CONCERTS D’OUVERTURE de L’Orchestre National de LILLE

edgarmoreauLILLE, ONL, concerts d’ouverture : 24 et 25 sept 2020. A partir des 24 et 25 sept prochains, l’Orchestre National de Lille fait sa rentrée sous la baguette de son directeur musical Alexandre Bloch… Au programme : HAYDN, concerto pour violoncelle n°1 avec Edgar Moreau, violoncelle, BARTOK : Divertimento pour cordes. LIRE notre présentation générale de la saison 2020 2021 de l’ON LILLE Orchestre National de Lille :
http://www.classiquenews.com/on-lille-orchestre-national-de-lille-concerts-douverture-saison-2020-2021/

La nouvelle saison de L’ONL LILLE Orchestre National de Lille commence en fanfare ! Écrite en 1942, Fanfare for the common man de Copland est l’une des œuvres les plus emblématiques du répertoire américain. Le Concerto n°1 pour violoncelle de Haydn couvre un large spectre d’émotions : joie, fantaisie, gravité, humour… Écrit à l’été 1939, le Divertimento de Bartok s’offre enfin comme un beau rayon de soleil musical. À l’abri du monde, le compositeur hongrois imagine une œuvre pleine de rythmes et de lumière. Un chef-d’œuvre émouvant, comme l’ultime adieu d’un musicien avant l’exil, qu’Alexandre Bloch dirige ainsi en ouverture de sa quatrième saison à la tête de l’Orchestre National de Lille.

 
 
 

Jeudi 24, Ven 25 sept 2020 – concert d’ouverture
LILLE, Auditorium du Nouveau Siècle, 20h
1h sans entracte – RÉSERVEZ VOTRE PLACE

 
 
 

Copland : Fanfare for the common man
HAYDN : Concerto pour violoncelle n°1 / Edgar Moreau, violoncelle
Bartok : Divertimento pour cordes

Orchestre National de Lille
Alexandre Bloch, direction

Concert repris sam 26 sept 2020, 18h (Valenciennes, le Phénix)

 
 
 

TOUTES LES INFOS, réservations ici
https://www.onlille.com/saison_20-21/concert/concert-ouverture/

 
 
 

PARIS, salle Cortot. Récital d’opéra (Fabienne CONRAD, Artie’s)

ARTIES-CONCERT-17-NOV20-salle-cortot-opera-annonce-CLIC-de-CLASSIQUENEWSPARIS, Cortot, récital d’opéra, mar 17 nov 2020, 20h30. Concert lyrique présenté par ARTIE’S. 4 instrumentistes chevronnés accompagnent la soprano Fabienne Conrad dans un programme haut en couleurs et références à l’opéra. Avec l’accordéoniste Pierre Cussac qui joue son propre arrangement et improvisation sur les thèmes de La Veuve Joyeuse de Lehar ; puis Mathilde Borsarello Herrmann (que d’aucun connaisse aussi comme le premier violon du Quatuor Psophos), Gauthier Herrmann (violoncelle) et Emmanuel Christen (piano) dialoguent avec la soprano Fabienne CONRAD dans plusieurs airs particulièrement prenants, entre passion amoureuse et extase hallucinée : de l’ivresse éperdue de Juliette (Roméo et Juliette de Gounod : « Je veux vivre »), aux héroïnes de Puccini (Turandot, Tosca), sans omettre la prière d’une amoureuse prête à tout pour servir l’homme dont elle est éprise (le chant à la lune de Russalka de Dvorak). Les amateurs d’harmonies subtiles et évocatrices apprécieront aussi le sublime intermède de Manon Lescaut, extrait de l’opéra de Puccini.

 

 

 

PARIS, Salle Cortotboutonreservation
Mardi 17 novembre 2020, 20h30
Récital d’opéra

 

 

 

 

Musiciens :
Fabienne Conrad, soprano

conrad-fabienne-soprano-concert-arties-classiquenews-cortot-17-nov-2020Mathilde Borsarello Herrmann, violon
Gauthier Herrmann, violoncelle
Pierre Cussac, accordéon
Emmanuel Christien, piano

Oeuvres de Gounod, Puccini, Dvorak, Cussac

 

 

Billetteries
Billetweb : https://www.billetweb.fr/concert-arties
FRANCEBILLET – FNAC : lien en cours

 

 

 

 

programme détaillé

Lehar / Cussac : improvisation sur la Veuve Joyeuse
Cilea : “io son l’umile ancella”
Gounod : “Je veux vivre” (Roméo et Juliette)
Puccini : “Nessun Dorma” (Turandot)
Puccini : “Tu che di gel” (Turandot)
Puccini : Intermezzo (Manon Lescaut)
Puccini : Vissi d’Arte (Tosca)
Dvorak : “Chant à la lune” (Rusalka)  -  + d’infos sur le site ARTIES

 

 

 

PARIS, Concours ds cheffes d’orchestre La MAESTRA : Rebecca TONG, lauréate 2020

TONG-rebecca-cheffe-orchestre-maestra-annonce-concours-PARIS-2020-classiquenewsPARIS, Concours ds cheffes d’orchestre La MAESTRA : Rebecca TONG, lauréate 2020. C’est Rebecca Tong, cheffe d’orchestre résidente du Jakarta Simfonia Orchestra, née en Indonésie, qui a remporté le 18 sept dernier la finale LA MAESTRA depuis la Philharmonie de Paris. Actuellement boursière en direction au Royal Northern College of Music (RNCM), cheffe assistante auprès de deux grands orchestres au Royaume-Uni (le BBC Philharmonic et le Royal Liverpool Philharmonic Orchestra), Rebecca TONG est également lauréate en 2019 d’une bourse de recherche en direction d’orchestres avec le Taki Concordia. Musique symphonique, musique de chambre, opéra : le répertoire dirigé par le Maestra ainsi couronnée est large. En 2019, elle a dirigé Le voyage du Pèlerin de Vaughan William’s et Le Dialogue des Carmelites de Francis Poulenc, plus récemment La Tragédie de Carmen au City Lyric’s Opera (mai 2020). Charisme concentrée, gestuelle précise et diction économe, sensibilité affûtée et exigeante… voici assurément une baguette à suivre.

VOIR Rebecca TONG : répétitions et FINALE du 18 sept 2020 ici (répétition préalable avec la cheffe Rebecca TONG à 1h05’00)

Commentaire : Pour la finale, les cheffes choisissent une œuvre parmi le Divertimento pour orchestre à cordes (3ème mvt) de Bartók, la Symphonie n°3, op. 55 (4ème mvt) de Beethoven, Roméo et Juliette, op. 17 (scène d’amour) de Berlioz, les Variation sur un thème de Haydn, op. 56 de Brahms, le Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy, la Symphonie n°2, op. 62 (2ème et 3ème mvt) de Schumann et Ramifications de Ligeti.

Concernant la création contemporaine, les trois candidates doivent diriger Was Beethoven African?, une œuvre du compositeur italien Fabio Vacchi.

ENTRETIEN avec Pascal Bertin, directeur artistique du Festival de Pontoise

pontoise festival baroque logo visuel 2020 critique annonce classiquenews 2020ENTRETIEN avec Pascal Bertin, directeur artistique du Festival de Pontoise  -  Nouveau directeur artistique du Festival Baroque de Pontoise, Pascal Bertin précise le positionnement et les pistes de travail à venir. C’est un esprit ouvert et curieux dont les nouvelles perspectives tout en prolongeant l’héritage des années passées, sait renouveler l’idée même de Baroque. Entretien exclusif pour CLASSIQUENEWS.

CLASSIQUENEWS :  Le Festival Baroque de Pontoise prend acte de l’actualité la plus tendue actuellement et offre son propre regard sur la notion de migration, et à travers elle sur la question des migrants. Est ce important pour vous de défendre une vision engagée ? Comment la réussir et pourquoi ce positionnement ?

Pascal Bertin festival baroque de pontoisePASCAL BERTIN : Je laisse à chacun la couleur de son engagement et il n’appartient pas au festival de se positionner sur des questions sociétales ou morales, encore moins de donner des leçons. En revanche, je ne dissocie pas le geste artistique de la parole politique, pas politicienne mais politique au sens de la civilité. D’une façon historique puisque nous pratiquons des répertoires anciens: « qu’a voulu dire le compositeur à ses contemporains ? »  « s’est-il opposé à un courant ou s’agit-il d’une oeuvre de commande ? » mais aussi d’une façon moderne en nous demandant comment cette pièce nous parle aujourd’hui et peut-on lui trouver un écho dans l’actualité ?
Je ne veux pas d’une attitude muséale pour ce festival. Le public n’arrive pas en calèche, emperruqué et en haut de chausses, je laisse cela à d’autres. Je suis comblé si les gens qui viennent écouter un concert se remettent en question sur des a priori qu’ils peuvent avoir depuis toujours. Sur le féminisme l’année dernière, sur les migrations cette année. Mais les thèmes sociaux que nous choisissons tous les ans sont toujours inspirés par les compositeurs que nous choisissons de célébrer

CLASSIQUENEWS : Vous faîtes ainsi évoluer la notion même de Baroque… Quel avenir pour la musique baroque selon vous ? Et que défendrez vous particulièrement dans les années à venir pour renouveler le répertoire ?

PASCAL BERTIN : Le mot baroque pour définir la musique du 17e ou 18e siècle n’est absolument pas historique, c’est Robert Veyron-Lacroix , professeur de clavecin au Conservatoire de Paris qui l’utilise en premier au début des années 50. Mon projet pour le festival était de revenir au sens étymologique: « étrange, irrégulier, bizarre » sans toutefois renier le grand répertoire qui d’ailleurs forme l’essentiel de ma propre personnalité artistique. Une phrase lachée au cours d’une interview est devenue assez représentative du festival: « Le baroque n’est pas qu’une époque ».
Pour répondre à votre dernière question, Il y a quelque chose de paradoxal dans l’idée de renouveler un répertoire qui n’a rien produit de nouveau depuis 250 ans. c’est donc l’interprétation qui évolue. Bonne nouvelle, la pratique historiquement informée n’a jamais été aussi riche. Il y a les grands ensembles issus des années 80 qui continuent de porter cette esthétique, les jeunes sortant des conservatoires supérieurs européens poussent la recherche beaucoup plus loin que leurs ainés et proposent de nouveaux axes de travail dont le plus important me semble être l’improvisation. Dans le même temps, les instrumentistes classiques qui regardaient autrefois la musique ancienne avec un peu de condescendance ont pris le sujet à bras le corps et ont acquis des connaissances musicologiques qui leur offre une place importante dans le paysage de la musique ancienne. Notre répertoire s’enrichit donc chaque jour de nouvelles forces vives.

CLASSIQUENEWS : Votre programmation 2020 veille à l’équilibre et à la diversité des formes et des œuvres : récital chambriste, œuvres sacrées en question, présence des instrumentistes au profil atypique… Comment avez vous conçu le cycle 2020 et selon quel fonctionnement d’une œuvre à l’autre ?

PASCAL BERTIN : La pluridisciplinarité a toujours été l’identité du festival, c’est ce qui en fait la richesse, c’est aussi ce qui nous permet les partenariats divers avec les théâtres et salles de spectacle du territoire qui ne sont pas particulièrement spécialisés en musique classique. Nous cherchons ensemble des projets qui peuvent rassembler nos publics respectifs. Je n’arrive pas chez eux en terrain conquis, ils connaissent leur public, ils sont aussi forces de proposition et me font découvrir des projets auxquels je n’aurais pas forcément pensé au départ.
Il y a une joie très égoïste à diriger un festival, on se fait d’abord plaisir et on espère que ce plaisir sera partagé. Heureusement cet enthousiasme parfois intempestif peut être tempéré par l’équipe expérimentée qui travaille autour de moi. C’est tous ensemble que nous équilibrons la programmation.

Propos recueillis en septembre 2020

FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE, à partir du 25 septembre 2020 : LIRE ici notre présentation générale, temps forts, thématique 2020…

CD événement, critique. XIII : Crumb, Schubert. Quatuor Ardeo (1 cd Klarthe records)

quatuor-ARDEO-XIII-cd-sept-2020-klarthe-annonce-critique-cd-Klarthe-recordsCD événement, critique. XIII : Crumb, Schubert. Quatuor Ardeo (1 cd Klarthe records). L’auditeur est conduit dans l’errance de terres grises, lugubres, aux résonances d’anéantissement, de territoires oubliés et propices en éblouissements : aux origines, de Monteverdi, le court madrigal « Hor che’l ciel e la terra » étend sa désespérance totale et définitive. C’est une entrée en matière viscéralement inscrite dans la mémoire, et qui confère à ce qui suit, une coloration plus profonde encore, en pleine conscience… Ainsi Schubert explore les mêmes couleurs mais avec une éloquence ciselée, une articulation détachée et sereine qui foudroie, nette et précise : l’emblème des Ardeo aujourd’hui. Le Quatuor Ardeo révèle une maîtrise rare dans l’art des enchaînements, c’est à dire dans la conception d’un programme. Chacun y verra une réflexion sur la mort. Certes. Mais les 4 instrumentistes ajoutent le surréalisme d’images et de thèmes saisissants qui croisent ici l’extinction à l’opération du diable : regard à la fois lucide et fantastique sur la Faucheuse, dans le cycle moderne qu’imagine George Crumb en 1970 : « Black Angels » (en 13 sections d’où le titre de l’album). Pour anges noirs de la mort et de la destruction, celles opérée au Viet-Nam dont le compositeur témoigne des atrocités barbares (comme Goya à l’époque des méfaits napoléoniens en Espagne). Il en résulte une palette expressive qui racle, mord, s’agite en convulsions, et cris… de libération comme de révolte. La Nuit de Crumb est celle des égyptiens, voyage dans le trouble et l’angoisse terrifiante où s’appuie la figure démoniaque, préfigurée par le grouillement annonciateur des insectes qui fourmillent. Electrifiées les cordes réinventent le vocabulaire et la grammaire des instruments du quatuor : pour autant la langue musicale sert une trame dramatique très précise. C’est un théâtre percussif  (lingual comme instrumental) de bruits et de sons inédits dont le Quatuor Ardeo amplifie subtilement chaque éclat et nuance. En résonance à Crumb et comme pour mieux souligner sa couleur sombre et grave voire lugubre, les Ardeo choisissent non pas le 14è Quatuor de Schubert « la jeune fille et la mort » (pourtant cité chez Crumb au CLIC D'OR macaron 200début de la 2è partie) mais son 13è Quatuor « Rosamunde ». La rêverie inquiète, l’errance terrifiée dans un climat instable, l’allant coûte que coûte en un cheminement intranquille expriment au fond le regard de Schubert puis de Crumb : leur angoisse légitime devant la mort. Seule le miracle de la musique et l’expérience qu’elle produit, permettent de réaliser le renoncement, l’acceptation, la sérénité philosophe dans lesquels s’achèvent les deux œuvres phares du programme. Monteverdi, Purcell et deux autres lieder de Schubert (transcrits pour le quatuor) complètent cette constellation musicale où le thème de la mort est déjoué par un jeu subtil de correspondances et de citations cachées. CD événement, critique. XIII : Crumb, Schubert. Quatuor Ardeo (1 cd Klarthe records). Lire aussi notre annonce du cd événement XIII / Ardeo / Klarthe records.

PLUS D’INFOS sur le site du label KLARTHE records

 

 

 

 

Besançon : Festival international de Musique, jusqu’au 20 septembre 2020

besancon-festival-2020-73-eme-annonce-festival-critique-classiquenewsBesançon, Festival international de Musique, jusqu’au 20 septembre 2020. Au Théâtre Ledoux, ou au Grand Kursaal, Besançon renoue avec les émotions musicales et sonores les plus intenses… Inauguration ce soir, 11 sept, 20h30 (concert d’ouverture et plein air avec l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté : Chabrier, Bizet, Rimski, Marquèz) ; 13 sept, 15h (Quatuor Yako : Beethoven, Glass, Debussy) ; The Naghash Ensemble (musique arménienne, le 14 sept, 21h) ; Haendel en majesté par le Concert Spirituel (te Deum, Coronation Anthems, God save the King), le 15 sept, 20h ; Gran Partita de Mozart, le 16 sept, 15h (Winds Arts Orchestra et l’illustrateur Grégoire Pont) ; Spectacle Bartok par la Compagnie Bacchus, le 17 sept, 18h et 20h30 ; Mélodies des Balkans (Quintet Bumbac, le 17 sept, 21h) ; Trio Metral (Belfort, le 18 sept, 19h et 21h – puis Besançon, le 19h à 20h) ; Soirée violoncelle (Alisa Weilerstein) et l’Orch de chambre de Lausanne (le 18 sept, 20h) ; Récital de la pianiste Célia Oneto Bensaid (Pépin, Glass, Ravel : Miroirs), le 20 sept à 15h. Enfin en clôture, Milonga par l’Orquesta Silbando (Grand Kursaal, 17h, entrée libre selon places disponibles). Lire notre présentation complète : http://www.classiquenews.com/festival-besancon-franche-comte-11-20-sept-2020-73e-edition-limitee-mais-genereuse/

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VOIR ici la programmation complète :
https://festival-besancon.com/73e-edition/

MUSIC COMPETITION ONLINE 2020 : proclamation du palmarès 2020

MUSIC COMPETITION ON LINE : envoyer votre vidéo !MUSIC COMPETITION ONLINE 2020 : proclamation du palmarès 2020.Concours ouvert à tous, exclusivement sur le net, – sélection réalisée à partir de vidéos adressées au Jury, MUSIC COMPETITION ONLINE vient de proclamer son palmarès 2020, ce dans les très nombreuses catégories annoncées : accordéon, basson, violoncelle, musique de chambre, clarinette, flûte, guitare, harpe, hautbois, piano, saxophone, trompette, trombone, alto, violon, voix… La compétition entend encourager les jeunes (voire très jeunes) instrumentistes sachant maîtriser l’exécution comme l’interprétation… chaque discipline comprend 7 catégories selon les tranches d’âge… Entre autres, parmi les Premiers Prix sont à suivre : Eurasia Quartet (musique de chambre), Lara Cherkas (guitare), Bojana Bozhilova (harpe), Milosz Moskowa, Nikki Lau, Zixin Liu, Camilla Choi (piano), Alice Moon (alto), Yann Passabet-Labiste (violon, 2è Prix, catégorie Grand prix), Andrew Chukwuka Egbuchiem, Jiran Sun, Elitsa Todorova, Binjia Yu (chant). Les disciplines les plus représentées sont la flûte, la harpe, le piano, le saxophone, le violon et le chant.

PALMARES accessible ici (les vidéos des lauréats sont visionnables depuis la page du palmarès 2020) :
https://musiccompetitiononline.com/results-archives/

RUNGIS PIANO FESTIVAL : 1er – 3 octobre 2020

Logo-PianoPianoFestival-footerRUNGIS PIANO FESTIVAL : 1er – 3 octobre 2020. Les pianistes Arthur Ancelle et Ludmilla Berlinskaia lancent le premier festival dédié au répertoire pour 2 pianos et 4 mains. Duo de choc et de charme à la ville comme sur la scène, les deux artistes affichent aujourd’hui une maturité charismatique à deux voix, soucieux de renouveler les festivals de piano. Leur passion partagée, leur complicité hyperactive en concert ont imaginé ce nouvel événement à RUNGIS, prétexte à souligner l’accessibilité et la convivialité, la force expressive et onirique du piano, surtout lorsqu’il est joué à quatre mains et deux pianos. La littérature pour 2 pianos est vaste (comprenant des Å“uvres originales signées Mozart, Chopin, Debussy, Bach ou Philip Glass…) – elle inclut aussi d’innombrables transcriptions (dont celles écrites par Arthur Ancelle…). La première édition du RUNGIS Piano Festival commence à RUNGIS dès le 1er octobre (avec l’Orchestre national d’île de France / direction : Claire Leguay : Concerto pour deux pianos de Mozart et Poulenc), puis le samedi 3 octobre (concert des pianistes de jazz Thomas Enhco et Baptiste Trotignon : Å“uvres de Duke Ellington, Carmichael, Davis, Trtignon, Enhco…). Festival OFF : Nombreux événements gratuits tout public (participatif : « jouez avec un pro »…), jeunes talents, etc..

TOUS LES PROGRAMMES, LES INFOS, LES MODALITÉS DE RÉSERVATIONS sur le site
https://rungispianopiano-festival.co

LA ROCHE POSAY : 16̬ Festival Les Vacances de Mr HAYDN (17 Р20 septembre 2020)

haydn-vacances-de-monsieur-festival-annonce-classiquenewsFestival Les Vacances de Mr HAYDN, 17 – 20 sept 2020. La Roche-Posay (86). Déjà sa 16è édition : dans le respect total des mesures sanitaires, le Festival de musique de chambre conçu par le violoncelliste Jérôme PERNOO, propose 4 journées denses et ouvertes à l’adresse de tous les publics. Le sens de l’ouverture, de la simplicité, du partage vers le plus grand nombre continue de conduire le cycle des presque 60 concerts, la grande majorité en accès gratuit pour élargir encore et toujours l’accès à la musique classique.

Les vacances de Mr HAYDN 2020
HAYDN, les Britanniques, Lucas DEBARGUE et Karine DESHAYES…

Comme un pied de nez au Brexit, et en référence aux séjours fructueux que fit Haydn à Londres, plusieurs compositeurs britanniques sont à l’honneur, de Henry Purcell, Frank Bridge, … à Edward Elgar et Rebeka Clarke ; aux côtés de leurs confrères ayant séjourné et composé en Angleterre tels Haendel, Mozart, Korngold. Les pièces maîtresses de Haydn sont comme d’habitude présentes : musique de chambre et mélodies… comme les partitions présentées en création par le compositeur (et pianiste) en résidence, Lucas Debargue (Barcarolle, quatuor à cordes, mélodies)… Présence attendue, prometteuse cette année, la mezzo Karine Deshayes au timbre onctueux et souple, à la prononciation précise et claire. Une diseuse à suivre, en complicité avec les instrumentistes chambristes invités par Jérôme Pernoo.

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Déroulement et temps forts
Cette année, mesure sanitaire et jauges restreintes, les concerts sont doublés :
 

JEUDI 17 sept, 19h : place du village, soirée OFF

VENDREDI 18 sept, 19h et 21h – Casino de La Roche Posay (concert d’ouverture Haydn, Debargue, Korngold, Bridge – avec Karine Deshayes, le Quatuor Arod, Jérôme Pernoo, violoncelle…)

SAMEDI 19 sept, 15 et 17h – Cinéma de La Roche Posay (Purcell, Haendel, Haydn, Debargue : création de son quatuor à cordes)
Avec Liya Petrova, violon – Verena Chen, violon – Mathis Rochat, alto – Caroline Sypniewski, violoncelle – Jérôme Pernoo, violoncelle –Quatuor Arod

 

19h et 21h : Casino de La Roche Posay. Debargue (5 mélodies), Elgar (Quintette op 84). Avec Karine Deshayes, mezzo-soprano, Liya Petrova, violon – Verena Chen, violon – Mathis Rochat, alto – Jérôme Pernoo, violoncelle – Lucas Debargue, piano – Kojiro Okada, piano – Quatuor Arod

DIMANCHE 20 sept, 11h et 14h – Cinéma de La Roche Posay (Haydn, Mozart, Rebecca Clarke, Debargue (mélodies d’après Baudelaire). Avec Interprètes : Karine Deshayes, mezzo-soprano, Liya Petrova, violon – Verena Chen, violon –Caroline Sypnewski, violoncelle – Jérôme Pernoo, violoncelle – Lucas Debargue, piano – Kojiro Okada, piano – Quatuor Arod

 

17h et 19h : Casino de La Roche Posay – Tea Time concert. Debargue, Haydn (mélodies), Bridge (Quintette)… Avec Karine Deshayes, mezzo-soprano, Liya Petrova, violon – Eva Zavaro, violon – Verena Chen, violon – Mathis Rochat, alto – Caroline Sypniewski, violoncelle – Lucas Debargue, piano – Jérôme Ducros, piano.

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Tous les programmes en détail, ici :
https://www.lesvacancesdemonsieurhaydn.com/programme

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LE CLASSIQUE POPULAIRE
ACTIONS et ÉVÉNEMENTS COMPLÉMENTAIRES

 

Mais le Festival Les Vacances de Mr Haydn ne se résume pas uniquement aux concerts affichés pendant les 4 journées ; l’offre musicale s’adresse à TOUS : « jeunes et moins jeunes, passionnés, néophytes…” Tous les publics sont invités à vivre une expérience musicale facile et intense. Le festival déconfiné propose une musique décomplexée, accessible… Ce sens du partage et cette ouverture sont au cÅ“ur de son identité. La palette des partitions jouées, aux côtés de celles de Haydn évidemment, est large ; Å“uvres classiques du XVIIIè ou romantiques (XIXè) auxquelles répondent les pièces contemporaines du créateur en résidence. Proactif, le Festival développe ainsi de nombreuses actions et événements au sein de son volet « OFF » : 2 concerts «COMVOULVOUL» en journée, « pour permettre l’accès aux jeunes et aux familles » : le spectateur paie ce qu’il veut (ou peut!). » Sur le plan artistique, le Festival est un formidable vivier de jeunes talents désireux de se professionnaliser ; il encourage aussi les amateurs de haut niveau ; tous sont invités à partager leur passion de la musique.

 

L’ECOLE DES MÉLOMANES

Des actions de médiation tout au long de l’année, plus intenses à partir de septembre, sensibilisent de nouveaux publics, expliquent, aiguisent la curiosité des spectateurs néophytes ; ainsi « L’école des mélomanes » s’adresse à tous, de la crèche au collège pour les enfants sans omettre les adultes (sensibilisés dans les bistrots des villages) ; ce qui importe ici n’est pas le niveau musical mais le désir de partager. C’est un moteur de perfectionnement et de fraternité que Jérôme Pernoo a le talent de favoriser et de cultiver, grâce à ses dons de pédagogue. La sensibilisation et la transmission sont ainsi les autres valeurs fortes du Festival.

 

 

 

ENTRETIEN

 

PERNOO-jerome-violoncelle-festival-vacances-de-monsieur-haydn-classiquenews-concert-entretien-annonce-classiquenews-critique-concert-cd-festival-operaENTRETIEN Jérôme PERNOO à propos du Festival événement à la Roche Posay dont il est le fondateur et directeur artistique : «Les Vacances de Mr Haydn », du 17 au 20 sept 2020. Elu « CLIC » de CLASSIQUENEWS pour la 3è année consécutive. Le Festival est l’un des mieux conçus : équilibré par les formes musicales qu’il propose, la mixité des programmes et des répertoires autour de Haydn, figure centrale ; l’accent mis sur la musique de chambre et la création ; c’est surtout un événement qui démocratise le classique et le rend enfin accessible, simple, généreux, pour tous ! Un modèle aujourd’hui salué par la Rédaction de CLASSIQUENEWS. Présentation de l’édition 2020 dans le contexte sanitaire inédit que nous vivons tous depuis mars dernier…

 

 

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Les Vacances de Mr Haydn 2020
Jérôme Pernoo présente l’esprit du festival qu’il a créé à La Roche Posay

FAIRE TOMBER LA BARRIERE
la musique de chambre pour tous

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Vous tenez à rendre le Festival particulièrement accessible à tous. En quelques mots pouvez-vous évoquer ce que le jeune public et les amateurs néophytes (adultes) peuvent vivre sur place ?

Jérôme PERNOO : Avant tout c’est la simplicité et la convivialité qui vont faire que tous les publics connaisseurs ou non pourront prendre du plaisir à être là et à découvrir ou redécouvrir les plus belles Å“uvres de la musique de chambre. On appelait musique de chambre, la musique qui n’était ni de rue ni d’église… C’est une musique pour la maison, pour un cadre intime, amical… Nous tenons à garder cet esprit.
Aussi, je me suis toujours battu pour faire tomber la barrière « je ne m’y connais pas, je ne vais rien comprendre ». Une Å“uvre d’art n’est pas une formule de math ou de chimie, elle est justement faite pour être appréciée a priori et encore plus si affinité !
Chez Monsieur Haydn, le néophyte y trouvera autant son compte que le connaisseur : petits dialogues amusants sur les oeuvres qui nous mettent mine de rien dans le contexte historique, programmes courts, présence du compositeur (quand il est vivant !), discussions et rencontres informelles… Mais surtout, l’ambiance festive, le festival off gratuit, les lumières et la proximité avec les jeunes musiciens font le cocktail idéal du festivalier quel que soit son âge !

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Lucas Debargue poursuit une résidence féconde au sein du Festival. Pouvez -vous nous présenter son écriture et les œuvres qui sont présentées en création en 2020 ?

Jérôme PERNOO : Lucas Debargue est l’un des plus beaux exemples du renouveau dans la création musicale ; c’est un interprète en contact avec son public qui propose de nouvelles oeuvres à entendre, à savourer, à partager… Ces oeuvres lui ressemblent : généreuses, lyriques, emportées, fougueuses, vivantes et bien de son temps ! Elles sont le fruit de sa propre relation avec la musique, avec son public, avec sa culture (aussi vaste en littérature qu’en musique !) et sa virtuosité (souvent diablement difficiles à jouer, mais parfaitement adaptées à l’instrument). Cette année, il a écrit pour Monsieur Haydn, un Quatuor à Cordes, une Sonate pour violon et piano, une Barcarolle et de nombreuses Mélodies que chantera Karine Deshayes.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Y a t il des nouveautés qui ont été favorisées par le contexte sanitaire que nous subissons tous ? De nouvelles formes, des éléments nouveaux dans l’expérience musicale vécue sur place ?

pernoo jerome violoncelle.png_srz_225_180_75_22_0.50_1.20_0.00_png_srzJérôme PERNOO : Pas autant que nous l’avions prévu ! Au début du confinement, nous sommes partis sur l’idée de passer en tout numérique, sans public, en repensant totalement le festival. C’est une réflexion que nous avons d’ailleurs depuis longtemps et qui continue de germer. Mais, avec le déconfinement, notre lien tellement cher avec le public est redevenu indispensable et nous avons à nouveau tout chamboulé ! Oui, les formes sont nouvelles, les concerts plus courts, répétés, données en parallèle au festival off afin que le public se divise. Le programme de salle (impossible à distribuer de main à la main) s’est transformé en dialogues comiques entre Monsieur Haydn et ses invités anglais, projetés pendant le concert !

