BRUNO PROCOPIO dirige l’ONPL, Orchestre national des Pays de la Loire

PROCOPIO-bruno-vignette-582-portrait-concerts-maestro-chef-classiquenews-582-594ANGERS / NANTES, Rameau, Mozart, Gossec
, le 3-12 mars 2017. Bruno Procopio en une tournĂ©e de 7 dates pilote un programme rĂ©jouissant, rĂ©capitulant trois esthĂ©tiques en un seul cycle : baroque avec Rameau ; classique avec Mozart ; romantique avec l’un des compositeurs de NapolĂ©on, figure de la fiĂšvre nerveuse impĂ©riale : Gossec. Entre virtuositĂ© et sentiment, l’Orchestre national des pays de la Loire met Ă  l’honneur l’esprit français Ă  l’Ă©poque bĂ©nie oĂč l’Ă©lĂ©gance fusionne avec l’esprit, le coeur, l’esprit. Voici donc PARIS Ă  l’époque des LumiĂšres


Un Rameau mĂ©connu : Les FĂȘtes de PolymnieRameau sur instruments modernes : Bruno Procopio en connaĂźt toutes les Ă©preuves techniques et les dĂ©fis stylistiques : il a depuis plusieurs annĂ©es diriger les Suites de Castor et Pollux et d’Acanthe et CĂ©phise, outre Atlantique avec entre autres, le mythique Orchestre Simon Bolivar Ă  Caracas, ou l’orchestre Symphonique du BrĂ©sil (le mĂȘme orchestre avec lequel il a aussi interprĂ©tĂ© la Symphonie de Gossec, Ă  Rio rĂ©cemment en 2015). C’est peu dire que le jeune maestro franco-brĂ©silien se passionne pour l’articulation de l’élĂ©gance et de la vivacitĂ© virile, telle qu’elles s’expriment avec ĂŽ combien de finesse chez Rameau (sans omettre le raffinement des couleurs d’Acanthe) et Gossec. N’oublions pas la grĂące – dĂ©jĂ  romantique, par sa justesse des sentiments, d’un Mozart, si bouleversant dans Les Petites riens (une partition qu’il ne faut pas prendre aux pieds de la lettre : ici le rien signifie sincĂ©ritĂ©, vĂ©ritĂ©, profondeur des intentions), inspirĂ© comme rarement dans son irrĂ©sistible Concerto pour harpe et flĂ»te : sommet de la conversation concertante avec orchestre, oĂč la virtuositĂ© exprime avant tout une fusion harmonique et expressive entre les deux solistes

Relevant le dĂ©fi de l’énergie et de la finesse ramĂ©lienne, de la grĂące mozartienne, du tempĂ©rament conquĂ©rant tel qu’il se dĂ©ploie dans la fameuse Symphonie pour 17 parties de Gossec (1808), Bruno Procopio approfondit encore sa parfaite connaissance du style de chaque partition, rĂ©ussissant cette alliance rare de l’intelligibilitĂ© et de la puissance rythmique. Mise en place impeccable, direction douĂ©e pour les climats aussi, qu’ils soient volontaires voire guerriers et Ă©clatants (Gossec), ou d’une rare finesse Ă©motionnelle chez Mozart, le jeune maestro joue des styles et des esthĂ©tiques comme un vrai explorateur : dĂ©couvrant, ciselant avec les instrumentistes qu’il dirige, de vrais accents coloristes oĂč la clartĂ© de l’intention, la lisibilitĂ© de l’architecture frappent l’esprit de l’auditeur.

mozart-vignette-carre-depeche-mozart-2016Mozart et Paris : Wolfgang ne s’est jamais vraiment plu dans la capitale française, incompris et peu soutenu en dĂ©finitive, le jeune compositeur souffrira mĂȘme au delĂ  de ce qu’il pouvait imaginer, perdant sa mĂšre en 1778
 Le sublime Concerto pour harpe et flĂ»te est composĂ© pour la fille du Duc de Guisnes, excellente harpiste, le Duc Ă©tant lui-mĂȘme trĂšs bon flĂ»tiste. L’inspiration de Mozart permet d’atteindre des sommets entre Ă©lĂ©gance et virtuositĂ©, sĂ©duction et suavitĂ© dans le jeu concertant, dialoguĂ©, des deux instruments solistes. La tendresse pastorale du mouvement central est particuliĂšrement attractif, rĂ©vĂ©lant le gĂ©nie d’un Mozart d’une intelligence mondaine, capable de rĂ©pondre au goĂ»t des amateurs parisiens, Ă  la fois mĂ©lomanes et praticiens.

GOSSEC_Gossec-portraitAssocier Rameau et Mozart, c’est diffuser les vertus de la subtilitĂ© et le raffinement d’un festival de timbres. Puis enchaĂźner en seconde partie, le mĂȘme Rameau (plus nerveux et guerrier, celui de Castor) avec la 17 parties de Gossec, c’est de la mĂȘme façon, tisser ce mĂȘme fil stylistique qui unit en Ă©nergie et finesse deux compositeurs qui ont servi cet esprit des LumiĂšres, Ă  deux moments majeurs de son histoire, en ces teintes encore baroques (Rameau mort en 1764), conquĂ©rant Ă  l’époque impĂ©riale (Gossec en 1808).

