POITIERS. Concert Robert Schumann au TAP

SCHUMANN robert-schumann-540x540POITIERS, TAP: concert SCHUMANN, le 28 fĂ©vrier 2018, 20h30. Vertus des instruments d’Ă©poque dans la comprĂ©hension de SCHUMANN… Superbe concert Robert Schumann, Ă  la fois symphonique et concertant. Le Concerto pour piano de Robert Schumann cristallise tout l’amour (immense) du compositeur pour son Ă©pouse Clara, divine pianiste, cĂ©lĂšbre Ă  son Ă©poque. Tandis que sa 3Ăšme Symphonie marque le sommet de son inspiration orchestrale, portĂ© par un inĂ©luctable espĂ©rance et jubilation, positive et lumineuse. L’intĂ©rĂȘt du concert Ă  Poitiers vient des instruments d’époque, ceux fins, caractĂ©risĂ©s, subtils de l’Orchestre des Champs-ElysĂ©es, avec accent spĂ©cifique, la couleur et le format sonore particulier du pianoforte dans le Concerto dĂ©diĂ© Ă  Clara


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POITIERS, TAP – ThĂ©Ăątre Auditorium Poitiers
Robert Schumann
Concerto pour piano en la mineur opus 54
Symphonie n°3 dite « Rhénane » opus 97

Orchestre des Champs-Elysées
Philippe Herreweghe, direction
Martin Helmchen, pianoforte

Mercredi 28 février 2018, 20h30boutonreservation
INFOS & RESERVATIONS :
http://www.tap-poitiers.com/schumann-2191
Durée : 1h20 avec entracte

 

 

 

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Présentation des oeuvres au programme :

CONCERT POUR PIANO. Schumann conçoit le chant orchestral et le piano moins comme une confrontation d’instruments / groupes affrontĂ©s, qu’une fusion de plus en plus souple et voluptueuse. Robert l’a conçu pour la technicitĂ© et la personnalitĂ© de la seule femme qui l’a inspirĂ©, son Ă©pouse, pianiste virtuose et recherchĂ©e Ă  son Ă©poque, Clara (portrait ci-dessous). Brahms devait Ă©prouver le mĂȘme sentiment d’admiration amoureuse pour elle, surtout aprĂšs la mort de Robert en 1856.

clara-schumann-piano-robert-schumann-concerto-pour-pianoLe Concerto est composĂ© aprĂšs l’achĂšvement de la Symphonie n°1 (dĂ©but 1841). Robert le dĂ©die Ă  Clara qui crĂ©Ă©e la partition Ă  Leipzig au Gewandhaus le 1er janvier 1846. Le compositeur recycle sa Fantaisie en la mineur prĂ©alable pour le premier mouvement. MĂȘme s’il se dit trĂšs profondĂ©ment marquĂ© alors par le contrepoint de JS Bach (normal car Leipzig est la ville du gĂ©nie baroque), Schumann compose une partition d’une fluiditĂ© naturelle irrĂ©sistible, portĂ© par cet Ă©lan amoureux d’une irrĂ©pressible allure et continuitĂ© dansante. InspirĂ© par une forme libre, ondulante, et constamment changeante, Schumann avoue sa totale satisfaction aprĂšs avoir « raccorder » les deux parties nouvelles Ă  la premiĂšre section pourtant composĂ©e auparavant ; il en dĂ©coule un sentiment d’unitĂ© et de cohĂ©sion qui fait de l’opus 54, un modĂšle parmi les grands concertos romantiques (avec celui de Tchaikovski, de Brahms qui s’en inspire directement).

Schumann_robert_5703Ăšme Symphonie de ROBERT SCHUMANN. Symphonie n°3 RhĂ©nane de Robert Schumann. L’Orchestre de chambre de Paris poursuit son cycle Schumann avec la RhĂ©nane, l’une de plus lyrique et exaltante du corpus des 4 Symphonies composĂ©es par le Romantique. CrĂ©Ă©e en fĂ©vrier 1851, la partition s’écoule comme un fleuve impĂ©tueux, riches en images et en couleurs qui affirme encore et toujours, un esprit rageur et combattif. Celui d’un Schumann dĂ©miurge Ă  l’échelle de la nature. Les indications en allemand soulignent la germanitĂ© du plan d’ensemble dont la vitalitĂ© revisite Mendelssohn, et l’ambition structurelle, le maĂźtre Ă  tous : Beethoven. Paysages d’Allemagne honorĂ©s et brossĂ©s avec panache et lyrisme depuis les rives du Rhin, la RhĂ©nane doit s’affirmer par son souffle suggestif. En particulier, le Scherzo : la houle gĂ©nĂ©reuse des violoncelles, aux crĂȘtes soulignĂ©es par les flĂ»tes, y Ă©voquerait (selon Schumann lui-mĂȘme) une « matinĂ©e sur le Rhin », comme l’indique le superbe contrechant des cors dialoguant avec les hautbois aux couleurs Ă©lĂ©gantes dont l’activitĂ© gagne les cordes. Le Nicht schnell baigne dans une tranquillitĂ© pastorale qui met en lumiĂšre le trĂšs beau dialogue dans l’exposition des pupitres entre eux, surtout cordes et vents. Le point d’orgue de la RhĂ©nane demeure le 3Ăšme Ă©pisode « Feierlich » (maestoso): Schumann inscrit comme un emblĂšme la grave‹noblesse et la solennitĂ© majestueuse de l’ensemble. L’ampleur BeethovĂ©nienne de l’écriture impose une conscience Ă©largie comme foudroyĂ©e 
 et ce n’est pas les fanfares souhaitant renouer avec l’aisance triomphale par un ample portique qui effacent les langueurs Ă©teintes comme dĂ©composĂ©es. Le caractĂšre du mouvement est celui d’un anĂ©antissement, aboutissement d’un repli dĂ©pressif extĂ©nué  avant que ne retentissent, comme l’indice d’un salut recouvrĂ©, les accents haletants, dansants, irrĂ©pressibles du Lebahft final.

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OBERON de Carl Maria Weber : l’opĂ©ra oubliĂ©

weber portrait par classiquenews OBERON EURYANTHE opera par classiquenews Carl-Maria-von-WeberARTE, dimanche 4 mars 2018, 1h20. WEBER : OBERON. La raretĂ© de l’opĂ©ra de Weber, mĂȘme Ă  une heure indue sur Arte, mĂ©rite notre focus et l’annonce que nous dĂ©dions Ă  cette diffusion lyrique. NĂ© le 18 novembre 1786 Ă  Eutin (Allemagne), dĂ©cĂ©dĂ© le 05 juin 1826 Ă  Londres, Weber incarne l’essor de l’opĂ©ra romantique germanique aprĂšs Mozart et Beethoven. Un gĂ©nie du drame sombre et fantastique dont tĂ©moignent ses opĂ©ras plus connus qu’ObĂ©ron, surtout Der FreischĂŒtz (ouvrage hallucinĂ©, diabolique, fantastique qui convoque le surnaturel sur les planches lyriques), et aussi la sublime Euryanthe dont Jessye Norman a laissĂ© une interprĂ©tation lĂ©gendaire
 MĂȘme Hugo fut durablement et profondĂ©ment marquĂ© par les choeurs des chasseurs de cet ouvrage trop peu produit par les thĂ©Ăątres aujourd’hui.
Voici donc OBERON
 las, Arte a choisi une production rĂ©cente (Munichoise en juillet 2017), bien peu rĂ©ussie, et de surcroĂźt diffusĂ©e Ă  une heure impossible
dur dur
 la chaĂźne culturelle franco-allemande a bien modifiĂ© sa dĂ©fense du classique et de l’opĂ©ra Ă  l’antenne
. ObĂ©ron est le roi des fĂ©es chez Shakespeare (Le songe d’une nuit d’étĂ©, vers 1590). C’est aussi l’équivalent chez Wagner, d’Alberich, roi des nains / elfes, rĂ©duits Ă  l’esclavage. Selon la lĂ©gende, ObĂ©ron aide Huon de Bordeaux dans ses divers faits d’armes et exploits. Car le nain est d’une beautĂ© magicienne qui dans la forĂȘt qu’il habite, peut secourir les visiteurs Ă©garĂ©s. Shakespeare en fait le hĂ©ros du Songe : Ă©poux de la reine Titania, ObĂ©ron , lui-mĂȘme en proie aux disputes conjugales, permet aux couples des jeunes athĂ©niens, au dĂ©but Ă©garĂ©s, affrontĂ©s, « perdus », de se retrouver finalement. A la faveur de la nuit et de la forĂȘt magique, dont Shakespeare fait une sorte d’échiquier, de labyrinthe illusoire et machine Ă  mĂ©tamorphoses, ObĂ©ron incarne les possibles de la nuit, et aussi le gardien de l’amour miraculeux. ConcrĂštement, ObĂ©ron agit peu, aisant Ă  son suivant Puck le soin d’agir en son nom.

CRITIQUE DU SPECTACLE : TRISTE OPEBRON A MUNICH. Oberon de Weber Ă  l’OpĂ©ra de BaviĂšre, Munich (juillet 2017). En juillet 2017, notre rĂ©dacteur Lucas Irom avait assistĂ© Ă  cette production bien peu convaincante


Dans le cadre de son festival lyrique estival, l’OpĂ©ra de Munich propose en 2017, une nouvelle production d’ObĂ©ron. Weber aborde la figure du hĂ©ros Huon de Bordeaux, personnage du roman mĂ©diĂ©val de Wieland (lui-mĂȘme inspirĂ© par Les Prouesses et faitz du noble Huon de Bordeaux, lĂ©gende remontant au XIIIe siĂšcle), et que Mendelssohn (puis Britten), ont aussi portraiturĂ© dans le Songe d’une nuit d’étĂ©, – rival affrontĂ© de la Reine Titania
 L’opĂ©ra de 1826, crĂ©Ă© Ă  Londres, la derniĂšre annĂ©e de vie de Weber, souffre ici d’une mise en scĂšne poussive, prĂ©visible, aux tableaux lisses, sans enjeux critiques sur le plan dramatique, oĂč des marionnettes strictement dĂ©coratives donc superfĂ©tatoires, encombrent la lisibilitĂ© de l’action. Huon et son valet Scherasmin sont les cobayes des expĂ©riences menĂ©es par Titania dans un laboratoire poussiĂ©reux

Osons Ă©crire qu’ici, la production ne comprend rien Ă  la lyre poĂ©tique et onirique d’ObĂ©ron, dernier opĂ©ra de Weber, qui meurt quelques jours aprĂšs la crĂ©ation londoniennes : autant FreischĂŒtz est horrifique et surnaturel, autant Euryanthe est d’une fĂ©minitĂ© Ă©vanescente, sorte de spectre qui s’égare, ObĂ©ron sĂ©duit par sa subtilitĂ© poĂ©tique, sa facĂ©tie expressive.

CĂŽtĂ© plateau vocal, le pire flirte avec un visuel tristounet : Annette Dasch (Rezia) et Brenden Gunnell (Huon) sont dĂ©cevants ; avec une aciditĂ© rĂȘche et tendues pour la soprano hors sujet. MĂȘme le tĂ©nor pourtant trĂšs attendu, Julian PrĂ©gardien dans le rĂŽle titre, exĂ©cute une partie routiniĂšre, sans aucun relief ni accent investi. Rachael Wilson (Fatime) tire son Ă©pingle du jeu
 comme la nymphe d’Anna El-Khashem. Le vrai rĂ©gal vient de la fosse oĂč le chef Ivor Bolton, toujours dĂ©taillĂ© et nuancĂ©, comme bondissant, dĂ©livre un regard captivant sur la partition, qui confirme l’inspiration du dernier Weber.

Distribution :
Munich, Prinzregententheater (juillet 2017). Carl Maria von Weber (1786-1826) : Oberon, opĂ©ra en trois actes d’aprĂšs le roman mĂ©diĂ©val de Christoph Martin Wieland. Avec : Julian PrĂ©gardien (ObĂ©ron) ; Alyona Abramowa (Titania / Puck) ; Annette Dasch (Rezia) ; Brenden Gunnell (Huon de Bordeaux) ; Rachael Wilson (Fatime) ; Johannes Kammler (Scherasmin) ; Anna El-Kashem (Nymphe). ChƓur de l’OpĂ©ra national de BaviĂšre / Orchestre national de BaviĂšre, Ivor Bolton, direction / Nikolaus Habjan, mise en scĂšne.

CD, compte rendu critique. FRANCO FAGIOLI, contre ténor : Handel Arias (1 cd Deutsche Grammophon)

Fagioli franco arias handel cd review critique cd par classiquenews 028947975410cvr2_1515688178_1515688178CD, compte rendu critique. FRANCO FAGIOLI, contre tĂ©nor : Handel Arias (1 cd Deutsche Grammophon). Parmi les contre tĂ©nors actuels, ceux qui savent caractĂ©riser un personnage, au lieu de dĂ©ployer toujours la mĂȘme technique, l’argentin Franco Fagioli rĂ©alise une belle prouesse, sur le sillon de son aĂźnĂ© Max Emanuel Cencic, qui lui accuse les signes inquiĂ©tants de son Ăąge vocal : medium certes Ă©largi mais aigus inexistants, et couleurs gĂ©nĂ©rales de plus en plus ternes. A contrario de Jaroussky qui chante tout de la mĂȘme façon, l’alternative Fagioli s’affirme avec cran et panache mĂȘme, capable mieux que ses confrĂšres, d’incarner sur la scĂšne un caractĂšre : si la voix Ă©tait petite sur les planches de Garnier, son Eliogabalo de Cavalli Ă  Paris (Palais Garnier, septembre 2016) avait une prĂ©sence monstrueuse voire dĂ©moniaque irrĂ©sistible (avec ses bains d’or liquide!), douĂ©e d’une plasticitĂ© vocale trĂšs palpitante.
Ici, le chanteur fait montre de ses possibilitĂ©s chez Haendel oĂč la virtuositĂ© ne doit pas ĂȘtre un but mais le moyen de caractĂ©riser et nuancer chaque personnage, saisi dans une situation particuliĂšre.

 
 

Maßtrise haendélienne

 
 

fagioli201711012_1515683425_1515683467_1515683467.jpgEn verve, pulpeux, gras, le grain de sa voix, qui Ă©voque le mezzo de Cecilia Bartoli sait fusionner agilitĂ© et coloratoure, mais aussi Ă©paisseur psycholoqique, comme en tĂ©moignent les deux airs d’Ariodante (un talent d’acteur qui reste Ă©tranger Ă  Jaroussky par exemple
 lequel montre ses limites dans les opĂ©ras mis en scĂšne). MĂȘme ses aigus sont perçants, habitĂ©s par la rĂ©elle envie d’en dĂ©coudre car ce garçon a du chien et du mordant y compris dans la tessiture haute de son instrument (Venti, turbini de Rinaldo).
GravĂ© en mars 2017, l’album alterne airs extatiques et guerriers, conquĂ©rants ou amoureux (le fameux aveu / confession de Serse : Ombra mai fu d’une grande dĂ©licatesse de ton), d’une vĂ©locitĂ© enviable (Oreste), avec un sens du risque et de l’expressivitĂ© souvent convaincant.
Plus introspectif et d’une gravitĂ© soudaine presque hallucinĂ©e, son Cara sposa de Rinaldo Ă©claire la lyre hallucinĂ©e, vaincue d’une Ăąme amoureuse, perdue, en panique, terriblement dĂ©pressive. Bel accomplissement et confirmation d’une rĂ©elle sensibilitĂ© dramatique. A suivre

 
 

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CD, compte rendu critique. FRANCO FAGIOLI, contre tĂ©nor : Handel Arias (1 cd Deutsche Grammophon). Il Pomo d’Oro / Zefira Valova, direction. Mars 2017.

 
 
 
 

CD, compte rendu critique. STRAVINSKY : Le chant funĂšbre, Le Sacre (Chailly, 1 cd Decca 2017)

stravinsky chailly premiere creation inedit critique review cd par classiquenews annonce riccardo chailly lucerne festival orchestra sacre et chant funebre Chant-funebre-Le-Sacre-du-PrintempsCD, compte rendu critique. STRAVINSKY : Le chant funĂšbre, Le Sacre (Chailly, 1 cd Decca 2017). Avouons notre plein enthousiasme pour l’élĂ©ment moteur de cet album : Le Chant FunĂšbre … sombre et grave, et mĂȘme lugubre, dĂšs son dĂ©but, la partition cultive le mystĂšre Ă  la façon d’une marche envoĂ»tĂ©e. Puis surgit une mĂ©lopĂ©e sinueuse Ă  peine Ă©claircie par la flĂ»te et les violons, comme un dernier rĂąle. La rythmique un rien sĂšche, abrupte n’a pas encore la souple voluptĂ© Ă  la fois incisive et mordante du Stravinsky mĂ»r. C’est une Ă©tape qui doit encore beaucoup Ă  l’esprit de malĂ©diction, Ă©pais et sirupeux de L’Oiseau de feu, mais la magie aĂ©rienne en moins. Et pourtant en un ruban sensuel et comme empoisonnĂ©, le jeune Stravinsky a le gĂ©nie de la couleur et des atmosphĂšres souterraines (montĂ©es harmoniques en orgue), 
 ce pourrait ĂȘtre un poĂšme dramatique, hallucinĂ© entre Rachmaninov, le Tchaikovski le plus Ă©chevelĂ©, Liszt et Scriabine, entre torpeur, ivresse, fĂ©erie mortifĂšre. L’application qu’y dĂ©veloppe Chailly est passionnante : le geste rend justice Ă  une partition (opus 5) il est vrai, clĂ©.

MĂȘme exubĂ©rance lugubre et d’une orchestration si riche qu’elle en sonne comme saturĂ©e, dans Feux d’artifice opus 4 (2).
Tandis que le Scherzo semble prolonger l’infini imaginatif d’un Dukas de plus en plus enivrĂ© (L’Apprenti sorcier), dĂ©roulant une palette de sonoritĂ©s et de timbres flamboyants et fantastiques, littĂ©ralement. SĂ©quentiels, virevoltants, les volets intenses dĂ©clament, rugissent, ils annoncent cette implosion de la structure et du dĂ©veloppement bientĂŽt rĂ©alisĂ© en son point d’accomplissement dans le Sacre de 1913. C’est peu dire que Stravinsky semble exploiter chaque famille d’instruments dans toute sa gamme expressive, avec un goĂ»t dĂ©jĂ  prononcĂ© pour la polyrythmie. Ivresse et plĂ©nitude qui frĂŽlent souvent l’éclatement formel. Quel gĂ©nie Ă  l’oeuvre on entend ici.

Le triptyque opus 2 Le Faune et La bergĂšre, est l’autre dĂ©couverte majeure de ce disque : rĂ©vĂ©lant en français, l’atmosphĂšre narrative envoĂ»tante lĂ  encore d’un Stravinksy trĂšs maĂźtrisĂ© dans l’art des atmosphĂšres et de l’action plus impressionniste voire symboliste que fantastique. La parure orchestrale est le vrai sujet des 3 poĂšmes (La BergĂšre, Le Faune, Le Torrent), d’autant que le mezzo de Koch a du mal Ă  articuler : trop sombre, Ă©pais, engorgĂ©. Dommage vocal.

stravinksy lunettesEnfin, les deux parties du Sacre montrent toute la fiĂšvre et l’envoĂ»tement, la sauvagerie millimĂ©trĂ©e, la transe Ă  la fois guerriĂšre et paĂŻenne qui forcent en 1913, toute action classique. Tout implose, tout flambe et se cambre en une sĂ©rie de convulsions animales et souverainement fĂ©lines. Du grand art, qui montre l’intervalle finalement trĂšs court au terme duquel, Stravinsky apprenant de ses maĂźtres, avec la vitalitĂ© fulgurante de l’éclair, permet comme Picasso en peinture, l’immersion brutale de l’art du XXĂš dans la pleine et fracassante modernitĂ©. Disque d’une rare cohĂ©sion, rĂ©vĂ©lateur sur l’évolution de Stravinsky au dĂ©but du XXĂš. Programme plus qu’intĂ©ressant : rĂ©vĂ©lateur Ă  l’endroit du gĂ©nie de Stravinsky, de la jeunesse qui tĂątone au coup de maĂźtre du Sacre.

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Approfondir
LIRE aussi notre annonce du cd Le Chant funĂšbre de Stravinsky par Riccardo CHailly (Lucerne, 2017) : premiĂšre discographique (1 cd DECCA).
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-annonce-stravinksy-chant-funebre-premiere-discographique-par-riccardo-chailly-1-cd-decca/

POITIERS. SCHUMANN sur instruments d’Ă©poque

schumann_robertPOITIERS, TAP. Concert Schumann, Mercredi 28 fĂ©vrier 2018. SCHUMANN sur instruments d’époque. Peu Ă  peu la rĂ©volution que nous attendons de tous nos voeux se rĂ©alise, pour le grand bien des auditeurs, pour une juste connaissance des Ă©quilibres originels de la musique symphonique et concertante. Ainsi ce programme Robert Schumann des plus prometteurs et rĂ©jouissants mĂȘme, offre enfin la juste sonoritĂ© (d’époque) de son Concerto pour piano, et de sa Symphonie sublime, n°3, dite « RhĂ©nane ». VoilĂ  donc un pianoforte pour le Concerto, et l’ivresse ciselĂ©e des bois, vents, cuivres
 pour l’exaltation profonde et conquĂ©rante de la RhĂ©nane.

SCHUMANN sur instruments d’époque

herreweghe philippeA Poitiers, Philippe Herreweghe nous promet un festin de timbres rares, en un festival d’accents comme de couleurs, minutieusement calibrĂ©. Clara Wieck, virtuose Ă  10 ans Ă  peine, bientĂŽt l’épouse de Robert Schumann et sa gĂ©niale interprĂšte, demeure l’inspiratrice et la crĂ©atrice du seul Concerto de Schumann. Philippe Herreweghe invite Martin Helmchen (avec qui il a enregistrĂ© les concertos de Mendelssohn) pour exprimer / exalter les riches parfums poĂ©tiques de cette Ɠuvre d’une grande diversitĂ© thĂ©matique. Le jeune pianiste sait mesurer avec finesse et beaucoup d’intĂ©rioritĂ© la matiĂšre musicale, vĂ©cue comme l’exaltation d’une priĂšre enivrĂ©e, et aussi comme la puissante architecture d’une pensĂ©e trĂšs Ă©quilibrĂ©e. InspirĂ© par Mendelssohn et surtout Beethoven, Schumann compose sa symphonie dite « RhĂ©nane » en pensant allusivement Ă  la Symphonie Pastorale (mĂȘme structure en cinq mouvements, entre autres). En clair, le TAP de Poitiers nous offre une soirĂ©e orchestrale exceptionnelle, et aussi une « lumineuse Ă©vocation musicale d’un voyage sur le Rhin avec Clara ».

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POITIERS, TAP – Concert Robert Schumannboutonreservation
Mercredi 28 février 2018, 20h30
Durée : 1h20 avec entracte

> Robert Schumann897-martin-helmchen-event_gallery-1
Concerto pour piano en la mineur op. 54
Symphonie n° 3 en mi bémol majeur op. 97 dite « Rhénane »

Orchestre des Champs-ÉlysĂ©es
Philippe Herreweghe, direction
Martin Helmchen, pianoforte

RESERVER VOTRE PLACE
http://www.tap-poitiers.com/schumann-2191

CONCERTO POUR PIANO DE ROBERT SCHUMANN
schumann robert clara essai Philippe andreLe Concerto pour piano de Schumann est le cheval de bataille des grands maĂźtres du clavier. Il n’était que justice que cette Ɠuvre retrouve la couleur de son Ă©poque : le romantisme des annĂ©es 1840, et cet Ă©quilibre sensible, fragile du pianoforte associĂ© au collectif orchestral. C’est un chant Ă©perdu Ă  l’ĂȘtre aimĂ©e, chĂ©rie, la consolatrice et la muse, l’interprĂšte aussi adulĂ©e par toute l’Europe, Clara Schumann qui est l’épouse du compositeur
 une femme exceptionnelle que le compositeur aura beaucoup de mal Ă  Ă©pouser aprĂšs le refus radical du pĂšre de la chĂšre bien-aimĂ©e. En trois mouvements (Allegro affetuoso, Intermezzo, Finale), le Concerto crĂ©Ă© le 1er janvier 1846 au Gewandhaus de Leipzig, favorise la tendresse intime et le murmure en partage dans l’esprit de la musique de chambre (en particulier dans l’intermezzo, alliage subtile entre cordes et vents). L’oeuvre opus 54 est un vĂ©ritable aveu amoureux, le manifeste d’une union d’autant plus cĂ©lĂ©brĂ©e qu’elle fut longtemps dĂ©clarĂ©e impossible
 Alors qu’il vient d’achever sa Symphonie n°1, Robert compose d’abord une Fantaisie pour sa chĂšre Clara, premier morceau qui deviendra le premier mouvement du Concert final. Bien qu’il se dit alors au faĂźte de la connaissance du contrepoint de Bach (gĂ©nie qui l’a prĂ©cĂ©dĂ© dans la ville allemande), Schumann Ă©blouit ici Ă  travers les 3 mouvements, grĂące Ă  une fluiditĂ© naturelle qui semble constamment jaillir de son inspiration enchantĂ©e.

 

 

SYMPHONIE N°3 « Rhénane »

Schumann_robert_570C’est l’une des plus lyriques et exaltantes du corpus des 4 Symphonies composĂ©es par le Romantique. CrĂ©Ă©e en fĂ©vrier 1851, la partition s’écoule comme un fleuve impĂ©tueux, riche en images et en couleurs qui affirme encore et toujours, un esprit rageur et combattif. Celui d’un Schumann dĂ©miurge Ă  l’échelle de la nature. Les indications en allemand soulignent la germanitĂ© du plan d’ensemble dont la vitalitĂ© revisite Mendelssohn, et l’ambition structurelle, le maĂźtre Ă  tous : Beethoven. Paysages d’Allemagne honorĂ©s et brossĂ©s avec panache et lyrisme depuis les rives du Rhin, la RhĂ©nane doit s’affirmer par son souffle suggestif. En particulier, le Scherzo : la houle gĂ©nĂ©reuse des violoncelles, aux crĂȘtes soulignĂ©es par les flĂ»tes, y Ă©voquerait (selon Schumann lui-mĂȘme) une « matinĂ©e sur le Rhin », comme l’indique le superbe contrechant des cors dialoguant avec les hautbois aux couleurs Ă©lĂ©gantes dont l’activitĂ© gagne les cordes. Le « Nicht schnell » baigne dans une tranquillitĂ© pastorale qui met en lumiĂšre le trĂšs beau dialogue dans l’exposition des pupitres entre eux, surtout cordes et vents. Le point d’orgue de la RhĂ©nane demeure le 3Ăšme Ă©pisode « Feierlich » (maestoso): Schumann inscrit comme un emblĂšme la grave noblesse et la solennitĂ© majestueuse de l’ensemble. L’ampleur BeethovĂ©nienne de l’écriture impose une conscience Ă©largie comme foudroyĂ©e 
 et ce n’est pas les fanfares souhaitant renouer avec l’aisance triomphale par un ample portique qui effacent les langueurs Ă©teintes comme dĂ©composĂ©es. Le caractĂšre du mouvement est celui d’un anĂ©antissement, aboutissement d’un repli dĂ©pressif extĂ©nué  avant que ne retentissent, comme l’indice d’un salut recouvrĂ©, les accents haletants, dansants, irrĂ©pressibles du Lebahft final. Epreuves et espĂ©rance
 tout Schumann est lĂ  dans ce jeu des directions ambivalentes mais complĂ©mentaires.

 

 

CD, Debussy : Daniel Barenboim (1 cd Deutsche Grammophon, 1998 / 2017)

Barenboim daniel piano debussy cd review critique cd par classiquenews 028947987420cvr5_1515688326_1515688326CD, Debussy : Daniel Barenboim (1 cd Deutsche Grammophon, 1998 / 2017). L’album regroupe deux sĂ©ries d’enregistrements. L’une rĂ©cente, les premiĂšres plages (1-6 : Estampes, Suite Bergamasque, La plus que lente, enfin Ă©lĂ©gie, rĂ©alisĂ©s Ă  Berlin en octobre 2017), et un cycle ancien datant de l’étĂ© 1998 en Espagne : les 12 PrĂ©ludes (si poĂ©tiques) du Livre 1. Entre force et violence, les jeux de carillons de Pagodes (1) qui travaillent la matiĂšre suspendue sur l’effet de rĂ©sonances et d’ondes-, Barenboim rĂ©tablit ensuite la magie de SoirĂ©e dans Grenade (2), comme le surgissement d’un songe ibĂ©rique : balancĂ©, suspendu, enivrĂ©, mais prĂ©sent par un pianisme trĂšs carrĂ©, structurĂ©, voire massif (qui contredit souvent la pellicule immatĂ©rielle du rĂȘve). La vision est plus terrienne et concrĂšte qu’abstraite et subjective. Plus atmosphĂ©rique encore et parsemĂ© d’éclairs et de frĂ©missements en rondes enjouĂ©es, le dernier volet d’Estampes, « Jardins sous la pluie » (3 notĂ© « net et vif ») est le plus rĂ©ussi : impĂ©tueux, fouettĂ©, mais lĂ©ger toujours, vif argent.
Puis le Clair de lune (1905) saisit par sa force feutrĂ©e : tel le jaillissement de l’intime, en sa rĂ©itĂ©ration qui cristallise. Le jeu se fait Ă©pure et Ă©vanescence : un appel Ă  la pure rĂȘverie. L’intensitĂ© du toucher qui renforce l’épaisseur voluptueuse du songe ainsi incarnĂ©, fait miracle. Barenboim est Ă  son meilleur dans ce scintillement pudique auquel il sait aussi prĂ©server l’écoulement liquide, comme impalpable. Un songe qui a surgi puis se dĂ©robe Ă  toute fixation. C’est bien selon Bergson, le dĂ©roulement inaltĂ©rable d’un temps psychologique qui va sa logique sans interruption jusqu’à sa rĂ©solution inĂ©luctable. Instant magique.

La sensualitĂ© rentrĂ©e de La plus que lente (1910) est un Ă©cho Ă  la Valse mĂȘme de Ravel : une variation pleine de distance et de finesse au rythme trinaire si marquant Ă  la fin du XIXĂš. Barenboim en souligne la volontĂ© parodique mais dans une dĂ©licatesse de ton (comme brouillĂ©, aux effluves lisztĂ©ennes), un naturel (morbidezza), une nonchalance comme calibrĂ©, maintenu dans un abandon lui aussi rĂȘveur. L’art de la nuance sĂ©duit ici encore dans le jeu du chef pianiste.

Le caractĂšre de l’enchantement au sens d’une hypnose verrouillĂ©e par une grille trĂšs complexe d’accords harmonique sertis et ciselĂ©s se prĂ©cise dĂšs le 1er volet des PrĂ©ludes du Livre I (1909-1910) : « Danseuses de Delphes » cultive le mystĂšre de l’évocation / invocation antique, entre gravitĂ© et Ă©nigme. On connaĂźt bien ce cycle gravĂ© il y a 20 ans Ă  prĂ©sent, oĂč le Barenboim le plus poĂ©tique sait nuancer et caractĂ©riser toute la palette Ă©vocatrice et suggestive d’un Debussy aussi poĂšte que les auteurs symbolistes mĂȘmes, MallarmĂ© en tĂȘte (avec lequel il travailla et qui lui exprima son Ă©gale admiration). Des 12 sĂ©quences, vĂ©ritables tableaux miniatures, riches en scintillements et miroitements des plus allusifs et enivrĂ©s, ne citons q’un seul passage (car l’art des enchaĂźnements est ici aussi moteur que chaque sĂ©quence Ă©coutĂ©e pour elle-mĂȘme) : le passage de l’impĂ©tuositĂ© tumultueuse de « Ce qu’a vu le vent d’Ouest » (7) – libĂ©ration sauvage et rythmiquement paienne proche d’un Stravinsky contemporain, avec la jaillissement intime et pudique de « La Fille aux cheveux de lin », murmure et velours de l’implicite, saisit par un gĂ©nie des contrastes. De la poĂ©sie pure. Et certainement le plus beau disque Debussy du chef pianiste Barenboim. La musique de Debussy y dialogue d’Ă©gale Ă  Ă©gale avec… la peinture de Monet (NymphĂ©as) et celle de tous les impressionnistes en leur jeux miroitants des paysages mariant eux aussi, transparence et couleur. Un joyau Ă  inscrire dans notre liste des incontournables de l’annĂ©e du Centenaire Debussy 2018.

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CLIC_macaron_2014CD, compte-rendu critique. DANIEL BARENBOIM : DEBUSSY. Estampes, Préludes (Livre I)
 1998 / 2017 (1 cd Deutsche Grammophon). Parution : le 19 janvier 2018. CLIC de CLASSIQUENEWS de janvier 2018.