Propos recueillis en septembre 2020

 

 

 

 

 

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LES VACANCES DE MR HAYDN : Rendez-vous les 17, 18, 19 et 20 septembre 2020 pour la 16 ème édition du festival !

 Soutenez-nous en devenant membre du Haydn Social club

 https://www.lesvacancesdemonsieurhaydn.com/

 https://www.youtube.com/watch?v=YO6uZlL1Bkc

 Retrouvez les playlists des éditions précédentes sur le profil Deezer du Festival

 

Bolshoi, réouverture : Anna Netrebko chante Elisabeth de Valois

Anna-netrebko-lady-macbeth-ROH-DRBOLSHOI : réouverture de l’Opéra avec ANNA NETREBKO dans Don Carlo (6,8 et 10 sept 2020). Alors que l’Opéra de Paris demeure dans la tourmente, organisant a minima son nouveau Ring en version de concert, à Radio France entre autre, le Bolshoi réouvre enfin avec Don Carlo de Verdi. Anna Netrebko y chante Elisabeth de Valois, fiancée volée à l’Infant Carlo au profit de son père, l’autoritaire et si malheureux Felipe II… Après Leonora, Lady Macbeth, voici un nouveau rôle verdien pour la plus bouleversante des divas actuelles. Bolshoi, les 6, 8 et 10 sept 2020 (Adrian Noble, mise en scène).

https://www.bolshoi.ru/performances/en/711/
VOIR le cast ici : https://www.bolshoi.ru/en/performances/711/roles/#20200908190000

CD annonce. LANG LANG : Variations Goldberg (2 cd DG)

LANG LANG piano variations goldberg review critique cd classiquenewsCD annonce. LANG LANG : les Goldberg en diptyque. Le pianiste chinois publie cet automne ses propres Variations Goldberg comme un miroir à deux faces : l’enregistrement en studio qui a prolongé le live d’après le concert donné à Saint-Thomas de Leipzig où repose JS Bach (unique prise). Le nouvel album contient les deux témoignages, « aboutissement d’un voyage long de 20 ans », précise la notice de présentation. A 38 ans, Lang Lang veut affirmer une nouvelle maturité, empruntant ainsi les pas de la légende canadienne totalement dédiée au studio et à l’œuvre de JS Bach, Glen Gould. C’est aujourd’hui une immersion réfléchie, en écho à ses premières approches d’une partition que le jeune pianiste de 19 ans jouait de tête lors d’une masterclass pilotée par le chef et pianiste Christoph Eschenbach. depuis il a encore approfondi sa connaissance des Goldberg grâce aux conseils collectés auprès du regretté Nikolaus Harnoncourt ou récemment Andreas Staier. Lang Lang a enregistré l’Aria préliminaire puis ses 30 Variations en studio en mars 2020. L’œuvre composée en 1741 était destiné à l’élève de Bach, le jeune claveciniste Gottlieb Goldberg, qui en jouait sur le clavecin, des séquences dans un ordre non défini, pour tromper les insomnies de son patron, l’ambassadeur russe à la Cour de Dresde. 1 cd Deutsche Grammophon, parution annoncée le 4 sept 2020. Critique à venir dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS.COM

 

 

 

 

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VIDEO LANG LANG / Variations Goldberg (durée : 5:47)

CD événement, annonce. Quatuor ARDEO : XIII (Schubert, Crumb) 1 cd Klarthe records

quatuor-ARDEO-XIII-cd-sept-2020-klarthe-annonce-critique-cd-Klarthe-recordsCD événement, annonce. Quatuor ARDEO : XIII (Schubert, Crumb) 1 cd Klarthe records (à paraître le 4 septembre 2020). L’auditeur est conduit dans l’errance de terres grises, lugubres, aux résonances d’anéantissement, de territoires oubliés et propices en éblouissements : Aux origines, de Monteverdi, le court madrigal « Hor che’l ciel e la terra » étend sa désespérance totale et définitive. C’est une entrée en matière viscéralement inscrite dans la mémoire, et qui confère à ce qui suit, une coloration plus profonde encore, en pleine conscience… Ainsi Schubert explore les mêmes couleurs mais avec une éloquence ciselée, une articulation détachée et sereine qui foudroie, nette et précise : l’emblème des Ardeo aujourd’hui. Ce Rosamunde ou Quatuor à cordes n°13 donne le titre de l’album édité cet automne par Klarthe records ; il exprime toutes les nuances de la désespérance profonde et comme déduite de sa chair douloureuse, tous les éclats d’une énergie transcendante. Tranchante, murmurée, hallucinée surtout, la lecture s’affirme dans la maîtrise d’une mélancolie à la fois rayonnante, lugubre et attendrie. Etonnant balancement, enivré et suspendu, du formidable « Minuetto », d’une CLIC D'OR macaron 200tristesse grise, pourtant lumineuse. Les quatre instrumentistes font dialoguer Schubert et Crumb dont ils émaillent les scintillements introspectifs de résonances baroques (Purcell), de transcriptions de lieder schubertiens qui soulignent la formidable vocalité ombrée, surnaturelle des instruments. Voici une traversée instrumentale qui décrypte l’agitation sourde de la nuit et ouvre les failles infinies d’un imaginaire inexploré… Prochaine grande critique dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS  -  parution le 4 septembre 2020. CLIC de septembre 2020.

PLUS D’INFOS sur le site du label KLARTHE records

VANNES : 10̬me Acad̩mie de Musique ancienne, 24 Р31 oct 2020

VEMI-VANNES-2020-IMUVANNES, 10è Académie, 24 – 31 octobre 2020. Du 24 au 31 octobre 2020, l’Hôtel de Limur à Vannes accueille sa 10è Académie de musique ancienne (à l’initiative du VEMI, Vannes Early Music Institute). Au programme masterclasses de violon (avec Enrico Gatti, Sophie Gent), chant (Alain Buet), clavecin (Menno van Delft et Bertrand Cuiller), violoncelle (Viola de Hoog et Bruno Cocset), flûte, viole de gambe (Guido Balestracci), violone (Richard Myron), orgue / clavicorde (Maude Gratton). Soit 8 classes dédiées au perfectionnement sur instrument d’époque et en chant baroque qui offrande incontournable pour le grand public, débouchent aussi sur un cycle de concerts événements, où les apprentis académiciens mettent à profit et en pratique les fruits des conseils prodigués par leurs professeurs. Les concerts sont publiques et permettent aux festivaliers de plus en plus nombreux de suivre les progrès des élèves comme relever la complicité et le partage du jeu collectif.

 

A VANNES, L’EXCELLENCE DE L’INTERPRETATION BAROQUE
10ème Académie de musique ancienne à l’Hôtel de Limur

LImur-hotel-vannes-early-music-institute-VEMI-concerts-2019-annonce-critique-classiquenewsLe public découvre ou retrouve les meilleurs jeunes tempéraments ; ces derniers apprennent à Vannes, le temps de l’Académie de musique ancienne, les rudiments comme les défis de leur futur métier. La sélection des jeunes instrumentistes soucieux d’approfondir leur maîtrise de la musique ancienne et baroque ont été préalablement sélectionnés jusqu’au mois de juin dernier. Chaque candidat a adressé une vidéo. Les partitions requises pour les sélections garantissent le niveau souvent exceptionnel des apprentis académiciens (œuvres imposées de JS Bach, Marais, et aussi sonate italienne des 17è ou 18è siècle). Le cru 2020 promet d’être aussi éblouissant que les éditions passées. Cycle incontournable.

 

 

 

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INFOS, réservations, programmes
https://www.vemi.fr

Vannes Early Music Institute (VEMI)
35 rue Lann Vihan – 56870 BADEN – FRANCE
Information: +33 (0)6 13 43 05 14 – www.vemi.fr

 
 

Festival Besançon Franche-Comté, 11 – 20 sept 2020 : 73è édition, “limitée” mais généreuse

besancon-festival-2020-73-eme-annonce-festival-critique-classiquenewsFestival Besançon Franche-Comté, 11 – 20 sept 2020. Le 73ème Festival international de musique de Besançon Franche-Comté propose, covid oblige, une « édition limitée », restreinte et inédite. Reconnaissons qu’elle n’a en rien perdu en qualité et diversité. Au Théâtre Ledoux, ou au Grand Kursaal, Besançon renoue avec les émotions musicales et sonores les plus intenses, en petite formation et audience resserrée (certains programmes sont ainsi présentés deux voire trois fois). Assurant l’accueil sécurisé des festivaliers et spectateurs, le Festival préserve la richesse et l’éclectisme d’une programmation dépassant 30 concerts : l’offre est multiple (orchestrale, chambriste…) et prend en compte l’accessibilité, l’ouverture, le partage (jazz, musiques du monde, plein-air, en salles sans omettre retransmissions sur écrans géants et sur Internet). Ne rien sacrifier à la qualité, l’audace et aussi la diffusion pour tous… Fort de ses 10 journées musicales, le Festival de Besançon confirme qu’il est bien un acteur culturel majeur en Franche-Comté. La création et les musiques contemporaines sont bien représentées comme en témoignent la continuité de la résidence de Camille Pépin, réjouissante compositrice d’aujourd’hui (concerts des 18, 19 puis 20 sept : The Road not taken, Number 1, Nightawks…) ; comme les 12 Variations / ” transformations ” d’après un menuet de Mozart par Gérard Pesson, le 15 sept, aux 2 Scènes).

 

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73è Festival de Besançon
Quelques temps forts
De Bizet et Chabrier au Milonga

 

11 sept, 20h30 (concert d’ouverture et plein air avec l’Orchestre Victor Hugo Franche-Comté : Chabrier, Bizet, Rimski, Marquèz) ; 13 sept, 15h (Quatuor Yako : Beethoven, Glass, Debussy) ; The Naghash Ensemble (musique arménienne, le 14 sept, 21h) ; Haendel en majesté par le Concert Spirituel (te Deum, Coronation Anthems, God save the King), le 15 sept, 20h ; Gran Partita de Mozart, le 16 sept, 15h (Winds Arts Orchestra et l’illustrateur Grégoire Pont) ; Spectacle Bartok par la Compagnie Bacchus, le 17 sept, 18h et 20h30 ; Mélodies des Balkans (Quintet Bumbac, le 17 sept, 21h) ; Trio Metral (Belfort, le 18 sept, 19h et 21h – puis Besançon, le 19h à 20h) ; Soirée violoncelle (Alisa Weilerstein) et l’Orch de chambre de Lausanne (le 18 sept, 20h) ; Récital de la pianiste Célia Oneto Bensaid (Pépin, Glass, Ravel : Miroirs), le 20 sept à 15h. Enfin en clôture, Milonga par l’Orquesta Silbando (Grand Kursaal, 17h, entrée libre selon places disponibles).

 

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VOIR ici la programmation complète :
https://festival-besancon.com/73e-edition/

35̬me FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE : 25 sept 2020 Р21 juin 2021 (Migrazione)

pontoise festival baroque logo visuel 2020 critique annonce classiquenews 202035ème FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE : 25 sept 2020 – 21 juin 2021. Pour sa nouvelle édition, le premier festival de musique Baroque en ÃŽle de France, célèbre les Italiens hors d’Italie, soulignant les bénéfices de cette « migrazione » active, culturelle, humaine, musicale… La thématique n’hésite pas à relayer l’actualité géopolitique actuelle, en soulignant les apports et bénéfices des échanges migratoires, sources d’enrichissement et de fraternité.

 

 

 

« MIGRAZIONE ». DES ITALIENS HORS D’ITALIE
Le Festival Baroque de Pontoise 2020
DU 25 SEPTEMBRE 2020 AU 21 JUIN 2021

 

 

 

 

Migrazione_festival_Baroque_pontoise_toutelacultureMIGRATIONS MUSICALES… « Concerts, artistes, divas, ténors et castrats, d’églises cantates, fugues, sonates et d’arpèges bizarres, trémolo et cadence… autant de termes qui disent l’empire de l’Italie dans l’histoire musicale, en particulier à l’âge baroque. « L’influence de l’Italie est omniprésente en France, elle l’est tout autant dans le reste de l’Europe. » Les parfums d’Italie sont multiples… Voilà ce qu’illustre avec passion et générosité la programmation festive du Festival Baroque de Pontoise, conçue par son directeur artistique le contre ténor Pascal Bertin.

2020 marquent de nombreux anniversaires : Caldara et Bononcini (350e), Rossi (450e), Beethoven et Tartini (250e). « On y trouve justement beaucoup d’italiens qui ont fait rayonner leur art dans toutes les cours européennes. Comment ce pays, qui a littéralement colonisé culturellement toute l’Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles, peut-il redouter aujourd’hui l’apport d’autres cultures, et plus précisément celles du sud ? « interroge le Festival, non sans acuité pertinente.
C’est surtout une formidable réflexion sur la mobilité, les migrants, les échanges culturels entre les nations que propose le Festival à partir de septembre 2020. l’honneur donc les musiques de Vivaldi, Cavalli et Caldara, ou les trop méconnus Bembo ou Leone … Artistes invités pour ce voyage en métissages et rencontres exceptionnels, dès le 25 septembre 2020 : Chantal Santon Jeffery, Stéphanie-Marie Degand et La Diane Française, Jean-François Novelli, Roman Vaille et Olivier Broche, Mariana Flores, Leonardo García Alarcón et Cappella Mediterranea, Jean-Luc Ho, Céline Scheen, Damien Guillon et Le Banquet Céleste, David Bobée, Sébastien D’Hérin et Les Nouveaux Caractères, Vincent Dumestre et Le Poème Harmonique, Vincent Lièvre Picard et Florent Albrecht, Virgile Roche, Jérôme Hantaï et Spes Nostra, Waed Bouhassoun, Moslem Rahal et Orpheus XXI…

Mais aussi Emiliano Gonzalez Toro et I Gemelli, Hugo Reyne et les élèves du Conservatoire de Paris, Rosemary Standley et Dom La Nena, Julie Depardieu, Stanislas de la Touche, Florentino Calvo et Spirituoso, Stéphanie Petibon et La Lumineuse, Florence Beillacou et l’Académie des Lynx, Olivier Fortin et Masques, Marco Horvath et Faenza, Edoardo Torbianelli, Marc Hantai et le Teatro d’Arcadia, Catalina Vicens et Servir Antico.
Comme l’an dernier, le Festival invite à son cycle musical en deux parties : la première festivalière, « Acte 1 », du 25 septembre au 17 octobre 2020, suivie de l’ « Acte 2 », saisonnière, jusqu’au 21 juin 2021.

 

 

 

IDENTITÉ, CULTURE, MIGRATION…

 

Autour de la thématique forte cette année de la «  Migrazione » / migration, le Festival Baroque de Pontoise interroge la migration au sens large : les arts, les personnes, les savoir-faire. « En 2020, nous célébrerons quelques anniversaires importants, Caldara et Bononcini (350e), Rossi (450e), Beethoven et Tartini (250e). On y trouve justement beaucoup d’Italiens qui ont fait rayonner leur art dans toutes les cours européennes. Comment ce pays, qui a littéralement colonisé culturellement toute l’Europe aux XVIIe et XVIIIe siècles, peut-il redouter aujourd’hui l’apport d’autres cultures, et plus précisément celles du Sud ?
Musique, danse, littérature, tous les champs de la création nous seront ouverts pour inciter chacun à réfléchir sur la mobilité des arts, des personnes et la richesse des métissages qui ont fait l’identité culturelle de la France, l’Espagne, l’Angleterre, l’Autriche ou l’Allemagne. Qu’est-ce qu’une identité culturelle ? Pourquoi l’appropriation s’accompagne si souvent de l’oubli des origines ? » précise Pascal Bertin, directeur artistique du Festival.

 

 

 

LE BAROQUE N’EST PAS QU’UNE ÉPOQUE

 

Pascal Bertin festival baroque de pontoiseLa question est ainsi posée, question brûlante dans notre actualité traversée de scandales et de réactions éruptives, liés aux migrants. Tout en questionnant les crispations de nos sociétés modernes, Pascal Bertin envisage aussi des champs d’exploration élargis pour le Festival Baroque de Pontoise : « Si je devais mentionner une autre thématique, je parlerais de la nouvelle identité du Festival. L’adjectif baroque ne qualifie plus uniquement un répertoire compris entre l’Orfeo de Monteverdi et la mort de Bach, nous nous intéressons à son sens étymologique: étrange, irrégulier, bizarre, excentrique, ce qui nous ouvre de larges perspectives. « Le baroque n’est pas qu’une époque », ajoute-t-il. Ainsi reformulé et contextualisé, le Baroque en musique esquisse des expériences inédites : des perspectives prometteuses, désormais à suivre à Pontoise.

 

 

 

TEMPS FORTS 2020
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pontoise festival baroque logo visuel 2020 critique annonce classiquenews 2020La programmation 2020 a le souci de l’équilibre entre les ensembles très connus et les émergents, entre les programmes très pointus musicologiquement et ceux qui sont symboliquement plus accessibles et mieux connus, entre spectacles strictement musicaux et ceux qui font appel à d’autres modes d’expression, entre répertoires patrimoniaux et créations. Parmi les temps forts du Festival Baroque de Pontoise, voici nos coups de cœur :

 

 

Duels ! (soirée d’ouverture du festival, création)
Rivalité amicale et musicale entre la France et l’Italie
La Diane Française (Stéphanie-Marie Degand, direction)
Chantal Santon-Jeffery, soprano
Le 25 septembre 2020, 20h30
Eglise Notre-Dame de Pontoise
https://www.festivalbaroque-pontoise.fr/fr/vendredi-25-septembre-2020-20h30-la-diane-francaise-eglise-notre-dame-pontoise

 

Donne di Cavalli / Cappella Mediterranea
Un concert qui fait lien avec le thème de l’année dernière puisqu’il parle de compositrices. Focus sur la personnalité d’Antonia Bembo, musicienne vénitenne admirée par Louis XIV à qui elle dédia l’essentiel de sa musique et qui la prit sous sa protection jusqu’à sa mort. La Capella Mediterranea, Mariana Flores, soprano / Leonardo Garcia Alarcon, direction.
Le 27 septembre 2020, 17h
Cathédrale Saint-Maclou
https://www.festivalbaroque-pontoise.fr/fr/dimanche-27-septembre-2020-17h00-mariana-flores-soprano-la-capella-mediterranea-cathedrale-saint-maclou-pontoise

 

 

 

 

Stabat Mater de Pergolesi,
2 versions particulières
Le Banquet Céleste et Les Nouveaux Caractères

Damien Guillon, Céline Scheen et Le Banquet Céleste nous proposeront la version réorchestrée par J S Bach sur le texte du psaume 51.
Le 1er octobre 2020, 20h30
Cathédrale Saint-Maclou
https://www.festivalbaroque-pontoise.fr/fr/jeudi-1-octobre-2020-20h30-le-banquet-celeste-cathedrale-saint-maclou-pontoise

 

 

Les Nouveaux Caractères dirigés par Sebastien D’Hérin quant à eux, donneront la version originale de Naples, mise en scène par David Bobée et Caroline Mutel qui nous offriront une réflexion contemporaine sur la migration
Le 9 octobre 2020, 20h30
Pontoise, Points Communs
 https://www.festivalbaroque-pontoise.fr/fr/vendredi-9-octobre-2020-20h30-les-nouveaux-caracteres-theatre-des-louvrais-points-communs-pontoise

 

 

 

 

Partitas pour clavier de Jean Sébastien Bach par Jean-Luc Ho
Cette coproduction souligne l’enracinement territorial du Festival Baroque de Pontoise. Sur les 6 partitas composées par le Cantor, 3 sont ici jouées à Cergy le 2 Octobre et 3 à l’abbaye de Royaumont le 4. Dans chaque lieu, 3 clavecins différents, dont chaque couleur correspond au mieux à chaque partita.
Les 2 et 4 octobre 2020 : 20h30 / 15h30
Cergy, église Saint-Christophe
Abbaye de Royaumont
https://www.festivalbaroque-pontoise.fr/fr/vendredi-2-octobre-2020-20h30-jean-luc-ho-clavecin-eglise-saint-christophe-cergy

 

 

 

 

Les voix lointaines / Orpheus  XXI
Après avoir évoqué la migration des œuvres, des instruments et des esthétiques, la première partie du festival s’achève ainsi avec les histoires humaines souvent dramatiques des migrations. La genèse de l’ensemble Les voix lointaines se trouve dans la jungle de Calais et dans un camp de réfugiés de Thessalonique lors de visites de Jordi Savall. Les musiciens exceptionnels qui le composent savent mieux que quiconque ce que peut être un déracinement.
Le 17 octobre 2020, 20h30
Pontoise, Le Dôme
https://www.festivalbaroque-pontoise.fr/fr/samedi-17-octobre-2020-20h30-orpheus-XXI-dome-pontoise

 
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CONSULTEZ LA PROGRAMMATION COMPLETE sur le site du festival de Pontoise 2020 :
https://www.festivalbaroque-pontoise.fr/fr/

Festival Baroque de Pontoise
2 rue des P̢tis Р95300 Pontoise
01 34 35 18 71 – info@festivalbaroque-pontoise.fr

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tous les concerts, les modalités de réservation, cliquez sur l’affiche 2020 :

pontoise festival baroque 2020 migrazione annonce concerts critique par classiquenews

 

 

 

 

EN DIRECT : 4 concerts depuis LE GSTAAD MENUHIN FESTIVAL

WIEN gstaad menuhin festival VIENNE festival 2020 classiquenews VIENNE GSTAAD MENUHIN festival annonce critique classiquenewsEN DIRECT depuis GSTAAD : Le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL crée l’événement en proposant en août 4 CONCERTS événements : les 4, 9, 14 et 15 août 2020, tous dédiés à Beethoven, 250 ans de sa naissance oblige. Le cycle s’intitule «Kosmos Beethoven». Depuis sa plateforme digitale dédiée, le GSTAAD MENUHIN FESTIVAL met à l’honneur 4 tempéraments d’exception, aptes à relever les défis du génie beethovénien. Malgré l’annulation de son édition 2020, le Gstaad Menuhin Festival & Academy occupe ainsi l’affiche estivale en août. Les 4 concerts BEETHOVEN depuis la plateforme digitale du festival, sont à suivre en livestream les 4, 9, 14 et 15 août 2020, ici : https://www.gstaaddigitalfestival.ch -

 

 

 

 

 

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KOSMOS BEETHOVEN
Programmes des 4 CONCERTS EVENEMENTS

 

 

 

4 AOÛT 2020, 19h
ANDRAS SCHIFF
https://www.gstaaddigitalfestival.ch/fr/video/kosmos-beethoven-sir-andras-schiff/
Ecrites entre 1820 et 1822, les trois dernières sonates pour piano de Beethoven forent un testament. Sir András Schiff les a déjà joué à plusieurs reprises. Un précédent enregistrement «live» réalisé à la Tonhalle de Zurich a montré sa relation à Beethoven, profonde et personnelle. Sir András Schiff joue ces ultimes chefs-d’Å“uvre sous les voûtes de l’église de Saanen, lieu emblématique du Gstaad Menuhin Festival !

Le concert du 4 août (19h30) sera précédé à 19h d’une discussion entre Sir András Schiff et Erich Singer, durant laquelle le maître évoquera sa relation étroite avec Beethoven et son Å“uvre. Le livestream commence à 19h ici :
https://www.gstaaddigitalfestival.ch/fr/video/kosmos-beethoven-sir-andras-schiff/

 

 

 

9 AOÛT 2020, 19h
SOL GABETTA
Beethoven a dédié cinq sonates au violoncelle, caractéristiques de trois périodes créatives bien distinctes. En choisissant des pages extraites des opus 5 et 102, Sol Gabetta et Alexander Melnikov présentent le classicisme de son écriture et aussi une composition plus tardive, propre au Beethoven mûr, expérimental. Alexander Melnikov, amateur des interprétations historiquement documentées, joue deux instruments différents. Concert «live» exceptionnel à vivre sur le Gstaad Digital Festival dès 19h!
Le concert du 9 août (19h30) est précédé d’une interview avec Sol Gabetta et Alexander Melnikov, durant laquelle les deux musiciens dialoguent avec la spécialiste de Beethoven Eleonore Büning.

 

 

 

14 AOÛT 2020, 19h
DANIEL BEHLE & JAN SCHULTSZ
Contrairement à Schubert ou à Schumann, le nom de Beethoven n’est pas immédiatement associé au lied. Ludwig a pourtant laissé plus de 100 opus du genre à la postérité. En compagnie de Jan Schultsz (pianoforte), le ténor Daniel Behle propose une sélection de mélodies : «Ich liebe dich so wie du mich», «der Kuss» ou «Adelaide»… Jan Schultsz agrémente la soirée de nombreuses anecdotes, ressucistant Beethoven au travail.
Le concert du 14 août (19h30) est précédé, à 19h, d’une interview avec Daniel Behle, à suivre ici :
https://www.gstaaddigitalfestival.ch/fr/video/kosmos-beethoven-daniel-behle-jan-schultsz/

 

 

 

15 AOÛT 2020, 19h
PATRICIA KOPATCHINSKAJA
Tempérament énergique, la violoniste moldave Patricia Kopatchinskaja, escortée de son partenaire de longue date Joonas Ahonen, électrise Beethoven en interprétant non seulement la Sonate n°7 en ut mineur, mais également la fameuse «Sonate à Kreutzer», partition saisissante, avec ses couleurs sonores et ses modulations surprenantes. À ces deux monuments beethovéniens s’ajoutent la Fantaisie pour violon et piano op. 47 d’Arnold Schönberg et les 4 Pièces op. 7 d’Anton Webern, piliers de la Seconde Ecole de Vienne. Beethoven qui fut altiste à la Cour de Bonn touchait le violon avec maîtrise, écrivant pour l’instrument des parties nouvelles qui font les délices de ses premières Sonates écrites en 1802. Avec Sol Gabetta, Patricia Kopatchinskaja, fée malicieuse et ardente aux pieds nus, est devenue au fil des éditions, l’ambassadrice du Gstaad Menuhin Festival.

Filmé à l’église de Saanen, le concert du 15 août (19h30) est précédé, à 19h, d’une interview avec Patricia Kopatchinskaja, à suivre ici :
https://www.gstaaddigitalfestival.ch/fr/video/kosmos-beethoven-patricia-kopatchinskaja-joonas-ahonen/

Live: 15 août, 19h, Eglise de Saanen

Patricia Kopatchinskaja, violon
Joonas Ahonen, piano

Arnold Schönberg (1874-1951)
Fantaisie pour violon et piano op. 47

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Sonate pour violon n° 7 en ut mineur, op. 30 n° 2
Allegro con brio
Adagio cantabile
Scherzo. Allegro
Finale. Allegro – Presto

Anton Webern (1883-1945)
4 Pièces pour violon et piano op. 7

Ludwig van Beethoven (1770-1827)
Sonate pour violon n° 9 en la majeur, op. 47 «à Kreutzer»
Adagio sostenuto – Presto
Andante con Variazioni
Presto

 

 

 

 

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TOUS LES CONCERTS SONT A VIVRE sur la plateforme digitale du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL :
www.gstaaddigitalfestival.ch

Toutes les infos sur le festival et ses manifestations :
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch

CD événement annonce : «Selige Stunde», le nouvel album de JONAS KAUFMANN

CD événement annonce : «Selige Stunde», le nouvel album de JONAS KAUFMANN. SONY classical annonce un nouvel enregistrement discographique du ténor JONAS KAUFMANN : après sa lecture d’OTELLO de Verdi sous la baguette de Pappano (paru en juin 2020), le prochain album intitulé «Selige Stunde» devrait sortir ce 4 septembre 2020. Réalisé au moment du déconfinement, en Allemagne, le cycle réalisé en complicité avec le pianiste Helmut Deutsch regroupe une sélection très personnelle de lieder de Schubert, Brahms, Strauss, Mahler… Prochaine critique dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS.COM

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QUÉBEC : Le Concert Bleu, la réponse numérique exemplaire du Festival CLASSICA à la crise sanitaire

classica-le-concert-bleu-quebec-annonce-festival-classica-classiquenews-annonce-critique-concert-operaQUÉBEC : Le Concert Bleu, la réponse numérique exemplaire du Festival CLASSICA à la crise sanitaire. leconcertbleu.com est une nouvelle plateforme numérique immersive destinée au milieu de la musique classique du Québec, pour maintenir le lien entre les musiciens et leurs public. C’est une réponse à la crise sanitaire et aux contraintes du confinement général imposé qui a mis sous cloche tous les programmes artistiques destinés au public. Visionnaires et réactifs, les artistes québécois à travers l’initiative du Festival CLASSICA, premier festival de musique classique au Québec (direction : Marc Boucher) peuvent désormais poursuivent leur travail, et le public, suivre leurs musiciens préférés. C’est ainsi une réponse concrète à la situation asphyxiante qui s’est développée depuis la mi mars 2020 en Europe puis en avril au Canada… Ayant annulé son édition 2020 (initialement annoncée du 29 mai au 21 juin 2020), le Festival CLASSICA propose sa plateforme comme une « expérience immersive et multisensorielle, en haute définition, aux amateurs de musique classique : lieux réels, concerts virtuels  ; c’est une véritable « vitrine de la musique classique » , développée avec la firme québécoise de transformation numérique ellicom/LCI-LX.

MONETISATION et ACCES. Son accès est à des coûts raisonnables, voire nuls pour le simple dépôt des contenus, aux artistes et aux organismes québécois. C’est un outil de monétisation équitable pour générer de nouvelles sources de revenus pour les musiciens et les organismes de musique classique du Québec, non seulement en temps de pandémie mais aussi en temps normal.

