CD, critique. Mozart: Die Schuldigkeit des ersten Gebots (Classical Opera / Ian Page, 2cd Signum classics 2012)

Mozart Die Schuldigkeit des ersten Gebots cd critique cd review par classiquenewsCD, critique. Mozart: Die Schuldigkeit des ersten Gebots (Classical Opera / Ian Page, 1 cd Signum classics). RĂ©surrection sincĂšre
 On ne saura trop louer l’initiative du chef britannique Ian Page, fondateur en 2017 de la compagnie (orchestre et chanteurs), The Mozartists, dont le nom indique l’expression et la rĂ©alisation d’une passion, idĂ©alement maĂźtrisĂ©e, la musique de Mozart : symphonies, cantates, oratorios, etc
 et aussi l’opĂ©ra, genre privilĂ©giĂ© pour lequel Ian Page a fondĂ© un collectif dĂ©sormais dĂ©diĂ© « Classical Opera ». AprĂšs Apollo e Hyacinthus (mai 2012), voici un drame peu connu d’une poĂ©sie exceptionnelle aux thĂšmes graves et d’une finesse insoupçonnĂ©e (comme souvent chez Wolfgang). Die Schuldigkeit des ersten Gebots / Le devoir du Premier Ordre ainsi rĂ©vĂ©lĂ© (enregistrĂ© Ă  l’Ă©tĂ© 2012), fait partie du cycle intĂ©gral dĂ©diĂ© aux oeuvres de Mozart, une collection de performances donnĂ©es en public et objets d’enregistrements jusqu’au 250Ăš anniversaire de la mort de Mozart soit en 
 2041. Une OdyssĂ©e qui se construit peu Ă  peu – comme celle dĂ©diĂ©e Ă  Haydn (et rĂ©alisĂ©e par le chef Giovanni Antonini et le label Alpha), et qui nous offre rĂ©guliĂšrement de superbes surprises : l’implication collective, le sens du dĂ©tail, du drame, de l’articulation en gĂ©nĂ©ral (musique et texte) suscitent l’enthousiasme.
C’est le cas ici de cette rĂ©surrection du premier drame composĂ© par Mozart Ă  
 11 ans (1767).
L’oratorio met en scĂšne le Christ qui doute, auquel apparaissent 3 allĂ©gories : l’esprit du christianisme, la Justice divine, la MisĂ©ricorde divine.
Christianisme et Justice dĂ©fendent l’impact du Jugement dernier et de l’Enfer pour guider l’ñme chrĂ©tienne. Mais celle ci succombe aux dĂ©lices et promesses Ă©voquĂ©es par l’Esprit matĂ©rialiste. Le Christianisme n’entend pas cĂ©der un pouce et comme un docteur, argumente, explicite, accompagne dans ses doutes, puis convainc le chrĂ©tien.
La musique des parties 2 et 3 a hĂ©las disparu : il s’agissait des derniĂšres tentatives de l’esprit chrĂ©tien pour sauver l’ñme qui doute ; comparĂ© Ă  un arbre vert mais stĂ©rile, sans fruits, sans foi. Dans la partie 3, l’ñme chrĂ©tienne a vaincu ses propres dĂ©mons ; sa vanitĂ© et son orgueil : pleine d’humilitĂ© et de contrition, le chrĂ©tien nouveau repousse les plaisirs illusoires et si vain du matĂ©rialisme.
On peut ĂȘtre Ă©tonner de la gravitĂ© doctorante du sujet qui produit chez le jeune Mozart, tout sauf une musique discursive, aride et ennuyeuse.

La vivacitĂ© de l’écriture y est amplifiĂ©e par une lecture pleine de vie et d’ardeur (l’activitĂ© de l’esprit chrĂ©tien Ă©lectrisĂ©, tenace pour sauver l’ñme de celui qui doute). Propre aux annĂ©es 1760, Wolfgang fusionne la coupe rĂ©pĂ©titive des napolitains et la nervositĂ© profonde des cordes dans l’esprit de Mannheim. Le souvenir des oratorios germaniques, ceux des fils de JS BACH, en particulier de Carl Philip Emanuel est prĂ©sent, dans une langue ciselĂ©e (rĂ©citatif) et l’intensitĂ© orchestralement raffinĂ©e des arias.

Les solistes s’efforcent tous : engagĂ©s Ă  dĂ©faut d’ĂȘtre rĂ©ellement fins et nuancĂ©s, vivants sans maniĂ©risme ni surenchĂšre ; car si nous sommes au thĂ©Ăątre, l’église et la dignitĂ© morale qui nourrissent l’enjeu final, sont essentielles.
L’esprit du christianisme a la verve discursive et l’ éloquence facile (le tĂ©nor Andrew Kennedy, fin, linguistiquement percutant, le plus inspirĂ© de la troupe) ; la MisĂ©ricorde souvent associĂ©e aux cors majestueux, un rien solennels (Sarah Fox, mezzo) s’exalte, s’enivre
 ; l’Esprit matĂ©rialiste a toute les sĂ©ductions trompeuses grĂące Ă  la coloratoure sĂ»re de la soprano Sophie Bevan, familiĂšre de la troupe fondĂ©e par Ian Page (elel chante Zaide et le rĂ©cital « Perfido! » avec un aplomb spectaculaire : la sincĂ©ritĂ© et l’intensitĂ© du chant font mouche.

DĂšs son premier air, qui vient en fin de premiĂšre partie (fin du cd1), soit aprĂšs l’exposition des toutes les allĂ©gories, le Christ ou l’ñme qui doute trouve dans le chant du tĂ©nor Allan Clayton, une incarnation Ă  la fois vivante et tourmentĂ©e, parfois tendue (avec cor naturel obligĂ©), voire raide et lĂ©gĂšrement fausse, qui manifeste les doutes, les efforts, la peine et l’inquiĂ©tude, les doutes qui Ă©treignent son esprit fragile.
Moins convaincante aussi la Justice divine (Cora Burggraaf au timbre pincé voire trop étroit, acide, voix courte) est plus contournée
 donc plus bancale.

MalgrĂ© ses petites rĂ©serves, nous bĂ©nĂ©ficions d’une tenue collective trĂšs investie qui a le mĂ©rite d’aborder l’oeuvre Ă  travers ses climats intĂ©rieurs ; le doute Ă©tant lovĂ© au coeur de son architecture et des caractĂšres de chaque piĂšce. Ian Page dĂ©voile chez le Mozart adolescent, une maturitĂ©, un sens des couleurs, une intelligence dramatique qui force l’admiration. La partition certes incomplĂšte, prĂ©pare l’oratorio parfait, La Betulia Liberata (1771)
 animĂ© par un souffle permanent, une ivresse d’un nouveau raffinement (l’oeuvre est-elle prĂ©vue prochainement dans le planning des rĂ©alisations de Ian Page ? A suivre
).

BONUS : le cd2 comprend outre les derniers airs de l’oratorio de 1767, un documentaire vidĂ©o sur les conditions et la genĂšse de l’enregistrement
 A voir absolument pour comprendre la maturation et l’évolution du langage musical du jeune Mozart.

 
 
 

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CD, critique. Mozart: Die Schuldigkeit des ersten Gebots . Le Devoir du Premier Ordre, 1767 (Classical Opera / Ian Page, 2012 – 2 cd Signum records).

 
 
 

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ENTRETIEN AVEC LE QUATUOR VENDÔME (CrĂ©ations)

ENTRETIEN AVEC LE QUATUOR VENDÔME. En mai 2018, paraissait chez Klarthe records, un programme rĂ©jouissant, totalement dĂ©diĂ© Ă  la crĂ©ation, mĂȘlant des oeuvres signĂ©es Bacri, Beffa, Escaich, Connesson
 quatuor de compositeurs vivants rĂ©pondant au geste explorateur d’un quatuor en connexion avec son Ă©poque ; autant de crĂ©ateurs contemporains qui ont jouĂ© ainsi la carte de l’inĂ©dit, rĂ©pondant Ă  la commande des quate instrumentistes du quatuor de clarinettes, le QUATUOR VENDÔME. Élu « CLIC de CLASSIQUENEWS » (printemps 2018), le cd rĂ©vĂšle et souligne l’étonnante cohĂ©rence des quatre clarinettistes, alliant sens de l’écoute, partage et complicitĂ©. Vertus profitables pour une sonoritĂ© et un geste affĂ»tĂ©s, vifs, particuliĂšrement convaincants. Entretien avec le QUATUOR VENDÔME
 sur la notion de travail et d’entente collectifs, sur les bĂ©nĂ©fices aussi qu’a aujourd’hui une formation chambriste dans la dĂ©fense des Ă©critures de notre temps


 

 

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CLASSIQUENEWS.COM / CNC : Comment avez vous travaillé avec chaque compositeur dans la réalisation de leur piÚce respective ? De quelle façon il est important de pouvoir recueillir au cours du processus de création, les commentaires et les indications des auteurs ?

QUATUOR VENDÔME : Travailler avec des compositeurs aussi talentueux et reconnus a Ă©tĂ© un moment privilĂ©giĂ©. PassĂ©e la petite apprĂ©hension de l’inconnue que rĂ©serve toute Ɠuvre nouvelle, la conscience de l’enjeu musical a trĂšs vite succĂ©dĂ© au plaisir de la dĂ©couverte. Nous tenions Ă  maitriser au mieux les textes avant de rencontrer les cinq compositeurs. Ils nous ont tous montrĂ© un bel enthousiasme Ă  la premiĂšre Ă©coute, moment toujours important dans le processus de crĂ©ation, car chargĂ© d’attentes de reconnaissance de part et d’autres : « Rendons-nous justice Ă  la musique » du point de vue des interprĂštes, « mon Ɠuvre est-elle rĂ©ussie » se demande le compositeur ?
MalgrĂ© une rĂ©elle autonomie musicale du groupe, basĂ©e sur nos dĂ©jĂ  nombreuses expĂ©riences de chambriste, soliste ou musicien d’orchestre, travailler avec les crĂ©ateurs nous a apportĂ© indĂ©niablement un « supplĂ©ment d’ñme » dans notre interprĂ©tation, sur le caractĂšre des piĂšces, en particulier, un sens du dĂ©tail Ă©galement. Nous avons souhaitĂ© nous approprier entiĂšrement les Ɠuvres que nous ont confiĂ© les compositeurs.

 

 

CLASSIQUENEWS.COM / CNC : Comment dĂ©finiriez vous le son de votre ensemble ? Qu’est ce qui fait sa singularitĂ© ?

QUATUOR VENDÔME : Sommes-nous vraiment les mieux placĂ©s pour dĂ©finir l’identitĂ© sonore de notre formation ?
Ce qui nous amuse et nous rassure en mĂȘme temps sont les commentaires de ceux qui nous connaissent le mieux tous les quatre individuellement, amis musiciens, professionnels ou Ă©tudiants :
« J’ai essayĂ© de reconnaitre qui joue quelle partie dans l’enregistrement et me suis trompĂ© Ă  chaque fois ! »
Notre démarche de chambriste est réelle, mais il faut constamment veiller à « rentrer dans le rang », ne jamais abuser de notre potentiel « solistique » sans le renier non plus, et tenter toujours de concilier quatre fortes personnalités musicales.

 

 

CLASSIQUENEWS.COM / CNC : De quelle façon chaque piÚce exploite-t-elle les particularités du Quatuor de clarinettes ?

QUATUOR VENDÔME : Lorsque nous avons choisi les compositeurs pour cet enregistrement, nous nous sommes gardĂ©s de leur donner un cahier des charges. Ils avaient « carte blanche » avec pour seule consigne de ne nous Ă©pargner aucune difficultĂ© technique.          Nous avons sur ce point Ă©tĂ© servis, tant les quatuors sont exigeants par leurs difficultĂ©s rythmiques, leurs fulgurances, par l’utilisation sans rĂ©serves de tout l’ambitus de l’instrument, l’emploi de nuances extrĂȘmes parfois aux limites de la rupture du son.

 

 

CLASSIQUENEWS.COM / CNC : Quels sont les principaux défis pour un quatuor de clarinettes ? Y a t il un/des meneur/s ? Chaque instrument est il soliste égal aux autres ?

QUATUOR VENDÔME : La grande qualitĂ© de ce type de formation est de pouvoir trouver assez rapidement une forme d’homogĂ©nĂ©itĂ©, comme d’autres formations de chambre issues de la mĂȘme famille d’instruments. Le « dĂ©faut de la qualité » est le risque d’avoir toujours le mĂȘme son. Pour apporter de la variĂ©tĂ© (et aussi pour rester bons amis ?), nous avons dĂ©cidĂ© dĂšs les dĂ©buts de l’ensemble il y a quinze ans d’alterner au sein du groupe toutes les parties, de la clarinette soprano Ă  la petite clarinette, de la clarinette basse au cor de basset
 Il en dĂ©coule une grande variĂ©tĂ© de couleurs, les thĂšmes circulent davantage, le public est surpris et sĂ©duit par ce jeu de « chaises musicales ».
Une autre de nos spĂ©cificitĂ©s est peut-ĂȘtre le choix des rĂ©pertoires. Nous n’avons eu de cesse de donner en quelques sortes « ses lettres de noblesses » Ă  cette formation qui manquait cruellement de piĂšces originales de qualitĂ© et de transcriptions convaincantes.
Nous incluons Ă©galement toujours une piĂšce de grande virtuositĂ© dans nos programmes ; la clarinette n’est-elle pas aussi un instrument volubile ? Nous aimons Ă  croire que le Quatuor VendĂŽme a suscitĂ© de nombreuses vocations en France et Ă  l’étranger, et constatons qu’il existe maintenant beaucoup plus de quatuors de clarinettes qu’il y a 15 ans !

 

 

Propos recueillis Ă  l’étĂ© 2018

 

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creation quatuor de vendome clarinette cd review critique cd par classiquenews kla046couv_lowLIRE aussi notre critique complùte du cd CREATIONS : QUATUOR VENDÔME. Bacri, Beffa, Escaich, Connesson
 (1 cd Klarthe records (2011-2016). Paru en mai 2018.
http://www.classiquenews.com/can-critique-creations-quatuor-vendome-bacri-beffa-escaich-connesson-1-cd-klarthe-records-2011-2016/

 

 

 

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Québec. Le Festival Classica présente le REQUIEM de MOZART

mozart-vignette-carre-depeche-mozart-2016QuĂ©bec. 15, 17 et 18 nov 2018. MOZART : Requiem. Le Festival Classica et L’Harmonie des saisons poursuivent en cette seconde Ă©dition, une fructueuse coopĂ©ration artistique et musicale qu’incarne une passionnante tournĂ©e automnale dans les villes de la rive sud du Saint-Laurent et au sud de MONTREAL : Saint-Lambert, Granby, Saint-Constant et Boucherville, afin d’y prĂ©senter le Requiem de Mozart : son testament spirituel et artistique, que le compositeur salzbourgeois, mort trop jeune, en 1791, laisse cependant inachevĂ©.
Grande messe chorale, la partition devenue un vĂ©ritable mythe musical, mĂȘle grand chƓur, quatuor de solistes et orchestre incandescent, car il faut ici, et
accompagner les dĂ©funts jusqu’à leur sĂ©pulture, et aussi exprimer l’espĂ©rance de la rĂ©demption au ciel. DĂ©ploration et sublimation. Deuil et rĂ©surrection. Douleur et joie.
Pour 4 reprĂ©sentations, soit 3 dates, les 15 (19h30), 17 (Ă  14h et 20h) et 18 (20h) novembre 2018, le Requiem de Mozart est jouĂ© sur instruments d’époque, et dans la version que Mozart ne connut pas, dont le Libera Me complĂ©tĂ© par Sigismund von Neukomm. L’ultime partition de Mozart recueille la sincĂ©ritĂ© la plus intime, les rĂ©flexions les plus sombres d’un gĂ©nie touchĂ© par la grĂące et la tendresse. Un peintre et un poĂšte ayant su exprimer comme nul autre la force et l’infini de l’amour. C’est en rĂ©alitĂ© par la tendresse de certains passages, une liturgie de la mort, Ă  la fois funĂšbre et lumineuse.

 

 

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45 musiciens, instrumentistes et chanteurs sont réunis sous la direction du chef Eric Milnes. Direction artistique : Mélisande Corriveau.
Solistes :
HĂ©lĂšne Brunet, soprano
Caroline GĂ©linas, mezzo-soprano
Mark Bleeke, ténor
Marc Boucher, baryton

 

 

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Concert présenté par le Festival CLASSICA, 1er festival de musique au Québec (Canada) : prochaine édition du 24 mai au 15 juin 2019, spécial «  De Berlioz aux Bee Gees » : LIRE toutes les infos sur le festival CLASSICA 2019
http://www.festivalclassica.com

 

 

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JEUDI 15 NOVEMBRE 2018, 19h30
PAROISSE CATHOLIQUE DE SAINT-LAMBERT
41, av. Lorne, Saint-Lambert

 

 

SAMEDI 17 NOVEMBRE 2018, 14h
ÉGLISE SAINTE-FAMILLE
115, rue Principale, Granby

SAMEDI 17 NOVEMBRE 2018, 20h
PAROISSE SAINT-CONSTANT
242, rue Saint-Pierre, Saint-Constant

 

 

DIMANCHE 18 NOVEMBRE 2018, 15h
ÉGLISE SAINTE-FAMILLE
560, boul. Marie-Victorin, Boucherville

 

 

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RESERVATIONS
Billets en vente au www.festivalclassica.com ou au 450 912-0868, poste 101, au prix régulier de 30 $ ou 20 $ pour étudiants (taxes et frais de services en sus).
Enfant 12 ans et moins : Gratuit

 

 

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Informations et réservations, cliquez ici   

 

http://www.festivalclassica.com/le-requiem-de-mozart.html

CHD, Concert de l’Hostel-Dieu. L’autre Stabat Mater de Pergolesi

concert-de-l-hostel-dieu-vignette-partenaire-concert-annonce-saison-2018-2019-sur-classiquenewsLYON, 16, 18 nov 2018. CONCERT DE L’HOSTEL DIEU / Stabat mater de PERGOLESI. ImplantĂ© au cƓur de la mĂ©tropole Lyonnaise, l’ensemble sur instruments anciens, fondĂ© par Franck-Emmanuel Comte : le Concert de l’Hostel-Dieu, poursuit une brillante nouvelle saison Ă  partir d’octobre 2018 : le premier programme « PLAY BACH » souligne la triple recherche du collectif : Ă©largir les champs de crĂ©ation, dĂ©fricher les partitions avec un regard neuf, rĂ©actualiser constamment le baroque comme s’il s’agissant d’un laboratoire propice Ă  l’expĂ©rimentation et Ă  l’invention. Et donc repenser et revivifier la forme du concert
 Le spectateur est invitĂ© Ă  participer Ă  une aventure critique qui Ă©largit rĂ©pertoire et formes musicales, comme elle cherche aussi Ă  rĂ©inventer l’expĂ©rience du spectacle, du concert,  la place de l’auditeur. Le rĂ©cent spectacle prĂ©sentĂ© aux Nuits de FourviĂšre, accord superlatif de la musique baroque (instrumentale et vocale) et de la danse contemporaine : « Folia » , montre combien il est crucial pour Franck-Emmanuel Comte d’échanger et de croiser les expĂ©riences et les disciplines pour faire Ă©merger une aventure collective qui ne sacrifie rien Ă  la poĂ©sie pure. LIRE notre compte rendu du spectacle LA FOLIA prĂ©sentĂ© aux Nuits de FourviĂšre en juin 2018.
Concert de  l hostel dieu franck emmanuel comte saison 2018 2019 couverture-600x902Voici les premiers temps forts d’une saison particuliĂšrement prometteuse et plurielle, emblĂ©matique d’un ensemble lyonnais qui sait ouvrir et rĂ©gĂ©nĂ©rer l’expĂ©rience du Baroque aujourd’hui. Play Bach, Stabat Mater, Marco Polo, Vivaldi reloaded
 autant de jalons d’un parcours singulier d’octobre 2018 Ă  juin 2019 qui rĂ©gĂ©nĂšre l’accĂšs Ă  la musique classique. La nouvelle saison est intitulĂ©e “ALCHIMIE” : une dĂ©claration d’intention car en dĂ©finitive tout repose sur la conjonction d’Ă©lĂ©ments disparates, volatiles, tĂ©nus mais essentiels pour que se concrĂ©tise dans l’instant du concert, la poĂ©tique du partage et de la dĂ©couverte. Tout est question d’alchimie…

 

 

 

CONCERT DE L'HOSTEL DIEU : saison 2018 - 2019

Franck-Emmanuel Comte et les musiciens du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU © Jean Combier

 

 

 

 

 

 

 

NOVEMBRE 2018
PERGOLESI : STABAT MATER
Version d’époque, inĂ©dite et lyonnaise

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pergolesi-pergolese-portrait-classiquenews-pergolese1STABAT MATER 
 Le programme Ă©claire le travail spĂ©cifique de Franck Emmanuel Comte Ă  partir des archives de la BibliothĂšque de Lyon, dont un manuscrit retrouvĂ© propose une version inĂ©dite du Stabat Mater de PergolĂšse : son oeuvre ultime et son testament spirituel et musical puisque le jeune gĂ©nie napolitain devait mourir quelques jours aprĂšs avoir composĂ© le Stabat. Le Concert de L’HOSTEL DIEU associe Ă  la piĂšce de Pergolesi, des polyphonies traditionnelles et des tarentelles napolitaines, quelques chansons (Donna Isabella, La Carpinese) pour une immersion dans l’univers de la Semaine Sainte Ă  Naples. La version restaurĂ©e est celle pour 5 solistes, plus Ă©loquente et thĂ©Ăątrale. Le disque de ce programme inĂ©dit est annoncĂ© chez ICM records en octobre 2018.
L’autre Stabat Mater : le Stabat Mater de PergolĂšse que rĂ©vĂšle Franck Emmanuel Comte Ă©claire la riche et trĂšs intense activitĂ© des sociĂ©tĂ©s de musique Ă  Lyon dĂšs le XVIIIĂš, comme l’AcadĂ©mie du Concert, institution trĂšs ouverte Ă  la mode italienne et donc napolitaine. Partition cĂ©lĂ©brĂ©e dĂšs ses premiĂšres exĂ©cutions, le Stabat mater de PergolĂšse est l’objet de toutes les convoitises et se trouve adaptĂ© selon les effectifs Ă  disposition. La version de l’AcadĂ©mie du Concert est aujourd’hui dĂ©posĂ©e Ă  la BibliothĂšque municipale de Lyon. La partie de l’alto y est confiĂ©e Ă  un baryton, et les sĂ©quences des fugues et du verset « O quam tristes », sont arrangĂ©s pour cinq voix. Le poĂšme latin gagne une nouvelle ampleur, des couleurs inĂ©dites, propice Ă  une cĂ©lĂ©bration opĂ©ratique de la dĂ©ploration de la Vierge confrontĂ©e au sacrifice et Ă  la mort de son Fils. Franck Emmanuel Comte n’en oublie pas pour autant ce qui relĂšve d’un vĂ©ritable voyage mystique, immersion dans le contexte culturel et traditionnel napolitain que Le Concert de l’Hostel Dieu connaĂźt particuliĂšrement pour avoir dĂ©couvert nombre de manuscrits Ă©tonnants dans le Fonds de la BibliothĂšque de Lyon. RĂ©servations et infos

 

 

 

 

 

3 DATES
Vendredi 16 novembre 2018 : Conférence musicale à la BibliothÚque municipale de Lyon (69)
Dimanche 18 novembre 2018 : Chapelle de l’Hîtel-Dieu à Lyon (69)
20 novembre 2018 : Saint John’s Smith Square – Londres (RU)

DURÉE : 1h10 sans entracte

 

 

 PROGRAMME

Giovanni Battista Pergolesi : Stabat Mater, version inĂ©dite issue d’un manuscrit conservĂ© Ă  la BibliothĂšque de Lyon. Polyphonies traditionnelles et tarentelles napolitaines.

DISTRIBUTION
Heather Newhouse, soprano
Anthea Pichanick, contralto
Sebastian Monti, ténor
Romain Bockler, baryton
Guillaume Olry, basse
Le Concert de l’Hostel Dieu
Franck-Emmanuel Comte, orgue et direction

 

 

Le Stabat mater de Pergolesi… un mythe musical. Le Stabat Mater recueille les larmes de Marie au pied de la croix oĂč son Fils a Ă©tĂ© sacrifié  Debout la mĂšre / Stabat mater
 « Debout la mĂšre des douleurs pleurait tout auprĂšs de la croix oĂč son fils agonisait ; et son Ăąme qui gĂ©missait, pleine de deuil et de tristesse, par le glaive fut percĂ©e  »
Plainte dolente et fervente, le texte remonte au XVIĂš, ici mis en musique par deux compositeurs baroques napolitains. Alessandro Scarlatti (en 1724, honorant une commande de la confrĂ©rie des Chevaliers de la Vierge des douleurs), puis le gĂ©nial et mort trop tĂŽt, Pergolesi, qui signe ainsi son testament artistique. L’inspiration est hautement spirituelle voire mystique, inspirĂ© par la souffrance d’une mĂšre, recueillant le corps torturĂ© de son fils

La partition de Scarlatti sera ainsi chantĂ© chaque Vendredi Saint, jusqu’en 1736 Ă  Naples selon le voeu des Chevaliers ; lesquels ensuite, dĂ©sirant un opus plus moderne, passent commande au cadet de Scarlatti, le jeune et dĂ©jĂ  gĂ©nial Pergolesi qui n’a que 26 ans. Avant de mourir, deux mois aprĂšs cette commande, Ă  cause de la Tuberculose, le jeune napolitain livre un chef d’oeuvre pour deux voix solistes et continuo. AprĂšs avoir composĂ© son Stabat, Pergolesi se retire au couvent des Capucines de Puzzuoli.

L’Orchestre National de Lille Ă  l’Ă©poque des LumiĂšres

logo_ONL_2016LILLE, ONL : Mozart, Boieldieu, les 24, 25 oct 2018. L’Orchestre National de Lille retrouve le chef Jan Willem de Vriend (l’un des 3 chefs associĂ©s Ă©troitement Ă  la vie de l’Orchestre Ă  chaque saison) dans un cycle Ă©clectique qui s’intĂ©resse aux Ă©critures concertantes et dĂ©jĂ  symphoniques de Bach, Boieldieu, Mozart et surtout Rameau
 Pleine immersion dans le bain bouillonnant des LumiĂšres, quand le XVIIIĂš façonne Ă  sa maniĂšre l’évolution de l’écriture pour les instruments.
Outre le Concerto pour harpe de Boieldieu (Ă©crit Ă  Paris en 1801, dans le style viennois, associant virtuositĂ© et raffinement), raretĂ© d’une exceptionnelle Ă©lĂ©gance, l’ONL met en lumiĂšre le feu mozartien et la sensibilitĂ© coloriste d’un Rameau dĂ©cidĂ©ment trĂšs moderne dans son approche et sa conception de l’écriture instrumentale. Les rĂ©vĂ©lations de ce programme sont prometteuses. C’est un volet primordial aux cĂŽtĂ©s des concerts du rĂ©pertoire, prĂ©sentant les Ɠuvres mieux connues des XIXĂš et XXĂš siĂšcles.