LIRE aussi notre dossier anniversaires 2018 / CENTENAIRE DEBUSSY 2018

LUDMILA BERLINSKAYA : Reminiscenza (cd, concert)

5954cf66283d0CD, Ă©vĂ©nement, annonce. LUDMILA BERLINSKAYA : Reminiscenza (1 cd Melodyia). Avant notre grande critique Ă  venir, voici la prĂ©sentation prĂ©alable. La pianiste russe Ludmila Berlinskaya compose dans son nouvel album « Reminiscenza » (d’aprĂšs la piĂšce Ă©ponyme de Medtner ici prĂ©sente, plage 4) une maniĂšre de voyage intime oĂč chaque piĂšce dans son enchaĂźnement concertĂ©, pĂšse de tout son poids mĂ©moriel, Ă©lĂ©ment d’un puzzle aux rĂ©sonances secrĂštes et pour l’auditeur extĂ©rieur, d’une richesse en couleurs et sentiments d’une insondable diversitĂ©. Une mosaĂŻque kalĂ©idoscope aux rĂ©miniscences personnelles qui crĂ©ent dans leur Ă©coulement continu, toute une rĂ©flexion et un tĂ©moignage sur la musique et le jeu pianistique. Le jeu de la pianiste cultive cette nuance pour nous chĂšre : « pianissimo », faille expressive propice Ă  prĂ©server le souvenir et entretenir le terreau de l’Ă©loquente et vivace mĂ©moire.

berlinskaya-ludmila-cd-reminiscenza-medtner-ravel-beethoven-cd-melodyia-la-critique-presentation-review-cd-par-classiquenewsDe Kreisleriana, l’interprĂšte enchantĂ©e, enivrĂ©e mais juste et nuancĂ©e exprime l’énigme fluctuante schumannienne : ce flot qui semble se dĂ©construire et s’édifier Ă  la fois : dĂ©sir, essoufflement, Ă©lan vital et aspiration transfigurĂ©e. A la fois transe, extase, recherche, course et pulsion recrĂ©ative. De Medtner dĂ©jĂ  citĂ© (d’un cacaractĂšre finalement proche de Schumann), la pianiste suit les fils de souvenirs qui s’égrĂšnent en un Ă©cheveau d’abord suspendu, rĂ©pĂ©titif, puis libre dans une dĂ©construction dĂ©lirante, Ă©lastique, Ă©perdue mais dont l’élĂ©gante prophĂ©tesse sait conserver le fil du sens (jouĂ© en mĂ©moire de Sviatoslav Richter entre autres qui lui fit dĂ©couvrir les passages, plis et replis de cette oeuvre en miroir). La carrure de son Ravel Ă©blouit par le surgissement filigranĂ© des Ă©pisodes intĂ©rieurs ainsi Ă©noncĂ©s (Valses nobles et sentimentales de 1911).

Enfin, le dĂ©but du programme s’est ouvert sur la Sonate opus 109 d’un Beethoven, volubile et versatile comme le tourbillon des souvenirs : d’une secrĂȘte et paisible rĂȘverie Ă  la fougue primitive du gĂ©nie recrĂ©ateur. Puissance et poĂ©sie. Telles sont les deux figures de ce programme enivrant, d’une sincĂ©ritĂ© dĂ©sarmante, d’une rare cohĂ©rence artistique.
Le formidable jeu, nuancĂ©, libre, parsemĂ© d’éclairs et nourri dans le tissu des songes les plus fraternels invoque ici un voyage des plus personnels et des mieux ciselĂ©s. CD CLIC de CLASSIQUENEWS de fĂ©vrier 2018.

CLIC D'OR macaron 200CD, Ă©vĂ©nement, annonce. LUDMILA BERLINSKAYA : Reminiscenza (1 cd Melodyia). Parution le 12 janvier 2018 — grande critique Ă  venir dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS.

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AGENDA : Ludmila Berlisnkaya en concert Ă  Paris

PARIS, salle Gaveau, jeudi 2 février 2018, 20h30
RESERVER VOTRE PLACE
http://www.sallegaveau.com/spectacles/ludmila-berlinskaia-piano

A Paris, salle Gaveau, Ludmila Berlinskaya joue les oeuvres de son jardin secret « Reminiscenza », programme de son nouvel album discographique (édité en janvier 2018 chez Melodyia)

Ludwig van Beethoven : Sonate op. 109 n° 30
Robert Schumann : Kreisleriana
Nikolaï Medtner : Sonate Reminiscenza
Maurice Ravel : Valses nobles et sentimentales
Alexandre Scriabine : Vers la Flamme

Concert STAR WARS Ă  POITIERS

m_660_370_conservatoire--rayonnement-rgional-de-poitiers--ville-de-poitiersPOITIERS, TAP, les 30 et 31 janvier 2018. Star Wars, 
 La saga cinĂ©matographique mise en musique par John Williams : Star Wars est devenu culte, les amateurs de symphonique intergalactique Ă©tant aujourd’hui lĂ©gions. Pour 2 dates, fin janvier 2018, l’Orchestre d’Harmonie du Conservatoire du Grand Poitiers tire bĂ©nĂ©fice de son expĂ©rience collective et instrumentale pour aborder l’écriture orchestrale de Williams, Ă  travers la saga Star Wars laquelle surfe sur tous les genres, du western 
 intergalactique des premiers chapitres aux ballades mĂ©lancoliques et plus sombres sorties en salles au 21e siĂšcle.
Pour sublimer le souffle dramatique des volets du cycle cinĂ©matographique, John Williams a Ă©laborĂ© de puissants leitmotivs, dignes de Wagner et sa tĂ©tralogie. Le concert de l’Orchestre d’Harmonie du Conservatoire Ă  Rayonnement RĂ©gional du Grand Poitiers aborde aussi d’autres aspects du gĂ©nie du compositeur, en particulier Catch Me If You Can (ArrĂȘte-moi si tu peux) oĂč le marimba, le saxo et les claquements de doigts rappellent la fiĂšvre latino chorĂ©graphique de la comĂ©die amĂ©ricaine plutĂŽt chaloupĂ©e et jazzy de West Side Story (Leonard Bernstein,1957).

POITIERS, TAPm_660_370_john-williams-star-wars--istockphoto-com--willrow-hood
Mardi 30 janvier 2018, 19h30
Mercredi 31 janvier 2018, 19h30

Auditorium, Placement libre
A partir de 8 ans, durée : 1h

RESERVER VOTRE PLACE :
http://www.tap-poitiers.com/john-williams-star-wars-2259

LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. ESSAI SUR LE THÉÂTRE WAGNÉRIEN : Mises en scĂšne et rĂ©ception de Parsifal (Éditions L’Harmattan)

REPENSER WAGNER... Marek Janowski Ă  l'Ă©preuve du RingLIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. ESSAI SUR LE THÉÂTRE WAGNÉRIEN : Mises en scĂšne et rĂ©ception de Parsifal (Éditions L’Harmattan). AprĂšs une passionnante approche en forme d’essai sur la figure du juif errant dans l’oeuvre – opĂ©ras et Ă©crits, de Richard Wagner (Qu’est ce qui est allemand ? Donner la mort…), Philippe Godefroid voit plus large et Ă©tend sa rĂ©flexion sur le thĂ©Ăątre lyrique wagnĂ©rien dans sa globalitĂ©, dans ses enjeux sĂ©mantiques, philosophiques, politiques et Ă©videmment artistiques
 A trop vouloir analyser, dĂ©mĂȘler les thĂ©matiques musicales et extra musicales que pose le thĂ©Ăątre de Wagner, l’auteur s’étonne lui-mĂȘme de la grosseur de son essai, un vĂ©ritable pavĂ© qui en rebutera plus d’un, mais qui paraĂźtra tel un dĂ©fi pour la pensĂ©e critique, pour tout amateur d’opĂ©ra, de thĂ©Ăątre lyrique, de mises en scĂšnes et Ă©videmment de partitions wagnĂ©riennes. Que signifie l’opĂ©ra selon Wagner ? Est-il porteur de cette toxicitĂ© idĂ©ologique plus ou moins manifeste dans l’oeuvre artistique ? Et si Ă  prĂ©sent l’antisĂ©mitisme prĂ© nazie de Wagner ne fait plus aucun doute, devons-nous ĂȘtre nĂ©cessairement anti juif pour apprĂ©cier son oeuvre ? Or estimer sa musique et ses opĂ©ras ne signifie pas adhĂ©rer Ă  la pensĂ©e antisĂ©mite que le penseur n’a cessĂ© de dĂ©velopper et d’affirmer de son vivant. L’Ɠuvre, l’homme
 comment apprĂ©cier les opĂ©ras malgrĂ© les Ă©crits du thĂ©oricien ? Comment aimer Ă  ce point la magie de la musique et l’efficacitĂ© du drame wagnĂ©rien malgrĂ© les dĂ©rapages honteux du doctrinaire et du penseur radical ?

De quel opéra wagnérien, parlons-nous ?

godefroid-philippe-essai-sur-le-theatre-wagnerien-livre-critique-par-classiquenews-presentation-sur-classiquenews-reception-de-parsifalL’auteur assume totalement la lĂ©gitimitĂ© de son approche, dont l’analyse interroge l’oeuvre Ă  travers les positions souvent scandaleuses du penseur : « La question la plus intĂ©ressante demeure toutefois : comment se fait-il que des gĂ©nĂ©rations se sont elles-mĂȘmes aveuglĂ©es Ă  ce point, ont voulu envers et contre tout maintenir la fiction d’un Wagner Ă  la limite du philosĂ©mitisme, puis a minima auteur de musique « pure » ? La question dĂ©passe le wagnĂ©risme et concerne le pouvoir des images, c’est-Ă -dire le rapport que notre culture europĂ©enne entretient avec ses propres montages dogmatiques, avec l’instance dont elle estime ĂȘtre la fille et Ă  laquelle elle prĂ©tend rĂ©fĂ©rer son histoire. Et cela intĂ©resse l’ensemble des procĂ©dĂ©s de thĂ©Ăątralisation, de rĂ©cit, soit en dĂ©finitive notre relation au rĂ©el. C’est le vrai sujet de mon Essai. » Ainsi le lecteur oublierait sa capacitĂ© Ă  mesurer la pertinence du texte s’il ignorait que Philippe Godefroid est lui-mĂȘme metteur en scĂšne ; en homme de thĂ©Ăątre, son regard façonne manifestement l’intĂ©rĂȘt du texte : et finalement, inscrit la question fondamentale : comment en toute conscience mettre en scĂšne Wagner aujourd’hui ? On le voit Ă  chaque nouvelle production, les mĂȘmes rĂ©actions, les mĂȘmes polĂ©miques (on l’a encore vu lors de la – magnifique- nouvelle production du Ring Ă  Bastille, mise en scĂšne par Gunther KrĂ€mer). Que l’on soit pour ou contre, Ă  torts ou Ă  raisons, Wagner interroge lui-mĂȘme la scĂšne lyrique, et la reprĂ©sentation thĂ©Ăątrale avec l’acuitĂ© d’un compositeur de gĂ©nie : c’est Ă  dire qu’il nous tend le miroir bon an mal an, ciblant toutes les sources d’une catastrophe humaine, de l’Apocalypse annoncĂ© : « Le combat est ailleurs. Il concerne ce dont rend compte la crispation autour du Regietheater idĂ©al, celui qui traitera bientĂŽt par force du retour des nĂ©onazis et autres populistes nationalistes racistes sur des bancs lĂ©gitimĂ©s par les urnes, ou d’affaires comme celle de la Judensau de Wittenberg, ou qui par force toujours finira par interroger les attributs modernes du statut de victimes, ou qui obligera les Églises europĂ©ennes Ă  reconsidĂ©rer leur thĂ©ologie bien plus vite et plus radicalement que selon les procĂ©dĂ©s habituels, ce qui ne sera pas forcĂ©ment un bien absolu, tandis que l’unique systĂšme Ă©conomique dont l’homme ait vraiment rĂ©ussi Ă  se doter, le capitalisme, entame sa derniĂšre mutation, dĂ©bridĂ©e, fouettĂ©e par la virtualisation du monde et par le remplacement du vivant par un vivant de synthĂšse monnayable. À moins que nous ne soyons dĂ©jĂ  condamnĂ©s sans vouloir le savoir par les effets probables du dĂ©rĂšglement climatique, auxquels rĂ©pondent avec un synchronisme troublant et pas forcĂ©ment coĂŻncidentiel les dĂ©rĂšglements des relations communautaires et internationales. »

PensĂ©e libre, regard acĂ©rĂ© sur les mises en scĂšnes de Parsifal – certaines dĂ©routantes, irrespectueuses, gadgets ou anecdotiques, Philippe Godefroid signe un essai passionnant qui outrepasse son sujet wagnĂ©rien, pour interroger le sens, la finalitĂ© et les moyens de la mise en scĂšne d’opĂ©ra. L’opĂ©ra est un genre qui a prouvĂ© sa pĂ©rennitĂ© grĂące aux questionnements fondamentaux qu’il suscite toujours, mais Ă  trop vouloir nous imposer une dictature de l’image (prĂ©cisĂ©ment de la vidĂ©o), Ă  trop chercher l’original et le dĂ©calĂ© en guise de renouvellement critique de la scĂšne, les directeurs risquent de tuer le veau d’or et sclĂ©roser encore davantage l’asphyxie qui a lieu aujourd’hui dans les salles fermĂ©es.
« S’il existe un prĂ©sent nĂ©cessaire du thĂ©Ăątre wagnĂ©rien — et du thĂ©Ăątre tout court — le voici. Or le thĂ©Ăątre se nourrit de dramaturgie, certes, mais s’écrit d’abord sur des scĂšnes et sans doute doit-on rĂ©inventer celles-ci hors des maisons closes que sont devenus les opĂ©ras traditionnels coincĂ©s entre l’orgiaque musical et le sadomasochisme scĂ©nique. La contestation radicale du Gesamtkunstwerk comme apogĂ©e artistique ressemblera peut-ĂȘtre Ă  la pulvĂ©risation du veau d’or, le jour oĂč l’on cessera de croire que le thĂ©Ăątre wagnĂ©rien dont nous avons besoin est moins celui qui crucifie Wagner que celui qui nous montre comment Wagner crucifie l’homme auquel nous devrions aspirer. Mais ce combat, probablement, n’est plus que d’arriĂšre-garde. À l’avant, existent d’autres urgences », dĂ©clare Philippe Godefroid. PolĂ©mique voire provocateur (en parlant d’”humanisme d’extrĂȘme droite” chez Wagner…), l’auteur tĂ©moigne du wagnĂ©risme en France, toujours aussi vivace et mordant depuis… son commencement avec Baudelaire.

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LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. Philippe GODEFROID : ESSAI SUR LE THÉÂTRE WAGNÉRIEN : Mises en scĂšne et rĂ©ception de Parsifal (Éditions L’Harmattan).

Nous empruntons les extraits de citations de Philippe Godefroid ici reproduites, Ă  son blog oĂč l’auteur a rĂ©digĂ© ainsi une prĂ©sentation trĂšs juste et subtile de son essai Ă©ditĂ© par L’Harmattan : LIRE le blog de Philippe Godefroid.
https://sites.google.com/site/leblogsitedephilippegodefroid/

Approfondir

 

DĂ©jĂ  paru :

Livres. Philippe Godefroid. Wagner et le juif errant : une hontologie (L’Harmattan) / critique de mars 2014

http://www.classiquenews.com/livres-philippe-godefroid-wagner-et-le-juif-errant-une-hontologie-lharmattan/

 

COFFRET LUCIANO PAVAROTTI, présentation, analyse : the complete opéras recordings (DG, DECCA) : PART 1 / 4

Pavarotti-complete-opera-recordings-coffret-edition-limitee-Decca-DG-2017COFFRET LUCIANO PAVAROTTI, analyse, prĂ©sentation : the complete operas (DG, DECCA). VOL. 1 / 4. Classiquenews suit les Ă©ditions discographiques majeures. Ce coffret de l’intĂ©grale des opĂ©ras enregistrĂ©s par le tĂ©nor lĂ©gendaire Luciano Pavarotti, Ă©ditĂ© pour les 10 ans de sa disparition (septembre 2007) constitue une somme dont la valeur artistique et esthĂ©tique demeure essentielle. La RĂ©daction de CLASSIQUENEWS prĂ©sente et analyse ce en quoi chacun des 4 lots de cd constituant cette intĂ©grale en 101 cd a rĂ©alisĂ© des enregistrements exemplaires, proposant toujours des perles lyriques dont il faut Ă©couter et rĂ©couter le sens et le raffinement formel
 A noter, si le coffret au phĂ©nomĂ©nal apport s’intitule “the complete opĂ©ra recordings”, il contient aussi les enregistrements des partitions sacrĂ©es tels le Requiem de Verdi, ou dĂ©jĂ  dans ce premier lot, le Stabat Mater de Rossini…

pavarotti_03 luciano tenorPAVAROTTI : the complee opera for DG and DECCA. Volume 1 / 4. On ne saurait trop souligner la valeur du coffret Ă©ditĂ© par Decca Deutsche Gramophone totalisant les grands rĂŽles qui ont marquĂ© la carriĂšre du tĂ©nor Luciano Pavarotti
 Ses dĂ©buts comme bel cantiste aux cĂŽtĂ©s de Joan Sutherland sous la baguette de l Ă©poux de cette derniĂšre Richard Bonynge : dĂ©jĂ  y rayonne un timbre exception taille comme un diamant pour l’expressivitĂ© subtile, l’art des phrasĂ©s faciles naturels d’une chaleur dans l’aigu et le suraigu sans Ă©quivalent alors.
Le bellinien et le donizettien (qu’il restera toute sa vie) allait devenir par cette maestria linguistique et poĂ©tique un verdien ardent un Puccini en Ă©loquent et profond comme en tĂ©moigne dĂ©jĂ  le contenu du premier volet d’enregistrements ici prĂ©sentĂ©s analysĂ©s.

DEBUTS BELLINIENS DU JEUNE TRENTENAIRE
 Les 2 premiers enregistrements londoniens sous la baguette de Richard Bonynge et aux cÎtés de la stratosphérique Sutherland
 attestent de la subtilité premiÚre du chant de Luciano Pavarotti, alors jeune trentenaire (il est né le 12 octobre 1935 à ModÚne). Dans Beatrice di Tenda (1966), son Orombello captive par sa tendresse solaire et le sentiment de compassion directe, sincÚre pour la diva sacrifiée.

Dans La Fille du RĂ©giment (1967), mĂȘme dĂ©licatesse incisive, et intensitĂ© franche pour son Tonio, de surcroĂźt chantĂ© en français : incandescence du timbre, ardeur et agilitĂ© des aigus enfilĂ©s en un legato souverain et continu d’une musicalitĂ© impĂ©riale jamais forcĂ©e ni prise en dĂ©faut, ni nĂ©gociĂ©e et contournĂ©e
 Sa prestation pour le finale du I, « Ah mes amis », est portĂ©e par une ivresse jubilatoire car le timbre brille
 palpite, frĂ©tille. La santĂ© vocale et la juvĂ©nilitĂ© triomphe, mais sans artifices.

En 1968, il se prĂȘte Ă  la rĂ©habilitation de L’Amico Fritz de Mascagni, comĂ©die sentimentale, dans le sillon tracĂ© par l’inusable BohĂšme de Puccini, pour lequel, Pavarotti retrouvera bientĂŽt sa fidĂšle partenaire (avec Joan Sutherland) : Mirella Freni. Ici Ă  Londres aussi, Pavarotti prĂȘte sa voix ardente au rĂŽle-titre, Fritz Kobus. DerriĂšre la figure du personnage, le timbre colorĂ©, nuancĂ©, clair exprime les sentiments de l’individu.

Pour sa part, le Requiem de Verdi, version Solti en octobre 1967 est captĂ© dans la Sofiensaal de Vienne ; – comme le visuel de couverture de cette version Ă  la fois incisive et organiquement exaltĂ©e, le chef d’origine hongrois allie avec une force nuancĂ©e, la pointe sĂšche, linĂ©aire, cursive du dessin de Michel Ange (le Jugement dernier de la Sixtine) et aussi sa formidable musculature nerveuse et plastique : lui rĂ©pond le sens du legato et de la couleur du tĂ©nor dans son fameux solo : «  Ingemisco » (cd 5, plage 8 : 3mn36) oĂč le timbre souffle les braises


 

 

 

PAVAROTTI luciano the complete opera recordings decca set box review critique cd by par classiquenews

 

 

DER ROSENKAVALIER, version Solti, 1968
 L’hĂ©donisme dĂ©taillĂ©, la finesse du trait et la nostalgie viennoise qui regarde vers l’opulence mozartienne de Johann Strauss, le faiseur de valse, mais revivifiĂ©e par le gĂ©nie chromatique de Richard Strauss, Ă©blouissent grĂące Ă  la baguette somptueusement flexible et suavement dramatique de Solti, maĂźtre de cĂ©rĂ©monie Ă  Vienne pour ce Rosenkavalier de rĂ©fĂ©rence (Sofiensaal, novembre 1968)
 AprĂšs le rĂ©veil de la MarĂ©chale et de son amant, soit la divine RĂ©gine Crespin et son Oktavian (Yvonne Minton, le mezzo qu’adulait Solti et qu’il associa Ă  ses lieder de Mahler), voici, en guest star invitĂ©, le jeune et luxueux « singer » de Luciano Pavarotti, qui tient remarquablement son office de jeune stentor italianissime, Ă  la flamme ardente, rĂ©chauffant le dĂ©cor rococo de la MarĂ©chale Ă  son lever, un tableau chamarrĂ©, pĂ©tulant, digne de Versailles. LĂ  encore le legato, le phrasĂ© de ce chanteur alla veneziana brĂ»le d’une ardeur
 irrĂ©sistible. Pavarotti met le feu


pavarotti jeune tenor luciano-pavarotti-2-1385995078-view-0En 1970, Luciano Pavarotti retrouve Ă  Londres, ses partenaires belcantistes habituels, soit le duo Joan Sutherland et le chef Richard Bonynge, dans la comĂ©die L’ELISIR D’AMORE de Donizetti : l’abattage, la finesse percutante du timbre, le legato qui semble infini assurent Ă  son Nemorino, un tempĂ©rament dramatique Ă  l’ardeur permanente. Alors, quand surgit, aprĂšs la scĂšne collective Ă  perdre l’esprit (d’une ivresse rossinienne), son air solitaire du II « Una Furtiva lagrima », en sa profonde gravitĂ© (initiĂ© par le chant du basson), soudain surgit dans ce chant direct, une priĂšre dĂ©chirante dont la justesse d’intonation atteint le tragique le plus sincĂšre : un diamant bouleversant au sein d’une farce Ă©quivoque oĂč semblait vaincre les faux semblants et l’apparente insouciance. Sobre, presque dĂ©pouillĂ© de tout artifice, et d’une franchise instrumentale qui fait surgir, l’effroi glaçant de la sincĂ©ritĂ©, le timbre saisit par sa vĂ©ritĂ© Ă©motionnelle. Un must absolu. On ne trouvera pareille authenticitĂ© qu’avec son incarnation de Paillasse
 autre figure comique et tragique, dont la double nature produit la sĂ©duction.

Le premier RICCARDO du BALLO. En 1970 toujours, le premier Riccardo du Bal MasquĂ© (un Ballo in maschera de Verdi) de Pavarotti sĂ©duit par son ardeur, sa coupe fiĂ©vreuse, celui du jeune souverain Ă©pris malgrĂ© lui, et en dĂ©pit de ses valeurs de loyautĂ©, de la femme de son meilleur ami (Renato : impeccable et noble Sherill Milnes). Pavarotti offre cette lumiĂšre ardente de son timbre solaire au personnage qui a choisi malgrĂ© lui, malgrĂ© la dignitĂ© de sa fonction royale, de suivre les Ă©lans de son coeur. Une prise de rĂŽle Ă©poustouflante qui assurera par la suite, la rĂ©ussite de ses reprises sur scĂšne et les rĂ©alisations plus rĂ©centes au disque (dont celle Ă  Londres dirigĂ© par Solti, 12 ans plus tard, en 1982). On y voit clairement la mystique instrumentale de Verdi qui d’abord par le violoncelle (comme dans Don Carlo pour Felipe II) exprime les tourments du destin le plus Ă©prouvant, puis rĂ©alise l’apothĂ©ose du hĂ©ros sur le volant souple de la clarinette. Riccardo pourra ainsi dire adieu Ă  son aimĂ©e, affronter la mort qu’on lui avait prĂ©dit, accepter la vengeance de son ami Renato, dans un renoncement ultime et le sacrifice de sa propre vie dans le respect de son amitiĂ© Ă  Renato. Le roi accepte de payer le tribut de cet amour interdit qu’il a fait sien malgrĂ© lui. Avant Pavarotti, aucun tĂ©nor n’avait Ă  ce point fouillĂ© la psychĂ© du personnage, dĂ©vorĂ© entre son dĂ©sir, son devoir, ses valeurs.

Et enfin MACDUFF supplante MACBETH.. Du roman noir, des tĂ©nĂšbres de l’horreur tirĂ©s du drame originel de Shakespeare, Verdi fait surgir d’abord l’espoir du chƓur des opprimĂ©s (dĂ©but du IV), puis la lumiĂšre, tel un poignard vengeur et vainqueur, du chant dĂ©chirant d’humanitĂ© du tĂ©nor, ici Macduff qui chante la vertu de la rĂ©sistance et de la lutte (contre le couple Macbeth qui a tuĂ© sa femme et ses enfants). Il n’en fallait pas moins pour exalter parmi l’assistance, les patriotes italiens, et faire de Verdi, le compositeur de l’unitĂ© italienne contre l’Autriche. Avant Domingo dans le mĂȘme rĂŽle, Pavarotti Ă  l’étĂ© 1970, Ă  Londres fait valoir son diamant vocal iridescent et roboratif, en une priĂšre ardente, humaniste contre toutes les tyrannies («  O figli, figli miei. »)
 Un seul air suffit Ă  comprendre l’enjeu de son personnage (le cri d’un pĂšre et d’un mari endeuillĂ© et dĂ©truit), et l’horreur d’un opĂ©ra qui voudrait victimiser le couple des bourreaux. Rien ne peut effacer les crimes commis au nom du pouvoir. La prĂ©sence de Dietrich Fischer Dieskau et de la Souliotis dans les rĂŽles du couple Macbeth, accrĂ©dite encore la valeur de l’enregistrement pilotĂ© par le chef efficace mais peu dĂ©taillĂ© : Lamberto Gardelli.

Autre registre sous la baguette racĂ©e, Ă©ruptive et incisive, formidablement prĂ©cise et spirituelle d’Ivan Kertesz, Ă  Londres toujours en 1970 et 1971, dans un Stabat Mater de Rossini, inscrit dans une vision d’apocalypse oĂč le chant des solistes perce comme des lueurs d’espoir, incarnĂ©s, fortement individualisĂ©s, implorant la rĂ©mission et le grand pardon
 Dans le premier air, « Cujus animam », Pavarotti colore son intensitĂ© au diapason d’une humanitĂ© maudite en quĂȘte de salut justement
 Ă  Ă©couter d’urgence.

pavarotti 360_l_pavarotti_09054 PERSONNAGES CLÉS : Le duc, Edgardo, Rodolfo, Calaf
 De linsouciance cynique Ă  l’amour Ă©perdu le plus suave. Les 4 derniers ouvrages de ce premier lot (sur les 4 au total de l’intĂ©grale des opĂ©ras enregistrĂ©s par Luciano Pavarotti), soulignent les affinitĂ©s en terme de caractĂšre du tĂ©nor, avec 3 personnages clĂ©s de sa carriĂšre, – aprĂšs les Riccardo et Nemorino : le Duc de Mantoue (et sa romance solaire aux aigus sublimement tenus : « La donna Ăš mobile », dĂ©claration cynique au III, qui justifie son insouciance criminelle (Rigoletto de Verdi, direction : Richard Bonynge Londres 1971). Pavarotti cristalise la fragilitĂ© presque touchante de ce prince qui ne cultive que la satisfaction de son dĂ©sir et demeure totalement sourd au tragique du couple Rigoletto / Gilda. Qu’il a de classe, de tempĂ©rament, fĂ©lin, ardent au charme irrĂ©sistible, grĂące Ă  un chant tout en clartĂ© et legato, franchise de l’émission et aigus d’une richesse harmonique jamais entendue avant lui. La prĂ©sence de Joan Sutherland dans le rĂŽle de Gilda, de Sherill Milnes dans celui de Rigoletto ajoute au crĂ©dit de cette version typique du dĂ©but des annĂ©es 1970.

C’est ensuite, un retour au belcanto romantique le plus pur : celui de Lucia di Lammermoor de Donizetti, avec les mĂȘmes : Sutherland (Lucia) et Richard Bonynge, Ă  Londres en juin 1971 Ă©galement (quelle santĂ© vocale pour le tĂ©nor qui enchaĂźne les rĂŽles importants) : ici, son Edgardo Rawenswood brille d’une humanitĂ©, faite loyautĂ© et compassion, d’une gravitas – sobre, recueillie, pudique, qui assure Ă  la fin de l’ouvrage la couleur funĂšbre, inĂ©luctable de la partition ; car ici, le fiancĂ© qui s’est Ă©loignĂ©, comprend que Lucia son aimĂ©e est morte
 (« Tombe degli avi miei
 » ). Solitude endeuillĂ©e, impuissante fureur
 l’amant dĂ©possĂ©dĂ© tel OrphĂ©e ne peut que chanter sa (sublime) priĂšre face au destin indiffĂ©rent. La ligne, les phrasĂ©s, le soutien, le style, l’articulation (sans aucun effet artificiel), le sens de l’intensitĂ© expressive
 outre la qualitĂ© du timbre et l’ampleur de la technique, sa sĂ»retĂ© comme sa « facilitĂ© », son naturel,
 font de Luciano Pavarotti un belcantiste affĂ»tĂ©. QualitĂ© qui assure Ă  ses Verdi et Puccini, leur finesse de phrasĂ©.

Divin RODOLFO dans LA BOHEME, version Karajan (oct 1972).
Cette premiĂšre moisson riche en accomplissements, s’achĂšve avec ses deux Puccini, propres au dĂ©but des 1970’ies. D’abord son Calaf, anthologique sous la direction de Zubin Mehta, TURANDOT, Ă  Londres, Ă©tĂ© 1972 (avec Sutherland dans le rĂŽle titre, et la Caballe en LiĂč..) ; enfin, en octobre 1972, LA BOHEME oĂč son Rodolfo brille d’une poĂ©sie qui rĂ©gĂ©nĂšre l’approche d’un Carlo Bergonzi : poĂšte et chanteur, nouvel OrphĂ©e parisien sous les combles romantiques de la misĂšre artistique, cette BohĂšme qui ne cesse de pleurer et de s’émouvoir mais avec quel tact et quel style : Luciano Pavarotti trouve une partenaire idĂ©ale en Mirella Freni dans le rĂŽle de Mimi (version Karajan, – Ă  Berlin avec les Philharmoniker, qui parviennent Ă  exprimer tout ce qu’a d’onirique et de rugissant l’orchestration de Puccini). Un must absolu.

 

 

 

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A suivre
 COFFRET PAVAROTTI / The complete operas recordings / for DG et DECCA. Volume 2 / 4.

Pavarotti-complete-opera-recordings-coffret-edition-limitee-Decca-DG-2017LIRE aussi notre prĂ©sentation du coffret PAVAROTTI / The complete operas recordings for DG et DECCA (101 cd), paru en octobre 2017, pour les 10 ans de la mort de Luciano Pavarotti. IdĂ©al cadeau de NoĂ«l 2017, le coffret reprĂ©sente Ă  ce jour une somme inestimable pour tout amateur de lyrique, en particulier d’opĂ©ras italiens romantiques, de Rossini, Bellini, Donizetti, aux plus tardifs, Verdi, Puccini sans omettre les vĂ©ristes : Mascagni, Giordano, Leoncavallo, Cilea…etc… Must absolu et coffret au trĂšs riche contenu, de surcroĂźt comme nous le prĂ©cisions dans notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rique, idĂ©alement Ă©ditorialisĂ©, avec photos, illustrations (des enregistrements) et prĂ©sentation des ouvrages et intĂ©grales ainsi rĂ©Ă©ditĂ©es et pour certains titres prĂ©sentĂ©s en BLU RAY PURE AUDIO.