A l’initiative du Festival CLASSICA,

Le Concert Bleu,
la nouvelle vitrine culturelle et musicale du Québec

 

 

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« Déclinaison supplémentaire du concert vivant qui offrira une visibilité sans précédent pour les infrastructures musicales du Québec, cette initiative permettra de rejoindre les amateurs québécois de musique classique ainsi que d’y initier les nouvelles générations par le biais d’attraits technologiques et numériques. La plateforme se positionnera comme un outil pédagogique de premier plan et offrira une panoplie d’options virtuelles inédites » précise encore le communiqué paru en juillet 2020.

APPROCHE CULTURELLE GLOBALE. Plus vaste encore dans son approche des pratiques culturelles, le Concert Bleu mettra en valeur l’offre musicale des régions touristiques du Québec en association avec celle des produits agroalimentaires. En somme, un outil utile pour préparer son futur séjour au Québec, en un parcours alliant délices musicaux, touristiques et gastronomiques.

classica-le-concert-bleu-concert-piano-clavecin-classiquenews-concert-annonce-critique-quebecPROCHAINS CONTENUS. Le premier cycle de concerts et programmes musicaux à découvrir bientôt sur le Concert Bleu est annoncé en 2021, à l’occasion des enregistrements et captations réalisés pendant l’édition de CLASSICA 2021, intitulé « De Mozart à McCartney », une édition sécurisée qui annonce déjà un confort sanitaire optimal pour les festivaliers, les musiciens invités, les équipes du Festival québécois. MAIS rv est pris dès le 11 décembre et jusqu’au 20 décembre 2020, pour l’édition spéciale de CLASSICA 2020, « au cours de laquelle une quinzaine de concerts sous le thème De Beethoven à Bowie, qui n’a pu avoir lieu en raison de la pandémie, seront présentés. L’enregistrement de ces concerts constituera la première génération de contenus dédiés de la plateforme leconcertbleu.com. Le Festival Classica procèdera au début de l’automne au lancement de la programmation de cette édition hors-série. Le Québec est déjà aux avants postes du monde d’après. A suivre.

 

 

Plus de détails sur la plateforme numérique, consultez leconcertbleu.com :
https://leconcertbleu.com/fr/

 

 

 

 

 

ENTRETIEN avec MARC BOUCHER : Pourquoi le Concert Bleu ?

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Pour classiquenews, Marc Boucher, directeur général et artistique du Festival CLASSICA précise les objectifs et les enjeux majeurs de la plateforme LE CONCERT BLEU.COM

CNC : Quels sont les objectifs premiers de la plateforme ?
MARC BOUCHER : A l’encontre de la très grande majorité des plateformes actuelles, leconcertbleu.com sera un outil « équitable » de monétisation des contenus, un moyen numérique pour les artistes de générer des revenus additionnels dans la foulée du concert vivant. La prépondérance sera donnée aux contenus québécois mais pas que; les collaborations avec des artistes internationaux seront encouragées. Créer du lien entre les artistes et le marché, en l’occurrence et au début celui québécois, afin que le public s’identifie aux artistes est un objectif au centre de nos préoccupations actuelles. Leconcertbleu.com sera un outil d’intégration et de développement culturel/touristique/économique.

 

 

CNC : Comment est né l’idée première ?
MARC BOUCHER : Cette idée de prolonger la vie du concert vivant était dans les cahiers du Festival depuis quelques années; la pandémie est venue donner le coup d’accélérateur au projet.

CNC : Quels seront les liens entre le festival CLASSICA et la plateforme le CONCERT BLEU ?
MARC BOUCHER : Festival Classica est disons « le porteur du dossier » celui qui en permet le développement puisque les premiers investissements proviennent du Festival. Cependant, leconcertbleu.com se veut une plateforme dédiée à l’ensemble du milieu québécois de la musique classique et donc, en conséquence, une nouvelle structure sera créée afin qu’y soit représentée une pluralité d’organismes du territoire québécois. Festival Classica portera le projet et lorsque la nouvelle structure sera autonome, il se dégagera progressivement des opérations. Cependant, Festival Classica gardera toujours une majorité de sièges au nouveau conseil afin de garantir le respects des objets généraux initiaux.

 

 

TOUTES LES INFOS sur le site LECONCERT BLEU.COM

 

 

 

Le Festival CLASSICA

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VOIR notre reportage sur le FESTIVAL CLASSICA (édition 2018, ” de Berlioz aux Bee Gees “), et aussi le Récital CONCOURS international de Mélodies françaises, volet du Festival Classica chaque année (édition 2019)  -

classica-festival-quebec-2019-annonce-critique-presentation-sur-classiquenews-festival-CLASSICA-2019Le cocktail est enchanteur : à Saint-Lambert, s’étendre au cœur du bourg, offrant des scènes en plein air, des concerts en salles (dans les églises regroupées en centre ville), pour un pérégrination urbaine et familiale, inédite. Rencontrer, découvrir les artistes en devenir, ceux expérimentés sans omettre la relève et les jeunes talents à suivre et à encourager… Puis, essaimer au fil des villes satellites où s’inscrivent les concerts les plus divers. Les temps forts ce printemps ci en sont les grandes célébrations en plein air (rock symphonique en hommage aux Bee Gees, les 31 mai, 1er, 2 juin), et le RV des amateurs de mélodies françaises, le CONCOURS INTERNATIONAL DE MELODIES françaises (demi finale le 14 juin, puis finale en récital le 16 juin 2019)… Cette année, le festival CLASSICA célèbre le génie des compositeurs français fêtés en 2019 (anniversaires oblige) : BERLIOZ, OFFENBACH, Albert ROUSSEL… Parmi les artistes à ne pas manquer : le violoncelliste Stéphane Tétreault, Le Petite bande de Montréal, l’Orchestre Métropolitain, les pianistes Pascal Amoyel, Jean-Philippe Sylvestre, … les chanteurs Magali Simard-Galdès, Antonio Figueroa, Marianne Lambert, … le violoniste Alexandre Da Costa, Nathalie Choquette (dans un nouveau spectacle pour les enfants, et leurs parents), …

 

 

 

LE FESTIVAL CLASSICA, prochain cycle de concerts en décembre 2020 : présentation ici

 

Franck-Emmanuel COMTE : chantiers d’été, nouveaux programmes 20-21

comte-franck-emmanuel-concert-hostel-dieu-portrait-classiquenews-baguette-marco-polo-classiquenews-582-300x210COMTE-FE-classiquenews-portrait-ENTRETIEN avec Franck-Emmanuel COMTE, directeur musical et fondateur de l’ensemble sur instruments d’époque, LE CONCERT DE L’HOSTEL DIEU. L’été 2020, malgré la crise de la covid 19, reste très actif pour le chef et les musiciens du Concert de l’Hostel Dieu. Porté par les métissages et les rencontres interdisciplinaires, Franck-Emmanuel Comte poursuit son exploration des genres et des répertoires en rétablissant la nature même du Baroque : un atelier perpétuel où la forme et les moyens artistiques se réinventent constamment. Généreux, ouvert, curieux, éclectique mais cohérent, le travail du chef fondateur du Concert de l’Hostel Dieu pose certainement les jalons du monde d’après : un sens créatif sans ornières qui élargit les horizons sonores au service d’un idéal esthétique toujours plus exigeant. Tour d’horizon des nouveaux programmes au carrefour de la musique et de la culture urbaine (beatbox, slam, danse hip hop) ; temps forts de la nouvelle saison 2020-2021 à Lyon, place de la vidéo, prochain cd à paraître en octobre… les chantiers sont nombreux. Ils témoignent d’une activité qui s’est maintenue coûte que coûte en dépit du contexte.

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CLASSIQUENEWS : Cet été, vous vous dédiez aux « Semaines LAB » ; retour au travail avec les musiciens, instrumentistes, chanteurs du CHD / Concert de l’Hostel Dieu, accompagné par un dispositif vidéo. 5 programmes en création sont ainsi concernés. Que souhaitez vous que la caméra exprime et mette en avant des séances de cet été ?

Franck-Emmanuel COMTE : D’abord, il s’agit de 5 programmes nouveaux dont j’aimerais que la caméra restitue à la fois la diversité et la spécificité de chacun. Certains programmes sont interactifs avec le public et adoptent une forme originale, d’autres relèvent davantage d’une approche musicologique et historique. Les formats vidéo seront variés : courts, ils pourront capter une émotion ; plus longs jusqu’à 3 mn, ils explorent la richesse des œuvres et des programmes abordés.

Ensuite, nous réaliseront des vidéos didactiques autours d’un thème ou d’une oeuvre présentée par un artiste, ou bien d’un instrument peu connu du grand public, tel que le collascione, la basse de violon, etc… Ces vidéos nous permettront de maintenir le lien avec le public tout en enrichissant le contenu de notre site web.

VOIR la première vidéo de cette nouvelle série :
https://youtu.be/Ixh0a3mA6j4

Enfin, il est primordial pour moi que chaque vidéo montre le dynamisme et la complicité qui nous unit, comme éléments fédérateurs du travail et du geste collectif. L’image du collectif en action doit primer davantage sur la figure souvent exacerbée du chef.

Parmi les 5 programmes, il y a « l’Affaire Bach » qui sera créé en mars 2021 ; il permet de faire découvrir plusieurs partitions faussement attribuées à JS Bach, en réalité composées par ses fils ou ses cousins. Le concert est conçu comme une enquête interactive avec le public, pilotée par un metteur en scène via une application sur smartphone qui saura exploiter les réactions du public lors du spectacle composé majoritairement des étudiants de l’Université Catholique de Lyon.
J’aimerai citer aussi notre programme intitulé « The French Connection » qui s’intéresse à l’influence française active à la Cour anglaise à la fin du XVIIè lors de la période de la Restauration. Avec la musicologue Rebecca Herissone de l’Université d’Oxford, nous avons composé un programme original d’oeuvres françaises et anglaises qui souligne les liens musicaux étroits entre la France et l’Angleterre.

 

 

 

CNC : Avec votre nouveau cycle « FugaCités », vous privilégiez toujours les métissages et les rencontres, le croisement des disciplines et les expériences avec des personnalités dont l’univers est hors du milieu baroque, comme pour mieux enrichir ce dernier; qu’attendez vous des artistes invités ?

FE C : ” FugaCités ” est un projet qui réunit 3 formes légères, mobiles et interdisciplinaires. Les 3 plateaux répondent au même principe : le métissage entre un répertoire baroque peu connu (musiques de Westhoff, Barrière, Playford,…) et 3 disciplines appartenant à la culture urbaine contemporaine : beatbox, slam, danse hip hop. Dans le cas de la forme dansée, que nous réalisons avec le chorégraphe Mourad Merzouki, c’est déjà le 3è projet que nous portons ensemble. Son approche m’est devenu familière ; Je crois pouvoir dire que nous avons trouvé une réelle complicité. Dans ce nouveau projet, les spectateurs retrouveront ce qui a fait la réussite de « Folia » : la combinaison de musique populaire improvisée et de musique savante avec le hip hop mais ici dans une forme plus réduite (1 danseur, 3 musiciens). Les proportions sont certes plus modestes mais l’émotion née de la rencontre de nos univers n’en est pas moins intense. C’est une formule que nous avons destiné aux petites salles, aux halls, cours et jardins, contexte sanitaire oblige. Mourad a ce don de s’accommoder de toute contrainte en préservant toujours l’émergence de la poésie, toujours avec le souci d’une très haute exigence artistique. Pour les instrumentistes, l’engagement doit être total : ils interagissent avec le danseur et jouent par cÅ“ur. La polyvalence est la clé du spectacle. C’est un concert chorégraphique ou un ballet instrumental… l’équilibre et la fusion entre les deux disciplines sont cruciaux.
Avec le danseur Jérôme Oussou, le courant passe parfaitement et nous cherchons à développer la complicité pour que la danse s’accorde idéalement à la musique ; il est important que le danseur s’approprie chaque séquence instrumentale. Là aussi, il faut toucher un public large et nous privilégions des musiques dont l’inventivité de l’écriture et l’originalité des harmonies puisse poser le cadre d’un univers sonore intemporel et surprenant. A ce titre, les sonates pour violon et continuo de Westhoff sont fascinantes. Nous avons donc largement puisé dans son oeuvre pour composer la playlist des trois plateaux.

De son côté, la musique a besoin d’éléments interprétatifs et d’arrangements pour coller à la danse ; ceci tient à la nécessité de structurer un spectacle dans son déroulement le plus cohérent. Il s’’agit aussi de retrouver le bon tempo ; la danse fait partie intégrante du baroque : la majorité des partitions instrumentales des XVIIè et XVIIIè sont des danses. Il convient donc pour être dansées, de ne pas les jouer trop vite (comme c’est souvent le cas, quand lorsqu’on les coupe de leur essence chorégraphique ; ce qui les rend indansables). Le mouvement du danseur, ses capacités propres, son rythme naturel, sa respiration enrichissent la réalisation instrumentale. Il nous apporte sa grammaire contemporaine.
Même rencontre enrichissante avec le beat boxeur Tiko : notre projet croise nos propositions musicales avec son univers sonore, un univers contemporain et incroyablement riche. Avec le slameur Mehdi Krüger, nous retrouvons ce que nous avions réalisé dans notre projet « Marco Polo » où la présence du texte souligne la poésie de notre répertoire, la rythmicité des syllabes, la musique des assonances. Il est essentiel que le texte et la musique fusionnés soient compréhensibles de tout le monde. L’impact de chaque mot fait sens. Il s’agit d’un texte écrit pendant le confinement, sur les espoirs et les attentes qu’a fait naître le jour d’après. C’est le témoignage du temps présent. A la fois crépusculaire et lumineux. Là encore le choix de la musique est crucial afin d’assurer un déroulement cohérent, tout en s’accordant au texte lui-même.

Plus d’infos sur FugaCités : http://www.concert-hosteldieu.com/programmes/fugacites/

 

 

 

CNC : Pouvez-vous nous préciser plusieurs temps forts de votre prochaine saison lyonnaise ? Une saison spéciale qui comporte de nombreux événements retransmis en live streaming.

FE C : l’ouverture a lieu le 15 octobre 2020 ; c’est une note d’espoir, une célébration festive avec le programme « Dolce Follia ». Nous reprenons sans les danseurs, le programme musical de Folia, avec de nouvelles partitions. Tout est joué par coeur. Ce qui favorise le geste, la liberté des mouvements, la place du corps du musicien sur la scène; ce qui nous permettra de développer un nouveau projet : la captation Live de nos concerts. Le spectacle se prête idéalement à une captation live : la caméra peut y détecter et suivre son dynamisme ; capter des instants vécus, des coulisses à la scène (à la façon des concerts de rock) ; nous envisageons aussi des contenus ajoutés au live (comme par exemple une présentation des instruments). La conception de nos live est portée par une collaboration privilégiée avec notre partenaire Lyon capitale TV. Il s’agira pour chaque édition d’un direct sur la chaine Youtube et Facebook du Concert de l’Hostel Dieu.

Avec le programme « Médée(s) », nous abordons plusieurs facettes du mythe, selon le style la vision de Marc Antoine Charpentier et de Georg Friedrich Handel. A travers un choix d’airs extraits de leurs opéras respectifs, Médée pour le Français ; Teseo pour le Saxon. Ce sera l’occasion d’une première collaboration avec une nouvelle venue au Concert de l’Hostel Dieu : la mezzo soprano Lila Hajosi. Entre les deux écritures, se précisent des différences passionnantes : la Médée de Charpentier est moins sombre, plus noble et lumineuse presque sans noirceur. Handel a composé son ouvrage 20 ans après Charpentier ; le Saxon en maître des passions humaines privilégie plutôt une immersion dans les ténèbres ; le portrait qu’il fait de Médée est noir, quasi cinématographique. Notre lecture envisage des flashbacks pour mieux exprimer la construction du personnage. Concerts à partir du 12 nov 2020.
Le programme « Pergolesi, Missa Romana » quant à lui prolonge notre recherche spécifique sur le fonds musical de la Bibliothèque de Lyon. C’est un ouvrage méconnu, monumental pour double choeur et double orchestre, nécessitant pas moins de 60 musiciens. Un défi. Concerts à partir du 12 décembre 2020.

Plus d’infos sur la saison lyonnaise du CHD : http://www.concert-hosteldieu.com/saison-concerts-lyon/saison-2020-2021/

 

 

 

CNC : Quels sont les enjeux de La Francesina dont le cd est annoncé le 15 octobre prochain ?

Révélation baroque : Connaissez vous La Francesina ?FE C : Le cd propose le portrait d’une cantatrice que Handel appréciait particulièrement, Élisabeth Duparc, dite « La Francesina » (la « petite française ») à travers les personnages qu’elle a chantés et les caractéristiques de sa voix. Le “rossignol de Handel” avait une voix agile et chanta principalement des rôles légers mais pas uniquement. Mais ce qui frappe c’est la diversité des personnages qu’elle a su incarner, au moment où Handel abandonne l’opéra italien pour se consacrer au nouveau genre de l’oratorio anglais (Semele, Hercules, Saul.)… Pour ce projet nous accueillons la soprano Sophie Junker dont la mission est de souligner le large répertoire et l’étendue des talents d’Elisabeth Duparc : Sophie éclaire ce en quoi la légèreté et les coloratures n’empêchent ni la profondeur ni l’épaisseur des caractères. La période est charnière dans l’écriture de Handel ; en laissant l’opéra italien au profit de l’oratorio, Handel écrit une musique grave et variée, et sans doutes plus personnelle ; il s’affranchit aussi des codes lyriques pour mieux ciseler la puissance dramatique des situations.

VOIR le clip sur le projet Francesina :
https://www.youtube.com/watch?v=Mr7LeEXlIdQ&feature=emb_logo

 

 

 

AGENDA : La Francesina en concert. Les 18 sept (Froville), 26 septembre (Souvigny), le 3 décembre (Théâtre de Gray), le 4 décembre 2020 à Lyon – Sortie discographique chez le label Aparté est prévue le 16 octobre 2020.

Propos recueillis en juillet 2020

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PROCHAINS CONCERTS du Concert de L’HOSTEL DIEU
Cet été, FUGACITÉS dans le cadre du Festival 1001 NOTES, les 15 ans (LIMOUSIN), lundi 3 et mardi 4 août 2020 :
http://www.classiquenews.com/lon-lille-orchestre-national-de-lille-en-direct-pour-la-fete-de-la-musique/

 

 

 

Retrouvez la présentation de la saison 2020 – 2021 du CONCERT DE L’HOSTE DIEU et tous les programmes évoqués dans notre entretien sur le site du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU :
http://www.concert-hosteldieu.com

 

 

 
 

 

 

 

 

 

SEINE ET MARNE. FEST’INVENTIO 2020 célèbre Beethoven

fest inventio beethoven 2020 annonce concerts classiquenewsSEINE ET MARNE (77). FEST’INVENTIO jusqu’au 26 sept 2020. BEETHOVEN… Hors des sentiers battus et urbains, le Festival INVENTIO : « FEST’INVENTIO » propose en Seine et Marne plusieurs concerts chambristes dans des sites inédits. La formule privilégie les rencontres et l’intimisme, la découverte et le partage. Cette 5è édition célèbre le génie de Beethoven jusqu’au 26 septembre 2020. Un choix artistique logique en cette année 2020 qui marque les 250 ans de la naissance du compositeur né à Bonn, actif à Vienne, pilier de la révolution romantique. Pour Fest’inventio 2020, le violoniste Léo Marillier, directeur artistique, conçoit une programmation éclectique et généreuse comprenant concerts, film, scène ouverte, conférence, ateliers… et même une scène virtuelle “Canap’plus” (diffusion en octobre des concerts filmés).

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Ludwig van BEETHOVEN
à l’honneur en Seine et Marne

grâce au Fest’inventio 2020

 

L’accent est donné aux jeunes tempéraments et au plaisir du jeu collectif en particulier en musique de chambre (duos, trios, quatuors, quintettes…). FEST’INVENTIO 2020 souligne le génie beethovénien, multiple et fraternel, source de dépassement et d’admiration. Les festivaliers partent en Seine et Marne à la découverte de Ludwig van … être inclassable et force de la nature qui malgré sa surdité surgissant dès l’âge de 25 ans, édifie une cathédrale sonore et musicale inédite et révolutionnaire, accessible et universelle…

 

 

fest-inventio-leo-marillier-festival-seine-et-marne-classiquenews

 

 

Prochain temps fort

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BEETHOVEN à travers ses lettres
Parc du Château de Flamboin, 77 114 GOUAIX
Temps fort, vendredi 21 août à 19h

“Beethoven à portée, le compositeur et l’homme à travers sa correspondance » – Spectacle interactif et déambulatoire de lectures ponctuées de musique dans le parc du Château de Flamboin, site privé ouvert spécialement pour l’occasion (situé à Gouaix).
La déambulation ressuscite Beethoven, « fragile et héroïque, soumis et libéré », créateur de génie, « peu respectueux des aristocrates, frère disputeur, oncle inquisiteur, ami enjoué, défenseur de la nature, malade… tantôt révolté tantôt résigné. La soirée événement (entrée libre sur réservation pour faciliter la mise en oeuvre des conditions sanitaires) sera suivie par un pique-nique, apporté par les soins des spectateurs. Le spectateur s’il le souhaite, peut même participer à cette soirée en tant que lecteur, prenant part au spectacle. Léo Marilier chercheur au Royal conservatory de la Haye prépare actuellement une thèse dédiée à Beethoven. Spectacle interactif, préparé en amont à l’occasion de rencontres formatives guidées par le metteur en scène Vincent Morieux. Rejoindre le groupe de lecteurs volontaires auprès de l’équipe du festival au 01 64 01 59 29.

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agenda
FEST’INVENTIO 2020
programmes des 7 événements
à venir jusqu’au 26 septembre 2020

 

 

 

Réservations conseillées pour nous permettre de bien anticiper votre accueil et vos déplacements dans le respect des mesures sanitaires :
mail : resaconcert@orange.fr
téléphone : 01 64 01 59 29
ou billetterie en ligne entièrement sécurisée :
https://www.inventio-music.com/fest-inventio-2020/

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Dimanche 30 août à 17 h 30
Eglise st Hubert 8 rue st Hubert 77560 Les Marêts

Duo Geister : Manuel Vieillard et David Salmon

Beethoven, Intégrale 4 mains
Sonate op.6 en ré majeur
Variations sur un thème du comte Ferdinand de Waldstein A
Variations “Ich denke dein”
Trois marches op. 45
Grande Fugue op. 134

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Samedi 5 septembre 2020 à 17 h
Galleria Continua Les Moulins
46 rue de la Ferté-Gaucher 77169 Boissy le Châtel

Quatuor Joyce

Léo Marillier et Apolline Kirklar, violons
Loïc Abdelfettah, alto
Emmanuel Acurero, violoncelle
Invitée d’honneur : Claire Merlet, alto

Beethoven, Quintette op. 29 en do majeur
Brahms, Quintette n°2 op. 111 en sol majeur

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Mardi 8 septembre 2020 à 20 h
Eglise St-Pierre 2 Rue de la Fontaine 77560 Beauchery-st-Martin

Trio Guersan (sur instruments d’époque)
« Filiations… »

Haydn, Trio à cordes Hob IX:114 en majeur T
Albrechtsberger, Trio concertant
Beethoven, Trio à cordes op. 9 n°3 en do mineur
Hummel, Trio à cordes en sol majeur

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Vendredi 11 septembre – 19 h 30
Chapelle expiatoire Р29 rue Pasquier Paris 8̬

Quatuor Joyce
Arnold Schönberg
Quatuor à cordes N.3 op.30 (1927)

I. Moderato
II. Adagio
III. Intermezzo
IV. Rondo – Molto Moderato

Ludwig van Beethoven
Quatuor à cordes en fa majeur op.135 (1826)
I. Allegretto
II. Vivace
III. Lento assai, cantante e tranquillo

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Gratuit – Samedi 19 septembre 2020 à 11h
37ème Journées Européennes du Patrimoine

« Patrimoine et éducation : Apprendre pour la vie ! »
Couvent des cordelières à Provins
Scène ouverte aux conservatoires et amateurs

Gratuit – Samedi 19 septembre 2020 à 15 h
37ème Journées Européennes du Patrimoine

« Patrimoine et éducation : Apprendre pour la vie ! »
Couvent des cordelières à Provins
Causerie entre Bernard Fournier, musicologue
et Léo Marillier, chercheur au Royal Conservatory de la Haye

« Beethoven et le sacré »

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Samedi 26 septembre à 19 h
Abbaye cistercienne de Preuilly à Egligny

Concert Beethoven avec les lauréats du Prix Ravel 2018
John Gade, piano
Caroline Sypniewski, violoncelle
Léo Marillier, violon

BEETHOVEN
10ème Sonate en sol majeur pour piano et violon op. 96
3ème sonate pour violoncelle et piano en la majeur op. 6

Trio en ré majeur op. 70 n°1 “Les Esprits”

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H̩bergements Рs̩jours en Seine et Marne
Organisez votre séjour en Seine et Marne à l’occasion de FEST’INVENTIO 2020
https://www.inventio-music.com/fest-inventio-2020/chambres-d-hôtes-seine-et-marne/

 

 

 

 

 

fest inventio beethoven 2020 annonce concerts classiquenewsENTRETIEN AVEC LÉO MARILLIER à propos du 5ème Festival INVENTIO intitulé «  FEST’INVENTIO », un appel au partage musical et à la découverte du patrimoine. Né à Provins, le violoniste Léo Marillier s’engage pour une offre musicale locale, adaptée au territoire de Seine et Marne ; pour ce passionné de Beethoven, il s’agit de pérenniser une expérience artistique inédite qui puise sa forte identité de l’esprit des lieux investis. La Seine-et-Marne, enclave mal estimée et méconnue aux abords de la Capitale y gagne en notoriété et en attractivité. Initiative exemplaire et certainement visionnaire dans le monde post-covid, FEST’INVENTIO, ainsi lancé en 2017, est une nouvelle offrande locale; elle accorde idéalement concerts et écrins patrimoniaux dont la plupart sont ainsi révélés : églises, châteaux et sites insolites accueillent désormais chaque été, de jeunes tempéraments habiles à relever les défis multiples du jeu collectif et chambriste. Esprit à l’écoute des besoins que fait naître la crise sanitaire, Léo Marillier s’interroge aussi sur ce que peut apporter aux côtés du concert, l’expérience de la musique en ligne. Sa chaîne vidéo lancée sur youtube « Volti subito » cultive une nouvelle approche de l’expérience musicale pour mieux éprouver et comprendre l’enjeu d’une partition…

 

 

 

Comment avez-vous eu l’idée d’implanter le festival en Seine et Marne ?

LÉO MARILLIER : En perfectionnement au New England Conservatory à Boston, j’ai eu envie pendant l’été 2016 de venir jouer avec des partenaires chambristes et des compositeurs américains en Seine-et-Marne, région à laquelle je suis très attaché car je suis né à Provins. Grâce au soutien d’amis, des sites se sont généreusement ouverts pour abriter quelques concerts, notamment l’ancienne abbaye cistercienne de Preuilly où nous retournons désormais chaque année. Dès 2017, de tournée, cette série musicale s’est transformée en festival, avec l’invitation d’une douzaine de jeunes artistes. Définitivement curieux du patrimoine architectural local riche (et méconnu !) : églises, châteaux et sites insolites, nous avons poursuivi l’aventure sur un mode itinérant, avec des rencontres musicales dans des lieux devenus des rendez-vous rituels comme le parc du Château de Flamboin et chaque année, des découvertes : l’an dernier le château des 3 reines près de Meaux qui abrite les vestiges d’une demeure de Catherine de Médicis ou cette année, l’ancienne papeterie des Moulins reconvertie en fabuleuse galerie d’art contemporaine : la Galleria Continua.
Chacun des concerts est précédé d’une projection ou d’une visite sur l’histoire du site mobilisant pendant l’année une passionnée d’archives en la personne de Catherine Pierron, également présidente d’Inventio, l’association qui fait vivre le festival. Nous avons eu le bonheur d’être parrainés successivement par Alexis Galpérine puis Pierre-Henri Xuereb. L’an dernier, c’est plus de vingt jeunes artistes venant d’ici et d’ailleurs, qui ont pris part à ce périple avec notamment l’invitation de l’ensemble orchestral A-letheia. Les quelques mécènes qui s’étaient exprimés en 2016 ont été rejoints petit à petit par les collectivités publiques permettant au festival de se pérenniser. Partager la musique avec un public dont la curiosité est sincère et spontanée, au cÅ“ur d’un territoire rural où se mêlent l’histoire et la nature, s’approprier le potentiel acoustique de sites inédits représentent des expériences très riches. Le confinement que j’ai d’ailleurs passé là-bas a renforcé mon engagement pour cette région aux horizons généreux, propres à accueillir tous les imaginaires…, espace caractérisé par une polarité culturelle parisienne faible du fait de sa situation à l’extrémité de l’Ile-de-France, encourageant les initiatives locales qui deviennent nécessités… Notre festival engage aussi des actions auprès des seniors et des handicapés et des ateliers pédagogiques dans les écoles.

