CD, opéra événement, annonce. DEBUSSY : PELLEAS ET MELISANDE. Rattle, LSO (Londres, 2016)

DEBUSSY-PELLEAS-melisande-simon-rattle-LSO-kozena-gerhaer-finley-critique-review-cd-par-by-classiquenewsCD, opĂ©ra Ă©vĂ©nement, annonce. DEBUSSY : PELLEAS ET MELISANDE. Rattle, LSO (Londres, 2016). LE PELLEAS ATMOSPHERIQUE, ENIGMATIQUE DE RATTLE. OpĂ©ra impressionniste, opĂ©ra atmosphĂ©rique, opĂ©ra climatique : la transparence et la fluiditĂ© tour Ă  tour aĂ©rienne, empoisonnĂ©e, Ă©nigmatique que Simon Rattle sait distiller Ă  la tĂȘte du LSO, faisant miroiter toutes les qualitĂ©s suggestives de l’orchestre londonien, affirment ici une rĂ©elle maĂźtrise et orchestrale et dramatique. Les cordes ont une tension parsifalienne (surtout dans les prĂ©ludes des derniers actes), les flĂ»tes Ă  la fois lĂ©gĂšres, lumineuses et profondĂ©ment mystĂ©rieuses expriment avec une grande Ă©lĂ©gance, la comprĂ©hension du chef et des instrumentistes vis Ă  vis du sommet lyrique français postromantique. Le timbre Ă©pais, au grain tendre de la mezzo Magdalena Kozena (Madame Rattle Ă  la ville) ajoute Ă  cette conception inscrite, magnifiquement repliĂ©e dans le mystĂšre et l’imprĂ©cision temporelle. La lecture mĂ©rite absolument cet enregistrement captĂ© sur le vif au Barbican de Londres en janvier 2016. D’autant qu’un diseur alchimiste narrateur dans le lied, Christian Gerhaher se prĂȘte Ă  la prosodie spĂ©cifique du français de Debussy
 VoilĂ  qui confirme l’affinitĂ© bienheureuse des Britanniques Ă  l’endroit du romantisme français. Il y avait Colin Davis chez Berlioz; y aurait-il Ă  prĂ©sent, maĂźtrisant les effectifs du LSO, Rattle chez Debussy ? Must absolu et prochaine grande critique le 6 octobre 2017, dans le mag cd, dvd livres de classiquenews.

 

 

 

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CLIC D'OR macaron 200CD, opĂ©ra Ă©vĂ©nement, annonce. DEBUSSY : PELLEAS ET MELISANDE. Rattle, LSO (Londres, janvier 2016 – 3 SACD + 1 disc Pure Audio Blu-ray / LSO live). London Symphony Orchestra, London Symphony Chorus. Avec : Magdalena KoĆŸenĂĄ (MĂ©lisande), Christian Gerhaher (PellĂ©as), Gerald Finley (Golaud), Bernarda Fink, Franz-Josef Selig, Joshua Bloom, Elias MadlĂ«r. Sir Simon Rattle, direction.

 

 

LIRE AUSSI
Autre cd LSO critiqué par classiquenews : Schuman : Das Paradies und die Peri / La Paradis et la Péri / Rattle

http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-schumann-das-paradies-und-die-peri-rattle-lso-live-2015/

 

 

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KEIN LICHT de Philippe Manoury, création française

Kein Licht 2 de Philippe ManouryStrasbourg, Paris. KEIN LICHT de PHILIPPE MANOURY, les 22 sept, 18 oct 2017. OpĂ©ra prĂ©apocalyptique, PĂ©nombre annonciatrice … A 65 ans, Philippe Manoury dont nous avions beaucoup apprĂ©ciĂ© son opĂ©ra « K » (2001), poĂ©tique, efficace, tout en grisaille colorĂ©e, en nuances orchestrales d’un rare raffinement (avc un sentiment d’étuve sonore), prĂ©sente en 2017, son nouvel opĂ©ra, engagĂ©, mordant, 
inspirĂ© par la catastrophe nuclĂ©aire de Fukushima (2011). CrĂ©Ă© en avant-premiĂšre Ă  la Ruhrtriennale le 25 aoĂ»t dernier, KEIN LICHT occupe l’affiche de l’OpĂ©ra national du Rhin ce 22 septembre 2017 (Ă  Strasbbourg, Manoury avait prĂ©cĂ©demment crĂ©Ă© son ouvrage lyrique antĂ©rieur La nuit de Gutenberg, 2011), puis occupera la scĂšne de l’OpĂ©ra-Comique le 18 octobre suivant.

 
 
 

OpĂ©ra prĂ©apocalyptique, PĂ©nombre annonciatrice …

 
 

En rĂ©alitĂ© c’est l’OpĂ©ra-Comique qui passe commande au compositeur d’un ouvrage lyrique inspirĂ© de l’écrivaine autrichienne Elfriede Jelinek qui a Ă©crit un texte sur la catastrophe nuclĂ©aire de Fukushima (mars 2011). L’opĂ©ra reprend Ă  son compte la dĂ©nonciation d’un monde infĂ©odĂ© Ă  la technologique Ă©nergĂ©tique, oubliant ce qui peut provoquer sa propre fin. L’humanitĂ© est fragile mais les citoyens et surtout les politiques s’emmurent dans un dĂ©ni collectif : impossible d’envisager l’impensable : l’apocalypse. Sans vraiment prendre parti, pour ou contre le nuclĂ©aire (l’Allemagne elle a tranchĂ©), Manoury exploite le prĂ©texte dramatique de l’idĂ©e de catastrophe. Le compositeur rĂ©alise aussi ce qui lui tient Ă  coeur : rĂ©inventer la forme lyrique par un nouveau dispositif, libre, ouvert (en particulier aux formes thĂ©Ăątrales contemporaines), et qui peut en cours de reprĂ©sentation, toujours Ă©voluer : en somme une forme inachevĂ©e et mouvante, a work in progress
 12 instrumentistes rĂ©alisent la musique Ă©lectronique en temps rĂ©el, aux cĂŽtĂ©s de chanteurs et d’acteurs car la voix parlĂ©e comme le chant codifiĂ© sont prĂ©sents, imbriquĂ©s, affrontĂ©s, confrontĂ©s
 L’informatique permet au compositeur d’inventer des sĂ©quences au moment de la crĂ©ation et pour chaque reprĂ©sentation, alternant, complĂ©tant un schĂ©ma structurel qui lui est composĂ© de tableaux qui eux ont Ă©tĂ© prĂ©alablement Ă©crits et finalisĂ©s. Le dĂ©raison et la folie gouvernent le monde. Ici pas de personnages au sens d’incarnations fortes et de caractĂšres identifiables et expressifs, mais comme Ă  son habitude, des climats, des sensations qui aiguillonnent notre conscience, paniquent notre discernement
 Philippe Manoury nous alerte – mĂȘme s’il ne se dit pas engagĂ© : sa musique vivante, connectĂ©e, appelle Ă  la prise de conscience, tout en dĂ©veloppant une suite de lamentos poignant oĂč il s’agit de recouvrer notre humanitĂ© ; celle vĂ©ritable qui retrouve la voie d’une alliance harmonique avec la nature. DĂ©fi perdu d’avance. Et si Kein Licht (aucune lumiĂšre) Ă©tait le chant ultime avant la catastrophe ?

 

 

 

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KEIN LICHT de PHILIPPE MANOURY
Thinkspiel, création française
Strasbourg, les 22, 23, 24 et 25 septembre 2017
RĂ©servez

Paris, Opéra-Comique
Mercredi 18 octobre 2017, 20h
RĂ©servez

 
 
 

PIANO, annonce cd événements. Deutsche Grammophon annonce 2 prochains recueils discographiques : Schubert par Krystian Zimerman / Chopin par Daniil Trifonov.

PIANO, annonce cd Ă©vĂ©nements. Deutsche Grammophon annonce 2 prochains recueils discographiques : Schubert par Krystian Zimerman / Chopin par Daniil Trifonov. LES PLUS GRANDS PIANISTES SIGNENT ET ENREGISTRENT CHEZ DEUTSCHE GRAMMOPHON. L’actualitĂ© de la rentrĂ©e de septembre et octobre 2017 ne contredit pas notre constatation.
Schubert-Piano-Sonatas-D959-D960-DigipackAprĂšs un Ă©blouissant double coffret Beethoven, Ă©ditĂ© en aoĂ»t, oĂč Evgeny Kissin fait un retour remarquĂ© et prodigieusmeent rĂ©ussi chez Deutsche Grammophon (cycle de prises live de 2006 Ă  2016, soit une dĂ©cennie de reflexion et d’analyse beethovĂ©nienne), la marque jaune annonce pour cette rentrĂ©e 2017, deux autres opus monographiques, dĂ©fendus par deux autres piliers de son Ă©curie pianistique. KRYSTIAN ZIMERMAN, ambassadeur enchantĂ©, enivrĂ© de la Sehnsucht schubertienne (rĂ©cital des Sonates pour piano D 959 et D 960) – Ă  paraĂźtre le 8 septembre 2017. C’est le grand retour de Zimerman au studio, osant deux sommets de l’inspiration pianistique de Schubert, oĂč la traversĂ©es des mondes parallĂšles, invisibles, s’accompagne d’une quĂȘte vers la rive espĂ©rĂ©e, idĂ©ale, inaccessible.
Trifonov daniil play CHOPIN evocations, cd review, critique cd par classiquenews 1501857837_4795182Puis c’est le plus jeune talent prometteur de DG (avec le corĂ©en Seong-Jin Cho, Ă©gal passionnĂ© par l’écriture du Polonais, et autre trĂšs passionnant pianiste du label jaune), Daniil Trifonov qui rĂ©active les qualitĂ©s et vertus de l’école russe de piano, dans un programme dĂ©diĂ© Ă  son cher Chopin. Au menu – copieux de ce double album, Ă  paraĂźtre le 6 octobre 2017 : les 2 Concertos pour piano de FrĂ©dĂ©ric Chopin, opus 21 et opus 11 (Mikhail Pletnev et le Mahler Chamber Orchestra), Variations sur Mozart, air de Don Giovanni « Laci darem la mano », sans omettre une sĂ©lection d’hommages de divers compositeur Ă  l’éloquence mystĂ©rieuse et nostalgique de FrĂ©dĂ©ric : oeuvres de Schumann Grieg, Barber, Tchaikovsky (un poco di Chopin), enfin Mompou (Variations sur un thĂšme de Chopin). Titre de ce gĂ©nĂ©reux et prometteur recueil Chopin par Daniil Trifonov : « CHOPIN EVOCATIONS » ( 2cd Deutsche Grammophon 4797518). Prochaines critiques dĂ©veloppĂ©es sur classiquenews, dans le mag cd dvd livres
 chaque jour de la parution annoncĂ©e. Aucun doute, le plus grands pianistes sont chez DG — exception du meilleur pianiste actuel britannique, l’excellent et irrĂ©sistible Benjamin Grosvenor, fidĂšle signataire chez Decca

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LIRE aussi : Evgeny KISSIN joue et enregistre Beethoven pour Deutsche Grammophon / Daniil Trifonove joue Liszt / Premier disque Chopin du coréen Seong-Jin Cho, dernier lauréat du Concours Chopin de Varsovie


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DVD, compte rendu. DONIZETTI : La Favorite. Elina Garanca, K M Chichon (2 dvd Deutsche Grammophon)

donizetti la favorite elina garanca chichon munich dvd deutsche grammophon by classiquenewsDVD, compte rendu. DONIZETTI : La Favorite. Elina Garanca, K M Chichon (2 dvd Deutsche Grammophon). MUNICH, novembre 2016. « La Garanca » chante La Favorite de Donizetti
 dans une production globalement satisfaisante. L’OpĂ©ra bavarois Ă  Munich, sous la direction de Nikolaus Bachler confirme une nette prĂ©fĂ©rence pour les italiens romantiques Ă  Paris, bientĂŽt Semiramide de Rossini et pour l’heure fin 2016, cette Favorite de Donizetti, Ă©pisode rĂ©aliste, expressif de la veine belcantiste, romantique et française. La mise en scĂšne d’AmĂ©lie Niermeyer se sort d’une intrigue Ă  raisons Ă©pinglĂ©e, artificielle voire maladroite : on y perçoit trĂšs clairement l’agressivitĂ© permanente de Balthazar (trop raide Mika Kares) pour Leonor de Guzman, hĂ©roĂŻne centrale de la piĂšce lyrique, ĂȘtre tiraillĂ©, Ă©prouvĂ©, qui souffre dans un monde qui ne la comprend pas et la rejette toujours. En français (souvent inintelligible), ElÄ«na Garanča Ă©tonne par son phrasĂ© naturel et sa profondeur de vrai grande actrice, de surcroĂźt affublĂ©e de couleurs vocales de grande sĂ©duction. D’ailleurs cette profondeur et cette Ă©paisseur dramatique trouvent dans la direction de Chichon un soutien idĂ©al, lequel aime visiblement Ă  colorer la soie tragique de la partition, aux maintes beautĂ©s mĂ©lodiques. Le roi Alphonse XI trouve en Mariusz Kwiecien, une belle autoritĂ© virile. Mais il ne peut rivaliser avec l’intĂ©rioritĂ© elle aussi bĂ©nĂ©fique que trouve Matthew Polenzani dans le personnage moins carton pĂąte qu’il n’y paraĂźt de Fernand. L’ĂȘtre solitaire, incompris, Ă  la fois nostalgique et frustrĂ© de Leonor surgit indiscutablement ici, avec une Ă©vidence de premier. La vraie vedette de la soirĂ©e munichoise reste le mezzo sauve et grave de l’immense ElÄ«na Garanča. Convaincante incarnation.

 

 

 

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Compte rendu, dvd. DONIZETTI : La Favorite. Elina Garanca, K M Chichon (2 dvd Deutsche Grammophon). Gaetano Donizetti (1797-1848) : La Favorite, opĂ©ra en quatre actes / livret d’Alphonse Royer, Gustave VaĂ«z et EugĂšne Scribe. Mise en scĂšne : AmĂ©lie Niermeyer. ElÄ«na Garanča (LĂ©onor de Guzman) ; Matthew Polenzani (Fernand) ; Mariusz Kwiecien (Alphonse XI) ; Mika Kares (Balthazar) ; Josha Owen Mills (Don Gaspard) ; Elsa Benoit (InĂšs). ChƓur et orchestre national de BaviĂšre ; direction : Karel Mark Chichon.

Les Cimes Ă  Val d’IsĂšre : Festival et AcadĂ©mie

cimes-festival-2017-val-d-isere-les-cimes-festival-et-academie-presentation-annonce-sur-classiquenewsVAL D’ISERE, Festival LES CIMES jusqu’au 6 aoĂ»t 2017. DĂšs le 24 juillet 2017, Les Cimes Ă  Val d’IsĂšre, Ă  la fois Festival et AcadĂ©mie, offre master classes et concerts, permettant aux jeunes instrumentistes acadĂ©miciens de se perfectionner la journĂ©e, aux festivaliers de suivre leurs avancĂ©es Ă  l’occasion de concerts donnĂ©s le soir ou en aprĂšs midi, Ă  l’église ou Ă  l’Auditorium du Palais des CongrĂšs de Val d’IsĂšre
 FidĂšle Ă  sa mission de transmission et de pĂ©dagogie, le festival Les CĂźmes ose stimuler toujours plus loin les capacitĂ©s de ses jeunes Ă©lĂšves instrumentistes. Les cours et master classes sont complĂ©tĂ©s par des concerts publiques. La prĂ©sence d’un orchestre permet surtout aux plus douĂ©s de se confronter Ă  l’expĂ©rience orchestrale et concertante, 
 jalon dĂ©cisif dans la carriĂšre d’un jeune soliste.
Dans la station, tous les jours, le festivalier peut suivre Ă  l’église et Ă  l’auditorium du Palais des CongrĂšs de Val d’IsĂšre, les progrĂšs des jeuness musiciens
 au piano, au violon, Ă  la contrebasse, au chant. Plusieurs temps forts cette annĂ©e soulignent les bĂ©nĂ©fices de cet apprentissage sans Ă©quivalent pendant l’étĂ© : Ă  ne pas manquer par exemple : les concerts de musique de chambre (Sonates violon et piano : « Le Printemps » et « Kreutzer » de Beethoven, Ă  l’église de Val d’IsĂšre, les 27 juillet puis 1er aoĂ»t 2017 – carte blanche au violoniste Ami Flammer-, Ă  21h – sommet de l’écriture intĂ©rieure, allusive, chambriste
) ; mais aussi les rĂ©citals de guitare de JĂ©rĂ©my Jouve le 24 juillet, et de RĂ©mi Jousselme, le 31 juillet.

Les derniers rendez-vous du Festival, – prĂ©cisĂ©ment du 3 au 5 aoĂ»t, sont tout autant passionnants et prometteurs (tous en accĂšs libre pour les estivants sĂ©journant Ă  Val d’IsĂšre) : ainsi dĂšs le jeudi 3 aoĂ»t, place de l’Office de Tourisme, Ă  17h, Concert symphonique (Saint-SaĂ«ns, Mendelssohn), le 4 aoĂ»t (performance orchestrale au lac de l’Ouillette, Ă  14h (concert symphonique en plein air Ă  2600 m d’altitude dans un environnement d’une beautĂ© Ă  couper le souffle), enfin les soirs des 4 et 5 aoĂ»t, immersion symphonique et concertante (21h) au palais des CongrĂšs grĂące Ă  la participation de l’orchestre prĂ©sent cet Ă©tĂ© Ă  Val d’IsĂšre : l‘Orchestre Symphonique de Douai-RĂ©gion Hauts de France, dirigĂ© par le chef Jean-Jacques Kantorow (dĂ©jĂ  prĂ©sent avec le violoniste Ami Flammer Ă  l’étĂ© 2016). En programmant perles de la musique de chambre romantique et grandes oeuvres du rĂ©pertoire symphonique, le festival Les CĂźmes cultive ce goĂ»t de la qualitĂ© et du partage qui font chaque Ă©tĂ©, l’intĂ©rĂȘt d’un cycle de concerts et de performances Ă  ne manquer sous aucun prĂ©texte. La nature, la montagne, la musique composent ainsi Ă  Val d’IsĂšre, un cocktail dĂ©tonnant, particuliĂšrement attractif. Un must Ă  vivre l’étĂ© sur les cĂźmes alpines. Ecoutez, respirez, vous ĂȘtes aux sommets.

Programme Les Cimes 2017
Val d’Isùre
Eglise, Auditorium

LUNDI 24 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Récital « les grands maßtres de la guitare »
Jérémy Jouve, guitare
Entrée libre
Master Classes en journée

DĂ©jĂ  prĂ©sent aux Cimes, le guitariste JĂ©rĂ©my Jouve joue Joaquin Rodrigo, grand maĂźtre de la musique espagnole du 20Ăšme siĂšcle, l’italien Mario Castelnuovo-tedesco dans un hommage virtuose Ă  Paganini, enfin Mathias Duplessy
 soit un programme idĂ©al pour l’acoustique de l’église de Val d’IsĂšre.

Mathias Duplessy (1972)
Nocturne n°1
Cavalcade

Joaquin Rodrigo (1901-1999)
Junto al Generalife
Sonata Giocosa

Mario Castelnuovo-Tedesco (1895-1968)
Capriccio diabolico «Omaggio a Paganini» op 85

Mathias Duplessy (1972)
Oulan Bator

MARDI 25 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Concert « Carte Blanche aux artistes »
Autour du Violon et Piano

Joanna MATKOWSKA, violon
Paisit BON-DANSAC, piano
Entrée libre
Master Classes en journée

L’AcadĂ©mie est un lieu de rencontre oĂč se cĂŽtoient artistes de renom et nouvelle gĂ©nĂ©ration d’instrumentistes parmi les plus talentueux
 Le concert rĂ©unit la professeure et violoniste Joanna Matkowska, artiste et le jeune pianiste Paisit Bon-Dansac, dĂ©jĂ  remarquĂ© l’annĂ©e derniĂšre aux Cimes pour son interprĂ©tation du 1er Concerto de Beethoven. Le Festival sait accorder les sensibilitĂ©s : les deux artistes ont Carte Blanche pour faire dĂ©couvrir au public leurs univers musicaux Ă  deux voix


MERCREDI 26 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre
CONCERT
Master Classes en journée
Entrée libre

JEUDI 27 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre, 21h

Concert Sonates piano et violon
Philip Bride, violon
Erik Berchot, piano
Entrée libre / Masterclasses en journée

L.V. BEETHOVEN (1770-1827)
Sonate Nr.5 Opus 24 en fa majeur dite «Le Printemps»
1.Allegro
2.Adagio molto espressivo
3.Scherzo «Allegro molto»
4.Allegro ma non troppo

F. CHOPIN (1810-1849)
Andante Spianato et Grande Polonaise Opus 22
en mi b majeur

J. BRAHMS (1833-1897)
Sonate Nr.3 Opus 108 en ré mineur
1.Allegro
2.Adagio
3.Un poco presto e con sentimento
4.Presto agitato

Chaque annĂ©e, le Festival des Cimes accueille Philip Bride et Erik Berchot dans l’interprĂ©tation de partitions majeures de la musique de chambre : au programme cette annĂ©e pour la dĂ©lectation des festivaliers et aussi pour stimuler les jeunes instrumentistes acadĂ©miciens :

Beethoven_Hornemann-500-carreL.V. BEETHOVEN (1770-1827) : Sonate Nr.5, opus 24 en fa majeur dite «Le Printemps».  La Sonate dite « Le Printemps » est la plus populaire des sonates pour violon et piano du compositeur avec la Sonate Ă  Kreutzer mais Ă©galement l’une de ses oeuvres les plus poĂ©tiques. Le mouvement initial est un dĂ©licieux Allegro dont le premier thĂšme, Ă  la fois tranquille et doux, est chanté tour a  tour par le violon et par le piano, avant de s’opposer Ă  un second thĂšme rythmiquement plus vigoureux.
L’Adagio molto espressivo expose une idĂ©e trĂšs lyrique dont l’esprit Ă©voque Mozart et qui s’enrichit Ă  chacune de ses reprises, puis un bref scherzo plein d’impatience s’engage sur l’unisson des deux instruments et encadre un trio conçu comme une parenthĂšse. C’est chez Mozart, encore, que Beethoven a puisĂ© le thĂšme du rondo Allegro ma non troppo : il s’est en effet inspirĂ© d’un motif prĂ©sent Ă  la fin de l’air de Vitellia : « Non piu  di fiori vaghe catene », air capital et de mĂ©tamorphose, Ă  l’acte II de La ClĂ©mence de Titus, hommage d’un jeune musicien a  son illustre aĂźnĂ©. Il le traite avec la mĂȘme grĂące et la mĂȘme spontanĂ©itĂ© que le motif principal du mouvement initial, justifiant ainsi, le sous-titre apocryphe de sonate du « Printemps », attribuĂ© à la partition, aprĂšs la mort de Beethoven.

chopin_arte_200-ans_soiree_speciale_television_arte-Frederic_ChopinF. CHOPIN (1810-1849) : Andante Spianato et Grande Polonaise, opus 22 en mi b majeur
Chopin a vingt ans. DĂ©jĂ  fort apprĂ©ciĂ© comme virtuose, il Ă©crit sa Grande Polonaise brillante qu’il fera prĂ©cĂ©der, cinq ans plus tard, d’un Andante Spianato. Sous les traits enrubannĂ©s se rĂ©vĂšle l’admirateur de l’opĂ©ra italien. L’Andante rĂȘveur contraste avec la Polonaise pĂ©tulante.» Souvent Chopin a jouĂ© cette Ɠuvre irrĂ©sistible en ouverture pour s’assurer l’enthousiasme fascinĂ© de son auditoire. Loin des accents trĂ©pidants et virtuoses des autres phĂ©nomĂšnes au clavier, Chopin innove dans l’Andante spianato qui exige une dextĂ©ritĂ© digitale articulĂ©e et flexible (le fameux « toucher chantant »), dĂ©voilant la profondeur sous l’apparente simplicitĂ© du chant pianistique.

J.BRAHMS (1833-1897) : Sonate Nr.3, opus 108 en ré mineur
Brahms johannes-brahms-1327943834-view-0ComposĂ© pendant le dernier Ă©tĂ© passĂ© au lac de Thoune, en 1888, la Sonate n°3, se dĂ©marque des deux prĂ©cĂ©dentes par un ton nouveau, plus introspectif, moins passionnĂ© et dĂ©monstratif, moins directement inspirĂ© par la Nature mais plus concernĂ©e par la vie intĂ©rieure. Ainsi le ton de la rĂȘverie et du songe intime traverse et porte tout le mouvement lent (2Ăš mouvement). Le dernier mouvement (3Ăš) est plus imprĂ©visible et fantasque, Ă  la fois animĂ© et parodique.

VENDREDI 28 et SAMEDI 29 JUILLET 2017
Eglise de Val d’Isùre à 21h
Concerts des Académiciens
Entrée libre
À partir de 14h jusqu’à 18h30
À l’issue des classes de perfectionnement, les AcadĂ©miciens se produisent en journĂ©e et en soirĂ©e, Ă  l’église et Ă  l’auditorium du Centre des congrĂšs. C’est donc l’aboutissement d’une pleine semaine de travail et d’approfondissement menĂ©s lors des nombreuses masterclasses. Mise Ă  disposition des programmes les 28 et 29 juillet au matin Ă  l’Office de Tourisme, au Centre des CongrĂšs et sur le site internet de l’AcadĂ©mie :
www.academiemusicale-valdisere.com

LUNDI 31 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre à 21h
RĂ©cital les grands maĂźtres de la guitare
RĂ©mi Jousselme, guitare
Entrée Libre

DeuxiĂšme opus de la sĂ©rie de rĂ©citals de guitare dont le Festival est friand. AprĂšs JĂ©rĂ©my Jouve en ouverture des Cimes, le 24 juillet, voici RĂ©mi Jousselme, dans un programme de guitare classique et contemporaine. Du jeu de JĂ©rĂ©my Jouve, les critiques ont louĂ© entre autres l’intense raffinement et la rĂ©elle poĂ©sie.

Luys de Narvaez (1490-1547)
– Fantasia del quarto toño
– Variations Conde Claros
– Fantasia sobre Adieu mes amours
de Josquin
Fantasia del tercero toño

Josquin des Pres/Narvaez
Mille regretz

Jean Richafort/Narvaez
Je veulx laysser melancholie

Domenico Scarlatti (1685-1757)
Sonatas K208 & 322

Joaquin Turina (1882-1949)
RĂ faga

Toru Takemitsu (1930-1996)
– Wainscot Pond
– 3 Songs, arrangements Toru
Takemitsu :
– Over the rainbow / Harold Arlen
– Amours Perdues /Joseph Kosma
Summertime /Georges Gershwin

Francisco Tarrega (1852-1909)
Recuerdos de la Alhambra 4

MARDI 1er AOÛT 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Carte Blanche Ă  Ami Flammer
Sonates violon / piano
Ami Flammer, violon
Paisit Bon-Dansac, piano
Entrée libre
Autour de la Sonate Ă  Kreutzer

10 Ă©ditions, c’est 10 ans de rencontres… parmi elles, des artistes clĂ©s qui ont marquĂ© l’esprit et l’hisotire des Cimes, tant par leur tempĂ©rament artistique que leur charisme humain : un modĂšle pour bon nombre de jeunes artistes qui souhaitent progresser toujours et encore : ainsi Ami Flammer, violoniste, Ă©crivain et chef d’orchestre a su insuffler Ă  l’édition 2016 des Cimes, une ambiance de travail, de plaisir et de discipline comme rarement. Le 1er aoĂ»t 2017, le musicien joue la Sonate Ă  Kreutzer de Beethoven, autre temps fort du festival.
Master Classes en journée.

L.V.BEETHOVEN (1770-1827) : Sonate pour violon et piano nÂș 9 en La Majeur, op.47 dite «à Kreutzer»

1. Adagio sostenuto – Presto
2. Andante con Variazioni
- Variation I
- Variation II
- Variation III
- Variation IV
3. Presto
Suite du programme à découvrir sur place

beethoven 220 220px-BeethovenLa Kreutzer qui a inspirĂ© TolstoĂŻ (nouvelle Ă©ponyme Ă©ditĂ©e en 1891), demeure la plus cĂ©lĂšbre des sonates pour piano et violon de Beethoven, la plus longue, la plus dĂ©licate, et Ă  juste titre la plus populaire. C’est d’abord un Ă©pisode cadentiel, Adagio sostenuto, dominĂ© par de grands accords du violon auxquels rĂ©pond le piano, avant le lancement du thĂšme Ă©nergique Presto. ProfondĂ©ment dynamique, ce mouvement est marquĂ© par un emportement presque rageur et passionnĂ© que viennent accentuer les accords arrachĂ©s en pizzicati, les martĂšlements du piano, les points d’orgue. Suit le deuxiĂšme mouvement : Andante con variazioni, sur un long thĂšme poĂ©tique et serein, d’abord ornementĂ© par le piano puis par le violon dans les deux premiĂšres variations. AprĂšs le climat dramatique de la variation suivante, la derniĂšre
variation prĂ©sente ce thĂšme sous un nouvel Ă©clairage. Beethoven avait d’abord destinĂ© le Presto final Ă  la Sonate op. 30 no 1 avant de le reprendre pour celle-ci : un grand accord de la au piano inaugure ce mouvement nerveux et impĂ©tueux, aux rythmes bien marquĂ©s, oĂč les deux instruments mĂšnent une lutte incessante. Quatre mesures Adagio prĂ©cĂšdent une coda lumineuse et conquĂ©rante.

MERCREDI 2 AOÛT 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Concert et masterclasses
Entrée libre
Plusieurs artistes commenteront les oeuvres musicales travaillées par les académiciens et apporteront leurs conseils musicaux sur scÚne.

JEUDI 3 AOÛT 2017
Place de l’Office de Tourisme, 17h
Concert symphonique : Saint-Saëns, Mendelssohn
Concert avec l’Orchestre Symphonique de Douai-RĂ©gion Hauts de France

David Moreau, violon
Lisa Strauss, violoncelle
Jean-Jacques Kantorow, direction

Les CĂźmes cultivent l’ouverture et le partage : ainsi chaque Ă©tĂ©, un grand concert publique en plein air offre un bain symphonique Ă  tous les visiteurs dans la station. Devant l’Office de Tourisme, le concert propose deux oeuvres clĂ©s du rĂ©pertorie romantique, permettant Ă  deux jeunes solistes, confrontĂ©s au genre concertant, de dĂ©montrer leur musicalitĂ© et leur sensibilitĂ©. Le chef requis pour cette performance, Jean-Jacques Kantorow Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©sent en 2016, habile pilote d’un autre orchestre alors, le Symphonique de l’OpĂ©ra de Toulon. DurĂ©e : 50 mn – EntrĂ©e libre
Report au Centre de CongrÚs à 21h00 en cas de mauvaise météo

Saint-Saëns (1835-1921)
Concerto No.1 en la mineur, Op. 33 pour violoncelle
1.Allegro non troppo
2.Allegretto
3.Tempo primo

Felix Mendelssohn (1809-1847)
Concerto en mi mineur, Op. 64 pour violon
1.Allegro molto appassionato
2.Andante
3.Allegro molto vivace 

VENDREDI 4 AOÛT 2017
Lac de l’Ouillette, 14h
Concert symphonique en plein air
Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction
Paul Serri, violon
DurĂ©e : 50 mn – accĂšs libre

Le Festival Les CĂźmes propose l’un des temps forts de sa programmation estivale, laquelle donne tous son sens Ă  l’évĂ©nement qui cultive le goĂ»t des sommets, en altitude comme en niveau musical. AprĂšs le dĂ©jeuner, place Ă  la musique, lors d’une performance concert en plein air, Ă  2600
mĂštres d’altitude. L’accĂšs se fait en tĂ©lĂ©siĂšge ou en voiture – annulĂ© en cas de mauvaises conditions mĂ©tĂ©orologiques. Au programme :

L.W. Beethoven (1770-1827)
Concerto pour violon en ré majeur op. 61
1er Mvt : Allegro ma non troppo
2Ăšme Mvt : Larghetto
3Ăšme Mvt : Rondo allegro

VENDREDI 4 AOÛT 2017
Auditorium du Centre des congrĂšs, 21h
Concert / Soirée «  Concerto »

Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction
John Gade, piano
David Moreau, violon
Entrée libre.
En journée, masterclasses

W. A. Mozart (1756-1791) :
Concerto No. 20 en ré mineur K466 pour piano
1er Mvt : Allegro
2Ăšme Mvt : Romanze
3Ăšme Mvt : Rondeau: Allegro assai
John Gade, piano

Felix Mendelssohn (1809-1847)
Concerto en mi mineur, Op. 64 pour violon
1er Mvt : Allegro molto appassionato
2Ăšme Mvt : Andante
3Ăšme Mvt : Allegro molto vivace
David Moreau, violon

SAMEDI 5 AOÛT 2017
Auditorium du Centre des congrĂšs, 21h
Concert – « SoirĂ©e prestige »
Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction
Delphine Haidan, mezzo-soprano
Romane Oren, piano
Paul Serri, violon

EntrĂ©e libre – En journĂ©e, master classes

Pour chaque fin de session, Les Cimes proposent chaque Ă©tĂ©, une conclusion en apothĂ©ose, oĂč brille la grĂące juvĂ©nile de ses jeunes acadĂ©miciens invitĂ©s Ă  jouer avec l’orchestre prĂ©sent. Pour cette soirĂ©e exceptionnelle, l’Orchestre Symphonique de Douai et les solistes – chanteuse aguerrie et jeunes instrumentistes virtuoses, sous la baguette de Jean-Jacques Kantorow, jouent un programme ambitieux et subtil, de surcroĂźt en accĂšs libre, associant la facĂ©tie concertante de Haydn, le feu beethovĂ©nien et la grĂące mozartienne : grand bain symphonique, air d’opĂ©ra et mĂ©lodie romantique française y rivalisent de profondeur et d’élĂ©gance, de gravitĂ© et de sensibilitĂ©. Chanteuse, instrumentistes, orchestre
 tous les ingrĂ©dients sont Ă  nouveau rĂ©unis pour captiver le public de l’Auditorium.