Un Rameau mĂ©connu : Les FĂȘtes de PolymnieRAMEAU / MOZART : L’EQUATION MAGICIENNE. Quelle belle idĂ©e de mettre en perspective dans le cadre d’un seul concert, Rameau et Mozart. Le premier apporte toutes les idĂ©es et les couleurs en une Ă©criture qui cĂ©lĂšbre le gĂ©nie de la musique pure ; dans son dernier opĂ©ra Les BorĂ©ades (qu’il ne verra jamais reprĂ©sentĂ© car les rĂ©pĂ©titions sont annulĂ©es au moment de sa mort, le 12 septembre 1764), Rameau « ose » un orchestre somptueux, d’un chromatisme nouveau dont le colorisme et cette sensibilitĂ© nouvelle au paysage atmosphĂ©rique annonce l’impressionnisme de Debussy. Rien de moins. C’est dire le champs expressifs qui s’offre ainsi au travail des instrumentistes de l’orchestre.
Dans Les BorĂ©ades, Rameau imagine les saisons (tempĂȘtes, souffle des vents du nord, incarnĂ©s par le dieu aĂ©rien BorĂ©e et ses fils), mais aussi prend clairement partie pour les prisonniers et les esclaves torturĂ©s (en une scĂšne de torture d’une violence inouĂŻe, oĂč la reine de Bactriane Alphise est malmenĂ©e par BorĂ©e et ses fils, BorilĂ©e et Calisis, Ă  l’acte V
). Dans ses Suites de danses, qui apportent la respiration nĂ©cessaire pour Ă©quilibrer l’architecture de l’opĂ©ra, riche en rebondissements et Ă©preuves diverses, Rameau invente vĂ©ritablement l’autonomie de l’orchestre dans le flux de l’opĂ©ra : la tempĂȘte de l’acte III, qui exprime alors la colĂšre de BorĂ©e (lequel enlĂšve Alphise), le paysage dĂ©vastĂ© qui s’en suit (dĂ©but de l’acte IV) indique l’essor poĂ©tique de l’orchestre, vĂ©ritable acteur du drame, qui permet aussi un parallĂšle Ă©loquent entre l’état de la nature et l’état intĂ©rieur et psychique du hĂ©ros qui est alors en scĂšne (au dĂ©but du IV, c’est Abaris, aimĂ© d’Alpise qui paraĂźt, dĂ©muni, inquiet car il ne voit plus celle qu’il aime et qu’a kidnappĂ© BorĂ©e et sa clique de vents haineux)


En homme des LumiĂšres, Rameau annonce l’engagement des hommes de bonne volontĂ© et aussi ce mouvement de la sensibilitĂ© qui s’intĂ©resse aux modulations de la Nature, en son Ă©ternel et cyclique Ă©ternitĂ©. Le dĂ©fi pour un orchestre d’instruments modernes est de retrouver le style baroque dĂ©jĂ  prĂ©classique et prĂ©romantique (rĂ©solution des ornements, tenue d’archet, ligne mĂ©lodique Ă  partir des temps forts et secondaires, 
). L’expĂ©rience du chef est ici primordiale pour rĂ©ussir ce dĂ©fi de la pratique historiquement informĂ©e, qui infĂ©ode la technicitĂ© Ă  la juste expression.
BOIELDIEU portrait par classiquenews 800px-Fr-Adrien_BoieldieuRare les programmes qui ont l’audace de la mise en perspective, remontant jusqu’au XVIIIĂš, Ă  la (re)dĂ©couverte des compositeurs dont le langage a façonnĂ© aussi l’histoire de l’écriture orchestrale. Ainsi ce concert, exaltant les Ă©critures de JS BACH, BOIELDIEU, MOZART et RAMEAU, rend -t-il hommage Ă  cette pĂ©riode souvent boudĂ©e, oĂč s’est construit l’essor symphonique, prĂ©parant aux grandes Ɠuvres du plein XIXĂš. De sorte que l’on comprend comment tout est nĂ©, dans la 2Ăš moitiĂ© du XVIIIĂš, le siĂšcle des LumiĂšres. Le cas de Boieldieu est emblĂ©matique de ces auteurs mĂ©connus, oubliĂ©s, et pourtant majeurs Ă  leur Ă©poque : bravant les alĂ©as politiques de son Ă©poque (nĂ© sous l’Ancien RĂ©gime, vivant sous la Terreur, cĂ©lĂ©brĂ© durant le Consulat et l’Empire, puis estimĂ© des Bourbons, enfin ruinĂ© par la RĂ©volution de Juillet 1830), Boieldieu illumine cependant le genre opĂ©ra dans les trois premiĂšres dĂ©cennies du XIXĂš, c’es Ă  dire quand perce le gĂ©nie de Rossini (Le Calife de Bagdad crĂ©Ă© en 1800, La Dame blanche de 1825
 les chercheurs et producteurs seraient donc inspirĂ©s de se pencher enfin sur son cas : un pur tempĂ©rament imaginatif, dont le gĂ©nie Ă©clectique, synthĂ©tique mĂȘle premier classicisme, romantisme, hĂ©ritage de Gluck et concurrence des italiens dont Rossini Ă©videmment)


 

 

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ONL-18-19-saison-VIGNETTE-CARRE-concerts-selection-critique-concerts-par-classiquenewsOrchestre National de Lille
Programme L’Europe des Lumiùres
Mercredi 24 oct 2018, 20h
Jeudi 25 oct 2018, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/leurope-des-lumieres/

 

 

BACH
Suite pour orchestre n°3

BOIELDIEU
Concerto pour harpe et orchestre

MOZART
Symphonie n° 35, Haffner

RAMEAU
Les Boréades, suite

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
JAN WILLEM DE VRIEND, direction musicale
XAVIER DE MAISTRE, harpe

 

 

 

 

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MOZART : Symphonie n°35, «  Haffner ». D’une durĂ©e lĂ©gĂšrement supĂ©rieure Ă  
 20 mn, selon les interprĂ©tations et leurs conceptions du tempo, la Symphonie Haffner de Mozart est Ă©crite en juillet 1782, Ă  Vienne, oĂč Wolfgang vient de faire reprĂ©senter l’EnlĂšvement au sĂ©rail, d’une violence et d’une exaltation Ă©motionnelle inouĂŻe. Il s’agissait alors de cĂ©lĂ©brer l’anoblissement de Siegmund Haffner qui avait demandĂ© 6 ans auparavant Ă  Mozart (1776) Ă  Salzbourg, une sĂ©rĂ©nade pour le mariage de sa fille Elisabeth. MalgrĂ© une surcharge de travail, Wolfgang Ă  Vienne livre le 3 aoĂ»t 1782 sa nouvelle symphonie ; c’est la capacitĂ© d’un nouvel Ă©poux, car il vient de se marier, 3 jours auparavant. Dans son plan en quatre parties, Mozart voit grand. Il joint en plus la marche en rĂ© majeur k 408.
Le premier Allegro (con spirito) redouble d’énergie voire de frĂ©nĂ©sie exaspĂ©rĂ©e, tempĂ©rĂ©es ou plutĂŽt canalisĂ©es par une ritournelle finale qui rappelle JS BACH que Mozart vient alors de dĂ©couvrir et d’étudier minutieusement.
L’Andante qui suit, apporte rĂ©confort et sĂ©rĂ©nitĂ© d’une sĂ©rĂ©nade toute imprĂ©gnĂ©e de calme plĂ©nitude dans l’esprit de la musique de chambre.
Le Menuetto Ă  3/4 indique une extension nouvelle, d’une soliditĂ© inĂ©dite qui montre le soin de Mozart pour cet Ă©pisode purement rythmique qui apporte lui aussi dans la succession des caractĂ©risations symphoniques, une dĂ©tente faite Ă©lĂ©gance et expressivitĂ©.
Enfin, le Finale (presto, Ă  2/2), cultive lui aussi l’énergie jaillissante avec une claire rĂ©fĂ©rence Ă  l’air du chef des esclaves Osmin dans l’EnlĂšvement au sĂ©rail (O wie will ich triumphieren : air de victoire des esclavagistes et des tyrans
). Selon Mozart lui-mĂȘme, il convient de jouer aussi vite que possible ce dernier mouvement, comme le premier Allegro doit ĂȘtre aborder avec tout le feu nĂ©cessaire. De toute Ă©vidence, le brio, la lĂ©gĂšretĂ© embrase le tissu orchestral, fait de changements de modulations, d’harmonies et de rythmes changeants et rapides. Le feu dont parle Mozart affirme ici un grand tempĂ©rament symphonique, et l’une des grandes symphonies viennoises de Wolfgang.

 

 

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CD événement, annonce. MOZART : Symphonies n°39, 40 et 41 (« Jupiter ») / Appassionato. Mathieu Herzog, direction (1 cd NAIVE)

HERZOG Mathieu appassionato symphonies de MOZART cd NAIVE clic de classiquenews cd review critique cd compte rendu cd critique cdCD Ă©vĂ©nement, annonce. MOZART : Symphonies n°39, 40 et 41 (« Jupiter ») / Appassionato. Mathieu Herzog, direction (1 cd NAIVE / parution : 2 novembre 2018). Inattendu et plus que convaincant : jubilatoire ! En ces temps de disettes miraculeuses, quand nous dĂ©sespĂ©rions d’écouter enfin un chef ou un ensemble dignes des pionniers baroqueux, mordant, percutant, surtout poĂ©tiquement juste et audacieux, voici, de surcroĂźt chez Mozart, (et le plus difficile, 
 celui que l’on croit connaĂźtre) un maestro au tempĂ©rament exceptionnel, Mathieu Herzog, chambriste avĂ©rĂ© et baguette ciselĂ©e, qui ici nous dĂ©voile avec son ensemble «  Appassionato » (le bien nommĂ©), une lecture rafraĂźchissante et trĂšs fouillĂ©e, des 3 derniĂšres symphonies du divin Mozart (soit les n°39, 40 et 41 « Jupiter » ; un « oratorio instrumental », selon le dernier Harnoncourt, qui aura laissĂ© le concernant un vĂ©ritable testament artistique  / LIRE notre critique dĂ©veloppĂ©e Mozart par Harnoncourt, 2012) ; avec les instrumentistes d’Appassionato, Mathieu HERZOG nous propose une approche totalement irrĂ©sistible, pleine de feu, de verve, d’audace, juste et renouvelĂ©e. Bravo maestro HERZOG.

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Grande critique à venir, dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS, avec un probable « CLIC » de CLASSIQUENEWS, le jour de la sortie du cd, le 2 novembre 2018.

herzog mathieu apassionato symphonies de mozart

 

 Illustrations : Mathieu Herzog © Remi RiÚre / Appassionato

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ERSTEIN : Piano au MusĂ©e WÜRTH

wurth piano au musee wurth festival nov 2018 presentation sur classiquenewsERSTEIN, Piano au MusĂ©e WÜRTH : 9-18 nov 2018. Le MusĂ©e WĂŒrth Ă  Erstein, prĂšs de Strasbourg n’est pas seulement l’une des plus intĂ©ressantes collection d’art contemporain entre France et Allemagne ; c’est aussi un Ă©crin pour les concerts et les Ă©vĂ©nements interdisciplinaires, comme en tĂ©moigne le festival Piano au MusĂ©e WĂŒrth, du 9 au 18 novembre prochains. La (dĂ©jĂ ) 3Ăš Ă©dition met Ă  l’honneur la notion de « gĂ©nĂ©rations d’interprĂštes » : ainsi les Ă©lĂšves du Conservatoire de Strasbourg (le 10 nov, 17 et 18h) et de l’École Municipale de Musique d’Erstein paraissent (le 15 nov, 20h et 21h) aux cĂŽtĂ©s de Philippe Entremont (concert de clĂŽture, le 18 nov, 20h), lui-mĂȘme Ă©lĂšve de Marguerite Long qui collabora avec les grands musiciens et compositeurs du XXe siĂšcle tels Stravinsky, Bernstein, Milhaud, Stokowski
 De filiations en transmissions s’écoule une mĂȘme passion pour le clavier et l’idĂ©e d’une musique totale, source de partage, de dĂ©passement, d’enchantement.

 

 

Jean-Marc Luisada, Marie-JosĂšphe Jude, Philippe entremont, AndrĂ© Manoukian, Philippe Kantorow…

Festival de Piano
au musĂ©e WÜRTH d’ERSTEIN

 

Au MusĂ©e WĂŒrth, le piano est mis en scĂšne sous toutes les formes : rĂ©cital chambriste (Luisada joue Schumann, soirĂ©e d’ouverture le 9 nov, 20h), symphonique, ou en dialogue avec le jazz (Trio Pierre de Bethmann, le 14 nov, 20h) et aussi le cinĂ©ma (cf la soirĂ©e de « cinĂ©piano, mon amour », concoctĂ©e par Jean-Marc Luisada, le 10 nov, 20h, lequel en cinĂ©phile passionnĂ©, accompagne et commente La Valse dans l’ombre, chef d’oeuvre du cinĂ©ma hollywoodien des annĂ©es 40.

Anniversaires obligent, le mĂȘme Jean-Marc Luisada et sa consƓur, Marie-JosĂšphe Jude (16 nov, 20h) cĂ©lĂšbrent le 350e anniversaire de la naissance de François Couperin, et le centenaire de la mort de Claude Debussy, deux immenses gĂ©nies de la couleur et de l’évocation.

MĂȘme esprit d’ouverture avec une journĂ©e spĂ©ciale en compagnie d’AndrĂ© Manoukian (17 nov : 17h, 18h, 20h), pianiste compositeur qui, avec son album Apatride, explore de nouvelles contrĂ©es proches de ses origines armĂ©niennes. sans oublier le jeune public.

Les familles (re)dĂ©couvrent l’Histoire de Babar de Poulenc et quelques fables de Jean de La Fontaine contĂ©es par Jean Lorrain et Inga Katzantseva (18 nov, 11h).

Curiosité et anticipation grùce au Quatuor Florestan qui joue Maurice Journeau, décédé en 1999. « Un compositeur français et une oeuvre à découvrir avec sa fille, Chantal Virlet-Journeau » (le 18 nov).

JEUNES TALENTS
 Comme Schumann a su discerner le gĂ©nie du jeune Brahms, quand celui ci Ă©tait encore inconnu, Piano au MusĂ©e WĂŒrth, souhaite accompagner l’émergence des jeunes tempĂ©raments en herbe, professionnels attachants qui mĂ©ritent un tremplin suplĂ©mentaire. Ainsi en novembre 2018, sont prĂ©sents dans la programmation, les nouveaux grands pianistes de demain : Alexandre Kantorow (11 nov, 15h), Emmanuel Coppey, Guillaume Bellom, Maria Kustas, les Ă©tudiants de la Haute École des Arts du Rhin
 et Charlotte Juillard convie ses amis Jonas Vitaud et SĂ©bastien van Kuijk (11 nov).
Le festival dĂ©fend aussi la diffusion de compositeurs injustement mĂ©connus, ainsi le dĂ©jĂ  citĂ©, Maurice Journeau, ou encore Reynaldo Hahn, Alberto Ginastera, Nino Rota. De quoi associer la dĂ©couverte de nouveaux interprĂštes et celle d’auteurs trop peu connus
 une Ă©quation prometteuse.

 

 

 

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A NOTER. La radio ACCENT 4 diffuse deux Opus Piano au MusĂ©e WĂŒrth en direct les 11 et 18 novembre 2018.

BRUNCH. Les 11 et 18 nov, 12h : brunch entre deux concerts, permettant la dégustation de produits locaux

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wurth piano au musee wurth VIGNETTE sur classiquenews

TOUTES LES INFOS, le dĂ©tail de chaque concert, les dates et les horaires, les rĂ©servations et renseignements pratiques sur le site du MusĂ©e WĂŒrth Ă  Erstein / Festival PIANO au MusĂ©e WÜRTH : 9 – 18 nov 2018

https://www.musee-wurth.fr/activites-evenements/piano-au-musee-wurth/

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WURTH-piano-au-musee-wurth-festival-2018-programme-presentation

 

 

 

ONL. RemĂšdes de l’Ăąme Ă  Valenciennes

Orchestre National de Lille : remĂšdes de l'ĂąmeVALENCIENNES. Concert ONL, RemĂšdes de l’ñme, le 26 oct 2018. VoilĂ  une expĂ©rience hors des salles de concert et qui nous rappelle combien la musique peut soigner l’ñme ; c’est mĂȘme une initiative visionnaire et lĂ©gitime car la musique a de toute Ă©vidence une vertu thĂ©rapeutique : toutes les Ă©tudes scientifiques l’ont prouvĂ©. L’ONL Orchestre National de Lille le dĂ©montre et s’engage de cette voie : sous la direction de son premier chef invitĂ©, Willem de Vriend, les instrumentistes de l’orchestre offrent un concert pour la premiĂšre fois rĂ©unis en formation symphonique, en milieu hospitalier, au Centre Hospitalier de Valenciennes, ce vendredi 26 octobre 2018 Ă  15h.

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CONCERT « RemĂšdes de l’ñme”
4Úme saison décentralisée au Centre Hospitalier de Valenciennes
Vendredi 26 octobre Ă  15h
Hall du Centre Hospitalier de Valenciennes

Dans le cadre des actions de décentralisation culturelle de la scÚne nationale du Phénix
et du Centre Hospitalier de Valenciennes.

Au programme :

Bach : Suite pour orchestre n°3 en ré majeur (BWV 1068) (extraits)
Mozart : Symphonie 35 « Haffner » (KV 250)
Rameau : Les BorĂ©ades, Suite d’orchestre

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LIRE ici notre prĂ©sentation de ce programme, qui les 24 et 25 octobre 2018 est donnĂ© Ă  l’Auditorium le Nouveau SiĂšcle de Lille sous le titre, l’Europe des LumiĂšres (et avec le Concerto pour harpe de Boieldieu / Soliste : Xavier de Maistre, harpe).

ORLEANS, concert symphonique : Musique pour Craonne

Novembre orchestre symphonique d orleans concert pour craonne annonceORLÉANS, « MUSIQUE POUR CRAONNE », les 10 et 11 nov. L’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans propose en novembre un programme original, qui cĂ©lĂšbre, agenda oblige, le Centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre. Ainsi au cours du week end des samedi 10 et dimanche 11 novembre, l’orchestre improvisera le dimanche Ă  11h « sur l’enregistrement optique d’un sismographe »  expĂ©rience inĂ©dite et promise Ă  une rĂ©vĂ©lation sonore particuliĂšre. L’offre musicale de ce premier cycle orchestral Ă  OrlĂ©ans est particuliĂšrement Ă©clectique mais fĂ©dĂ©rateur et cohĂ©rent autour de son sujet
 les compositeurs Ă  l’Ă©preuve de la guerre. Au cours des deux concerts symphoniques, plusieurs Ă©lĂšves pianistes du Conservatoire d’OrlĂ©ans joueront, alternant avec les piĂšces orchestrales. Tous les compositeurs ont Ă©tĂ© tĂ©moins ou ont participĂ© aux Ă©pisodes du conflit europĂ©en au dĂ©but du XXĂš, le plus sanglant dans l’histoire europĂ©enne


 

 

 
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PrĂ©sentation des Ɠuvres :
 

 

 

George BUTTERWORTH : The Banks of Green willow
Co-fondateur de l’English Folk Dance Society, Butterworth compose en 1913 cette courte piĂšce orchestrale inspirĂ©e d’une balade du mĂȘme nom. Il s’engage au dĂ©but de la guerre dans l’infanterie lĂ©gĂšre et succombe Ă  ses blessures lors de la bataille de la Somme en 1916.

Claude DEBUSSY : Berceuse héroïque
Au sommet de son art et trop ĂągĂ© pour ĂȘtre mobilisĂ©, Debussy, lucide et malheureux, compose la Berceuse hĂ©roĂŻque, une surprenante Ɠuvre de circonstance qui fait preuve d’un grand patriotisme artistique. Le compositeur meurt en mars 1918 sans voir la fin de cette guerre.

Albéric MAGNARD : Chant funÚbre, op.9
ÉlĂ©gie composĂ©e pour honorer la mĂ©moire de son pĂšre, cette courte piĂšce tĂ©moigne d’un sentiment recueilli, mais ne dĂ©daignant pas l’expressivitĂ©, voire quelques traits pathĂ©tiques. Le musicien meurt tragiquement, voulant protĂ©ger ses biens contre l’envahisseur allemand.

 

 

César FRANCK : Symphonie en ré mineur
franck cesar portrait classiquenewsC’est la piĂšce maĂźtresse du programme et pour l’orchestre, un dĂ©fi de taille pour le chef et les instrumentistes. A part, la seule symphonie de Franck, crĂ©Ă©e en 1889, propose en pleine vague wagnĂ©rienne dĂ©ferlant sur l’Europe, une vĂ©ritable alternative musicale : trĂšs soucieux de cohĂ©sion comme d’efficacitĂ© du dĂ©veloppement musical, CĂ©sar Franck structure tout l’édifice selon le principe du thĂšme cyclique, avec une architecture au souffle progressif, la clĂ© se dĂ©voilant – quasi spirituelle, dans le dernier et sublime dernier morceau
 Au lendemain de la guerre franco-allemande de 1870, les repĂšres artistiques sont troublĂ©s, l’école française s’affirme face au modĂšle allemand et Ă  la fascination pour Wagner. La rĂ©action hostile Ă  l’unique symphonie de Franck tĂ©moigne des vifs dĂ©bats qui secouent la France Ă  la fin du XIXĂšme siĂšcle. Depuis, on sait la revanche que ce joyau symphonique a pris, au point de donner lieu Ă  un catalogue discographique impressionnant. LIRE notre prĂ©sentation complĂšte de la symphonie en rĂ© de CĂ©sar Franck, sommet de l’écriture symphonique romantique


 

 
 

ORLEANS : Cap sur JS BACH, concerts de NOËL 2017

 

 

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Concert pour Craonne
Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans
Marius Stieghorst, direction

boutonreservationSAMEDI 10 NOVEMBRE 2018 – 20h30
DIMANCHE 11 NOVEMBRE 2018 – 16h00
ThĂ©Ăątre d’OrlĂ©ans, Salle Touchard
RÉSERVATION:
http://www.orchestre-orleans.com/concert/musique-pour-craonne/

 

 

George BUTTERWORTH: The Banks of Green Willow
Claude DEBUSSY: La Berceuse héroïque
Maurice RAVEL: Frontispice pour piano Ă  5 mains
Jacques IBERT: Le vent dans les Ruines (en Champagne)
Albéric MAGNARD, Chant funÚbre, op.9

Improvisation orchestrale sur l’enregistrement optique d’un sismographe le 11 novembre 1918 à 11h

Interventions des grands Ă©lĂšves des classes de piano du conservatoire d’OrlĂ©ans

 

Illustrations : Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans © Michel Perreau
 

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BD, Ă©vĂ©nement, annonce.  Frantz Duchazeau : Mozart Ă  Paris
 (Casterman)

MOZART A PARIS BD critique annonce presentation par classiquenews CLIC de CLASSIQUENEWS 9782203147171BD, Ă©vĂ©nement, annonce.  Frantz Duchazeau : Mozart Ă  Paris
 (Casterman). Quand le jeune prodige rencontre la ville des LumiĂšres. Wolfgang Amadeus Mozart
 le nom est cĂ©lĂšbre et universel. Wolfgang incarne malgrĂ© son jeune Ăąge et sa mort prĂ©coce, le gĂ©nie musical Ă  l’état pur. DouĂ© en tout : concertos, sonates, symphonie et musique de chambre (trios, quatuor, quintette, etc
), oratorios et bien sĂ»r, opĂ©ra (comĂ©die et serias
). Pourtant quand il arrive en France, il est Ă  peine cĂ©lĂ©brĂ© Ă  sa juste valeur. Un rv manquĂ© que raconte cette formidable BD, au scĂ©nario historiquement scrupuleux et au dessin rĂ©jouissant.
A 22 ans, Wolfgang s’émancipe, cesse le service du Prince ArchevĂȘque Coloredo qui ne comprend pas son talent ; il quitte Sazlbourg (et sa famille, en particulier son pĂšre trop prĂ©sent et autoritaire). Wolfgang devient Mozart et rejoint PARIS en 1778. Sa facilitĂ©, son humour, plutĂŽt que de susciter l’enthousiasme gĂ©nĂ©ral et l’admiration de ses confrĂšres parisiens, provoquent jalousie et dĂ©testation. L’Auteur et dessinateur Frantz Duchazeau lĂšve le voile sur cet Ă©pisode mĂ©connu, oĂč la France a ratĂ© une belle occasion de cĂ©lĂ©brer le gĂ©nie du plus grand musicien des LumiĂšres et de tous les temps. Critique Ă  venir dans le mag cd dvd livre de CLASSIQUENEWS

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BD, Ă©vĂ©nement, annonce.  Frantz Duchazeau : Mozart Ă  Paris. Paru le 26 septembre 2018. Prix indicatif : 18,95 € – 96 pages – 24.1 x 32.1 cm – Couleur – ReliĂ© – ISBN : 9782203147171 – EAN : 9782203147171

DÉTAILS DE L’OUVRAGE (feuilleter quelques pages de l’album Mozart Ă  Paris) sur le site des Ă©ditions CASTERMAN :

https://www.casterman.com/Bande-dessinee/Catalogue/albums/mozart-a-paris

Cd, annonce. MIROIRS. Elsa Dreisig, soprano (1 cd Erato)

500x500-ELSA-DREISIG-miroirs-cd-critique-clic-de-classiquenews-la-nouvelle-diva-francaise-par-classiquenewsCd, annonce. MIROIRS. Elsa Dreisig, soprano (1 cd Erato). MIROIRS : voici un premier album pour la « nouvelle diva française » (prĂ©cisĂ©ment franco-danoise), Elsa Dreisig, soprano coloratoure au chant flexible, naturel, agile, idĂ©alement intelligible (enfin une chanteuse dont on comprend chaque syllabe, et donc chaque intonation bien nuancĂ©e)
 Les hĂ©roĂŻnes romantiques françaises sont prĂ©sentes Marguerite dans Faust, Juliette de RomĂ©o et Juliette de Gounod ; Thais de Massenet, 
 mais l’idĂ©e qui renvoie au titre, en un effet de MIROIR pertinent, demeure la confrontation d’un mĂȘme profl psychologique, traitĂ© par deux compositeurs diffĂ©rents : voici donc Manon (version Massenet et Puccini), Juliette (Gounod / Steibelt), surtout SalomĂ© (Massenet, HĂ©rodiade / Richard Strauss : dans la version française originale prosodiĂ©e par Romain Rolland : on l’a compris, le joyau de cet album)


 

 

 

Elsa Dreisig signe son premier cd
La belle voix d’Elsa
Salomé superlative


 

 

 

Belle amplitude expressive, grand appĂ©tit pour la jeune diva, rĂ©vĂ©lĂ©e au Concours de Clermont Ferrand Ă  23 ans en 2015 (VOIR notre entretien alors avec la jeune diva qui chantait dĂ©jĂ  Rosina), puis consacrĂ©e Ă  Operalia 2016
 Celle qui chante aussi Traviata Ă  Berlin, « ose » ici une collection de 10 airs parmi les plus ambitieux et caractĂ©risĂ©s du rĂ©pertoire lyrique. D’emblĂ©e l’ampleur de ce timbre tendre, d’une belle agilitĂ©, s’impose par sa maturitĂ© et son Ă©lĂ©gance. Un style impeccable d’une intensitĂ© continue, qui sait surtout magnifiquement articuler le français. Un rĂ©gal qui nous rappelle donc Mirella Freni pour le volume et la tension canalisĂ©s, et aussi Crespin pour la prĂ©cision du souci linguistique.