 

 

 

Comment avez-vous sélectionné les œuvres jouées cette année ?

leo-marillier-festival-inventio-fest-inventio-annonce-concerts-programme-critique-classiquenewsLÉO MARILLIER : L’œuvre de Beethoven, anniversaire ou pas, représente en cette année si étrange, un appel irrésistible, un appel supplémentaire à vivre, à comprendre sa musique. On ne peut manquer d’être investi par l’énergie charnelle, la trépidation des idées, partager le même pouls en tant qu’interprète et auditeur. Compositeur de lumière, Abel Gance dresse un portrait sublimé de son idole avec « un grand amour de Beethoven », œuvre cinématographique et sert de point de départ à cette édition 2020 Fest’inventio pour la confirmer – Beethoven est aussi sa légende -, la nuancer, donnant le ton du festival qui se veut explorateur de points de vue. La plongée réalisée dans les lettres et carnets de Beethoven comme deuxième rendez-vous donne la parole aux personnes importantes de la galaxie Beethoven : Bettina Brentano, ses copistes comme autant de lecteurs de ses pensées, ses interprètes, ses éditeurs… regards croisés sur l’ami, le confident… donnant accès à la sphère privée du compositeur et de l’homme par touches successives.
Ma volonté en produisant ce spectacle déambulatoire, préparé avec le metteur en scène Vincent Morieux, conjuguant lecture et musique, est de conduire les auditeurs vers les concerts qui s’ensuivent en y prêtant une oreille différente. Chez Beethoven, la joie omniprésente change de visage pour chaque œuvre et la musique de chambre est le champ auquel Beethoven se confie le plus, avec profondeur, franchise et humour aussi.
Filiations », concert sur instruments d’époque défendu par le trio Guersan, célèbre les maîtres : Haydn et Albrechtsberger. Et c’est fascinant, merveilleux au sens premier du terme, de travailler et écouter ce que Beethoven fait avec des combinaisons d’instruments et les codes dont il a hérité, lui qui était profondément subversif. Exemple remarquable avec l’intégrale piano quatre mains, interprétée par le Geister duo et programmée sous la charpente de la chapelle rayonnante des Marêts. Le duo à quatre mains nous rappelle que ce genre auquel Beethoven se plie dans ses années de jeunesse avec des Å“uvres où Mozart n’est jamais bien loin, respirait la chaleur des salons viennois. Chez un autre Beethoven, le genre s’affranchit de toute limite avec la Grande Fugue (transcrite pour 4 mains depuis l’original pour quatuor), véritable OVNI musical tant elle produit une impression indélébile.
Il est question d’héritage dans cette édition de Fest’inventio, tant celui qui est arrivé à Beethoven, que celui qu’il nous transmet. Composé dans la même tonalité que son premier quatuor, le dernier quatuor à cordes de Beethoven à l’intérieur duquel se tissent avec humour des innovations d’écriture, énigmes dissimulées au cÅ“ur d’une ambiance inoffensive, insouciante sera interprété par le Quatuor Joyce.
Beethoven révolutionne l’inspiration musicale jusque récemment. Le troisième quatuor de Schoenberg notamment joue avec les mêmes cartes que le dernier quatuor de Beethoven : ton, forme classique et… ironie. Dans cette pièce, le langage mélodique halluciné et totalement novateur de Schoenberg est soutenu par une forme générale néo-classique et des rythmes bondissants. Beethoven et Schoenberg : deux musiciens intellectuels ET instinctifs, jonglant avec leurs inventions mutuelles sont donc programmés au cours du même concert, le seul qui se déroule à Paris, à la Chapelle expiatoire.
Le quatuor Joyce auquel se joint l’altiste Claire Merlet interprétera à la Galleria Continua Les Moulins le second quintette de Brahms, tantôt intime, tantôt héroïque, tantôt abstrait, dressant un profond hommage à Beethoven. Ce quintette devait être la dernière œuvre de Brahms, son adieu à l’activité de compositeur ; en écho, le quintette de Beethoven interprété au cours du même concert, présente deux visages avec les influences de jeunesse incarnées dans les deux premiers mouvements et une indépendance bourgeonnante irriguant les deux derniers.
Le concert que je partage avec Caroline Sypniewski et Kojiro Okada confiera à l’abbaye de Preuilly la clôture de l’édition. On y écoutera trois chefs d’œuvre absolus et célèbres, colonnes du répertoire de musique de chambre par leur vision du monde et leur structure : la pastorale et mystérieuse 10ème sonate pour violon et piano, l’impériale 3ème sonate pour violoncelle et piano, et enfin le fougueux trio ‘les Esprits’. Å’uvre méditative également par son extraordinaire second mouvement qui met en musique Shakespeare. Au Couvent des Cordelières à Provins, on cheminera également avec le musicologue Bernard Fournier tout au long de la vie de Beethoven pour approcher, cerner la dimension du sacré chez le compositeur, spiritualité latente, quête qui s’exprime au bout de 30 ans… Et nouveauté cette année pour les cinq ans de Fest’inventio : une scène ouverte aux amateurs et conservatoires !

 

 

Léo Marillier, directeur artistique de Fest’iventio

La réalité du concert est vraiment une expérience indélébile
quand la spontanéité émane de la partition plutôt que de l’interprète

 
 

 
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Léo Marillier ( © Anne Bied )

 

  

 

Quel est le profil des artistes que vous privilégiez ?

LÉO MARILLIER : J’apprécie quand l’instinct d’un musicien est informé par son savoir, sa connaissance, ses théories, son rapport à l’instrument. J’aime les artistes qui choisissent de rendre l’œuvre contemporaine par leurs choix, leur démarche. On sort d’une période qui a été – globalement – fascinée par le fait de reconstruire une Å“uvre fidèlement à son contexte et aujourd’hui on se rend compte qu’on peut allier respect des codes de la musique et lecture innovatrice. La réalité du concert est vraiment une expérience indélébile quand la spontanéité émane de la partition plutôt que de l’interprète; je pense que l’auditeur sent quand il y a dialogue, voire combat entre l’interprète et la partition. Ligeti a raison : « écouter de la musique c’est comme être dans une rivière », on est entourés de courants et pour moi, les deux rives sont l’interprète et l’œuvre et l’auditeur se laisse porter par la rivière. Au même titre que la première édition Fest’inventio a représenté une sorte d’aboutissement après trois années fructueuses passées à Boston, les autres éditions ont été l’occasion d’inviter de magnifiques jeunes artistes croisés lors de festivals et d’académies à Aspen, à Villecroze… dans les résidences artistiques où j’ai habité : Fondation des Etats Unis, Cité internationale des Arts, au CNSM où j’ai préparé mon DAI, à la Haye où je viens de terminer mon second master de recherche consacré à Beethoven. Cette année, il fallait aussi des interprètes qui, face à la puissance des Å“uvres, se passionnent pour la recherche des solutions aux énigmes que Beethoven donne dans sa musique.

 

 

 

Comment selon vous, conjurer les effets de la crise sanitaire que nous vivons actuellement ?

LÉO MARILLIER : Vous avez utilisé le mot « conjurer » et je pense effectivement que cette crise – qui est aussi une crise de communication – ensorcelle le monde et ses repères. C’est une question ambitieuse. Notre festival lance « Canap’plus », dont la production est confiée à Aurélien Bourgeois, afin de permettre aux personnes qui le souhaitent de bénéficier d’une retransmission des concerts de l’édition depuis… leur canapé. Initiative bien humble par rapport aux effets et aux enjeux de cette crise. En revanche, nous tenons à ce que le mot « concert » reste exclusivement réservé à l’expérience in situ afin d’éviter de contribuer à la confusion actuelle entre le vécu et le virtuel. Un concert rend compte de l’alchimie de la rencontre avec le public ; il faut que le mot ne soit pas galvaudé pour désigner des expériences d’écoute à moins forte valeur émotionnelle. Le déploiement sonore dans le lieu du concert est vraiment unique, vivant. Cela étant, je crois qu’on peut apporter une valeur ajoutée aux retransmissions par le jeu de la combinaison. Ainsi, je viens de créer une chaîne youtube « Volti subito » dont le principe est de coupler la diffusion de la performance avec la partition annotée ou le manuscrit qui défile, précédé d’un court métrage sur le compositeur. Je viens de terminer le premier épisode d’un tryptique consacré à la surdité Beethoven jumelé à la sonate pour violon et piano n°2 op.30 interprétée avec Orlando Bass. « Volti subito » c’est aussi le partage du « work in progress » d’un musicien, expression que j’emprunte par admiration à James Joyce ; je revendique cette possibilité à travers mes expériences de mise en ligne de musique…

Propos recueillis en juillet 2020

 

 

VOIR « vers la surdité » : épisode 1 / 3
https://www.youtube.com/watch?v=w8k5-6e-12A&feature=youtu.be&fbclid=IwAR1eDWGMuI6yYNHfblR1GaE8LPhE5Y2zX635306ra7aM6T_EQBx_fooXlKU

LA CHAINE Volti Subito, lancée par Léo Marillier
https://www.youtube.com/channel/UCUaXBA3NDQFnNTiUbAsYUTg

 

 

 

SEINE ET MARNE : FEST’INVENTIO, festival estival itinérant en Seine et Marne, jusqu’au 26 septembre 2020. Toutes les infos ici : Fest’inventio 2020

 
 

 
 

rediffusion

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CANAP’PLUS : FEST’INVENTIO CHEZ VOUS
scène virtuelle qui s’invite chez vous : chaque samedi d’octobre, revivez les concerts de Fest’inventio 2020 :

 

 

Samedi 3 octobre 2020 – 20h30
retransmission du concert du Geister duo

Samedi 10 octobre 2020 – 20h30
retransmission du concert du Quatuor Joyce et de Claire Merlet

Samedi 17 octobre 2020 – 20h30
retransmission du concert du Trio Guersan

Samedi 24 octobre 2020 – 20h30
retransmission du concert des lauréats du Grand Prix Ravel 2018

PLUS D’INFOS ici
https://www.inventio-music.com/canap-plus/

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Entretien avec VALÉRIE PÉCRESSE : le plan d’aide à la culture en ÃŽle de France depuis la covid

pecresse-valerie-entretien-musique-art-classiquenews-politiqueENTRETIEN avec VALÉRIE PÉCRESSE : état de la culture en ÃŽle de France depuis la covid. Comment relever la filière culturelle ? L’aide à la Culture en Ile de France ; comment aider les artistes depuis la crise sanitaire ? Sur l’aptitude de la Région Ile de France pour verser des subventions vers les partenaires culturels de la Région ; … le plan de 20 millions d’euros pour l’aide à la culture… dont 11 millions pour le spectacle vivant, pour les événements de l’été ; pour les structures (commerces culturels : cinéma, théâtres, librairies….), pour les créateurs, les auteurs et pour les artistes indépendants… (résidences, masterclasses d’écrivains…) ; quel PLAN 2020 – 2027 pour la culture en ÃŽle de France ?… Quelle éducation artistique en ÃŽle de France ? Y a t il une politique culturelle de gauche et de droite ?

 

 

Création, itinérance, inclusion…

L’accès au BEAU pour tous, partout

 

valerie-pecresse-region-ile-de-france-classiquenewsLa Région ÃŽle de France a 80 millions de budget réservé à la culture, augmenté de 40% (120 millions d’euros en 2020). Bilan sur la situation culturelle en ÃŽle de France et aides pour conjurer les effets de la crise de la covid, depuis mi mars 2020. La stratégie culturelle souhaitée par Valérie Pécresse : création, itinérance, inclusion… Violence et éloquence : clubs de lectures (débats avec le concours de comédiens dont Vincent Lindon…) ; la suppression du Festival d’ÃŽle de France (problème de son financement) ; le polycentrisme : la culture à l’échelle locale, faire vivre des lieux musicaux partout (le projet café musique) / maintien de l’Orchestre d’ÃŽle de France, action dans le domaine lyrique… Entretien réalisé par Julien Vallet et Pedro Octavo-Diaz, en juillet 2020. Photo : Valérie Pécresse © Région ÃŽle de France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

logo-region-ile-de-france-classiquenews-valerie-pecresse-classiquenewsLIRE aussi mon été 2020 en ÃŽle de France : agenda des événements dans la Région ÃŽle de France : cultures, loisirs, tourisme, sports…  infos fonds de solidarité entreprises, bourse mobilité, etc… toute l’actualités de la Région ÃŽle de France 2020 ICI

 

 

ile-de-france-ete-culturel-2020-classiquenewsRetrouvez ici tout le programme culturel en ÃŽle de France pour l’été 2020 : concerts, exposé, ateliers, performances, visites… soit une offre culturelle et gratuite exceptionnelle ICI / 230 événements, mis en oeuvre par la DRAC île de France

 

 

 

 

Télé. Sélection opéras, concerts symphoniques, récitals d’août et septembre à décembre 2020

TÉLÉ. Sélection de la rentrée 2020… Classiquenews sélectionne ici les programmes à ne pas manquer sur le petit écran. Opéras, concerts symphoniques, plateaux éclectiques, ou récital. Baroque, Romantique, XXè, contemporain, sans omettre les musiques anciennes… retrouvez ci dessous les programmes incontournables à voir et à écouter dès la rentrée 2020 et bien après…

 

 

 
 

 

Dimanche 13 septembre 2020, 17h10 : DEGAS et l’Opéra
danseuse-degas-opera-degas-al-opera-exposition-annonce-presentation-classiquenews-critique-explications-clesAu théâtre lyrique, le peintre Edgar Degas (1834 – 1917) qui détestait Wagner, c’est peut-être là son seul défaut, anlayse, observe, scrute les corps en mouvement. Non pas ceux des chanteurs acteurs, moins les instrumentistes en fosse (quoiqu’il joue des formes des instruments : crosses, archets, etc…), surtout ce qui passionne le peintre , quand même un peu voyeur, ce sont les danseuses. En 1868, il immortalise la danseuse Eugénie Fiocre interprète du ballet la Source, récemment remis à l’honneur de l’Opéra Garnier. Degas fréquente assidument l’Opéra de Paris, alors rue Le Peletier… Puis il croque au pastel, attitudes, contorsions bridant les corps, mouvements en groupe…, port de tête, arabesques des bras, des jambes, détail des mains. Aucun portrait sauf Fiovre au départ : que des attitudes… et des êtres qui souffrent, dans des compositions audacieuses, des cadrages photographiques. LIRE notre présentation DEGAS ET L’OPERA

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Dimanche 13 septembre à 18h15, Arte
450e anniversaire de la Staatskapelle de Berlin. L’un des plus anciens orchestres du monde, mais aussi l’un des plus renommés souffle ainsi son 450e anniversaire. La Staatskapelle de Berlin et le chef d’orchestre Daniel Barenboim jouent les œuvres de compositeurs ayant marqué l’histoire de l’orchestre, … Richard Strauss ou Ludwig van Beethoven. EN REPLAY sur Arte TV

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Dimanche 20 septembre à 18h50, Arte
LES JARVI Concert (Allemagne, 2019, 43mn) – Avec Paavo Järvi, Neeme Järvi, Kristjan Järvi, Maarika Järvi, Truls Mork, et l’Estonian Festival Orchestra – Réalisation: Holger Preusse, Isabel Hahn. La 9ème édition du « Pärnu Music Festival, » créé par les trois chefs estoniens : Neeme Järvi et ses 2 fils Kristjan et Paavo, en 2019, investit la ville portuaire estonienne. Partie d’Estonie en 1980 alors que le pays faisait partie de l’Union soviétique, la famille Järvi s’était réfugiée aux États-Unis et s’est depuis éparpillée dans le monde entier. Le festival, créé par Neeme Järvi et ses fils, Kristjan et Paavo, tous trois chefs d’orchestre, leur permet de retrouver leur pays d’origine et de partager un moment de complicité musicale. Maarika, la sÅ“ur de Kristjan et Paavo, est, elle aussi, présente comme flûtiste dans l’orchestre. Au programme : Birthday Korale NJ 80. Dirigée par Paavo, l’Å“uvre a été composée par Kristjan pour les 80 ans de leur père. Autre temps fort du festival : le Concerto pour violoncelle de Dvorak interprété par le violoncelliste norvégien Truls Mork.

 

 

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Dimanche 27 septembre à 18h35
Les grands rivaux en musique – Callas vs Tebaldi

TEBALDI-carre-portrait-tebaldi-renata-voce-d-angelo-complete-decca-recordingsElles étaient les deux divas les plus célèbres de leur époque, la presse les a dépeintes à tort comme deux rivales impitoyables : Maria Callas, la « tigresse », et Renata Tebaldi, la « voix d’ange ». Distinction réductrice qu’affectionnent les médias toujours à la pointe de caricatures extrêmistes propres à surprendre et saisir. Dans la réalité les deux divas n’eurent jamais à rivaliser car leur répertoire était différent, incarnant des héroïnes totalement opposées, chacune selon le tempérament et la couleur comme le caractère de leur voix respectives. Pour Callas, les figures tragiques et passionnées, à l’expressivité âpre et mordante : Lady Macbeth, Tosca, Norma, Carmen… Pour Tebaldi, la tendresse éthérée portée par un timbre claire et lumineux, « céleste » (Aida, Elisabeth de Valois, Amelia d’Un Ballo in maschera…ou La Wally). Dans leur vision de l’art lyrique comme dans leur vie privée, tout opposait les deux sopranos. Si Maria Callas est aujourd’hui considérée comme une chanteuse mythique, sa concurrente reste presque inconnue du grand public. Comment expliquer une telle différence ? Cette opposition entre les deux artistes était-elle bien réelle ? Entre Milan, Paris et New York, éléments de réponse en images et en musique. Le sujet du docu est-il bien fondé ? LIRE aussi notre présentation et critique du coffret cd Renata Tebaldi / Voce d’Angelo / DECCA

 

 

 

 

 

ARTE. Dimanche 4 octobre 2020
18h20, Concert de Prague avec Daniel Hope “Prague Sounds again”, le concert célèbre le retour de la musique à Prague dans un cadre magnifique : une scène flottante sur la Moldau, sous le Théâtre national, entre l’île Slovansky et le pont de la Légion, avec en toile de fond le château de Prague. Le violoniste britannique qui a étudié sous la direction du légendaire Yehudi Menuhin, interprète l’Å“uvre emblématique de Max Richter “Vivaldi Recomposed”, une ré-imagination des Quatre Saisons, avec l’Orchestre de l’Epoque. Au programme aussi la première mondiale de la “Moldau” de Smetana, recomposée par Floex et Tom Hodge ; “September Song” de Kurt Weill (arrangement de Paul Bateman) ; “Humoresque” d’Anton Dvorak.

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ARTE. Dimanche 11 octobre 2020
18h55, CONCERT MOZART A PARIS, dans les jardins de l’hôtel Sully avec l’Orchestre de chambre de Paris, Lars Vogt, piano et direction  / Magali Mosnier, flûte ; Valéria Kafelnikov, harpe. Enregistré le 11 juillet 2020 à Paris. Programme : Concerto pour flûte et harpe, Concerto pour piano N° 9 K 271 (Jeune homme) ; Danse Allemane (12′) (German Dances K 536) de Wolfgang Amadeus MOZART.
Pour son premier concert à la tête de l’Orchestre de chambre de Paris cet été 2020, Lars Vogt dirige “Mozart à Paris” en plein air et en public dans la magnifique cour de l’Hôtel de Sully. Après un travail en profondeur mené pendant cinq ans avec Douglas Boyd, l’Orchestre de chambre de Paris accueille son nouveau directeur musical, le chef et pianiste de renommée internationale Lars Vogt qui vient renforcer une démarche artistique originale et un positionnement résolument chambriste. Plus de quarante ans après sa création, l’Orchestre de chambre de Paris est considéré comme un orchestre de chambre de référence en Europe. Les instrumentistes qui en composent le noyau incarnent une nouvelle génération de musiciens français devenant ainsi l’orchestre permanent le plus jeune d’ÃŽle-de-France et le premier orchestre français réellement paritaire. Acteur musical engagé dans la cité, il développe une démarche citoyenne s’adressant à tous les publics, y compris ceux en situation de précarité ou d’exclusion. Les récentes créations musicales conçues avec des bénéficiaires de centres d’hébergement d’urgence ou des résidents d’Ehpad de Paris ou des personnes détenues du centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin en sont d’éloquentes illustrations.

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01h25
Rêve de Hongrie – Barbara Hannigan. Concert enregistré le 23 et 25 janvier 2019 à l’Auditorium de Radio France. Programme : Béla Bartók : Rhapsodie pour violon et orchestre n° 1 ; György Ligeti : Concerto romanesc ; György Kurtág : Hét Dal pour soprano et cymbalum « Zur Erinnerung an einen Winterabend », pour soprano, cymbalum et violon ; enfin, pièce majeure : Béla Bartók, Le Mandarin merveilleux, suite.
Barbara Hannigan n’est pas une cheffe d’orchestre comme les autres. Chanteuse, chef d’orchestre, elle offre une autre image de la musique dite « classique ». Artiste polyvalente et talentueuse, elle a choisi de mettre son prestige au service des répertoires les plus exigeants. Pour ce nouveau concert avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France, elle met le cap sur la musique hongroise du 20ème siècle, dans un programme en plusieurs parties qui fait se télescoper son aura de chanteuse et ses dons de chef d’orchestre. Elle nous propose un voyage par étapes, dans les partitions de Bartók puis de Ligeti , et deux pages pour soprano et cymbalum de György Kurtág qui nous plonge dans la poésie de l’âme magyare. Il y a un mystère Hannigan – chanteuse reconnue, cheffe d’orchestre recherchée, elle privilégie chemins de traverse et prises de risques.

 

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Dim 18 octobre 2020
01h50 Turandot de Giacomo Puccini au Au Teatro del Liceu
Op̩ra en 3 actes compos̩ par Giacomo Puccini. Livret : Giuseppe Adami, Renato Simoni, Franco Alfano. Direction musicale : Josep Pons (2020 Р1h58).
Avec Irène Theorin : Turandot
Chris Merritt : Altoum
Alexander Vinogradov : Timur
Jorge de León: Calaf
Ermonela Jaho : Liù
Toni Marsol : Ping
Francisco Vas : Pang
Mikeldi Atxalandabaso : Pong
Michael Borth : un mandarin
José Luis Casanova Prince de Perse (voix)

Cette nouvelle production de l’opéra Turandot orchestrée par le Gran Teatre del Liceu est un clin d’oeil à sa propre histoire et à son renouveau. 20 ans auparavant, c’est avec l’opéra de Puccini que reprenaient les représentations après le grand incendie qui a ravagé le théâtre en 1994.

La mise en scène et la scénographie profite de l’imaginaire visuel et poétique de l’artiste vidéaste espagnol Franc Aleu. Il transpose l’oeuvre dans un futur très personnel où le video mapping et la 3D sont omniprésents. Tout est lumière, tout est vie dans une Chine où règnent la mort et la vengeance.

 

 

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MOZART-wolfgang-portrait-concerto-symphonie-jupiter-don-giovanni-mozart-critique-opera-sur-classiquenewsARTE, dim 2 août 2020, 17h : Cosi fan tutte en direct de Salzbourg. Christof Loy, mise en scène. Joana Mallwitz, direction. Le festival autrichien né en 1922 maintient son édition malgré la crise sanitaire actuelle et affiche le dernier des opéras de la trilogie Mozart / Da Ponte : Cosi fan tutte, chef d’oeuvre révélé à Salzbourg justement dans les années 1920 par l’un des fondateurs du Festival, Richard Strauss. Ce Cosi est l’un des temps forts de Sazlbourg 2020 avec l’ELEKTRA du même Strauss par le provocateur déjanté délirant Warlikowski. Subtilité, nostalgie, cynisme… l’opéra de Mozart est aussi intitulée l’école des amants. Chacun pris dans le labyrinthe des cœurs, éprouve la cruauté des serments trahis, l’insouciance et la légèreté du désir… Au final qui aime qui ? Et pour combien de temps ? Un être semble tirer les ficelles, celui par lequel le pari initial a défier la constance des amants, Don Alfonso… à la fois vieux sage désabusé, et généreux mentor prêt à guider les épris trop naifs. En complicité, la servante avisée des deux jeunes napolitaines, victimes piégées de la farce, Despina assiste Alfonso dans son œuvre éducative. PRODUCTION A SUIVRE ET A VISIONNER sur le site d’ARTE ici :
https://www.arte.tv/fr/videos/098629-001-A/cosi-fan-tutte-de-mozart/

A l’été 2020, Salzbourg présente cette nouvelle production (6 représentations du 2 au 18 août 2020) avec deux chanteuses françaises, les mezzo soprano Lea Desandre (Despina) et Elsa Dreisig (Fiordiligi). Malgré leur jeune âge, auront-elle la fibre mozartienne ? Avec l’Orchestre Philharmonique de Vienne, Bogdan Volkov (Ferrando, ténor), André Schuen (Guglielmo), Johannes Martin Kränzle (Don Alfonso), Marianne Crebassa (Dorabella)… Avant le direct à 16h, documentaire : « le grand théâtre du monde / Salzbourg et son festival ». Toutes les infos sur le site du Festival de Salzbourg / Festpielhaus Sazlburg 2020
https://www.salzburgerfestspiele.at/en/p/cosi-fan-tutte

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APPROFONDIR

LIRE notre compte rendu et notre dossier COSI FAN TUTTE (à l’Opéra de Tours – octobre 2019) Pour Wolfgang, le propos devient « la scuola degli amanti / l’école des amants, avec pour devise générique « Cosi fan tutte » : elles font toutes pareil (autrement dit, toutes les femmes sont infidèles)…. COSI FAN TUTTE, Salzbourg 2020 en REPLAY jusqu’au 31 oct 2020

http://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-opera-tours-opera-le-4-oct-2019-mozart-cosi-fan-tutte-boudeville-feix-b-pionnier-g-bouillon/

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salzbourg vignette festivalARTE, dim 9 août 2020, 18h55. Karajan à Salzbourg en 1960. Premièrekarajan-box-warner-classics-maestro-chef-1948---1989-coffret-cd-review-cd-cd-critique du Chevalier à la rose / Der RosenKavalier dans une distribution de rêve, dans un Grand Palais des festival alors flambant neuf… Production légendaire filmée en 36 mn, d’une qualité photographique visionnaire. Avec Elisabeth Schwarzkopf (La Maréchale), Anneliese Rothenberger (Sophie), Otto Efelmann (Ochs). Documentaire 2020, 2h45mn. EN REPLAY jusq’7 sept 2020

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Dimanche 30 août 2020, 17h50
Salzbourg 2020, MAHLER : Symphonie n°6
Andris Nelson dirige ici le Wiener Philharmoniker dans la 6è symphonie « tragique » de Gustav Mahler, notre préférée, la plus personnelle et les plus intimes du compositeur et chef Gustav Mahler, qui fut directeur de l’Opéra de Vienne au début du XXè. En replay sur ARTE.TV jusqu’au 27 nov 2020.
Suite de l'odyssée MAHLER par l'Orchestre National de LilleCréée en 1906 à Essen sous la direction du compositeur, la Symphonie n° 6 en la mineur dite “Tragique” figure parmi ses Å“uvres les plus émouvantes. Si sa forme semble classique, son spectre expressif, lui, est impressionnant : imitation de sonnailles, cuivres furieux, coups de marteaux fatidiques – symboles d’un destin implacable – rythment une partition fiévreuse qui raconte le destin du héros, éprouvé, saisi par la force du destin. Si les autres symphonies de Mahler nous parlent de Rédemption (Symphonie n°2, « Résurrection » ; Symphonie des Mille n°8 exprimant la grâce…) la 6è ne laisse pas de nous laisser déconcerté par l’interrogation profonde qu’y formule le compositeur. L’homme confronté à sa destinée (maudite) peut-il être sauvé ?

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Dimanche 6 septembre à 18h, Arte
REQUIEM DE VERDI AU DÔME DE MILAN
Vague verdienne en juin 2014À l’occasion de sa réouverture, la Scala de Milan affiche le Requiem de Verdi, partition qui mêle sacré et opéra tant ici la force du choeur et le chant des quatre solistes égalent l’intensité dramatique de l’opéra. Le chef d’orchestre Riccardo Chailly, et les solistes Tamara Wilson, Elina Garanca, Francesco Meli et Ildar Abdrazakov rendent ainsi hommage aux victimes du coronavirus dans une région durement frappé par la pandémie depuis sa diffusion dès février 2020. Enregistré le 4 septembre 2020 à Milan.

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Dimanche 6 septembre à minuit (00h), Arte
Les Indes galantes de Jean-Philippe Rameau – Moments choisis de l’opéra ballet – Réalisation : François-René Martin Mise en scène : Clément Cogitore Chorégraphie : Bintou Dembélé Musique : Jean-Philippe Rameau Une coproduction : ARTE France / Opéra national de Paris / Telmondis / Mezzo (2019 – 1h51) Spectacle enregistré à L’Opéra national de Paris – Opéra Bastille en 2019 – EN REPLAY jusqu’ 31 août 2021

rameau dossier jean philippe dossier classiquenewsL’opéra-ballet de Jean-Philippe Rameau est revisité par Clément Cogitore, jeune plasticien qui signe là sa première et souvent maladroite mise en scène lyrique, privilégiant évidemment la danse au détriment de l’unité opératique, en coopération avec la danseuse chorégraphe Bintou Dembélé, danseuse de Hip-hop. Une danse urbaine parfois entraînante, mais mal fusionnée avec le chant comme l’action lyrique. Certes il s’agit d’un opéra ballet mais le traitement hip hop paraît souvent téléguidé, plaqué sans fusion réelle avec le terreau lyrique. La greffe n’a pas prise. La confusion règne souvent sur les planches. Enregistrée à l’Opéra de Paris en 2019, cette production souhaitée par l’ex directeur S Lissner, est ici proposée sous forme de « Moments choisis »; rythmée par les Å“uvres originales de deux street artistes. LIRE aussi notre compte rendu critique des Indes Galantes de Rameau par C Cogitore

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Vendredi 11 Septembre à 21h05
Mahler-symphonie-n8-des-mille-orange-choregies-juillet-2019-critique-concert-critique-opera-classiquenewsFRANCE 3 en direct du Théâtre Antique d’Orange. Musiques en fête – La rentrée en musique  -  Dans un contexte sanitaire si singulier, France Télévisions tenait à offrir au public une soirée musicale inédite avec des artistes en live, tous au rendez-vous pour célébrer la musique et permettre au plus grand nombre de s’évader le temps d’un concert. Présentée par Cyril Féraud et Judith Chaine, cette 10e édition réunit pour une rentrée musicale vivante, la troupe de chanteurs de Musiques en fête et les musiciens qui interpréteront les plus grands airs d’opéra, d’opérette, de comédies musicales, ainsi que des musiques traditionnelles et des chansons françaises, dirigés par Luciano Acocella et Didier Benetti.