Joseph Haydn (1732-1809)
Concerto en ré majeur, Hob. XVIII
No. 11 :
3ùme Mvt : Rondo all’ungarese,
allegro assai
Romane Oren, piano

L.W. Beethoven (1770-1827)
Concerto pour violon
en ré majeur op. 61
1er Mvt : Allegro ma non troppo
2Ăšme Mvt : Larghetto
3Ăšme Mvt : Rondo allegro
Paul Serri, violon

W. A. Mozart (1756-1791) :
Airs de concert :
Vado, ma dove?, K.583

Hector Berlioz (1803-1869) :
Les nuits d’étĂ©, Op. 7,
Le spectre de la rose
Delphine Haidan, mezzo-soprano

Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction

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Toutes les infos, les modalitĂ©s de rĂ©servation sur le site des Cimes Ă  Val d’IsĂšre, Festival & AcadĂ©mie 2017

VIDEO : DECOUVRIR L’EDITION 2016 du Festival LES CIMES Ă  Val d’IsĂšre

festival-les-cimes-2016-reportage-video-exclusif-par-classiquenews

VOSGES du sud : Dernier Week end JS BACH au Festival Musique & MĂ©moire

alia MensVOSGES DU SUD. JS BACH Ă  Musique & MĂ©moire, 27-30 juillet 2017. Le dernier week end du festival MUSIQUE & MEMOIRE dans les Vosges du Sud promet d’ĂȘtre particuliĂšrement passionnant, dĂ©fendu par un rĂ©cent ensemble dĂ©diĂ© Ă  l’éloquence irrĂ©sistible de JS BACH : Alia Mens. Le collectif pilotĂ© par le claveciniste Olivier Spilmont rĂ©alise pour Musique & MĂ©moire, une rĂ©sidence de 3 annĂ©es (principe familier Ă  prĂ©sent du Festival en Haute-SaĂŽne). A partir du jeudi 27 juillet et jusqu’au dimanche 30 juillet, soit Ă  travers 4 concerts nouveaux, l’ensemble sur instruments d’époque approfondit ainsi Ă  l’invitation du festival dirigĂ© par Fabrice Creux, sa propre lecture de Jean-SĂ©bastien Bach, dans le registre profane (Concertos Brandebourgeois n°1, 2 et 3, 
) et sacrĂ© (Cantates). Olivier Spilmont a rĂ©cemment publier chez Paraty, un excellent disque intitulĂ© «  la citĂ© cĂ©leste » regroupant 3 cantates de JS BACH parmi les plus bouleversante jamais enregistrĂ©es (en cela aussi intĂ©ressantes que celles enregistrĂ©es par l’ensemble belge Vox Luminis, autre collectif rĂ©guliĂšrement invitĂ© par Musique & MĂ©moire). A Saint-BarthĂ©lĂ©my, HĂ©ricourt, puis Luxeuil les Bains (au pied du sublime buffet d’orgue XVIIĂš de la Basilique Saint-Pierre), Alia Mens joue Sonates, Partita, Concertos pour clavecin, pour violon, mais aussi plusieurs cantates assemblĂ©es en programmes d’une indiscutable cohĂ©rence.
spilmont olivier alia mens copyright PA POINSIGNONMusique & MĂ©moire crĂ©Ă©e l’évĂ©nement Ă  l’étĂ© 2017, en permettant Ă  un jeune ensemble en rĂ©sidence, d’approfondir encore et encore, sa comprĂ©hension exceptionnelle de Jean-SĂ©bastien Bach. L’offre musicale est l’une des plus essentielles Ă  suivre s’agissant de l’interprĂ©tation la plus fine de la musique du Directeur de la musique Ă  Leipzig.

Le cycle dĂ©fendu dans les Vosges du sud par Alia Mens s’intitule « BACH, LE VOYAGE DU RUISSEAU  », soit 4 programmes en crĂ©ation prĂ©sentĂ©s dans le cadre du festival Musique & MĂ©moire, dans les Vosges du Sud.

 

 

 

Les 27, 28, 29 et 30 juillet 2017
Programme complet
des 4 concerts JS BACH
Ă  Musique et MĂ©moire :

 

 

 

Jeudi 27 juillet, 21 h
Eglise de Saint-Barthélemy
Pour la rĂ©crĂ©ation de l’esprit…
Sonate en si mineur pour violon et clavecin obligé BWV 1014
Partita n° 1 en si mineur pour violon seul BWV 1002
Sonate en fa mineur pour violon et clavecin oblige BWV 1018

Alia Mens
Stéphanie Paulet, violon
Olivier Spilmont, clavecin

 

 

 

Vendredi 28 juillet, 21 h
Eglise luthĂ©rienne d’HĂ©ricourt
Musica Poetica
Concerto pour clavecin en do mineur BWV 1060
Concerto pour violon en mi majeur BWV 1042
Cantate profane Weichet nur, betrĂŒbte Schatten BWV 202, 1718 (soprano solo)

Alia Mens
Jenny Högström, soprano
Laura Duthuillé, hautbois
Stéphanie Paulet, violon
Stéphan Dudermel, violon
Fiona Emilie Poupard, violon
Simon Heyerick, alto
JĂ©rĂŽme Vidaller, violoncelle
Christian Staude, contrebasse
Eulalie Poinsignon, clavecin
Olivier Spilmont, clavecin et direction

 

 

 

Samedi 29 juillet, 21 h
Basilique Saint-Pierre de Luxeuil-les-Bains
Soli Deo Gloria
Un office pour l’anniversaire de la RĂ©forme
Kyrie et Gloria – Missa brevis BWV 233
Cantate Mit Fried und Freud BWV 125, 1725 (pour la fĂȘte de la Purification)
Cantate Ein’ feste Burg ist unser Gott BWV 80, 1724 (pour la fĂȘte de la RĂ©forme)
Cum Sancto Spiritu – Missa brevis BWV 233

Alia Mens
Jenny Högström, soprano
Marie Frédérique Girod, soprano
CĂ©cile Achille, soprano
Pascal Bertin, alto
Damien Ferrante, alto
AnaĂźs Bertrand, alto
Dàvid Szigetvàri, ténor
Stéphen Collardelle, ténor
Pierre Perny, ténor
Victor Sicard, basse
Geoffroy BuffiĂšre, basse
René Ramos Premier, basse
Stéphanie Paulet, premier violo,
Fiona Emilie Poupard, violon
Varoujan Doneyan, violon
Stephan Dudermel, second violon
Benjamin Lescoat, violon
Simon Heyerick, alto
Myriam Mahnane, alto
JĂ©rĂŽme Vidaller, violoncelle
Ronan Kernoa, violoncelle
Christian Staude, contrebasse
Niels Coppalle, basson
Anna Besson, traverso
Laura Duthuillé, hautbois
Vincent Blanchard, hautbois
Nathalie Petibon, hautbois
Jeroen Billiet, cor
Yannick Maillet, cor
Eulalie Poinsignon, orgue positif
Olivier Spilmont, direction

 

 

 

Dimanche 30 juillet, 21 h
Basilique Saint-Pierre de Luxeuil-les-Bains
Collegium musicum II
Concerto Brandebourgeois n°1 en fa majeur BWV 1046
Concerto pour 2 violons en ré mineur BWV 1043
Concerto Brandebourgeois n°3 en sol majeur BWV 1048

Alia Mens
Stéphanie Paulet, premier violon et violon piccolo
Stéphan Dudermel, violon
Fiona Emilie Poupard, violon
Varoujan Doneyan, violon
Benjamin Lescoat , violon
Simon Heyerick, alto
Myriam Mahnane, alto
JĂ©rĂŽme Vidaller, violoncelle
Ronan Kernoa, violoncelle
Nils de Dinechin, violoncelle
Christian Staude, contrebasse
Niels Coppalle, basson
Vincent Blanchard, hautbois
Laura Duthuillé, hautbois
Nathalie Petibon, hautbois
Jeroen Billiet, cor
Yannick Maillet, cor
Eulalie Poinsignon, orgue positif et clavecin
Olivier Spilmont, clavecin et direction

 

 

 

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LIRE aussi notre prĂ©sentation complĂšte du Festival MUSIQUE & MEMOIRE 2017 : les 3 week ends d’un voyage musical et artistique parmi les plus captivants de l’étĂ© 2017

LIRE la critique complĂšte du cd La CitĂ© CĂ©leste / Cantates de Weimar de Jean-SĂ©bastien BACH par Alia Mens, Olivier Spilmont (enregistrement de septembre 2016), CLIC de CLASSIQUENEWS du printemps 2017 (mai 2017) / et aussi notre entretien exclusif d’Olivier Spilmont Ă  propos des cantates de JS Bach

 

 

 

 

Festival MUSIQUE ET MEMOIRE dans les Vosges du SudVISITER le site du festival MUSIQUE & MEMOIRE, Ă©dition 2017 :

http://www.musetmemoire.com/article.php?id=334

 

 

 

VAL D’ISERE, Festival LES CIMES jusqu’au 6 aoĂ»t 2017

cimes-festival-2017-val-d-isere-les-cimes-festival-et-academie-presentation-annonce-sur-classiquenewsVAL D’ISERE, Festival LES CIMES jusqu’au 6 aoĂ»t 2017. DĂšs le 24 juillet 2017, Les Cimes Ă  Val d’IsĂšre, Ă  la fois Festival et AcadĂ©mie, offre master classes et concerts, permettant aux jeunes instrumentistes acadĂ©miciens de se perfectionner la journĂ©e, aux festivaliers de suivre leurs avancĂ©es Ă  l’occasion de concerts donnĂ©s le soir ou en aprĂšs midi, Ă  l’église ou Ă  l’Auditorium du Palais des CongrĂšs de Val d’IsĂšre
 FidĂšle Ă  sa mission de transmission et de pĂ©dagogie, le festival Les CĂźmes ose stimuler toujours plus loin les capacitĂ©s de ses jeunes Ă©lĂšves instrumentistes. Les cours et master classes sont complĂ©tĂ©s par des concerts publiques. La prĂ©sence d’un orchestre permet surtout aux plus douĂ©s de se confronter Ă  l’expĂ©rience orchestrale et concertante, 
 jalon dĂ©cisif dans la carriĂšre d’un jeune soliste.
Dans la station, tous les jours, le festivalier peut suivre Ă  l’église et Ă  l’auditorium du Palais des CongrĂšs de Val d’IsĂšre, les progrĂšs des jeuness musiciens
 au piano, au violon, Ă  la contrebasse, au chant. Plusieurs temps forts cette annĂ©e soulignent les bĂ©nĂ©fices de cet apprentissage sans Ă©quivalent pendant l’étĂ© : Ă  ne pas manquer par exemple : les concerts de musique de chambre (Sonates violon et piano : « Le Printemps » et « Kreutzer » de Beethoven, Ă  l’église de Val d’IsĂšre, les 27 juillet puis 1er aoĂ»t 2017 – carte blanche au violoniste Ami Flammer-, Ă  21h – sommet de l’écriture intĂ©rieure, allusive, chambriste
) ; mais aussi les rĂ©citals de guitare de JĂ©rĂ©my Jouve le 24 juillet, et de RĂ©mi Jousselme, le 31 juillet.

Les derniers rendez-vous du Festival, – prĂ©cisĂ©ment du 3 au 5 aoĂ»t, sont tout autant passionnants et prometteurs (tous en accĂšs libre pour les estivants sĂ©journant Ă  Val d’IsĂšre) : ainsi dĂšs le jeudi 3 aoĂ»t, place de l’Office de Tourisme, Ă  17h, Concert symphonique (Saint-SaĂ«ns, Mendelssohn), le 4 aoĂ»t (performance orchestrale au lac de l’Ouillette, Ă  14h (concert symphonique en plein air Ă  2600 m d’altitude dans un environnement d’une beautĂ© Ă  couper le souffle), enfin les soirs des 4 et 5 aoĂ»t, immersion symphonique et concertante (21h) au palais des CongrĂšs grĂące Ă  la participation de l’orchestre prĂ©sent cet Ă©tĂ© Ă  Val d’IsĂšre : l‘Orchestre Symphonique de Douai-RĂ©gion Hauts de France, dirigĂ© par le chef Jean-Jacques Kantorow (dĂ©jĂ  prĂ©sent avec le violoniste Ami Flammer Ă  l’étĂ© 2016). En programmant perles de la musique de chambre romantique et grandes oeuvres du rĂ©pertoire symphonique, le festival Les CĂźmes cultive ce goĂ»t de la qualitĂ© et du partage qui font chaque Ă©tĂ©, l’intĂ©rĂȘt d’un cycle de concerts et de performances Ă  ne manquer sous aucun prĂ©texte. La nature, la montagne, la musique composent ainsi Ă  Val d’IsĂšre, un cocktail dĂ©tonnant, particuliĂšrement attractif. Un must Ă  vivre l’étĂ© sur les cĂźmes alpines. Ecoutez, respirez, vous ĂȘtes aux sommets.

Programme Les Cimes 2017
Val d’Isùre
Eglise, Auditorium

LUNDI 24 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Récital « les grands maßtres de la guitare »
Jérémy Jouve, guitare
Entrée libre
Master Classes en journée

DĂ©jĂ  prĂ©sent aux Cimes, le guitariste JĂ©rĂ©my Jouve joue Joaquin Rodrigo, grand maĂźtre de la musique espagnole du 20Ăšme siĂšcle, l’italien Mario Castelnuovo-tedesco dans un hommage virtuose Ă  Paganini, enfin Mathias Duplessy
 soit un programme idĂ©al pour l’acoustique de l’église de Val d’IsĂšre.

Mathias Duplessy (1972)
Nocturne n°1
Cavalcade

Joaquin Rodrigo (1901-1999)
Junto al Generalife
Sonata Giocosa

Mario Castelnuovo-Tedesco (1895-1968)
Capriccio diabolico «Omaggio a Paganini» op 85

Mathias Duplessy (1972)
Oulan Bator

MARDI 25 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Concert « Carte Blanche aux artistes »
Autour du Violon et Piano

Joanna MATKOWSKA, violon
Paisit BON-DANSAC, piano
Entrée libre
Master Classes en journée

L’AcadĂ©mie est un lieu de rencontre oĂč se cĂŽtoient artistes de renom et nouvelle gĂ©nĂ©ration d’instrumentistes parmi les plus talentueux
 Le concert rĂ©unit la professeure et violoniste Joanna Matkowska, artiste et le jeune pianiste Paisit Bon-Dansac, dĂ©jĂ  remarquĂ© l’annĂ©e derniĂšre aux Cimes pour son interprĂ©tation du 1er Concerto de Beethoven. Le Festival sait accorder les sensibilitĂ©s : les deux artistes ont Carte Blanche pour faire dĂ©couvrir au public leurs univers musicaux Ă  deux voix


MERCREDI 26 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre
CONCERT
Master Classes en journée
Entrée libre

JEUDI 27 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre, 21h

Concert Sonates piano et violon
Philip Bride, violon
Erik Berchot, piano
Entrée libre / Masterclasses en journée

L.V. BEETHOVEN (1770-1827)
Sonate Nr.5 Opus 24 en fa majeur dite «Le Printemps»
1.Allegro
2.Adagio molto espressivo
3.Scherzo «Allegro molto»
4.Allegro ma non troppo

F. CHOPIN (1810-1849)
Andante Spianato et Grande Polonaise Opus 22
en mi b majeur

J. BRAHMS (1833-1897)
Sonate Nr.3 Opus 108 en ré mineur
1.Allegro
2.Adagio
3.Un poco presto e con sentimento
4.Presto agitato

Chaque annĂ©e, le Festival des Cimes accueille Philip Bride et Erik Berchot dans l’interprĂ©tation de partitions majeures de la musique de chambre : au programme cette annĂ©e pour la dĂ©lectation des festivaliers et aussi pour stimuler les jeunes instrumentistes acadĂ©miciens :

Beethoven_Hornemann-500-carreL.V. BEETHOVEN (1770-1827) : Sonate Nr.5, opus 24 en fa majeur dite «Le Printemps».  La Sonate dite « Le Printemps » est la plus populaire des sonates pour violon et piano du compositeur avec la Sonate Ă  Kreutzer mais Ă©galement l’une de ses oeuvres les plus poĂ©tiques. Le mouvement initial est un dĂ©licieux Allegro dont le premier thĂšme, Ă  la fois tranquille et doux, est chanté tour a  tour par le violon et par le piano, avant de s’opposer Ă  un second thĂšme rythmiquement plus vigoureux.
L’Adagio molto espressivo expose une idĂ©e trĂšs lyrique dont l’esprit Ă©voque Mozart et qui s’enrichit Ă  chacune de ses reprises, puis un bref scherzo plein d’impatience s’engage sur l’unisson des deux instruments et encadre un trio conçu comme une parenthĂšse. C’est chez Mozart, encore, que Beethoven a puisĂ© le thĂšme du rondo Allegro ma non troppo : il s’est en effet inspirĂ© d’un motif prĂ©sent Ă  la fin de l’air de Vitellia : « Non piu  di fiori vaghe catene », air capital et de mĂ©tamorphose, Ă  l’acte II de La ClĂ©mence de Titus, hommage d’un jeune musicien a  son illustre aĂźnĂ©. Il le traite avec la mĂȘme grĂące et la mĂȘme spontanĂ©itĂ© que le motif principal du mouvement initial, justifiant ainsi, le sous-titre apocryphe de sonate du « Printemps », attribuĂ© à la partition, aprĂšs la mort de Beethoven.

chopin_arte_200-ans_soiree_speciale_television_arte-Frederic_ChopinF. CHOPIN (1810-1849) : Andante Spianato et Grande Polonaise, opus 22 en mi b majeur
Chopin a vingt ans. DĂ©jĂ  fort apprĂ©ciĂ© comme virtuose, il Ă©crit sa Grande Polonaise brillante qu’il fera prĂ©cĂ©der, cinq ans plus tard, d’un Andante Spianato. Sous les traits enrubannĂ©s se rĂ©vĂšle l’admirateur de l’opĂ©ra italien. L’Andante rĂȘveur contraste avec la Polonaise pĂ©tulante.» Souvent Chopin a jouĂ© cette Ɠuvre irrĂ©sistible en ouverture pour s’assurer l’enthousiasme fascinĂ© de son auditoire. Loin des accents trĂ©pidants et virtuoses des autres phĂ©nomĂšnes au clavier, Chopin innove dans l’Andante spianato qui exige une dextĂ©ritĂ© digitale articulĂ©e et flexible (le fameux « toucher chantant »), dĂ©voilant la profondeur sous l’apparente simplicitĂ© du chant pianistique.

J.BRAHMS (1833-1897) : Sonate Nr.3, opus 108 en ré mineur
Brahms johannes-brahms-1327943834-view-0ComposĂ© pendant le dernier Ă©tĂ© passĂ© au lac de Thoune, en 1888, la Sonate n°3, se dĂ©marque des deux prĂ©cĂ©dentes par un ton nouveau, plus introspectif, moins passionnĂ© et dĂ©monstratif, moins directement inspirĂ© par la Nature mais plus concernĂ©e par la vie intĂ©rieure. Ainsi le ton de la rĂȘverie et du songe intime traverse et porte tout le mouvement lent (2Ăš mouvement). Le dernier mouvement (3Ăš) est plus imprĂ©visible et fantasque, Ă  la fois animĂ© et parodique.

VENDREDI 28 et SAMEDI 29 JUILLET 2017
Eglise de Val d’Isùre à 21h
Concerts des Académiciens
Entrée libre
À partir de 14h jusqu’à 18h30
À l’issue des classes de perfectionnement, les AcadĂ©miciens se produisent en journĂ©e et en soirĂ©e, Ă  l’église et Ă  l’auditorium du Centre des congrĂšs. C’est donc l’aboutissement d’une pleine semaine de travail et d’approfondissement menĂ©s lors des nombreuses masterclasses. Mise Ă  disposition des programmes les 28 et 29 juillet au matin Ă  l’Office de Tourisme, au Centre des CongrĂšs et sur le site internet de l’AcadĂ©mie :
www.academiemusicale-valdisere.com

LUNDI 31 JUILLET 2017
Église de Val d’Isùre à 21h
RĂ©cital les grands maĂźtres de la guitare
RĂ©mi Jousselme, guitare
Entrée Libre

DeuxiĂšme opus de la sĂ©rie de rĂ©citals de guitare dont le Festival est friand. AprĂšs JĂ©rĂ©my Jouve en ouverture des Cimes, le 24 juillet, voici RĂ©mi Jousselme, dans un programme de guitare classique et contemporaine. Du jeu de JĂ©rĂ©my Jouve, les critiques ont louĂ© entre autres l’intense raffinement et la rĂ©elle poĂ©sie.

Luys de Narvaez (1490-1547)
– Fantasia del quarto toño
– Variations Conde Claros
– Fantasia sobre Adieu mes amours
de Josquin
Fantasia del tercero toño

Josquin des Pres/Narvaez
Mille regretz

Jean Richafort/Narvaez
Je veulx laysser melancholie

Domenico Scarlatti (1685-1757)
Sonatas K208 & 322

Joaquin Turina (1882-1949)
RĂ faga

Toru Takemitsu (1930-1996)
– Wainscot Pond
– 3 Songs, arrangements Toru
Takemitsu :
– Over the rainbow / Harold Arlen
– Amours Perdues /Joseph Kosma
Summertime /Georges Gershwin

Francisco Tarrega (1852-1909)
Recuerdos de la Alhambra 4

MARDI 1er AOÛT 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Carte Blanche Ă  Ami Flammer
Sonates violon / piano
Ami Flammer, violon
Paisit Bon-Dansac, piano
Entrée libre
Autour de la Sonate Ă  Kreutzer

10 Ă©ditions, c’est 10 ans de rencontres… parmi elles, des artistes clĂ©s qui ont marquĂ© l’esprit et l’hisotire des Cimes, tant par leur tempĂ©rament artistique que leur charisme humain : un modĂšle pour bon nombre de jeunes artistes qui souhaitent progresser toujours et encore : ainsi Ami Flammer, violoniste, Ă©crivain et chef d’orchestre a su insuffler Ă  l’édition 2016 des Cimes, une ambiance de travail, de plaisir et de discipline comme rarement. Le 1er aoĂ»t 2017, le musicien joue la Sonate Ă  Kreutzer de Beethoven, autre temps fort du festival.
Master Classes en journée.

L.V.BEETHOVEN (1770-1827) : Sonate pour violon et piano nÂș 9 en La Majeur, op.47 dite «à Kreutzer»

1. Adagio sostenuto – Presto
2. Andante con Variazioni
- Variation I
- Variation II
- Variation III
- Variation IV
3. Presto
Suite du programme à découvrir sur place

beethoven 220 220px-BeethovenLa Kreutzer qui a inspirĂ© TolstoĂŻ (nouvelle Ă©ponyme Ă©ditĂ©e en 1891), demeure la plus cĂ©lĂšbre des sonates pour piano et violon de Beethoven, la plus longue, la plus dĂ©licate, et Ă  juste titre la plus populaire. C’est d’abord un Ă©pisode cadentiel, Adagio sostenuto, dominĂ© par de grands accords du violon auxquels rĂ©pond le piano, avant le lancement du thĂšme Ă©nergique Presto. ProfondĂ©ment dynamique, ce mouvement est marquĂ© par un emportement presque rageur et passionnĂ© que viennent accentuer les accords arrachĂ©s en pizzicati, les martĂšlements du piano, les points d’orgue. Suit le deuxiĂšme mouvement : Andante con variazioni, sur un long thĂšme poĂ©tique et serein, d’abord ornementĂ© par le piano puis par le violon dans les deux premiĂšres variations. AprĂšs le climat dramatique de la variation suivante, la derniĂšre
variation prĂ©sente ce thĂšme sous un nouvel Ă©clairage. Beethoven avait d’abord destinĂ© le Presto final Ă  la Sonate op. 30 no 1 avant de le reprendre pour celle-ci : un grand accord de la au piano inaugure ce mouvement nerveux et impĂ©tueux, aux rythmes bien marquĂ©s, oĂč les deux instruments mĂšnent une lutte incessante. Quatre mesures Adagio prĂ©cĂšdent une coda lumineuse et conquĂ©rante.

MERCREDI 2 AOÛT 2017
Église de Val d’Isùre, 21h
Concert et masterclasses
Entrée libre
Plusieurs artistes commenteront les oeuvres musicales travaillées par les académiciens et apporteront leurs conseils musicaux sur scÚne.

JEUDI 3 AOÛT 2017
Place de l’Office de Tourisme, 17h
Concert symphonique : Saint-Saëns, Mendelssohn
Concert avec l’Orchestre Symphonique de Douai-RĂ©gion Hauts de France

David Moreau, violon
Lisa Strauss, violoncelle
Jean-Jacques Kantorow, direction

Les CĂźmes cultivent l’ouverture et le partage : ainsi chaque Ă©tĂ©, un grand concert publique en plein air offre un bain symphonique Ă  tous les visiteurs dans la station. Devant l’Office de Tourisme, le concert propose deux oeuvres clĂ©s du rĂ©pertorie romantique, permettant Ă  deux jeunes solistes, confrontĂ©s au genre concertant, de dĂ©montrer leur musicalitĂ© et leur sensibilitĂ©. Le chef requis pour cette performance, Jean-Jacques Kantorow Ă©tait dĂ©jĂ  prĂ©sent en 2016, habile pilote d’un autre orchestre alors, le Symphonique de l’OpĂ©ra de Toulon. DurĂ©e : 50 mn – EntrĂ©e libre
Report au Centre de CongrÚs à 21h00 en cas de mauvaise météo

Saint-Saëns (1835-1921)
Concerto No.1 en la mineur, Op. 33 pour violoncelle
1.Allegro non troppo
2.Allegretto
3.Tempo primo

Felix Mendelssohn (1809-1847)
Concerto en mi mineur, Op. 64 pour violon
1.Allegro molto appassionato
2.Andante
3.Allegro molto vivace 

VENDREDI 4 AOÛT 2017
Lac de l’Ouillette, 14h
Concert symphonique en plein air
Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction
Paul Serri, violon
DurĂ©e : 50 mn – accĂšs libre

Le Festival Les CĂźmes propose l’un des temps forts de sa programmation estivale, laquelle donne tous son sens Ă  l’évĂ©nement qui cultive le goĂ»t des sommets, en altitude comme en niveau musical. AprĂšs le dĂ©jeuner, place Ă  la musique, lors d’une performance concert en plein air, Ă  2600
mĂštres d’altitude. L’accĂšs se fait en tĂ©lĂ©siĂšge ou en voiture – annulĂ© en cas de mauvaises conditions mĂ©tĂ©orologiques. Au programme :

L.W. Beethoven (1770-1827)
Concerto pour violon en ré majeur op. 61
1er Mvt : Allegro ma non troppo
2Ăšme Mvt : Larghetto
3Ăšme Mvt : Rondo allegro

VENDREDI 4 AOÛT 2017
Auditorium du Centre des congrĂšs, 21h
Concert / Soirée «  Concerto »

Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction
John Gade, piano
David Moreau, violon
Entrée libre.
En journée, masterclasses

W. A. Mozart (1756-1791) :
Concerto No. 20 en ré mineur K466 pour piano
1er Mvt : Allegro
2Ăšme Mvt : Romanze
3Ăšme Mvt : Rondeau: Allegro assai
John Gade, piano

Felix Mendelssohn (1809-1847)
Concerto en mi mineur, Op. 64 pour violon
1er Mvt : Allegro molto appassionato
2Ăšme Mvt : Andante
3Ăšme Mvt : Allegro molto vivace
David Moreau, violon

SAMEDI 5 AOÛT 2017
Auditorium du Centre des congrĂšs, 21h
Concert – « SoirĂ©e prestige »
Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction
Delphine Haidan, mezzo-soprano
Romane Oren, piano
Paul Serri, violon

EntrĂ©e libre – En journĂ©e, master classes

Pour chaque fin de session, Les Cimes proposent chaque Ă©tĂ©, une conclusion en apothĂ©ose, oĂč brille la grĂące juvĂ©nile de ses jeunes acadĂ©miciens invitĂ©s Ă  jouer avec l’orchestre prĂ©sent. Pour cette soirĂ©e exceptionnelle, l’Orchestre Symphonique de Douai et les solistes – chanteuse aguerrie et jeunes instrumentistes virtuoses, sous la baguette de Jean-Jacques Kantorow, jouent un programme ambitieux et subtil, de surcroĂźt en accĂšs libre, associant la facĂ©tie concertante de Haydn, le feu beethovĂ©nien et la grĂące mozartienne : grand bain symphonique, air d’opĂ©ra et mĂ©lodie romantique française y rivalisent de profondeur et d’élĂ©gance, de gravitĂ© et de sensibilitĂ©. Chanteuse, instrumentistes, orchestre
 tous les ingrĂ©dients sont Ă  nouveau rĂ©unis pour captiver le public de l’Auditorium.

Joseph Haydn (1732-1809)
Concerto en ré majeur, Hob. XVIII
No. 11 :
3ùme Mvt : Rondo all’ungarese,
allegro assai
Romane Oren, piano

L.W. Beethoven (1770-1827)
Concerto pour violon
en ré majeur op. 61
1er Mvt : Allegro ma non troppo
2Ăšme Mvt : Larghetto
3Ăšme Mvt : Rondo allegro
Paul Serri, violon

W. A. Mozart (1756-1791) :
Airs de concert :
Vado, ma dove?, K.583

Hector Berlioz (1803-1869) :
Les nuits d’étĂ©, Op. 7,
Le spectre de la rose
Delphine Haidan, mezzo-soprano

Orchestre Symphonique de Douai – RĂ©gion Hauts de France
Jean-Jacques Kantorow, direction

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Toutes les infos, les modalitĂ©s de rĂ©servation sur le site des Cimes Ă  Val d’IsĂšre, Festival & AcadĂ©mie 2017

VIDEO : DECOUVRIR L’EDITION 2016 du Festival LES CIMES Ă  Val d’IsĂšre

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ENTRETIEN avec Jean-Pierre Wiart (Les Musicales de Cambrai 2017)

cambrai-festival-pave-publicitaire-12-juillet-2017ENTRETIEN avec Jean-Pierre Wiart (Les Musicales de Cambrai 2017). Le Festival de Cambrai est l’un des rares Ă©vĂ©nements de musique classique qui a trouvĂ© une place idĂ©ale dans la ville oĂč il se dĂ©roule. A Cambrai, les festivaliers peuvent retrouver les concerts de musique de chambre au ThĂ©Ăątre et dans diffĂ©rents lieux, Ă  prĂ©sent emblĂ©matiques. En jouant la carte de l’éclectisme et de la diversitĂ©, il s’agit aussi de sĂ©duire le plus vaste public possible, dont tous ceux qui dans leur vie quotidienne n’ont que trĂšs peu d’occasions d’écouter du classique. Le temps du Festival est donc un rare et exceptionnel moment de partage et de rencontres, vĂ©cu par de trĂšs nombreux CambrĂ©siens. Entretien avec Jean-Pierre Wiart, directeur artistique, dont le souci de l’humain et les conditions d’un vrai partage, s’accordent avec l’expĂ©rience musicale pour tous.

 

 

 

Comment se déroule le festival ?

wiart-jean-pierre-musicales-de-cambrai-entretien-par-CLASSIQUENEWS,-les-musicales-de-Cambrai-2017Le festival se tient principalement au ThĂ©Ăątre de Cambrai mais aussi Ă  l’église Saint-GĂ©ry et au musĂ©e de Cambrai ainsi que celui de Caudry, le MusĂ©e Matisse. Outre la diffusion de la Musique, nous souhaitons mettre en valeur le patrimoine et permettre l’accessibilitĂ© des lieux culturels autres que ceux dĂ©diĂ©s ” habituellement ” Ă  la musique.
Une attention toute particuliĂšre est menĂ©e envers les publics ayant peu ou pas accĂšs Ă  la culture ; nous avons donc organisĂ© durant l’annĂ©e des rencontres solidaires pour mettre en lien direct, les musiciens avec ce type de public dit ” empĂȘchĂ©”. Ce public peut venir gratuitement Ă  un concert du Festival pour prolonger ces Ă©motions souvent nouvelles car mĂ©connues.

 

 

 

Quels sont les critÚres artistiques qui assurent à la programmation sa cohérence et sa singularité ?

Rendre la programmation la plus Ă©clectique est d’abord la condition essentielle car il faut rĂ©pondre aux diffĂ©rents goĂ»ts du public, sans oublier bien sĂ»r, les envies des artistes ! Des artistes heureux font un public conquis et dĂ©sireux d’en voir plus. Les bords de scĂšne sont Ă©galement un moment trĂšs apprĂ©ciĂ© : il y a un Ă©change direct entre musiciens et spectateurs. Cette initiative montre que les rencontres humaines garantissent un succĂšs musical.
En mĂȘme temps, j’ai essayĂ© de varier au maximum les ensembles, 
 que l’amoureux du piano dĂ©couvre un quintette Ă  vent et vice et versa . Il faut aussi oser, il faut parfois avoir le courage de proposer des Ɠuvres mĂ©connues ou des instruments souvent oubliĂ©s : je pense au bandonĂ©on qui va mĂȘler sa tessiture Ă  la guitare, une rencontre trĂšs attendue du public !

 

 

 

Quels sont les 3/4 temps forts de l’édition 2017 ?

Il est difficile de choisir des temps forts car Ă©videmment, tous sont pour moi importants. Cependant, la venue de merveilleux artistes tels que Karine Deshayes, Dephine Haidan, Francois Chaplin, Pierre Genisson, le quatuor Modigliani, ou encore la rencontre de deux personnalitĂ©s remarquables que sont le guitariste Emmanuel Rosfelder et le bandĂ©oniste Victor Villena sont un signe que le festival ” les Musicales ” de Cambrai est gage de qualitĂ©. Leur prĂ©sence nous inscrit dĂ©jĂ  parmi les rendez-vous estivaux Ă  ne pas manquer.
Cependant, il serait peu convenable de ne pas nommer les autres artistes, tous trĂšs talentueux et aux carriĂšres internationales simplement incroyables, c’est la somme de tous qui crĂ©e la richesse humaine et musicale. Et tous sont unanimes, les lieux oĂč rĂ©sonnent les concerts sont exceptionnels et il est vrai que la ville de Cambrai sait accueillir ces artistes de qualitĂ© : dans la dĂ©couverte d’une ville au patrimoine trĂšs important, Ă  la gastronomie locale, tous, sans exception, sont charmĂ©s par notre territoire.

 

 

 

Quelle est l’expĂ©rience que vit le festivalier Ă  chaque Ă©dition ?

