Poitiers : Haendel, Connesson, Schumann au TAP

G._ConnessonPOITIERS, TAP, le 7 mai 2019. Haendel, Connesson, Schumann. Le concert de Poitiers ambitionne un programme original qui fait dialoguer le Baroque de Haendel, son Ă©cho contemporain conçu par Guillaume Connesson, et un pilier du rĂ©pertoire symphonique romantique, signĂ© Schumann
 Le concerto grosso, forme orchestrale concertante, Ă©tait au XVIIIĂš siĂšcle un concerto pour plusieurs instruments : l’écriture fait alterner le petiti orchestre (ripieno) avec l’ensemble (tutti). Le feu, le rythme, les contrastes dĂ©veloppent un pur esprit du mouvement et du dialogue. Le chef Arie van Beek (qui a assurĂ© la crĂ©ation de nombreuses partitions contemporaines signĂ©es Kaija Saariaho, Aulis Sallinen, MichaĂ«l Levinas
) met en perspective la partition de Haendel et celle de Guillaume Connesson (photo ci dessus : Compositeur de l’annĂ©e aux Victoires de la musique classique de fĂ©vrier 2019), CythĂšre, concerto pour quatuor de percussions et orchestre, claire rĂ©fĂ©rence par ses cadences, sa rythmicitĂ©, une Ă©nergie dansante parfois frĂ©nĂ©tique
 au Bernstein de West Side Story. La partition contemporaine alterne les tutti de l’orchestre avec le groupe instrumental rĂ©duit de percussions
 Dans cette piĂšce crĂ©e en 2014, l’Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine s’associe au Quatuor Beat, laurĂ©at de nombreux prix internationaux, pour qui Guillaume Connesson a Ă©crit ce concerto grosso du XXIĂš siĂšcle.
En conclusion de ce programme, la Symphonie n° 2 de Robert Schumann : fresque énergisante elle aussi, porté par la fiÚvre lumineuse du compositeur romantique.

 

 

 

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Haendel, Connesson, SchumannPOITIERS arie van beek maestro chef -concert-TAP-connesson-schumann-haendel-van-Beek-annonce-concert-opera-classiquenews
Orchestre Nouvelle Aquitaine
Mardi 7 mai 2019, 20h30
Poitiers, TAP
Théùtre Auditorium Poitiers
1h30 avec entracte

 

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.tap-poitiers.com/spectacle/haendel-connesson-schumann/

 

 

 

 

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Arie van Beek, direction
Quatuor Beat‹ : Gabriel Benlolo, Adrien Pineau, JĂ©rĂŽme Guicherd, Laurent Fraiche, percussions

> Georg Friedrich Haendel : Concerto grosso op. 3 n° 2 HWV 313
> Guillaume Connesson : CythĂšre, concerto pour quatuor de percussions et orchestre
> Robert Schumann : Symphonie n° 2 en do majeur op. 61

 

 

 

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La Symphonie n°2 de Robert Schumann

schumann_2441248bC’est l’opus symphonique oĂč Robert Schumann affirme sa soliditĂ© psychique, sa pleine possession psychologique, une clairvoyance affirmĂ©e, proclamĂ©e. Admirateur du Beethoven combatif lui aussi, atteint, saisi au plus profond de lui-mĂȘme, Schumann veut dire sa victoire contre la fatalitĂ© et l’adversitĂ©. La Symphonie n°2 porte et cultive ce sentiment hĂ©roĂŻque. Robert semble nous dire : non je ne suis pas fou ! 
 toujours Ă©perdu, enivrĂ© par les beautĂ©s de ce monde et les forces mises Ă  disposition pour vaincre les Ă©preuves. L’opus est crĂ©Ă© Ă  Leipzig le 6 novembre 1846 — durĂ©e indicative : 44 mn.
Le Premier mouvement Ă©nergique requiert nerf et vivacitĂ©, flux organique impĂ©tueux d’oĂč peu Ă  peu Ă©merge la force primitive d’un esprit de conquĂȘte d’une irrĂ©sistible dĂ©termination : c’est un feu volcanique presque dansant que l’orchestre saisit avec une impatience candide Ă©chevelĂ©e : toute la force de vie d’un Schumann pourtant atteint s’exprime dans ce formidable portique d’ouverture.
Le Scherzo regorge lui aussi de belle vitalitĂ© mais ici de nature chorĂ©graphique: Ă  la fois dionysiaque et promĂ©thĂ©en. OĂč le feu de PromĂ©thĂ©e est transmis irradiant aux hommes. MĂȘme accomplissement total pour l’Adagio expressivo : plus intĂ©rieurs, recueillis, au bord du gouffre, bois et cordes en fusion Ă©motionnelle, s’épanchent par contraste. L’énoncĂ© Ă  la clarinette, flĂ»te/basson, hautbois
 accorde pudeur et sensibilité  puis l’alliance cordes/cor dit l’ascension et ce dĂ©sir des cimes, d’oubli et d’anĂ©antissement. C’est le retour rĂȘvĂ© Ă  l’innocence simultanĂ©ment Ă  des blessures secrĂštes.
Enfin dans le Finale s’impose la victoire de l’esprit ; la reprise d’une conscience recouvrĂ©e reconstruit dans l’instant une prodigieuse vitalitĂ© conquĂ©rante : l’ivresse d’un crescendo progressif d’une irrĂ©sistible effervescence affirme l’équilibre et la pleine clairvoyance du hĂ©ros.

 

 

 

Haendel, Connesson, Schumann Ă  Poitiers

G._ConnessonPOITIERS, TAP, le 7 mai 2019. Haendel, Connesson, Schumann. Le concert de Poitiers ambitionne un programme original qui fait dialoguer le Baroque de Haendel, son Ă©cho contemporain conçu par Guillaume Connesson, et un pilier du rĂ©pertoire symphonique romantique, signĂ© Schumann
 Le concerto grosso, forme orchestrale concertante, Ă©tait au XVIIIĂš siĂšcle un concerto pour plusieurs instruments : l’écriture fait alterner le petiti orchestre (ripieno) avec l’ensemble (tutti). Le feu, le rythme, les contrastes dĂ©veloppent un pur esprit du mouvement et du dialogue. Le chef Arie van Beek (qui a assurĂ© la crĂ©ation de nombreuses partitions contemporaines signĂ©es Kaija Saariaho, Aulis Sallinen, MichaĂ«l Levinas
) met en perspective la partition de Haendel et celle de Guillaume Connesson (photo ci dessus : Compositeur de l’annĂ©e aux Victoires de la musique classique de fĂ©vrier 2019), CythĂšre, concerto pour quatuor de percussions et orchestre, claire rĂ©fĂ©rence par ses cadences, sa rythmicitĂ©, une Ă©nergie dansante parfois frĂ©nĂ©tique
 au Bernstein de West Side Story. La partition contemporaine alterne les tutti de l’orchestre avec le groupe instrumental rĂ©duit de percussions
 Dans cette piĂšce crĂ©e en 2014, l’Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine s’associe au Quatuor Beat, laurĂ©at de nombreux prix internationaux, pour qui Guillaume Connesson a Ă©crit ce concerto grosso du XXIĂš siĂšcle.
En conclusion de ce programme, la Symphonie n° 2 de Robert Schumann : fresque énergisante elle aussi, porté par la fiÚvre lumineuse du compositeur romantique.

 

 

 

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Haendel, Connesson, Schumann
Orchestre Nouvelle Aquitaine
Mardi 7 mai 2019, 20h30
Poitiers, TAP
Théùtre Auditorium Poitiers
1h30 avec entracte

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.tap-poitiers.com/spectacle/haendel-connesson-schumann/

 

 

 

 

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Arie van Beek, direction
Quatuor Beat‹ : Gabriel Benlolo, Adrien Pineau, JĂ©rĂŽme Guicherd, Laurent Fraiche, percussions

> Georg Friedrich Haendel : Concerto grosso op. 3 n° 2 HWV 313
> Guillaume Connesson : CythĂšre, concerto pour quatuor de percussions et orchestre
> Robert Schumann : Symphonie n° 2 en do majeur op. 61

 

 

 

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La Symphonie n°2 de Robert Schumann

schumann_2441248bC’est l’opus symphonique oĂč Robert Schumann affirme sa soliditĂ© psychique, sa pleine possession psychologique, une clairvoyance affirmĂ©e, proclamĂ©e. Admirateur du Beethoven combatif lui aussi, atteint, saisi au plus profond de lui-mĂȘme, Schumann veut dire sa victoire contre la fatalitĂ© et l’adversitĂ©. La Symphonie n°2 porte et cultive ce sentiment hĂ©roĂŻque. Robert semble nous dire : non je ne suis pas fou ! 
 toujours Ă©perdu, enivrĂ© par les beautĂ©s de ce monde et les forces mises Ă  disposition pour vaincre les Ă©preuves. L’opus est crĂ©Ă© Ă  Leipzig le 6 novembre 1846 — durĂ©e indicative : 44 mn.
Le Premier mouvement Ă©nergique requiert nerf et vivacitĂ©, flux organique impĂ©tueux d’oĂč peu Ă  peu Ă©merge la force primitive d’un esprit de conquĂȘte d’une irrĂ©sistible dĂ©termination : c’est un feu volcanique presque dansant que l’orchestre saisit avec une impatience candide Ă©chevelĂ©e : toute la force de vie d’un Schumann pourtant atteint s’exprime dans ce formidable portique d’ouverture.
Le Scherzo regorge lui aussi de belle vitalitĂ© mais ici de nature chorĂ©graphique: Ă  la fois dionysiaque et promĂ©thĂ©en. OĂč le feu de PromĂ©thĂ©e est transmis irradiant aux hommes. MĂȘme accomplissement total pour l’Adagio expressivo : plus intĂ©rieurs, recueillis, au bord du gouffre, bois et cordes en fusion Ă©motionnelle, s’épanchent par contraste. L’énoncĂ© Ă  la clarinette, flĂ»te/basson, hautbois
 accorde pudeur et sensibilité  puis l’alliance cordes/cor dit l’ascension et ce dĂ©sir des cimes, d’oubli et d’anĂ©antissement. C’est le retour rĂȘvĂ© Ă  l’innocence simultanĂ©ment Ă  des blessures secrĂštes.
Enfin dans le Finale s’impose la victoire de l’esprit ; la reprise d’une conscience recouvrĂ©e reconstruit dans l’instant une prodigieuse vitalitĂ© conquĂ©rante : l’ivresse d’un crescendo progressif d’une irrĂ©sistible effervescence affirme l’équilibre et la pleine clairvoyance du hĂ©ros.

 

 

 

TOURCOING, Atelier Lyrique : 17 – 21 mai 2019. ROSSINI : L’occasione fa il ladro

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOURCOING, Atelier Lyrique : 17 – 21 mai 2019. ROSSINI : L’occasione fa il ladro. L’occasion fait le larron
 A 20 ans, Rossini compose 5 farces lyriques (burletta, burla ou encore burlettina) en 1812 pour la scĂšne vĂ©nitienne, le thĂ©Ăątre San MoisĂš : ainsi naissent La Cambiale di matrimonio, L’Inganno felice, La Scala di seta, Il Signor Bruschino et L’Occasione fa il ladro. Ces petits opĂ©ras miniature sont jouĂ©s comme intermĂšdes entre les actes d’un opĂ©ra seria.
GĂ©nie prĂ©coce, rĂ©formateur audacieux, insolent, Rossini cultive ce qui relance toujours la tension et les surprises du drame : quiproquos, travestissements, Ă©changes d’identitĂ©, fĂ©minisme avant l’heure (BĂ©rĂ©nice chante ici sa dĂ©termination comme plus tard Rosina, habile Ă  rĂ©ussir son Ă©mancipation
). Et sur le plan de l’écriture, ivresse des mĂ©lodies, virtuositĂ© vocale et bau chant
 car Rossini demeure le maĂźtre des Ă©lĂ©gances, y compris dans le registre comique, dĂ©lurĂ©, dĂ©lirant.

Parmenione / Berenice
USURPATEURS, OPPORTUNS & DÉLURÉS


rossini_portraitL’HISTOIRE
 : Avec son serviteur Martino,  Don Parmenione part Ă  la recherche de la sƓur d’un de ses amis ; les deux complices fuient une tempĂȘte et se rĂ©fugient dans une auberge. Ils y rencontre le jeune Comte Alberto, sur la route pour Ă©pouser sa future femme (BĂ©rĂ©nice), jamais vue. Par mĂ©garde, les deux compĂšres prennent la valise d’Albert dans laquelle se trouve un portrait
 serait ce la fameuse qu’ils recherchent ? Alors Parmenione prend l’identitĂ© d’Alberto et se passe comme tel vis Ă  vis de la belle BĂ©rĂ©nice Ă  Naples
 qui entre temps, mĂ©fiante devant son mariage arrangĂ©, a demandĂ© Ă  sa servante, Ernestina, de prendre sa place
 ainsi le faux Alberto s’pĂ©rend de la fausse BĂ©rĂ©nice. Qui est qui ? Qui trompe qui ? Dans ce jeu d’usurpateur, la vĂ©ritĂ© jaillit, inspirĂ©e par la sincĂ©ritĂ© des cƓurs Ă©pris (ou piĂ©gĂ©s)


Laurent Serrano met en scĂšne cette burla rossinienne en soulignant sa nature musicale burlesque (burletta per musica), et rappelle combien le livret de Rossini s’inspire d’une piĂšce française, Ă  succĂšs – Le PrĂ©tendu par hasard– du poĂšte EugĂšne Scribe, alors gĂ©nie du vaudeville. Le metteur en scĂšne promet de polir et ciseler sa lecture de la verve et du dĂ©lire rossiniens, d’autant qu’il retrouve ainsi en mai 2019, la mĂȘme Ă©quipe Ă  Tourcoing, celle de l’Atelier lyrique dĂ©jĂ  dirigĂ©e pour La cambiale di matrimonio, un autre sommet rossinien, mis en scĂšne en janvier 2017. Nouvelle production Ă©vĂ©nement Ă  Tourcoing, confirmant la belle continuitĂ© de l’Atelier lyrique de Tourcoing, toujours pertinente, dĂ©fricheuse, surprenante


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TOURCOING, Théùtre Municipal Raymond Devos
Gioacchino Rossini (1792-1868) : L’Occasione fa il ladro,
DU 17 AU 21 MAI 2019

RESERVEZ VOTRE PLACE ici /
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/loccasione-fa-il-ladro/

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CRÉATION
DĂšs 8 ans – 1h30
ITALIEN SURTITRE FRANÇAIS
L’Occasion fait le larron ou L’Échange de valise
Burletta per musica (farce en musique)
en un acte, créée au Teatro san MoisÚ de Venise le 24 novembre 1812
Livret de Luigi Prividalli
BasĂ© sur le vaudeville d’EugĂšne Scribe le prĂ©tendu par hasard, ou l’occasion fait le larron

QUÉBEC, Saint-Lambert : 3ù RÉCITAL-CONCOURS INTERNATIONAL DE MÉLODIES FRANÇAISES 2019 (14 et 16 juin 2019)

fc-2019-bandeau-rm-fr-9900000000079e3cQUÉBEC, Saint-Lambert : 3Ăš RÉCITAL-CONCOURS DE MÉLODIES FRANÇAISES 2019. APPEL A CANDIDATURES. Chanteurs de tous les pays, passionnĂ©s de mĂ©lodies françaises, jeunes tempĂ©raments, professionnels dĂ©jĂ  reconnus, prĂ©sentez votre candidature pour la 3Ăš Ă©dition du RÉCITAL-CONCOURS INTERNATIONAL DE MÉLODIES FRANÇAISES Ă  Saint-Lambert au QuĂ©bec (Canada). Volet du formidable festival de printemps, CLASSICA, portĂ© par son directeur, le baryton Marc Boucher (9Ăš Ă©dition en 2019 – du 24 mai au 16 juin 2019), le RĂ©cital-Concours de Saint-Lambert dĂ©fend le rĂ©pertoire français et la langue française, en distinguant chaque printemps, le/la/ meilleur(e) interprĂšte, habile diseur(euse), capable d’articuler et d’enchanter chez Berlioz, FaurĂ©, Debussy, Massenet
 Au final, aprĂšs sĂ©lection, 10 finalistes se prĂ©senteront Ă  Saint-Lambert, les 14 juin (demi-finale) puis 5 candidats le 16 juin 2019, pour la finale Ă  16h. Tous les candidats sont invitĂ©s Ă  interprĂ©tĂ© un cycle de mĂ©lodies françaises. Cette annĂ©e, nuance d’importance : les Ă©preuves se dĂ©roulent avec un PIANO ERARD de concert 1854 (accordĂ© au diapason 435 Hz), note d’élĂ©gance et musicalement d’importance. L’intimisme et la sonoritĂ© propre aux salons, Ă©crins habituels des mĂ©lodies françaises au XIXĂš, sont ainsi respectĂ©s. Une touche Ă  la fois historique et Ă©lĂ©gante qui accrĂ©dite davantage la valeur artistique du Concours en langue française au QuĂ©bec.

 

 

 

APPEL A CANDIDATURES
sans restriction d’ñge
Dotation des prix : 40 000 dollars canadiens
Grand Prix : 10 000 dollars canadiens

3Ăš RECITAL CONCOURS INTERNATIONAL
DE MELODIE FRANCAISE

 

Vendredi 14 juin 2019
DEMI FINALE

Dimanche 16 juin 2019
FINALE

INSCRIPTIONS EN LIGNE
jusqu’au dimanche 31 MARS 2019

 

 

 
Le public sera appelé à voter, ce vote comptant pour 50 % de la note finale accordée à chaque participant.

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PRIX
Des bourses totalisant 40 000 $ CA seront attribuées. Le jury décernera treize prix
dont un GRAND PRIX d’une valeur de 10 000 $
et douze autres prix rĂ©partis comme suit : 7 500 $, 5 500 $, deux prix de 3 000 $, cinq prix de 1 000 $, un prix spĂ©cial de 3 000 $ au meilleur(e) pianiste, un prix de 2 000 $ pour la meilleure mĂ©lodie canadienne ainsi qu’un prix de 1 000 $ pour l’artiste Ă©mergent.

Les critĂšres d’admissibilitĂ© sont disponibles sur le site Internet du Festival Classica Ă 
http://www.festivalclassica.com/recital-concours.html.

DVD, coffret Ă©vĂ©nement, annonce. TEATRO LA FENICE – 4 OPERAS (COFFRET 4 DVD, Ă©ditions Montparnasse)

dvd-editions-montparnasse-la-fenice-la-fenice-di-venezia-alceste-tannhauser-la-flute-enchantee-l-africaine-meyerbeer-dvd-critique-classiquenews-critique-opera-3346030029312DVD, coffret Ă©vĂ©nement, annonce. TEATRO LA FENICE – 4 OPERAS (COFFRET 4 DVD, Ă©ditions Montparnasse). InaugurĂ©e en 1772 de style nĂ©o-classique, le thĂ©Ăątre La Fenice de Venise, maintes fois reconstruite, – elle ne porte pas son nom pour rien (le phĂ©nix qui renaĂźt de ses cendres) offre aujourd’hui l’une des salles les plus prestigieuses du monde
 Rossini, Bellini, Verdi et Donizetti, 
 y ont crĂ©Ă© leurs ouvrages parmi les plus importants, tel La Traviata de Verdi
 qui y fut pourtant dĂ©criĂ© (Ă  sa crĂ©ation en 1853). Les Ă©ditions Montparnasse ont sĂ©lectionnĂ© 4 productions qui montrent aussi l’ouverture vers tous les styles que dĂ©fend l’auguste institution. Le coffret Ă©laborĂ© par les Ă©ditions Montparnasse regroupe 2 piliers du rĂ©pertoire (TannhĂ€user et la FlĂ»te EnchantĂ©e) et deux raretĂ©s pourtant signĂ©es par deux compositeurs majeurs : Alceste de Gluck et L’Africaine de Giacomo Meyerbeer. Choix Ă©quilibrĂ© qui fait la valeur du prĂ©sent coffret de 4 dvd.
- Alceste : la version italienne, rarement jouĂ©e, prĂ©sentĂ©e Ă  l’occasion du tricentenaire de la naissance du compositeur germanique, professeur de marie-Antoinette Ă  Vienne, Christoph Willibald Gluck (Chef d’orchestre : Guillaume Tournaire / Mise en scĂšne : Pier Luigi Pizzi).
- TannhĂ€user: c’est l’opĂ©ra romantique allemand par excellence, conçu par Wagner , champion de l’opĂ©ra de l’avenir, dont le modernisme passe surtout par le chant de l’orchestre et la figure du poĂšte dans laquelle se confond aussi l’idĂ©al dĂ©fendu par Wagner lui-mĂȘme (Chef d’orchestre : Omer Meir Wellber / Mise en scĂšne : Calixto Bieito).
- La FlĂ»te EnchantĂ©e : Ɠuvre Ă  clĂ©s : rituel populaire ou inititiation philosophique, l’opĂ©ra de Mozart, en allemand, est aussi l’un des plus accessibles et des oniriques (Chef d’orchestre : Antonello Manacorda / Mise en scĂšne : Damiano Michieletto).
- L’Africaine : une Ɠuvre rarement jouĂ©e qui appartient au genre du grand opĂ©ra français, un registre que l’on classifie Ă  torts comme poussiĂ©reux et pompeux : rient de tel en vĂ©ritĂ©, mais du drame et des passions exacerbĂ©es selon la vision souvent terrifiante et noire de Meyerbeer (Chef d’orchestre : Emmanuel Villaume / Mise en scĂšne : Leo Muscato).

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DVD, coffret Ă©vĂ©nement, annonce. TEATRO LA FENICE – 4 OPERAS (COFFRET 4 DVD) – Prix indicatif : 40 € – Editions Montparnasse / 4 productions lyrique Ă  La Fenice : Gluck, TannhaĂŒser, Mozart, Meyerbeer
 de StĂ©phane VĂ©ritĂ©, Nicolas Foulon, avec Marlin Miller; Carmela Remigio; Pavlo Balakin; Stefan Vinke; Goran Juric; Antonio Poli; Luca dall’Amico; Davide Ruberti. Prochaine grand critique du DVD La Fenice des Ă©ditions Montparnasse dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

CD, Ă©vĂ©nement, critique. Maurice Ravel : 1875-1937 : Ma mĂšre l’Oye / ShĂ©hĂ©razade / Le Tombeau de Couperin, Orchestre Les SiĂšcles, FX Roth – (1 CD – Harmoni mundi / – Avril 2018)

ravel mamere loye oye critique cd review cd les siecles fx roth maestro clic de classiquenews compte rendu critique cd classqiue news musique classique newsCD, Ă©vĂ©nement, critique. Maurice Ravel : 1875-1937 : Ma mĂšre l’Oye / ShĂ©hĂ©razade / Le Tombeau de Couperin, Orchestre Les SiĂšcles, FX Roth – (1 CD – 56 mn – Harmoni mundi / HMM905281 – Avril 2018). Ma MĂšre L’Oye, ici, dans sa version complĂšte est ce ballet fĂ©erique dont chef et instrumentistes soulignent la richesse inouĂŻe, appelant le rĂȘve, l’innocence et l’émerveillement total ; les interprĂštes montrent combien Ravel inscrit la fable instrumentale dans l’intimitĂ© et la pudeur les plus ciselĂ©es, dans cette sensibilitĂ© active dont il a le secret. Rien n’est dit : tout est suggĂ©rĂ© et nuancĂ© avec le goĂ»t le plus discret mais le plus prĂ©cis.
La partition de 1912 marque une rĂ©volution dans l’esthĂ©tique symphonique française, – marquante par la cohĂ©rence et l’ambition du langage instrumental, marquante surtout par l’extrĂȘme raffinement de l’écriture qui explore et rĂ©invente, aprĂšs Rameau, Berlioz, les notions de couleurs, de nuances, de phrasĂ©s. Ravel est un peintre, d’une Ă©loquence vive, soucieux de drame comme de sensualitĂ© dans la forme. Il veille aussi Ă  la spatialitĂ© des pupitres, imagine de nouveaux rapports instrumentaux : c’est tout cela que l’étonnante lecture des SiĂšcles et de leur chef fondateur François-Xavier Roth nous invite Ă  mesurer et comprendre.

Ravel enchante les contes de Perrault
Magie des instruments historiques

 

ravel-maurice-portrait-compositeur-dossier-ravel-classiquenewsDĂšs le dĂ©but, l’orchestre chante l’onirisme par ses couleurs dĂ©taillĂ©s, la pudeur des secrets par des nuances infimes et murmurĂ©es ; cette Ă©lĂ©gance dans l’intonation qui fait de Maurice Ravel, le souverain français du rĂ©cit et du conte. La douceur magicienne se dĂ©voile avec une puissance d’évocation irrĂ©sistible (par la seule magie des bois : Pavane puis Entretiens de la Belle et de la BĂȘte) ; ainsi se prĂ©cise cette Ă©nigme poĂ©tique qui est au coeur de la musique, dans les plis et replis d’une Valse, claire et immĂ©diate Ă©vocation d’un passĂ© harmonique rĂ©volu ?, en sa voluptĂ© languissante et dansante.
Le geste du chef, les attaques des instrumentistes cultivent la transparence, la clartĂ©, un nouvel Ă©quilibre sonore qui transforment le flux en musical en respirations, Ă©lans, dĂ©sirs caressĂ©s, pensĂ©es, souvenirs
 FX Roth sur le sillon tracĂ© par Ravel fait surgir l’activitĂ© des choses enfouies qui ne demandaient qu’à ressusciter sous un feu aussi amoureusement sculptĂ©. MĂȘme tendresse et mystĂšre ineffable de « Petit Poucet » (hautbois puis cor anglais nostalgiques, prĂ©cĂ©dant les bruits de la nature la nuit,
 trĂšs court tableau qui prĂ©figure ce que Ravel dĂ©veloppera dans L’Enfant et les sortilĂšges). MĂȘme climat du rĂȘve pour « Laideronnette, impĂ©ratrice des Pagodes », autre songe enivrĂ© dont la matiĂšre annonce la texture de Daphnis et Chloé 
Voici assurĂ©ment une page emblĂ©matique de cet Ăąge d’or des la facture française des instruments Ă  vents (Roussel Ă©crit Ă  la mĂȘme pĂ©riode Le Festin de l’AraignĂ©e ; et Stravinksyn bientĂŽt son Sacre printanier, lui aussi si riche en couleurs et rythmes mais dans un caractĂšre tout opposĂ© Ă  la pudeur ravĂ©lienne).

La direction de François-Xavier Roth Ă©blouit par sa constance dĂ©taillĂ©e, murmurĂ©e, enveloppante et caressante : un idĂ©al de couleurs sensuelles et de nuances tĂ©nues, d’une pudeur enivrante.
D’un tempĂ©rament suggestif et allusif, Ravel atteint dans la version pour orchestre et dans le finale « ApothĂ©ose / le jardin fĂ©erique », un autre climat idĂ©al, berceau d’interprĂ©tations multiples, entre plĂ©nitude et ravissement. La concrĂ©tisation d’un rĂȘve oĂč l’innocence et l’enfance s’incarnent dans le solo du violon
 cĂ©leste, d’une tendresse enfouie (avant l’explosion de timbres en une conclusion orgiaque).

Magistral apport des instruments d’époque. A tel point dĂ©sormais que l’on ne peut guĂšre imaginer Ă©couter ce chef d’Ɠuvre absolu, sans le concours d’un orchestre avec cordes en boyau, bois et cuivres historiques.

Plus onctueuse encore et d’une lĂ©gĂšretĂ© badine qui enchante par la finesse de son intonation, la suite d’orchestre « Le Tombeau de Couperin », saisit elle aussi par la justesse du geste comme de la conception globale. L’orchestre se fait aussi arachnĂ©en et prĂ©cis qu’un
 clavecin du XVIIIĂš français, mais avec ce supplĂ©ment de couleurs et d’harmonies qui sont propres Ă  un orchestre raffinĂ©, d’autant plus suggestif sur instruments historiques. Le caractĂšre de chaque danse hĂ©ritĂ©e du siĂšcle de Rameau (Forlane, Menuet, surtout le Rigaudon final qui est rĂ©vĂ©rence Ă  Charbier et sa Danse villageoise
) s’inscrit dans une Ă©toffe filigranĂ©, intensifiant le timbre et l’élĂ©gance dans la suggestion. LĂ  encore, exigence esthĂ©tique de Ravel, le retour aux danses baroques s’accompagnent aussi d’une rĂ©vĂ©rence aux amis dĂ©cĂ©dĂ©s, comme un portrait musical et cachĂ© : Ă  chaque danse, l’ĂȘtre auquel pense Ravel. D’oĂč l’orthodoxie musicale du compositeur vis Ă  vis du genre : le Tombeau est bien cet hommage posthume au dĂ©funt estimĂ© (« tombĂ© sur le champs de bataille »). On peine Ă  croire que ces piĂšces initialement pour piano, trouve ainsi dans la parure orchestrale, une nouvelle vie. Leur identitĂ© propre, magnifiĂ©e par le chatoiement nuancĂ© des instruments historiques. Magistrale rĂ©alisation. Avec le cd Daphnis et ChloĂ©, l’un des meilleurs (Ă©galement saluĂ© par un CLIC de CLASSIQUENEWS).

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CLIC D'OR macaron 200CD, Ă©vĂ©nement, critique. Maurice Ravel : 1875-1937 : Ma mĂšre l’Oye / ShĂ©hĂ©razade / Le Tombeau de Couperin. 1 CD – 56 mn – Harmoni mundi / HMM905281 – Avril 2018 – CLIC de CLASSIQUENEWS.COM de mars 2019.

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tracklisting :

Ma mĂšre l’Oye
Ballet (1911-12)
1 – PrĂ©lude. TrĂšs lent / 3’05
2 – Premier tableau : Danse du rouet et scĂšne. Allegro / 1’58
3 – Interlude. Un peu moins animĂ© / 1’15
4 – DeuxiĂšme tableau : Pavane de la Belle au bois dormant. Lent / 1’38
5 – Interlude. Plus lent / 0’50
6 – TroisiĂšme tableau : Les Entretiens de la Belle et de la BĂȘte. Mouvement de valse modĂ©rĂ© / 4’00
7 – Interlude. Lent / 0’40
8 – QuatriĂšme tableau : Petit Poucet. TrĂšs modĂ©rĂ© / 3’32
9 – Interlude. Lent / 1’20
10 – CinquiĂšme tableau : Laideronnette, impĂ©ratrice des pagodes. Mouvement de marche / 3’24
11 – Interlude. Allegro / 1’07
12 – ApothĂ©ose : le jardin fĂ©erique. Lent et grave / 3’35

13 – ShĂ©hĂ©razade : Ouverture de fĂ©erie (1898) / 13’13

Le Tombeau de Couperin
Suite d’orchestre (1914-1917)
14 – I. PrĂ©lude. Vif : 3’00
15 – II. Forlane. Allegretto : 5’39
16 – III. Menuet. Allegro moderato : 4’42
17 – IV. Rigaudon. Assez vif : 3’16

CD Ă©vĂ©nement, critique. RAVEL : Daphnis et ChloĂ© – Les SiĂšcles, FX ROTH (1 cd HM Harmonia Mundi, 2016)

RAVEL daphnis chloe les siecles francois xavier roth orchestre classiquenews critique musique classique critique cd cd review classiquenews clic de classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, critique. RAVEL : Daphnis et ChloĂ© (1 cd HM Harmonia Mundi, 2016). On ne cesse grĂące Ă  l’orchestre français Les SiĂšcles de mesurer l’apport et le bĂ©nĂ©fice des instruments d’époque : timbres intenses, mordants mieux caractĂ©risĂ©s, couleurs magnifiĂ©es, format sonore repensĂ©, Ă©quilibre et balance rĂ©Ă©valuĂ©s, rĂ©Ă©nergisĂ©s
 le spectre musical paraĂźt miraculeusement rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© et notre Ă©coute donc notre connaissance des Ɠuvres s’en trouvent modifiĂ©es. Le bĂ©nĂ©fice nous semble essentiel, le plus grand apport en rĂ©alitĂ© depuis ces derniĂšres annĂ©es, s’agissant de la musique romantique et de la musique du XXĂš en France. De Berlioz Ă  Ravel, les champs nouvellement investis s’en trouvent prodigieusement ressuscitĂ©s. Et c’est Berlioz qui y gagne une expressivitĂ© dĂ©cuplĂ©e et donc un surcroĂźt de pertinence. Ce nouvel album Ravel confirme la justesse de la dĂ©marche interprĂ©tative et artistique des SiĂšcles tant en termes de couleurs, d’accents, de nuances, la partition en sort magnifiĂ©e et sa signification poĂ©tique, son architecture dramatique, revivifiĂ©es.
Berlioz, Ravel
 sont les champs investis et rĂ©ussis par Les SiĂšcles. On se souvient d’un album rĂ©jouissant dĂ©diĂ© au Sacre du Printemps de Stravinksy avec l’instrumentarium propre Ă  Paris au dĂ©but du XXĂš, instrumentarium pour lequel a composĂ© spĂ©cifiquement le compositeur russe ; ou encore un album superlatif rĂ©vĂ©lant comme une nouvelle Ɠuvre, La Mer de Debussy.