 

 

 

CD, opéra événement, annonce. DEBUSSY : PELLEAS ET MELISANDE. Rattle, LSO (Londres, 2016)

DEBUSSY-PELLEAS-melisande-simon-rattle-LSO-kozena-gerhaer-finley-critique-review-cd-par-by-classiquenewsCD, opĂ©ra Ă©vĂ©nement, annonce. DEBUSSY : PELLEAS ET MELISANDE. Rattle, LSO (Londres, 2016). LE PELLEAS ATMOSPHERIQUE, ENIGMATIQUE DE RATTLE. OpĂ©ra impressionniste, opĂ©ra atmosphĂ©rique, opĂ©ra climatique : la transparence et la fluiditĂ© tour Ă  tour aĂ©rienne, empoisonnĂ©e, Ă©nigmatique que Simon Rattle sait distiller Ă  la tĂȘte du LSO, faisant miroiter toutes les qualitĂ©s suggestives de l’orchestre londonien, affirment ici une rĂ©elle maĂźtrise et orchestrale et dramatique. Les cordes ont une tension parsifalienne (surtout dans les prĂ©ludes des derniers actes), les flĂ»tes Ă  la fois lĂ©gĂšres, lumineuses et profondĂ©ment mystĂ©rieuses expriment avec une grande Ă©lĂ©gance, la comprĂ©hension du chef et des instrumentistes vis Ă  vis du sommet lyrique français postromantique. Le timbre Ă©pais, au grain tendre de la mezzo Magdalena Kozena (Madame Rattle Ă  la ville) ajoute Ă  cette conception inscrite, magnifiquement repliĂ©e dans le mystĂšre et l’imprĂ©cision temporelle. La lecture mĂ©rite absolument cet enregistrement captĂ© sur le vif au Barbican de Londres en janvier 2016. D’autant qu’un diseur alchimiste narrateur dans le lied, Christian Gerhaher se prĂȘte Ă  la prosodie spĂ©cifique du français de Debussy
 VoilĂ  qui confirme l’affinitĂ© bienheureuse des Britanniques Ă  l’endroit du romantisme français. Il y avait Colin Davis chez Berlioz; y aurait-il Ă  prĂ©sent, maĂźtrisant les effectifs du LSO, Rattle chez Debussy ? Must absolu et prochaine grande critique le 6 octobre 2017, dans le mag cd, dvd livres de classiquenews.

 

 

 

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CLIC D'OR macaron 200CD, opĂ©ra Ă©vĂ©nement, annonce. DEBUSSY : PELLEAS ET MELISANDE. Rattle, LSO (Londres, janvier 2016 – 3 SACD + 1 disc Pure Audio Blu-ray / LSO live). London Symphony Orchestra, London Symphony Chorus. Avec : Magdalena KoĆŸenĂĄ (MĂ©lisande), Christian Gerhaher (PellĂ©as), Gerald Finley (Golaud), Bernarda Fink, Franz-Josef Selig, Joshua Bloom, Elias MadlĂ«r. Sir Simon Rattle, direction.

 

 

LIRE AUSSI
Autre cd LSO critiqué par classiquenews : Schuman : Das Paradies und die Peri / La Paradis et la Péri / Rattle

http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-schumann-das-paradies-und-die-peri-rattle-lso-live-2015/

 

 

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KEIN LICHT de Philippe Manoury, création française

Kein Licht 2 de Philippe ManouryStrasbourg, Paris. KEIN LICHT de PHILIPPE MANOURY, les 22 sept, 18 oct 2017. OpĂ©ra prĂ©apocalyptique, PĂ©nombre annonciatrice … A 65 ans, Philippe Manoury dont nous avions beaucoup apprĂ©ciĂ© son opĂ©ra « K » (2001), poĂ©tique, efficace, tout en grisaille colorĂ©e, en nuances orchestrales d’un rare raffinement (avc un sentiment d’étuve sonore), prĂ©sente en 2017, son nouvel opĂ©ra, engagĂ©, mordant, 
inspirĂ© par la catastrophe nuclĂ©aire de Fukushima (2011). CrĂ©Ă© en avant-premiĂšre Ă  la Ruhrtriennale le 25 aoĂ»t dernier, KEIN LICHT occupe l’affiche de l’OpĂ©ra national du Rhin ce 22 septembre 2017 (Ă  Strasbbourg, Manoury avait prĂ©cĂ©demment crĂ©Ă© son ouvrage lyrique antĂ©rieur La nuit de Gutenberg, 2011), puis occupera la scĂšne de l’OpĂ©ra-Comique le 18 octobre suivant.

 
 
 

OpĂ©ra prĂ©apocalyptique, PĂ©nombre annonciatrice …

 
 

En rĂ©alitĂ© c’est l’OpĂ©ra-Comique qui passe commande au compositeur d’un ouvrage lyrique inspirĂ© de l’écrivaine autrichienne Elfriede Jelinek qui a Ă©crit un texte sur la catastrophe nuclĂ©aire de Fukushima (mars 2011). L’opĂ©ra reprend Ă  son compte la dĂ©nonciation d’un monde infĂ©odĂ© Ă  la technologique Ă©nergĂ©tique, oubliant ce qui peut provoquer sa propre fin. L’humanitĂ© est fragile mais les citoyens et surtout les politiques s’emmurent dans un dĂ©ni collectif : impossible d’envisager l’impensable : l’apocalypse. Sans vraiment prendre parti, pour ou contre le nuclĂ©aire (l’Allemagne elle a tranchĂ©), Manoury exploite le prĂ©texte dramatique de l’idĂ©e de catastrophe. Le compositeur rĂ©alise aussi ce qui lui tient Ă  coeur : rĂ©inventer la forme lyrique par un nouveau dispositif, libre, ouvert (en particulier aux formes thĂ©Ăątrales contemporaines), et qui peut en cours de reprĂ©sentation, toujours Ă©voluer : en somme une forme inachevĂ©e et mouvante, a work in progress
 12 instrumentistes rĂ©alisent la musique Ă©lectronique en temps rĂ©el, aux cĂŽtĂ©s de chanteurs et d’acteurs car la voix parlĂ©e comme le chant codifiĂ© sont prĂ©sents, imbriquĂ©s, affrontĂ©s, confrontĂ©s
 L’informatique permet au compositeur d’inventer des sĂ©quences au moment de la crĂ©ation et pour chaque reprĂ©sentation, alternant, complĂ©tant un schĂ©ma structurel qui lui est composĂ© de tableaux qui eux ont Ă©tĂ© prĂ©alablement Ă©crits et finalisĂ©s. Le dĂ©raison et la folie gouvernent le monde. Ici pas de personnages au sens d’incarnations fortes et de caractĂšres identifiables et expressifs, mais comme Ă  son habitude, des climats, des sensations qui aiguillonnent notre conscience, paniquent notre discernement
 Philippe Manoury nous alerte – mĂȘme s’il ne se dit pas engagĂ© : sa musique vivante, connectĂ©e, appelle Ă  la prise de conscience, tout en dĂ©veloppant une suite de lamentos poignant oĂč il s’agit de recouvrer notre humanitĂ© ; celle vĂ©ritable qui retrouve la voie d’une alliance harmonique avec la nature. DĂ©fi perdu d’avance. Et si Kein Licht (aucune lumiĂšre) Ă©tait le chant ultime avant la catastrophe ?

 

 

 

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KEIN LICHT de PHILIPPE MANOURY
Thinkspiel, création française
Strasbourg, les 22, 23, 24 et 25 septembre 2017
RĂ©servez

Paris, Opéra-Comique
Mercredi 18 octobre 2017, 20h
RĂ©servez

 
 
 

PIANO, annonce cd événements. Deutsche Grammophon annonce 2 prochains recueils discographiques : Schubert par Krystian Zimerman / Chopin par Daniil Trifonov.

PIANO, annonce cd Ă©vĂ©nements. Deutsche Grammophon annonce 2 prochains recueils discographiques : Schubert par Krystian Zimerman / Chopin par Daniil Trifonov. LES PLUS GRANDS PIANISTES SIGNENT ET ENREGISTRENT CHEZ DEUTSCHE GRAMMOPHON. L’actualitĂ© de la rentrĂ©e de septembre et octobre 2017 ne contredit pas notre constatation.
Schubert-Piano-Sonatas-D959-D960-DigipackAprĂšs un Ă©blouissant double coffret Beethoven, Ă©ditĂ© en aoĂ»t, oĂč Evgeny Kissin fait un retour remarquĂ© et prodigieusmeent rĂ©ussi chez Deutsche Grammophon (cycle de prises live de 2006 Ă  2016, soit une dĂ©cennie de reflexion et d’analyse beethovĂ©nienne), la marque jaune annonce pour cette rentrĂ©e 2017, deux autres opus monographiques, dĂ©fendus par deux autres piliers de son Ă©curie pianistique. KRYSTIAN ZIMERMAN, ambassadeur enchantĂ©, enivrĂ© de la Sehnsucht schubertienne (rĂ©cital des Sonates pour piano D 959 et D 960) – Ă  paraĂźtre le 8 septembre 2017. C’est le grand retour de Zimerman au studio, osant deux sommets de l’inspiration pianistique de Schubert, oĂč la traversĂ©es des mondes parallĂšles, invisibles, s’accompagne d’une quĂȘte vers la rive espĂ©rĂ©e, idĂ©ale, inaccessible.
Trifonov daniil play CHOPIN evocations, cd review, critique cd par classiquenews 1501857837_4795182Puis c’est le plus jeune talent prometteur de DG (avec le corĂ©en Seong-Jin Cho, Ă©gal passionnĂ© par l’écriture du Polonais, et autre trĂšs passionnant pianiste du label jaune), Daniil Trifonov qui rĂ©active les qualitĂ©s et vertus de l’école russe de piano, dans un programme dĂ©diĂ© Ă  son cher Chopin. Au menu – copieux de ce double album, Ă  paraĂźtre le 6 octobre 2017 : les 2 Concertos pour piano de FrĂ©dĂ©ric Chopin, opus 21 et opus 11 (Mikhail Pletnev et le Mahler Chamber Orchestra), Variations sur Mozart, air de Don Giovanni « Laci darem la mano », sans omettre une sĂ©lection d’hommages de divers compositeur Ă  l’éloquence mystĂ©rieuse et nostalgique de FrĂ©dĂ©ric : oeuvres de Schumann Grieg, Barber, Tchaikovsky (un poco di Chopin), enfin Mompou (Variations sur un thĂšme de Chopin). Titre de ce gĂ©nĂ©reux et prometteur recueil Chopin par Daniil Trifonov : « CHOPIN EVOCATIONS » ( 2cd Deutsche Grammophon 4797518). Prochaines critiques dĂ©veloppĂ©es sur classiquenews, dans le mag cd dvd livres
 chaque jour de la parution annoncĂ©e. Aucun doute, le plus grands pianistes sont chez DG — exception du meilleur pianiste actuel britannique, l’excellent et irrĂ©sistible Benjamin Grosvenor, fidĂšle signataire chez Decca

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LIRE aussi : Evgeny KISSIN joue et enregistre Beethoven pour Deutsche Grammophon / Daniil Trifonove joue Liszt / Premier disque Chopin du coréen Seong-Jin Cho, dernier lauréat du Concours Chopin de Varsovie


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DVD, compte rendu. DONIZETTI : La Favorite. Elina Garanca, K M Chichon (2 dvd Deutsche Grammophon)

donizetti la favorite elina garanca chichon munich dvd deutsche grammophon by classiquenewsDVD, compte rendu. DONIZETTI : La Favorite. Elina Garanca, K M Chichon (2 dvd Deutsche Grammophon). MUNICH, novembre 2016. « La Garanca » chante La Favorite de Donizetti
 dans une production globalement satisfaisante. L’OpĂ©ra bavarois Ă  Munich, sous la direction de Nikolaus Bachler confirme une nette prĂ©fĂ©rence pour les italiens romantiques Ă  Paris, bientĂŽt Semiramide de Rossini et pour l’heure fin 2016, cette Favorite de Donizetti, Ă©pisode rĂ©aliste, expressif de la veine belcantiste, romantique et française. La mise en scĂšne d’AmĂ©lie Niermeyer se sort d’une intrigue Ă  raisons Ă©pinglĂ©e, artificielle voire maladroite : on y perçoit trĂšs clairement l’agressivitĂ© permanente de Balthazar (trop raide Mika Kares) pour Leonor(a) de Guzman, hĂ©roĂŻne centrale de la piĂšce lyrique, ĂȘtre tiraillĂ©, Ă©prouvĂ©, qui souffre dans un monde qui ne la comprend pas et la rejette toujours. En français (souvent inintelligible), ElÄ«na Garanča Ă©tonne par son phrasĂ© naturel et sa profondeur de vraie grande actrice, de surcroĂźt affublĂ©e de couleurs vocales de grande sĂ©duction. D’ailleurs cette profondeur et cette Ă©paisseur dramatique trouvent dans la direction de Chichon un soutien idĂ©al, lequel aime visiblement Ă  colorer la soie tragique de la partition, aux maintes beautĂ©s mĂ©lodiques. Le roi Alphonse XI trouve en Mariusz Kwiecien, une belle autoritĂ© virile. Mais il ne peut rivaliser avec l’intĂ©rioritĂ© elle aussi bĂ©nĂ©fique que trouve Matthew Polenzani dans le personnage moins carton pĂąte qu’il n’y paraĂźt de Fernand. L’ĂȘtre solitaire, incompris, Ă  la fois nostalgique et frustrĂ© de Leonor surgit indiscutablement ici, avec une Ă©vidence de premier plan. La vraie vedette de la soirĂ©e munichoise reste le mezzo sauve et grave de l’immense ElÄ«na Garanča. Convaincante incarnation.

 

 

 

 

 

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Compte rendu, dvd. DONIZETTI : La Favorite. Elina Garanca, K M Chichon (2 dvd Deutsche Grammophon). Gaetano Donizetti (1797-1848) : La Favorite, opĂ©ra en quatre actes / livret d’Alphonse Royer, Gustave VaĂ«z et EugĂšne Scribe. Mise en scĂšne : AmĂ©lie Niermeyer. ElÄ«na Garanča (LĂ©onor de Guzman) ; Matthew Polenzani (Fernand) ; Mariusz Kwiecien (Alphonse XI) ; Mika Kares (Balthazar) ; Josha Owen Mills (Don Gaspard) ; Elsa Benoit (InĂšs). ChƓur et orchestre national de BaviĂšre ; direction : Karel Mark Chichon.

 
 

Les Cimes Ă  Val d’IsĂšre : Festival et AcadĂ©mie

cimes-festival-2017-val-d-isere-les-cimes-festival-et-academie-presentation-annonce-sur-classiquenewsVAL D’ISERE, Festival LES CIMES jusqu’au 6 aoĂ»t 2017. DĂšs le 24 juillet 2017, Les Cimes Ă  Val d’IsĂšre, Ă  la fois Festival et AcadĂ©mie, offre master classes et concerts, permettant aux jeunes instrumentistes acadĂ©miciens de se perfectionner la journĂ©e, aux festivaliers de suivre leurs avancĂ©es Ă  l’occasion de concerts donnĂ©s le soir ou en aprĂšs midi, Ă  l’église ou Ă  l’Auditorium du Palais des CongrĂšs de Val d’IsĂšre
 FidĂšle Ă  sa mission de transmission et de pĂ©dagogie, le festival Les CĂźmes ose stimuler toujours plus loin les capacitĂ©s de ses jeunes Ă©lĂšves instrumentistes. Les cours et master classes sont complĂ©tĂ©s par des concerts publiques. La prĂ©sence d’un orchestre permet surtout aux plus douĂ©s de se confronter Ă  l’expĂ©rience orchestrale et concertante, 
 jalon dĂ©cisif dans la carriĂšre d’un jeune soliste.
Dans la station, tous les jours, le festivalier peut suivre Ă  l’église et Ă  l’auditorium du Palais des CongrĂšs de Val d’IsĂšre, les progrĂšs des jeuness musiciens
 au piano, au violon, Ă  la contrebasse, au chant. Plusieurs temps forts cette annĂ©e soulignent les bĂ©nĂ©fices de cet apprentissage sans Ă©quivalent pendant l’étĂ© : Ă  ne pas manquer par exemple : les concerts de musique de chambre (Sonates violon et piano : « Le Printemps » et « Kreutzer » de Beethoven, Ă  l’église de Val d’IsĂšre, les 27 juillet puis 1er aoĂ»t 2017 – carte blanche au violoniste Ami Flammer-, Ă  21h – sommet de l’écriture intĂ©rieure, allusive, chambriste
) ; mais aussi les rĂ©citals de guitare de JĂ©rĂ©my Jouve le 24 juillet, et de RĂ©mi Jousselme, le 31 juillet.

Les derniers rendez-vous du Festival, – prĂ©cisĂ©ment du 3 au 5 aoĂ»t, sont tout autant passionnants et prometteurs (tous en accĂšs libre pour les estivants sĂ©journant Ă  Val d’IsĂšre) : ainsi dĂšs le jeudi 3 aoĂ»t, place de l’Office de Tourisme, Ă  17h, Concert symphonique (Saint-SaĂ«ns, Mendelssohn), le 4 aoĂ»t (performance orchestrale au lac de l’Ouillette, Ă  14h (concert symphonique en plein air Ă  2600 m d’altitude dans un environnement d’une beautĂ© Ă  couper le souffle), enfin les soirs des 4 et 5 aoĂ»t, immersion symphonique et concertante (21h) au palais des CongrĂšs grĂące Ă  la participation de l’orchestre prĂ©sent cet Ă©tĂ© Ă  Val d’IsĂšre : l‘Orchestre Symphonique de Douai-RĂ©gion Hauts de France, dirigĂ© par le chef Jean-Jacques Kantorow (dĂ©jĂ  prĂ©sent avec le violoniste Ami Flammer Ă  l’étĂ© 2016). En programmant perles de la musique de chambre romantique et grandes oeuvres du rĂ©pertoire symphonique, le festival Les CĂźmes cultive ce goĂ»t de la qualitĂ© et du partage qui font chaque Ă©tĂ©, l’intĂ©rĂȘt d’un cycle de concerts et de performances Ă  ne manquer sous aucun prĂ©texte. La nature, la montagne, la musique composent ainsi Ă  Val d’IsĂšre, un cocktail dĂ©tonnant, particuliĂšrement attractif. Un must Ă  vivre l’étĂ© sur les cĂźmes alpines. Ecoutez, respirez, vous ĂȘtes aux sommets.

Programme Les Cimes 2017
Val d’Isùre
Eglise, Auditorium

LUNDI 24 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Récital « les grands maßtres de la guitare »
Jérémy Jouve, guitare
Entrée libre
Master Classes en journée

DĂ©jĂ  prĂ©sent aux Cimes, le guitariste JĂ©rĂ©my Jouve joue Joaquin Rodrigo, grand maĂźtre de la musique espagnole du 20Ăšme siĂšcle, l’italien Mario Castelnuovo-tedesco dans un hommage virtuose Ă  Paganini, enfin Mathias Duplessy
 soit un programme idĂ©al pour l’acoustique de l’église de Val d’IsĂšre.

Mathias Duplessy (1972)
Nocturne n°1
Cavalcade

Joaquin Rodrigo (1901-1999)
Junto al Generalife
Sonata Giocosa

Mario Castelnuovo-Tedesco (1895-1968)
Capriccio diabolico «Omaggio a Paganini» op 85

Mathias Duplessy (1972)
Oulan Bator

MARDI 25 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Concert « Carte Blanche aux artistes »
Autour du Violon et Piano

Joanna MATKOWSKA, violon
Paisit BON-DANSAC, piano
Entrée libre
Master Classes en journée

L’AcadĂ©mie est un lieu de rencontre oĂč se cĂŽtoient artistes de renom et nouvelle gĂ©nĂ©ration d’instrumentistes parmi les plus talentueux
 Le concert rĂ©unit la professeure et violoniste Joanna Matkowska, artiste et le jeune pianiste Paisit Bon-Dansac, dĂ©jĂ  remarquĂ© l’annĂ©e derniĂšre aux Cimes pour son interprĂ©tation du 1er Concerto de Beethoven. Le Festival sait accorder les sensibilitĂ©s : les deux artistes ont Carte Blanche pour faire dĂ©couvrir au public leurs univers musicaux Ă  deux voix


MERCREDI 26 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre
CONCERT
Master Classes en journée
Entrée libre

JEUDI 27 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre, 21h

Concert Sonates piano et violon
Philip Bride, violon
Erik Berchot, piano
Entrée libre / Masterclasses en journée

L.V. BEETHOVEN (1770-1827)
Sonate Nr.5 Opus 24 en fa majeur dite «Le Printemps»
1.Allegro
2.Adagio molto espressivo
3.Scherzo «Allegro molto»
4.Allegro ma non troppo

F. CHOPIN (1810-1849)
Andante Spianato et Grande Polonaise Opus 22
en mi b majeur

J. BRAHMS (1833-1897)
Sonate Nr.3 Opus 108 en ré mineur
1.Allegro
2.Adagio
3.Un poco presto e con sentimento
4.Presto agitato

Chaque annĂ©e, le Festival des Cimes accueille Philip Bride et Erik Berchot dans l’interprĂ©tation de partitions majeures de la musique de chambre : au programme cette annĂ©e pour la dĂ©lectation des festivaliers et aussi pour stimuler les jeunes instrumentistes acadĂ©miciens :

Beethoven_Hornemann-500-carreL.V. BEETHOVEN (1770-1827) : Sonate Nr.5, opus 24 en fa majeur dite «Le Printemps».  La Sonate dite « Le Printemps » est la plus populaire des sonates pour violon et piano du compositeur avec la Sonate Ă  Kreutzer mais Ă©galement l’une de ses oeuvres les plus poĂ©tiques. Le mouvement initial est un dĂ©licieux Allegro dont le premier thĂšme, Ă  la fois tranquille et doux, est chanté tour a  tour par le violon et par le piano, avant de s’opposer Ă  un second thĂšme rythmiquement plus vigoureux.
L’Adagio molto espressivo expose une idĂ©e trĂšs lyrique dont l’esprit Ă©voque Mozart et qui s’enrichit Ă  chacune de ses reprises, puis un bref scherzo plein d’impatience s’engage sur l’unisson des deux instruments et encadre un trio conçu comme une parenthĂšse. C’est chez Mozart, encore, que Beethoven a puisĂ© le thĂšme du rondo Allegro ma non troppo : il s’est en effet inspirĂ© d’un motif prĂ©sent Ă  la fin de l’air de Vitellia : « Non piu  di fiori vaghe catene », air capital et de mĂ©tamorphose, Ă  l’acte II de La ClĂ©mence de Titus, hommage d’un jeune musicien a  son illustre aĂźnĂ©. Il le traite avec la mĂȘme grĂące et la mĂȘme spontanĂ©itĂ© que le motif principal du mouvement initial, justifiant ainsi, le sous-titre apocryphe de sonate du « Printemps », attribuĂ© à la partition, aprĂšs la mort de Beethoven.

chopin_arte_200-ans_soiree_speciale_television_arte-Frederic_ChopinF. CHOPIN (1810-1849) : Andante Spianato et Grande Polonaise, opus 22 en mi b majeur
Chopin a vingt ans. DĂ©jĂ  fort apprĂ©ciĂ© comme virtuose, il Ă©crit sa Grande Polonaise brillante qu’il fera prĂ©cĂ©der, cinq ans plus tard, d’un Andante Spianato. Sous les traits enrubannĂ©s se rĂ©vĂšle l’admirateur de l’opĂ©ra italien. L’Andante rĂȘveur contraste avec la Polonaise pĂ©tulante.» Souvent Chopin a jouĂ© cette Ɠuvre irrĂ©sistible en ouverture pour s’assurer l’enthousiasme fascinĂ© de son auditoire. Loin des accents trĂ©pidants et virtuoses des autres phĂ©nomĂšnes au clavier, Chopin innove dans l’Andante spianato qui exige une dextĂ©ritĂ© digitale articulĂ©e et flexible (le fameux « toucher chantant »), dĂ©voilant la profondeur sous l’apparente simplicitĂ© du chant pianistique.

J.BRAHMS (1833-1897) : Sonate Nr.3, opus 108 en ré mineur
Brahms johannes-brahms-1327943834-view-0ComposĂ© pendant le dernier Ă©tĂ© passĂ© au lac de Thoune, en 1888, la Sonate n°3, se dĂ©marque des deux prĂ©cĂ©dentes par un ton nouveau, plus introspectif, moins passionnĂ© et dĂ©monstratif, moins directement inspirĂ© par la Nature mais plus concernĂ©e par la vie intĂ©rieure. Ainsi le ton de la rĂȘverie et du songe intime traverse et porte tout le mouvement lent (2Ăš mouvement). Le dernier mouvement (3Ăš) est plus imprĂ©visible et fantasque, Ă  la fois animĂ© et parodique.

VENDREDI 28 et SAMEDI 29 JUILLET 2017
Eglise de Val d’Isùre à 21h
Concerts des Académiciens
Entrée libre
À partir de 14h jusqu’à 18h30
À l’issue des classes de perfectionnement, les AcadĂ©miciens se produisent en journĂ©e et en soirĂ©e, Ă  l’église et Ă  l’auditorium du Centre des congrĂšs. C’est donc l’aboutissement d’une pleine semaine de travail et d’approfondissement menĂ©s lors des nombreuses masterclasses. Mise Ă  disposition des programmes les 28 et 29 juillet au matin Ă  l’Office de Tourisme, au Centre des CongrĂšs et sur le site internet de l’AcadĂ©mie :
www.academiemusicale-valdisere.com

LUNDI 31 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre à 21h
RĂ©cital les grands maĂźtres de la guitare
RĂ©mi Jousselme, guitare
Entrée Libre

DeuxiĂšme opus de la sĂ©rie de rĂ©citals de guitare dont le Festival est friand. AprĂšs JĂ©rĂ©my Jouve en ouverture des Cimes, le 24 juillet, voici RĂ©mi Jousselme, dans un programme de guitare classique et contemporaine. Du jeu de JĂ©rĂ©my Jouve, les critiques ont louĂ© entre autres l’intense raffinement et la rĂ©elle poĂ©sie.

Luys de Narvaez (1490-1547)
– Fantasia del quarto toño
– Variations Conde Claros
– Fantasia sobre Adieu mes amours
de Josquin
Fantasia del tercero toño

Josquin des Pres/Narvaez
Mille regretz

Jean Richafort/Narvaez
Je veulx laysser melancholie

Domenico Scarlatti (1685-1757)
Sonatas K208 & 322

Joaquin Turina (1882-1949)
RĂ faga

Toru Takemitsu (1930-1996)
– Wainscot Pond
– 3 Songs, arrangements Toru
Takemitsu :
– Over the rainbow / Harold Arlen
– Amours Perdues /Joseph Kosma
Summertime /Georges Gershwin

Francisco Tarrega (1852-1909)
Recuerdos de la Alhambra 4

MARDI 1er AOÛT 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Carte Blanche Ă  Ami Flammer
Sonates violon / piano
Ami Flammer, violon
Paisit Bon-Dansac, piano
Entrée libre
Autour de la Sonate Ă  Kreutzer

10 Ă©ditions, c’est 10 ans de rencontres… parmi elles, des artistes clĂ©s qui ont marquĂ© l’esprit et l’hisotire des Cimes, tant par leur tempĂ©rament artistique que leur charisme humain : un modĂšle pour bon nombre de jeunes artistes qui souhaitent progresser toujours et encore : ainsi Ami Flammer, violoniste, Ă©crivain et chef d’orchestre a su insuffler Ă  l’édition 2016 des Cimes, une ambiance de travail, de plaisir et de discipline comme rarement. Le 1er aoĂ»t 2017, le musicien joue la Sonate Ă  Kreutzer de Beethoven, autre temps fort du festival.
Master Classes en journée.

L.V.BEETHOVEN (1770-1827) : Sonate pour violon et piano nÂș 9 en La Majeur, op.47 dite «à Kreutzer»

1. Adagio sostenuto – Presto
2. Andante con Variazioni
- Variation I
- Variation II
- Variation III
- Variation IV
3. Presto
Suite du programme à découvrir sur place

beethoven 220 220px-BeethovenLa Kreutzer qui a inspirĂ© TolstoĂŻ (nouvelle Ă©ponyme Ă©ditĂ©e en 1891), demeure la plus cĂ©lĂšbre des sonates pour piano et violon de Beethoven, la plus longue, la plus dĂ©licate, et Ă  juste titre la plus populaire. C’est d’abord un Ă©pisode cadentiel, Adagio sostenuto, dominĂ© par de grands accords du violon auxquels rĂ©pond le piano, avant le lancement du thĂšme Ă©nergique Presto. ProfondĂ©ment dynamique, ce mouvement est marquĂ© par un emportement presque rageur et passionnĂ© que viennent accentuer les accords arrachĂ©s en pizzicati, les martĂšlements du piano, les points d’orgue. Suit le deuxiĂšme mouvement : Andante con variazioni, sur un long thĂšme poĂ©tique et serein, d’abord ornementĂ© par le piano puis par le violon dans les deux premiĂšres variations. AprĂšs le climat dramatique de la variation suivante, la derniĂšre
variation prĂ©sente ce thĂšme sous un nouvel Ă©clairage. Beethoven avait d’abord destinĂ© le Presto final Ă  la Sonate op. 30 no 1 avant de le reprendre pour celle-ci : un grand accord de la au piano inaugure ce mouvement nerveux et impĂ©tueux, aux rythmes bien marquĂ©s, oĂč les deux instruments mĂšnent une lutte incessante. Quatre mesures Adagio prĂ©cĂšdent une coda lumineuse et conquĂ©rante.

MERCREDI 2 AOÛT 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Concert et masterclasses
Entrée libre
Plusieurs artistes commenteront les oeuvres musicales travaillées par les académiciens et apporteront leurs conseils musicaux sur scÚne.

JEUDI 3 AOÛT 2017
Place de l’Office de Tourisme, 17h
Concert symphonique : Saint-Saëns, Mendelssohn
Concert avec l’Orchestre Symphonique de Douai-RĂ©gion Hauts de France

David Moreau, violon
Lisa Strauss, violoncelle
Jean-Jacques Kantorow, direction

Les CĂźmes cultivent l’ouverture et le partage : ainsi chaque Ă©tĂ©, un grand concert publique en plein air offre un bain symphonique Ă  tous les visiteurs dans la station. Devant l’Office de Tourisme, le concert propose deux oeuvres clĂ©s du rĂ©pertorie romantique, permettant Ă  deux jeunes solistes, confrontĂ©s au genre concertant, de dĂ©montrer leur musicalitĂ© et leur sensibilitĂ©. Le chef requis pour cette performance, Jean-Jacques Kantorow Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©sent en 2016, habile pilote d’un autre orchestre alors, le Symphonique de l’OpĂ©ra de Toulon. DurĂ©e : 50 mn – EntrĂ©e libre
Report au Centre de CongrÚs à 21h00 en cas de mauvaise météo

Saint-Saëns (1835-1921)
Concerto No.1 en la mineur, Op. 33 pour violoncelle
1.Allegro non troppo
2.Allegretto
3.Tempo primo

Felix Mendelssohn (1809-1847)
Concerto en mi mineur, Op. 64 pour violon
1.Allegro molto appassionato
2.Andante
3.Allegro molto vivace 

VENDREDI 4 AOÛT 2017
Lac de l’Ouillette, 14h
Concert symphonique en plein air
Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction
Paul Serri, violon
DurĂ©e : 50 mn – accĂšs libre

Le Festival Les CĂźmes propose l’un des temps forts de sa programmation estivale, laquelle donne tous son sens Ă  l’évĂ©nement qui cultive le goĂ»t des sommets, en altitude comme en niveau musical. AprĂšs le dĂ©jeuner, place Ă  la musique, lors d’une performance concert en plein air, Ă  2600
mĂštres d’altitude. L’accĂšs se fait en tĂ©lĂ©siĂšge ou en voiture – annulĂ© en cas de mauvaises conditions mĂ©tĂ©orologiques. Au programme :

L.W. Beethoven (1770-1827)
Concerto pour violon en ré majeur op. 61
1er Mvt : Allegro ma non troppo
2Ăšme Mvt : Larghetto
3Ăšme Mvt : Rondo allegro

VENDREDI 4 AOÛT 2017
Auditorium du Centre des congrĂšs, 21h
Concert / Soirée «  Concerto »

Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction
John Gade, piano
David Moreau, violon
Entrée libre.
En journée, masterclasses

W. A. Mozart (1756-1791) :
Concerto No. 20 en ré mineur K466 pour piano
1er Mvt : Allegro
2Ăšme Mvt : Romanze
3Ăšme Mvt : Rondeau: Allegro assai
John Gade, piano

Felix Mendelssohn (1809-1847)
Concerto en mi mineur, Op. 64 pour violon
1er Mvt : Allegro molto appassionato
2Ăšme Mvt : Andante
3Ăšme Mvt : Allegro molto vivace
David Moreau, violon

SAMEDI 5 AOÛT 2017
Auditorium du Centre des congrĂšs, 21h
Concert – « SoirĂ©e prestige »
Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction
Delphine Haidan, mezzo-soprano
Romane Oren, piano
Paul Serri, violon

EntrĂ©e libre – En journĂ©e, master classes

Pour chaque fin de session, Les Cimes proposent chaque Ă©tĂ©, une conclusion en apothĂ©ose, oĂč brille la grĂące juvĂ©nile de ses jeunes acadĂ©miciens invitĂ©s Ă  jouer avec l’orchestre prĂ©sent. Pour cette soirĂ©e exceptionnelle, l’Orchestre Symphonique de Douai et les solistes – chanteuse aguerrie et jeunes instrumentistes virtuoses, sous la baguette de Jean-Jacques Kantorow, jouent un programme ambitieux et subtil, de surcroĂźt en accĂšs libre, associant la facĂ©tie concertante de Haydn, le feu beethovĂ©nien et la grĂące mozartienne : grand bain symphonique, air d’opĂ©ra et mĂ©lodie romantique française y rivalisent de profondeur et d’élĂ©gance, de gravitĂ© et de sensibilitĂ©. Chanteuse, instrumentistes, orchestre
 tous les ingrĂ©dients sont Ă  nouveau rĂ©unis pour captiver le public de l’Auditorium.