Ainsi voici la Comtesse des Noces de Figaro de Mozart, en sa priĂšre douloureuse et digne : « Porgi amor » ; Rosina du Barbier de SĂ©ville de Rossini et sa dĂ©termination juvĂ©nile, combattante, rĂ©flĂ©chie ; SalomĂ© de Strauss, enivrĂ©e, extatique, hallucinĂ©e)
. A coup sĂ»r, ce pourrait bien ĂȘtre son incarnation de SalomĂ©, version Strauss qui pourrait ĂȘtre majeure. En français, profĂ©rant des aigus languissants, extatiques donc, en concurrence direct avec la frĂ©nĂ©sie des flĂ»tes simultanĂ©s, rivalisant d’amples volutes sombres et chaudes avec les cors, sa personnification de l’hĂ©roĂŻne de Oscar Wilde, innocente et perverse, criminelle et aimante, dĂ©sirante et monstrueuse pourrait bien affirmer dĂ©finitivement un tempĂ©rament d’exception, Ă  suivre Ă©videmment dĂ©sormais. Il s’agit d’une rĂ©vĂ©lation confirmĂ©e et l’avĂšnement d’une nouvelle grande diva française aux cĂŽtĂ©s d’une autre soprano emblĂšme de l’écurie Erato, Sabine Devielhe. Grande critique du cd MIROIRS / Elsa Dreisig, Ă  venir dans le mag de classiquenews.com

 

 

 

 

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Cd, annonce. MIROIRS. ELsa Dreisig, soprano (1 cd Erato)

Le Violoncelle poilu

malgoire-jean-claude-portrait-chef-maestro-tourcoing-annonce-concert-critique-par-classiquenews-600x337_jean-claude-malgoirecdr_web_0MOUVAUX, Le violoncelle poilu, 12-15 oct 2018. Jean-Claude Malgoire avant de nous quitter en avril dernier, nous a laissĂ© en hĂ©ritage un nouveau cycle musical (saison 2018 2019) Ă  mĂ©diter. Une nouvelle odyssĂ©e diffusant depuis le territoire de TOURCOING, l’idĂ©e d’une troupe expĂ©rimentale, d’une audace souvent inouĂŻe
 ConcotĂ©e amoureusement par le chef explorateur la saison qui nous occupe jusqu’à mai 2019 a souhaitĂ© « oser l’émotion » et dĂ©fendre l’idĂ©e ou mieux la passion d’ĂȘtre furieusement « romantique ».
DĂ©fricheur depuis 37 ans Ă  la tĂȘte de sa compagnie laboratoire, au profil unique en France, Jean-Claude Malgoire, artiste aussi exceptionnelle que simple et accessible, fraternel, nous invite ainsi Ă  explorer les Ă©tats d’ñme du « violoncelle poilu » (12-15 octobre / 18,23, 24 nov 2018) ; redĂ©couvrir avant la fin de l’annĂ©e 2018 : les Stabat Mater de Pergolesi et A. Scarlatti (8 nov 2018, repris les 12 et 14 avril 2019) ; le Voyage d’hiver de Schubert (25 nov 2018), enfin la puissance d’un amour rĂ©voltĂ© et libertaire, celui de Fidelio, unique et saisissant opĂ©ra de Beethoven (7-9 dĂ©c 2018)
 Une fin d’annĂ©e haute en couleurs et en (re)dĂ©couvertes majeures. Avant de cĂ©lĂ©brer le gĂ©nie de Mozart (Messe du couronnement, 11-13 janv 2019 ; puis l’opĂ©ra ultime dans le genre seria : la ClĂ©mence de Titus, 3-7 fĂ©vrier 2019).


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Atelier Lyrique de Tourcoing
L’aventure continue

D’ici la fin de l’annĂ©e 2018

Le Violoncelle poilu

12 – 15 oct 2018
repris les 18, 23, 24 nov 2019

vendredi 12 octobre 2018, 20h
MOUVAUX (59), L’Etoile
RĂ©servations
www.letoile.mouvaux.fr
http://www.letoile.mouvaux.fr/levioloncelle-poilu

lundi 15 octobre 2018, 14h
MARQUETTE LEZ LILLE (59), Studio 4
RĂ©servations
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/le-violoncelle-poilu/

le-violoncelle-poilu-atelier-lyrique-de-tourcoing-octobre-2018-concert-annonceSpectacle pour toute la famille (dĂšs 8 ans, durĂ©e : 50 mn), inspirĂ© de la vie du poilu, Maurice MarĂ©chal, violoncelliste devenu poilu pendant la Grande Guerre (1914-1918). Le chant du violoncelle se fait voix de la connaissance, de la musique de l’humanitĂ© comme de la barbarie
 « 
Dans le rĂ©giment de Maurice, il n’y a que des musiciens mais ceux-ci ne jouent plus
 Chaque jour, les musiciens brancardiers risquent leur vie pour sauver celle des autres, au son des obus qui explosent et des fusils-mitrailleurs qui crĂ©pitent. »
Spectacle prĂ©sentĂ© Ă  l’occasion des commĂ©morations du 11 novembre 1918.
Avec Thomas Landbo, Isabelle Veyrier (violoncelle), Martial Gauthier (violon et voix off). Pascal Antonini, mise en scĂšne.

TOUTES LES INFOS, les modalités de réservations, les infos pratiques
sur le site de l’Atelier Lyrique de TOURCOING
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr

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STABAT MATER
de Pergolesi et Alessandro Scarlatti
8 nov 2018
12, 14 avril 2019

Jeudi 8 novembre 2018, 20h30
MARCQ EN BARƒUL, Ă©glise du SacrĂ© Coeur

Le Stabat Mater recueille les larmes de Marie au pied de la croix oĂč son Fils a Ă©tĂ© sacrifié  Debout la mĂšre / Stabat mater
 « Debout la mĂšre des douleurs pleurait tout auprĂšs de la croix oĂč son fils agonisait ; et son Ăąme qui gĂ©missait, pleine de deuil et de tristesse, par le glaive fut percĂ©e  »
Plainte dolente et fervente, le texte remonte au XVIĂš, ici mis en musique par deux compositeurs baroques napolitains. Alessandro Scarlatti (en 1724, honorant une commande de la confrĂ©rie des Chevaliers de la Vierge des douleurs), puis le gĂ©nial et mort trop tĂŽt, Pergolesi, qui signe ainsi son testament artistique. L’inspiration est hautement spirituelle voire mystique, inspirĂ© par la souffrance d’une mĂšre, recueillant le corps torturĂ© de son fils

La partition de Scarlatti sera ainsi chantĂ© chaque Vendredi Saint, jusqu’en 1736 Ă  Naples selon le voeu des Chevaliers ; lesquels ensuite, dĂ©sirant un opus plus moderne, passent commande au cadet de Scarlatti, le jeune et dĂ©jĂ  gĂ©nial Pergolesi qui n’a que 26 ans. Avant de mourir, deux mois aprĂšs cette commande, Ă  cause de la Tuberculose, le jeune napolitain livre un chef d’oeuvre pour deux voix solistes et continuo. AprĂšs avoir composĂ© son Stabat, Pergolesi se retire au couvent des Capucines de Puzzuoli.
A Marc en BarƓul, la soprano MaĂŻlys de Villoutreys et le contre-tĂ©nor Paul Figuier incarnent la chair mystique de ce cycle testament, accompagnĂ© par les instrumentistes de La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, fondĂ© par le regrettĂ© Jean-Claude Malgoire.
Programme repris le vendredi 12 avril 2019, 20h (Les Rues des Vignes, Abbaye de Vaucelle ; puis Ă  Paris, TCE, dim 14 avril 2019, 11h).

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buet-alain-concert-air-annonce-opera-festivalLe Voyage d’hiver de Schubert

Dim 25 nov 2018, 15h30
TOURCOING, Conservatoire
Alain Buet, baryton
David Violi, piano
Winterreise, 24 lieder pour piano et voix (1827)

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7 – 9 dĂ©cembre 2018beethoven 1803 apres Symphonie 1 creation symphonies romantiques classiquenews review compte rendu cd critique 800px-Beethoven_3
BEETHOVEN : FIDELIO
TOURCOING, Théùtre Municipal Raymond Devos
Vend 7 décembre 2018, 20h
Dim 9 décembre 2018, 15h30
Avec Leonore / Fidelio : VĂ©ronique Gens
Florestan : David Litaker
Don Pizzaro : Alain Buet
A SĂ©ville, Leonore devient Fidelio pour pĂ©nĂ©trer incognito dans la prison oĂč est sĂ©questrĂ© et condamnĂ© son Ă©poux Florestan, prĂ©sumĂ© mort
 Le jeune femme doit braver l’empire de la barbarie et de la cruautĂ© incarnĂ©e par Pizzaro le gouverneur de la prison et Rocco, l’infĂąme geĂŽlier


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MORVAN. Festival Format Paysages

format-paysages-festival-13-et-14-octobre-2018(MORVAN). FORMAT PAYSAGES, 13 et 14 octobre 2018. Voici un nouveau concept de festival. Et mĂȘme d’expĂ©rience artistique en accĂšs libre. L’art vivant dans le territoire, c’est un concept phare, moteur qui « ose » rĂ©tablir l’accĂšs de l’art et du spectacle vers le plus grand nombre et dans les lieux trop isolĂ©s, Ă  torts enclavĂ©s, boudĂ©s par le milieu traditionnel des salles de concerts et des maisons d’opĂ©ras. Pourquoi faudrait-il nĂ©cessairement concentrer la crĂ©ation dans les cƓurs urbains, dĂ©jĂ  saturĂ©s d’offres de divertissements ? Mais la musique et le spectacle ont toute leur place hors des sites trop sonores et trop actifs, dans le cadre dĂ©tendu des villages et des lieux naturels, au plus prĂšs des populations, en accord avec une Nature dĂ©sormais inspiratrice et enchanteresse. C’est le dĂ©fi (admirable) que s’est lancĂ© un nouveau type de festival, dans le Morvan (Bourgogne), le festival FORMAT PAYSAGES portĂ© par Jean-Michel Lejeune.

L’association Cumulus propose en octobre un cycle pionnier, pluridisciplinaire et original autour du lac de Chaumeçon (au sein du Parc naturel rĂ©gional du Morvan) – le choix des artistes oriente l’identitĂ© artistique du festival car sont privilĂ©giĂ©s entre autres, les personnalitĂ©s et tempĂ©raments du cru, ayant choisi de rĂ©sidĂ© dans le Morvan.

 

 

Le Morvan rĂ©invente l’idĂ©e d’un Festival
NATURE & PAYSAGE, sources et Ă©crins du spectacle

 

 

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Le lieu, l’esprit du site naturel impriment leur caractĂšre aux spectacles et concerts polymorphes. Le Festival entend favoriser le patrimoine naturel, un bien commun dont la beautĂ© inspire et stimule. Lacs, forĂȘts se dĂ©voilent aux esthĂštes, artistes, crĂ©ateurs, festivaliers : tous sont invitĂ©s Ă  partager, travailler ensemble. La nature est dĂ©sormais privilĂ©giĂ© comme lieu et sujet de rĂ©flexion, d’invention, de dĂ©passement. A l’époque oĂč le concert doit se rĂ©inventer, oĂč la relation aux publics se transformer, oĂč le fonctionnement mĂȘme et le rythme d’un festival doivent aussi se rĂ©inventer, FORMAT PAYSAGES ouvre en novateur, des voies nouvelles qui s’avĂšrent trĂšs prometteuses.

 

 

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Pour sa premiÚre édition, FORMAT PAYSAGES propose 7 rvs, samedi 13 et dimanche 14 octobre 2018, pendant lesquels artistes et créateurs régionaux et internationaux, questionnent, proposent, enchantent


Programme / itinéraire

 

 

samedi 13 octobre 2018
16h30 : départ de la promenade / rv au lieu dit « La Plage »

18h30 : retour au point de départ / vin chaud sur La Plage

19h30 : VIVACE, Alban Richard
Salle des FĂȘtes, BRASSY

20h15 : pot amical
Salle des FĂȘtes, BRASSY

 

 

dimanche 14 octobre 2018
11h départ de la promenade
/ rv au lieu dit « La Plage »

12h45 : apéritif sur La Plage

« La Plage », commune de Brassy
AccĂšs gratuit

 

 

PARKING ET NAVETTES
Navettes Ă  disposition entre la place de BRASSY et la PLAGE de POLQUEMIGNON (Lac de CHAUMEÇON), aller et re- tour. 1 arrĂȘt sur le trajet est prĂ©vu au LAVOIR restaurĂ© de Polquemignon. Toutes les 20’ environ samedi 13 entre 14h00 et 15h30, puis entre Ă  18h30 et 20h, et dimanche 14 entre 9h30 et 10h30, puis entre 12h30 et 13H45.

Lac de Chaumeçon, Plage de Polquemignon – Brassy

TOUTES LES INFOS
06 08 43 39 71
www.format-paysages.com

Consultez aussi le site TOURISME BOURGOGNE
http://www.bourgogne-tourisme.com/a-voir-a-faire/nature/sites-naturels/PCUBOU058103755/detail/saint-martin-du-puy/lac-de-chaumecon

Illustration : lac de Chaumeçon © H Monnier

 

 

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Artistes invités / expérience et parcours artistique

UNE AUTRE IDEE DU SPECTACLE / ART & NATURE… Depuis le lieu dit « La Plage », le festivalier est invitĂ© Ă  vivre une nouvelle expĂ©rience artistique pluridisciplinaire en immersion naturelle complĂšte autour du lac de Chaumeçon (et depuis la plage du rĂ©servoir de Chaumeçon) et vers les cascades du Paradis

Au programme, les objets surdimensionnĂ©s du plasticien Lilian Bourgeat qui suscite de nouvelles situations entre l’objet et le spectateur / acteur
 l’association du sculpteur metteur en ondes, Patrice CarrĂ© et le compositeur Mathieu Chauvin ; le chorĂ©graphe explorateur Christophe Delachaux ; « Apparitions » – L’Ensemble vocal des Cantaduns pour l’OpĂ©ra Voyageur , nouvelle expĂ©rience lyrique Ă  la croisĂ©e des genres qui a choisi les paysages du Morvan comme cadre de son dĂ©ploiement et de son inspiration vers tous les publics
 le musicien Christian MAES, crĂ©ateur de l’accordĂ©on diatonique Ă  1/4 de tons, passionnĂ© entre autres, des musiques irlandaises et proche-orientales
 La Compagnie de spectacle «  Pas de quartiers! » portĂ©e par CĂ©leste Lejeune et Claire Martin, inspirĂ©e par la vie secrĂšte des arbres ; « VIVACE », premiĂšre expĂ©rimentation chorĂ©graphique en milieu rural, une rĂ©alisation exemplaire qui permet au cƓur du Morvan de dĂ©couvrir et comprendre les voies de la danse contemporaine

Y aurait-il une nouvelle vague artistique dans le Morvan ? A cette question inédite, le Festival FORMAT PAYSAGES répond fiÚrement : « OUI » !
Rendez vous est pris pour cette expérience captivante, les 13 et 14 octobre 2018.

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LIRE aussi notre ENTRETIEN avec JEAN-MICHEL LEJEUNE : Pourquoi lancer un nouveau Festival ? Quels sont les enjeux et le fonctionnement du Festival FORMAT PAYSAGES ?

lac-de-chaumecon-parc-regional-morvan-format-paysages-festival-par-classiquenews-1Jean-Michel Lejeune repousse les lignes, ose un nouveau concept de festival, en plain air, qui est surtout une formidable expĂ©rience sensorielle autour de la musique et de la performance. Le lien est rĂ©alisĂ© par le cheminement du spectateur / festivalier qui dĂ©ambule d’un site Ă  un autre, mais dans un mĂȘme lieu, inoubliable, Ă  la fois sauvage et fĂ©erique
 Le parcours offre un autre point de vue, une autre qualitĂ© d’écoute et des perceptions comme des sensations inĂ©dites. Retour donc Ă  la Nature, matrice inspirante qui suscite donc sa premiĂšre Ă©dition, le Festival FORMAT PAYSAGES. Aux artistes de nous surprendre, aux nouveaux publics d’émerger
 Explications et entretien avec Jean-Michel Lejeune, directeur de FORMAT PAYSAGES. 
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Le Trio Atanassov joue Schubert Ă  Sceaux

schubertiade-sceaux-leaderboard-18-19-190-800-VIGNETTE-classiquenewsSCEAUX (92). Sam 13 oct 2018. TRIO ATANASSOV : SCHUBERT. Sceaux inaugure ce 13 octobre, sa nouvelle saison de musique de chambre : la Schubertiade de Sceaux, cĂ©lĂ©bration dans l’esprit de Schubert et de ses amis, d’une fraternitĂ© heureuse, artistique, complice… Le cycle inĂ©dit ressuscite une tradition musicale bien ancrĂ©e dans la ville Ă©lĂ©gante du 92. On se souvient des fĂȘtes lĂ©gendaires qu’a donnĂ© la Duchesse du Maine, patronne des arts et passionnĂ©e par la musique, insomniaque, offrant des concerts et spectacles dans son vaste domaine en son chĂąteau de Sceaux


Le premier concert de la (nouvelle) et trĂšs lĂ©gitime SCHUBERTIADE de SCEAUX a lieu ce samedi 13 octobre 2018, Ă 17h30, Ă  l’HĂŽtel de Ville de Sceaux (salle Erwin GĂŒldner). A l’affiche l’excellent Trio Atanassov dans un programme qui cĂ©lĂšbre un compositeur prĂ©sent dans chaque session de la saison musicale de la Schubertiade, Franz SCHUBERT. Lire notre prĂ©sentation complĂšte de la nouvelle saison de musique de chambre Ă  Sceaux, la bien nommĂ©e Schubertiade de Sceaux 2018 – 2019

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Programme

Concert inaugural de La Schubertiade, présenté par Frédéric Lodéon.
EntiĂšrement consacrĂ© Ă  Franz Schubert, l’un des maitres de la musique de chambre et qui allie intimitĂ©, intensitĂ©, spontanĂ©itĂ©.

Le Trio Atanassov joue

La Sonatensatz, D. 28
Ɠuvre inachevĂ©e de jeunesse (Schubert l’écrit alors qu’il n’a que quinze ans !) : c’est sa premiĂšre partition pour cordes et piano ;

puis, deux de ses derniÚres piÚces :
Le fameux Trio op. 100 et
Le Notturno D.897
composĂ©s en 1827 Ă  l’aube de sa disparition Ă  trente-et-un ans le 19 novembre 1828. Des Ɠuvres «  bouleversantes, nĂ©es du sentiment tragique de l’existence qui habite au plus au point le compositeur
 expression d’une mĂ©lancolie indicible mais aussi voyage intĂ©rieur qui est aussi songe et rĂȘve suspendu d’une indicible et trĂšs juste sincĂ©ritĂ©.
Dialogue, complicitĂ©, Ă©coute, virtuositĂ© mais intĂ©rieure, souffle et respiration filigranĂ©e, prĂ©cision apportĂ©e dans le dessin de l’architecture comme dans l’ossature et le relief de chaque nuance
 il ne manque rien Ă  l’approche des trois instrumentistes du Trio Atanassov. Un trio intensĂ©ment sensible qui accorde intensitĂ© et grande finesse. Concert incontournable.

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RESERVEZ VOTRE PLACE
Trio ATANASSOV
Samedi 13 octobre 2018, 17h30
HĂŽtel de Ville de Sceaux
http://www.schubertiadesceaux.fr/la-programmation/edition-2018-2019/

Plus d’informations sur le Trio Atanassov : www.trioatanassov.com
https://www.trioatanassov.com

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CONCERT FLASH, 12h30, ROMITELLI, An Index of Metals

©indexofmetal_328px_18-19 concert flash orch national de lille ONL octobre 2018LILLE, ONL. ROMITELLI: An Index of Metals, vend 12 oct 2018. L’ONL depuis quelques annĂ©es a inventĂ© un nouveau dispositif musical et gourmand pour la pause dĂ©jeuner
 Avant et aprĂšs la performance, le bar de l’Orchestre propose une restauration lĂ©gĂšre. Le premier concert flash Ă  12h30 de la saison 18 – 19, a lieu ce vendredi ; l’Orchestre National de Lille invite l’ensemble Miroirs Ă©tendus pour An index of Metals de Fausto Romitelli, compositeur disparu en 2004. Miroirs Étendus reprend l’une des plus grandes piĂšces de musique contemporaine des vingt derniĂšres annĂ©es : l’opĂ©ra-vidĂ©o, An Index of Metals, de Fausto Romitelli et Paolo Pachini, conçu pour une chanteuse et onze instrumentistes sonorisĂ©s, et crĂ©e en 2003. Disciple de Hugues Dufourt, Romitelli dĂ©cĂ©dĂ© Ă  41 ans, a participĂ© au cours de l’Ircam Ă  Paris, explorant toujours les champs expressifs de la musique spectrale (harmonies, timbre, mĂ©tamorphose
)

 

 

 

ROMITELLI fausto compositeur portrait concert par classiquenews 220px-Fausto_Romitelliƒuvre-limite, Ă©crite sous l’influence du rock psychĂ©dĂ©lique et de la musique Ă©lectronique, elle est donnĂ©e pour la premiĂšre fois Ă  Lille. Fausto Romitelli souhaite « dĂ©tourner la forme sĂ©culaire de l’opĂ©ra vers une expĂ©rience de perception totale plongeant le spectateur dans une matiĂšre incandescente autant lumineuse que sonore ; un flux magmatique de sons, de formes et de couleurs, sans autre visĂ©e que l’hypnose, la possession et la transe. » An Index of Metals offre ainsi une traversĂ©e, impressionnante et vertigineuse, dans l’esprit de notre temps, Ă  la façon d’une immense chute visuelle et sonore. Visionnaire en bien des points, la musique de Romatelli malgrĂ© sa disparition marque les esprits par sa franchise, ses fulgurances que la guitare Ă©lectrique, son instrument fĂ©tiche, magnifie encore. De mĂȘme pour la concepiton mĂȘme de la musique amplifiĂ©e dont il souligne le caractĂšre difforme, monstrueux, comme une critique ouverte sur les formes de son Ă©poque. L’expĂ©rience s’offre aux Lillois, heureux spectateurs au Nouveau SiĂšcle ce vendredi 12 octobre pour le premier CONCERT FLASH de la saison 2018 2019 de l’Orchestre national de Lille. A 12h30. DurĂ©e 1h.

 

 

 

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boutonreservationvendredi 12 octobre 2018
Flash Ă  12h30
AN INDEX OF METALS
création lilloise
vidéo-opéra pour soprano
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/an-index-of-metals/

Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

 

 

 

 

ROMITELLI
An Index of Metals

CONCEPTION : FAUSTO ROMITELLI ET PAOLO PACHINI
TEXTE : KENKA LÈKOVICH
VIDÉO : PAOLO PACHINI, LEONARDO ROMOLI
INFORMATIQUE MUSICALE : STEFANO BONETTI, PAOLO PACHINI

SONORISATION : BAPTISTE CHOUQUET
RÉALISATION INFORMATIQUE MUSICALE : ÉTIENNE GRAINDORGE
RÉGIE GÉNÉRALE : DIANE LOGER

CHANT : LINDA OLÁH
ENSEMBLE MIROIRS ÉTENDUS
DIRECTION MUSICALE : FIONA MONBET

 

 

 

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Les 5 autres CONCERTS FLASH de l’Orchestre National de Lille
Saison 2018 – 2019

9 novembre 2018
Flash Ă  12h30
Carte blanche au violoncelliste
VICTOR JULIEN LA FERRIERE

11 janvier 2019
Flash Ă  12h30
CARTE BLANCHE aux frĂšres pinaistes
LUCAS & ARTHUR JUSSEN
Piano a 4 mains

5 mars 2019
Flash Ă  12h30
BENJAMIN ATAHIR
compositeur en résidence

25 avril 2019
Flash Ă  12h30
MAGNUS LINDBERG
compositeur en résidence

7 juin 2019
Flash Ă  12h30
CARTE BLANCHE au violoniste
NEMANJA RADULOVIC

 

 

 

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Toutes les infos sur les 6 CONCERTS FLASH de la saison 2018 2019 de l’ONL Orchestre National de Lille

http://www.onlille.com/saison_18-19/concerts/categorie/flash_12h30/

 

 

 

NANCY, OpĂ©ra. EXPOSITION « OpĂ©ra ! », 3 siĂšcles de crĂ©ation Ă  Nancy : 9 nov 2018 – 24 fev 2019

exposition-opera-de-nancy-trois-siecles-de-crĂ©ation-9-nov-24-fev-2019-presentation-annonce-compte-rendu-critique-sur-CLASSIQUENEWSNANCY, OpĂ©ra. EXPOSITION «  OpĂ©ra ! », 3 siĂšcles de crĂ©ation Ă  Nancy : 9 nov 2018 – 24 fev 2019. Avant les cĂ©lĂ©brations du Centenaire de l’OpĂ©ra de Nancy inaugurĂ© le 14 octobre 1919, l’exposition « OpĂ©ra ! » propose de retracer 310 ans d’histoire artistique au coeur de la citĂ© ducale nancĂ©ienne. 3 salles de spectacle se sont succĂ©dĂ©es Ă  Nancy depuis le XVIIIĂšme siĂšcle. En 1709, un opĂ©ra est inaugurĂ© Ă  proximitĂ© du palais ducal. Construit pour le duc LĂ©opold de Lorraine, il est rĂ©alisĂ© sur des plans de l’architecte italien, spĂ©cialiste des machineries et des dispositifs Ă©phĂ©mĂšres, Francesco Galli da Bibiena. C’est alors l’une des plus belles salles d’Europe. – Progressivement abandonnĂ© Ă  partir de 1722, une nouvelle salle lui succĂšde sur la place Royale sous le rĂšgne de Stanislas Leszczynski, dernier duc de Lorraine. Ce deuxiĂšme opĂ©ra accueille les NancĂ©iens pendant 151 ans, jusqu’à ce qu’un terrible incendie ne le dĂ©truise en 1906. Enfin, Ă fdio l’issue d’un concours d’architecture riche en rebondissements, Joseph Hornecker est chargĂ© de bĂątir une troisiĂšme salle qui constitue, aujourd’hui encore, le pĂŽle lyrique de la vie culturelle nancĂ©ienne.
L’exposition rassemble documents d’archives, Ɠuvres d’art, costumes et dĂ©cors contemporains au sein d’un parcours en trois actes permettant de plonger dans les coulisses de l’opĂ©ra.

A parcourir Ă  partir du 9 novembre prochain et se poursuivra jusqu’au 24 fĂ©vrier 2019.

