CD événement, annonce, cycle Haendel. OTTONE de HANDEL / HAENDEL par CENCIC & Hallenberg (Decca)

CD, cycle Haendel. HANDEL / HAENDEL par CENCIC. Après Arminio (Handel), Siroe (Hasse) et un recueil récent dédié aux Arie napolitane, Max Emanuel Cencic ressuscite une nouvelle perle lyrique de Haendel : OTTONE. Désormais bien implanté à Londres, pour la saison 1722-1723 de l’Opéra du Roi (King’s Theatre de Haymarket), Haendel opère une nouvelle offre lyrique, avec un nouveau librettiste Nicolas Haym. Deux joyaux voient ainsi le jour Ottone et Flavio. Ottone, fils du roi Henri l’Oiseleur, souverain de Francie orientale, incarne la grandeur d’un destin impériale au Xè siècle, offrant à l’histoire germanique, une épopée et une figure de légende. Le héros incarne la superbe et le courage politique.

 

 

Sur les traces de Senesino et la Cuzzoni,

MAX EMANUEL CENCIC et ANN HALLENBERG
chantent OTTONE de HANDEL / HAENDEL

 

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La petite histoire faisant la grande, fournit des anecdotes savoureuses : Haendel embauche la diva phénoménale, prima donna légendaire, Francesca Cuzzoni pour laquelle il écrit le rôle de Teofane. Mais capricieuse, arrogante, impossible, la Cuzzoni refusa net de chanter son premier air «Falsa immagine» ; mal lui en prit car Haendel faillit l’étrangler et son air, suscita comme tous les autres, un immense succès auprès du public… Pour assurer le triomphe de son nouvel opera italien, le compositeur employa aussi le castrat Senesino dans le rôle de Ottone. Deux immenses personnages lyriques que chantent aujourd’hui deux monstres sacrés du chant baroque actuel : l’excellente mezzo Ann Hallenberg (consacrée « meilleure mezzo actuelle par CLASSIQUENEWS) et le contre-ténor altiste Max Emanuel Cencic. Le contre ténor qui a toujours aimé se mettre en scène, affine pour chaque nouveau lancement discographique : sur la couverture de cet OTTONE prometteur, – comme il l’avait fait d’Arminio (où il paraissait en espion, pistolet en main), le voici en Ottone, défiant, arborant son animal emblème, un superbe aigle royal, bec ouvert, prêt à s’élancer. En dompteur de rapace, Cencic tient la pose en héros époque digne des séries actuelles, « Vikings » ou « Game of thrones ». Souhaitons que la réalisation artistique et musicale soit à la hauteur de ce marketing des plus attractifs…

handel-haendel-portrait-classiquenewsLe livret de Nicolas Haym qui mêle comme l’exige le goût de l’époque, souffle historique et labyrinthe sentimental, met en avant les essais de la princesse Teofane, qui à Rome tente d’épouser Ottone. Mais elle ne connaît le souverain qu’à travers un portrait et doit contourner les intrigues politiques de Gismonda et de son fils Adalberto qui se fait passer pour Ottone… Ottone fut l’un des plus grands succès du vivant de Haendel à l’égal de Rinaldo, dix ans auparavant. Le nombre d’airs dépasse peut-être celui de tout autre opéra jamais représenté en Angleterre : un record en quantité comme en qualité, en inspiration comme en exubérance. Les airs «Falsa immagine» et «Affanni del pensier» de la princesse byzantine Teofane, ou les airs «Ritorna, o dolce amore» d‘un Otton, désirant, languissant, le frénétique «Dell’onda ai fieri moti»  et «Dopo l’ordre», associant flûte et voix, affirment un ouvrage d’une classe remarquable : l’un des meilleurs opéras italiens à Londres de Haendel, génie du baroque héroïque et amoureux. AGENDA : à l’affiche du Festival de Beaune, le 7 juillet 2017, 21h (Cour des Hospices).