Joseph Haydn (1732-1809)
Concerto en ré majeur, Hob. XVIII
No. 11 :
3ùme Mvt : Rondo all’ungarese,
allegro assai
Romane Oren, piano

L.W. Beethoven (1770-1827)
Concerto pour violon
en ré majeur op. 61
1er Mvt : Allegro ma non troppo
2Ăšme Mvt : Larghetto
3Ăšme Mvt : Rondo allegro
Paul Serri, violon

W. A. Mozart (1756-1791) :
Airs de concert :
Vado, ma dove?, K.583

Hector Berlioz (1803-1869) :
Les nuits d’étĂ©, Op. 7,
Le spectre de la rose
Delphine Haidan, mezzo-soprano

Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction

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Toutes les infos, les modalitĂ©s de rĂ©servation sur le site des Cimes Ă  Val d’IsĂšre, Festival & AcadĂ©mie 2017

VIDEO : DECOUVRIR L’EDITION 2016 du Festival LES CIMES Ă  Val d’IsĂšre

festival-les-cimes-2016-reportage-video-exclusif-par-classiquenews

VOSGES du sud : Dernier Week end JS BACH au Festival Musique & MĂ©moire

alia MensVOSGES DU SUD. JS BACH Ă  Musique & MĂ©moire, 27-30 juillet 2017. Le dernier week end du festival MUSIQUE & MEMOIRE dans les Vosges du Sud promet d’ĂȘtre particuliĂšrement passionnant, dĂ©fendu par un rĂ©cent ensemble dĂ©diĂ© Ă  l’éloquence irrĂ©sistible de JS BACH : Alia Mens. Le collectif pilotĂ© par le claveciniste Olivier Spilmont rĂ©alise pour Musique & MĂ©moire, une rĂ©sidence de 3 annĂ©es (principe familier Ă  prĂ©sent du Festival en Haute-SaĂŽne). A partir du jeudi 27 juillet et jusqu’au dimanche 30 juillet, soit Ă  travers 4 concerts nouveaux, l’ensemble sur instruments d’époque approfondit ainsi Ă  l’invitation du festival dirigĂ© par Fabrice Creux, sa propre lecture de Jean-SĂ©bastien Bach, dans le registre profane (Concertos Brandebourgeois n°1, 2 et 3, 
) et sacrĂ© (Cantates). Olivier Spilmont a rĂ©cemment publier chez Paraty, un excellent disque intitulĂ© «  la citĂ© cĂ©leste » regroupant 3 cantates de JS BACH parmi les plus bouleversante jamais enregistrĂ©es (en cela aussi intĂ©ressantes que celles enregistrĂ©es par l’ensemble belge Vox Luminis, autre collectif rĂ©guliĂšrement invitĂ© par Musique & MĂ©moire). A Saint-BarthĂ©lĂ©my, HĂ©ricourt, puis Luxeuil les Bains (au pied du sublime buffet d’orgue XVIIĂš de la Basilique Saint-Pierre), Alia Mens joue Sonates, Partita, Concertos pour clavecin, pour violon, mais aussi plusieurs cantates assemblĂ©es en programmes d’une indiscutable cohĂ©rence.
spilmont olivier alia mens copyright PA POINSIGNONMusique & MĂ©moire crĂ©Ă©e l’évĂ©nement Ă  l’étĂ© 2017, en permettant Ă  un jeune ensemble en rĂ©sidence, d’approfondir encore et encore, sa comprĂ©hension exceptionnelle de Jean-SĂ©bastien Bach. L’offre musicale est l’une des plus essentielles Ă  suivre s’agissant de l’interprĂ©tation la plus fine de la musique du Directeur de la musique Ă  Leipzig.

Le cycle dĂ©fendu dans les Vosges du sud par Alia Mens s’intitule « BACH, LE VOYAGE DU RUISSEAU  », soit 4 programmes en crĂ©ation prĂ©sentĂ©s dans le cadre du festival Musique & MĂ©moire, dans les Vosges du Sud.

 

 

 

Les 27, 28, 29 et 30 juillet 2017
Programme complet
des 4 concerts JS BACH
Ă  Musique et MĂ©moire :

 

 

 

Jeudi 27 juillet, 21 h
Eglise de Saint-Barthélemy
Pour la rĂ©crĂ©ation de l’esprit…
Sonate en si mineur pour violon et clavecin obligé BWV 1014
Partita n° 1 en si mineur pour violon seul BWV 1002
Sonate en fa mineur pour violon et clavecin oblige BWV 1018

Alia Mens
Stéphanie Paulet, violon
Olivier Spilmont, clavecin

 

 

 

Vendredi 28 juillet, 21 h
Eglise luthĂ©rienne d’HĂ©ricourt
Musica Poetica
Concerto pour clavecin en do mineur BWV 1060
Concerto pour violon en mi majeur BWV 1042
Cantate profane Weichet nur, betrĂŒbte Schatten BWV 202, 1718 (soprano solo)

Alia Mens
Jenny Högström, soprano
Laura Duthuillé, hautbois
Stéphanie Paulet, violon
Stéphan Dudermel, violon
Fiona Emilie Poupard, violon
Simon Heyerick, alto
JĂ©rĂŽme Vidaller, violoncelle
Christian Staude, contrebasse
Eulalie Poinsignon, clavecin
Olivier Spilmont, clavecin et direction

 

 

 

Samedi 29 juillet, 21 h
Basilique Saint-Pierre de Luxeuil-les-Bains
Soli Deo Gloria
Un office pour l’anniversaire de la RĂ©forme
Kyrie et Gloria – Missa brevis BWV 233
Cantate Mit Fried und Freud BWV 125, 1725 (pour la fĂȘte de la Purification)
Cantate Ein’ feste Burg ist unser Gott BWV 80, 1724 (pour la fĂȘte de la RĂ©forme)
Cum Sancto Spiritu – Missa brevis BWV 233

Alia Mens
Jenny Högström, soprano
Marie Frédérique Girod, soprano
CĂ©cile Achille, soprano
Pascal Bertin, alto
Damien Ferrante, alto
AnaĂźs Bertrand, alto
Dàvid Szigetvàri, ténor
Stéphen Collardelle, ténor
Pierre Perny, ténor
Victor Sicard, basse
Geoffroy BuffiĂšre, basse
René Ramos Premier, basse
Stéphanie Paulet, premier violo,
Fiona Emilie Poupard, violon
Varoujan Doneyan, violon
Stephan Dudermel, second violon
Benjamin Lescoat, violon
Simon Heyerick, alto
Myriam Mahnane, alto
JĂ©rĂŽme Vidaller, violoncelle
Ronan Kernoa, violoncelle
Christian Staude, contrebasse
Niels Coppalle, basson
Anna Besson, traverso
Laura Duthuillé, hautbois
Vincent Blanchard, hautbois
Nathalie Petibon, hautbois
Jeroen Billiet, cor
Yannick Maillet, cor
Eulalie Poinsignon, orgue positif
Olivier Spilmont, direction

 

 

 

Dimanche 30 juillet, 21 h
Basilique Saint-Pierre de Luxeuil-les-Bains
Collegium musicum II
Concerto Brandebourgeois n°1 en fa majeur BWV 1046
Concerto pour 2 violons en ré mineur BWV 1043
Concerto Brandebourgeois n°3 en sol majeur BWV 1048

Alia Mens
Stéphanie Paulet, premier violon et violon piccolo
Stéphan Dudermel, violon
Fiona Emilie Poupard, violon
Varoujan Doneyan, violon
Benjamin Lescoat , violon
Simon Heyerick, alto
Myriam Mahnane, alto
JĂ©rĂŽme Vidaller, violoncelle
Ronan Kernoa, violoncelle
Nils de Dinechin, violoncelle
Christian Staude, contrebasse
Niels Coppalle, basson
Vincent Blanchard, hautbois
Laura Duthuillé, hautbois
Nathalie Petibon, hautbois
Jeroen Billiet, cor
Yannick Maillet, cor
Eulalie Poinsignon, orgue positif et clavecin
Olivier Spilmont, clavecin et direction

 

 

 

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LIRE aussi notre prĂ©sentation complĂšte du Festival MUSIQUE & MEMOIRE 2017 : les 3 week ends d’un voyage musical et artistique parmi les plus captivants de l’étĂ© 2017

LIRE la critique complĂšte du cd La CitĂ© CĂ©leste / Cantates de Weimar de Jean-SĂ©bastien BACH par Alia Mens, Olivier Spilmont (enregistrement de septembre 2016), CLIC de CLASSIQUENEWS du printemps 2017 (mai 2017) / et aussi notre entretien exclusif d’Olivier Spilmont Ă  propos des cantates de JS Bach

 

 

 

 

Festival MUSIQUE ET MEMOIRE dans les Vosges du SudVISITER le site du festival MUSIQUE & MEMOIRE, Ă©dition 2017 :

http://www.musetmemoire.com/article.php?id=334

 

 

 

VAL D’ISERE, Festival LES CIMES jusqu’au 6 aoĂ»t 2017

cimes-festival-2017-val-d-isere-les-cimes-festival-et-academie-presentation-annonce-sur-classiquenewsVAL D’ISERE, Festival LES CIMES jusqu’au 6 aoĂ»t 2017. DĂšs le 24 juillet 2017, Les Cimes Ă  Val d’IsĂšre, Ă  la fois Festival et AcadĂ©mie, offre master classes et concerts, permettant aux jeunes instrumentistes acadĂ©miciens de se perfectionner la journĂ©e, aux festivaliers de suivre leurs avancĂ©es Ă  l’occasion de concerts donnĂ©s le soir ou en aprĂšs midi, Ă  l’église ou Ă  l’Auditorium du Palais des CongrĂšs de Val d’IsĂšre
 FidĂšle Ă  sa mission de transmission et de pĂ©dagogie, le festival Les CĂźmes ose stimuler toujours plus loin les capacitĂ©s de ses jeunes Ă©lĂšves instrumentistes. Les cours et master classes sont complĂ©tĂ©s par des concerts publiques. La prĂ©sence d’un orchestre permet surtout aux plus douĂ©s de se confronter Ă  l’expĂ©rience orchestrale et concertante, 
 jalon dĂ©cisif dans la carriĂšre d’un jeune soliste.
Dans la station, tous les jours, le festivalier peut suivre Ă  l’église et Ă  l’auditorium du Palais des CongrĂšs de Val d’IsĂšre, les progrĂšs des jeuness musiciens
 au piano, au violon, Ă  la contrebasse, au chant. Plusieurs temps forts cette annĂ©e soulignent les bĂ©nĂ©fices de cet apprentissage sans Ă©quivalent pendant l’étĂ© : Ă  ne pas manquer par exemple : les concerts de musique de chambre (Sonates violon et piano : « Le Printemps » et « Kreutzer » de Beethoven, Ă  l’église de Val d’IsĂšre, les 27 juillet puis 1er aoĂ»t 2017 – carte blanche au violoniste Ami Flammer-, Ă  21h – sommet de l’écriture intĂ©rieure, allusive, chambriste
) ; mais aussi les rĂ©citals de guitare de JĂ©rĂ©my Jouve le 24 juillet, et de RĂ©mi Jousselme, le 31 juillet.

Les derniers rendez-vous du Festival, – prĂ©cisĂ©ment du 3 au 5 aoĂ»t, sont tout autant passionnants et prometteurs (tous en accĂšs libre pour les estivants sĂ©journant Ă  Val d’IsĂšre) : ainsi dĂšs le jeudi 3 aoĂ»t, place de l’Office de Tourisme, Ă  17h, Concert symphonique (Saint-SaĂ«ns, Mendelssohn), le 4 aoĂ»t (performance orchestrale au lac de l’Ouillette, Ă  14h (concert symphonique en plein air Ă  2600 m d’altitude dans un environnement d’une beautĂ© Ă  couper le souffle), enfin les soirs des 4 et 5 aoĂ»t, immersion symphonique et concertante (21h) au palais des CongrĂšs grĂące Ă  la participation de l’orchestre prĂ©sent cet Ă©tĂ© Ă  Val d’IsĂšre : l‘Orchestre Symphonique de Douai-RĂ©gion Hauts de France, dirigĂ© par le chef Jean-Jacques Kantorow (dĂ©jĂ  prĂ©sent avec le violoniste Ami Flammer Ă  l’étĂ© 2016). En programmant perles de la musique de chambre romantique et grandes oeuvres du rĂ©pertoire symphonique, le festival Les CĂźmes cultive ce goĂ»t de la qualitĂ© et du partage qui font chaque Ă©tĂ©, l’intĂ©rĂȘt d’un cycle de concerts et de performances Ă  ne manquer sous aucun prĂ©texte. La nature, la montagne, la musique composent ainsi Ă  Val d’IsĂšre, un cocktail dĂ©tonnant, particuliĂšrement attractif. Un must Ă  vivre l’étĂ© sur les cĂźmes alpines. Ecoutez, respirez, vous ĂȘtes aux sommets.

Programme Les Cimes 2017
Val d’Isùre
Eglise, Auditorium

LUNDI 24 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Récital « les grands maßtres de la guitare »
Jérémy Jouve, guitare
Entrée libre
Master Classes en journée

DĂ©jĂ  prĂ©sent aux Cimes, le guitariste JĂ©rĂ©my Jouve joue Joaquin Rodrigo, grand maĂźtre de la musique espagnole du 20Ăšme siĂšcle, l’italien Mario Castelnuovo-tedesco dans un hommage virtuose Ă  Paganini, enfin Mathias Duplessy
 soit un programme idĂ©al pour l’acoustique de l’église de Val d’IsĂšre.

Mathias Duplessy (1972)
Nocturne n°1
Cavalcade

Joaquin Rodrigo (1901-1999)
Junto al Generalife
Sonata Giocosa

Mario Castelnuovo-Tedesco (1895-1968)
Capriccio diabolico «Omaggio a Paganini» op 85

Mathias Duplessy (1972)
Oulan Bator

MARDI 25 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Concert « Carte Blanche aux artistes »
Autour du Violon et Piano

Joanna MATKOWSKA, violon
Paisit BON-DANSAC, piano
Entrée libre
Master Classes en journée

L’AcadĂ©mie est un lieu de rencontre oĂč se cĂŽtoient artistes de renom et nouvelle gĂ©nĂ©ration d’instrumentistes parmi les plus talentueux
 Le concert rĂ©unit la professeure et violoniste Joanna Matkowska, artiste et le jeune pianiste Paisit Bon-Dansac, dĂ©jĂ  remarquĂ© l’annĂ©e derniĂšre aux Cimes pour son interprĂ©tation du 1er Concerto de Beethoven. Le Festival sait accorder les sensibilitĂ©s : les deux artistes ont Carte Blanche pour faire dĂ©couvrir au public leurs univers musicaux Ă  deux voix


MERCREDI 26 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre
CONCERT
Master Classes en journée
Entrée libre

JEUDI 27 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre, 21h

Concert Sonates piano et violon
Philip Bride, violon
Erik Berchot, piano
Entrée libre / Masterclasses en journée

L.V. BEETHOVEN (1770-1827)
Sonate Nr.5 Opus 24 en fa majeur dite «Le Printemps»
1.Allegro
2.Adagio molto espressivo
3.Scherzo «Allegro molto»
4.Allegro ma non troppo

F. CHOPIN (1810-1849)
Andante Spianato et Grande Polonaise Opus 22
en mi b majeur

J. BRAHMS (1833-1897)
Sonate Nr.3 Opus 108 en ré mineur
1.Allegro
2.Adagio
3.Un poco presto e con sentimento
4.Presto agitato

Chaque annĂ©e, le Festival des Cimes accueille Philip Bride et Erik Berchot dans l’interprĂ©tation de partitions majeures de la musique de chambre : au programme cette annĂ©e pour la dĂ©lectation des festivaliers et aussi pour stimuler les jeunes instrumentistes acadĂ©miciens :

Beethoven_Hornemann-500-carreL.V. BEETHOVEN (1770-1827) : Sonate Nr.5, opus 24 en fa majeur dite «Le Printemps».  La Sonate dite « Le Printemps » est la plus populaire des sonates pour violon et piano du compositeur avec la Sonate Ă  Kreutzer mais Ă©galement l’une de ses oeuvres les plus poĂ©tiques. Le mouvement initial est un dĂ©licieux Allegro dont le premier thĂšme, Ă  la fois tranquille et doux, est chanté tour a  tour par le violon et par le piano, avant de s’opposer Ă  un second thĂšme rythmiquement plus vigoureux.
L’Adagio molto espressivo expose une idĂ©e trĂšs lyrique dont l’esprit Ă©voque Mozart et qui s’enrichit Ă  chacune de ses reprises, puis un bref scherzo plein d’impatience s’engage sur l’unisson des deux instruments et encadre un trio conçu comme une parenthĂšse. C’est chez Mozart, encore, que Beethoven a puisĂ© le thĂšme du rondo Allegro ma non troppo : il s’est en effet inspirĂ© d’un motif prĂ©sent Ă  la fin de l’air de Vitellia : « Non piu  di fiori vaghe catene », air capital et de mĂ©tamorphose, Ă  l’acte II de La ClĂ©mence de Titus, hommage d’un jeune musicien a  son illustre aĂźnĂ©. Il le traite avec la mĂȘme grĂące et la mĂȘme spontanĂ©itĂ© que le motif principal du mouvement initial, justifiant ainsi, le sous-titre apocryphe de sonate du « Printemps », attribuĂ© à la partition, aprĂšs la mort de Beethoven.

chopin_arte_200-ans_soiree_speciale_television_arte-Frederic_ChopinF. CHOPIN (1810-1849) : Andante Spianato et Grande Polonaise, opus 22 en mi b majeur
Chopin a vingt ans. DĂ©jĂ  fort apprĂ©ciĂ© comme virtuose, il Ă©crit sa Grande Polonaise brillante qu’il fera prĂ©cĂ©der, cinq ans plus tard, d’un Andante Spianato. Sous les traits enrubannĂ©s se rĂ©vĂšle l’admirateur de l’opĂ©ra italien. L’Andante rĂȘveur contraste avec la Polonaise pĂ©tulante.» Souvent Chopin a jouĂ© cette Ɠuvre irrĂ©sistible en ouverture pour s’assurer l’enthousiasme fascinĂ© de son auditoire. Loin des accents trĂ©pidants et virtuoses des autres phĂ©nomĂšnes au clavier, Chopin innove dans l’Andante spianato qui exige une dextĂ©ritĂ© digitale articulĂ©e et flexible (le fameux « toucher chantant »), dĂ©voilant la profondeur sous l’apparente simplicitĂ© du chant pianistique.

J.BRAHMS (1833-1897) : Sonate Nr.3, opus 108 en ré mineur
Brahms johannes-brahms-1327943834-view-0ComposĂ© pendant le dernier Ă©tĂ© passĂ© au lac de Thoune, en 1888, la Sonate n°3, se dĂ©marque des deux prĂ©cĂ©dentes par un ton nouveau, plus introspectif, moins passionnĂ© et dĂ©monstratif, moins directement inspirĂ© par la Nature mais plus concernĂ©e par la vie intĂ©rieure. Ainsi le ton de la rĂȘverie et du songe intime traverse et porte tout le mouvement lent (2Ăš mouvement). Le dernier mouvement (3Ăš) est plus imprĂ©visible et fantasque, Ă  la fois animĂ© et parodique.

VENDREDI 28 et SAMEDI 29 JUILLET 2017
Eglise de Val d’Isùre à 21h
Concerts des Académiciens
Entrée libre
À partir de 14h jusqu’à 18h30
À l’issue des classes de perfectionnement, les AcadĂ©miciens se produisent en journĂ©e et en soirĂ©e, Ă  l’église et Ă  l’auditorium du Centre des congrĂšs. C’est donc l’aboutissement d’une pleine semaine de travail et d’approfondissement menĂ©s lors des nombreuses masterclasses. Mise Ă  disposition des programmes les 28 et 29 juillet au matin Ă  l’Office de Tourisme, au Centre des CongrĂšs et sur le site internet de l’AcadĂ©mie :
www.academiemusicale-valdisere.com

LUNDI 31 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre à 21h
RĂ©cital les grands maĂźtres de la guitare
RĂ©mi Jousselme, guitare
Entrée Libre

DeuxiĂšme opus de la sĂ©rie de rĂ©citals de guitare dont le Festival est friand. AprĂšs JĂ©rĂ©my Jouve en ouverture des Cimes, le 24 juillet, voici RĂ©mi Jousselme, dans un programme de guitare classique et contemporaine. Du jeu de JĂ©rĂ©my Jouve, les critiques ont louĂ© entre autres l’intense raffinement et la rĂ©elle poĂ©sie.

Luys de Narvaez (1490-1547)
– Fantasia del quarto toño
– Variations Conde Claros
– Fantasia sobre Adieu mes amours
de Josquin
Fantasia del tercero toño

Josquin des Pres/Narvaez
Mille regretz

Jean Richafort/Narvaez
Je veulx laysser melancholie

Domenico Scarlatti (1685-1757)
Sonatas K208 & 322

Joaquin Turina (1882-1949)
RĂ faga

Toru Takemitsu (1930-1996)
– Wainscot Pond
– 3 Songs, arrangements Toru
Takemitsu :
– Over the rainbow / Harold Arlen
– Amours Perdues /Joseph Kosma
Summertime /Georges Gershwin

Francisco Tarrega (1852-1909)
Recuerdos de la Alhambra 4

MARDI 1er AOÛT 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Carte Blanche Ă  Ami Flammer
Sonates violon / piano
Ami Flammer, violon
Paisit Bon-Dansac, piano
Entrée libre
Autour de la Sonate Ă  Kreutzer

10 Ă©ditions, c’est 10 ans de rencontres… parmi elles, des artistes clĂ©s qui ont marquĂ© l’esprit et l’hisotire des Cimes, tant par leur tempĂ©rament artistique que leur charisme humain : un modĂšle pour bon nombre de jeunes artistes qui souhaitent progresser toujours et encore : ainsi Ami Flammer, violoniste, Ă©crivain et chef d’orchestre a su insuffler Ă  l’édition 2016 des Cimes, une ambiance de travail, de plaisir et de discipline comme rarement. Le 1er aoĂ»t 2017, le musicien joue la Sonate Ă  Kreutzer de Beethoven, autre temps fort du festival.
Master Classes en journée.

L.V.BEETHOVEN (1770-1827) : Sonate pour violon et piano nÂș 9 en La Majeur, op.47 dite «à Kreutzer»

1. Adagio sostenuto – Presto
2. Andante con Variazioni
- Variation I
- Variation II
- Variation III
- Variation IV
3. Presto
Suite du programme à découvrir sur place

beethoven 220 220px-BeethovenLa Kreutzer qui a inspirĂ© TolstoĂŻ (nouvelle Ă©ponyme Ă©ditĂ©e en 1891), demeure la plus cĂ©lĂšbre des sonates pour piano et violon de Beethoven, la plus longue, la plus dĂ©licate, et Ă  juste titre la plus populaire. C’est d’abord un Ă©pisode cadentiel, Adagio sostenuto, dominĂ© par de grands accords du violon auxquels rĂ©pond le piano, avant le lancement du thĂšme Ă©nergique Presto. ProfondĂ©ment dynamique, ce mouvement est marquĂ© par un emportement presque rageur et passionnĂ© que viennent accentuer les accords arrachĂ©s en pizzicati, les martĂšlements du piano, les points d’orgue. Suit le deuxiĂšme mouvement : Andante con variazioni, sur un long thĂšme poĂ©tique et serein, d’abord ornementĂ© par le piano puis par le violon dans les deux premiĂšres variations. AprĂšs le climat dramatique de la variation suivante, la derniĂšre
variation prĂ©sente ce thĂšme sous un nouvel Ă©clairage. Beethoven avait d’abord destinĂ© le Presto final Ă  la Sonate op. 30 no 1 avant de le reprendre pour celle-ci : un grand accord de la au piano inaugure ce mouvement nerveux et impĂ©tueux, aux rythmes bien marquĂ©s, oĂč les deux instruments mĂšnent une lutte incessante. Quatre mesures Adagio prĂ©cĂšdent une coda lumineuse et conquĂ©rante.

MERCREDI 2 AOÛT 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Concert et masterclasses
Entrée libre
Plusieurs artistes commenteront les oeuvres musicales travaillées par les académiciens et apporteront leurs conseils musicaux sur scÚne.

JEUDI 3 AOÛT 2017
Place de l’Office de Tourisme, 17h
Concert symphonique : Saint-Saëns, Mendelssohn
Concert avec l’Orchestre Symphonique de Douai-RĂ©gion Hauts de France

David Moreau, violon
Lisa Strauss, violoncelle
Jean-Jacques Kantorow, direction

Les CĂźmes cultivent l’ouverture et le partage : ainsi chaque Ă©tĂ©, un grand concert publique en plein air offre un bain symphonique Ă  tous les visiteurs dans la station. Devant l’Office de Tourisme, le concert propose deux oeuvres clĂ©s du rĂ©pertorie romantique, permettant Ă  deux jeunes solistes, confrontĂ©s au genre concertant, de dĂ©montrer leur musicalitĂ© et leur sensibilitĂ©. Le chef requis pour cette performance, Jean-Jacques Kantorow Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©sent en 2016, habile pilote d’un autre orchestre alors, le Symphonique de l’OpĂ©ra de Toulon. DurĂ©e : 50 mn – EntrĂ©e libre
Report au Centre de CongrÚs à 21h00 en cas de mauvaise météo

Saint-Saëns (1835-1921)
Concerto No.1 en la mineur, Op. 33 pour violoncelle
1.Allegro non troppo
2.Allegretto
3.Tempo primo

Felix Mendelssohn (1809-1847)
Concerto en mi mineur, Op. 64 pour violon
1.Allegro molto appassionato
2.Andante
3.Allegro molto vivace 

VENDREDI 4 AOÛT 2017
Lac de l’Ouillette, 14h
Concert symphonique en plein air
Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction
Paul Serri, violon
DurĂ©e : 50 mn – accĂšs libre

Le Festival Les CĂźmes propose l’un des temps forts de sa programmation estivale, laquelle donne tous son sens Ă  l’évĂ©nement qui cultive le goĂ»t des sommets, en altitude comme en niveau musical. AprĂšs le dĂ©jeuner, place Ă  la musique, lors d’une performance concert en plein air, Ă  2600
mĂštres d’altitude. L’accĂšs se fait en tĂ©lĂ©siĂšge ou en voiture – annulĂ© en cas de mauvaises conditions mĂ©tĂ©orologiques. Au programme :

L.W. Beethoven (1770-1827)
Concerto pour violon en ré majeur op. 61
1er Mvt : Allegro ma non troppo
2Ăšme Mvt : Larghetto
3Ăšme Mvt : Rondo allegro

VENDREDI 4 AOÛT 2017
Auditorium du Centre des congrĂšs, 21h
Concert / Soirée «  Concerto »

Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction
John Gade, piano
David Moreau, violon
Entrée libre.
En journée, masterclasses

W. A. Mozart (1756-1791) :
Concerto No. 20 en ré mineur K466 pour piano
1er Mvt : Allegro
2Ăšme Mvt : Romanze
3Ăšme Mvt : Rondeau: Allegro assai
John Gade, piano

Felix Mendelssohn (1809-1847)
Concerto en mi mineur, Op. 64 pour violon
1er Mvt : Allegro molto appassionato
2Ăšme Mvt : Andante
3Ăšme Mvt : Allegro molto vivace
David Moreau, violon

SAMEDI 5 AOÛT 2017
Auditorium du Centre des congrĂšs, 21h
Concert – « SoirĂ©e prestige »
Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction
Delphine Haidan, mezzo-soprano
Romane Oren, piano
Paul Serri, violon

EntrĂ©e libre – En journĂ©e, master classes

Pour chaque fin de session, Les Cimes proposent chaque Ă©tĂ©, une conclusion en apothĂ©ose, oĂč brille la grĂące juvĂ©nile de ses jeunes acadĂ©miciens invitĂ©s Ă  jouer avec l’orchestre prĂ©sent. Pour cette soirĂ©e exceptionnelle, l’Orchestre Symphonique de Douai et les solistes – chanteuse aguerrie et jeunes instrumentistes virtuoses, sous la baguette de Jean-Jacques Kantorow, jouent un programme ambitieux et subtil, de surcroĂźt en accĂšs libre, associant la facĂ©tie concertante de Haydn, le feu beethovĂ©nien et la grĂące mozartienne : grand bain symphonique, air d’opĂ©ra et mĂ©lodie romantique française y rivalisent de profondeur et d’élĂ©gance, de gravitĂ© et de sensibilitĂ©. Chanteuse, instrumentistes, orchestre
 tous les ingrĂ©dients sont Ă  nouveau rĂ©unis pour captiver le public de l’Auditorium.

Joseph Haydn (1732-1809)
Concerto en ré majeur, Hob. XVIII
No. 11 :
3ùme Mvt : Rondo all’ungarese,
allegro assai
Romane Oren, piano

L.W. Beethoven (1770-1827)
Concerto pour violon
en ré majeur op. 61
1er Mvt : Allegro ma non troppo
2Ăšme Mvt : Larghetto
3Ăšme Mvt : Rondo allegro
Paul Serri, violon

W. A. Mozart (1756-1791) :
Airs de concert :
Vado, ma dove?, K.583

Hector Berlioz (1803-1869) :
Les nuits d’étĂ©, Op. 7,
Le spectre de la rose
Delphine Haidan, mezzo-soprano

Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction

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Toutes les infos, les modalitĂ©s de rĂ©servation sur le site des Cimes Ă  Val d’IsĂšre, Festival & AcadĂ©mie 2017

VIDEO : DECOUVRIR L’EDITION 2016 du Festival LES CIMES Ă  Val d’IsĂšre

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ENTRETIEN avec Jean-Pierre Wiart (Les Musicales de Cambrai 2017)

cambrai-festival-pave-publicitaire-12-juillet-2017ENTRETIEN avec Jean-Pierre Wiart (Les Musicales de Cambrai 2017). Le Festival de Cambrai est l’un des rares Ă©vĂ©nements de musique classique qui a trouvĂ© une place idĂ©ale dans la ville oĂč il se dĂ©roule. A Cambrai, les festivaliers peuvent retrouver les concerts de musique de chambre au ThĂ©Ăątre et dans diffĂ©rents lieux, Ă  prĂ©sent emblĂ©matiques. En jouant la carte de l’éclectisme et de la diversitĂ©, il s’agit aussi de sĂ©duire le plus vaste public possible, dont tous ceux qui dans leur vie quotidienne n’ont que trĂšs peu d’occasions d’écouter du classique. Le temps du Festival est donc un rare et exceptionnel moment de partage et de rencontres, vĂ©cu par de trĂšs nombreux CambrĂ©siens. Entretien avec Jean-Pierre Wiart, directeur artistique, dont le souci de l’humain et les conditions d’un vrai partage, s’accordent avec l’expĂ©rience musicale pour tous.

 

 

 

Comment se déroule le festival ?

wiart-jean-pierre-musicales-de-cambrai-entretien-par-CLASSIQUENEWS,-les-musicales-de-Cambrai-2017Le festival se tient principalement au ThĂ©Ăątre de Cambrai mais aussi Ă  l’église Saint-GĂ©ry et au musĂ©e de Cambrai ainsi que celui de Caudry, le MusĂ©e Matisse. Outre la diffusion de la Musique, nous souhaitons mettre en valeur le patrimoine et permettre l’accessibilitĂ© des lieux culturels autres que ceux dĂ©diĂ©s ” habituellement ” Ă  la musique.
Une attention toute particuliĂšre est menĂ©e envers les publics ayant peu ou pas accĂšs Ă  la culture ; nous avons donc organisĂ© durant l’annĂ©e des rencontres solidaires pour mettre en lien direct, les musiciens avec ce type de public dit ” empĂȘchĂ©”. Ce public peut venir gratuitement Ă  un concert du Festival pour prolonger ces Ă©motions souvent nouvelles car mĂ©connues.

 

 

 

Quels sont les critÚres artistiques qui assurent à la programmation sa cohérence et sa singularité ?