Notre objectif est que le festivalier vive un moment ” hors du temps”. Que l’espace d’une soirĂ©e il oublie le quotidien . La Musique est un voyage, et les artistes prĂ©sents au festival nous embarquent dans leur univers, leur jeu musical
 Alors oui, bien Ă©videmment, les Rencontres musicales sont importantes mais comme je l’ai souvent dit la rencontre humaine est fondamentale 
 Si les artistes acceptent et se donnent au-delĂ  de la musique au rendez-vous peu conventionnel des « bords de scĂšne », c’est qu’ils ont compris la dĂ©marche du directeur artistique que je suis.
Musicien moi-mĂȘme je sais combien il est difficile de mettre des mots sur une Ă©motion musicale et les Ă©changes qui dĂ©coulent sont parfois surprenants, les questions Ă©tant souvent trĂšs prĂ©cises voire personnelles ! Mais ce qui est manifeste, c’est que le public reste Ă  l’issue de chaque concert, dĂ©sireux d’en apprendre plus 
 Une chose est certaine, la bienveillance est de part et d’autre, et dans le monde actuel, cela fait tout simplement du bien. N’est-ce pas lĂ  l’essentiel du partage ?

 

Propos recueillis en juillet 2017.

 

 

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Les Musicales de Cambrai, au ThĂ©Ăątre de Cambrai – Festival majeur du 4 au 12 juillet 2017. Toutes les infos et les modalitĂ©s de rĂ©servation sur le site des MUSICALES DE CAMBRAI 2017. 

 

 

cambrai-festival-musicales-de-cambrai-juillet-2017-presentation-par-classiquenewsEn juillet 2017, les dĂ©lices de Cambrai ont une saveur irrĂ©sistiblement 
 musicale. Au cƓur du dĂ©partement du Nord, Le Festival Les Musicales entend offrir au plus large public cambrĂ©sien, la passion de la musique classique en croisant l’expĂ©rience du concert avec quelques donnĂ©es clĂ©s : beautĂ© des sites qui accueillent les Ă©vĂ©nements, dĂ©voilement de jeunes talents, diversitĂ© de l’offre musicale quant aux formes, aux rĂ©pertoires, aux alliances et combinaisons de timbres. A partir du 4 et jusqu’au 12 juillet 2017, Cambrai propose un Ă©tĂ© musical, soit 9 soirĂ©es dans divers lieux de la ville : thĂ©Ăątre, Ă©glise Saint-GĂ©ry, musĂ©es (musĂ©e des beaux-arts, musĂ©e dĂ©partemental Matisse)
 A Cambrai plus qu’ailleurs, l’amour de la musique classique cultive le goĂ»t du partage, autour d’une langue universelle, celle du cƓur.

 

 

 

 

 

Coffret événement, annonce. SEIJI OZAWA : The complete RCA recordings (6 cd RCA Red Seal / Sony classical)

OZAWA-seiji-rca-complete-recordings-6-cd-review-cd-critique-par-classiquenews-homepage582Coffret Ă©vĂ©nement, annonce. SEIJI OZAWA : The complete RCA recordings (6cd RCA Red Seal / Sony classical). Directeur musical du Symphonique de Chicago (Chicago Symphony Orchestra), Seija Ozawa dĂ©livre au cours des annĂ©es 1960, l’essence de son art de maestro Ă©lectrique, intĂ©rieur, hallucinĂ©. Voici 6 cd qui de 1965 Ă  1969 ressuscite la maĂźtrise convaincante du chef trentenaire, en particulier dans le cadre du festival de Ravinia qui lui permet d’enregistrer pour RCA, nombre d’opus majeurs de Beethoven (Symphonie n°5), Stravinsky (Le Sacre du printemps, Chicago, 1968), Moussorgski (sublimes et presque terrifiants Tableaux d’une exposition de 1867) Ă  Schoenberg (Concerto pour piano, Fantaisie pour violon 
 – Peter Serkin, piano), Tchaikovsky (Symphonie n°5) et Bartok (Concertos pour piano n°1 &3 – Peter Serkin, piano, 1965-1966)
 sans omettre Schubert (Symphonie n°8) ou Britten (The Young Personn’s Guide to the orchestra).
L’hĂ©ritage artistique est inestimable, trĂšs rĂ©vĂ©lateur de l’engagement d’un jeune chef japonais, au talent fiĂšvreux autant que dramatiquement abouti, d’autant plus rĂ©vĂ©lĂ© que Sony rĂ©Ă©dite les 6 enregistrements en juin 2017 en version remastĂ©risĂ©e. Coffret Ă©vĂ©nement. Prochaine critique dĂ©veloppĂ©e Ă  venir dans le mag cd dvd livres de classiquenew.com. A suivre.

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Coffret Ă©vĂ©nement, annonce. SEIJI OZAWA : The complete RCA recordings (6cd RCA Red Seal / Sony classical) — CLIC de CLASSIQUENEWS de l’étĂ© 2017.

 

 

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Compte rendu opĂ©ra. PARIS, Bouffes du nord, le 8 juin 2017. LEMOYNE : PhĂšdre, 1786. Wanroij, Dollié  Chauvin / Paquien

top-left-2Compte rendu opĂ©ra. PARIS, Bouffes du nord, le 8 juin 2017. LEMOYNE : PhĂšdre, 1786. Wanroij, Dollié  Chauvin / Paquien. CrĂ©Ă©e en avril, cette PhĂšdre mĂ©connue tient l’affiche Ă  Paris, jusqu’au 11 juin 2017. La mise en scĂšne reprend un parti scĂ©nique qui scĂ©nographie les instrumentistes du Concert de la Loge avec les chanteurs acteurs; chacun est donc engagĂ© Ă  dĂ©fendre la veine tragique de cette PhĂšdre, crĂ©Ă©e Ă  Fontainebleau en 1786, composĂ© par Jean-Baptiste Lemoyne (1751-1796). Comme les Piccini et Sacchini, napolitains et contemporains Ă  Paris, Lemoyne se met au parfum du goĂ»t dominant, frĂ©nĂ©tique, c’est Ă  dire post gluckiste, classique et sĂ©vĂšre, tendu et expressionniste, et dĂ©jĂ  romantique dans l’éclat foudroyĂ© des sentiments et affects incarnĂ©s par des solistes qui paraissent comme possĂ©dĂ©s par leur solitude impuissante et dĂ©munie.

 

 

phdre lemoyne judith van Wanroij cerdit gregory forestier top-left

 

 

ScÚne tragique et dévorante

 

 

CHAMBRISME TRAGIQUE TERRIFIANT. L’intensitĂ© de la soprano Judith van Wanroij fulmine, comme terrassĂ©e par l’horreur de ses sentiments pour son
gendre, Hippolyte. Dommage que l’articulation et l’intelligibilitĂ© manquent souvent. EmpĂȘchant de fusionner ici le chant lyrique au thĂ©Ăątre viscĂ©ral et frappant de Racine. Egalement foudroyĂ© dans cette arĂšne intimiste – la version est ici celle d’une rĂ©duction pour quelques chanteurs et 9 instrumentistes, l’Hippolyte d’Enguerrand de Hys semble hagard, hallucinĂ© lui aussi, tout entier dĂ©vorĂ© de l’intĂ©rieur par la passion qui l’accable : cet inceste qui s’affiche, menace toute pudeur, entaille la raison, Ă©gare l’esprit. Mais son chant est mieux articulĂ© que sa consƓur et partenaire nĂ©erlandaise. Familier aussi des rĂ©surrections lyriques de la fin XVIIIĂš, le baryton Thomas DoliĂ© Ă©blouit tout autant en ThĂ©sĂ©e, virile, fĂ©lin, inquiĂ©tant : il demeure seul,sur la scĂšne brĂ»lĂ©e, aprĂšs la mort de ses 3 partenaires.
Sanglant, percussif, le thĂ©Ăątre de Lemoyne cultive toutes les nuances de la terreur horrifiĂ©e, de la passion qui rugit et consume : toute candeur et toute innocence sont proscrites ; d’ailleurs, on pourrait s’étonner de l’absence du rĂŽle pourtant crucial de la prĂȘtresse de Diane, la jeune et fraĂźche Aricie, fiancĂ©e d’Hippolyte. Visiblement, l’effusion tendre (prĂ©texte ailleurs Ă  de pastorales Ă©vocations insouciantes) n’intĂ©resse pas Lemoyne.

 

 

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La rĂ©vĂ©lation justifie cette rĂ©surrection de premier plan, portĂ©e par la vivacitĂ© nerveuse du chef Julien Chauvin, dĂ©cidĂ©ment plus percutant et pertinent que son ancien associĂ©, JĂ©rĂ©mie Rhorer, dont les rĂ©cents Mozart n’ont pas cette syncope tragique aussi fulgurante. On avait goĂ»tĂ© la force esthĂ©tique de sa ChimĂšne de Sacchini – d’un style contemporain Ă  celui de Lemoyne. Ici, l’engagement des instrumentistes n’a pas faibli et le poignard tragique qui s’abat sur les deux Ăąmes maudites, Hyppolyte flanquĂ©e de sa belle-mĂšre outragĂ©e, outrageante, gagne un surcroĂźt d’efficacitĂ© mĂ©morable. Vite le cd qui est dĂ©jĂ  annoncĂ©. Cette PhĂšdre de Lemoyne vaut bien la tragĂ©die de Rameau sur le mĂȘme sujet. A la ciselure vif argent de l’orchestre rĂ©pond une distribution en tout point (quasi) idĂ©ale. Ne boudons pas notre plaisir. Incroyable maniĂšre d’un vĂ©ritable inconnu. Cette rĂ©crĂ©ation a des allures de redĂ©couverte majeure.

 

 

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Compte rendu opéra. PARIS, Bouffes du nord, le 8 juin 2017. LEMOYNE : PhÚdre.

PHEDRE de Jean-Baptiste Lemoyne (1751-1796)
Mise en scĂšne: Marc Paquien
PhĂšdre: Judith van Wanroij
ƒnone: Diana Axentii
Hippolyte: Enguerrand de Hys
Thésée: Thomas Dolié

Le Concert de la Loge
Direction musicale et violon : Julien Chauvin

Illustrations : G. Forestier 2017

LIRE aussi notre dossier de présentation de PHEDRE de Lemoyne dans le contexte  artistique propre aux années 1780 à la Cour de Louis XVI et Marie-Antoinette

 

Cd, compte rendu critique. Beydts : SADMP (Samuel Jean, 1 cd Klarthe, avril 2015).

BEYDTS GUITRY la SADMP samuel jean critique reviw cd par classiquenews CLIC de classiquenews kla040couv_lowCd, compte rendu critique. Beydts : SADMP (Samuel Jean, 1 cd Klarthe, avril 2015). Comme chef invitĂ© principal, Samuel Jean pilote depuis 5 ans l’Orchestre RĂ©gional Avignon Provence sans compter ses efforts pour Ă©largir le rĂ©pertoire et enrichir encore l’approche expressive des oeuvres choisies. Pour preuve d’un engagement artistique et interprĂ©tatif mĂ©ritoire, ce disque qui vient prolonger une sĂ©rie de reprĂ©sentations donnĂ©es en Avignon, au printemps 2015. A la fois accessible, drĂŽle, irrĂ©sisitible mĂȘme et rare, l’opĂ©rette sur un livret de Guitry : La S.A.D.M.P, La SociĂ©tĂ© Anonyme des Messieurs Prudents confirme la rĂ©ussite du compositeur Louis Beydts (1895-1953).

Ici les Quatre messieurs « prudents » sont prĂȘts de leur sous et rĂ©duisent les dĂ©penses, en particulier le poste des plaisirs charnels : habitant dans le mĂȘme immeuble, ils partagent la mĂȘme cocotte coquette vĂ©nale (Elle : Ă  la crĂ©ation, en novembre et dĂ©cembre 1931, Yvonne Printemps) ; les copropriĂ©taires calculent les charges et les services concernĂ©s selon leurs milliĂšmes respectifs : deux jours pour chacun, exception du conte qui se limitera au seul dimanche –normal puisqu’il est vieux, et le moins tenace

A la finesse Ă©moustillante de Guitry, rĂ©pond la partition courte, incisive, mordante, lĂ©gĂšre, raffinĂ©e de Louis Beydts, soit moins d’une heure de pure facĂ©tie sublimant la cabriole. Ici Samuel Jean retient une sĂ©lection soit l’ouverture et 10 airs/sĂ©quences, chacun marquant par l’entrain et la finesse de sa mĂ©lodie.
La vivacitĂ© teintĂ©e d’humour et de dĂ©licieuse mĂ©lodie caractĂ©risent l’écriture de Beydts qui cultive l’irrĂ©vĂ©rence comme une courtoisie. Tout l’art de joyeusement dĂ©vergonder l’auditoire, mine de rien, et avec Ă©lĂ©gance
 il est Ă©vident que l’esprit scintillant de Guitry diffuse dans la musique complice de Beydts, et inspire tous les solistes de cette production. En dĂ©coule cette opĂ©ra bouffe dont la libertĂ© de sa verve, indique la pertinence d’un ton jamais creux ni artificiel. Qui maniant l’art lyrique avec gĂ©nie, offre du dĂ©licat et de l’exquis dans l’ énoncĂ© des airs et des ensembles.
L’élĂšve de Messager reprend et prolonge l’ivresse enchantĂ©e que savait dĂ©velopper son aĂźnĂ© ; en cela Beydts connaĂźtra aprĂšs La SADMP, une belle carriĂšre comme compositeur ai cinĂ©ma et pour le thĂ©Ăątre – en fait la ComĂ©die Française, crĂ©ant entre autres, la musique de scĂšne du Barbier de SĂ©ville de Beaumarchais, ou Il ne faut jurer de rien de Musset, au dĂ©buts des annĂ©es 1940.

La prĂ©sente production sĂ©lectionne le meilleur, plutĂŽt trĂšs bien chantant, comptant sur une distribution idĂ©ale, regroupant les meilleurs talents lyriques de la jeune gĂ©nĂ©ration : Isabelle Druet (Elle), Mathias Vidal (Le Gros Commerçant), JĂ©rome Billy (Henri), Thomas DoliĂ© (Le Conte AgĂ©nor de Machinski) et Dominique CĂŽtĂ© (Le Grand Industriel). Chacun cisĂšle son caractĂšre tout en se jouant du verbe poĂ©tique dramatique allusif. Y Ă©blouit l’esprit Ă  la fois cynique et tendre d’un Guitry, grand connaisseur et analyste de l’ñme humaine.
Samuel Jean porte, nuance, caresse lui aussi une joute et une arĂšne verbale facĂ©tieuse et enjouĂ©e. VoilĂ  qui assoit derechef la facilitĂ© et l’intelligence d’une baguette tissĂ©e pour l’éloquence et la suggestion. Ici, le lĂ©ger voisine avec la magie poĂ©tique. MĂȘme en version sĂ©lective, la production discographique enchante, captive, convainc. CLIC de CLASSIQUENEWS de l’étĂ© 2017.

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CLIC_macaron_2014Cd, compte rendu critique. Beydts : SADMP (Samuel Jean, 1 cd Klarthe, avril 2015). Avec Isabelle Druet (Elle), Mathias Vidal (Le Gros Commerçant), JĂ©rome Billy (Henri), Thomas DoliĂ© (Le Conte AgĂ©nor de Machinski), Dominique CĂŽtĂ© (Le Grand Industriel). Orchestre rĂ©gional Avignon-Provence. Samuel Jean, direction — 1 cd Klarthe KLA 040.

 

Tracklisting :

1. Ouverture
2. Mon coeur bat !
3. Ne touchez pas Ă  ce bouton !
4. Je n’connais rien d’plus agaçant
5. Nous Ă©tions lĂ  bien avant vous…
6. Ciel ! Taisez-vous ! J’entends sa voix !
7. Les cartes Ă  jouer sont de belles images
8. N’ai-je pas l’air d’une cartomancienne
9. J’ai une idĂ©e que je trouve trĂšs bonne !
10. Savez-vous ce qu’on appelle une SociĂ©tĂ© Anonyme
11. à Responsabilité Limitée ?
12. Hue !

ALLIER, Musique en BOURBONNAIS : 16 juillet – 15 aoĂ»t 2017

Bourbonnais-festival-juillet-aout-2017-51eme-festival-par-classiquenewsFestival Musique en BOURBONNAIS : 16 juillet – 15 aoĂ»t 2017 (ALLIER). VoilĂ  51 ans, le festival Musique en Bourbonnais offrait son premier cycle musical dans les Ă©glises les plus remarquables du Bourbonnais dans le dĂ©partement de l’ALLIER. Les 5 concerts proposĂ©s cette annĂ©e, poursuivent une exploration concertĂ©e entre grands interprĂštes de musique de chambre et sites Ă  haute valeur patrimoniale : souvent des Ă©glises mĂ©diĂ©vales dont celle de ChĂątelay Ă  HĂ©risson) et ses fresques des XIIIĂš et XIVĂš sur la vie de l’ermite Saint Principin, est la plus emblĂ©matique. C’est d’ailleurs autour de la restauration de l’église de ChĂątelay, bĂątiment remarquable perchĂ© dans un site prĂ©servĂ©, que le premier festival s’est constituĂ©. Aujourd’hui, le festival rayonne pendant l’étĂ© sur le territoire offrant aux habitants, l’occasion d’entendre les musiciens les plus chevronnĂ©s de leur gĂ©nĂ©ration, confirmĂ©s ou jeunes tempĂ©raments prometteurs. Chaque concert est programmĂ© le dimanche le plus souvent, en fin d’aprĂšs midi Ă  16h ou 17h, jalon enchanteur qui rythme une journĂ©e de dĂ©couverte ou d’exploration dans le bocage Bourbonnais.

 

 

En 2017, « le programme se veut audacieux et diversifiĂ©, mĂ©langĂ© de voix et d’instruments comme nos paysages mĂ©langent plats et vallons ». C’est donc un vĂ©ritable parcours musical qui permet aux visiteurs et aux habitants du Bourbonnais de goĂ»ter l’alliance unique de la musique et de l’architecture accordĂ©es Ă  une nature idyllique. L’équation demeure enchanteresse : elle s’offre ainsi aux curieux et mĂ©lomanes, mobiles et nĂ©ophytes en un bocage français parmi les moins connus.

 

 

 chatelay-festival-musique-en-bourbonnais-582-390-homepage

 

 

TEMPS FORTS. ConfĂ©rence, voix et musique de chambre. Premier concert le 16 juillet (17h) en l’église de ChĂąteloy (HĂ©risson) : chambrisme ardent, intĂ©rieur (Trio Zadig) ; puis confĂ©rence Ă  Maillet le 23 juillet (Ă©glise, 16h / thĂšme : quand la musique des tavernes inspire la musique « savante ») et Ă  17h, Alter Duo (duo piano et contrebasse dans un nouveau voyage de Bach Ă  Mozart
).
En aoĂ»t, 3 programmes rythment la saison la plus chaude au cƓur du bocage bourbonnais : le 6 aoĂ»t (Ă©glise de ChĂąteloy, 17h), le pianiste Pascal Amoyel – Ă©minent Chopinien entre autres (son dernier cd CHOPIN a Ă©tĂ© distinguĂ© par le CLIC de CLASSIQUENEWS), dialogue avec sa complice Emmanuelle Bertrand (violoncelle) ; le 13 (17h), l’église de Louroux-Hodement accueille les jeunes instrumentistes du QUATUOR AROD (crĂ©Ă© en 2013) ; enfin pour le 15 aoĂ»t, l’église de Charleroy invite l’ensemble baroque de l’Hostel Dieu (sur instruments anciens), et la soprano Heather Newhouse qui rĂ©inventent et remodĂšlent l’arĂȘte vive et enivrĂ©e des musiques anciennes. Plus que jamais, Ă  l’étĂ© 2017 et pour sa 51Ăš Ă©dition, le Festival Musique en Bourbonnais cultive et rĂ©compense votre Ăąme voyageuse dans l’Allier. Festival incontournable.

 

 

 

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boutonreservationRĂ©servations et informations sur le site du FESTIVAL MUSIQUE EN BOURBONNAIS : 5 concerts dans l’ALLIER, les 16, 23 juillet puis 6,13 et 15 aoĂ»t 2017. Le Festival rayonne depuis HĂ©risonn et son Ă©glise de ChĂąteloy (25 km de Montluçon / 80 km au sud de Bourges – dĂ©part de Paris depuis la gare d’Austerlitz).
PossibilitĂ© d’organiser son sĂ©jour dans l’Allier avec l’Office de Tourisme de Montluçon

https://www.festival-musique-bourbonnais.com

 

 

 bourbonnais-festival-de-musique-TOURS-nature-582

 

 

Le Festival MUSIQUE EN BOURBONNAIS sur le site de l’Office de tourisme VallĂ©e de Montluçon

 
 

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Monteverdi, inventeur de l’opĂ©ra

Monteverdi 2017 claudio monteverdi dossier biographie 2017 510_claudio-monteverdi-peint-par-bernardo-strozzi-vers-1640.jpg.pagespeed.ce.FhMczcVnmyARTE, docu «  Monteverdi l’inventeur de l’opĂ©ra », Dimanche 18 juin 2017, 23h30. La chaĂźne Arte poursuit sa programmation musique classique mais en diffusant concerts, docus ou magazines Ă  des horaires de plus en plus « impossibles », aux extrĂ©mitĂ©s de la grille (soit dĂšs 5h le matin, soit au milieu de la nuit…). Evidemment les 450 ans ans de la naissance du grand Claudio
 Monteverdi, inventeur de l’opĂ©ra tout court (avec l’Incoronazione di Poppea, plutĂŽt que l’Orfeo) ne pouvaient pas passer Ă  la trappe et Arte diffuse un documentaire dont nous n’avons pas encore visionnĂ© le contenu Ă  l’heure oĂč nous rĂ©digeons cette annonce.

CLAUDIO MONTEVERDI, INVENTEUR DE L’OPÉRA

Horreur, malheur
 Inculture nĂ©faste ou paresse culturelle, le documentaire inĂ©dit rĂ©alisĂ© par Philippe BĂ©ziat, diffusĂ© par Arte n’évite pas le piĂšge relayĂ© depuis des annĂ©es par une fausse historiographie musicale : le premier opĂ©ra de l’histoire n’est pas le premier ouvrage dramatique et musical de Monteverdi, Orfeo, crĂ©Ă© Ă  Mantoue en 1607, mais plutĂŽt, – tous les connaisseurs montĂ©verdiens le confirment aujourd’hui : Le couronnement de PoppĂ©e, L’incoronazione di Poppea de 1643, Ɠuvre cynique et poĂ©tique, sommet de la collaboration de Monteverdi avec l’écrivain noir, pessimiste : Busenello. Car l’Orfeo Ă©crit Ă  l’aube du XVIIĂš, n’est encore qu’un assemblage d’épisodes madrigalesques et opĂ©ratiques,  relevant davantage de l’esthĂ©tique de la Renaissance que du plein baroque : la conception globale est encore disparate et n’a pas cette cohĂ©sion littĂ©raire que dĂ©ploie Poppea, presque 40 ans plus tard.

 

 

 

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Dans le docu Arte, retour sur un Ă©vĂ©nement « comparable Ă  la naissance du cinĂ©ma : la premiĂšre reprĂ©sentation d’un opĂ©ra, l’Orfeo de Monteverdi, le 24 fĂ©vrier 1607, en Italie », en l’occurence dans le cercle rĂ©servĂ©, Ă©litiste de la cour du Duc de Mantoue, Vincet de Gonzague, le patron ingrat et mauvais payeur de Monteverdi.
Selon l’énoncĂ© diffusĂ© par Arte et prĂ©sentant le film : « Entre 1550 et 1650, l’Occident opĂšre une mue considĂ©rable et incroyablement rapide. La propagation des livres, de la RĂ©forme luthĂ©rienne, des thĂ©ories coperniciennes, la croissance des Ă©changes avec le Nouveau Monde, sont lourdes de consĂ©quences : alors que les paradigmes changent, l’on assiste Ă  l’éclosion des fondements de l’ñge moderne. Au tempo de cette Europe du XVIe siĂšcle, Monteverdi inscrit sa musique dans une culture qui dĂ©couvre GalilĂ©e, Montaigne ou Rubens. Avec eux, il revendiquera une nouvelle place pour la crĂ©ation humaine. À travers le parcours initiatique de cet artisan gĂ©nial dans trois villes italiennes, on dĂ©couvre les racines historiques de l’opĂ©ra. Si le monde de Monteverdi paraĂźt lointain, l’émotion, quatre cents ans plus tard, reste intacte. »
Tout cela est prometteur sur le papier. Il aurait Ă©tĂ© plus judicieux de rappeler simplement que Monteverdi suit la rĂ©volution esthĂ©tique opĂ©rĂ©e par Caravage en peinture, mais 25 ans auparavant : les artistes dĂ©couvrent alors le rĂ©alisme individuel et le sens du sentiment tragique. Quand Caravage peint des portraits et des types humaines incarnĂ©s (modĂšles rĂ©els pris dans les rues de Rome, dans les annĂ©es 1590), Monteverdi, tout au long de ses Livres de madrigaux, rĂ©volutionne lui aussi la langue musicale, privilĂ©gie une ligne dĂ©volue Ă  l’expression des passions de l’ñme, fait surgir un nouveau chant inĂ©dit, sensuel, oĂč la voix soliste dĂ©sormais (monodique) s’extrait du tapis instrumental (basse continue) et chante Ă  la premiĂšre personne, les affects de l’ñme humaine : dĂ©chirante priĂšre (Orfeo aux enfers, souhaitant retrouver et dĂ©livrer son aimĂ©e Eurydice) ; languissant amour d’une barbare royautĂ©, souverain cruel et d’une lascivitĂ© choquante (NĂ©ron et PoppĂ©e dans Le Couronnement de PoppĂ©e). Dans les faits, Monteverdi a bien inventĂ© l’opĂ©ra baroque ; et sa coopĂ©ration magicienne avec Busenello annonce un autre duo mythique Ă  l’opĂ©ra : Mozart et Da Ponte, au siĂšcle suivant.

 

 

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arte_logo_2013ARTE, « Monteverdi, inventeur de l’opĂ©ra », docu 2017. Dimanche 18 juin 2017, 23h30. InĂ©dit. DurĂ©e : 1h05

 

 

CD, compte rendu critique. BRUCKNER : Symphonie n°3, WAGNER : Ouverture de TannhÀuser / Andris Nelsons / Gewandhausorchester Leipzig ( 1 cd Deutsche Grammophon, Leipzig juin 2016).

NELSONS andris cd critique cd review classiquenews CLIC de classiquenews Bruckner-Symphony-number-3-Wagner-Tannhauser-OvertureCD, compte rendu critique. BRUCKNER : Symphonie n°3, WAGNER : Ouverture de TannhĂ€user / Andris Nelsons / Gewandhausorchester Leipzig ( 1 cd Deutsche Grammophon, Leipzig juin 2016). L’expĂ©rience Ă  laquelle nous convie le chef letton Andris, – pas encore quadragĂ©naire (nĂ© Ă  Riga en Lettonie en 1978), est une immersion intelligente et rĂ©flĂ©chie, de Bruckner Ă  Wagner, d’autant plus pertinente et convaincante que l’ambition des effectifs requis ici n’écarte jamais le souci de prĂ©cision claire, de sonoritĂ© transparente et riche. C’est mĂȘme un modĂšle de finesse et d’élĂ©gance Ă  mettre Ă  prĂ©sent au crĂ©dit d’un jeune chef superbement douĂ© (on le connaĂźt davantage dans une fosse d’opĂ©ra que comme maestro symphonique), dont le parcours discographique chez DG Deutsche Grammophon devra ĂȘtre suivi Ă  prĂ©sent, avec l’attention qu’il mĂ©rite
 Le chef dĂ©bute ainsi sa coopĂ©ration Ă  Leipzig comme directeur musical du Gewandhausorchester Leipzig,- fonction dĂ©diĂ©e qu’il partage avec un poste Ă©quivalent Ă  Boston (directeur musical du Boston Symphony Orchestra). Engagement et pourtant humilitĂ©, Andris Nelsons perpĂ©tue aujourd’hui cette abnĂ©gation pour la musique comme son mentor et maĂźtre (depuis 2002) : l’immense Mariss Jansons.

La Symphonie n°3 de Bruckner est une expĂ©rience d’abord spirituelle dont beaucoup de chef ratent la rĂ©alisation soit par incomprĂ©hension et lourdeur dĂ©clamatoire, soit par rĂ©duction des nuances instrumentales. Or il y a beaucoup de finesse et de sensibilitĂ© dans l’alternance et la dialogue continu entre les pupitres : cordes, harmonie, cuivres. LettrĂ© mais jamais pĂ©dant ni abstrait, Andris Nelsons aborde les multiples et permanentes rĂ©fĂ©rences de Bruckner aux opĂ©ras de Wagner, avec simplicitĂ© et franchise ; ainsi Tristan, bient prĂ©sent et magnifiquement rĂ©assimilĂ©, dans le tissu orchestral du second mouvement ; ainsi TannhĂ€user dans le Finale, qui fait ainsi une transition / filiation parfaite avec l’ouverture wagnĂ©rienne qui suit.
En orfĂšvre des Ă©quilibres orchestraux, veillant Ă  la lisibilitĂ© comme Ă  la cohĂ©sion du format et de la balance sonore, le chef rĂ©vĂšle en dĂ©finitive tout ce qui fait de la 3Ăš Symphonie de Bruckner, une « oeuvre fondamentale » dans laquelle aprĂšs les deux premiĂšres, Bruckner trouve son Ă©criture tout en demeurant dans le giron paternel, inspirant, de son modĂšle Wagner. La 3Ăš fut un four retentissant lors de sa crĂ©ation viennoise : confirmation d’une incomprĂ©hension totale au sujet du Bruckner symphoniste. Andres Nelsons s’en montre un ambassadeur argumentĂ© et affĂ»tĂ©, wagnĂ©rien dĂ©jĂ  accompli (cf son Lohengrin Ă  Bayreuth en 2011 avec l’excellent tĂ©nor Klaus Florian Vogt)

DĂšs le dĂ©but du premier mouvement (notĂ© « Mehr langsam, Misterioso »), Nelsons exprime l’humanitĂ© du parcours, celui d’un croyant sincĂšre, qui doutant de lui-mĂȘme comme artiste comme de sa foi ne transigeait cependant pas sur les Ă©lans et l’ardeur qui portent toute la structure symphonique. Les multiples pĂ©ripĂ©ties confiĂ©es aux pupitres des cordes, harmonie et aux cuivres, tour Ă  tour, trouvent sous sa baguette, une Ă©vidence rhĂ©torique, Ă  la fois Ă©quilibrĂ©e et trĂšs dĂ©taillĂ©e. La somptuositĂ© des timbres Ă©blouit de part en part et confirme l’excellence artistique de l’orchestre de Lepizig. Sur le plan expressif et poĂ©tique, le chef parvient surtout Ă  concilier les faux ennemis, de l’intimitĂ© et du colossal. Ainsi Ă  12mn17, au moment de la rĂ©itĂ©ration grandiose du portique monumental qui semble Ă©craser toutes les aspirations avant filigranĂ©es, l’orchestre rĂ©sout tout conflits d’échelle, en dĂ©ployant un somptueux mode intime d’une pudeur juste surprenante.
D’ailleurs la symphonie du moins dans ce premier mouvement alterne constamment entre l’expression d’une aspiration personnelle profondĂ©ment et viscĂ©ralement inscrite dans la chair la plus enfouie de l’auteur, – invitation Ă  un oubli suspendu extatique , et la prĂ©sence terrifiante du colossal. C’est en relation avec l’ĂȘtre qui hĂ©site et doute – propre de tout croyant qui se respecte, l’intime conviction et l’espĂ©rance enfouie confrontĂ©e Ă  un destin voire une fatalitĂ© qui dĂ©passe et submerge. L’Ă©pisode s’achĂšve (et s’accomplit) en une sĂ©rie de fanfares puissantes et dĂ©clamatoires Ă  l’Ă©noncĂ© irrĂ©solu.

Le mouvement second – Adagio (coeur Ă©motionnel du cycle), est murmurĂ© dans la pudeur la plus intacte oĂč percent les hautbois et les violons, gonflĂ©s, suractifs mais d’une rare finesse d’intonation; tissant une irrĂ©sistible sensualitĂ© vibrante, portĂ©e par les somptueux cors d’une noblesse infinie. Le chef joue lĂ  encore la transparence et la clartĂ© faisant surgir le songe et le rĂȘve, ainsi l’accent du hautbois lointain d’une lueur (solitaire, poĂ©tique) toute tristanesque. Bruckner ainsi suggĂšre par Ă©tapes et jalons progressifs, dĂ©ploie des trĂ©sors de sensibilitĂ© dans une pĂąte flamboyante dont Andris Nelsons parvient Ă  capter la souple matiĂšre scintillante. Ses brumes wagnĂ©riennes Ă©blouissant d’une intensitĂ© revivifiĂ©e, s’affirment dans le mystĂšre. Dans le secret viscĂ©ral, moteur, central, qui n’appartient qu’Ă  son auteur. Le souffle des cors structure tout l’Ă©pisode plus introspectif qu’au dĂ©but, jusqu’Ă  la derniĂšre mesure Ă©noncĂ©e, tĂ©nue basculant alors dans l’ombre.

WagnĂ©rien accompli, Andris Nelsons s’affirme ici en BrucknĂ©rien subtil et profond

Le 3Ăš Ă©pisode qui est le Scherzo, vif, contrastĂ© permet enfin Ă  la fanfare et aux cuivres pĂ©taradants de revendiquer le premier plan, dans un sentiment de large insouciance. Les instruments comme libĂ©rĂ©s dialoguent avec les cordes : dont l’ivresse et la souple frĂ©nĂ©sie apportent libĂ©ration et proclamation.

Le dernier Ă©pisode rĂ©Ă©quilibre l’écriture dans le sens d’une valse Ă©lĂ©gante, magnifiquement insouciante elle aussi aux cordes, bientĂŽt rattrapĂ©e par le pupitre des cuivres aux dĂ©flagrations spectaculaires Ă  chaque assaut; avant que les trombones n’éclairent diffĂ©remment le final dans le sens d’un mystĂšre qui s’épaissit puis enfin, une libĂ©ration collective, victorieuse et lumineuse Ă  12mn. Dans les quatre mouvements, dĂ©voilant la 3Ăš dans une version trĂšs Ă©quilibrĂ©e de 1888/89 (Leopold Nowak, moins longue que l’originale qui comporte quelques maladresses), la direction du maestro se fait subtile et intĂ©rieure, d’une humanitĂ© inquiĂšte et sincĂšre, miroir de la ferveur contradictoire de Bruckner lui-mĂȘme : entre certitude et angoisse profonde, nostalgie enivrĂ©e et vertiges abyssaux.