Airs d’opéras de Verdi, Donizetti ou Bellini se mêlent à des airs cultes comme “Oh happy day !”, “Calling you”, “La Mélodie du bonheur”, ces incontournables interprétés en direct sur France 3 et en simultané sur France Musique, au cÅ“ur du célèbre théâtre antique d’Orange. Avec Florian Sempey, Thomas Bettinger, Claudio Capeo, Sara Blanch Freixes, Jérôme Boutillier, Alexandre Duhamel, Julien Dran, Julie Fuchs, Thomas Bettinger, Mélodie Louledjian, Patrizia Ciofi, Fabienne Conrad, Marina Viotti, Florian Laconi, Amélie Robins, Béatrice Uria-Monzon, Marc Laho, Jeanne Gérard, Anandha Seethaneen, Jean Teitgen…

Avec l’Orchestre national de Montpellier Occitanie
Le Chœur de l’Opéra de Monte Carlo, Chef de chœur : Stefano Visconti
La Maîtrise des Bouches-du-Rhône
Les élèves des classes CHAM du collège de Vaison la Romaine
Chorégraphies de Stéphane Jarny

Enfin, après leur prestation remarquée lors de l’édition 2019, les jeunes talents de Pop the Opera, réunissant une centaine de collégiens et de lycéens issus d’établissements scolaires de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, vont réinterpréter des extraits de chansons cultes. LIRE aussi notre présentation complète avec le programme précis dans notre sélection RADIO de septembre / Programme diffusé en direct sur France Musique

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Dimanche 13 septembre 2020, 17h10 : DEGAS et l’Opéra
danseuse-degas-opera-degas-al-opera-exposition-annonce-presentation-classiquenews-critique-explications-clesAu théâtre lyrique, le peintre Edgar Degas (1834 – 1917) qui détestait Wagner, c’est peut-être là son seul défaut, anlayse, observe, scrute les corps en mouvement. Non pas ceux des chanteurs acteurs, moins les instrumentistes en fosse (quoiqu’il joue des formes des instruments : crosses, archets, etc…), surtout ce qui passionne le peintre , quand même un peu voyeur, ce sont les danseuses. En 1868, il immortalise la danseuse Eugénie Fiocre interprète du ballet la Source, récemment remis à l’honneur de l’Opéra Garnier. Degas fréquente assidument l’Opéra de Paris, alors rue Le Peletier… Puis il croque au pastel, attitudes, contorsions bridant les corps, mouvements en groupe…, port de tête, arabesques des bras, des jambes, détail des mains. Aucun portrait sauf Fiovre au départ : que des attitudes… et des êtres qui souffrent, dans des compositions audacieuses, des cadrages photographiques. LIRE notre présentation DEGAS ET L’OPERA

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Dimanche 13 septembre à 18h15, Arte
450e anniversaire de la Staatskapelle de Berlin. L’un des plus anciens orchestres du monde, mais aussi l’un des plus renommés souffle ainsi son 450e anniversaire. La Staatskapelle de Berlin et le chef d’orchestre Daniel Barenboim jouent les œuvres de compositeurs ayant marqué l’histoire de l’orchestre, … Richard Strauss ou Ludwig van Beethoven. EN REPLAY sur Arte TV

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Dimanche 20 septembre à 18h50, Arte
LES JARVI Concert (Allemagne, 2019, 43mn) – Avec Paavo Järvi, Neeme Järvi, Kristjan Järvi, Maarika Järvi, Truls Mork, et l’Estonian Festival Orchestra – Réalisation: Holger Preusse, Isabel Hahn. La 9ème édition du « Pärnu Music Festival, » créé par les trois chefs estoniens : Neeme Järvi et ses 2 fils Kristjan et Paavo, en 2019, investit la ville portuaire estonienne. Partie d’Estonie en 1980 alors que le pays faisait partie de l’Union soviétique, la famille Järvi s’était réfugiée aux États-Unis et s’est depuis éparpillée dans le monde entier. Le festival, créé par Neeme Järvi et ses fils, Kristjan et Paavo, tous trois chefs d’orchestre, leur permet de retrouver leur pays d’origine et de partager un moment de complicité musicale. Maarika, la sÅ“ur de Kristjan et Paavo, est, elle aussi, présente comme flûtiste dans l’orchestre. Au programme : Birthday Korale NJ 80. Dirigée par Paavo, l’Å“uvre a été composée par Kristjan pour les 80 ans de leur père. Autre temps fort du festival : le Concerto pour violoncelle de Dvorak interprété par le violoncelliste norvégien Truls Mork.

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Dimanche 27 septembre à 18h35
Les grands rivaux en musique – Callas vs Tebaldi

TEBALDI-carre-portrait-tebaldi-renata-voce-d-angelo-complete-decca-recordingsElles étaient les deux divas les plus célèbres de leur époque, la presse les a dépeintes à tort comme deux rivales impitoyables : Maria Callas, la « tigresse », et Renata Tebaldi, la « voix d’ange ». Distinction réductrice qu’affectionnent les médias toujours à la pointe de caricatures extrêmistes propres à surprendre et saisir. Dans la réalité les deux divas n’eurent jamais à rivaliser car leur répertoire était différent, incarnant des héroïnes totalement opposées, chacune selon le tempérament et la couleur comme le caractère de leur voix respectives. Pour Callas, les figures tragiques et passionnées, à l’expressivité âpre et mordante : Lady Macbeth, Tosca, Norma, Carmen… Pour Tebaldi, la tendresse éthérée portée par un timbre claire et lumineux, « céleste » (Aida, Elisabeth de Valois, Amelia d’Un Ballo in maschera…ou La Wally). Dans leur vision de l’art lyrique comme dans leur vie privée, tout opposait les deux sopranos. Si Maria Callas est aujourd’hui considérée comme une chanteuse mythique, sa concurrente reste presque inconnue du grand public. Comment expliquer une telle différence ? Cette opposition entre les deux artistes était-elle bien réelle ? Entre Milan, Paris et New York, éléments de réponse en images et en musique. Le sujet du docu est-il bien fondé ? LIRE aussi notre présentation et critique du coffret cd Renata Tebaldi / Voce d’Angelo / DECCA

 

 

 

 

 

 

MUSIQUE & MÉMOIRE 2020 : VIVANT !

festival musique et mémoire vosges du sud classiquenews annonce concert critique présentation festivalFestival Musique & Mémoire 2020 : 29 juil – 2 août 2020. «MUSIQUE-ET-MEMOIRE-2020-ete-VIVANT-annonce-critique-classiquenews Musique et Mémoire vivant ! » : le premier festival estival dans les Vosges du Sud, au Pays des Mille étangs, se réinvente, covid oblige; il démontre même un formidable élan de renouvellement, heureux de proposer cet été malgré la pandémie et les mesures sanitaires toujours en vigueur, un cycle de concerts particulièrement prometteur. Au total, entre le 29 juillet et le 2 août prochains, 7 concerts à vivre et à partager dans les Vosges du Sud où les familiers du Festival et tous les mélomanes retrouveront ce qui fait la séduction de Musique & Mémoire, la sûreté du geste, l’intensité des programmes, l’engagement des interprètes… dont beaucoup sont devenus des figures emblématiques. Attention nombre limité de places ! Réservations hautement conseillées dès à présent.

 

 

 

 VOSGES DU SUD : 26è Festival Musique & Mémoire (19 juil - 4 août 2019)

 

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Programme des 7 concerts 

 

1
Mercredi 29 juillet 202, 21h
Saint-Barthélemy, église

Fête champêtre
Marin Marais, François Couperin, Robert de Visée, Louis de Caix d’Hervelois
La Rêveuse
Florence Bolton, viole de gambe
Benjamin Perrot, théorbe

 

 

2
Jeudi 30 juillet, 21 h
Belfort, temple Saint-Jean

Les Maîtres du Nord
Heinrich Scheidemann, Michael Praetorius, Georg Boehm, Dietrich Buxtehude
Jean-Charles Ablitzer, orgue

 

 

3
Vendredi 31 juillet, 21 h
Lure, parc botanique de l’abbaye (rue Parmentier)

Inventions à 2 voix
Johann Sebastian Bach, Georg Philipp Telemann, Karl Friedrich Abel
Myriam Rignol, viole de gambe
Yoko Kawakubo, violon

Apporter une chaise pliante, une chilienne ou un transat
Repli à l’auditorium en cas d’intempéries (29 rue Albert Mathiez)

 

4
Samedi 1er août, 15 h
Faucogney, église Saint-Georges
Le Délire des lyres
Quatuor à deux
Musiques de Honoré d’Ambruys, Joseph Chabanceau de la Barre, Gabriel Bataille, Bellerofonte Castaldi, Sigismundo d’India, Girolamo Frescobaldi, Charles Hurel, Michel Lambert, Sébastien Le Camus, Carlo Milanuzzi.
Textes de Madeleine de Scudéry et d’autres auteurs
Faenza
Marco Horvat, chant, théorbe, lira, guitare baroque
Francisco Mañalich, chant, basse de viole, guitare baroque

 

 

 

5
Samedi 1er août, 18 h
Servance, église Notre-Dame de l’Assomption
Les Barricades Mystérieuses
François Couperin et ses contemporains
Julien Wolfs, clavecin

 

 

 

6
Dimanche 2 août, 11 h
Fougerolles, écomusée du pays de la cerise
Suites à ma manière
Johann Joseph Vilsmaÿr, Johann Georg Pisendel, Johann-Sebastian Bach, Georg Philipp Telemann
Alice Julien-Laferrière, violon

 

 

7
Dimanche 2 août, 17 h
Luxeuil-les-Bains, basilique Saint-Pierre
Aux Racines de Bach
Dietrich Buxtehude, Philipp Heinrich Erlebach, Johann Krieger, Johann Sebastian Bach, Georg Philipp Telemann
Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo, violon
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin

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Nombre de places limité, priorité aux adhérents de l’association Musique et Mémoire, réservation obligatoire au 06 40 87 41 39, festival@musetmemoire.com

Port du masque et désinfection des mains obligatoires
Accès aux lieux et placement conformes aux règles sanitaires en vigueur
Tarif par concert : 15 €, 10 € adhérents Musique et Mémoire (et Amis de l’Orgue de et de la Musique de Belfort, mercredi 30 juillet), gratuit pour les – de 16 ans

TOUTES les infos sur le site du Festival :
www.musetmemoire.com

 

 

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ENTRETIEN avec FABRICE CREUX

 

creux-fabrice-musique-et-memoire-festival-Fabrice-Creux,-directeur-artistiqueMUSIQUE & MÉMOIRE 2020. Entretien avec Fabrice Creux, directeur du festival MUSIQUE & MÉMOIRE. Le dernier week end de juillet, aura bien lieu dans les Vosges du Sud, – du 29 juillet au 2 août 2020, un cycle événement en 7 concerts, nouvelle forme d’un festival « vivant », ainsi réinventé, malgré le contexte sanitaire imposé depuis la pandémie de la covid 19. Nouvelles formes, répertoire réinvesti, lieux emblématiques et inédits, l’été 2020 est un défi pour se réinventer et reprendre le dialogue entre acteurs culturels, publics, et artistes.
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CNC : Vous avez choisi de maintenir une programmation cet été. Quelles valeurs et quelles formes porte cette édition spéciale ?

FABRICE CREUX : C’est de toute évidence une proposition différente, une voie nouvelle à explorer. Les festivaliers pourront découvrir un répertoire de solistes qui proposent de réécouter les fondamentaux de la période baroque : Couperin, JS Bach… Le cycle met l’accent sur l’intimisme et le haut niveau artistique des interprètes invités. Il était essentiel pour nous de tisser et resserrer les liens entre les artistes et notre public ; de poursuivre notre recherche et l’exploration des oeuvres et des styles. Ce dialogue de l’intime permet tout cela.

 

 

 

CNC : parlez nous des lieux investis et des artistes qui s’y produiront.

musique et memoire vosges du sud classiquenewsFC : Les règles sanitaires nous imposent un cadre strict. L’accueil du public se fait dans des proportions moyennes et maîtrisées. Pensez que dans la basilique Saint-Pierre de Luxeuil où nous pouvions accueillir 500 personnes, seulement 150 personnes pourront y venir cet été. L’accent est donc mis par nécessité sur les petites formules. Outre la Basilique saint-Pierre, les festivaliers retrouveront des sites devenus emblématiques du festival : le Temple Saint-Jean de Belfort, l’églises Saint-Georges de Faucogney… mais aussi des lieux inédits comme à Lure, le parc botanique de l’Abbaye qui est un écrin champêtre en phase avec l’esprit de notre festival. Côté artistes, nous nous réjouissons de retrouver Les Timbres, ensemble associé dont la coopération nous semble toujours aussi évidente ; d’autant que le trio jouera Buxtehude, compositeur qui est le sujet de leur prochain cd à paraître ; songez que Jean-Charles Ablitzer, interprète familier du Festival lui aussi, jouera ainsi sa premier récital en tant que soliste, dans un répertoire qui condense ses compositeurs fétiches ; le cas de La Rêveuse est identique ; c’est un ensemble qui réalise avec Musique & Mémoire, un long compagnonnage, riche en découvertes. Dans la programmation initiale de cet été, j’avais invité Faenza et Marco Horvat pour ouvrir l’édition 2020 ; il me semblait naturel de maintenir sa présence dans un programme inédit accordant textes et musique du XVIIè siècle.

 

 

 

CNC : En quoi la période inédite que nous avons vécu depuis mi mars, a-t-elle fait évoluer votre conception du métier, des pratiques culturelles ?

FC : Après avoir décider d’annuler le festival 2020 à la mi avril, nous avons pris conscience qu’il fallait réagir à cette situation unique qui a mis sous cloche la culture vivante. Le besoin d’être présent et de prendre la parole d’une manière différente s’est affirmé. Les acteurs culturels ne sont pas plus contraints que les cafetiers ou les restaurateurs. Tous ont coûte que coûte repris leur activité. Certes, le monde culturel a trouvé une échappée grâce au numérique, mais rien ne remplace la proximité, l’expérience physique du concert ni le partage de la musique ensemble dans un même lieu. Il fallait conjurer le vide terrible qu’a engendré le confinement ; il nous fallait poursuivre notre activité et nos missions premières : assurer l’animation des territoires, maintenir la relation avec nos publics, soutenir les artistes. C’est notre responsabilité. Voilà les enjeux de la programmation de cet été; un cycle spécial dans un contexte singulier. Le lien avec le public s’est déjà renforcé ; les festivaliers fidèles qui nous suivent depuis 25 ans, ont répondu présents. Quel plus bel encouragement ?

 

 

Propos recueillis en juillet 2020

 

 

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Festival Musique & Mémoire 2020, Vosges du Sud : 29 juil – 2 août 2020. LIRE notre présentation du cycle de 7 concerts événements spécialement programmé pour l’été 2020 :
https://www.classiquenews.com/musique-memoire-2020-vivant/
Ce cycle remplace l’édition initialement programmée et qui a été annulée en avril 2020.

 

 

LA ROCHE POSAY : 16̬ Festival Les Vacances de Mr HAYDN (17 Р20 sept 2020)

haydn-vacances-de-monsieur-festival-annonce-classiquenewsFestival Les Vacances de Mr HAYDN, 17 – 20 sept 2020. La Roche-Posay (86). Déjà sa 16è édition : dans le respect total des mesures sanitaires, le Festival de musique de chambre conçu par le violoncelliste Jérôme PERNOO, propose 4 journées denses et ouvertes à l’adresse de tous les publics. Le sens de l’ouverture, de la simplicité, du partage vers le plus grand nombre continue de conduire le cycle des presque 60 concerts, la grande majorité en accès gratuit pour élargir encore et toujours l’accès à la musique classique.

Les vacances de Mr HAYDN 2020
HAYDN, les Britanniques, Lucas DEBARGUE et Karine DESHAYES…

Comme un pied de nez au Brexit, et en référence aux séjours fructueux que fit Haydn à Londres, plusieurs compositeurs britanniques sont à l’honneur, de Henry Purcell, Frank Bridge, … à Edward Elgar et Rebeka Clarke ; aux côtés de leurs confrères ayant séjourné et composé en Angleterre tels Haendel, Mozart, Korngold. Les pièces maîtresses de Haydn sont comme d’habitude présentes : musique de chambre et mélodies… comme les partitions présentées en création par le compositeur (et pianiste) en résidence, Lucas Debargue (Barcarolle, quatuor à cordes, mélodies)… Présence attendue, prometteuse cette année, la mezzo Karine Deshayes au timbre onctueux et souple, à la prononciation précise et claire. Une diseuse à suivre, en complicité avec les instrumentistes chambristes invités par Jérôme Pernoo.

 
 

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Déroulement et temps forts
Cette année, mesure sanitaire et jauges restreintes, les concerts sont doublés :
 

JEUDI 17 sept, 19h : place du village, soirée OFF

VENDREDI 18 sept, 19h et 21h – Casino de La Roche Posay (concert d’ouverture Haydn, Debargue, Korngold, Bridge – avec Karine Deshayes, le Quatuor Arod, Jérôme Pernoo, violoncelle…)

SAMEDI 19 sept, 15 et 17h – Cinéma de La Roche Posay (Purcell, Haendel, Haydn, Debargue : création de son quatuor à cordes)
Avec Liya Petrova, violon – Verena Chen, violon – Mathis Rochat, alto – Caroline Sypniewski, violoncelle – Jérôme Pernoo, violoncelle –Quatuor Arod

 

19h et 21h : Casino de La Roche Posay. Debargue (5 mélodies), Elgar (Quintette op 84). Avec Karine Deshayes, mezzo-soprano, Liya Petrova, violon – Verena Chen, violon – Mathis Rochat, alto – Jérôme Pernoo, violoncelle – Lucas Debargue, piano – Kojiro Okada, piano – Quatuor Arod

DIMANCHE 20 sept, 11h et 14h – Cinéma de La Roche Posay (Haydn, Mozart, Rebecca Clarke, Debargue (mélodies d’après Baudelaire). Avec Interprètes : Karine Deshayes, mezzo-soprano, Liya Petrova, violon – Verena Chen, violon –Caroline Sypnewski, violoncelle – Jérôme Pernoo, violoncelle – Lucas Debargue, piano – Kojiro Okada, piano – Quatuor Arod

 

17h et 19h : Casino de La Roche Posay – Tea Time concert. Debargue, Haydn (mélodies), Bridge (Quintette)… Avec Karine Deshayes, mezzo-soprano, Liya Petrova, violon – Eva Zavaro, violon – Verena Chen, violon – Mathis Rochat, alto – Caroline Sypniewski, violoncelle – Lucas Debargue, piano – Jérôme Ducros, piano.

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Tous les programmes en détail, ici :
https://www.lesvacancesdemonsieurhaydn.com/programme

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LE CLASSIQUE POPULAIRE
ACTIONS et ÉVÉNEMENTS COMPLÉMENTAIRES

 

Mais le Festival Les Vacances de Mr Haydn ne se résume pas uniquement aux concerts affichés pendant les 4 journées ; l’offre musicale s’adresse à TOUS : « jeunes et moins jeunes, passionnés, néophytes…” Tous les publics sont invités à vivre une expérience musicale facile et intense. Le festival déconfiné propose une musique décomplexée, accessible… Ce sens du partage et cette ouverture sont au cÅ“ur de son identité. La palette des partitions jouées, aux côtés de celles de Haydn évidemment, est large ; Å“uvres classiques du XVIIIè ou romantiques (XIXè) auxquelles répondent les pièces contemporaines du créateur en résidence. Proactif, le Festival développe ainsi de nombreuses actions et événements au sein de son volet « OFF » : 2 concerts «COMVOULVOUL» en journée, « pour permettre l’accès aux jeunes et aux familles » : le spectateur paie ce qu’il veut (ou peut!). » Sur le plan artistique, le Festival est un formidable vivier de jeunes talents désireux de se professionnaliser ; il encourage aussi les amateurs de haut niveau ; tous sont invités à partager leur passion de la musique.

 

L’ECOLE DES MÉLOMANES

Des actions de médiation tout au long de l’année, plus intenses à partir de septembre, sensibilisent de nouveaux publics, expliquent, aiguisent la curiosité des spectateurs néophytes ; ainsi « L’école des mélomanes » s’adresse à tous, de la crèche au collège pour les enfants sans omettre les adultes (sensibilisés dans les bistrots des villages) ; ce qui importe ici n’est pas le niveau musical mais le désir de partager. C’est un moteur de perfectionnement et de fraternité que Jérôme Pernoo a le talent de favoriser et de cultiver, grâce à ses dons de pédagogue. La sensibilisation et la transmission sont ainsi les autres valeurs fortes du Festival.

 

 

 

ENTRETIEN

 

PERNOO-jerome-violoncelle-festival-vacances-de-monsieur-haydn-classiquenews-concert-entretien-annonce-classiquenews-critique-concert-cd-festival-operaENTRETIEN Jérôme PERNOO à propos du Festival événement à la Roche Posay dont il est le fondateur et directeur artistique : «Les Vacances de Mr Haydn », du 17 au 20 sept 2020. Elu « CLIC » de CLASSIQUENEWS pour la 3è année consécutive. Le Festival est l’un des mieux conçus : équilibré par les formes musicales qu’il propose, la mixité des programmes et des répertoires autour de Haydn, figure centrale ; l’accent mis sur la musique de chambre et la création ; c’est surtout un événement qui démocratise le classique et le rend enfin accessible, simple, généreux, pour tous ! Un modèle aujourd’hui salué par la Rédaction de CLASSIQUENEWS. Présentation de l’édition 2020 dans le contexte sanitaire inédit que nous vivons tous depuis mars dernier…

 

 

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Les Vacances de Mr Haydn 2020
Jérôme Pernoo présente l’esprit du festival qu’il a créé à La Roche Posay

FAIRE TOMBER LA BARRIERE
la musique de chambre pour tous

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Vous tenez à rendre le Festival particulièrement accessible à tous. En quelques mots pouvez-vous évoquer ce que le jeune public et les amateurs néophytes (adultes) peuvent vivre sur place ?

Jérôme PERNOO : Avant tout c’est la simplicité et la convivialité qui vont faire que tous les publics connaisseurs ou non pourront prendre du plaisir à être là et à découvrir ou redécouvrir les plus belles Å“uvres de la musique de chambre. On appelait musique de chambre, la musique qui n’était ni de rue ni d’église… C’est une musique pour la maison, pour un cadre intime, amical… Nous tenons à garder cet esprit.
Aussi, je me suis toujours battu pour faire tomber la barrière « je ne m’y connais pas, je ne vais rien comprendre ». Une Å“uvre d’art n’est pas une formule de math ou de chimie, elle est justement faite pour être appréciée a priori et encore plus si affinité !
Chez Monsieur Haydn, le néophyte y trouvera autant son compte que le connaisseur : petits dialogues amusants sur les oeuvres qui nous mettent mine de rien dans le contexte historique, programmes courts, présence du compositeur (quand il est vivant !), discussions et rencontres informelles… Mais surtout, l’ambiance festive, le festival off gratuit, les lumières et la proximité avec les jeunes musiciens font le cocktail idéal du festivalier quel que soit son âge !

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Lucas Debargue poursuit une résidence féconde au sein du Festival. Pouvez -vous nous présenter son écriture et les œuvres qui sont présentées en création en 2020 ?

Jérôme PERNOO : Lucas Debargue est l’un des plus beaux exemples du renouveau dans la création musicale ; c’est un interprète en contact avec son public qui propose de nouvelles oeuvres à entendre, à savourer, à partager… Ces oeuvres lui ressemblent : généreuses, lyriques, emportées, fougueuses, vivantes et bien de son temps ! Elles sont le fruit de sa propre relation avec la musique, avec son public, avec sa culture (aussi vaste en littérature qu’en musique !) et sa virtuosité (souvent diablement difficiles à jouer, mais parfaitement adaptées à l’instrument). Cette année, il a écrit pour Monsieur Haydn, un Quatuor à Cordes, une Sonate pour violon et piano, une Barcarolle et de nombreuses Mélodies que chantera Karine Deshayes.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Y a t il des nouveautés qui ont été favorisées par le contexte sanitaire que nous subissons tous ? De nouvelles formes, des éléments nouveaux dans l’expérience musicale vécue sur place ?

pernoo jerome violoncelle.png_srz_225_180_75_22_0.50_1.20_0.00_png_srzJérôme PERNOO : Pas autant que nous l’avions prévu ! Au début du confinement, nous sommes partis sur l’idée de passer en tout numérique, sans public, en repensant totalement le festival. C’est une réflexion que nous avons d’ailleurs depuis longtemps et qui continue de germer. Mais, avec le déconfinement, notre lien tellement cher avec le public est redevenu indispensable et nous avons à nouveau tout chamboulé ! Oui, les formes sont nouvelles, les concerts plus courts, répétés, données en parallèle au festival off afin que le public se divise. Le programme de salle (impossible à distribuer de main à la main) s’est transformé en dialogues comiques entre Monsieur Haydn et ses invités anglais, projetés pendant le concert !

Propos recueillis en septembre 2020

 

 

 

 

 

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LES VACANCES DE MR HAYDN : Rendez-vous les 17, 18, 19 et 20 septembre 2020 pour la 16 ème édition du festival !

 Soutenez-nous en devenant membre du Haydn Social club

 https://www.lesvacancesdemonsieurhaydn.com/

 https://www.youtube.com/watch?v=YO6uZlL1Bkc

 Retrouvez les playlists des éditions précédentes sur le profil Deezer du Festival

 

    

LIMOUSIN. Les 15 ans du festival 1001 NOTES : 1er – 9 août 2020

1001-NOTES-festival-concerts-annonce-critique-sur-classiquenewsFESTIVAL 1001 (LIMOUSIN), 1er – 8 août 2020. La musique classique se réinvente en Limousin, toujours plus proche, davantage accessible, pour tous les spectateurs. Covid oblige, le festival estival 1001 NOTES a complètement modifié son déroulement et son offre pour cet été. Annoncé la première semaine d’août, le premier festival dans le Limousin entend défendre sa riche singularité; il s’annonce repensé, plus ouvert, dans le cadre d’une édition « déconfinée », du 1er au 8 août 2020. Pour ses 15 ans, 1001 NOTES ne pouvait mieux souligner combien la musique est libératrice, apaisante, idéale pour retrouver confiance, cultiver le goût d’être ensemble, de partager, de ressentir avec les autres. Les concerts sont en plein air, réalisés depuis 2 scènes installées dans le parc Saint-Priest Taurion. Jusqu’à 7 concerts s’enchaînent ainsi par jour, offrant au public convié dans un confort sanitaire optimal, une évasion complète qui comprend aussi un village découvertes, un centre de bien-être, et de nombreuses autres activités in situ. De quoi réussir et vivre à fond son déplacement dans le Limousin.

 

 

 

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1001 NOTES dans le LIMOUSIN
Une édition « déconfinée » exceptionnelle pour ses 15 ans
1er – 8 août 2020

 

 

Le cycle exceptionnel de concerts comprend aussi plusieurs programmes enregistrés en huit-clos, dans des lieux désormais emblématiques et parfois méconnus du Limousin, en majorité enregistrés la veille de leur diffusion, puis diffusés sur le site 1001 NOTES, les réseaux sociaux et sa page YOUTUBE.
1001-notes-festival-bandeau-pave-imu-from-1er-juin-20203Le Festival 1001 NOTES annonce d’ores et déjà plusieurs événements incontournables, en forme déconfinée (de quoi reprendre le chemin de la culture vivante, de donner des couleurs à notre été… que l’on pensait sérieusement contraint) : Alexandre Tharaud, Le Concert idéal, Isabelle Georges, Nicolas Horvath, Gaspard Dehaene, Artuan de Lierrée, le collectif uNopia, Ingmar Lazar, Simon Ghraichy, les comédiens François Michonneau et Philippe Girard… soit de nouvelles sensibilités et des artistes que les festivaliers de 1001 NOTES connaissent déjà. L’occasion de rêver et de s’évader avec Chopin, la Mélodie du Bonheur, d’explorer les mondes de Rabelais (concert lecture), de succomber à la magie du mouvement et du rythme avec une danseuse dervich et un DJ !
Les concerts « déconfinés » du Festival 1010 NOTES 2020 permettent aussi d’explorer les sites exceptionnels de la région : grands espaces naturels, hauts-lieux culturels et patrimoniaux du Limousin (Vassivière, Chalucet, le Zoo Parc du Reynou, des châteaux, des collines, des prairies et les sites emblématiques de la deuxième plus grande ville de la Nouvelle Aquitaine : Limoges…)

1001 NOTES se réinvente à l’été 2020 ; c’est un lanceur d’idées, affichant une réactivité positive, comme l’initiative des concerts live, pendant le confinement de mars et avril derniers l’avait démontré (cycle de concerts diffusés en direct sur la toile, intitulé « AUX NOTES CITOYENS »). Cet été 1001 NOTES réalisera des pistes pour que le spectacle vivant reprenne la parole en impliquant ses publics. Comment préserver les concerts publiques ? Comment jouer et chanter à plusieurs ? Voilà aussi les enjeux de cette édition estivale 2020, un cru qui pour les 15 ans de l’événement, s’affiche hors normes. Incontournable. Lire ci après la programmation complète, comprenant présentation des concerts en plein air sur les 2 scènes et les concerts en huit-clos, pour diffusion sur la toile.

 

 

 

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Informations, programmation précise à venir, modalités de réservation sur le site du
Festival 1001 NOTES :

https://festival1001notes.com

 

 

1001 NOTES festival aout 2020 annonce presentation critique classiquenews

 

 

 

 

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BILLETTERIE

Plein Tarif de 20 à 30€
Tarif de groupe (à partir de 4 personnes) de 15 à 25€
Etudiants, chômeurs : de 15 à 25€
- 12 ans : de 10 à 15€

Durée des concerts : 50 mn
Concerts assis en plein air / placement libre.