Rendre la programmation la plus Ă©clectique est d’abord la condition essentielle car il faut rĂ©pondre aux diffĂ©rents goĂ»ts du public, sans oublier bien sĂ»r, les envies des artistes ! Des artistes heureux font un public conquis et dĂ©sireux d’en voir plus. Les bords de scĂšne sont Ă©galement un moment trĂšs apprĂ©ciĂ© : il y a un Ă©change direct entre musiciens et spectateurs. Cette initiative montre que les rencontres humaines garantissent un succĂšs musical.
En mĂȘme temps, j’ai essayĂ© de varier au maximum les ensembles, 
 que l’amoureux du piano dĂ©couvre un quintette Ă  vent et vice et versa . Il faut aussi oser, il faut parfois avoir le courage de proposer des Ɠuvres mĂ©connues ou des instruments souvent oubliĂ©s : je pense au bandonĂ©on qui va mĂȘler sa tessiture Ă  la guitare, une rencontre trĂšs attendue du public !

 

 

 

Quels sont les 3/4 temps forts de l’édition 2017 ?

Il est difficile de choisir des temps forts car Ă©videmment, tous sont pour moi importants. Cependant, la venue de merveilleux artistes tels que Karine Deshayes, Dephine Haidan, Francois Chaplin, Pierre Genisson, le quatuor Modigliani, ou encore la rencontre de deux personnalitĂ©s remarquables que sont le guitariste Emmanuel Rosfelder et le bandĂ©oniste Victor Villena sont un signe que le festival ” les Musicales ” de Cambrai est gage de qualitĂ©. Leur prĂ©sence nous inscrit dĂ©jĂ  parmi les rendez-vous estivaux Ă  ne pas manquer.
Cependant, il serait peu convenable de ne pas nommer les autres artistes, tous trĂšs talentueux et aux carriĂšres internationales simplement incroyables, c’est la somme de tous qui crĂ©e la richesse humaine et musicale. Et tous sont unanimes, les lieux oĂč rĂ©sonnent les concerts sont exceptionnels et il est vrai que la ville de Cambrai sait accueillir ces artistes de qualitĂ© : dans la dĂ©couverte d’une ville au patrimoine trĂšs important, Ă  la gastronomie locale, tous, sans exception, sont charmĂ©s par notre territoire.

 

 

 

Quelle est l’expĂ©rience que vit le festivalier Ă  chaque Ă©dition ?

Notre objectif est que le festivalier vive un moment ” hors du temps”. Que l’espace d’une soirĂ©e il oublie le quotidien . La Musique est un voyage, et les artistes prĂ©sents au festival nous embarquent dans leur univers, leur jeu musical
 Alors oui, bien Ă©videmment, les Rencontres musicales sont importantes mais comme je l’ai souvent dit la rencontre humaine est fondamentale 
 Si les artistes acceptent et se donnent au-delĂ  de la musique au rendez-vous peu conventionnel des « bords de scĂšne », c’est qu’ils ont compris la dĂ©marche du directeur artistique que je suis.
Musicien moi-mĂȘme je sais combien il est difficile de mettre des mots sur une Ă©motion musicale et les Ă©changes qui dĂ©coulent sont parfois surprenants, les questions Ă©tant souvent trĂšs prĂ©cises voire personnelles ! Mais ce qui est manifeste, c’est que le public reste Ă  l’issue de chaque concert, dĂ©sireux d’en apprendre plus 
 Une chose est certaine, la bienveillance est de part et d’autre, et dans le monde actuel, cela fait tout simplement du bien. N’est-ce pas lĂ  l’essentiel du partage ?

 

Propos recueillis en juillet 2017.

 

 

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Les Musicales de Cambrai, au ThĂ©Ăątre de Cambrai – Festival majeur du 4 au 12 juillet 2017. Toutes les infos et les modalitĂ©s de rĂ©servation sur le site des MUSICALES DE CAMBRAI 2017. 

 

 

cambrai-festival-musicales-de-cambrai-juillet-2017-presentation-par-classiquenewsEn juillet 2017, les dĂ©lices de Cambrai ont une saveur irrĂ©sistiblement 
 musicale. Au cƓur du dĂ©partement du Nord, Le Festival Les Musicales entend offrir au plus large public cambrĂ©sien, la passion de la musique classique en croisant l’expĂ©rience du concert avec quelques donnĂ©es clĂ©s : beautĂ© des sites qui accueillent les Ă©vĂ©nements, dĂ©voilement de jeunes talents, diversitĂ© de l’offre musicale quant aux formes, aux rĂ©pertoires, aux alliances et combinaisons de timbres. A partir du 4 et jusqu’au 12 juillet 2017, Cambrai propose un Ă©tĂ© musical, soit 9 soirĂ©es dans divers lieux de la ville : thĂ©Ăątre, Ă©glise Saint-GĂ©ry, musĂ©es (musĂ©e des beaux-arts, musĂ©e dĂ©partemental Matisse)
 A Cambrai plus qu’ailleurs, l’amour de la musique classique cultive le goĂ»t du partage, autour d’une langue universelle, celle du cƓur.

 

 

 

 

 

Coffret événement, annonce. SEIJI OZAWA : The complete RCA recordings (6 cd RCA Red Seal / Sony classical)

OZAWA-seiji-rca-complete-recordings-6-cd-review-cd-critique-par-classiquenews-homepage582Coffret Ă©vĂ©nement, annonce. SEIJI OZAWA : The complete RCA recordings (6cd RCA Red Seal / Sony classical). Directeur musical du Symphonique de Chicago (Chicago Symphony Orchestra), Seija Ozawa dĂ©livre au cours des annĂ©es 1960, l’essence de son art de maestro Ă©lectrique, intĂ©rieur, hallucinĂ©. Voici 6 cd qui de 1965 Ă  1969 ressuscite la maĂźtrise convaincante du chef trentenaire, en particulier dans le cadre du festival de Ravinia qui lui permet d’enregistrer pour RCA, nombre d’opus majeurs de Beethoven (Symphonie n°5), Stravinsky (Le Sacre du printemps, Chicago, 1968), Moussorgski (sublimes et presque terrifiants Tableaux d’une exposition de 1867) Ă  Schoenberg (Concerto pour piano, Fantaisie pour violon 
 – Peter Serkin, piano), Tchaikovsky (Symphonie n°5) et Bartok (Concertos pour piano n°1 &3 – Peter Serkin, piano, 1965-1966)
 sans omettre Schubert (Symphonie n°8) ou Britten (The Young Personn’s Guide to the orchestra).
L’hĂ©ritage artistique est inestimable, trĂšs rĂ©vĂ©lateur de l’engagement d’un jeune chef japonais, au talent fiĂšvreux autant que dramatiquement abouti, d’autant plus rĂ©vĂ©lĂ© que Sony rĂ©Ă©dite les 6 enregistrements en juin 2017 en version remastĂ©risĂ©e. Coffret Ă©vĂ©nement. Prochaine critique dĂ©veloppĂ©e Ă  venir dans le mag cd dvd livres de classiquenew.com. A suivre.

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Coffret Ă©vĂ©nement, annonce. SEIJI OZAWA : The complete RCA recordings (6cd RCA Red Seal / Sony classical) — CLIC de CLASSIQUENEWS de l’étĂ© 2017.

 

 

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Compte rendu opĂ©ra. PARIS, Bouffes du nord, le 8 juin 2017. LEMOYNE : PhĂšdre, 1786. Wanroij, Dollié  Chauvin / Paquien

top-left-2Compte rendu opĂ©ra. PARIS, Bouffes du nord, le 8 juin 2017. LEMOYNE : PhĂšdre, 1786. Wanroij, Dollié  Chauvin / Paquien. CrĂ©Ă©e en avril, cette PhĂšdre mĂ©connue tient l’affiche Ă  Paris, jusqu’au 11 juin 2017. La mise en scĂšne reprend un parti scĂ©nique qui scĂ©nographie les instrumentistes du Concert de la Loge avec les chanteurs acteurs; chacun est donc engagĂ© Ă  dĂ©fendre la veine tragique de cette PhĂšdre, crĂ©Ă©e Ă  Fontainebleau en 1786, composĂ© par Jean-Baptiste Lemoyne (1751-1796). Comme les Piccini et Sacchini, napolitains et contemporains Ă  Paris, Lemoyne se met au parfum du goĂ»t dominant, frĂ©nĂ©tique, c’est Ă  dire post gluckiste, classique et sĂ©vĂšre, tendu et expressionniste, et dĂ©jĂ  romantique dans l’éclat foudroyĂ© des sentiments et affects incarnĂ©s par des solistes qui paraissent comme possĂ©dĂ©s par leur solitude impuissante et dĂ©munie.

 

 

phdre lemoyne judith van Wanroij cerdit gregory forestier top-left

 

 

ScÚne tragique et dévorante

 

 

CHAMBRISME TRAGIQUE TERRIFIANT. L’intensitĂ© de la soprano Judith van Wanroij fulmine, comme terrassĂ©e par l’horreur de ses sentiments pour son
gendre, Hippolyte. Dommage que l’articulation et l’intelligibilitĂ© manquent souvent. EmpĂȘchant de fusionner ici le chant lyrique au thĂ©Ăątre viscĂ©ral et frappant de Racine. Egalement foudroyĂ© dans cette arĂšne intimiste – la version est ici celle d’une rĂ©duction pour quelques chanteurs et 9 instrumentistes, l’Hippolyte d’Enguerrand de Hys semble hagard, hallucinĂ© lui aussi, tout entier dĂ©vorĂ© de l’intĂ©rieur par la passion qui l’accable : cet inceste qui s’affiche, menace toute pudeur, entaille la raison, Ă©gare l’esprit. Mais son chant est mieux articulĂ© que sa consƓur et partenaire nĂ©erlandaise. Familier aussi des rĂ©surrections lyriques de la fin XVIIIĂš, le baryton Thomas DoliĂ© Ă©blouit tout autant en ThĂ©sĂ©e, virile, fĂ©lin, inquiĂ©tant : il demeure seul,sur la scĂšne brĂ»lĂ©e, aprĂšs la mort de ses 3 partenaires.
Sanglant, percussif, le thĂ©Ăątre de Lemoyne cultive toutes les nuances de la terreur horrifiĂ©e, de la passion qui rugit et consume : toute candeur et toute innocence sont proscrites ; d’ailleurs, on pourrait s’étonner de l’absence du rĂŽle pourtant crucial de la prĂȘtresse de Diane, la jeune et fraĂźche Aricie, fiancĂ©e d’Hippolyte. Visiblement, l’effusion tendre (prĂ©texte ailleurs Ă  de pastorales Ă©vocations insouciantes) n’intĂ©resse pas Lemoyne.

 

 

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La rĂ©vĂ©lation justifie cette rĂ©surrection de premier plan, portĂ©e par la vivacitĂ© nerveuse du chef Julien Chauvin, dĂ©cidĂ©ment plus percutant et pertinent que son ancien associĂ©, JĂ©rĂ©mie Rhorer, dont les rĂ©cents Mozart n’ont pas cette syncope tragique aussi fulgurante. On avait goĂ»tĂ© la force esthĂ©tique de sa ChimĂšne de Sacchini – d’un style contemporain Ă  celui de Lemoyne. Ici, l’engagement des instrumentistes n’a pas faibli et le poignard tragique qui s’abat sur les deux Ăąmes maudites, Hyppolyte flanquĂ©e de sa belle-mĂšre outragĂ©e, outrageante, gagne un surcroĂźt d’efficacitĂ© mĂ©morable. Vite le cd qui est dĂ©jĂ  annoncĂ©. Cette PhĂšdre de Lemoyne vaut bien la tragĂ©die de Rameau sur le mĂȘme sujet. A la ciselure vif argent de l’orchestre rĂ©pond une distribution en tout point (quasi) idĂ©ale. Ne boudons pas notre plaisir. Incroyable maniĂšre d’un vĂ©ritable inconnu. Cette rĂ©crĂ©ation a des allures de redĂ©couverte majeure.

 

 

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Compte rendu opéra. PARIS, Bouffes du nord, le 8 juin 2017. LEMOYNE : PhÚdre.

PHEDRE de Jean-Baptiste Lemoyne (1751-1796)
Mise en scĂšne: Marc Paquien
PhĂšdre: Judith van Wanroij
ƒnone: Diana Axentii
Hippolyte: Enguerrand de Hys
Thésée: Thomas Dolié

Le Concert de la Loge
Direction musicale et violon : Julien Chauvin

Illustrations : G. Forestier 2017

LIRE aussi notre dossier de présentation de PHEDRE de Lemoyne dans le contexte  artistique propre aux années 1780 à la Cour de Louis XVI et Marie-Antoinette

 

Cd, compte rendu critique. Beydts : SADMP (Samuel Jean, 1 cd Klarthe, avril 2015).

BEYDTS GUITRY la SADMP samuel jean critique reviw cd par classiquenews CLIC de classiquenews kla040couv_lowCd, compte rendu critique. Beydts : SADMP (Samuel Jean, 1 cd Klarthe, avril 2015). Comme chef invitĂ© principal, Samuel Jean pilote depuis 5 ans l’Orchestre RĂ©gional Avignon Provence sans compter ses efforts pour Ă©largir le rĂ©pertoire et enrichir encore l’approche expressive des oeuvres choisies. Pour preuve d’un engagement artistique et interprĂ©tatif mĂ©ritoire, ce disque qui vient prolonger une sĂ©rie de reprĂ©sentations donnĂ©es en Avignon, au printemps 2015. A la fois accessible, drĂŽle, irrĂ©sisitible mĂȘme et rare, l’opĂ©rette sur un livret de Guitry : La S.A.D.M.P, La SociĂ©tĂ© Anonyme des Messieurs Prudents confirme la rĂ©ussite du compositeur Louis Beydts (1895-1953).

Ici les Quatre messieurs « prudents » sont prĂȘts de leur sous et rĂ©duisent les dĂ©penses, en particulier le poste des plaisirs charnels : habitant dans le mĂȘme immeuble, ils partagent la mĂȘme cocotte coquette vĂ©nale (Elle : Ă  la crĂ©ation, en novembre et dĂ©cembre 1931, Yvonne Printemps) ; les copropriĂ©taires calculent les charges et les services concernĂ©s selon leurs milliĂšmes respectifs : deux jours pour chacun, exception du conte qui se limitera au seul dimanche –normal puisqu’il est vieux, et le moins tenace

A la finesse Ă©moustillante de Guitry, rĂ©pond la partition courte, incisive, mordante, lĂ©gĂšre, raffinĂ©e de Louis Beydts, soit moins d’une heure de pure facĂ©tie sublimant la cabriole. Ici Samuel Jean retient une sĂ©lection soit l’ouverture et 10 airs/sĂ©quences, chacun marquant par l’entrain et la finesse de sa mĂ©lodie.
La vivacitĂ© teintĂ©e d’humour et de dĂ©licieuse mĂ©lodie caractĂ©risent l’écriture de Beydts qui cultive l’irrĂ©vĂ©rence comme une courtoisie. Tout l’art de joyeusement dĂ©vergonder l’auditoire, mine de rien, et avec Ă©lĂ©gance
 il est Ă©vident que l’esprit scintillant de Guitry diffuse dans la musique complice de Beydts, et inspire tous les solistes de cette production. En dĂ©coule cette opĂ©ra bouffe dont la libertĂ© de sa verve, indique la pertinence d’un ton jamais creux ni artificiel. Qui maniant l’art lyrique avec gĂ©nie, offre du dĂ©licat et de l’exquis dans l’ énoncĂ© des airs et des ensembles.
L’élĂšve de Messager reprend et prolonge l’ivresse enchantĂ©e que savait dĂ©velopper son aĂźnĂ© ; en cela Beydts connaĂźtra aprĂšs La SADMP, une belle carriĂšre comme compositeur ai cinĂ©ma et pour le thĂ©Ăątre – en fait la ComĂ©die Française, crĂ©ant entre autres, la musique de scĂšne du Barbier de SĂ©ville de Beaumarchais, ou Il ne faut jurer de rien de Musset, au dĂ©buts des annĂ©es 1940.

La prĂ©sente production sĂ©lectionne le meilleur, plutĂŽt trĂšs bien chantant, comptant sur une distribution idĂ©ale, regroupant les meilleurs talents lyriques de la jeune gĂ©nĂ©ration : Isabelle Druet (Elle), Mathias Vidal (Le Gros Commerçant), JĂ©rome Billy (Henri), Thomas DoliĂ© (Le Conte AgĂ©nor de Machinski) et Dominique CĂŽtĂ© (Le Grand Industriel). Chacun cisĂšle son caractĂšre tout en se jouant du verbe poĂ©tique dramatique allusif. Y Ă©blouit l’esprit Ă  la fois cynique et tendre d’un Guitry, grand connaisseur et analyste de l’ñme humaine.
Samuel Jean porte, nuance, caresse lui aussi une joute et une arĂšne verbale facĂ©tieuse et enjouĂ©e. VoilĂ  qui assoit derechef la facilitĂ© et l’intelligence d’une baguette tissĂ©e pour l’éloquence et la suggestion. Ici, le lĂ©ger voisine avec la magie poĂ©tique. MĂȘme en version sĂ©lective, la production discographique enchante, captive, convainc. CLIC de CLASSIQUENEWS de l’étĂ© 2017.

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CLIC_macaron_2014Cd, compte rendu critique. Beydts : SADMP (Samuel Jean, 1 cd Klarthe, avril 2015). Avec Isabelle Druet (Elle), Mathias Vidal (Le Gros Commerçant), JĂ©rome Billy (Henri), Thomas DoliĂ© (Le Conte AgĂ©nor de Machinski), Dominique CĂŽtĂ© (Le Grand Industriel). Orchestre rĂ©gional Avignon-Provence. Samuel Jean, direction — 1 cd Klarthe KLA 040.

 

Tracklisting :

1. Ouverture
2. Mon coeur bat !
3. Ne touchez pas Ă  ce bouton !
4. Je n’connais rien d’plus agaçant
5. Nous Ă©tions lĂ  bien avant vous…
6. Ciel ! Taisez-vous ! J’entends sa voix !
7. Les cartes Ă  jouer sont de belles images
8. N’ai-je pas l’air d’une cartomancienne
9. J’ai une idĂ©e que je trouve trĂšs bonne !
10. Savez-vous ce qu’on appelle une SociĂ©tĂ© Anonyme
11. à Responsabilité Limitée ?
12. Hue !

ALLIER, Musique en BOURBONNAIS : 16 juillet – 15 aoĂ»t 2017

Bourbonnais-festival-juillet-aout-2017-51eme-festival-par-classiquenewsFestival Musique en BOURBONNAIS : 16 juillet – 15 aoĂ»t 2017 (ALLIER). VoilĂ  51 ans, le festival Musique en Bourbonnais offrait son premier cycle musical dans les Ă©glises les plus remarquables du Bourbonnais dans le dĂ©partement de l’ALLIER. Les 5 concerts proposĂ©s cette annĂ©e, poursuivent une exploration concertĂ©e entre grands interprĂštes de musique de chambre et sites Ă  haute valeur patrimoniale : souvent des Ă©glises mĂ©diĂ©vales dont celle de ChĂątelay Ă  HĂ©risson) et ses fresques des XIIIĂš et XIVĂš sur la vie de l’ermite Saint Principin, est la plus emblĂ©matique. C’est d’ailleurs autour de la restauration de l’église de ChĂątelay, bĂątiment remarquable perchĂ© dans un site prĂ©servĂ©, que le premier festival s’est constituĂ©. Aujourd’hui, le festival rayonne pendant l’étĂ© sur le territoire offrant aux habitants, l’occasion d’entendre les musiciens les plus chevronnĂ©s de leur gĂ©nĂ©ration, confirmĂ©s ou jeunes tempĂ©raments prometteurs. Chaque concert est programmĂ© le dimanche le plus souvent, en fin d’aprĂšs midi Ă  16h ou 17h, jalon enchanteur qui rythme une journĂ©e de dĂ©couverte ou d’exploration dans le bocage Bourbonnais.

 

 

En 2017, « le programme se veut audacieux et diversifiĂ©, mĂ©langĂ© de voix et d’instruments comme nos paysages mĂ©langent plats et vallons ». C’est donc un vĂ©ritable parcours musical qui permet aux visiteurs et aux habitants du Bourbonnais de goĂ»ter l’alliance unique de la musique et de l’architecture accordĂ©es Ă  une nature idyllique. L’équation demeure enchanteresse : elle s’offre ainsi aux curieux et mĂ©lomanes, mobiles et nĂ©ophytes en un bocage français parmi les moins connus.

 

 

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TEMPS FORTS. ConfĂ©rence, voix et musique de chambre. Premier concert le 16 juillet (17h) en l’église de ChĂąteloy (HĂ©risson) : chambrisme ardent, intĂ©rieur (Trio Zadig) ; puis confĂ©rence Ă  Maillet le 23 juillet (Ă©glise, 16h / thĂšme : quand la musique des tavernes inspire la musique « savante ») et Ă  17h, Alter Duo (duo piano et contrebasse dans un nouveau voyage de Bach Ă  Mozart
).
En aoĂ»t, 3 programmes rythment la saison la plus chaude au cƓur du bocage bourbonnais : le 6 aoĂ»t (Ă©glise de ChĂąteloy, 17h), le pianiste Pascal Amoyel – Ă©minent Chopinien entre autres (son dernier cd CHOPIN a Ă©tĂ© distinguĂ© par le CLIC de CLASSIQUENEWS), dialogue avec sa complice Emmanuelle Bertrand (violoncelle) ; le 13 (17h), l’église de Louroux-Hodement accueille les jeunes instrumentistes du QUATUOR AROD (crĂ©Ă© en 2013) ; enfin pour le 15 aoĂ»t, l’église de Charleroy invite l’ensemble baroque de l’Hostel Dieu (sur instruments anciens), et la soprano Heather Newhouse qui rĂ©inventent et remodĂšlent l’arĂȘte vive et enivrĂ©e des musiques anciennes. Plus que jamais, Ă  l’étĂ© 2017 et pour sa 51Ăš Ă©dition, le Festival Musique en Bourbonnais cultive et rĂ©compense votre Ăąme voyageuse dans l’Allier. Festival incontournable.

 

 

 

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boutonreservationRĂ©servations et informations sur le site du FESTIVAL MUSIQUE EN BOURBONNAIS : 5 concerts dans l’ALLIER, les 16, 23 juillet puis 6,13 et 15 aoĂ»t 2017. Le Festival rayonne depuis HĂ©risonn et son Ă©glise de ChĂąteloy (25 km de Montluçon / 80 km au sud de Bourges – dĂ©part de Paris depuis la gare d’Austerlitz).
PossibilitĂ© d’organiser son sĂ©jour dans l’Allier avec l’Office de Tourisme de Montluçon

https://www.festival-musique-bourbonnais.com

 

 

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Le Festival MUSIQUE EN BOURBONNAIS sur le site de l’Office de tourisme VallĂ©e de Montluçon

 
 

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Monteverdi, inventeur de l’opĂ©ra

Monteverdi 2017 claudio monteverdi dossier biographie 2017 510_claudio-monteverdi-peint-par-bernardo-strozzi-vers-1640.jpg.pagespeed.ce.FhMczcVnmyARTE, docu «  Monteverdi l’inventeur de l’opĂ©ra », Dimanche 18 juin 2017, 23h30. La chaĂźne Arte poursuit sa programmation musique classique mais en diffusant concerts, docus ou magazines Ă  des horaires de plus en plus « impossibles », aux extrĂ©mitĂ©s de la grille (soit dĂšs 5h le matin, soit au milieu de la nuit…). Evidemment les 450 ans ans de la naissance du grand Claudio
 Monteverdi, inventeur de l’opĂ©ra tout court (avec l’Incoronazione di Poppea, plutĂŽt que l’Orfeo) ne pouvaient pas passer Ă  la trappe et Arte diffuse un documentaire dont nous n’avons pas encore visionnĂ© le contenu Ă  l’heure oĂč nous rĂ©digeons cette annonce.

CLAUDIO MONTEVERDI, INVENTEUR DE L’OPÉRA

Horreur, malheur
 Inculture nĂ©faste ou paresse culturelle, le documentaire inĂ©dit rĂ©alisĂ© par Philippe BĂ©ziat, diffusĂ© par Arte n’évite pas le piĂšge relayĂ© depuis des annĂ©es par une fausse historiographie musicale : le premier opĂ©ra de l’histoire n’est pas le premier ouvrage dramatique et musical de Monteverdi, Orfeo, crĂ©Ă© Ă  Mantoue en 1607, mais plutĂŽt, – tous les connaisseurs montĂ©verdiens le confirment aujourd’hui : Le couronnement de PoppĂ©e, L’incoronazione di Poppea de 1643, Ɠuvre cynique et poĂ©tique, sommet de la collaboration de Monteverdi avec l’écrivain noir, pessimiste : Busenello. Car l’Orfeo Ă©crit Ă  l’aube du XVIIĂš, n’est encore qu’un assemblage d’épisodes madrigalesques et opĂ©ratiques,  relevant davantage de l’esthĂ©tique de la Renaissance que du plein baroque : la conception globale est encore disparate et n’a pas cette cohĂ©sion littĂ©raire que dĂ©ploie Poppea, presque 40 ans plus tard.

 

 

 

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Dans le docu Arte, retour sur un Ă©vĂ©nement « comparable Ă  la naissance du cinĂ©ma : la premiĂšre reprĂ©sentation d’un opĂ©ra, l’Orfeo de Monteverdi, le 24 fĂ©vrier 1607, en Italie », en l’occurence dans le cercle rĂ©servĂ©, Ă©litiste de la cour du Duc de Mantoue, Vincet de Gonzague, le patron ingrat et mauvais payeur de Monteverdi.
Selon l’énoncĂ© diffusĂ© par Arte et prĂ©sentant le film : « Entre 1550 et 1650, l’Occident opĂšre une mue considĂ©rable et incroyablement rapide. La propagation des livres, de la RĂ©forme luthĂ©rienne, des thĂ©ories coperniciennes, la croissance des Ă©changes avec le Nouveau Monde, sont lourdes de consĂ©quences : alors que les paradigmes changent, l’on assiste Ă  l’éclosion des fondements de l’ñge moderne. Au tempo de cette Europe du XVIe siĂšcle, Monteverdi inscrit sa musique dans une culture qui dĂ©couvre GalilĂ©e, Montaigne ou Rubens. Avec eux, il revendiquera une nouvelle place pour la crĂ©ation humaine. À travers le parcours initiatique de cet artisan gĂ©nial dans trois villes italiennes, on dĂ©couvre les racines historiques de l’opĂ©ra. Si le monde de Monteverdi paraĂźt lointain, l’émotion, quatre cents ans plus tard, reste intacte. »
Tout cela est prometteur sur le papier. Il aurait Ă©tĂ© plus judicieux de rappeler simplement que Monteverdi suit la rĂ©volution esthĂ©tique opĂ©rĂ©e par Caravage en peinture, mais 25 ans auparavant : les artistes dĂ©couvrent alors le rĂ©alisme individuel et le sens du sentiment tragique. Quand Caravage peint des portraits et des types humaines incarnĂ©s (modĂšles rĂ©els pris dans les rues de Rome, dans les annĂ©es 1590), Monteverdi, tout au long de ses Livres de madrigaux, rĂ©volutionne lui aussi la langue musicale, privilĂ©gie une ligne dĂ©volue Ă  l’expression des passions de l’ñme, fait surgir un nouveau chant inĂ©dit, sensuel, oĂč la voix soliste dĂ©sormais (monodique) s’extrait du tapis instrumental (basse continue) et chante Ă  la premiĂšre personne, les affects de l’ñme humaine : dĂ©chirante priĂšre (Orfeo aux enfers, souhaitant retrouver et dĂ©livrer son aimĂ©e Eurydice) ; languissant amour d’une barbare royautĂ©, souverain cruel et d’une lascivitĂ© choquante (NĂ©ron et PoppĂ©e dans Le Couronnement de PoppĂ©e). Dans les faits, Monteverdi a bien inventĂ© l’opĂ©ra baroque ; et sa coopĂ©ration magicienne avec Busenello annonce un autre duo mythique Ă  l’opĂ©ra : Mozart et Da Ponte, au siĂšcle suivant.

 

 

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arte_logo_2013ARTE, « Monteverdi, inventeur de l’opĂ©ra », docu 2017. Dimanche 18 juin 2017, 23h30. InĂ©dit. DurĂ©e : 1h05

 

 

CD, compte rendu critique. BRUCKNER : Symphonie n°3, WAGNER : Ouverture de TannhÀuser / Andris Nelsons / Gewandhausorchester Leipzig ( 1 cd Deutsche Grammophon, Leipzig juin 2016).

NELSONS andris cd critique cd review classiquenews CLIC de classiquenews Bruckner-Symphony-number-3-Wagner-Tannhauser-OvertureCD, compte rendu critique. BRUCKNER : Symphonie n°3, WAGNER : Ouverture de TannhĂ€user / Andris Nelsons / Gewandhausorchester Leipzig ( 1 cd Deutsche Grammophon, Leipzig juin 2016). L’expĂ©rience Ă  laquelle nous convie le chef letton Andris, – pas encore quadragĂ©naire (nĂ© Ă  Riga en Lettonie en 1978), est une immersion intelligente et rĂ©flĂ©chie, de Bruckner Ă  Wagner, d’autant plus pertinente et convaincante que l’ambition des effectifs requis ici n’écarte jamais le souci de prĂ©cision claire, de sonoritĂ© transparente et riche. C’est mĂȘme un modĂšle de finesse et d’élĂ©gance Ă  mettre Ă  prĂ©sent au crĂ©dit d’un jeune chef superbement douĂ© (on le connaĂźt davantage dans une fosse d’opĂ©ra que comme maestro symphonique), dont le parcours discographique chez DG Deutsche Grammophon devra ĂȘtre suivi Ă  prĂ©sent, avec l’attention qu’il mĂ©rite
 Le chef dĂ©bute ainsi sa coopĂ©ration Ă  Leipzig comme directeur musical du Gewandhausorchester Leipzig,- fonction dĂ©diĂ©e qu’il partage avec un poste Ă©quivalent Ă  Boston (directeur musical du Boston Symphony Orchestra). Engagement et pourtant humilitĂ©, Andris Nelsons perpĂ©tue aujourd’hui cette abnĂ©gation pour la musique comme son mentor et maĂźtre (depuis 2002) : l’immense Mariss Jansons.

La Symphonie n°3 de Bruckner est une expĂ©rience d’abord spirituelle dont beaucoup de chef ratent la rĂ©alisation soit par incomprĂ©hension et lourdeur dĂ©clamatoire, soit par rĂ©duction des nuances instrumentales. Or il y a beaucoup de finesse et de sensibilitĂ© dans l’alternance et la dialogue continu entre les pupitres : cordes, harmonie, cuivres. LettrĂ© mais jamais pĂ©dant ni abstrait, Andris Nelsons aborde les multiples et permanentes rĂ©fĂ©rences de Bruckner aux opĂ©ras de Wagner, avec simplicitĂ© et franchise ; ainsi Tristan, bient prĂ©sent et magnifiquement rĂ©assimilĂ©, dans le tissu orchestral du second mouvement ; ainsi TannhĂ€user dans le Finale, qui fait ainsi une transition / filiation parfaite avec l’ouverture wagnĂ©rienne qui suit.
En orfĂšvre des Ă©quilibres orchestraux, veillant Ă  la lisibilitĂ© comme Ă  la cohĂ©sion du format et de la balance sonore, le chef rĂ©vĂšle en dĂ©finitive tout ce qui fait de la 3Ăš Symphonie de Bruckner, une « oeuvre fondamentale » dans laquelle aprĂšs les deux premiĂšres, Bruckner trouve son Ă©criture tout en demeurant dans le giron paternel, inspirant, de son modĂšle Wagner. La 3Ăš fut un four retentissant lors de sa crĂ©ation viennoise : confirmation d’une incomprĂ©hension totale au sujet du Bruckner symphoniste. Andres Nelsons s’en montre un ambassadeur argumentĂ© et affĂ»tĂ©, wagnĂ©rien dĂ©jĂ  accompli (cf son Lohengrin Ă  Bayreuth en 2011 avec l’excellent tĂ©nor Klaus Florian Vogt)

DĂšs le dĂ©but du premier mouvement (notĂ© « Mehr langsam, Misterioso »), Nelsons exprime l’humanitĂ© du parcours, celui d’un croyant sincĂšre, qui doutant de lui-mĂȘme comme artiste comme de sa foi ne transigeait cependant pas sur les Ă©lans et l’ardeur qui portent toute la structure symphonique. Les multiples pĂ©ripĂ©ties confiĂ©es aux pupitres des cordes, harmonie et aux cuivres, tour Ă  tour, trouvent sous sa baguette, une Ă©vidence rhĂ©torique, Ă  la fois Ă©quilibrĂ©e et trĂšs dĂ©taillĂ©e. La somptuositĂ© des timbres Ă©blouit de part en part et confirme l’excellence artistique de l’orchestre de Lepizig. Sur le plan expressif et poĂ©tique, le chef parvient surtout Ă  concilier les faux ennemis, de l’intimitĂ© et du colossal. Ainsi Ă  12mn17, au moment de la rĂ©itĂ©ration grandiose du portique monumental qui semble Ă©craser toutes les aspirations avant filigranĂ©es, l’orchestre rĂ©sout tout conflits d’échelle, en dĂ©ployant un somptueux mode intime d’une pudeur juste surprenante.
D’ailleurs la symphonie du moins dans ce premier mouvement alterne constamment entre l’expression d’une aspiration personnelle profondĂ©ment et viscĂ©ralement inscrite dans la chair la plus enfouie de l’auteur, – invitation Ă  un oubli suspendu extatique , et la prĂ©sence terrifiante du colossal. C’est en relation avec l’ĂȘtre qui hĂ©site et doute – propre de tout croyant qui se respecte, l’intime conviction et l’espĂ©rance enfouie confrontĂ©e Ă  un destin voire une fatalitĂ© qui dĂ©passe et submerge. L’Ă©pisode s’achĂšve (et s’accomplit) en une sĂ©rie de fanfares puissantes et dĂ©clamatoires Ă  l’Ă©noncĂ© irrĂ©solu.