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INFORMATIONS PRATIQUES

NANCY, Exposition « OPÉRA ! » Trois siĂšcles de crĂ©ation Ă  Nancy. 9 novembre 2018 / 24 fĂ©vrier 2019 – Galerie Poirel – 3 rue Victor Poirel 54000 Nancy
+33 (0)3 83 32 31 25

Visiter l’exposition
Tous les jours sauf le lundi, de 14h Ă  18h
Fermé les 25 décembre et 1er janvier
Tarif : 4 €

Gratuit pour les moins de 12 ans et demandeurs d’emploi, membres d’associations d’amis des musĂ©es, Carte
Museo, Carte Museum Pass, 

Visites commentĂ©es de l’exposition tous les dimanches Ă  15h
Sans rĂ©servation – Tarif : 4€ + billet d’entrĂ©e

AccĂšs
La salle et la galerie Poirel sont situĂ©es au centre de Nancy, au cƓur d’un Ă©coquartier en pleine Ă©mergence : Ă  proximitĂ© immĂ©diate de la gare TGV-TER, du Centre de CongrĂšs ProuvĂ© et des commerces du centre-ville Ă  5 minutes Ă  pied de la Place Stanislas,Ă  Nancy

Tram et bus
arrĂȘts : Maginot, Nancy Gare Thiers Poirel, Gare Thiers Mazagran, Place de la RĂ©publique

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VISUELS : Affiche de l’exposition OPERA ! / tableau : La place royale circa 1755Anonyme, Vue de la place Royale, gouache, entre 1753 et 1756, inv. D. 95.642 © Nancy, Palais des ducs de Lorraine-MusĂ©e lorrain, photo. R. Gindroz.

FESTIVAL FORMAT PAYSAGES (Morvan). Entretien avec Jean-Michel Lejeune

format-paysages-festival-13-et-14-octobre-2018FESTIVALS 2018. FORMAT PAYSAGES, Entretien avec Jean-Michel Lejeune. Jean-Michel Lejeune repousse les lignes, ose un nouveau concept de festival, en plain air, qui est surtout une formidable expĂ©rience sensorielle autour de la musique et de la performance. Le lien est rĂ©alisĂ© par le cheminement du spectateur / festivalier qui dĂ©ambule d’un site Ă  un autre, mais dans un mĂȘme lieu, inoubliable, Ă  la fois sauvage et fĂ©erique
 Le parcours offre un autre point de vue, une autre qualitĂ© d’écoute et des perceptions comme des sensations inĂ©dites. Retour donc Ă  la Nature, matrice inspirante qui suscite donc sa premiĂšre Ă©dition, le Festival FORMAT PAYSAGES. Aux artistes de nous surprendre, aux nouveaux publics d’émerger
 Explications et entretien avec Jean-Michel Lejeune, directeur de FORMAT PAYSAGES.

 

 

 

> CLASSIQUENEWS : Vous innovez un format artistique inédit, accordant spectacle, musique, arts plastiques et nature. Pourquoi ?

< JEAN-MICHEL LEJEUNE : Avec VĂ©ronique Verstraete qui a initiĂ© ce projet, nous partageons l’intuition qu’en dehors des villes, qu’en dehors des lieux institutionnels, des galeries, des salles de concerts et de spectacles, qui ont tous leur importance, bien d’autres types de lieux, et donc bien d’autres formes d’expression artistiques, sont possibles et qu’il nous faut inviter davantage les artistes Ă  les imaginer. Avec ceux qui nous accompagnent, avec notre Ă©quipe, nous souhaitons voir se dĂ©velopper de nouvelles formes d’art mais aussi se dĂ©velopper de nouveaux publics. La relation Ă  la nature que nous recherchons n’est pas celle qui consiste Ă  ne voir en elle qu’un patrimoine inviolable Ă  prĂ©server – mĂȘme si bien sĂ»r nous entendons l’alerte que nous lance le rĂ©chauffement climatique. Nous abordons la nature comme milieu Ă  revisiter, comme mĂ©dium artistique appelant l’imaginaire, le regard et l’Ă©coute, Ă  se rĂ©activer, Ă  se rĂ©enchanter. Notre initiative suscite d’ores et dĂ©jĂ  l’intĂ©rĂȘt d’artistes, compositeurs, metteurs en scĂšne, chorĂ©graphes, plasticiens, Ă©crivains, d’intellectuels, de techniciens, de philosophes qui se projettent dans notre Format Paysages pour de futures rĂ©alisations.

 

LA NATURE
nouvelle inspiration pour les artistes
nouvel Ă©crin pour le spectacle
pour de nouveaux spectateurs


 
De quelle façon cette nouvelle proposition s’inscrit-elle par rapport au festival que nous connaissons dĂ©jĂ  « Format raisins » qui se passe l’Ă©tĂ© ?
 
Format Raisins, c’est un festival d’Ă©tĂ© qui tente un pari, celui d’associer Ă  une programmation musicale et chorĂ©graphique l’ensemble des Ă©lĂ©ments qui constituent un territoire – en l’occurrence une rĂ©gion qui rĂ©unit la Bourgogne et le Val de Loire, qui croise les vignobles des Vins du Centre, le Milieu de la Loire et sa rĂ©serve naturelle, et l’historique ForĂȘt des Bertranges – afin d’en dĂ©velopper l’expression, la cohĂ©rence, l’attractivitĂ©, afin d’apporter Ă  ce territoire essentiellement rural  un accĂšs Ă  l’actualitĂ© et Ă  certains des meilleurs artistes du moment. Loin des lieux dĂ©diĂ©s (qui peuvent parfois, disons, intimider certains), le festival confie Ă  certains des meilleurs compositeurs d’aujourd’hui des crĂ©ations musicales que l’on retrouve programmĂ©es dans certains grands festivals europĂ©ens. Nous rassemblons ainsi autour d’Ɠuvre en crĂ©ation tous les publics possible.
Format Paysages, animĂ© par cette mĂȘme philosophie, s’adresse Ă©galement – cette fois-ci en automne – aux habitants d’un territoire rural. Mais c’est essentiellement dans la relation Ă  la nature et au paysage qu’y expriment les artistes invitĂ©s que cet Ă©vĂ©nement se dĂ©finira.

 

 
Quelle est la forme et le déroulement de cette édition 1 de Format Paysages, qui propose dans un cadre paradisiaque une expérience ouverte à tous les sens ?

Cette Ă©dition 1, pour nous davantage une avant-premiĂšre Ă©dition, propose ce prochain week-end Ă  deux horaires diffĂ©rents une promenade d’environ deux kilomĂštres sur la rive du superbe rĂ©servoir de Chaumeçon – l’un des grands lacs du Morvan qui, en pleine forĂȘt, donne Ă  cette rĂ©gion des airs de Canada – qui associe des moments artistiques et des Ɠuvres. Dans la soirĂ©e, accueillis par une amicale association locale, nous proposons Vivace, un spectacle de danse contemporaine du chorĂ©graphe Alban Richard, donnĂ© Ă  la salle des fĂȘtes communale du village de Brassy. Musique avec l’accordĂ©oniste Christian Maes, l’OpĂ©ra Voyageur et ses chanteurs Cantaduns, la voix de CĂ©leste Lejeune, du collectif Pas de Quartier ! sur des textes de GaĂ«tan Levillain et de Peter Wohlleben, des sculptures dĂ©mesurĂ©es de Lilian Bourgeat, une grande image composĂ©e de Patrice CarrĂ©, le chorĂ©graphe Christophe Delachaux qui nous offre L’Un, un solo donnĂ© en crĂ©ation sur la plage
 sont les temps fort de ces balades artistiques. Le vendredi, nous offrons aux enfants de l’Ă©cole de Brassy une balade ludique proposĂ©e par la Mission d’Ă©ducation Ă  l’environnement du Parc naturel rĂ©gional du Morvan, histoire de permettre Ă  chacun de mieux connaĂźtre ce superbe chemin dit du Lac sauvage et des Eaux vives, qui passe, nous n’en croirons pas nos oreilles, par les Cascades du Paradis.

 

 Propos recueillis en octobre 2018

 

 

morvan-parc-regional-lac-de-chaumecon-festival-format-paysages-par-classiquenews-2018

 

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Pour sa premiÚre édition, FORMAT PAYSAGES propose 7 rvs, samedi 13 et dimanche 14 octobre 2018, pendant lesquels artistes et créateurs régionaux et internationaux, questionnent, proposent, enchantent


Programme / itinéraire

 

 

samedi 13 octobre 2018
16h30 : départ de la promenade / rv au lieu dit « La Plage »

18h30 : retour au point de départ / vin chaud sur La Plage

19h30 : VIVACE, Alban Richard
Salle des FĂȘtes, BRASSY

20h15 : pot amical
Salle des FĂȘtes, BRASSY

 

 

dimanche 14 octobre 2018
11h départ de la promenade
/ rv au lieu dit « La Plage »

12h45 : apéritif sur La Plage

« La Plage », commune de Brassy
AccĂšs gratuit

 

 

PARKING ET NAVETTES
Navettes Ă  disposition entre la place de BRASSY et la PLAGE de POLQUEMIGNON (Lac de CHAUMEÇON), aller et re- tour. 1 arrĂȘt sur le trajet est prĂ©vu au LAVOIR restaurĂ© de Polquemignon. Toutes les 20’ environ samedi 13 entre 14h00 et 15h30, puis entre Ă  18h30 et 20h, et dimanche 14 entre 9h30 et 10h30, puis entre 12h30 et 13H45.

Lac de Chaumeçon, Plage de Polquemignon – Brassy

TOUTES LES INFOS
06 08 43 39 71
www.format-paysages.com

Consultez aussi le site TOURISME BOURGOGNE
http://www.bourgogne-tourisme.com/a-voir-a-faire/nature/sites-naturels/PCUBOU058103755/detail/saint-martin-du-puy/lac-de-chaumecon

Illustration : lac de Chaumeçon © H Monnier

 

 

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Artistes invités / expérience et parcours artistique

UNE AUTRE IDEE DU SPECTACLE / ART & NATURE… Depuis le lieu dit « La Plage », le festivalier est invitĂ© Ă  vivre une nouvelle expĂ©rience artistique pluridisciplinaire en immersion naturelle complĂšte autour du lac de Chaumeçon (et depuis la plage du rĂ©servoir de Chaumeçon) et vers les cascades du Paradis

Au programme, les objets surdimensionnĂ©s du plasticien Lilian Bourgeat qui suscite de nouvelles situations entre l’objet et le spectateur / acteur
 l’association du sculpteur metteur en ondes, Patrice CarrĂ© et le compositeur Mathieu Chauvin ; le chorĂ©graphe explorateur Christophe Delachaux ; « Apparitions » – L’Ensemble vocal des Cantaduns pour l’OpĂ©ra Voyageur , nouvelle expĂ©rience lyrique Ă  la croisĂ©e des genres qui a choisi les paysages du Morvan comme cadre de son dĂ©ploiement et de son inspiration vers tous les publics
 le musicien Christian MAES, crĂ©ateur de l’accordĂ©on diatonique Ă  1/4 de tons, passionnĂ© entre autres, des musiques irlandaises et proche-orientales
 La Compagnie de spectacle «  Pas de quartiers! » portĂ©e par CĂ©leste Lejeune et Claire Martin, inspirĂ©e par la vie secrĂšte des arbres ; « VIVACE », premiĂšre expĂ©rimentation chorĂ©graphique en milieu rural, une rĂ©alisation exemplaire qui permet au cƓur du Morvan de dĂ©couvrir et comprendre les voies de la danse contemporaine

Y aurait-il une nouvelle vague artistique dans le Morvan ? A cette question inédite, le Festival FORMAT PAYSAGES répond fiÚrement : « OUI » !
Rendez vous est pris pour cette expérience captivante, les 13 et 14 octobre 2018.

 

CONCERT DE L’HOSTEL DIEU : PLAY BACH (Bach / Buxtehude)

concert-de-l-hostel-dieu-vignette-partenaire-concert-annonce-saison-2018-2019-sur-classiquenews12 – 14 oct 2018. PLAY BACH, CONCERT DE L’HOSTEL DIEU / CHD, saison 2018 – 2019. ImplantĂ© au cƓur de la mĂ©tropole Lyonnaise, l’ensemble sur instruments anciens, fondĂ© par Franck-Emmanuel Comte : le Concert de l’Hostel-Dieu, poursuit une brillante nouvelle saison Ă  partir d’octobre 2018 : le premier programme « PLAY BACH » souligne la triple recherche du collectif : Ă©largir les champs de crĂ©ation, dĂ©fricher les partitions avec un regard neuf, rĂ©actualiser constamment le baroque comme s’il s’agissant d’un laboratoire propice Ă  l’expĂ©rimentation et Ă  l’invention. Et donc repenser et revivifier la forme du concert
 Le spectateur est invitĂ© Ă  participer Ă  une aventure critique qui Ă©largit rĂ©pertoire et formes musicales, comme elle cherche aussi Ă  rĂ©inventer l’expĂ©rience du spectacle, du concert,  la place de l’auditeur. Le rĂ©cent spectacle prĂ©sentĂ© aux Nuits de FourviĂšre, accord superlatif de la musique baroque (instrumentale et vocale) et de la danse contemporaine : « Folia » , montre combien il est crucial pour Franck-Emmanuel Comte d’échanger et de croiser les expĂ©riences et les disciplines pour faire Ă©merger une aventure collective qui ne sacrifie rien Ă  la poĂ©sie pure. LIRE notre compte rendu du spectacle LA FOLIA prĂ©sentĂ© aux Nuits de FourviĂšre en juin 2018.
Concert de  l hostel dieu franck emmanuel comte saison 2018 2019 couverture-600x902Voici les premiers temps forts d’une saison particuliĂšrement prometteuse et plurielle, emblĂ©matique d’un ensemble lyonnais qui sait ouvrir et rĂ©gĂ©nĂ©rer l’expĂ©rience du Baroque aujourd’hui. Play Bach, Stabat Mater, Marco Polo, Vivaldi reloaded
 autant de jalons d’un parcours singulier d’octobre 2018 Ă  juin 2019 qui rĂ©gĂ©nĂšre l’accĂšs Ă  la musique classique. La nouvelle saison est intitulĂ©e “ALCHIMIE” : une dĂ©claration d’intention car en dĂ©finitive tout repose sur la conjonction d’Ă©lĂ©ments disparates, volatiles, tĂ©nus mais essentiels pour que se concrĂ©tise dans l’instant du concert, la poĂ©tique du partage et de la dĂ©couverte. Tout est question d’alchimie…

 

 

 

CONCERT DE L'HOSTEL DIEU : saison 2018 - 2019

Franck-Emmanuel Comte et les musiciens du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU © Jean Combier

 

 

 

 

 

 

PLAY BACH / OCTOBRE 2018
JS Bach / Buxtehude

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bach jean sebastian sebastien portrait vignette par classiquenews bach_js-jean-sebastianAutour de Bach et de Buxtehude (« Mit Friede und Freude »), Le Concert de l’Hostel Dieu Ă©claire la filiation de Jean-SĂ©bastien avec celle de son « mentor » et aĂźnĂ©, Buxtehude. Bach Ă  20 ans quand il marche presque 380 km pour rejoindre LĂŒbeck afin d’y Ă©couter et rencontrer celui qu’il admire, le vĂ©nĂ©rable Buxtehude (alors ĂągĂ© de 68 ans). A son contact, Jean-SĂ©bastien devient BACH, le plus grand crĂ©ateur baroque, maĂźtre des constructions les plus complexes et aussi les plus accessibles. Pourtant les autoritĂ©s d’Arnstadt, ses employeurs ne comprennent pas ce nouveau style qu’ils jugent trop moderne et dĂ©routant
 Autour de Franck-Emmanuel Comte (orgue et direction), les instrumentistes de L’Hostel Dieu Ă©clairent la subtile parentĂ© qui unit Bach et Buxtehude : aux instruments se joignent deux jeunes chanteurs Myriam Arbouz (soprano) et Romain Bockler (baryton), rĂ©cents laurĂ©ats du Concours de chant baroque de Froville
 RĂ©servations et infos

 

TournĂ©e d’octobre 2018
Le 12 octobre 2018, Orléans Bach Festival (45)
Le 13 octobre 2018
Centre musical international JS BACH (26)

Le 14 octobre 2018
LYON, « Play Bach » (69)

 

NOVEMBRE 2018
PERGOLESI : STABAT MATER
Version d’époque, inĂ©dite et lyonnaise

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pergolesi-pergolese-portrait-classiquenews-pergolese1STABAT MATER 
 Le programme Ă©claire le travail spĂ©cifique de Franck Emmanuel Comte Ă  partir des archives de la BibliothĂšque de Lyon, dont un manuscrit retrouvĂ© propose une version inĂ©dite du Stabat Mater de PergolĂšse : son oeuvre ultime et son testament spirituel et musical puisque le jeune gĂ©nie napolitain devait mourir quelques jours aprĂšs avoir composĂ© le Stabat. Le Concert de L’HOSTEL DIEU associe Ă  la piĂšce de Pergolesi, des polyphonies traditionnelles et des tarentelles napolitaines, quelques chansons (Donna Isabella, La Carpinese) pour une immersion dans l’univers de la Semaine Sainte Ă  Naples. La version restaurĂ©e est celle pour 5 solistes, plus Ă©loquente et thĂ©Ăątrale. Le disque de ce programme inĂ©dit est annoncĂ© chez ICM records en octobre 2018.
L’autre Stabat Mater : le Stabat Mater de PergolĂšse que rĂ©vĂšle Franck Emmanuel Comte Ă©claire la riche et trĂšs intense activitĂ© des sociĂ©tĂ©s de musique Ă  Lyon dĂšs le XVIIIĂš, comme l’AcadĂ©mie du Concert, institution trĂšs ouverte Ă  la mode italienne et donc napolitaine. Partition cĂ©lĂ©brĂ©e dĂšs ses premiĂšres exĂ©cutions, le Stabat mater de PergolĂšse est l’objet de toutes les convoitises et se trouve adaptĂ© selon les effectifs Ă  disposition. La version de l’AcadĂ©mie du Concert est aujourd’hui dĂ©posĂ©e Ă  la BibliothĂšque municipale de Lyon. La partie de l’alto y est confiĂ©e Ă  un baryton, et les sĂ©quences des fugues et du verset « O quam tristes », sont arrangĂ©s pour cinq voix. Le poĂšme latin gagne une nouvelle ampleur, des couleurs inĂ©dites, propice Ă  une cĂ©lĂ©bration opĂ©ratique de la dĂ©ploration de la Vierge confrontĂ©e au sacrifice et Ă  la mort de son Fils. Franck Emmanuel Comte n’en oublie pas pour autant ce qui relĂšve d’un vĂ©ritable voyage mystique, immersion dans le contexte culturel et traditionnel napolitain que Le Concert de l’Hostel Dieu connaĂźt particuliĂšrement pour avoir dĂ©couvert nombre de manuscrits Ă©tonnants dans le Fonds de la BibliothĂšque de Lyon. RĂ©servations et infos

3 DATES
16 novembre 2018 : Conférence musicale à la BibliothÚque municipale de Lyon (69)
18 novembre 2018 : Chapelle de l’Hîtel-Dieu à Lyon (69)
20 novembre 2018 : Saint John’s Smith Square – Londres (RU)
DURÉE
1h10 sans entracte

PROGRAMME
Giovanni Battista Pergolesi : Stabat Mater, version inĂ©dite issue d’un manuscrit conservĂ© Ă  la BibliothĂšque de Lyon. Polyphonies traditionnelles et tarentelles napolitaines.

DISTRIBUTION
Heather Newhouse, soprano
Anthea Pichanick, contralto
Sebastian Monti, ténor
Romain Bockler, baryton
Guillaume Olry, basse
Le Concert de l’Hostel Dieu
Franck-Emmanuel Comte, orgue et direction

 

DVD Ă©vĂ©nement, critique. PLAY : Alexander Ekman (Ballet de l’OpĂ©ra de Paris, 2017, 1 dvd BelAir classiques)

PLAY-ekman-opera-garnier-paris-dec-2017-critique-ballet-danse-par-classiquenews-DVD-bel-air-classiques-CLIC-de-CLASSIQUENEWSDVD Ă©vĂ©nement, critique. PLAY : Alexander Ekman (Ballet de l’OpĂ©ra de Paris, 2017, 1 dvd BelAir classiques). RĂ©jouissante crĂ©ation chorĂ©graphique… PARIS, OpĂ©ra Garnier, dĂ©cembre 2017. La musique de Mikael Karlsson renforce l’impact visuel et rythmique du ballet conçu par le suĂ©dois Alexander Ekman ; la force expressive et suspendue du premier, la libertĂ© imaginative du second forment ici un spectacle d’une beautĂ© saisissante, au mouvement vif, nerveux, haletant jusque dans ses contrastes ludiques voire espiĂšgles (ballons, balles, bulles renforcent la vision aĂ©rienne, immatĂ©rielle du drame
) qui alternent les tableaux aux couleurs nettes, aux gĂ©omĂ©tries claires et propres.


PLAY eckman opera paris ballet critique danse ballet par classiquenews dvd bel air classiques2Le Suédois Alexander Ekman
a dansĂ© avec le Nederlands Dans Theater et le Ballet Cullberg avant de crĂ©er comme chorĂ©graphe. Amateur du spectaculaire et de l’onirique (donc ici structures mĂ©talliques, danseurs suspendus, Ă©lĂ©vations
), deux constantes dans son Ă©criture qui alimentent toujours la part de l’esthĂ©tique directe, franche, Ekman occupe tout le plateau du Palais Garnier dans cette production parisienne de dĂ©cembre 2017, – pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e, qui mĂ©ritait bien d’ĂȘtre fixĂ©e par l’enregistrement. Femmes cervidĂ©es, hommes princesses, groupe et solistes
 le chorĂ©graphe dans son premier travail avec les danseurs français, mĂ©tisse les identitĂ©s pour mieux porter l’élan des corps dans un geste libre, essentiellement, viscĂ©ralement … poĂ©tique.

CLIC D'OR macaron 200Pour cette nouvelle crĂ©ation, Alexander Ekman s’associe au compositeur Mikael Karlsson, dĂ©jĂ  collaborateur sur plusieurs ballets, mais Ă©galement Ă  une Ă©quipe d’instrumentistes inattendus sur la scĂšne de Garnier, comme la chanteuse de negro-spiritual Callie Day, ou la percussioniste et marimbiste AdĂ©laĂŻde FerriĂšre, primĂ©e aux Victoires de la Musique Classique 2017. Sur le plateau le spectacle est total et le jeu des danseurs ne cesse Ă  travers un enchaĂźnement de sĂ©quences visuelles et mobiles, d’interroger la forme d’un conte dansĂ©, d’une dramaturgie du mouvement, du sens de la direction et de l’espace
 Avec « PLAY », le jeu est partout. Un plaisir physique, visuel, sensoriel, un spectacle accompli et rĂ©jouissant 
 que le dvd devait forcĂ©ment mĂ©moriser. Jubilatoire libertĂ© de la danse ludique. CLIC de CLASSIQUENEWS de l’automne 2018.

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DVD Ă©vĂ©nement, critique. PLAY : Alexander Ekman (Ballet de l’OpĂ©ra de Paris, 2017, 1 dvd BelAir classiques) – CLIC de CLASSIQUENEWS

https://belairclassiques.com/film/alexander-ekman-ballet-opera-paris-play-dvd-blu-ray

PLAY [DVD & BLU-RAY]
Chorégraphie, décors et costumes : Alexander Ekman
Musique : Mikael Karlsson
avec StĂ©phane Bullion – Danseur Étoile
Muriel Zusperreguy – Premiùre Danseuse
Vincent Chaillet – Premier Danseur
et le Corps de Ballet de l’OpĂ©ra national de Paris
PLAY eckman ballet paris dvd belairclassiques1 critique ballet par classiquenewsMarion Barbeau, Aurélia Bellet, Alice Catonnet, Silvia Saint-Martin, Ida Viikinkoski, Juliette Hilaire, LaurÚne Levy, Charlotte Ranson, Jennifer Visocchi, Claire Gandolfi, Marion Gautier De Charnacé, Clémence Gross, Caroline Osmont, Sofia Rosolini, Chelsea Adomaitis, Margaux Gaudy-Talazac, Mouget Shanti
Aurélien Houette, Allister Madin, Marc Moreau, Jérémy-Loup Quer, Daniel Stokes, Simon Valastro, Adrien Couvez, Yvon Demol, Alexandre Gasse, Antoine Kirscher, Mickaël Lafon, Hugo Vigliotti, Takeru Coste, Simon Le Borgne, Antonin Monié, Andréa Sarri

Les musiciens
Chanteuse Gospel : Calesta «Callie» Day
Piano : Frédéric Vaysse Knitter
Premier violon : Amanda Favier
Second violon : Pauline Fritsch
Alto : BenoĂźt Marin
Violoncelle : Eric Villeminey
Contrebasse : François Gavelle
Saxophone soprano : Christian Wirth
Saxophone alto : GĂ©raud Etrillard
Saxophone ténor : Adrien Lajoumard
Saxophone baryton : Pascal Bonnet
Percussions : Adélaïde FerriÚre

Costumes : Xavier Ronze
LumiĂšres : Tom Visser
Vidéaste : T.M. Rives
Assistante du chorégraphe : Ana Maria Lucaciu
ConseillÚre stratégique et dramaturge : Carina Nildalen
Assistante aux décors : Claire Puyenchet

FICHE TECHNIQUE
Enregistrement HD : OpĂ©ra national de Paris (Palais Garnier) | 12/2017‹RĂ©alisation : Tommy Pascal
Date de parution : 28 septembre 2018
Distribution : Outhere Distribution France

1 DVD‹RĂ©fĂ©rence : BAC155
Code-barre : 3760115301559
Durée : 106 min.
Livret : FR/ANG‹Image : Couleur, 16/9, NTSC
Son : PCM 2.0, Dolby Digital 5.1
Code région : 0

1 BLU-RAY‹RĂ©fĂ©rence : BAC555
Code-barre : 3760115305557
Durée : 106 min.
Livret : FR / ANG
Image : Couleur, 16/9, Full HD
Son : PCM 2.0, DTS HD Master audio 5.1
Code région : A, B, C

POITIERS, TAP : Ars Nova. BLACK BOX

POITIERS, TAP. Ars Nova / Black Box, le 9 octobre 2018. Le contemporain s’implante et s’accomplit dans ses dispositifs variĂ©s et sa diversitĂ© formelle au TAP ThĂ©Ăątre Auditorium de Poitiers, grĂące Ă  l’engagement et Ă  l’activitĂ© de l’ensemble dĂ©diĂ© Ars Nova, collectif en rĂ©sidence au sein du bĂątiment, et aussi sous le pilotage de son nouveau directeur musical, le franco-canadien Jean-MichaĂ«l Lavoie.

jean-michel-lavoie-ars-nova-programme-concert-black-box-annonce-sur-CLASSIQUENEWS-9-octobre-2018Place Ă  une nouvelle forme de concert : les instrumentistes et le collectif d’Ars Nova invitent Ă  un parcours, une expĂ©rience spatiale et sensorielle qui conduit le public Ă  se dĂ©placer (dans la boĂźte noire du duo RUST), avant de dĂ©couvrir comme une mise en bouche, promesse de nouvelles sensations Ă  vivre pendant la saison 2018 – 2019 Ă  venir, plusieurs compositeurs, en leur prĂ©sence
 : Jean-François Laporte et Pierre Michaud (QuĂ©bec), Manon Lepauvre (France), mais aussi Pierre Michaud et AurĂ©lien Dumont. Au programme crĂ©ation d’un quatuor Ă  cordes pour dispositif audiovisuel (… NIENTE . . . de Pierre Michaud).
Ars Nova rĂ©invente ainsi au TAP, l’expĂ©rience du concert : une nouvelle approche vivante et dĂ©complexĂ©e, pluridisciplinaire,riche en dĂ©couvertes, en rencontres grĂące Ă  la coopĂ©ration de diffĂ©rents mĂ©diums : projection vidĂ©o, spatialisation sonore, objets animĂ©s. GrĂące Ă  l’étonnante diversitĂ© des profils artistiques que Jean-MichaĂ«l Lavoie a invitĂ© Ă  Poitiers. Jamais l’écriture contemporaine n’a Ă©tĂ© aussi proche, facile, participative
 inventive et surprenante. Concert Ă©vĂ©nement Ă  Poitiers.