‹TANNHAÜSER
 Wagner, Ă  la source. Evidemment jouer l’ouverture programmatique, plutĂŽt resserrĂ©e et dense de Wagner pour TannhaĂŒser avec ce magnifique choeur des pĂšlerins, – et cette montĂ©e en triomphe que Nelsons traite en parsifalien avisĂ©, – expression d’une rĂ©vĂ©lation enfin comprise et assumĂ©e aussi, met en balance l’écriture du maĂźtre adorĂ© (Wagner), construite, enivrĂ©e, d’une architecture progressive irrĂ©sistible, et celle de son « disciple » adorateur (Bruckner), qui en regard paraĂźtrait presque phraseur et « pĂ©roreur », trop diluĂ© comme « bavard ». Mais c’est oubliĂ© l’élĂ©gance et la clartĂ© et ce goĂ»t des timbres que dĂ©fend le chef trĂšs inspirĂ©. Habile, et mesurĂ©, opulent et Ă©loquent, Nelsons offre une somptueuse vibration des cordes, mise en dialogue avec la fanfare des cuivres d’une noblesse aĂ©rienne. Une telle acuitĂ© instrumentale dĂ©taillĂ©e rappelle l’éloquence et l’activitĂ© des poĂšmes symphoniques straussiens. La pĂąte onctueuse, la transparence de la sonoritĂ©, l’homogĂ©nĂ©itĂ© Ă©tant la valeur la plus dĂ©fendue ici, portent leur fruit dans un ouverture wagnĂ©rienne, – la source de Bruckner de facto, qui Ă©claire tout l’édifice programmatique par son Ă©lĂ©gance et cet hĂ©donisme fiĂ©vreusement dramatique. Son geste impĂ©rial, analytique et sensuel, – celui d’un esthĂšte, assoit la hauteur de vue d’une vision brucknĂ©rienne et wagnĂ©rienne de premier intĂ©rĂȘt. A suivre avec acuitĂ©. CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2017.

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CLIC_macaron_2014CD, compte rendu critique. BRUCKNER : Symphonie n°3, WAGNER : Ouverture de TannhÀuser / Andris Nelsons / Gewandhausorchester Leipzig (1 cd Deutsche Grammophon, enregistrement live réalisé à Leipzig en juin 2016). CLIC de CLASSIQUENEWS

CD, compte rendu critique. Debussy: L’Enfant prodigue – Ravel: L’Enfant et les SortilĂšges. Mikko Franck (2 cd Warner classics, 2016)

debussy ravel jodie devos erato mikko franck review critique cd classiquenewsCD, compte rendu critique. Debussy: L’Enfant prodigue – Ravel: L’Enfant et les SortilĂšges. Mikko Franck (2 cd Warner classics, 2016). ACADEMISME ET MODERNITE FRANCAIS… Commençons par le CD2, dĂ©diĂ© Ă  Debussy. en son jeune gĂ©nie acadĂ©mique
 La cantate de jeunesse L’Enfant Prodigue (crĂ©Ă©e triomphalement en 1884, rĂ©vĂ©lĂ©e en 1933, Ă  titre posthume) et rĂ©alisĂ©e pour le prix de Rome, institution cultivant l’acadĂ©misme en raison d’un goĂ»t officiel dĂ©passĂ© mais que le tout jeune compositeur (comme tant d’autres jeunes auteurs ambitieux) souhaitait dĂ©crocher en raison du prestige qu’il octroyait pour la jeune carriĂšre parisienne, dĂ©montre dans des effectifs somptueux (le finale est un vĂ©ritable oratorio symphonique d’un souffle hollywoodien) toute la maĂźtrise instrumentale d’un Debussy si soucieux de la mĂ©lodie suave et des couleurs (orientalistes parfois puisque l’action se passe en IsraĂ«l et conte le retour d’AzaĂ«l auprĂšs des siens). Compter Alagna dans le rĂŽle du fils prodigue reste un bon argument car le tĂ©nor français a ce style hĂ©roĂŻque et timbrĂ©, solaire et clair, tendre et viril, qui souligne la parentĂ© du personnage debussyste avec les Werther ou Desgrieux de Massenet. D’autant que mĂȘme s’il manque parfois de simplicitĂ© dans le chant le tenorissimo garde une vigilence totale et continue pour l’intelligibilitĂ© : on ne perd pas un mot de son texte. En Lia, Karina Gauvin dĂ©roule la pĂąte sensuelle et voluptueuse de son chant intĂ©rieur et d’une souplesse dĂ©lectable exposant une individualitĂ© passionnĂ©e trĂšs caractĂ©risĂ©e mais
 la gestion et la projection des aigus pourtant flamboyants, dĂ©naturent malheureusement prĂ©cision et clartĂ© des voyelles
 le français de la quĂ©bĂ©coise est loin d’ĂȘtre aussi parfaitement lisible que celui de son partenaire. Mais leur duo d’une ineffable suspension, amoureuse et tendre, berce par son essor calibrĂ©. LĂ  encore, le geste prĂ©cis et ferme du chef concourt grandement Ă  la rĂ©ussite de cette lecture, qui repernd la version rĂ©alisĂ©e par AndrĂ© Caplet en 1907, avec l’accord et la validation de Claude de France. Par sa puissance suggestive, la cantate est un petit opĂ©ra coloriste, petit drame de situation et aussi, saisissant dans sa passionnante Ă©nergie souterraine. DĂ©jĂ  le Debussy de PellĂ©as affirme ici un tempĂ©rament psychologique qui s’exprime surtout dans l’acuitĂ© des couleurs et le raffinement des harmonies de l’orchestre.

La version orchestrĂ©e de la symphonie qui suit (version Colin Matthews d’aprĂšs la partition pour pianos) sonne comme du Brahms mais en plus ronflant. On Ă©met des doutes sur la rĂ©surrection d’une telle partition sinon pour un Ă©cho documentaire et anecdotique.

ravel classiquenews portrait Maurice_Ravel_1925L’intĂ©rĂȘt est davantage relevĂ© avec le CD1 oĂč perce l’acuitĂ© dramatique d’un autre gĂ©nie français de la couleur et de la ciselure orchestrale : Maurice Ravel. L’Enfant dont il est question est une Ăąme cruelle voire sadique qui cependant aprĂšs des sortilĂšges bien Ă©laborĂ©s, s’humanise au contact des animaux qu’il a martyrisĂ©s
 l’enfant confrontĂ© Ă  leur souffrance comprend la perversitĂ© dont il est capable et regrette ce qu’il a fait
 auparavant c’est tout un monde domestique fantastique et poĂ©tique qui s’exprime sous ses yeux : tasse et thĂ©iĂšre swingant, et bestiaire personnifiĂ© qui par la voix des instruments de l’orchestre (claire rĂ©fĂ©rence Ă  la caractĂ©risation instrumentale dĂ©jĂ  parfaite grĂące au Dukas de l’Apprenti sorcier). C’est un festival de timbres millimĂ©trĂ©s, ciselĂ©s, calibrĂ©s qui manifestent la vie invisible et la conscience des objets et des animaux ordinairement mĂ©sestimĂ©s, molestĂ©s. Tout un univers Ă  portĂ©e de vue et de mains, – constellation domestique et familiĂšre que le petit despote impossible apprend Ă  mieux connaĂźtre, aux enchantements imprĂ©vus (16), quand s’invite la pure fĂ©erie du jardin enchanté  Mikko Franck s’affirme en peintre orfĂ©vrĂ©, se dĂ©lectant Ă  approfondir tel climat ; Ă  sculpter le profil de tel petit ĂȘtre en rebelion. Le choix des solistes est luxueux, et parmi eux, on distingue l’Enfant de ChloĂ© Briot – dĂ©jĂ  remarquĂ© dans un rĂŽle taillĂ© pour son mezzo clair et bien articulĂ© dans la crĂ©ation de Little Nemo, production Ă©vĂ©nement prĂ©sentĂ©e par Angers Nantes OpĂ©ra en janvier puis mars 2017 (VOIR notre reportage vidĂ©o LITTLE NEMO avec ChloĂ© Briot). La jeune mezzo française sera bientĂŽt Ă  l’affiche d’une prochaine crĂ©ation, celle estivale de Pinocchio de Philippe Boesmans pour Aix 2017. Le chat de Jean-François Lapointe, l’Arbre de Nicolas Courjal sont des piliers magnĂ©tiques pour un formidable plateau ; et parmi les sopranos vedette, prĂ©fĂ©rons l’éloquence de Jodie Devos plutĂŽt que le diamant parfois aigre/artificiel de Sabine Devielhe. Le miel cuivrĂ©, onctueux de Nathalie Stutzmann (Maman et la Tasse chinoise) apporte sa couleur gĂ©nĂ©reuse pleine et charnelle. L’Orchestre Philharmonique et les choeurs maison (MaĂźtrise et Choeur de Radio France) Ă©tincellent de finesse, de grĂące parfois, de vĂ©ritĂ© sans affectation : l’analyse ici s’accompagne d’une sensualitĂ© habilement mesurĂ©e que la prise de son sait optimiser pour le grand plaisir de l’auditeur : pas sĂ»r que le spectateur de ce live d’avril 2016 ait pu sur place goĂ»ter un tel festival de timbres, vocaux et instrumentaux, avec ce dĂ©tail et cet Ă©quilibre : voilĂ  la preuve que l’enregistrement peut complĂ©ter intelligemment l’expĂ©rience du concert sans la remplacer totalement : CQFD. Un ton juste et franc qui sait aussi magnifiquement exprimer cette langueur jazz, et sa valse lyrique, Ă©chevelĂ©e, Ă©perdue, entre onirisme et parodie pincĂ©e, propre au style d’un Ravel visiblement inspirĂ© par l’intrigue infantile, innocente de « l’ingĂ©nue » Colette. La mĂ©tamorphose de l’Enfant en fin de Fantaisie (les animaux compatissant et surpris : « il a pansĂ© la plaie  », dĂ©couvrant le miracle dont est capable l’Enfant), est superbement dĂ©taillĂ©e par le chef et son orchestre. La lecture est un rĂ©gal de tous les instants : l’intelligence, le goĂ»t, l’opulence aussi s’invitent dans ce festin de nuances mordantes. La rĂ©ussite est totale.

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debussy ravel jodie devos erato mikko franck review critique cd classiquenewsCLIC_macaron_2014CD, compte rendu critique. Debussy: L’Enfant prodigue – Ravel: L’Enfant et les SortilĂšges. Karina Gauvin · Roberto Alagna · HĂ©lĂšne Collerette · Jean-François Lapointe · ChloĂ© Briot · Nathalie Stutzmann · Sabine Devieilhe · Julie Pasturaud · François Piolino · Nicolas Courjal · Mikko Franck · Sofi Jeannin · ChƓur et Orchestre de Radio France · MaĂźtrise de Radio France (2 cd Warner classics, enregistrement live d’avril 2016 rĂ©alisĂ© Ă  Paris).

Bruno Procopio dirige l’Orchestre d’Auvergne

PROCOPIO-bruno-vignette-582-portrait-concerts-maestro-chef-classiquenews-582-594PUY EN VELAY. Bruno Procopio, Orchestre d’Auvergne, le 31 mars 2017. AprĂšs les orchestres prestigieux du BrĂ©sil (Orchestre Symphonique du BrĂ©sil) et du Venezuela (Orchestre des Jeunes Simon Bolivar), le jeune maestro franco brĂ©silien Bruno Procopio poursuit son travail dans l’interprĂ©tation des Baroques Français et europĂ©ens, mais cette annĂ©e 2017, avec les phalanges françaises. En mars, il s’agissait de diriger l’Orchestre national des Pays de La Loire (7 concerts Ă©vĂ©nements, du 3 au 12 mars 2017) dans un fabuleux programme sous le signe du baroque (Rameau) et du classicisme dĂ©jĂ  romantique (Mozart et surtout Gossec).

 

 

ELEGANCE DE MOZART, FINESSE DE RAMEAU ET DE CPE BACH
sur instruments modernes

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Autres lieux, autres musiciens, nouveaux dĂ©fis. AprĂšs un premier concert le 25 mars dernier, Bruno Procopio pilote les instrumentistes virtuoses de l’Orchestre d’Auvergne, ce vendredi 31 mars 2017 dans un programme Rameau, Dauvergne, CPE BACH (ThĂ©Ăątre du Puy en Velay, 20h). Sur instruments modernes, les musiciens adaptent un nouveau jeu d’archet, rĂ©alisent les ornements, trouvent des solutions pour exprimer le souffle palpitant des oeuvres choisies : Ă©lĂ©gance suprĂȘme de Rameau (Suite de Castor et Pollux, arrangement de Gossec), esthĂ©tisme contrastĂ©, dĂ©jĂ  prĂ©romantique des trĂšs difficiles Symphonies pour cordes de Carl Philipp Emanuel Bach ; virtuositĂ© raffinĂ©e de Dauvergne, enfin grĂące viennoise de Mozart. Le dĂ©fi est multiple : il invite les musiciens de l’orchestre, plus habituĂ©s au rĂ©pertoire XIXĂš, Ă  renouveler et enrichir leur pratique grĂące au choix des oeuvres de ce programme, entre baroque, prĂ©classicisme, classicisme, prĂ©romantisme. AU carrefour de styles multiples, l’expĂ©rience orchestrale s’avĂšre passionnante Ă  suivre. Le feu expressif, la carrure rythmique, l’implication souple du chef, – qualitĂ©s dĂ©sormais bien identifiĂ©es du maestro Bruno Procopio, sauront les mener Ă  bon port. Concert Ă©vĂ©nement, au Puy en Velay, ce vendredi 31 mars 2017 Ă  20h30.

 

 

 

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boutonreservationOrchestre d’Auvergne
Bruno Procopio, direction
LE PUY EN VELAY, Théùtre,
Vendredi 31 mars 2017, 20h
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.orchestre-auvergne.fr/fr/nos-concerts/hors-saison-musicale/le-puy-en-velay

 

 

 

LIRE notre annonce des 7 concerts de Bruno Procopio avec l’Orchestre national des Pays de La la Loire : Rameau, Mozart, Gossec

 

 

 

RAFFAELLA MILANESI, soprano incandescente

milanesi-raffaella-soprano-portrait-entretien-presentation-classiquenewsSOPRANO INCANDESCENTE
 Raffaella Milanesi est une soprano plus que talentueuse : c’est l’une des rares chanteuses Ă  savoir incarner un personnage, entre intĂ©rioritĂ© hallucinĂ©e et sobriĂ©tĂ© dramatique quand beaucoup de ses consƓurs parfois minaudent confondant rĂ©cital de soliste et
 jeu d’actrice Ă  l’Ă©coute de ses partenaires chanteurs, impliquĂ©e dans l’explicitation d’une situation dramatique. DouĂ©e d’un imaginaire introspectif rare,- en cela proche d’une Lorraine Hunt, Raffaella Milanesi incarne, habite, exprime ; sachant parfaitement Ă©clairer le profil psychologique de l’hĂ©roĂŻne qu’elle chante tout en comprenant aussi de l’intĂ©rieur la situation dramatique qui est en jeu. En un mot, la cantatrice redonne son lustre au chant lyrique incarnĂ© : elle sait prĂ©server le thĂ©Ăątre Ă  l’opĂ©ra.

 

 

ALCINA-RAFFAELLA-MILANESI-582-ALCINA-CLASSIQUENEWS-copyrightOn l’a vu Ă©blouissante et si bouleversante dans son approche du rĂŽle de la sorciĂšre amoureuse dĂ©munie,impuissante, dĂ©truite,… sublime Alcina de Handel Ă  Shanghai lors du festival international baroque qui a eu lieu en dĂ©cembre 2015 (Shanghai Symphony Orchestra Hall). A la fois louve fantomatique (ah mio cor) et souveraine fiĂšre et dĂ©terminĂ©e, la cantatrice explorait en nuances et couleurs ciselĂ©es, le portrait d’une Ăąme en fusion et incandescence. Saisissante de vĂ©ritĂ© et de prĂ©sence. Du trĂšs grand art. VOIR le reportage vidĂ©o OPERA FUOCO, David Stern et Raffaella Milanesi Ă  Shanghai (dĂ©cembre 2015 – rĂ©alisation : Philippe Alexandre Pham)

 

 

OPERA. Raffaella Milanesi : soprano incandescenteRÔLES 2017
 En France Raffaella Milanesi participe Ă  compter du 26 avril prochain Ă  la nouvelle production de La Calisto prĂ©sentĂ©e par l’opĂ©ra national du Rhin. Il y sera Junon personnage vocifĂ©rant sa jalouse impuissance lĂ  encore. Quand son Ă©poux trop volage Jupiter renchĂ©rit en facĂ©ties et stratagĂšmes inventifs pour sĂ©duire la belle nymphe Calisto qui s’est pourtant consacrĂ©e Ă  Diane : or le maĂźtre de l’Olympe connaĂźt bien le cƓur des ĂȘtres surtout le dĂ©sir des simples mortelles. Sachant les amours saphiques, dans le secret du bain de Diane, Jupiter sĂ©ducteur n’hĂ©site pas Ă  se dĂ©guiser en Diane justement pour tout obtenir de la belle proie
 il rĂ©ussira et la nymphe engrossĂ©e sera mĂȘme chassĂ©e du divin arĂ©opage (voir les peintures des XVIĂš au XVIIIĂš : du Titien Ă  Boucher). Raffaella Milanesi sera ensuite Esther dans l’oratorio Ă©ponyme de Haendel lors du prochain festival HĂ€ndel de Halle en Allemagne (le 3 juin 2017).

 

 

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AGENDA de Raffaella Milanesi, soprano

CAVALLI : La Calisto (Junon, Fortune)
Opéra National du Rhin, du 26 avril au 14 mai 2017
Strasbourg et Mulhouse
Les Talens Lyriques

 

HĂ€ndel / Haendel : Esther
Raffaella Milanesi chante le rĂŽle titre
Halle Handel Festpeile, le 3 juin 2017
Halle ( Allemagne)
La Risonanza, Fabio Bonizzoni

 

 

VISITER aussi le site officiel de Raffaella Milanesi

 

 

 

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CD

gluck-clemenza-tito-ehrhardt-werner-arte-del-mundo-dhmSESTO chez Gluck
 Raffaella Milanesi, cƓur embrasĂ© au chant clair et nuancĂ© incarne Sesto dans l’opĂ©ra oubliĂ© de Gluck (surclassĂ© par le drame Ă©ponyme de Mozart en 1791), La Clemenza di Tito, perle seria ressuscitĂ©e par Werner Erhardt dĂšs 2003 Ă  Leverkusen. LIRE notre compte rendu critique de La Clemenza di Tito de Gluck, CLIC de CLASSIQUENEWS de juin 2014

 

 

 

 

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VIDEO : ALCINA embrasĂ©e, Ă©ruptive, hallucinĂ©e…

 

 

ALCINA-RAFFAELLA-MILANESI-582-ALCINA-CLASSIQUENEWS-copyright

 

 

DIVAS ACTUELLES : Raffaella MILANESI, soprano. L’ARDENTE FLAMME. Lors du festival international de musique baroque de Shanghai en dĂ©cembre 2015, la compagnie lyrique crĂ©Ă©e dirigĂ©e par David Stern interprĂ©tait ALCINA de Haendel. Avec dans le rĂŽle titre, l’immense soprano Raffaella Milanesi, Alcina dĂ©vastĂ©e, juste, sincĂšre… SĂ©quence sublime oĂč la cantatrice au sommet de ses moyens chante l’air majeur “Ah mio cor” qui dĂ©voile sous le masque de la magicienne souveraine, une amoureuse dĂ©truite, impuissante © studio CLASSIQUENEWS.TV — rĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM / Shanghai dĂ©cembre 2015

 

 

L’Orchestre National de Lille invite MAX RICHTER

richter-max-compositeur-classiquenews-Richter-Mike-TerryLILLE, Nouveau SiĂšcle. Max Richter, les 22,23,25 mars 2017. Quatre saisons, de Vivaldi Ă  Richter. L’Orchestre national de Lille joue les Quatre Saisons d’aprĂšs Vivaldi, puis From Sleep par l’auteur de la musique du film « Valse avec Bachir » (2008) ou de Shutter Island (2010, de Martin Scorsese). RĂ©interprĂ©tation rĂ©crĂ©ative, les Quatre Saisons revivent une nouvelle vie en Ă©tant enrichi d’un nouvel ADN celui « 2.0 » du XXIĂšme siĂšcle tel que l’a conçu le compositeur contemporain Max Richter. Le pianiste et compositeur post-minimaliste Richter recompose Les Quatre Saisons de Vivaldi. Il puise son inspiration Ă  partir de ses annĂ©es de formation auprĂšs de Luciano Berio, reste marquĂ© par l’Ɠuvre saisissante et expĂ©rimentale de Iannis Xenakis. Max Richter est bien connu du milieu musical depuis les annĂ©es 1990, il fut (et reste depuis) l’un des dĂ©fenseurs zĂ©lĂ©s d’Arvo PĂ€rt, compositeur estonien, mystique, partisan de l’épure et de la rĂ©pĂ©tition rĂ©sonante. Mais en plus de PĂ€rt, Richter s’est distinguĂ© tout autant en se rĂ©clamant aussi de Phil Glass, Steve Reich et Brian Eno.

 

 

L’Orchestre national de Lille invite Max Richter
Vivaldi, version 2.0

 

Antonio_Vivaldi grand portrait classiquenews_1ImmergĂ© dans la marmite baroque des Quatre Saisons vivaldiennes, sublime poĂšme instrumental pour violon solo et orchestre de cordes, Richter remixe, rĂ©Ă©crit, se joue des sons, de leur Ă©cho, de la rĂ©sonance Ă©galement. Richter en rĂ©organise l’agencement, restructure selon la source vivaldienne dans laquelle il injecte ses propres motifs, soit une parure personnelle riche en nuances vaporeuses, en brumes sonores parfois Ă©nigmatiques, qui offre un Ă©crin critique, interrogatif aux sonoritĂ©s originelles de la matrice vivaldienne. Pour le label Deutsche Grammophon et le violoniste Daniel Hope, Max Richter reconstruit l’arche vivaldienne pour en dĂ©duire ses propres Saisons. Il en a dĂ©coulĂ© un enregistrement paru en 2012 (chez DG / Konzerthaus Kammerorchester de Berlin – AndrĂ© de Ridder, direction). En s’intĂ©ressant Ă  Vivladi, en le questionnant selon une syntaxe propre, Max Richter ne fait pas que relire le chef d’oeuvre de la musique instrumentale baroque au dĂ©but du XVIIIĂš : il en rĂ©vĂšle l’inatteignable perfection. Un must actuel qui permet de rĂ©Ă©couter Vivaldi d’un regard rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©, nerf, plus incisif.

 

RICHTER par l’ONL
 Pour l’arrivĂ©e du Printemps, l’ONL – Orchestre national de Lille propose une programmation autour de l’artiste Max Richter, rĂ©inventeur des Quatre saisons de Vivaldi
 il en rĂ©sulte ainsi 3 jours de concerts et 2 nocturnes pour plonger dans l’univers musical de l’un des auteurs « les plus prolifiques de sa gĂ©nĂ©ration et qui dĂ©fie les Ă©tiquettes » .

L’ONL & Max Richter au Nouveau Siùcle
Du 22 au 25 mars 2017 – Lille
Concert flash 12h30, concerts symphoniques, after Ă©lectro, dĂ©ambulation nocturne en collaboration avec le Palais des Beaux-Arts de Lille. L’ONL Ă  Lille offre un cycle Richter en plusieurs sessions et multiples formes


 

 

 

Mercredi 22 mars 2017boutonreservation
Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Concert flash à 12h30 – The Blue Notebooks

The Blue Notebooks est le deuxiĂšme album solo (2004) de Max Richter, un projet singulier et aventureux, magnifiquement produit et se voulant rĂ©solument cinĂ©matographique : le titre « On the Nature of Daylight » marque le caractĂšre sonore du film « Shutter Island » de Martin Scorsese, mais aussi « Premier contact » de Denis Villeneuve (2016), tandis que « Shadow Journal » et « Organum » figurent dans la bande son de « Valse avec Bachir » (2008). Les compositions nĂ©o-classiques de l’album sont entrecoupĂ©es de textes extraits des Cahiers in-octavo de Franz Kafka, de L’hymne Ă  la perle et Terre inĂ©puisable de CzesƂaw MiƂosz, lus pour l’enregistrement discographique par l’actrice britannique Tilda Swinton. Le programme navigue entre les cordes dĂ©chirant l’ñme de « On the Nature of Daylight » et
des compositions pour piano au caractĂšre plus lyrique. Richter utilise Ă©galement des instruments Ă©lectroniques et occasionnellement des enregistrements captĂ©s Ă  l’extĂ©rieur du studio.
AVEC : Violons Natalia BONNER et Louisa FULLER / Alto Nick BARR / Violoncelles Ian BURDGE et Chris WORSEY / Piano Andrew SKEET / RĂ©citante Sarah SUTCLIFFE / Son Chris EKERS

 

 

 

Jeudi 23 et Samedi 25 mars 2017 Ă  20hboutonreservation
Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Concerts symphoniques
Les Quatre Saisons VIVALDI / Max Richter

En premiĂšre partie, les musiciens interprĂštent le disque de Max Richter, Infra (2010), inspirĂ© par le poĂšme The Waste Land (« La Terre vaine ») de T. S. Eliot, rĂ©unit un piano, des sons Ă©lectroniques et un quatuor Ă  cordes. Il prolonge une partition composĂ©e pour un spectacle conçu en commun avec le danseur Wayne McGregor et l’artiste visuel Julian Opie sur une commande du Royal Ballet de Covent Garden.
Sa « recomposition » des Quatre Saisons de Vivaldi a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e Ă  l’invitation du label Deutsche Grammophon, en 2012. Cet album plĂ©biscitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©Ă©ditĂ© avec de nouveaux remixes et des ajouts « ambient » – que Max Richter appelle « ombres » – et un DVD de concert. Max Richter a choisi ses moments prĂ©fĂ©rĂ©s de la partition et les a remodelĂ©s pour en faire de « nouveaux objets », superposant des fragments familiers ou les juxtaposant en boucle pour revigorer une oeuvre usĂ©e par l’emploi abusif dans les ascenseurs, les publicitĂ©s tĂ©lĂ©visĂ©es, comme indicatif ou gĂ©nĂ©rique d’attente. « Je n’ai gardĂ© que vingt-cinq pour cent des notes, mais il y a de l’ADN Vivaldi dans chaque mesure,
explique Max Richter. J’ai conservĂ© les gestes et les formes, les textures et les nuances. Certains bouts sont de Vivaldi, d’autres sont mes fantasmes, mes pensĂ©es Ă  haute voix sur les Quatre Saisons.» Pour Richter, rien de plus naturel que de rĂ©visiter l’oeuvre mythique d’un PrĂȘtre cĂ©lĂšbre, sachant faire jouer ses Ɠuvres par un orchestre de musiciennes, au risque de faire s’évanouir les Ăąmes fĂ©minines pendant ses concerts Ă  la PietĂ  de Venise.

 

AU PROGRAMME :
RICHTER : Infra
Jonathon HEYWARD direction

RICHTER Recomposed – VIVALDI Les Quatre Saisons
Mari SAMUELSEN, violon solo et direction
Chris EKERS, son
Orchestre National de Lille

 

 

 

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RESERVEZ VOTRE PLACE

Concert flash 12h30 – Auditorium du Nouveau SiĂšcle – Lille /// Mercredi 22 mars 12h30 – Tarifs : 5/10€

· Concerts symphoniques – Auditorium du Nouveau SiĂšcle – Lille /// — Jeudi 23 mars 20h et samedi 25 mars 18h30. Quelques places de derniĂšres minutes disponibles au tarif unique de 10€ / 15 minutes avant les concerts symphoniques

·  After – espace Valladolid du Nouveau SiĂšcle – Lille ///
entrées gratuites à retirer dÚs 21h dans le hall du Nouveau SiÚcle

Renseignements et réservations :
Billetterie ONL dans le hall du Nouveau SiĂšcle
03 20 12 82 40
www.onlille.com

 

·  Nocturne au MusĂ©e – Palais des Beaux-Arts de Lille –
Place de la RĂ©publique /// Tarifs de 4 Ă  7€
- SLEEP – Sleep a Ă©tĂ© pensĂ© comme un paysage sonore doux et enveloppant, destinĂ© Ă  faire venir le sommeil. L’oeuvre sera diffusĂ©e sous forme d’extraits (la piĂšce intĂ©grale dure huit heures), en simultanĂ© dans plusieurs espaces du musĂ©e, oĂč vous pourrez l’apprĂ©cier,
confortablement installĂ© et entourĂ© des oeuvres d’art. Il n’y a plus qu’à vous laisser bercer

Billetterie du Palais des Beaux-Arts de Lille : 03 20 06 78 00 et www.pba-lille.fr

 

Trompe-la-mort de Francesconi, en création au Palais Garnier

trompe la mort balzac luca francesconiPARIS, Palais Garnier, Francesconi : Trompe-la-mort, dĂšs le 16 mars 2017. CREATION MONDIALE : Trompe-la-Mort de Luca Francesconi du 16 mars au 5 avril 2017 au Palais Garnier. RĂ©pondant Ă  la commande de l’OpĂ©ra de Paris, Luca Francesconi exprime en musique sa fascination de la ComĂ©die Humaine de Balzac. Ecrivant lui-mĂȘme le livret de son nouvel opĂ©ra, en français donc, Francesconi s’intĂ©resse au cynique Vautrin, figure multiple de la duplicitĂ© humaine, alias Jacques Collin, alias l’abbĂ© Carlos Herrera, et donc Trompe‑la‑Mort, comme l’indique le titre de l’ouvrage. Manipulateur et hypnotiseur, il a le gĂ©nie de la domination et de la manipulation psychologique, repĂ©rant immĂ©diatement ses proies, victimes malĂ©ables de ses turpitudes : Lucien, Esther, Nucingen


Le « Machiavel du bagne » finira chef de la police. Ce diable incarnĂ© sĂšme l’esprit de la haine, de l’exploitation, mais avec une ruse qui vaut intelligence. Son gĂ©nie est noir, aussi fort que la mort. C’est un Mephistophele, tout dĂ©vouĂ© et sincĂšre, pour ceux qui servent ses desseins ignobles. Trompe-la-mort ou la beautĂ© du diable. L’opĂ©ra de Francesconi, sur les traces balzaciennes, sublimement inspirĂ©es avant Proust, Ă©labore un labyrinthe illusoire qui singe mieux que la nature, la rĂ©alitĂ© du jeu social. La sociĂ©tĂ© est un thĂ©Ăątre, mieux vaut ne pas se prendre dans les filets des diables aux aguets : Lucien et Esther en paieront le prix le plus cher, sans que jamais, l’ordre de ce thĂ©Ăątre social ne soit inquiĂ©tĂ©, troublĂ©, remis en question. Ici, toute illusion est perdue. Le nouvel opĂ©ra de Luca Francesconi, outre sa parure formelle, ne serait-il pas un poil Ă  gratter, un aiguillon dĂ©nonçant la barbarie ordinaire de nos sociĂ©tĂ©s au bord de l’implosion ?

 

 

 

Luca Francesconi : Trompe-la-mort
PARIS, Palais Garnier
du 16 mars au 5 avril 2017

OPÉRA EN DEUX ACTES, crĂ©ation mondiale, mars 2017
MUSIQUE ET LIVRET : Luca Francesconi (1956)
D’APRÈS HonorĂ© de Balzac

DIRECTION MUSICALE : Susanna MĂ€lkki
MISE EN SCÈNE : Guy Cassiers
Orchestre et ChƓurs de l’OpĂ©ra national de Paris

 

RESERVEZ VOTRE PLACE, + D’INFOS
sur le site de l’OpĂ©ra national de paris, Palais Garnier

 

 

 

Distribution :

JACQUES COLLIN / CARLOS HERRERA / TROMPE-LA-MORT
Laurent Naouri

ESTHER
Julie Fuchs

LUCIEN DE RUBEMPRÉ
Cyrille Dubois

LE BARON DE NUCINGEN
Marc Labonnette

ASIE
IldikĂł KomlĂłsi

EUGÈNE DE RASTIGNAC
Philippe Talbot

LA COMTESSE DE SÉRIZY
BĂ©atrice Uria-Monzon

CLOTILDE DE GRANDLIEU
Chiara Skerath

LE MARQUIS DE GRANVILLE
Christian Helmer

PEYRADE
(un espion)
François Piolino

CORENTIN
(un espion)
Rodolphe Briand

CONTENSON
(un espion)
Laurent Alvaro

 

 

 

logo_francemusiqueRadiodiffusion le mercredi 31 mai 2017 Ă  20h dans l’émission « Le concert du soir », sur France Musique

 

 

 

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LIRE aussi notre BIO express de Luca Francesconi
Francesconi luca festival presences luca-francesconi1Luca Francesconi (nĂ© en 1956). Le compositeur libre. C’est en Ă©coutant Richter lors d’un rĂ©cital Ă  Milan que le jeune Luca se prend de passion pour la musique ; il fera comme le pianiste. FormĂ© au Conservatoire milanais (classe de composition de Azio Corghi), Francesconi conserve une libertĂ© et un appĂ©tit intact en admirant aprĂšs Richter, Pollini qui joue comme s’il improvisait, et Berio dont Laborintus le marque profondĂ©ment. Ainsi ni post Nono, ni post Sciarrino, Francesconi sera d’abord lui-mĂȘme. AuprĂšs de Berio dont il est l’assistant au moment de la crĂ©ation de La Vera storia Ă  La Scala, Francesconi apprend un mĂ©tier, une discipline. Proche de Donatoni, pourtant moins connu, le jeune compositeur s’affirme avec sa premiĂšre partition d’ampleur en 1982, Passacaglia pour grand orchestre. Son projet est de rĂ©tablir le lien entre intellect et corps, pensĂ©e et sensualitĂ©. L’homme aime transmettre, cultiver le temps long avec peu de personne pour approfondir toute relation ; il prend trĂšs au sĂ©rieux son activitĂ© de professeur. Comme directeur de la Biennale de Venise (pendant quatre annĂ©es : 2008-2011) il s’inscrit dans un terreau d’initiatives qui repensent le geste crĂ©ateur hors de toutes contraintes et de tout compromis.

