LA FOLLE JOURNEE 2020 : concert Beethoven (clĂŽture)

Ludwig-Van-Beethovenarte_logo_2013ARTE, Dim 2 fĂ©vrier 2020, 17h30, La Folle JournĂ©e de Nantes 2020, concert. En forme d’hommage Ă  la diversitĂ© et au raffinement de l’Ɠuvre de Beethoven, le concert de clĂŽture de la Folle JournĂ©e 2020 souhaite combler mĂ©lomanes et nĂ©ophytes avec des piĂšces de musique de chambre et de grandes pages de musique symphonique. L’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de la cheffe sino-amĂ©ricaine Xian Zhang interprĂšte la Sonate au clair de lune, sous les doigts du jeune pianiste russe Pavel Kolesnikov (descriptif transmis par Arte). Le concert ainsi annoncĂ© se poursuit avec un mouvement de la Sonate pour piano et violon (Fanny Clamagirand et Tanguy de Williencourt) ; un extrait de l’Octuor Ă  vents interprĂ©tĂ© par Nicolas Baldeyrou et RaphaĂ«l SĂ©vĂšre Ă  la clarinette ; l’Allegro du Concerto pour piano n°4 par Alexandre Kantorow (piano) ; le 2Ăšme mouvement de la 7Ăšme Symphonie, « l’un des thĂšmes les plus connus du compositeur » ; le Concerto pour violon et orchestre par « la jeune violoniste virtuose Liya Petrova » enifn le final de la 7Ăšme Symphonie. On voudra bien nous expliquer la formation requise pour la Clair de lune avec piano et orchestre !!!

Concert de clĂŽture RĂ©alisation : François-RenĂ© Martin Coproduction : ARTE France, KM (90min) – Plusieurs concerts Ă  dĂ©couvrir en direct sur ARTE Concert pendant le festival.

23h45
Documentaire inédit : La NeuviÚme de Beethoven
Manifeste visionnaire et hymne Ă  la libertĂ© et Ă  la fraternitĂ© « teintĂ© d’universalité », la symphonie n°9 de Beethoven (dans les faits son ulitme opus symphonique) est le fruit d’une longue maturation. ComposĂ©e alors que son auteur Ă©tait dĂ©jĂ  devenu sourd, le film s’intĂ©resse Ă  la genĂšse d’une Ɠuvre emblĂ©matique qui aujourd’hui encore touche mĂ©lomanes et musiciens du monde entier. Docu de Christian Berger Coproduction : ZDF/ARTE, Sounding Images, Deutschland 2020, 1h30 mn

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LIVRE

Beethoven, et aprĂšs livre fayard mirare folle journee beethoven 2020 annonce critique livre concert classiquenews 9782213716589-001-TLIVRE, Ă©vĂ©nement. Beethoven et aprĂšs par Élisabeth Brisson, Bernard Fournier, François-Gildas Tual (Fayard / Mirare).ImmĂ©diatement, le gĂ©nie beethovĂ©nien a Ă©tĂ© reconnu, mesurĂ©, analysĂ© Ă  sa juste valeur, crĂ©ant une onde de choc et d’influence, persistante et durable. Tous ses contemporains (exceptĂ© Goethe qui rencontre le musicien sans suite) ont cĂ©lĂ©brĂ© la grandeur de l’artiste, la dimension messianique de son Ă©criture, sa fougue rĂ©volutionnaire, en particulier dans ses Ɠuvres symphoniques. A l’époque qui suit la RĂ©volution française dont les valeurs suscitent l’adhĂ©sion du compositeur nĂ© Ă  Bonn (fraternitĂ©, Ă©galitĂ©, libertĂ©), quand Bonaparte prend le pouvoir et devient Empereur, Beethoven crĂ©e la musique de cette dĂ©flagration qui sculpte l’Europe politique. MĂȘme Ă  l’époque du CongrĂšs de Vienne (1815), Beethoven est le compositeur majeur reconnu par tous. Transcriptions, partitions conçues dans son influence directe


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TÉLÉ

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LIRE aussi notre prĂ©sentation des programmes BEETHOVEN sur Arte : les concerts retransmis depuis La Folle JournĂ©e de Nantes 2020 / SpĂ©ciale Beethoven …

beethoven-ludwig-dossier-specila-file-annonce-concerts-opera-classiquenews-beethoven-2020arte_logo_2013ARTE fĂ©vrier 2020 : 5 programmes BEETHOVEN. Programmation spĂ©ciale BEETHOVEN, tous les dimanches de fĂ©vrier 2020. La chaĂźne franco-allemande se devait Ă©videmment de dĂ©dier partie de ses programmes de musique au gĂ©nie beethovĂ©nien : Ludwig van Beethoven est nĂ© le 16 dĂ©c 1770. RĂ©citals de piano de Kissin et Pollini ; programme chambriste et symphonique à la Folle JournĂ©e Beethoven 2020 ; documentaire dĂ©diĂ© Ă  la 9Ăš Symphoniepour quatuor de solistes et choeur sur l’hymne Ă  la joie de Schiller
 Triple concerto pour Daniel Barenboim et ses complices
 VoilĂ  le parcours Ă  ne pas manquer BEETHOVEN 2020 sur ARTE, date par date, en fĂ©vrier 2020 :

 

 

ARTE. L’Ariadne enceinte de Katie Mitchell (Aix 2018)

arte_logo_2013ARTE, dim 19 janv 20, minuit. R. STRAUSS : Ariadne auf Naxos, Aix 2018 (Davidsen, Orch de Paris, Albrecht). En replay sur Arte.tv, jusqu’en dĂ©c 2021; accessible aussi sur YOUTUBE en version intĂ©grale. De toute Ă©vidence Katie Mitchell Ă©vacue ce qui la gĂȘne et dilue l’essentiel dans une mise en scĂšne qui cite visuellement l’art dĂ©co, mais s’agite beaucoup, produisant des dĂ©placements confus qui nuisent terriblement Ă  la lisibilitĂ© des situations ; le profil du jeune compositeur (uniquement prĂ©sent dans la comĂ©die du Prologue et rĂŽle travesti), la gravitĂ© soudaine de la soprano qui deviendra dans l’opĂ©ra proprement dit (Ariadne auf Naxos) Zerbinette est Ă  peine mise en lumiĂšre : pourtant quel contraste avec sa lĂ©gĂšretĂ©, et insouciance virtuose dans l’ouvrage lyrique qui suit.
L’urgence des prĂ©paratifs qui prĂ©cĂšdent l’opĂ©ra, et donc l’improvisation nĂ©cessaire comme le climat des coulisses avant la reprĂ©sentation, sont totalement absents. Tout est convenu et se succĂšde sans surprise (le maĂźtre Ă  danser perchĂ© sur ses talons de Queen dĂ©lurĂ©e !!!). Pour exprimer la mĂ©tamorphose qui se produira bientĂŽt dans l’esprit de la pauvre Ariane abandonnĂ©e par ThĂ©sĂ©e, mais sauvĂ©e par sa rencontre avec le dieu Bacchus, Mitchell invente ainsi une Ariane enceinte, prĂ©occupĂ©e par son bĂ©bĂ© Ă  naĂźtre
 gestation qui Ă©voque un travail souterrain qui impacte Ă©videmment la dĂ©marche et le comportement de la « diva » 

 

 

 

Ariadne confuse et prosaĂŻque…

 

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Au mĂ©pris du drame originel, conçu par Strauss et son librettiste Hofmannshtal, comme Warlikowski ou Tcherniakov, Mitchell invente des relations qui ne sont pas dans la partition originelle : ainsi l’attirance du compositeur pour Zerbinette, duo manquĂ© qui tombe Ă  plat. C’est gadget mais trĂšs Ă  la mode parmi les pseudo metteurs en scĂšne. De mĂȘme, elle nous afflige en remĂąchant la thĂ©matique du genre, dĂ©sormais dĂ©clinĂ©e Ă  toutes les sauces : ici les femmes sont viriles (l’épouse du mĂ©cĂšne a des airs de lesbienne assumĂ©e, d’autant que son mari s’affiche en robe rouge
 Elle participe volontiers au jeu des chanteurs acteurs de la tragĂ©die) ; et les hommes sont naturellement effĂ©minĂ©s : les 3 figurants danseurs qui doublent les comĂ©diens italiens sont habillĂ©s chacun d’une guĂ©piĂšre, marquant leur taille de 
 lolitas qui s’ignoraient ? Voyez le valet dĂ©lurĂ© / excitĂ© qui monte soudainement sur la table pendant l’air de Zerbinette et se dĂ©hanche et se contorsionne pour aguicher le chaland
 Quel sens Ă  ces dĂ©rives qui n’apportent rien ? PolluĂ©e par tant d’incongruitĂ©, la mise en scĂšne est un foutoir au royaume du grand n’importe quoi. Et dire que beaucoup de spectateurs risquent de dĂ©couvrir cette oeuvre si subtile comme on a dit, – produit du livret de Hugo von Hofmannsthal
 dans cette foire chaotique et dĂ©cousue.

Dans l’opĂ©ra qui suit, Ariane enceinte donc, n’est que rancoeur, raideur proche de l’hystĂ©rie aux aigus lancĂ©s en Ă©chos d’une tension bien laide
 oĂč est le mystĂšre ? oĂč est cette Ăąme meurtrie que les comĂ©diens italiens tentent de dĂ©rider. La dĂ©laissĂ©e tourne en rond, attablĂ©e ou debout autour de la table (de noces) oĂč ses partenaires s’agitent eux aussi confusĂ©ment.

CĂŽtĂ© interprĂ©tation, orchestralement comme vocalement soit c’est petit et serrĂ© ou tendu, soit cela est surlignĂ© et surexpressif sans beaucoup de nuances (les 3 nymphes / Dryades manquent de moelleux). DĂ©jĂ  saluĂ©e pour son format wagnĂ©rien, Lise Davidsen a des moyens qui sonnent ici mal dĂ©grossis, surjouant souvent sans la grĂące intĂ©rieure, les vertiges Ă©motionnels que savaient incarnĂ©s une Jessye Norman entre autres, ou une Schwarzkopf, dans le registre altier, aristocratique. La soprano norvĂ©gienne chante trop large et manque de cette finesse proche du texte qui a fait la valeur de ses ainĂ©es. Elle est faite davantage pour chanter les Wiesedonck-lieder de Wagner plutĂŽt que les mĂ©lodies arachnĂ©ennes de Strauss (mĂȘme si elle chante les Quatre derniers) ; la priĂšre et la langueur de Isolde plutĂŽt que les hĂ©roĂŻnes blessĂ©e, tendres : il y a du dragon dans cette voix puissante qui ne comprend pas la fragilitĂ© essentielle d’Ariane, femme vaincue par le destin et qui aspire pourtant Ă  s’élever.