 

 

 

 

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BLACK BOX – ARS NOVA
Mardi 9 octobre 2018
TAP Poitiers, 20h30

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.tap-poitiers.com/spectacle/black-box/

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Programme du parcours

 

Duo RUST,
par Jean-François Laporte et Benjamin Thigpen,
explosion, le chant des machines

Maelström,
Manon Lepauvre

. . . NIENTE . . . ,
Pierre Michaud, (création)

abßme apogée, Aurélien Dumont

Ars Nova
Pierre-Simon Chevry, flûte
Paul Atlan, hautbois
Pierre Ragu, clarinette
Philippe RĂ©card, basson
Patrice Petitdidier, cor
Jacques Charles, saxophone
Fabrice Bourgerie, trompette
Mathilde Comoy, trombone
Isabelle Cornélis, percussions
Michel Maurer, piano
AĂŻda Aragonese Aguado, harpe
Pascal Contet, accordéon
Alain Trésallet, alto
Isabelle Veyrier, violoncelle
Catherine Jacquet, violon
Jean-Louis Constant, violon,
Tanguy Menez, contrebasse

Direction : Jean-Michaël Lavoie

 

Musiciens invités :
Jean-François Laporte, compositeur et interprÚte
Benjamin Thigpen, musicien-performeur
Pierre Michaud, musique, électronique et vidéo

Deux Ă©tudiants de la FacultĂ© de musique de l’UniversitĂ© de MontrĂ©al (UdeM) ** :
Victor De Coninck, alto
Ariel Carrabré, violoncelle

 

 

 

 

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PrĂ©sentation des Ɠuvres

Duo RUST : les concepteurs Jean-François Laporte et Benjamin Thigpen interroge la matiĂšre qui s’oxyde et tout en revĂȘtant de somptueuses couleurs et effets plastiques, peut aussi produire des sons fascinants
 les deux musiciens jouent des instruments inventĂ©s, aux sonoritĂ©s imprĂ©vues, dĂ©concertantes – acoustiques, Ă©lectroniques ou Ă©lectroacoustiques. Les deux magiciens de la matiĂšre et du son, rĂ©inventent la notion d’arbitraire, de hasard aussi
 matĂ©rialitĂ© physique ou rĂ©alitĂ©s acoustiques, ils prennent soin d’habiter un espace, en blocs de son, bandes de matiĂšre tissĂ©es, enchevĂȘtrĂ©es qui composent alors une forĂȘt de sons, Ă  l’adresse du public, devenu explorateur. ConfrontĂ© au son pur de RUST, l’ĂȘtre entier – « l’esprit, le corps, l’Ăąme et toutes leurs interconnexions sont connectĂ©s avec les univers physiques et spirituels ».

 

 

 

 

« Explosion » des mĂȘmes Jean-François Laporte et Benjamin Thigpen est une piĂšce courte qui joue de la proximitĂ© de petits Ă©lĂ©ments et de leurs entrechocs qui entraĂźnent une libĂ©ration soudaine et intense d’Ă©nergie massive.

 

 

 

 

« Le chant des machines » est le dernier Ă©lĂ©ment du triptyque du duo Laporte / Thigpen, prĂ©sentĂ© ce soir au TAP. Au cƓur de cette cĂ©lĂ©bration poĂ©tique des machines, Machinesong qui est sonorisĂ©, traitĂ© et prĂ©sentĂ© directement dans la musique, en mĂȘme temps qu’il est Ă©galement reprĂ©sentĂ© indirectement. Thigpen rend audible l’inaudible magnĂ©tique, quand Laporte amplifie la portĂ©e des phĂ©nomĂšnes sonores qui se produisent
 Le chant des machines est un chant de sirĂšnes qui convoque aussi l’audelĂ , l’espace et le cosmos.

 

 

 

 

« Maeström » de Manon Lepauvre nous transporte en NorvĂšge, dans l’évocation du tourbillon impĂ©tueux qui naĂźt de l’accĂ©lĂ©ration de la marĂ©e et du dĂ©ferlement des fortes houles. En deux parties distinctes, la partition explore deux espaces temporels, l’un dans un mouvement ininterrompu et l’autre dans une temporalitĂ© suspendue oĂč s’agrĂšgent de petits objets musicaux.

 

 

 

 

. . . n i e n t e . . . de Pierre Michaud – crĂ©ation
pour quatuor à cordes amplifié et dispositif audiovisuel (2018)
Pour présentation de la nouvelle partition, le TAP édite le texte poétique suivant :

«
Du silence au silence.
entre les deux :
…construction et destruction…
…la nuit et le jour…
…le changement des saisons…

inspiration et expiration

et le mélancolique constat que tout est impermanence. »

Commande de l’Ensemble Ars Nova, . . . n i e n t e . . . est une oeuvre mixte prĂ©sentant des images d’édifices abandonnĂ©s en Slovaquie, dans des terres agricoles au QuĂ©bec, dans une base militaire dĂ©saffectĂ©e
 L’oeuvre est dĂ©diĂ©e Ă  Jean-MichaĂ«l Lavoie

 

 

 

 

DerniĂšre partition au programme de ce fabuleux voyage en terres contemporaines,  ” abĂźme apogĂ©e ”   est Ă©crit pour un ensemble de quatorze musiciens, Ă©lectronique et chƓur virtuel. La partition mĂȘle cosmologie chinoise et figure d’Hildegarde de Bingen. L’auteur prolonge ainsi sa recherche sur l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© des matĂ©riaux « par le dialogue d’une Ă©criture instrumentale effacĂ©e et violente avec une Ă©lectronique harmonique et intimement dĂ©rivĂ©e de la voix ». Entre fixitĂ© du matĂ©riau et mouvement continu, l’Ɠuvre vise un Ă©quilibre en perpĂ©tuelle mouvance, Ă  l’instar de « l’unification des Ă©lĂ©ments de la cosmologie chinoise dans le Taiji/Tû ».
Le chƓur de femmes chante un texte Ă©crit par Dominique QuĂ©len Ă  partir des Ă©crits de Hildegarde de Bingen sur le double mouvement « d’élĂ©vation spirituelle et de dĂ©clin ». Le dispositif Ă©lectronique suscite des objets musicaux hybrides, entre geste instrumental et rĂ©ponse vocale. Formellement, abĂźme apogĂ©e appelle au dĂ©lire et au rĂȘve, en un voyage oĂč l’électronique permet « l’élaboration de paysages sonores oniriques ».

 

 

 

 

MOUVAUX, MARQUETTE l/LILLE (59), Le violoncelle poilu, 12,15 oct 2018

malgoire-jean-claude-portrait-chef-maestro-tourcoing-annonce-concert-critique-par-classiquenews-600x337_jean-claude-malgoirecdr_web_0MOUVAUX, Le violoncelle poilu, 12-15 oct 2018. Jean-Claude Malgoire avant de nous quitter en avril dernier, nous a laissĂ© en hĂ©ritage un nouveau cycle musical (saison 2018 2019) Ă  mĂ©diter. Une nouvelle odyssĂ©e diffusant depuis le territoire de TOURCOING, l’idĂ©e d’une troupe expĂ©rimentale, d’une audace souvent inouĂŻe
 ConcotĂ©e amoureusement par le chef explorateur la saison qui nous occupe jusqu’à mai 2019 a souhaitĂ© « oser l’émotion » et dĂ©fendre l’idĂ©e ou mieux la passion d’ĂȘtre furieusement « romantique ».
DĂ©fricheur depuis 37 ans Ă  la tĂȘte de sa compagnie laboratoire, au profil unique en France, Jean-Claude Malgoire, artiste aussi exceptionnelle que simple et accessible, fraternel, nous invite ainsi Ă  explorer les Ă©tats d’ñme du « violoncelle poilu » (12-15 octobre / 18,23, 24 nov 2018) ; redĂ©couvrir avant la fin de l’annĂ©e 2018 : les Stabat Mater de Pergolesi et A. Scarlatti (8 nov 2018, repris les 12 et 14 avril 2019) ; le Voyage d’hiver de Schubert (25 nov 2018), enfin la puissance d’un amour rĂ©voltĂ© et libertaire, celui de Fidelio, unique et saisissant opĂ©ra de Beethoven (7-9 dĂ©c 2018)
 Une fin d’annĂ©e haute en couleurs et en (re)dĂ©couvertes majeures. Avant de cĂ©lĂ©brer le gĂ©nie de Mozart (Messe du couronnement, 11-13 janv 2019 ; puis l’opĂ©ra ultime dans le genre seria : la ClĂ©mence de Titus, 3-7 fĂ©vrier 2019).


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Atelier Lyrique de Tourcoing
L’aventure continue

D’ici la fin de l’annĂ©e 2018

Le Violoncelle poilu

12 – 15 oct 2018
repris les 18, 23, 24 nov 2019

vendredi 12 octobre 2018, 20h
MOUVAUX (59), L’Etoile
RĂ©servations
www.letoile.mouvaux.fr
http://www.letoile.mouvaux.fr/levioloncelle-poilu

lundi 15 octobre 2018, 14h
MARQUETTE LEZ LILLE (59), Studio 4
RĂ©servations
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/le-violoncelle-poilu/

le-violoncelle-poilu-atelier-lyrique-de-tourcoing-octobre-2018-concert-annonceSpectacle pour toute la famille (dĂšs 8 ans, durĂ©e : 50 mn), inspirĂ© de la vie du poilu, Maurice MarĂ©chal, violoncelliste devenu poilu pendant la Grande Guerre (1914-1918). Le chant du violoncelle se fait voix de la connaissance, de la musique de l’humanitĂ© comme de la barbarie
 « 
Dans le rĂ©giment de Maurice, il n’y a que des musiciens mais ceux-ci ne jouent plus
 Chaque jour, les musiciens brancardiers risquent leur vie pour sauver celle des autres, au son des obus qui explosent et des fusils-mitrailleurs qui crĂ©pitent. »
Spectacle prĂ©sentĂ© Ă  l’occasion des commĂ©morations du 11 novembre 1918.
Avec Thomas Landbo, Isabelle Veyrier (violoncelle), Martial Gauthier (violon et voix off). Pascal Antonini, mise en scĂšne.

TOUTES LES INFOS, les modalités de réservations, les infos pratiques
sur le site de l’Atelier Lyrique de TOURCOING
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr

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STABAT MATER
de Pergolesi et Alessandro Scarlatti
8 nov 2018
12, 14 avril 2019

Jeudi 8 novembre 2018, 20h30
MARCQ EN BARƒUL, Ă©glise du SacrĂ© Coeur

Le Stabat Mater recueille les larmes de Marie au pied de la croix oĂč son Fils a Ă©tĂ© sacrifié  Debout la mĂšre / Stabat mater
 « Debout la mĂšre des douleurs pleurait tout auprĂšs de la croix oĂč son fils agonisait ; et son Ăąme qui gĂ©missait, pleine de deuil et de tristesse, par le glaive fut percĂ©e  »
Plainte dolente et fervente, le texte remonte au XVIĂš, ici mis en musique par deux compositeurs baroques napolitains. Alessandro Scarlatti (en 1724, honorant une commande de la confrĂ©rie des Chevaliers de la Vierge des douleurs), puis le gĂ©nial et mort trop tĂŽt, Pergolesi, qui signe ainsi son testament artistique. L’inspiration est hautement spirituelle voire mystique, inspirĂ© par la souffrance d’une mĂšre, recueillant le corps torturĂ© de son fils

La partition de Scarlatti sera ainsi chantĂ© chaque Vendredi Saint, jusqu’en 1736 Ă  Naples selon le voeu des Chevaliers ; lesquels ensuite, dĂ©sirant un opus plus moderne, passent commande au cadet de Scarlatti, le jeune et dĂ©jĂ  gĂ©nial Pergolesi qui n’a que 26 ans. Avant de mourir, deux mois aprĂšs cette commande, Ă  cause de la Tuberculose, le jeune napolitain livre un chef d’oeuvre pour deux voix solistes et continuo. AprĂšs avoir composĂ© son Stabat, Pergolesi se retire au couvent des Capucines de Puzzuoli.
A Marc en BarƓul, la soprano MaĂŻlys de Villoutreys et le contre-tĂ©nor Paul Figuier incarnent la chair mystique de ce cycle testament, accompagnĂ© par les instrumentistes de La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, fondĂ© par le regrettĂ© Jean-Claude Malgoire.
Programme repris le vendredi 12 avril 2019, 20h (Les Rues des Vignes, Abbaye de Vaucelle ; puis Ă  Paris, TCE, dim 14 avril 2019, 11h).

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buet-alain-concert-air-annonce-opera-festivalLe Voyage d’hiver de Schubert

Dim 25 nov 2018, 15h30
TOURCOING, Conservatoire
Alain Buet, baryton
David Violi, piano
Winterreise, 24 lieder pour piano et voix (1827)

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7 – 9 dĂ©cembre 2018beethoven 1803 apres Symphonie 1 creation symphonies romantiques classiquenews review compte rendu cd critique 800px-Beethoven_3
BEETHOVEN : FIDELIO
TOURCOING, Théùtre Municipal Raymond Devos
Vend 7 décembre 2018, 20h
Dim 9 décembre 2018, 15h30
Avec Leonore / Fidelio : VĂ©ronique Gens
Florestan : David Litaker
Don Pizzaro : Alain Buet
A SĂ©ville, Leonore devient Fidelio pour pĂ©nĂ©trer incognito dans la prison oĂč est sĂ©questrĂ© et condamnĂ© son Ă©poux Florestan, prĂ©sumĂ© mort
 Le jeune femme doit braver l’empire de la barbarie et de la cruautĂ© incarnĂ©e par Pizzaro le gouverneur de la prison et Rocco, l’infĂąme geĂŽlier


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DVORAK : Symphonie n°8 Tchékoslovaque

‹FRANCE MUSIQUE. Jeudi 18 octobre 2018, 20h. Direct. DVORAK : Symphonie n°8 « Tcheskoslovaque». Emmanuel Krivine / ONF. Maison de la Radio, Auditorium / Moussorgski, Rachmaninov, DvorĂĄk / Lugansky, ONF, Krivine – Concert donnĂ© en direct de l’Auditorium de la Maison de la Radio Ă  Paris.
dvorak antonin8Ăšme Symphonie de DVORAK. La Symphonie n°8 est composĂ©e en 1889 en BohĂšme, pour l’intĂ©gration de Dvorak au sein de l’AcadĂ©mie des Arts de BohĂšme. Elle est dĂ©dicacĂ©e Ă  l’Empreur François Joseph. Le compositeur dirige lui-mĂȘme la premiĂšre Ă  Prague le 2 fĂ©vrier 1890. Voici l’une des rares symphonies, la plus courte aussi (environ 35 mn) lumineuse et joyeuse qui s’appuie en majoritĂ© sur les motifs et thĂšmes du folklore populaire bohĂ©mien que Dvorak dĂ©veloppe sans limite, avec des changements constants de rythmes, ce qui rend la texture et son Ă©noncĂ©, proches d’une improvisation. EnjouĂ©e voire enivrĂ©, toute la symphonie (sauf la valse parfois mĂ©lancolique du 3Ăš mouvement) appelle Ă  la libĂ©ration de l’énergie et comme le rappelle le chef Kubelik dans une rĂ©pĂ©tition demeurĂ©e cĂ©lĂšbre, en BohĂšme, la trompette ne cĂ©lĂšbre pas la bataille mais la danse
 Parmi les instruments mis en avant, le piccolo et le cor anglais cisĂšle une orchestration parmi les plus pastorales de Dvorak (le cor anglais rĂ©alisant le chant de l’oiseau dans la rĂ©exposition du thĂšme dans le premier mouvement).

Les quatre mouvements sont :

I Allegro con brio
II Adagio
III Allegretto grazioso — Molto vivace
IV Allegro ma non troppo

Orchestre National de France / Direction : Emmanuel Krivine

Programme

Modest Petrovitch Moussorgski
La Khovanchtchina, ouverture

Serge Rachmaninov
Concerto pour piano et orchestre n°2 en do mineur op. 18
Moderato
Adagio sostenuto
Allegro scherzando
NikolaĂŻ Lugansky, piano

Antonin Dvorak
Symphonie n°8 en sol Majeur op. 88 B.163 “Tchecoslovaque”
Allegro con brio – Un poco meno mosso – Poco meno mosso
Adagio – Poco piĂč animato
Allegretto grazioso – Molto vivace
Finale : Allegro ma non troppo

BD, événement. MAUSART (éditions DELCOURT)

mausart delcourt BD critique livre BD bande dessinee par classiquenews CLIC de classiquenews de la rentree pour noel 2018BD, Ă©vĂ©nement. MAUSART (Ă©ditions DELCOURT). VĂ©ritable choc visuel cette bande dessinĂ©e ravira petits (et grands) tant par la beautĂ© du dessin et des couleurs que la vivacitĂ© du scĂ©nario. La poĂ©sie de l’image accordĂ©e au mordant de l’histoire rĂ©active ici la lĂ©gende mozartienne avec une finesse et une subtilitĂ© superlative. A Vienne, l’Empereur et sa (basse cour) exige de Salieri (devenu loup) de jouer cette musique que le souverain a entendu alors qu’il passait prĂšs de la maison du compositeur officiel
 Le problĂšme est que Salieri n’en est pas l’auteur, car c’est le souriceau Mausart, habitant avec sa famille dans le pianoforte de Salieri, qui jouait alors sur le clavier une improvisation libre et fantaisiste.

Salieri force son jeune rival infiniment plus doué, et entend ravir la vedette à son insu
 Mausart et sa famille se laisseront-ils faire ?

CLIC D'OR macaron 200Le scĂ©nariste joue des Ă©lĂ©ments du mythe mozartien : relation Ă  Salieri, prĂ©sentation Ă  la Cour, sĂ©duction et dĂ©sir dans le cƓur du souriceau, rĂŽle du pĂšre de Mausard, coups de thĂ©Ăątre grĂące Ă  la flĂ»te (enchantĂ©e),
 autant d’ingrĂ©dients qui pimentent l’action de la bande dessinĂ©e qui l’élĂ©gance et l’onirisme des contes et lĂ©gendes les plus anciennes. Au total 34 pages admirablement conçue qui rĂ©enchantent la figure du divin Wolfgang, avec en bonus tout un cahier de dessins et croquis non utilisĂ©s dans la bende dessinĂ©e finale, mais qui au moment de la rĂ©alisation on permis certainement au dessinateur de se faire la main, ciselant encore et encore situations et figures
 Avouons que la perruque viennoise XVIIIĂš sied particuliĂšrement Ă  la colonie de souris qui est la protagoniste de l’histoire. A suivre. Cadeau idĂ©al pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e 2018.

 

 

 

 

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BD, Ă©vĂ©nement. MAUSART (Ă©ditions DELCOURT) – Date de parution : 26/09/2018 / ISBN : 978-2-413-00258-1 – ScĂ©nariste : Thierry JOOR / Illustrateur : Gradimir Smudja. BD Ă©vĂ©nement, Ă©lue « CLIC » de CLASSIQUENEWS de la rentrĂ©e 2018

LILLE. L’ONL joue l’Europe des LumiĂšres, de Rameau Ă  Boieldieu

logo_ONL_2016LILLE, ONL : Mozart, Boieldieu, les 24, 25 oct 2018. L’Orchestre National de Lille retrouve le chef Jan Willem de Vriend (l’un des 3 chefs associĂ©s Ă©troitement Ă  la vie de l’Orchestre Ă  chaque saison) dans un cycle Ă©clectique qui s’intĂ©resse aux Ă©critures concertantes et dĂ©jĂ  symphoniques de Bach, Boieldieu, Mozart et surtout Rameau
 Pleine immersion dans le bain bouillonnant des LumiĂšres, quand le XVIIIĂš façonne Ă  sa maniĂšre l’évolution de l’écriture pour les instruments.
Outre le Concerto pour harpe de Boieldieu (Ă©crit Ă  Paris en 1801, dans le style viennois, associant virtuositĂ© et raffinement), raretĂ© d’une exceptionnelle Ă©lĂ©gance, l’ONL met en lumiĂšre le feu mozartien et la sensibilitĂ© coloriste d’un Rameau dĂ©cidĂ©ment trĂšs moderne dans son approche et sa conception de l’écriture instrumentale. Les rĂ©vĂ©lations de ce programme sont prometteuses. C’est un volet primordial aux cĂŽtĂ©s des concerts du rĂ©pertoire, prĂ©sentant les Ɠuvres mieux connues des XIXĂš et XXĂš siĂšcles.

Un Rameau mĂ©connu : Les FĂȘtes de PolymnieRAMEAU / MOZART : L’EQUATION MAGICIENNE. Quelle belle idĂ©e de mettre en perspective dans le cadre d’un seul concert, Rameau et Mozart. Le premier apporte toutes les idĂ©es et les couleurs en une Ă©criture qui cĂ©lĂšbre le gĂ©nie de la musique pure ; dans son dernier opĂ©ra Les BorĂ©ades (qu’il ne verra jamais reprĂ©sentĂ© car les rĂ©pĂ©titions sont annulĂ©es au moment de sa mort, le 12 septembre 1764), Rameau « ose » un orchestre somptueux, d’un chromatisme nouveau dont le colorisme et cette sensibilitĂ© nouvelle au paysage atmosphĂ©rique annonce l’impressionnisme de Debussy. Rien de moins. C’est dire le champs expressifs qui s’offre ainsi au travail des instrumentistes de l’orchestre.
Dans Les BorĂ©ades, Rameau imagine les saisons (tempĂȘtes, souffle des vents du nord, incarnĂ©s par le dieu aĂ©rien BorĂ©e et ses fils), mais aussi prend clairement partie pour les prisonniers et les esclaves torturĂ©s (en une scĂšne de torture d’une violence inouĂŻe, oĂč la reine de Bactriane Alphise est malmenĂ©e par BorĂ©e et ses fils, BorilĂ©e et Calisis, Ă  l’acte V
). Dans ses Suites de danses, qui apportent la respiration nĂ©cessaire pour Ă©quilibrer l’architecture de l’opĂ©ra, riche en rebondissements et Ă©preuves diverses, Rameau invente vĂ©ritablement l’autonomie de l’orchestre dans le flux de l’opĂ©ra : la tempĂȘte de l’acte III, qui exprime alors la colĂšre de BorĂ©e (lequel enlĂšve Alphise), le paysage dĂ©vastĂ© qui s’en suit (dĂ©but de l’acte IV) indique l’essor poĂ©tique de l’orchestre, vĂ©ritable acteur du drame, qui permet aussi un parallĂšle Ă©loquent entre l’état de la nature et l’état intĂ©rieur et psychique du hĂ©ros qui est alors en scĂšne (au dĂ©but du IV, c’est Abaris, aimĂ© d’Alpise qui paraĂźt, dĂ©muni, inquiet car il ne voit plus celle qu’il aime et qu’a kidnappĂ© BorĂ©e et sa clique de vents haineux)


En homme des LumiĂšres, Rameau annonce l’engagement des hommes de bonne volontĂ© et aussi ce mouvement de la sensibilitĂ© qui s’intĂ©resse aux modulations de la Nature, en son Ă©ternel et cyclique Ă©ternitĂ©. Le dĂ©fi pour un orchestre d’instruments modernes est de retrouver le style baroque dĂ©jĂ  prĂ©classique et prĂ©romantique (rĂ©solution des ornements, tenue d’archet, ligne mĂ©lodique Ă  partir des temps forts et secondaires, 
). L’expĂ©rience du chef est ici primordiale pour rĂ©ussir ce dĂ©fi de la pratique historiquement informĂ©e, qui infĂ©ode la technicitĂ© Ă  la juste expression.
BOIELDIEU portrait par classiquenews 800px-Fr-Adrien_BoieldieuRare les programmes qui ont l’audace de la mise en perspective, remontant jusqu’au XVIIIĂš, Ă  la (re)dĂ©couverte des compositeurs dont le langage a façonnĂ© aussi l’histoire de l’écriture orchestrale. Ainsi ce concert, exaltant les Ă©critures de JS BACH, BOIELDIEU, MOZART et RAMEAU, rend -t-il hommage Ă  cette pĂ©riode souvent boudĂ©e, oĂč s’est construit l’essor symphonique, prĂ©parant aux grandes Ɠuvres du plein XIXĂš. De sorte que l’on comprend comment tout est nĂ©, dans la 2Ăš moitiĂ© du XVIIIĂš, le siĂšcle des LumiĂšres. Le cas de Boieldieu est emblĂ©matique de ces auteurs mĂ©connus, oubliĂ©s, et pourtant majeurs Ă  leur Ă©poque : bravant les alĂ©as politiques de son Ă©poque (nĂ© sous l’Ancien RĂ©gime, vivant sous la Terreur, cĂ©lĂ©brĂ© durant le Consulat et l’Empire, puis estimĂ© des Bourbons, enfin ruinĂ© par la RĂ©volution de Juillet 1830), Boieldieu illumine cependant le genre opĂ©ra dans les trois premiĂšres dĂ©cennies du XIXĂš, c’es Ă  dire quand perce le gĂ©nie de Rossini (Le Calife de Bagdad crĂ©Ă© en 1800, La Dame blanche de 1825
 les chercheurs et producteurs seraient donc inspirĂ©s de se pencher enfin sur son cas : un pur tempĂ©rament imaginatif, dont le gĂ©nie Ă©clectique, synthĂ©tique mĂȘle premier classicisme, romantisme, hĂ©ritage de Gluck et concurrence des italiens dont Rossini Ă©videmment)


 

 

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ONL-18-19-saison-VIGNETTE-CARRE-concerts-selection-critique-concerts-par-classiquenewsOrchestre National de Lille
Programme L’Europe des Lumiùres
Mercredi 24 oct 2018, 20h
Jeudi 25 oct 2018, 20h
LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/leurope-des-lumieres/

 

 

BACH
Suite pour orchestre n°3

BOIELDIEU
Concerto pour harpe et orchestre

MOZART
Symphonie n° 35, Haffner

RAMEAU
Les Boréades, suite

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
JAN WILLEM DE VRIEND, direction musicale
XAVIER DE MAISTRE, harpe

 

 

 

 

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MOZART : Symphonie n°35, «  Haffner ». D’une durĂ©e lĂ©gĂšrement supĂ©rieure Ă  
 20 mn, selon les interprĂ©tations et leurs conceptions du tempo, la Symphonie Haffner de Mozart est Ă©crite en juillet 1782, Ă  Vienne, oĂč Wolfgang vient de faire reprĂ©senter l’EnlĂšvement au sĂ©rail, d’une violence et d’une exaltation Ă©motionnelle inouĂŻe. Il s’agissait alors de cĂ©lĂ©brer l’anoblissement de Siegmund Haffner qui avait demandĂ© 6 ans auparavant Ă  Mozart (1776) Ă  Salzbourg, une sĂ©rĂ©nade pour le mariage de sa fille Elisabeth. MalgrĂ© une surcharge de travail, Wolfgang Ă  Vienne livre le 3 aoĂ»t 1782 sa nouvelle symphonie ; c’est la capacitĂ© d’un nouvel Ă©poux, car il vient de se marier, 3 jours auparavant. Dans son plan en quatre parties, Mozart voit grand. Il joint en plus la marche en rĂ© majeur k 408.
Le premier Allegro (con spirito) redouble d’énergie voire de frĂ©nĂ©sie exaspĂ©rĂ©e, tempĂ©rĂ©es ou plutĂŽt canalisĂ©es par une ritournelle finale qui rappelle JS BACH que Mozart vient alors de dĂ©couvrir et d’étudier minutieusement.
L’Andante qui suit, apporte rĂ©confort et sĂ©rĂ©nitĂ© d’une sĂ©rĂ©nade toute imprĂ©gnĂ©e de calme plĂ©nitude dans l’esprit de la musique de chambre.
Le Menuetto Ă  3/4 indique une extension nouvelle, d’une soliditĂ© inĂ©dite qui montre le soin de Mozart pour cet Ă©pisode purement rythmique qui apporte lui aussi dans la succession des caractĂ©risations symphoniques, une dĂ©tente faite Ă©lĂ©gance et expressivitĂ©.
Enfin, le Finale (presto, Ă  2/2), cultive lui aussi l’énergie jaillissante avec une claire rĂ©fĂ©rence Ă  l’air du chef des esclaves Osmin dans l’EnlĂšvement au sĂ©rail (O wie will ich triumphieren : air de victoire des esclavagistes et des tyrans
). Selon Mozart lui-mĂȘme, il convient de jouer aussi vite que possible ce dernier mouvement, comme le premier Allegro doit ĂȘtre aborder avec tout le feu nĂ©cessaire. De toute Ă©vidence, le brio, la lĂ©gĂšretĂ© embrase le tissu orchestral, fait de changements de modulations, d’harmonies et de rythmes changeants et rapides. Le feu dont parle Mozart affirme ici un grand tempĂ©rament symphonique, et l’une des grandes symphonies viennoises de Wolfgang.