Pass 1 journée : 70€ / Pass Festival : 450€

Infos & réservations :
www.festival1001notes.com 07 68 86 99 69
Sur place,
ouverture de la billetterie 1h avant le concert
(espèces, chèques, CB)

VENIR AU FESTIVAL :
Parc du Mazeau, Saint Priest Taurion
  -  23 Route du Mazeau, 87480 Saint-Priest-Taurion

En cas de mauvais temps, repli au Festiv’Halle (halle ouverte)
Configuration covid : 186 places

 

 

 

PLUS D’INFOS :
https://festival1001notes.com/programmation-festival

Billetterie ouverte :
Achetez un concert, ou optez pour les pass et les offres groupées ici (pour 1 journées, pour les 8 journées de concerts et d’événements divers…)
https://www.weezevent.com/festival-1001-notes-2020-edition-deconfine

infos pratiques :

Festival 1001 Notes 2020 Р̩dition d̩confin̩e
01/08/2020 – 10:00 au 08/08/2020 – 23:00
Parc du Mazeau
23 Route du Mazeau
87480 Saint-Priest-Taurion
FRANCE
http://www.festival1001notes.com

 

 

 

 

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Programme des 8 journées

 

 

SAMEDI 1er AOÛT 2020

11h00 РGaspard Dehaene, piano / Sc̬ne 1
12h00 РRosemary Standley et Contraste / Sc̬ne 2
14h30 РAlexandre Tharaud, piano / Sc̬ne 1
16h00 – Lucienne Renaudin – Vary, trompette & Félicien Brut, accordéon / Scène 2
17h30 РAlexandre Kantorow, piano & Aur̩lien Pascal, violoncelle / Sc̬ne 1
19h00 РRosemary Standley et Contraste / Sc̬ne 2
21h РAlexandre Tharaud, piano / Sc̬ne 1

 

 

DIMANCHE 2 AOÛT 2020

11h РGaspard Dehaene piano / Sc̬ne 1
12h00 РThibaut Reznicek, violoncelle / Sc̬ne 2
14h30 РAlexandre Tharaud, piano / Sc̬ne 1
16h00 РRosemary Standley et Contraste / Sc̬ne 2
17h30 – Lucienne Renaudin – Vary, trompette & Marie-Ange Nguci, piano / Scène 1
19h00 РLe Concert Id̩al (4 saisons) / Sc̬ne 2
21h00 РAlexandre Tharaud, piano / Sc̬ne 1

 

 

LUNDI 3 AOÛT 2020

11h00 РIngmar Lazar, piano / Sc̬ne 1
12h00 – Rosemary Standley et Contraste / Scène 2
14h30- Sylvain Griotto / Scène 1
16h00 РHostel Dieu, hip pop / Sc̬ne 2
17h30 РGuilhem Fabre, piano / Fran̤ois Michonneau, Philippe Girard r̩citants Sc̬ne 1
19h00 – Lucienne Renaudin – Vary, trompette & Laurent Coulondre, piano / Scène 2
21h00 РJean Rondeau, clavecin / Sc̬ne 1

 

 

MARDI 4 AOÛT 2020

11h00 РThibaut Reznicek, violoncelle & Ingmar Lazar, piano / Sc̬ne 2
14h30 РHostel Dieu, hip pop / Sc̬ne 1
16h00 РSylvain Griotto, piano / Sc̬ne 2
17h30 РHostel Dieu, slam / Sc̬ne 1
19h00 РIsabelle Georges, chant / Sc̬ne 2
21h30 РRosemary Standley et Dom la Nena / Sc̬ne 2

MERCREDI 5 AOÛT 2020

11h00 – Laure Favre Kahn, piano / Scène 1
12h00 РArtuan de Lierr̩e / Sc̬ne 2
14h30 – The Curious Bards / Scène 1
16h00 РIsabelle Georges / Sc̬ne 2
17h30 РMarie-Agn̬s Gillot, danse & Mikhail Rudy, piano / Sc̬ne 1

19h00 РRosemary Standley et Dom la Nena / Sc̬ne 2

21h00 РMarie-Agn̬s Gillot, danse & Mikhail Rudy, piano / Sc̬ne 1

 

 

JEUDI 6 AOÛT 2020

11h00 РNatacha Kudristkaya & Victorien Vanoosten / Sc̬ne 1

12h00 РThe Curious Bards / Sc̬ne 2
14h30 РNicolas Horvath, piano / Sc̬ne 1
16h00 РAlexander Paley, piano / Sc̬ne 2
17h30 РMarie-Agn̬s Gillot, danse & Mikhail Rudy, piano / Sc̬ne 1

19h00 РSimon Ghraichy, piano / Sc̬ne 2
21h00 – Marie-Agnès Gillot, danse & Mikhail Rudy, piano / Scène 1

 

 

VENDREDI 7 AOÛT 2020

11h00 РAur̩lienne Brauner violoncelle, Lor̬ne de Ratuld, piano / Sc̬ne 1

12h00 РEnsemble Hemiolia, R̩cital acrobatique / Sc̬ne 2
14h30 РSimon Ghraichy, piano / Sc̬ne 1
16h00 РEnsemble Hemiolia, R̩cital acrobatique / Sc̬ne 2
17h30 РF̩licien Brut, accord̩on & Edouard Macarez / Sc̬ne 1

19h30 РThomas Leleu, tuba & Aur̩lien Pascal, violoncelle / Sc̬ne 1

21h00 РThibault Cauvin, guitare / Sc̬ne 2

 

 

SAMEDI 8 AOÛT 2020

12h00 РViolaine Cochard & Edouard Ferlet, piano et clavecin / Sc̬ne 2

14h30 РSimon Ghraichy, piano / Sc̬ne 2

16h00 РF̩licien Brut, accord̩on & Renaud-Guy Rousseau / Sc̬ne 1

17h30 – Quatuor A’Dam / Scène 1

19h30 РThibault Cauvin, guitare / Sc̬ne 1

21h00 РSimon Ghraichy, piano / Louis Lacoste DJ / Rana Gorgani, danseuse derviche / Sc̬ne 2

 

 

 

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CONCERTS RETRANSMIS :

Infos : https://festival1001notes.com/
A voir depuis son canapé sur les réseaux sociaux de 1001 Notes, Youtube et le site internet !

Samedi 1er août 2020 : Le Concert Idéal (Vivaldi – Piazolla) / Mont Gargan

Lundi 3 août 2020 : Rosemary Standley / Zoo Parc du Reynou

Mercredi 5 août 2020 : Isabelle Georges / Chalucet

Vendredi 7 août 2020 : Simon Ghraichy piano, Louis Lacoste DJ, Rana Gorgani
danseuse derviche / Lac de Vassière

 

 

 

 

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1001-notes-festival-bandeau-pave-imu-from-1er-juin-20203FESTIVAL 1001 NOTES : 1er – 8 août 2020. Pour sa 15è édition, le premier festival estival en Limousin ouvre grandes les portes de la musique vivante et propose un cycle exceptionnel déconfiné, soit plusieurs concerts en plein air… retransmission sur la toile pour élargir la diffusion, animations multiples, ateliers, dégustations (foodtrucks, produits locaux…), le festivalier qui fait le déplacement in situ est particulièrement choyé : jusqu’à 7 concerts par jour.

2 scènes sont installées au Parc Mazeau à Saint-Priest Taurion, pouvant accueillir dans le respect strict des mesures sanitaires jusqu’à 250 personnes. D’autres programmes sont filmés en huit-clos dans les sites majestueux et méconnus du Limousin (Mont Gargan, Zoo Parc Reynou, Chalucet, lac de Vassière…

1001 NOTES offre ainsi une évasion autant musicale que patrimoniale. Comme à son habitude, 1001 NOTES 2020 est fidèle à sa ligne artistique : décloisonner les frontières du classique, mêler les genres, réinventer l’accès au concert, redéfinir le spectacle vivant comme une expérience riche et marquante. Cet été, les spectateurs pourront découvrir un espace bien-être (transats, méditation créatrice et pleine conscience, yoga, sophrologie…), un village dédié à la gastronomie locale… et aussi des ateliers initiation à la musique, vols en montgolfière…).

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Elections municipales PARIS 2020 : 2ème tour. Entretien avec Christophe Girard : quelle politique culturelle à Paris ?

girard-christophe-anne-hidalgo-elections-municipales-2020-28-juin-2020Elections municipales PARIS 2020 : 2ème tour. Entretien avec Christophe Girard, adjoint à la culture : quelle politique culturelle à Paris ? Que sera la politique culturelle à PARIS si Anne Hidalgo l’emporte à nouveau ? La culture et la vie musicale dans le monde d’après… Interview réalisée par Julien Vallet pour classiquenews (juin 2020). Parmi les thèmes abordés : le confinement, le soutien aux acteurs culturels confrontés à la pandémie ; comment maintenir la circulation des personnes, le lien social, les pratiques culturelles ? L’été 2020 à Paris (le “mois d’août de la culture”, une nouvelle offre…), l’après covid, la culture à Paris dans le futur…

QUELLE CULTURE POUR LE MONDE D’APRES ?…

COMMENT PARIS SE DECONFINE ET REINVENTE LA CULTURE DE L’APRES COVID ?

 

 
Photo (DR)  - Christophe Girard et Anne Hidalgo, la maire sortante / bref autour de la Nuit blanche à Paris. Durée : 50mn34

 

 

 

 

 

ECOUTER notre ENTRETIEN audio avec Christophe Girard :

Le 2è TOUR des élections Municipales à PARIS c’est dans 10 jours…

 

 

Anna Netrebko chante Aida dans les salles UGC

Compte rendu critique opéra. Salles UGC, le 2 juillet 2020. VERDI : Aida. Netrebko, Meli, Semenchuk, MUTI (Salzbourg 2017).

 

 

EGYPTE PROCHE ORIENTALE

 

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Pas de statues pharaoniques ni de références visuelles au Nouvel Empire ou à Ramsès : la vision d’Aïda par la plasticienne et photographe iranienne Shirin Neshat écarte toute facilité hollywoodienne ; elle évoque plutôt un âge antique certes mais viscéralement proche oriental où domine dans le jeu des étoffes aériennes (superbe bleu gris pour les éthiopiens) une critique d’un pouvoir tyrannique et guerrier contre un peuple réduit en esclavage… épurée mais forte et claire, la mise en scène sait dévoiler la masse fracassante comme l’intensité des scènes intimistes.

SOLISTES CONVAINCANTS
D’emblée, le niveau du plateau vocal assure à la production salzbourgeoise, sa grande efficacité voire son mordant théâtral : Francesco Meli incarne un Radamès ivre d’amour, vaillant et viril : il est tendu comme un sabre, prêt à renoncer à la gloire et à l’honneur pour suivre dans la mort sa belle Aïda. D’ailleurs celle ci triomphe irrésistiblement grâce au diamant d’Anna Netrebko, féminité léonine jusque dans ses aigus voluptueux : le personnage titre irradie d’une intensité noire, dès son premier air, se vouant à la mort ; indiscutablement une Isolde verdienne aux accents fauves et crépusculaires, une actrice aussi, touchante par sa sincérité, qui demeure mémorable. Aux côtés de ses Lady Macbeth, Giovanna d’Arco ou Leonora (Trouvère), Netrebko affirme la justesse de ses choix verdiens. Ekaterina Semenchuk réalise elle aussi un somptueux parcours, alto rugissante et fauve, aimante jusqu’à la haine ; son Amnéris est finalement détruite par son désir vain pour Radamès : fine actrice, la chanteuse affirme une maîtrise théâtrale en particulier dans son grand duo au II avec Aïda qu’elle torture et manipule psychologiquement ; la cantatrice cisèle son personnage dont le regard devient clé dans les deux dernières scènes (condamnation de Radamès, puis tombeau des amants éperdus). Riccardo Muti en fosse, autre lion inflexible tient les Wiener Philharmoniker en tension et précision. On détecte toujours son goût déclamatoire dans les ensembles, littéralement colossaux aux tempis volontiers ralentis ; voilà une démesure qui colle bien aux monolithes sur scène, ces boîtes minérales gigantesques qui forment décor ; accueille l’assemblée des prêtres (ouvertement critiqués par Verdi; maudits surtout par Amnéris), et aussi le cortège triomphal de Radamès dont les fameuses trompettes offrent un luxe sonore évident (6 trompettistes en 2 petits groupes de part et d’autres de la foule assemblée). L’autorité de Pharaon s’exprime par l’orchestre.

 

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Diffusée dans l’écrin des salles UGC, ce 2 juillet 2020, l’expérience même s’il s’agissait d’une « ancienne production » de l’été 2017 à Salzbourg, accrédite le bien fondé du cycle « Viva l’Opéra! », excellente initiative qui mène le genre lyrique au cinéma ; le spectateur plonge au cÅ“ur du drame grâce à l’intelligence des plans rapprochés : les caméras mieux que l’oeil humain, focusent sur un regard, un mouvement du corps, révélant autrement l’acuité d’une situation ; de sorte que l’approche du lyrique ici en ressort régénérée. C’est une formule qui d’ordinaire, hors covid, diffuse des directs ; elle sait séduire manifestement un public très fidélisé. Ne manquait que la coupe de champagne qui à l’entracte selon l’usage, ajoute à la magie d’une grande soirée… La prochaine saison promet de nouveaux spectacles forts, à découvrir sur le site de Viva l’Opéra / UGC – saison 2020 – 2021 : https://www.vivalopera.fr/saison/annees/2020-2021. Parmi les temps forts, déjà incontournables, la Tosca de Netrebko les 17 et 24 sept depuis La Scala (la diva l’a déjà chanté au Met), puis sa Leonora de La Force du destin les 10 et 17 déc 2020 depuis la Royal Opera House de Londres / Covent Garden. A suivre.

 

L’Opéra de Paris à l’heure du coronavirus : une institution ” à genoux “

OPERA-DE-PARIS-logo-noir-2014-Logo_OnP_Noir_et_BlancOPÉRA DE PARIS : une institution « à genoux ». Avec la crise, « l’Opéra de Paris est à genoux » selon son directeur actuel Stéphane Lissner qui prévoit un départ anticipé (à la fin 2020). De sorte que la situation étant telle que son successeur nommé en 2019 par le président Macron, Alexandre Neef (actuel directeur de la COC Canadian Opera Company) ne se voit pas arrivé sitôt : « une arrivée anticipée en difficilement envisageable » malgré les souhaits du ministre de la Culture, désireux de le voir programmer et concevoir de nouvelles orientations économiques, sociales, organisationnelles dès l’automne 2020. L’Opéra de Paris est actuellement fermé depuis le 17 mars dernier pour cause de crise sanitaire, et probablement jusqu’à décembre prochain. Mr Lissner a annoncé qu’il partirait dès le 31 décembre pour qu’il n’y ait qu’un seul patron à bord du vaisseau au 1er janvier 2021. La maison parisienne ne se relève pas de la grève dure menée contre la réforme des retraites ; puis la cessation de ses représentations pour cause de pandémie (covid19). Sa dette présente un encours de 40 millions d’euros. Souhaitons à la première Institution lyrique de France, au moment où le nouveau directeur prendra ses fonctions, de meilleures conditions et une situation favorable pour sa reprise effective.

Comme nombre de maisons lyriques en Europe, pendant la mise à l’arrêt de la maison parisienne, une offre numérique s’est développée comprenant des créations vidéos (3è Scène) et aussi la diffusion en durée limitée d’anciennes productions (ballets et opéras) : voir ici l’offre replay de l’Opéra national de Paris / notre dossier « l’opéra chez soi ». A suivre.

ARDECHE : La Ballade des Quatuors, jusqu’au 19 juillet 2020

quatuor-debussy-ardeche-ballade-des-cordes-annonce-concerts-classiquenewsARDECHE, Quatuor Debussy. Les Cordes en ballade propose la Ballade des cordes, jusqu’au 19 juillet 2020. Le Quatuor Debussy réinvente son itinérance estivale en Ardèche et propose un nouveau cycle de concerts ardéchois jusqu’au 19 juillet 2020. Plusieurs Quatuors à cordes, nouveaux talents du genre musique de chambre, nouvelles « brigades musicales » sont invités par les Debussy pour enseigner et transmettre leur passion, rencontrer les publics locaux. Cycle de petites représentations gratuites pour tous les habitants du territoire ardéchois. Ils ont pour nom Héméra, Varen, Rosalie, Kalik, Vigrid, Malincolia, et sont issus de l’Académie d’été du Quatuor Debussy…

 

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Les DEBUSSY SE RÉINVENTENT… En poursuivant coûte que coûte leur envie de partager leur passion du quatuor à cordes, les Debussy renouvellent leur offre en Ardèche, sous la forme d’un cycle musical incontournable. La formation poursuit ainsi un travail exemplaire mené auprès de tous les publics, innervant le territoire ardéchois d’une passion sensible, indispensable,… : la passion des cordes…  ENTRETIEN avec le Quatuor DEBUSSY à propos de La Ballade des Cordes.

 

 

 

Que vous inspire la situation sanitaire et les conditions de concerts que nous devons surmonter ? Est-ce un frein / une obligation de dépassement ?

La situation actuelle inédite nous force à nous réinventer en profondeur : non pas par contrainte, mais bien par devoir envers le public. Il est nécessaire de se dépasser en réadaptant notre façon de faire et de diffuser la musique, pour qu’elle soit présente partout, au plus vite, pour tous. C’est plus que jamais primordial, autant pour les artistes que pour le public. C’est une occasion d’imaginer de nouvelles formes de concert, de nouvelles façons d’écouter, de nouvelles manières d’appréhender la(les) culture(s) musicale(s).

 

 

 

Que retrouveront de familier les festivaliers cet été, en vous suivant pas à pas dans les lieux investis ?
En premier lieu, les festivaliers – qui seront surtout des habitants des communes visitées et/ou avoisinantes – retrouveront le cœur de notre projet, qui est celui de mettre en lumière l’art du quatuor à cordes. Bien sûr, ce sera aussi l’opportunité d’un véritable « retour aux sources » des débuts du festival : lorsqu’en 1999, et les premières années, nous étions très concentrés sur le quatuor à cordes. Enfin, les festivaliers retrouveront surtout l’esprit de transmission, porté depuis ses origines aux Cordes en ballade, en faisant le choix à la fois de créer un festival, jumelé à une académie de musique de chambre, qui forme les grands quatuors à cordes de demain.

 

 

 

Quel répertoire avez-vous souhaité privilégier à travers ce cycle “inédit” ?
cordes-en-ballade-quatuor-debussy-classiquenews-concerts-ete-2020-annone-critiqueCette balade inédite fera un focus tout particulier sur les « bases » du quatuor à cordes : Beethoven, Haydn, Mozart… Autant de compositeurs qui rythment les débuts des jeunes ensembles depuis toujours. Une mise en lumière toute particulière à Beethoven sera faite, à l’occasion de son 250e anniversaire. Surtout, il est important de noter que nous ne partirons pas d’un programme fixé dans le marbre, comme nous le faisions d’habitude pour le festival : le répertoire s’adaptera en lien avec le public rencontré (enfants, personnes âgées, personnes handicapées…), dans une volonté de faire découvrir, de présenter et d’expliquer la musique au plus grand nombre.

Propos recueillis en juillet 2020

 

 

 

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Le QUATUOR DEBUSSY en Ardèche : la Ballade des Quatuors, jusqu’au 19 juillet 2020. Toutes les infos, les lieux et les programmes des concerts sur le site www.cordesenballade.com

contact@cordesenballade.com | 04 72 07 84 53

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LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : l’édition 100% digitale !

lille-pianos-festival-2020-annonce-concerts-festival-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : 100% digital, les 12, 13 et 14 juin 2020 – Crise sanitaire oblige, le LILLE PIANO(S) FESTIVAL est en 2020, 100% DIGITAL. Le Festival propose tout un cycle de concerts gratuits en direct et en rediffusion sur la chaîne youtube et la page facebook de l’Orchestre National de Lille (ON LILLE). Au total sur 3 jours, 30 artistes invités dans plusieurs programmes entièrement numérique. Ce sont 19 concerts en direct ou en différé qui porteront la flamme d’un festival parmi les plus importants de la capitale lilloise. Les performances sont assurées depuis l’auditorium du Nouveau Siècle à Lille mais aussi Brooklyn, Philadelphie, Amsterdam et Bruxelles ! Les musiciens de l’Orchestre National de Lille participent évidement à l’événement. Alexandre Kantorow (lauréat du dernier Concours Tchaikovski de Moscou, 2019) ouvre le bal avec un concert dès le 12 juin depuis le Nouveau Siècle à Lille… En en clôture, le Concerto n°3 pour piano et orchestre de BEETHOVEN (250 ans oblige en 2020 !), avec l’excellent David Kadouch accompagné par l’Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre Bloch (version pour orchestre à cordes, car l’orchestre a tenu à respecter les mesures sanitaires) : Dim 14 juin 2020, 20h – 20h40.

La programmation complète et les programmes des concerts sur le site de l’Orchestre National de Lille / page dédiée au Festival LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020, un festival entièrement digital : https://www.onlille.com/saison_19-20/lille-pianos-festival/

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VIVRE EN DIRECT Le LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020
sur Youtube
https://www.youtube.com/watch?v=zTniJB0ZeCc&fbclid=IwAR0WJttJu82PhUC_J6Tu-PUgMeBfx3NUR6nCut-RSKqbclBMPLu0N8I6Hk0

cliquez ici pour suivre le LILLE PIANO(S) FESTIVAL : lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenews

 

 

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Les 12, 13 et 14 juin 2020, les artistes conviés par l’Orchestre National de Lille pour son LILLE PIANO(S) FESTIVAL s’invitent chez vous, pendant 3 jours. Tous les concerts se vivent en direct et en replay sur la chaîne YOUTUBE Orchestre National de Lille. Outre la diversité des programmes et des profils, le cycle événement, Lille Piano(s) festival 2020 est aussi un défi technologique comprenant plusieurs captations depuis Philadelphie, New York ou Amsterdam… de quoi, avant de pouvoir prendre l’avion, nous donner des ailes. Après le confinement et alors que les salles de concerts et d’opéras sont encore à l’arrêt, sans public, l’Orchestre National de Lille nous offre un somptueux cadeaux, riche en ivresse et vertiges prometteurs…

TEMPS FORTS
L’ouverture du Festival (ven 12 juin) est un temps fort avec un tremplin remarquable aux nouveaux temépraments ; celui de la trompettiste Lucienne Renaudin Vary à 20h (avec Félicien Brut, accordéon : récital trompette et accordéon) puis à 20h30 : récital de piano du 1er Prix du Concours international Tchaikovski, Alexandre Kantorow, qui joue Brahms (Ballades et Sonates n°3).
LILLE PIANO(S) Festival 2020 célèbre évidemment les 250 ans de la naissance de Beethoven : c’est un fil rouge qui traverse les 3 journées. Intégrale des Sonates piano et violoncelle (Jonas Vitaud et Victor Julien-Laferrière : sam 13 juin, 19h (Sonates 2, 4 et 5), puis dim 14 juin, 19h (Sonates 1 et 3) ; depuis Philadelphie, Jonathan Biss joue les Sonates pour piano Pathétique opus 13, n°27 opus 90, n°32 opus 111, samedi 13 juin 2020 à 21h30 (1h). En clôture, l’excellent David Kadouch aborde le Concerto pour piano et orchestre n°3 (concert de clôture), avec l’ONL et Alexandre Bloch.

 

JAZZ
Depuis Amsterdam (Studio 150 Bethlehemkerk), Xavi Torres Trio, ven 12 juin 2020 à 19h (durée : 40 mn) ; puis à 22h, même jour, récital trompette et piano : Erik Truffaz & Estreilla Besson. Depuis New York, le pianiste Dan Tepfer : natural machines, dim 14 juin à 21h.

 

JEUNE PUBLIC
Ciné concert pour les petits (dès 3 ans) : « Décrocher la lune » par Ollivier Leroy et Pierre-Yves Prothais, dim 14 juin à 11h. Piano Zolo (Romain Dubois) : concert pour toute la famille, dim 14 juin à 14h

 

 

Les « PLUS »

Le Festival a conçu en marge des concerts proprement dits, plusieurs « intermèdes », bulles musicales et bords de scènes avec la complicité d’Alexandre Bloch, François Bou et le compositeur Julien Joubert : ven 12 (18h30 et 22h50), sam 13 (18h et 22h25), dim 14 juin (16h30 et 20h45)… A ne pas manquer aussi : un concert Neebiic « avant-ringardiste » avec électro et expérimentations sonores, samedi 13 juin à 23h20 (durée : 1h20) et « Blow up », commande de l’Orchestre National de Lille au compositeur Âke Parmerud : 15 mn en immersion sonore (ven 12 à 23h05, et dim 14 juin à 18h puis 22h – Hervé Déjardin, metteur en ondes). Enfin ne manquez pas deux ateliers explicatifs « un piano, comment ça marche ? » (ven 12 juin, 10h) – « un orgue comment ça marche ? » (ven 12 juin, 10h30).

PLUS D’INFOS : onlille.com

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Le programme JOUR PAR JOUR

 

VENDREDI 12 JUIN 2020
Ouverture du Festival
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18h30 > 19h
Présentation du Lille Piano(s) Festival
Avec François Bou, Alexandre Bloch, Fabio Sinacori, Julien Joubert

19h > 19h40
Depuis Amsterdam (Studio 150 Bethlehemkerk),
Xavi Torres Trio (jazz)
20h > 20h30
Récital trompette / accordéon
Lucienne Renaudin Vary et Félicien Brut

20h30 > 21h30
Concert d’ouverture
Récital d’Alexandre Kantorow
(1er Prix du Concours international Tchaikovski)
Brahms : 4 ballades opus 10, Sonate n°3 opus 5 en fa mineur
En replay sur le site de France 3 Hauts de Seine

21h30 > 22h
Jean-François Zygel improvise sur Beethoven
250è anniversaire de Beethoven
(concert repris les sam 13, 20h puis dim 14 à 18h30).

22h
Récital trompette et piano : Erik Truffaz & Estreilla Besson (jazz)

22h50
Bord de scène avec les artistes

23h05
Blow up
expérience sonore immersive imaginée par le compositeur Âke Parmerud à partir des sept « la «  d’un piano… Commande de l’ONL LILLE Orchestre National de Lille

 

 

 

 

SAMEDI 13 JUIN 2020
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18h
Bulle musicale
avec Alexandre Bloch et Julien Joubert

18h35 > 19h
Bernard Foccroulle, orgue
De Bull à Florentz…

19h > 20h05
Intégrale des Sonates piano et violoncelle de Beethoven
Jonas Vitaud et Victor Julien-Laferrière (Sonates 2, 4 et 5),

20h > 20h30
Jean-François Zygel improvise sur Beethoven

20h30 > 21h20
Beethoven Night : hommage à Beethoven
Paul Lay, piano Рimpros sur les th̬mes de Beethoven

21h30 > 22h30
Depuis Philadelphie, Jonathan Biss joue Beethoven : Sonates pour piano Pathétique opus 13, n°27 opus 90, n°32 opus 111

22h25 : bulle musicale
avec Alexandre Bloch et Julien Joubert

22h35 > 23h20
Izvora quintet (Jazz)

23h20 > 23h40
Duo Neebiic Рconcert ̩lectro avant-ringardiste

 

 

 

 

 

DIMANCHE 14 JUIN 2020
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11h > 11h40
« Décrocher la lune » (Jeune public)
Ciné concert pour les petits (dès 3 ans)
par Ollivier Leroy et Pierre-Yves Prothais

14h > 14h30
concert pour toute la famille
Piano Zolo (Romain Dubois)

16h30 > 17h10
Bulle musicale avec Alexandre Bloch et Julien Joubert

17h10 > 18h
Récital Marie-Ange Nguci
Bach / Busoni, Beethoven, Ravel, Scriabine…

18h
Blow up, expérience sonore immersive

18h30 > 19h
Jean-François Zygel improvise sur Beethoven

19h
Intégrale des Sonates piano et violoncelle de Beethoven
Jonas Vitaud et Victor Julien-Laferrière (Sonates 1 et 3)

20h > 20h40
Concert de clôture : Beethoven
David Kadouch aborde le Concerto pour piano et orchestre n°3 l’ONL Orchestre National de Lille et Alexandre Bloch (direction musicale).

20h40 > 21h
Bord de scène avec les artistes : David Kadouch, Alexandre Bloch et Julien Joubert.

 

 

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COMPTES RENDUS

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lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL édition 2020, 100% digitale donc se savoure devant l’écran et en direct sur Youtube. Ainsi est célébré le retour des artistes : ils ont vaincu ce silence asphyxiant qui le tenait isolés ; ils ont rompu l’étouffoir qui les rendait muets pendant le confinement imposé à tous depuis la mi mars. Avant le retour du public dans les salles, tous les concerts 2020 sont retransmis en direct, filmés pour leur majorité dans le vaste auditorium du nouveau Siècle de Lille, lieu de la résidence de l’Orchestre National de Lille.

VENDREDI 12 JUIN 2020. A son démarrage, pour ses premiers concerts, le Festival Digital « ose » les mélanges inédits, entre les répertoires et les époques, les styles et les genres. D’abord à 19h, session de Jazz avec le Xavi Torres Trio (en direct depuis Amsterdam) : – encore un pied de nez à l’isolement ! emmenés par la verve des instrumentistes, on a enfin le sentiment de respirer par grandes bouffées musicales… Le sens de l’impro et une vraie entente chantante s’écoulent d’un musicien  à l’autre : suavité ronde du saxo, motricité rythmique de la batterie et piano presque enivré dont sa nature même rappelle la source, ce piano laboratoire d’un Beethoven inspiré par la lyre romantique. L’auditeur reconnaît la pulsion frénétique, généreuse du compositeur ; ses mélodies reconstruites dans un flux qui marque en ouverture du Festival, un goût san frontière, une curiosité multiple pour les métissages de couleurs et de timbres.
Lucienne-renaudin-very-accordeon-trompette-lille-pianos-festival-2020-critique-concert-classiquenewsMême tremplin inventif aux alliages originaux pour la jeune Lucienne Renaudin Vary et Félicien Brut (20h), s’accordant de concert dans un duo imprévu … trompette, accordéon. Pieds nus, d’une belle ivresse, la trompette s’immisce dans les volutes d’un accordéon lui aussi porté par un pur vent de liberté : un essor à deux voix d’une irrépressible chorégraphie… rossinienne (danza / tarentelle en ouverture) ; le clavier à bretelles joue des effets de soufflets. Félicien Brut prend le micro : il s’adresse aux internautes ; les deux artistes honorent par leur complicité rayonnante ce brin d’impertinente facilité qui fait la marque des grands instants de musique : jubilatoire entente qui aime aussi éclairer l’âme des thèmes populaires sublimés par l’écriture des compositeurs savants. Le populaire, le savant savaient se mêler, sans mesure, avec génie. Leur Bartok, grand collecteur de thème folkloriques (Danses populaires roumaines) respire, s’enivre lui aussi, exalte un désir généreux dans sa saine rusticité.
Portée par le clavier à bretelles, aux teintes ténues, adaptées, Lucienne RV a ce talent rare de faire oublier la technique pour exprimer l’essence d’une nostalgie viscérale et toujours d’une finesse musicale à l’élégance toute française. Et pour finir, rien n’égale la tendresse millimétrée de Bernstein : « Maria, Maria » (West Side Story), parfum suspendu d’un amour qui s’est imposé contre la loi de la haine et la barbarie des communautés rivales. L’accordéon danse avec la trompette, bel écho à cette MASS tonitruante, échevelée dans sa tendresse fraternelle que l’Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre Bloch ont su nous régaler en clôture de la saison 2018 – 2019. « My Favorite things », joué aussi par Coltrane, conclut ce formidable duo d’une musicalité toute de velours tissé à deux voix complices.