 

VIDEO, entretien avec Luca Francesconi, Ă  l’occasion du Festival PrĂ©sences 2016 : Oggi l’Italia! Focus sur les compositeurs italiens / Ă  9’52 : le compositeur prĂ©cise son Ă©criture et sa pensĂ©e musicale oĂč pĂšsent les notions de sĂ©ductions et de mĂ©lodie… : “je compose en ligne”…

 

 

 

 

Recréation. La PhÚdre de LEMOYNE, 1786

marie antoinette versailles France royaute marie-antoinetteCAEN, PARIS. Lemoyne : PhĂšdre, 1786. Du 27 avril au 11 juin 2017. FORTUNE DE LA TRAGEDIE LYRIQUE française
 AprĂšs Andromaque, CĂ©phale et Procris et La Caravane du Caire de GrĂ©try (1784), Amadis de Gaule de J.C. Bach (1779), Les BayadĂšres (1810) et SĂ©miramis de Catel, Les DanaĂŻdes de Salieri, Renaud de Sacchini et Atys de Piccinni (1780), ou encore ThĂ©sĂ©e de Gossec (1778 / 1782), le Palazzetto Bru Zane ou Centre de musique romantique française Ă©tabli Ă  Venise, explore davantage encore les sources du romantisme avec cette PhĂšdre, tragĂ©die lyrique de Lemoyne crĂ©Ă©e Ă  Fontainebleau en octobre 1786. Il s’agit d’une recrĂ©ation qui interroge le courant nĂ©oclassique, propre aux annĂ©es 1780 en France, quand simultanĂ©ment, est aussi recrĂ©Ă© la ChimĂšne du napolitain Sacchini (1783). NEOCLASSICISME MUSICAL et OPERA ROYAL… La pĂ©riode investie sujet d’une vĂ©ritable enquĂȘte scientifique est celle oĂč le dernier goĂ»t de la cour de France avant la chute de l’ordre monarchique Ă  la fin de la dĂ©cennie soit en 1789, cultive une scĂšne lyrique qui brille par son Ă©clectisme, un raffinement orchestral et vocal inĂ©dits, des rĂ©alisations scĂ©niques qui recherchent le spectaculaire et le frĂ©nĂ©tique fantastique, grĂące Ă  des moyens en consĂ©quence. Aucun doute Marie-Antoinette et Louis XVI favorisent comme jamais l’OpĂ©ra Ă  Versailles et dans les chĂąteaux royaux, comme s’il s’agissait de toujours perpĂ©tuer le renouvellement des formes et des genres aprĂšs la rĂ©volution opĂ©rĂ©e par Gluck au dĂ©but des annĂ©es 1770 (Gluck Ă  Paris : 1774-1779). Et en tentant de ne pas trahir l’apport du Chevalier Ă  Paris.

RecrĂ©ations lyriques lyriques : ChimĂšne et PhĂšdreDes 70′s aux 80′s… Dix annĂ©es ont passĂ© et les jeunes souverains affirment ce goĂ»t nĂ©o classique qui succĂ©dant au Baroque de l’Ă©poque des LumiĂšres prĂ©pare dĂ©jĂ  l’essor du romantisme : sĂ©quence exceptionnellement fĂ©conde que l’on rĂ©sume par l’expression
  La musique et le thĂ©Ăątre lyrique passe des passions de l’Ăąme baroque Ă  l’Ă©mergence du sentiment romantique
  A bon entendeur. (Illustration ci dessus : portrait de Marie-Antoinette par Madame VigĂ©e Lebrun _ ci contre : Comtesse Sacy par David, 1790). En cultivant cette Ă©loquence nouvelle de la sentimentalitĂ©, les amateurs aiment surtout se dĂ©lecter des passions les plus exacerbĂ©es qui voient les Alcina et Clorinde baroques, remplacĂ©es par les femmes dĂ©voreuses, pourtant amoureuses et impuissantes, d’un nouveau profil, tragique et fantastique, MĂ©dĂ©e (Cherubini) et Armide (ThĂ©sĂ©e de Gossec, Renaud de Sacchini), que la posture nĂ©o grecque conduit vers l’Ă©pure frĂ©nĂ©tique et spectaculaire des MĂ©hul et Spontini Ă  venir. L’Ă©poque est Ă  la relecture des classiques du XVIIĂš : quand Lully, Racine ou Corneille fournissent les sources de nouveaux modĂšles esthĂ©tiques et sonores…

 

 

La tragédie lyrique française à son crépuscule
PhĂšdre 1786

 

Ainsi l’exploration conduite Ă©claire ce bouillonnement artistique exceptionnel propre aux annĂ©es 1780 dont classiquenews a rendu compte pas Ă  pas distinguant par comptes rendus et documentaires vidĂ©os dĂ©veloppĂ©s, les apports et la rĂ©elle pertinence (consulter les liens ci avant).

 

 

concert et opera compte rendu critiqueRECRÉATIONS PARFOIS INDIGESTES
 Souvent l’idĂ©e mĂȘme d’une rĂ©crĂ©ation prometteuse surpasse la pertinence et la valeur musicale rĂ©elle des partitions redĂ©couvertes. Souvent il s’agit de mesurer l’attrait actuel du genre lyrique spĂ©cifique Ă  la royautĂ© et de relever hĂ©las la conformitĂ© et le caractĂšre lisse d’Ă©critures trop respectueuses des conventions du genre, n’est pas Rameau qui veut. Certes il faut bien tout ressusciter et pour convenir au goĂ»t et Ă  la patience de l’audience contemporaine, parfois adapter ou retranscrire, rĂ©duire et arranger…; mais reconnaissons que les Ɠuvres ressuscitĂ©s valent par fragments ou sĂ©quences plutĂŽt que dans leur continuitĂ© d’un bout Ă  l’autre. Pourquoi donc s’entĂȘter Ă  servir les partitions dans leur intĂ©gralitĂ© parfois indigeste ? Pourquoi ne pas sĂ©lectionner les meilleurs Ă©pisodes puis selon l’accueil du public  qui paie partie des productions (un nouveau mode participatif serait ici Ă  inventer), redonner l’intĂ©grale si la premiĂšre session s’est rĂ©vĂ©lĂ©e convaincante ?  Cela  éviterait bien des agacements, de l’ennui et aussi des dĂ©penses publiques inutiles (puisque certains partenaires sont subventionnĂ©s par l’argent des contribuables)… TrĂȘve d’humeurs.

 

 

LA PHEDRE DE JEAN-BAPTISTE LEMOYNE
 Qu’en sera-t-il au juste pour cette PhĂšdre d’un Lemoyne mĂ©connu, mĂ©sestimĂ© peut-ĂȘtre, carrĂ©ment oubliĂ© certainement ? Pour chaque rĂ©crĂ©ation prometteuse annoncĂ©e, l’idĂ©e de re-dĂ©couvrir un chef d’Ɠuvre s’impose Ă  nous malgrĂ© les rĂ©serves prĂ©citĂ©es. AprĂšs tout, bien lointaine demeure cette Ă©poque ou les historiens de l’art dĂ©couvraient un nom, un style, une reprĂ©sentation Ă©blouissante de la nature et des passions humaines
  voyez Ă©videmment le peintre Georges La Tour inconnu insigne, jusqu’Ă  sa rĂ©surrection en
 1934. En musique, il’ n’existe pas d’exemple aussi rĂ©vĂ©lateur d’un gĂ©nie mĂ©connu
  quoique les Monteverdi, le Vivaldi lyrique soient aujourd’hui des mondes sonores totalement re-dĂ©couverts, totalement fascinants. Si en peinture il ne faut que de bons yeux et des chercheurs vĂ©ritables qui ont le goĂ»t de l’enquĂȘte, les compositeurs gĂ©niaux Ă  re-dĂ©couvrir, exigent aussi des interprĂštes et des instruments capables d’en exprimer la subtile intelligence, comme l’Ă©vidente singularitĂ©.

En PhĂšdre, surgit l’interdit du dĂ©sir incestueux. Sur les traces des tragĂ©diens grecs anciens, Euripide et SĂ©nĂšque, puis Racine
 la musique de Lemoyne affirme une autre PhĂšdre, visage spĂ©cifique de la fille de Minos et de PasiphaĂ«, soit un monstre sentimental, Ăąme dĂ©sirante, tiraillĂ©e, impuissante dominĂ©e par sa passion trop coupable. Avant Lemoyne, Rameau avait su Ă©blouir en proposant sa propre vision (baroque) du mythe de la cougar dĂ©voreuse avant l’heure
  soit une figure souveraine digne et blessĂ©e d’une dignitĂ© impĂ©riale qui dans une langue dĂ©clamĂ©e inouĂŻe entend, dĂšs 1733, soit en plein esthĂ©tique rocaille, Ă©galer voire dĂ©passer le thĂ©Ăątre de Racine. Et de Corneille. Pas moins. De fait, Rameau impose une langue nouvelle, directe et sensuelle, expressive et violente d’une modernitĂ© absolue


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Portrait de Madame Verninac par Jacques Louis David (vers 1799)

InspirĂ©s par la musique de Lemoyne, “sa force et sa modernitĂ©â€, les producteurs de cette PhĂšdre 2017 placent l’orchestre sur la scĂšne comme une actuelle rĂ©crĂ©ation d’un autre drame de la mĂȘme pĂ©riode ChimĂšne de Sacchini (d’aprĂšs Corneille), oĂč dĂ©jĂ  les musiciens du Concert de La Loge Ă©taient placĂ©s de mĂȘme, le chef au centre du dispositif scĂ©nique et les instruments tout Ă  fait visibles pendant l’action (une indication de l’importance sonore de l’orchestre ? Certainement). L’époque et bien Ă  la relecture des mythes lĂ©guĂ©s par le thĂ©Ăątre classique du siĂšcle prĂ©cĂ©dent : les compositeurs invitĂ©s, protĂ©gĂ©s par Marie-Antoinette rĂ©adaptent Racine comme Lully, dans une syntaxe plus nerveuse, voire frĂ©nĂ©tique.

Sur la scĂšne le temple de VĂ©nus, oĂč se situe l’action de la tragĂ©die,  devient alors un « temple de la musique », les instrumentistes paraissent ainsi tels les prĂȘtres du culte, aux cĂŽtĂ©s des choristes, qui entourent et accompagnent les protagonistes.
Efficace, bref, parfois violent, Lemoyne soigne l’urgence des contrastes : une esthĂ©tique bien baroque, mais totalement rĂ©habillĂ©e. Il se concentre sur le quatuor tragique d’oĂč est exclue Aricie, la fiancĂ© du jeune Hippolyte qu’aime sans issue l’ignoble PhĂšdre. En Ă©cartant Aricie qui s’est vouĂ©e Ă  Diane, exit toute coloration pastorale (si Ă©blouissante chez Rameau). L’heure est Ă  la coupe sanglante nĂ©oclassique : sacrifice, possession, hurlement. Chaque Ă©pisode de Lemoyne est une issue vers la mort.
PhĂšdre, OEnone, Hippolyte et ThĂ©sĂ©e, « dans leurs costumes dorĂ©s, cramoisis, arrivent dĂ©jĂ  consumĂ©s, prĂȘts Ă  devenir poussiĂšre, Ă  s’évaporer dans les tombes qui jalonnent la scĂšne
 Cette opposition entre le gris du sol et l’or des tombes et des costumes permet de crĂ©er un espace imaginaire, entre la vie et la mort, sous les lumiĂšres savantes de Dominique BruguiĂšre », comme le prĂ©cise le metteur en scĂšne.

 

 

 

PhĂšdre de Jean-Baptiste Lemoyne, 1786
Recréation
Du 27 avril au 11 juin 2017

 

boutonreservationCAEN, Théùtre, les 27 et 28 avril 2017
PARIS, Bouffes du nord, les 9, 10 et 11 juin 2017
REIMS, Opéra, mardi 10 octobre 2017

 

 

 

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Tragédie lyrique en 3 actes
Livret de François-Benoßt Hoffmann
Création le 26 octobre 1786 au Chùteau de Fontainebleau
Nouvelle version / transcription / arrangement pour 4 chanteurs et 10 instruments

LE CONCERT DE LA LOGE
PhĂšdre: Judith Van Wanroij
OEnone: Diana Axentii
Hippolyte: Enguerrand de Hys
Thésée: Thomas Dolié

Direction musicale et violon: Julien Chauvin
Mise en scĂšne : Marc Paquien

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Jacques Louis DAVID : Portrait d’une femme, 1798. Comme Lemoyne ou Sacchini dans la France des annĂ©es 1780, David, l’inventeur en peinture du nĂ©oclassicisme (Le Serment des Horaces, salon de 1784), se met au goĂ»t du jour et adopte dans ses portraits aristocratiques, la mode nĂ©o grecque ou nĂ©o Ă©trusque (voir aussi le portrait de Madame RĂ©camier), explicitement nĂ©o classique… qui fait paraĂźtre les dames en PhĂšdres, certes assagies…

 

 

 

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LA CHIMENE de SACCHINI, 1783

RecrĂ©ations lyriques lyriques : ChimĂšne et PhĂšdreParallĂšlement Ă  PHEDRE de Lemoyne, se prĂ©cise le profil de la ChimĂšne de Sacchini, rĂ©cemment et actuellement recrĂ©e (mars 2017). InspirĂ© de Corneille (Le Cid), Sacchini remet au goĂ»t du jour en 1783 pour la Cour de France, le mythe chevaleresque oĂč l’amoureuse bafouĂ©e qui porte la loi du pĂšre, est tiraillĂ©e car elle aime celui qui l’a tuĂ© : Rodrigue. Amour ou devoir, le pĂšre ou l’amant… VOIR LE PROCES DE CHIMENE, nouvelle recrĂ©ation lyrique de l’Ă©poque des LumiĂšres, au temps du nĂ©oclassicisme

 

 

 

Recréations lyriques lyriques : ChimÚne et PhÚdre

 

JACQUE-LOUIS DAVID : portrait de la comtesse de Sacy, 1790. Mise sobre, presque Ă©pure nĂ©ogrecque, l’aristocrate fait pĂąle figure en robe simple et d’un raffinement “rustique”. Ni bijoux, ni parures sophistiquĂ©e, perruque au naturel… tout souligne ici ce goĂ»t de la simplicitĂ© propre Ă  l’esthĂ©tique nĂ©o classique.

PARIS, Palais Garnier, Francesconi : Trompe-la-mort, dĂšs le 16 mars 2017

trompe la mort balzac luca francesconiPARIS, Palais Garnier, Francesconi : Trompe-la-mort, dĂšs le 16 mars 2017. CREATION MONDIALE : Trompe-la-Mort de Luca Francesconi du 16 mars au 5 avril 2017 au Palais Garnier. RĂ©pondant Ă  la commande de l’OpĂ©ra de Paris, Luca Francesconi exprime en musique sa fascination de la ComĂ©die Humaine de Balzac. Ecrivant lui-mĂȘme le livret de son nouvel opĂ©ra, en français donc, Francesconi s’intĂ©resse au cynique Vautrin, figure multiple de la duplicitĂ© humaine, alias Jacques Collin, alias l’abbĂ© Carlos Herrera, et donc Trompe‑la‑Mort, comme l’indique le titre de l’ouvrage. Manipulateur et hypnotiseur, il a le gĂ©nie de la domination et de la manipulation psychologique, repĂ©rant immĂ©diatement ses proies, victimes malĂ©ables de ses turpitudes : Lucien, Esther, Nucingen


Le « Machiavel du bagne » finira chef de la police. Ce diable incarnĂ© sĂšme l’esprit de la haine, de l’exploitation, mais avec une ruse qui vaut intelligence. Son gĂ©nie est noir, aussi fort que la mort. C’est un Mephistophele, tout dĂ©vouĂ© et sincĂšre, pour ceux qui servent ses desseins ignobles. Trompe-la-mort ou la beautĂ© du diable. L’opĂ©ra de Francesconi, sur les traces balzaciennes, sublimement inspirĂ©es avant Proust, Ă©labore un labyrinthe illusoire qui singe mieux que la nature, la rĂ©alitĂ© du jeu social. La sociĂ©tĂ© est un thĂ©Ăątre, mieux vaut ne pas se prendre dans les filets des diables aux aguets : Lucien et Esther en paieront le prix le plus cher, sans que jamais, l’ordre de ce thĂ©Ăątre social ne soit inquiĂ©tĂ©, troublĂ©, remis en question. Ici, toute illusion est perdue. Le nouvel opĂ©ra de Luca Francesconi, outre sa parure formelle, ne serait-il pas un poil Ă  gratter, un aiguillon dĂ©nonçant la barbarie ordinaire de nos sociĂ©tĂ©s au bord de l’implosion ?

 

 

 

Luca Francesconi : Trompe-la-mort
PARIS, Palais Garnier
du 16 mars au 5 avril 2017

OPÉRA EN DEUX ACTES, crĂ©ation mondiale, mars 2017
MUSIQUE ET LIVRET : Luca Francesconi (1956)
D’APRÈS HonorĂ© de Balzac

DIRECTION MUSICALE : Susanna MĂ€lkki
MISE EN SCÈNE : Guy Cassiers
Orchestre et ChƓurs de l’OpĂ©ra national de Paris

 
 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE, + D’INFOS
sur le site de l’OpĂ©ra national de paris, Palais Garnier

 

 
 

 

 

Distribution :

JACQUES COLLIN / CARLOS HERRERA / TROMPE-LA-MORT
Laurent Naouri

ESTHER
Julie Fuchs

LUCIEN DE RUBEMPRÉ
Cyrille Dubois

LE BARON DE NUCINGEN
Marc Labonnette

ASIE
IldikĂł KomlĂłsi

EUGÈNE DE RASTIGNAC
Philippe Talbot

LA COMTESSE DE SÉRIZY
BĂ©atrice Uria-Monzon

CLOTILDE DE GRANDLIEU
Chiara Skerath

LE MARQUIS DE GRANVILLE
Christian Helmer

PEYRADE
(un espion)
François Piolino

CORENTIN
(un espion)
Rodolphe Briand

CONTENSON
(un espion)
Laurent Alvaro

 

 

 

logo_francemusiqueRadiodiffusion le mercredi 31 mai 2017 Ă  20h dans l’émission « Le concert du soir », sur France Musique

 

 

 

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LIRE aussi notre BIO express de Luca Francesconi
Francesconi luca festival presences luca-francesconi1Luca Francesconi (nĂ© en 1956). Le compositeur libre. C’est en Ă©coutant Richter lors d’un rĂ©cital Ă  Milan que le jeune Luca se prend de passion pour la musique ; il fera comme le pianiste. FormĂ© au Conservatoire milanais (classe de composition de Azio Corghi), Francesconi conserve une libertĂ© et un appĂ©tit intact en admirant aprĂšs Richter, Pollini qui joue comme s’il improvisait, et Berio dont Laborintus le marque profondĂ©ment. Ainsi ni post Nono, ni post Sciarrino, Francesconi sera d’abord lui-mĂȘme. AuprĂšs de Berio dont il est l’assistant au moment de la crĂ©ation de La Vera storia Ă  La Scala, Francesconi apprend un mĂ©tier, une discipline. Proche de Donatoni, pourtant moins connu, le jeune compositeur s’affirme avec sa premiĂšre partition d’ampleur en 1982, Passacaglia pour grand orchestre. Son projet est de rĂ©tablir le lien entre intellect et corps, pensĂ©e et sensualitĂ©. L’homme aime transmettre, cultiver le temps long avec peu de personne pour approfondir toute relation ; il prend trĂšs au sĂ©rieux son activitĂ© de professeur. Comme directeur de la Biennale de Venise (pendant quatre annĂ©es : 2008-2011) il s’inscrit dans un terreau d’initiatives qui repensent le geste crĂ©ateur hors de toutes contraintes et de tout compromis.

 

VIDEO, entretien avec Luca Francesconi, Ă  l’occasion du Festival PrĂ©sences 2016 : Oggi l’Italia! Focus sur les compositeurs italiens / Ă  9’52 : le compositeur prĂ©cise son Ă©criture et sa pensĂ©e musicale oĂč pĂšsent les notions de sĂ©ductions et de mĂ©lodie… : “je compose en ligne”…

 

 

 

 

CD événement, annonce. HANDEL : Baroque Heroines par Sonya Yoncheva, soprano (1 cd SONY classical)

yoncheva sonya baroque heroines heroines baroque cd sony classical de marchi cd review critique cd classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, annonce. HANDEL : Baroque Heroines par Sonya Yoncheva, soprano (1 cd SONY classical). AnnoncĂ© et attendu, faisant suite Ă  un prĂ©cĂ©dent baroque (Stabat Mater de Pergolesi avec Ă©galement Karine Deshayes), le nouvel album de SONYA YONCHEVA affiche de rĂ©els arguments auxquels tout amateur de voix se doit d’ĂȘtre attentif. Comme Anna Netrebko, il y a chez la Yoncheva une intensite sincĂšre, et une vĂ©ritĂ© qui frappe immĂ©diatement. La cantatrice vient de rĂ©orienter ses choix de personnages (s’éloignant du rĂŽle de Tatiana d’EugĂšne OnĂ©guine, annulant donc sa participation Ă  l’OpĂ©ra Bastille en juin prochain), voici un retour Ă  ses premiĂšres amours vocales, les vertiges et dĂ©sirs souvent tragiques et langoureux, jusqu’au bord de l’extase suspendue, des grandes hĂ©roĂŻnes baroques, soit celles du XVIIIĂš, conçue avec le gĂ©nie et la grĂące que l’on sait, par Haendel (Handel). Ce disque comprend plusieurs joyaux, dĂ©fis Ă  toute cantatrice et donc soprano expressive, surtout les airs d’Alcina (de loin les plus rĂ©vĂ©lateurs d’une nature tragique, – avec ici, le grand air saisissant de la mĂšre Ă©prouvĂ©e qui de façon hallucinĂ©e et blessĂ©e chante sa souffrance, soit Agrippina (Pensieri, voi mi tormentate)
, sans omettre, la dignitĂ© tragique, marmorĂ©enne de Theodora, cet oratorio du silence et de la lenteur, marche de la sublimation mystique qu’éprouve l’hĂ©roĂŻne. On voit bien que la palette des afffetcs ainsi abordĂ©e est large voire impressionnante, d’autant mieux dĂ©fendue qu’aux cĂŽtĂ©s de la diva, s’affrime le chant ciselĂ©, profond de l’Academia Montis Regalis, dirigĂ© par Alessandro De Marchi, actuel directeur artistique du Festival de musique ancienne d’Innsbruck (auquel CLASSIQUENEWS a consacrĂ© un reportage vidĂ©o).
Exigeant une ligne et un souffle Ă  toute Ă©preuve, une articulation impĂ©riale, surtout une sobriĂ©tĂ© de l’intonation
 chaque air rĂ©vĂšle les grandes divas. Qu’en sera-t-il de la part de la cantatrice bulgare qui chante surtout depuis une dĂ©cennie, les rĂŽles romantiques, de Traviata Ă  Mimi, sans omettre Elisabeth de Valois de Verdi en octobre 2017 ? Ce retour au Baroque, primordial, essentiel, soulignera-t-il la pertinence d’une voix souvent saisissante par ses vertiges Ă©motionnels ? Cf. ses rĂ©cents Mozart, hier La Comtesse, demain Vitellia
 RĂ©ponse dans notre grande critique Ă  venir dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS.

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CD événement, annonce. HANDEL : Baroque Heroines par Sonya Yoncheva, soprano (1 cd SONY classical)

yoncheva-sonya-site-officiel-clic-classiquenews

POITIERS, TAP, Fratres de PĂ€rt, 7Ăšme de Bruckner

Arvo-Part--008POITIERS, TAP. PÄRT, MOZART, BRUCKNER
 le 31 janvier 2017. Le programme prĂ©sente 3 sommets de la musique, chacun Ă  leur Ă©poque, qui ont aussi inspirĂ© le cinĂ©ma. D’abord un hommage, celui de l’estonien Arvo PĂ€rt – l’un des plus grands compositeurs actuels (nĂ© en 1935), au moment de la mort du britannique Benjamin Britten en 1976 : Fratres pour violon et piano. Berceuse, dĂ©chirante priĂšre, course en panique et dĂ©lirante ivresse Ă©chevelĂ©e sur le motif de la perte : l’intensitĂ© Ă©motionnelle qui s’en dĂ©gage est proportionnelle Ă  la volontĂ© d’épure et de simplicitĂ© de la ligne, oĂč les deux instruments comme incandescents et sonnĂ©s, jouent aussi avec le silence. CrĂ©Ă© en 1977, Fratres a connu de nombreuses versions pour deux, trois, voire un seul instrument. Ce soir, c’est la version pour deux voix, violon et piano, la plus dĂ©chirante Ă  notre avis, que crĂ©Ăšrent Ă  Salzbourg en 1980, le violoniste Gidon Kremer et la pianiste Elena Bashkirova. Deux rĂ©alisateurs l’ont portĂ© au cinĂ©ma : Paul Thomas Anderson pour There Will Be Blood (2008), puis Martin Provost pour Violette (2013).

A l’époque des Noces de Figaro, Mozart compose son Concerto pour piano n°23 crĂ©Ă© Ă  Vienne le 2 mars 1786 : l’organisation si fluide de son architecture rappelle de fait un vĂ©ritable opĂ©ra, dramaturgie naturelle pour instruments
 Le mouvement central, le plus bouleversant par sa grĂące naturelle rĂ©sonne comme une confession intime, une immersion dans les trĂ©fonds de l’ñme humaine, aux portes de l’inquiĂ©tude et de la tristesse, d’une insondable gravitĂ©.

bruckner anton-499823InspirĂ© par son modĂšle devant tous, Wagner, Bruckner s’essaie au grand format orchestral, portĂ© par une indĂ©fectible foi. Sa Symphonie n°7 aurait inspirĂ© au cinĂ©aste Visconti, la structure et l’atmosphĂšre globale de son film Senso (1954) : l’Adagio si troublant et pĂ©nĂ©trant exprime le vertige des deux amants possĂ©dĂ©s en particulier l’abandon fatal de l’amoureuse qui finit trahie. CommencĂ©e en 1881, la 7Ăš est marquĂ©e par la mort du maĂźtre, Richard Wagner, survenue pendant les sĂ©ances de composition en fĂ©vrier 1883. Le final de l’Adagio offre ainsi une orchestration funĂšbre (sur le choral de dĂ©ploration) dĂ©diĂ©e au compositeur dĂ©cĂ©dĂ© (tubas wagnĂ©riens). Mystique, Bruckner malgrĂ© l’ampleur des effectifs et son recours rĂ©gulier aux cuivres, taillĂ©s en gros blocs, exprime une ardente priĂšre dont l’activitĂ© parfois furieuse de tout l’orchestre, ne parvient pas Ă  attĂ©nuer la morsure panique. La vivacitĂ© du Scherzo par exemple est tout emprunte d’un doute intĂ©rieur qui saisit par sa force, malgrĂ© l’apparente bonhommie des faux airs de danses qu’il dĂ©veloppe. Architecte, Bruckner est surtout un croyant inquiet. Ecouter l’une de ses symphonies, et en particulier la 7Ăš, est un choc, Ă  tout le moins une expĂ©rience musicale, mĂ©morable.

 

 

 

 

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POITIERS, TAP
Théùtre Auditorium de Poitiers
Mardi 31 janvier 2017, 19h30

 

Paul Daniel, direction
Vanessa Wagner, piano
Matthieu Arama, violon

 

> Arvo PĂ€rt Fratres (version violon et piano)
> W.A. Mozart Concerto pour piano n° 23
> Anton Bruckner Symphonie n° 7

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
+ D’INFOS sur le site du TAP, Poitiers
http://www.tap-poitiers.com/orchestre-national-bordeaux-aquitaine-1790

 

 

 

Livres, compte rendu critique. La Flûte enchantée de Mozart par Eric Chaillier (Fayard)

chaillier eric la flute enchantee fayard compte rendu critique livre CLIC de CLASSIQUENEWSLivres, compte rendu critique. La FlĂ»te enchantĂ©e de Mozart par Eric Chaillier (Fayard). On pensait tout connaĂźtre du dernier opĂ©ra de Mozart (avec La ClĂ©mence de Titus). Or ce livre lumineux vient bousculer (et nettoyer) bien des faux jugements et contrevĂ©ritĂ©s. Le chef d’oeuvre de Mozart, premier singspiel d’envergure, fusionnant de façon idĂ©al populaire et savant, parvient Ă  sublimer le genre lyrique par sa maĂźtrise du registre symbolique et lĂ©gendaire avec le drame Ă©poque, pathĂ©tique, tragique mais aussi comique. Le parcours des hĂ©ros, en rĂ©alitĂ© les 3 couples : La Reine de la nuit / Sarastro, Pamina / Tamino, Papageno / Papagena offrent un rĂ©sumĂ© Ă©difiant de l’expĂ©rience humaine, la synthĂšse de nos existence terrestre dont le sens et la finalitĂ© se trouvent rĂ©vĂ©lĂ©es : la fraternitĂ©, la compassion, le partage sont les donnĂ©es clĂ©s d’une partition Ă  la fois onirique et philosophique. Mozart, alors aux portes de la mort, ne cesse d’ĂȘtre occupĂ© et captivĂ© par son opus de 1791.

S’appuyant sur les derniĂšres recherches musicologiques allemandes, Éric Chaillier se fait guide et pilote d’une oeuvre labyrinthique, Ă  la façon des avatars d’Harry Poter, dont il transmet sa passion et sa fascination pour un opĂ©ra « merveilleux et multiple » ; l’auteur, enquĂȘteur Ă©merveillĂ© autant que scrupuleux, analyse la genĂšse (du livret Ă  la crĂ©ation dans le thĂ©Ăątre que l’acteur, impresario et directeur Emanuel Schikaneder, l’auteur du texte, dirigeait dans les faubourgs de Vienne), mais aussi aborde toutes les facettes d’une oeuvre parfaite par sa multiplicitĂ© signifiante et son unicitĂ© humaniste. L’amour, le pouvoir, le rituel initiatique, le sacrĂ©, la verve populaire, l’esprit d’enfance, la fĂ©erie surtout la psychologie et la psychĂ© humaines sont ici dĂ©cortiquĂ©s au diapason d’une musique divine dont la justesse et la poĂ©sie saisissent. Car c’est bien le mouvement de la musique conçue par Mozart qui met en branle la magie opĂ©rante de cette partition envoĂ»tante, bouleversante, indĂ©passable. Texte complet, argumentĂ©, vivant. Lecture incontournable.

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CLIC D'OR macaron 200LIVRES, compte rendu critique. Eric Chaillier : La FlĂ»te enchantĂ©e, opĂ©ra merveilleux et multiple. Éditions Fayard, janvier 2017. ISBN : 978-2-213-70145-5 – Collection « LittĂ©rature Française » – Nombre de pages : 200 – Dimensions : 18 x 12 x 1 cm – Poids : 282 g. CLIC de CLASSIQUENEWS de janvier et fĂ©vrier 2017. + D’INFOS sur le site de Fayard

MALTE : Festival baroque Ă  La Valette, jusqu’au 28 janvier 2017

malte office de tourisme logoMALTE : Festival Baroque international de La Valette : 12-28 janvier 2017. VIDEO, reportage : Festival Baroque international de La Valette Ă  Malte. Le BAROQUE a dĂ©sormais son festival Ă  Malte, dans la citĂ© baroque de La Valette / Valletta : bientĂŽt capitale europĂ©enne de la culture (en 2018), La Valette propose du 12 au 28 janvier 2017 prochain, un cycle de concerts Ă©vĂ©nements comprenant dans plusieurs lieux emblĂ©matiques de l’architecture baroque maltaise, musique sacrĂ©e, opĂ©ras, rĂ©citals lyrique, musique de chambre… FESTIVAL Ă©vĂ©nement. (VOIR notre Reportage vidĂ©o exclusif Ă  l’occasion du festival de janvier 2016).