FX ROTH montre Ă  prĂ©sent tout ce que les timbres Ă©noncĂ©s par les instruments de facture historique apportent Ă  la comprĂ©hension des partitions : immĂ©diatement le gain en terme de transparence et de clartĂ©, d’activitĂ© intĂ©rieure, de lumiĂšre souterraine, d’architecture simultanĂ©e
 se prĂ©cise et s’affirme. Que l’on parle ici et lĂ  d’un Ravel rĂ©volutionnaire et pictural, coloriste et sensuel ; tout prend sens ici : les Ă©quilibres entre pupitres, la caractĂ©risation nuancĂ©e de chaque timbre et alliage de timbres, les phrasĂ©s, l’intention et la direction de la musique, la formidable spatialisation entre cordes, bois, cuivres, s’en trouvent Ă©lucidĂ©s, mieux dĂ©finis ; et c’est tout l’esthĂ©tisme de Raveil qui surgit sans sa fabuleuse verve magicienne. D’autant que l’orchestre rĂ©uni pour le ballet Daphnis et ChloĂ© est l’un des plus importants conçus par Maurice Ravel, fier Ă©quivalent de Richard Strauss
 mais dans cette ivresse scintillante et sonore qui lui est propre. A l’extase plurielle des timbres, – cette palette mobile et continuellement chamarĂ©e, rĂ©pond aussi le geste mĂȘme du chef et des instrumentistes : plus caractĂ©risĂ©, plus fragile, plus raffinĂ© dans la projection sonore, mais naturellement expressif
 chaque Ă©pisode dramatique gagne un tension supplĂ©mentaire et dĂšs le dĂ©but nous baignons dans la texture opalescente et colorĂ©e d’un orchestre aĂ©rien, suspendu, d’une voluptĂ©, somptueusement chantante.

ravel-maurice-portrait-compositeur-dossier-ravel-classiquenewsDans la transparence et la prĂ©cision, l’orchestre Les SiĂšcle dĂ©voile le gĂ©nie du Ravel poĂšte quand il narre ; jamais dĂ©coratif ou dĂ©monstratif : purement poĂ©tique, cristallisant des instants d’intense Ă©motion. PanthĂ©iste, forge paĂŻenne dont le souffle est celui mĂȘme de la Nature enchanteresse, la partition en 3 parties, est portĂ©e par une vivacitĂ© primitive, essentiellement dansante. Le ballet dans son Ă©coulement est un Ă©cho du Sacre de Stravinsky (partition postĂ©rieure de 1913, dont il partage le goĂ»t des instruments parisiens alors superlatifs au dĂ©but du XXĂš), mais en plus tendre et en plus onctueux, oĂč surgit des accents d’une profonde et fugace fragilitĂ©. AprĂšs la danse grotesque (et raillĂ©e) de Dorcon le jaloux; aprĂšs l’éloquence enivrante de Daphnis; le duo Daphnis et ChloĂ©, puis la danse de Lyceion, s’étire et se dĂ©ploie la grande voile onirique du soir, vaisseau orchestral porteur de mystĂšre
 Tout Ravel est lĂ  dans cette plongĂ©e irrĂ©elle et viscĂ©ralement magicienne (oĂč les nymphes rendent hommage au dieu Pan). A travers l’union des amants, l’éternitĂ© de leur amour fusionnel, Ravel fait surgir l’énigme absolue du dĂ©sir en partage et aussi l’écrin qui le prĂ©serve, le chant langoureux, – antique- d’une Nature omniprĂ©sente, perceptible dans la succession ininterrompue des Ă©pisodes contrastĂ©s.

 
 
 

FX Roth dĂ©voile la magie des timbres d’époque

Ravel panthĂ©iste, jusqu’à l’ivresse


 
 
 

Comme un peintre douĂ© pour les atmosphĂšres les plus tĂ©nues, Ravel a composĂ© une partition chatoyante et climatique aux changements et mĂ©tamorphoses permanents. L’instrumentation y est prodigieusement raffinĂ©e (mĂȘme si D’Indy, sĂ»rement jaloux reproche Ă  Ravel, l’usage systĂ©matisĂ© de la 4Ăš trompette !)
 c’est un rĂȘve ou un songe comme vĂ©cu Ă©veillĂ©, auquel le chant vocalisĂ© (non articulĂ© et sans texte) du chƓur apporte une couleur extatique propre (a capella dans la partie centrale : invocatrice, implorative, hallucinĂ©e
), creusant encore les effets de spatialisation (depuis la coulisse). Roth et les couleurs / timbres rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s de l’orchestre Les SiĂšcles, prĂ©cisent de nouvelles filiations ravĂ©liennes, celles-lĂ  mĂȘme qui convoquent dans un collectif flamboyant les grands poĂštes russes : Moussorgski, Rimsky et Stravinsky
 la culture, le gĂ©nie et l’intelligence des climats, l’hypersensiblitĂ© instrumentale du compositeur se dĂ©voilent sous un nouveau jour. Avec dans la rĂ©alisation poĂ©tique, le surgissement de l’effroyablement expressif et de l’étrangetĂ© presque exotique (« Lent », conclusion du II, avec ses Ă©lĂ©ments « insolites »). 
 
 

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Tout semble prĂ©parer Ă  la magie pure du lever du jour (plage 15), hymne irrĂ©sistible au miracle d’une Nature enfin harmonisĂ©e, magicienne lĂ  aussi : bercĂ©e par son propre rĂȘve (flĂ»te, clarinette
), l’orchestre atteint Ă  l’ivresse sonore, en une texture claire, transparente, scintillante, Ă  la fois profilĂ©e et enveloppante.

Langoureux, d’une Ă©motivitĂ© Ă  fleur de peau, dans des pianissimi Ă  peine perceptibles (Nocturne, 9, avec machine Ă  vent), mais idĂ©alement suggestifs, l’orchestre ne dĂ©crit pas, n’évoque pas : il exprime chaque enjeu de la partition, qu’il s’agisse de la puretĂ© amoureuse ; de l’ivresse onirique, de l’enchantement miraculeux (lever du jour au III, plage 15). De cette pure extase chorale et orchestrale, le chef nous mĂšne avec son orchestre scintillant jusqu’à l’orgie et la transe organique de la danse finale : la palette sonore est Ă©blouissante et subtilement investie.

CLIC D'OR macaron 200Voilà une nouvelle version désormais de référence, tant dans le raffinement de sa réalisation instrumentale, le chef sait repréciser les enjeux esthétiques et la poétique essentielle de la partition conçue par Ravel et créée sous la direction de Pierre Monteux, pour les Ballets Russes, en 1912.

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CD, Ă©vĂ©nement. MAURICE RAVEL (1875-1937) : Daphnis et ChloĂ©, ballet intĂ©gral. Les SiĂšcles ; Ensemble Aedes ; Marion Ralincourt, flĂ»te. François-Xavier Roth, direction. 1 CD Harmonia Mundi. Enregistrements live, 2016 Ă  la Philharmonie de Paris, Ă  la CitĂ© de la Musique de Soissons, au ThĂ©Ăątre ImpĂ©rial de CompiĂšgne
 DurĂ©e : 55mn. CLIC de CLASSIQUENEWS

 
 
 
 
 
 

CD Ă©vĂ©nement, critique. ERNEST CHAUSSON : PoĂšme de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha 2018)

chausson poeme amour et mer alexandre bloch gens orchestre national de lille cd annonce critique cd review cd classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, critique. ERNEST CHAUSSON : PoĂšme de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha 2018). Comme une houle puissante et transparente Ă  la fois, l’orchestre pilotĂ© par Alexandre Bloch sculpte dans la matiĂšre musicale ; en fait surgir la profonde langueur, parfois mortifĂšre et lugubre, toujours proche du texte (dans les 2 volets prosodiĂ©s, chantĂ©s du « PoĂšme de l’amour et de la mer » opus 19) : on y sent et le poison introspectif wagnĂ©rien et la subtile texture debussyste et mĂȘme ravĂ©lienne dans un raffinement inouĂŻ de l’orchestration. D’une couleur plus sombre, d’un medium plus large, la soprano VĂ©ronique Gens a le caractĂšre idoine, l’articulation naturelle et sĂ©pulcrale (« La mort de l’amour » : dĂ©tachĂ©e, prĂ©cise, l’articulation flotte et dessine des images bercĂ©es par une voluptĂ© brumeuse et cotonneuse, mais dont le dessin et les images demeurent toujours prĂ©sent dans l’orchestre, grĂące Ă  sa diction exemplaire : quel rĂ©gal).

 

 

 

L’Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch

CHAUSSON sublimé
Parure chatoyante du symphonisme romantique et tragique

 

 

 

L’intelligibilitĂ© de la cantatrice, le poids qu’elle prĂ©serve et assure Ă  chaque vers poĂ©tique (rĂ©agencĂ© par Chausson Ă  partir des textes de Bouchor) sert admirablement le flux orchestral, ses enchantements harmoniques qui bercent et hypnotisent, jusqu’à l’extase et l’abandon. Remarquable Ă©quilibre entre suggestion et allant dramatique. « Le temps des Lilas et le temps des roses ne reviendra plus   » regaillardit Ă  la fin une succession de paysages mornes et Ă©teints mais d’une sourde activitĂ©. Le beautĂ© fragile qui s’efface Ă  mesure qu’elle se dĂ©ploie et se consume trouve une expression caressante et sensuelle dans le chant de l’orchestre, rĂ©signĂ© mais dĂ©terminĂ© (« Et toi que fais-tu ? »). Chausson offre un prolongement Ă  la langueur endeuillĂ©e du Wagner tristanesque : sa fine Ă©criture produit une grĂące assumĂ©e qui contient aussi sa propre rĂ©mission dans sa conscience de la mort. L’élan mĂ©lancolique et le deuil des choses Ă©teintes font le prix de leur Ă©vocation qui les ressuscite toujours indĂ©finiment, dans une sorte de rĂ©itĂ©ration magique, comme ritualisĂ©e, mais jamais artificielle.
Toujours trĂšs articulĂ© et d’une intonation simple, le chef dĂ©ploie les mĂȘmes qualitĂ©s qui avaient fondĂ© sa lecture des PĂȘcheurs de perles du jeune Bizet (opĂ©ra jouĂ© et enregistrĂ© Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille / mai 2017).

 

MĂȘme geste nuancĂ© pour le flux de la Symphonie en si bĂ©mol majeur (1891) qui dĂ©livre le mĂȘme sentiment d’irrĂ©pressible malĂ©diction. Le premier mouvement saisit par son souffle tragique (tchaikovskien : on pense Ă  la 4Ăš symphonie) et Ă©videmment l’immersion dans la psychĂ© wagnĂ©rienne la plus sombre et la plus rĂ©signĂ© (avant l’essor de l’Allegro vivo). Chausson est un grand romantique tragique qui cependant Ă©gale par son orchestration scintillante et colorĂ©e, ses Ă©clairs rythmiques, les grands opus de Ravel comme de Debussy.

VoilĂ  qui inscrit le compositeur fauchĂ© en 1899, – trop tĂŽt, dans un sillon prestigieux, celui des grands symphonistes romantiques français : Berlioz, Lalo, Ă©videmment Franck, mais aussi Dukas
 Le « TrĂšs lent », volet central, s’immerge dans le pur dĂ©sespoir, fier hĂ©ritier des prĂ©ludes de Tristan und Isolde de Wagner (mĂȘme couleur d’une douleur foudroyĂ©e), lĂ  encore. Comme s’il reprenait son souffle et sa respiration avec difficultĂ© (en un « effet » volontaire, maĂźtrisĂ©), l’orchestre, clair et prĂ©cis, fluide et ondulant, plonge en eaux profondes. Lamento de la douleur inĂ©narrable, l’épisode de presque 9 mn, Ă©tire sa langueur dĂ©sespĂ©rĂ©e que la parure orchestrale recharge et Ă©nergise cependant constamment : en cela, la direction du chef se montre trĂšs efficace : jamais Ă©paisse, toujours transparente : elle fait respirer chaque pupitre. DĂ©voilant des trĂ©sors d’harmonies rares, et d’alliages de timbres
 d’une ivresse gĂ©niale.
Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille ouvrent de larges perspectives dont l’ampleur nous terrifie comme elle nous captive : faisant surgir les guirlandes mĂ©lodiques sur un nuage brumeux de plus en plus menaçant et lĂ©tal (aprĂšs le motif du « temps des lilas » au cor anglais, rĂ©miniscence de Tristan). Le III applique Ă  la lettre le principe cyclique de son maĂźtre Franck, rĂ©capitulation des motifs prĂ©cĂ©dents mais harmonisĂ©s diffĂ©remment, et dans un climat d’agitation voire de panique au dĂ©but primitif. Alexandre Bloch exprime l’énergie brute, comme Ă  vif, comme incandescente, son ivresse primitive, sa noirceur large et enveloppante (wagnĂ©rienne), tout en se souciant de l’intelligibilitĂ© de la texture (bois, cordes, cuivres sont d’une couleur toute française).
L’architecture des fanfare, Ă©rigĂ©es comme de vastes portiques de plus en plus majestueux (dans l’esprit d’un choral) est Ă©noncĂ©e avec clartĂ© et une rigueur presque luthĂ©rienne. Et le miracle du dernier Ă©pisode,- salvateur, rassĂ©rĂ©nĂ© (formulĂ© comme la clĂ© du rĂ©bus prĂ©cĂ©dent, comme dans la Symphonie en rĂ© de Franck), peut s’accomplir en un geste d’une formidable hauteur (Ă©noncĂ©e comme l’ascension sur l’arche Ă©voquĂ©e ou comme le repli des eaux), et d’une noblesse infinie qui garde son secret. Magnifique rĂ©alisation : riche, trouble, ambivalente, grave et lumineuse : l’écriture de Ernest Chausson y gagne un surcroĂźt d’éloquence, d’intelligence, de prodigieuse activitĂ©. PortĂ© par son directeur musical, l’Orchestre national de Lille confirme une Ă©tonnante et salutaire comprĂ©hension du grand symphonisme romantique français. A suivre. CLIC de CLASSIQUENEWS de mars 2019. Les intĂ©ressĂ©s poursuivent actuellement un cycle majeur dĂ©diĂ© aux 9 symphonies de Gustav Mahler (tout au long de l’annĂ©e 2019).

 

 

 

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CLIC D'OR macaron 200CD Ă©vĂ©nement, critique. ERNEST CHAUSSON : PoĂšme de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha – enregistrĂ© Ă  Lille en novembre 2018)

 

 
 

 

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LIRE aussi notre annonce du CD Ă©vĂ©nement. ERNEST CHAUSSON : PoĂšme de l’amour et de la Mer, Symphonie opus 20 (Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch / VĂ©ronique Gens – 1 cd Alpha)

https://www.classiquenews.com/cd-evenement-annonce-ernest-chausson-poeme-de-lamour-et-de-la-mer-symphonie-opus-20-orchestre-national-de-lille-alexandre-bloch-veronique-gens-1-cd-alpha/

FESTIVALS été 2019 : GSTAAD MENUHIN FESTIVAL : focus SOL GABETTA. Du 18 juillet au 6 septembre 2019

FESTIVALS Ă©tĂ© 2019 : GSTAAD MENUHIN FESTIVAL : focus SOL GABETTA. Du 18 juillet au 6 septembre 2019, le premier festival de musique classique en Suisse crĂ©Ă©e l’évĂ©nement grĂące Ă  unr formule dĂ©sormais bien connue et identifiĂ©e : paysages alpins saisissants, Ă©glises rustiques, grands concerts sous la tente de Gstaad
 Gstaad Ă©crit son Ă©popĂ©e qui impressionne par le profil des artistes qu’invite son intendant gĂ©nĂ©ral Christoph Muller
 Le directeur sait cultiver les connivences et les amitiĂ©s avec les tempĂ©raments de premier plan.

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SOL GABETTA, le violoncelle enchanté de Gstaad

 

C’est dĂ©jĂ  une longue histoire entre la violoncelliste SOL GABETTA, passion et musicalitĂ© incarnĂ©es, et le festival suisse le GSTAAD MENUHIN Festival, Ă©vĂ©nement estival fondĂ© il a plus de 60 ans par lel Ă©gendaire violoniste Yehudi Menuhin. En 2019, le Festival fĂȘte PARIS, son esprit lumineux, mĂȘlant Ă©lĂ©gance et flamboyance. Au sein d’une programmation riche et diverse, SOL GABETTA prĂ©sente Ă  Gstaad cet Ă©tĂ©, pas moins de cinq concerts de musique de chambre Ă  l’Ă©glise de Saanen, en compagnie de Betrand Chamayou, d’Andreas Ottensamer et Alina Ibragimova, ainsi que de Polina Leschenko et Patricia Kopatchinskaja. La soliste excelle dans l’excercie tĂ©nu de la musique de chmabre, exigeant Ă©coute, complicitĂ©, fusion complĂ©mentaire
 un dĂ©fi que la jeune femme n’ a cessĂ© de porter au sommet Ă  chaque Ă©dition du GSTAAD Menuhin Festival dont elle est devenue une ambassadrice irrĂ©sistible
 
 

RETROUVEZ ICI les concerts SOL GABETTA au GSTAAD MENUHIN Festival 2019
https://www.gstaaddigitalfestival.ch/fr/search?term=sol%20gabetta

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RĂ©trospective SOL GABETTA au GSTAAD MENUHIN Festival : retrouvez ici les grands moments qui ont scellĂ© l’histoire d’une relation singuliĂšre entre le Festival estival suisse et la violoncelliste Sol Gabetta :

Parmi les temps forts de cette collaboration artistique impressionnante, distinguons entre autres : rĂ©cital Beethoven avec le pianiste Rudolf Buchbinder (en couplage la prĂ©sentation par Sol Gabetta de la Sonatine en rĂ© majeur de Franz Schubert dans un arrangement pour violoncelle) ; Sol Gabetta et Polina Leschenko jouent le Sonate pour violoncelle et piano de Prokofiev (1948) ; autre document vidĂ©o, l’évocation par Sol Gabetta et Patricia Kopatchinskaja de leurs enregistrements studio et live
 Autant de contenus vidĂ©o Ă  dĂ©couvrir et revoir sur la plateforme du GSTAAD DIGITAL FESTIVAL

 
 

gabetta-sol-joue-schubert-gstaad-menuhin-festival-concert-annonce-critique-concert-opera-par-classiquenews

 
 

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Autres artistes à suivre cet été à GSTAAD : Vilde Frang, Gaëlle Arquez, Yuja Wang, Klaus Florian Vogt
 à découvrir, la programmation complÚte du GSTAAD MENUHIN Festival 2019
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr

 

LIRE AUSSI notre PRESENTATION GENERALE DU GSTAAD MENUHIN FESTIVAL 2019

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CD, critique. SPONTINI : Olympie (version 1826). Aldrich, Vidal, 
 J Rhorer (2 cd 2016 — Pal. Bru-Zane)

spontini olympie vidal aldrich cd critique classiquenews bru zane bz1035CD, critique. Gaspare SPONTINI : Olimpie (version 1826). Gauvin, Aldrich, Vidal, Rhorer (2 cd juin 2016 — Pal. Bru-Zane, collection « opĂ©ra français). Si Cassandre chez Berlioz (Les Troyens) fille de Priam, assiste sans issue ni espĂ©rance, Ă  la chute de Troie, Cassandre chez Gaspare Spontini (1774-1851) dans Olimpie (1819) est
 un homme, comme d’ailleurs Antigone. Autre Ɠuvre, autre genre. Mais Spontini s’inspire de la piĂšce de Voltaire (1761). Tous deux s’opposent pour l’amour d’AmĂ©naĂŻs / Olimpie, fille d’Alexandre le grand. C’est d’ailleurs Cassandre qui la sauve Ă  Babylone, et la jeune femme aime son sauveur
 Mais la mĂšre de la princesse, Statira refuse une telle union : pour elle, Cassandre a tuĂ© Alexandre. Spontini manie le sublime tragique (avant Meyerbeer) avec un gĂ©nie que Berlioz fut le premier Ă  applaudir. Ainsi dans la version de 1819, Olimpie et Statira, la filel et la mĂšre se suicident avant que Antigone ne soit reconnu comme le meurtrier d’Alexandre. Laissant Cassandre innocentĂ©, dĂ©muni et tragiquement esseulĂ©.
Dans la version de 1821, retour au lieto finale et les deux amants, Olimpie et son sauveur peuvent se marier sous la bénédiction de la mÚre.
De Rossini, Spontini maĂźtrise l’élĂ©gance seria ; de Gluck, il prolonge la tension tragique, d’une inĂ©luctable souffrance, d’un inflexible dignitĂ©. Comme ses prĂ©dĂ©cesseurs au carrefour du XVIIIĂš et du XIXĂš prĂ©romantique (Gossec, Piccini, Sacchini, 
), Spontini embrase son orchestre d’accents guerriers (les trombones et les cors sont mĂȘme « trop utilisĂ©s » selon Berlioz). On note l’usage pour la premiĂšre fois du tuba historique ou ophiclĂ©ĂŻde.
La force de l’opĂ©ra revient Ă  ses fabuleux contrastes, en rĂšgle Ă  l’heure baroque, et qui ici, relance constamment la lyre tragique. Il en dĂ©coule des enchaĂźnements qui pourront heurter une Ă©coute trop passive
Ainsi l’air de Cassandre (tĂ©nor) « Oh souvenir Ă©pouvantable » encadrĂ© de deux duos (avec Antigone), et surtout au dĂ©but du II, la priĂšre de Statira, entrecoupĂ©, commentĂ© par de soudaines intrusions du prĂȘtre HiĂ©rophante (Patrick Bolleire, basse) et surtout du chƓur, d’une noblesse irrĂ©sistible. Tout cela intĂšgre le collectif et les destinĂ©es individuelles avec un sens remarquable du drame et des Ă©quilibres poĂ©tiques.

Dans ce sens, la direction de JĂ©rĂ©mie Rhorer et son Cercle de l’Harmonie, manque singuliĂšrement d’équilibre, de clartĂ©, d’architecture, de nerveuse prĂ©cision. Cela sonne sec, parfois brutal. Ce qui rĂ©duit Ă©videmment les champs expressifs et les plans poĂ©tiques d’une oeuvre qui certes est tragique et spectaculaire mais pas moins humaine et profondĂ©ment raffinĂ©e (ne serait-ce que dans le portrait de la fille et de la mĂšre, de leur relation trouble et contradictoire : cf. subtile et superbe confrontation Olimpie-Statira au II ).
Voix du peuple Ă  ÉphĂšse, le ChƓur de la radio flamande par contre s’impose indiscutablement par des nuances linguistiques qui captivent. CĂŽtĂ© solistes, distinguons la mĂšre Statira dont Kate Aldrich cisĂšle chaque facette, celle de la mĂšre tendre et inflexible, et aussi de la veuve haineuse et vengeresse. Sur les traces de la crĂ©atrice, la lĂ©gendaire Caroline Branchu aux qualitĂ©s de tragĂ©dienne immenses, la chanteuse amĂ©ricaine trouve le ton et le style justes. Dans le rĂŽle-titre, Karina Gauvin ne parvient pas Ă  rendre son personnage rĂ©ellement passionnant, – un ĂȘtre capable de fureur, de tendresse (mozartienne), de vĂ©rité  qui ici Ă©chappe au concert. Saluons aussi l’excellente intelligibilitĂ© de Josef Wagner dans le rĂŽle du noir et jaloux Antigone. Remplaçant Charles Castronovo, dans le rĂŽle de Cassandre, rĂŽle clĂ© tant il est riche en registres Ă©motionnels, Mathias Vidal dĂ©ploie un talent rare de diseur et de tragĂ©dien, trouvant par contre les Ă©lĂ©ments psychologiques et les intonations idĂ©ales pour exprimer dĂ©sirs et dĂ©sillusions du prince hĂ©roĂŻque. L’ambitus de la tessiture est constamment sollicitĂ©, offrant au chanteur, une partie digne du thĂ©Ăątre. Rien ne semble flĂ©chir dans son chant tendu, nerveux, lui aussi trĂšs respectueux du texte. tant de nuances et de maĂźtrise contredisent souvent la brutalitĂ© dĂ©jĂ  relevĂ©e de l’orchestre. Dommage. VoilĂ  qui comble mais de façon dĂ©sĂ©quilibrĂ©e notre connaissance d’Olimpie, aux cĂŽtĂ©s des autes ouvrages du maĂźtre adulĂ© de Berlioz : La Vestale, Fernand Cortez (1809), commande de NapolĂ©on, ou AgnĂšs von Hauhenstanden (1829).

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spontini olympie vidal aldrich cd critique classiquenews bru zane bz1035CD, critique. Gaspare SPONTINI : Olimpie (version 1826). TragĂ©die lyrique en trois actes. Livret d’Armand-Michel Dieulafoy et Charles Brifaut, d’aprĂšs la piĂšce de Voltaire. Karina Gauvin, Kate Aldrich, Mathias Vidal, Josef Wagner, Patrick Bolleire, Philippe Sauvagie. ChƓur de la Radio flamande. Cercle de l’Harmonie, JĂ©rĂ©mie Rhorer, direction (2 cd juin 2016 — Pal. Bru-Zane, collection « opĂ©ra français)

LIRE aussi notre prĂ©sentation de l’opĂ©ra Olympie de Spontini (1819) : http://www.classiquenews.com/olympie-de-spontini-1819/

POITIERS, TAP. Le 20 mars 2019. FAURE : Requiem, Pelléas

sargent-faure-gabriel-portrait-1280px-John_Singer_Sargent_-_Gabriel_Faure-livres-homepage-magazine-livres-classiquenews-582POITIERS, TAP. Le 20 mars 2019. FAURE : Requiem, PellĂ©as. C’est la concrĂ©tisation attendue d’un projet rĂ©alisĂ© entre l’Orchestre des Champs ElysĂ©es et le TAP. Depuis sa crĂ©ation en 2014, ChƓur et orchestre des jeunes implique des jeunes du territoire poitevin, issus de divers horizons. Cette annĂ©e les lycĂ©ens d’établissement d’enseignements gĂ©nĂ©ral, technologique, professionnel et agricole, et les Ă©lĂšves des conservatoires sont rejoints par des jeunes en situation de handicap sans pratique musicale rĂ©guliĂšre. Une expĂ©rience de rencontre et de partage, de sensibilisation et de transmission, autour d’une ambition commune. Au programme de cette 6Ăšme Ă©dition, le Requiem de FaurĂ©, Ɠuvre majeure du compositeur qui frappe par sa paradoxale douceur et son appel Ă  l’espĂ©rance, et la crĂ©ation d’un jeune compositeur (Louis Daval Frerot The unquestioned answer), auquel l’Orchestre des Champs-ElysĂ©es a passĂ© commande.

Au cƓur de l’expĂ©rience, associant jeunes chanteurs et musiciens sur instruments d’époque de l’Orchestre des Champs ElysĂ©es, l’Ɠuvre raffinĂ©e, profonde mais si mesurĂ©e voire pudique de Gabriel FaurĂ©, qu’il faut jouer avec clartĂ©, transparence et un art des nuances, consommĂ©. Le Requiem version pour grand orchestre de 1900, est couplĂ© avec la suite PellĂ©as, vĂ©ritable manifeste de musique française propre Ă  l’extrĂȘme fin du XIXĂš (1898) : FaurĂ© Ă©crivant cette musique de scĂšne aprĂšs que Debussy eut dĂ©clinĂ© la commande Ă©noncĂ©e par l’actrice Mrs Patrick Campbell. Dans sa version pour orchestre, – sans mise en scĂšne, FaurĂ© a lui-mĂȘme orchestrĂ© (la partition pour le thĂ©Ăątre ayant Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par son Ă©lĂšve Charles Koechlin) ; la dĂ©licatesse de l’orchestration n’empĂȘche pas une certaine ampleur proche des climats souterrains, marins du poĂšme initial de Maeterlinck.

 

 

 

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POITIERS, TAPboutonreservation
Mercredi 20 mars 2019, 19h30
Gabriel Fauré  : Requiem op. 48 (version pour grand orchestre de 1900), Pélléas et Mélisande
Louis Daval Frerot : The unquestioned answer
ChƓur et orchestre des jeunes
Orchestre des Champs-Elysées
Mathieu Romano, direction

 

 

 

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COMPTE-RENDU, opéra. SAINT-ETIENNE, Théùtre Massenet, le 10 mars 2019. GODARD : Dante. Gaugler, Marin-Degor
 Vesperini / Gerts.

dante-godard-opera-critique-annonce-opera-benjamin-godard-opera-de-saint-etienne-annonce-critique-opera-classiquenewsCOMPTE-RENDU, opĂ©ra. SAINT-ETIENNE, ThĂ©Ăątre Massenet, le 10 mars 2019. GODARD : Dante. Gaugler, Marin-Degor
 Vesperini / Gerts. SAINT-ETIENNE confirme son Ă©tonnante disposition Ă  dĂ©voiler des trĂ©sors oubliĂ©s de notre patrimoine. Pour ce Dante dont il n’existe q’un enregistrement (assez inĂ©gal en raison de chanteurs peu nuancĂ©s voire inintelligibles et d’un orchestre « routinier »), voici sur la scĂšne stĂ©phanoise, impliquant tous les ateliers de fabrication locaux (dĂ©cors, costumes, machinerie), la version scĂ©nique de l’ouvrage. Une rĂ©crĂ©ation mondiale car l’opĂ©ra de Benjamin Godard n’avait pas Ă©tĂ© produit sur les planches depuis sa crĂ©ation (malheureuse) en 1890. La rĂ©vĂ©lation est majeure car elle souligne un gĂ©nie du drame et de l’onirisme noir, souvent sombre, dont l’orchestre et le chƓur sont constamment sollicitĂ©s, en teintes expressives, raffinĂ©es, particuliĂšrement oniriques. L’écriture de Godard synthĂ©tise le meilleur Ă  son Ă©poque, Massenet et Verdi pour le drame, Gounod, Berlioz pour la distinction, sans omettre des couleurs et des harmonies puissantes qui rappellent Tchaikovski et annonce bientĂŽt la transparence d’un Ravel. C’est dire.
En outre l’architecture de l’opĂ©ra est claire ; les deux premiers actes (Ă  Florence) Ă©voquent l’ambition et la chute politique de Dante qui fut dans les faits, et de façon trĂšs fugace, Prieur de la capitale toscane ; puis Ă  partir de l’acte III, et le fameux « songe de Dante », la rĂ©alisation de l’idĂ©al artistique et poĂ©tique de l’artiste ; une cĂ©lĂ©bration qui vaut aussi identification pour Godard. Comme Wagner, le Français aborde le thĂšme de l’artiste et de la sociĂ©tĂ©, en prĂ©cisant la grandeur du destin du premier ; la violence stĂ©rile de la seconde (guerre Gibelins / Guelfes).

 
 
 

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Le continuum dramatique est assurĂ© par les options du metteur en scĂšne Jean-Romain Vesperini qui, -ouf, et pour notre plaisir, Ă©carte toute tentation vidĂ©o, prĂ©fĂ©rant la magie d’une machinerie XIXĂš, somptueux dispositif de passerelles et d’escaliers en colimaçon, sur une tournette centrale. L’esthĂ©tique de l’ensemble (changements Ă  vue) renforce la force de la vision de l’acte III.
Confirmant Dante sur son chemin de gloire, afin qu’il accomplisse sa vocation poĂ©tique, BĂ©atrice, la femme aimĂ©e, convoitĂ©e, devient sa muse ; et Virgile qui apparaĂźt sur la colline napolitaine lui rĂ©vĂšle la vision des enfers : de fait, Godard nous livre une puissante et mordante figuration infernale qui n’a rien Ă  envier aux opĂ©ras baroques ni aux Ă©vocations fantastiques d’un Berlioz. Tout concourt d’ailleurs Ă  la sublimation de la vocation artistique du hĂ©ros : l’opĂ©ra incarne son apothĂ©ose, ce que confirme la derniĂšre scĂšne qui voit le poĂšte Dante Ă  prĂ©sent conscient et sĂ»r de son Ɠuvre Ă  venir (La Divine ComĂ©die).
La sĂ©duction des mĂ©lodies (Gounod n’est pas loin), la couleur ombrĂ©e gĂ©nĂ©rale, la puissance du chƓur, surtout l’orchestre de Godard affirment un trĂšs grand talent taillĂ© pour l’opĂ©ra.

Les costumes et leurs couleurs hĂ©raldiques dĂ©veloppent une vision « rĂ©trofuturiste » qui modernise le Moyen-Âge selon le goĂ»t de Godard. La poĂ©sie (lumiĂšres vaporeuses) est constante et continue de dessiner le profil du poĂšte artiste face Ă  la sauvagerie de la sociĂ©tĂ©.

dante-paul-gaugler-opera-benjamin-godard-opera-reportage-partition-opera-evenement-saint-etienne-operaLe plateau vocal est globalement convaincant. L’émission du tĂ©nor Paul Gaugler dans le rĂŽle-titre pourra en rebuter plus d’un, mais son articulation, son sens du texte, ses phrasĂ©s proches de la mĂ©lodie, comme ses aigus en force, composent in fine un Dante, crĂ©dible, consistant qui souffre et trouve enfin sa vocation de poĂšte (prĂȘt Ă  immortaliser son amour et sa quĂȘte). A ses cĂŽtĂ©s, la muse justement et l’ñme-sƓur, Sophie Marin-Degor affirme une vĂ©ritĂ© stylistique qui Ă©claire de façon immĂ©diate la noblesse de cette Ăąme amoureuse et loyale : c’est elle qui verrouille le destin poĂ©tique de Dante (« pour ĂȘtre aimĂ©, fais ton devoir », tout est dit dĂšs l’acte I). Godard dans le dernier acte, celui oĂč elle est cloĂźtrĂ©e, et juste avant de succomber sur l’épaule de son aimĂ©, lui rĂ©serve un air bouleversant : l’enfant se rebelle contre la volontĂ© de son pĂšre (qui l’a promise Ă  un autre
 Bardi, le rival de Dante), et l’amoureuse radicale y expose clairement l’intensitĂ© de son sacrifice. S’il est maudit sur cette terre, Dante immortalisera leur amour.

Le compositeur renforce le chant soliste par un second couple, plus sombre et noir ; celui de Simeone Bardi dont l’esprit de haine et la jalousie prĂ©cipite la chute du Dante politique Ă  Florence (valeureux et intelligible JĂ©rĂŽme Boutillier) ; tandis que dans le rĂŽle de Gemma, la confidente de BĂ©atrice (et qui aime elle aussi Dante), AurhĂ©lia Varak rĂ©serve un timbre sĂ©duisant, digne d’une Dalila, mais l’articulation demeure imprĂ©cise.
L’excellent FrĂ©dĂ©ric Caton (basse ample et articulĂ©e) rayonne en Virgile dans le songe de Dante. Le ChƓur lyrique Saint-Etienne Loire dĂ©fend chaque partie, d’autant que l’énergie du chef estonien Mihhail Gerts montre combien ce Dante vaut bien des Werther de Massenet (mĂȘme librettiste) ou des Faust de Gounod. Vite, d’autres dates et une reprise de ce chef d’Ɠuvre oubliĂ©, enfin ressuscitĂ©, de l’OpĂ©ra romantique français. Il reste une derniĂšre date Ă  Saint-Etienne, demain mardi 12 mars 2019. Must absolu.

 
 
 
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COMPTE-RENDU, opéra. SAINT-ETIENNE, Théùtre Massenet, le 10 mars 2019. GODARD : Dante. Gaugler, Marin-Degor
 Vesperini / Gerts.