 

 

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Opéra magazine, octobre 2018. Elsa Dreisig en couverture

opera magazine octobre 2018 elsa dreisig annonce sur classiquenews thumbnail_couverture 143OPERA magazine – Octobre 2018. EN COUVERTURE : ELSA DREISIG, soprano
 Grand Entretien avec la soprano Elsa Dreisig. Automne chargĂ© pour la jeune soprano française, avec la sortie de son premier rĂ©cital, intitulĂ© Miroir(s) le 5 octobre ; un rĂ©cital attendu au ThĂ©Ăątre des Champs-ÉlysĂ©es le 13 ; ainsi que deux nouvelles productions Ă  Berlin, au Staatsoper Unter den Linden, dont elle est membre de la troupe : MĂ©dĂ©e de Cherubini, Ă  partir du 7 octobre, puis Hippolyte et Aricie de Rameau, Ă  partir du 25 novembre 2018, respectivement dirigĂ©es par Daniel Barenboim et Simon Rattle. Elsa Dreisig dresse un premier bilan sur ce dĂ©but de carriĂšre « mĂ©tĂ©orique ».

Rencontres
Alain Surrans : Le nouveau directeur gĂ©nĂ©ral d’Angers Nantes OpĂ©ra affiche, jusqu’au 7 octobre, le premier jalon de sa saison 2018-2019 : un diptyque TchaĂŻkovski/Rachmaninov (Iolanta / Aleko), en coproduction avec l’OpĂ©ra de Rennes, son ancienne maison, avec laquelle il a entrepris de dĂ©velopper de multiples collaborations.
AurĂ©lien Bory : Le 12 octobre, l’OpĂ©ra-Comique lĂšve le rideau sur sa nouvelle production d’OrphĂ©e et Eurydice de Gluck, qu’il met en scĂšne, dans la version Berlioz/Viardot de 1859, avec Marianne Crebassa dans le rĂŽle principal.

Jeune talent
Jakub Jozef Orlinski
RemarquĂ© au Festival d’Aix-en-Provence, en 2017, dans Erismena de Cavalli, le contre-tĂ©nor polonais incarne Unolfo dans Rodelinda Ă  Lille, jusqu’au 14 octobre. Deux semaines plus tard, sortira son premier rĂ©cital pour Erato, intitulĂ© Anima Sacra.

En coulisse
L’OpĂ©ra national de Budapest
Du 30 octobre au 11 novembre, l’OpĂ©ra National Hongrois effectue sa premiĂšre visite Ă  New York, avec une programmation mĂȘlant art lyrique et danse. Pendant ce temps, les travaux de rĂ©novation du splendide OpĂ©ra d’État avancent Ă  grands pas, pour une rĂ©ouverture prĂ©vue le 17 mai prochain, les spectacles se jouant en attendant au ThĂ©Ăątre Erkel, le deuxiĂšme site de la compagnie. Et comme si cela ne suffisait pas, l’OpĂ©ra National est en train d’achever un vaste complexe baptisĂ© Studios d’Art Eiffel, dotĂ© d’une salle adaptĂ©e aux opĂ©ras de chambre ou baroques ! Autant dire que Budapest est en pleine effervescence sur le plan musical, l’offre de l’OpĂ©ra National venant complĂ©ter celle du Palais des Arts (MĂŒpa), dont la Salle « Bela Bartok » accueille de multiples concerts, entre autres ceux de l’Orchestre National Hongrois.

Comptes rendus
Les scĂšnes et concours.

Guide pratique
La sĂ©lection CD, DVD et l’agenda international des spectacles.

LILLE, ONL : saison 18 – 19, 3Ăš saison d’Alexandre Bloch

BLOCH-alexandre-bloch-maestro-orchestre-national-de-lille-classiquenews-thumbnail_portrait-HD@Jean-Baptiste-MillotLILLE, ONL : saison 18 – 19, 3Ăš saison d’Alexandre Bloch. La grande affaire de cette nouvelle saison symphonique qui s’annonce sous les meilleurs auspices reste pour Alexandre Bloch, l’intĂ©grale des Symphonies de Mahler, dont le premier volet, – les 5 premiĂšres Symphonies, seront prĂ©sentĂ©es en un cycle continu, de fĂ©vrier Ă  juin 2019.

 

bloch-alexandre-maestro-582-390-orchestre-national-de-Lille-classiquenews

 

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Orchestre National de Lille
3 programmes sous la direction d’Alexandre Bloch

OCTOBRE en tournĂ©e
 Auparavant, en octobre et novembre 2018, le chef poursuit un travail spĂ©cifique et en profondeur avec les instrumentistes de l’ONL Orchestre National de Lille. aprĂšs avoir inaugurer la nouvelle saison les 27 et 28 septembre derniers, chef et orchestre partent en tournĂ©e Ă  Hazebrouck (5 oct) et en CorĂ©e (SĂ©oul, Dagjin, Daejeon, Incheon, les 9, 11, 12 et 13 octobre) dans un programme « SortilĂšges symphoniques », associant Chabrier (FĂȘte polonaise), Ravel (Pavane pour une infante dĂ©funte), Stravinsky (Suite de l’Oiseau de feu), et le Concerto pour violon de Tchaikovsky (soliste : Nemanja Radulovic).

Vendredi 5 octobre 2018 : Hazebrouck, espace Flandre, 20h30
SortilĂšges symphoniques
Soliste : ELENA URIOSTE, VIOLON
Infos et réservations au 03 28 49 51 30 ou 03 28 44 28 58
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/sortileges-symphoniques/

 

 

 

 

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JUST PLAY : travail d’orchestre
 Puis Alexandre Bloch, s’engage pour une expĂ©rience qui dĂ©cloisonne les frontiĂšres du concert classique, et rĂ©alise un nouveau dispositif intitulĂ© « JUST PLAY » : plongĂ©e au cƓur de l’orchestre, le 30 oct, 20h : dans l’auditorium du Nouveau SiĂšcle de Lille, les spectateurs dĂ©couvrent d’abord, comment les musiciens de l’orchestre dĂ©couvrent une nouvelle Ɠuvre ; puis travaillent et rĂ©pĂštent afin de l’interprĂ©ter ensuite devant eux : dĂ©couverte, travail, rĂ©pĂ©tition puis concert final ; c’est toute la chaine prĂ©paratoire qui prĂ©cĂšde le concert, c’est toute la prĂ©paration qui mĂšne au concert qui s’offrent ainsi aux spectateurs; permettant Ă  chacun de comprendre, suivre, mesurer les progrĂšs des instrumentistes, la communication du chef
 Voici donc la 3Ăš expĂ©rience JUST PLAY pilotĂ©e par Alexandre Bloch. AprĂšs Danses de Galanta (Kodaly) et Alborada del Gracioso (Ravel), quelle est la partition qui sera ainsi travaillĂ©e, approfondie devant le public, ce mardi 30 octobre 2018, 20h?

Mardi 30 octobre 2018, 20h
Lille, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
JUST PLAY
Une nouvelle Ɠuvre en rĂ©pĂ©tition puis en concert
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/just-play/

 

 

 

 

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IBÉRISMES
 Dernier volet 2018 pour Alexandre Bloch, le programme « Incandescences espagnoles », les 22 et 23 nov 2018, Ă©claire la passion ibĂ©rique des compositeurs français au dĂ©but du XXĂš (matiĂšre cristalline scintillante d’Iberia de Debussy ; frĂ©nĂ©sie et caractĂšre d’Alborada del Gracioso de Ravel), mais aussi la fiĂšvre espagnole Ă  sa source, celle de Granados et Turina, comme celle du guitariste et compositeur catalan Cañizares dont le Concert Al Andalus pour guitare, sera ainsi crĂ©Ă©, Ă  la mĂ©moire de Paco de Lucia qui fut son ami.

Jeudi 22 nov 2018, 20h
Vend 23 nov 2018, 20h

LILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle

RAVEL
Alborada del Gracioso
GRANADOS
Intermezzo de Goyescas
CAÑIZARES
Concerto flamenco
Al-Andalus pour guitare
“À la mĂ©moire de Paco de LucĂ­a”
[création française]
DEBUSSY
Iberia
TURINA
Danzas fantĂĄsticas

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/incandescences-espagnoles/

 

 

 

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BLOCH-alexandre-bloch-maestro-orchestre-national-de-lille-classiquenews-thumbnail_portrait-HD@Jean-Baptiste-Millot3Ăš saison d’Alexandre Bloch comme directeur musical de l’ONL Orchestre national de Lille. Programmes et concerts d’octobre et de novembre 2018. TournĂ©e en CorĂ©e, Just Play, Incandescences espagnoles

TOUTES LES INFOS, le programme dĂ©taillĂ© des concerts sur le site de l’ONL Orchestre National de Lille saison 2018 – 2019

TOURS, Opéra. CONCERT, DEBUSSY par Robert HOULIHAN

debussy_profil_430TOURS, OpĂ©ra. CONCERT, DEBUSSY, les 6 et 7 oct 2018. DĂ©jĂ  invitĂ©, rĂ©vĂ©lant une complicitĂ© stimulante avec les instrumentistes de ” l’Orchestre maison ” (l’OSRCVDLT, c’est Ă  dire Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours), le chef Robert Houlihan dĂ©fend avec ampleur, profondeur, acuitĂ© et un remarquable sens des dĂ©tails comme de l’architecture globale, ce foisonnement scintillant d’un Debussy « impressionniste » ; comme les peintres de la pĂ©riode, le compositeur du XXĂš, illustre cette rĂ©volution musicale et symphonique qui comme Picasso a rĂ©inventĂ© le langage artistique et l’esthĂ©tisme au dĂ©but du XXĂš, et proposer de nouvelles dimensions et sensations, liĂ©es certes Ă  la couleur, mais aussi au sentiment du plein air : la mer, l’air, le souffle des Ă©lĂ©ments. Il n’est pas une Ă©criture plus atmosphĂ©rique que celle de Debussy

Pour preuve ce programme prometteur prĂ©sentĂ© dans le cadre de la saison symphonique de l’OpĂ©ra de TOURS, centre trĂšs actif en matiĂšre de symphonisme ardent : d’abord, PellĂ©as et MĂ©lisande de
 FaurĂ© ; puis Printemps et PrĂ©lude Ă  l’AprĂšs midi d’un faune de Debussy, enfin, cycle orchestral majeur, rarement donnĂ© en tant que tel, Suite pour orchestre ou plus prĂ©cidĂ©ment Symphonie d’aprĂšs la matiĂšre musicale de son opĂ©ra PellĂ©as et MĂ©lisande (1902), et ici dans la version pour orchestre signĂ© Marius Constant (1982). 2 reprĂ©sentations Ă©vĂ©nements qui inaugurent aussi la saison symphonique de l’OpĂ©ra de TOURS, tout en cĂ©lĂ©brant le gĂ©nie de Debussy, cĂ©lĂ©bration opportune pour l’annĂ©e 2018 qui est celle du centenaire CLAUDE DEBUSSY.

 

 

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OpĂ©ra de Tours. CrĂ©ation mondiale des FĂ©es du Rhin d'OffenbachActuellement Ă  l’OpĂ©ra de Tours, la crĂ©ation mondiale des FĂ©es du Rhin, opĂ©ra mĂ©connu et pourtant saisissant de Jacques Offenbach (version française originale de 1864) : VOIR notre teaser et notre reportage crĂ©ation mondiale des FĂ©es du Rhin de Jacques Offenbach Ă  l’OpĂ©ra de TOURS, 28, 30 sept et 2 oct 2018

 

 

 

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RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/debussy-6-7-oct

Gabriel FAURÉ
Pelléas et Mélisande, suite Op.80

Claude DEBUSSY
Printemps, Suite symphonique

PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un faune

Claude DEBUSSY | Marius CONSTANT
PellĂ©as et MĂ©lisande – Symphonie (1983)

Direction musicale : Robert Houlihan
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

 

 

ConfĂ©rences de prĂ©sentation des Ɠuvres
Samedi 6 octobre- 19h00
Dimanche 7 octobre – 16h00
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar
Entrée gratuite

 

 

 

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PRÉSENTATION DES ƒUVRES… Les oeuvres choisies mettent Ă  l’honneur l’inspiration orchestrale de Debussy, de Printemps (hymne Ă  la Nature en son Ă©veil, datant de son pĂ©riple Ă  la Villa MĂ©dicis, 1887), Ă  PrĂ©lude Ă  l’AprĂšs midi d’un Faune de 1894, piĂšce magistrale pour le ballet Ă©ponyme dansĂ©, chorĂ©graphiĂ© par Nijinsky pour les ballets Russes Ă  Paris. Le sujet en est le dĂ©sir et l’extase Ă©rotique d’un jeune faune

Enfin place au texte de Maeterlinck, PellĂ©as et MĂ©lisande, piĂšce thĂ©Ăątrale de 1893, mise en musique par FaurĂ© tout d’abord, en 1898 (Suite pour orchestre) et opĂ©ra 
 par Debussy (1902) avec la rĂ©ussite que l’on sait. En 1983, Marius Constant dĂ©duit des 5 actes, un cycle des meilleurs passages symphoniques, pour composer une nouvelle symphonie, exprimant grĂące au chant des instruments seuls, la force, la violence et la poĂ©sie de cette histoire d’amour tragique, entre deux adolescents trop naĂŻfs, dans un monde Ă  l’agonie (le royaume d’Allemonde gouvernĂ© le vieux roi Arkel)


Festival FORMAT PAYSAGES 2018 : 1Úre édition événement

format-paysages-festival-13-et-14-octobre-2018(MORVAN). FORMAT PAYSAGES, 13 et 14 octobre 2018. Voici un nouveau concept de festival. Et mĂȘme d’expĂ©rience artistique en accĂšs libre. L’art vivant dans le territoire, c’est un concept phare, moteur qui « ose » rĂ©tablir l’accĂšs de l’art et du spectacle vers le plus grand nombre et dans les lieux trop isolĂ©s, Ă  torts enclavĂ©s, boudĂ©s par le milieu traditionnel des salles de concerts et des maisons d’opĂ©ras. Pourquoi faudrait-il nĂ©cessairement concentrer la crĂ©ation dans les cƓurs urbains, dĂ©jĂ  saturĂ©s d’offres de divertissements ? Mais la musique et le spectacle ont toute leur place hors des sites trop sonores et trop actifs, dans le cadre dĂ©tendu des villages et des lieux naturels, au plus prĂšs des populations, en accord avec une Nature dĂ©sormais inspiratrice et enchanteresse. C’est le dĂ©fi (admirable) que s’est lancĂ© un nouveau type de festival, dans le Morvan (Bourgogne), le festival FORMAT PAYSAGES portĂ© par Jean-Michel Lejeune.

L’association Cumulus propose en octobre un cycle pionnier, pluridisciplinaire et original autour du lac de Chaumeçon (au sein du Parc naturel rĂ©gional du Morvan) – le choix des artistes oriente l’identitĂ© artistique du festival car sont privilĂ©giĂ©s entre autres, les personnalitĂ©s et tempĂ©raments du cru, ayant choisi de rĂ©sidĂ© dans le Morvan.

 

 

Le Morvan rĂ©invente l’idĂ©e d’un Festival
NATURE & PAYSAGE, sources et Ă©crins du spectacle

 

 

Lac-de-Chaumecon-bis

 

Le lieu, l’esprit du site naturel impriment leur caractĂšre aux spectacles et concerts polymorphes. Le Festival entend favoriser le patrimoine naturel, un bien commun dont la beautĂ© inspire et stimule. Lacs, forĂȘts se dĂ©voilent aux esthĂštes, artistes, crĂ©ateurs, festivaliers : tous sont invitĂ©s Ă  partager, travailler ensemble. La nature est dĂ©sormais privilĂ©giĂ© comme lieu et sujet de rĂ©flexion, d’invention, de dĂ©passement. A l’époque oĂč le concert doit se rĂ©inventer, oĂč la relation aux publics se transformer, oĂč le fonctionnement mĂȘme et le rythme d’un festival doivent aussi se rĂ©inventer, FORMAT PAYSAGES ouvre en novateur, des voies nouvelles qui s’avĂšrent trĂšs prometteuses.

 

 

lac-de-chaumecon-parc-regional-morvan-format-paysages-festival-par-classiquenews-1

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Pour sa premiÚre édition, FORMAT PAYSAGES propose 7 rvs, samedi 13 et dimanche 14 octobre 2018, pendant lesquels artistes et créateurs régionaux et internationaux, questionnent, proposent, enchantent


Programme / itinéraire

 

 

samedi 13 octobre 2018
16h30 : départ de la promenade / rv au lieu dit « La Plage »

18h30 : retour au point de départ / vin chaud sur La Plage

19h30 : VIVACE, Alban Richard
Salle des FĂȘtes, BRASSY

20h15 : pot amical
Salle des FĂȘtes, BRASSY

 

 

dimanche 14 octobre 2018
11h départ de la promenade
/ rv au lieu dit « La Plage »

12h45 : apéritif sur La Plage

« La Plage », commune de Brassy
AccĂšs gratuit

 

 

PARKING ET NAVETTES
Navettes Ă  disposition entre la place de BRASSY et la PLAGE de POLQUEMIGNON (Lac de CHAUMEÇON), aller et re- tour. 1 arrĂȘt sur le trajet est prĂ©vu au LAVOIR restaurĂ© de Polquemignon. Toutes les 20’ environ samedi 13 entre 14h00 et 15h30, puis entre Ă  18h30 et 20h, et dimanche 14 entre 9h30 et 10h30, puis entre 12h30 et 13H45.

Lac de Chaumeçon, Plage de Polquemignon – Brassy

TOUTES LES INFOS
06 08 43 39 71
www.format-paysages.com

Consultez aussi le site TOURISME BOURGOGNE
http://www.bourgogne-tourisme.com/a-voir-a-faire/nature/sites-naturels/PCUBOU058103755/detail/saint-martin-du-puy/lac-de-chaumecon

Illustration : lac de Chaumeçon © H Monnier

 

 

morvan-lac-de-chaumecon-morvan-parc-regional-festival-format-paysages-par-classiquenews-annonce-critique-comte-rendu-concerts

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Artistes invités / expérience et parcours artistique

UNE AUTRE IDEE DU SPECTACLE / ART & NATURE… Depuis le lieu dit « La Plage », le festivalier est invitĂ© Ă  vivre une nouvelle expĂ©rience artistique pluridisciplinaire en immersion naturelle complĂšte autour du lac de Chaumeçon (et depuis la plage du rĂ©servoir de Chaumeçon) et vers les cascades du Paradis

Au programme, les objets surdimensionnĂ©s du plasticien Lilian Bourgeat qui suscite de nouvelles situations entre l’objet et le spectateur / acteur
 l’association du sculpteur metteur en ondes, Patrice CarrĂ© et le compositeur Mathieu Chauvin ; le chorĂ©graphe explorateur Christophe Delachaux ; « Apparitions » – L’Ensemble vocal des Cantaduns pour l’OpĂ©ra Voyageur , nouvelle expĂ©rience lyrique Ă  la croisĂ©e des genres qui a choisi les paysages du Morvan comme cadre de son dĂ©ploiement et de son inspiration vers tous les publics
 le musicien Christian MAES, crĂ©ateur de l’accordĂ©on diatonique Ă  1/4 de tons, passionnĂ© entre autres, des musiques irlandaises et proche-orientales
 La Compagnie de spectacle «  Pas de quartiers! » portĂ©e par CĂ©leste Lejeune et Claire Martin, inspirĂ©e par la vie secrĂšte des arbres ; « VIVACE », premiĂšre expĂ©rimentation chorĂ©graphique en milieu rural, une rĂ©alisation exemplaire qui permet au cƓur du Morvan de dĂ©couvrir et comprendre les voies de la danse contemporaine

Y aurait-il une nouvelle vague artistique dans le Morvan ? A cette question inédite, le Festival FORMAT PAYSAGES répond fiÚrement : « OUI » !
Rendez vous est pris pour cette expérience captivante, les 13 et 14 octobre 2018.

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LIRE aussi notre ENTRETIEN avec JEAN-MICHEL LEJEUNE : Pourquoi lancer un nouveau Festival ? Quels sont les enjeux et le fonctionnement du Festival FORMAT PAYSAGES ?

lac-de-chaumecon-parc-regional-morvan-format-paysages-festival-par-classiquenews-1Jean-Michel Lejeune repousse les lignes, ose un nouveau concept de festival, en plain air, qui est surtout une formidable expĂ©rience sensorielle autour de la musique et de la performance. Le lien est rĂ©alisĂ© par le cheminement du spectateur / festivalier qui dĂ©ambule d’un site Ă  un autre, mais dans un mĂȘme lieu, inoubliable, Ă  la fois sauvage et fĂ©erique
 Le parcours offre un autre point de vue, une autre qualitĂ© d’écoute et des perceptions comme des sensations inĂ©dites. Retour donc Ă  la Nature, matrice inspirante qui suscite donc sa premiĂšre Ă©dition, le Festival FORMAT PAYSAGES. Aux artistes de nous surprendre, aux nouveaux publics d’émerger
 Explications et entretien avec Jean-Michel Lejeune, directeur de FORMAT PAYSAGES. 
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Dimanche vénitien sur ARTE

exposition-Paris-VENISE-eblouissante-annonce-expo-evenemnt-par-classiquenewsARTE, VENISE en musique, dim 7 oct 2018. 17h35, 18h30. VENISE L’INSOLENTE, puis CARNEVALE 1729, un concert Ă  Venise. Voici en 2 Ă©tapes une Ă©vocation de la Venise libertine, adepte des plaisirs, et Ă©videmment au XVIIIĂš, capitales des arts ; moins de la peinture comme aux siĂšcles prĂ©cĂ©dents, mais de la musique. L’opĂ©ra y est certes nĂ© dĂšs 1637, sous sa forme dĂ©mocratique, payante : chacun peut assister Ă  un spectacle lyrique s’il s’acquitte d’un billet
 mais au XVIIIĂš, Vivaldi, violoniste virtuose, invente le Concerto poĂ©tique (Les Quatre Saisons) et aussi rĂ©invente l’opĂ©ra
 A Venise se fixent aussi Porpora, maĂźtre de l’opĂ©ra napolitain, et Hasse, immense compositeur de la trempe d’un Haendel qui passe aussi Ă  Venise, y donne Agrippina, chef d’oeuvre de la jeunesse d’un autre gĂ©nie de l’opĂ©ra. Au XVIIIĂš, Jean-Jacques Rousseau fantasme sur les jeunes beautĂ©s musiciennes tenues cachĂ©es derriĂšre des grilles Ă  l’Ospedale de la PietĂ .

 

 

 

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arte_logo_2013DIMANCHE 7 OCTOBRE 2018 / Dimanche vénitien
A 17h30 : docu Venise, l’insolente,
 ou l’éblouissante, en Ă©cho Ă  l’exposition actuellement Ă  l’affiche du GRAND PALAIS Ă  PARIS, rĂ©trospective majeure dĂ©diĂ©e Ă  la Venise resplendissante et dĂ©cadente du XVIIIĂš. LIRE ici notre prĂ©sentation de l’exposition VENISE Ă©blouissante

A 18h30 : concert, Carnaval 1729 dans la CitĂ  dei Dogi. Avec la diva trĂšs agile, Ann Hallenberg, mezzo de choc aux coloratoures exceptionnellement souples et prĂ©cises. Pour le Carnaval 1729, pas moins de 7 opĂ©ras sont crĂ©Ă©s Ă  Venise, emblĂšmes de la vitalitĂ© artistique de la ville devenue temple des plaisirs d’une Europe aristocratique et insouciante. Au palais Zenobio, Anna Hallenberg accompagnĂ©e par l’ensemble sur instruments d’époque, Il Pomo d’Oro, chantent les airs des opĂ©ras de cette saison 1729, exceptionnelle.

 

 

 

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MORVAN. FORMAT PAYSAGES, les 13 et 14 octobre 2018

format-paysages-festival-13-et-14-octobre-2018(MORVAN). FORMAT PAYSAGES, 13 et 14 octobre 2018. Voici un nouveau concept de festival. Et mĂȘme une expĂ©rience artistique inĂ©dite, en accĂšs libre. L’art vivant dans le territoire, c’est un concept phare, moteur qui « ose » rĂ©tablir l’accĂšs de l’art et du spectacle vers le plus grand nombre et dans les lieux trop isolĂ©s, Ă  torts enclavĂ©s, boudĂ©s par le milieu traditionnel des salles de concerts et des maisons d’opĂ©ras. Pourquoi faudrait-il nĂ©cessairement concentrer la crĂ©ation dans les cƓurs urbains, dĂ©jĂ  saturĂ©s d’offres de divertissements ? Mais la musique et le spectacle ont toute leur place hors des sites trop sonores et trop actifs, dans le cadre dĂ©tendu des villages et des lieux naturels, au plus prĂšs des populations, en accord avec une Nature dĂ©sormais inspiratrice et enchanteresse. C’est le dĂ©fi (admirable) que s’est lancĂ© un nouveau type de festival, dans le Morvan (Bourgogne), le festival FORMAT PAYSAGES portĂ© par Jean-Michel Lejeune.