 

 

Le Baroque international et multiple s’invite Ă  la Valette / Valletta 2017

RĂ©cital lyrique, musique de chambre, concerts symphoniques dĂ©fricheurs, marionnettes parodiques, grands concerts sacrĂ©s dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean…

 

 

Festival international de musique baroque de La ValletteMALTE, La Valette : Valletta International Baroque Festival : 12 – 28 janvier 2017. En janvier 2017 du 12 au 28, dĂ©couvrez la ville de La Valette (Valletta) Ă  Malte, joyau architectural dont l’unitĂ© baroque saisit immĂ©diatement le visiteur. Le Festival baroque international s’y dĂ©ploie chaque annĂ©e les deux derniĂšres semaines de janvier, avec une exceptionnelle cohĂ©rence. La diversitĂ© des programmes, la beautĂ© des lieux investis (diverses Ă©glises et cathĂ©drales, Teatru Manoel
) font l’attrait d’un festival parmi les plus convaincants des Ă©vĂ©nements baroques en Europe. Cette annĂ©e, la 5Ăš Ă©dition, ensembles Français, rĂ©cital de divas virtuoses, marionnettes parodiant l’opĂ©ra français du XVIIĂš (Atys de Lully), mais aussi concerts sacrĂ©s dont celui dĂ©sormais mythique dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean qui conserve La DĂ©collation de Saint-Jean du Caravage (sommet de la peinture baroque!), sans omettre la rĂ©surrection des compositeurs maltais baroques grĂące au travail expĂ©rimental, explorateur du VIBE (Valletta International Baroque Ensemble, soit l’orchestre duFestival sur instruments anciens), … Entre musique et patrimoine, le festivalier vit une expĂ©rience inoubliable que classiquenews a testĂ©, apprĂ©ciĂ©, distinguĂ© (VOIR notre reportage vidĂ©o La Valette 2016, 4Ăšme festival international de musique baroque). Voici nos temps forts, cycles de concerts Ă©vĂ©nements Ă  organiser lors de 3 week end Ă  Malte. LIRE aussi notre prĂ©sentation du Festival 2016

 

 

MALTE : 5Ăšme festival international baroque de La Valette

 

 

Baroque-festival-2017LIRE notre présentation complÚte du Festival international de musique baroque de La Valette / Valletta à Malte : nos temps forts, comment organiser son séjour à Malte en janvier 2017 

 

 

RAPPEL des 3 WEEK END BAROQUES Ă  La Valette, Malte :

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Week end 1 :

du 13 au 17 janvier 2017

Vendredi 13 janvier 2017
Co Cathédrale Saint-Jean, 19h30
Te Deum de Charpentier
Ensemble Correspondances
Rien n’égale l’éblouissement d’un grand concert sacrĂ© sous la voĂ»te du sanctuaire des Chevaliers de Saint-Jean, d’un luxe inouĂŻ (chapelles de sculptures dorĂ©es, fresques de Matia Pretti)

Samedi 14 janvier 2017
ATYS en folie : parodie pour marionnettes et chanteurs
d’aprùs Lully
Teatru Manoel Ă  16h30
Reprise Dimanche 15 janvier 2017 Ă  18h
Production du cmbv, centre de musique baroque de Versailles

Samedi 14 janvier 2017
Eglise Ta Giezu, 19h30
Cantates de JS BACH
Ensemble Dunedin consort

Dimanche 15 janvier 2017
BibliothĂšque nationale Ă  12h30
Bach et l’esprit de la danse
John Irving, clavecin

Lundi 16 janvier 2017
Musée Archéologique, Salon, à 19h30
La viole souveraine
Ensemble Hathor consort

Mardi 17 janvier 2017
Opera buffa : La Serva Padrona
Association musicale G Carissimi
Teatru Manoel, 19h30

 

 

 

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Week end 2 :

du 18 au 22 janvier 2017

Mercredi 18 janvier 2017
Teatru Manoel, 19h30
Reines et divas rivales
Vivica Genaux / Simone Kermes
Deux divas baroques Ă©poustouflantes rivalisent de vocalises et de performances dramatiques hallucinantes
 Programme spectaculaire, objet d’un cd paru en 2015 chez Sony classical

Jeudi 19 janvier 2017
Eglise Saint-Nicolas, 19h30
De Stradivarius Ă  Bach
Nicolas Dautricourt, violon

Vendredi 20 janvier 2017
Cathedral anglicane Saint-Paul, 19h30
Un Age d’Or : Lotti, Melgas, D. Scarlatti, Rebelo, Caldara
The Sixteen

Samedi 21 janvier 2017
Eglise St-Augustine, 12h30
VIBE : Valletta international Baroque Ensemble
Oeuvres du compositeur baroque maltais Euchar Gravina, d’aprùs le poùte maltais Citta Vittoriosa (16ù) ; Telemann, Charpentier, manuscrits des archives de la Cathedrale de Mdina (Malte)

Samedi 21 janvier 2017
Eglise Ta Giesu, 19h30
Zelenka : Lamentations et RĂ©pons, Tenebrae
Ensemble Le Banquet CĂ©leste

Dimanche 22 janvier 2017
Bach et les Russes
Teatru Manoel, 12h30
JS Bach, Schnittke, Stravinsky

Lucia Micallef, piano / Nicolas Dautricourt, violon

Dimanche 22 janvier 2017
Chasse au trésor au Teatru Manoel (pour les familles)
Teatru Manoel, 15h

 

 

 

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Week end 3 :

du 26 au 28 janvier 2017

Jeudi 26 janvier 2017
Teatru Manoel, 19h30
Inspiré par le Baroque
PĂ€rt, Respighi, Pace, Piazzolla
Orchestre Philharmonique de Malte
Michelle Castelletti

Vendredi 27 janvier 2017
BibliothĂšque nationale, 12h30
Suite pour luth de JS Bach
Johanna Beisteiner, guitare baroque

Vendredi 27 janvier 2017
Musée Archéologique, Salon, 19h30
A Piacere. Sances, Hume, Marais, Rameau
Ensemble Accademia del Piacere

Samedi 28 janvier 2017
Cathedrale anglicane Saint-Paul, 12h30
Airs d’opĂ©ras de Purcell
Claire Debono, soprano. Les Ambassadeurs

Samedi 28 janvier 2017
Teatru Manoel, 19h30
Concerts royaux : Water music, Royal Fireworks de Haendel
VIBE, Valletta international Baroque Ensemble

 

 

 

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Booking / RĂ©servations : ONLINE:
www.vallettabaroquefestival.com.mt
www.teatrumanoel.com.mt

Email: bookings@teatrumanoel.com.mt
T: +356 2124 6389

IN PERSON / guichets, billetterie :
Teatru Manoel / Booking Office, Old Theatre Street, Valletta

 

VIDEO : notre reportage vidéo (Festival 2016) :

 

MALTA-MALTE-festival-valletta-la-valette-festival-2017-presentation-2017-classiquenews-CLIC-de-classiquenews

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malte office de tourisme logoREUSSIR VOTRE SEJOUR, informations pratiques. Si les français ont laissĂ© de trĂšs nombreux souvenirs de leur sĂ©jour sur l’üle, l’anglais est la 2Ăš langue officielle de Malte. Un atout pour se faire comprendre partout, y compris hors des villes plus touristiques.
Organisez votre séjour grùce au site dédié : www.visitmalta.com/fr

CLASSIQUENEWS recommande 
. Pendant notre sĂ©jour Ă  La Vallette, nous avons particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© pour l’hĂ©bergement (situĂ© dans le cƓur du quartier historique), le Boutique hĂŽtel, Palazzo Saw Paul, situĂ© Ă  quelques minutes Ă  pieds de tous les lieux du festival – Location d’appartements – site : www.livinginvalletta.com

Chaque Ă©tĂ©, Malte met Ă  l’honneur son plus cĂ©lĂšbre chanteur lyrique, ambassadeur de Malte dans le monde, Joseph Calleja nĂ© Ă  Malte, Ă  l’occasion d’un concert en plein air (juillet : “Joseph Calleja live in Concert”), en gĂ©nĂ©ral sur l’üle de Gozo


 

 

 

 

 

valetta-la-valette-bandeau-baroque-festival-2017-janvier-clic-de-classiquenews-presentation-festival-2017-582-390

 

 

Festival Baroque Ă  Malte

malte office de tourisme logoMALTE : Festival Baroque international de La Valette : 12-28 janvier 2017. VIDEO, reportage : Festival Baroque international de La Valette Ă  Malte. Le BAROQUE a dĂ©sormais son festival Ă  Malte, dans la citĂ© baroque de La Valette / Valletta : bientĂŽt capitale europĂ©enne de la culture (en 2018), La Valette propose du 12 au 28 janvier 2017 prochain, un cycle de concerts Ă©vĂ©nements comprenant dans plusieurs lieux emblĂ©matiques de l’architecture baroque maltaise, musique sacrĂ©e, opĂ©ras, rĂ©citals lyrique, musique de chambre… FESTIVAL Ă©vĂ©nement. (VOIR notre Reportage vidĂ©o exclusif Ă  l’occasion du festival de janvier 2016).

 

 

Le Baroque international et multiple s’invite Ă  la Valette / Valletta 2017

RĂ©cital lyrique, musique de chambre, concerts symphoniques dĂ©fricheurs, marionnettes parodiques, grands concerts sacrĂ©s dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean…

 

 

Festival international de musique baroque de La ValletteMALTE, La Valette : Valletta International Baroque Festival : 12 – 28 janvier 2017. En janvier 2017 du 12 au 28, dĂ©couvrez la ville de La Valette (Valletta) Ă  Malte, joyau architectural dont l’unitĂ© baroque saisit immĂ©diatement le visiteur. Le Festival baroque international s’y dĂ©ploie chaque annĂ©e les deux derniĂšres semaines de janvier, avec une exceptionnelle cohĂ©rence. La diversitĂ© des programmes, la beautĂ© des lieux investis (diverses Ă©glises et cathĂ©drales, Teatru Manoel
) font l’attrait d’un festival parmi les plus convaincants des Ă©vĂ©nements baroques en Europe. Cette annĂ©e, la 5Ăš Ă©dition, ensembles Français, rĂ©cital de divas virtuoses, marionnettes parodiant l’opĂ©ra français du XVIIĂš (Atys de Lully), mais aussi concerts sacrĂ©s dont celui dĂ©sormais mythique dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean qui conserve La DĂ©collation de Saint-Jean du Caravage (sommet de la peinture baroque!), sans omettre la rĂ©surrection des compositeurs maltais baroques grĂące au travail expĂ©rimental, explorateur du VIBE (Valletta International Baroque Ensemble, soit l’orchestre duFestival sur instruments anciens), … Entre musique et patrimoine, le festivalier vit une expĂ©rience inoubliable que classiquenews a testĂ©, apprĂ©ciĂ©, distinguĂ© (VOIR notre reportage vidĂ©o La Valette 2016, 4Ăšme festival international de musique baroque). Voici nos temps forts, cycles de concerts Ă©vĂ©nements Ă  organiser lors de 3 week end Ă  Malte. LIRE aussi notre prĂ©sentation du Festival 2016

 

 

MALTE : 5Ăšme festival international baroque de La Valette

 

 

Baroque-festival-2017LIRE notre présentation complÚte du Festival international de musique baroque de La Valette / Valletta à Malte : nos temps forts, comment organiser son séjour à Malte en janvier 2017 

 

 

Exceptionnelle affiche Baroque Ă  La Valette / VALLETTA Ă  MALTE : 12-28 janvier 2017

malte office de tourisme logoMALTE : Festival Baroque international de La Valette : 12-28 janvier 2017. VIDEO, reportage : Festival Baroque international de La Valette Ă  Malte. Le BAROQUE a dĂ©sormais son festival Ă  Malte, dans la citĂ© baroque de La Valette / Valletta : bientĂŽt capitale europĂ©enne de la culture (en 2018), La Valette propose du 12 au 28 janvier 2017 prochain, un cycle de concerts Ă©vĂ©nements comprenant dans plusieurs lieux emblĂ©matiques de l’architecture baroque maltaise, musique sacrĂ©e, opĂ©ras, rĂ©citals lyrique, musique de chambre… FESTIVAL Ă©vĂ©nement. (VOIR notre Reportage vidĂ©o exclusif Ă  l’occasion du festival de janvier 2016).

 

 

Le Baroque international et multiple s’invite Ă  la Valette / Valletta 2017

RĂ©cital lyrique, musique de chambre, concerts symphoniques dĂ©fricheurs, marionnettes parodiques, grands concerts sacrĂ©s dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean…

 

 

Festival international de musique baroque de La ValletteMALTE, La Valette : Valletta International Baroque Festival : 12 – 28 janvier 2017. En janvier 2017 du 12 au 28, dĂ©couvrez la ville de La Valette (Valletta) Ă  Malte, joyau architectural dont l’unitĂ© baroque saisit immĂ©diatement le visiteur. Le Festival baroque international s’y dĂ©ploie chaque annĂ©e les deux derniĂšres semaines de janvier, avec une exceptionnelle cohĂ©rence. La diversitĂ© des programmes, la beautĂ© des lieux investis (diverses Ă©glises et cathĂ©drales, Teatru Manoel
) font l’attrait d’un festival parmi les plus convaincants des Ă©vĂ©nements baroques en Europe. Cette annĂ©e, la 5Ăš Ă©dition, ensembles Français, rĂ©cital de divas virtuoses, marionnettes parodiant l’opĂ©ra français du XVIIĂš (Atys de Lully), mais aussi concerts sacrĂ©s dont celui dĂ©sormais mythique dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean qui conserve La DĂ©collation de Saint-Jean du Caravage (sommet de la peinture baroque!), sans omettre la rĂ©surrection des compositeurs maltais baroques grĂące au travail expĂ©rimental, explorateur du VIBE (Valletta International Baroque Ensemble, soit l’orchestre duFestival sur instruments anciens), … Entre musique et patrimoine, le festivalier vit une expĂ©rience inoubliable que classiquenews a testĂ©, apprĂ©ciĂ©, distinguĂ© (VOIR notre reportage vidĂ©o La Valette 2016, 4Ăšme festival international de musique baroque). Voici nos temps forts, cycles de concerts Ă©vĂ©nements Ă  organiser lors de 3 week end Ă  Malte. LIRE aussi notre prĂ©sentation du Festival 2016

 

 

MALTE : 5Ăšme festival international baroque de La Valette

 

 

Baroque-festival-2017LIRE notre présentation complÚte du Festival international de musique baroque de La Valette / Valletta à Malte : nos temps forts, comment organiser son séjour à Malte en janvier 2017 

 

 

LA MUSIQUE BAROQUE S’INVITE A MALTE : festival international du 12 au 28 janvier 2017

malte office de tourisme logoMALTE : Festival Baroque international de La Valette : 12-28 janvier 2017. VIDEO, reportage : Festival Baroque international de La Valette Ă  Malte. Le BAROQUE a dĂ©sormais son festival Ă  Malte, dans la citĂ© baroque de La Valette / Valletta : bientĂŽt capitale europĂ©enne de la culture (en 2018), La Valette propose du 12 au 28 janvier 2017 prochain, un cycle de concerts Ă©vĂ©nements comprenant dans plusieurs lieux emblĂ©matiques de l’architecture baroque maltaise, musique sacrĂ©e, opĂ©ras, rĂ©citals lyrique, musique de chambre… FESTIVAL Ă©vĂ©nement. (VOIR notre Reportage vidĂ©o exclusif Ă  l’occasion du festival de janvier 2016).

 

 

Le Baroque international et multiple s’invite Ă  la Valette / Valletta 2017

RĂ©cital lyrique, musique de chambre, concerts symphoniques dĂ©fricheurs, marionnettes parodiques, grands concerts sacrĂ©s dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean…

 

 

Festival international de musique baroque de La ValletteMALTE, La Valette : Valletta International Baroque Festival : 12 – 28 janvier 2017. En janvier 2017 du 12 au 28, dĂ©couvrez la ville de La Valette (Valletta) Ă  Malte, joyau architectural dont l’unitĂ© baroque saisit immĂ©diatement le visiteur. Le Festival baroque international s’y dĂ©ploie chaque annĂ©e les deux derniĂšres semaines de janvier, avec une exceptionnelle cohĂ©rence. La diversitĂ© des programmes, la beautĂ© des lieux investis (diverses Ă©glises et cathĂ©drales, Teatru Manoel
) font l’attrait d’un festival parmi les plus convaincants des Ă©vĂ©nements baroques en Europe. Cette annĂ©e, la 5Ăš Ă©dition, ensembles Français, rĂ©cital de divas virtuoses, marionnettes parodiant l’opĂ©ra français du XVIIĂš (Atys de Lully), mais aussi concerts sacrĂ©s dont celui dĂ©sormais mythique dans la CoCathĂ©drale Saint-Jean qui conserve La DĂ©collation de Saint-Jean du Caravage (sommet de la peinture baroque!), sans omettre la rĂ©surrection des compositeurs maltais baroques grĂące au travail expĂ©rimental, explorateur du VIBE (Valletta International Baroque Ensemble, soit l’orchestre duFestival sur instruments anciens), … Entre musique et patrimoine, le festivalier vit une expĂ©rience inoubliable que classiquenews a testĂ©, apprĂ©ciĂ©, distinguĂ© (VOIR notre reportage vidĂ©o La Valette 2016, 4Ăšme festival international de musique baroque). Voici nos temps forts, cycles de concerts Ă©vĂ©nements Ă  organiser lors de 3 week end Ă  Malte. LIRE aussi notre prĂ©sentation du Festival 2016

 

 

MALTE : 5Ăšme festival international baroque de La Valette

 

 

Baroque-festival-2017LIRE notre présentation complÚte du Festival international de musique baroque de La Valette / Valletta à Malte : nos temps forts, comment organiser son séjour à Malte en janvier 2017 

 

 

6Ăš Festival International de Musique Baroque Ă  La Valette, MALTE -12-28 janvier 2017

VIDEO, reportage : Festival Baroque international de La Valette Ă  Malte. Le BAROQUE a dĂ©sormais son festival Ă  Malte, dans la citĂ© baroque de La Valette / Valletta : bientĂŽt capitale europĂ©enne de la culture (en 2018), La Valette propose du 12 au 28 janvier 2017 prochain, un cycle de concerts Ă©vĂ©nements comprenant dans plusieurs lieux emblĂ©matiques de l’architecture baroque maltaise, musique sacrĂ©e, opĂ©ras, rĂ©citals lyrique, musique de chambre… FESTIVAL Ă©vĂ©nement. (VOIR notre Reportage vidĂ©o exclusif Ă  l’occasion du festival de janvier 2016).

 

 

Malte. Festival de musique Baroque Ă  La ValletteMALTE, PERLE CULTURELLE EN MEDITERRANEE… Depuis 2013, La Vallette capitale de Malte (le plus petit Ă©tat de l’Union EuropĂ©enne) propose son festival de musique baroque, une programmation enivrante sur deux semaines, en Ă©troite fusion avec les lieux et sites remarquables de la ville, en grande partie Ă©difiĂ©e dans les annĂ©es 1560 par le Chevalier français La Vallette. Le temps du festival maltais, les spectateurs goĂ»tent la finesse et l’engagement d’interprĂštes triĂ©s sur le volet, tout en explorant les multiples offres culturelles, touristiques et gastronomiques de l’Ăźle de Malte. Entre Orient et Occident, la culture maltaise a su prĂ©server un patrimoine unique au monde dont le cƓur palpitant s’est manifestĂ© Ă  l’Ăąge baroque… Entretien avec le directeur artistique et fondateur de l’Ă©vĂšnement ; dĂ©couverte de l’orchestre du Festival -VIBE Valletta International baroque Ensemble, engagĂ© dans l’interprĂ©tation des musiques insulaires; enfin prĂ©sentation des Ă©vĂ©nements et offres musicales par le PrĂ©sident de l’Office de Tourisme de Malte… Grand reportage CLASSIQUENEWS © 2016. DurĂ©e : 14mn

 

Le Festival Baroque de la Valette / Valletta 2017

 

 

Festival international de musique baroque de La ValletteMALTE, La Valette : Valletta International Baroque Festival : 12 – 28 janvier 2017. En janvier 2017 du 12 au 28, dĂ©couvrez la ville de La Valette (Valletta) Ă  Malte, joyau architectural dont l’unitĂ© baroque saisit immĂ©diatement le visiteur. Le Festival baroque international s’y dĂ©ploie chaque annĂ©e les deux derniĂšres semaines de janvier, avec une exceptionnelle cohĂ©rence. La diversitĂ© des programmes, la beautĂ© des lieux investis (diverses Ă©glises et cathĂ©drales, Teatru Manoel
) font l’attrait d’un festival parmi les plus convaincants des Ă©vĂ©nements baroques en Europe. Cette annĂ©e, la 5Ăš Ă©dition accueille de nombreux artistes français : ensembles Correspondances, Les Ambassadeurs, Le Banquet CĂ©leste, ou le violoniste Nicolas Dautricourt; c’est aussi un choix de rĂ©citals lyriques avec de grandes divas baroques contemporaines : Vivica Genaux et Simone Kermes, en divas royales et rivales (rĂ©cital “Rival queens” comme Ă  l’Ă©poque oĂč sur scĂšne les sopranos et mezzos coloratoure, – Bordoni contre Cuzzoni, rivalisaient de virtuositĂ© vocale…), Claire Debono
 DĂ©fricheur, le festival sait aussi favoriser la recrĂ©ation de partitions inĂ©dites Ă  partir des archives maltaises, dont la richesse annonce bien des dĂ©couvertes Ă  venir, heureusement ressuscitĂ©es et portĂ©es par l’orchestre maison composĂ©s d’instrumentistes maltais : le “VIBE”, – Valletta international Baroque Ensemble” dont le mĂ©lomane ne manquera AUCUN des concerts prometteurs
 Entre musique et patrimoine, le festivalier vit une expĂ©rience inoubliable que classiquenews a testĂ©, apprĂ©ciĂ©, distinguĂ© (VOIR notre reportage vidĂ©o La Valette 2016, 4Ăšme festival international de musique baroque). Voici nos temps forts, cycles de concerts Ă©vĂ©nements Ă  organiser lors de 3 week end Ă  Malte. LIRE aussi notre prĂ©sentation du Festival 2016

 

 

MALTE : 5Ăšme festival international baroque de La Valette

 

 

LIRE notre présentation du Festival international de musique baroque de La Valette / Valletta à Malte : nos temps forts, comment organiser son séjour à Malte en janvier 2017 

 

 

MALTE, La Valette : Valletta International Baroque Festival : 12 – 28 janvier 2017

MALTE, La Valette : Valletta International Baroque Festival : 12 – 28 janvier 2017. En janvier 2017 du 12 au 28, dĂ©couvrez la ville de La Valette (Valletta) Ă  Malte, joyau architectural dont l’unitĂ© baroque saisit immĂ©diatement le visiteur. Le Festival baroque international s’y dĂ©ploie chaque annĂ©e les deux derniĂšres semaines de janvier, avec une exceptionnelle cohĂ©rence. La diversitĂ© des programmes, la beautĂ© des lieux investis (diverses Ă©glises et cathĂ©drales, Teatru Manoel
) font l’attrait d’un festival parmi les plus convaincants des Ă©vĂ©nements baroques en Europe. Cette annĂ©e, la 5Ăš Ă©dition accueille de nombreux artistes français : ensembles Correspondances, Les Ambassadeurs, Le Banquet CĂ©leste, ou le violoniste Nicolas Dautricourt; c’est aussi un choix de rĂ©citals lyriques avec de grandes divas baroques contemporaines : Vivica Genaux, Simone Kermes, Claire Debono… DĂ©fricheur, le festival sait aussi favoriser la recrĂ©ation de partitions inĂ©dites Ă  partir des archives maltaises, dont la richesse annonce bien des dĂ©couvertes Ă  venir, heureusement ressuscitĂ©es et portĂ©es par l’orchestre maison composĂ©s d’instrumentistes maltais : le “VIBE”, – Valletta international Baroque Ensemble” dont le mĂ©lomane ne manquera AUCUN des concerts prometteurs… Entre musique et patrimoine, le festivalier vit une expĂ©rience inoubliable que classiquenews a testĂ©, apprĂ©ciĂ©, distinguĂ© (VOIR notre reportage vidĂ©o La Valette 2016, 4Ăšme festival international de musique baroque). Voici nos temps forts, cycles de concerts Ă©vĂ©nements Ă  organiser lors de 3 week end Ă  Malte. LIRE aussi notre prĂ©sentation du Festival 2016

 
 

MALTE : 5Ăšme festival international baroque de La Valette

Nos temps forts
20 concerts sur 3 week ends exceptionnels / Programmes incontournables Ă  La Valette 2017

 

 

 

DĂšs le jeudi 12 janvier 2017
Concert d’ouverture, que rĂ©sonne la trompette
Eglise Ta Jiezu, 19h30
Andrea di Mario, trompette baroque

 

 

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Week end 1 :

du 13 au 17 janvier 2017

 
 

Vendredi 13 janvier 2017
Co Cathédrale Saint-Jean, 19h30
Te Deum de Charpentier
Ensemble Correspondances
Rien n’égale l’éblouissement d’un grand concert sacrĂ© sous la voĂ»te du sanctuaire des Chevaliers de Saint-Jean, d’un luxe inouĂŻ (chapelles de sculptures dorĂ©es, fresques de Matia Pretti)

Samedi 14 janvier 2017
ATYS en folie : parodie pour marionnettes et chanteurs
d’aprùs Lully
Teatru Manoel Ă  16h30
Reprise Dimanche 15 janvier 2017 Ă  18h
Production du cmbv, centre de musique baroque de Versailles

Samedi 14 janvier 2017
Eglise Ta Giezu, 19h30
Cantates de JS BACH
Ensemble Dunedin consort

Dimanche 15 janvier 2017
BibliothĂšque nationale Ă  12h30
Bach et l’esprit de la danse
John Irving, clavecin

Lundi 16 janvier 2017
Musée Archéologique, Salon, à 19h30
La viole souveraine
Ensemble Hathor consort

Mardi 17 janvier 2017
Opera buffa : La Serva Padrona
Association musicale G Carissimi
Teatru Manoel, 19h30

 

 

 

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Week end 2 :

du 18 au 22 janvier 2017

 
 

Mercredi 18 janvier 2017
Teatru Manoel, 19h30
Reines et divas rivales
Vivica Genaux / Simone Kermes
Deux divas baroques Ă©poustouflantes rivalisent de vocalises et de performances dramatiques hallucinantes
 Programme spectaculaire, objet d’un cd paru en 2015 chez Sony classical

Jeudi 19 janvier 2017
Eglise Saint-Nicolas, 19h30
De Stradivarius Ă  Bach
Nicolas Dautricourt, violon

Vendredi 20 janvier 2017
Cathedral anglicane Saint-Paul, 19h30
Un Age d’Or : Lotti, Melgas, D. Scarlatti, Rebelo, Caldara
The Sixteen

Samedi 21 janvier 2017
Eglise St-Augustine, 12h30
VIBE : Valletta international Baroque Ensemble
Oeuvres du compositeur baroque maltais Euchar Gravina, d’aprùs le poùte maltais Citta Vittoriosa (16ù) ; Telemann, Charpentier, manuscrits des archives de la Cathedrale de Mdina (Malte)

Samedi 21 janvier 2017
Eglise Ta Giesu, 19h30
Zelenka : Lamentations et RĂ©pons, Tenebrae
Ensemble Le Banquet CĂ©leste

Dimanche 22 janvier 2017
Bach et les Russes
Teatru Manoel, 12h30
JS Bach, Schnittke, Stravinsky

Lucia Micallef, piano / Nicolas Dautricourt, violon

Dimanche 22 janvier 2017
Chasse au trésor au Teatru Manoel (pour les familles)
Teatru Manoel, 15h

 

 

 

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Week end 3 :

du 26 au 28 janvier 2017

 
 

Jeudi 26 janvier 2017
Teatru Manoel, 19h30
Inspiré par le Baroque
PĂ€rt, Respighi, Pace, Piazzolla
Orchestre Philharmonique de Malte
Michelle Castelletti

Vendredi 27 janvier 2017
BibliothĂšque nationale, 12h30
Suite pour luth de JS Bach
Johanna Beisteiner, guitare baroque

Vendredi 27 janvier 2017
Musée Archéologique, Salon, 19h30
A Piacere. Sances, Hume, Marais, Rameau
Ensemble Accademia del Piacere

Samedi 28 janvier 2017
Cathedrale anglicane Saint-Paul, 12h30
Airs d’opĂ©ras de Purcell
Claire Debono, soprano. Les Ambassadeurs

Samedi 28 janvier 2017
Teatru Manoel, 19h30
Concerts royaux : Water music, Royal Fireworks de Haendel
VIBE, Valletta international Baroque Ensemble

 

 

 

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Booking / RĂ©servations : ONLINE:
www.vallettabaroquefestival.com.mt
www.teatrumanoel.com.mt

Email: bookings@teatrumanoel.com.mt
T: +356 2124 6389

IN PERSON / guichets, billetterie :
Teatru Manoel / Booking Office, Old Theatre Street, Valletta

 

VIDEO : notre reportage vidéo (Festival 2016) :

 

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malte office de tourisme logoREUSSIR VOTRE SEJOUR, informations pratiques. Si les français ont laissĂ© de trĂšs nombreux souvenirs de leur sĂ©jour sur l’üle, l’anglais est la 2Ăš langue officielle de Malte. Un atout pour se faire comprendre partout, y compris hors des villes plus touristiques.
Organisez votre séjour grùce au site dédié : www.visitmalta.com/fr

CLASSIQUENEWS recommande 
. Pendant notre sĂ©jour Ă  La Vallette, nous avons particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© pour l’hĂ©bergement (situĂ© dans le cƓur du quartier historique), le Boutique hĂŽtel, Palazzo Saw Paul, situĂ© Ă  quelques minutes Ă  pieds de tous les lieux du festival – Location d’appartements – site : www.livinginvalletta.com

Chaque Ă©tĂ©, Malte met Ă  l’honneur son plus cĂ©lĂšbre chanteur lyrique, ambassadeur de Malte dans le monde, Joseph Calleja nĂ© Ă  Malte, Ă  l’occasion d’un concert en plein air (juillet : “Joseph Calleja live in Concert”), en gĂ©nĂ©ral sur l’üle de Gozo


 

 

 

 

 

valetta-la-valette-bandeau-baroque-festival-2017-janvier-clic-de-classiquenews-presentation-festival-2017-582-390

 

 

DVD, compte rendu critique. BOITO : Mefistofele. Pape, Calleja, OM Wellber (1 dvd C major 739208, 2015)

mefistofele-boito-opera-munich-rene-pape-joseph-caleja-dvd-critique-review-cd-classiquenewsCLIC_macaron_2014DVD, compte rendu critique. BOITO : Mefistofele. Pape, Calleja, OM Wellber (1 dvd C major 739208, 2015). En 4 actes, l’ouvrage de Boito assemble les meilleurs Ă©lĂ©ments de son indiscutable gĂ©nie dramatique et lyrique. D’abord crĂ©Ă© en 1868 Ă  Milan, puis remaniĂ©, recrĂ©Ă© Ă  Bologne en 1875, enfin recrĂ©Ă© Ă  Milan en 1881, Mefistofele est l’aboutissement d’un travail pharaonique rĂ©alisĂ© par le librettiste devenu compositeur, toujours soucieux d’honorer sans la dĂ©naturer la source goethĂ©enne qu’il entend servir. Il compose mais Ă©crit aussi le texte de son ouvrage, Ɠuvre de toute une vie. HĂ©las trop peu jouĂ©e car les effectifs y sont dĂ©mesurĂ©s et les parties des solistes redoutables. Plus d’un s’y sont cassĂ©s les dents (et la voix).

 
 

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boito-arrigo-mefistofele-operaAu thĂ©Ăątre national de Munich, en novembre 2015, Boito fait son grand retour avec l’opĂ©ra faustĂ©en par excellence, oĂč il synthĂ©tise toute sa grande ingĂ©nierie lyrique apprise auprĂšs de Verdi (comme librettiste de Simon Boccanegra, Otello puis Falstaff) : Mefistofele. Munich a voulu ostensiblement nous en mettre plein la vue, Ă  grand renfort de machinerie impressionnante, style dispositif Lepage pour le Ring du Metropolitan Opera de New York
 On peut regretter ces frais visuels dĂ©multipliĂ©s, mais reconnaissons la cohĂ©rence du propos et l’indĂ©niable souffle que la succession des tableaux produit. La mise en scĂšne de Roland Schwab a le mĂ©rite de l’ironie et de la facĂ©tie, du cynisme et du dĂ©moniaque. Ainsi le dispositif met en scĂšne une vaste boĂźte infernale oĂč l’humanitĂ© se vautre sans retenue, excitĂ©e par celui qui sait la rendre dĂ©mente pour sa perte, Mefisto. C’est un grand livre d’images qui rĂ©pond Ă  la dĂ©mesure arrogante de son vrai hĂ©ros en titre, Mefistofele
 omniprĂ©sent, grand bonimenteur Ă  la face des hommes, passifs, poussifs, naĂŻfs et veuls
 Intense, Ă©conome dans sa gestuelle, Ă©nigmatique et fascinant Ă  souhait, RenĂ© Pape compose un Mefistofele impeccable : cynique, provocateur, mordant, dĂ©sabusĂ© mais si juste. Dominateur et d’une perversitĂ© brillante. Avec une rudesse voire une ĂąpretĂ©, feinte ou rĂ©elle qui saisit. Il est bien ce dĂ©mon noir qui a la haine de l’humanitĂ©, trop heureux d’en rĂ©vĂ©ler Ă  chaque Ă©pisode, l’indicible fĂ©lonie, l’indignitĂ© crasse, la repoussante lĂącheté 
CĂŽtĂ© femmes, l’Elena de Karine Babajanyan s’impose naturellement, mieux que la Margherita, bancale, imprĂ©cise et parfois hurlante, – donc agaçante de Kristine Opolais (en rĂ©laitĂ©, malgrĂ© son engagement dramatique, dĂ©passĂ©e vocalement par l’épaisseur du rĂŽle).

 

 

 

RacĂ©s, subtils, d’une mĂąle intensitĂ© : RenĂ© Pape et Joseph Calleja

 
 

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calleja-mefistofeleL’HEUREUSE SURPRISE VIENT DE CALLEJA
 Parfois maladroit dans certains Verdi prĂ©cĂ©demment critiquĂ©s (Simon Boccanegra), – malgrĂ© un style raffinĂ© toujours impeccable, le tĂ©nor Maltais Joseph Calleja a fiĂšre allure et affirme un tempĂ©rament scĂ©nique et vocal, Ă©gal au Mefisto de RenĂ© Pape : le premier est lumineux, ardent et tendre ; le second, noir et satanique : deux voix, deux acteurs d’une prĂ©sence indĂ©niable, habilement contrastĂ©s, s’affrontent ici. Concernant Calleja, l’élĂ©gance et le raffinement de son chant (« Dai campi, dai prati », air d’extase espĂ©rĂ©e, et priĂšre ardente un rien dĂ©sabusĂ©e), idĂ©alement incarnĂ© comme expressif, comme son physique, reconnaissons souvent non exploitĂ© ailleurs, participe pleinement Ă  la rĂ©ussite de son Faust. Il veut par arrogance et idiotie, ĂȘtre Ă©bloui par ce que lui apportera le gĂ©nie dĂ©moniaque ; le sommet de cette surenchĂšre et dĂ©bauche (qui rend les dĂ©cors et machineries hollywoodiens lĂ©gitimes de facto) Ă©tant au IV, la nuit du Sabbat antique : oĂč paraĂźt HĂ©lĂšne de Troie, la plus belle sĂ©ductrice faite femme : ici caricaturĂ©e en infirmiĂšre en chef
 au chevet d’un Fasut devenu fou : la sĂ©quence est sidĂ©rante et juste. L’humanitĂ© est maudite, condamnĂ©e Ă  la folie collective et individuelle. Pourtant curieux, mais dĂ©sabusĂ©, Faust, d’une suavitĂ© dĂ©jĂ  fatiguĂ©e, se lasse des offrandes visuelles orgiaques que lui prodigue Mefisto, lequel doit bien admettre, en conclusion, qu’il n’a pas su Ă©merveiller Faust, qui en avait fait la demande.
Faust gavĂ©, lui-mĂȘme dĂ©sabusĂ©, meurt mais en adorant Dieu, seule source d’admiration. On sait combien Boito fut d’abord abondant, trop ? (la version de 1868 durait 5h), puis de plus en plus synthĂ©tique, rĂ©Ă©crivant, rĂ©adaptant, racourcissant pour proposer des versions resserrĂ©es, mais dignes selon lui du drame Ă©pique de Goethe ; en 1875, puis 1876, enfin Ă  la Scala en 1881.

 

‹Omer Meir Wellber - photo by Tato BaezaDans ce feu d’artifice visuel et dramatique foisonnant, la direction de Omer Meir Wellber parvient Ă  maĂźtriser l’importance des effectifs prĂ©sents et l’équilibre scĂšne / fosse. La ligne expressive est prĂ©servĂ©e parfois au dĂ©triment d’une certaine clartĂ©, mais le chef, qualitĂ© des meilleurs, sait s’appuyer sur les plus impliquĂ©s, dont les deux solistes furieusement mĂąles, Faust et Mefisto, et les choeurs de l’opĂ©ra bavarois, d’une remarquable articulation et prestance dramatique. Dommage que les femmes ne se montrent pas Ă  la hauteur de cette oeuvre singuliĂšre et rĂ©ellement captivante. Le dĂ©ballage spectaculaire qui s’offre ainsi aux spectateurs pointe les faiblesse et les arguments de l’opĂ©ra : sa dĂ©mesure disparate et son manque de continuitĂ© dramatique, mais aussi ses tableaux, chacun, subtilement caractĂ©risĂ©, musicalement comme vocalement : ironie saillante et sardonique de Mefisto qui perce l’unitĂ© apparente des anges au prologue ; la scĂšne du jardin au II, oĂč Faust amoureux, s’éprend de la pauvre Marguerite
 Le DVD rend compte heureusement de cette vaste fresque entre musique et poĂ©sie. C’est un polyptique d’une fiĂšvre expressionniste, touchante dans ses intentions de spectacle total. La raretĂ© de l’Ɠuvre sur scĂšne et donc son caractĂšre exceptionnel au dvd appellent un CLIC  de CLASSIQUENEWS : il Ă©tait temps de possĂ©der enfin d’une captation intĂ©grale du sommet lyrique de Boito.