Mise en scĂšne : Jean-Romain Vesperini
DĂ©cors : Bruno de LavenĂšre
Costumes : CĂ©dric Tirado

Dante : Paul gaugler
BĂ©atrice : Sophie Marin-Degor
Bardi : JĂ©rĂŽme Boutillier
Gemma : Aurhélia Varak
Un vieillard / Virgile : Frédéric Caton
L’écolier : Diana Axentii
Un héraut : Jean-François Novelli

ChƓur lyrique Saint-Etienne Loire
Laurent Touche, direction

Orchestre symphonique Saint-Etienne Loire
Mihhail Gerts, direction. Photos grands formats © C Cauvet / Opéra de Saint-Etienne 2019

 
 
 
 
 
 

CD Ă©vĂ©nement, critique. STRADELLA : La Doriclea (Il Pomo d’Oro, Andrea De Carlo, 3 cd ARCANA 2017)

stradella doriclea cd critique de marco arcana critique opera stradella critique concerts opera classiquenews musique classiqueCD Ă©vĂ©nement, critique. STRADELLA : La Doriclea (Il Pomo d’Oro, Andrea De Carlo, 3 cd ARCANA 2017). Suite de l’intĂ©grale des Ɠuvres lyriques de l’immense Stradella. InstallĂ© Ă  GĂȘnes depuis dĂ©cembre 1677, Alessandro Stradella n’en poursuit pas moins une intense activitĂ© de compositeur d’opĂ©ras pour l’Ă©lite romaine (la famille Orsini par exemple) dont plusieurs opĂ©ras vĂ©nitiens sur la scĂšne du Teatro de Tordinona. La langue romaine de Stradella se pĂąme souvent, se tend et se dĂ©tend mais avec un souci constant du legato : son thĂ©Ăątre a le souci du verbe, de sa cohĂ©rence, d’un tableau Ă  l’autre
 comme Monteverdi Ă  Venise ; Doriclea est un opĂ©ra textuel et linguistique ; rien n’y peut s’y rĂ©soudre sans une complĂšte maestriĂ  du rĂ©citatif, comme des airs (lesquels sont particuliĂšrement courts, Ă  peine dĂ©veloppĂ©s : on est loin des arie da capo, propre Ă  l’opĂ©ra du XVIIIĂš). En ce 17Ăš triomphant, – Seicento Ă  son acmĂ©, Stradella rĂ©alise dans les annĂ©es 1670, une Ă©criture essentiellement palpitante qui Ă©merveille et enchante souvent par la riche palette des nuances Ă©motionnelles contenues dans le texte.
L’interprĂ©tation qu’en propose Andrea De Carlo est passionnante : la caractĂ©risation du continuo, parfaitement canalisĂ©e et bien enveloppante des voix solistes, Ă©claire ce jeu thĂ©Ăątral, des intrigues et registres mĂȘlĂ©s, dont le mĂ©tissage dĂ©rive directement du thĂ©Ăątre littĂ©raire espagnol. La tension expressive du dĂ©but Ă  la fin, Ă  travers rĂ©citatifs (primordiaux ici) et airs, rend justice Ă  cette esthĂ©tique psychologique, qui sous le masque de la diversitĂ©, des contrastes incessants, de la volubilitĂ© de caractĂšres et d’humeurs, Ă©pinglent l’inconstante maladive des cƓurs, la folie que sait instiller partout l’Amour, insolent, facĂ©tieux, dĂ©routant, celui qui sĂšme la jalousie et le dĂ©sir fulgurant.
Andrea De Carlo affirme une belle intelligence de ce genre lyrique, en rĂ©alitĂ© si proche du thĂ©Ăątre. Mais avec cette distinction et cette sensualitĂ© qui justifient amplement la mise en musique du livret riche en rĂ©fĂ©rences poĂ©tiques, signĂ© d’un lettrĂ© et patricien de Rome, Flavio Orsini.

Parmi les chanteurs acteurs, notons le bon niveau gĂ©nĂ©ral mais un tempĂ©rament se dĂ©tache par l’articulation palpitante du verbe : la mezzo soprano Giuseppina Bridelli qui incarne Lucinda, soulignant vertiges et dĂ©sirs d’un cƓur ardent ; tandis qu’à musicalitĂ© et onctuositĂ© expressive Ă©gales, la Doriclea / Lindoro d’Emöke Barath, soprano hongroise vedette (entre autres rĂ©vĂ©lĂ©e dans le cadre des recrĂ©ations Rameau et Mondonville pilotĂ©es par l’excellent chef György Vashegyi Ă  Budapest) n’atteint pas Ă  cette caractĂ©risation nuancĂ©e, Ă  cette intelligibilitĂ© naturelle de Bridelli ; cette derniĂšre donne chair et vie aux rĂ©citatifs dont la dĂ©clamation est ici fondamentale. Et il faut beaucoup de souplesse comme d’imagination allusive pour vivifier et Ă©clairer les rĂ©citatifs ; Stradella comme ses contemporains VĂ©nitiens, cisĂšle un thĂ©Ăątre oĂč la langue doit demeurer constamment intelligible. Giuseppina Bridelli est de ce point de vue exemplaire (Ă©coutez ces deux airs dans l’acte III : « le dolent Spera mio core ; le plus ardent, mordant, voire conquĂ©rant : « Da un bel ciglo. » 
Rien Ă  dire non plus de la part des voix les plus graves (celles du couple comique, plein de rĂ©alisme populaire et douĂ© d’un bon sens raisonnable) : le contralto de Gabriella Martellacci, prĂ©sente, dĂ©terminĂ©e ; comme le Giraldo un rien comique, dĂ©lurĂ© du baryton impeccable Riccardo Novaro dont la verve et lui aussi l’intelligibilitĂ© prĂ©servĂ©e, annoncent ce type de baryton bouffe d’esprit vĂ©nitien, dĂ©jĂ  prĂ©rossinien (annonçant les masques fantaisistes de tous les buffas napolitains du XVIIIĂš).

Lui rĂ©pond le continuo articulĂ©, mordant lui aussi d’Il Pomo d’Oro, superbement Ă©quilibrĂ© et bondissant car veille Ă  la prĂ©cision comme aux rebonds expressifs, le chef Andrea De Carlo. C’est Ă  lui que nous devons la moisson rĂ©cente d’excellents opus Stradelliens, sujets d’enregistrements d’une indiscutable intĂ©rĂȘt musical. Doriclea est le 5Ăš volume du Stradella Project. Voici donc au sein d’une intĂ©grale lyrique en cours, l’un des opus les plus rĂ©ussis, comblant une lacune scientifique absurde. Stradella est bien l’un des gĂ©nies de l’opĂ©ra italien du XVIIĂš. Cette premiĂšre mondiale est une rĂ©vĂ©lation, servie par un chef, des instrumentistes et plusieurs chanteurs de premiĂšre valeur.

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CLIC D'OR macaron 200CD, Ă©vĂ©nement. STRADELLA : DORICLEA (Rome, vers 1670). EmƑke BarĂĄth (Doriclea), Giuseppina Bridelli (Lucinda), Gabriella Martellacci (Delfina),(Riccardo Novaro (Giraldo), Xavier Sabata (Fidalbo), Luca Cervoni (Celindo) – Il Pomo d’Oro. Andrea De Carlo, direction (3 cd ARCANA / OUTHERE – enregistrement rĂ©alisĂ© Ă  Caprorola, Italie / sept 2017) – CLIC de CLASSIQUENEWS de mars 2019.

Cette premiÚre sortie discographique mondiale de La Doriclea est une réalisation majeure pour The Stradella Project, qui signe ainsi le cinquiÚme volume de la série.

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Approfondir

Retrouvez la mezzo Giuseppina Bridelli en tournĂ©e avec Le CONCERT DE L’HOSTEL DIEU : dans un programme DUEL HANDEL / PORPORA, ou l’ñge d’or de la volcaitĂ  Ă  Londres au XVIIIĂš (annĂ©es 1730) – nouveau cycle

LIRE aussi notre présentation annonce du coffret DORICLEA de STRADELLA, premiÚre discographique piloté par Andrea De Carlo 

VOIR aussi le reportage STRADELLA PROJECT initiĂ© par le chef et musicologue ANDREA DE CARLO, engagĂ© Ă  rĂ©tablir aujourd’hui le gĂ©nie de Stradella / en liaison avec le Festival de NEPI : FESTIVAL BARROCCO Alessandro Stradella
http://www.festivalstradella.org/photos-videos/

Focus on Doriclea : tĂ©moignages des chanteurs, du chef entre autres sur la nĂ©cessitĂ© de l’éloquence, du texte, Ă©lĂ©ment moteur du chant baroque stradellien :
https://www.youtube.com/watch?v=ZjlKNkLA4O8

COMPTE RENDU, concert. LILLE, ONL, le 28 fév 2019. MAHLER : Symphonie n°2 « Résurrection ». Orch National de Lille / Alexandre Bloch.

cycle-mahlerCOMPTE RENDU, concert. LILLE, ONL, Nouveau SiĂšcle, le 28 fĂ©vrier 2019. MAHLER : Symphonie n°2 « RĂ©surrection ». Orchestre National de Lille. Alexandre Bloch. La premiĂšre Symphonie Titan marquait dĂ©jĂ  l’ampleur d’une Ă©criture trĂšs inspirĂ©e. Premier essai, premier coup de gĂ©nie (1). Dans la 2Ăš Symphonie, l’architecture s’élĂšve encore : du tumulte initial, l’énergie gravit peu Ă  peu la montagne, jusqu’à Ă©difier une cathĂ©drale
 spirituelle et mystique. Alexandre Bloch nous conduit dans ce cheminement qui fait de la Symphonie n°2 une symphonie de compassion, de dĂ©livrance, une formidable machine cathartique et salvatrice.

 
 
 

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Le premier mouvement marque d’emblĂ©e l’échelle du cadre symphonique : colossale voire abyssale. Le souffle, la dimension n’ont jamais Ă©tĂ© Ă  ce point aussi grandioses, – les contrastes enchaĂźnĂ©s, aussi vertigineux… dans la pensĂ©e, autant que dans les nouvelles sonoritĂ©s et trouvailles esthĂ©tiques requises pour en exprimer l’énergie. Au dĂ©but, le chant Ăąpre des contrebasses mĂšne la danse (comme le dĂ©but de la Walkyrie de Wagner en une sorte de chevauchĂ©e nocturne, ivre, panique), puis c’est la priĂšre des hautbois Ă  l’élĂ©gance toute racĂ©e ; ainsi s’affirme le balancement jamais rĂ©solu entre dĂ©sarroi dĂ©pressif et viscĂ©rale espĂ©rance d’un Mahler accablĂ© par le destin. Les cuivres clament cette prise de conscience supĂ©rieure qui se fait onctueuse douceur aux cordes, clarinettes et cors.
Alexandre Bloch fait surgir comme un matrice bouillonnante le mouvement des forces contraires et pourtant concomitantes, avec une franchise de ton et la volontĂ© d’en dĂ©coudre aprĂšs avoir exposĂ© toutes les cartes d’un jeu trouble Ă  son dĂ©but. Fureur contre l’adversitĂ©, impuissance face aux Ă©lĂ©ments contraires et dĂ©pression profonde (marche des harpes), et pourtant, toujours, indĂ©fectible foi
 Tout est lĂ , Ă  la fois d’une clartĂ© lugubre et d’une tendresse terrorisĂ©e mais tenace. C’est d’ailleurs cette rĂ©sistance coĂ»te que coĂ»te, et cette opiniĂątretĂ© qui cimentent toute la construction comme elle inspire la formidable Ă©nergie du chef.

 
 
 
 
 
 

Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille rĂ©alisent la prodigieuse mĂ©tamorphose Ă  l’Ɠuvre dans la 2Ăš Symphonie de Mahler


SAUVAGERIE, COMPASSION, RESURRECTION

 
 
 
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CritiquĂ© vertement par son modĂšle, Hans von Bulow (le crĂ©ateur de Tristan) et grand dĂ©fenseur alors de Richard Strauss, Mahler qui lui avait fait Ă©coutĂ© l’esquisse de la 2Ăš (en son premier mouvement dĂ©nommĂ© Totenfeier, « fĂȘte des morts », mouvement indĂ©pendant achevĂ© dĂšs 1888), ne se laisse pas dĂ©courager. Bien au contraire. ChevillĂ© au corps, l’exercice de composition est une nĂ©cessitĂ© vitale.
Ce combat pour s’affirmer, cette clairvoyance pleinement assumĂ©e se prĂ©cisent dans la magma de la 2Ăš, dĂšs son premier mouvement initial (Allegro maestoso), vĂ©ritable cathĂ©drale sonore oĂč s’affrontent toutes les forces en prĂ©sence, apparentes puissances contradictoires, en fait pilier d’un monde symphonique nouveau oĂč Mahler dans les faits, fusionne et Wagner, et Bruckner, et toutes les narrations symphoniques connues jusque lĂ , organisant peu Ă  peu le chaos du dĂ©but, rĂ©capitulant, architecturant son grand Ɠuvre en devenir
 afin d’éclairer l’orchestre par sa propre voix.

C’est dans ce bain primordial, cet Ă©lan en structuration que nous convie Alexandre Bloch, exploitant toutes les riches alliances de timbres, les frottements de sonoritĂ©s d’une page blanche, dont l’essence est expĂ©rimentale. Le chef aime piloter les instrumentistes jusque dans leurs retranchements sonores ultimes : caresses des cordes, Ă  l’ivresse Ă©perdue dont les cors amoureux se font l’écho

La palette est infinie et suscite bien des climats contrastĂ©s, dont l’apparente insouciance (tapisserie miroitante de l’harmonie des vents et des bois) n’écarte jamais un soubresaut d’angoisse sourde, souterraine (carillon des harpes). Ici rĂšgnent l’abandon espĂ©rĂ© et le sentiment d’une terreur prĂ©sente, profonde, non encore clairement Ă©lucidĂ©e. VoilĂ  qui est posĂ©, franchement, dans ce premier mouvement oĂč tout est dit, condensĂ©, en une flamboyante sauvagerie.

Le second mouvement (Andante moderato) dĂ©bute aprĂšs une pause marquĂ©e selon le voeu de Mahler lui-mĂȘme (Ă  32mn44), comme pour mieux absorber la charge terrible du premier mouvement (mouvement indĂ©pendant en soi, du fait de l’histoire de sa genĂšse). L’allant flexible et chantant de cette nouvelle sĂ©quence est plus calme (flĂ»te et harpe), mais n’écarte pas non plus l’accent Ă  peine canalisĂ© de nouvelles menaces. Mais ici rĂšgne le miel rĂ©confortant d’une grande guitare (pizz des cordes, soulignĂ©s par la flĂ»te), source d’un rĂ©confort imprĂ©vu (glissandi amoureux des cordes).

Le 3Ăš, Scherzo (43mn31) est ciselĂ© comme un balancement hypnotique d’une souplesse qui se convulse et est prĂȘte Ă  dĂ©raper. Un dĂ©sĂ©quilibre prĂȘt Ă  rompre le fil et l’équilibre : le hĂ©ros reprend son chemin, comme enivrĂ© par son propre enthousiasme (rondeur souple des clarinettes, vivacitĂ© des flĂ»tes, Ă  laquelle rĂ©pond la joie des hautbois
). Le promeneur fanfaronne et l’orchestre s’éveille Ă  la grandeur du paysage et des cimes qui se prĂ©cisent : comme saisi et surpris par l’ampleur du paysage qui l’environne soudain, le marcheur contemple la dĂ©mesure des forces auxquelles il doit se confronter. Ce vertige, Alexandre Bloch nous le fait ressentir avec des dĂ©charges millimĂ©trĂ©es, une attention spĂ©cifique aux petits dĂ©tails de l’orchestration, toujours savoureuse.
D’un oeil cinĂ©matographique, jouant sur les Ă©chelles, le chef demeure Ă  l’affĂ»t de la moindre inflexion contenue dans la partition, et qui dĂ©voile le relief du paysage. Ses parts d’ombre, ses contours annonces de la vie cĂ©leste


Puis Ă  53mn57, est enchainĂ© l’Urlicht : texte entonnĂ© par la mezzo (Christianne Stotijn) dont le cuivre vocal rĂ©pond Ă  la fanfare lointaine qui redessine un paysage assagi, claire rĂ©fĂ©rence Ă  un choral d’apaisement. La soliste rĂ©pand ce baume qui efface toute douleur, toute dĂ©tresse, laissant envisager ce qui Ă©tait jusque lĂ  refusĂ© : l’ascension vers le ciel (Ă©lĂ©vation des corps exprimĂ© par le hautbois qui s’enlace Ă  la voix). Ici surgit l’extase mystique d’un Mahler spirituel : « De dieu je viens et veux retourner Ă  Dieu ».

Alexandre Bloch fait entendre alors le tumulte du cosmos, dĂ©chirure, dĂ©flagration qui sonne comme une porte qui s’ouvre (Ă  la façon de la scĂšne de rĂ©vĂ©lation de la Femme sans ombre de Richard Strauss)
 De fait, nous ne sommes pas loin de l’opĂ©ra ; du moins dans cette scĂšne, aux jalons mystiques d’une intensitĂ© irrĂ©sistible, Mahler Ă©crit son oratorio le plus inspirĂ©. A 1h01mn18 : les cuivres expriment enfin l’échelle du cĂ©leste qui rejoint la terre et lui permet de gravir la passerelle vers l’éternitĂ© (marches Ă©noncĂ©es par la harpe)


Les 30 derniĂšres minutes de ce Finale grandiose, apothĂ©ose ultime de l’architecture ascensionnelle dĂ©crivent la citĂ© idĂ©ale qui paraĂźt alors au pĂšlerin, les plaintes de ce dernier, sa priĂšre face au CrĂ©ateur ; la perte de l’espoir, et le vertige de l’abandon
 (1h05mn puis 1h09m50).

 
 
 

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Alors s’exprime la promesse de la RĂ©surrection pour celui qui a cheminĂ© aussi durement. C’est la rĂ©mission tant espĂ©rĂ©e (1h06mn19) qui se profile (rĂ©bus et rĂ©solution de l’énigme aux trombones / bassons majestueux)
L’immense clameur d’espĂ©rance surgit et se renforce , puis la paix se profile (1h16mn), l’éternitĂ© rĂ©pond (fanfare Ă  1h17mn43)


Enfin le chƓur (1h20mn04) murmurant Ă©nonce la dĂ©livrance et la bĂ©atitude espĂ©rĂ©e
 Par la voix de la soprano (Kate Royal Ă  1h21mn49) -, enfin tout est exaucĂ©, pardonnĂ©, permis : « Tu ressusciteras mon corps »
Ce Ă  quoi Mahler rĂ©pond par la voix de la mezzo (1h26mn57), dans un texte qui est de lui : « Ce Ă  quoi tu as aspirĂ©, est Ă  toi / A toi ce que tu as aimĂ©, ce que tu as conquis », sublime Ă©mancipation, ultime courage contre l’adversité  et rĂ©confort pour les ĂȘtres douĂ©s d’une volontĂ© supĂ©rieure (« Ce que tu as endurĂ© te portera vers Dieu »). L’Ɠuvre de compassion se rĂ©alise enfin par le cri du chƓur qui droit aux cĂŽtĂ©s des deux anges intercesseurs, Ă©lĂšve le pĂȘcheur terrassĂ©.

Le Paradis est donc au bout du chemin. Mais avant, 
 quelles Ă©preuves et quel dĂ©couragement, quelles angoisses et quelles paniques faut-il Ă©prouver. Le grand bain orchestral, forge et matrice exutoires nous le font entendre, dans un fracas expressif que la direction d’Alexandre Bloch enveloppe d’une tension toute humaine, et mĂȘme dans sa rĂ©solution progressive (au sein du Finale bouleversant), fraternelle et si naturellement familiĂšre.

 
 
 

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Solistes au verbe incarnĂ©, chƓur dĂ©chirant, machine orchestrale en mĂ©tamorphose, chef soucieux des Ă©quilibres, et surtout de l’intelligibilitĂ© du texte final
 l’expĂ©rience aux dimensions colossales a passĂ© et rĂ©vĂ©lĂ© sa couleur et sa vibration humaine. Jusqu’au carillon ultime, de dĂ©livrance et de lĂ©vitation d’un magnĂ©tisme inoubliable. C’est peu dire que Mahler fait partie des gĂšnes de l’Orchestre lillois. Cette session nous le montre encore. Alexandre Bloch s’inscrit dans la lignĂ©e du mahlĂ©rien Jean-Claude Casadesus dont classiquenews avait distinguĂ© l’enregistrement de la 2Ăš (Lire notre critique : Mahler : Symphonie n°2 (Jean-Claude Casadesus, Orchestre national de Lille, novembre 2015, 1 cd Ă©vidence classics) : http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-mahler-symphonie-n2-jean-claude-casadesus-orchestre-national-de-lille-novembre-2015-1-cd-evidence-classics/

Belle continuitĂ© entre les deux chefs et pour Alexandre Bloch la confirmation d’une sensibilitĂ© naturelle, convaincante qui annonce la suite de son cycle Mahler sous les meilleurs auspices


Aucun doute, l’intĂ©grale des 9 symphonies mahlĂ©riennes est bien l’évĂ©nement orchestral de cette annĂ©e. A suivre Ă  Lille. Prochaine session, la 3Ăš Symphonie, le 3 avril 2019 (programme intitulĂ© « l’éveil du printemps ») : http://www.classiquenews.com/lille-onl-lintegrale-mahler-2019/

 
 
 

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Les indications de timing renvoient au direct live diffusĂ© sur la chaĂźne YOU TUBE de l’ONL :
https://www.youtube.com/watch?v=guPAE1FX2Ds

 
 
 

VOIR la Symphonie n°2 de Mahler ” RĂ©surrection “

https://youtu.be/guPAE1FX2Ds

 
 
   
 
 

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Symphonie n°2, « Résurrection » / Symphony No. 2, « Auferstehung » : Gustav Mahler

Direction : Alexandre Bloch
Soprano : Kate Royal
Mezzo-soprano : Christianne Stotijn
ChƓur : Philharmonia Chorus
Chef de chƓur : Gavin Carr

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE

I. [Todtenfeier] Allegro maestoso. Mit durchaus ernstem und feierlichem Ausdruck [D’un bout à l’autre avec une expression grave et solennelle]
II. Andante moderato. Sehr gemÀchlich [TrÚs modéré]
III. [Scherzo] In ruhig fliessender Bewegung [En un mouvement tranquille et coulant] – attacca
IV. « Urlicht » [LumiÚre originelle]. Sehr feierlich, aber schlicht [TrÚs solennel, mais modeste]
V. Im Tempo des Scherzo. Wild herausfahrend [Dans le tempo du scherzo. Explosion sauvage]

EnregistrĂ© Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille / France – 28 fĂ©vrier 2019

mahler-ONL-alexandre-bloch-resurrection-symphonie-n°2-gustav-Mahler-critique-compte-rendu-classiquenews-fev-2019 
 
 

Plus d’images de la RĂ©surrection par l’Orchestre National de Lille et Alexandre BLOCH sur le site
https://www.flickr.com/photos/onlille/sets/72157676883219187
Toutes les photos © Ugo PONTE ONL fev 2019

 
 
   
 
 

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(1) LIRE notre compte rendu critique de la Symphonie n°1 TITAN de Gustav Mahler, le 2 fĂ©vrier 2018 par l’Orchestre national de Lille et Alexandre BLOCH, lancement de l’intĂ©grale des 9 symphonies de Mahler Ă  Lille 2019 – 2010 :
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-concert-lille-nouveau-siecle-le-2-fevv-2019-mahler-symphonie-n1-titan-orch-national-de-lille-a-bloch/

 
 
   
 
   
 
 

CD, critique. REFLETS : récital de Julien Hardy, basson (1 cd KLARTHE records, 2017)

reflets julien hardy cd critique annonce concert classiquenews kla032couv_lowCD, critique. REFLETS : rĂ©cital de Julien Hardy, basson (1 cd KLARTHE) – En 50 mn, voici un tour d’horizon de la vitalitĂ© crĂ©ative française, au dĂ©but du XXĂš, rĂ©servĂ©e Ă  la musique de chambre avec basson. Capable d’un timbre fruitĂ©, rond, grave, – d’un remarquable flexibilitĂ© expressive, voire somptueusement lugubre, le basson concertant fait un excellent partenaire chambriste. Le goĂ»t et la musicalitĂ© du bassoniste Julien Hardy (instrumentiste au sein du Mahler Chamber Orchestra et aussi, entre autres, basson solo du Philharmonique de Radio France) aurait certainement retenu l’attention du divin Rameau, premier maĂźtre inspirĂ© pour l’instrument (dans l’orchestre certes). ExposĂ© mais d’une maĂźtrise absolue, le soliste s’ingĂ©nie Ă  colorer et articuler chaque sĂ©quence dans cette collection de piĂšces inspirĂ©es (Saint-SaĂ«ns, Dutilleux
) ou plus sĂ©duisante voire dĂ©corative (FaurĂ©, surtout Romance et Tarentelle d’un D’Ollone, Prix de Rome prĂ©coce, au style plutĂŽt salonier et acadĂ©mique). Mais la finesse et la sensibilitĂ© agogique de l’interprĂšte par sa grande inventivitĂ© en nuances (ce qui n’empĂȘche pas une belle franchise d’émission) sait rĂ©vĂ©ler toutes les pĂ©pites de cette collection de mĂ©lodies, comme le caractĂšre de chaque Ă©criture. L’attention Ă  l’intonation, la souplesse dans le raffinement expressif indique un jeu et une technique d’excellence, emblĂ©matique de cette approche française des vents, si dĂ©licate et puissante Ă  la fois. Du tempĂ©rament et de la dĂ©licatesse, du brio comme de l’intĂ©rioritĂ©. Belle Ă©quilibre.
Le choix de Koechlin se montre profitable dans ce panorama qui n’aurait Ă©tĂ© que valeureux par son Ă©clectisme rĂ©jouissant : la Sonate opus 71 et les Trois piĂšces opus 34 tĂ©moignent Ă  la fois de l’enthousiasme du compositeur pour les ressources de l’instrument, mais aussi de sa grande connaissance technique du basson. Parlant de leur soliditĂ© et de leur ineffable expressivitĂ©, le compositeur sait aussi ciseler un son, qui bascule vers le mystĂšre et la profondeur opulente. Un caractĂšre d’épanouissement sonore qui contraste avec ses emplois grotesques ou sardoniques, plus frĂ©quents (mais rĂ©ducteurs). L’onirisme parfois suspendu qui s’en dĂ©gage souligne davantage la finesse allusive du jeu de Julien Hardy. C’est aussi la confirmation de l’engagement de l’Ă©diteur Klarthe pour l’Ă©cole française et les instrumentistes concertistes, dĂ©tenteurs d’une prodigieuse expĂ©rience et sensibilitĂ©. Pas Ă  pas, de recueils en programmes, Klarthe Ă©difie une bibliothĂšque exemplaire de tempĂ©raments, qu’ils soient solistes ou chambristes. Le spectre est large, les profils variĂ©s ; la dĂ©couverte et de belles surprises, souvent au rendez-vous.
Au diapason de la sensibilitĂ© du bassoniste, le piano de Simon Zaoui (partenaire de longue date et Ă©lĂšve de Naoumoff), emprunte les mĂȘmes cheminements crĂ©pitants, suggestifs, d’un fini envoĂ»tant (Dutilleux). Remarquable rĂ©cital.

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CLIC D'OR macaron 200CD, critique. REGARDS : Julien HARDY, basson. Camille Saint-SaĂ«ns (1835-1921) : Sonate opus 168. Charles Koechlin (1867-1950) : Sonate opus 71 ; Trois piĂšces opus 34 ; Gabriel FaurĂ© (1845-1924) : PiĂšce. Henri Dutilleux (1916-2013) : Sarabande et cortĂšge. Paul Jeanjean (1874-1929) : PrĂ©lude et scherzo. Max d’Ollone (1875-1959) : Romance et Tarentelle. Julien Hardy, basson. Simon Zaoui, piano. 1 CD Klarthe records. Enregistrement rĂ©alisĂ© en fĂ©vrier 2017, Ă  Paris (Temple Saint Marcel). Notice bilingue (français-anglais). DurĂ©e : 55mn. CLIC de CLASSIQUENEWS de fĂ©vrier 2019.

En 2016 déjà, CLASSIQUENEWS distinguait déjà Julien Hardy dans un récital à trois instruments : programme intitulé « Inspirations », également édité par Klarthe :

http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-inspirations-ensemble-inspirations-frederic-tardy-hautbois-julien-hardy-basson-1-cd-klarthe/

 

SAINT-ETIENNE : Dante de Godard au Grand Théùtre Massenet

DANTE-benjamin-godard-opera-saint-etienne-annonce-evenement-opera-classiquenewsSAINT-ETIENNE, OpĂ©ra. GODARD : DANTE, 8, 10, 12 mars 2019. Chef d’oeuvre du romantisme français, plutĂŽt fin XIXĂš, c’est Ă  dire Ă  l’époque du wagnĂ©risme triomphant, l’opĂ©ra Dante de Benjamin Godard (crĂ©Ă© en 1890) Ă©lectrise la lyre amoureuse et tragique et s’intĂ©resse Ă  la rivalitĂ© entre Simeone Bardi et Dante Alighieri pour l’amour de la belle Beatrice. Le librettiste Edouard Blau adapte librement l’Enfer de Dante, quand Godard (1849-1895) Ă©voque l’époque des guerres entre Guelfes et Gibelins, la Florence du poĂšte Dante, entre Ă©vocations infernales et quĂȘte ardente de l’amour idĂ©al
 RĂ©cente rĂ©vĂ©lation, Benjamin Godard sait construire un drame puissant et poĂ©tique dont la rĂ©ussite passe par la maĂźtrise des constructions chorales. Les aspirations du hĂ©ros offrent de somptueux tableaux sonores dignes de la peinture d’histoire de l’époque.
UN AMOUR INFERNAL… DANTE sur les traces de Beatrice. En coloriste, voire en narrateur Ă©pique, rĂ©inventant le surnaturel et le fantastique, Godard Ă©crit un ouvrage dans la tradition visionnaire de Berlioz : orchestralement raffinĂ©, formellement audacieux
 comme en tĂ©moigne au sein d’une partition gĂ©nĂ©reuse, certains Ă©pisodes particuliĂšrement rĂ©ussis, Ă  la thĂ©ĂątralitĂ© accomplie comme le dernier tableau au couvent, ou plus onirique, exploitant les ressources contrastantes du rĂȘve, dans le cĂ©lĂšbre « RĂȘve de Dante. La production de l’OpĂ©ra de Saint-Etienne offre la premiĂšre mise en scĂšne en France. Nouvelle production in loco, le spectacle est un Ă©vĂ©nement.

    

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GODARD : DANTE
Nouvelle production

Opéra de SAINT-ETIENNE
Grand Théùtre Massenet
VENDREDI 08 MARS 2019 : 20h
DIMANCHE 10 MARS 2019 : 15h
MARDI 12 MARS 2019 : 20h

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://opera.saint-etienne.fr/otse/saison-18-19/saison-18-19//type-lyrique/dante/s-495/

    

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GODARD : DANTE  -  LIVRET D’ÉDOUARD BLAU d’aprĂšs L’Enfer de Dante

CRÉATION LE 7 MAI 1890
À PARIS (OPÉRA COMIQUE)

DIRECTION MUSICALE : MIHHAIL GERTS
MISE EN SCÈNE : JEAN-ROMAIN VESPERINI

DÉCORS
BRUNO DE LAVENÈRE

COSTUMES
CÉDRIC TIRADO

LUMIÈRES
CHRISTOPHE CHAUPIN

DANTE
PAUL GAUGLER

BÉATRICE
SOPHIE MARIN-DEGOR

BARDI
JÉRÔME BOUTILLIER

GEMMA
AURHÉLIA VARAK

L’OMBRE DE VIRGILE, UN VIEILLARD
FRÉDÉRIC CATON

L’ÉCOLIER
DIANA AXENTII

UN HÉRAUT D’ARMES
JEAN-FRANÇOIS NOVELLI

ORCHESTRE SYMPHONIQUE
SAINT-ÉTIENNE LOIRE

CHƒUR LYRIQUE
SAINT-ÉTIENNE LOIRE

NOUVELLE PRODUCTION
DE L’OPÉRA DE SAINT-ÉTIENNE

DÉCORS ET COSTUMES RÉALISÉS PAR
LES ATELIERS DE L’OPÉRA DE SAINT-ÉTIENNE

  

Opéra de SAINT-ETIENNE : Dante, l'opéra infernal de Godard

    

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Approfondir  
LIRE notre critique du CD GODARD : DANTE (Gens, Montvidas
 / 2 cd – collection «  opĂ©ra français » – P B Zane, 2016)

GODARD benjamin DANTE cd presentation cd critique compte rendu par classiquenewsCD, critique. GODARD : DANTE (2 cd P Bru Zane, 2016). Le dramatisme de Benjamin Godard (1849-1895) surgit parfois dans cet oratorio annoncĂ©, datant de 1890, mais au dramatisme parfois copieux et d’une clartĂ© dramatique pas toujours Ă©gale. Au sein d’une partition gĂ©nĂ©reuse, percent certains Ă©pisodes plus rĂ©ussis, d’une thĂ©ĂątralitĂ© accomplie comme le dernier tableau au couvent, ou plus onirique, exploitant les ressources contrastantes du rĂȘve, dans le cĂ©lĂšbre « RĂȘve de Dante. Pas sĂ»r pour autant que l’équipe artistique rĂ©unie ne se montre digne des finesses de la partition : dĂ©sĂ©quilibres et outrances persistent (dont le manque de caractĂšre de l’orchestre
 sur instruments modernes). CĂŽtĂ© voix, cela manque lĂ  aussi de cohĂ©sion et d’unitĂ©. En abordant en musique, la poĂ©tique de Dante, sa quĂȘte de l’aimĂ©e inaccessible (la belle et fantasmĂ© BĂ©atrice), Godard maĂźtrise les climats de l’épopĂ©e fantastique qui pilote et conduit le PoĂšte / hĂ©ros jusqu’aux Enfers, grĂące Ă  l’entremise initiatrice de Virgile. Visions infernales, tension amoureuse
 tous les Ă©lĂ©ments sont lĂ  pour produire une fantasmagorie musicale prenante


http://www.classiquenews.com/cd-critique-godard-dante-2-cd-p-bru-zane-2016/

  

CD, critique. FRANCK : Quintette et PrĂ©ludes (Dalberto, Novus – oct 2018, 1 cd ApartĂ©).

franck prĂ©ludes quintette pour piano novus quartet critique cd classiquenews musique classique musique classique critique dalberto3000-700x700CD, critique. FRANCK : Quintette et PrĂ©ludes (Dalberto, Novus – oct 2018, 1 cd ApartĂ©). Il a beau dĂ©fendre sa passion et son amour indĂ©fectible pour l’écriture de Franck, « l’égal de Bach et Beethoven » au XIXĂš (du moins pour la bande Ă  Franck, rĂ©unissant ses fidĂšles Ă©lĂšves, Duparc, Chausson, D’Indy), le pianiste Michel Dalberto (qui joue un Bösendorfer Vienna concert 20) déçoit dans son exposition des champs multiples d’un Franck effectivement colossal et intime. Les Ɠuvres pour piano seul du LiĂ©geois sont parmi les plus complexes, souvent caricaturĂ©es par mĂ©connaissance profonde. Or rien de tel ici, mais, une duretĂ© du son, qui dĂ©fend une conception esthĂ©tique, moins caressante que dĂ©monstrative et toujours surpuissante (Ă  notre avis) dont la tension rĂ©duit l’intime et le dĂ©veloppement allusif autant qu’intime, au cƓur pourtant de l’imaginaire franckiste. Les deux PrĂ©ludes, en leur modernitĂ© rĂ©capitulative, surtout le PrĂ©lude, choral et fugue, qui rĂ©capitule tout le romantisme musical, de l’écoulement tendre schumannien, Ă  l’éloquence spirituelle de Liszt, sans omettre la soliditĂ© de la clartĂ© beethovĂ©nienne, sont Ă  notre avis trop martelĂ©s, pas assez nuancĂ©s. Il faut absolument rĂ©Ă©couter ce qu’en dit Benjamin Grosvenor pour comprendre le sens du secret dans la rĂ©itĂ©ration des motifs cycliques pour atteindre et entrevoir les mondes parallĂšles, Ă©nigmatiques de ce Franck inatteignable.
Evidemment, la passion Ă©ruptive, voire incandescente, plus narrative du Quintette, met plus Ă  son aise le pianiste qui joue forte d’un bout Ă  l’autre. L’équilibre dans le Lento, aux climats vers l’indicible et le flottant, est plus chantant : mieux accordĂ© et concordant, d’autant que le brio des instrumentistes se plaĂźt davantage dans ce mouvement central notĂ© extraverti : « con molto sentimento ». De fait, les 5 instrumentistes jouent souvent la saturation trop vite, trop dure

MalgrĂ© un engagement ardent, la perte de tout un Ă©ventail de nuances (ces contrechamps et arriĂšres plans proustĂ©ens sont absents : Franck n’est-il pas le plus proche du Vinteuil de la Sonate de Proust ?), le pianiste et ses jeunes partenaires asiatiques (corĂ©ens) du Quatuor Novus / Novus Quartet ne convainquent pas totalement. Ce poison, cette aspiration Ă  l’évanescence qui fonde le wagnĂ©risme rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© de Franck, le plus captivant dans la sphĂšre française, est Ă  peine exprimĂ©. Dommage. Pour nous la lecture est trop schĂ©matique et sans mystĂšre. VoilĂ  qui aurait donnĂ© raison Ă  Saint-SaĂ«ns guĂšre tendre vis Ă  vis des Ɠuvres de son confrĂšre.