 

 

 

OTTONE, RE DI GERMANIA de 
George Friedrich Haendel – HANDEL / 1685-1759
Opéra en 3 actes, créé le 10 janvier 1723 au King’s Theatre, Haymarket de Londres
Livret de Nicola Francesco Haym, d’après “Teofane” de Stefano Pallavicino

Ottone: Max Emanuel Cencic, contre-ténor
Gismonda: Ann Hallenberg, mezzo-soprano
Teofane: Lauren Snouffer, soprano
Emireno: Pavel Kudinov, basse
Adalberto: Xavier Sabata, contre-ténor
Matilda: Anna Starushkevych, contralto

Ensemble sur instruments anciens IL POMO D’OR
GEORGE PETROU, direction

 

 

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CLIC D'OR macaron 200CD événement, annonce. HANDEL : OTTONE (1722) par Max Emanuel Cencic et Ann Hallenberg (2 cd Decca). Il Pomo d’Oro. George Petrou, direction. Parution annoncée : le 26 mai 2017. Grande critique développée à cette date, dans le mag cd, dvd, livres de CLASSIQUENEWS.COM. Probable CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2017 : verdict après écoute intégrale pour la critique exhaustive de l’enregistrement.

 

 

ARGUMENT / SYNOPSIS
par classiquenews.com

Rome et ses environs.

Acte I
OTTON VAINQUEUR, ADELBERTO DEMASQUÉ. Alors que l’arrivée d’Ottone (roi de Germanie) à Rome a été retardée par une bataille maritime contre les Sarrasins conduits par le pirate Emireno, Gismonda (veuve de Berengario, l’usurpateur lombard) tente un coup d’État pour installer son fils Adelberto sur le trône impérial ; ce dernier doit se faire passer pour Ottone auprès de Teofane (fille de l’empereur de Constantinople), qui n’a pas encore rencontré son fiancé.
Ainsi, Teofane est surprise l’homme qui l’accueille et le portrait d’Ottone qu’elle connaît. De son côté le vrai Ottone a capturé Emireno, et vaincu les Sarasins. Il apprend de sa cousine Matilda que Gismonda et Adelberto ont tenté de prendre le pouvoir : Ottone accorde à Matilda les troupes qu’elle demande pour se venger d’Adelberto (à qui Matilda est fiancée). A Rome, les usurpateurs s’affirment. Gismonda se présente à Teofane comme la mère d’Ottone, Adelaide. Le mariage est annoncé quand Gismonda annonce que les portes de la ville ont été ouvertes à Ottone et ses troupes ; son fils Adelberto doit combattre ou mourir. Alors Teofane comprend que cet Ottone prétendu n’est pas celui qu’elle doit épouser, mais l’usurpateur Adelberto. Ce dernier est vaincu par Ottone qui l’emprisonne avec Emireno. Ottone célèbre le mariage, récompense de la guerre.

 

Acte II

Complice de Gismonda, Matilda, cousine d’Otton, tente d’infléchir la cruauté de son cousin vis à vis de son fiancé Adelberto. Se méprenant sur l’étreinte des deux cousins, Teofane pense que Matilda aime Otton et devient donc sa rivale. Doutant de l’amour d’Otton, Teofane, dans un jardin au bord du Tibre surprend Emireno et Adelberto entrain s’enfuir des geôles d’Otton.
Adelberto enlève Teofane (qui s’évanouit), et les fugitifs se précipitent jusqu’au bateau.

 

Acte  III

Ottone regrette que Teofane ait disparu. Triomphante Gismonda lui apprend qu’Adelberto et Emireno se sont enfuis ; Surtout que Adelberto lui a ravi Teofane. Nouvelle identité révélée : le vaisseau d’Emireno est empêché par une tempête de quitter le fleuve. A l’aube il reconnaît Teofane et apprend d’elle que l’usurpateur Nicephero a été chassé de Constantinople ; il l’étreint affectueusement, fait arrêter Adelberto, rassure Teofane et la place sous sa garde, puis prend congé sans révéler son identité. Mais Teofane jure face aux soldat d’Emireno qu’elle sera toujours fidèle à Ottone. Mais Emireno protecteur, revient et révèle à Teofane qu’il est son frère Basilio depuis longtemps perdu (véritable héritier du trône Byzance) et promet d’être son protecteur.
Emireno livre Adelberto enchaîné, à Ottone. C’est Matilda qui le tuera elle-même ; la confession d’Adelberto lui fait lâcher son poignard, dont s’empare Gismonda, qui tente un suicide. Ainsi les usurpateurs, le fils et la mère, sont-ils entravés. Lieto finale : Ottone et Teofane sont enfin unis ; les coupables, Gismonda et Adelberto, sont pardonnés; Matilda libère Adelberto, qu’elle accepte pour époux.

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