On l’attendait avec d’autant plus d’impatience que son récent Premier Prix au Concours Tchaikovski faisait promettre un son et un style … d’excellence. Le récital d’Alexandre Kantorow a exaucé nos souhaits (20h30). Programme tout Brahms ; d’abord les Ballades : gravité inquiète, secrète, intime, d’où s’écoulent des résonances presque insouciantes. Appel au rêve et à la nuit. Le pianiste tisse la matière d’une tendresse affleurante qui fait surgir une contine de l’enfance mais avec une rage qui vainc et organise tout sentiment de nostalgie. La clarté des deux mains éclaire la savante alchimie des harmonies, tandis que le jeu se montre à l’écoute de tous les chants intérieurs qui murmurent à l’oreille du compositeur dont le goût de la nostalgie mystérieuse, presque Debussyste, se révèle alors, dans ce chant d’une pudeur infinie. Alexandre Kantorow passe d’un climat à l’autre, en syncopes trépidantes, en nuances lovées dans le mystère ; sa palette explore toutes les teintes et demi teintes du sentiment brahmsien avec une finesse sans démonstration, un naturel qui équilibre jaillissements et replis pudiques, fureur à peine contrôlée. Cette maîtrise des contrastes qui laisse toujours claire et limpide la matière de la confession, gagne une éloquence vive, celle d’une digitalité inscrite dans l’ombre et le goût de l’évanescence, la résonance. Une vaste béatitude qui enveloppe la dernière Ballade.

kantorox-alexandre-piano-lille-pianos-festival-critique-BRAHMS-classiquenewsPuis c’est brillante et affirmée, l’ouverture de la Sonate n°3 (1853) que le pianiste enchaîne immédiatement à la fin de la dernière Ballade. Alexandre Kantorow en exprime le symphonisme fougueux  qui impressionna tant Schumann, à Dusseldorf (nov 1853) heureux de reconnaître en Johannes son héritier le plus captivant ; Brahms n’ayant que 20 ans lorsqu’il la composa. De vaste proportions, à la mesure de ce cœur immense toujours insatisfait, la Sonate de Brahms dure 40 mn, un record dans le genre, comprenant 5 mouvements (Allegro maestoso, Andante, Scherzo, Intermezzo, Finale-Allegro moderato ma rubato). Dès l’allegro initial et son arche frénétique, à la fois, grave et sombre, d’un tragique mystérieux, le pianiste sait inscrire la vaste entrée comme une interrogation viscérale, avec ses lueurs et ses échos lointains, d’une infinie rêverie. La souplesse et la tendresse du jeu, à la fois claires et sobres, articulent la suavité d’un Brahms amoureux dont la vie sentimentale demeure mystérieuse, certes ancrée dans la proximité de Clara Schumann. L’interprète détecte tous les chants parallèles, les échos, les scintillements d’une partition au flux versatile, d’une richesse émotionnelle immense. En funambule enivré, Alexandre Kantorow saisit par la profondeur et la gravité d’un jeu qui sait être toujours clairement structuré. L’Andante déroule son chant aux trilles mozartiens d’une infinie tendresse. Le Scherzo plus rapeux, s’électrise tandis que l’intermezzo est traversé d’éclairs et de spasmes d’une intranquillité fiévreuse. Tout le cycle est porté par la grande maturité et une élégance sonore rare. La technique elle permet d’échafauder une architecture fine, puissante, riche de mille nuances inquiètes. Superbe pianisme. RV est pris demain samedi 14 juin 2020 dès 18h… Rédaction : Lucas Irom / classiquenews 2020.

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vitaud-julien-laferriere-concert-beethoven-critique-classiquenewsSAMEDI 13 JUIN 2020. Nouvelle belle complicité (qui fait suite aux programmes de vendredi soir), entre le pianiste Jonas Vitaud et le violoncelle Victor Julien-Laferrière ; leur intégrale des Sonates violoncelle et piano de Beethoven, premier volet du cycle aujourd’hui (la suite demain dimanche à 19h) déploie un appétit partagé. Les deux instrumentistes affirment la fougue et la vitalité qui porte le style de Beethoven dont les élans viriles s’accompagnent toujours d’une résonance plus tendre et amoureuse. On regrette parfois une affirmation trop appuyée, car la malice et l’élégance haydnienne, dans l’esprit typiquement viennois doivent aussi peser et compenser la volonté et l’autodétermination ; mais le souffle, la verve en diable emporte l’adhésion (Sonates enchainées 2, 4 et 5). La dernière Sonate sonne plus âpre et moins « séduisante », un bain bouillonnant d’idées et de remise à neuf du développement formel. Habité par l’idée musicale, la nécessité et l’urgence traversent cette partition, écartant toute les dilutions et tentations juvéniles du début.

 

zygel-jean-francois-piano-improvisation-beethoven-lille-pianos-festival-critique-classiquenewsPuis à 20h, place au « Maître de l’impro », Jean-François Zygel. Le pianiste montre combien la grille transmise par Beethoven, est proche du jazz. A propos du romantisme, le pianiste improvisateur éclaire ce en quoi Ludwig peut être à la fois le dernier des classiques et le premier des Romantiques ; la vitalité nerveuse de Beethoven qui a recueilli des mains de Haydn l’âme de Mozart, est-il réellement cet impétueux résolument romantique dont le rapport au monde est viscéralement dissonant ? ; ses marches funèbres si nombreuses indiquent un créateur habité par l’idée de la mort. Marche funèbre de la 3è, de la 7è symphonie, premier mouvement de la Sonate dite « au Clair de Lune »… disent cette obsession permanente. Aussitôt l’improvisateur rétablit le lugubre beethovénien, cette conscience de la Faucheuse qui donne à son œuvre entière, son rayonnement et sa profondeur singulière. Sa mélancolie solitaire. Oui, Beethoven est-il vraiment romantique ? Zygel subtil enchaîne et pose la question : car son style désigne la souffrance et le funèbre plutôt qu’il ne les exprime : c’est un héroïque théâtral, un tragique au diapason des événements guerriers et de l’épopée napoléonienne qui ont foudroyé son époque. La question est posée : Ludwig est le héros de sa propre vie, surtout dans ses concertos pour piano, confronté à la masse orchestrale ; il trépigne, intranquille et insatisfait : Jean-François Zygel nous immerge derechef dans un matériau sonore de son cru où la syncope et les fanfares et les sonneries lointaines des trompettes, les marches guerrières évoquent l’esprit d’une époque à feu et à sang, celle de Beethoven. Voilà qui fait sonner Ludwig comme Prokofiev et Chostakovitch. La quête d’un Beethoven expérimentateur et finalement inventeur se précise de la même façon : Ludwig n’a-t-il pas inventé le genre du Scherzo, moment de divertissement hérité des quatuors classiques, comportant sa danse soit le menuet, que Ludwig magnifie en l’énergisant jusqu’à la transe rythmique. La séquence jusque là marqué par le jeu, devient une fulmination d’énergie. De l’explication à l’exemple, Zygel joue une danse enjouée, frénétique, d’une mécanique hallucinée… un Scherzo dans l’esprit de Beethoven, à sa manière. Lumineuse éloquence.

Décidément, Zygel l’improvisateur et le pédagogue sait nous envoûter comme un magicien pianiste. Ses réflexions sur la musique et l’écriture de Beethoven demeurent captivantes. Le débat est ouvert. Et la session au piano est une excellente manière de célébrer les 250 ans de la naissance du plus grands des… Romantiques.

PAUL-LAY-jazz-beethoven-concert-lille-pianos-festival-2020-critique-classiquenews20h30, Paul Lay autre improvisateur, rend son propre hommage à Ludwig mais dans une langue et un vocabulaire jazz. Swing somptueux et d’une volubilité enchantée, d’après Beethoven, grâce à un toucher contrôlé, Paul Lay installe une véritable ambiance jazzy qui soigne le son, l’élégance rythmique : sous ses doigts, l’impétuosité beethovénienne danse, s’enivre y compris en un Finale aérien, qui danse avec les étoiles, l’Ode à la joie, traité en éclairs, scintillements, crépitements. Un festival énergisant.

 

 

 

A 21h30, depuis Philadelphie, Jonathan Biss joue les Sonates de Beethoven : Pathétique opus 13 ; n°27 opus 90 ; n°32 opus 111. La Pathétique est emportée par une ivresse ardente, énergique qui ne sacrifie en rien la clarté du geste, parfois fougueux à l’extrême.

BISS-jonathan-piano-beethoven-sonates-concert-critique-classiquenewsDans le cas de l’opus 90, tout est exprimé avec une intensité tranchante mais un contrôle technique permanent qui insuffle au développement, une rage intérieure, impérieuse et… définitive ; l’héroïsme tragique de Beethoven s’y déverse en un torrent au souffle long, halluciné. L’empreinte du fatum s’épaissit, irrépressible. Le pianiste s’est enregistré chez lui aux USA, et la prise de son n’a pas cette clarté ni cette précision des concerts diffusés depuis Lille. Nonobstant, l’implication de l’interprète est totale : les coups de fatum se font martèlement, faisant jaillir un flot incessant de pointes sarcastiques, au bord de la folie, auxquelles le héros pianiste oppose une ivresse dansante, la volonté déterminée d’en découdre puis d’asséner et de réaliser son appel à la sérénité. Biss aborde enfin l’opus 111 tel une matière éruptive. Ultime laboratoire pianistique d’un Beethoven habité par le sens de la forme, qui s’interroge sur le sens même de l’écriture, l’opus 111 semble placer Beethoven dans les rets d’une fatalité inéluctable. L’homme face à son destin: le lion solitaire y exprime comme une confession personnelle sa propre tragédie intime (thème du destin mordant et glaçant) auquel le pianiste sait opposer une danse intérieure qui porte la trace d’une infaillible espérance. Le contraste de deux directions s’avère toujours comme ici, bouleversant. C’est un champ de bataille mené avec une clairvoyance inédite, l’expression d’une lutte arrachée à la vie elle-même, en dépit dans son cas propre, de son handicap, le plus lourd payé par un compositeur et un musicien : … la surdité. Dernière Sonate, la n°32 est bien le bilan de toute une recherche qui recueille aussi les blessures d’une vie d’épreuves. Biss enflamme son clavier en tensions radicales et contrastes exacerbés. Y compris dans la seconde partie, ample et long adieu à la forme que le pianiste compositeur a chéri entre toutes. L’adieu s’étire, dilate la forme et suspend le temps en une forme interrogative, à la fois renoncement et aussi suprême insatisfaction. L’amertume le dispute à une étonnante poésie du désespoir. Le pianiste américain questionne l’expression de la lutte. Puis, conduit jusqu’à la résolution de la seconde partie, le flux libératoire, temps de fraternisation sans écarter dans l’ombre, les doutes amers, et l’ivresse de temps intimes désormais inaccessibles. Malgré la faible qualité sonore de la captation, l’engagement du pianiste suscite l’adhésion. Rédaction : Elvire James.

 

 

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LILLE PIANO(S) DIGITIAL 2020
Dimanche 14 juin 2020

17h10
NGUCI-marie-ange-piano-jeune-talent-critique-piano-classiquenewsRécital de MARIE-ANGE NGUCI AUTOUR DE LA FANTAISIE DE BEETHOVEN – Å’uvres de Bach/Busoni – Beethoven – Froberger – Ravel – Scriabine. Fulgurant, mordant et d’une étonnante intelligence des contrastes, le jeu de Marie-Ange Nguci écoute la matière, fait surgir des élans murmurés d’une poétique étrange, liquide, suspendue, auxquels répondent des déflagrations tranchantes ; mais il y aussi un impressionnisme sonore qui s’écoule, et des rythmes qui s’entrecroisent et se chevauchent dans un festival émotionnel permanent, contrôlé, scintillant : son Scriabine (Sonate n°5 opus 53) éclaire la fabrique des résonances et des couleurs du compositeur magicien. Jamais diluée, ni démonstrative comme beaucoup, jamais dure mais évocatrice, la pianiste ouvre large la fenêtre des horizons de l’inouï. Son Scriabine cisèle la fureur des cosmos rugissants comme le plus petit atome sonore.
C’est la même écoute intérieure et un son souverain dans Une barque sur l’océan de Ravel : aucun doute, la pianiste maîtrise le sens pictural de la matière pianistique ; elle colore par touches, par effets entrelacés, sculpte chaque inflexion avec un souci du son, admirable. Le toucher est de velours, véritable appel au rêve, à l’imaginaire, au dépassement… une perfection sensuelle qui n’omet en rien les aspérités et la solidité de l’architecture. Le temps et l’espace fusionnent sous les doigts de cette nouvelle enchanteresse du clavier. L’intelligence des enchaînements souligne combien il y a parenté et continuité de Scriabine à Ravel, deux alchimistes de la matière sonore.

NGUCI-marie-ange-piano-concert-critique-lille-pianos-digital-classiquenews-juin-2020Majeures aussi à l’écoute de ce récital événement : l’intensité du jeu, la clarté de l’architecture, l’écoute intérieure révélant les intentions souterraines en particulier dans la Fantaisie d’un Beethoven qui expérimente, écoute, murmure, va toujours au delà de la sonorité énoncée, à la recherche des vibrations harmoniques, sublimant le cadre formel. Tout est prodigieusement développé dans le sens d’une exploration cohérente ; la digitalité de l’excellente jeune pianiste albanaise Marie-Ange Nguci éblouit par la douceur articulée de son approche, éclairant déjà chez Beethoven, une effusion prolixe… déjà schumanienne ; tout s’organise peu à peu, du magma sonore qui bouillonne, vers un climat de tendresse ténu, éperdu, et toujours amoureusement énoncé. Le style héroïque de Beethoven se lit directement dans une écriture qui proclame, ivre de sa propre joie. D’une douceur déterminée qui enchante, berce et captive grâce à un toucher rare, idéal.

Son Bach / Busoni est d’une intériorité lovée dans les plis et replis d’une pudeur ornementée mais en rien maniériste, tant le jeu reste sobre, dépouillé, essentiel, direct, et d’une suggestivité de velours; l’éloquence et la pensée musicale de l’interprète lui permettent des passages inouïs entre l’infini ténu, murmuré et la solennité d’une architecture colossale. La vision et le parcours tracés relèvent d’une poétesse du clavier tant sa maîtrise technique et la maturité esthétique, le goût du beau son, l’évidence de la construction, la sobriété surtout d’un jeu réservé mais incandescent… sont fusionnées, admirables. Révélation totale. Une déjà grande musicienne dont la sincérité et la pudeur électrisent. Certes des signes d’une fébrilité juvénile qui montrent encore le chemin à parcourir, mais le potentiel est immense. Merci à LILLE PIANO(S) FESTIVAL de nous offrir ce tremplin exaltant. Après tout la vocation d’un festival de piano n’est-elle pas de nous surprendre en nous faisant vivre le grand frisson. Ce récital en direct nous en a réservé l’expérience mémorable. A suivre.

Programme
SCRIABINE : Sonate n°5 op. 53
RAVEL : Une barque sur l’océan
FROBERGER : Tombeau
BEETHOVEN : Fantaisie op.77
J.-S. BACH / BUSONI : Chaconne

VOIR, REVOIR, les concerts LILLE PIANO(S) DIGITAL 2020 ici :
sur la chaine Youtube de l’ON LILLE – Orchestre National de Lille

Le concert de Marie-Ange NGUCI :
https://www.youtube.com/watch?v=TpgPGamR-fM

Player vidéo : la journée de dimanche 14 juin 2020, dans sa totalité :

 

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18h. Parmi les « intermèdes » réjouissant, citons « BLOW UP », proposition à savourer les yeux fermés, formidable expérience auditive stéréophonique à écouter avec un casque pour en mesurer la plasticité spatialisée, d’une oreille à l’autre. Composition : Åke Parmerud / Réalisation et mise en ondes : Hervé Déjardin

Les afficionados et les néophytes avaient le bonheur de retrouver les leçons non moins réjouissantes du professeur improvisateur Jean-François Zygel (18h30) / « JEAN-FRANÇOIS ZYGEL IMPROVISE SUR BEETHOVEN #3 », 3è et dernière session d’un cycle dont s’agissant de la séquence d’hier, – samedi 14 juin-, nous avons dit tout le bien, ou comment croiser écoute, érudition, divertissement.

De même, le dernier volet de l’INTÉGRALE DES SONATES POUR VIOLONCELLE ET PIANO DE BEETHOVEN #2 (19h) permet de mesurer l’entente des deux instrumentistes invités pour se faire : Victor Julien-Laferrière et Jonas Vitaud, dont l’écoute croisée a gagné davantage de précision et de naturel dans les deux Sonates (n°1 et n°3) ; c’est le chant d’une vitalité heureuse, où dans le jeu alterné, dialogué des deux musiciens, s’écoulent et se renforcent l’éloquence frénétique, une ardeur toute classique, des échos lyrique et tendres… soit un Beethoven ardent, brillant et profond à la fois.

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DAVID-KADOUCH-BEETHOVEN-LILLE-PIANOS-DIGITAL-2020-alexandre-Bloch-orchestre-national-de-Lille-critique-classiquenews20h, CONCERT DE CLÔTURE. L’attente se concentre surtout sur le dernier programme, concert de clôture d’un Festival aussi inédit que réussi : à 20h, le 3è Concerto pour piano et orchestre de Beethoven. Ces deux là devaient se rencontrer tôt ou tard et fusionner littéralement. Entre le chef Alexandre Bloch et David Kadouch, pianiste dont classiquenews suit le parcours depuis longtemps, une complicité évidente se tisse ; un bonheur du jeu partagé s’offre immédiatement à l’image. Et les musiciens du National de Lille (que les cordes) ne se font guère prier.
Immédiatement se distingue l’éloquence tendre, d’une élégance souveraine du premier mouvement dont le soliste exprime entre expressivité, tension, fluidité, la volubilité …mozartienne. Cette vision très articulée cisèle l’introspection de ce massif que beaucoup aborde plus sec et tendu, plus épais et minéral. Le choix du caractère, celui d’une introspection « fiévreuse » selon les propres mots du soliste, était juste.
L’Adagio est le chant d’une paix hors temps, énoncé avec une simplicité économe, un naturel sans effet aucun, et aussi une gravité feutrée qui ébranle toute triomphalisme : l’accord cordes et piano est ici le plus sûr, amoureusement, tendrement réalisé. David Kadouch en exprime les vertiges d’une errance (la pédale) profonde et qui se rattache enfin de séquence à la réalité de l’espoir. Le pianiste déploie une palette de couleurs, riches et sensibles, dans le sillon de ce qu’il a appris en écoutant Daniel Barenboim.
La version pour cordes par quelques instrumentistes du National de Lille, à bonne distance les uns des autres, distanciation sanitaire oblige, revêt un symbole fort : le retour à la parole des instruments qui s’étaient tu jusque là, hors des salles de concert. Moment suspendu qui nous rappelle le pouvoir poétique essentiel de la divine musique. Le chef trouve des respirations amples et graves, justes et sincères. Laissant au piano, la vitalité et l’éloquence du cœur. Le caractère est bien celui d’une confession d’un Beethoven amoureux, inspiré par une submersion de sentiments d’une intensité saisissante ; le style du pianiste orchestre de mains de maître cette immersion pleine de grâce, puis enchaîne l’énergique Allegro final avec une douceur impériale, une vitalité chorégraphique, bondissante et même swinguée que les cordes du National de Lille colorent d’une nervosité ronde… toute viennoise. L’héroisme beethovénien a ici l’élégance presque facétieuse de Haydn et la sincérité de Wolfgang. L’architecture de la partition en sort lumineuse, de la conscience du destin (do mineur) au début ; au sentiment de la perte (Adagio), jusqu’à la résistance portée dans le finale, son espérance qui porte au triomphe. C’est dire la réussite de ce dernier concert qui referme l’édition 100% digitale du LILLE PIANO(S) FESTIVAL en apothéose. Sublime conclusion à une édition inédite technologiquement, indiscutable artistiquement.
Sans embrassades mais s’applaudissant entre eux, la joie entre les musiciens est palpable. Pour les deux musiciens Alexandre Bloch et David Kadouch, il s’agit de leur premier concert en grande formation (depuis le début du confinement). Formidable moment de partage et d’élégance, de sincérité, de bonheur. Mémorable. Rédaction : Camille de Joyeuse pour classiquenews.com.

BEETHOVEN, CONCERTO POUR PIANO N°3
Concerto pour piano n°3 (version pour orchestre à cordes, arrangement Vinzent Lachner d’après la version à deux pianos de Franz Liszt)
Piano : David Kadouch
Orchestre National de Lille
Direction : Alexandre Bloch

REVOIR le concerto n°3 pour piano et orchestre de Beethoven
par David Kadouch et Alexandre Bloch, Orchestre National de Lille :
https://www.youtube.com/watch?v=hQX7NdLPQR4

 

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REVOIR TOUS LES CONCERTS DU LILLE PIANO(S) DIGITAL 2020
sur la chaîne youtube de l’ON LILLE Orchestre National de Lille
https://www.youtube.com/channel/UCDXlku0a3rJm7SV9WuQtAdw

 

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LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : l’édition digitale pionnière sur YOUTUBE

lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenewsLILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020 : l’événement tout digital du mois de juin 2020 (12, 13, 14 juin 2020). L’Orchestre National de Lille offre en accès direct sur youtube tous les concerts de l’édition 2020 ; une édition placée sous le signe du talent et de Beethoven. Suivez ici en direct, les concerts du LILLE PIANO(S) FESTIVAL : Alexandre Kantorox, Marie-Ange Nguci, David Kadouch, … l’improvisateur et pédagogue Jean-François Zygel qui nous parle de Ludwig Beethoven, dont le Festival joue, 250 ème anniversaire de la naissance oblige en 2020, l’intégrale des Sonates pour violoncelle et piano(Jonas Vitaud, Victor Julien-Laferrière), le 3è Concerto pour piano et orchestre, avec l’Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre BLOCH (version inédite pour orchestre de cordes)… DIRECT événement sur YOUTUBE ici / chaine Youtube de l’ON LILLE Orchestre National de Lille

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RETROUVEZ ICI
TOUS LES CONCERTS
DU LILLE PIANO(S) FESTIVAL 2020
sur la chaîne youtube de l’ON LILLE
Orchestre National de Lille

 

lille-pianos-festival-digital-en-direct-sur-youtube-classiquenews

Et tous les replays de l’Orchestre National de Lille : Fête de la musique (21 juin 2020), programmes pour les petits et les familles, Que se passe-t-il dans la tête du chef d’orchestre ?, les feuilletons pédagogiques, la tournée de l’ONL en Angleterre…

 

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OPÉRA : mort de Mady Mesplé, ce dimanche 30 mai 2020 à 89 ans

mesple-mady-lakme-zerbinette-lucia-gilda-mort-mady-mesple-classiquenewsOPÉRA : mort de Mady Mesplé, ce dimanche 30 mai 2020 à 89 ans. Après le baryton Gabriel Bacquier (13 mai 2020), c’est une autre étoile du beau chant français qui s’éteint à jamais : Madeleine Mesplé, dite Mady Mesplé, née toulousaine le 7 mars 1931; sa voix demeure elle éternelle au plus haut du firmament. Passionnée par le théâtre de Wagner et de Richard Strauss, Mady Mesplé dût faire avec sa voix sublime, de soprano coloratoure : elle incarna donc plutôt les héroïnes à vocalises de l’opéra romantique français soit Olympia (1975), Lakmé (chantée dès 1953) et aussi du côté des italiens romantiques, Gilda, Lucia (Edimbourg, 1962), Rosina. Agile sur trois octaves, du sol grave au contre-sol, la diva pouvait en studio (mais jamais sur les planches) atteindre le contre-la bémol, voire le contre-si bémol ». La carrière débute quand elle remplace Joan Sutherland dans Lucia à Edimbourg en 1962 : une nouvelle étoile est ainsi dévoilée.
Straussienne de cœur et d’âme, elle voit son rêve se réaliser grâce à Zerbinette, l’égale d’Ariane mais plus délurée et légère, qu’elle chante à Aix en 1966. Là encore un triomphe qui relève de la sidération pour les spectateurs. L’interprète sait encore élargir son répertoire en se dédiant aux œuvres de son temps, révélant une authentique sensibilité pour la création : Elégie pour de jeunes amants de Henze (1965) inaugure tout un travail avec les compositeurs contemporains tels Charles Chaynes, Paul Méfano… La plus grande coloratoure française du XXè chante aussi l’opérette, genre alors mineur et minimisé qu’elle rehausse de son lustre singulier. Révélant son combat contre la maladie de Parkinson (active dès 1996), la diva avouait un repli sur elle-même inéluctable, imposé par la maladie et la fin de sa carrière (adieux à la scène en 2001, à 70 ans).

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VIDEO : Mady Mesplé chante Zerbinette (1966)
intensité diamantine d’un timbre vibré, contrôlé aux aigus sidérants

Rossignol français, Mady Mesplé chante l’air des clochettes (Lakmé de Delibes, 1966) – Incroyable coloratoure au français impeccable d’un bout à l’autre intelligible :

 

FESTIVAL 1001 (LIMOUSIN), 1er – 8 août 2020, édition ” déconfinée “

1001-NOTES-festival-concerts-annonce-critique-sur-classiquenewsFESTIVAL 1001 (LIMOUSIN), 1er – 8 août 2020. La musique classique se réinvente en Limousin, toujours plus proche, davantage accessible, pour tous les spectateurs. Covid oblige, le festival estival 1001 NOTES a complètement modifié son déroulement et son offre pour cet été. Annoncé la première semaine d’août, le premier festival dans le Limousin entend défendre sa riche singularité; il s’annonce repensé, plus ouvert, dans le cadre d’une édition « déconfinée », du 1er au 8 août 2020. Pour ses 15 ans, 1001 NOTES ne pouvait mieux souligner combien la musique est libératrice, apaisante, idéale pour retrouver confiance, cultiver le goût d’être ensemble, de partager, de ressentir avec les autres. Les concerts sont en plein air, réalisés depuis 2 scènes installées dans le parc Saint-Priest Taurion. Jusqu’à 7 concerts s’enchaînent ainsi par jour, offrant au public convié dans un confort sanitaire optimal, une évasion complète qui comprend aussi un village découvertes, un centre de bien-être, et de nombreuses autres activités in situ. De quoi réussir et vivre à fond son déplacement dans le Limousin.

 

 

 

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1001 NOTES dans le LIMOUSIN
Une édition « déconfinée » exceptionnelle pour ses 15 ans
1er – 8 août 2020

 

 

Le cycle exceptionnel de concerts comprend aussi plusieurs programmes enregistrés en huit-clos, dans des lieux désormais emblématiques et parfois méconnus du Limousin, en majorité enregistrés la veille de leur diffusion, puis diffusés sur le site 1001 NOTES, les réseaux sociaux et sa page YOUTUBE.
1001-notes-festival-bandeau-pave-imu-from-1er-juin-20203Le Festival 1001 NOTES annonce d’ores et déjà plusieurs événements incontournables, en forme déconfinée (de quoi reprendre le chemin de la culture vivante, de donner des couleurs à notre été… que l’on pensait sérieusement contraint) : Alexandre Tharaud, Le Concert idéal, Isabelle Georges, Nicolas Horvath, Gaspard Dehaene, Artuan de Lierrée, le collectif uNopia, Ingmar Lazar, Simon Ghraichy, les comédiens François Michonneau et Philippe Girard… soit de nouvelles sensibilités et des artistes que les festivaliers de 1001 NOTES connaissent déjà. L’occasion de rêver et de s’évader avec Chopin, la Mélodie du Bonheur, d’explorer les mondes de Rabelais (concert lecture), de succomber à la magie du mouvement et du rythme avec une danseuse dervich et un DJ !
Les concerts « déconfinés » du Festival 1010 NOTES 2020 permettent aussi d’explorer les sites exceptionnels de la région : grands espaces naturels, hauts-lieux culturels et patrimoniaux du Limousin (Vassivière, Chalucet, le Zoo Parc du Reynou, des châteaux, des collines, des prairies et les sites emblématiques de la deuxième plus grande ville de la Nouvelle Aquitaine : Limoges…)

1001 NOTES se réinvente à l’été 2020 ; c’est un lanceur d’idées, affichant une réactivité positive, comme l’initiative des concerts live, pendant le confinement de mars et avril derniers l’avait démontré (cycle de concerts diffusés en direct sur la toile, intitulé « AUX NOTES CITOYENS »). Cet été 1001 NOTES réalisera des pistes pour que le spectacle vivant reprenne la parole en impliquant ses publics. Comment préserver les concerts publiques ? Comment jouer et chanter à plusieurs ? Voilà aussi les enjeux de cette édition estivale 2020, un cru qui pour les 15 ans de l’événement, s’affiche hors normes. Incontournable. Lire ci après la programmation complète, comprenant présentation des concerts en plein air sur les 2 scènes et les concerts en huit-clos, pour diffusion sur la toile.