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CD, critique. FRANCK : Préludes, Quintette (Dalberto, Novus Quartet, octo 2018, 1 cd Aparté).

Michel Dalberto, piano / Novus Quartet
Jaeyoung Kim, violin
Young-Uk Kim, violin
Kyuhyun Kim, viola
Woongwhee Moon, cello

Prelude, Choral & Fugue in B-minor, M21
1. Prelude Moderato
2. Choral Poco piĂč lento – Poco allegro
3. Fugue Tempo I

Prelude, Aria & Final in E-Major, M23
4. Prelude Allegro moderato e maestoso‹5. Aria Lento‹6. Final Allegro molto ed agitato

Piano Quintet in F-minor, M7
7. Molto moderato quasi lento‹8. Lento, con molto sentimento 10’05
9. Allegro non troppo, ma con fuoco 8’53

10. Prelude Andantino‹(from Prelude, Fugue & Variation in B-minor, M30 – arrangement Bauer/Dalberto)

LIVRE, critique. C. GINOT-SLACIK / M. NICCOLAI : Musiques dans l’Italie fasciste (1922-1943) – FAYARD

Ginot-SLACIK musiques italie fasciste 1922 1943 fayard livre evenement classiquenews 9782213704975-001-TLIVRE, critique. C. GINOT-SLACIK / M. NICCOLAI : Musiques dans l’Italie fasciste (1922-1943) – FAYARD. Les deux auteures prĂ©sentent un panorama dĂ©taillĂ© de l’activitĂ© musicale en Italie pendant le rĂ©gime fasciste de Mussolini, soit de 1922 (marche sur Rome), Ă  1943 (chute du duce). La pĂ©riode est longue et modifie en profondeur l’organisation de la culture en Italie Ă  seule fin de glorifier l’histoire nationale et ce qui fonde le prestige de l’art italien (rĂ©forme de l’enseignement de la musique
). « Aviateurs et tyrans de la Rome antique hantent alors les scĂšnes d’opĂ©ra, tandis que musiques de film et chansons se font l’écho des conquĂȘtes coloniales. Ni les musiques savantes ni les genres populaires ne sont Ă©trangers au fascisme  : sans imposer de canons esthĂ©tiques, le rĂ©gime accompagne la rĂ©forme des conservatoires et subventionne des Ă©vĂ©nements majeurs tels la Biennale de Venise ou le Mai musical florentin. »
Ainsi s’affirment comme « PrĂ©misses – 1918 – 1924 », les dĂ©clarations d’intention de Gabriele d’Annunzio, la glorification d’un passĂ© prestigieux oĂč se distingue le gĂ©nie du VĂ©nitien Monteverdi, revisitĂ©, rĂ©interprĂ©tĂ© par Malipiero)

Il reste encore actifs plusieurs Ă©vĂ©nements culturels qui attestent encore du rayonnement de l’art italien aujourd’hui : Maggio fiorentino

A l’époque du totalitarisme mussolinien, la majoritĂ© des compositeurs cultive une ambiguitĂ© permanente dans sa relation au pouvoir afin de continuer Ă  ĂȘtre jouĂ©s et Ă  composer (ainsi l’activitĂ© des Carri di Tespi Lirici jusqu’en 1942 ; l’activitĂ© parfois zĂ©lĂ©e de Malipiero et de Casella). « L’opĂ©ra sous le rĂ©gime » met Ă  l’honneur les oeuvres de Mascagni, entre autres ; des sujets s’affirment Rome impĂ©riale plutĂŽt la GrĂȘce Antique ; la figure libĂ©ratrice, d’une virilitĂ© triomphante celle de l’aviateur fasciste, avec Ă  la clĂ© l’exaltation de la Guerre d’Ethiopie, le renouveau de l’oratorio
 les musiques de films et mĂȘme la chanson comme l’opĂ©rette ne sont pas omises ; autant de vecteurs d’une propagande parfaitement affinĂ©e par le pouvoir de Rome pour crĂ©er le hĂ©ros italien.

Cependant, entre autres, certains auteurs Dallapiccola (Le Prisonnier) ou Petrassi (Coro di Morti) font rupture et s’écartent de l’allĂ©geance avec l’adoption des lois antisĂ©mites. Au final, de maniĂšre profitable, l’auteure offre une vision Ă©largie de la pĂ©riode Ă  travers l’analyse des profils de chaque compositeur : sensibilitĂ©s particuliĂšres, genres musicaux (essor du poĂšme symphonique
 avec trame narrative prĂ©cise ; rĂ©gĂ©nĂ©ration du madrigalisme
), commentaires sur des partitions emblĂ©matiques (« Le Prisonnier : une charge politique » / L’Inquisition comme mĂ©taphore du rĂ©gime fasciste).
Il s’agit de mesurer l’admiration suscitĂ©e par le fascisme puis les divisions que le rĂ©gime politique dans ses applications suscite au sein de la nation italienne. La conclusion mesure les manifestations toujours vivaces de cette « mĂ©moire problĂ©matique ». Lumineux.

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CLIC_macaron_2014LIVRE, critique. C. GINOT-SLACIK / M. NICCOLAI : Musiques dans l’Italie fasciste (1922-1943) – Ă©ditions FAYARD.  – EAN :
9782213704975 – Prix 24 euros – Parution : fĂ©vrier 2019.

https://www.fayard.fr/musique/musiques-dans-litalie-fasciste-1922-1943-9782213704975

 
 
 

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Les auteures Charlotte GINOT-SLACIK et Michela NICCOLAI. Biographies prĂ©sentĂ©es par l’éditeur Fayard. Titulaire d’un doctorat en musicologie, Charlotte Ginot-Slacik est actuellement professeur au Conservatoire national supĂ©rieur de Musique et de Danse de Lyon, et collabore rĂ©guliĂšrement avec l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, l’OpĂ©ra de Lyon, la Philharmonie de Paris


AprĂšs un double cursus de doctorat en Musicologie Ă  Saint-Étienne et Ă  CrĂ©mone,  Michela Niccolai a effectuĂ© deux post-doctorats Ă  l’UniversitĂ© de Pavie et Ă  l’UniversitĂ© de MontrĂ©al. Elle enseigne Ă  l’UniversitĂ© Paris 4 et Ă  Paris 3 et est membre associĂ© au laboratoire IHRIM (Lyon2) et au LaM (ULB).

Bourse d’écriture 2016 de la Fondation Francis et Mica Salabert

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https://www.fayard.fr/musique/musiques-dans-litalie-fasciste-1922-1943-9782213704975

LYON, Concert Hostel-Dieu: DUEL, Handel / Porpora.

Nicola_Antonio_PorporaLYON, CHD: DUEL, Handel / Porpora. 7 avril 2019. La Salle MoliĂšre Ă  Lyon affiche un programme prometteur, dĂ©diĂ© Ă  l’opĂ©ra italien en Angleterre oĂč s’affrontent deux compositeurs renommĂ©s de la scĂšne lyrique. S’ils sont Ă  Londres, redoutables rivaux, prĂȘts Ă  dĂ©montrer la virtuositĂ© et l’expressivitĂ© juste de leur Ă©criture respective, le plus italien des compositeurs germaniques du XVIIIĂš, le saxon Handel, et son contemporain le plus europĂ©en des compositeurs Napolitains, Porpora (portrait ci contre), s’associent dans ce rĂ©cital Ă  deux visages, mais grĂące au geste du Concert de l’Hostel-Dieu, en une joute des plus apaisĂ©es.

 

 

Handel ou Porpora ?
LONDRES, temple de l’opĂ©ra italien
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LE CONCERT DE L'HOSTEL-DIEU : DUEL Porpora / Handel

 

 

haendel handel londres oratorio anglaisAinsi : « En janvier 1733, souhaitant contrer l’hĂ©gĂ©monie haendĂ©lienne de la Royal Academy of music, un groupe d’investisseurs issu de la noblesse londonienne crĂ©e L’Opera of the Nobility, et choisissent le « maĂźtre des castrats », Nicolo Porpora, mentor des Farinelli, Senesino, Porporino. Les londoniens se passionnent depuis longtemps pour l’opĂ©ra italien, en particulier napolitain, et ses voix agiles, virtuoses, expressives, oĂč la vocalise de plus en plus vite et de plus en plus aiguĂ«, exprime vertiges et palpitation de l’ñme humaine. Le public entre les deux thĂ©Ăątres, applaudit alors les plus grands ouvrages jamais composĂ©s dans l’histoire de l’opĂ©ra italien au XVIIIĂš dont le Polifemo de Porpora ou Ariodante d’Handel (portrait ci contre).
Soucieux de porter le chant expressif et tragique de la mezzo Giuseppina Bridelli, les instrumentistes du Concert de l’Hostel-Dieu ressuscitent ainsi les heures les plus intenses de l’opĂ©ra italien Ă  Londres, dans les annĂ©es 1730
 Le programme est l’objet d’une tournĂ©e internationale et aussi d’un nouveau cd de l’ensemble (parution annoncĂ©e le 12 avril 2019.

 

 CONCERT DE L'HOSTEL DIEU : saison 2018 - 2019

 

 

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G.-F. Handel : arias et instrumentaux extraits des opéras Alcina, Ariodante, Tolomeo, Cantone in utica

N. Porpora : arias et ouvertures extraits des opéras Polifemo, Mitridate, Arianna in Naxo, David e Bersabea
 

 

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Giuseppina Bridelli, mezzo-soprano

‹Le Concert de l’Hostel Dieu,
Reynier Guerrero, premier violon
Franck-Emmanuel Comte, direction‹ / Stefano Aresi, musicologue

 

 

PORPORA HANDEL concert hostel dieu bridelli opera italien classiquenews

 

 

 

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30 mars 2019
Felicia Blumental International Festival de Tel Aviv (Israël)

7 avril 2019
Salle MoliĂšre Ă  Lyon (69)

8 avril 2019
London Handel Festival (UK)

12 avril 2019
Sortie du disque (Arcana/Outhere)

9 juin 2019‹ : HĂ€ndel-Festspiele Ă  Halle (Allemagne)

11 août 2019
Festival Bach de Saint-Donat (26)

   

 

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PrĂ©sentation et enjeux du programme DUEL : PORPORA vs HANDEL par le Concert de l’HOSTEL-DIEU. Franck-Emmanuel COMTE et les instrumentistes du Concert de l’Hostel-Dieu reviennent Ă  leurs premiĂšres amours, l’éloquence dramatique de Haendel, prĂ©sentĂ©e donc en concert avec la complicitĂ© de l’étonnante mezzo soprano italienne Giuseppina BRIDELLI, mais aussi en studio, puisque parallĂšlement Ă  la tournĂ©e des concerts, musiciens et chefs ont enregistrĂ© le programme et sortent le disque prĂ©vu ce 12 avril 2019.
Les airs d’oratorios et d’opĂ©ra de Haendel lancent un dĂ©fi Ă  tout ensemble de musique baroque : il y faut de la prĂ©cision, des nuances, un Ă©quilibre idĂ©al entre voix et instruments, de la finesse expressive comme de la profondeur. Autant de qualitĂ©s qui distinguent le gĂ©nie de Haendel de tous les autres. C’est aussi pour Franck-Emmanuel Comte, le prolongement de son travail comme directeur du Concours de Froville dont la mission est l’émergence des jeunes chanteurs baroques. LaurĂ©ate du Concours, Giuseppina BRIDELLI retrouve ainsi les instrumentistes du CHD Concert de l’Hostel-Dieu et enregistre avec eux un premier disque Haendel qui sera suivi d’autres opus (dont le prochain avec la soprano Sophie Junker), car Haendel reste un pilier dans le rĂ©pertoire de l’ensemble fondĂ© par Franck-Emmanuel Comte.

VOCALITA et ORNEMENTS DE HAENDEL

handel-haendel-portrait-classiquenewsCe premier programme Haendel, au disque comme au concert permet de dĂ©couvrir les qualitĂ©s de la voix de la soliste (qu’il s’agisse d’airs fameux comme « Scherza infida » d’Ariodante) : voix longue et flexible, agile et colorĂ©e sur toute la tessiture, taillĂ© pour des incarnations dramatiques, tragiques ou implorantes comme Haendel a su les concevoir. De quoi promettre un relecture du texte dans la subtilitĂ© et la sensibilitĂ©. Chanteuse et chef ont particuliĂšrement travaillĂ© sur les reprises des da capo pour certains airs dont la notation des vocalises a Ă©tĂ© notĂ©e depuis l’époque de Haendel : il s’agira de redĂ©couvrir ainsi les ornements tels qu’ils auraient pu ĂȘtre rĂ©alisĂ©s du vivant de Haendel selon la technique de ses chanteurs.

  

 
 

 

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Plus d’infos sur le site du CHD Concert de l’HOSTEL-DIEU
http://www.concert-hosteldieu.com/diffusion/baroque-et-18eme/duel-porpora-handel/

VIDEO Handel versus Porpora
https://www.youtube.com/watch?v=HJy7jckJw18
  

 
 

 

TOURS, Opéra. Les LumiÚres de la ville de Charlie CHAPLIN

chaplin-charlie-lumieres-de-la-ville-opera-de-tours-annonce-critique-concert-orchestre-opera-classiquenewsTOURS, OpĂ©ra. Les 30, 31 mars 2019 : CHARLIE CHAPLIN : Les LumiĂšres de la ville / City Lights (1931). Alors que Chaplin Ă©tait plongĂ© dans la conception de son film muet LES LUMIÈRES DE LA VILLE, Hollywood enclenchait sa rĂ©volution du cinĂ©ma sonore. AprĂšs des mois de rĂ©flexion, il dĂ©cide tout de mĂȘme de finir son film en y ajoutant une partition musicale. Le film mĂ©lodramatique est reconnu comme Ă©tant un des meilleurs films de Chaplin, combinant le pathos, le burlesque et la comĂ©die. C’est un hommage Ă  l’art du langage corporel. Encore proche du cinĂ©ma muet, le film de 1931 comprend des intertitres et une bande musicale qui accompagne, articule et commente l’action filmĂ©e. Le regard de Chaplin tort le cou aux biensĂ©ances sociales. En pleine crise amĂ©ricaine (Krach boursier de 1929), avant que des lois puritaines ne censurent certains mots ou thĂšmes, jugĂ©s « inconvenants » Ă  la moralitĂ© sociale, Chaplin rĂ©alise son long mĂ©trage avec une libertĂ© de ton et une poĂ©sie satirique, franche et audacieuse. Le gĂ©nie de Chaplin tient Ă  la simplicitĂ© du scĂ©nario qui prend pour hĂ©ros un pauvre mendiant sans le sou Charlot ; mais il a un cƓur pur et croise de nombreux personnages fantasques, plutĂŽt superficiels. Chaplin Ă©crit l’histoire mais aussi la musique de son film.

Charlie est Charlot, poĂšte, funambule, amoureux

Chaplin met en scĂšne les tribulations d’un vagabond (surpris en pleine inauguration d’une nouvelle statue (« la paix et la prospĂ©rité ») oĂč il avait Ă©lu domicile pour dormir. Le sdf erre dans les rues de la ville, rencontre une jeune fleuriste aveugle dont il tombe amoureux
 le rĂ©alisateur et acteur (qui joue le rĂŽle du vagabond un brin poĂšte Ă  la mine rĂȘveuse, parfois loufoque : nombreux gags) Ă©voque la vie citadine des petites gens, des misĂ©reux qui tentent bon an mal an de survivre

Puis le vagabond sauve du suicide un homme portĂ© sur l’alcool, plutĂŽt fortunĂ©, dĂ©sespĂ©rĂ© depuis que sa femme l’a quitté  Les deux hommes habillĂ©s en frac rejoignent une boĂźte de nuit, puis se sĂ©parent car le milllionaire fantasque, devient amnĂ©sique Ă  jeun et ne se souvient pas de celui qui lui a pourtant sauvĂ© la vie.
Redevenu saoul, l’homme fortunĂ© propose au vagabond Chaplin de rejoindre une partie oĂč ayant avalĂ© un sifflet, notre hĂ©ros empĂȘche un chanteur d’opĂ©ra d’interprĂ©ter son air (gag du hoquet siffleur).

Charlie vagabond (Charlot) devient ensuite boxeur, dans des paris truquĂ©s, puis aprĂšs moult avatars, finit Ă©talĂ©, assommĂ© par son propre gant. Charlot retrouve alors son ami riche, mais celui ci lunatique l’entraĂźne dans une sĂ©rie de quiproquos qui emmĂšne Charlot en prison. Cependant le vagabond a rĂ©ussi Ă  aider sa jeune DulcinĂ©e aveugle, qui dĂ©sormais grĂące Ă  l’argent qu’il lui a remis, a recouvrĂ© la vue, achetĂ© une nouvelle boutique et attend son bienfaiteur

Les mois passent, c’est l’automne. Charlot plus pauvre que jamais, erre dans les rues de la ville. Tombe sur la devanture de la boutique : celle dont il Ă©tait Ă©pris comprend qu’il est son sauveur.

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LES LUMIÈRES DE LA VILLEboutonreservation
(titre original City Lights)
Film et musique de Charlie Chaplin
Samedi 30 mars – 20h00
Dimanche 31 mars – 17h00
RESERVEZ VOS PLACES ici
http://www.operadetours.fr/charlie-chaplin-30-31-mars

ComĂ©die – États-Unis – 1931
Musique de Charlie Chaplin, restaurée par Tim Brock
Durée : 1h20mn

Distribution :
Charlie Chaplin
Virginia Cherill
Florence Lee
Harry Myers

Direction musicale : Gwennolé Rufet
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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Billetterie
Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

02.47.60.20.20
theatre-billetterie@ville-tours.fr

Grand Théùtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours - 02.47.60.20.00

ARTE… Jakob Orlinski chante Vivaldi

orlinski-jakob-contre-tenor-portrait-chant-concert-annonce-critique-opera-par-classiquenewsorlinski-jkob-contre-tenor-portrait-cd-annonce-critique-classiquenewsARTE, Dim 3 Mars 2019 : 18h30. Jeunes talents. Le tĂ©nor franco-mexicain Rolando VillazĂłn convie Ă  Berlin de jeunes artistes promis Ă  une brillante carriĂšre internationale : la soprano finlandaise Tuuli Takala, le Polonais Jakub Jozef Orlinski, contre-tĂ©nor et danseur de breakdance, le jeune quatuor 4 Times Baroque. Un coup d’envoi sous le signe du baroque pour l’Ă©mission de Rolando VillazĂłn, qui invite deux jeunes chanteurs passionnĂ©s par ce rĂ©pertoire exigeant, ainsi que le chef d’orchestre Elias Grandy. La soprano finlandaise Tuuli Takala entonne le cĂ©lĂšbre air “Pur ti miro” de Claudio Monteverdi en duo avec Rolando VillazĂłn (duo final concluant l’opĂ©ra cynique et aigre de Claudio Monteverdi crĂ©Ă© Ă  Venise en 1643 : L’incoronazione di Poppea / Le Couronnement de PoppĂ©e). Autre jeune star de la soirĂ©e, le polonais Jakub Jozef Orlinski, contre-tĂ©nor et danseur de breakdance, Ă  la belle gueule d’ange, et au physique athlĂ©tique, offre une interprĂ©tation intĂ©rieure et habitĂ©e du “VedrĂČ con mio diletto” de Vivaldi, accompagnĂ© par le jeune quatuor 4 Times Baroque.

arte_logo_2013Rolando Villazon prĂ©sente les talents de demain
 RĂ©alisation : Elisabeth Malzer
Avec : Tuuli Takala (soprano)
Jakub JĂłzef OrliƄski (contre-tĂ©nor)
4 Times Baroque

Les compositeurs joués :
Georg Friedrich HĂ€ndel
Antonio Vivaldi
Claudio Monteverdi
Francesco Nicola Fago

Direction musicale :
Elias Grandy

Orchestre :
Junge Sinfonie Berlin

Présentation :
Rolando VillazĂłn
Allemagne, 2018

REMBRANDT 2019 : les 350 ans de sa mort en octobre 2019

REMBRANDT-2019-dossier-350eme-anniversaire-de-la-mort-classiquenews-homepageREMBRANDT 2019
 Mort en 1669, Rembrandt Van Rijn (nĂ© en 1606) est Ă  la fĂȘte le 4 octobre 2019 qui marque le 350 Ăšme anniversaire de sa mort. Amsterdam sa ville natale souligne le gĂ©nie du peintre baroque capable de renouveler la leçon tĂ©nĂ©briste (clair obscur) du Caravage et d’offrir un nouveau type de portrait (cadrage, Ă©clairage, proximitĂ© sujet/spectateur) grĂące entre autres Ă  une technique picturale virtuose et franche qui perfectionne le principe des empĂątements. Le relief et cette impression de « 3D » s’en trouvent accentuĂ©s, assimilant les autoportraits de l’artiste aux ancĂȘtres de nos selfies sur instagram
 rien de moins : c’est du moins ce que les commentateurs et les spĂ©cialistes du peintre hollandais, soucieux de moderniser son image, veulent nous faire accroire. Il y a mĂȘme des chercheurs rĂ©cents qui ayant percer le mystĂšre technique de Rembrandt identifient les ingrĂ©dients de sa palette texturĂ©e et nacrĂ©e : (Rembrandt utilisait la plombonacrite : soit un mĂ©lange d’oxyde de plomb et d’huile de lin particuliĂšrement siccative qui produisent cet effet de relief en 3 D… ). A la fin de sa vie, au dĂ©but des annĂ©es 1660, seul dans sa maison, Renbrandt devient ce viel « hibou » solitaire, ami d el’ombre nocturne qui peint l’obscur et le mystĂšre des visages
 La pĂąte, la texture, les effets visibles du pinceau Ă  la surface font aujourd’hui de Rembrandt un gĂ©nie cĂ©lĂ©brĂ© de la sensualitĂ© picturale, – un maĂźtre qui aprĂšs Titien, tisse concrĂštement un enchevĂȘtrement de matiĂšre sur la surface des tableaux. Son art est avant tout sensuel et organique, rĂ©aliste et dramatique. Et le nombre d’autoportraits sidĂšre par le questionnement sur la reprĂ©sentation, le sens de la peinture, l’illusion du mĂ©tier pictural que le principe / l’exercice suscite.

 
 
 

Un peintre baroque visionnaire : Rembrandt 2019

Rembrandt, génie de la pùte, précurseur du selfy

 
 
 

Dans son Ɠuvre les sujets liĂ©s Ă  la musique sont rares. Ce qui n’est pas le cas de son contemporain Vermeer, lui aussi marquĂ© par la question du rĂ©alisme et du clair obscur, mais ans un touche plus sage, et lus discrĂšte, et dans une palette plus colorĂ©e.
MĂȘme s’il reste surtout rĂ©aliste, Rembrandt qui a abondamment peint son quotidien, ses amis, ses proches, a peu frĂ©quentĂ© les musiciens quand Vermeer ou Ter Borch en ont fait leur quasi spĂ©cialitĂ© (nombreux concerts). Dans l’oeuvre de Rembrandt Ă  peine quelque portraits thĂ©ĂątralisĂ©s oĂč l’instrument est surtout un accessoire qui sert la franchise du portrait concernĂ©. Chez Rembrandt, pas de poĂ©sie musicale comme chez Vermeer, mais le questionnement permanent sur la rĂ©alitĂ© de la prĂ©sence humaine.

 
 
 

REMBRANDT-peinture-rembrandt-2019-classiquenews

 
 
 

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rembrandt-flutiste-chalumeau-berger-rembrandtAMSTERDAM
 Pour cĂ©lĂ©brer le 350Ăšme anniversaire de la mort de Rembrandt, vous irez visiter la rĂ©trospective organisĂ©e par le Rijksmuseum, rĂ©unissant l’ensemble de l’oeuvre de Rembrandt dans les collections hollandaises. Un must absolu pour les connaisseurs : ”  2019 : The Year of Rembrandt “.
Plus d’infos, plus de donnĂ©es sur le sujet : https://www.rijksmuseum.nl/en/the-year-of-rembrandt / avec la restauration de la fresque sociale, fleuron des collections du Rijksmuseum, La ronde de nuit (1642)

https://www.rijksmuseum.nl/en/restoration-nightwatch

Illustration ci-dessus : rare thĂšme musical chez Rembrandt, un berger flĂ»tiste (flĂ»te ou chalumeau / bĂąton de marcheur tenu Ă  l’Ă©paule droite). Le modĂšle est un autoportrait du crĂ©ateur relativement jeune ; c’est surtout une figure de fantaisie nĂ© de la conception du peintre hollandais (dont se souviendra Ă©videmment Fragonard au XVIIIĂš). La chevelure dans l’ombre, le visage illuminĂ©, la vivacitĂ© des deux mains sur l’instrument enrichissent l’effet d’instantanĂ© et de dramatisation. Qu’il soit ou non de la main de Renmbrandt, la disposition est attribuable Ă  l’atelier du maĂźtre… (DR)

 
 
 
 
 
 

Judith Triumphans de Vivaldi

Antonio_VivaldiRADIO,NPO radio4, VIVALDI : Judith triumphans, sam 16 fev 2019, 19h. VoilĂ  un nouvel exemple de la furiĂ  vivaldienne dans le registre de l’oratorio. Judith triomphante est le seul des trois oratorios qui nous soit parvenu. CrĂ©Ă© Ă  l’Ospedale de La PiĂšta en 1716, la partition concentre le meilleur du gĂ©nie lyrique et dramatique vivaldien. La genĂšse et le concert de crĂ©ation sont assez bien documentĂ©s car l’Ɠuvre participe Ă  une cĂ©lĂ©bration politique, la victoire de Petrovaradin, terme victorieux de la 6Ăš guerre contre les turcs. VĂ©ritable drame sacrĂ©, l’oratorio de Vivaldi se prĂȘte trĂšs bien Ă  une mise en scĂšne, tant l’explicitation des situations, la diversitĂ© des airs et des caractĂšres qui sont exprimĂ©s, se rapprochent de l’opĂ©ra.
OccupĂ©e par les troupes de Nabuchodonosor, que dirige le gĂ©nĂ©ral Holopherne, la ville juive de BĂ©thulie implore la pitiĂ© des conquĂ©rants : l’une de ses citoyennes, la plus courageuse, la jeune veuve Judith, entreprend de sĂ©duire Holopherne et vaincre les troupes d’assiĂ©geants. Vivaldi raconte musicalement, la visite de Judith chez Holopherne, lequel tombant amoureux d’elle, organise illico un banquet. Profitant du sommeil du gĂ©nĂ©ral (Partie II), la veuve le dĂ©capite, aidĂ©e par sa fidĂšle servante, Abra. A l’ardeur fragile de la jeune femme rĂ©pond l’expĂ©rience de la femme plus mĂ»re, selon un canevas contrastĂ© que les peintres dont Caravage, ont approfondi au dĂ©but du XVIIĂš.
Le personnage hĂ©roĂŻque de Judith, en rĂ©alitĂ© la ville de Venise, triomphatrices des turcs, est exaltĂ©, commentĂ©, encouragĂ© par le grand prĂȘtre hĂ©breu Ozais ; mais aussi cĂ©lĂ©brĂ© par le chƓur des vierges de BĂ©thulie qui souligne le courage exceptionnel de celle qui va libĂ©rer la ville des Babyloniens.
En Judith s’incarne l’esprit de rĂ©sistance face au tyran et Ă  toute forme d’oppression. D’abord fĂ©minine et proie du doute, le jeune femme s’endurcit et guerriĂšre, rĂ©vĂšle sa nature de combattante.

 

 

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judith holopherne vivaldi caravage oratorio concert critique classiquenewsA Amsterdam, Andrea Marcon dirige son ensemble sur instruments d’époque, La Cetra Barockorchester Basel. La mezzo Gaelle Arquez chante le rĂŽle de Judith, et Teresa Iervolino, celui d’Holopherne. Le metteur en scĂšne Floris Visser transpose l’action Ă  l’époque de la seconde guerre mondiale : ici Holopherne est un officier de la Wermacht; il cite mĂȘme le tableau de Caravage « Judith et Holopherne » dans le dĂ©cor. Distribution complĂšte : Gaelle Arquez (Judith) / Teresa Iervolino (Holopherne), Vasilisa Berzhanskaya (Vagaus), Francesca Ascioti (Ozias), Polly Leech (Abra). La Cetra Barockorchester Basel (direction : Andrea Marcon)

  

 

LIRE aussi sur le site du DNO Dutsch National Opera / Opéra national Néerlandais, Amsterdam, la présentation de cette nouvelle production de Judith de Vivaldi mis en scÚne : https://www.operaballet.nl/nl/opera/2018-2019/voorstelling/juditha-triumphans

 
 

 

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RADIO, NPO4 radio : VIVALDI, Judith Triumphans, Amsterdam, Dutch National Opera & Ballet, 2019 (durée 2h50) et à partir du jeudi 28 février, sur Operavision

 

 

NPO4 radio :
https://www.nporadio4.nl/ntroperalive/uitzendingen/624531:2019-02-16-ntr-opera-live

 

 

OPERA VISION
https://operavision.eu/fr/bibliotheque/spectacles/operas/juditha-triumphans

 

 

LIVRE événement, annonce. Lisa Della Casa par Christophe Capacci (Editions Avant ScÚne Opéra ASO, mars 2019)

lisa-della-casa-a-paraitre-en-mars-2019LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. Lisa Della Casa par Christophe Capacci (Editions Avant ScĂšne OpĂ©ra ASO, mars 2019). Lisa Della Casa (1919-2012) demeure une soprano lĂ©gendaire au xxe siĂšcle, l’égale des divas Schwarzkof, Seefried, Pop, Maria Callas. Exceptionnelle interprĂšte de Mozart et de Richard Strauss, Lisa Della Casa marqua le monde de l’opĂ©ra par son Ă©lĂ©gance et son naturel, son charme mi-latin, mi-aristocratique. NĂ©e en Suisse, la soprano avait des origines italiennes. PrĂ©sentation par l’éditeur :‚« MalgrĂ© sa beautĂ© qui lui valut le surnom d’Arabellissima, malgrĂ© une reconnaissance internationale incontestĂ©e, elle resta une femme pudique et discrĂšte, antithĂšse de la diva. TĂŽt retirĂ©e de la scĂšne et fuyant les interviews, elle devint une artiste culte, «Garbo lyrique» dont chaque trace sonore est prĂ©cieuse Ă  ses admirateurs et qui sĂ©duit tant par son mystĂšre que par la magie inĂ©galĂ©e de sa voix.

 

« Lisa Garbo », la diva straussienne

 

 

En 1990, l’auteur Christophe Capacci a eu la chance d’ĂȘtre l’hĂŽte de Lisa Della Casa qui, chose exceptionnelle, accepta de lui confier ses souvenirs au cours de longs entretiens. Ce volume – le premier en français consacrĂ© Ă  la soprano – s’en nourrit. »
La publication qui en rĂ©sulte, est davantage qu’une “Ă©vocation”, c’est un portrait subtil et intime d’une diva authentique.