La Zerbinette de la française Sabine Devielhe apporte une touche de fraĂźcheur Ă  la fois ingĂ©nue et tendre, – mĂȘme affublĂ©e d’un bĂ©ret de vieille confidente, un rien tassĂ©e, cheveux roux, raides, assĂ©nant ses leçons de sagesse et de clairvoyance amoureuse, Ă  une Ariane qui fait toujours la gueule ; mais la Française ne semble pas comprendre son texte : peu de consonnes, et un texte qui manque de prĂ©sence. Et la voix demeure quand mĂȘme petite. Trop. Il faut revenir Ă  nos fondamentaux pour ce rĂŽle parmi les plus vertigineux destinĂ©es aux vraies coloratouras Ă  l’opĂ©ra (c’est Ă  dire Ă  Rita Steich qui avait et le texte et la technique, et la couleur et le caractĂšre).
Le pire arrive enfin au mĂ©pris de toute lecture de la mythologie et des thĂ©matiques si subtiles qui y sont attachĂ©es, toutes souhaitĂ©es pourtant par les auteurs Straus et Hofmannsthal. Pas de rencontre salvatrice entre Ariane et Bacchus, l’enfant dieu sĂ©ducteur, d’une impertinence qui rĂ©gĂ©nĂšre : non ici Ariane accouche sur la table
 de ce mĂȘme Bacchus, nouveau nĂ© ; la lecture plaquĂ©e, dĂ©naturante de Mitchell reste dĂ©concertante pour le moins. Mais alors il aurait fallu plutĂŽt prsentĂ© ce spectacle comme l’Ariadne auf Naxos de Mitchell d’aprĂšs Strauss et Hofmannshtal.
Eric Cutler chante lui aussi avec ardeur mais parfois court sans guĂšre de finesse. Il est affublĂ© lui aussi d’un accessoire dont on cherche encore la signification : prĂ©sentant comme un roi mage, une boĂźte carrĂ©e, vitrĂ©e et Ă©videmment lumineuse. L’ardeur du dĂ©sir et la machine de rĂ©demption qui s’opĂšrent auprĂšs d’Ariane ont du mal Ă  se dĂ©ployer dans cette vision qui reste terre Ă  terre et incohĂ©rente : comment Ă©lucider la naissance de ce jeune bambin que Mitchell assimile au dieu salvateur surgissant dans la vie tragique d’Ariane?
Dans la fosse aixoise, Albrecht rate lui aussi sa direction, Ă©vitant toute voluptĂ© : tout sonne sec et petit, serrĂ©. Strauss ne va pas Ă  l’Orchestre de Paris, sans magie, sans nuances mystĂ©rieuses. Quel dommage. S’agissant du Festival aixois dont les opĂ©ras straussien sont une spĂ©cialitĂ© (avec ceux de Mozart), la production de Mitchell reste indigeste et gadget ; les interprĂštes, mal choisis. Frustrante soirĂ©e. Beau ratage agaçante et mise en scĂšne totalement incohĂ©rente.

 

 

Distribution
Direction musicale : Marc Albrecht
Mise en scĂšne : Katie Mitchell
DĂ©cors : Chloe Lamford
Costumes : Sarah Blenkinsop
LumiĂšre : James Farncombe
Dramaturgie : Martin Crimp
Responsable des mouvements : Joseph W. Alford

La Prima Donna / Ariane : Lise Davidsen
Le TĂ©nor / Bacchus : Eric Cutler
Zerbinetta : Sabine Devieilhe
Le Compositeur : Angela Brower
Le MaĂźtre de musique : Josef Wagner
Le MaĂźtre Ă  danser : Rupert Charlesworth
Arlequin : Huw Montague Rendall
Brighella : Jonathan Abernethy
Scaramuccio : Emilio Pons
Truffaldino : David Shipley
NaĂŻade : Beate Mordal
Dryade : Andrea Hill
Écho : Elena Galitskaya
Un officier : Petter Moen
Un perruquier : Jean-Gabriel Saint Martin
Un laquais : Sava Vemić
Le Majordome : Maik Solbach
L’Homme le plus riche de Vienne : Paul Herwig
Sa Femme : Julia Wieninger

Orchestre Orchestre de Paris

VOIR L’OPERA… En replay sur Arte.tv, jusqu’en dĂ©c 2021, et aussi sur youtube, version intĂ©grale : merci au Festival d’Aix en Provence de donner accĂšs Ă  ses rĂ©alisations passĂ©es. Le show du valet Ă  la guĂȘpiĂšre sur la table est Ă  1h24mn.

 

 

 

 

DIFPLAY de janvier 2020 (2) : sélection des opéras diffusés en replay

edgar-degas-cafe-concert-chanson-chienRADIO, TELE, INTERNET : les diffusions de janvier 2020  -  VidĂ©o, audio
 chaque mois le “DIFPLAY” de CLASSIQUENEWS c’est l’essentiel des diffusions de concerts, d’opĂ©ras sur les ondes qu’il s’agisse des chaĂźnes radio, des tĂ©lĂ©s ou des sites internet des maisons d’opĂ©ra (live streaming ou replay
). De quoi suivre l’actualitĂ© des scĂšnes lyriques et symphoniques mois par mois pendant toute l’annĂ©e. Certaines productions ou concerts ont Ă©tĂ© critiquĂ©s par la rĂ©daction de classiquenews
 complĂ©ment utile pour mieux revoir ou rĂ©Ă©couter les partitions concernĂ©es. Voici notre sĂ©lection 2 de JANVIER 2020 (15 – 30 janvier 2020).

 

 

 

 

 

 

MERCREDI 15 JANVIER 2020

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01h25, MET-LIVERADIO
GEORGE GERSHWIN : Porgy and Bess
New York, METROPOLITAN OPERA  -  en direct 2020 (durée 3h30)

A l’affiche du Metropolitan Opera de New York, jusqu’au 1er fĂ©vrier 2020 – Nouvelle production. Pour son unique opĂ©ra « sĂ©rieux », le chantre de Broadway, solitaire invĂ©tĂ©rĂ©, Gershwin souhaitait que son ouvrage ne soit chantĂ© que par des solistes noirs. Tradition respectĂ©e dans cette version new yorkaise qui rĂ©unit de trĂšs bons interprĂštes

https://www.metopera.org/season/2019-20-season/porgy-and-bess/

Distribution
David Robertson, direction
Angel Blue, Bess
Janai Brugger, Clara
Latonia Moore, Serena
denyce Graves, Maria
Fred Ballentine, Sportin’life
Eric Owens, Porgy
Alfred Walker, Crown
Donovan Singletary, Jake

Premiùre à l’Alvin Theatre, New York, 1935

 

 

 

 

 
 

 

 

JEUDI 16 JANV 2020

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5h, ARTECONCERT
BEETHOVEN : Fidelio
Salzbourg, 2015

Dans cette production du Festival de Salzbourg 2015, Fidelio, l’unique opĂ©ra de Beethoven, est transcendĂ© par le tĂ©nor star Jonas Kaufmann (dans le rĂŽle du captif Florestan). Beethoven a travaillĂ© pendant une dĂ©cennie Ă  son opĂ©ra, le rĂ©Ă©crivant sans cesse, faisant rĂ©viser le livret pour en densifier l’intrigue. Multiples remaniements pour une Ɠuvre dĂ©sormais irrĂ©sistible, du chant de dĂ©solation solitaire et tragique par Florestan (au fond de son cachot), jusqu’au final quand son Ă©pouse Leonora dĂ©guisĂ© en homme (Fidelio), le dĂ©livre enfin
 des chaĂźnes de l’esclavage et de la mort. Comme le souhaitait l’infect gouverneur de la prison, Pizzaro.
Dans Fidelio, Beethoven s’inspirant d’un fait historique survenu en France, cĂ©lĂšbre le courage et la loyautĂ© des femmes, met sur un plan poĂ©tique universel, le chant des partisans de la libertĂ© contre la tyrannie.
A l’annonce de l’inspection de la prison par un ministre, Pizarro songe Ă  se dĂ©barrasser de son prisonnier. PrĂȘte Ă  affronter la mort, Leonore intervient. Le ministre finit par reconnaĂźtre en Florestan son ami qu’il croyait mort. Tandis que Pizarro va dĂ©sormais devoir rĂ©pondre de ses actes, le chƓur final retentit, cĂ©lĂ©bration de l’utopie de la libertĂ© et de la justice. L’ouvrage est crĂ©Ă©e le 23 mai 1814, aprĂšs trois versions successives dont tĂ©moignent toujours les 3 ouvertures pour l’opĂ©ra, alors intitulĂ© LĂ©onore et non pas Fidelio.

Avec Leonore (Adrianne Pieczonka), Florestan (Jonas Kaufmann)


Claus Guth, mise en scĂšne.

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SAMEDI 18 JANVIER 2020

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20h, CATALUNYA Musica
RĂ©cital Javier CAMARENA, Angel Rodriguez
20Ăšme anniversaire, depuis le LICEU de BARCELONE
En direct
https://www.ccma.cat/catradio/catalunya-musica/

Il avait marqué les esprits du Liceu dans I Puritani : grand retour du ténor mexicain adoré dans son premier récital lyrique au Liceu

https://liceubarcelona.cat/en/temporada-2019-2020/recitals/javier-camarena

Programme annoncé 

Charles Gounod (1818 – 1893)
“L’amour!, l’amour!
 Ah! LĂšve-toi soleil
” (RomĂ©o et Juliette)

Gaetano Donizetti (1797 – 1848)
“Un ange, une femme inconnue
” (La favorite)

Édouard Lalo (1823 – 1892)
“Vainement, ma bien-aimĂ©e” (Le roi d’Ys)

Gaetano Donizetti (1797 – 1848)
“Seul sur la terre
” (Dom SĂ©bastien, roi de Portugal)
“Ah! Mes amis, quel jour de fĂȘte
” (La fille du rĂ©giment)

entracte
Vincenzo Bellini (1801 – 1835)
“È serbato a questo acciaro
 L’amo tanto, e m’ù si cara
” (I Capuleti e i Montecchi)

Gaetano Donizetti (1797 – 1848)
“Tombe degli avi miei
 Fra poco a me ricovero” (Lucia di Lammermoor)

Friedrich von Flotow (1812 – 1883)
“M’apparì tutt’amor
 (Ach, so fromm)” (Martha)

Giuseppe Verdi (1813 – 1901)
“Lunge da lei
 De’ miei bollenti spiriti
 O mio rimorso
” (La traviata)

camarena javier tenor annonce cd critique cd review cd par classiquenews ContrabandistaAccompagnĂ© par Angel Rodriguez au piano, le Mexicain au timbre soyeux et frappĂ©, comme une tequila bien dosĂ©e, JAVIER CAMARENA donne son premier rĂ©cital au Liceu de Barcelone, une salle qu’il connaĂźt dĂ©jĂ  bien pour y avoir chantĂ© l’opĂ©ra Ă  plusieurs reprises (et y avoir Ă©tĂ© justement acclamĂ©). Son rĂ©cent cd chez Decca intitulĂ© en toute insolence facĂ©tieuse « Contrabandista », avait affirmĂ© la sĂ©duction d’une voix de caractĂšre, agile et ardente, latine. Le tĂ©norissimo est devenu depuis lors bellinien racĂ© (Gualtiero d’Il Pirata de Bellini) ou un Tonio d’une exceptionnelle bravoura
 VoilĂ  des qualitĂ©s dĂ©sormais cĂ©lĂ©brĂ©es qui devraient assurer la rĂ©ussite de ce rĂ©cital barcelonais attendu.