 

 

 

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Informations, programmation précise à venir, modalités de réservation sur le site du
Festival 1001 NOTES :

https://festival1001notes.com

 

 

1001 NOTES festival aout 2020 annonce presentation critique classiquenews

 

 

 

 

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BILLETTERIE

Plein Tarif de 20 à 30€
Tarif de groupe (à partir de 4 personnes) de 15 à 25€
Etudiants, chômeurs : de 15 à 25€
- 12 ans : de 10 à 15€

Durée des concerts : 50 mn
Concerts assis en plein air / placement libre.

Pass 1 journée : 70€ / Pass Festival : 450€

Infos & réservations :
www.festival1001notes.com 07 68 86 99 69
Sur place,
ouverture de la billetterie 1h avant le concert
(espèces, chèques, CB)

VENIR AU FESTIVAL :
Parc du Mazeau, Saint Priest Taurion
  -  23 Route du Mazeau, 87480 Saint-Priest-Taurion

En cas de mauvais temps, repli au Festiv’Halle (halle ouverte)
Configuration covid : 186 places

 

 

 

PLUS D’INFOS :
https://festival1001notes.com/programmation-festival

Billetterie ouverte :
Achetez un concert, ou optez pour les pass et les offres groupées ici (pour 1 journées, pour les 8 journées de concerts et d’événements divers…)
https://www.weezevent.com/festival-1001-notes-2020-edition-deconfine

infos pratiques :

Festival 1001 Notes 2020 Р̩dition d̩confin̩e
01/08/2020 – 10:00 au 08/08/2020 – 23:00
Parc du Mazeau
23 Route du Mazeau
87480 Saint-Priest-Taurion
FRANCE
http://www.festival1001notes.com

 

 

 

 

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Programme des 8 journées

 

 

SAMEDI 1er AOÛT 2020

11h00 РGaspard Dehaene, piano / Sc̬ne 1
12h00 РRosemary Standley et Contraste / Sc̬ne 2
14h30 РAlexandre Tharaud, piano / Sc̬ne 1
16h00 – Lucienne Renaudin – Vary, trompette & Félicien Brut, accordéon / Scène 2
17h30 РAlexandre Kantorow, piano & Aur̩lien Pascal, violoncelle / Sc̬ne 1
19h00 РRosemary Standley et Contraste / Sc̬ne 2
21h РAlexandre Tharaud, piano / Sc̬ne 1

 

 

DIMANCHE 2 AOÛT 2020

11h РGaspard Dehaene piano / Sc̬ne 1
12h00 РThibaut Reznicek, violoncelle / Sc̬ne 2
14h30 РAlexandre Tharaud, piano / Sc̬ne 1
16h00 РRosemary Standley et Contraste / Sc̬ne 2
17h30 – Lucienne Renaudin – Vary, trompette & Marie-Ange Nguci, piano / Scène 1
19h00 РLe Concert Id̩al (4 saisons) / Sc̬ne 2
21h00 РAlexandre Tharaud, piano / Sc̬ne 1

 

 

LUNDI 3 AOÛT 2020

11h00 РIngmar Lazar, piano / Sc̬ne 1
12h00 – Rosemary Standley et Contraste / Scène 2
14h30- Sylvain Griotto / Scène 1
16h00 РHostel Dieu, hip pop / Sc̬ne 2
17h30 РGuilhem Fabre, piano / Fran̤ois Michonneau, Philippe Girard r̩citants Sc̬ne 1
19h00 – Lucienne Renaudin – Vary, trompette & Laurent Coulondre, piano / Scène 2
21h00 РJean Rondeau, clavecin / Sc̬ne 1

 

 

MARDI 4 AOÛT 2020

11h00 РThibaut Reznicek, violoncelle & Ingmar Lazar, piano / Sc̬ne 2
14h30 РHostel Dieu, hip pop / Sc̬ne 1
16h00 РSylvain Griotto, piano / Sc̬ne 2
17h30 РHostel Dieu, slam / Sc̬ne 1
19h00 РIsabelle Georges, chant / Sc̬ne 2
21h30 РRosemary Standley et Dom la Nena / Sc̬ne 2

 
 

 

MERCREDI 5 AOÛT 2020

11h00 – Laure Favre Kahn, piano / Scène 1
12h00 РArtuan de Lierr̩e / Sc̬ne 2
14h30 – The Curious Bards / Scène 1
16h00 РIsabelle Georges / Sc̬ne 2
17h30 РMarie-Agn̬s Gillot, danse & Mikhail Rudy, piano / Sc̬ne 1

19h00 РRosemary Standley et Dom la Nena / Sc̬ne 2

21h00 РMarie-Agn̬s Gillot, danse & Mikhail Rudy, piano / Sc̬ne 1

 

 

JEUDI 6 AOÛT 2020

11h00 РNatacha Kudristkaya & Victorien Vanoosten / Sc̬ne 1

12h00 РThe Curious Bards / Sc̬ne 2
14h30 РNicolas Horvath, piano / Sc̬ne 1
16h00 РAlexander Paley, piano / Sc̬ne 2
17h30 РMarie-Agn̬s Gillot, danse & Mikhail Rudy, piano / Sc̬ne 1

19h00 РSimon Ghraichy, piano / Sc̬ne 2
21h00 – Marie-Agnès Gillot, danse & Mikhail Rudy, piano / Scène 1

 

 

VENDREDI 7 AOÛT 2020

11h00 РAur̩lienne Brauner violoncelle, Lor̬ne de Ratuld, piano / Sc̬ne 1

12h00 РEnsemble Hemiolia, R̩cital acrobatique / Sc̬ne 2
14h30 РSimon Ghraichy, piano / Sc̬ne 1
16h00 РEnsemble Hemiolia, R̩cital acrobatique / Sc̬ne 2
17h30 РF̩licien Brut, accord̩on & Edouard Macarez / Sc̬ne 1

19h30 РThomas Leleu, tuba & Aur̩lien Pascal, violoncelle / Sc̬ne 1

21h00 РThibault Cauvin, guitare / Sc̬ne 2

 

 

SAMEDI 8 AOÛT 2020

12h00 РViolaine Cochard & Edouard Ferlet, piano et clavecin / Sc̬ne 2

14h30 РSimon Ghraichy, piano / Sc̬ne 2

16h00 РF̩licien Brut, accord̩on & Renaud-Guy Rousseau / Sc̬ne 1

17h30 – Quatuor A’Dam / Scène 1

19h30 РThibault Cauvin, guitare / Sc̬ne 1

21h00 РSimon Ghraichy, piano / Louis Lacoste DJ / Rana Gorgani, danseuse derviche / Sc̬ne 2

 

 

 

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CONCERTS RETRANSMIS :

Infos : https://festival1001notes.com/
A voir depuis son canapé sur les réseaux sociaux de 1001 Notes, Youtube et le site internet !
 

Samedi 1er août 2020 : Le Concert Idéal (Vivaldi – Piazolla) / Mont Gargan

Lundi 3 août 2020 : Rosemary Standley / Zoo Parc du Reynou

Mercredi 5 août 2020 : Isabelle Georges / Chalucet

Vendredi 7 août 2020 : Simon Ghraichy piano, Louis Lacoste DJ, Rana Gorgani
danseuse derviche / Lac de Vassière

 

 

 

 

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1001-notes-festival-bandeau-pave-imu-from-1er-juin-20203FESTIVAL 1001 NOTES : 1er – 8 août 2020. Pour sa 15è édition, le premier festival estival en Limousin ouvre grandes les portes de la musique vivante et propose un cycle exceptionnel déconfiné, soit plusieurs concerts en plein air… retransmission sur la toile pour élargir la diffusion, animations multiples, ateliers, dégustations (foodtrucks, produits locaux…), le festivalier qui fait le déplacement in situ est particulièrement choyé : jusqu’à 7 concerts par jour.

2 scènes sont installées au Parc Mazeau à Saint-Priest Taurion, pouvant accueillir dans le respect strict des mesures sanitaires jusqu’à 250 personnes. D’autres programmes sont filmés en huit-clos dans les sites majestueux et méconnus du Limousin (Mont Gargan, Zoo Parc Reynou, Chalucet, lac de Vassière…

1001 NOTES offre ainsi une évasion autant musicale que patrimoniale. Comme à son habitude, 1001 NOTES 2020 est fidèle à sa ligne artistique : décloisonner les frontières du classique, mêler les genres, réinventer l’accès au concert, redéfinir le spectacle vivant comme une expérience riche et marquante. Cet été, les spectateurs pourront découvrir un espace bien-être (transats, méditation créatrice et pleine conscience, yoga, sophrologie…), un village dédié à la gastronomie locale… et aussi des ateliers initiation à la musique, vols en montgolfière…).

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DVD, Blu ray. TURANDOT : Wilson / Luisotti (BelAir classiques)

TURANDOT-wilson-madrid-theorin-kunde-opera-critique-cd-blu-ray-vod-classiquenews-critique-operaDVD, Blu ray, critique. TURANDOT : Wilson / Luisotti (BelAir classiques). Gestuelle statique et frontale, pas mesurés et saccadés, lumière diffuse (lunaire pour le premier acte) : l’imaginaire visuel et cette apologie de mouvements épurés à l’économie, défendus depuis des lustres (souvent de façon systématique) par Bob Wilson fonctionnent indiscutablement ici : l’univers d’une Chine terrorisée par la princesse sanguinaire, où la foule malmenée par les guerriers impériaux s’ébranle au diapason de la meule qui aiguise la lame du bourreau… tout est magnifiquement dit dès le premier tableau : les êtres sont réduits à des mouvements d’automates, précisément muselés par un régime tyrannique.
Dans ce tableau létal et glaçant, morbide totalement déshumanisé, les 3 ministres des rites agissent comme des bouffons qui détendent singulièrement la tension ambiante : les 3 masques réalisent l’incursion de la commedia dell’arte dans cette barbarie collective où flotte comme une ombre la figure tutélaire de Turandot princesse hallucinante qui peut n’avoir jamais existé ! Ils tentent de déchirer la possession qui s’est saisie du cÅ“ur du prince Calaf après avoir vu la princesse inaccessible. Ainsi l’univers du conte de Goldoni, est il visuellement bien restitué, subtile équation entre exotisme, cruauté, onirisme.

Côté voix, qu’avons-nous ? Le prince Calaf, un rien sage mais de plus en plus crédible au fur et à mesure de l’action (Gregory Kunde) ; Liu, son amoureuse éconduite, vocalement assurée (beaux aigus filés finaux de Yolanda Auyanet) ; le tableau qui ouvre le II, assure idéalement les lamentations nostalgiques des 3 ministres usés (Ping, Pang, Pong) fatigués par l’application des rites imposés par l’impossible princesse vengeresse. Les 3 chanteurs composent un trio passionnant, belle et unique incursion de l’humain (avant le duo amoureux final) dans une fresque mécanique animée par des figurines statiques. Irene Theorin a longtemps chanté le rôle-titre, hélas ici dans une forme réduite ; souvent sans graves et aux lignes et phrases courtes. Le chant est tendu, sans guère de vertiges : pourtant Puccini a su exprimé la solitude d’une jeune femme qui venge sincèrement le viol de son ancêtre Lo U Ling et qui s’en pétrifiée en une asexualité monstrueuse. Puis, la même âme frigide s’ouvre enfin à l’amour, incarné par Calaf, le prince messianique qui délivre tous et toutes du poids des contraintes.

On regrette souvent la direction dure et parfois grandiloquente du chef Luisotti qui n’éclaire pas suffisamment ce colorisme génial d’un Puccini souvent ivre de timbres impressionnistes. Globalement malgré les quelques réserves émises, cette production reste un très bon spectacle.

 
 

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+ d’infos sur le site de l’éditeur BelAir classiques:
https://belairclassiques.com/
Page TURANDOT / Wilson / Luisotti – Teatro Real Madrid, 2018
https://belairclassiques.com/film/puccini-turandot-bob-wilson-nicola-luisotti-gregory-kunde-irene-theorin-teatro-real-madrid-dvd-blu-ray

 

 

 

Extrait vidéo :

OPERA CHEZ SOI, MYTHIQUE. Jessye Norman chante ARIANE AUF NAXOS (MET, 1988)

OPERA EN REPLAY, MYTHIQUE. Jessye NORMAN chante ARIADNE AUF NAXOS (1988), actuellement sur le site du MET New YORK :
https://metoperafree.brightcove.services/?videoId=6154153185001

ariane-auf-naxos-jessye-norman-opera-critique-classiquenewsProduction mythique sous la direction de James Levine, avec la diva articulée, ciselée, au timbre de velours, au verbe habité : Jessye Norman. La diva exprime d’abord la prima donna, capricieuse, volubile (Prologue) ; puis, dans l’opéra proprement dit (à 00h45mn10), Ariane, âme détruite, trahie, abandonnée (par Thésée qu’elle a pourtant sauvé du labyrinthe à Cnosos) qui réalise les aspirations morales que le Componist (Tatyana Troyanos) incarne dans le Prologue : Ariane tragique se lamente, s’alanguit devant la grotte ; la contredit alors la légèreté vertigineuse de Zerbinette (Kathleen Battle) associée aux comédiens italiens, d’essence comique. Puis, c’est la rencontre avec Dyonisos / Bacchus, dieu salvateur qui la sauve et permet sa métamorphose finale… Somptueux accomplissement lyrique. A voir en urgence (avant que le MET ne retire ce replay). On vous aura prévenu.

 ARIADNE-AUF-NAXOS-STRAUSS-JESSYE-NORMAN-opera-critique-review-CLASSIQUENEWS

 

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VISIONNER ARIANE A NAXOS / ARIADNE AUF NAXOS de STRAUSS / HOFMANNSTHAL par Jessye Norman :
https://metoperafree.brightcove.services/?videoId=6154153185001

 

 

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 LIRE aussi notre dossier ARIANE AUF NAXOS / ARIANE A NAXOS : le portrait d’Ariane


jessye-norman-ariane-auf-naxos-diva-opera-classiquenews-critiqueFigure de la continuité, Ariane est pour Jessye Norman qui aura marqué le rôle par la finesse enivrée de son interprétation (Metropolitan opera 1984, James Levine), une amoureuse fidèle pour laquelle la mort (incarné à la fin de l’opéra, par Bacchus) n’est ni une fin ni une rupture mais un passage dans la continuité, d’une vie (celle avec Thésée) à l’autre (celle avec l’inouï de sa rencontre avec le beau et l’enivrant Bacchus). Jessye Norman a parlé de leur duo qui est un quiproquo inédit pour un couple d’amoureux : un terrible « malentendu » Ariane …

 

 

 

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Hommage à Jessye Norman … La soprano Jessye Norman s’est éteinte hier, lundi 30 septembre 2019 à l’âge de 74 ans à la suite d’une septicémie. La longueur du souffle, la recherche d’un son idéal, le sens du texte qui la rendu mémorable dans l’interprétation des héroïnes françaises, en particulier baroque (sublime Phèdre dans Hippolyte et Aricie de Rameau, à Aix et à Paris)

 

 

 

 

 

ON LILLE : Alexandre BLOCH explique et présente la 7ème de MAHLER

BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenewsMAESTRO, VIDEO inédite. ON LILLE / Alexandre BLOCH : que se passe-t-il dans la tête du chef ? Directeur musical de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch profite du confinement pour s’interroger sur sa fonction et sa finalité, sur les enjeux et les moyens du chef d’orchestre au moment du concert. Un témoignage inédit et passionnant sur le travail du chef confronté aux partitions puis aux instrumentistes de l’orchestre pour les jouer…
Dans le cadre du cycle des symphonies de Gustav Mahler, dirigées pendant l’année 2019, Alexandre Bloch a réalisé à partir des images des captations des concerts, en particulier pendant la préparation et la réalisation de la Symphonie n°7, l’une des plus profondes, intimes et autobiographiques du compositeur, son propre montage ; comme un journal de bord où le maestro sur l’estrade et en temps réel, témoigne de son état d’esprit, de ses émotions, de son rythme cardiaque en cours de représentation (avec bonus, le spectre de ses émotions successives)… C’est un document passionnant qui immerge dans l’esprit du chef, avec en voix off, ses impressions personnelles, tout ce que se passe dans sa tête mesure après mesure… pour chaque entrée des pupitres : hornténor, bois, cordes (violon 2, violon 1), trompettes… les harpes (13 mn le début de la symphonie! ).

 

 
 

 

Alexandre Bloch : Que se passe-t-il dans la tête d’un chef?

Le chef est aux commandes…

 

 

bloch-alexandre-orchestre-national-de-lille-reportage-video-dans-la-tete-du-chef-symphonie-7-gustav-mahler-critique-presentation-classiquenewsC’est un conducteur idéal pour mieux mesurer l’implication, la concentration, les moyens qu’a le chef pour communiquer avec chaque instrumentiste pour obtenir ce qui a été répété (dont les effets de texture sonore liés à l’accomplissement des dissonances, des nuances de danse dont le tango, des citations dont « Intermarché » (mais oui !!!),« Ah vous dirai-je maman » ou God save the queen, des changements de tempos… autant de détails / nuances indiqués sur la partition, laquelle apparaît à l’écran). Le concert fut un triomphe dans le vaste Auditorium Nouveau Siècle à Lille. Revivre ainsi certains extraits de la symphonie (début et fin du Premier mouvement), avec les remarques personnelles du chef est un grand moment de délectation symphonique… Ainsi grâce aux remarques du chef, l’auditeur peut mieux comprendre toutes les interactions en cours, la formidable horlogerie collective qui se produit dans la fabuleuse partition de Mahler… On prend conscience de ce que souhaite le chef, comparé à ce que produisent simultanément les musiciens de l’Orchestre lillois. La promesse des vertiges voire de l’ivresse orchestrale (manifeste grâce à l’euphorie énergisante des cordes et des cloches) se réalisent enfin grâce à la passion d’un chef qui malgré son exténuation déclarée… aime partager, vibrer, expliquer. Lumineux, généreux, indispensable.

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Visionner le témoignage vidéo « ”Que se passe-t-il dans la tête d’un chef?” Alexandre Bloch et la 7ème symphonie de Mahler »

Lien vers la vidéo Youtube :
https://www.youtube.com/watch?v=Nt_z6TlYQ8U

Durée : 11mn
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VOIR la vidéo ”Que se passe-t-il dans la tête d’un chef?” Alexandre Bloch et la 7ème symphonie de Mahler » :

 


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CD à venir
L’enregistrement de la 7ème Symphonie par de l’ON LILLE / Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch est annoncée en septembre 2020 (1 cd Alpha). Sortie très attendue. Prochaine critique cd dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

 

 

 

 

 

 

 

KARAJAN dirige Der Rosenkavalier (Salzbourg 1960)

Karajan200Arte : Dimanche 9 août à 18h55. Karajan au Festival de Salzbourg 1960  -  A Salzbourg en 1960, le plus célèbre maestro de la planète dirige l’opéra de Richard Strauss : Le Chevalier à la rose / Der Rosenkavalier. C’est l’un des spectacles mythiques qui ont marqué l’histoire du Festival autrichien. En 1960, quatre ans après sa prise de fonction en tant que directeur musical du Festival le plus ancien d’Europe (fondé en 1922, l’année où fut découverte la tombe miraculeuse de Toutankhamon), le maestro Herbert von Karajan inaugure le grand palais des festivals avec un Chevalier à la rose mémorable. Le choix de cette oeuvre de Richard Strauss, sur un livret du poète Hugo von Hofmannsthal, tombe à point nommé pour célébrer les 40 ans de cette grande institution musicale, dont ces deux artistes furent les cofondateurs (avec le metteur en scène Max Reinhardt). La représentation fut filmée en 35 mm, pour immortaliser la voix de la soprano Elisabeth Schwarzkopf, qui a marqué le rôle de la Maréchale : une femme d’expérience qui ressent l’oeuvre du temps, la vanité des choses, l’obligation irrépressible de lâcher prise et de renoncer, y compris à son amant du moment, le délicieux « Quinquin » ou Octavian (rôle majeur pour mezzo)… Quand Karajan dirige, la magie Salzbourg opère ! Document incontournable.  LIRE aussi notre dossier spécial HERBERT VON KARAJAN : le maestro idéal ?

Arte : Dimanche 9 août à 18h55. Karajan au festival de Salzbourg 1960.

OPÉRA, mort du baryton français Gabriel Bacquier

bacquier-gabriel-bacquier-opera-critique-classiquenews-mort-de-gabriel-bacquierOPÉRA, mort de Gabriel Bacquier, au matin du 13 mai à l’âge de 96 ans. Le baryton français a incarné un âge d’or du chant français, doué autant comme acteur que comme chanteur. Avant José van Dam, Gabriel Bacquier fut le symbole de l’excellence du chant lyrique dans sa tessiture, marquant ses prises de rôles chez Mozart (Don Giovanni), Rossini (Almaviva), Bizet (le Toreador dans Carmen), Verdi (Rigoletto), Puccini (Scarpia), Donizetti, Offenbach… Son charisme scénique, son aisance dans l’articulation et l’incarnation du verbe dramatique, son talent de diseur l’a hissé au firmament des grands interprètes, chantant au Metropolitan Opera de New York, atteignant un statut de star internationale, vedette populaire appréciée pour sa franchise et la couleur méridionale de ses interviews.

Né le 17 mai 1924 à Béziers, Gabriel Bacquier a représenté une manière de jouer les répertoires au sein des troupes, élément d’un collectif où l’art lyrique est porté par une famille de solistes complices et soudés ; il rejoint la troupe de la Monnaie de Bruxelles en 1953, chante Faust, Werther, Les Pêcheurs de perles, ; puis la Salle Favart (Opéra-Comique) fin 1956. Ses talents vocaux et dramatiques lui permettent de chanter autant à l’Opéra Comique qu’à l’Opéra Garnier, au sein de la « RTLN » (Réunion des théâtres lyriques nationaux) ; il marque les esprits en 1960, chantant Scarpia avec la Tosca de Renata Tebaldi (Puccini), Don Giovanni au Festival d’Aix-en-Provence, diffusé en Eurovision : le soiste devient alors une gloire nationale et mondiale. A Aix, il chante Golaud , esprit noir et soupçonneux (Pelléas et Mélisande de Debussy). C’était autant de préparation pour traverser l’Atlantique et rejoindre les planches du Met en 1964, scène familière jusqu’au début des années 1980. Sous l’ère Liebermann à Garnier (1973), Bacquier s’impose toujours dans Almaviva (production des Nozze di Figaro de Mozart signée Strehler), Iago (Otello de Verdi sous la direction de Solti)… Dans les années 1980, celles de son déclin, Bacquier chante les rôles truculents et comiques (tel le Baron de Gondremarck dans La Vie parisienne de Jacques Offenbach).

 

VIDÉO

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VOIR Gabriel Bacquier chanter… (salle PLEYEL, 1966)

Ici dans ce document de 21 mn : plusieurs airs d’opéras française (dont Hamlet de Thomas) et les mélodies de Ravel (Don Quichotte à Dulcinée). Gabriel Bacquier est alors au sommet de son art (timbre corsé et puissant, diseur fin, capable d’aigus faciles et de couleurs sombres, en un style sobre) :

PIERROT ET COLOMBINE, la vidéo du confinement

pierrot et colombine alexandre blochLA VIDEO du CONFINEMENT : Pierrot et Colombine   –   Le conte musical Pierrot et Colombine est ici recréé par une fine équipe réunie en plein déconfinement, depuis avril 2020, dont le chef et directeur musical de l’ON LILLE, Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch ; le récit, superbement illustré s’adresse autant aux enfants qu’à leurs parents. Alors que toutes les salles d’opéras et de concerts sont encore silencieuses et mises à l’arrêt, voilà un projet très plaisant qui nous fait patienter. Il associe étroitement l’écriture du texte (celui du récitant et des personnages du conte), la complicité des instrumentistes qui rétablissent la place de la musique dans l’expression des sentiments et le sens des situations… Mais comment Pierrot qui n’ose déclarer sa flamme, parviendra-t-il à retrouver l’oiselière Colombine, pétillante aventurière à la chevelure rousse ? La tendresse des personnages, l’univers poétique du conte, le monde des tréteaux et du théâtre sont régénérés. PIERROT ET COLOMBINE, un conte musical en 6 épisodes à découvrir chaque mercredi – durée : autour de 7 mn chaque vidéo.

 

 

 

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Pierrot et Colombine
Alexandre Bloch, directeur musical de l’ONL, direction artistique
Julien Joubert, musique
Eric Herbette, texte.
Antoine Veron et Audrey Andrianarivo, dessins
Les musiciens qui jouent la partition de chaque épisode, sont des solistes de différents orchestres français et solistes internationaux ayant chacun enregistré depuis leur lieu de confinement.

Le premier épisode a été publié sur la page Facebook de Pierrot et Colombine le mercredi 29 avril et depuis un épisode est publié chaque mercredi à 17h30 et se retrouve sur la page Youtube du projet.

 

 

 

 

 

 

https://www.facebook.com/PierrotetCo
https://twitter.com/PierrotetC

 

 

Et sur notre chaîne Youtube:
https://www.youtube.com/channel/UCxBvBHfSgzkegyFQ4l21y7w?fbclid=IwAR0gwrSl1CbOmoRTlIWA4O_eAKx57jW3P77fILhpghKcbJUP4RaLGi1AhGI

 
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VIDEOS

 

 

 

 

EPISODE 1
https://www.youtube.com/watch?v=G9cvhrTCfu0

Pierrot qui est tendre comme la mie est boulanger, fabrique les pains, pétrit la pâte… ; Colombine élève les oiseaux les plus variés et les plus heureux ; elle chante comme un oiseau… Colombine voudrait inviter Pierrot au spectacle car des comédiens sont annoncés…

 

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EPISODE 2

https://www.facebook.com/PierrotetCo/videos/685657988644586/

Au spectacle, Arlequin le bergamasque masqué séduit Colombine. Il lui présente les acteurs de la troupe… Pantalone (grand et maigre, le directeur de la troupe), le Capitaine et son épée, … Polichinelle (brigand ventru et glouton tout à fait indécent)… En l’absence de son cher Pierrot, Colombine va-t-elle accepter l’invitation des comédiens ?
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EPISODE 3

https://www.facebook.com/PierrotetCo/videos/847589608983503/

Les comédiens partis, Colombine s’ennuie… la place du village est vide et triste. La jeune femme pense aux acteurs qu’Arlequin lui a présenté : et si Colombine voulait finalement voyager et jouer sur les planches ? Que va faire Pierrot ? Le hautbois / cor anglais exprime la frustration et le désir du boulanger, soudainement éloigné de sa chère Colombine.

 

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EPISODE 4
https://www.facebook.com/PierrotetCo/videos/645489899340033/

Comment Colombine l’oiselière a quitté Pierrot le boulanger. L’acteur Arlequin aimerait épouser Colombine qui a rejoint la troupe des comédiens. Ils jouent à Dijon, s’échangent des mots doux… et leur premier baiser. Colombine peut-elle avoir quitté pour toujours ses oiseaux et Pierrot ?

 

 

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Opéra chez vous : Mefistofele de BOITO, depuis le San Francisco Opera

faust-elena-ramon-racette-mefistophele-mefistofele-opera-san-francisco-classiquenews-opera-critiqueOpéra chez vous : Mefistofele de BOITO, depuis le San Francisco Opera   -   BOITO : MEPHISTEPHELES / MEFISTOFELE – (1868, révision de 1875) – EN REPLAY jusqu’à aujourd’hui minuit (10 mai 2020) – compter 5h de plus avec le décalage horaire entre Paris et san Francisco   -  Symphonisme démesuré, au diapason de son sujet qui traite TOUS les aspects du mythe de Faust (quand Berlioz ou Gounod n’abordent qu’une partie…); le MEPHISTOPHELES d’Arigo Boito a le souci de l’exhaustivité : à travers les épreuves d’un Faust naïf et manipulable, l’opéra souligne l’échec des forces démoniaques ; l’ouvrage ne laisse pas indifférent, loin de là. Ses dimensions surprennent tout en témoignant d’un génie du drame lyrique et de l’action théâtrale désireux de servir le genre… soit 4 actes complétés par un Prologue et un épilogue. L’ouverture apporte le grand souffle cosmique qui pose avec véhémence et ambition, la démesure du mythe traité…
Production cohérente et très engagée voire vive, défendue par un chef à la tâche et prêt à relever les défis de l’intimisme amoureux (Nicolas Luisotti)… Après s’être lassé de Marguerite, la dévote douloureuse et tragique, Faust s’enivre de l’amour de la plus belle femme au monde, Hélène… Boito conclut son ouvrage par la mort de Faust, l’homme qui a tout connu des hommes, du monde… pourtant saisi par ses souvenirs et une mélancolie qui nourrit ses frustrations permanentes. Le dernier tableau relève et de Tchaikovski le plus sombre et du réalisme verdien d’Otello, âpre et sinistre (ouvrage dont Boito est le librettiste). Pourtant le docteur poète célèbre les vertiges poétiques que son expérience lui a faire vivre. Enivré par ses propres rêves, Faust Evangile en mains, triomphe dans la jouissance mortelle, une dernière extase artistique porté par les anges célestes et les saints mystiques qui ont renoncé. Méphistophélès a échoué. Saluons l’opéra de San Francisco d’avoir « osé » monter cet Everest lyrique que Paris refuse toujours de produire : trop ambitieux Boito ?

Avec Ildar Abdrazakov (Mephistofele), Ramón Vargas (Faust), Patricia Racette (Marguerite, Elena)… Choeur, corps de ballet, orchestre de l’Opéra de San Francisco / présenté par Matthew Shivock, directeur général du San Francisco Opera – production de 2013.

SAN FRANCISCO, Opera
opéras en streaming
VISIONNEZ MEFISTOFELE de BOITO depuis l’Opéra de San Francisco : https://sfopera.com/opera-is-on/streaming/