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LISA DELLA CASA soprano portrait livre capacci critique cd opera critique livre par classiquenews

Lisa della Casa dans le rĂŽle d’Arabella (Richard Strauss) DR

 SOMMAIRE

‹‹I. À Gottlieben‹Souvenirs de deux sĂ©jours suisses (et inespĂ©rĂ©s) en 1990

‹‹II. L’instant de la dĂ©cision‹1950-1973 : Arabella ou le rĂŽle d’une vie

III. Un pùre. Un mari‹, Enfance. Apprentissage. Amours

‹‹IV. Une carriùre suisse‹1943-1950 : en troupe à Zurich. Premiers pas à Salzbourg et à Vienne

V. Die Cebo
Avec Maria Cebotari (1910-1949) : admiration et filiation
L’amitiĂ© d’Anneliese Rothenberger et d’Inge Borkh

VI. Trois saisons du vivant de Richard Strauss, et au-delĂ 
1943-1973 : dix rÎles straussiens en trois décennies

VII. Mozart en temps de paix
1943-1971 : un parcours mozartien ininterrompu et contrasté

VIII. « Gut’n Abend, Meister ! »‚1951-1972 : l’invitĂ©e de Munich. Du cĂŽtĂ© de Wagner

IX. Vienne, ville de la mĂ©disance. Salzbourg, festival de l’ingratitude
1947-1973 : heurs et malheurs d’une chanteuse de cour

‹‹X. New York, un second foyer
1953-1967 : les saisons amĂ©ricaines d’un soprano europĂ©en

‹‹XI. Des lieder et mĂȘme les derniers lieder
Seule avec son pianiste : le versant méconnu de la carriÚre

‹‹XII. « Ist dies etwa der Tod ? »
1990-2012 : un crĂ©puscule Ă  l’écart du monde

Discographie
Chronologie des rĂŽles
Index des noms

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lisa-della-casa-a-paraitre-en-mars-2019LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. LISA DELLA CASA par Christophe Capacci (Ă©ditions ASO Avant ScĂšne OPERA). Parution : mars 2019 – ISBN : 978-2-84385-494-1 – 192 pages – Prix indicatif : 32 euros – INFOS sur le site AVANT SCENE OPERA ASO : https://www.asopera.fr/fr/hors-collection/3443-lisa-della-casa-a-paraitre-en-mars-2019.html

 

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LILLE : l’Orchestre National joue la RĂ©surrection de Mahler

MAHLER Symphonies symphonies critique review classiquenews _gustav-mahler-grandhotel-toblach-dobbiaco_c36864daebLILLE, ONL. 28 fĂ©v 2019 : MAHLER : RĂ©surrection. La Symphonie n°2 de Gustav Mahler est un prolongement naturel de la 9Ăš de Beethoven : pour solistes et choeur, l’arche orchestrale exprime la vie restaurĂ©e, une rĂ©mission espĂ©rĂ©e, attendue ardemment par un compositeur qui nous invite Ă  en parcourir tout le cheminement, de jalon en jalon, – Ă  travers les 5 mouvements, explicitĂ©s par le texte (Ă©crit par Mahler lui-mĂȘme) qui un hymne Ă©perdu Ă  la grĂące divine, rĂ©confortant le pĂšlerin, perdu, Ă©prouvĂ© sur la route de l’existence.
La partition est achevĂ© en juin 1895 : Mahler l’a affinĂ©e comme chaque Ă©tĂ©, dans sa cabane de Steinbach, son fameux « Hauschen » (la cabane), le spectacle de la miraculeuse nature lui insufflant les germes de l’inspiration, comme le cri de 2 corneilles lui ont soufflĂ© la mĂ©lodie du Finale : on ne saurait imaginer plus Ă©troite connivence entre le crĂ©ateur et la nature, les oiseaux.

BERLIN, 1895 : Symphonie de l’élĂ©vation
L’ivresse des hauteurs aprùs l’Apocalypse

mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsC’est l’époque oĂč Mahler rencontre Brahms puis Ă  Bayreuth Ă  l’invitation de Cosima, assiste au reprĂ©sentation de Parsifal, Lohengrin, TannhĂ€user (sous la direction de Richard Strauss). L’orchestration du Finale de la Symphonie RĂ©surrection est rĂ©alisĂ©e dans ce contexte musical. L’ouvrage est crĂ©Ă© Ă  ses frais et dans son intĂ©gralitĂ© Ă  Berlin le 13 dĂ©cembre 1895. Pour se faire il choisit lui-mĂȘme la cloche qui doit rĂ©sonner dans le dernier mouvement, celui de libĂ©ration et d’apothĂ©ose dans la lumiĂšre. Le public boude le concert et il a fallu distribuer des billets gratuitement pour remplir la salle. Musiciens et Ă©lĂšves du conservatoire assistent mĂ©dusĂ©s au Finale, le chant de l’oiseau de la mort qui plane, puis les premiers murmures du chƓur final en sa sublime priĂšre ultime, vraie Ă©lĂ©vation, de la terre au paradis. Ainsi les Ă©preuves passĂ©es sont le tremplin au salut, le passage vers l’éternitĂ© bienheureuse.
Si les spectateurs sont touchĂ©s, les critiques fustigent en gĂ©nĂ©ral une Ă©criture pompeuse, grandoliquente qui manque de personnalitĂ©, empruntant trop aux anciens Meyerbeer et Wagner en tĂȘte. Les contrastes « durs », les vertiges spectaculaires dĂ©concertent et mĂȘme agacent une bonne partie des soit disants spĂ©cialistes
lesquels ne dĂ©tectent pas la modernitĂ© d’une Ă©criture dont ils dĂ©noncent la « fausse nouveauté ». Rare, Humperdinck, que Mahler avait invitĂ©, adresse au compositeur, une lettre admirative.

Itinéraire de la Symphonie n°2 « Résurrection »
Mahler a laissĂ© un texte qui explique le sens de sa symphonie de 1895. On peut y retrouver les Ă©lans et passions qui ont inspirĂ© sa symphonie n°1 Titan. Le premier mouvement Ă©voque les funĂ©railles du hĂ©ros qui s’est battu – il Ă©voque son bonheur terrestre (2Ăš mouvement), mais aussi l’incrĂ©dulitĂ© et l’esprit de nĂ©gation qui l’ont saisi jusqu’à douter de tout mĂȘme de Dieu (Scherzo). Mais l’espoir revient (4Ăš mouvement). Et le Finale (5Ăš et dernier mouvement) dĂ©cide de son sort car il Ă©voque avec terreur et vertige l’Apocalypse, les dĂ©chus et les damnĂ©s qui hurlent, la chute de tous les hommes trop corrompus et lĂąches
 (fracas et cri des cuivres) ; puis dans le silence, se prĂ©cise le chant de l’oiseau (le rossignol porteur de la vie terrestre) et le chƓur des anges qui chante l’ivresse salvatrice de la rĂ©surrection (« tu ressusciteras! ») : l’amour submerge le cƓur des Ă©lus et des mĂ©ritants ; le bonheur Ă©ternel apparaĂźt comme une porte cĂ©leste attendue, espĂ©rĂ©e.

PortĂ©s par le cycle des 9 symphonies de Mahler, amorcĂ© au dĂ©but de ce mois de fĂ©vrier par la Symphonie n°1 Titan (LIRE notre critique / concert du 1er fĂ©vrier 2019), Alexandre Bloch et l’Orchestre National de Lille relisent avec une rare ardeur, l’écriture de Mahler, gĂ©nie symphonique du XXĂš. Cet unique concert le dernier soir de fĂ©vrier 2019 s’annonce comme un nouveau jalon majeur du cycle Mahler par l’Orchestre National de Lille et son directeur musical, Alexandre Bloch. 2Ăš volet du cycle Mahler Ă  Lille, incontournable.

 

 

 

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LILLE, Nouveau SiĂšcleboutonreservation
Jeudi 28 février 2019, 20h

MAHLER : Symphonie n°2 « Résurection »
Kate Royal, soprano / Christianna Stotijn, mezzo-soprano
Orchestre National de Lille
Philharmonia Chorus
Alexandre Bloch, direction

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/resurrection/

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A 18h45, rencontre mahlérienne insolite
entrée libre muni du billet du concert de 20h

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APPROFONDIR
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LIRE AUSSI notre prĂ©sentation du cycle GUSTAV MAHLER par Alexandre BLOCH et l’Orchestre National de Lille 
 

LIRE aussi notre critique de la Symphonie TITAN par Kubelik (1979) :
http://www.classiquenews.com/gustav-mahler-symphonie-n1-titan-kubelik/

LIRE aussi notre compte rendu de la Symphonie TITAN par Ph Herreweghe et le JOA (Saintes, 2013, sur instruments d’époque)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-saintes-abbatiale-festival-le-13-juillet-2013-gustav-mahler-symphonie-n1-titan-joa-jeune-orchestre-atlantique-philippe-herreweghe-direction/

9Ăšme Symphonie de Gustav Mahler Ă  l'OpĂ©ra de ToursVOIR notre reportage VIDEO : Le JOA, Philippe Herreweghe jouent (sur instruments d’époque) la Symphonie n°1 de Gustav Mahler (Ă©tĂ© 2013, Saintes)
http://www.classiquenews.com/reportage-video-le-joa-jeune-orchestre-atlantique-interprete-la-titan-de-mahler-sous-la-direction-de-philippe-herreweghe-juillet-2013/
Le JOA Jeune Orchestre atlantique interprĂšte la Symphonie Titan de Gustav Mahler. Le festival de Saintes 2013 s’ouvre avec un rendez vous symphonique incontournable : jouer Mahler sur instrument d’époque. Philippe Herreweghe pionnier des relectures historiques conquiert les sonoritĂ©s Ă©tranges et familiĂšres, Ă  la fois autobiographiques donc intĂ©rieures et aussi cosmiques soit flamboyantes, si spĂ©cifiques aux univers de Mahler, en assurant aux jeunes instrumentistes choisis du JOA Jeune Orchestre Symphonique, une approche trĂšs attendue des textures et Ă©tagements malhĂ©riens. A Saintes, lieu de rĂ©sidence habituelle du collectif de jeunes musiciens, le travail se rĂ©alise sur une partition majeure du 
 XXĂšme siĂšcle. L’oeuvre date de 1889, ses espaces, horizons, perspectives qu’elle trace immĂ©diatement, ainsi au diapason d’une subjectivitĂ© Ă  l’échelle du cosmos, Ă©tablissent de nouvelles rĂšgles qui abolissent les limites de l’espace, du temps, du son 
 en route pour la modernitĂ© complexe et si riche, captivante et vertigineuse du XXĂšme siĂšcle ! Concert incontournable. Grand reportage vidĂ©o CLASSIQUENEWS.COM

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Musiciens Baltes (Janson, Nelson, Garança…)

Andris-Nelsons-Bruckner-Symphony-7-Wagner-Siegfrieds-Funeral-March-550x334ARTE, dim 17 fĂ©v 2019 : 23:40. Du CrĂ©puscule Ă  l’aube. ESCAPADE BALTE, VIRÉE MUSICALE EN PAYS BALTES. Un territoire, ses musiciens
 et quels tempĂ©raments. Ils ont pour noms : Andris Nelsons, Mariss Janson, Mirga Grazinyte-Tyla, Paavo JĂ€rvi (lui-mĂȘme fils de Neeme JĂ€rvi) pour les chefs d’orchestre ; ou encore Gidon Kremer (violoniste), Arvö PĂ€rt (compositeur contemporain)
 Sans omettre le mezzo le plus voluptueux de l’heure, Elina Garança
 Tous sont lettons, estoniens ou lituaniens. Mais d‘oĂč vient cette concentration de talents propres au pays Baltes ? Entre est et Ouest, les cultures baltes cultiveraient-elles une prĂ©disposition et un goĂ»t prononcĂ© pour l’excellence musicale ? ARTE propose un portrait de ces 3 « petits » Ă©tats, immenses par leur activitĂ© culturelle, artistique et musicale
 (Docu, 2018, 53 mn). Les programmes de musique classique se faisant de plus en plus rares Ă  l’antenne d’Arte, ne manquez pas ceux qui mĂ©ritent d’ĂȘtre visionnĂ©s.

 

 

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ARTE, dim 17 fĂ©v 2019 : 23:40. Du CrĂ©puscule Ă  l’aube. ESCAPADE MUSICALE EN PAYS BALTES.

 

 

 

 

DVD Ă©vĂ©nement, critique. ADES : The exterminating Angel (1 dvd Erato – nov 2017)

ades-opera-the-exterminating-angel-opera-dvd-review-critique-opera-dvd-par-classiquenews-erato-2017DVD Ă©vĂ©nement, critique. ADES : The exterminating Angel (1 dvd Erato – nov 2017) – Dans Powder her face, il osait reprĂ©senter une fellation sur la scĂšne. Le compositeur britannique Thomas AdĂšs suscite toujours un scandale qui s’intĂ©resse surtout Ă  l’affiche anecdotique sans poser la question du comment et du pourquoi. Son approche sensible et critique de l’oeuvre fantastique et surrĂ©aliste lĂ©guĂ©e par Luis Bunuel (1962) ne manque pas de profondeur ni de saveur polĂ©mique. La production avait suscitĂ© un tollĂ© Ă  l’annonce que des moutons seraient portĂ©s sur les planches, pour la crĂ©ation de son 3Ăš opĂ©ra Ă  Salzbourg Ă  l’étĂ© 2016 (repris Ă  Covent Garden Ă  Londres en 2017). CaptĂ© au Metropolitan opera Ă  New York (octobre 2018), l’opĂ©ra dĂ©ploie ses sortilĂšges : oĂč brillent timbres et couleurs des bois, percus et ondes martenot pour exprimer le mystĂšre et l’énigme persistante.
Le livret de Cairns synthĂ©tise et respecte l’esprit du film de Bunuel : le dĂ©voilement de la vĂ©ritĂ© humaine, aprĂšs la dissolution de l’hypocrisie bourgeoise. Le masque du mensonge Ă©tant tombĂ©, la perversitĂ© barbare de l’ñme humaine est rĂ©vĂ©lĂ©e comme si le compositeur tendait le miroir au public. Encore une Ɠuvre amĂšre, clinique, mordante qui cible la saloperie humaine capable de toutes les forfaitures pourvu que chcun pour soi sauve sa peau avant celle des autres.

 

 

 

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Le plateau qui rĂ©unit Audrey Luna (la cantatrice), Joseph Kaiser et Amanda Echalaz (les maĂźtres de maison dĂ©bordĂ©s par l’aprĂšs dĂźner), Sally Matthews et Iestyn Davies (la sƓur et le frĂšre incestueux), Alice Coote (l’hystĂ©rique), Sir John Tomlinson (le mĂ©decin vainement pacificateur), Sophie Bevan et David Portillo (jeunes mariĂ©s trop naĂŻfs
), sans omettre Christine Rice et Rod Gilfry (les musiciens) ou FrĂ©dĂ©ric Antoun (l’explorateur)
 atteint l’excellence. Les chanteurs sont des acteurs. Et le metteur en scĂšne Tom Cairns qui signe aussi le livret exploite de telles qualitĂ©s. Chacun caractĂ©rise son profil psychologique (bien chargĂ©, en particulier dans le solo qui est leur autoportrait) ; chacun dĂ©crypte les allusions souterraines d’une partition fourmillante et juste dans sa dĂ©nonciation scrupuleuse. Rien de scandaleux dans cette nouvelle production car le sens global de l’ouvrage sonne vrai, pertinent, implacable. Chacun des solistes incarne ce parlĂ© chantĂ© fludie et continu qui rapproche l’opĂ©ra de la scĂšne rĂ©elle, le chant de la parole en un sprachegesang, parfois hypnotique. Le cast est impressionnant en nombre comme en qualitĂ© : c’est du thĂ©Ăątre lyrique que les ensembles renforce encore. Le dĂ©cor est discret mais bien prĂ©sent, symbolisĂ© par un portique gĂ©ant qui entrave le groupe des gens bien comme il faut. L’intensitĂ© et la justesse du jeu comme du chant Ă©claboussent cet opĂ©ra dont l’envoĂ»tement musical accrĂ©dite davantage l’intelligence de Thomas AdĂšs sur la scĂšne lyrique. CrĂ©ation majeure.

 

 

 

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DVD, critique. ADES : The Exterminating Angel (Metropolitan Opera, 2017 – 1 dvd ERATO)

The Metropolitan Opera Orchestra and Chorus
Thomas AdĂšs (direction)
CLIC D'OR macaron 200Audrey Luna (Leticia Maynar), Amanda Echalaz (LucĂ­a de Nobile), Sally Matthews (Silvia de Ávila), Sophie Bevan (Beatriz), Alice Coote (Leonora Palma), Christine Rice (Blanca Delgado), Iestyn Davies (Francisco de Ávila), Joseph Kaiser (Edmundo de Nobile), FrĂ©dĂ©ric Antoun (RaĂșl Yebenes), David Portillo (Eduardo), David Adam Moore (Colonel Álvaro GĂłmez), Rod Gilfry (Alberto Roc), Kevin Burdette (Señor Russell), Christian Van Horn (Julio) & John Tomlinson (Doctor Carlos Conde) – captation Live from the Met – octobre 2018.
Durée : 2h22mn
CLIC de CLASSIQUENEWS de février 2019.

 

 

 

Teaser vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=ItTIIIPwcvQ

 

 

 

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LILLE, ONL. STAR WARS, Un nouvel espoir, 14 et 15 fév 2019. Ciné-concert

lille-ONL-star-wars-un-nouvel-espoir-new-hope-lucas-orchestre-national-de-lille-cine-concert-fevrier-2019-annonce-critique-concert-musique-classique-orchestre-classiquenews-fev-2019LILLE, ONL. STAR WARS, 14 et 15 fĂ©v 2019. CinĂ©-concert de rĂȘve Ă  Lille
 La saga Star Wars de George Lucas n’aurait jamais eu son retentissement ni sa puissance dramatique sans le chant de l’orchestre qui sert de rĂ©sonateur, d’amplificateur Ă  sa formidable action interstellaire. John Wiliams a composĂ© l’une des musiques de films les plus envoĂ»tantes, inscrites dans le mystĂšre voire la terreur (quand l’infĂąme Dark Vador paraĂźt), mais aussi dans le drame et l’onirisme des Ă©toiles
 L’Orchestre National de Lille joue la carte du grand Ă©cran et de la magie orchestrale en proposant pendant deux soirs, les 14 et 15 fĂ©vrier prochains; la projection sur grand Ă©cran et la prĂ©sence de l’Orchestre National en direct sur la scĂšne du Nouveau SiĂšcle. C’est une nouvelle expĂ©rience symphonique de premier plan associant le souffle des images cinĂ©matographiques et les couleurs de l’orchestre.

DĂšs la semaine prochaine (jeudi 14 et vendredi 15 fĂ©vrier), l’Orchestre National de Lille se lance dans la saga interstellaire Star Wars. Pour cette premiĂšre expĂ©rience, Ă©pisode 1 (Un Nouvel Espoir) est proposĂ© en cinĂ©-concert Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle. Au programme, l’épopĂ©e cinĂ©matographique et le son symphonique, mais aussi de nombreuses surprises au public, dont les interventions d’une quinzaine de cosplayers bĂ©nĂ©voles (agrĂ©Ă©s par Lucas Film) : la « Garnison 501 » (avec possibilitĂ© de selfies et autres pour les plus grands fans
).

UN NOUVEL ESPOIR : film de George Lucas / Musique originale de John Williams. PrĂ©sentation du film en cinĂ© concert par l’ONL : “ Les mĂ©lodies de John Williams sont cĂ©lĂšbres dans le monde entier. Leur Ă©nergie communicative et leur majestĂ© Ă©clatent de la plus splendide des maniĂšres dans Star Wars Episode IV, le tout premier film de la saga. Pour illustrer la quĂȘte de Luke Skywalker, Williams a une idĂ©e de gĂ©nie : le leitmotiv wagnĂ©rien (un motif musical symbolise un personnage prĂ©cis). Tout en multipliant les rĂ©fĂ©rences au rĂ©pertoire symphonique, le compositeur amĂ©ricain invente donc un thĂšme pour chaque protagoniste, neuf au total, qu’il enchaĂźne avec une maestria vertigineuse. Si on y ajoute un gĂ©nie de l’orchestration qui parvient toujours Ă  trouver l’instrument idĂ©al pour donner du galbe Ă  un dĂ©cor
 ce premier cinĂ©-concert du cycle promet de nous propulser dans les Ă©toiles.”

 

 

 

 

DES PLACES en vente le soir du concert… Les sĂ©ances sont complĂštes, seuls quelques billets pourront ĂȘtre remis en vente le soir mĂȘme suite Ă  des dĂ©sistements. (tarifs de 29 Ă  68€) : www.onlille.com

 

 

 

Orchestre National de Lille
Ernst van Tiel, direction

Lille, auditorium du Nouveau SiĂšcle, 20hboutonreservation
Jeudi 14 février 2019
Vendredi 15 février 2019

INFORMATIONS sur le site de l’Orchestre National de Lille – ONL ici :
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/star-wars-episode-iv/

 

 

 

vidéo :

https://www.youtube.com/watch?v=dKHNx4gfrok

 

 

 

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La suite en mars 2019

Ciné concert épisode 2 :

star-wars-un-nouvel-espoir-e-new-hope-orchestre-national-de-lille-cine-concert-annonce-concert-critique-concert-actualites-musique-classique-opera-classiquenews-fevrier-2019Prochains rvs, les 13 et 14 mars 2019, au Nouveau SiĂšcle Ă  20h : CinĂ© concert Ă©pisode 2 : STAR WARS : L’Empire contre-attaque (film de Irvin Kershner, 1908 / Musique originale de John Williams). Avec l’Orchestre National de Lille – Kevin Griffiths, direction. Projection sur grand Ă©cran et orchestre en direct. Irvin Kershner signe un volet noir et complexe, Ă  l’écriture shakespearienne, oĂč l’action s’ enrichit de destins individuels torturĂ©s et douloureux. La musique magnifie l’image par sa partition fantastique et onirique lĂ  encore (thĂšme de Dark Vador ; thĂšme de Yoda, le sage dĂ©tenteur, transmetteur, rĂ©vĂ©lateur de la force enfouie et dormante
). Un must absolu.

RESERVATIONS sur le site de l’Orchestre National de Lille – ONL ici :
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/star-wars-episode-v/

 

 

 

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En 2020, l’Orchestre National de Lille prĂ©sentera deux autres Ă©pisodes en cinĂ©-concerts : le Retour du Jedi  en fĂ©vrier / le RĂ©veil de la Force en avril. Places en vente pour ces spectacles dĂšs le 1er juillet 2019 ou vers la mi-mai au moment de l’ouverture des abonnements 2019-2020 de l’Orchestre. A suivre de prĂšs. Que la force soit avec toi. A suivre


 

 

 

CD Ă©vĂ©nement, annonce. Alessandro SCARLATTI : L’Assunzione della Beata Vergine (EB Monaco, M PeyrĂšgne – 1 cd PARATY, nov 2017)

A-SCARALTTI-cd-critique-actus-infos-musique-classique-baroque-classiquenews-ENSbar_Monaco_COUV_HM-300x300CD Ă©vĂ©nement, annonce. Alessandro SCARLATTI : L’Assunzione della Beata Vergine (EB Monaco, M PeyrĂšgne – 1 cd PARATY, nov 2017)
 RESURRECTION MAJEURES
 PortĂ© par le chanteur et chef, Mathieu PeyrĂšgne, l’Ensemble Baroque de Monaco Ă©dite chez PARATY, un oratorio marquĂ© par l’incandescence dramatique et la sensualitĂ© brĂ»lante telles que seul le Baroque italien fut capable de le ciseler Ă  la fin du XVIIĂš par un Caldara (cf son oratorio Ă©blouissant et trĂšs proche Il Primo Omicidio) ou le premier pilier de la dynastie Scarlatti, Alessandro qui incarne la puretĂ© du style napolitain le plus sĂ©duisant, proche des VĂ©nitiens par sa flexibilitĂ© et sa suavitĂ© dramatique, avant les sĂ©cheresses du plein XVIIIĂš. Oratorio, opĂ©ra, l’Ɠuvre ainsi restituĂ©e en premiĂšre mondiale est les deux en rĂ©alitĂ© car les climats Ă©motionnels, l’architecture de la partition (diverse, cultivant solos et duos entre l’épouse, l’époux – deux sopranos-, Amour et EternitĂ©), exploite toutes les ressources signifiantes d’un texte souvent dĂ©chirant, incarnĂ© par le chant Ă  la fois articulĂ© et expressif de la soprano Aurora Peña, pilier vocal de cette partition Ă©blouissante en particulier dans les rĂ©citatifs 
 embrasĂ©s, ardents, dĂ©clamĂ©s, habitĂ©s.
La prĂ©sente rĂ©vĂ©lation souligne le patronage et le goĂ»t musical Prince Antoine 1er de Grimaldi (1661 – 1731) « qui fut un grand passionnĂ© de musique Ă  la fin du XVIIĂšme siĂšcle ». Alessandro Scarlatti (contemporain du Prince) a crĂ©Ă© l’oratorio L’Assunzione della Beata Vergine lors de l’intronisation du Prince, Ă  la succession de son pĂšre Louis 1er Grimaldi (1701).
SCARLATTI-alessandro-portrait-opera-oratorio-classiquenews-actualites-annonce-infos-classiquenews-musique-classique-scarlatti_alessandroIl s’agit donc de la rĂ©surrection d’un chef d’oeuvre de dĂ©votion et de ferveur, propre au contexte monĂ©gasque du tout dĂ©but XVIIIĂš. Linguistique, dramatique, la partition Ă©claire surtout un texte original sur le thĂšme de l’amour de Marie et de son Ă©poux, Ă©clairĂ© par une langue lumineuse et directe. VoilĂ  qui accrĂ©dite l’admiration de Debussy pour Alessandro, « l’Orpheus italien » (Monsieur Croche, 1921), 
 Ă©gal enfin rĂ©vĂ©lĂ© d’un Purcell et aussi d’un Haendel. Concernant l’éditeur, PARATY reprend le flambeau des labels qui hier audacieux, inspirĂ©s, savaient diffuser le meilleur des recherches musicologiques les plus rĂ©centes dans le champs aujourd’hui Ă©teint du Baroque. Une recrĂ©ation mondiale majeure qui ressuscite ce goĂ»t pour les trĂ©sors oubliĂ©s des XVIIĂš et XVIIIĂš. Ce Scarlatti fulgurant, palpitant est l’écho des grandes dĂ©couvertes musicologiques et discographiques de ce qui fit hier l’ñge d’or de la rĂ©volution baroqueuse des annĂ©es 1970, 1980, 1990
 Ce disque essentiel souligne la force du tempĂ©rament lyrique et dramatique d’Alessandro (1660-1725), fondateur de l’école napolitaine, Ă©gal des suiveurs et disciples de la grande leçon de Monteverdi : Cesti, Cavalli,
 Alessandro fait la synthĂšse de Carissimi et Monteverdi, de Stradella et Legrenzi ; Ă  Rome, Alessandro est proche de Corelli ; les deux sont protĂ©gĂ©s par la Reine Christine de SuĂšde. Par sa diversitĂ© et son raffinement, l’oeuvre d’Alessandro Scaralatti annonce celle de Mozart. On comprend donc la valeur de la partition ainsi ressuscitĂ©e, quand tous les opĂ©ras de l’auteur , sans omettre ses nombreuses partitions sacrĂ©es, demeurent encore oubliĂ©es, Ă©cartĂ©s… non jouĂ©es.

 

 

 

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CLIC D'OR macaron 200CD Ă©lu CLIC de CLASSIQUENEWS de fĂ©vrier 2019 : Grande critique Ă  venir du cd Alessandro SCARLATTI : L’Assunzione della Beata Vergine par l’Ensemble Baroque de Monaco, Mathieu PeyrĂšgne, dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS.

 

 

 

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Plus D’INFOS sur le site de PARATY :
http://paraty.fr/portfolio/lassunzione-della-beata-virgine-alessandro-scarlatti/

 

 

 

 

 

 

CD, critique. MAURIZIO POLLINI : CHOPIN (Nocturnes opus 55, Mazurkas opus 56, Sonate opus 58 – 1 cd Deutsche Grammophon – 2018)

CHOPIN sonate opus 58 dg maurizio pollini cd critique cd review par classiquenews actualites infos musique classique cd 028948364756-CvrbCD, critique. MAURIZIO POLLINI : CHOPIN (Nocturnes opus 55, Mazurkas opus 56, Sonate opus 58 – 1 cd Deutsche Grammophon – 2018). Alors que simultanĂ©ment sort aussi le nouveau et 4Ăš cd du jeune Lisiecki dans un Mendelssohn sans nuance et plutĂŽt linĂ©airement martelĂ© (Ă©galement Ă©ditĂ© par DG), voici le « nouveau » Chopin d’un vĂ©tĂ©ran que l’expĂ©rience, le recul, et le bĂ©nĂ©fice d’une sensibilitĂ© ciselĂ©e, elle intĂ©rieure naturellement, exaltent, inspirent au plus juste ; le pianiste dĂ©ploie d’irrĂ©sistible arguments. Indiscutable, MAURIZIO POLLINI illumine les 7 partitions ici rĂ©unies qui semblent comme rĂ©capituler une vie dĂ©diĂ©e Ă  la rĂ©flexion et le sens de la musique. Son cadet aurait mĂ©rite d’enrichir ainsi Ă  son Ă©coute, un jeu trop scolaire.
Les Nocturnes font surgir le tragique et l’angoisse d’une Ăąme inquiĂšte et dĂ©semparĂ©e grĂące au toucher et au rubato d’une formulation ronde et prĂ©cise, nuancĂ©e et profonde, comprenant les chants et les contrechants. Chaque rĂ©itĂ©ration sonne comme une blessure pudiquement ourlĂ©e ; chaque sĂ©quence s’écoule avec un secret, une infinie douceur sombre. MĂȘme le second plus ardent, plus conquĂ©rant (quoique) resplendit par une tendresse caressante, un moelleux naturel qui enchante et berce. Le travail de l’énonciation, l’architecture qui soigne les galbes et le relief poli des arĂȘtes affirment une maturitĂ© et une comprĂ©hension saisissante de la langueur de Chopin : langueur mĂ©lancolique et aussi furieusement puissante (le rubato Ă  la fois ralenti et magnifiquement articulĂ©).
La respiration Ă©lĂ©giaque, enveloppĂ©e dans une ouate suspendue de la Berceuse (opus 57), fait elle seule, la magie de ce rĂ©cital de premiĂšre inspiration ; oĂč les harmonies se mĂȘlent, s’enlacent, sur un chĂąssis rythmique lui-mĂȘme suspendu Ă  ce tempo, ralenti, Ă©vanescent, dĂ©sarticulĂ©, articulé  d’une valse lente. Le jeu des miroitements intĂ©rieurs, Ă  plusieurs plans, Ă©tagĂ©s dans l’espace musical font toute l’ivresse de cette sĂ©quence
 littĂ©ralement magicienne. Du trĂšs grand art pianistique. Dans l’énoncĂ©, la projection, la conception poĂ©tique, l’écoute intĂ©rieure. C’est un Chopin Ă  l’infini pictural, d’un Ă©quilibre absolu et d’une paix fondamentale qui se dĂ©ploie et s’affirme et berce alors. Magistral.

Construite en des contours plus net et tranchĂ©s, la Sonate opus 58 exprime une toute autre activitĂ© ; radicale, et puissante, manifestes de cette puissance (certes souvent rentrĂ©e) qui Ă©lectrise le chant Chopinien. Autant de matelas harmoniquement dense, pour que surgisse la sublime mĂ©lodie bellinienne du premier mouvement. CharpentĂ© et chantant. Pollini n’oublie dans cette rondeur murmurĂ©e, ce galbe toujours souverain, l’aspect « maestoso » de l’Allegro initial. Quelle comprĂ©hension naturelle de la texture chopinienne. A la fois viscĂ©rale et chtonienne, la fluiditĂ© de Chopin, se dĂ©ploie souple et aĂ©rienne dans un flux Ă  l’onctueuse matĂ©rialitĂ©.
pollini-piano-maurizio-chopin-portrait-critique-cd-classiquenews-piano-majeur-actualites-piano-par-classiquenewsDans cet Ă©panouissement ultime du premier mouvement, l’agilitĂ© souple et caressante du toucher fait oublier la matĂ©rialitĂ© de la mĂ©canique, comme la frappe des touches ; et que dire de l’élasticitĂ© sidĂ©rante du second mouvement, plus doux et agile lui aussi : ce Scherzo atteint une texture pure, au delĂ  de toute matĂ©rialitĂ© du clavier ; un pur son Ă  la fois moelleux et mordant d’un Ă©quilibre idĂ©al. Un tel galbe rehausse l’éclat Ă©lectrique de l’écriture, son Ă©nergie lumineuse et flamboyante dont la fugacitĂ©, Ă©perdue, foudroyĂ©e (« molto vivace ») contraste avec l’ampleur architecturĂ©e du premier Allegro. Belle couleur liquide du Largo, plus droit, objectif, avec des assises graves idĂ©alement Ă©noncĂ©es lĂ  aussi. Enfin le dernier Finale / Presto non tanto confirme tout ce que l’on pensait du pianiste italien chez Chopin : l’énergie de la matiĂšre qui crĂ©pite et s’embrase en une urgence organique, dĂ©veloppe chez Chopin, cette ardeur brillante qui est aussi puissance de feu – un aspect que l’on Ă©carte trop souvent ; concernant Maurizio Pollini, c’est un acrobate et un athlĂšte au muscle intact d’une rondeur caressante, d’une grĂące allusive exemplaire qui affirme et la marche tragique et l’effusion pudique d’une dĂ©claration personnelle. En maĂźtre de la structure, le pianiste capte et prĂ©cise le sens et la direction de la digitalitĂ© qui s’accomplit : sous la crĂ©pitement virtuose du jeu proprement dit (en soi dĂ©jĂ  impressionnant), l’interprĂšte marque un cap, cible directement le mouvement essentiel, rĂ©vĂ©lant l’ossature globale. La vision est captivante et sa formulation, scintillante. Magistral rĂ©cital Chopin : sa sensualité  cultive et l’éloquence et l’énigme, en un clair / obscur rĂ©jouissant, captivant. Bel oxymore. Mais familier pour ce poĂšte du clavier. CLIC de CLASSIQUENEWS de fĂ©vrier 2019.

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CLIC D'OR macaron 200CD, critique. MAURIZIO POLLINI : CHOPIN (Nocturnes opus 55, Mazurkas opus 56, Sonate opus 58 – 1 cd Deutsche Grammophon – durĂ©e : 53 mn, 2018) – CLIC de CLASSIQUENEWS

CD, critique. DEBUSSY : MĂ©lodies, Sonates… Syntonia (2 cd KARTHE records 2018)

Debussy thon that tiet cd klarthe cd review critique cd par classiquenews couv_low1CD, critique. DEBUSSY par Syntonia (2 cd KARTHE records 2018). Les musiciens du quintette Syntonia explorent le DEBUSSY, poĂšte impressionniste, grand orfĂšvre des mondes intĂ©rieurs
 Somptueux rĂ©cital conçu pour le salon plutĂŽt que la salle de concert : l’intimitĂ© que convoque, l’écoute particularisĂ©e qu’exige la collection de perles musicales ici rĂ©unies, alternant mĂ©lodies et partitions instrumentales, montrent et l’élargissement du rĂ©pertoire de l’ensemble SYNTONIA, mais aussi
 sa maturitĂ©. Dans l’éloquence et la complicitĂ©, les instrumentistes et chanteuse cĂ©lĂšbrent le gĂ©nie d’un Debussy poĂšte.