Le mouvement second – Adagio (coeur Ă©motionnel du cycle), est murmurĂ© dans la pudeur la plus intacte oĂč percent les hautbois et les violons, gonflĂ©s, suractifs mais d’une rare finesse d’intonation; tissant une irrĂ©sistible sensualitĂ© vibrante, portĂ©e par les somptueux cors d’une noblesse infinie. Le chef joue lĂ  encore la transparence et la clartĂ© faisant surgir le songe et le rĂȘve, ainsi l’accent du hautbois lointain d’une lueur (solitaire, poĂ©tique) toute tristanesque. Bruckner ainsi suggĂšre par Ă©tapes et jalons progressifs, dĂ©ploie des trĂ©sors de sensibilitĂ© dans une pĂąte flamboyante dont Andris Nelsons parvient Ă  capter la souple matiĂšre scintillante. Ses brumes wagnĂ©riennes Ă©blouissant d’une intensitĂ© revivifiĂ©e, s’affirment dans le mystĂšre. Dans le secret viscĂ©ral, moteur, central, qui n’appartient qu’Ă  son auteur. Le souffle des cors structure tout l’Ă©pisode plus introspectif qu’au dĂ©but, jusqu’Ă  la derniĂšre mesure Ă©noncĂ©e, tĂ©nue basculant alors dans l’ombre.

WagnĂ©rien accompli, Andris Nelsons s’affirme ici en BrucknĂ©rien subtil et profond

Le 3Ăš Ă©pisode qui est le Scherzo, vif, contrastĂ© permet enfin Ă  la fanfare et aux cuivres pĂ©taradants de revendiquer le premier plan, dans un sentiment de large insouciance. Les instruments comme libĂ©rĂ©s dialoguent avec les cordes : dont l’ivresse et la souple frĂ©nĂ©sie apportent libĂ©ration et proclamation.

Le dernier Ă©pisode rĂ©Ă©quilibre l’écriture dans le sens d’une valse Ă©lĂ©gante, magnifiquement insouciante elle aussi aux cordes, bientĂŽt rattrapĂ©e par le pupitre des cuivres aux dĂ©flagrations spectaculaires Ă  chaque assaut; avant que les trombones n’éclairent diffĂ©remment le final dans le sens d’un mystĂšre qui s’épaissit puis enfin, une libĂ©ration collective, victorieuse et lumineuse Ă  12mn. Dans les quatre mouvements, dĂ©voilant la 3Ăš dans une version trĂšs Ă©quilibrĂ©e de 1888/89 (Leopold Nowak, moins longue que l’originale qui comporte quelques maladresses), la direction du maestro se fait subtile et intĂ©rieure, d’une humanitĂ© inquiĂšte et sincĂšre, miroir de la ferveur contradictoire de Bruckner lui-mĂȘme : entre certitude et angoisse profonde, nostalgie enivrĂ©e et vertiges abyssaux.

‹TANNHAÜSER
 Wagner, Ă  la source. Evidemment jouer l’ouverture programmatique, plutĂŽt resserrĂ©e et dense de Wagner pour TannhaĂŒser avec ce magnifique choeur des pĂšlerins, – et cette montĂ©e en triomphe que Nelsons traite en parsifalien avisĂ©, – expression d’une rĂ©vĂ©lation enfin comprise et assumĂ©e aussi, met en balance l’écriture du maĂźtre adorĂ© (Wagner), construite, enivrĂ©e, d’une architecture progressive irrĂ©sistible, et celle de son « disciple » adorateur (Bruckner), qui en regard paraĂźtrait presque phraseur et « pĂ©roreur », trop diluĂ© comme « bavard ». Mais c’est oubliĂ© l’élĂ©gance et la clartĂ© et ce goĂ»t des timbres que dĂ©fend le chef trĂšs inspirĂ©. Habile, et mesurĂ©, opulent et Ă©loquent, Nelsons offre une somptueuse vibration des cordes, mise en dialogue avec la fanfare des cuivres d’une noblesse aĂ©rienne. Une telle acuitĂ© instrumentale dĂ©taillĂ©e rappelle l’éloquence et l’activitĂ© des poĂšmes symphoniques straussiens. La pĂąte onctueuse, la transparence de la sonoritĂ©, l’homogĂ©nĂ©itĂ© Ă©tant la valeur la plus dĂ©fendue ici, portent leur fruit dans un ouverture wagnĂ©rienne, – la source de Bruckner de facto, qui Ă©claire tout l’édifice programmatique par son Ă©lĂ©gance et cet hĂ©donisme fiĂ©vreusement dramatique. Son geste impĂ©rial, analytique et sensuel, – celui d’un esthĂšte, assoit la hauteur de vue d’une vision brucknĂ©rienne et wagnĂ©rienne de premier intĂ©rĂȘt. A suivre avec acuitĂ©. CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2017.

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CLIC_macaron_2014CD, compte rendu critique. BRUCKNER : Symphonie n°3, WAGNER : Ouverture de TannhÀuser / Andris Nelsons / Gewandhausorchester Leipzig (1 cd Deutsche Grammophon, enregistrement live réalisé à Leipzig en juin 2016). CLIC de CLASSIQUENEWS

CD, compte rendu critique. Debussy: L’Enfant prodigue – Ravel: L’Enfant et les SortilĂšges. Mikko Franck (2 cd Warner classics, 2016)

debussy ravel jodie devos erato mikko franck review critique cd classiquenewsCD, compte rendu critique. Debussy: L’Enfant prodigue – Ravel: L’Enfant et les SortilĂšges. Mikko Franck (2 cd Warner classics, 2016). ACADEMISME ET MODERNITE FRANCAIS… Commençons par le CD2, dĂ©diĂ© Ă  Debussy. en son jeune gĂ©nie acadĂ©mique
 La cantate de jeunesse L’Enfant Prodigue (crĂ©Ă©e triomphalement en 1884, rĂ©vĂ©lĂ©e en 1933, Ă  titre posthume) et rĂ©alisĂ©e pour le prix de Rome, institution cultivant l’acadĂ©misme en raison d’un goĂ»t officiel dĂ©passĂ© mais que le tout jeune compositeur (comme tant d’autres jeunes auteurs ambitieux) souhaitait dĂ©crocher en raison du prestige qu’il octroyait pour la jeune carriĂšre parisienne, dĂ©montre dans des effectifs somptueux (le finale est un vĂ©ritable oratorio symphonique d’un souffle hollywoodien) toute la maĂźtrise instrumentale d’un Debussy si soucieux de la mĂ©lodie suave et des couleurs (orientalistes parfois puisque l’action se passe en IsraĂ«l et conte le retour d’AzaĂ«l auprĂšs des siens). Compter Alagna dans le rĂŽle du fils prodigue reste un bon argument car le tĂ©nor français a ce style hĂ©roĂŻque et timbrĂ©, solaire et clair, tendre et viril, qui souligne la parentĂ© du personnage debussyste avec les Werther ou Desgrieux de Massenet. D’autant que mĂȘme s’il manque parfois de simplicitĂ© dans le chant le tenorissimo garde une vigilence totale et continue pour l’intelligibilitĂ© : on ne perd pas un mot de son texte. En Lia, Karina Gauvin dĂ©roule la pĂąte sensuelle et voluptueuse de son chant intĂ©rieur et d’une souplesse dĂ©lectable exposant une individualitĂ© passionnĂ©e trĂšs caractĂ©risĂ©e mais
 la gestion et la projection des aigus pourtant flamboyants, dĂ©naturent malheureusement prĂ©cision et clartĂ© des voyelles
 le français de la quĂ©bĂ©coise est loin d’ĂȘtre aussi parfaitement lisible que celui de son partenaire. Mais leur duo d’une ineffable suspension, amoureuse et tendre, berce par son essor calibrĂ©. LĂ  encore, le geste prĂ©cis et ferme du chef concourt grandement Ă  la rĂ©ussite de cette lecture, qui repernd la version rĂ©alisĂ©e par AndrĂ© Caplet en 1907, avec l’accord et la validation de Claude de France. Par sa puissance suggestive, la cantate est un petit opĂ©ra coloriste, petit drame de situation et aussi, saisissant dans sa passionnante Ă©nergie souterraine. DĂ©jĂ  le Debussy de PellĂ©as affirme ici un tempĂ©rament psychologique qui s’exprime surtout dans l’acuitĂ© des couleurs et le raffinement des harmonies de l’orchestre.

La version orchestrĂ©e de la symphonie qui suit (version Colin Matthews d’aprĂšs la partition pour pianos) sonne comme du Brahms mais en plus ronflant. On Ă©met des doutes sur la rĂ©surrection d’une telle partition sinon pour un Ă©cho documentaire et anecdotique.

ravel classiquenews portrait Maurice_Ravel_1925L’intĂ©rĂȘt est davantage relevĂ© avec le CD1 oĂč perce l’acuitĂ© dramatique d’un autre gĂ©nie français de la couleur et de la ciselure orchestrale : Maurice Ravel. L’Enfant dont il est question est une Ăąme cruelle voire sadique qui cependant aprĂšs des sortilĂšges bien Ă©laborĂ©s, s’humanise au contact des animaux qu’il a martyrisĂ©s
 l’enfant confrontĂ© Ă  leur souffrance comprend la perversitĂ© dont il est capable et regrette ce qu’il a fait
 auparavant c’est tout un monde domestique fantastique et poĂ©tique qui s’exprime sous ses yeux : tasse et thĂ©iĂšre swingant, et bestiaire personnifiĂ© qui par la voix des instruments de l’orchestre (claire rĂ©fĂ©rence Ă  la caractĂ©risation instrumentale dĂ©jĂ  parfaite grĂące au Dukas de l’Apprenti sorcier). C’est un festival de timbres millimĂ©trĂ©s, ciselĂ©s, calibrĂ©s qui manifestent la vie invisible et la conscience des objets et des animaux ordinairement mĂ©sestimĂ©s, molestĂ©s. Tout un univers Ă  portĂ©e de vue et de mains, – constellation domestique et familiĂšre que le petit despote impossible apprend Ă  mieux connaĂźtre, aux enchantements imprĂ©vus (16), quand s’invite la pure fĂ©erie du jardin enchanté  Mikko Franck s’affirme en peintre orfĂ©vrĂ©, se dĂ©lectant Ă  approfondir tel climat ; Ă  sculpter le profil de tel petit ĂȘtre en rebelion. Le choix des solistes est luxueux, et parmi eux, on distingue l’Enfant de ChloĂ© Briot – dĂ©jĂ  remarquĂ© dans un rĂŽle taillĂ© pour son mezzo clair et bien articulĂ© dans la crĂ©ation de Little Nemo, production Ă©vĂ©nement prĂ©sentĂ©e par Angers Nantes OpĂ©ra en janvier puis mars 2017 (VOIR notre reportage vidĂ©o LITTLE NEMO avec ChloĂ© Briot). La jeune mezzo française sera bientĂŽt Ă  l’affiche d’une prochaine crĂ©ation, celle estivale de Pinocchio de Philippe Boesmans pour Aix 2017. Le chat de Jean-François Lapointe, l’Arbre de Nicolas Courjal sont des piliers magnĂ©tiques pour un formidable plateau ; et parmi les sopranos vedette, prĂ©fĂ©rons l’éloquence de Jodie Devos plutĂŽt que le diamant parfois aigre/artificiel de Sabine Devielhe. Le miel cuivrĂ©, onctueux de Nathalie Stutzmann (Maman et la Tasse chinoise) apporte sa couleur gĂ©nĂ©reuse pleine et charnelle. L’Orchestre Philharmonique et les choeurs maison (MaĂźtrise et Choeur de Radio France) Ă©tincellent de finesse, de grĂące parfois, de vĂ©ritĂ© sans affectation : l’analyse ici s’accompagne d’une sensualitĂ© habilement mesurĂ©e que la prise de son sait optimiser pour le grand plaisir de l’auditeur : pas sĂ»r que le spectateur de ce live d’avril 2016 ait pu sur place goĂ»ter un tel festival de timbres, vocaux et instrumentaux, avec ce dĂ©tail et cet Ă©quilibre : voilĂ  la preuve que l’enregistrement peut complĂ©ter intelligemment l’expĂ©rience du concert sans la remplacer totalement : CQFD. Un ton juste et franc qui sait aussi magnifiquement exprimer cette langueur jazz, et sa valse lyrique, Ă©chevelĂ©e, Ă©perdue, entre onirisme et parodie pincĂ©e, propre au style d’un Ravel visiblement inspirĂ© par l’intrigue infantile, innocente de « l’ingĂ©nue » Colette. La mĂ©tamorphose de l’Enfant en fin de Fantaisie (les animaux compatissant et surpris : « il a pansĂ© la plaie  », dĂ©couvrant le miracle dont est capable l’Enfant), est superbement dĂ©taillĂ©e par le chef et son orchestre. La lecture est un rĂ©gal de tous les instants : l’intelligence, le goĂ»t, l’opulence aussi s’invitent dans ce festin de nuances mordantes. La rĂ©ussite est totale.

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debussy ravel jodie devos erato mikko franck review critique cd classiquenewsCLIC_macaron_2014CD, compte rendu critique. Debussy: L’Enfant prodigue – Ravel: L’Enfant et les SortilĂšges. Karina Gauvin · Roberto Alagna · HĂ©lĂšne Collerette · Jean-François Lapointe · ChloĂ© Briot · Nathalie Stutzmann · Sabine Devieilhe · Julie Pasturaud · François Piolino · Nicolas Courjal · Mikko Franck · Sofi Jeannin · ChƓur et Orchestre de Radio France · MaĂźtrise de Radio France (2 cd Warner classics, enregistrement live d’avril 2016 rĂ©alisĂ© Ă  Paris).

Bruno Procopio dirige l’Orchestre d’Auvergne

PROCOPIO-bruno-vignette-582-portrait-concerts-maestro-chef-classiquenews-582-594PUY EN VELAY. Bruno Procopio, Orchestre d’Auvergne, le 31 mars 2017. AprĂšs les orchestres prestigieux du BrĂ©sil (Orchestre Symphonique du BrĂ©sil) et du Venezuela (Orchestre des Jeunes Simon Bolivar), le jeune maestro franco brĂ©silien Bruno Procopio poursuit son travail dans l’interprĂ©tation des Baroques Français et europĂ©ens, mais cette annĂ©e 2017, avec les phalanges françaises. En mars, il s’agissait de diriger l’Orchestre national des Pays de La Loire (7 concerts Ă©vĂ©nements, du 3 au 12 mars 2017) dans un fabuleux programme sous le signe du baroque (Rameau) et du classicisme dĂ©jĂ  romantique (Mozart et surtout Gossec).

 

 

ELEGANCE DE MOZART, FINESSE DE RAMEAU ET DE CPE BACH
sur instruments modernes

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Autres lieux, autres musiciens, nouveaux dĂ©fis. AprĂšs un premier concert le 25 mars dernier, Bruno Procopio pilote les instrumentistes virtuoses de l’Orchestre d’Auvergne, ce vendredi 31 mars 2017 dans un programme Rameau, Dauvergne, CPE BACH (ThĂ©Ăątre du Puy en Velay, 20h). Sur instruments modernes, les musiciens adaptent un nouveau jeu d’archet, rĂ©alisent les ornements, trouvent des solutions pour exprimer le souffle palpitant des oeuvres choisies : Ă©lĂ©gance suprĂȘme de Rameau (Suite de Castor et Pollux, arrangement de Gossec), esthĂ©tisme contrastĂ©, dĂ©jĂ  prĂ©romantique des trĂšs difficiles Symphonies pour cordes de Carl Philipp Emanuel Bach ; virtuositĂ© raffinĂ©e de Dauvergne, enfin grĂące viennoise de Mozart. Le dĂ©fi est multiple : il invite les musiciens de l’orchestre, plus habituĂ©s au rĂ©pertoire XIXĂš, Ă  renouveler et enrichir leur pratique grĂące au choix des oeuvres de ce programme, entre baroque, prĂ©classicisme, classicisme, prĂ©romantisme. AU carrefour de styles multiples, l’expĂ©rience orchestrale s’avĂšre passionnante Ă  suivre. Le feu expressif, la carrure rythmique, l’implication souple du chef, – qualitĂ©s dĂ©sormais bien identifiĂ©es du maestro Bruno Procopio, sauront les mener Ă  bon port. Concert Ă©vĂ©nement, au Puy en Velay, ce vendredi 31 mars 2017 Ă  20h30.

 

 

 

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boutonreservationOrchestre d’Auvergne
Bruno Procopio, direction
LE PUY EN VELAY, Théùtre,
Vendredi 31 mars 2017, 20h
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.orchestre-auvergne.fr/fr/nos-concerts/hors-saison-musicale/le-puy-en-velay

 

 

 

LIRE notre annonce des 7 concerts de Bruno Procopio avec l’Orchestre national des Pays de La la Loire : Rameau, Mozart, Gossec

 

 

 

RAFFAELLA MILANESI, soprano incandescente

milanesi-raffaella-soprano-portrait-entretien-presentation-classiquenewsSOPRANO INCANDESCENTE
 Raffaella Milanesi est une soprano plus que talentueuse : c’est l’une des rares chanteuses Ă  savoir incarner un personnage, entre intĂ©rioritĂ© hallucinĂ©e et sobriĂ©tĂ© dramatique quand beaucoup de ses consƓurs parfois minaudent confondant rĂ©cital de soliste et
 jeu d’actrice Ă  l’Ă©coute de ses partenaires chanteurs, impliquĂ©e dans l’explicitation d’une situation dramatique. DouĂ©e d’un imaginaire introspectif rare,- en cela proche d’une Lorraine Hunt, Raffaella Milanesi incarne, habite, exprime ; sachant parfaitement Ă©clairer le profil psychologique de l’hĂ©roĂŻne qu’elle chante tout en comprenant aussi de l’intĂ©rieur la situation dramatique qui est en jeu. En un mot, la cantatrice redonne son lustre au chant lyrique incarnĂ© : elle sait prĂ©server le thĂ©Ăątre Ă  l’opĂ©ra.

 

 

ALCINA-RAFFAELLA-MILANESI-582-ALCINA-CLASSIQUENEWS-copyrightOn l’a vu Ă©blouissante et si bouleversante dans son approche du rĂŽle de la sorciĂšre amoureuse dĂ©munie,impuissante, dĂ©truite,… sublime Alcina de Handel Ă  Shanghai lors du festival international baroque qui a eu lieu en dĂ©cembre 2015 (Shanghai Symphony Orchestra Hall). A la fois louve fantomatique (ah mio cor) et souveraine fiĂšre et dĂ©terminĂ©e, la cantatrice explorait en nuances et couleurs ciselĂ©es, le portrait d’une Ăąme en fusion et incandescence. Saisissante de vĂ©ritĂ© et de prĂ©sence. Du trĂšs grand art. VOIR le reportage vidĂ©o OPERA FUOCO, David Stern et Raffaella Milanesi Ă  Shanghai (dĂ©cembre 2015 – rĂ©alisation : Philippe Alexandre Pham)

 

 

OPERA. Raffaella Milanesi : soprano incandescenteRÔLES 2017
 En France Raffaella Milanesi participe Ă  compter du 26 avril prochain Ă  la nouvelle production de La Calisto prĂ©sentĂ©e par l’opĂ©ra national du Rhin. Il y sera Junon personnage vocifĂ©rant sa jalouse impuissance lĂ  encore. Quand son Ă©poux trop volage Jupiter renchĂ©rit en facĂ©ties et stratagĂšmes inventifs pour sĂ©duire la belle nymphe Calisto qui s’est pourtant consacrĂ©e Ă  Diane : or le maĂźtre de l’Olympe connaĂźt bien le cƓur des ĂȘtres surtout le dĂ©sir des simples mortelles. Sachant les amours saphiques, dans le secret du bain de Diane, Jupiter sĂ©ducteur n’hĂ©site pas Ă  se dĂ©guiser en Diane justement pour tout obtenir de la belle proie
 il rĂ©ussira et la nymphe engrossĂ©e sera mĂȘme chassĂ©e du divin arĂ©opage (voir les peintures des XVIĂš au XVIIIĂš : du Titien Ă  Boucher). Raffaella Milanesi sera ensuite Esther dans l’oratorio Ă©ponyme de Haendel lors du prochain festival HĂ€ndel de Halle en Allemagne (le 3 juin 2017).

 

 

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AGENDA de Raffaella Milanesi, soprano

CAVALLI : La Calisto (Junon, Fortune)
Opéra National du Rhin, du 26 avril au 14 mai 2017
Strasbourg et Mulhouse
Les Talens Lyriques

 

HĂ€ndel / Haendel : Esther
Raffaella Milanesi chante le rĂŽle titre
Halle Handel Festpeile, le 3 juin 2017
Halle ( Allemagne)
La Risonanza, Fabio Bonizzoni

 

 

VISITER aussi le site officiel de Raffaella Milanesi

 

 

 

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CD

gluck-clemenza-tito-ehrhardt-werner-arte-del-mundo-dhmSESTO chez Gluck
 Raffaella Milanesi, cƓur embrasĂ© au chant clair et nuancĂ© incarne Sesto dans l’opĂ©ra oubliĂ© de Gluck (surclassĂ© par le drame Ă©ponyme de Mozart en 1791), La Clemenza di Tito, perle seria ressuscitĂ©e par Werner Erhardt dĂšs 2003 Ă  Leverkusen. LIRE notre compte rendu critique de La Clemenza di Tito de Gluck, CLIC de CLASSIQUENEWS de juin 2014

 

 

 

 

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VIDEO : ALCINA embrasĂ©e, Ă©ruptive, hallucinĂ©e…

 

 

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DIVAS ACTUELLES : Raffaella MILANESI, soprano. L’ARDENTE FLAMME. Lors du festival international de musique baroque de Shanghai en dĂ©cembre 2015, la compagnie lyrique crĂ©Ă©e dirigĂ©e par David Stern interprĂ©tait ALCINA de Haendel. Avec dans le rĂŽle titre, l’immense soprano Raffaella Milanesi, Alcina dĂ©vastĂ©e, juste, sincĂšre… SĂ©quence sublime oĂč la cantatrice au sommet de ses moyens chante l’air majeur “Ah mio cor” qui dĂ©voile sous le masque de la magicienne souveraine, une amoureuse dĂ©truite, impuissante © studio CLASSIQUENEWS.TV — rĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM / Shanghai dĂ©cembre 2015

 

 

L’Orchestre National de Lille invite MAX RICHTER

richter-max-compositeur-classiquenews-Richter-Mike-TerryLILLE, Nouveau SiĂšcle. Max Richter, les 22,23,25 mars 2017. Quatre saisons, de Vivaldi Ă  Richter. L’Orchestre national de Lille joue les Quatre Saisons d’aprĂšs Vivaldi, puis From Sleep par l’auteur de la musique du film « Valse avec Bachir » (2008) ou de Shutter Island (2010, de Martin Scorsese). RĂ©interprĂ©tation rĂ©crĂ©ative, les Quatre Saisons revivent une nouvelle vie en Ă©tant enrichi d’un nouvel ADN celui « 2.0 » du XXIĂšme siĂšcle tel que l’a conçu le compositeur contemporain Max Richter. Le pianiste et compositeur post-minimaliste Richter recompose Les Quatre Saisons de Vivaldi. Il puise son inspiration Ă  partir de ses annĂ©es de formation auprĂšs de Luciano Berio, reste marquĂ© par l’Ɠuvre saisissante et expĂ©rimentale de Iannis Xenakis. Max Richter est bien connu du milieu musical depuis les annĂ©es 1990, il fut (et reste depuis) l’un des dĂ©fenseurs zĂ©lĂ©s d’Arvo PĂ€rt, compositeur estonien, mystique, partisan de l’épure et de la rĂ©pĂ©tition rĂ©sonante. Mais en plus de PĂ€rt, Richter s’est distinguĂ© tout autant en se rĂ©clamant aussi de Phil Glass, Steve Reich et Brian Eno.

 

 

L’Orchestre national de Lille invite Max Richter
Vivaldi, version 2.0

 

Antonio_Vivaldi grand portrait classiquenews_1ImmergĂ© dans la marmite baroque des Quatre Saisons vivaldiennes, sublime poĂšme instrumental pour violon solo et orchestre de cordes, Richter remixe, rĂ©Ă©crit, se joue des sons, de leur Ă©cho, de la rĂ©sonance Ă©galement. Richter en rĂ©organise l’agencement, restructure selon la source vivaldienne dans laquelle il injecte ses propres motifs, soit une parure personnelle riche en nuances vaporeuses, en brumes sonores parfois Ă©nigmatiques, qui offre un Ă©crin critique, interrogatif aux sonoritĂ©s originelles de la matrice vivaldienne. Pour le label Deutsche Grammophon et le violoniste Daniel Hope, Max Richter reconstruit l’arche vivaldienne pour en dĂ©duire ses propres Saisons. Il en a dĂ©coulĂ© un enregistrement paru en 2012 (chez DG / Konzerthaus Kammerorchester de Berlin – AndrĂ© de Ridder, direction). En s’intĂ©ressant Ă  Vivladi, en le questionnant selon une syntaxe propre, Max Richter ne fait pas que relire le chef d’oeuvre de la musique instrumentale baroque au dĂ©but du XVIIIĂš : il en rĂ©vĂšle l’inatteignable perfection. Un must actuel qui permet de rĂ©Ă©couter Vivaldi d’un regard rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©, nerf, plus incisif.

 

RICHTER par l’ONL
 Pour l’arrivĂ©e du Printemps, l’ONL – Orchestre national de Lille propose une programmation autour de l’artiste Max Richter, rĂ©inventeur des Quatre saisons de Vivaldi
 il en rĂ©sulte ainsi 3 jours de concerts et 2 nocturnes pour plonger dans l’univers musical de l’un des auteurs « les plus prolifiques de sa gĂ©nĂ©ration et qui dĂ©fie les Ă©tiquettes » .

L’ONL & Max Richter au Nouveau Siùcle
Du 22 au 25 mars 2017 – Lille
Concert flash 12h30, concerts symphoniques, after Ă©lectro, dĂ©ambulation nocturne en collaboration avec le Palais des Beaux-Arts de Lille. L’ONL Ă  Lille offre un cycle Richter en plusieurs sessions et multiples formes


 

 

 

Mercredi 22 mars 2017boutonreservation
Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Concert flash à 12h30 – The Blue Notebooks

The Blue Notebooks est le deuxiĂšme album solo (2004) de Max Richter, un projet singulier et aventureux, magnifiquement produit et se voulant rĂ©solument cinĂ©matographique : le titre « On the Nature of Daylight » marque le caractĂšre sonore du film « Shutter Island » de Martin Scorsese, mais aussi « Premier contact » de Denis Villeneuve (2016), tandis que « Shadow Journal » et « Organum » figurent dans la bande son de « Valse avec Bachir » (2008). Les compositions nĂ©o-classiques de l’album sont entrecoupĂ©es de textes extraits des Cahiers in-octavo de Franz Kafka, de L’hymne Ă  la perle et Terre inĂ©puisable de CzesƂaw MiƂosz, lus pour l’enregistrement discographique par l’actrice britannique Tilda Swinton. Le programme navigue entre les cordes dĂ©chirant l’ñme de « On the Nature of Daylight » et
des compositions pour piano au caractĂšre plus lyrique. Richter utilise Ă©galement des instruments Ă©lectroniques et occasionnellement des enregistrements captĂ©s Ă  l’extĂ©rieur du studio.
AVEC : Violons Natalia BONNER et Louisa FULLER / Alto Nick BARR / Violoncelles Ian BURDGE et Chris WORSEY / Piano Andrew SKEET / RĂ©citante Sarah SUTCLIFFE / Son Chris EKERS

 

 

 

Jeudi 23 et Samedi 25 mars 2017 Ă  20hboutonreservation
Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Concerts symphoniques
Les Quatre Saisons VIVALDI / Max Richter

En premiĂšre partie, les musiciens interprĂštent le disque de Max Richter, Infra (2010), inspirĂ© par le poĂšme The Waste Land (« La Terre vaine ») de T. S. Eliot, rĂ©unit un piano, des sons Ă©lectroniques et un quatuor Ă  cordes. Il prolonge une partition composĂ©e pour un spectacle conçu en commun avec le danseur Wayne McGregor et l’artiste visuel Julian Opie sur une commande du Royal Ballet de Covent Garden.
Sa « recomposition » des Quatre Saisons de Vivaldi a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e Ă  l’invitation du label Deutsche Grammophon, en 2012. Cet album plĂ©biscitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©Ă©ditĂ© avec de nouveaux remixes et des ajouts « ambient » – que Max Richter appelle « ombres » – et un DVD de concert. Max Richter a choisi ses moments prĂ©fĂ©rĂ©s de la partition et les a remodelĂ©s pour en faire de « nouveaux objets », superposant des fragments familiers ou les juxtaposant en boucle pour revigorer une oeuvre usĂ©e par l’emploi abusif dans les ascenseurs, les publicitĂ©s tĂ©lĂ©visĂ©es, comme indicatif ou gĂ©nĂ©rique d’attente. « Je n’ai gardĂ© que vingt-cinq pour cent des notes, mais il y a de l’ADN Vivaldi dans chaque mesure,
explique Max Richter. J’ai conservĂ© les gestes et les formes, les textures et les nuances. Certains bouts sont de Vivaldi, d’autres sont mes fantasmes, mes pensĂ©es Ă  haute voix sur les Quatre Saisons.» Pour Richter, rien de plus naturel que de rĂ©visiter l’oeuvre mythique d’un PrĂȘtre cĂ©lĂšbre, sachant faire jouer ses Ɠuvres par un orchestre de musiciennes, au risque de faire s’évanouir les Ăąmes fĂ©minines pendant ses concerts Ă  la PietĂ  de Venise.

 

AU PROGRAMME :
RICHTER : Infra
Jonathon HEYWARD direction

RICHTER Recomposed – VIVALDI Les Quatre Saisons
Mari SAMUELSEN, violon solo et direction
Chris EKERS, son
Orchestre National de Lille

 

 

 

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RESERVEZ VOTRE PLACE

Concert flash 12h30 – Auditorium du Nouveau SiĂšcle – Lille /// Mercredi 22 mars 12h30 – Tarifs : 5/10€

· Concerts symphoniques – Auditorium du Nouveau SiĂšcle – Lille /// — Jeudi 23 mars 20h et samedi 25 mars 18h30. Quelques places de derniĂšres minutes disponibles au tarif unique de 10€ / 15 minutes avant les concerts symphoniques

·  After – espace Valladolid du Nouveau SiĂšcle – Lille ///
entrées gratuites à retirer dÚs 21h dans le hall du Nouveau SiÚcle

Renseignements et réservations :
Billetterie ONL dans le hall du Nouveau SiĂšcle
03 20 12 82 40
www.onlille.com

 

·  Nocturne au MusĂ©e – Palais des Beaux-Arts de Lille –
Place de la RĂ©publique /// Tarifs de 4 Ă  7€
- SLEEP – Sleep a Ă©tĂ© pensĂ© comme un paysage sonore doux et enveloppant, destinĂ© Ă  faire venir le sommeil. L’oeuvre sera diffusĂ©e sous forme d’extraits (la piĂšce intĂ©grale dure huit heures), en simultanĂ© dans plusieurs espaces du musĂ©e, oĂč vous pourrez l’apprĂ©cier,
confortablement installĂ© et entourĂ© des oeuvres d’art. Il n’y a plus qu’à vous laisser bercer

Billetterie du Palais des Beaux-Arts de Lille : 03 20 06 78 00 et www.pba-lille.fr

 

Trompe-la-mort de Francesconi, en création au Palais Garnier

trompe la mort balzac luca francesconiPARIS, Palais Garnier, Francesconi : Trompe-la-mort, dĂšs le 16 mars 2017. CREATION MONDIALE : Trompe-la-Mort de Luca Francesconi du 16 mars au 5 avril 2017 au Palais Garnier. RĂ©pondant Ă  la commande de l’OpĂ©ra de Paris, Luca Francesconi exprime en musique sa fascination de la ComĂ©die Humaine de Balzac. Ecrivant lui-mĂȘme le livret de son nouvel opĂ©ra, en français donc, Francesconi s’intĂ©resse au cynique Vautrin, figure multiple de la duplicitĂ© humaine, alias Jacques Collin, alias l’abbĂ© Carlos Herrera, et donc Trompe‑la‑Mort, comme l’indique le titre de l’ouvrage. Manipulateur et hypnotiseur, il a le gĂ©nie de la domination et de la manipulation psychologique, repĂ©rant immĂ©diatement ses proies, victimes malĂ©ables de ses turpitudes : Lucien, Esther, Nucingen


Le « Machiavel du bagne » finira chef de la police. Ce diable incarnĂ© sĂšme l’esprit de la haine, de l’exploitation, mais avec une ruse qui vaut intelligence. Son gĂ©nie est noir, aussi fort que la mort. C’est un Mephistophele, tout dĂ©vouĂ© et sincĂšre, pour ceux qui servent ses desseins ignobles. Trompe-la-mort ou la beautĂ© du diable. L’opĂ©ra de Francesconi, sur les traces balzaciennes, sublimement inspirĂ©es avant Proust, Ă©labore un labyrinthe illusoire qui singe mieux que la nature, la rĂ©alitĂ© du jeu social. La sociĂ©tĂ© est un thĂ©Ăątre, mieux vaut ne pas se prendre dans les filets des diables aux aguets : Lucien et Esther en paieront le prix le plus cher, sans que jamais, l’ordre de ce thĂ©Ăątre social ne soit inquiĂ©tĂ©, troublĂ©, remis en question. Ici, toute illusion est perdue. Le nouvel opĂ©ra de Luca Francesconi, outre sa parure formelle, ne serait-il pas un poil Ă  gratter, un aiguillon dĂ©nonçant la barbarie ordinaire de nos sociĂ©tĂ©s au bord de l’implosion ?