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19h, Ö1-RADIO
Richard Strauss : SALOMÉ
Vienne, Theater an der Wien, direct 2020
https://oe1.orf.at/programm/20200118#585904

Distribution
Marlis Petersen (Salome), Johan Reuter (Jochanaan), John Daszak (Herodes), Michaela Schuster (Herodias), Martin Mitterrutzner (Narraboth), Tatiana Kuryatnikova (Page)
ORF Radio-Symphonieorchester Wien
Leo Hussain, direction / PrĂ©sentation Ă  l’antenne : Michael Blees

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20h, CET, TS-Espace2
Jean-Philippe Rameau, LES INDES GALANTES – GenĂšve, Grand ThĂ©Ăątre, 2019
https://www.rts.ch/play/radio?station=a83f29dee7a5d0d3f9fccdb9c92161b1afb512db

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VENDREDI 24 JANVIER 2020

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18h, RAI3
RICHARD WAGNER : TRISTAN UND ISOLDE
Bologne, Teatro Comunale, direct 2020 (durée 4h30)
https://www.raiplayradio.it/radio3

A l’affiche du ThĂ©Ăątre de Bologne, Teatro Comunale, Bologna
les 24, 26, 28, 29, 31 janvier 2020
Sous la direction de l’impĂ©tueux Juraj Valcuha
http://www.tcbo.it/eventi/tristan-und-isolde/

Avec Stefan Vinke (Tristan), Ann Petersen (Isolde), Albert Dohman (Mark), Ekaterina Gubanova (Brangaine)

Initialement prĂ©sentĂ©e Ă  Bruxelles, la production de Tristan mise en scĂšne par Ralf Pleger investit les planches de Bologne sous la direction de l’excellent Juraj Valcuha. La distribution rĂ©unit les wagnĂ©riens les plus convaincants de l’heure. Encore une preuve que les meilleures productions wagnĂ©riennes ne sont plus le monopole de Bayreuth. Et depuis longtemps.

Isolde : Ann Petersen
Tristan : Stefan Vinke
Brangaine : Ekaterina Gubanova


Voir l’ensemble de la distribution sur le site du Teatro Bologna
http://www.tcbo.it/eventi/tristan-und-isolde/

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SAMEDI 25 JANVIER 2020

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19h, KOMISCHE Oper-Livestream, operavision
Jaromir Weinberger, FrĂŒhlingsstĂŒrme – Berlin, Komische Oper, premiĂšre – direct 2020

En live stream KOMISCHE OPEA_R
A l’affiche de l’opĂ©ra Komische, du 25 janvier 28 mars 2020
https://www.komische-oper-berlin.de/programm/premieren/fruehlingsstuerme/

Sur OPERAVISION
https://operavision.eu/fr/bibliotheque/spectacles/operas/spring-storms-komische-oper-berlin

Compositeur tchĂšque juif, JaromĂ­r Weinberger (1896-1967), Ă©crit son opĂ©ra mĂ©connu TempĂȘtes de printemps pour la scĂšne berlinoise oĂč l’ouvrage est crĂ©Ă© juste avant l’avĂšnement des nazis, en mars 1933. AussitĂŽt crĂ©Ă©e, aussitĂŽt oubliĂ©e (aprĂšs une vingtaine de reprĂ©sentations cependant), l’opĂ©rette unique de Weinberger est pourtant un joyau de la fragile RĂ©publique de Weimar, ainsi ressuscitĂ©e plus de 85 ans aprĂšs sa crĂ©ation.
ChassĂ© croisĂ© en Mandchourie
 et galerie de portraits hauts en couleurs : Ă  l’époque de la guerre entre Japonais et Russes, nations Ă©trangĂšres intruses, les officiers succombent au charme d’une belle veuve, un journaliste vĂ©reux voire salace moque la fille du gĂ©nĂ©ral
. Le goĂ»t du drame dĂ©lirant, la verve et souvent l’autodĂ©rision du metteur en scĂšne Barrie Kosky, qui est aussi le directeur du Komische Oper de Berlin, devraient faire scintiller les ressorts expressifs d’une piĂšce Ă  redĂ©couvrir de toute urgence. La prĂ©sente production est remontĂ©e Ă  partir d’une partition reconstituĂ©e et rĂ©orchestrĂ©e. L’action a Ă©tĂ© conçue Ă  l’origine pour les crĂ©ateurs de 1933, Richard Tauber (Ito) et Jarmila NovotnĂ  (Lydia) formant le couple des amants sĂ©rieux, auquel correspond un second couple buffo


Distribution
Général Wladimir Katschalow : Stefan Kurt
Tatjana : Alma Sadé
Lydia Pawlowska : Vera-Lotte Boecker
Roderich Zirbitz : Dominik Köninger
Ito : Tansel Akzeybek

Orchestre Komische Oper Berlin
Jordan de Souza, direction
Barrie Kosky, mise en scĂšne

VOIR la prĂ©sentation de cette nouvelle production et recrĂ©ation de FRÜHLINGSSTÜRME l’unique opĂ©rette de JaromĂ­r Weinberger sur le site du Komische Oper Berlin / Barrie Kosky :
https://www.komische-oper-berlin.de/programm/a-z/fruehlingsstuerme/

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DIMANCHE 26 JANVIER 2020

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17h30. MASSIMO PALERMOTV et RAI3
RICHARD WAGNER : PARSIFAL
Palerme, Teatro Massimo, premiÚre   -  en direct 2020
MASSIMO PALERMO tv
http://www.teatromassimo.it/teatro-massimo-tv-567/

Avec la premiĂšre Kundry de Catherine Hunold
Omer Meir Wellber, direction
Graham Vick, mise en scĂšne

Orchestra, Coro del Teatro Massimo
Nuovo allestimento in coproduzione con il Teatro Comunale di Bologna

C’est une prise de rĂŽle attendue tant la diva française, Catherine Hunold, est une berliozienne et une wagnĂ©rienne pour nous Ă©vidente, mais ailleurs mĂ©sestimĂ©e. Palerme lui offre donc un tremplin exemplaire (Ă  quand en France ?) – certes il y eut son Ortrud dans une version de 
 concert Ă  Nantes
 En Sicile au thĂ©Ăątre Bellini, voici donc sa premiĂšre Kundry scĂ©nique, Ă  partir du 26 janvier : sa voix profonde et soyeuse, aux Ă©clats mordorĂ©s et cuivrĂ©s affinera une incarnation certainement captivante de la crĂ©ature manipulĂ©e par le mage castrĂ© Klingsor, tour Ă  tour sirĂšne tentatrice et sĂ©ductrice, puis touchĂ©e par la grĂące compassionnelle de Parsifal, pĂȘcheresse pĂ©nitente proche de la bĂȘte terrassĂ©e et blessĂ©e. Les dĂ©fis du rĂŽle sont multiples et certainement Ă  la mesure de l’immense cantatrice qui se rĂ©vĂ©lera ainsi.

A ses cĂŽtĂ©s : Daniel Kirch (Parsifal), TĂłmas TĂłmasson (Amfortas), Alexei Tanovitsky (Titurel), John Relyea (Gurnemanz), Thomas Ghazeli (Klingsor), sous la direction de Omar Meir Wellber, de surcroĂźt dans la nouvelle mise en scĂšne de l’excellent Graham Vick, lequel avait dĂ©jĂ  prĂ©cĂ©demment enchantĂ© l’OpĂ©ra Bastille


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19h, BRKLASSIK
REYNALDO HAHN : L’Île du rĂȘve
Munich, Prinzregententheater, direct 2020 (durée 2h 30)

BRKLASSIK
https://www.br-klassik.de/programm/radio/ausstrahlung-1982018.html

MUNICH, Prinzregententheater
https://www.theaterakademie.de/spielplan-tickets/stueckinfo/3-sonntagskonzert-des-muenchner-rundfunkorchesters-lile-du-reve/2020-01-26-19-00.html

hahn_reynaldo_04Enfin nous est dĂ©voilĂ© le premier opĂ©ra du jeune Reynaldo Hahn, L’Île du RĂȘve, amourache exotique polynĂ©sienne, composĂ© Ă  24 ans, en 1898. DĂ©jĂ  Hahn s’y montre d’un dĂ©licieux et suave abandon mĂ©lancolique qui colore chaque sĂ©quence d’une douceur intĂ©rieure singuliĂšre : sa marque dĂ©sormais. Le livret de AndrĂ© Alexandre et Georges Hartmann adapte Le Mariage de Loti, roman de Pierre Loti.
La distribution est dĂ©fendue par plusieurs jeunes tempĂ©raments français qui ont dĂ©jĂ  rĂ©vĂ©lĂ© leur indiscutable talent, vocal et dramatique : Cyrille Dubois (l’officier de marine Loti), HĂ©lĂšne Guilmette (la tahitienne MahĂ©nu)
 couple aussi intense que fragile car l’officier ne restera pas sur son Ăźle d’amour. Avec Ludivine Gombert, AnaĂŻk Morel, Artavazd Sargsyan, Thomas Dolié 

Orchesterlieder von Jules Massenet, Reynaldo Hahn und Gabriel Fauré

Reynaldo Hahn: “L’Ăźle du rĂȘve »
Idylle polynésienne en 3 actes

Distribution
MahĂ©nu – HĂ©lĂšne Guilmette
TĂ©ria/Faimana – Ludivine Gombert
OrĂ©na – AnaĂŻk Morel
Loti – Artavazd Sargsyan
Tsen Lee/Kerven – Cyrille Dubois
Tairapa/Henry – Thomas DoliĂ©
Le Concert Spirituel / direction : H Niquet

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LUNDI 27 JANVIER 2020

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1h55, ARTE CONCERT
“Le Coq d’or” de Nikolai Rimski-Korsakov
Au Théùtre de la Monnaie, Bruxelles

Le dernier opĂ©ra de NikolaĂŻ Rimski-Korsakov affirme le gĂ©nie du bouillonnant orchestrateur, flamboyant et orientaliste Ă  sa façon, propre Ă  portraiturer avec justesse chaque personnages de l’action.
En 2016, Alain Altinoglu, nouveau directeur musical, dirige alors son premier opéra à la Monnaie.

LassĂ© de tout, des guerres, responsabilitĂ©s politiques, le tsar Dodone ne pense qu’à dormir et manger. Un astrologue lui prĂ©sente un coq d’or, capable de prĂ©voir la moindre attaque contre le royaume. Ainsi finis les jours et les nuits de veille pour dĂ©fendre le territoire. Mais bientĂŽt en Ă©change d’un tel prodige qui rend service au monarque dĂ©sabusĂ©, l’astrologue demande la rĂ©compense pour prix de cette aide inespĂ©rĂ©e
 L’action reprend le conte fĂ©erique de Pouchkine.