 
 
 

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mefistofele-boito-opera-munich-rene-pape-joseph-caleja-dvd-critique-review-cd-classiquenewsDVD, compte rendu critique. BOITO : Mefistofele. RenĂ© Pape (Mefistofele-, Joseph Calleja (Faust), Karine Babajanyan (Elena), Kristie Opolais (Margherita)
 Bayerisches Staatsorchester, chorus and children’s chorus, Bayerisches staatsoper. Omer Meir Wellber, direction. Munich, octobre et novembre 2015 — 1 dvd C major 739208.

Jonas Kaufmann chante Lohengrin Ă  Paris

Jonas Kaufmann est RadamĂšsPARIS, OpĂ©ra Bastille : Lohengrin, 18 janvier – 18 fĂ©vrier 2017. Pour les 5 premiĂšres reprĂ©sentation annoncĂ©es en janvier 2017, le tĂ©nor le plus cĂ©lĂšbre du monde et le plus subtil aussi, est annoncĂ© sur la scĂšne de l’OpĂ©ra Bastille dans le rĂŽle du chevalier Ă©lu, soit les 18, 21, 24, 27 et 30 janvier prochains. Du moins s’il n’annule pas : car en raison de problĂšmes de santĂ©, le tĂ©nor allemand a dĂ» se retirer de la production des Contes d’Hoffmann d’Offenbach, le mois dernier – novembre 2016 / LIRE notre dĂ©pĂȘche d’alors : “Grosse fatigue pour Joans Kaufmann”... La nouvelle production de Lohengrin Ă  PARIS (mise en scĂšne par Claus Guth) se poursuit ensuite jusqu’au 18 fĂ©vrier 2017 avec Stuart Skelton, successeur de Kaufmann dans le rĂŽle titre. Lohengrin, opĂ©ra conçu en 1848 Ă  l’époque des rĂ©volutions europĂ©ennes, sera crĂ©Ă© aprĂšs le tumulte, en 1850 Ă  Weimar grĂące Ă  l’engagement de son ami et bientĂŽt beau-pĂšre, Franz Liszt. Wagner est alors un compositeur fugitif, pourchassĂ© en Allemagne, Ă  cause de ses positions auprĂšs des rĂ©volutionnaires. Fuyant Dresde (Ă  l’issu des journĂ©es de mai 1849), Wagner rejoint Paris puis Zurich, oĂč il se fixe jusqu’en 1860 : c’est lĂ  que dĂ©sespĂ©rĂ© et suicidaire, il Ă©bauche le projet de son grand Ɠuvre, La TĂ©tralogie. Fresque dĂ©jĂ  cinĂ©matographique d’une conception inouĂŻe et inĂ©dite alors dont la rĂ©alisation sera possible aprĂšs Tristan und isolde, au moment de sa double rencontre, – toutes deux miraculeuses dans sa vie, Cosima, la fille de Liszt, qu’il Ă©pousera, et surtout Louis II de BaviĂšre, jeune monarque possĂ©dĂ© par la poĂ©sie hĂ©roĂŻque et mĂ©diĂ©vale du compositeur, lequel avec TannhĂ€user, crĂ©Ă© Ă  Dresde en 1845, et Lohengrin, a dĂ©finitivement Ă©laborĂ© l’opĂ©ra romantique germanique. Avec Genoveva de Schumann, exactement contemporaine de
 Lohengrin, et comme ce dernier, crĂ©Ă© aprĂšs les rĂ©voltes de 1848.

 

 

 

L’échec d’Elsa, la perte de Lohengrin

 

Rienzi de WagnerDans TannhĂ€user, Wagner prĂ©cise la place du hĂ©ros artiste, c’est Ă  dire lui-mĂȘme, incompris mais porteur d’avenir, qui est sauvĂ© par l’amour d’une femme pure (Elisabeth). Avec Lohengrin, le hĂ©ros est toujours porteur d’une mission salvatrice : sauver l’humanitĂ© mais sa rencontre avec une mortelle, Elsa (princesse de Brabant qu’il vient dĂ©fendre chevaleresquement), se conclut par un Ă©chec : la jeune femme choisie par l’élu (descendu du ciel) se montre indigne de l’amour de Lohengrin
 lequel, aprĂšs avoir dĂ©voilĂ© son identitĂ© messianique et divine, rejoint le ciel.

 

 

Wagner : Lohengrinboutonreservation
 opéra romantique en 3 actes
d’aprùs Parzival de Wolfram von Eschenbach, et Lohengrin de Nouhuwius

PARIS, Opéra Bastille, du 18 janvier au 18 février 2017

Jonas Kaufmann (janvier), Stuart Skelton (février), Lohengrin

Martina Serafin / Edith Haller, Elsa
Evelyn Herlitzius / Michaela Schuster, Ortrud
Wolfgang Koch / Tomasz Konieczny, Telramund

Choeur et Orchestre de l’OpĂ©ra national de Paris
Philippe Jordan, direction

Claus Guth, mise en scĂšne / Nouvelle production

 

 

 

LIVRES, compte rendu critique. Otto Klemperer (Editions Notes de nuit, la beauté du geste).

CLIC D'OR macaron 200LIVRES, compte rendu critique. Otto Klemperer (Editions Notes de nuit, la beautĂ© du geste). Paru originellement en allemand en 2010 Ă  Cologne, cette biographie trĂšs dĂ©taillĂ©e et complĂšte sur le plan de la mise en contexte (artistique, sociale, politique
) s’affirme comme le document le plus complet sur la vie du chef Otto Klemperer (1885-1973) Ă  ce jour. On doit Ă  l’auteure une biographie dĂ©jĂ  remarquĂ©e, dĂ©diĂ©e Ă  Friedelind Wagner, la petite fille (lumineuse) de Wagner. L’introduction prĂ©cise tous les apports du texte, tous les manques qu’il rĂ©pare, les complĂ©ments inĂ©dits mĂ©connus pourtant jusque lĂ , les contre vĂ©ritĂ©s qu’il identifie et Ă©carte. L’étude se focalise sur les annĂ©es allemandes d’Otto Klemperer, gĂ©nie de la baguette, compositeur lui-mĂȘme (ce qui lui permait de « comprendre » mieux que quiconque les partitions qu’il est invitĂ© Ă  crĂ©er), mais qui sur le plan humain est terriblement affectĂ© par un dĂ©sordre psychique qui le rend souvent insupportable.

 

 

 

Otto Klemperer en Allemagne
Chef charismatique au goût contemporain

 

 

klemperer notes de nuit les annĂ©es allemandes review critique livre classiquenews compte renduChacun peut se faire une idĂ©e trĂšs prĂ©cise des Ă©lĂ©ments qui ont conditionnĂ© Ă  la fois l’activitĂ© artistique du chef, et surtout sa personnalitĂ© dĂ©routante, d’une humeur inqualifiable, reconnectĂ©e ici avec la rĂ©alitĂ© de sa santĂ© mentale : celle, finalement pathĂ©tique, d’un maniaco dĂ©pressif aux crises aussi violentes que son activitĂ© artistique exigeait de sa personne. DĂšs ses premiers engagements, les phases se rĂ©pĂštent : pĂ©riodes de suractivitĂ© Ă  la limite du burning out, puis effondrement physique et psychique oĂč le repos s’impose (de fait, Otto Klemperer peut disposer des conseils de son cousin et mĂ©decin de Berlin, Georg, un proche qui le suit toute sa vie
 prĂ©conisant pause silencieuse pour se rĂ©gĂ©nĂ©rer). MĂȘme aux USA pendant la guerre en 1949, il sera hospitalisĂ©, diagnostiquĂ© « fou », internĂ©, ce qui lui coĂ»tera son poste de directeur du Los Angeles Philharmonic. Mais toujours le titan se relĂšve, – alors grĂące Ă  sa maĂźtresse Maria Schacko, Ă©pouse du chef spĂ©cialiste de Weill, Maurice Abravanel – Maria, Ă©tait la fille de la cĂ©lĂšbre cantatrice Hedwig Schacko, laquelle aurait Ă©tĂ© la maĂźtresse de 
 Mahler ! Filiation et parallĂšle saisissant s’il en fĂ»t – car Klemperer s’est toujours considĂ©rĂ© comme le fils spirituel de Gustav. Soutien des annĂ©es de galĂšre aux USA, Maria croyant en ses capacitĂ©s de rĂ©mission, l’accompagne et rĂ©ussit par amour Ă  le « ressusciter » : le tĂ©moignage de cette femme admirable est retranscrit. Il illumine l’une des pĂ©riodes les plus sombres de sa vie, – son enfer amĂ©ricain, quand tout le monde (Toscanini et Walter, entre autres) le disaient « fini ». Les rapports de Klemperer Ă  son identitĂ© juive, comme les Ă©pisodes Ă©voquant son activitĂ© de compositeur (essentielle Ă  ses yeux – moins pour ses contemporains souvent dĂ©contenancĂ©s) comme le soulignent les pages relatant la crĂ©ation des lieder ou sa Messe, sont des Ă©lĂ©ments Ă©galement majeurs du texte.
A Hambourg, Strasbourg (alors allemande), Cologne, Wiesbaden, Ă  Vienne (sur les traces de son idĂŽle, Gustav Mahler), surtout Berlin Ă  la tĂȘte de l’OpĂ©ra Kroll, -scĂšne parmi les plus expĂ©rimentales et innovatrices de l’époque (1927-1933), c’est Ă  dire juste avant le nazisme, se prĂ©cise une idĂ©e de modernitĂ© pour l’opĂ©ra et la musique symphonique, inscrite dans l’urgence de l’instant et de la spiritualitĂ© qui rĂ©tablit aussi le lien entre musique et peuple, participant Ă  l’éducation et donc Ă  la pacification sociale. Ce projet artistique et citoyen, courageux Ă  son Ă©poque, est d’autant plus passionnant Ă  lire Ă  la nĂŽtre, oĂč le vivre ensemble affronte la pression des communautarismes.
De son temps, Otto Klemperer plus animĂ© par des questions artistiques que sociĂ©tales, milite pour sa propre vision esthĂ©tique, – non sans une autoritĂ© doctrinale, rĂ©ussissant comme chef, des lectures unanimement admirĂ©es qui s’appuient aussi sur la coopĂ©ration choisie de grands metteurs en scĂšne : Fidelio, Cosi, surtout Le Vaisseau fantĂŽme (version plus « dure », Ăąpre de 1843, crĂ©Ă©e au Kroll, 1929). Mais sa connaissance intime des oeuvres, le rapproche des Ă©critures contemporaines et pour ses confrĂšres comme ses publics, Klemperer est surtout un chef douĂ© pour les crĂ©ations : La Ville Morte de Korngold (avec sa future femme Johanna Geisler, ainsi crĂ©atrice du rĂŽle hallucinant de Marietta, sirĂšne provoquant le hĂ©ros Paul endeuillĂ©), Le Nain de Zemlinsky, Palestrina de Pfitzner, Cardillac de Hindemith, Oedipus Rex de Stravinsky, Erwartung de Schoenberg
 sont autant de crĂ©ations qu’il a assurĂ© et assumĂ©, soit quelques accomplissements Ă  placer au nombre de ses rĂ©ussites mĂ©morables.

klemperer otto chef et maestro classiquenews Otto-Klemperer-008GUERRES D’EGOS… A travers l’évocation du contexte, se rĂ©vĂšlent souvent les affrontements de narcissismes inquiets et jaloux oĂč chacun affirme avec passion et souvent susceptibilitĂ© la dĂ©fense de ses propres Ɠuvres ; ainsi sont rĂ©Ă©valuĂ©es les relations de Klemperer avec Pfitzner (son professeur), avec Busoni, et en particulier le dĂ©jĂ  citĂ© Mahler et son hĂ©ritage comme chef d’orchestre (Ă  Vienne)
 et comme compositeur (une double activitĂ© que Klemperer partage avec l’auteur du Chant de la Terre) ; les nombreuses sĂ©quences mettant en lumiĂšre les tĂ©moignages des contemporains sur l’art de la direction incarnĂ©e par Klemperer, sont passionnantes, tous relatent une Ă©nergie palpitante, – meilleure emblĂšme de cette « nouvelle objectivité », Ă  la fois tendue, claire qui Ă©carte toute sentimentalitĂ© au profit de l’expressivitĂ©. En cela, Klemperer se dĂ©marque totalement de ses confrĂšres chefs d’orchestre : FurtwĂ€ngler (passĂ©site et admirateur des grands auteurs germaniques dĂ©cĂ©dĂ©s), Bruno Walter (trop sentimental et un vrai rival dans la gestion de l’hĂ©ritage mahlĂ©rien), le bavarois Knappertsbuch aussi (rĂ©solument orientĂ© Beethoven et Wagner)
. L’acuitĂ© expressive, « droite », prĂ©cise ; l’architecture, la gradation dramatique, l’éclat de la structure
 sont autant de qualitĂ©s exceptionnelles qui distinguent aujourd’hui le maestro, capable de pousser des cris injurieux, de vocifĂ©rer quitte Ă  se dĂ©crĂ©dibiliser, face Ă  ses musiciens (en particulier lors d’une tournĂ©e en Russie en 1927). TrĂšs grand, le regard acĂ©rĂ©, les sourcils Ă©pais et tĂ©nĂ©breux, Klemperer avait tout du guide charismatique et spectaculaire : un guide, un barde, ou un illuminĂ©… En 1933, il est l’un des premier Ă  quitter l’Allemagne nazie, prĂ©voyant la barbarie antisĂ©mite et sectaire Ă  venir.

klemperer otto-klemperer-1336470178-article-0APRES L’ALLEMAGNE… ll s’exile aux USA, Ă  partir de juin 1935, devenant le directeur du Philharmonique de Los Angeles (jusqu’en 1939)
 En 1952, il signe son contrat d’enregistrement avec Emi, dirigeant alors les orchestres fondĂ©s par l’ingĂ©nieur et producteur maison, Walter Legge, LPO (London Philharmony Orchestra), puis en 1964, le New Philharmonia Orchestra : c’est pour Klemperer une nouvelle vie, un regain de vitalitĂ© analytique et expressive dont rend compte aujourd’hui le disque. C’est derniĂšre pĂ©riode, amĂ©ricaine puis entre Londres et Zurich (oĂč il meurt en juillet 1973), n’est pas dĂ©veloppĂ©e dans le texte qui comme il a Ă©tĂ© dit s’intĂ©resse principalement Ă  ses annĂ©es allemandes, c’est Ă  dire jusqu’en 1933. Cette derniĂšre partie de la carriĂšre, l’une des plus florissantes en rĂ©alitĂ©, oĂč comme Karajan – interdit de salles de concerts pour cause de collusion avec le nazisme, malgrĂ© son procĂšs en dĂ©nazification, Klemperer pourtant ĂągĂ©, vit une activitĂ© rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e grĂące au disque, alors naissant. Il reste que Notes de nuit rĂ©alise la traduction en français d’un texte capital, oĂč l’époque de Klemperer, celle de Richard Strauss, Gustav Mahler, Schoenberg et Berg, marquĂ© par les deux guerres mondiales, oĂč la personnalitĂ© d’Otto Klemperer gagnent un relief particuliĂšrement vivant. En complĂ©ment, de nombreuses lettres de contemporains, de sa fille Lotte et de lui-mĂȘme prĂ©cisent encore par le dĂ©tail de certaines circonstances, l’éclat d’une pensĂ©e unique : se distinguent entre autres, le tĂ©moignages du chef Rafael Kubelik (autre immense mahlĂ©rien), relevant avant tout chez Klemperer, la force admirable de l’esprit (malgrĂ© les attaques psychiques), et concernant les quelques lettres du chef, celles Ă©changĂ©es avec Paul Dessau, qui rĂ©vĂšlent la position de Klemperer vis Ă  vis de la judaitĂ©, sciemment assummĂ©e contre tout extrĂȘmisme partisan. Passionnante lecture.

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LIVRES. Compte rendu critique. Eva Weissweiler : Otto Klemperer, les annĂ©es allemandes (Éditions Notes de Nuit). CLIC de classiquenews.com de dĂ©cembre 2016

LITTLE NEMO, la nouvelle crĂ©ation choc d’Angers Nantes OpĂ©ra

angers-nantes-opera-saison-2016-2017-evenement-festival-operas-lyrique-critique-annonce-presentation-CLASSIQUENEWSNANTES, ANGERS. LITTLE NEMO, crĂ©ation choc, Ă  partir du 14 janvier 2017.   Le propre d’Angers Nantes OpĂ©ra chaque nouvelle saison est de nous surprendre avec une nouvelle crĂ©ation ou un ouvrage connu (ou pas) du XXĂšme siĂšcle : dĂ©but 2017, ne manquez pas ainsi, le nouveau spectacle “pour enfants”, intitulĂ© “Little Nemo“, qui en rĂ©alitĂ© s’adresse Ă  tous les publics, aux jeunes et Ă  leurs parents
 L’opĂ©ra inĂ©dit revisite le mythe crĂ©Ă© entre 1905 et 1914 et sous forme d’un feuilleton dans la presse New Yorkaise, il y a donc presque un siĂšcle
 mais ici le jeune hĂ©ros a grandi et 40 ans plus tard s’interroge sur ce qu’il est devenu (un trader dĂ©sabusĂ© qui a tuĂ© son humanitĂ©), ayant perdu Ă  tort ou Ă  raison, son Ăąme d’enfant. L’opĂ©ra en crĂ©ation mondiale est mis en musique par David Chaillou sur le canevas dramatique et poĂ©tique conçu par Olivier Balazuc et Arnaud Delalande. PremiĂšre Ă  Nantes, le 14 janvier 2017 (puis 18 et 21 suivants), puis en mars (22 et 24) Ă  Angers.

 

Little Nemo devenu grand retrouvera-t-il son Ăąme d’enfant ?

 

 

LITTLE NEMO, la nouvelle création choc d'Angers Nantes Opéra

 

 

 

Création événement 2017 : LITTLE NEMO de David Chaillou
Livret d’Olivier Balazuc et Arnaud Delalande, d’aprĂšs Little Nemo in Slumberland (1905) de WInsor McCay

PremiÚre-création au Théùtre Graslin à Nantes, le 14 janvier 2017
boutonreservationPuis les 18 et 21 janvier 2017 (mĂȘme lieu)
Reprise les 22 puis 24 mars 2017 à Angers (Grand Théùtre)
RESERVEZ VOTRE PLACE

 

 

 

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APPROFONDIR

VOIR AUSSI notre reportage exclusif consacré à la derniÚre création lyrique présentée par Angers Nantes Opéra en avril 2016 : MARIA REPUBLICA de François Paris (Reportage vidéo de 2 volets)

LIRE AUSSI notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de la nouvelle saison lyrique 2016 – 2017 d’Angers Nantes OpĂ©ra

VOIR AUSSI notregrand entretien prĂ©sentation de la saison 2016 – 2017 d’Angers Nantes OpĂ©ra par son directeur gĂ©nĂ©ral JEAN-PAUL DAVOIS

VOIR aussi notre reportage vidĂ©o exclusif ANGERS NANTES OPERA rend accessible l’opĂ©ra aux lycĂ©ens de la RĂ©gion. TRANSMISSION, DEMOCRATISATION, EDUCATION… Pour la crĂ©ation de LITTLE NEMO, Angers Nantes OpĂ©ra a signĂ© une convention exemplaire avec le Rectorat et la DRAC PAYS DE LA LOIRE permettant ainsi aux Ă©quipes de l’Action culturelle d’Angers Nantes OpĂ©ra de dĂ©velopper un cycle inĂ©dit par son ampleur, d’actions de sensibilisation des thĂšmes et des formes de cette nouvelle crĂ©ation lyrique, auprĂšs de 167 classes en Loiore-Atlantique et en Maine et Loire : soit 5208 Ă©lĂšves (Ă©coles, cycles 3 ; collĂšges, 6Ăšmes, LycĂ©es). La prĂ©cĂ©dente mĂ©diation orchestrĂ©e par l’Action Culturelle d’Angers Nantes OpĂ©ra Ă  l’occasion de l’opĂ©ra Le Ville Morte de Korngold (mars 2015) rend compte d’un travail ambitieux et visionnaire qui rend de plus en plus accessible les productions d’opĂ©ra auprĂšs des jeunes publics…

 

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Little_Nemo_purple_blanket_modifiedNANTES. Little Nemo, opĂ©ra, dĂšs le 14 janvier 2017. De Slumberland Ă  Little Nemo
 Les spectateurs d’aujourd’hui ne le reconnaĂźtront pas : quarante ans ont passĂ© depuis que l’enfant Nemo s’endormait vite pour retrouver le pays des songes, Slumberland, le royaume de MorphĂ©e oĂč l’attendait la princesse
 Aujourd’hui, Nemo revient ainsi dans la maison de son enfance au moment oĂč meurt sa mĂšre : le temps de la rĂ©alitĂ© le submerge et le quarantenaire, dans l’opĂ©ra de David Chaillou, en crĂ©ation ce 14 janvier 2017 Ă  Nantes, pleure la mĂšre et plus secrĂštement le petit garçon, plein de rĂȘves, qu’il Ă©tait.
Ne perd-t-on pas de nous mĂȘme dans la nĂ©gation de notre enfance ? Cultiver l’enfant que nous Ă©tions, n’est-ce pas au fond cultiver son humanitĂ© ? A l’origine, le dessinateur WINSOR McCAY dessine entre 1905 et 1914, une sĂ©rie de bandes dessinĂ©es, publiĂ©es sous forme de feuilletons dans le New York Herald et le New York American. Ainsi est nĂ© « Little Nemo in Slumberland » : aventures oniriques d’un garçon qui ne voulait pas grandir, vĂ©ritable aventurier des rĂȘves
 C’est la concrĂ©tisation du propre rĂȘve de ce jeune dessinateur qui dĂšs ses 16 ans bĂątit tout un monde personnel, ressuscitant la mĂ©gapole de Chicago sous ses crayons, Ă  partir de la dĂ©couverte des grattes ciels de l’Exposition Universelle de 1893
 Sous motif d’une immersion Ă  rebours, dans la matiĂšre des rĂȘves, ses dessins convoquent le futur. A New York en 1897, il rĂ©alise ses ambitions : ĂȘtre publiĂ© chaque jour et rendre compte des mondes fantastiques et futuristes qui l’inspirent.

Onirisme salvateur et fĂ©condant Ă  l’OpĂ©ra

Little Nemo : retrouver ses rĂȘves pour bĂątir un autre monde

NOUVELLE FORME LYRIQUE pour NEMO 2017
 En janvier 2017, rĂ©inventant le fil narratif de Nemo, et proposant aussi une nouvelle forme lyrique dĂ©sormais adressĂ©e Ă  tous les spectateurs, dĂšs 7 ans, les co scĂ©naristes Olivier Balazuc et Arnaud Delalande (qui est aussi dessinateur) Ă©laborent un siĂšcle aprĂšs sa premiĂšre forme, le fĂ©Ă©rie de Nemo, mais un Nemo 2017 devenu grand, mĂ»r, adulte pragmatique voire cynique qui a volontiers troquĂ© ses rĂȘves d’enfant contre de profitables profits capitalistes.

LE VOYAGE INTERIEUR
 Les crĂ©ateurs avec le compositeur David Chaillou tissent et dĂ©veloppent tout un monde sonore Ă  partir d’infimes rĂ©sonances, bruits tĂ©nus capables de susciter dans l’esprit du Nemo adulte, un retour Ă  son enfance perdue. RĂ©gression diront certains ? Jaillissement salvateur qui vient rĂ©humaniser un ĂȘtre coupĂ© de son ĂȘtre profond. Pour rĂ©ussir sa vie prĂ©sente, il faut se rĂ©concilier avec son passĂ© et toutes les images nourries depuis son enfance. Le voyage intĂ©rieur que suit Nemo adulte, est en dĂ©finitive l’ultime expĂ©rience qui lui permet de se connaĂźtre lui-mĂȘme. A chacun de retourner en enfance, de recoller les morceaux d’une vie fragmentaire.

ANGERS NANTES OPERA crĂ©e LITTLE NEMO, Olivier Balazuc a dĂ©jĂ  prĂ©sentĂ© pour Angers Nantes OpĂ©ra, son prĂ©cĂ©dent spectacle L’Enfant et la nuit (janvier 2012) : frayeurs nocturnes surgissant de l’inconscient oĂč l’oĂč l’on moque le monstre convoquĂ© comme pour mieux s’en Ă©chapper 
 Avec Arnaud Delalande, conçoit un nouveau livret pour David Chaillou Ă  partir de la Bande DessinĂ©e de McCay. La nouvelle odyssĂ©e qui replonge dans le passĂ© convoque cette fois un Nemo adulte « au cƓur dur pour l’y guĂ©rir ». L’opĂ©ra qui en dĂ©coule souhaite rĂ©enchanter le monde comme il participe Ă  rĂ©humaniser Nemo adulte. Les auteurs posent la question : « En quoi pouvons-nous croire ensemble ? Qu’avons-nous fait de notre facultĂ© d’émerveillement ? Loin d’ĂȘtre une fuite ou un refuge, le monde des rĂȘves ne serait-il pas le seul moyen de penser le monde ? De dĂ©sirer notre rĂ©alitĂ© ? ». Honorer ses rĂȘves pour bĂątir un autre monde.

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Little Nemo, nouvelle production, crĂ©ation, prĂ©sentĂ© au ThĂ©Ăątre Graslin de Nantes, par Angers Nantes OpĂ©ra, dĂšs le 14 janvier 2017. En LIRE +… LIRE notre prĂ©sentation de l’opĂ©ra Little Nemo prĂ©sentĂ© par Angers Nantes OpĂ©ra

 

little nemo 582 homepageVOIR le teaser vidĂ©o de Little Nemo, nouvel opĂ©ra d’aprĂšs McCay  —  Le propre d’Angers Nantes OpĂ©ra chaque nouvelle saison est de nous surprendre avec une nouvelle crĂ©ation ou un ouvrage connu (ou pas) du XXĂšme siĂšcle : dĂ©but 2017, ne manquez pas ainsi, le nouveau spectacle “pour enfants”, – en rĂ©alitĂ© pour tous les spectateurs Ă  partir de 7 ans,  intitulĂ©Â â€œLittle Nemo“, somptueuse dramaturgie onirique destinĂ©e aux jeunes et Ă  leurs parents
 Un siĂšcle aprĂšs avoir sa crĂ©ation originelle dans la presse new-yorkaise sous forme de feuilletons et de planches sĂ©parĂ©es, Little Nemo ressuscite au dĂ©but du XXIĂš, mais sous forme d’un drame continu que la diversitĂ© des pĂ©ripĂ©ties n’éclate pas, bien au contraire, car il y est question de retrouver dans sa part d’enfance, cette humanitĂ© en gestation qui ne demande qu’à s’accomplir
 l’action sur scĂšne dĂ©ploie tout un parcours initiatique pour Nemo adulte qui avait oubliĂ© le chemin amorcĂ© pendant son enfance. L’opĂ©ra inĂ©dit revisite ainsi le mythe crĂ©Ă© entre 1905 et 1914  mais sous la forme d’une suite originale : ici le jeune hĂ©ros a grandi et 40 ans plus tard s’interroge sur ce qu’il est devenu (un trader dĂ©sabusĂ© qui a tuĂ© son humanitĂ©), ayant perdu Ă  tort ou Ă  raison, son Ăąme d’enfant. L’opĂ©ra en crĂ©ation mondiale est mis en musique par David Chaillou sur le canevas dramatique et poĂ©tique conçu par Olivier Balazuc et Arnaud Delalande. PremiĂšre Ă  Nantes, le 14 janvier 2017 (puis 18 et 21 suivants), puis en mars (22 et 24) Ă  Angers. TEASER VIDEO © studio CLASSIQUENEWS.COM 2017 — RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM

 

 

VIDEOS. 2 reportages exclusifs réalisés par le studio CLASSIQUENEWS :

 

 

VIDEO 1 : De la BD de McCay Ă  l’opĂ©ra de David Chaillou — Reportage vidĂ©o. LITTLE NEMO, crĂ©ation mondiale (I) : ” de la BD Ă  l’opĂ©ra “. Le 14 janvier 2017, Angers Nantes OpĂ©ra a crĂ©Ă© son nouvel opĂ©ra, Little Nemo, “fĂ©erie onirique”, inspirĂ©e des bandes dessinĂ©es de Winsor McCay. Un siĂšcle aprĂšs le lancement du feuilleton dans la presse new-yorkaise, le jeune hĂ©ros qui rĂȘve Ă  Slumberland, est devenu un adulte dĂ©shumanisĂ©. Les co auteurs du livret Olivier Balazuc et Arnaud Delalande, le compositeur David Chaillou, imaginent une suite oĂč Nemo doit retrouver sa part d’enfance pour accomplir ce qu’il est rĂ©ellement. Entretien avec Jean-Paul Davois, directeur gĂ©nĂ©ral d’Angers Nantes OpĂ©ra, avec les membres de l’équipe de production : les co auteurs du livret Olivier Balazuc et Arnaud Delalande, le compositeur David Chaillou. REPORTAGE exclusif LITTLE NEMO, volet I : ” de la BD Ă  l’opĂ©ra” /  © studio CLASSIQUENEWS 2017 — rĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM

 

VIDEO 2 : La rĂ©alisation de l’opĂ©ra en 2017. Les personnages, les dĂ©cors, l’Ă©criture musicale…  — VIDEO, reportage (2/2) : Little Nemo / la rĂ©alisation de l’opĂ©ra, l’action culturelle autour de Nemo
, Immersion dans la rĂ©alisation du nouvel opĂ©ra produit en fĂ©vrier 2017 par Angers Nantes OpĂ©ra. VOLET 2 : l’OpĂ©ra inspirĂ© par McCay, l’écriture musicale, les personnages, les dĂ©cors, 
 L’action culturelle autour de Little Nemo, Ă  l’adresse des scolaires et du jeune publics © studio CLASSIQUENEWS 2017 — rĂ©alisation : Philippe-Alexandre Pham 

CD, opĂ©ra. Compte rendu critique. PUCCINI: MANON. Anna Netrebko (Armiliato, Salzbourg, 2016 – 2 cd Deustche Grammophon)

Netrebko puccini manon lescaut cd review cd critque cd classiquenewsz annonce 4796828CD, opĂ©ra. Compte rendu critique. PUCCINI: MANON. Anna Netrebko (Armiliato, Salzbourg, 2016 – 2 cd Deustche Grammophon). Applaudissements au dĂ©but, la gravure s’affiche clairement tel un enregistrement sur le vif, de facto, au festival de Salzbourg de ce dernier Ă©tĂ© 2016. L’opĂ©ra des premiers succĂšs pour Giacomo Puccini, de la premiĂšre reconnaissance, crĂ©Ă© Ă  Turin en 1893, Manon exige autant de l’orchestre d’une somptuositĂ© Ă©tourdissante, que des chanteurs
 le caractĂšre en serait quasi cinĂ©matographique : couleurs spectaculaires d’un orchestre peintre, tempĂ©raments affĂ»tĂ©s de chanteurs-acteurs. Dans l’épisode initial, celui de la rencontre entre les deux amants, soit Ă  Amiens, l’Edmondo de Benjamin Bernheim est un peu court, aux aigus tendus. La plus grande rĂ©serve va pour le Des Grieux de Yusif Eyvazov, hĂ©las, ce dĂšs son premier air : « Tra voi, belle, bionde e bruni »   timbre gras, aigus vibrĂ©s d’une couleur plutĂŽt laide, soit une performance qui dĂ©pare et déçoit continĂ»ment. Quelle dĂ©ception! En comparaison, le tĂ©nor qui chante ici et trĂšs bien, le MaĂźtre Ă  danser (Patrick Vogel, le bien nommĂ©, – projection plus claire et sans affectation, plus naturelle surtout, affirme un tout autre naturel, rĂ©ussite que confirme son allumeur public dans l’épisode du Havre, du mĂȘme acabit : dĂ©bit prĂ©cis, abattage proche du texte, Ă©mission claire et franche). Concernant Eyvazov, le maniĂ©risme de son style affecte terriblement la tenue gĂ©nĂ©rale, et s’il faut dĂ©sormais Ă©couter La Netrebko en s’infligeant systĂ©matiquement son partenaire et Ă©poux, force est de reconnaĂźtre que notre plaisir sera attĂ©nuĂ© de moitiĂ©. DĂšs son entrĂ©e, et leur rencontre, la soprano austro-russe, quant Ă  elle, descendant de son coche d’Arras, s’impose Ă  mille lieux, par la caresse sensuelle de son timbre : une incarnation Ă  la fĂ©minitĂ© Ă©vanescente, idĂ©alement incarnĂ©e. Cependant, on relĂšve parfois une projection engorgĂ©e, qui manque de brio, et un vibrato elle aussi qui est loin d’ĂȘtre contrĂŽlĂ©. VĂ©tilles de dĂ©but de soirĂ©e. Les amateurs qui suivent l’actualitĂ© du couple savent combien les deux chanteurs ont d’affection pour l’opĂ©ra de Puccini : ils se sont rencontrĂ©s et mariĂ©s dans la suite de leur premiĂšre Manon Ă  Rome
 et le dernier rĂ©cital discographique de la diva Netrebko, chez Deutsche Grammophon (VERISMO), comprenant plusieurs airs vĂ©ristes et pucciniens, s’achevait – lui aussi, sur de larges extraits de Manon, opĂ©ra dĂ©sormais emblĂ©matique de leur couple Ă  la ville, Ă  la scĂšne.