Avec la complicitĂ© des musiciens de l’Orchestre national des Pays de La Loire, avec le concours des solistes Juliette Hurel (flĂ»te) et Isabelle Moretti (harpe) dans le Concerto de Mozart, le programme qui circule en rĂ©gion, en 7 dates, du 3 au 12 mars 2017, promet d’Ă©loquentes et Ă©lectriques LumiĂšres, servies par d’irrĂ©sistibles musiciens. TournĂ©e Ă©vĂ©nement.

 

 

 

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TOURNÉE de l’Orchestre national des Pays de la Loire
Paris au siĂšcle des LumiĂšres
7 dates pour un programme riche en finesse, force, élégance
Baroque, classicisme, romantisme
De Rameau Ă  Mozart, de Mozart Ă  Gossec

Le 3 mars 2017, au MANS, Palais des CongrĂšs, 20h30
Le 4 mars 2017, LAVAL, Théùtre, 20h30
Le 5 mars 2017, ANGERS, Centre de congrĂšs, 17h
Les 7 et 8 mars 2017, NANTES, La Cité, 20h30
Le 9 mars 2017, ANGERS, Centre de congrĂšs, 20h30
Le 12 mars 2017, St-NAZAIRE, Théùtre, 17h

 

 

 

INFOS & RESERVATIONS
http://www.onpl.fr/concert/paris-au-siecle-des-lumieres/

 

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APPROFONDIR

VOIR notre reportage vidĂ©o : BRUNO PROCOPIO joue la Symphonie en 17 parties de Gossec (1809), avec l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil - avril 2015 (Rio de Janeiro)

 

procopio-bruno-concert-gossec-neukomm-concert-rio-brseil-brazil-concert-582-OSB-orchestre-symphonique-du-BresilPartition majeure de la symphonie romantique française Ă  l’époque de NapolĂ©on : entre classicisme et premier romantisme, la virtuositĂ© Ă©nergique de Gossec s’impose Ă  nous, commune Ɠuvre fondatrice du symphoniste français Ă  l’époque des Viennois Haydn, Mozart et Beethoven. Bruno Procopio s’engage pour diffuser la connaissance et l’interprĂ©tation des compositeurs français en AmĂ©rique Latine : aprĂšs avoir dirigĂ© le Simon Bolivar Orchestra du Venezuela, le jeune chef Ă  la double culture, brĂ©silienne et française, retrouvait l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil Ă  Rio de Janeiro dans un programme dĂ©diĂ© au premier romantisme français : vitalitĂ© et Ă©nergie, puissance mais sensibilitĂ© aux dĂ©tails instrumentaux
 la direction du chef de l’autre cĂŽtĂ© de l’Atlantique, Ă  la fois analytique et dramatique, trouve un Ă©quilibre idĂ©al au service des grands classiques et romantiques français. Extraits vidĂ©o exclusifs © studio CLASSIQUENEWS.TV 2015

EXTRAIT de la présentation et du compte rendu du concert GOSSEC à Rio de Janeiro par Bruno Procopio :  

Pour la Symphonie de Gossec (1734 – 1829), Bruno Procopio a respectĂ© l’usage instrumental historique : c’est Ă  dire le nombre impressionnant de contrebasses : car l’orchestre en France Ă  l’époque de Gossec totalise prĂšs de 12% des effectifs de cordes : le principe est rĂ©alisĂ© Ă  Rio et la sonoritĂ© qui en dĂ©coule apporte ses bĂ©nĂ©fices expressifs : puisque la musique ne module pas beaucoup, l’éloquence Ă©largie des basses nourrie une matiĂšre Ă©tonnamment riche malgrĂ© des lignes plutĂŽt simples. Des quatre mouvements (Maestoso – Allegro molto ; Larghetto ; Menuet – trio ; Finale : Allegro molto), le chef rĂ©alise la continuitĂ© tout en apportant les fruits d’un travail spĂ©cifique sur le relief instrumental.

 

 

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A 17 parties soit 17 pupitres, l’orchestre de Gossec demeure rĂ©solument classique avec clarinettes et trompettes par deux. Ordinairement datĂ©e de 1809, la Symphonie pourrait remontĂ©e Ă  une Ă©poque prĂ©cĂ©dente : le dernier mouvement commence par un systĂšme fuguĂ© dĂ©fendu par les premiers violons selon la tradition du Concert Spirituel telle qu’elle s’était affirmĂ©e dans le paysage de la fin XVIIIĂš Ă  Paris.  De fait, outre ces points d’écriture, tout l’esprit de la Symphonie de Gossec rĂ©sonne de l’Esprit des LumiĂšres plutĂŽt que du plein romantisme. L’auteur de ThĂ©sĂ©e, opĂ©ra majeur, trĂšs emblĂ©matique de l’esthĂ©tique nĂ©oclassique de la fin du XVIIIĂš europĂ©en, reste rĂ©solument classique et respectueux des inflexions de son Ă©poque.