    Avec :
Konstantin Shushakov (Tsarévitch Aphrone)
Venera Gimadieva (Tsarine de Chemakhane)
Pavlo Hunka (Tsar Dodone)
Alexey Dolgov (Tsarévitch Guidon)
Alexander Vassiliev (VoĂŻvode Polkane)
Agnes Zwierko (Intendante Amelfa)
Alexander Kravets (Astrologue)
Sheva Tehoval (Coq d’or (rĂŽle chantĂ©)
Sarah Demarthe (Coq d’or (rĂŽle dansĂ©)

RĂ©alisation TV : Myriam Hoyer
Mise en scĂšne : Laurent Pelly
Chorégraphie : Lionel Hoche
Académie des choeurs de la Monnaie
Production 2016

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MERCREDI 29 JANVIER 2020

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1h25, MET-LIVERADIO
HECTOR BERLIOZ : La Damnation de Faust
New York, METROPOLITAN OPERA  -  en direct 2020

MET-LIVERADIO
https://www.metopera.org/Season/Radio/Free-Live-Audio-Streams/
19h55 heure locale, NY

A l’affiche du Metropolitan Opera de New York, du 25 janv au 8 fĂ©vrier 2020
https://www.metopera.org/season/2019-20-season/la-damnation-de-faust/

Edward Gardner, direction
Elina Garanca, Marguerite
Bryan Hymel, Faust
Ildar Abdrazakov, MéphistophélÚs

PremiÚre à Paris, Opéra-Comique, 1846
Livret de Berlioz d’aprùs Faust

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Opéra Bastille, le Don Carlo de Warlikowski

don-carlo-bastille-critique-opera-warlikowski-alagna-pape-critique-opera-classiquenewsFRANCE MUSIQUE, sam 25 janv 2020. VERDI : Don Carlo. Luisi. DON CARLO de VERDI Ă  Bastille. Exit la mise en scĂšne indigente et laide de Warlikowski, digne d’une piĂšce de thĂ©Ăątre sans enjeux ni perspective, uniquement centrĂ©e sur les conflits intĂ©rieurs qui dĂ©chirent chaque protagoniste. La cour d’Espagne n’est pas rĂ©jouissante loin de lĂ  : le Roi Philippe II souffre de n’ĂȘtre pas aimĂ© par Elisabeth de Valois, laquelle lui prĂ©fĂšre toujours son premier fiancĂ©, le propre fils de Philipe II, L’infant Don Carlo. Mais la Princesse Eboli aime quant Ă  elle, vainement, ce Carlo qui apparaĂźt toujours en dĂ©calĂ©, comme un cƓur amoureux impropre Ă  la rĂ©alitĂ© (il n’est pas un hĂ©ros de Schiller pour rien)
 Et d’ailleurs pour le sauver de cette situation inextricable, oĂč pĂšse aussi le poids Ă©crasant de la religion Ă  travers la figure du grand inquisiteur, vĂ©ritable pĂšre la morale qui infĂ©ode jusqu’au roi lui-mĂȘme, un deus ex machina sort des cintres et exfiltre littĂ©ralement Carlo, dĂ©muni, solitaire, impuissant

La reprise de la mise en scĂšne de Warlikowski crĂ©Ă©e in loco en 2007 fixe aussi la version de Don Carlo de 1886 sur les planches parisiennes. France Musique diffuse la reprise   d’un spectacle finalement triste, et sans vĂ©ritable vision thĂ©Ăątrale, sinon les Ă©lucubrations du metteur en scĂšne, soucieux d’expliquer par la vidĂ©o, les tourments intĂ©rieurs des protagonistes (comme si la musique de Verdi n’y suffisait pas). Quelques solistes sauvent le plateau et la tension du spectacle : aux cĂŽtĂ©s de Roberto Alagna, toujours aussi impliquĂ© dans le rĂŽle-titre, distinguons le Philippe blessĂ©, Ăąpre et cynique de la trĂšs solide basse RenĂ© Pape ; le tendre et trĂšs humain Rodrigo du baryton canadien Etienne Dupuis (Ă  l’éloquence ciselĂ©e et Ă©lĂ©gante) ; l’Eboli Ă©galement trĂšs solide et embrasĂ©e de Anita Rachvelishvili ; enfin, le timbre charnel d’Alexandra Kurzak qui incarne une Elisabeth Ă  la fois humaine et fragile mais aussi habitĂ© par la dignitĂ© de son rang, princesse digne mais elle aussi blessĂ©e. Dans la fosse, Fabio Luisi soigne les Ă©quilibres, fait jaillir des joyaux fantastiques, exploitant le choeur maison impeccable, en particulier dans le tableau final oĂč surgit le spectre de Charles Quint, sauveur de Carlo dĂ©muni. Illustration : ONP / V Pontet / Service de presse OpĂ©ra national de Paris

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FRANCE MUSIQUE, Samedi 25 janvier 2020, 20h. OpĂ©ra. VERDI : DON CARLO / Alagna, Pape, Kurzak
 Fabio LUISI. ReprĂ©sentation du 7 novembre 2019 Ă  19h Ă  l’OpĂ©ra Bastille Ă  Paris.

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Giuseppe Verdi : Don Carlo
Adaptation italienne de “Don Carlos”, « grand opĂ©ra Ă  la française » en cinq actes sur un livret de Joseph MĂ©ry et Camille du Locle, d’aprĂšs la tragĂ©die “Don Carlos” de Friedrich von Schiller

René Pape, basse, Filippo II
Roberto Alagna, ténor, Don Carlo
Etienne Dupuis, baryton, Rodrigo
Vitalij Kowaljow, basse, Il Grande Inquisitore
Sava Vemic, basse, Un frate
Aleksandra Kurzak, soprano, Elisabetta di Valois
Anita Rachvelishvili, mezzo-soprano, La Principessa Eboli
Eve Maud Hubeaux, mezzo-soprano, Tebaldo
Tamara Banjesevic, soprano, Una Voce dal cielo Julien Dran, ténor, Il Conte di Lerma
Pietro di Bianco, baryton-basse, député flamand Daniel Giulianini, baryton, député flammand
Mateusz Hoedt, baryton-basse, député flamand
Tomasz Kumiega, baryton, député flamand
Tiago Matos, baryton, député flamand
Alexander York, baryton, député flamand
Vincent Morell, ténor, Un Araldo (Un hérault)
Vadim Artamonov, basse, Inquisitor Fabio Bellenghi, basse, Inquisitor
Marc Chapron, basse, Inquisitor
Enzo Coro, basse, Inquisitor
Julien Joguet, basse, Inquisitor
Kim Ta, basse, Inquisitor
Bernard Arrieta, baryton, Corifeo (Coryphée)

Choeurs de l’OpĂ©ra national de Paris dirigĂ©s par JosĂ© Luis Basso
Orchestre de l’OpĂ©ra national de Paris
Direction : Fabio Luisi

METZ, crĂ©ation, danse : ” Don’t you see it coming ” d’aprĂšs Barbe-Bleue par Sara Baltzinger

sarah-baltzinger-danse-critique-classiquenewsMETZ, Arsenal. Mer 29, jeudi 30 janv 2020 : SARAH BALTZINGER prĂ©sente et crĂ©e le ballet ” Don’t you see it coming ” d’aprĂšs Barbe-Bleue. Un regard qui interroge l’identitĂ© et le destin individuel confrontĂ© Ă  l’imminence de ce qui va venir…  Messine, Sarah Baltzinger a fondĂ© sa propre compagnie de danse MIRAGE. Elle approfondit actuellement un travail spĂ©cifique sur l’appropriation du corps et sur la transmission. Son spectacle prĂ©sentĂ© en janvier 2020, s’intitule « Don’t you see it coming » / Ne le vois tu pas venir ? : en Ă©cho Ă  la fameuse incantation, Anne ma sƓur Anne, ne vois tu rien venir ? 
 Sarah Baltzinger interroge le conte de Perrault : Barbe-Bleue

 

 

boutonreservationDON’T YOU SEE IT COMING
mer 29 janvier 2020, 20h
jeudi 30 janv 2020, 19h

Danse - CrĂ©ation : voici le second volet liĂ© Ă  le recherche de Sarah Baltzinger et Guillaume Jullien sur l’hĂ©ritage et la transmission. La crĂ©ation interroge le conte Barbe Bleue de Charles Perrault, en envisage les enjeux comme « une allĂ©gorie de nos sociĂ©tĂ©s modernes ». Le danger fascine autant qu’il effraie : « la piĂšce illustre le transgressif et la façon dont s’exerce nos relations inter-personnelles ».

Sur des thĂšmes baroques, « les deux artistes, au travers d’un mariage entre le son et le geste, Ă©voquent les liens qui se font et se dĂ©font et la façon dont nous cherchons Ă  nous rĂ©vĂ©ler Ă  nous-mĂȘmes, en proie Ă  notre besoin d’appartenance et de liberté ». Comment l’individualitĂ© peut-elle s’épanouir en s’affranchissant des contraintes du corps social ? DurĂ©e : 45 mn / PiĂšce pour 1 danseuse et 1 musicien.

RESERVEZ ici :
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/dont-you-see-it-coming

 

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sarah-baltzinger-creation-metz-dont-you-see-what-is-coming-ballet-critique-danse-ballet-classiquenews-SARAH-20191211_c-boshua_047TRANSMETTRE ET SE LIBERER
 Le ballet en crĂ©ation Ă  Metz (intitulĂ© « Don’t you see it coming ? » ) prolonge un premier volet sur la thĂ©matique « hĂ©ritage et transmission ». PrĂ©sentĂ© au Grand thĂ©Ăątre de Luxembourg en 2018, « What doesn’t belong to us ? », duo pour deux hommes, interrogeait l’idĂ©e d’hĂ©ritage. Comment ĂȘtre Ă  soi-mĂȘme malgrĂ© ou grĂące Ă  tout ce qui nous relie au passĂ© ? Comment se rĂ©gĂ©nĂ©rer toujours ? Comment ĂȘtre aussi Ă  l’autre sans se perdre intrinsĂ©quement ?
VoilĂ  des questions posĂ©es qui appellent Ă  l’abstraction, interrogent l’identitĂ© ; et dans le cas du nouveau ballet de Sarah Baltzinger, « Don’t you see it coming ? » rĂ©alisent le second volet chorĂ©graphique, davantage inspirĂ© du deuxiĂšme terme : « transmission ». La chorĂ©graphe danse seule ici, sur les musiques jouĂ©es en live et composĂ©es par son complice Guillaume Jullien : Ă©lectro, techno, musique berlinoise, aussi sans omettre des Ă©clats baroques, recomposĂ©s, remixĂ©s, intĂ©grĂ©s dans un flux sonore enveloppant, souvent hypnotique qui joue sur le contraste et la notion de paradoxe ; car si le thĂšme de Barbe-Bleue transmis par le conte fugace et saisissant de Perrault, reste trĂšs actuel, et inspire le nouveau spectacle, Sarah Baltzinger sait s’éloigner du conte et s’intĂ©resse Ă  ses rĂ©sonances dans notre sociĂ©tĂ©. La chorĂ©graphie foisonnante et radicale, physique et poĂ©tique envisage l’appropriation contemporaine du sujet dramatique. Ce n’est pas une relecture, mais plutĂŽt un Ă©cho Ă©motionnel qui souligne dans le conte et tous ses personnages, la diversitĂ© des psychologies qui s’y mĂȘlent et s’y affrontent, s’y perdent et s’y enrichissent. La danse de Sarah Baltzinger tente d’exprimer l’état d’une conscience Ă©largie, permĂ©able et ouverte Ă  toutes les sensations afin de mesurer ce qui est jeu, sans adhĂ©rer Ă  une trame ni aux prĂ©jugĂ©s Ă©tablis. Beaucoup d’élĂ©ments dans l’écriture et le langage corporels manifestent les blocage et les noeuds qui se produisent en soi et qui nous entravent. Dans le rapport de Barbe-Bleue et ses victimes, Sarah Baltzinger fait jaillir tout ce qui est Ă  l’Ɠuvre dans la relation d’un individu Ă  l’autre. Sans prĂ©juger de qui est « bon » ou « mĂ©chant ».