 

 

 

Luca Francesconi : Trompe-la-mort
PARIS, Palais Garnier
du 16 mars au 5 avril 2017

OPÉRA EN DEUX ACTES, crĂ©ation mondiale, mars 2017
MUSIQUE ET LIVRET : Luca Francesconi (1956)
D’APRÈS HonorĂ© de Balzac

DIRECTION MUSICALE : Susanna MĂ€lkki
MISE EN SCÈNE : Guy Cassiers
Orchestre et ChƓurs de l’OpĂ©ra national de Paris

 

RESERVEZ VOTRE PLACE, + D’INFOS
sur le site de l’OpĂ©ra national de paris, Palais Garnier

 

 

 

Distribution :

JACQUES COLLIN / CARLOS HERRERA / TROMPE-LA-MORT
Laurent Naouri

ESTHER
Julie Fuchs

LUCIEN DE RUBEMPRÉ
Cyrille Dubois

LE BARON DE NUCINGEN
Marc Labonnette

ASIE
IldikĂł KomlĂłsi

EUGÈNE DE RASTIGNAC
Philippe Talbot

LA COMTESSE DE SÉRIZY
BĂ©atrice Uria-Monzon

CLOTILDE DE GRANDLIEU
Chiara Skerath

LE MARQUIS DE GRANVILLE
Christian Helmer

PEYRADE
(un espion)
François Piolino

CORENTIN
(un espion)
Rodolphe Briand

CONTENSON
(un espion)
Laurent Alvaro

 

 

 

logo_francemusiqueRadiodiffusion le mercredi 31 mai 2017 Ă  20h dans l’émission « Le concert du soir », sur France Musique

 

 

 

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LIRE aussi notre BIO express de Luca Francesconi
Francesconi luca festival presences luca-francesconi1Luca Francesconi (nĂ© en 1956). Le compositeur libre. C’est en Ă©coutant Richter lors d’un rĂ©cital Ă  Milan que le jeune Luca se prend de passion pour la musique ; il fera comme le pianiste. FormĂ© au Conservatoire milanais (classe de composition de Azio Corghi), Francesconi conserve une libertĂ© et un appĂ©tit intact en admirant aprĂšs Richter, Pollini qui joue comme s’il improvisait, et Berio dont Laborintus le marque profondĂ©ment. Ainsi ni post Nono, ni post Sciarrino, Francesconi sera d’abord lui-mĂȘme. AuprĂšs de Berio dont il est l’assistant au moment de la crĂ©ation de La Vera storia Ă  La Scala, Francesconi apprend un mĂ©tier, une discipline. Proche de Donatoni, pourtant moins connu, le jeune compositeur s’affirme avec sa premiĂšre partition d’ampleur en 1982, Passacaglia pour grand orchestre. Son projet est de rĂ©tablir le lien entre intellect et corps, pensĂ©e et sensualitĂ©. L’homme aime transmettre, cultiver le temps long avec peu de personne pour approfondir toute relation ; il prend trĂšs au sĂ©rieux son activitĂ© de professeur. Comme directeur de la Biennale de Venise (pendant quatre annĂ©es : 2008-2011) il s’inscrit dans un terreau d’initiatives qui repensent le geste crĂ©ateur hors de toutes contraintes et de tout compromis.

 

VIDEO, entretien avec Luca Francesconi, Ă  l’occasion du Festival PrĂ©sences 2016 : Oggi l’Italia! Focus sur les compositeurs italiens / Ă  9’52 : le compositeur prĂ©cise son Ă©criture et sa pensĂ©e musicale oĂč pĂšsent les notions de sĂ©ductions et de mĂ©lodie… : “je compose en ligne”…

 

 

 

 

Recréation. La PhÚdre de LEMOYNE, 1786

marie antoinette versailles France royaute marie-antoinetteCAEN, PARIS. Lemoyne : PhĂšdre, 1786. Du 27 avril au 11 juin 2017. FORTUNE DE LA TRAGEDIE LYRIQUE française
 AprĂšs Andromaque, CĂ©phale et Procris et La Caravane du Caire de GrĂ©try (1784), Amadis de Gaule de J.C. Bach (1779), Les BayadĂšres (1810) et SĂ©miramis de Catel, Les DanaĂŻdes de Salieri, Renaud de Sacchini et Atys de Piccinni (1780), ou encore ThĂ©sĂ©e de Gossec (1778 / 1782), le Palazzetto Bru Zane ou Centre de musique romantique française Ă©tabli Ă  Venise, explore davantage encore les sources du romantisme avec cette PhĂšdre, tragĂ©die lyrique de Lemoyne crĂ©Ă©e Ă  Fontainebleau en octobre 1786. Il s’agit d’une recrĂ©ation qui interroge le courant nĂ©oclassique, propre aux annĂ©es 1780 en France, quand simultanĂ©ment, est aussi recrĂ©Ă© la ChimĂšne du napolitain Sacchini (1783). NEOCLASSICISME MUSICAL et OPERA ROYAL… La pĂ©riode investie sujet d’une vĂ©ritable enquĂȘte scientifique est celle oĂč le dernier goĂ»t de la cour de France avant la chute de l’ordre monarchique Ă  la fin de la dĂ©cennie soit en 1789, cultive une scĂšne lyrique qui brille par son Ă©clectisme, un raffinement orchestral et vocal inĂ©dits, des rĂ©alisations scĂ©niques qui recherchent le spectaculaire et le frĂ©nĂ©tique fantastique, grĂące Ă  des moyens en consĂ©quence. Aucun doute Marie-Antoinette et Louis XVI favorisent comme jamais l’OpĂ©ra Ă  Versailles et dans les chĂąteaux royaux, comme s’il s’agissait de toujours perpĂ©tuer le renouvellement des formes et des genres aprĂšs la rĂ©volution opĂ©rĂ©e par Gluck au dĂ©but des annĂ©es 1770 (Gluck Ă  Paris : 1774-1779). Et en tentant de ne pas trahir l’apport du Chevalier Ă  Paris.

RecrĂ©ations lyriques lyriques : ChimĂšne et PhĂšdreDes 70′s aux 80′s… Dix annĂ©es ont passĂ© et les jeunes souverains affirment ce goĂ»t nĂ©o classique qui succĂ©dant au Baroque de l’Ă©poque des LumiĂšres prĂ©pare dĂ©jĂ  l’essor du romantisme : sĂ©quence exceptionnellement fĂ©conde que l’on rĂ©sume par l’expression
  La musique et le thĂ©Ăątre lyrique passe des passions de l’Ăąme baroque Ă  l’Ă©mergence du sentiment romantique
  A bon entendeur. (Illustration ci dessus : portrait de Marie-Antoinette par Madame VigĂ©e Lebrun _ ci contre : Comtesse Sacy par David, 1790). En cultivant cette Ă©loquence nouvelle de la sentimentalitĂ©, les amateurs aiment surtout se dĂ©lecter des passions les plus exacerbĂ©es qui voient les Alcina et Clorinde baroques, remplacĂ©es par les femmes dĂ©voreuses, pourtant amoureuses et impuissantes, d’un nouveau profil, tragique et fantastique, MĂ©dĂ©e (Cherubini) et Armide (ThĂ©sĂ©e de Gossec, Renaud de Sacchini), que la posture nĂ©o grecque conduit vers l’Ă©pure frĂ©nĂ©tique et spectaculaire des MĂ©hul et Spontini Ă  venir. L’Ă©poque est Ă  la relecture des classiques du XVIIĂš : quand Lully, Racine ou Corneille fournissent les sources de nouveaux modĂšles esthĂ©tiques et sonores…

 

 

La tragédie lyrique française à son crépuscule
PhĂšdre 1786

 

Ainsi l’exploration conduite Ă©claire ce bouillonnement artistique exceptionnel propre aux annĂ©es 1780 dont classiquenews a rendu compte pas Ă  pas distinguant par comptes rendus et documentaires vidĂ©os dĂ©veloppĂ©s, les apports et la rĂ©elle pertinence (consulter les liens ci avant).

 

 

concert et opera compte rendu critiqueRECRÉATIONS PARFOIS INDIGESTES
 Souvent l’idĂ©e mĂȘme d’une rĂ©crĂ©ation prometteuse surpasse la pertinence et la valeur musicale rĂ©elle des partitions redĂ©couvertes. Souvent il s’agit de mesurer l’attrait actuel du genre lyrique spĂ©cifique Ă  la royautĂ© et de relever hĂ©las la conformitĂ© et le caractĂšre lisse d’Ă©critures trop respectueuses des conventions du genre, n’est pas Rameau qui veut. Certes il faut bien tout ressusciter et pour convenir au goĂ»t et Ă  la patience de l’audience contemporaine, parfois adapter ou retranscrire, rĂ©duire et arranger…; mais reconnaissons que les Ɠuvres ressuscitĂ©s valent par fragments ou sĂ©quences plutĂŽt que dans leur continuitĂ© d’un bout Ă  l’autre. Pourquoi donc s’entĂȘter Ă  servir les partitions dans leur intĂ©gralitĂ© parfois indigeste ? Pourquoi ne pas sĂ©lectionner les meilleurs Ă©pisodes puis selon l’accueil du public  qui paie partie des productions (un nouveau mode participatif serait ici Ă  inventer), redonner l’intĂ©grale si la premiĂšre session s’est rĂ©vĂ©lĂ©e convaincante ?  Cela  éviterait bien des agacements, de l’ennui et aussi des dĂ©penses publiques inutiles (puisque certains partenaires sont subventionnĂ©s par l’argent des contribuables)… TrĂȘve d’humeurs.

 

 

LA PHEDRE DE JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
 Qu’en sera-t-il au juste pour cette PhĂšdre d’un Lemoyne mĂ©connu, mĂ©sestimĂ© peut-ĂȘtre, carrĂ©ment oubliĂ© certainement ? Pour chaque rĂ©crĂ©ation prometteuse annoncĂ©e, l’idĂ©e de re-dĂ©couvrir un chef d’Ɠuvre s’impose Ă  nous malgrĂ© les rĂ©serves prĂ©citĂ©es. AprĂšs tout, bien lointaine demeure cette Ă©poque ou les historiens de l’art dĂ©couvraient un nom, un style, une reprĂ©sentation Ă©blouissante de la nature et des passions humaines
  voyez Ă©videmment le peintre Georges La Tour inconnu insigne, jusqu’Ă  sa rĂ©surrection en
 1934. En musique, il’ n’existe pas d’exemple aussi rĂ©vĂ©lateur d’un gĂ©nie mĂ©connu
  quoique les Monteverdi, le Vivaldi lyrique soient aujourd’hui des mondes sonores totalement re-dĂ©couverts, totalement fascinants. Si en peinture il ne faut que de bons yeux et des chercheurs vĂ©ritables qui ont le goĂ»t de l’enquĂȘte, les compositeurs gĂ©niaux Ă  re-dĂ©couvrir, exigent aussi des interprĂštes et des instruments capables d’en exprimer la subtile intelligence, comme l’Ă©vidente singularitĂ©.

En PhĂšdre, surgit l’interdit du dĂ©sir incestueux. Sur les traces des tragĂ©diens grecs anciens, Euripide et SĂ©nĂšque, puis Racine
 la musique de Lemoyne affirme une autre PhĂšdre, visage spĂ©cifique de la fille de Minos et de PasiphaĂ«, soit un monstre sentimental, Ăąme dĂ©sirante, tiraillĂ©e, impuissante dominĂ©e par sa passion trop coupable. Avant Lemoyne, Rameau avait su Ă©blouir en proposant sa propre vision (baroque) du mythe de la cougar dĂ©voreuse avant l’heure
  soit une figure souveraine digne et blessĂ©e d’une dignitĂ© impĂ©riale qui dans une langue dĂ©clamĂ©e inouĂŻe entend, dĂšs 1733, soit en plein esthĂ©tique rocaille, Ă©galer voire dĂ©passer le thĂ©Ăątre de Racine. Et de Corneille. Pas moins. De fait, Rameau impose une langue nouvelle, directe et sensuelle, expressive et violente d’une modernitĂ© absolue


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Portrait de Madame Verninac par Jacques Louis David (vers 1799)

InspirĂ©s par la musique de Lemoyne, “sa force et sa modernitĂ©â€, les producteurs de cette PhĂšdre 2017 placent l’orchestre sur la scĂšne comme une actuelle rĂ©crĂ©ation d’un autre drame de la mĂȘme pĂ©riode ChimĂšne de Sacchini (d’aprĂšs Corneille), oĂč dĂ©jĂ  les musiciens du Concert de La Loge Ă©taient placĂ©s de mĂȘme, le chef au centre du dispositif scĂ©nique et les instruments tout Ă  fait visibles pendant l’action (une indication de l’importance sonore de l’orchestre ? Certainement). L’époque et bien Ă  la relecture des mythes lĂ©guĂ©s par le thĂ©Ăątre classique du siĂšcle prĂ©cĂ©dent : les compositeurs invitĂ©s, protĂ©gĂ©s par Marie-Antoinette rĂ©adaptent Racine comme Lully, dans une syntaxe plus nerveuse, voire frĂ©nĂ©tique.

Sur la scĂšne le temple de VĂ©nus, oĂč se situe l’action de la tragĂ©die,  devient alors un « temple de la musique », les instrumentistes paraissent ainsi tels les prĂȘtres du culte, aux cĂŽtĂ©s des choristes, qui entourent et accompagnent les protagonistes.
Efficace, bref, parfois violent, Lemoyne soigne l’urgence des contrastes : une esthĂ©tique bien baroque, mais totalement rĂ©habillĂ©e. Il se concentre sur le quatuor tragique d’oĂč est exclue Aricie, la fiancĂ© du jeune Hippolyte qu’aime sans issue l’ignoble PhĂšdre. En Ă©cartant Aricie qui s’est vouĂ©e Ă  Diane, exit toute coloration pastorale (si Ă©blouissante chez Rameau). L’heure est Ă  la coupe sanglante nĂ©oclassique : sacrifice, possession, hurlement. Chaque Ă©pisode de Lemoyne est une issue vers la mort.
PhĂšdre, OEnone, Hippolyte et ThĂ©sĂ©e, « dans leurs costumes dorĂ©s, cramoisis, arrivent dĂ©jĂ  consumĂ©s, prĂȘts Ă  devenir poussiĂšre, Ă  s’évaporer dans les tombes qui jalonnent la scĂšne
 Cette opposition entre le gris du sol et l’or des tombes et des costumes permet de crĂ©er un espace imaginaire, entre la vie et la mort, sous les lumiĂšres savantes de Dominique BruguiĂšre », comme le prĂ©cise le metteur en scĂšne.

 

 

 

PhĂšdre de Jean-Baptiste Lemoyne, 1786
Recréation
Du 27 avril au 11 juin 2017

 

boutonreservationCAEN, Théùtre, les 27 et 28 avril 2017
PARIS, Bouffes du nord, les 9, 10 et 11 juin 2017
REIMS, Opéra, mardi 10 octobre 2017

 

 

 

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Tragédie lyrique en 3 actes
Livret de François-Benoßt Hoffmann
Création le 26 octobre 1786 au Chùteau de Fontainebleau
Nouvelle version / transcription / arrangement pour 4 chanteurs et 10 instruments

LE CONCERT DE LA LOGE
PhĂšdre: Judith Van Wanroij
OEnone: Diana Axentii
Hippolyte: Enguerrand de Hys
Thésée: Thomas Dolié

Direction musicale et violon: Julien Chauvin
Mise en scĂšne : Marc Paquien

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Jacques Louis DAVID : Portrait d’une femme, 1798. Comme Lemoyne ou Sacchini dans la France des annĂ©es 1780, David, l’inventeur en peinture du nĂ©oclassicisme (Le Serment des Horaces, salon de 1784), se met au goĂ»t du jour et adopte dans ses portraits aristocratiques, la mode nĂ©o grecque ou nĂ©o Ă©trusque (voir aussi le portrait de Madame RĂ©camier), explicitement nĂ©o classique… qui fait paraĂźtre les dames en PhĂšdres, certes assagies…

 

 

 

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LA CHIMENE de SACCHINI, 1783

RecrĂ©ations lyriques lyriques : ChimĂšne et PhĂšdreParallĂšlement Ă  PHEDRE de Lemoyne, se prĂ©cise le profil de la ChimĂšne de Sacchini, rĂ©cemment et actuellement recrĂ©e (mars 2017). InspirĂ© de Corneille (Le Cid), Sacchini remet au goĂ»t du jour en 1783 pour la Cour de France, le mythe chevaleresque oĂč l’amoureuse bafouĂ©e qui porte la loi du pĂšre, est tiraillĂ©e car elle aime celui qui l’a tuĂ© : Rodrigue. Amour ou devoir, le pĂšre ou l’amant… VOIR LE PROCES DE CHIMENE, nouvelle recrĂ©ation lyrique de l’Ă©poque des LumiĂšres, au temps du nĂ©oclassicisme

 

 

 

Recréations lyriques lyriques : ChimÚne et PhÚdre

 

JACQUE-LOUIS DAVID : portrait de la comtesse de Sacy, 1790. Mise sobre, presque Ă©pure nĂ©ogrecque, l’aristocrate fait pĂąle figure en robe simple et d’un raffinement “rustique”. Ni bijoux, ni parures sophistiquĂ©e, perruque au naturel… tout souligne ici ce goĂ»t de la simplicitĂ© propre Ă  l’esthĂ©tique nĂ©o classique.

PARIS, Palais Garnier, Francesconi : Trompe-la-mort, dĂšs le 16 mars 2017

trompe la mort balzac luca francesconiPARIS, Palais Garnier, Francesconi : Trompe-la-mort, dĂšs le 16 mars 2017. CREATION MONDIALE : Trompe-la-Mort de Luca Francesconi du 16 mars au 5 avril 2017 au Palais Garnier. RĂ©pondant Ă  la commande de l’OpĂ©ra de Paris, Luca Francesconi exprime en musique sa fascination de la ComĂ©die Humaine de Balzac. Ecrivant lui-mĂȘme le livret de son nouvel opĂ©ra, en français donc, Francesconi s’intĂ©resse au cynique Vautrin, figure multiple de la duplicitĂ© humaine, alias Jacques Collin, alias l’abbĂ© Carlos Herrera, et donc Trompe‑la‑Mort, comme l’indique le titre de l’ouvrage. Manipulateur et hypnotiseur, il a le gĂ©nie de la domination et de la manipulation psychologique, repĂ©rant immĂ©diatement ses proies, victimes malĂ©ables de ses turpitudes : Lucien, Esther, Nucingen


Le « Machiavel du bagne » finira chef de la police. Ce diable incarnĂ© sĂšme l’esprit de la haine, de l’exploitation, mais avec une ruse qui vaut intelligence. Son gĂ©nie est noir, aussi fort que la mort. C’est un Mephistophele, tout dĂ©vouĂ© et sincĂšre, pour ceux qui servent ses desseins ignobles. Trompe-la-mort ou la beautĂ© du diable. L’opĂ©ra de Francesconi, sur les traces balzaciennes, sublimement inspirĂ©es avant Proust, Ă©labore un labyrinthe illusoire qui singe mieux que la nature, la rĂ©alitĂ© du jeu social. La sociĂ©tĂ© est un thĂ©Ăątre, mieux vaut ne pas se prendre dans les filets des diables aux aguets : Lucien et Esther en paieront le prix le plus cher, sans que jamais, l’ordre de ce thĂ©Ăątre social ne soit inquiĂ©tĂ©, troublĂ©, remis en question. Ici, toute illusion est perdue. Le nouvel opĂ©ra de Luca Francesconi, outre sa parure formelle, ne serait-il pas un poil Ă  gratter, un aiguillon dĂ©nonçant la barbarie ordinaire de nos sociĂ©tĂ©s au bord de l’implosion ?

 

 

 

Luca Francesconi : Trompe-la-mort
PARIS, Palais Garnier
du 16 mars au 5 avril 2017

OPÉRA EN DEUX ACTES, crĂ©ation mondiale, mars 2017
MUSIQUE ET LIVRET : Luca Francesconi (1956)
D’APRÈS HonorĂ© de Balzac

DIRECTION MUSICALE : Susanna MĂ€lkki
MISE EN SCÈNE : Guy Cassiers
Orchestre et ChƓurs de l’OpĂ©ra national de Paris

 
 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE, + D’INFOS
sur le site de l’OpĂ©ra national de paris, Palais Garnier

 

 
 

 

 

Distribution :

JACQUES COLLIN / CARLOS HERRERA / TROMPE-LA-MORT
Laurent Naouri

ESTHER
Julie Fuchs

LUCIEN DE RUBEMPRÉ
Cyrille Dubois

LE BARON DE NUCINGEN
Marc Labonnette

ASIE
IldikĂł KomlĂłsi

EUGÈNE DE RASTIGNAC
Philippe Talbot

LA COMTESSE DE SÉRIZY
BĂ©atrice Uria-Monzon

CLOTILDE DE GRANDLIEU
Chiara Skerath

LE MARQUIS DE GRANVILLE
Christian Helmer

PEYRADE
(un espion)
François Piolino

CORENTIN
(un espion)
Rodolphe Briand

CONTENSON
(un espion)
Laurent Alvaro

 

 

 

logo_francemusiqueRadiodiffusion le mercredi 31 mai 2017 Ă  20h dans l’émission « Le concert du soir », sur France Musique

 

 

 

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LIRE aussi notre BIO express de Luca Francesconi
Francesconi luca festival presences luca-francesconi1Luca Francesconi (nĂ© en 1956). Le compositeur libre. C’est en Ă©coutant Richter lors d’un rĂ©cital Ă  Milan que le jeune Luca se prend de passion pour la musique ; il fera comme le pianiste. FormĂ© au Conservatoire milanais (classe de composition de Azio Corghi), Francesconi conserve une libertĂ© et un appĂ©tit intact en admirant aprĂšs Richter, Pollini qui joue comme s’il improvisait, et Berio dont Laborintus le marque profondĂ©ment. Ainsi ni post Nono, ni post Sciarrino, Francesconi sera d’abord lui-mĂȘme. AuprĂšs de Berio dont il est l’assistant au moment de la crĂ©ation de La Vera storia Ă  La Scala, Francesconi apprend un mĂ©tier, une discipline. Proche de Donatoni, pourtant moins connu, le jeune compositeur s’affirme avec sa premiĂšre partition d’ampleur en 1982, Passacaglia pour grand orchestre. Son projet est de rĂ©tablir le lien entre intellect et corps, pensĂ©e et sensualitĂ©. L’homme aime transmettre, cultiver le temps long avec peu de personne pour approfondir toute relation ; il prend trĂšs au sĂ©rieux son activitĂ© de professeur. Comme directeur de la Biennale de Venise (pendant quatre annĂ©es : 2008-2011) il s’inscrit dans un terreau d’initiatives qui repensent le geste crĂ©ateur hors de toutes contraintes et de tout compromis.

 

VIDEO, entretien avec Luca Francesconi, Ă  l’occasion du Festival PrĂ©sences 2016 : Oggi l’Italia! Focus sur les compositeurs italiens / Ă  9’52 : le compositeur prĂ©cise son Ă©criture et sa pensĂ©e musicale oĂč pĂšsent les notions de sĂ©ductions et de mĂ©lodie… : “je compose en ligne”…

 

 

 

 

CD événement, annonce. HANDEL : Baroque Heroines par Sonya Yoncheva, soprano (1 cd SONY classical)

yoncheva sonya baroque heroines heroines baroque cd sony classical de marchi cd review critique cd classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, annonce. HANDEL : Baroque Heroines par Sonya Yoncheva, soprano (1 cd SONY classical). AnnoncĂ© et attendu, faisant suite Ă  un prĂ©cĂ©dent baroque (Stabat Mater de Pergolesi avec Ă©galement Karine Deshayes), le nouvel album de SONYA YONCHEVA affiche de rĂ©els arguments auxquels tout amateur de voix se doit d’ĂȘtre attentif. Comme Anna Netrebko, il y a chez la Yoncheva une intensite sincĂšre, et une vĂ©ritĂ© qui frappe immĂ©diatement. La cantatrice vient de rĂ©orienter ses choix de personnages (s’éloignant du rĂŽle de Tatiana d’EugĂšne OnĂ©guine, annulant donc sa participation Ă  l’OpĂ©ra Bastille en juin prochain), voici un retour Ă  ses premiĂšres amours vocales, les vertiges et dĂ©sirs souvent tragiques et langoureux, jusqu’au bord de l’extase suspendue, des grandes hĂ©roĂŻnes baroques, soit celles du XVIIIĂš, conçue avec le gĂ©nie et la grĂące que l’on sait, par Haendel (Handel). Ce disque comprend plusieurs joyaux, dĂ©fis Ă  toute cantatrice et donc soprano expressive, surtout les airs d’Alcina (de loin les plus rĂ©vĂ©lateurs d’une nature tragique, – avec ici, le grand air saisissant de la mĂšre Ă©prouvĂ©e qui de façon hallucinĂ©e et blessĂ©e chante sa souffrance, soit Agrippina (Pensieri, voi mi tormentate)
, sans omettre, la dignitĂ© tragique, marmorĂ©enne de Theodora, cet oratorio du silence et de la lenteur, marche de la sublimation mystique qu’éprouve l’hĂ©roĂŻne. On voit bien que la palette des afffetcs ainsi abordĂ©e est large voire impressionnante, d’autant mieux dĂ©fendue qu’aux cĂŽtĂ©s de la diva, s’affrime le chant ciselĂ©, profond de l’Academia Montis Regalis, dirigĂ© par Alessandro De Marchi, actuel directeur artistique du Festival de musique ancienne d’Innsbruck (auquel CLASSIQUENEWS a consacrĂ© un reportage vidĂ©o).
Exigeant une ligne et un souffle Ă  toute Ă©preuve, une articulation impĂ©riale, surtout une sobriĂ©tĂ© de l’intonation
 chaque air rĂ©vĂšle les grandes divas. Qu’en sera-t-il de la part de la cantatrice bulgare qui chante surtout depuis une dĂ©cennie, les rĂŽles romantiques, de Traviata Ă  Mimi, sans omettre Elisabeth de Valois de Verdi en octobre 2017 ? Ce retour au Baroque, primordial, essentiel, soulignera-t-il la pertinence d’une voix souvent saisissante par ses vertiges Ă©motionnels ? Cf. ses rĂ©cents Mozart, hier La Comtesse, demain Vitellia
 RĂ©ponse dans notre grande critique Ă  venir dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS.

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CD événement, annonce. HANDEL : Baroque Heroines par Sonya Yoncheva, soprano (1 cd SONY classical)

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POITIERS, TAP, Fratres de PĂ€rt, 7Ăšme de Bruckner

Arvo-Part--008POITIERS, TAP. PÄRT, MOZART, BRUCKNER
 le 31 janvier 2017. Le programme prĂ©sente 3 sommets de la musique, chacun Ă  leur Ă©poque, qui ont aussi inspirĂ© le cinĂ©ma. D’abord un hommage, celui de l’estonien Arvo PĂ€rt – l’un des plus grands compositeurs actuels (nĂ© en 1935), au moment de la mort du britannique Benjamin Britten en 1976 : Fratres pour violon et piano. Berceuse, dĂ©chirante priĂšre, course en panique et dĂ©lirante ivresse Ă©chevelĂ©e sur le motif de la perte : l’intensitĂ© Ă©motionnelle qui s’en dĂ©gage est proportionnelle Ă  la volontĂ© d’épure et de simplicitĂ© de la ligne, oĂč les deux instruments comme incandescents et sonnĂ©s, jouent aussi avec le silence. CrĂ©Ă© en 1977, Fratres a connu de nombreuses versions pour deux, trois, voire un seul instrument. Ce soir, c’est la version pour deux voix, violon et piano, la plus dĂ©chirante Ă  notre avis, que crĂ©Ăšrent Ă  Salzbourg en 1980, le violoniste Gidon Kremer et la pianiste Elena Bashkirova. Deux rĂ©alisateurs l’ont portĂ© au cinĂ©ma : Paul Thomas Anderson pour There Will Be Blood (2008), puis Martin Provost pour Violette (2013).

A l’époque des Noces de Figaro, Mozart compose son Concerto pour piano n°23 crĂ©Ă© Ă  Vienne le 2 mars 1786 : l’organisation si fluide de son architecture rappelle de fait un vĂ©ritable opĂ©ra, dramaturgie naturelle pour instruments
 Le mouvement central, le plus bouleversant par sa grĂące naturelle rĂ©sonne comme une confession intime, une immersion dans les trĂ©fonds de l’ñme humaine, aux portes de l’inquiĂ©tude et de la tristesse, d’une insondable gravitĂ©.

bruckner anton-499823InspirĂ© par son modĂšle devant tous, Wagner, Bruckner s’essaie au grand format orchestral, portĂ© par une indĂ©fectible foi. Sa Symphonie n°7 aurait inspirĂ© au cinĂ©aste Visconti, la structure et l’atmosphĂšre globale de son film Senso (1954) : l’Adagio si troublant et pĂ©nĂ©trant exprime le vertige des deux amants possĂ©dĂ©s en particulier l’abandon fatal de l’amoureuse qui finit trahie. CommencĂ©e en 1881, la 7Ăš est marquĂ©e par la mort du maĂźtre, Richard Wagner, survenue pendant les sĂ©ances de composition en fĂ©vrier 1883. Le final de l’Adagio offre ainsi une orchestration funĂšbre (sur le choral de dĂ©ploration) dĂ©diĂ©e au compositeur dĂ©cĂ©dĂ© (tubas wagnĂ©riens). Mystique, Bruckner malgrĂ© l’ampleur des effectifs et son recours rĂ©gulier aux cuivres, taillĂ©s en gros blocs, exprime une ardente priĂšre dont l’activitĂ© parfois furieuse de tout l’orchestre, ne parvient pas Ă  attĂ©nuer la morsure panique. La vivacitĂ© du Scherzo par exemple est tout emprunte d’un doute intĂ©rieur qui saisit par sa force, malgrĂ© l’apparente bonhommie des faux airs de danses qu’il dĂ©veloppe. Architecte, Bruckner est surtout un croyant inquiet. Ecouter l’une de ses symphonies, et en particulier la 7Ăš, est un choc, Ă  tout le moins une expĂ©rience musicale, mĂ©morable.