 

 

 

Debussy poĂšte
Au cƓur du poùme musical

 

 

 

Pour nous la piĂšce maĂźtresse demeure la transcription trĂšs rĂ©ussie de PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un Faune, belle expĂ©rience de conversation instrumentale (arrangement pour quintette de BenoĂźt Menut) oĂč compte surtout l’écoute des autres et donc l’équilibre sonore comme l’articulation de chaque timbre, selon ce souci d’équilibre des dynamiques simultanĂ©es. Un vrai travail d’ajustement qui captive. La lecture sans les vents, souligne en rĂ©alitĂ© l’effusion suave qui excite le dĂ©sir du jeune fauve
 L’articulation est scrupuleuse mais naturelle. PrĂ©cise et d’un fini… globalement coloriste.
BenoĂźt Menut, compositeur qui a Ă©crit par ailleurs pour Syntonia en particulier pour le violoncelle solo Patrick Langot (prochain cd Ă  venir : intitulĂ© « Praeludio », annoncĂ© en mai 2019) respecte le format concentrĂ© et la texture vibratile du poĂšme musical d’aprĂšs MallarmĂ©. La dĂ©fi ici est de soigner la clartĂ© de l’articulation de chaque partie sans rompre l’effet orchestral (originel), cette brume indĂ©finissable, matelas suspendu du climat ouatĂ© et sensuel du poĂšte symboliste : de ce point de vue l’écoute entre chacun des musiciens de Syntonia est idĂ©ale : allusive, elle aussi suspendue, semblant chercher au delĂ  et derniĂšre les notes. Cette couleur sensuelle, d’enlacement permanent, profonde, immatĂ©rielle mais prĂ©sente et continue que Debussy a su dĂ©ployer en respectant le climat de MallarmĂ©, se dĂ©ploie avec une grande musicalitĂ©.

Ce Debussy, allusif et Ă©rotique, entre en dialogue lui-mĂȘme avec la piĂšce contemporaine de TĂŽn-ThĂąt TiĂȘt qui en serait comme la rĂ©sonance en un effet de miroir, Ă  la fois rĂ©flexif et critique
 (ultime sĂ©quence du cd 2).  ” Regards dans la brume ” (2014) pour quatuor Ă  cordes et piano
 regarde avec distance sa source debussyste. La piĂšce contemporaine tisse un Ă©cho lointain, brumeux et a perdu tout idĂ©e du signe moelleux et rassurant. L’écriture exprime un Ă©tat de veille inquiĂšte voire d’urgence panique oĂč la lente mĂ©lopĂ©e au piano redessine encore le climat tendu, fait suspendre le tableau initial. La brĂȘve accalmie (IIĂšme Ă©pisode oĂč les cordes Ă©tirent l’air comme au dĂ©but du PrĂ©lude de Debussy), n’est que de (trop) courte durĂ©e : en une sirĂšne murmurĂ©e affolĂ©e, aux Ă©clats lancinants, tendus, les instruments se crispent. Le mouvement le plus dĂ©veloppĂ© (plus de 8 mn) : Ă©paissit la clameur hallucinĂ©e, en une interrogation qui cible le repli, exprime presque l’élucidation de l’énigme angoissĂ©e qui a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment Ă©noncĂ©, sans vĂ©ritablement Ă©claircir ni rĂ©soudre la question. Le III, creuse encore ce climat d’incertitude et d’intranquillitĂ© qui scintille entre anxiĂ©tĂ©, agitation et 
 folie. Ces « regards » dans la brume nourrissent autant de questions laissĂ©es sans rĂ©ponse, en une nuĂ©e Ă  la fois immatĂ©rielle et Ă©paisse presque insupportable ; ils sont proches d’un cauchemar Ă©veillĂ©.

De son cĂŽtĂ©, trĂšs engagĂ©e Ă  peindre chaque nuance du verbe musical, le doux soprano de Maya Villanueva (dĂ©jĂ  remarquĂ©e dans un cd prĂ©cĂ©dent Ginastera également Ă©ditĂ© chez KLARTHE) cultive une Ă©mission feutrĂ©e, et mĂȘme suave comme millimĂ©trĂ©e. Les MĂ©lodies sont autant de piĂšces personnelles voire intimes qui tĂ©moignent de la vie amoureuse de Debussy ; certaines Ă©tant de fait, des offrandes hommages Ă  l’ĂȘtre aimĂ©e : Marie Vasnier et Emma Bardac ; toutes deux Ă©taient chanteuses et ont interprĂ©tĂ© les mĂ©lodies de leur compagnon trĂšs Ă©pris.
Dans ce recueil double, la cantatrice sait trouver les inflexions justes et parfois enivrĂ©es dans une succession de perles mĂ©lodiques, d’un Debussy, jeune (Nuits d’étoiles, l’offrande d’unadolescent de quasi
 18 ans en 1880) ; l’idĂ©e de suivre chronologiquement l’inspiration du Debussy mĂ©lodiste est claire, parfaitement explicitĂ©e, musicalement s’entend, quoique aussi musicologique, comme le rĂ©alise le texte trĂšs dĂ©veloppĂ© du livret.
L’attention aux mots, l’évidente curiositĂ© pour exprimer chaque situation du poĂšme offrent une Ă©loquente vision sur l’écriture debussyste : coloriste, atmosphĂ©rique mĂȘme, sans aucun maniĂ©risme ni affĂšterie acadĂ©mique.

CrĂ©Ă©es en 1904 chez madame Edouard Colonne, les mĂ©lodies de FĂȘtes galantes sur des poĂšmes de Verlaine (1869) racontent cette intimitĂ© qui fusionne les deux cƓurs (Emma pour le Livre II
 qui n’est pas abordĂ© ici). En poĂšte musicien, Debussy cultive ce goĂ»t de l’étuve emperlĂ©e, des images enivrĂ©es Ă©nigmatiques ou plus dramatiques. Ainsi le triptyque des FĂȘtes Galantes (Livre I) : « Fantoches » est expressif, narratif, furtif et percutant quand « Clair de lune » (ses « masques et bergamasques ») diffuse un scintillement plus langoureux et Ă©vanescent, son Ă©nonciation portĂ©e par une candeur blessĂ©e et tendre. « Le jet d’eau » d’aprĂšs Baudelaire (arrangement pour soprano et quintette par BenoĂźt Menut) intĂ©resse par ce miroitement instrumental qui enveloppe le chant ; et les interprĂštes rĂ©alisent et rĂ©ussissent l’énigme et le climat de secret enchantĂ© des PoĂšmes d’aprĂšs MallarmĂ©, parfois incertains et sombres mĂȘme en leurs harmonies raffinĂ©es et tendues (« Soupir ») ; ou pures invitations Ă  l’extase (dernier poĂšme du triptyque,  « Eventail »). La fragilitĂ© du timbre bien articulĂ© ressuscite la chair diaphane, sensuelle, souvent murmurĂ©e de la poĂ©tique debussyste.

CLIC D'OR macaron 200MĂȘme grande sincĂ©ritĂ© pour le pianisme rĂ©glĂ© sur le mĂȘme mode intimiste et intĂ©rieur de Romain David (Images) ; auquel le violoncelle souple et trĂšs nuancĂ© de Patrick Langot apporte une rĂ©sonance spĂ©cifiquement grave (Sonate pour violoncelle et piano) propre Ă  la partition conçue pendant la guerre (comme la Sonate pour violon avec la violoniste StĂ©phanie Moraly). Double cd enivrant.

 

 

 

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debussy melodies prelude aprĂšs midi faune ensemble syntonie ton that tient cd klarthe records critiqueCD, DEBUSSY / TĂŽn-that TiĂȘt : MĂ©lodies, Sonate, PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un Faune (2 cd Klarthe records) – Claude Debussy (1862-1918) : MĂ©lodies, Sonates pour violon et piano, pour violoncelle et piano. PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un faune (arrangement pour quintette avec piano par Benoit Menut). TĂŽn-ThĂąt TiĂȘt (nĂ© en 1933) : Regards dans la brume pour quatuor Ă  cordes et piano (Trois regards sur le PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un faune). Maya Villanueva, soprano. Quintette Syntonia. 2 CD Klarthe records. EnregistrĂ© en janvier 2018. DurĂ©e totale : 1h56mn – CLIC de CLASSIQUENEWS

 

 

 

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CD 1    > Claude DEBUSSY (1862-1918)

    1 :   Nuit d’Ă©toiles (1880)
2  :  La belle au bois dormant (1890)

        Images [oubliées] (1894)
3  :  III. Quelques aspects de «Nous n’irons plus au bois» parce qu’il fait un temps insupportable
4  :  Les angélus (1892)

        Images (DeuxiÚme Série, 1907)
5  :  I. Cloches à travers les feuille
6  :  Minstrels pour violon et piano* (1914)
7  :  Pantomime (1883)
8  :  Scherzo pour violoncelle et piano du «Nocturne et Scherzo» (1882)
9  :  Voici que le printemps (1884)

        Images (DeuxiÚme Série, 1907)
10  :  II. Et la lune descend sur le temple qui fut
11   : Les papillons (1881) – Images (DeuxiĂšme SĂ©rie, 1907)
12  :  III. Poissons d’or
13  :  Romance  «Silence ineffable de l’heure» (1883)
14   : Apparition (1884)

        Sonate pour violon et piano* (1916-17)
15   : I. Allegro vivo
16   : II. IntermÚde. Fantasque et léger
17    :III. Finale. TrÚs animé

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    CD 2    > Claude DEBUSSY 

    1  :  PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un faune (1894) – arr. pour quintette avec piano de BenoĂźt Menut

        FĂȘtes galantes (Premier livre, 1892)
2  : I. En sourdine
3  : II. Fantoches
4  : III. Clair de lune
5  : NoĂ«l des enfants qui n’ont plus de maison (1915) – arr. pour soprano et quintette avec piano de BenoĂźt Menut

        Sonate pour violoncelle et piano (1915)
6  :  I. Prologue. Lent, sostenuto e molto risoluto
7  :  II. Sérénade. Modérément animé
8  :  III. Final. Animé, léger et nerveux

        Cinq poĂšmes de Charles Baudelaire (1889) – arr. pour soprano et quintette avec piano de
BenoĂźt Menut
9  :  II. Le jet d’eau

        Trois poÚmes de Stéphane Mallarmé (1913)
10  :  I. Soupir
11  :  II. Placet futile
12  :  III. Éventail

        > TÔN-THÂT TiĂȘt (nĂ© en 1933)
Regards dans la brume  pour quatuor à cordes et piano (2013-2014)
Trois regards sur le «PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un faune»

 

 

 

Maya VILLANUEVA,  soprano  /  QUINTETTE SYNTONIA
Stéphanie MORALY* et Thibault NOALLY,  violons / Caroline DONIN,  alto /
Patrick LANGOT,  violoncelle / Romain DAVID,  piano

Couverture  du cd : Vaslav Nijinski dans l’AprĂšs-midi d’un faune. Aquarelle (1912) de LĂ©on Bakst

 

 

 

COMPTE-RENDU, opéra. PARIS, Bastille, le 30 janvier 2019. BERLIOZ : Les Troyens : Tcherniakov / Jordan

COMPTE-RENDU, opĂ©ra. PARIS, Bastille, le 30 janvier 2019. BERLIOZ : Les Troyens : Tcherniakov / Jordan. Troyens dĂ©senchantĂ©s
 et rĂ©Ă©crits. FidĂšle Ă  sa grille de lecture Ă  l’opĂ©ra, le russe agent du scandale, Dmitri Tcherniakov rĂ©Ă©crit Ă  prĂ©sent tous les opĂ©ras qu’il met en scĂšne ; c’est Ă©videmment le cas des Troyens, osant par exemple faire d’EnĂ©e, un traĂźtre Ă  sa patrie ; de Priam, un pĂšre incestueux et un dictateur ordinaire ; de Cassandre surtout, figure magistrale voire sublime dans la premiĂšre partie (La prise de Troie), une fumeuse traumatisĂ©e, qui a la haine de son pĂšre (violeur), soit une Ăąme dĂ©senchantĂ©e, dĂ©structurĂ©e, au cynisme glacial et distancĂ©. Les spectateurs et connaisseurs de Berlioz apprĂ©cieront. Si le metteur en scĂšne a libertĂ© de mettre en scĂšne toute partition, est-il juste de rĂ©Ă©crire le profil des personnages et couper dans les sĂ©quences de l’action au risque de trahir l’unitĂ© et la cohĂ©rence originelle voulues par le compositeur ? Ainsi ne faut il pas plutĂŽt Ă©crire pour prĂ©senter la production :

 
  

LES TROYENS DE TCHERNIAKOV d’aprĂšs BERLIOZ…

 
 

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Est-il utile / lĂ©gitime de rĂ©Ă©crire le livret et la conception des personnages de Berlioz pour afficher en 2019 son grand opĂ©ra inspirĂ© de Virgile ? En soi, la libertĂ© des artistes est souveraine. Maisil faudrait ĂȘtre honnĂȘte
 et ne plus annoncer Les Troyens de Berlioz. PlutĂŽt « Les troyens de Tcherniakov, d’aprĂšs Berlioz ». Les spectateurs achetant leurs places seraient mieux informĂ©s de ce qu’ils vont Ă©couter, dĂ©couvrir, 
 comme nous, bien peu apprĂ©cier. Serait ce que nous aimons trop Berlioz pour le voir ainsi trahi ?

Mais doit-on s’en plaindre depuis que le mĂȘme russe a rĂ©Ă©crit de la mĂȘme maniĂšre la fin de Carmen de Bizet ? faisant dĂ©jĂ  du protagoniste (Don JosĂ©), un sujet psychiatrique appelĂ© Ă  suivre une cure thĂ©rapeutique
 DĂ©jĂ  les jeux de rĂŽles avaient cours pour tenir la cure. Vous les aimiez dans Carmen ; les revoici dans ces Troyens « actualisĂ©s » selon le regard d’un metteur en scĂšne qui applique systĂ©matiquement la mĂȘme grille sur chaque opĂ©ra: raconter une histoire de famille (au dĂ©but, chaque personnage est prĂ©sentĂ© au public, grands titres projetĂ©s, explicitant prĂ©nom, fonction, filiation
); soit des individus dĂ©calĂ©s, gris, souvent caricaturaux, aux postures qui relĂšvent souvent de l’asile. Chacun apprĂ©ciera. L’angle pourrait ĂȘtre original, si ici les dĂ©cors n’avaient pas un air de dĂ©jĂ  vu ; les mouvements de foule, une confusion agaçante quand le chƓur n’est pas statique et comme figĂ©.
Evidemment dans cette adaptation proche du blasphĂšme, les berlioziens de la premiĂšre heure regretteront l’absence de noblesse antique, de grĂące comme de poĂ©sie ciselant cette dĂ©clamation française et romantique propre au Berlioz qui Ă©crit lui-mĂȘme ses textes
 OĂč est l’onirisme Ă©pique de Virgile ? On le recherche encore vainement. Cela n’est pas une question des costumes modernes. Sans toges et sans drapĂ©s, comme sans colonnes, et ici sans cheval spectaculaire, l’AntiquitĂ© magnifiĂ©e par Berlioz mĂ©ritait une toute autre rĂ©alisation, plus proche du caractĂšre d’origine.

 
   
  

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Plus dĂ©cevant, le fait d’avoir Ă©cartĂ© tout ce qui fait de l’auteur de la Damnation de Faust un adepte de Gluck : l’immersion dans le fantastique et la terreur. Le premier volet des Troyens, narrant la chute des troyens bernĂ©s par les grecs, reste marquĂ© par l’expression de la dĂ©ploration collective, qui ici soude tout un peuple. Avant que le cheval colossal ne pĂ©nĂštre jusqu’au pallatium de la citĂ© troyenne (son coeur urbain), Berlioz imagine en une sĂ©quence oĂč tous les solistes (octuor) et le choeur chantent, l’affliction la plus noire voire terrifiĂ©e quand on apprend la mort du prĂȘtre Laoccon qui s’est opposĂ© Ă  l’entrĂ©e du cheval grec ; deux serpents l’ont tuĂ© et dĂ©vorĂ©. Le rĂ©cit fantastique (chantĂ© par EnĂ©e : Brandon Jovanovich, honnĂȘte mais pas saisissant) fait surgir un sentiment gĂ©nĂ©ral de terreur qui glace la scĂšne. La froideur et la laideur des dĂ©cors contredisent totalement le caractĂšre de la scĂšne qui sombre dans l’épouvante.
De mĂȘme, ce sont les innombrables coupures dans le texte de Berlioz qui posent problĂšme, privilĂ©giant contre l’unitĂ© souhaitĂ©e par le compositeur, la cohĂ©rence du metteur en scĂšne (que l’on cherche toujours).
Las, on Ă©mettra nos rĂ©serves confrontĂ©s Ă  un spectacle souvent dĂ©concertant, sans poĂ©sie aucune ni grandeur virgilienne qui sacrifie la partition originelle, son unitĂ© tant dĂ©fendue par Berlioz de son vivant quand mĂȘme, en faveur de la confusion d’une pseudo mise en scĂšne. L’oeuvre avait inaugurĂ© il y a 30 ans en 1990, le nouvel opĂ©ra Bastille, mais en une production plus respectueuse de l’opĂ©ra originel. Sans sombrer dans le pastiche kitch de carton pĂąte, style peplum, il aurait Ă©tĂ© moins abrupt de choisir une mise en scĂšne Ă©purĂ©e, qui respecte l’histoire et la partition originelle (l’hĂŽpital encombrĂ© de la seconde partie cumule les sĂ©quences anecdotiques).

A l’époque des fakenews, Ă  l’heure oĂč il faut crĂ©er du buzz, on ne doit plus s’étonner Ă  prĂ©sent que le plus grand opĂ©ra romantique français soit ainsi tronquĂ© et dĂ©vitalisĂ© de son essence poĂ©tique, de son unitĂ© et de ses Ă©quilibres d’origine.

 
   
  

doustrac-cassandre-troyens-berlioz-bastille-critiqueopera-par-classiquenewsHeureusement pour les spectateurs qui avaient payĂ© leur place, le plateau vocal mĂ©ritait les meilleurs dispositions ; sans avoir le volume vocal idĂ©al, celui des grandes tragĂ©diennes, le mezzo affĂ»tĂ© mais parfois court (y compris dans les graves) de StĂ©phanie d’Oustrac (qui a chantĂ© Carmen Ă  Aix en 2017 sous la direction de Tcherniakov) semble se satisfaire des incongruitĂ©s de la mise en scĂšne et incarne une Cassandre embrasĂ©e, illuminĂ©e, au bord Ă©videmment de la folie : son premier grand air, est rĂ©Ă©crit comme un entretien face Ă  une Ă©quipe de reporters : comme une interview, on aurait alors pris plaisir Ă  « voir » l’entretien en grand format sur grand Ă©cran dans cette mise en scĂšne conçue comme une chaĂźne d’info continue 
mais le « dĂ©lire »de Cassandre, grandissant, convulsif, finit par interrompre la sĂ©quence et eux aussi, dĂ©contenancer les journalistes sur scĂšne.
Face Ă  elle, second pilier de cette premiĂšre partie, le ChorĂšbe de StĂ©phane Degout, seigneurial et aimant, force parfois, et ne paraĂźt pas aussi Ă  l’aise que sa partenaire.

 
   
  

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La seconde partie finit par ennuyer et agacer tout autant par ses trouvailles dĂ©calĂ©es, et la confusion qui rĂšgne sur scĂšne ; d’autant que dans cette cure thĂ©rapeutique oĂč c’est EnĂ©e qui pourrait trouver son salut (malgrĂ© ses voix intĂ©rieures), la Didon d’Ekaterina Semenchuk force et grossit elle aussi le trait, plus dĂ©mente que royale, – (ne possĂ©dant pas l’épaisseur ni la vĂ©ritĂ© d’une JosĂ©phine Veasey dans la version lĂ©gendaire de Colin Davis en 1969) ; la soprano trouve cependant dans sa mort, un semblant de dignitĂ© poignante enfin rĂ©vĂ©lĂ©e (aprĂšs quelques rĂ©actions hystĂ©riques Ă  l’endroit d’EnĂ©e).
Parmi les seconds rÎles, le français impeccable de MichÚle Losier et de Cyrille Dubois surtout, convoque par leur courte participation, ce Berlioz inspiré, grand alchimiste dramatique, digne auteur de Virgile et de Gluck.

Dans la fosse, la direction de Philippe Jordan sans ĂȘtre aussi Ă©lectrique et affĂ»tĂ©e qu’elle le fut dans La Damnation de Faust (ici mĂȘme) avance, adoucit et amoindrit les scories visuelles du spectacle ; Ă  mesure que l’on traverse tableaux et ballets (originels) lesquels offrent la scĂšne Ă  un groupe des plus statiques (le comble de cette production), la volontĂ© d’actualisation brouille toute lisibilitĂ©, confĂ©rant Ă  l’action, une petitesse anecdotique hĂ©las, en contre-sens avec ce que dit le texte et la situation voulue par Berlioz. Alors vision rĂ©gĂ©nĂ©ratrice ou colosse romantique dĂ©sossĂ© ? A chacun de choisir selon sa sensibilitĂ©.

 

A l’OpĂ©ra Bastille, jusqu’au 12 fĂ©vrier 2019. Pour nous, voilĂ  qui commence mal l’annĂ©e des cĂ©lĂ©brations Berlioz pour les 150 ans de sa mort.

Illustrations : Vincent Pontet 2019 / ONP © Opéra national de Paris

 
   
   
  

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LIRE aussi notre critique de Carmen de Bizet par Tcherniakov Ă  Aix en Provence, Ă©tĂ© 2017 
  
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-opera-aix-en-provence-grand-theatre-de-provence-bizet-carmen-le-8-juillet-2017-doustrac-heras-casado-tcherniakov/

 
 
  
 

CD, critique. VERS L’AILLEURS. GASPARD DEHAENE, piano. Schubert, Liszt, Bruneau-Boulmier (1 cd Collection 1001 Notes – nov 2018)

Vers-lailleurs-Gaspard-Dehaene-Collection-1001-NotesCD, critique. VERS L’AILLEURS. GASPARD DEHAENE, piano. Schubert, Liszt, Bruneau-Boulmier (1 cd Collection 1001 Notes – nov 2018). ITINERANCES POETIQUES
 Le pianiste Gaspard Dehaene confirme une sensibilitĂ© Ă  part ; riche de filiations intimes. C’est un geste explorateur, qui ose des passerelles enivrantes entre Schubert, Liszt et la piĂšce contemporaine de Rodolphe Bruneau-Boulmier. Ce 2Ăš cd est une belle rĂ©ussite. AprĂšs son premier (Fantaisie – Ă©galement Ă©ditĂ© par 1001 Notes), le pianiste français rĂ©cidive dans la poĂ©sie et l’originalitĂ©. Il aime prendre son temps ; un temps intĂ©rieur pour concevoir chaque programme ; pour mesurer aussi dans quelle mesure chaque piĂšce choisie signifie autant que les autres, dans une continuitĂ© qui fait sens. La cohĂ©rence poĂ©tique de ce second cd Ă©blouit immĂ©diatement par sa justesse, sa sobre profondeur et dans l’éloquence du clavier maĂźtrisĂ©, sa souple Ă©lĂ©gance. Les filiations inspirent son jeu allusif : la premiĂšre relie ainsi Schubert cĂ©lĂ©brĂ© par Liszt. La seconde engage le pianiste lui-mĂȘme dans le sillon qui le mĂšne Ă  son grand pĂšre, Henri QueffĂ©lec, Ă©crivain de la mer, et figure inspirant ce cheminement entre terre et mer, « vers l’Ailleurs ». En somme, c’est le songe mobile de Schubert, – le wanderer / voyageur, dont l’errance est comme rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e et superbement rĂ©investis, sous des doigts complices et fraternels.

 

 

 

VERS L’AILLEURS
Les itinérances poétiques de Gaspard Dehaene

2Ăš cd magistral

 

 

 

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Les escales jalonnent un voyage personnel dont l’aboutissement / accomplissement est la sublime Sonate D 959 en la majeur de Franz Schubert (avant dernier opus datĂ© de sept 1828). Au terme de la traversĂ©e, les champs parcourus, Ă©prouvĂ©s enrichissent encore l’exquise mĂ©lancolie et la tendresse chantante du dernier Schubert.

Les deux premiers Ă©pisodes dĂ©montrent le soin et l’affinitĂ© de Liszt pour son devancier Schubert. Le premier a rĂ©alisĂ© les arrangements des morceaux pour piano. Grave et lumineux, « Aufenthalt »ouvre le programme et amorce le voyage. C’est une gravitĂ© comme exaltĂ©e mais digne dans ses emportements que le pianiste exprime ; avec une respiration idĂ©ale, un naturel sobre et mĂȘme Ă©lĂ©gant, Gaspard Dehaene exprime la force et la puissance, l’ivresse intĂ©rieure d’une partition qui saisit par son tragique intime. D’une carrure presque Ă©gale, « Auf dem wasser zu singen » fait surgir au cƓur d’un vortex allant, la langueur et la mĂ©lancolie d’un Schubert enivrĂ©, au lyrisme Ă©perdu. L’énonciation du piansite se fait fraternelle et tendre ; il transmet un chant Ă©perdu qui est appel au renoncement et dĂ©chirante nostalgie. L’acuitĂ© du jeu, souligne dans les passages harmoniques, d’un ton Ă  l’autre, la douceur du fluc musical Ă  la fois entĂȘtant et aussi salvateur ; Ă  chaque variation, correspond un Ă©clat distinct, une facette caractĂ©risĂ©e que le pianiste sĂ»r, inscrit dans une tempĂȘte intĂ©rieure de plus en plus rageuse et irrĂ©pressible. DĂ©taillĂ©e et viscĂ©rale, l’engagement de l’interprĂšte convainc de bout en bout.

Puis la MĂ©lodie hongroise s’affirme tout autant en une Ă©locution simple et intimiste. Le pianiste affiche une Ă©lĂ©gance altiĂšre, celle d’un un cavalier au trot, souple et acrobatique auquel le jeu restitue toutes les aspĂ©ritĂ©s et les nuances intĂ©rieures. La gestion et le rĂšglages des nuances se rĂ©vĂšlent bĂ©nĂ©fiques : tous les arriĂšres plans et tous les contrechamps restituent chaque souvenir convoquĂ©. Le rubato est riche de toutes ses connotations en perspective ; le toucher veille au veloutĂ© de la nostalgie : chaque nuance fait surgir un souvenir dont le moelleux accompagne dans le murmure l’éloquente fin pianissimo. Quel remarquable ouvrage.

Autant Schubert brille par l’éclat de ses nuances intimes, pudiques et crĂ©pusculaires. Autant Liszt crĂ©pite aussi mais en contrastes plus dĂ©clamĂ©s.
Le Liszt recompose le paysage schubertien et s’éloigne quand mĂȘme, de cette sublimation du souvenir qui devient caresse et renoncement ; ici, la digitalitĂ© se fait plus vindicative et vibratile ; le claviern d’organique et dramatique, bascule dans une marche priĂšre qui peu Ă  peu s’Ă©lectrise dans l’Ă©noncĂ© du motif principal. Evidemment l’écriture rhapsodique revendique clairement une libĂ©ration de l’écriture et un foisonnement polyphonique dont Gaspard Dehane exprime bien le chant plus martelĂ© et comme conquĂ©rant ; il en dĂ©fend le lyrisme des divagations ; Ă©clairant chez Liszt, ce dĂ©bordement expressif, sa verve dĂ©lirante dont la spiritualitĂ© aime surprendre, dans la virtuositĂ© de son clavier orchestre.
A 8’14, le chant libre bascule dans une sorte de rĂ©flexion critique, douĂ©e d’une nouvelle ivresse plus souple et lyrique, exprimant la quĂȘte des cimes dans l’aigu jusqu’au vertige extatique. Puis le final se prĂ©cipite en une course vertigineuse (11’38), jusqu’au bord de la syncope et d’une frĂ©nĂ©sie panique. Le jeu est d’autant plus percutant qu’il reste dans cet agitato que beaucoup d’autres pianistes exacerbent, clair, prĂ©cis, nuancĂ©, Ă©clatant.

AprĂšs la filiation Schubert / Liszt, Gaspard Dehaere cultive une entente intime avec le texte de son grand pĂšre, – Henri QueffĂ©lec, « quand la terre fait naufrage ». A cette source, s’abreuve l’inspiration du compositeur Rodolphe Bruneau-Boulmier qui reprend le mĂȘme intitulĂ© : fluide et sĂ©quentiel, et pourtant jamais heurtĂ© ni sec, le jeu du pianiste joue des transparences et des scintillements flottants, expression d’une inquiĂ©tude sourde qui se diffuse et se rĂ©tracte dans un tapis sonore qui croĂźt et se replie. AInsi s’affirme le climat incertain d’intranquillitĂ©, propre Ă  beaucoup d’Ɠuvres contemporaines d’aujourd’hui dont la nappe harmonique se rĂ©pand progressivement en crescendo de plus en plus forte, jusqu’à son milieu oĂč le mystĂšre assĂšne comme un carillon funĂšbre, son murmure dans le noir et le nĂ©ant
 de la mer. Ainsi se prĂ©cise comme seule bouĂ©e d’un monde en chaos, le glas d’une « cathĂ©drale engloutie », cri bien prĂ©sent et d’une morne voluptĂ©. Les couleurs et les nuances du pianiste se rĂ©vĂšlent primordiales ici.

 

 

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A mi chemin de la traversĂ©e (au mi temps du cd), nous voici plus riches, d’une Ă©coute mieux affĂ»tĂ©e encore pour mesurer les tableaux intĂ©rieurs de la D 959  (prise live) : d’autant que l’interprĂšte se montre d’une Ă©loquence intĂ©rieure, mobile, explorant sur le motif schubertien lui-mĂȘme, toutes les nuances du souvenir ou de climats imaginaires. L’intelligence sensible est vive : elle ressuscite mille et un mouvement de l’introspection rĂȘveuse, nostalgique, grave souvent, toujours ardente. Voici les temps forts de cette lecture profonde et riche, concçue / vĂ©cue tel un formidable voyage intĂ©rieur.

Le portique d’ouverture affirmĂ©, Ă  l’assise parfaite inscrit ce premier mouvement dans une dĂ©claration prĂ©liminaire absolument sereine et dĂ©jĂ  le pianiste en exprime les fondations qui se dĂ©robent, en un flux ambivalent, Ă  la fois intranquille et comme prĂȘt Ă  vaciller. Ce trouble en arriĂšre plan finit par atteindre le motif principal dont il fait une confession pleine de tendresse.
Le cantabile et le legato feutrĂ© captivent dĂšs ce premier mouvement ; le motif principal n’y est jamais clairement Ă©noncĂ© ; toujours voilĂ©, dĂ©robĂ© tel le tremplin au repli et au secret, en une cantilĂšne aux subtiles Ă©clats / Ă©clairs intĂ©rieurs. Le compositeur cultive le surgissement de cette ineffable aspiration Ă  l’innocence, la perte de toute gravitĂ©. C’est ce qui transpire dans la rĂ©itĂ©ration du motif rĂ©exposĂ© avec une douceur sublime inscrite dans l’absolu de la tendresse.

Plus court, l’andantino peint l’infini de la solitude, un accablement sans issue et pourtant conçu comme une berceuse intĂ©rieure qui sauve, berce, calme. Le pianiste inscrit son jeu dans l’allusion et le percussif avec une intelligence globale des climats, sachant faire jaillir toute l’impulsion spontanĂ©e, plus viscĂ©rale de la sĂ©quence plus agitĂ©e et profonde.
A 5’38, tout Ă©tant dit, la rĂ©exposition frĂŽle l’hallucination et le rĂȘve flottant. L’Ă©conomie du jeu restitue la charge Ă©motionnelle et la profondeur ineffable de la conclusion, entre retrait et renoncement, bĂ©atitude morne et dĂ©sespoir absolu
Quel contraste assumĂ© avec le Scherzo, plus insouciant et mĂȘme frĂ©tillant.
L’Allegretto final est enveloppĂ© dans la douceur, dans un moelleux sonore qui dit l’appel Ă  la rĂ©solution de tout conflit. La lĂ©gĂšretĂ© et l’insouciance clairement affichĂ©es, assumĂ©es chantent littĂ©ralement sous les doigts caressants du pianiste. Il joue comme un frĂšre, la confession d’une espĂ©rance coĂ»te que coĂ»te. VoilĂ  qui nous rend Schubert plus bienveillant, d’une humanitĂ© reconstruite, restaurĂ©e, enfin rĂ©conciliĂ©e. Dont le chant apaise et guĂ©rit. Superbe lecture.

 

 

 

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CLIC_macaron_2014CD, critique. VERS L’AILLEURS. GASPARD DEHAENE,1001-NOTES-festival-concerts-annonce-critique-sur-classiquenews piano. Schubert, Liszt, Bruneau-Boulmier (1 cd Collection 1001 Notes – programme durĂ©e : 1h12 enregistrĂ© Ă  Limoges en nov 2018). CLIC de CLASSIQUENEWS de fĂ©vrier 2019. Photos et illustrations : © Martin Trillaud – WAM

 

 

 

 

 

ENTRETIEN avec Gaspard DEHAENE, Ă  propos de l’album “Vers l’Ailleurs”…

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Errances poĂ©tiques de Gaspard DehaeneENTRETIEN avec le pianiste Gaspard Dehaene. Sur un Steinway, prĂ©parĂ© par GĂ©rard Fauvin, le pianiste  Gaspard Dehaene livre pour le label 1001 Notes, son dĂ©jĂ  2Ăš album : un programme ciselĂ©, serti de pĂ©pites aux filiations choisies et personnelles oĂč rayonne l’esprit libre du voyageur, de Schubert Ă  Liszt, et de l’explorateur entre terre et mer, selon la passion de son grand-pĂšre, l’écrivain Henri QueffĂ©lec avec la piĂšce de Bruneau-Boulmier.  Ce nouveau cd est une invitation au plus beau des voyages : par l’imaginaire et le songe. Entretien pour classiquenews afin d’en relever quelques clĂ©s. LIRE notre entretien avec Gaspard Dehaene, pianiste.