A l’Arsenal de METZ, Sarah Baltzinger bĂ©nĂ©ficie d’une rĂ©sidence propice, un nouveau temps de rĂ©flexion et d’expĂ©rimentation qui permettant la crĂ©ation des 29 et 30 janvier prochains, est le fruit de 4 mois de travail. Tout le spectacle d’une durĂ©e de 40 mn, rĂ©alise l’équation tĂ©nue, fragile entre tentation de l’abstraction et dramaturgie rythmĂ©e de sĂ©quences scĂ©niques alternĂ©es, contrastĂ©es. S’il s’agit d’un ballet rĂ©unissant deux artistes, la danseuse rĂ©alise un solo qui l’expose tout au long du spectacle, quand le musicien compositeur joue de ses platines et logiciels en live, mais dans son propre univers, soit deux mondes nettement distincts. Pourtant fusionnels, dont l’alliance fait l’unitĂ© du ballet. Il en dĂ©coule un solo partagĂ© qui dessine comme une tresse ininterrompue, une sĂ©rie de textures et de sentiments variĂ©s, entre catharsis et libĂ©ration. L’élasticitĂ© exacerbĂ©e de la danseuse, sa volontĂ© de pousser la mĂ©canique du corps aussi loin que possible, sa formidable Ă©nergie et son intensitĂ©, se nourrissent du flux sonore continu, produit en direct, et qui n’est jamais le mĂȘme d’une reprĂ©sentation Ă  l’autre. EvĂ©nement Ă  METZ.

 

 

 

 

Approfondir
 

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En LIRE plus sur la premier volet de la recherche de Sara Baltzinger : « What does not belong to us ? »
http://sarahbaltzinger.eu/portfolio/what-does-not-belong-to-us/
 

 
VOIR le TEASER 1 « DON’T YOU SEE IT COMING de Sarah »
https://vimeo.com/376772333
 

 
VOIR LE TRAILER 1 de « What does not belong to us «  pour deux danseurs
https://vimeo.com/279094538

WHAT DOES NOT BELONG TO US is exploring the idea of what we have to let go. In reuniting energies that can contradict each other, the purpose will be the drawing and sculpture of our emotions, as a metaphor. It is a question of what’s left, despite ourselves, as an inheritance. Like a descent, this frenetic dance is like a prayer to silence – what does not belong to us. Here, lose oneself, sign out, meet ourselves in a new dimension.

Concept and choreography : Sarah Baltzinger (FR)
Music composition : Guillaume Jullien (FR)
Performers : Theo Samsworth (EN) & Alessio Sanna (IT
Residency : Grand Théùtre du Luxembourg (LU)
Production : a.s.b.l SB Company (LU)

  

 

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VOIR LE TRAILER 1 : Don’t you see what’s coming ?

 

DON’T YOU SEE IT COMING de Sarah Baltzinger & Guillaume Jullien // Teaser 1 from Sarah Baltzinger on Vimeo.

 

 METZ-cite-musicale-metz-abonnements-saison-musicale-2019-2020-classiquenews

 

LIRE aussi notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de la saison 2019 2020 de la CitĂ© musicale-METZ – les temps forts de la saison actuelle
https://www.classiquenews.com/metz-cite-musical-metz-saison-2019-2020-temps-forts/

 

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Toutes les photos : METZ service de presse 2019 DR

 

ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS : Et la lumiĂšre fut (Berlioz, Beethoven)

OSO-ORLEANS-concert-critique-classiquenews-affiche-grande-lumiere_futORLEANS, OSO, les 8, 9 fĂ©vrier 2020. Et la lumiĂšre fut. InspirĂ© par la divine et Ă©loquente lumiĂšre, l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans dĂ©die tout un programme orchestral, des Nuits d’étĂ© berliozienne, Ă  l’éclat victorieux et conquĂ©rant de la Symphonie n°5 de Beethoven. Une cĂ©lĂ©bration des 250 ans de Ludwig, mais aussi une immersion dans l’écriture de deux gĂ©nies du romantisme, Berlioz et Beethoven, le premier ayant Ă©tĂ© admiratif du second. Le maestro Marius Stieghorst, directeur musical de l’OSO Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans a conçu un programme passionnant de l’ombre Ă  la lumiĂšre oĂč l’éclat mordorĂ© et intime des Nuits d’étĂ©, Ă  la fois Shakespeariennes et aussi nostalgiques, qui enlace le chant de l’orchestre et la voix de la soliste, ici la mezzo Julie Robard-Gendre, trouve un juste Ă©cho, parsemĂ© d’éclairs et de dĂ©flagrations climatiques, dans la saisissante Symphonie n°5 de Beethoven, qui en 1808 est alors au sommet de son inspiration.

ORLÉANS, ThĂ©Ăątreboutonreservation
Samedi 8 février 2020, 20h30
Dimanche 9 février 2020, 16h
ET LA LUMIÈRE FUT
ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS
Direction : Marius STIEGHORST
Julie ROBARD-GENDRE, mezzo-soprano

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.orchestre-orleans.com/concert/et-la-lumiere-fut/

RĂ©servations et ventes auprĂšs du ThĂ©Ăątre d’OrlĂ©ans,
du mardi au samedi de 13h Ă  19h
Tél : 02 38 62 75 30 (à partir de 14h)
Ou via notre billetterie en ligne : www.helloasso.com/associations/orleans-concerts

AVANT-CONCERTS « En avant Beethov 2 ! »
SAMEDI 8 FÉVRIER À 19h30
DIMANCHE 9 FÉVRIER à 15H
THÉÂTRE D’ORLÉANS (HALL)

ÉlĂšves des classes de Jean-Philippe Bardon et Jean-Renaud Lhotte, du Conservatoire Ă  Rayonnement DĂ©partemental d’OrlĂ©ans

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Conférence
JEUDI 6 FÉVRIER 2020 à 18h
MUSÉE DES BEAUX-ARTS D’ORLÉANS
CONFÉRENCE MUSICALE de Marius Stieghorst :
« Beethoven, rĂ©volutionnaire et sensible » organisĂ©e par l’association Guillaume BudĂ©.
Tarif rĂ©duit : 3,50 € pour les abonnĂ©s de l’OSO et les adhĂ©rents de l’association Guillaume Budé  – Tarif plein : 6 € Tarif jeune : 1,50 €

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Programme

LUDWIG VAN BEETHOVEN
Beethoven compose le Menuet de félicitations, WoO 3, pour son ami le dramaturge Carl Friedrich Hensler, directeur du Théùtre Josephstadt.

HECTOR BERLIOZ
Les Nuits d’étĂ©, op.7
Berlioz, fin lecteur et amateur de poĂ©sie, met en musique 6 poĂšmes extraits du recueil « La ComĂ©die de la mort » de ThĂ©ophile Gautier, dĂ©diĂ©s Ă  sa bien-aimĂ©e disparue. Ainsi, toujours les Ă©vocations pastorales, naturalistes, parfois fantastiques se colorent d’une vague douceur funĂšbre, une mĂ©lancolie suave (Ma Belle amie est morte.)
 Le titre du cycle « Les Nuits d’été », cĂ©lĂšbre le gĂ©nie de Shakespeare que Berlioz adore. Les 6 airs de Berlioz constitue le noyau fondateur du genre de la mĂ©lodie française, registre vocal et ici orchestral qui exige subtilitĂ©, profondeur, clartĂ© et transparence.

LUDWIG VAN BEETHOVEN
Symphonie n°5
Avec son cĂ©lĂšbre motif introductif : « Pom pom pom pom », coups du destin qui frappe Ă  la porte de son auteur, la Symphonie n°5 de Beethoven, achevĂ©e en 1808, Ă  38 ans, saisit par son intensitĂ© dramatique, sa force expressive, ses audaces rythmiques. Trois notes brĂšves suivies d’une longue, sont l’emblĂšme d’un gĂ©nie ardent et volontaire qui incarne l’espoir de toute une gĂ©nĂ©ration qui avait d’abord cĂ©lĂ©brer l’esprit de la RĂ©volution française, son aspiration Ă  la libertĂ©. Et bien sĂ»r le jeune Bonaparte auquel Beethoven rend initialement hommage dans la Symphonie n°3 Eroica (qui prĂ©cĂšde donc la 5Ăš) et dont l’auteur biffera la dĂ©dicace car le gĂ©nĂ©ral fougueux Ă©tait devenu Empereur ; sous le masque d’un libertaire, se cachait un nouveau tyran
 De rage Beethoven que la question de la libertĂ© des peuples prĂ©occupe, raye l’hommage premier. Dans les faits, portĂ© par son immense talent rĂ©formateur, n’a rien perdu dans la 5Ăš, de sa superbe volontĂ© ; il y envisage pour l’orchestre de nouvelles dimensions, et dans une langue toujours plus libre


JULIE ROBARD-GENDRE, mezzo-soprano, obtient brillamment son prix de chant au CNSM de Paris. Elle se produit sur de nombreuses scĂšnes françaises, et se voit confier des rĂŽles de premier plan. La saison derniĂšre, elle a fait ses dĂ©buts Ă  l’OpĂ©ra de Paris dans Les Huguenots, puis dans La FlĂ»te EnchantĂ©e.

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SAISON 2019 – 2020 : LIRE notre prĂ©sentation de la saison 2019 2020 de l’OSO Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans

https://www.classiquenews.com/orchestre-symphonique-dorleans-saison-2019-2020/

BRUNO PROCOPIO. Musiques pour le CongrĂšs de Vienne : NEUKOMM

neukomm-sigismond-compositeur-portrait-par-classiquenewsPARIS, INVALIDES. Le 23 janv 2020 : Requiem pour le CongrĂšs de Vienne. Le chef BRUNO PROCOPIO dirige les effectifs de la La Sorbonne sous la voĂ»te spectaculaire de la CathĂ©drale Saint-Louis des Invalides. En Ă©cho au bouleversant Requiem de Sigismund von Neukomm (1778-1858), le ChƓur & Orchestre Sorbonne UniversitĂ© restitue Ă©galement les accents romantiques de la Symphonie HĂ©roĂŻque du mĂȘme auteur. Entre splendeur orchestrale, intĂ©rioritĂ©, surtout Ă©nergie beethovĂ©nienne d’une Ă©criture Ă©clectique et trĂšs inspirĂ©e.

VIENNE, 1815
Commande de Talleyrand alors au service de Louis XVIII – au compositeur autrichien Sigismund Ritter von Neukomm, le Requiem, dĂ©diĂ© A la mĂ©moire de Louis XVI, est crĂ©Ă© le 21 janvier 1815, lors du CongrĂšs de Vienne ; assistent au concert historique promonarchiste, tous les souverains et reprĂ©sentants diplomatiques des plus grandes puissances, rĂ©unis pour la reconstruction de l’Europe, sur les dĂ©combres de l’Empire agonisant. Le Requiem pour Louis XVI (guillotinĂ© le 21 janvier 1793) rĂ©vĂšle encore l’élĂ©gance d’un Neukomm ardent ambassadeur de piĂ©tĂ© et d’intimisme. La partition, seconde des 50 Messes Ă©crites par le compositeur Salzbourgeois comme Mozart, a Ă©tĂ© commandĂ©e par Talleyrand, le patron de Neukomm, puis crĂ©Ă©e Ă  Vienne, en la CathĂ©drale Saint-Etienne, le 21 janvier 1815.
Certes dĂšs le dĂ©part la formidable fanfare, lugubre et sombre, structure la progression de ce monument spectaculaire ; mais ce qui frappe surtout et ce qui a marquĂ© les spectateurs auditeurs des concerts qui ont prĂ©cĂ©dĂ© le disque, c’est la pudeur et le recueillement filigranĂ© des voix solistes et des choeurs, exprimant surtout l’apothĂ©ose du dĂ©funt et son accueil rassĂ©rĂ©nĂ© dans les bĂ©atitudes cĂ©lestes
Le souffle impĂ©rieux, romantique, voire impĂ©tueux de la Symphonie HĂ©roĂŻque quasi contemporaine (1816) souligne le tempĂ©rament trĂšs sĂ©duisant de Neukomm ; la partition est composĂ©e, lors de sa traversĂ©e en direction du Nouveau Monde. Neukomm est aurĂ©olĂ© de toutes les gloires car il a Ă©tĂ© fait chevalier de la LĂ©gion d’honneur par Louis XVIII avant son dĂ©part pour Rio.