L’association Cumulus propose en octobre un cycle pionnier, pluridisciplinaire et original autour du lac de Chaumeçon (au sein du Parc naturel rĂ©gional du Morvan) – le choix des artistes oriente l’identitĂ© artistique du festival car sont privilĂ©giĂ©s entre autres, les personnalitĂ©s et tempĂ©raments du cru, ayant choisi de rĂ©sidĂ© dans le Morvan.

Le Morvan rĂ©invente l’idĂ©e d’un Festival
NATURE & PAYSAGE, sources et Ă©crins du spectacle

 

 

Lac-de-Chaumecon-bis

 

Le lieu, l’esprit du site naturel impriment leur caractĂšre aux spectacles et concerts polymorphes. Le Festival entend favoriser le patrimoine naturel, un bien commun dont la beautĂ© inspire et stimule. Lacs, forĂȘts se dĂ©voilent aux esthĂštes, artistes, crĂ©ateurs, festivaliers : tous sont invitĂ©s Ă  partager, travailler ensemble. La nature est dĂ©sormais privilĂ©giĂ© comme lieu et sujet de rĂ©flexion, d’invention, de dĂ©passement. A l’époque oĂč le concert doit se rĂ©inventer, oĂč la relation aux publics se transformer, oĂč le fonctionnement mĂȘme et le rythme d’un festival doivent aussi se rĂ©inventer, FORMAT PAYSAGES ouvre en novateur, des voies nouvelles qui s’avĂšrent trĂšs prometteuses.

 

 

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Pour sa premiÚre édition, FORMAT PAYSAGES propose 7 rvs, samedi 13 et dimanche 14 octobre 2018, pendant lesquels artistes et créateurs régionaux et internationaux, questionnent, proposent, enchantent


Programme / itinéraire

 

 

samedi 13 octobre 2018
16h : départ de la promenade / rv au lieu dit « La Plage »

18h30 : retour au point de départ / vin chaud sur La Plage

20h : VIVACE, Alban Richard
Salle des FĂȘtes, BRASSY

20h45 : pot amical
Salle des FĂȘtes, BRASSY

 

 

dimanche 14 octobre 2018
11h départ de la promenade
/ rv au lieu dit « La Plage »

12h45 : apéritif sur La Plage

« La Plage », commune de Brassy
AccĂšs gratuit

 

 

PARKING ET NAVETTES
Navettes Ă  disposition entre la place de BRASSY et la PLAGE de POLQUEMIGNON (Lac de CHAUMEÇON), aller et re- tour. 1 arrĂȘt sur le trajet est prĂ©vu au LAVOIR restaurĂ© de Polquemignon. Toutes les 20’ environ samedi 13 entre 14h00 et 15h30, puis entre Ă  18h30 et 20h, et dimanche 14 entre 9h30 et 10h30, puis entre 12h30 et 13H45.

Lac de Chaumeçon, Plage de Polquemignon – Brassy

 

 

 

TOUTES LES INFOS
06 08 43 39 71
www.format-paysages.com

 

 

 

Consultez aussi le site TOURISME BOURGOGNE
http://www.bourgogne-tourisme.com/a-voir-a-faire/nature/sites-naturels/PCUBOU058103755/detail/saint-martin-du-puy/lac-de-chaumecon

Illustration : lac de Chaumeçon © H Monnier

 

 

 

 

 

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Artistes invités / expérience et parcours artistique

UNE AUTRE IDEE DU SPECTACLE / ART & NATURE… Depuis le lieu dit « La Plage », le festivalier est invitĂ© Ă  vivre une nouvelle expĂ©rience artistique pluridisciplinaire en immersion naturelle complĂšte autour du lac de Chaumeçon (et depuis la plage du rĂ©servoir de Chaumeçon) et vers les cascades du Paradis

Au programme, les objets surdimensionnĂ©s du plasticien Lilian Bourgeat qui suscite de nouvelles situations entre l’objet et le spectateur / acteur
 l’association du sculpteur metteur en ondes, Patrice CarrĂ© et le compositeur Mathieu Chauvin ; le chorĂ©graphe explorateur Christophe Delachaux ; « Apparitions » – L’Ensemble vocal des Cantaduns pour l’OpĂ©ra Voyageur , nouvelle expĂ©rience lyrique Ă  la croisĂ©e des genres qui a choisi les paysages du Morvan comme cadre de son dĂ©ploiement et de son inspiration vers tous les publics
 le musicien Christian MAES, crĂ©ateur de l’accordĂ©on diatonique Ă  1/4 de tons, passionnĂ© entre autres, des musiques irlandaises et proche-orientales
 La Compagnie de spectacle «  Pas de quartiers! » portĂ©e par CĂ©leste Lejeune et Claire Martin, inspirĂ©e par la vie secrĂšte des arbres ; « VIVACE », premiĂšre expĂ©rimentation chorĂ©graphique en milieu rural, une rĂ©alisation exemplaire qui permet au cƓur du Morvan de dĂ©couvrir et comprendre les voies de la danse contemporaine

Y aurait-il une nouvelle vague artistique dans le Morvan ? A cette question inédite, le Festival FORMAT PAYSAGES répond fiÚrement : « OUI » !
Rendez vous est pris pour cette expérience captivante, les 13 et 14 octobre 2018.

 

CD, Ă©vĂ©nement, annonce. SAINT-SAËNS : Ascanio, 1890 (Tourniaire, 3 cd B records)

ASCANIO critique cd annonce review par classiquenews St-Saens-ASCANIO-parutionCD, Ă©vĂ©nement, annonce. SAINT-SAËNS : Ascanio, 1890 (Tourniaire, 2017, 3 cd B records). Le label B-records crĂ©e l’évĂ©nement en octobre 2018 en dĂ©diant une Ă©dition luxueuse Ă  l’opĂ©ra oubliĂ© de Saint-SaĂ«ns, Ascanio, crĂ©Ă© en mars 1890 Ă  l’OpĂ©ra de Paris. C’est aprĂšs le grand opĂ©ra romantique fixĂ© par Meyerbeer au milieu du siĂšcle, l’offrande de Saint-SaĂ«ns au genre historique, et comme les Huguenots de son prĂ©dĂ©cesseur (actuellement Ă  l’affiche de l’OpĂ©ra Bastille), un ouvrage qui s’inscrit Ă  l’époque de la Renaissance française sous la rĂšgne de François Ier, quand le sculpteur et orfĂšvre Benvenuto Cellini travaillait pour la Cour de France. Saint-SaĂ«ns sait traiter la fresque lyrique avec un sens maĂźtrisĂ© de la couleur et de la mĂ©lodie : d’autant que, au moment oĂč il fait reprĂ©senter Ascanio, le genre, objet de critiques de plus en plus sĂ©vĂšres, se cherche une nouvelle forme, capable de prĂ©senter une vĂ©ritable alternative au wagnĂ©risme ambiant. AprĂšs Etienne Marcel (1879), Henri VIII ( 1883), Ascanio revitalise un sujet français et historique, tout en prenant rĂ©fĂ©rence au Benvenuto Cellini de Berlioz qui a prĂ©cĂ©dĂ© et dont lui aussi, la carriĂšre Ă  l’OpĂ©ra sera brĂšve.

Ascanio 1890
L’opĂ©ra romantique historique version Saint-SaĂ«ns

saint saens camille portrait pour classiquenews camille-saint-sans-1Pourtant, la partition recĂšle une tentative raffinĂ©e de cultiver le style français, en particulier dans les divertissements donnĂ©s par François Ier Ă  Charles Quint son cousin, pour lesquels citent de rĂ©els motifs mĂ©lodiques du XVIĂš et que Saint-SaĂ«ns enrichit selon sa propre sensibilitĂ©. Pour autant, sous le masque et le decorum d’un grand opĂ©ra romantique renaissant, Ascanio est surtout un drame amoureux oĂč Saint-SaĂ«ns traite toutes les nuances du sentiments amoureux et du dĂ©sir, jusqu’au sacrifice ultime
 grĂące en particulier Ă  la diversitĂ© des relations amoureuses qui se trament pendant l’action : dĂ©sir de la duchesse d’Etamps pour le jeune et bel apprenti de Cellini, Ascanio. Amour d’Ascanio pour Colombe d’Estourville. DĂ©sir de Cellini pour la mĂȘme Colombe, alors qu’il est en relation avec sa maĂźtresse et modĂšle en titre, la si dĂ©sirable Scozzone
 Jamais Saint-SaĂ«ns n’a semblĂ© mieux inspirĂ© par la lyre amoureuse que dans Ascanio. En rĂ©ponse Ă  tant d’élans amoureux, le stratagĂšme de la Duchesse (maĂźtresse de François Ier) se rĂ©vĂšle aussi barbare qu’abject, suscitant la mort de Scozzone victime sacrificielle Ă  la hauteur d’une Gilda (Rigoletto de Verdi).

RedĂ©couverte majeure grĂące au disque. Parution annoncĂ©e le 12 octobre 2018. Guillaume Tourniaire, direction. Enregistrement rĂ©alisĂ© Ă  GenĂšve en nov 2017, restitution du manuscrit de 1888. Grande critique dĂ©veloppĂ©e dans la mag cd dvd livres de classiquenews le jour de parution du livre disque. Probable ” CLIC” de CLASSIQUENEWS…

Distribution
Jean-François Lapointe – Bernard Richter – Ève-Maud Hubeaux – Jean Teitgen – Karina Gauvin – ClĂ©mence Tilquin – JoĂ© Bertili – Mohammed Haidar – Bastien Combre – Maxence Billiemaz– RaphaĂ«l Hardmeyer – Olivia Doutney‹Choeur de la Haute Ă©cole‹de musique de GenĂšve‹Choeur du Grand ThĂ©Ăątre de GenĂšve‹Orchestre de la Haute Ă©cole de musique de GenĂšve
+ d’infos sur le site du label B records

http://www.b-records.fr

CD événement, annonce. PUCCINI IN LOVE : Roberto Alagna / Aleksandra Kurzac (1 cd SONY classical)

PUCCINI-in-love-alagna-kurzak-duetto-love-amour-cd-critique-annonce-par-classiquenews-sony-classical-1-cd-CLIC-de-classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, annonce. PUCCINI IN LOVE : Roberto Alagna / Aleksandra Kurzac (1 cd SONY classical). Il faudra attendre le 26 octobre 2018, mais la premiĂšre Ă©coute de ce somptueux rĂ©cital amoureux et puccinien semble bel et bien l’évĂ©nement discographique de cette rentrĂ©e 2018 : le tĂ©nor français Roberto Alagna y convole avec la claire et ardente soprano polonaise Aleksandra Kurzac, dans une sĂ©rie de duettos amoureux, parmi les plus sensuels et extatiques jamais Ă©crits par l’auteur de Manon Lescaut. Puccini dĂ©ploie un sens de la mĂ©lodie unique Ă  son Ă©poque, servi par une orchestration de plus en plus pointilliste et picturale. Ecoutez par exemple, emblĂšme de toute l’intensitĂ© Ă©motionnelle de ce disque enthousiasmant, le premier air qui rĂ©unit Mario le peintre et la chanteuse Floria, dans Tosca : premiĂšre exaltation en sa candeur printaniĂšre qui coule tel un firmament de promesses juvĂ©niles. Puis, Ă  la fin, aprĂšs avoir exprimĂ© les vertiges et la langueur des amants transis Ă©prouvĂ©s (Rodolfo et Mimi de La BohĂšme ; Manon et Desgrieux de Manon Lescaut ; Giorgetta et Luigi d’Il Tabarro ; Ruggero et Magda de la Rondine ; Johnson et Minnie de la Fanciulla del West 
), voici le couple de chanteurs sur un nuage de vapeurs languissantes pour le plus beau des duos enivrĂ©s, celui de Madama Butterfly, entre Pinkerton et Cio-Cio-San (Ă  l’acte I, « Viene la sera  ») : rencontre et union de deux Ăąmes aussi Ă©perdues l’une que l’autre ; lui se prĂȘtant au jeu de fausses noces, mais sĂ©duit voire saisi par la candeur de la jeune geisha, proie naĂŻve et future victime de ce terrible jeu de dupes. Le style est splendide, les voix bien timbrĂ©es, charnelles mais prĂ©cises, au verbe articulĂ©, accordĂ©es comme jamais, et l’orchestre bĂ©nĂ©ficie de cette attention coloriste et picturale d’un pucciniste subtil, Riccardo Frizza. RĂ©cital Ă©vĂ©nement. A ne pas manquer : publication prĂ©vue le 26 octobre 2018. Grande critique dĂ©veloppĂ©e le jour de la parution, dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS.COM

Puccini-Alagna-Kurzak-puccini-in-love-roberto-alagna-aleksandra-kurzac-cd-duetto-puccini-cd-review-critique-cd-annonce-par-classiquenews-sony-classical

L’OpĂ©ra de Tours crĂ©e Les FĂ©es du Rhin de Jacques Offenbach

MARSEILLE : La Belle HĂ©lĂšne d'Offenbach version PisaniTOURS, OpĂ©ra. CrĂ©ation mondiale des FEES DU RHIN d’Offenbach : 28,30 sept, 2 oct 2018. L’évĂ©nement lyrique Ă  l’OpĂ©ra de TOURS : crĂ©ation mondiale des FĂ©es du Rhin d’Offenbach (1864), version française. C’est l’évĂ©nement lyrique de cette rentrĂ©e : l’OpĂ©ra de Tours rĂ©alise la crĂ©ation d’un opĂ©ra jamais donnĂ© en France : Les FĂ©es du Rhin, opĂ©ra romantique (et fĂ©erique) en 4 actes de Jacques Offenbach. La crĂ©ation est d’autant plus essentielle qu’elle dĂ©voile tout un pan mĂ©connu du « Mozart des boulevards » ; certes gĂ©nie des ensembles comiques et des livrets dĂ©jantĂ©s mais ici en 1864 capable de traiter le genre noble et spectaculaire du grand opĂ©ra romantique ; s’il se montre ouvertement germanique dans l’inspiration et la conception des personnages et des situations (dans la lignĂ©e d’Hoffmann, de Weber…), Offenbach Ă©gale la verve d’un Gounod (celui de Faust), par sa maĂźtrise des ensemble et par le raffinement continu du tissu orchestral
 Il rĂ©ussit totalement les dĂ©fis du genre mĂȘlant grand chƓur (des paysans et chasseurs, aux guerriers enragĂ©s sans omettre le peuples des elfes et des fĂ©es… ils sont omniprĂ©sents), action historique, drame amoureux et familial, et aussi ballet (la fameuse valse des elfes au III).
MAIS LA VERVE D’OFFENBACH, sait aussi magistralement mĂȘler la barbarie et l’onirisme poĂ©tique, la violence et la cruautĂ© du monde des hommes et la magie Ă©nigmatique d’une nature surnaturelle et impĂ©nĂ©trable; deux univers qui s’opposent avec des Ă©clairs spectaculaires et souvent saisissants entre lesquels s’efforcent les solistes du quintette des protagonistes : les mĂ©chants et crapuleux capitaine Conrad et Frantz d’un cĂŽtĂ© ; la mĂšre et sa fille, victimes de la guerre et des viols en sĂ©rie : Hedwig (ample mezzo qui se montre proche d’une Azucena dans Le TrouvĂšre de Verdi), et la jeune amoureuse Laura (soprano coloratoire et lyrique), sans omettre le malheureux Ă©pris de cette derniĂšre Gottfried qui dans cette production, est devenu pope proche des paysans martyrisĂ©s). Le tableau des elfes (acte III) est de loin le plus impressionnant avec sa page chorĂ©graphique (le ballet dont la valse des elfes), sujet d’un tableau visuellement 
 fĂ©erique, prĂ©sentĂ© Ă  Tours pour cette crĂ©ation mondiale.
L’Ă©loquence de l’orchestre, la fantaisie onirique qui affirme la pleine rĂ©ussite de l’acte des fĂ©es et des elfes, la structure de l’ouvrage qui Ă©quilibre idĂ©alement les contrastes (scĂšnes de foules, duos intimistes, airs isolĂ©s, danse et Ă©vocation de la nature
) assurent Ă  la partition sa coupe frĂ©nĂ©tique, son souffle onirique, qui emportent d’un bout Ă  l’autre le spectateur.

offenbach-jacques-concerts-opera-presentation-par-classiquenews-Jacques_Offenbach_by_NadarLes Ă©lĂ©ments les plus rĂ©ussis et les plus passionnants en sont la relation entre la mĂšre et la fille : Hedwig et Laura; la mĂ©taphore du chant Ă©perdu comme chant d’extase et de mort (Laura dans ses coloratoures du I Ă©voque Ă©videmment la figure d’Antonia des Contes d’Hoffmann) ; et les plus habituĂ©s de l’Offenbach sĂ©rieux, seront ravis de retrouver dans son inspiration et (composition) premiĂšres, le fameux thĂšme de la Barcarolle (acte de Giuletta des mĂȘmes Contes d’Hoffmann) d’une belle et coulante extase, dans Les fĂ©es du Rhin, dĂšs l’ouverture puis comme emblĂšme de l’acte fĂ©erique du III ; comme ils retrouvent aussi les couplets Ă  boire des Ă©tudiants dans les mĂȘmes Contes d’Hoffmann, ici utilisĂ©s par la meute soldatesque, ivre de rapts et de fĂ©lonies…

Il y a mĂȘme un captivant trio viril sur un rythme d’opĂ©ra comique mais parfaitement agencĂ© dans un Ă©pisode de manipulation violente au II quand les soldats Conrad et Franz obligent Gottfried Ă  leur servir de guide pour rejoindre la forĂȘt, ce que ce dernier finalement accepte pour mieux les perdre. Rythme enjouĂ©, jeu de dupes.

 

 

offenbach-les-fees-opera-de-tous-annonce-presentation-crtiique-sur-classiquenewsLes FĂ©es du Rhin Ă  l’affiche de l’OpĂ©ra de Tours sont une rĂ©vĂ©lation passionnante grĂące Ă  l’intuition exemplaire du directeur de l’OpĂ©ra de Tours, Benjamin Pionnier qui a conviĂ© pour se faire, le metteur en scĂšne Pierre-Emmanuel Rousseau. A l’affiche de l’OpĂ©ra de TOURS, les vend 28 puis dim 30 septembre, mardi 2 octobre 2018. + d’infos sur le site de l’OpĂ©ra de Tours

 

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation de l’opĂ©ra Les Filles du Rhin de Jacques Offenabch, crĂ©ation mondiale de la version française prĂ©sentĂ©e Ă  l’OpĂ©ra de Tours en septembre et octobre 2018

 

 

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Illustrations : © Sandra Daveau / Opéra de TOURS 2018

PARIS, signature : le chef Marco Guidarini présente « Gulda in viaggio verso Praga », le 28 sept 2018, 19h

guidarini-marco-maestro-sublimo-actualites-news-on-classiquenews-Guidarini_3_-_c_Josef_RabaraPARIS, signature : le chef Marco Guidarini prĂ©sente « Gulda in viaggio verso Praga », le 28 sept 2018, 19h. Maestro et romancier
 baguette et plume font bon mĂ©nage dans le cas du chef italien Marco Guidarini, fondateur du Concours de Bel Canto Bellini. Ce vendredi 28 septembre 2018 Ă  19h, La Libreria – 52, rue de Fbg PoissonniĂšre 9Ăš ardt, Marco Guidarini prĂ©sente et signe son nouvel ouvrage intitulĂ© « Gulda in viaggio verso Praga ».
Les 11 chapĂźtres du texte explorent la passion du maestro Guidarini pour la musique et en particulier ses affinitĂ©s avec l’univers mozartien. En imaginant le pianiste Gulda en voyage vers Prague, l’auteur Ă©voque le goĂ»t d’une ville historiquement proche de Mozart, qui a su avant Vienne, applaudir et comprendre Don Giovanni

« Lacrimosa » et « Magdalena » Ă©voquent les derniers instants et la mort de Wolfgang Ă  travers le portrait de ses proches. « Zwei Geharnischten » s’intĂ©ressent Ă  la figure des deux hommes armĂ©s qui dans La FlĂ»te EnchantĂ©e, le dernier opĂ©ra de Mozart, posent question ; « Cartavelina » rend hommage Ă  ce footballer oubliĂ©, Mathias Sindelar, Mozart du ballon rond dont une seule et unique vidĂ©o a gardĂ© la trace du gĂ©nie marqueur
 11 dĂ©clarations d’amour Ă  la musique et au gĂ©nie de Mozart.

 

 

 

Gulda in viaggio verso Praga
RENCONTRE avec
Marco Guidarini

 

Ă  La Libreria
vendredi 28 septembre 2018 Ă  19h

52 rue du Faubourg PoissonniĂšre
75009 Paris

 

www.libreria.fr/store/

 

Gulda marco guidarini livre  livre annonce par classiquenews page de couv 1

 

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CD, coffret événement, annonce. CECILIA BARTOLI : ROSSINI EDITION

BARTOLI-CECILIA-ROSSINI-box-2018-review-announce-annonce-sur-classiquenews-2018-decca-newsCD, coffret Ă©vĂ©nement, annonce. CECILIA BARTOLI : ROSSINI EDITION . 2018 marque le 30e anniversaire de la collaboration entre la mezzo romaine de tous les records, Cecilia Bartoli, et le label des voix, Decca Classics ; c’est ainsi l’une des complicitĂ©s artistiques plus prospĂšres dans l’histoire de la musique classique enregistrĂ©e. Cet anniversaire coĂŻncide avec un autre, celui des 150 ans de la disparition de Gioacchino Rossini, le compositeur qui plus qu’aucun autre a marquĂ© la carriĂšre de Bartoli. On se souvient que la jeune diva alors Ă  ses dĂ©buts (au dĂ©but des annĂ©es 1980) excellait dans le baroque italien, avec Vivaldi, et aussi le bel canto, Ă©lĂ©gantissime et virtuose
 de Rossini. Ses incarnations des rĂŽles de Cendrillon, Rosina restent mĂ©morables.

Pour l’occasion, l’intĂ©gralitĂ© des enregistrements Rossini de Cecilia Bartoli – audio et vidĂ©o – est rĂ©unie en un coffret deluxe, enrichi d’inĂ©dits. Soit 15 cd + 6 dvd, en Ă©dition limitĂ©e, qui composent ainsi un coffret exhaustif, tĂ©moignant de «  l’authenticitĂ©, de la maĂźtrise, de la passion et de la perfection propres Ă  la plus brillante des primissimas donnas rossiniennes
 Rien de moins. La technicitĂ© mitraillette de la diva exprimait alors la vitalitĂ© et la pĂ©tulance rafraĂźchissante attendue dans chaque rĂŽle fĂ©minin rossinien qu’elle a abordĂ©.
L’enregistrement inĂ©dit de la transcription pour orchestre par Salvatore Sciarrino de la cantate Giovanna d’Arco, sous la direction de Riccardo Chailly, complĂšte l’ensemble ainsi compilĂ©.
Le livret trilingue de 200 pages comprend de nombreux essais des spĂ©cialistes du bel canto et du thĂ©Ăątre de Rossini, notamment la directrice de la Fondazione Rossini, qui a Ă©galement mis Ă  disposition une riche iconographie originale, en complĂ©ment aux photos d’archives de Decca.

 

 

 

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Bartoli-Rossini-Edition-packshot-240x240CD, coffret Ă©vĂ©nement, annonce. CECILIA BARTOLI : ROSSINI EDITION / Sortie : 21 septembre 2018 ‱ Label : DECCA. Prochaine critique dĂ©veloppĂ©e dans le meg cd dvd livres de CLASSIQUENEWS

 

 

 

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LIRE aussi notre dĂ©pĂȘche prĂ©cĂ©dente actualitĂ©s de CECILIA BARTOLI / rentrĂ©e 2018 : Rossini, Vivaldi II, tremplin Ă  Javier Camarena (rĂ©cital Garcia : «  Contrabandista  »)

 

 

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‹En savoir plus sur http://www.clubdeutschegrammophon.com/albums/rossini-edition/#l3psZ2RVbsq1k1DZ.99

Compte-rendu critique, opéra. Berlin, le 8 sept 2018. Verdi : Nabucco. Petean, Pirozzi, R Rizzi Brignoli / K Warner

VERDI_402_Giuseppe-Verdi-9517249-1-402Compte-rendu critique, opĂ©ra. Berlin. Deutsche Oper, le 8 septembre 2018. Giuseppe Verdi : Nabucco. George Petean, Anna Pirozzi, Roberto Tagliavini, Vasilisa Berzhanskaya, Attilio Glaser. Roberto Rizzi Brignoli, direction musicale. Keith Warner, mise en scĂšne. La saison 18-19 du Deutsche Oper de Berlin dĂ©marre sur les chapeaux de roues avec un exceptionnel Nabucco verdien, grĂące notamment Ă  un plateau superlatif. La mise en scĂšne de Keith Warner, crĂ©Ă©e in loco en 2013, mĂ©nage de trĂšs belles images tout en permettant aux chanteurs de s’y glisser facilement et d’y apporter leur personnalitĂ©. Parmi les moments forts de la soirĂ©e, citons particuliĂšrement cette forĂȘt de cordes tombant des cintres au dĂ©but de la derniĂšre scĂšne, prĂ©figurant l’exĂ©cution Ă  venir du peuple hĂ©breux.
Une scĂ©nographie paraissant parfois mĂ©langer les Ă©poques, mais demeurant nĂ©anmoins d’une belle cohĂ©rence visuelle et suivant fidĂšlement l’intrigue, permettant ainsi Ă  la musique de faire opĂ©rer son charme et sa force. Par notre envoyĂ© spĂ©cial Narcisse Fiordaliso.