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VIDEOS
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VOIR aussi le teaser du CD Vers l’Ailleurs par Gaspard Dehaene :

 

https://www.youtube.com/watch?v=KoAlipMdBYQ

dehaene-gaspard-cd-vers-l-ailleurs-cd-clic-de-classiquenews-critique-cd-review-cd-annonce-cd-concert

 

 

 

 VOIR le CLIP vidéo ANDANTINO de la Sonate D959 de Franz SCHUBERT par Gaspard Dehaere

 

dehaene-gaspard-schubert-andantino-d959-sonate-film-video-cd-review-critique-cd-par-classiquenews

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Programme VERS L’AILLEURS

 

FRANZ SCHUBERT (Arr. FRANZ LISZT)
« Aufenthalt »
« Auf dem Wasser zu singen »

FRANZ SCHUBERT
MĂ©lodie Hongroise

FRANZ LISZT
Rhapsodie Espagnole

RODOLPHE BRUNEAU-BOULMIER
« Quand la terre fait naufrage »

FRANZ SCHUBERT
Sonate D 959 en la Majeur (Live)
Allegro / Andantino / Scherzo : allegro vivace / Allegretto

 

Prise de son, mixage et mastering : Baptiste Chouquet – B media
Photos : Martin Trillaud – WAM
Création graphique : Gaëlle Delahaye
Production : Collection 1001 Notes
Piano : GĂ©rard Fauvin

CD – EnregistrĂ© en novembre 2018 Ă  Limoges

www.gasparddehaene.com

 

PROCHAINS CONCERTS 2019
de Gaspard DEHAENE

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12 avril : Narbonne – Violoncelle et piano, avec le violoncelliste Damien Ventula
14 avril : Bruxelles, Belgique – Concert en sonate piano / alto, avec l’altiste Adrien Boisseau
‹‹3 juin : Les Invalides, Paris – Concert partagĂ© avec Anne QueffĂ©lec
‹‹5 juin : Maison du Japon, Paris
23 juin : Festival de Nohant
‹‹12-14 juillet : Folle JournĂ©e Ă  Ekaterinburg, Russie
25 septembre : Carnegie Hall, New York
‹‹2 octobre : Tokyo, Japon – RĂ©cital au Toyosu civic center hall

PLUS D’INFOS :
https://festival1001notes.com/collection/projet/vers-lailleurs

CD critique. DEBUSSY par VĂ©ronique BONNECAZE, piano (1 cd PARATY 2018)

bonnecaze vĂ©ronique cd debussy classiquenews annonce critique cdCD critique. DEBUSSY par VĂ©ronique BONNECAZE, piano (1 cd PARATY 2018). Somptueuse leçon de piano, le DEBUSSY de VĂ©ronique Bonnecaze captive autant par la rĂ©alisation musicale que la justesse poĂ©tique. Le choix du Bechstein 1900 est pertinent et trĂšs fĂ©cond, rappelant combien la sonoritĂ© est une question de toucher mais aussi de mĂ©canique, l’équilibre entre les deux, rĂ©vĂ©lant Ă©videmment le tempĂ©rament des plus grands. A notre connaissance aucun des plus grands interprĂštes internationaux ne partage avec VĂ©ronique Bonnecaze cette rĂ©flexion (et cette audace) sur le choix de l’instrument, en affinitĂ© avec le rĂ©pertoire et l’esthĂ©tique concernĂ©s. Tous les plus mĂ©diatisĂ©s, d’Argerich Ă  Pollini et Freire, sans omettre les talents de la nouvelle gĂ©nĂ©ration, de Grosvenor Ă  Trifonov (Malofeev a encore du temps pour polir davantage son propre son), et l’on ne parle pas des lolitas people (telles Yuja Wang ou Alice Sara Ott): tous sans exception jouent sur Steinway ou Yamaha voire Fazioli. Notre Ă©poque est donc au formatage sonore. VoilĂ  donc dans le choix du piano, une approche qui se distingue
 nĂ©e d’un soin spĂ©cifique qui relĂšve d’une approche artisanale. Et elle fonctionne admirablement.
VĂ©ronique Bonnecaze a elle-mĂȘme soulignĂ© combien grĂące au Bechstein, une marque apprĂ©ciĂ©e par Claude Debussy, les mĂ©langes et superpositions des harmonies sont comme « rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©es » grĂące au piano d’époque. Cela profite aussi Ă  cette quĂȘte spĂ©cifique du timbre qui ouvre de nouveaux espaces, cultive des sensations inĂ©dites, rĂ©invente l’expĂ©rience de l’auditeur.
La maĂźtrise technique et la hauteur de vue sur le plan poĂ©tique Ă©clatent dĂšs « Clair de lune », extrait de Suite Bergamasque, d’aprĂšs Verlaine et qui est une piĂšce de jeunesse (1890) : techniquement assez aisĂ©e, la sĂ©quence cĂ©lĂšbre en trĂšs peu de notes, l’évasion vers la sensualitĂ© suspendue, porte des imaginaires ; en un jeu intĂ©rieur, c’est un nocturne amoureux, ou un souvenir intime dont la caresse produit une extase toujours renouvelĂ©e. Le jeu de VĂ©ronique Bonnecaze montre tout ce qui compose le gĂ©nie de Debussy : son sens de la construction, son goĂ»t de la couleur, tout infĂ©odĂ©s Ă  l’intensitĂ© du souvenir qui ressuscite ; c’est comme la madeleine de Proust : une sensation qui s’électrise Ă  mesure qu’elle est rĂ©itĂ©rĂ©e. On y retrouve dans les bĂ©mols (5 Ă  la clĂ©), la puissance harmonique des climats de PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un faune : autre voluptĂ© souveraine. Magnifique entrĂ©e en matiĂšre pour ce programme idĂ©alement conçu.
SĂ©quence plus lumineuse encore, L’Isle joyeuse (1904) s’inscrit pleinement dans le choix du Bechstein : la mĂ©canique maĂźtrisĂ©e exprime cet Ă©lan vers la vie, cet appel fluide et continument ondulant Ă  l’extase
 amoureuse elle aussi car Debussy sur l’üle de Jersey cĂ©lĂšbre alors sa passion pour Emma Bardac, avec laquelle il partage dĂ©sormais sa vie. La matiĂšre sonore s’électrise lĂ  aussi, mais en s’allĂ©geant, immatĂ©rielle et climatique, fusionnant l’image de l’üle et le vent marin qui glisse et s’évade. VĂ©ronique Bonnecaze convoque idĂ©alement ce Debussy poĂšte, ivre de la sensation, collectionneur des climats, grand alchimiste des Ă©lĂ©ments mĂȘlĂ©s et sublimĂ©s.

Avec Images de 1907 (2Ăš sĂ©rie), nous sommes encore dans l’enivrement des sens, servi par une technique de plus en plus allusive, picturale, et 
 quasi abstraite. « Poissons d’or » dĂ©signe les poissons scintillants dans l’onde (les « Goldfishes » des anglais) dont l’écriture exprime l’immatĂ©rialitĂ© active, la sensation fugitive des Ă©cailles et de l’oeil du poisson, en mouvement permanent, que le jeu de la pianiste embrase littĂ©ralement par sa digitalitĂ© lĂ  encore picturale, essentielle, vibratile. PrĂ©cise, la palette des nuances ainsi restituĂ©e renvoie au panneau laquĂ© chinois que possĂ©dait Debussy et qui reprĂ©sentait des poissons de nacre et d’or. Davantage qu’une description, c’est la sensation mĂȘme su sujet ; l’impressionnisme de Debussy cristallise la forme Ă©vanescente du poisson dont le piano exprime la station mobile, le mouvement lui-mĂȘme.
On relĂšve cette mĂȘme qualitĂ© vibratile du toucher dans « Et la lune descend sur le temple qui fut » dont l’orientalisme Ă©grĂšne sa matiĂšre cristalline et presque froide en une Ă©vocation qui suscite lĂ  aussi la vision poĂ©tique et picturale.
La force de l’évocation chez Debussy est de fusionner le temps et l’espace Ă  travers un tissu sonore d’une voluptĂ© harmonique Ă  la fois dense et vaporeuse. VĂ©ronique Bonnecaze nous fait Ă©couter tout cela ; au compositeur poĂšte et peintre, l’interprĂšte dĂ©tecte et rĂ©vĂšle aussi le visionnaire cinĂ©aste, car Debussy compose en images et en mouvement, avec un sens de la composition qui cite immĂ©diatement des cadrages prĂ©cis.

debussy-portrait-dossier-centenaire-2018C’est Ă©videmment le cas des PrĂ©ludes (Premier Livre : 1909-1910), aux titres Ă©vocateurs qui sont autant d’épisodes immĂ©diatement caractĂ©risĂ©s, de vrais tableaux riches en timbres, couleurs, harmonies rares et changeantes, porteuses de nuances sonores jamais conçues jusque lĂ  avec autant de force et de raffinement. Le compositeur stimule notre imaginaire : le vif argentĂ© et foudroyant des Collines d’Anacapri ; le tumulte incisif, puissant et ciselĂ© de Ce qu’a vu le vent d’Ouest (encore un Ă©pisode qui fusionne mouvement et image) ; la respiration allusive flattant l’archaĂŻsme feutrĂ© de la Fille aux cheveux de lin ; les trois derniers PrĂ©ludes enchantent par leur identitĂ© et leur violence maĂźtrisĂ©es. Debussy fait surgir sa CathĂ©drale engloutie au lever du soleil (pour ensuite s’enfoncer dans la mer) : en une sĂ©rie d’arches et de portiques qui gagnent Ă  chaque passage l’épaisseur et le poids du mystĂšre ; l’ampleur du monument jaillit, se dessine Ă  mesure qu’il s’enfonce. Il y a ces deux mouvements simultanĂ©s qui pourtant se rĂ©alisent dans l’immatĂ©rialitĂ© du secret : l’ampleur sonore comme un jeu d’orgue fusionne aussi ici l’air et l’eau.

Puis VĂ©ronique Bonnecaze, synthĂ©tisant la fantaisie illimitĂ©e et libre de Mendelssohn inspirĂ© par Shakespeare (Songe d’une nuit d’étĂ©), exprime l’humeur de Puck, le lutin espiĂšgle et aĂ©rien, Ă  la fois capricieux et fantasque qui avec ObĂ©ron, manipule, trompe, envoĂ»te les amants perdus, Ă©garĂ©s
 En un jeu comme fugace et magistralement esquissĂ©, la pianiste convoque ce monde nocturne enchantĂ© et d’une subtilitĂ© arachnĂ©enne qui s’accomplit dans la derniĂšre phrase telle une ultime esquive Ă  peine perceptible.

Du chien, du caractĂšre et du panache,  l’esprit taquin de Minstrels rĂ©sonne dans sa succession quasi heurtĂ©e et finalement trĂšs jazzy de formules Ă  la Satie. La vitalitĂ© rythmique qui souligne aussi le goĂ»t du jeu, une facĂ©tie quasi enfantine chez Debussy, transparaĂźt clairement dans la lecture de VĂ©ronique Bonnecaze.

CLIC_macaron_2014Fluide, ondulante, La plus que lente (1910) dĂ©ploie ce somptueux abandon mais avec un sens de la retenue et du caprice
 digne de Ravel. LĂ  encore le style est Ă©lĂ©gantissime, et le toucher caressant, amusĂ©. On ne saurait imaginer meilleur rĂ©cital concluant ainsi l’annĂ©e Debussy en France. Magistral rĂ©cital.

 

 

 

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VOIR  le TEASER vidéo du cd DEBUSSY / Bechstein 1900 par Véronique Bonnecaze (1 cd PARATY)

http://www.classiquenews.com/video-teaser-veronique-bonnecaze-joue-debussy-bechstein-1900-1-cd-paraty/

 

 

 

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AGENDA / CONCERT

Dimanche 3 février 2019 // 16h
A la Ferme de Villefavard, Limousin
2, impasse de la Cure de l’Église – 87190 Villefavard

 

 

 

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PROGRAMME DEBUSSY par VĂ©ronique Bonnecaze

1. Clair de lune (1890)
2. L’Isle Joyeuse (1903-1904)
Images, 2e série (1907)
3. Cloches Ă  travers les feuilles
4. Et la lune descend sur le temps qui fut
5. Poissons d’or
Préludes, Livre I (1909-1910)
6. I. Danseuses de Delphes
7.II. Voiles
8. III. Le Vent dans la plaine
9. IV. « Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir »
10.V. Les Collines d’Anacapri
11. VI. Des pas sur la neige
12. VII. Ce qu’a vu le vent d’Ouest
13. VIII. La Fille aux cheveux de lin
14. IX. La Sérénade interrompue
15. X. La Cathédrale engloutie
16. XI. La Danse de Puck
17. XII. Minstrels
18. XIII. La plus que lente L.121 (1910)
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Enregistrement réalisé en mars 2018 à la Ferme de Villefavard sur piano C. Bechstein 1900 - Prise de son, montage, mastering : Cyrille Métivier
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LIRE aussi notre présentation du CD DEBUSSY / Bechstein 1900 par Véronique Bonnecaze (1 cd PARATY)

http://www.classiquenews.com/veronique-bonnecaze-joue-debussy/

VENDÔME (41) : MASTERCLASS de BELCANTO : 7 – 10 fĂ©vrier 2019

academie-vincenzo-bellini-vendome-2018-presentation-par-classiquenews-affiche-concert VENDÔME (41) : MASTERCLASS de BELCANTO : 7 – 10 fĂ©vrier 2019. La Vincenzo Bellini Belcanto AcadĂ©mie s’implante Ă  nouveau Ă  VendĂŽme (Campus Monceau Assurances), du 7 au 10 fĂ©vrier 2019. En rĂ©sidence depuis 2016 au Campus de Monceau Assurances, l’AcadĂ©mie lyrique a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e dans le sillage du prestigieux Concours International de Belcanto Vincenzo Bellini ; cette nouvelle session de formation du chanteur Ă  l’art si dĂ©licat du bel canto (de Mozart Ă  Bellini, Rossini et Donizetti), est placĂ©e sous la houlette du chef d’orchestre Marco GUIDARINI et de la cĂ©lĂšbre mezzo-soprano Viorica CORTEZ.

 

 

marco guidarini viorica cortez concours bellini concert opera critique annonce par classiquenews

 

 

Dans un cadre calme, propice Ă  la concentration, l’AcadĂ©mie Bellini (atelier lyrique du Concours international Bellini) permet aux jeunes chanteurs (souvent dĂ©jĂ  prĂ©sents sur les scĂšnes internationales ou laurĂ©ats de grands Concours lyriques), de suivre les cours magistraux de Marco GUIDARINI et de Viorica CORTEZ (technique, interprĂ©tation, connaissance et analyse des rĂ©pertoires concernĂ©s : travail spĂ©cifique sur les opĂ©ras de Rossini, Bellini, Donizetti…).

Les cours collectifs et individuels ont lieu chaque matin et aprĂšs midi. HĂ©bergement et restauration en demi-pension inclus dans le prix du stage.

 

 

 

Académie BELLINI,
VendĂŽme (41),

Du 7 au 10 février 2019

( 40 min en TGV  de Paris /  gare Montparnasse )

Concert de clĂŽture en fin de stage :
Dimanche 10 février 2019, 17h

Auditorium Monceau Assurances
1 avenue des CitĂ©s Unies d’Europe
41 100 VENDÔME (face à la gare TGV de Vendîme)

 

 

Les  bulletins d’inscription pour l’Atelier lyrique / AcadĂ©mie Bellini sont Ă  demander par mail à :

musicarte-org@live.fr

ou par tél : 06 09 58 85 97
Attention places limitées !

 

Plus d’informations sur la page AcadĂ©mie BELLINI du site dĂ©diĂ© au CONCOURS INTERNATIONAL DE BEL CANTO VINCENZO BELLINI
https://www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com/l-academie
demande de formulaire accessible sur cette page Ă©galement

 
 

 

 

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VOIR notre reportage sur l’AcadĂ©mie BELLINI Ă  VendĂŽme (session 2017)

Une immersion unique au cƓur du style bel cantiste /

Comment maßtriser le style des Romantiques Italiens et Français ?

  

 

bellini-academie-video-ete-vendome-2016-et-presentation-concert-de-cloture-fin-de-stage-8-aout-2017-par-classiquenews

 

 

https://www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com/l-academie

 

 

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LIRE AUSSI le PalmarĂšs du dernier CONCOURS BELLINI 2018 (8Ăš Ă©dition Ă  VendĂŽme, nov 2018) :

8Ăšme CONCOURS BELLINI Ă  VENDÔME (41)VENDÔME, PalmarĂšs du 8Ăš CONCOURS BELLINI 2018. VoilĂ  longtemps que l’on n’avait pas vĂ©cu une telle Finale : des tempĂ©raments marquants, de nombreuses voix dotĂ©es d’un timbre trĂšs sĂ©duisant (y compris chez les hommes), une maĂźtrise partagĂ©e du legato et du phrasĂ©, et souvent des airs choisis parmi les plus difficles et exigeants de la scĂšne belcantiste (Lucrezia Borgia, Il Pirata, Anna Bolena, Lucia di Lammermoor, Norma, I Puritani
)
  A VendĂŽme (Campus Monceau Assurances), s’est dĂ©roulĂ© le dernier tour du 8Ăš CONCOURS BELLINI (samedi 17 novembre 2018), compĂ©tition unique au monde en ce qu’elle sĂ©lectionne les talents belcantistes, ceux capables de chanter Rossini, Bellini, Donizetti (et aussi Mozart). Une nouvelle Ă©toile lyrique est nĂ©e : NOMBELULO YENDE (Afrique du Sud), la soprano au timbre d’or… 

 
 
 

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Marco Guidarini, chef charismatique qui maĂźtrise comme peu l’art du bel canto – co fondateur du CONCOURS BELLINI, avec Youra Nymoff-Simonetti, la seule compĂ©tition au monde Ă  dĂ©fendre l’art du bel canto, Marco Guidarini prĂ©side au Concours, sĂ©lectionne les candidats pour chaque session : une compĂ©tition qui a distinguĂ© depuis sa crĂ©ation en France en 2010, les divas d’aujourd’hui, telles Pretty Yende, Anna Kassian, et rĂ©cemment l’exceptionnelle jeune cantatrice Nombelulo Yende, sƓur aussi douĂ©e que son aĂźnĂ©e dĂ©jĂ  couronnĂ©e… Pretty Yende (DR)

 

  

 

Les Troyens de Berlioz sur ARTE

berlioz-BERLIOZ-2019-bicentenaire-berlioz-2019-classiquenewsARTE, jeudi 31 janv 2019 : BERLIOZ : LES TROYENS, 22h50. Premier Ă©vĂ©nement lyrique de l’annĂ©e 2019, et pour les 150 ans de la mort de son auteur Hector Berlioz, Arte diffuse depuis l’OpĂ©ra Bastille, son Ɠuvre spectaculaire et hĂ©roĂŻque : Les Troyens, fresque mythologique, comprenant La Chute de Troie, puis les Troyens Ă  Carthage, et que Berlioz ne put jamais voir intĂ©gralement montĂ© de son vivant. Il y a le Ring de Wagner ; il y a Les troyens de Berlioz. A chacun, son style et sa source ; Ă  tous deux nĂ©anmoins, l’ambition de marquer l’histoire de l’opĂ©ra romantique. Berlioz reste inspirĂ© par MĂ©hul, Spontini, Lesueur (qui fut son maĂźtre, avec Reicha) ; il avoue ĂȘtre proche de Weber et de Beethoven? S’interroge sur le sens du thĂ©Ăątre chantĂ© et de la place de l’orchestre, comme Kreutzer.

Et comme Wagner, Berlioz Ă©crit lui-mĂȘme son livret. InspirĂ© d’HomĂšre et de Virgile.

Que vaudra cette nouvelle production ? Avouons nos rĂ©serves dĂšs l’annonce du metteur en scĂšne : Dmitri Tcherniako. Lequel n’avait pas Ă©hsitĂ© Ă  Aix rĂ©cemment, Ă  rĂ©viser et Ă  rĂ©Ă©crire la fin de Carmen. BlasphĂšme ridicule et arrogant vis Ă  vis de l’auteur Bizet (et de MĂ©rimĂ©e) ; ou gĂ©nial relecture
 A chacun de juger.

Qu’en sera-t-il sur la scùne de Bastille ?
berlioz-troyens-tcherniakov-opera-bastille-berlioz-2019-classiquenews-opera-musique-classique-newsPas facile de respecter l’Ɠuvre, sa profondeur poĂ©tique, psychologique, et fantastique, malgrĂ© sa dĂ©mesure apparente. Avec Tcherniakov, au nom d’une soi disante rĂ©alitĂ© et actualisation rĂ©gĂ©nĂ©ratrice, l’obligation des costumes actuels, l’absence des rĂ©fĂ©rences Ă  l’AntiquitĂ© et au monde hĂ©roĂŻque et virgilien, qui a tant inspirĂ© Berlioz, imposent au spectateur / auditeur, un spectacle d’un terne dĂ©poĂ©tisĂ©, sans ivresse ni lyrisme aucun, car rien ne prime que ce qui est propre au metteur en scĂšne… le thĂ©Ăątre. Est-il raisonnable toujours de dĂ©naturer ainsi la magie de l’opĂ©ra romantique français inspirĂ© des grands classiques et antiques, de Virgile Ă  Gluck ? Reconnaissons que les mises en scĂšne actuelles prennent un malin plaisir Ă  dĂ©cortiquer la chose lyrique en la dĂ©vitalisant… Ainsi Les Troyens de Berlioz version Tcherniakov ne ressembleront pas aux hĂ©ros du songe d’Ossian, mais Ă  des nĂ©oados en sweat et tee shirts, nouveaux manifestants portant pancartes et inscriptions, simples et claires… l’opĂ©ra 2019 doit ĂȘtre comprĂ©hensible.

En 1990, l’OpĂ©ra Bastille, fraĂźchement inaugurĂ©, lançait sa premiĂšre saison avec les Troyens – une version lĂ©gendaire conduite par Myun Whun Chung dans le prolongement du bicentenaire de la RĂ©volution française et l’inauguration de la salle neuve. Aujourd’hui, l’OpĂ©ra national de Paris renouvelle le spectacle, rĂ©unissant de solides solistes
 des voix françaises (StĂ©phanie d’Oustrac, VĂ©ronique Gens, StĂ©phane Degout), la mezzo-sporano Ekaterina Semenchuk en place Elina Garanca, initalement prĂ©vue, et le tĂ©nor amĂ©ricain Brandon Jovanovich (EnĂ©e).

Dans la fosse, on retrouve Philippe Jordan, directeur musical de l’OpĂ©ra national de Paris, trĂšs amateur du langage « visionnaire » de Berlioz. Sa sensibilitĂ© instrumentale et intĂ©rieure pourrait Ă©clairer cette facette mĂ©connue du compositeur, sa psychologique inquiĂšte, ses Ă©clairs Ă©motionnels, si percutants et structurant mĂȘme dans la Symphonie Fantastique de 1830.

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Les Troyens
OpĂ©ra en cinq actes d’Hector Berlioz (France, 2019, 4h)
Livret : Hector Berlioz, d’aprĂšs L’ÉnĂ©ide de Virgile
Mise en scÚne et décors : Dmitri Tcherniakov

Direction musicale : Philippe Jordan
Direction des chƓurs : JosĂ© Luis Basso

Avec : Ekaterina Semenchuk (Didon), StĂ©phanie d’Oustrac (Cassandre), Brandon Jovanich (ÉnĂ©e), VĂ©ronique Gens (HĂ©cube), StĂ©phane Degout (ChorĂšbe), Cyrille Dubois (Iopas), l’Orchestre et les ChƓurs de l’OpĂ©ra national de Paris – RĂ©alisation : Andy Sommer

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Antiquite-athena-grece-mythologieSYNOPSIS… AprĂšs le retrait de leurs troupes, les Grecs ont laissĂ© au cƓur de la ville de Troie un Ă©trange prĂ©sent : un immense cheval de bois. Pressentant qu’un malheur va s’abattre, Cassandre – la troyenne illuminĂ©e qui voit tout mais que personne n’écoute, ne parvient pas Ă  cacher son angoisse. ChorĂšbe, son amant, est impuissant Ă  la rassurer

A Carthage, EnĂ©e rentre de Troie et croise le regard de la belle reine Didon. Le grec magnifique se laisse aller quelque temps Ă  l’extase amoureuse (superbe scĂšne nocturne). Mais le devoir appelle EnĂ©e en Italie, oĂč il doit fonder Rome. Devoir ou amour ? Que choisera EnĂ©e ? Didon ou la gloire ?

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LIRE aussi notre grand dossier HECTOR BERLIOZ 2019

arte_logo_2013ARTE, Les Troyens de Berlioz – nouvelle production
depuis l’OpĂ©ra Bastille Ă  Paris
Jeudi 31 janvier 2019 à 22h50‹sur ARTE et ARTE Concert
et en replay jusqu’au 24 avril 2019 sur arteconcert.com

CD, Ă©vĂ©nement, critique. SEIJI OZAWA : BEETHOVEN 9 – Mito Chamber Orchestra (1 cd Decca)

OZAWA SEIJI BEETHOVEN 9 MITO chamber orchestra concert cd critique cd review classiquenews 4832566_SO_B9_A_FC-240x240CD, Ă©vĂ©nement, critique. SEIJI OZAWA : BEETHOVEN 9 – Mito Chamber Orchestra (1 cd Decca). 45 ans aprĂšs son tout premier enregistrement pour Philips, le vĂ©tĂ©ran lĂ©gendaire, maestro Seiji Ozawa relit le sommet des symphonies romantiques germaniques : la 9Ăš de Beethoven; Ă  l’ñge de 83 ans, Ă  la tĂȘte du Mito Chamber Orchestra (fondĂ© en 1990), le chef – directeur musical de l’orchestre nippon Ă  partir de 2012-, montre en dĂ©pit d’une longue maladie dont il sort petit Ă  petit, une Ă©nergie nerveuse prĂȘte Ă  dĂ©coudre avec le massif beethovĂ©nien.

Le premier mouvement, frĂ©missant, tendu, incandescent reconnecte le sentiment tragique Ă  l’univers ; on y lit dans cette lecture nerveuse, mordante, Ă©ruptive, acĂ©rĂ©e et incisive, la volontĂ© d’en dĂ©coudre ou de faire surgir coĂ»te que coĂ»te, et en urgence, une rĂ©solution au conflit. C’est la rĂ©itĂ©ration de plus en plus prĂ©cise, claire d’une phrase qui rĂ©capitule toutes les guerres et leur essence tragique, extinction, barbarie, enfin reformulĂ©e de façon dĂ©finitive et enfin claire Ă  16mn : Ozawa, pilotant un effectif chambriste, sculpte la matiĂšre orchestrale avec une prĂ©cision de fauve, de loup en panique, pressĂ© par l’obligation et l’urgence de rĂ©solution. L’engagement des instrumentistes produit une tension d’ensemble, une motricitĂ© collective qui fait feu de tout bois. Quand enfin dans les derniĂšres mesures, s’énonce l’équation rĂ©ponse qui est une dĂ©claration affirmĂ©e, le sentiment de rĂ©solution peut s’accomplir. Tout est dit : tout est clair.

Le 2Ăš mouvement est d’une Ă©nergie primitive, Ă©purĂ©e, sautillante, vrai ballet, Ă  la fois pulsation pure, et ciselure cristalline, vif-argent, enfin sans contrainte ; une nouvel Ă©lan, celui d’un espoir neuf
 Si dans le premier mouvement il s’agissait de regretter et pleurer les morts et les victimes colatĂ©rales des batailles, ici, le courage recouvrĂ©, et l’espoir revivifiĂ©, transcendĂ© (cor, basson
), la volontĂ© de victoire, irrĂ©pressible et comme Ă©lectrisĂ©e, animent toutes les troupes pour un nouveau combat (le dernier?)/ timbales, piccolos indiquent la marche heureuse (inconsciente ?), Ă©nivrĂ©e, Ă©perdue. Ozawa redouble de nervositĂ© dĂ©taillĂ©e, d’une frĂ©nĂ©sie primitive, Ă©noncĂ©e avec l’urgence d’une force juvĂ©nile. Le travail du chef dans les nuances, l’élan, la clartĂ© de l’architecture y paraĂźt le plus manifeste et intelligible. C’est un concert parfaitement Ă©quilibrĂ© qui gagne un relief dĂ©cuplĂ© dans cette version recentrĂ©e sur un effectif essentiel (chambriste). La motricitĂ© et le souci de dĂ©tail sont superlatifs.
Voyez comme Ă  7:51 : une Ă©tape est franchie soudainement, dans le sens d’une organisation et d’un objectif nouveau, plus trĂ©pidant encore qui reprend la frĂ©nĂ©sie du dĂ©part, une armĂ©e se met en mouvement.

Dans l’Adagio, sans s’alanguir vraiment, Ozawa fait chanter cordes et bois, en un Ă©noncĂ© plus feutrĂ©, rentrĂ©, priĂšre fraternelle qui devient appel au renoncement accompagnĂ© des pleurs aux violons, un rien maniĂ©rĂ© (8:40) ; Beethoven aprĂšs l’évocation de la barbarie en un souffle tragique, ayant repris possession d’un espoir inespĂ©rĂ©, exprime ici une confession intime qui dans le sens de la fraternitĂ©, indique clairement l’espoir d’un monde nouveau. Il y manque certainement l’ampleur d’enivrement d’autres versions ; Ozawa semble demeurĂ© dans les instruments, Ă  hauteur de pupitre, dans les cordes spĂ©cifiquement. Il lui manque un soupçon de distance rĂ©conciliatrice, de souffle poĂ©tique.

 
 
 

Du chant des armes
à la priùre des cƓurs
OZAWA plus fraternel que jamais

 
 
 

OZAWA maestro felin CLASSIQUENEWS portrait juillet août 2015 Le-chef-d-orchestre-Seiji-Ozawa-de-retour_article_landscape_pm_v8

 
 
 

Le destin frappe alors dans le 4Ú mouvement « Presto »: urgence nouvelle qui est trÚs ralentie, exposée avec lenteur par les contrebasses.

On comprend bien la construction de ce massif ultime du gĂ©nie beethovĂ©nien : conscience foudroyĂ©e d’abord, puis reconstruction humaniste.

En passant par le chant du chƓur des homms d’abord puis des femmes, en s’incarnant par la voix des solistes, baryton qui exhorte, puis tĂ©nor qui invoque et prie, la parole de l’orchestre, s’apparentait Ă  celle des armes (premier mouvement) ; dĂ©sormais s’il y a levĂ©e de boucliers et chant de guerre, ils ne peuvent se rĂ©aliser que dans le sens d’une humanisation gĂ©nĂ©rale. Quelle vision prophĂ©tique qui vaut pour notre siĂšcle (XXIĂš) celui ultime et dĂ©cisif de tous les dĂ©fis : climatique et Ă©cologique, sociĂ©tal et politique
 Quelles valeurs voulons nous dĂ©fendre ? C’est bien ce rapport dĂ©sormais vital et dernier auquel nous invite Beethoven. VoilĂ  qui fait sa modernitĂ© et ses vertus cathartiques aussi. Car Ă  dĂ©faut d’en retrouver traces dans la rĂ©alitĂ© sociĂ©tale actuelle, le spectateur vit dĂ©jĂ  dans l’écoulement de la symphone, cette expĂ©rience salutaire et clairvoyante qui lui restitue ce qui n’a aucun prix et vaut d’ĂȘtre dĂ©fendu : le combat de l’homme pour l’homme.

Ozawa comprend les enjeux et la situation : c’est un cataclysme organisĂ©, un nouveau chaos produisant une Ăšre nouvelle qui s’accomplit alors, illuminĂ© par l’humanisme fraternel du chant des solistes et du choeur.
CLIC_macaron_2014L’appel Ă  l’amour universel et l’étreinte pacifique unit orchestre, chef et solistes en une course effrĂ©nĂ©e portĂ©e par l’urgence et la volontĂ© de l’esprit initial. Ivre de son exaltation, le compositeur dĂ©miurge s’adresse dĂšs lors au CrĂ©ateur divin, dans l’espoir de toucher sa misĂ©ricorde car il aurait dĂ©montrer que sa crĂ©ature (humaine) s’est enfin montrĂ©e digne de son crĂ©ateur. Dans ce sens, l’ultime Ă©lectrisation de tout l’orchestre, vĂ©ritable orgie et transe collective saisit par sa justesse, sa vĂ©ritĂ©. A 80 ans, Ozawa se montre d’une sincĂ©ritĂ© dĂ©sarmante ; son appĂ©tit, sa gourmandise affĂ»tĂ©e (quitte Ă  forcer parfois le trait, dans les tutti de la derniĂšre sĂ©quence chorale), son intelligence fĂ©line font le miel et le nerf de cette lecture en tout point captivante.

 
 
 

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CD, critique. SEIJI OZAWA : Symphonie n°9 de BEETHOVEN. Mito chamber Orchestra – Rie Miyake (soprano), Mihoko Fujimura (mezzo-soprano), Kei Fukui (tenor), Markus Eiche (baritone) – 1 cd Decca

 
 
 

Approfondir
En savoir plus sur http://www.clubdeutschegrammophon.com/albums/beethoven-9/#M1JfhPiFJeRPb6QQ.99

 
 
 

CD, critique. FOLIA. Le Concert de l’HOSTEL-DIEU, Franck-Emmanuel Comte, direction (1 cd 1001 NOTES, 2018).