 

 

Requiem et symphonie pour le CongrĂšs de Vienne

 

 

NEUKOMM au BrĂ©sil. Neukomm rejoint les cĂŽtes cariocas en 1816 dans le cadre de la Mission française au BrĂ©sil
 C’est alors un formidable engagement artistique et culturel, incarnĂ© par la colonie des artistes ayant traversĂ© l’Atlantique, qui permet le transfert des arts europĂ©ens sur le sol brĂ©silien. Dans la foulĂ©e de son arrivĂ©e au nouveau Monde, Neukomm entreprend d’écrire les parties laissĂ©es inachevĂ©es par Mozart dans son Requiem : il s’agit de jouer le Requiem mozartien pour la fĂȘte de Sainte CĂ©cile, afin de cĂ©lĂ©brer la mĂ©moire des musiciens BrĂ©siliens, dĂ©cĂ©dĂ©s dans l’annĂ©e 1816. Avec le compositeur mulĂątre, JosĂ© Mauricio Nunes Garcia, cĂ©lĂšbre Ă  Rio, qui d’ailleurs connaissait parfaitement la partition, Neukomm rĂ©Ă©crit la partition de Mozart aux endroits lacunaires : il en dĂ©coule une nouvelle version pour le Libera me (diffĂ©rente des premiĂšres tentatives d’achĂšvement par SĂŒssmyar).

 

 

procopio-bruno-chef-maestro-neukomm-mehul-gossec-concert-invlaides-critique-classiquenewsAux Invalides, Bruno Procopio grand spĂ©cialiste de la musique symphonique europĂ©enne entre Baroque et Romantisme, devrait dĂ©tailler et articuler l’écriture de Neukomm, habile suiveur de Haydn et Mozart, en en restituant et l’esprit de majestĂ© et le souffle de conquĂȘte. Familier de l’écriture de MĂ©hul, notre Beethoven Français, et de Gossec (Symphonie Ă  17 parties, de 1809), Bruno Procopio retrouve Neukomm dont il a prĂ©cĂ©demment dirigĂ© la Symphonie HĂ©roĂŻque opus 19, Ă  Rio en avril 2015.

 

 

VOIR notre reportage vidéo Symphonie Héroïque de Neukomm
http://www.classiquenews.com/video-extraits-rio-de-janeiro-bresil-bruno-procopio-joue-la-symphonie-a-17-parties-de-gossec-avril-2015/

 

 

 

LIRE notre compte rendu des symphonies de Gossec et Neukomm par Bruno Procopio (Rio de Janeiro, avril 2015)
http://www.classiquenews.com/video-extraits-rio-de-janeiro-bresil-bruno-procopio-joue-la-symphonie-a-17-parties-de-gossec-avril-2015/

 

 

 

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Requiem pour le CongrĂšs de Vienne
PARIS, Invalides
Cathédrale SAINT-LOUIS
Jeudi 23 janvier 2020, 20h

Sigismund von Neukomm
Missa di Requiem en ut mineur, A la mémoire de Louis XVI (1813/1815)
Symphonie HĂ©roĂŻque, opus 19 (1816)

Solistes :
Alice FerriĂšre, Soprano
Sacha Hatala, mezzo
Sébastien Obrecht, ténor
Sydney Fierro, baryton

ChƓur et Orchestre Sorbonne UniversitĂ© (C.O.S.U)
Bruno Procopio, direction

 

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://saisonmusicale.musee-armee.fr/concert.html#!2019-2020&Requiem-pour-le-Congres-de-Vienne

Cycle «  Canons de l’élĂ©gance et trompettes de la renommĂ©e »
saison musicale des Invalides / MusĂ©e de l’ArmĂ©e

ChƓur et Orchestre Sorbonne UniversitĂ© (C.O.S.U)
SĂ©bastien Taillard, direction musicale
Ariel Alonso, chef de chƓur

 

 

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APPROFONDIR

 

NEUKOMM sur CLASSIQUENEWS

La Résurrection (1828), oratorio préwébérien ressuscité à Tourcoing en janvier 2019
http://www.classiquenews.com/toucoing-la-resurrection-de-neukomm-le-couronnement-de-mozart/

La Résurrection (1828) recréé à Boucherville, Québec, juin 2018
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-concert-boucherville-quebec-le-5-juin-2018-festival-classica-mozart-neukomm/

 

 

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BRUNO PROCOPIO

Entretien : aux origines de l’odyssĂ©e symphoniques, les classiques Ă  redĂ©couvrir…
http://www.classiquenews.com/maestros-bruno-procopio-aux-origines-de-la-matiere-symphonique-entretien/

 

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LE REQUIEM pour Louis XVI de Neukomm (Jean-Claude Malgoire, 2016)
http://www.classiquenews.com/cd-critique-neukomm-requiem-pour-louis-xvi-malgoire-1-cd-alpha-2016/

 
 

POLSKA : Festival Ă  la CitĂ© musicale METZ : 14 – 24 janvier 2020

Festival POLSKA Ă  METZMETZ, Arsenal : Festival POLSKA ! 14 – 24 janvier 2020. 10 jours de musique polonaise Ă  l’Arsenal de Metz. AprĂšs « Osez Haydn » en nov dernier, voici un autre temps forts de la saison 2019 2020 de la CitĂ© musicale-METZ. AprĂšs l’Italie la saison derniĂšre, voici un autre focus sur la culture d’un pays dont le peuple a migrĂ© vers la Lorraine : la Pologne. Pleins feux donc sur la musique polonaise . Aux cĂŽtĂ©s des illustres dĂ©sormais cĂ©lĂšbres : Chopin, Penderecki ou GĂłrecki, voici d’autres tempĂ©raments Ă  connaĂźtre absolument, ambassadeurs d’une sensibilitĂ© Ă  nulle autre semblable
 le hĂ©ros national de Gdansk, Kaspar Förster qui fut chanteur rĂ©putĂ© autant que compositeur au XVIIe siĂšcle ; Zygmunt Krauze, qui interprĂšte au piano ses propres piĂšces, et MieczysƂaw Weinberg, ami de Chostakovitch. La Pologne actuelle n’est pas avare en interprĂštes, Ă  l’image du contre-tĂ©nor Jakub JĂłzef Orliski, nouvelle star du monde lyrique (surtout baroque). Ou les figures du jazz contemporain que sont le saxophoniste Maciej Obara et l’étonnante bassiste Kinga Glyk.

 

 

 

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RĂ©servez dĂšs Ă  prĂ©sent pour le concert d’ouverture de POLSKA Ă  METZ :
Concert d’ouverture festival POLSKA
Mardi 14 janvier 2020, 20h
Jokub JĂłzef ORLINSKI, Il Pomo d’Oro
Grande salle, Arsenal

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/facce-damore

Présentation du concert

Baroque
 La passion n’a pas de frontiĂšres : c’est ce que dĂ©montrent le contre-tĂ©nor Jakub JĂłzef OrliƄski et l’ensemble Il Pomo d’Oro, dans un programme consacrĂ© Ă  l’évolution de l’opĂ©ra italien Ă  travers l’Europe. Des maĂźtres transalpins aux compositeurs allemands (en particulier Haendel), les musiciens prĂ©sentent quelques-uns des plus Ă©tourdissants « Visages de l’amour de l’opĂ©ra », entre grandes pages du rĂ©pertoire et inĂ©dits. Voix et prĂ©sence marquantes, Jakub JĂłzef OrliƄski a remportĂ© l’adhĂ©sion des deux cĂŽtĂ©s de l’Atlantique, Ă©lu d’ailleurs « star d’opĂ©ra la plus glamour du monde » par le journal britannique The Telegraph.

Facce d’amore
Il Pomo d’oro
direction : Maxim Emelyanychev
contre-tĂ©nor : Jakub JĂłzef OrliƄski

Arsenal de METZ, Grande Salle
Airs d’opĂ©ras de Francesco Cavalli, Georg Friedrich Haendel, Giovanni Bononcini, Johann Adolph Hasse, Francesco Bartolomeo Conti

Durée : 1h20 + entracte
Tarif B, de 8 à 34 €

 

 

 

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Dans le cadre du temps fort Polska !
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/polska

PASS Polska !
– 30 % Ă  partir de 3 spectacles
choisis parmi les concerts du temps fort

 

 

 

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Festival POLSKA Ă  METZ

 

 

 

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Opéra de Nice. Nouveau Cosi fan Tutte de MOZART

mozart-opera-de-nice-classiquenews-critique-annonce-opera-classiquenews-cosi-fan-tutte_489NICE, OpĂ©ra. Mozart : COSI FAN TUTTE, 17 – 23 janv 2020. Le dernier opĂ©ra de Mozart conçu avec Da Ponte est un dramma giocoso en deux actes ; le livret reprend le thĂšme d’un ouvrage prĂ©cĂ©dent composĂ© par un Salieri trĂšs en verve et vrai rival de Mozart Ă  Vienne : l’école des jaloux / La Scuola degli Gelosi chez Salieri (Venise, 1779) devient l’école des amants chez Mozart et Da Ponte ; la musique de Wolfgang exprime les vertiges du cƓur humain, la puissance du dĂ©sir et des attractions dangereuses. Ici le cynisme et la sagesse lucide, celle de Don Alfonso, vieux sĂ©ducteur qui connaĂźt le cƓur humain, Ă©veille les consciences des trop naifs jeunes amants, Gugielmo le baryton et Ferrando le tĂ©nor. Alfonso a t il raison de dĂ©clarer les femmes volages et infidĂšles ? Qui sera fidĂšle aux serments passĂ©s ? Il suffit que passent deux beaux orientaux et tout Ă©clate ; les couples du dĂ©but ne seront plus ceux de la fin
 entre temps, les amants auront appris la leçon sans artifice d’un philosophe amoureux trop conscient des lĂąchetĂ©s du cƓur

La production niçoise réunit plusieurs jeunes interprÚtes à suivre. Sous la baguette de Roland Böer, HélÚne Carpentier (lauréate du dernier Concours Voix Nouvelles, ici Despina) ; la pulpeuse et pétillante soprano Anna Kasyan (Fiordiligi) et Carine Séchaye (Dorabella), ainsi que de Roberto Lorenzi (Guglielmo) et Pierre Derhet (Ferrando) et Alessandro Abis (Don Alfonso).

salieri scola degli gelosi opera buffa classiquenews cd review critique cd classiquenewsApprofondir : LIRE notre critique CD La Scuola degli Sposi de Salieri, chef d’oeuvre mĂ©connu de l’Ă©poque des LumiĂšres…  Sous Ă©tiquette DHM, cette « école des jaloux » / Scuola de’Gelosi de Salieri (qui annonce l’école des amants, ou Cosi fan tutte de Mozart plus tardif) mĂ©rite assurĂ©ment le meilleur accueil comme il confirme le talent dĂ©sormais bien installĂ© d’un chef et de son ensemble parmi les nouveaux dĂ©fenseurs des rĂ©pertoires baroques, classiques, prĂ©romantiques
 Voici sans conteste un nouveau joyau lyrique rĂ©vĂ©lĂ© grĂące au chef Werner Ehrhardt et son ensemble L’Arte del Mondo; les musiciens poursuivent ainsi un partenariat discographqiue avec DHM / Sony classical, plutĂŽt bĂ©nĂ©fique. CLASSIQUENEWS avait distinguĂ© d’un CLIC prĂ©cĂ©dent, la Clemenza di Tito (non de Mozart mais de Gluck, enregistrĂ© deux ans auparavant en 2013). On retrouve ici, la mĂȘme pĂ©tillance, la poursuite d’un esprit flexible et enjouĂ© qui s’avĂšre des mieux expressifs sur la scĂšne comique ; Ă  l’acuitĂ© expressive de l’orchestre rĂ©pond la fine caractĂ©risation des solistes, soucieux d’articulation, ambassadeurs d’un rĂ©alisme thĂ©Ăątral qui rĂ©jouit.

