Renard, Gaetano Vaccaro, Thierry Verger, Stéphane Vitrano, Béatrice Warrand, Thalia Ziliotis. Enregistré au Théùtre national de Chaillot en 2012. Réalisé par Jean-Marc Birraux. Durée : 37mn.

Ă  21h30
Cher Ulysse
Chorégraphie de Jean-Claude Gallota
Françoise BalGoetz, Xiména Figueroa, Marie Fonte, Mathieu Heyraud, Benjamin Houal, Yannick Hugron, Ibrahim Guétissi, Simon Nemeth, Cécile Renard, Thierry Verger, Loriane Wagner, BéatriceWarrand et Jean-Claude Gallotta. Enregistré en 2007. Réalisé par Jean-Marc Birraux. Durée : 1h10

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