FOLIA-concert-hostel-dieu-franck-emmanuel-comte-cd-review-critique-cd-classiquenews-mourad-merzouki-critique-balletCD, critique. FOLIA. Le Concert de l’HOSTEL-DIEU, Franck-Emmanuel Comte, direction (1 cd 1001 NOTES, 2018). Voici un programme musical qui malgrĂ© son « prĂ©texte » chorĂ©graphique s’écoute avec plaisir, tant la sonoritĂ©, le geste, l’implication des musiciens du Concert de l’Hostel-Dieu savent incarner chaque sĂ©quence choisie, en un cycle dont l’unitĂ© fait sens, et ses contrastes, rĂ©activent continument la tension et la vitalitĂ©.
D’abord, s’inscrit un temps suspendu entre mer et air, un espace imprĂ©cis, flottant, avec infrabasses et chant des baleines pour une narration musicale qui se nourrit et s’enrichit Ă  mesure que les instruments prennent la parole (thĂ©orbe, guitare) ; le ton est donnĂ© avec la premiĂšre Tarentelle extraite du Codex Salivar de Mexico : transe et ivresse sonore, oĂč le rythme quasi obsessionnel et la mĂ©lodie qui enlace et caresse, relĂšvent de la mise au chaos et de la reconstruction salvatrice dans le mĂȘme mouvement. Tel est le fil de ce programme de piĂšces remarquablement enchaĂźnĂ©es : une cĂ©lĂ©bration du pouvoir hypnotique et fĂ©dĂ©ratrice de la musique, mais aussi du pouvoir cathartique et curatif de la danse, car il s’agit d’un ballet conçu de concert par Le Concert de l’Hostel-Dieu et son directeur Franck-Emmnuel Comte, et le chorĂ©graphe Mourad Merzouki.
Ceux qui ont aimĂ© le ballet (filmĂ© au Festival de FourviĂšre Ă  l’étĂ© 2018) ont Ă©tĂ© fascinĂ©s par la place Ă©ruptive, expressive, languissante des piĂšces baroques mises Ă  l’honneur par Franck Emmanuel Comte.
Puis, s’énonce « Yo soy la locura », Je suis la Folie d’Henry Le Bailly, chanson sussurrĂ©e comme une priĂšre elle aussi languissante et de plus en plus enivrante. Cette une vĂ©ritĂ© Ă©noncĂ©e avec pudeur mais terrifiante justesse. Si la Folie inspire joie, plaisir, douceur et joie du monde, aucun mortel, aucun homme ne se pense fou

Le programme a cette sĂ©duction d’offrir une collection de danses napolitaines, Tarentelles principalement, particuliĂšrement nuancĂ©es, aux climats contrastĂ©s

 

IVRESSE NAPOLITAINES, LANGUEURS VIVALDIENNES

 

Rythmes trĂ©pidants plus percutants dans la Tarentelle qui suit Le Bailly ; puis langueur presque mĂ©lancolique de La Carpinese, tarentelle envoĂ»tante ; sa piqĂ»re ensorcĂšle mais plus insidieusement, pour cette priĂšre dont le texte est d’un Ă©rotisme franc, cĂ©lĂ©brant aussi, surtout, la libertĂ© du plaisir fĂ©minin.
Le ton change encore Ă  mi parcours (plage 5) avec les arĂȘtes rythmiques plutĂŽt affĂ»tĂ©es voire tranchantes d’un Vivaldi plus poĂšte que jamais, et allusif en diable : lui aussi suspendu et viscĂ©ralement « climatique », proche, et de Purcell (pour son grand air du froid) et des Quatre Saisons : l’Adagio du Concerto RV 578 saisit par sa coupe nette ; puis le mixage du Nisi Dominus (« Cum dederit ») et ses longues phrases vocales Ă©noncĂ©es, suspend lui aussi le temps, l’étire (sur des gammes harmoniquement ascendantes, totalement aĂ©riennes) et le dilate en mĂȘme temps sur les paroles qui cĂ©lĂšbrent les dĂ©lices accordĂ©s par Dieu Ă  ses protĂ©gĂ©s. Un autre instant d’effusion et de plĂ©nitude sensuelle qui montre combien le sacrĂ© et le profane se mĂȘlent et sont proches Ă  l’époque baroque.

Enigmatique, sur un rythme aux accents furieusement jazzy, la tarentelle textuellement plus dĂ©veloppĂ©e (5 strophes), La Cicerenella exige un bel abattage de la soprano et aussi une caractĂ©risation instrumentale qui sont ici, l’un et l’autre idĂ©alement tenus. Le franc parler, l’érotisme Ă  peine couvert, la cĂ©lĂ©bration lĂ  encore du corps plantureux de la femme captivent et enrichissent de façon emblĂ©matique un programme qui cultive les caractĂšres les plus divers, jouant sur leurs scintillants contrastes. Cette inclusion agit comme un filtre mordant, agaçant, divin perturbateur. D’ailleurs il relance la frĂ©nĂ©sie du rythme et dans le spectacle, l’éloquence de la danse.

Ainsi, essentiellement instrumentales, et pour cordes, les « Variations sur la Follia » RV63 du mĂȘme Vivaldi dont le gĂ©nie de la surenchĂšre critique s’exprime librement dans cette nouvelle sĂ©quence qui fusionne musique pure et incandescence chorĂ©graphique.
L’idĂ©e d’intĂ©grer enfin l’opĂ©ra est gagnante ; outre qu’ils rappellent la verve de Vivaldi dans le monde de l’opĂ©ra, – trĂšs actif Ă  Venise au dĂ©but du XVIIIĂš, les extraits choisis mettent en avant la dĂ©licieuse complicitĂ© entre la soprano et les cordes de l’ensemble de Franck-Emmanuel Comte : le « Sento in seno » de Tieteberga RV 737 dĂ©montre l’intensitĂ© du poĂšte compositeur capable d’exprimer les tourments amoureux les plus douloureux mais avec une pudeur d’intonation totalement bouleversante ; du Mozart avant l’heure en somme, qui couplĂ© avec les percus, gagne dans cette version, une acuitĂ© Ă©motionnelle, Ă©purĂ©e, enivrante, jubilatoire. Voici l’une des piĂšces musicales les plus intenses, les mieux inspirĂ©es. Quel contraste avec le rythme pointĂ©, la syncope de l’air qui suit, dĂ©terminĂ©, conquĂ©rant (« Si fulgida », dont l’entrain sonne comme un emblĂšme de la Judith triomphante RV 644).

CLIC D'OR macaron 200Le programme est avant une fĂȘte et une cĂ©lĂ©bration collective et c’est justement dans l’esprit d’un engagement fraternel que le dernier air pĂ©ruvien (Codex Martinez Compañon) est entonnĂ© par tous, danseurs, instrumentistes et soliste, soulignant la force inĂ©vitable, enivrante de celle qui rĂ©git le monde
 La fluiditĂ© chaloupĂ©e du continuo, l’engagement de son approche viscĂ©ralement dansant font la rĂ©ussite de ce dernier morceau qui emporte et embrasse en mĂȘme temps : fabuleuse comprĂ©hension des musiciens pour un rĂ©pertoire des plus envoĂ»tants dont ils relancent et articulent le dĂ©lire cathartique. SonoritĂ© maĂźtrisĂ©e, geste tout en nuances, cohĂ©rence du cycle dans ses enchaĂźnements et son parcours dramatique (avec l’ajout des musiques Ă©lectroniques de GrĂ©goire Durrande), le CONCERT DE L’HOSTEL DIEU en conteur imaginatif et passeur argumentĂ©, signe l’un de ses meilleurs cd. Hautement recommandable. CLIC de classiquenews de janvier 2019.

 

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CD, critique. FOLIA. Le Concert de l’HOSTEL-DIEU / Heather Newhouse, soprano. Franck-Emmanuel Comte, direction (1 cd 1001 NOTES, Ă©tĂ© 2018 – durĂ©e : 51 mn)

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APPROFONDIR

LIRE aussi notre compte-rendu, ballet. La Folia de Mourad Merzouki et Franck-Emmanuel Comte. Le Concert de l’Hostel-Dieu / Franck Emmanuel Comte (direction). Les Nuits de Fourviùre, le 4 juin 2018.
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-ballet-la-folia-de-mourad-merzouki-le-concert-de-lhostel-dieu-franck-emmanuel-comte-direction-les-nuits-de-fourviere-le-4-juin-2018/

folia-mourad-merzouki-franck-emmanuel-comte-danse-spectacle-critique-par-classiquenews-juin2018COMPTE RENDU, ballet. La Folia de Mourad Merzouki. Le Concert de l’Hostel-Dieu / Franck Emmanuel Comte (direction). Les Nuits de FourviĂšre, le 4 juin 2018. AprĂšs un prĂ©lude cosmique, la basse obligĂ©e prend la parole et organise en rythmes baroques ce qui semblait ĂȘtre jusqu’alors une colonie mĂȘlĂ©e, confuse
 de corps et de sphĂšres. Mais si le verbe agit, la musique envoĂ»te et sĂ©duit
 elle canalise le flux et bientĂŽt tout s’organise par la danse, vĂ©ritable transe souveraine qui dĂ©sormais dirige les mouvements du corps de danseurs : la chorĂ©graphie peut naĂźtre et s’épanouir.
 
 

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AGENDA

Le ballet FOLIA est repris cet Ă©tĂ© au ZENITH de LIMOGES, le samedi 20 juillet 2019, 20h. Comment hop hop et baroque produisent une totalitĂ© onirique inoubliable… 

Réservations et informations pour ce spectacle événement sur le site de 1001 NOTES / LIMOUSIN

 

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FOLIA-ballet-evenement-critique-opera-danse-evenement-classiquenews

CD, coffret, critique. YVONNE LORIOD : the complete recordings VEGA 1956 – 1963 (13 cd DECCA)

loriod yvonne complete vega recordings 1956 1963 cd review critique cd coffret par classiquenews32581947378CD, coffret, critique. YVONNE LORIOD : the complete recordings VEGA 1956 – 1963 (13 cd DECCA) – La reine Yvonne pour le roi des instruments, clavier majeur Ă  l’ùre romantique aux cĂŽtĂ©s du piano. NĂ©e Ă  Houilles en janvier 1924, dĂ©cĂ©dĂ©e le 17 mai 2010 Ă  Saint-Denis, Yvonne Loriod fut l’élĂšve de Lazare LĂ©vy, Darius Milhaud et surtout de Messiaen (en analyse musicale) au Conservatoire de Paris, Ă©pousant ce dernier. Pianiste Ă  la rĂ©putation internationale, contemporaine d’Alicia de Larrocha (nĂ©e en 1923), crĂ©ant de son mari, les Visions de l’Amen en (1943), les Vingt Regards sur l’Enfant-JĂ©sus en 1944. Soucieuse de dĂ©fendre les Ɠuvres du XXĂš, la pianiste rĂ©gĂ©nĂšre la lecture et le comprĂ©hension des Ɠuvres choisies, celles contemporaines Ă©videmment (cd 6 Ă  cd 13 : 8 cd dĂ©diĂ©s au XXĂš, de Webern, Boulez, BarraquĂ©, Berg, et surtout Messiaen, du cd 7 au cd 13 : comprenant Visions de l’Amen, Oiseaux exotiques, Vingt regards sur l’Enfant 19loriodimg-popupJĂ©sus, Catalogue d’oiseaux, Livres I, II, V, VI, VII), Sept Haikai / esquisses japonaises, sans omettre la Turangalila Symphonie
 A cette ouverture d’esprit et la proximitĂ© des Ă©critures modernes, se rĂ©affirme aussi une connaissance profonde du rĂ©pertoire classique, rĂ©Ă©clairant Mozart (nombreuses Fantasias, Concertos K37, K39, K40, K41, Sonates alla Turca,
) ; parmi les Romantiques, distinguons de Robert Schumann : 8 Novelletten ; Liszt (Sonate en si) ; Albeniz (Iberia : Cahiers 1- 4)
 La fluiditĂ© de son Schumann, la clartĂ© sobre de ses Mozart, l’énergie de son Chopin (12 Etudes), attestent d’une sensibilitĂ© maĂźtrisĂ©e, dĂ©notant un tempĂ©rament taillĂ© pour l’architecture, et les nuances. Beau tempĂ©rament qui mĂ©rite Ă©videmment la rĂ©Ă©dition de ses archives VĂ©ga.

 

 Loriod yvonne organiste orgue cd coffret LORIOD VEGA critique cd classiquenews

 

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CD, coffret, critique. YVONNE LORIOD : the complete VÉGA recordings 1956 – 1963 (13 cd DECCA 48170692).

 

 

 

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Compositeurs :

Alban Berg
Anton Webern
Arnold Schoenberg
Franz Liszt
Frédéric Chopin
Igor Stravinsky
Jean Barraqué
Manuel de Falla
Olivier Messiaen
Pierre Boulez
Robert Schumann
Wolfgang Amadeus Mozart

 

 

 

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DĂ©tail de chaque cd :

Supporto 1
1 Fantasia for Violin & Piano in C Minor K.396 (Arr. for Piano by Maximilian Stadler)
07:47 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
2 1. Prelude [Prelude and Fugue in C, K.394]
04:25 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
3 2. Fugue [Prelude and Fugue in C, K.394]
04:18 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
4 Fantasia in C Minor, K.475
11:08 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer/Author: Wolfgang Amadeus Mozart
5 Fantasia in D Minor, K.397
04:54 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
6 Rondo In D, K.485
04:23 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
7 1. Allegro [Piano Concerto No.1 in F, K.37]
05:06 Yvonne Loriod, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
8 2. Andante [Piano Concerto No.1 in F, K.37]
05:54 Yvonne Loriod, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
9 3. Rondo – Allegro [Piano Concerto No.1 in F, K.37]
06:15 Yvonne Loriod, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
10 1. Allegro spiritoso [Piano Concerto No. 2 in B-Flat Major, K.39]
04:40 Yvonne Loriod, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
11 2. Andante staccato [Piano Concerto No. 2 in B-Flat Major, K.39]
06:32 Yvonne Loriod, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
12 3. Molto allegro [Piano Concerto No. 2 in B-Flat Major, K.39]
03:32 Yvonne Loriod, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart

Supporto 2
1 1. Allegro maestoso [Piano Concerto No. 3 in D major, K.40]
05:29 Yvonne Loriod, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
2 2. Andante [Piano Concerto No. 3 in D major, K.40]
04:16 Yvonne Loriod, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
3 3. Presto [Piano Concerto No. 3 in D major, K.40]
03:26 Yvonne Loriod, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
4 1. Allegro [Piano Concerto No.4 in G, K.41]
05:13 Yvonne Loriod, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
5 2. Andante [Piano Concerto No.4 in G, K.41]
04:42 Yvonne Loriod, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
6 3. Allegro [Piano Concerto No.4 in G, K.41]
03:31 Yvonne Loriod, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
7 1. Tema (Andante grazioso) con variazioni [Piano Sonata No.11 In A, K.331 -"Alla Turca"]
07:20 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
8 2. Menuetto [Piano Sonata No.11 In A, K.331 -"Alla Turca"]
05:44 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
9 3. Rondo alla Turca [Piano Sonata No.11 In A, K.331 -"Alla Turca"]
03:28 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Wolfgang Amadeus Mozart
10 Piano sonata In B minor, S.178
28:50 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Franz Liszt

Supporto 3
1 No.1 in A flat major [12 Etudes, Op. 25]
02:55 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: FrĂ©dĂ©ric Chopin
2 No.12 in C minor [12 Etudes, Op. 10]
02:33 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: FrĂ©dĂ©ric Chopin
3 No.8 in D flat major [12 Etudes, Op. 25]
01:29 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: FrĂ©dĂ©ric Chopin
4 No.5 in G flat major [12 Etudes, Op. 10]
01:48 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: FrĂ©dĂ©ric Chopin
5 No.9 in G flat major [12 Etudes, Op. 25]
01:09 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: FrĂ©dĂ©ric Chopin
6 No.6 in G sharp minor [12 Etudes, Op.25]
02:11 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: FrĂ©dĂ©ric Chopin
7 Etude in A flat major, Op. posthumous No. 3
02:03 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: FrĂ©dĂ©ric Chopin
8 No.2 in F minor [12 Etudes, Op. 25]
01:38 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: FrĂ©dĂ©ric Chopin
9 No.3 in F major [12 Etudes, Op.25]
01:56 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: FrĂ©dĂ©ric Chopin
10 No.8 in F Major [12 Etudes, Op. 10]
02:24 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: FrĂ©dĂ©ric Chopin
11 No.5 in E minor [12 Etudes, Op. 25]
04:00 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: FrĂ©dĂ©ric Chopin
12 No.11 in A minor [12 Etudes, Op. 25]
03:42 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: FrĂ©dĂ©ric Chopin
13 No.1 in F : Markiert und krÀftig [Noveletten, Op.21]
05:04 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Robert Schumann
14 No.2 in D : Äusserst rasch und mit Bravour – Intermezzo. Etwas langsamer, durchaus zart [Noveletten, Op.21]
06:21 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Robert Schumann
15 No. 3 in D: Leicht und mit Humor – Intermezzo. Rasch und wild [Noveletten, Op.21]
04:57 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Robert Schumann
16 No.4 in D : BallmĂ€ssig. Sehr munter – Noch schneller [Noveletten, Op.21]
03:33 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Robert Schumann
17 No.5 in D : Rauschend und festlich – Sehr lebhaft [Noveletten, Op.21]
09:19 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Robert Schumann
18 No.6 in A : Sehr lebhaft, mit vielem Humor [Noveletten, Op.21]
04:07 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Robert Schumann
19 No.7 in E : Äussert rasch – Etwas langsamer [Noveletten, Op.21]
02:52 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Robert Schumann
20 No.8 in F sharp minor : Sehr lebhaft – Fortsetzung und Schluss. Munter, nicht zu rasch [Noveletten, Op.21]
12:03 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Robert Schumann

Supporto 4
1 1. EvocaciĂłn [Iberia, B.47 / Book 1]
04:29 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod
2 2. El Puerto [Iberia, B.47 / Book 1]
03:39 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod
3 3. El Corpus Christi en Sevilla [Iberia, B.47 / Book 1]
08:45 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod
4 4. Rondeña [Iberia, B.47 / Book 2]
06:10 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod
5 5. Almeria [Iberia, B.47 / Book 2]
08:46 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod
6 6. Triana [Iberia, B.47 / Book 2]
05:16 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod
7 7. El AlbaicĂ­n [Iberia, B.47 / Book 3]
07:22 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod
8 8. El Polo [Iberia, B.47 / Book 3]
07:52 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod
9 9. Lavapiés [Iberia, B.47 / Book 3]
06:39 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod

Supporto 5
1 10. MĂĄlaga [Iberia, B.47 / Book 4]
05:48 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod
2 11. JĂ©rez [Iberia, B.47 / Book 4]
10:57 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod
3 12. Eritaña [Iberia, B.47 / Book 4]
06:38 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod
4 1. En el generalife [Noches en los jardines de España]
11:26 Yvonne Loriod, Orchestre du ThĂ©Ăątre National de l’OpĂ©ra de Paris, Manuel Rosenthal
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre du ThĂ©Ăątre National de l’OpĂ©ra de Paris – Conductor: Manuel Rosenthal – Composer: Manuel de Falla
5 2. Danza lejana [Noches en los jardines de España]
04:48 Yvonne Loriod, Orchestre du ThĂ©Ăątre National de l’OpĂ©ra de Paris, Manuel Rosenthal
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre du ThĂ©Ăątre National de l’OpĂ©ra de Paris – Conductor: Manuel Rosenthal – Composer: Manuel de Falla
6 3. En los jardines de la Sierra de Cordoba [Noches en los jardines de España]
09:12 Yvonne Loriod, Orchestre du ThĂ©Ăątre National de l’OpĂ©ra de Paris, Manuel Rosenthal
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Orchestra: Orchestre du ThĂ©Ăątre National de l’OpĂ©ra de Paris – Conductor: Manuel Rosenthal – Composer: Manuel de Falla
7 1. Ouverture. Allegretto. Sehr flott [Suite, Op. 29]
07:01 Jacques Ghestem, Marcel Naulais, Guy Deplus, Louis Montaigne, Luben Yordanoff, Serge Collot, Jean Huchot, Pierre Boulez
Piano: Jacques Ghestem – Clarinet: Marcel Naulais – Clarinet: Guy Deplus – Bass Clarinet: Louis Montaigne – Violin: Luben Yordanoff – Viola: Serge Collot – Cello: Jean Huchot – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Arnold Schoenberg
8 2. Tanzschritte [Suite, Op. 29]
06:13 Jacques Ghestem, Marcel Naulais, Guy Deplus, Louis Montaigne, Luben Yordanoff, Serge Collot, Jean Huchot, Pierre Boulez
Piano: Jacques Ghestem – Clarinet: Marcel Naulais – Clarinet: Guy Deplus – Bass Clarinet: Louis Montaigne – Violin: Luben Yordanoff – Viola: Serge Collot – Cello: Jean Huchot – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Arnold Schoenberg
9 3. Thema mit Variationen [Suite, Op. 29]
05:03 Jacques Ghestem, Marcel Naulais, Guy Deplus, Louis Montaigne, Luben Yordanoff, Serge Collot, Jean Huchot, Pierre Boulez
Piano: Jacques Ghestem – Clarinet: Marcel Naulais – Clarinet: Guy Deplus – Bass Clarinet: Louis Montaigne – Violin: Luben Yordanoff – Viola: Serge Collot – Cello: Jean Huchot – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Arnold Schoenberg
10 4. Gigue [Suite, Op. 29]
06:12 Jacques Ghestem, Marcel Naulais, Guy Deplus, Louis Montaigne, Luben Yordanoff, Serge Collot, Jean Huchot, Pierre Boulez
Piano: Jacques Ghestem – Clarinet: Marcel Naulais – Clarinet: Guy Deplus – Bass Clarinet: Louis Montaigne – Violin: Luben Yordanoff – Viola: Serge Collot – Cello: Jean Huchot – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Arnold Schoenberg
11 Concerto per il Marigny
06:31 Yvonne Loriod, Rudolf Albert, Orchestre Du Domaine Musical
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Conductor: Rudolf Albert – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Composer/Author: Hans Werner Henze

Supporto 6
1 1. Sehr mĂ€ĂŸig [Variations for Piano, Op.27]
01:37 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Anton Webern
2 2. Sehr schnell [Variations for Piano, Op.27]
00:39 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Anton Webern
3 3. Ruhig fließend [Variations for Piano, Op.27]
03:02 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Anton Webern
4 1. ExtrĂȘmement rapide [Piano Sonata No.2]
07:09 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Pierre Boulez
5 2. Lent [Piano Sonata No.2]
11:03 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Pierre Boulez
6 3. Modéré, presque vif [Piano Sonata No.2]
02:39 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Pierre Boulez
7 4. Vif [Piano Sonata No.2]
11:38 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Pierre Boulez
8 Pt. 1 [Sonate pour piano]
08:00 Yvonne Loriod
Producer: Jean BarraquĂ© – Piano: Yvonne Loriod – Recording Engineer: Pierre Rosenwald – Composer: Jean BarraquĂ©
9 Pt. 2 [Sonate pour piano]
23:48 Yvonne Loriod
Producer: Jean BarraquĂ© – Piano: Yvonne Loriod – Recording Engineer: Pierre Rosenwald – Composer: Jean BarraquĂ©
10 Piano sonata in B Minor, Op. 1
08:18 Yvonne Loriod
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Composer: Alban Berg

Supporto 7
1 1. Amen de la Création [Visions de l'Amen]
04:31 Yvonne Loriod, Olivier Messiaen
Piano: Yvonne Loriod – Piano: Olivier Messiaen – Composer: Olivier Messiaen
2 2. Amen des Ă©toiles, de la planĂšte Ă  l’anneau [Visions de l'Amen]
05:23 Yvonne Loriod, Olivier Messiaen
Piano: Yvonne Loriod – Piano: Olivier Messiaen – Composer: Olivier Messiaen
3 3. Amen de l’agonie de JĂ©sus [Visions de l'Amen]
07:04 Yvonne Loriod, Olivier Messiaen
Piano: Yvonne Loriod – Piano: Olivier Messiaen – Composer: Olivier Messiaen
4 4. Amen du désir [Visions de l'Amen]
10:39 Yvonne Loriod, Olivier Messiaen
Piano: Yvonne Loriod – Piano: Olivier Messiaen – Composer: Olivier Messiaen
5 5. Amen des anges, des saintes, du chant des oiseaux [Visions de l'Amen]
08:11 Yvonne Loriod, Olivier Messiaen
Piano: Yvonne Loriod – Piano: Olivier Messiaen – Composer: Olivier Messiaen
6 6. Amen du Jugement [Visions de l'Amen]
02:41 Yvonne Loriod, Olivier Messiaen
Piano: Yvonne Loriod – Piano: Olivier Messiaen – Composer: Olivier Messiaen
7 7. Amen de la Consommation [Visions de l'Amen]
08:17 Yvonne Loriod, Olivier Messiaen
Piano: Yvonne Loriod – Piano: Olivier Messiaen – Composer: Olivier Messiaen
8 Cantéyodjayù
12:02 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
9 Oiseaux exotiques
13:53 Yvonne Loriod, Rudolf Albert, Orchestre Du Domaine Musical
Producer: Disques VĂ©ga – Piano: Yvonne Loriod – Conductor: Rudolf Albert – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Composer: Olivier Messiaen

Supporto 8
1 1. Regard du PĂšre [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
05:00 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
2 2. Regard de l’Ă©toile [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
02:52 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
3 3. L’Ă©change [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
03:24 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
4 4. Regard de la Vierge [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
05:00 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
5 5. Regard du Fils sur le Fils [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
05:51 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
6 6. Par Lui tout a été fait [Vingt regards sur l'Enfant-Jésus]
10:52 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
7 7. Regard de la Croix [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
03:44 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
8 8. Regard des hauteurs [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
02:31 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
9 9. Regard du temps [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
03:30 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
10 10. Regard de l’Esprit de joie [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
08:32 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
11 11. PremiĂšre communion de la Vierge [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
07:23 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
12 12. La Parole toute puissante [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
02:39 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
13 13. Noël [Vingt regards sur l'Enfant-Jésus]
04:25 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
14 14. Regard des anges [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
05:31 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen

Supporto 9
1 15. Le baiser de l’Enfant-JĂ©sus [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
10:41 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
2 16. Regard des prophĂštes, des bergers et des mages [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
03:03 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
3 17. Regard du silence [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
05:33 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
4 18. Regard de l’Onction terrible [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
07:30 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
5 19. Je dors, mais mon cƓur veille [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
09:27 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
6 20. Regard de l’Église d’amour [Vingt regards sur l'Enfant-JĂ©sus]
14:07 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
7 1. Le chocard des Alpes [Catalogue d'oiseaux / Book 1]
08:51 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
8 2. Le loriot [Catalogue d'oiseaux / Book 1]
07:05 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
9 3. Le merle bleu [Catalogue d'oiseaux / Book 1]
12:27 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen

Supporto 10
1 4. Le traquet stapazin [Catalogue d'oiseaux / Book 2]
14:36 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
2 5. La chouette hulotte [Catalogue d'oiseaux / Book 3]
06:23 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
3 6. L’alouette lulu [Catalogue d'oiseaux / Book 3]
06:41 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
4 7. La rousserolle effarvatte [Catalogue d'oiseaux / Book 4]
29:43 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
5 8. L’alouette calandrelle [Catalogue d'oiseaux / Book 5]
05:34 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
6 9. La bouscarle [Catalogue d'oiseaux / Book 5]
10:15 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen

Supporto 11
1 10. Le merle de roche [Catalogue d'oiseaux / Book 6]
18:35 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
2 11. La buse variable [Catalogue d'oiseaux / Book 7]
10:12 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
3 12. Le traquet rieur [Catalogue d'oiseaux / Book 7]
09:06 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
4 13. Le courlis cendré [Catalogue d'oiseaux / Book 7]
09:35 Yvonne Loriod
Piano: Yvonne Loriod – Composer: Olivier Messiaen
5 1. Introduction [Sept haĂŻkaĂŻ, esquisses japonaises pour piano solo et petit orchestre]
01:54 Yvonne Loriod, Les Percussions De Strasbourg, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Piano: Yvonne Loriod – Ensemble: Les Percussions De Strasbourg – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Olivier Messiaen
6 2. Le parc de Nara et les lanternes de pierre [Sept haĂŻkaĂŻ, esquisses japonaises pour piano solo et petit orchestre]
01:34 Yvonne Loriod, Les Percussions De Strasbourg, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Piano: Yvonne Loriod – Ensemble: Les Percussions De Strasbourg – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Olivier Messiaen
7 3. Yamanaka-cadenza [Sept haĂŻkaĂŻ, esquisses japonaises pour piano solo et petit orchestre]
03:46 Yvonne Loriod, Les Percussions De Strasbourg, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Piano: Yvonne Loriod – Ensemble: Les Percussions De Strasbourg – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Olivier Messiaen
8 4. Gagaku [Sept haĂŻkaĂŻ, esquisses japonaises pour piano solo et petit orchestre]
03:00 Yvonne Loriod, Les Percussions De Strasbourg, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Piano: Yvonne Loriod – Ensemble: Les Percussions De Strasbourg – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Olivier Messiaen
9 5. Miyajima et le torii dans la mer [Sept haĂŻkaĂŻ, esquisses japonaises pour piano solo et petit orchestre]
01:26 Yvonne Loriod, Les Percussions De Strasbourg, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Piano: Yvonne Loriod – Ensemble: Les Percussions De Strasbourg – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Olivier Messiaen
10 6. Les oiseaux de Karuizawa [Sept haĂŻkaĂŻ, esquisses japonaises pour piano solo et petit orchestre]
05:41 Yvonne Loriod, Les Percussions De Strasbourg, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Piano: Yvonne Loriod – Ensemble: Les Percussions De Strasbourg – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Olivier Messiaen
11 7. Coda [Sept haĂŻkaĂŻ, esquisses japonaises pour piano solo et petit orchestre]
01:53 Yvonne Loriod, Les Percussions De Strasbourg, Orchestre Du Domaine Musical, Pierre Boulez
Piano: Yvonne Loriod – Ensemble: Les Percussions De Strasbourg – Orchestra: Orchestre Du Domaine Musical – Conductor: Pierre Boulez – Composer: Olivier Messiaen

etc
.
VOIR le tracklisting complet du cd 1 au cd 13
https://www.universalmusic.it/musica-classica/album/the-complete-vega-recordings-1956-1963_32581947378/

VENDÔME (41) : MASTERCLASS de BELCANTO : 7 – 10 fĂ©vrier 2019

academie-vincenzo-bellini-vendome-2018-presentation-par-classiquenews-affiche-concert VENDÔME (41) : MASTERCLASS de BELCANTO : 7 – 10 fĂ©vrier 2019. La Vincenzo Bellini Belcanto AcadĂ©mie s’implante Ă  nouveau Ă  VendĂŽme (Campus Monceau Assurances), du 7 au 10 fĂ©vrier 2019. En rĂ©sidence depuis 2016 au Campus de Monceau Assurances, l’AcadĂ©mie lyrique a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e dans le sillage du prestigieux Concours International de Belcanto Vincenzo Bellini ; cette nouvelle session de formation du chanteur Ă  l’art si dĂ©licat du bel canto (de Mozart Ă  Bellini, Rossini et Donizetti), est placĂ©e sous la houlette du chef d’orchestre Marco GUIDARINI et de la cĂ©lĂšbre mezzo-soprano Viorica CORTEZ.

 

 

marco guidarini viorica cortez concours bellini concert opera critique annonce par classiquenews

 

 

Dans un cadre calme, propice Ă  la concentration, l’AcadĂ©mie Bellini (atelier lyrique du Concours international Bellini) permet aux jeunes chanteurs (souvent dĂ©jĂ  prĂ©sents sur les scĂšnes internationales ou laurĂ©ats de grands Concours lyriques), de suivre les cours magistraux de Marco GUIDARINI et de Viorica CORTEZ (technique, interprĂ©tation, connaissance et analyse des rĂ©pertoires concernĂ©s : travail spĂ©cifique sur les opĂ©ras de Rossini, Bellini, Donizetti…).

Les cours collectifs et individuels ont lieu chaque matin et aprĂšs midi. HĂ©bergement et restauration en demi-pension inclus dans le prix du stage.

 

 

 

Académie BELLINI,
VendĂŽme (41),

Du 7 au 10 février 2019

( 40 min en TGV  de Paris /  gare Montparnasse )

Concert de clĂŽture en fin de stage :
Dimanche 10 février 2019, 17h

Auditorium Monceau Assurances
1 avenue des CitĂ©s Unies d’Europe
41 100 VENDÔME (face à la gare TGV de Vendîme)

 

 

Les  bulletins d’inscription pour l’Atelier lyrique / AcadĂ©mie Bellini sont Ă  demander par mail à :

musicarte-org@live.fr

ou par tél : 06 09 58 85 97
Attention places limitées !

 

Plus d’informations sur la page AcadĂ©mie BELLINI du site dĂ©diĂ© au CONCOURS INTERNATIONAL DE BEL CANTO VINCENZO BELLINI
https://www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com/l-academie
demande de formulaire accessible sur cette page Ă©galement

 
 

 

 

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VOIR notre reportage sur l’AcadĂ©mie BELLINI Ă  VendĂŽme (session 2017)

Une immersion unique au cƓur du style bel cantiste /

Comment maßtriser le style des Romantiques Italiens et Français ?

  

 

bellini-academie-video-ete-vendome-2016-et-presentation-concert-de-cloture-fin-de-stage-8-aout-2017-par-classiquenews

 

 

https://www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com/l-academie

 

 

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LIRE AUSSI le PalmarĂšs du dernier CONCOURS BELLINI 2018 (8Ăš Ă©dition Ă  VendĂŽme, nov 2018) :

8Ăšme CONCOURS BELLINI Ă  VENDÔME (41)VENDÔME, PalmarĂšs du 8Ăš CONCOURS BELLINI 2018. VoilĂ  longtemps que l’on n’avait pas vĂ©cu une telle Finale : des tempĂ©raments marquants, de nombreuses voix dotĂ©es d’un timbre trĂšs sĂ©duisant (y compris chez les hommes), une maĂźtrise partagĂ©e du legato et du phrasĂ©, et souvent des airs choisis parmi les plus difficles et exigeants de la scĂšne belcantiste (Lucrezia Borgia, Il Pirata, Anna Bolena, Lucia di Lammermoor, Norma, I Puritani
)
  A VendĂŽme (Campus Monceau Assurances), s’est dĂ©roulĂ© le dernier tour du 8Ăš CONCOURS BELLINI (samedi 17 novembre 2018), compĂ©tition unique au monde en ce qu’elle sĂ©lectionne les talents belcantistes, ceux capables de chanter Rossini, Bellini, Donizetti (et aussi Mozart). Une nouvelle Ă©toile lyrique est nĂ©e : NOMBELULO YENDE (Afrique du Sud), la soprano au timbre d’or… 

 
 
 

guidarini-marco-maestro-concert-operas-festivals-annonce-concerts-et-critique-operas-concerts-classiquenews

 
 

Marco Guidarini, chef charismatique qui maĂźtrise comme peu l’art du bel canto – co fondateur du CONCOURS BELLINI, avec Youra Nymoff-Simonetti, la seule compĂ©tition au monde Ă  dĂ©fendre l’art du bel canto, Marco Guidarini prĂ©side au Concours, sĂ©lectionne les candidats pour chaque session : une compĂ©tition qui a distinguĂ© depuis sa crĂ©ation en France en 2010, les divas d’aujourd’hui, telles Pretty Yende, Anna Kassian, et rĂ©cemment l’exceptionnelle jeune cantatrice Nombelulo Yende, sƓur aussi douĂ©e que son aĂźnĂ©e dĂ©jĂ  couronnĂ©e… Pretty Yende (DR)