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boutonreservation4 dates Ă  l’OpĂ©ra de Nice
17, 19, 21, 23 janvier 2020
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.opera-nice.org/fr/evenement/489/cosi-fan-tutte

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Fiordiligi : Anna Kasyan
Dorabella : Carine SĂ©chaye
Guglielmo : Roberto Lorenzi
Ferrando : Pierre Derhet
Despina : HĂ©lĂšne Carpentier
Don Alfonso : Alessandro Abis

Orchestre Philharmonique de Nice
ChƓur de l’OpĂ©ra de Nice
Direction Musicale : Roland Böer

Mise en scĂšne et lumiĂšres : Daniel Benoin

 

 

 

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PrĂ©sentation par l’OpĂ©ra de Nice / CĂŽte d’Azur :

Opera buffa en deux actes K 588
Livret de Lorenzo Da Ponte
Création au Burgtheater de Vienne le 26 janvier 1790
Chanté en italien, surtitré en français
Nouvelle production en coproduction avec AnthĂ©a ThĂ©Ăątre d’Antibes

« CosĂŹ fan tutte », « Elles font toutes ainsi », prĂ©tend cyniquement Don Alfonso devant ses jeunes amis. Entendons : « Elles nous seront toutes infidĂšles ». Bien sĂ»r, Ferrando et Guglielmo protestent de la constance de leurs compagnes.  L’intrigue s’engage, suivant les conventions thĂ©Ăątrales du temps : ils annonceront leur dĂ©part Ă  la guerre, puis reviendront sous l’apparence de soldats albanais, chacun essayant de sĂ©duire la maĂźtresse de l’autre.

On raconte que l’Empereur Joseph II lui-mĂȘme, amusĂ© par l’histoire de deux officiers qui avaient Ă©changĂ© leurs femmes, souffla le thĂšme de CosĂŹ fan tutte Ă  Mozart et Ă  son librettiste, l’abbĂ© Da Ponte. Mais cet opĂ©ra, Ă  la saveur douce-amĂšre, Ă  la fois lĂ©ger et dĂ©sespĂ©rĂ©, va bien au-delĂ  de l’anecdote qui ne fait guĂšre honneur aux hommes. Les quatre protagonistes passent par l’indignation, la pitiĂ©, le libertinage, la rĂ©signation, les dĂ©chirements du cƓur, la colĂšre, jusqu’à ce que les masques tombent et que les couples se reforment, leurs illusions perdues…
Homme ou femme, qui n’a pas Ă©tĂ© partagĂ© entre sa fidĂ©litĂ©, son sens du devoir et le dĂ©sir, entre l’amour et les appĂ©tits du corps ? C’est le dilemme de cette Scuola degli amanti, cette « Ă©cole de ceux qui aiment ».

La MaĂźtrise de Radio France au TAP POITIERS

POITIERS, TAP. Sam 18 janv 19, MaĂźtrise de RADIO FRANCE. La MaĂźtrise de Radio France, fleuron des phalanges de Radio France avec les deux orchestres maison : le National de France et le Philharmonique, fait escale Ă  Poitiers dans un programme Ă©clectique et emblĂ©matique de son niveau d’excellence. Sous la direction de Sofi Jeannin, les jeunes chanteurs Ă©voquent la riche histoire musicale anglaise, inspirĂ©e par le temps de NoĂ«l : des hymnes chorales du Rig Veda de Gustav Holst, 
 Ă  la fameuse Ceremony of Carols de Benjamin Britten. Le programme a cappella ou accompagnĂ© Ă  la harpe, confirme la puissance expressive du collectif, sa capacitĂ© Ă  exprimer la magie des partitions


 

 

maitrise-radio-france-concert-poitiers-annonce-concert-critique-classiquenews

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POITIERS, TAP auditoriumboutonreservation
Sam 18 janvier 2020, 16h30
MaĂźtrise de RADIO FRANCE : BRITTEN, PUTT, HOLST

RESERVEZ
https://www.tap-poitiers.com/spectacle/maitrise-de-radio-france/

 

 

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Programme :

 

Benjamin Britten : A Ceremony of Carols op. 28

Alastair Putt : Under the Giant Fern of Night (création française)

Imogen Holst : Six Christmas Carols

Gustav Holst : Ave Maria pour double chƓur a cappella, hymnes chorales du Rig Veda

 

Iris Torossian, harpe

MaĂźtrise de Radio France

Sofi Jeannin, direction

 

Présentation du programme

 

LES BRITANIQUES AU TEMPS DE NOËL
 Le programme est Ă©clectique : il met en avant les possibilitĂ©s expressives de la MaĂźtrise de Radio France. En tĂ©moigne ce parcours hors normes inspirĂ© par les chants de NoĂ«l et de la NativitĂ©, dont les jalons se nomment Britten, Alastair Putt, Gustav Holst et sa fille, Imogen
 soit plusieurs tempĂ©raments britanniques de premiĂšre valeur.

 

benjamin_britten_vieuxDe BRITTEN Ă  HOLST, pĂšre et fille
 De retour en Angleterre (mars 1942), sur le paquebot qui le ramĂšne dans sa patrie, Britten, pacifiste convaincu, dĂ©couvre le recueil The English Galaxy of Shorter Poems, dont il extrait les 10 textes du cycle choral « A Ceremony of Carols ». InspirĂ©s par l’esprit de NoĂ«l, et profondĂ©ment ancrĂ©s dans le contexte de la NativitĂ©, ce sont plusieurs volets d’un hymne de paix, serein et calme, Ă  mille lieues de sa traversĂ©e de l’Atlantique plutĂŽt agitĂ©e. Les voix d’enfants, la harpe, le rythme entĂȘtant, hypnotique, suspendu de la basse obstinĂ©e convoquent immĂ©diatement la magie et la ferveur. Le compositeur plus connu pour ses opĂ©ras et son War Requiem exprime le temps du recueillement voire de l’émerveillement. 

 

Pour le Finchley Children’s Music Group (FCMG), choeur d’enfants au nord de Londres, fondĂ© par Britten, le compositeur qui est aussi guitariste et tĂ©nor, Alastair Putt compose le cycle de 6 chƓurs « Under the Giant Fern of Night (« Sous la Grande FougĂšre de la nuit ») pour les 60 ans du FCMG mais aussi les 60 ans de la 
 NASA. La crĂ©ation a eu lieu le 13 janvier dernier au Queen Elizabeth Hall de Londres. Les 6 poĂšmes choisis sont de la montrĂ©alaise Rebecca Elson, professeure d’astronomie Ă  Cambridge, mais aussi poĂ©tesse, disparue prĂ©maturĂ©ment en 1999 : ils Ă©voquent l’espace et les confins du cosmos. Dans l’ordre : Dark Matter, Girl with a Balloon, Turning Nightward, When You Wish Upon a Star, Let There Always Be Light et Notte di San Giovanni.

 

 

Imogen Holst est la fille du compositeur Gustav Holst, auteur de la cĂ©lĂšbre fresque symphonique dramatique et spectaculaire, Les PlanĂštes (composĂ©e pendant la premiĂšre guerre mondiale, en 1916). NĂ©e en 1907, Imogen obligĂ©e de renoncer Ă  une carriĂšre de pianiste (problĂšme au bras droit), se destine comme son pĂšre Ă  la composition ; elle rejoint Benjamin Britten pour travailler avec lui, et participer au dĂ©roulement de son festival dans le Suffolk, Aldeburgh dont elle devient la directrice artistique. Les enfants de la MaĂźtrise de Radio France chantent 3 « carols » (d’aprĂšs le terme carole qui en vieux français dĂ©signe une ronde dansĂ©e) : Coventry Carol (Ă©vocation du massacre des Innocents), A Virgin most pure (la Vierge Marie) et Wassail Song (selon le rite de gĂ©nĂ©rositĂ© du « wassailing » oĂč l’on ouvre sa porte au temps de NoĂ«l pour offrir un breuvage rĂ©confortant servi dans un « wassail bowl »).

 

 

Gustav_HolstLe pĂšre, Gustav Holst s’intĂ©resse Ă  l’Ave Maria et aux Hymnes choraux du Rig Veda, successivement en 1900 et 1910. Rien Ă  voir avec Les PlanĂštes dont le souffle orchestral avait inspirĂ© toutes les musiques de films des annĂ©es 1980, jusqu’à la Guerre des Ă©toiles de John Williams pour G Lucas. Dans l’Ave Maria (sa premiĂšre Ɠuvre Ă©ditĂ©e), Holst cĂ©lĂšbre la mĂ©moire de sa mĂšre Clara qui fut pianiste et chanteuse. Le Rig Veda lui inspire tout un cycle de partitions introspectives et mĂ©ditatives d’une force « picturale » irrĂ©sistible trĂšs proche de ses opĂ©ras Sita (1901) puis SĂ vitri (1908), d’aprĂšs le MahĂąbhĂąrata. On y retrouve cet idĂ©al de puretĂ© et de scintillement intĂ©rieurs proche de Ravel, son contemporain et son modĂšle.

