CD coffret événement : BEETHOVEN. Wiener symphoniker / Philippe Jordan. Symphonies 1 – 9 (2017 – 6h)

CD coffret événement : BEETHOVEN. Wiener symphoniker / Philippe Jordan. Symphonies 1 – 9 (5 cd – 2017 – 6h)  -  Pour l’année BEETHOVEN 2020, et souligner les 250 ans de la naissance du génie romantique germanique, entre Allemagne et Autriche, Bonn et Vienne, l’Orch Symphonique de Vienne / Wiener Symphoniker fête l’événement, et dès nov 2019, comme en préambule d’une année mémorable en célébrations et réalisations diverses, éditait ce superbe coffret de 5 cd soit les 9 symphonies, récapitulant le geste du maestro Philippe Jordan, directeur musical depuis 2014.

BEETHOVEN JORDAN philippe symphonie symphoniker wiener cd SOny classiquenews critique review classiquenewsLa phalange viennoise n’a rien à envier à sa sœur ainée, l’Orchestre Philharmonique / Wiener Philharmoniker, à l’histoire glorieuse et l’actualité médiatique demeurée intacte (entre autres grâce chaque début d’année nouvelle au Concert du Nouvel An retransmis à l’échelle planétaire). Souplesse, élégance, entrain… les instrumentistes du Symphonique de Vienne ont pour eux la familiarité avec les répertoires classiques et romantiques, depuis des décennies. Il suffit de citer quelques uns des chefs les plus importants, pour mesurer la tradition musicale cultivée depuis le début du XXè (sa création remonte à 1900), et évaluer ce goût des répertoires pour inscrire la phalange parmi les meilleures d’Europe : Wilhelm Furtwängler, Herbert von Karajan, Carlo Maria Giulini, surtout Georges Prêtre, chef lyrique autant que symphonique qui aura marqué l’évolution de la phalange…
Actuellement Philippe Jordan recueille les bénéfices de ce riche passé, pilotant l’intégrale des symphonies de Beethoven depuis le printemps 2017, et fixant les apports de son travail avec les Viennois en 9 prises live (réalisées lors de concerts publiques au Musikverein de Vienne). Le directeur musical de l’Opéra de Paris affiche une santé rayonnante, celle qui fait les très bons chefs à l’opéra comme en concert symphonique. Le soin du détail, la lisibilité du contrepoint, l’architecture et la dramaturgie ne sont pas lissés comme ailleurs, mais le relief et l’articulation apportent une définition accrue des plans sonores. Le chant des cordes, leur souplesse, leur clarté s’avère engageante ; mais c’est surement l’énergie et une nervosité parfaitement articulée qui sont les qualités distinctives de cette intégrale, à la fois expressive et lumineuse. Voilà une lecture globale de poids qui souligne combien il est légitime de jouer Beethoven à Vienne, … où toutes les symphonies furent créées.
Nos préférences vont vers la toniticité active des 1ère, 3è, 7è, 8è ; le sens des nuances dans la Pastorale (6è) ; évidemment la conclusion des 9, l’ultime 9è qui outre l’implication active des pupitres, convainc grâce à la participation de solides solistes (dont la basse René Pape) et un chœur prêt à en découdre : le résultat fruit du muscle et de la concentration offre un paysage sonore, riche et puissant, détaillé et équilibré. La 9ème justement dont la tonalité en ré majeur (finale) renvoie à la 2 : une fin et aussi une boucle comme un recommencement. e Jordan tient à exprimer le sens de chaque symphonie : formellement équilibrée et révolutionnaire mais toujours au service d’une pensée qui marche. Beethoven, un marcheur ? Un coureur de fond plutôt. Prêt et préparé à toute forme de randonnée : c’est un endurant qui aura enduré tant de blessures comme d’échecs. Mais un lion qui rugit toujours avec la même fulgurance.

Philippe J offre une lecture personnelle et contrastée de la 9è : majesté ample et qui respire de l’Allegro ma non troppo, un poco maestoso ; tension fervente du fugato, avant que l’espoir d’une humanité (surtout européenne, hymne oblige) réconciliée et fraternelle ne se lèvre, fière et déterminée dans l’énoncé de lu manifeste pour un nouveau monde (ode à la joie articulé pour la première fois par contrebasse puis violoncelles).

CLIC D'OR macaron 200La 9è frémit des assauts d’un esprit conquérant qui impérieusement, convoque, invite, éclaire l’humanité encore aveugle et soumise. Cette intégrale outre qu’elle souligne le haut niveau de l’orchestre, est une excellente alternative à celle des Wiener Philharmoniker justement sous la direction d’Andris Nelsons, nouveau leader symphonique chez DG (chez Bruckner, Chosta, et donc Beethoven dont ils ont réalisé l’intégrale des symphonies beethovéniennes). Les défis ne font pas peur au chef, digne fils de son père, l’excellent et légendaire Armin Jordan : Philippe Jordan vient d’être nommé directeur musical à la Staatsoper de Vienne, à partir de septembre 2020.

 

 

 

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CD coffret événement : BEETHOVEN. Wiener symphoniker / Philippe Jordan. Symphonies 1 – 9 (2017 – 6h) – CLIC de CLASSIQUENEWS de décembre 2019 / Noël 2019

• d’infos : https://www.wienersymphoniker.at/en/media/beethoven-symphonies-nos-1-9

9 symphonies de Ludwig van Beethoven
Philippe Jordan, direction
Wiener Symphoniker

Symphonie n°9
Anja Kampe, soprano
Daniela Sindram, mezzo-soprano
René Pape, basse
Burkhard Fritz, ténor
Singverein der Gesellschaft der Musikfreunde
Johannes Prinz, chef de chœur

vidéo : Philippe Jordan et les Wiener Symphoniker jouent les 9 symphonies de Beethoven (2017) :

Approfondir
Les Wiener Symphoniker sont nés en 1900, donnant leur premier concert inaugural au sein du Musikverein, le 30 octobre 1900 sous la direction de leur chef historique Ferdinand Löwe.

L’orchestre a compté quelques maestros légendaires dont Herbert von Karajan (1950–1960), Wolfgang Sawallisch (1960–1970) , dans la lignée des Josef Krips, Carlo Maria Giulini ou Gennady Rozhdestvensky. Georges Prêtre en fut Chief Conductor de 1986 à 1991. Rafael Frühbeck de Burgos puis Vladimir Fedoseyev leur ont succédé. Fabio Luisi a assuré la fonction de directeur artistique et chef principal dès 2005-06, son successeur étant à partir de la saison 2014-15 : Philippe Jordan.

Les directeurs musicaux des Wiener Symphoniker
/ Chief Conductors of the orchestra

1900–25
Ferdinand Löwe
1927–30

Wilhelm Furtwängler
Music Director of Gesellschaft der Musikfreunde
1934–38

Oswald Kabasta
1939–44

Hans Weisbach
1945–47

Hans Swarowsky
1948–64

Herbert von Karajan
Director of Concerts at the Gesellschaft der Musikfreunde
1960–70

Wolfgang Sawallisch
1970–73

Josef Krips
Artistic Director
1973–76

Carlo Maria Giulini
1981–83

Gennadi Roschdestwenski
1986-91

Georges Prêtre
Principal Guest Conductor
1991–96

Rafael Frühbeck de Burgos
1997–2004

Vladimir Fedosejev
2005–2013

Fabio Luisi
depuis / from 2014
Philippe Jordan

Plus d’infos sur l’Histoire de l’Orchestre symphonque de Vienne / Wiener Symphoniker

https://www.wienersymphoniker.at/en/orchestra/history

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