 

 

Manon captivante, pilotée par Marco Armiliato depuis Salzbourg 2016

Netrebko ardente et sensuelle, Eyvazov, rustre et linéaire

 

 

 

netrebko-manon-lescautA Paris, tableau sensuel par excellence (d’un souffle intimiste, mĂȘme « orientalisant », – flĂ»te aĂ©rienne introductive exprimant la nature insouciante de Manon Ă  ce moment), la jeune courtisane Netrebko sculpte chaque tirade de sa partie, incarnant parfaitement cette coquette piquante, sachant Ă©moustiller surtout son gĂ©nĂ©reux patron (GĂ©ronte: efficace Carlos Chausson) ; le Lescaut d’Armando Piña reste maniĂ©rĂ© et vibrĂ©.‹ Dans sa mĂ©lodie langoureuse qui exprime les attentes d’un cƓur ardent, passionnĂ©, (« In quelle trine morbide »), la diva – parfois en manque de respiration, aux ports de voix trop systĂ©matiques, assĂšne pour son audience (totalement acquise Ă  en croire chaque applaudissement Ă  la fin de ses airs) la dĂ©licatesse miellĂ©e de son timbre parmi les plus voluptueux qui soient, avec en bonus des fins de phrase, tenues, jusqu’à l’expiration du souffle : Anna Netrebko a toujours Ă©tĂ© une excellente amoureuse 
 expirante, extatique, aux langueurs blessĂ©es d’une rayonnante intensitĂ©. Ses aigus charnels en font ici foi. Dans la scĂšne des madrigalistes, commanditĂ© par le riche GĂ©ronte qui commande un Menuet oĂč la lolita joue la Clorinde Ă  son protecteur / Tirsis), Puccini renforce davantage la sĂ©duction mĂ©lodique de son Ă©criture en un contrepoint nĂ©obaroque qui rappelle Ă©videmment les superbes mĂ©lismes de sa Misa di Gloria
 La Netrebko triomphe vĂ©ritablement dans un rĂŽle taillĂ© pour elle : lĂ©gĂšre, ardente, d’une hyperfĂ©minitĂ© qui prend corps et se prĂ©cise Ă  mesure de l’action ; ajoutant Ă  la pseudo insouciance de la jeune courtisĂ©e, cette chair suave qui lui est propre.
Le tempĂ©rament tragique, passionnelle de Netrebko s’affirme en accents puissants lors des retrouvailles (dispute, soupçons, rĂ©confort) avec Des Grieux avant que Germont ne les surprenne et ne fasse arrĂȘter celle qui l’a trompĂ© : le soprano ample et charnel s’enflamme, portĂ© par ce lyrisme Ă©perdu et ivre inscrit dans la partition de l’orchestre. Rien Ă  faire : le style rustre pour le moins, et linĂ©aire du tĂ©nor Eyvazov (dont le timbre ne possĂšde pas l’once d’une ardeur juvĂ©nile) ne se bonifie guĂšre, aux cĂŽtĂ©s d’une sirĂšne aussi brĂ»lante (« E fascino d’amor ; cedi son tua! »). Quel dommage dĂ©cidĂ©ment. A moins que le tĂ©nor ne revoit sa technique et le placement de sa voix (ses aigus au III, dans la prison du Havre, sont terriblement serrĂ©s et criards), les duos Ă  venir entre une Netrebko mĂ»re Ă  prĂ©sent et un tĂ©nor qui n’est pas Ă  sa hauteur, risquent de rebuter (Ă  venir La Traviata en 2017).

 

D’une façon gĂ©nĂ©rale, louons dans les deux premiers actes, l’engagement des choeurs viennois requis pour l’occasion (parfois Ă©pais), la plasticitĂ© de l’orchestre (intermĂšde symphonique, avec violoncelle solo initial, ouvrant le III et Ă©voquant l’emprisonnement et le voyage au Havre), et le dramatisme lyrique du chef Marco Armiliato (dans le disque VERISMO ci dessus citĂ©, c’était Antonio Pappano, d’une finesse intĂ©rieure idĂ©ale, qui dirigeait les deux Ă©poux dans une vision autrement plus claire et articulĂ©e). Ajoutons que Manon de Massenet de 1884, surtout ThaĂŻs (1894) ont influencĂ© le jeune Puccini : cet intermĂšde fait basculer l’opĂ©ra inspirĂ© de l’AbbĂ© PrĂ©vost, de la courtisannerie frivole parisienne Ă  l’expĂ©rience rude de la vĂ©ritĂ© et de la mort, prĂ©cipitĂ© musical d’une force inouĂŻe pour ceux qui la dĂ©couvre pour la premiĂšre fois dans la continuitĂ© de l’action : ivresse extatique de l’orchestre, qui traverse les registres, et fait passer de l’inconscience frivole et dĂ©corative (deux premiers actes), Ă  une nouvelle sincĂ©ritĂ© qui s’affirme en fin d’action. On retrouve une telle structure dans ThaĂŻs, et la fameuse MĂ©ditation (pour violon solo) qui occupe le mĂȘme rĂŽle : cĂ©sure du fil dramatique, et basculement dans un autre climat, dans ce passage de la comĂ©die Ă  la tragĂ©die. Dommage que Marco Armiliato manque d’intĂ©rioritĂ© et de suprĂȘme retenue dans cette synthĂšse qui doit foudroyer par sa finesse.

Au III (dans la prison du Havre oĂč elle est prisonniĂšre), puis au IV, dans le dĂ©sert de la nouvelle OrlĂ©ans, la Manon pleine de remords et plus fragile encore qu’au dĂ©but, – consciente de tout ce qu’elle aurait pu vivre et aimer, gagne en justesse expressive : torche brĂ»lĂ©e (de fait sous le soleil brĂ»lant amĂ©ricain), invocatrice et victime implorante et dĂ©truite, Netrebko donne tout au rĂŽle qui marque et saisit par la vĂ©ritĂ© qu’elle sait lui apporter. Ainsi toute la seconde partie, aprĂšs l’intermĂšde orchestral (actes III et IV), confirme-t-il notre sentiment gĂ©nĂ©ral : le rĂŽle d’amoureuse sacrifiĂ©e (comme sa Leonora du TrouvĂšre), d’ñme brĂ»lĂ©e et hallucinĂ©e (sa Turandot pour le disque Verismo prĂ©cĂ©demment citĂ©), de tragĂ©dienne expirante s’accomplit ici dans le personnage de Manon, la pĂȘcheresse sublime, de plus en plus digne, c’est Ă  dire vraie, qui expire aux AmĂ©riques. Le dernier air, celle de la condamnĂ©e (« Sola, perduta, abbandonata », avec hautbois et flĂ»te), – d’une candeur hallucinĂ©e, qui bĂ©nĂ©ficie d’aigus sidĂ©rants – clairs et charnels, Ă  nul autres pareils, est la priĂšre ardente d’une dĂ©sespĂ©rĂ©e. La sincĂ©ritĂ© de la cantatrice, est bouleversante et mĂ©rite la meilleure note : glaçante incarnation par une clairvoyance Ăąpre dont les accents impuissants (« Non voglio morire »), enfin la tendresse apaisĂ©e (associĂ©e Ă  la flĂ»te), font couler les larmes. La Netrebko est dĂ©cidĂ©ment inĂ©galable. La beautĂ© ardente du timbre est au service d’une sublime intelligence thĂ©Ăątrale. D’oĂč notre CLIC, malgrĂ© le dĂ©sĂ©quilibre que fait naĂźtre le niveau de son partenaire.

 

 

CD, compte rendu critique. PUCCINI : MANON LESCAUT (live Salzbourg aoĂ»t 2016 – 2 cd Deutsche Grammophon — 0289 479 6828 3) – Avec Anna Netrebko, Yusif Eyvazov, Armando Pina, Carlos Chausson, Benjamin Bernheim, Patrick Vogel
 Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor, MĂŒnchner Rundfunkorchester. Marco Armiliato, direction. CLIC de CLASSIQUENEWS de dĂ©cembre 2016.

 

 

 

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Verismo : le nouvel album choc d'Anna NetrebkoLIRE aussi notre comte rendu critique du CD VERISMO par Anna Netrebko :
http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-critique-verismo-boito-ponchielli-catalani-cilea-leoncavallo-mascagni-puccini-airs-doperas-par-anna-netrebko-soprano-1-cd-deutsche-grammophon/

 

 

 

AGENDA
netrebko eyvazof soprano classiquenews image_portfolio_anna-netrebko-yusif-eyvazovAnna Netrebko est programmĂ©e Ă  la Philharmonie de Paris, le 27 fĂ©vrier 2017, dans un programme Ă©clectique, comprenant des extraits de son album VERISMO (chantera-t-elle Turandot ? On l’espĂšre), et avec son compagnon, Ysif Eyvazov, plusieurs tableaux de La Traviata que les deux partenaires chanteront ensuite Ă  la Scala de Milan (mars 2017). RESERVEZ VOTRE PLACE POUR CET EVENEMENT (Coup de coeur de CLASSIQUENEWS)

http://lesgrandesvoix.fr/portfolio/anna-netrebko-yusif-eyvazov/

 

 

 

CD, compte rendu critique. MOZART : the Vienna concert, 23 march 1783 / Académie du 23 mars 1783. Millenium, Jodie Devos. LGA : Leonardo Garcia Alarcon (2 cd Ricercar, 2015-2016).

CD, compte rendu critique. MOZART : the Vienna concert, 23 march 1783 / AcadĂ©mie du 23 mars 1783. Millenium, Jodie Devos. LGA : Leonardo Garcia Alarcon (2 cd Ricercar, 2015-2016). VoilĂ  un programme historiquement passionnant qui rĂ©tablit l’activitĂ© voire la suractivitĂ© de Mozart Ă  Vienne ; dĂ©voile les qualitĂ©s et premiĂšres limites du nouvel orchestre Millenium crĂ©Ă© par Leonardo Garcia Alarcon ; surtout, met en lumiĂšre le relief ardent et agile de la jeune soprano belge Jodie Devos, talent incontestable, clair, intense, Ă  suivre dĂ©sormais.

mozart vienna 23 march 1783 jode devos alarcon millenium orchestra cd review cd critique ricercar clic de classiquenewsCD1. Saluons la vivacitĂ© de l’orchestre nouvellement constituĂ© par LGA (Leonardo Garcia Alarcon) mais la pĂ©tulance orchestrale jouĂ©e allegro vivace comme une ouverture festive, gomme toutes les nuances plus suggestive, or Mozart n’est pas qu’un savant magicien, c’est aussi un connaisseur de l’ñme humaine et toutes ses partitions recĂšle cette part d’ombre et d’introspection qui indique les grands interprĂštes
 On note ça et lĂ , rien qu’une ambition dĂ©monstrative parfois, brouillonne dans l’exposĂ© de l’éloquence aristocratique de cet Allegro introductif de la Haffner, notĂ© pourtant « spirito ». Puis, heureusement, l’air d’Illia, priĂšre tendre, miroir d’une Ăąme pure et amoureuse pour Idamante, le fils bientĂŽt Ă  sacrifier sur l’ordre de son pĂšre Idomeneo. D’ailleurs en vĂ©ritable hĂ©roĂŻne, Ilia est une combattante par amour, osant interrompre le rituel du sacrifice afin de sauver celui qu’elle aime ; tel personnage plus complexe qu’on ne le croit, entre fragilitĂ© et loyautĂ©, est dĂ©fendu par un soprano clair, parfois un peu affectĂ©, trop linĂ©aire, celui de la jeune Jodie Devos. Le caractĂšre est lĂ  : timbre clair, angĂ©lique
 ; mais la ligne mozartienne manque de naturel, trop contournĂ©e, avec un maniĂ©risme vibrĂ© qui nuit Ă  la tendresse inscrite dans ce personnage du seria de Mozart (crĂ©Ă© deux ans avant l’AcadĂ©mie viennoise, soit en 1781). L’élĂ©gance vocale souffre d’un manque de profondeur – dans la continuitĂ© d’un drame lyrique mis en scĂšne, cette posture trop poseuse manque terriblement de naturel ; or, au contact de la chanteuse et immergĂ© dans les enjeux de la situation psychologique (tendresse et affection de la jeune femme), l’orchestre gagne en ciselure Ă©motionnelle.
Par contre, dans l’air qui suit, « Parto, m’affreto », surgit en un effet de contrastes, techniquement assumĂ©s et poĂ©tiquement trĂšs justes, les vertiges inquiets voire angoissĂ©s (entre Sturm und Drang et Empfindsamkeit), de l’amoureuse sombre et tragique Giunia (Lucio Silla, premier seria de Mozart, crĂ©Ă© en 1772, et contemporain du Faust de Goethe) : de fait, l’orchestre exprime admirablement la coupe syncopĂ©e, lumineuse, mordante et si palpitante, finalement trĂšs empfindsamkeit de l’écriture d’un Mozart qui plonge le spectateur dans le cƓur de l’hĂ©roĂŻne, quitte Ă  en dĂ©voiler la panique intĂ©rieure : l’élĂ©gance de l’écriture s’associe Ă  une sensibilitĂ© doloriste d’une pudeur sincĂšre, directe, dont la franchise et la vĂ©ritĂ© n’appartiennent qu’à Mozart et Ă  nul autre. Soliste et instrumentiste Ă©blouissent ici par leur fusion Ă©motionnelle; Giunia, cƓur aimant et fidĂšle jusqu’à la mort (pour son Ă©poux Cecilio), affirme une constance aguerrie contre le sort : le tyran Lucio Silla, Ă©pris de la belle, menace son Ă©poux. La vĂ©ritĂ© et la sincĂ©ritĂ© inscrites dans la partition prĂ©pare aux grandes hĂ©roĂŻnes Ă  venir, celles ici classiques et pourtant dĂ©jĂ  romantiques : figures oĂč fusionnent amour et mort, en un courage transcendant (Constanze de L’EnlĂšvement au sĂ©rail, Pamina de La FlĂ»te EnchantĂ©e) ; il reste bouleversant que les hĂ©roĂŻnes de Mozart, frappĂ©es par la menace et la barbarie, loin d’ĂȘtre contraintes par la peur, affirme a contrario une audace et une force morale spectaculaire : tel est le miracle mozartien, rĂ©vĂ©ler la puissance des sentiments les plus nobles. Ce qui est parfaitement assimilĂ© par Julie Devot dans cet air, associant recitatif ciselĂ© et air aux vocalises Ă  risques
 tension, abattage, nuance et feu constant fondent la valeur de la performance.

Le programme souhaite mettre l’accent sur l’activitĂ© opĂ©ratique du symphonisme mozartien et sur l’ampleur orchestrale des airs lyriques. Vaste ambition qui n’est pas si originale que cela : la chef Debora Waldman et son propre orchestre dĂ©signĂ© « Idomeneo » osait dĂ©jĂ  rapprocher tout ce qui permet le rapprochement des deux Ă©critures chez Mozart, lyrique et symphonique.

Belle verve de l’ouverture de fait opĂ©ratique du Concert KV415, jouĂ© ici sur un pianoforte d’aprĂšs Walter – Vienne, 1795 : jeu tout en virtuositĂ© du pianofortiste (Sebastian Wienand), au dĂ©liĂ© souvent aimable. Le manque de nuances, surtout de pudeur comme d’éclairage intĂ©rieur font cruellement dĂ©faut lĂ  encore. L’Adagio montre aussi le peu de tendresse qui Ă©mane de la sonoritĂ© de l’orchestre : trop lisse et sans guĂšre d’abandon nostalgique. D’une façon gĂ©nĂ©rale, la prise de son assĂšne un orchestre surpuissant (comme pressĂ© par une urgence dĂ©calĂ©e ici), creusant le dĂ©sĂ©quilibre avec l’instrument soliste qui doit pour compenser forcer le trait. Pourtant le pianoforte sait caresser, nuancer, colorer dans la suggestion et la gradation
 Pour saluer la scĂšne, derniĂšre oeillade du pianofortiste : une Gigue enlevĂ©e, parfois trop martelĂ©e, infligeant des forte Ă  la limite de la rupture. Dommage.

Jodie Devos : jeune mozartienne coloratoure Ă  suivre

DEVOS jodie soprano portrait classqiuenewsCD2. Le diamant de cette seconde partie et qui la rend mĂ©morable, demeure l’air sublime « Mia Speranza adorata » KV 416, trĂšs proche par sa gravitĂ  pudique, oĂč l’amour pourtant blessĂ© triomphe par sa puretĂ© d’intonation, du climat intime et tragique du dernier seria Ă  venir : La Clemenza di Tito (1791). La franchise des aigus, l’abattage plus ciselĂ© et prĂ©cis de l’articulation, la mise en avant du verbe douloureux (avec cette unisson voix/hautbois, surgissant en second plan) sont des plus dĂ©lectables et la soprano coloratoure, aux aigus perçants, nets, timbrĂ©s s’impose Ă  nous (enfin), conciliant virtuositĂ© et intelligence incarnĂ©e, – sauf une justesse alĂ©atoire parfois dans l’air et sa sĂ©quence finale. Mais l’intensitĂ© expressive et l’élĂ©gance pudique de la caractĂ©risation de cet air d’adieux et de sĂ©paration, bouleversent par leur justesse poĂ©tique. D’autant que l’orchestre enfin assagi, adouci au diapason d’un sommet de pudeur nuancĂ©e, s’accorde Ă  la sensibilitĂ© de l’interprĂšte. Jodie Devos, -LaurĂ©ate et finaliste au Concours Reine Elisabeth de chant 2014-, fait actuellement une percĂ©e remarquĂ©e parmi les jeunes espoirs fĂ©minins du chant francophone (elle est nĂ©e en Belgique en 1988) : la jeune diva, qui s’inscrit dans le sillon de celle qui l’a prĂ©cĂ©dĂ©e ici chez Mozart, Sabine Deviehle, chante LakmĂ© Ă  l’OpĂ©ra de Tours, prochain dĂ©fi attendu, Ă  suivre Ă©videmment sur CLASSIQUENEWS.COM. Mozartienne, Jodie Devos chantera prochainement La Reine de la Nuit (voir l’agenda ci aprĂšs). La soprano belge fait partie des jeunes talents fĂ©minins distinguĂ©s par classiquenews en cette fin 2016, avec la soprano elle aussi coloratoure, d’une sĂ©duction flexible, claire, angĂ©lique, la suisse Regula MĂŒhlemann (superbe rĂ©cital MOZART : ARIAS, chez Sony classical, oĂč Regula MĂŒhlemeann chante aussi Lucio Silla)

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CD, compte rendu critique. MOZART : the Vienna concert, 23 march 1783 / AcadĂ©mie du 23 mars 1783. Millenium, Jodie Devos. LGA : Leonardo Garcia Alarcon (2 cd RIC 361 Ricercar, enregistrĂ© en 2015-2016 — 53mn + 56 mn). CLIC « dĂ©couverte » de CLASSIQUENEWS de dĂ©cembre 2016.

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AGENDA
devos jodie sopranoJodie Devos chante LakmĂ© (chef d’oeuvre d’orientalisme romantique français de LĂ©o Delibes, crĂ©Ă© en 1883) Ă  L’OpĂ©ra de Tours, aux cĂŽtĂ©s de Julien Dran (GĂ©rald), Vincent Le Texier (Nilakantha) — premiĂšre production lyrique Ă  Tour sen 2017 : les 27, 29, 31 janvier 2017 (sous la direction du nouveau directeur gĂ©nĂ©ral et artistique de l’OpĂ©ra de Tours, Benjamin Pionnier).

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Approfondir
VOIR notre entretien vidĂ©o avec Benjamin Pionnier, nouveau directeur gĂ©nĂ©ral et artistique de l’OpĂ©ra de Tours, prĂ©sentation de l’opĂ©ra LakmĂ©

Jodie Devos chantera ensuite La Reine de la nuit dans La FlĂ»te enchantĂ©e Ă  l’OpĂ©ra de Dijon, du 17 mars au 3 avril 2017), puis Ă  Paris OpĂ©ra Comique, dans la recrĂ©ation de Le Timbre d’argent de Saint-SaĂ«ns, crĂ©Ă© en 1877 : ouvrage fantastique et romantique, trĂšs original parce qu’il rĂ©serve le premier rĂŽle Ă  une danseuse (RaphaĂ«lle Delaunay), et surtout offre la vision romantique française, version Saint-SaĂ«ns du pacte faustien (9-19 juin 2017). Jodie Devos chante le rĂŽle de Rosa, aux cĂŽtĂ©s de l’HĂ©lĂšne d’HĂ©lĂšne Guilmette. Avec l’excellent baryton, fin et engagĂ©, d’une musicalitĂ© exemplaire, Tassis Christoyannis (Spiridion)

Anniversaire. Lundi 5 dĂ©cembre 2016 … 225Ăšme anniversaire de la mort de Mozart

mozart the new complete box edition deutsche grammophon decca review presentation critique cd classiqueenws maxresdefaultLundi 5 dĂ©cembre 2016 marque le 225Ăšme anniversaire de la mort de Wolfgang Amadeus Mozart. Pour fĂȘter l’Ă©vĂ©nement et le gĂ©nie du plus grand compositeur classique (dĂ©cĂ©dĂ© en 1791), Deutsche Grammophon et la Fondation Mozarteum de Salzbourg ont conçu une remarquable “nouvelle Ă©dition intĂ©grale” des oeuvres du divin Wolfgang (“The New complete Edition”), soit une boĂźte miraculeuse de 200 cd, superbement Ă©ditorialisĂ©s, grĂące Ă  deux beaux-livres, prĂ©sentant la vie et toutes les Ɠuvres ainsi enregistrĂ©es. C’est un CLIC de classiquenews, sĂ©lectionnĂ© dans notre dossier spĂ©cial cd, dvd, livres… Cadeaux de NoĂ«l 2016. Le coffret est dĂ©jĂ  un record de ventes : 1,25 millions de boĂźtes vendues Ă  ce jour, depuis sa parution en octobre dernier : soit en seulement 5 semaines. LIRE notre prĂ©sentation du coffret Mozart 2016, The New complete Edition 

DVD, compte rendu critique. GLINKA : Rouslan et Ludmila. V. Jurowski, Tcherniakov, BolshoĂŻ, septembre 2011 (2 dvd Bel Air Classiques).

glinka rouslan et ludimila jurowski dvd bel air review critique classiquenews clic de classiquenews 81wMK3z1kYL._SL1200_DVD, compte rendu critique. GLINKA : Rouslan et Ludmila. V. Jurowski, Tcherniakov, BolshoĂŻ, septembre 2011 (2 dvd Bel Air Classiques). FEERIE RUSSE INAUGURALE… L’homme de thĂ©Ăątre, sensible aux ĂȘtre dĂ©calĂ©s, en souffrance, Dmitri Tcherniakov, retravaille ici l’univers visuel de Glinka, il Ă©clairict surtout les relations imbriquĂ©es des personnages : hĂ©ros sĂ©parĂ©s, nains intriguants, sorciers et mauvaises fĂ©es, prĂȘts Ă  surgir de l’ombre pour relancer la machine narrative. C’est un livre d’aventures pour lequel Tcherniakov dĂ©livre une vision orfĂšvre, lumineuse, parfois lascive de Rouslan et Ludmila. La production marque l’inauguration du nouveau BolchoĂŻ, restaurĂ©, flambant neuf Ă  l’automne 2011. CrĂ©Ă© in loco en 1842, l’opĂ©ra prend valeur de symbole, – d’autant qu’il a la rĂ©putation d’ĂȘtre dans l’histoire de l’opĂ©ra russe, le premier ouvrage national- ; symbole donc celui du sphynx qui renaĂźt et incarne les fastes de la poĂ©sie russe Ă  l’opĂ©ra. L’action a tout pour plaire : magie et somptuositĂ© sonore, soit un miracle thĂ©Ăątrale et lyrique qu’en son temps, avait relevĂ© et dĂ©fendu l’exigeant Tchaikovski. L’Orient dont rĂȘve Tcherniakov prend corps ici, dans une sĂ©rie de tableaux conçus comme des mirages africains ou de Mongolie, oĂč la pauvre Ludmila, fille du prince de Kiev (somptueuse et sensuelle Albina Shagimuratova / photo ci dessous – dans le rĂŽle de Lucia di Lammermoor de Donizetti), – flanquĂ©e d’un prince sauveur d’Epinal, Rouslan, son fiancĂ© et chevalier de Kiev (Mikhail Petrenko, parfois linĂ©aire et convenu), traverse lieux et palais de albina shagimuratovaperdition pour mieux se retrouver, malgrĂ© les intentions malfaisantes des deux tĂ©nardier prĂȘts Ă  mieux la perdre (couple d’intriguants, Naina et Finn en mĂ©chante et bon sorcier : c’est Finn qui sauve Ruslan et lui permet de retrouver Ludmila car la jeune femme enlevĂ©e par le nain Tchernomor, est par Ratmir qui l’aime bien qu’il soit fiancĂ© Ă  Gorislava
). Tcherniakov inscrit l’action aujourd’hui, mĂ©nageant pour les deux amants sĂ©parĂ©s des tentations bien sensuelles : sirĂšnes vaporeuses d’un harem enchantĂ© et massage thaĂŻ pour le chevalier ; salon rituel avec athlĂšte tatouĂ© pour la jeune Ludmila


 

 

preview_Ruslan-1-photo-by-Damir-Yusupov

 

 

CLIC D'OR macaron 200Dans ce brillant conte pour les enfants et leurs parents, les personnages forcent l’imaginaire de tous les auditeurs / spectateurs, par le relief trĂšs juste de leur apparition : le Finn de Charles Workman, ou le contre tĂ©nor Yuri Minenko dans le rĂŽle de Ratmir le prince de Khalar, l’Ă©pris de Lyudmila et donc vrai rival de Rouslan (acte III, romance du V), ordinairement dĂ©volu Ă  une mezzo
 le contraste entre bons et mauvais garçons est rehaussĂ©, plus digne encore des grandes Ă©popĂ©es chevaleresques : en fin d’Ă©preuves et d’exploits guerriers, Rouslan peut enfin dĂ©livrĂ©e Ludmila, puis la rĂ©veiller de son endormissement dangereux grĂące Ă  l’anneau magique remis par Finn.
En fosse, Vladimir Jurowski cisĂšle les lignes saillantes d’une partition parfois et souvent trop diluĂ©e sous son Ă©vocation orientaliste. Telle vision renforce la caractĂ©risation fine et subtile d’un conte rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©. Le choix de la partition comme la cohĂ©rence et la sĂ©duction visuelle de la production confirment la grande rĂ©ussite de cette soirĂ©e de l’automne 2011 quand le BolchoĂŻ offrait un bain de fĂ©erie lyrique. Il Ă©tait lĂ©gitime d’en conserver la trace filmĂ©e. MĂ©morable.

 

 

DVD, compte rendu critique. GLINKA : Rouslan et Ludmila / Ruslan and Lyudmila. Vladimir Jurowski, Dmitri Tcherniakov, Bolshoï, septembre 2011 — 2 dvd Bel Air Classiques

 

 

LILLE, ONL. L’amour, la danse par Jean-Claude Casadesus

LILLE. Jean-Claude Casadesus : l'annĂ©e de la passationLILLE. Le 1er dĂ©cembre 2016 : RomĂ©o et Juliette par Jean-Claude Casadesus. C’est l’un des axes majeurs de la nouvelle saison de l’Orchestre national de Lille 2016 – 2017 : « L’AMOUR ET LA DANSE », vertiges et passions romantiques par le fondateur historique de l’orchestre lillois, Jean-Claude Casadesus. La RĂ©daction de CLASSIQUENEWS a eu un vrai coup de cƓur pour le dernier CD MAHLER (Symphonie n°2 RĂ©surrection) rĂ©alisĂ© par le chef et son orchestre en un cycle au souffle, dramatique et poĂ©tique, irrĂ©sistible. La mĂȘme fusion complice devrait se dĂ©ployer avec la mĂȘme magie lors de ce premier volet du cycle intitulĂ© « L’AMOUR ET LA DANSE ». La ballet a toujours Ă©tĂ© propice pour le dĂ©passement de l’écriture orchestrale. Depuis le Sacre du Printemps de Stravinsky, nombre de musiques de danse sont devenues de vĂ©ritable piliers des programmations destinĂ©es aux salles de concerts. En voici une nouvelle dĂ©monstration, remarquablement conçue tout au long de cette saison par l’Orchestre national de Lille. Cette saison est un cycle particulier qui voit la transmission se rĂ©aliser entre Jean-Claude Casadesus et son « successeur » rĂ©cemment adoubĂ©, Alexandre Bloch.
casadesus_jean_claude_portrait_290Le programme pourrait exprimer la dialectique philosophique, amour sacrĂ© / amour profane (Ă©galement peinte par le peintre Titien) : amour cĂ©leste grĂące aux climats Ă©thĂ©rĂ©s de NuĂ©es du compositeur contemporain Dominique Probst. Passion convulsive, tragique, mortelle qu’incarne la reine d’Egypte ClĂ©opĂątre, telle que l’a rĂȘvĂ©e, magnifiĂ©e, le jeune Berlioz, qui pourtant dĂ©concertant le jury, n’obtint pas le Premier Prix de Rome (aprĂšs deux autres tentatives : il triomphera l’annĂ©e suivante avec La Mort de Sardanapale en 1830). Amours fulgurantes, spectaculaires, voire glaçantes dans la fresque RomĂ©o et Juliette, Suite orchestrale tirĂ©e du trĂšs impressionnant ballet conçu par Prokofiev. Le programme est copieux, divers, fruit d’une caractĂ©risation spĂ©cifique comme sait en ciseler les fruits instrumentaux, le chef devenu lĂ©gendaire, Jean-Claude Casadesus. Concert Ă©vĂ©nement.

Cycle L’Amour et la danse I : RomĂ©o et Juliette
Orchestre national de Lille et Jean-Claude Casadesus
JEUDI 1er DECEMBRE 2016, 20h
Auditorium du Nouveau SiĂšcle, LILLE

RESERVEZ VOTRE PLACE
Concert repris le 3 décembre 2016, au Colisée à LENS, 20h30
http://www.onlille.com/event/20169-romeo-juliette/

Programme :

PROBST: Nuées
BERLIOZ: La Mort de Cléopùtre
PROKOFIEV: Roméo et Juliette (extraits)
Direction : Jean-Claude Casadesus
Mezzo-soprano : Hermine Haselböck (Berlioz)

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Rencontre avec le chef aprĂšs le concert. Prochain volet du cycle L’AMOUR et LA DANSE, « PoĂšme de l’extase » (Beethoven, R. Strauss, Scriabine), les 19, 20, 21, 24 et 25 janvier 2017.

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casadesus_603x380 Ugo ponte ONLenglish : ROMEO AND JULIET

LOVE AND DANCE SERIES, / EPISODE 1
Jean-Claude Casadesus has given his entire life over to music, with a passion unique to him. What could be more befitting to him than the Love and dance Series: with Dominique Probst’s poetic NuĂ©es, Berlioz’s dramatic Death of Cleopatra, and Prokofiev’s legendary Romeo and Juliet, you are invited to truly celebrate life!
Booking your place for this concert in Lille :
http://www.onlille.com/event/20169-romeo-juliette/

 

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discographie :

mahler casasesus jean claude orchestre national lille cd review cd critique classiquenews cd EVCD027-Cover-ONL-1024x1024CD, compte rendu critique. Mahler : Symphonie n°2 (Jean-Claude Casadesus, Orchestre national de Lille, novembre 2015, 1 cd Ă©vidence classics). Dans le premier mouvement, Jean-Claude Casadesus retrouve une partition qu’il connaĂźt parfaitement pour l’avoir de nombreuses fois diriger et analyser. Le chef construit d’abord, un rempart progressif depuis le chant tellurique des contrebasses, porteur d’une Ă©nergie de plus en plus vive, aprĂšs l’expression d’une certaine rĂ©signation coupable. La Totenfeier (Marche funĂšbre, requiem des illusions perdues) est ainsi magistralement exprimĂ©e dans son format spectaculaire, aux dimensions propres Ă  celle d’un apocalypse, voire du Jugement Dernier. La baguette saisit et mesure l’ampleur des forces en prĂ©sence comme l’enjeu de ce qui se joue ici : le destin d‘une vie. CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2016

Dans les Coulisses de La Monnaie

mitridate_bruxelles clarac rousset david hansen comptre rendu critique classiquenews 31TĂ©lĂ©. ARTE, dimanche 4 dĂ©cembre 2016. Dans les coulisses de La Monnaie (23h55). Pendant deux saisons artistiques, une camĂ©ra a filmĂ© le travail de prĂ©paration avant chaque production lyrique : rĂ©pĂ©titions piano, avec les chƓurs, puis directions d’acteurs des solistes pilotĂ©s par le metteur en scĂšne, 
 ; installation des dĂ©cors, rĂ©glages et adaptation techniques, conception et rĂ©alisation des costumes, essayages, derniĂšres retouches, 
 , sans omettre au prĂ©alable, discussions budgĂ©taires et Ă©chafaudage des plans : soit une armĂ©e de l’ombre, fourmis efficaces, invisibles et pourtant nĂ©cessaires.

Celles et ceux qui font l’opĂ©ra et enchantent la scĂšne lyrique :

coulisses enchanteresses

arte_logo_2013L’OpĂ©ra bruxellois La Monnaie dĂ©voile tous les corps de mĂ©tiers qui permettent au spectateur d’applaudir in fine un spectacle qui aura demandĂ© des heures de travail prĂ©alable, combien de rĂ©unions de discussions et de rĂ©flexion au sein de l’équipe artistique, elle-mĂȘme avec l’administration du thĂ©Ăątre bruxellois
 Le sujet est ambitieux, et la rĂ©alisation, vivante, et richement illustrĂ©e.
Dommage que mĂȘme sur une chaĂźne culturelle, un documentaire de cette valeur, sur un sujet si passionnant soit diffusĂ© aussi tard


En 1h30, le film met en lumiĂšre ces « enchanteurs » de l’ombre qui rendent possible le rĂȘve et la magie, Ă  dĂ©faut : l’illusion du thĂ©Ăątre lyrique, de se rĂ©aliser le temps d’une production. A travers les multiples sĂ©quences de travail, se prĂ©cisent toutes les Ă©tapes prĂ©liminaires d’un spectacle, avant sa reprĂ©sentation, les surprises et les dĂ©ceptions, le jaillissement imprĂ©vu d’instants de grĂące aussi d’un genre qui malgrĂ© la fonte des budgets de la culture, demeure vivace, souvent trĂšs engagĂ© voire ancrĂ© dans l’actualitĂ© contemporaine par les visions et la conception du spectacle ainsi prĂ©sentĂ©. Le rĂ©alisateur double son rĂ©cit d’une narration historique, permettant de reprĂ©ciser les enjeux d’une forme musicale et thĂ©Ăątrale captivante depuis ses origines Ă  Florence au dĂ©but du XVIIĂšme siĂšcle. Commentaire dit par JosĂ© Van dam. Incontournable.

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arte_logo_2013Télé. ARTE, dimanche 4 décembre 2016. Dans les coulisses de La Monnaie (23h55).