 

 

 

Trio de choc : Tagliavini, Pirozzi, Petean…

 

 

 

Si l’Ɠil ne trouve jamais Ă  s’offenser, c’est surtout l’oreille qui est Ă  la fĂȘte ce soir, le thĂ©Ăątre allemand ayant rĂ©ussi Ă  rĂ©unir un trio de tĂȘte tout simplement exceptionnel. Ouvrant le bal, Roberto Tagliavini fait profiter Zaccaria de toute la noblesse de son timbre et la distinction de sa tenue vocale, pour nous l’une des plus belles basses de notre Ă©poque. Chacune de ses interventions est Ă  marquer d’une pierre blanche, vĂ©ritable exemple de beau chant et de majestĂ©. Retrouvant son rĂŽle fĂ©tiche, Anna Pirozzi semble ne faire qu’une bouchĂ©e de l’écriture terrible d’Abigaille, la soprano napolitaine paraissant en outre dans une forme vocale exceptionnelle. DĂšs son entrĂ©e, elle fait passer un frisson dans la salle par l’électricitĂ© de ses accents et l’ampleur invraisemblable de ses aigus, dardĂ©s tels des javelots. Le grave n’est pas en reste, plein et sonore, toujours aisĂ©, jamais forcĂ©. Mais c’est au deuxiĂšme acte que la chanteuse nous fait rendre les armes (et les larmes) avec un « Anch’io dischiuso » d’anthologie, dĂ©bordant de tendresse difficilement contenue et plein d’une poignante nostalgie, phrasĂ© lentement dĂ©ployĂ© archet Ă  la corde et pianissimi suspendus, comme une leçon de chant verdien. Enthousiasmante Ă©galement, la cabalette qui suit, bĂ©nĂ©ficiant de sa reprise
 et de quelques variations. On retiendra encore le magnifique duo avec Nabucco, intensĂ©ment vĂ©cu et couronnĂ© par un contre-mi bĂ©mol aussi inattendu que fulgurant ; et une mort dĂ©pouillĂ©e de tout artifice, toute de nuditĂ© vocale, profondĂ©ment touchante. Bravissima.
A l’occasion de son tout premier Nabucco, George Petean rĂ©ussit un coup de maĂźtre : beautĂ© du timbre, aisance de la tessiture, fiertĂ© des accents, facilitĂ© de l’aigu, le baryton roumain possĂšde bien des atouts pour rejoindre les meilleurs titulaires du rĂŽle. On se souviendra longtemps de son « Dio di Giuda » magnifiquement phrasĂ© dans sa sobriĂ©tĂ©, l’un des grands moments de la soirĂ©e. Seule la cabalette manque un rien de mordant, le centre de gravitĂ© de la voix du chanteur apparaissant situĂ© un peu haut et l’écriture vocale ne lui permettant pas de dĂ©velopper pleinement les sons. NĂ©anmoins, le la bĂ©mol final est bien lĂ , vainqueur comme on l’espĂ©rait. Une trĂšs belle prise de rĂŽle, dĂ©jĂ  superbement accomplie.
Aux cĂŽtĂ©s de ce trio, la Fenena ardente de Vasilisa Berzhanskaya se fait trĂšs rapidement remarquer par le velours sombre de sa puissante voix d’authentique mezzo, un instrument de toute beautĂ© qui la portera sans doute trĂšs vite vers des rĂŽles d’une toute autre envergure. Solide et convaincant, l’Ismaele fougueux d’Attilio Glaser, ainsi que l’Abdallo percutant de Gideon Poppe et l’Anna chaleureuse de Cornelia Kim. Seul le Grand-PrĂȘtre de Paull-Anthony Keightley déçoit un peu face Ă  un tel plateau, la voix manquant de projection et d’impact pour porter vraiment dans la salle.
Excellent de bout en bout, le chƓur maison fait des merveilles dans le cĂ©lĂ©brissime « Va pensiero » qu’on a l’impression de dĂ©couvrir pour la premiĂšre fois, dĂ©butĂ© absolument mezza voce, presque un murmure – et pourtant sonore –, d’une ferveur bouleversante.
A la tĂȘte d’un orchestre rutilant de tous ses pupitres, Roberto Rizzi Brignoli confirme sa place au sein des meilleurs chefs verdiens de notre Ă©poque. AprĂšs une ouverture un rien prĂ©cipitĂ©e Ă  notre goĂ»t, le chef italien trouve constamment les justes tempi, respirant avec les chanteurs et les soutenant sans jamais les couvrir. Plus encore, il fait jouer la partition dans son intĂ©gralitĂ©, ce qui donne Ă  l’Ɠuvre toute sa grandeur et son efficacitĂ© dramatique.
En ce dĂ©but de mois septembre, la salle n’est pas pleine mais les spectateurs, enthousiastes et passionnĂ©s, font vibrer le thĂ©Ăątre par leurs ovations sincĂšres.
Une bien belle façon de commencer la nouvelle saison.

 

 

   

 

 

 

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Berlin. Deutsche Oper, 8 septembre 2018. Giuseppe Verdi : Nabucco. Livret de Temistocle Solera. Avec Nabucco : George Petean ; Abigaille : Anna Pirozzi ; Zaccaria : Roberto Tagliavini ; Fenena : Vasilisa Berzhanskaya ; Ismaele : Attilio Glaser ; Le Grand-PrĂȘtre de Baal : Paull-Anthony Keightley ; Abdallo : Gideon Poppe ; Anna : Cornelia Kim. ChƓur du Deutsche Oper de Berlin ; Chef de chƓur : Jeremy Bines. Orchestre du Deutsche Oper de Berlin. Direction musicale : Roberto Rizzi Brignoli. Mise en scĂšne : Keith Warner ; DĂ©cors : Tilo Steffens ; Costumes : Julia MĂŒer ; LumiĂšres : Ulrich Niepel

 

 

 

 

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Cd événement, annonce. DANIIL TRIFONOV : DESTINATION RACHMANINOV / Departure (1 cd DG).

DANIIL-TRIFONOV-RACHMANINOV critique cd review cd compte rendu par classiquenews piano concertos 2 et 4 nezet seguinCd Ă©vĂ©nement, annonce. DANIIL TRIFONOV : DESTINATION RACHMANINOV / Departure (1 cd DG). Sur la couverture, dans une voiture qui pourrait ĂȘtre celle que connut le voyageur Rachmaninov lui-mĂȘme, exilĂ© russe vers l’Europe et les USA, le jeune pianiste russe Trifonov jouant avec ses doigts sur le rebords de la fenĂȘtre
 Une claire invitation au voyage, Ă  l’épopĂ©e, Ă  l’expĂ©rience d’une destinĂ©e parfois douloureuse (Rachmaninov dut quitter son pays,
 dĂ©chirure Ă  jamais ouverte et manifeste dans son Ɠuvre)

Que promet ce nouveau programme «  DESTINATION RACHMANINOV », dĂ©fendu par le meilleur pianiste russe actuel ? Du passionnant assurĂ©ment grĂące Ă  la fluiditĂ© aĂ©rienne et liquide de son phrasĂ©, une attention particuliĂšre Ă  la clartĂ© dĂ©taillĂ©e de l’écriture que le jeune pianiste rehausse encore grĂące Ă  l’extrĂȘme agilitĂ© emperlĂ©e de son jeu. AnnoncĂ©e le 12 octobre 2018, chez DG Deutsche Grammophon, le nouveau disque de Daniil Trifonov devrait marquer les esprits car l’interprĂšte aborde un compositeur qu’il adule avant les autres, en complicitĂ© avec l’excellent chef canadien Yannick NĂ©zet-SĂ©guin ( Ă  la tĂȘte du Philharmonia Orchestra, la phalange amĂ©ricaine qui crĂ©a le n°4)
 Voici en exclusivitĂ© nos premiĂšres impressions s’agissant d’un programme captivant. Pleine critique dĂ©veloppĂ©e le jour de la parution du cd


  « Le pianiste russe Daniil Trifonov transcende la matĂ©riau post romantique des Concertos pour piano 2 et 4 de Rachmaninov. D’autant qu’il trouve dans la direction du chef Yannick NĂ©zet-SĂ©guin, un incroyable complice, prĂȘt Ă  le suivre dans une sĂ©rie de crĂ©pitements innovants, audacieux, d’essence onirique ; jamais dĂ©monstratif mais inventif, le pianiste Ă©blouit par son tempĂ©rament imaginatif, portĂ© par une comprĂ©hension intuitive et naturelle de l’écriture musicale. Ce bouillonnement paraĂźt d’autant plus lĂ©gitime que le Concerto n°2 est celui de la reconquĂȘte et de la reconstruction intĂ©rieure, artistique et psychique en 1901, aprĂšs l’échec traumatisant de la symphonie n°1 (1897). Plus de 3 annĂ©es de silence et de probable remise en question, explique au moment de la parole libĂ©rĂ©e, cette furiĂ  Ă  la fois majestueuse et passionnelle.
Le Concerto pour piano n°4 date de sa pĂ©riode occidentale (crĂ©Ă© en 1927 Ă  Philadelphie), claire sublimation du sentiment d’apatride et de nostalgique inconsolable. Trifonov, exaltĂ©, Ă©lectrique, et comm enchantĂ© dans le n°2, renforce l’épaisseur du sentiment de mĂ©lancolie inquiĂšte, voire maladive et dĂ©pressive dans le n°4 (achevĂ© en France). La fausse disparitĂ© des Ă©lĂ©ments et des motifs expliquent une relative incomprĂ©hension de la partition du vivant de Rachma : pourtant, Trifonov sait souligner la richesse et le raffinement de son parcours harmonique, comme la vitalitĂ© contrastĂ©e parfois heurtĂ©e et violente de son finale qui se rapproche beaucoup de la rythmique et de la motricitĂ© de son confrĂšre, Prokofiev. » (Lucas Irom).

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Pleine critique développée le jour de la parution du cd
 soit le 12 octobre 2018, dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS

COMPTE RENDU, concert. BLAYE, Festival Flam’, le 15 aoĂ»t 2018. Glass, Brahms. Quatuor VarĂšse, Julien Chabod.

flam festival 2018COMPTE RENDU, concert. Citadelle de BLAYE, clĂŽture du Festival Flam’, le 15 aoĂ»t 2018. Glass, Brahms. Quatuor VarĂšse, Julien Chabod, clarinette. Pour conclure en beautĂ© et en intensitĂ© son Ă©dition 2018, le Festival Flam’ convoque deux compositeurs au chambrisme ardent et redoutablement exigeant. L’opportunitĂ© est offerte aux interprĂštes de dĂ©montrer leur virtuositĂ© engagĂ©e, surtout une rĂ©elle Ă©coute, sensible et partagĂ©e qui produit deux cheminements particuliĂšrement caractĂ©risĂ©s, celui de Glass d’abord (Quatuor n°5) puis de Brahms (Quintette pour clarinette et cordes en si mineur (opus 115), Notturno Ă©perdu, pudique, au souffle amoureux.

GLASS MINIMALISTE LYRIQUE
 Dans son 5Ăš Quatuor (1991), Philip Glass (nĂ© en 1937), Ă©lĂšve de Nadia Boulanger dans la France du dĂ©but des annĂ©es 1960, confirme son gĂ©nie du timbre, du rythme, des intervalles, comme piliers nouveaux d’une recherche inscrite dans le schĂ©ma faussement simpliste de la musique minimaliste, ou rĂ©pĂ©titive. La dĂ©construction du temps classique s’inspire ici de la philosophie orientale et de la pratique de la pensĂ©e bouddhiste, apprise lors de son voyage en Inde (1966).
Des 7 quatuors Ă  cordes qu’il a composĂ©s entre 1966 et 2014, le n°5 s’inscrit au dĂ©but des annĂ©es 1990, aprĂšs les premiĂšres oeuvres lyriques d’envergure et avant le cycle des musiques pour le cinĂ©ma de Cocteau, trilogie d’aprĂšs OrphĂ©e (1993), La Belle et la BĂȘte (1994) et Les Enfants Terribles (1996). L’écriture Ă  la fois classique et minimaliste, se densifie, s’épaissit mĂȘme, rĂ©vĂ©lant chez Glass un compositeur dramatique et lyrique.
Celui qui a Ă©tudiĂ© le contrepoint d’un Beethoven ou d’un Schubert se montre ici particuliĂšrement inspirĂ© dans les passages contrastĂ©s ; le discours y revĂȘt la forme d’une interrogation formelle constante (priĂšre du premier mouvement ; syncope du violon I dans le second mouvement 
). Les VarĂšse expriment ce chaos mesurĂ©, cette question Ă  la façon d’une quĂȘte, qui traverse tous les pupitres en une transe ardente puis rĂ©crĂ©ative (fiĂšvre devenant danse jazzy dans le III). Jusqu’au dernier et 5Ăš mouvement, qui contrastant avec l’introspection rĂȘveuse du mouvement prĂ©cĂ©dent, proclame un contrepoint extraverti, violemment contrastĂ©, – chaos formel qui s’arrĂȘte brutalement quand perce le premier motif initial, Ă  la façon d’une rĂ©itĂ©ration cyclique, affirmant en conclusion la dense Ă©nergie de l’opus tout entier. ClartĂ©, activitĂ©, prĂ©cision des lignes dans leur enchevĂȘtrement expressif, sont les clĂ©s idĂ©alement rĂ©alisĂ©es par les cordes du Quatuor VarĂšse.

 
 

 
chaobod julien quatuor varese concert festival flam aoĂ»t 2018 par classiquenews 

 

SOMMET BRAHMSIEN
 La piĂšce maĂźtresse du concert demeure le point d’équilibre et d’accomplissement dans le genre chambriste que constitue le Quintette avec clarinette de Brahms. L’opus 115 souligne combien l’instrument est la voix privilĂ©giĂ© du compositeur mĂ»r, parvenu Ă  son automne inspirĂ© ; la mĂ©lancolie brahmsienne si complexe, c’est Ă  dire trouble et ambivalente, riche en nuances de sentiments qui confinent Ă  l’indicible et l’inextricable, trouve dans le timbre spĂ©cifiquement caressant, ductile et tendre de l’instrument Ă  anche, sa couleur et son caractĂšre propres.

chabod julien clarinette critique concert par classiquenews festival flam 2018Le clarinettiste de l’orchestre de Meiningen, Richard von MĂŒhlfeld suscite l’admiration immĂ©diate de Brahms qui compose alors et pour lui (Ă  Bad Ischl, oĂč Brahms sĂ©journe comme l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente au cours de l’étĂ© 1891) une piĂšce de synthĂšse, remarquablement Ă©quilibrĂ©e, dans son dĂ©veloppement et dans l’écriture de la partie de clarinette : miroir apaisĂ© des vertiges intĂ©rieurs dont Johannes, plus discret et pudique, mais non moins passionnĂ©, a cultivĂ© le secret tout au long de sa vie. Les crĂ©ations publiques en 1892 (Berlin, puis Vienne) rencontrent un immense succĂšs : c’est que mĂȘme secret, Brahms sait prĂ©server toujours la sincĂ©ritĂ© et la franchise. En outre, certainement conseillĂ© par le clarinettiste dĂ©dicataire, le compositeur sait heureusement marier les timbres, cordes et bois, avec une sensibilitĂ© harmonique et sensuelle, Ă  la fois chaleureuse et Ă©vidente. Un riche tissu de couleurs se renforce et s’intensifie grĂące Ă  la complicitĂ© des instrumentistes ; saluons la personnalitĂ© du clarinettiste Julien Chabod, capable de clartĂ© et de caractĂ©risation, jouant sur les effets de « clair-obscur » et les nuances automnales d’une partition testament.
Le clarinettiste comprend chaque accent, rĂ©tablit l’unitĂ© et la cohĂ©rence profonde qui assure au cycle entier, sa carrure organique et son Ă©coulement onirique. Son rĂŽle moteur, solistique dans le 2Ăš mouvement « Adagio » (douceur crĂ©pusculaire et quasi suspendue, Ă©nigmatique du « piĂč lento ») affirme un beau tempĂ©rament, Ă  la fois virtuose et remarquablement nuancĂ©.
L’approche coule de source ; elle sait aussi s’affirmer en intensitĂ© et en caractĂšre, en particulier dans la sĂ©rie des 5 variations enchaĂźnĂ©es (dans l’esprit d’un rondo) qui composent le terreau contrastĂ© du dernier mouvement (Con moto).
L’entente et l’écoute des instrumentistes rĂ©alisent cette fusion amoureuse et tendre que Brahms sait ciseler et colorer, dans l’esprit de Mozart. Tout en Ă©clairant la parfaite architecture du quintette (4 parties), les cordes Ă©pousent la ligne ondulante et souple de la clarinette dont elles soulignent aussi l’étonnant velours expressif (chant amoureux, irrĂ©sistible, de l’Adagio). Servi par des ambassadeurs Ă©lectrisĂ©s par le verbe brahmsien, tel un puissant et tendre Notturno, le Quintette conclut ainsi dans l’entente collective, l’édition 2018 du Festival Flam’. Superbe soirĂ©e de chambrisme.

 

 

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COMPTE RENDU, concert. Citadelle de BLAYE, clĂŽture du FESTIVAL FLAM’, le 15 aoĂ»t 2018. Glass, Brahms. Quatuor VarĂšse, Julien Chabod, clarinette.

Philip Glass
Quatuor n°5

Johannes Brahms
Quintette pour clarinette et cordes en si mineur (opus 115)
Allegro
Adagio
Andantino-Presto non assai, ma con sentimento Con moto

Quatuor VarĂšse
François Galichet – violon
Julie Gehan Rodriguez – violon
Sylvain SĂ©ailles – alto
Thomas Ravez – violoncelle

Julien Chabod – clarinette

Illustrations : Festival FLAM’ 2018 (DR) – Julien Chabod (DR)

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MEYERBEER : Les Huguenots Ă  BASTILLE

meyerbeer_dapres_p_0PARIS, Bastille, Ă  partir du 28 sept 2018. MEYERBEER : Les Huguenots.  ”Les Huguenots Ă  Bastille” : Ce pourrait ĂȘtre le nouvel avatar d’un film historique, que nenni ; le 28 septembre 2018 marque le grand retour du grand opĂ©ra Ă  la française, tel qu’il fut fixĂ© par Meyerbeer pour la grande Boutique parisienne en 1836 : « Les Huguenots », aprĂšs le triomphe de Robert le Diable (1831), concrĂ©tise enfin plusieurs mois de gestation avec le librettiste Scribe, sous la conduite du directeur de l’OpĂ©ra de Paris, VĂ©ron. La France de Louis-Philippe au goĂ»t historiciste et patrimonial, se passionne dĂšs lors pour le divertissement lyrique par excellence, le grand opĂ©ra tel qu’il se rĂ©alise dans l’ouvrage inspirĂ© de l’Histoire de la Renaissance, mis Ă  la mode par MĂ©rimĂ©e : ici, le massacre de la Saint-BarthĂ©lĂ©my. La question religieuse, les conflits sanguinaires, l’intolĂ©rance et la violence, l’impuissance des couples amoureux Ă©prouvĂ©s voire sacrifiĂ©s par la machine politique et le sens de l’histoire
 sont autant de thĂšmes chers Ă  Meyerbeer.

 

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Terreur à la Renaissance : Paris, août 1572

 

 

Autant de sujets qui fournissent aussi sur la scĂšne, Ă  travers, duos intimistes et tableaux collectifs impressionnants, la nouvelle mesure du spectacle opĂ©ratique. D’autant que pour la crĂ©ation en 1836, le nouveau directeur de l’institution, Duponchel, voit grand : le luxe des dĂ©cors, des moyens techniques, le sens du spectaculaire entendent ici rivaliser avec la peinture d’Histoire, c’est Ă  dire les compositions picturales si soignĂ©es des faiseurs d’onirisme, entre sublime, terreur, grandiose
 tel DevĂ©ria ou Paul Delaroche (Ă©lĂšve d’Ingres) et les peintres Troubadours

D’ailleurs, pour la crĂ©ation de 1836, les costumiers de l’OpĂ©ra se sont directement inspirĂ©s des peintres d’histoire pour rĂ©aliser les costumes des Huguenots.
Le chef d’orchestre, Habeneck, grand dĂ©fenseur de Beethoven Ă  Paris et transmetteur du gĂ©nie germanique en France, dirige alors un plateau exceptionnel : Adolphe Nourrit dans le rĂŽle du hĂ©ros RAOUL (plus tard, Georges Thil prendra sa succession
).  Marguerite de Valois est une soprano agile ; Valentine, un soprano (Falcon) dramatique (Rosine Stolz) ; le page Urbain est un soprano lĂ©ger ou une mezzo (confiĂ©e alors Ă  Marietta Alboni (virtuose rossinienne), quand Marcel (le serviteur huguenot radical, de Raoul), est une basse profonde.
Chacun des solistes, au timbre ainsi bien caractĂ©risĂ©, maĂźtrise l’articulation du français. L’oeuvre marque l’ñge d’or du chant français romantique propre aux annĂ©es 1830.
Le spectacle est total : les ballets sont rĂ©glĂ©s et jouĂ©s par les Taglioni, pĂšre (chorĂ©graphe) et fille (Marie, danseuse superlative / ou « prima ballerina »). C’est dire le luxe du spectacle.

 

 

Les Huguenots Ă  Bastille

 

 

A la crĂ©ation, Berlioz est admiratif ; l’opĂ©ra est jouĂ© pour l’inauguration du Palais Garnier en 1875; Jacques RouchĂ© (alors directeur de l’OpĂ©ra de Paris) a Ă  coeur de cĂ©lĂ©brer le centenaire de l’opĂ©ra en 1936 (novembre) par une reprise grandiose elle aussi ; ouvrage de la dĂ©mesure et de l’excellence, Les Huguenots aprĂšs avoir totalisĂ© 1120 reprĂ©sentations depuis leur crĂ©ation en 1836, disparaissent de l’affiche. La difficultĂ© de rĂ©ussir l’interprĂ©tation (comment rĂ©unir ainsi 5 solistes d’exception (sans compter les seconds rĂŽles), le moyens requis pour rĂ©aliser les dĂ©cors et les tableaux collectifs
 expliquent l’oubli de l’ouvrage pourtant emblĂ©matique de l’ñge d’or de l’opĂ©ra romantique français. Qui d’ailleurs peut chanter le français de Meyerbeer aujourd’hui ? Vaste dĂ©fi que la prochaine production prĂ©sentĂ©e par l’OpĂ©ra Bastille Ă  compter du 28 septembre entend relever.  A suivre.

GENIE de MEYERBEER en plein esthĂ©tique « Troubadour »  En un jeu d’oppositions subtiles, associant aux scĂšnes de fiĂšvre collective, de purs Ă©panchements intimistes (la horde des conjurĂ©s catholiques / le couple amoureux Raoul et Valentine), Meyerbeer atteint au sublime tragique, cultivant l’impuissance de l’amour face Ă  la machine barbare et la folie de la foule. Il s’inspire souvent d’une vision Ă  la fois implacable et bouleversante oĂč les destins individuelles sont emportĂ©s et donc foudroyĂ©s par le souffle de l’Histoire. Autour de la figure du beau Huguenot Raoul, gravite son serviteur et protecteur, un rien paternel Marcel ; les femmes aimantes, aussi : Marguerite qui devient reine de Navarre (la Reine Margot) puis surtout Valentine (mariĂ©e de force Ă  Nevers par son pĂšre Saint-Bris)
 C’est Valentine qui incarne le don et le sacrifice ultime ; par amour elle trahit son pĂšre (Saint-Bris) et sa foi catholique, puis meurt aux cĂŽtĂ©s du seul ĂȘtre qu’elle aime, Raoul.

 

 

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Contradictoirement Ă  son titre, Les Huguenots dĂ©crit la haine exacerbĂ©e (celle des Catholiques ultra) au nom de la foi ; l’inhumanitĂ© de la religion devenue fanatisme. La question des religions a toujours taraudĂ© Meyerbeer qui tout en traitant le sujet avec froideur et rĂ©alisme, sait aussi exploiter le grandiose tragique et le spectaculaire terrifiant avec cette intelligence dramatique qui fonde la valeur de son thĂ©Ăątre. Meyerbeer est avant l’heure cinĂ©matographique.
Le spectacle inventĂ© par Meyerbeer et Scribe dĂ©coule de la peinture d’Histoire qui mĂȘle sublime et horreur, grandeur morale et sacrifice extrĂȘme, tout en respectant la vĂ©racitĂ© historique (et souvent la reconstitution archĂ©ologique et patrimoniale). Le compositeur se montre l’égal des grands peintres de son temps, les Ă©lĂšves de David et d’Ingres, dont les ateliers respectifs ont formĂ©s les peintres Troubadours, passionnĂ©s par les sujet tirĂ© de la Renaissance. Ainsi DevĂ©ria ou l’Ă©lĂšve de Gros,Paul Delaroche dont les Enfants d’Edouard dans la Tour (de Londres – Salon de 1830) exprime ce climat de terreur rentrĂ©e qui culmine dans l’opĂ©ra de Meyerbeer. Tous s’inspirent du manifeste du genre : le fameux tableau primitif de Fleury-François RICHARD : Valentine de Milan pleurant son Ă©poux le Duc d’OrlĂ©ans (1802). Entre repli intimiste et individuel et grandeur collective qui exprime le souffle d’un destin historique, s’inscrit l’opĂ©ra de Meyerbeer. A son gĂ©nie, revient la rĂ©ussite d’une synthĂšse dramatiquement efficace entre ces deux dimensions Ă©motionnelles. Verdi saura s’en souvenir.

 

 

 

 

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boutonreservationPARIS, Bastille. MEYERBEER : Les Huguenots. Du 25 sept au 24 oct 2018. Nouvelle production. 4h50 dont 2 entractes de 30 mn. Michele Mariotti et Ɓukasz Borowicz (direction alternĂ©e) / Andreas Kiegnburg (mise en scĂšne). Atout : la Valentine de Ermonela Jaho (grande triomphatrice dans le rĂŽle de Violetta ValĂ©ry / La Traviata Ă  Orange) devrait exprimer les vertiges du personnage tiraillĂ©e entre son devoir et son amour pour Raoul


 
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https://www.operadeparis.fr/saison-18-19/opera/les-huguenots

 

 

 

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Illustrations / peintures et tableaux reprĂ©sentĂ©s : 2 fragments de L’Assassinat du Duc de Guise de Paul Delaroche (1836) / tableau contemporain des Huguenots de Meyerbeer – Les Enfants d’Edouard dans la Tour de Londres (1830) de Paul Delaroche – Valentine pleurant son Ă©poux le duc d’OrlĂ©ans, 1802 de Fleury-François RICHARD. DR

 

 

 

 

Prélude à Debussy sur ARTE : le docu pour le centenaire Debussy 2018

debussy claude portrait classiquenewsARTE, Dim 23 sept 2018, 23h25. PrĂ©lude Ă  Debussy. Immersion totale dans la vie et l’Ɠuvre d’un compositeur de gĂ©nie anticonformiste, Ă  la fois ovationnĂ© et conspuĂ© pour son audace musicale et ses choix de vie : Claude Debussy. 2018 marque le centenaire de sa mort. ImmergĂ© dans l’effervescence artistique du Paris de la Belle Époque, Debussy travaille Ă  deux Ɠuvres fondatrices pour la musique du XXe siĂšcle : le poĂšme symphonique PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un faune, dont la matiĂšre musicale est celle du ballet de Nijinski pour les Ballets Russes de Diaghilev, et son unique opĂ©ra, PellĂ©as et MĂ©lisande (1902). Claude Debussy exprima dans une musique puissante et sensorielle, ses passions et ses Ă©tats d’ñme. Debussy demeure l’inventeur avec Ravel de cet impressionnisme musical, seule alternative valable au wagnĂ©risme ambiant, incontournable dĂ©ferlante qui a rayonnĂ© alors dans toute l’Europe.
Au fil d’images d’archives, de ses Ă©crits et de tĂ©moignages d’artistes et interprĂštes d’aujourd’hui (le maestro Philippe Jordan, les sopranos Julie Fuchs et Barbara Hannigan, le danseur Nicolas Le Riche
), le docu portrait met en lumiĂšre la personnalitĂ© complexe du compositeur, sa modernitĂ©, ainsi que son influence sur la musique contemporaine, le jazz et mĂȘme la techno. Dommage que ne soit pas soulignĂ©e l’importance tout aussi grande, pour le genre symphonique du triptyque La Mer, sommet absolu d’abstraction orchestrale d’une sensualitĂ© organique irrĂ©sistible dont le langage a rĂ©volutionnĂ© le paysage musical europĂ©en et mondial au dĂ©but du XXĂš.

ARTE, Dim 23 sept 2018, 23h25. PrĂ©lude Ă  Debussy / Documentaire de Marie Guilloux (France, 2018, 52mn) – Coproduction : ARTE France, Schuch Productions, BibliothĂšque nationale de France