 

 

 

 

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POITIERS, TAP
Théùtre Auditorium de Poitiers
Mardi 31 janvier 2017, 19h30

 

Paul Daniel, direction
Vanessa Wagner, piano
Matthieu Arama, violon

 

> Arvo PĂ€rt Fratres (version violon et piano)
> W.A. Mozart Concerto pour piano n° 23
> Anton Bruckner Symphonie n° 7

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
+ D’INFOS sur le site du TAP, Poitiers
http://www.tap-poitiers.com/orchestre-national-bordeaux-aquitaine-1790

 

 

 

Livres, compte rendu critique. La Flûte enchantée de Mozart par Eric Chaillier (Fayard)

chaillier eric la flute enchantee fayard compte rendu critique livre CLIC de CLASSIQUENEWSLivres, compte rendu critique. La FlĂ»te enchantĂ©e de Mozart par Eric Chaillier (Fayard). On pensait tout connaĂźtre du dernier opĂ©ra de Mozart (avec La ClĂ©mence de Titus). Or ce livre lumineux vient bousculer (et nettoyer) bien des faux jugements et contrevĂ©ritĂ©s. Le chef d’oeuvre de Mozart, premier singspiel d’envergure, fusionnant de façon idĂ©al populaire et savant, parvient Ă  sublimer le genre lyrique par sa maĂźtrise du registre symbolique et lĂ©gendaire avec le drame Ă©poque, pathĂ©tique, tragique mais aussi comique. Le parcours des hĂ©ros, en rĂ©alitĂ© les 3 couples : La Reine de la nuit / Sarastro, Pamina / Tamino, Papageno / Papagena offrent un rĂ©sumĂ© Ă©difiant de l’expĂ©rience humaine, la synthĂšse de nos existence terrestre dont le sens et la finalitĂ© se trouvent rĂ©vĂ©lĂ©es : la fraternitĂ©, la compassion, le partage sont les donnĂ©es clĂ©s d’une partition Ă  la fois onirique et philosophique. Mozart, alors aux portes de la mort, ne cesse d’ĂȘtre occupĂ© et captivĂ© par son opus de 1791.

S’appuyant sur les derniĂšres recherches musicologiques allemandes, Éric Chaillier se fait guide et pilote d’une oeuvre labyrinthique, Ă  la façon des avatars d’Harry Poter, dont il transmet sa passion et sa fascination pour un opĂ©ra « merveilleux et multiple » ; l’auteur, enquĂȘteur Ă©merveillĂ© autant que scrupuleux, analyse la genĂšse (du livret Ă  la crĂ©ation dans le thĂ©Ăątre que l’acteur, impresario et directeur Emanuel Schikaneder, l’auteur du texte, dirigeait dans les faubourgs de Vienne), mais aussi aborde toutes les facettes d’une oeuvre parfaite par sa multiplicitĂ© signifiante et son unicitĂ© humaniste. L’amour, le pouvoir, le rituel initiatique, le sacrĂ©, la verve populaire, l’esprit d’enfance, la fĂ©erie surtout la psychologie et la psychĂ© humaines sont ici dĂ©cortiquĂ©s au diapason d’une musique divine dont la justesse et la poĂ©sie saisissent. Car c’est bien le mouvement de la musique conçue par Mozart qui met en branle la magie opĂ©rante de cette partition envoĂ»tante, bouleversante, indĂ©passable. Texte complet, argumentĂ©, vivant. Lecture incontournable.

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CLIC D'OR macaron 200LIVRES, compte rendu critique. Eric Chaillier : La FlĂ»te enchantĂ©e, opĂ©ra merveilleux et multiple. Éditions Fayard, janvier 2017. ISBN : 978-2-213-70145-5 – Collection « LittĂ©rature Française » – Nombre de pages : 200 – Dimensions : 18 x 12 x 1 cm – Poids : 282 g. CLIC de CLASSIQUENEWS de janvier et fĂ©vrier 2017. + D’INFOS sur le site de Fayard

MALTE : Festival baroque Ă  La Valette, jusqu’au 28 janvier 2017

malte office de tourisme logoMALTE : Festival Baroque international de La Valette : 12-28 janvier 2017. VIDEO, reportage : Festival Baroque international de La Valette Ă  Malte. Le BAROQUE a dĂ©sormais son festival Ă  Malte, dans la citĂ© baroque de La Valette / Valletta : bientĂŽt capitale europĂ©enne de la culture (en 2018), La Valette propose du 12 au 28 janvier 2017 prochain, un cycle de concerts Ă©vĂ©nements comprenant dans plusieurs lieux emblĂ©matiques de l’architecture baroque maltaise, musique sacrĂ©e, opĂ©ras, rĂ©citals lyrique, musique de chambre… FESTIVAL Ă©vĂ©nement. (VOIR notre Reportage vidĂ©o exclusif Ă  l’occasion du festival de janvier 2016).

 

 

Le Baroque international et multiple s’invite Ă  la Valette / Valletta 2017

RĂ©cital lyrique, musique de chambre, concerts symphoniques dĂ©fricheurs, marionnettes parodiques, grands concerts sacrĂ©s dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean…

 

 

Festival international de musique baroque de La ValletteMALTE, La Valette : Valletta International Baroque Festival : 12 – 28 janvier 2017. En janvier 2017 du 12 au 28, dĂ©couvrez la ville de La Valette (Valletta) Ă  Malte, joyau architectural dont l’unitĂ© baroque saisit immĂ©diatement le visiteur. Le Festival baroque international s’y dĂ©ploie chaque annĂ©e les deux derniĂšres semaines de janvier, avec une exceptionnelle cohĂ©rence. La diversitĂ© des programmes, la beautĂ© des lieux investis (diverses Ă©glises et cathĂ©drales, Teatru Manoel
) font l’attrait d’un festival parmi les plus convaincants des Ă©vĂ©nements baroques en Europe. Cette annĂ©e, la 5Ăš Ă©dition, ensembles Français, rĂ©cital de divas virtuoses, marionnettes parodiant l’opĂ©ra français du XVIIĂš (Atys de Lully), mais aussi concerts sacrĂ©s dont celui dĂ©sormais mythique dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean qui conserve La DĂ©collation de Saint-Jean du Caravage (sommet de la peinture baroque!), sans omettre la rĂ©surrection des compositeurs maltais baroques grĂące au travail expĂ©rimental, explorateur du VIBE (Valletta International Baroque Ensemble, soit l’orchestre duFestival sur instruments anciens), … Entre musique et patrimoine, le festivalier vit une expĂ©rience inoubliable que classiquenews a testĂ©, apprĂ©ciĂ©, distinguĂ© (VOIR notre reportage vidĂ©o La Valette 2016, 4Ăšme festival international de musique baroque). Voici nos temps forts, cycles de concerts Ă©vĂ©nements Ă  organiser lors de 3 week end Ă  Malte. LIRE aussi notre prĂ©sentation du Festival 2016

 

 

MALTE : 5Ăšme festival international baroque de La Valette

 

 

Baroque-festival-2017LIRE notre présentation complÚte du Festival international de musique baroque de La Valette / Valletta à Malte : nos temps forts, comment organiser son séjour à Malte en janvier 2017 

 

 

RAPPEL des 3 WEEK END BAROQUES Ă  La Valette, Malte :

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Week end 1 :

du 13 au 17 janvier 2017

Vendredi 13 janvier 2017
Co Cathédrale Saint-Jean, 19h30
Te Deum de Charpentier
Ensemble Correspondances
Rien n’égale l’éblouissement d’un grand concert sacrĂ© sous la voĂ»te du sanctuaire des Chevaliers de Saint-Jean, d’un luxe inouĂŻ (chapelles de sculptures dorĂ©es, fresques de Matia Pretti)

Samedi 14 janvier 2017
ATYS en folie : parodie pour marionnettes et chanteurs
d’aprùs Lully
Teatru Manoel Ă  16h30
Reprise Dimanche 15 janvier 2017 Ă  18h
Production du cmbv, centre de musique baroque de Versailles

Samedi 14 janvier 2017
Eglise Ta Giezu, 19h30
Cantates de JS BACH
Ensemble Dunedin consort

Dimanche 15 janvier 2017
BibliothĂšque nationale Ă  12h30
Bach et l’esprit de la danse
John Irving, clavecin

Lundi 16 janvier 2017
Musée Archéologique, Salon, à 19h30
La viole souveraine
Ensemble Hathor consort

Mardi 17 janvier 2017
Opera buffa : La Serva Padrona
Association musicale G Carissimi
Teatru Manoel, 19h30

 

 

 

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Week end 2 :

du 18 au 22 janvier 2017

Mercredi 18 janvier 2017
Teatru Manoel, 19h30
Reines et divas rivales
Vivica Genaux / Simone Kermes
Deux divas baroques Ă©poustouflantes rivalisent de vocalises et de performances dramatiques hallucinantes
 Programme spectaculaire, objet d’un cd paru en 2015 chez Sony classical

Jeudi 19 janvier 2017
Eglise Saint-Nicolas, 19h30
De Stradivarius Ă  Bach
Nicolas Dautricourt, violon

Vendredi 20 janvier 2017
Cathedral anglicane Saint-Paul, 19h30
Un Age d’Or : Lotti, Melgas, D. Scarlatti, Rebelo, Caldara
The Sixteen

Samedi 21 janvier 2017
Eglise St-Augustine, 12h30
VIBE : Valletta international Baroque Ensemble
Oeuvres du compositeur baroque maltais Euchar Gravina, d’aprùs le poùte maltais Citta Vittoriosa (16ù) ; Telemann, Charpentier, manuscrits des archives de la Cathedrale de Mdina (Malte)

Samedi 21 janvier 2017
Eglise Ta Giesu, 19h30
Zelenka : Lamentations et RĂ©pons, Tenebrae
Ensemble Le Banquet CĂ©leste

Dimanche 22 janvier 2017
Bach et les Russes
Teatru Manoel, 12h30
JS Bach, Schnittke, Stravinsky

Lucia Micallef, piano / Nicolas Dautricourt, violon

Dimanche 22 janvier 2017
Chasse au trésor au Teatru Manoel (pour les familles)
Teatru Manoel, 15h

 

 

 

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Week end 3 :

du 26 au 28 janvier 2017

Jeudi 26 janvier 2017
Teatru Manoel, 19h30
Inspiré par le Baroque
PĂ€rt, Respighi, Pace, Piazzolla
Orchestre Philharmonique de Malte
Michelle Castelletti

Vendredi 27 janvier 2017
BibliothĂšque nationale, 12h30
Suite pour luth de JS Bach
Johanna Beisteiner, guitare baroque

Vendredi 27 janvier 2017
Musée Archéologique, Salon, 19h30
A Piacere. Sances, Hume, Marais, Rameau
Ensemble Accademia del Piacere

Samedi 28 janvier 2017
Cathedrale anglicane Saint-Paul, 12h30
Airs d’opĂ©ras de Purcell
Claire Debono, soprano. Les Ambassadeurs

Samedi 28 janvier 2017
Teatru Manoel, 19h30
Concerts royaux : Water music, Royal Fireworks de Haendel
VIBE, Valletta international Baroque Ensemble

 

 

 

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Booking / RĂ©servations : ONLINE:
www.vallettabaroquefestival.com.mt
www.teatrumanoel.com.mt

Email: bookings@teatrumanoel.com.mt
T: +356 2124 6389

IN PERSON / guichets, billetterie :
Teatru Manoel / Booking Office, Old Theatre Street, Valletta

 

VIDEO : notre reportage vidéo (Festival 2016) :

 

MALTA-MALTE-festival-valletta-la-valette-festival-2017-presentation-2017-classiquenews-CLIC-de-classiquenews

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malte office de tourisme logoREUSSIR VOTRE SEJOUR, informations pratiques. Si les français ont laissĂ© de trĂšs nombreux souvenirs de leur sĂ©jour sur l’üle, l’anglais est la 2Ăš langue officielle de Malte. Un atout pour se faire comprendre partout, y compris hors des villes plus touristiques.
Organisez votre séjour grùce au site dédié : www.visitmalta.com/fr

CLASSIQUENEWS recommande 
. Pendant notre sĂ©jour Ă  La Vallette, nous avons particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© pour l’hĂ©bergement (situĂ© dans le cƓur du quartier historique), le Boutique hĂŽtel, Palazzo Saw Paul, situĂ© Ă  quelques minutes Ă  pieds de tous les lieux du festival – Location d’appartements – site : www.livinginvalletta.com

Chaque Ă©tĂ©, Malte met Ă  l’honneur son plus cĂ©lĂšbre chanteur lyrique, ambassadeur de Malte dans le monde, Joseph Calleja nĂ© Ă  Malte, Ă  l’occasion d’un concert en plein air (juillet : “Joseph Calleja live in Concert”), en gĂ©nĂ©ral sur l’üle de Gozo


 

 

 

 

 

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Festival Baroque Ă  Malte

malte office de tourisme logoMALTE : Festival Baroque international de La Valette : 12-28 janvier 2017. VIDEO, reportage : Festival Baroque international de La Valette Ă  Malte. Le BAROQUE a dĂ©sormais son festival Ă  Malte, dans la citĂ© baroque de La Valette / Valletta : bientĂŽt capitale europĂ©enne de la culture (en 2018), La Valette propose du 12 au 28 janvier 2017 prochain, un cycle de concerts Ă©vĂ©nements comprenant dans plusieurs lieux emblĂ©matiques de l’architecture baroque maltaise, musique sacrĂ©e, opĂ©ras, rĂ©citals lyrique, musique de chambre… FESTIVAL Ă©vĂ©nement. (VOIR notre Reportage vidĂ©o exclusif Ă  l’occasion du festival de janvier 2016).

 

 

Le Baroque international et multiple s’invite Ă  la Valette / Valletta 2017

RĂ©cital lyrique, musique de chambre, concerts symphoniques dĂ©fricheurs, marionnettes parodiques, grands concerts sacrĂ©s dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean…

 

 

Festival international de musique baroque de La ValletteMALTE, La Valette : Valletta International Baroque Festival : 12 – 28 janvier 2017. En janvier 2017 du 12 au 28, dĂ©couvrez la ville de La Valette (Valletta) Ă  Malte, joyau architectural dont l’unitĂ© baroque saisit immĂ©diatement le visiteur. Le Festival baroque international s’y dĂ©ploie chaque annĂ©e les deux derniĂšres semaines de janvier, avec une exceptionnelle cohĂ©rence. La diversitĂ© des programmes, la beautĂ© des lieux investis (diverses Ă©glises et cathĂ©drales, Teatru Manoel
) font l’attrait d’un festival parmi les plus convaincants des Ă©vĂ©nements baroques en Europe. Cette annĂ©e, la 5Ăš Ă©dition, ensembles Français, rĂ©cital de divas virtuoses, marionnettes parodiant l’opĂ©ra français du XVIIĂš (Atys de Lully), mais aussi concerts sacrĂ©s dont celui dĂ©sormais mythique dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean qui conserve La DĂ©collation de Saint-Jean du Caravage (sommet de la peinture baroque!), sans omettre la rĂ©surrection des compositeurs maltais baroques grĂące au travail expĂ©rimental, explorateur du VIBE (Valletta International Baroque Ensemble, soit l’orchestre duFestival sur instruments anciens), … Entre musique et patrimoine, le festivalier vit une expĂ©rience inoubliable que classiquenews a testĂ©, apprĂ©ciĂ©, distinguĂ© (VOIR notre reportage vidĂ©o La Valette 2016, 4Ăšme festival international de musique baroque). Voici nos temps forts, cycles de concerts Ă©vĂ©nements Ă  organiser lors de 3 week end Ă  Malte. LIRE aussi notre prĂ©sentation du Festival 2016

 

 

MALTE : 5Ăšme festival international baroque de La Valette

 

 

Baroque-festival-2017LIRE notre présentation complÚte du Festival international de musique baroque de La Valette / Valletta à Malte : nos temps forts, comment organiser son séjour à Malte en janvier 2017 

 

 

Exceptionnelle affiche Baroque Ă  La Valette / VALLETTA Ă  MALTE : 12-28 janvier 2017

malte office de tourisme logoMALTE : Festival Baroque international de La Valette : 12-28 janvier 2017. VIDEO, reportage : Festival Baroque international de La Valette Ă  Malte. Le BAROQUE a dĂ©sormais son festival Ă  Malte, dans la citĂ© baroque de La Valette / Valletta : bientĂŽt capitale europĂ©enne de la culture (en 2018), La Valette propose du 12 au 28 janvier 2017 prochain, un cycle de concerts Ă©vĂ©nements comprenant dans plusieurs lieux emblĂ©matiques de l’architecture baroque maltaise, musique sacrĂ©e, opĂ©ras, rĂ©citals lyrique, musique de chambre… FESTIVAL Ă©vĂ©nement. (VOIR notre Reportage vidĂ©o exclusif Ă  l’occasion du festival de janvier 2016).

 

 

Le Baroque international et multiple s’invite Ă  la Valette / Valletta 2017

RĂ©cital lyrique, musique de chambre, concerts symphoniques dĂ©fricheurs, marionnettes parodiques, grands concerts sacrĂ©s dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean…

 

 

Festival international de musique baroque de La ValletteMALTE, La Valette : Valletta International Baroque Festival : 12 – 28 janvier 2017. En janvier 2017 du 12 au 28, dĂ©couvrez la ville de La Valette (Valletta) Ă  Malte, joyau architectural dont l’unitĂ© baroque saisit immĂ©diatement le visiteur. Le Festival baroque international s’y dĂ©ploie chaque annĂ©e les deux derniĂšres semaines de janvier, avec une exceptionnelle cohĂ©rence. La diversitĂ© des programmes, la beautĂ© des lieux investis (diverses Ă©glises et cathĂ©drales, Teatru Manoel
) font l’attrait d’un festival parmi les plus convaincants des Ă©vĂ©nements baroques en Europe. Cette annĂ©e, la 5Ăš Ă©dition, ensembles Français, rĂ©cital de divas virtuoses, marionnettes parodiant l’opĂ©ra français du XVIIĂš (Atys de Lully), mais aussi concerts sacrĂ©s dont celui dĂ©sormais mythique dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean qui conserve La DĂ©collation de Saint-Jean du Caravage (sommet de la peinture baroque!), sans omettre la rĂ©surrection des compositeurs maltais baroques grĂące au travail expĂ©rimental, explorateur du VIBE (Valletta International Baroque Ensemble, soit l’orchestre duFestival sur instruments anciens), … Entre musique et patrimoine, le festivalier vit une expĂ©rience inoubliable que classiquenews a testĂ©, apprĂ©ciĂ©, distinguĂ© (VOIR notre reportage vidĂ©o La Valette 2016, 4Ăšme festival international de musique baroque). Voici nos temps forts, cycles de concerts Ă©vĂ©nements Ă  organiser lors de 3 week end Ă  Malte. LIRE aussi notre prĂ©sentation du Festival 2016

 

 

MALTE : 5Ăšme festival international baroque de La Valette

 

 

Baroque-festival-2017LIRE notre présentation complÚte du Festival international de musique baroque de La Valette / Valletta à Malte : nos temps forts, comment organiser son séjour à Malte en janvier 2017 

 

 

LA MUSIQUE BAROQUE S’INVITE A MALTE : festival international du 12 au 28 janvier 2017

malte office de tourisme logoMALTE : Festival Baroque international de La Valette : 12-28 janvier 2017. VIDEO, reportage : Festival Baroque international de La Valette Ă  Malte. Le BAROQUE a dĂ©sormais son festival Ă  Malte, dans la citĂ© baroque de La Valette / Valletta : bientĂŽt capitale europĂ©enne de la culture (en 2018), La Valette propose du 12 au 28 janvier 2017 prochain, un cycle de concerts Ă©vĂ©nements comprenant dans plusieurs lieux emblĂ©matiques de l’architecture baroque maltaise, musique sacrĂ©e, opĂ©ras, rĂ©citals lyrique, musique de chambre… FESTIVAL Ă©vĂ©nement. (VOIR notre Reportage vidĂ©o exclusif Ă  l’occasion du festival de janvier 2016).

 

 

Le Baroque international et multiple s’invite Ă  la Valette / Valletta 2017

RĂ©cital lyrique, musique de chambre, concerts symphoniques dĂ©fricheurs, marionnettes parodiques, grands concerts sacrĂ©s dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean…

 

 

Festival international de musique baroque de La ValletteMALTE, La Valette : Valletta International Baroque Festival : 12 – 28 janvier 2017. En janvier 2017 du 12 au 28, dĂ©couvrez la ville de La Valette (Valletta) Ă  Malte, joyau architectural dont l’unitĂ© baroque saisit immĂ©diatement le visiteur. Le Festival baroque international s’y dĂ©ploie chaque annĂ©e les deux derniĂšres semaines de janvier, avec une exceptionnelle cohĂ©rence. La diversitĂ© des programmes, la beautĂ© des lieux investis (diverses Ă©glises et cathĂ©drales, Teatru Manoel
) font l’attrait d’un festival parmi les plus convaincants des Ă©vĂ©nements baroques en Europe. Cette annĂ©e, la 5Ăš Ă©dition, ensembles Français, rĂ©cital de divas virtuoses, marionnettes parodiant l’opĂ©ra français du XVIIĂš (Atys de Lully), mais aussi concerts sacrĂ©s dont celui dĂ©sormais mythique dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean qui conserve La DĂ©collation de Saint-Jean du Caravage (sommet de la peinture baroque!), sans omettre la rĂ©surrection des compositeurs maltais baroques grĂące au travail expĂ©rimental, explorateur du VIBE (Valletta International Baroque Ensemble, soit l’orchestre duFestival sur instruments anciens), … Entre musique et patrimoine, le festivalier vit une expĂ©rience inoubliable que classiquenews a testĂ©, apprĂ©ciĂ©, distinguĂ© (VOIR notre reportage vidĂ©o La Valette 2016, 4Ăšme festival international de musique baroque). Voici nos temps forts, cycles de concerts Ă©vĂ©nements Ă  organiser lors de 3 week end Ă  Malte. LIRE aussi notre prĂ©sentation du Festival 2016

 

 

MALTE : 5Ăšme festival international baroque de La Valette

 

 

Baroque-festival-2017LIRE notre présentation complÚte du Festival international de musique baroque de La Valette / Valletta à Malte : nos temps forts, comment organiser son séjour à Malte en janvier 2017 

 

 

6Ăš Festival International de Musique Baroque Ă  La Valette, MALTE -12-28 janvier 2017

VIDEO, reportage : Festival Baroque international de La Valette Ă  Malte. Le BAROQUE a dĂ©sormais son festival Ă  Malte, dans la citĂ© baroque de La Valette / Valletta : bientĂŽt capitale europĂ©enne de la culture (en 2018), La Valette propose du 12 au 28 janvier 2017 prochain, un cycle de concerts Ă©vĂ©nements comprenant dans plusieurs lieux emblĂ©matiques de l’architecture baroque maltaise, musique sacrĂ©e, opĂ©ras, rĂ©citals lyrique, musique de chambre… FESTIVAL Ă©vĂ©nement. (VOIR notre Reportage vidĂ©o exclusif Ă  l’occasion du festival de janvier 2016).

 

 

Malte. Festival de musique Baroque Ă  La ValletteMALTE, PERLE CULTURELLE EN MEDITERRANEE… Depuis 2013, La Vallette capitale de Malte (le plus petit Ă©tat de l’Union EuropĂ©enne) propose son festival de musique baroque, une programmation enivrante sur deux semaines, en Ă©troite fusion avec les lieux et sites remarquables de la ville, en grande partie Ă©difiĂ©e dans les annĂ©es 1560 par le Chevalier français La Vallette. Le temps du festival maltais, les spectateurs goĂ»tent la finesse et l’engagement d’interprĂštes triĂ©s sur le volet, tout en explorant les multiples offres culturelles, touristiques et gastronomiques de l’Ăźle de Malte. Entre Orient et Occident, la culture maltaise a su prĂ©server un patrimoine unique au monde dont le cƓur palpitant s’est manifestĂ© Ă  l’Ăąge baroque… Entretien avec le directeur artistique et fondateur de l’Ă©vĂšnement ; dĂ©couverte de l’orchestre du Festival -VIBE Valletta International baroque Ensemble, engagĂ© dans l’interprĂ©tation des musiques insulaires; enfin prĂ©sentation des Ă©vĂ©nements et offres musicales par le PrĂ©sident de l’Office de Tourisme de Malte… Grand reportage CLASSIQUENEWS © 2016. DurĂ©e : 14mn

 

Le Festival Baroque de la Valette / Valletta 2017

 

 

Festival international de musique baroque de La ValletteMALTE, La Valette : Valletta International Baroque Festival : 12 – 28 janvier 2017. En janvier 2017 du 12 au 28, dĂ©couvrez la ville de La Valette (Valletta) Ă  Malte, joyau architectural dont l’unitĂ© baroque saisit immĂ©diatement le visiteur. Le Festival baroque international s’y dĂ©ploie chaque annĂ©e les deux derniĂšres semaines de janvier, avec une exceptionnelle cohĂ©rence. La diversitĂ© des programmes, la beautĂ© des lieux investis (diverses Ă©glises et cathĂ©drales, Teatru Manoel
) font l’attrait d’un festival parmi les plus convaincants des Ă©vĂ©nements baroques en Europe. Cette annĂ©e, la 5Ăš Ă©dition accueille de nombreux artistes français : ensembles Correspondances, Les Ambassadeurs, Le Banquet CĂ©leste, ou le violoniste Nicolas Dautricourt; c’est aussi un choix de rĂ©citals lyriques avec de grandes divas baroques contemporaines : Vivica Genaux et Simone Kermes, en divas royales et rivales (rĂ©cital “Rival queens” comme Ă  l’Ă©poque oĂč sur scĂšne les sopranos et mezzos coloratoure, – Bordoni contre Cuzzoni, rivalisaient de virtuositĂ© vocale…), Claire Debono
 DĂ©fricheur, le festival sait aussi favoriser la recrĂ©ation de partitions inĂ©dites Ă  partir des archives maltaises, dont la richesse annonce bien des dĂ©couvertes Ă  venir, heureusement ressuscitĂ©es et portĂ©es par l’orchestre maison composĂ©s d’instrumentistes maltais : le “VIBE”, – Valletta international Baroque Ensemble” dont le mĂ©lomane ne manquera AUCUN des concerts prometteurs
 Entre musique et patrimoine, le festivalier vit une expĂ©rience inoubliable que classiquenews a testĂ©, apprĂ©ciĂ©, distinguĂ© (VOIR notre reportage vidĂ©o La Valette 2016, 4Ăšme festival international de musique baroque). Voici nos temps forts, cycles de concerts Ă©vĂ©nements Ă  organiser lors de 3 week end Ă  Malte. LIRE aussi notre prĂ©sentation du Festival 2016

 

 

MALTE : 5Ăšme festival international baroque de La Valette

 

 

LIRE notre présentation du Festival international de musique baroque de La Valette / Valletta à Malte : nos temps forts, comment organiser son séjour à Malte en janvier 2017 

 

 

MALTE, La Valette : Valletta International Baroque Festival : 12 – 28 janvier 2017

MALTE, La Valette : Valletta International Baroque Festival : 12 – 28 janvier 2017. En janvier 2017 du 12 au 28, dĂ©couvrez la ville de La Valette (Valletta) Ă  Malte, joyau architectural dont l’unitĂ© baroque saisit immĂ©diatement le visiteur. Le Festival baroque international s’y dĂ©ploie chaque annĂ©e les deux derniĂšres semaines de janvier, avec une exceptionnelle cohĂ©rence. La diversitĂ© des programmes, la beautĂ© des lieux investis (diverses Ă©glises et cathĂ©drales, Teatru Manoel
) font l’attrait d’un festival parmi les plus convaincants des Ă©vĂ©nements baroques en Europe. Cette annĂ©e, la 5Ăš Ă©dition accueille de nombreux artistes français : ensembles Correspondances, Les Ambassadeurs, Le Banquet CĂ©leste, ou le violoniste Nicolas Dautricourt; c’est aussi un choix de rĂ©citals lyriques avec de grandes divas baroques contemporaines : Vivica Genaux, Simone Kermes, Claire Debono… DĂ©fricheur, le festival sait aussi favoriser la recrĂ©ation de partitions inĂ©dites Ă  partir des archives maltaises, dont la richesse annonce bien des dĂ©couvertes Ă  venir, heureusement ressuscitĂ©es et portĂ©es par l’orchestre maison composĂ©s d’instrumentistes maltais : le “VIBE”, – Valletta international Baroque Ensemble” dont le mĂ©lomane ne manquera AUCUN des concerts prometteurs… Entre musique et patrimoine, le festivalier vit une expĂ©rience inoubliable que classiquenews a testĂ©, apprĂ©ciĂ©, distinguĂ© (VOIR notre reportage vidĂ©o La Valette 2016, 4Ăšme festival international de musique baroque). Voici nos temps forts, cycles de concerts Ă©vĂ©nements Ă  organiser lors de 3 week end Ă  Malte. LIRE aussi notre prĂ©sentation du Festival 2016

 
 

MALTE : 5Ăšme festival international baroque de La Valette

Nos temps forts
20 concerts sur 3 week ends exceptionnels / Programmes incontournables Ă  La Valette 2017

 

 

 

DĂšs le jeudi 12 janvier 2017
Concert d’ouverture, que rĂ©sonne la trompette
Eglise Ta Jiezu, 19h30
Andrea di Mario, trompette baroque

 

 

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Week end 1 :

du 13 au 17 janvier 2017

 
 

Vendredi 13 janvier 2017
Co Cathédrale Saint-Jean, 19h30
Te Deum de Charpentier
Ensemble Correspondances
Rien n’égale l’éblouissement d’un grand concert sacrĂ© sous la voĂ»te du sanctuaire des Chevaliers de Saint-Jean, d’un luxe inouĂŻ (chapelles de sculptures dorĂ©es, fresques de Matia Pretti)

Samedi 14 janvier 2017
ATYS en folie : parodie pour marionnettes et chanteurs
d’aprùs Lully
Teatru Manoel Ă  16h30
Reprise Dimanche 15 janvier 2017 Ă  18h
Production du cmbv, centre de musique baroque de Versailles

Samedi 14 janvier 2017
Eglise Ta Giezu, 19h30
Cantates de JS BACH
Ensemble Dunedin consort

Dimanche 15 janvier 2017
BibliothĂšque nationale Ă  12h30
Bach et l’esprit de la danse
John Irving, clavecin

Lundi 16 janvier 2017
Musée Archéologique, Salon, à 19h30
La viole souveraine
Ensemble Hathor consort

Mardi 17 janvier 2017
Opera buffa : La Serva Padrona
Association musicale G Carissimi
Teatru Manoel, 19h30

 

 

 

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Week end 2 :

du 18 au 22 janvier 2017

 
 

Mercredi 18 janvier 2017
Teatru Manoel, 19h30
Reines et divas rivales
Vivica Genaux / Simone Kermes
Deux divas baroques Ă©poustouflantes rivalisent de vocalises et de performances dramatiques hallucinantes
 Programme spectaculaire, objet d’un cd paru en 2015 chez Sony classical

Jeudi 19 janvier 2017
Eglise Saint-Nicolas, 19h30
De Stradivarius Ă  Bach
Nicolas Dautricourt, violon

Vendredi 20 janvier 2017
Cathedral anglicane Saint-Paul, 19h30
Un Age d’Or : Lotti, Melgas, D. Scarlatti, Rebelo, Caldara
The Sixteen

Samedi 21 janvier 2017
Eglise St-Augustine, 12h30
VIBE : Valletta international Baroque Ensemble
Oeuvres du compositeur baroque maltais Euchar Gravina, d’aprùs le poùte maltais Citta Vittoriosa (16ù) ; Telemann, Charpentier, manuscrits des archives de la Cathedrale de Mdina (Malte)

Samedi 21 janvier 2017
Eglise Ta Giesu, 19h30
Zelenka : Lamentations et RĂ©pons, Tenebrae
Ensemble Le Banquet CĂ©leste

Dimanche 22 janvier 2017
Bach et les Russes
Teatru Manoel, 12h30
JS Bach, Schnittke, Stravinsky

Lucia Micallef, piano / Nicolas Dautricourt, violon

Dimanche 22 janvier 2017
Chasse au trésor au Teatru Manoel (pour les familles)
Teatru Manoel, 15h

 

 

 

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Week end 3 :

du 26 au 28 janvier 2017

 
 

Jeudi 26 janvier 2017
Teatru Manoel, 19h30
Inspiré par le Baroque
PĂ€rt, Respighi, Pace, Piazzolla
Orchestre Philharmonique de Malte
Michelle Castelletti

Vendredi 27 janvier 2017
BibliothĂšque nationale, 12h30
Suite pour luth de JS Bach
Johanna Beisteiner, guitare baroque

Vendredi 27 janvier 2017
Musée Archéologique, Salon, 19h30
A Piacere. Sances, Hume, Marais, Rameau
Ensemble Accademia del Piacere

Samedi 28 janvier 2017
Cathedrale anglicane Saint-Paul, 12h30
Airs d’opĂ©ras de Purcell
Claire Debono, soprano. Les Ambassadeurs

Samedi 28 janvier 2017
Teatru Manoel, 19h30
Concerts royaux : Water music, Royal Fireworks de Haendel
VIBE, Valletta international Baroque Ensemble

 

 

 

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Booking / RĂ©servations : ONLINE:
www.vallettabaroquefestival.com.mt
www.teatrumanoel.com.mt

Email: bookings@teatrumanoel.com.mt
T: +356 2124 6389

IN PERSON / guichets, billetterie :
Teatru Manoel / Booking Office, Old Theatre Street, Valletta

 

VIDEO : notre reportage vidéo (Festival 2016) :

 

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