 

 

 

 

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TEASER VIDEO :

 

 

 

Sofi Jeannin dirige la MaĂźtrise de Radio France dans “There is no Rose” (Il n’est pas de rose), extrait de “A Ceremony of Carols” de Benjamin Britten, avec la harpiste Iris Torossian. OCT 2016

 

 

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SINFONIETTA PARIS : 2 concerts du QUATUOR HANSON Ă  PARIS

PARIS, les 31 janv, 1er fĂ©v 2020. QUATUOR HANSON : Quatuors de Mozart et Haydn. Au Reid Hall (6Ăš ardt), puis Ă  la Fondation des Etats-Unis (14Ăš ardt), l’un des Quatuors rĂ©cents les plus prometteurs donne un programme rĂ©jouissant et subtil, dĂ©diĂ© au classicisme viennois, celui de Mozart et de Haydn, soit avant Beethoven qui les prolonge, les compositeurs les plus inspirĂ©s par le genre du quatuor


 

 

 

LES HANSON… 4 cordes Ă©blouissantes

 

 

 

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CrĂ©Ă© seulement il y a 6 ans (2003), le Quatuor HANSON (du nom du premier violon, primarius : le percutant et racĂ© Anton Hanson) a frappĂ© un grand coup dans la planĂšte chambriste avec un double cd dĂ©diĂ© aux Quatuors de Haydn (au total 6 quatuors – opus 20, 33, 50 : « la grenouille », 54, 76 et 77-, enregistrĂ©s en nov 2018, Ă©ditĂ© chez ApartĂ© en dĂ©c 2019 : lire notre critique du cd, lien au bas de cette page). L’éloquence du son collectif, le dĂ©tail de chaque partie rĂ©active ici l’esprit de la conversation en musique avec un relief souple, une acuitĂ© expressive qui souligne l’inventivitĂ© faite facĂ©tie et modernitĂ© (architecture des contrastes, des tonalitĂ©s, des chromatisme et des vagues harmoniques), du gĂ©nial Joseph Haydn (le fondateur du genre dans la seconde moitiĂ© du XVIIIĂš Ă  Vienne). Le titre du coffret « All shall not die / rien ne mourra » indique clairement l’apport dĂ©cisif du Viennois au genre du quatuor Ă  cordes : une leçon pĂ©renne et dĂ©cisive que prolongent aprĂšs lui, Mozart et surtout Beethoven, autre maĂźtre de la forme et de la construction.
Les Hanson nous parlent avant tout d’intelligence musicale par laquelle Joseph Haydn, le musicien le plus vĂ©nĂ©rĂ© de son temps, est Ă  la fois classique et romantique. Dans ce jeu lumineux d’un contrepoint dĂ©taillĂ© et fusionnel, les 4 instrumentistes du Quatuor Hanson se dĂ©lectent Ă  articuler la fine rhĂ©torique d’un Haydn, aussi facĂ©tieux que sincĂšre ; ils indiquent clairement un trĂšs haut niveau sonore et artistique, dans un noyau d’Ɠuvres qui forment dĂ©sormais leur territoire de prĂ©dilection, les quatuors de Joseph Haydn. Photo : Quatuor Hanson © R RiĂšre.

 

2 RAISONS pour lesquelles il ne faut pas manquer cet événement :

 

Le Quatuor HANSON regroupe 4 musiciens exceptionnels, douĂ©s d’une Ă©coute rare et d’une sonoritĂ© collective passionnante.

Le rĂ©pertoire jouĂ© concerne les premiers gĂ©nies du genre quatuor : Haydn en est l’inventeur Ă  Vienne, et Mozart lui offre une sincĂ©ritĂ© Ă©motionnelle voire tragique jamais Ă©coutĂ©e avant lui.

 

 

 

 

 

 

Quatuor Hanson
Anton HANSON, Jules DUSSAP, violons
Gabrielle LAFAIT, alto
Simon DECHAMBRE, violoncelle

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Programme

WOLFGANG AMADEUS MOZART
Quatuor no 15 en ré mineur, K 421 «en hommage à Haydn» (1783)

FRANZ JOSEPH HAYDN
Quatuor en sol majeur, op. 33 no 5, dit « Comment allez-vous ? » (1781)

Un cocktail dinatoire avec une dégustation de vin suivra le concert.

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Vendredi, 31 janvier 2020, Ă  20hboutonreservation
Reid Hall | 75006
4 rue de Chevreuse, 75006 Paris

 

Samedi, 1 février 2020, à 20hboutonreservation
Fondation des Etats-Unis | 75014
15 Boulevard Jourdan, 75014 Paris

Réservations par email à: reservations@sinfoniettaparis.org
Ou en ligne sur : www.sinfoniettaparis.org

€ 25 Plein tarif | € 15 Jeune (- 26 ans)

 

 

 

INFOS & RESERVATIONSsinfonietta-paris-music-by-the-glass-reif-hall-concerts-classiquenews
sur le site
www.sinfoniettaparis.org

 

 

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VISITEZ le site du Quatuor HANSON
https://www.quatuorhanson.com

LIRE aussi notre critique du coffret HAYDN par le Quatuor Hanson (2018 / 2019)
http://www.classiquenews.com/cd-critique-haydn-quatuors-quatuor-hanson-2018-2019-2-cd-aparte/

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TOURCOING, ALT : nouvelle Etoile de Chabrier

TOURCOING : Nouvelle production de l'Etoile de ChabrierTOURCOING, 7 – 11 fĂ©v 2020. CHABRIER : L’Étoile. Nouvelle production. DadaĂŻste, loufoque, fantasque, en rĂ©alitĂ© de pure fantaisie, l’inspiration de Chabrier mĂȘle et Mozart et Offenbach en un dĂ©licieux thĂ©Ăątre poĂ©tique (Verlaine a participĂ© au livret). Cette nouvelle production de son opĂ©ra comique L’étoile (1877) prĂ©sentĂ©e par l’Atelier Lyrique de Tourcoing, jamais en reste d’un dĂ©fi nouveau, devrait le dĂ©montrer en fĂ©vrier 2020 (3 reprĂ©sentations). 7 ans aprĂšs la dĂ©faite national, les esprits s’éloignent du « teuton » Wagner (jugĂ© suspect, au moins jusqu’au dĂ©but des annĂ©es 1890) et recherchent Ă  rĂ©gĂ©nĂ©rer le genre lyrique dans de nouveaux sujets, et de nouveaux formats. « La Ballade des gros dindons », « La Pastorale des cochons roses »  sont autant de titres qui soulignent la facĂ©tie souveraine d’un Chabrier, original,  iconoclaste, inclassable. RĂ©formateur mais raffinĂ©. Dans une tyrannie orientale de pur fantasme, orchestrĂ©e par le Roi Ouf 1er, fou dĂ©lirant Ă©gocentrique, on Ă©vite toute contestation au pouvoir pour Ă©viter d’ĂȘtre condamnĂ© Ă  mourir empĂąlĂ© !

 

 

Sous le rÚgne du rire et de la poésie

La fabrique du Nord
L’Atelier Lyrique de Tourcoing
prĂ©sente une nouvelle production de L’Etoile de Chabrier

 

 

Au pays de l’absurde, qui Ă©pingle en rĂ©alitĂ© la folie humaine, Chabrier durcit le portrait du potentat insupportable : le souverain est fou d’astrologie, plus enclin Ă  suivre ce que disent les astres, plutĂŽt que de servir son peuple.

Car le compositeur qui connaĂźt ses classiques français comme Wagner et la mĂ©canique du bel canto, Ă©crit un cycle de perles lyriques inoubliables comme La Romance de l’étoile de Lazuli, les Couplets du pal (le supplice officiel). La nouvelle production Ă  Tourcoing devrait laisser se dĂ©ployer la finesse d’une Ă©criture taillĂ©e pour la surprise poĂ©tique, le vertige facĂ©tieux
 l’insolence et la sincĂ©ritĂ©.

 

 

 

 

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3 représentations à Tourcoing
Vendredi 7 février 2020 / 20hboutonreservation
Dimanche 9 février 2020 / 15h30
Mardi 11 février 2020 / 20h
Tourcoing
Théùtre Municipal Raymond Devos

RÉSERVEZ
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/letoile/

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Lazuli : Ambroisine Br
La Princesse Laoula : Anara Khassenova
AloĂšs Juliette : Raffin-Gay
Le Roi Ouf 1er : Carl Ghazarossian
HĂ©risson de Porc-Ă©pic : Nicolas Rivenq
Siroco : Alain Buet
Tapioca : Denis Mignien
Le Chef de la police : Denis Duval (comédien)

Ensemble vocal de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
La Grande Ă©curie et la Chambre du Roy
(Fondateur Jean Claude Malgoire)

Direction musicale : Alexis Kossenko

Mise en scĂšne : Jean-Philippe Desrousseaux

Assistant à la mise en scÚne :  Denis Duval

DĂ©cors : Jean-Philippe Desrousseaux,
François-Xavier Guinnepain

LumiÚres : François-Xavier Guinnepain

Costumes : Thibaut Welchlin

Chef de chant : Martin Surot

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Emmanuel Alexis Chabrier

C’est l’ami des peintres et des poĂštes (de Manet, Baudelaire et Verlaine), Emmanuel Chabrier, fonctionnaire du ministĂšre de l’IntĂ©rieur a la verve facile et met en musique son esprit facĂ©tieux, jugĂ© par ses contemporains « vulgaire ». En rĂ©alitĂ©, sa musique comme ses livrets sont aussi touchants et subtils que ceux d’Offenbach qui l’a prĂ©cĂ©dĂ© sur le mode fantasque, comique voire scabreux. Mais l’époque a changĂ© : exit l’esprit lĂ©ger, licencieux du Second Empire. Chabrier incarne la veine lĂ©gĂšre l’époque su wagnĂ©risme bientĂŽt incontournable (avec l’initiative de Charles Lamoureux, crĂ©ateur de Lohengrin et de Tristan und Isolde Ă  Paris, Ă  partir de 1887 et surtout 1891/92
). Double voire triple lecture, Chabrier manie le verbe et la note avec gĂ©nie ; un tempĂ©rament proche de l’ineffable et du sublime, tel que les aimait
 Ravel (grand admirateur de Chabrier). « Je veux que ça pĂšte » proclame l’auteur de l’Etoile.

  

 

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AUTOUR DU PIANO
 tableau d’Henri Fantin-Latour (1885)

huile sur toile – H. 1.6 ; L. 2.22  -  MusĂ©e d’Orsay, Paris

Autour du piano, 8 personnalitĂ©s, proches du peintre et reprĂ©sentants de l’active vie culturelle parisienne ; de gauche Ă  droite :
Assis : Emmanuel Chabrier au piano, Edmond Maßtre et, en retrait, Amédée Pigeon.

Debout : Adolphe Julien, Arthur Boisseau, Camille BenoĂźt, Antoine Lascoux et Vincent d’Indy.

 

 

9Ăšme de Mahler par l’ONL LILLE, en direct

mahler gustav profil gustav mahler classiquenewsRADIO CLASSIQUE, mer 15 janvier 2020, 20h. MAHLER : 9Ăš. ONL LILLE, Alexandre BLOCH. En direct depuis le Nouveau SiĂšcle Ă  Lille. Programme prĂ©sentĂ© les 15 et 16 janvier 2020 au Nouveau SiĂšcle. Superbe volet final de l’odyssĂ©e mahlĂ©rienne par l’orchestre lillois et son trĂšs engagĂ© directeur musical, Alexandre Bloch. AprĂšs l’achĂšvement du Chant de la terre, Mahler amorce Ă  l’étĂ© 1908, sa 9Ăš symphonie, qu’il achĂšve l’annĂ©e suivante en 1909. A Bruno Walter, sans que l’on connaisse la raison exacte, Mahler reste rĂ©servĂ© sur la genĂšse de cet opus 9 : qu’il rapproche de la symphonie n°4, sans dire pourquoi explicitement.

 

 

SYMPHONIE DE L’ADIEU

 

 

C’est un compositeur maĂźtre de son langage, lequel s’est renouvelĂ© pendant la transfiguration musicale de Faust dans la 2Ăš partie de sa 8Ăš prĂ©cĂ©dente. Malher a du surmonter la mort de sa fille ; sa dĂ©mission forcĂ©e comme directeur de l’OpĂ©ra de Vienne (aprĂšs 10 annĂ©es d’excellence pourtant). En quittant Vienne, Gustav a rompu le fil qui le reliait Ă  son enfance (et ses enchantements, si manifestes dans les nocturnes des symphonies prĂ©cĂ©dentes). Comme dans le Chant de la Terre, la 9Ăš symphonie exprime un adieu, serein, suprĂȘme, acceptĂ©, tel une dĂ©livrance et un accomplissement. DĂšs l’Andante comodo (initial), oĂč est recyclĂ© la Sonate les Adieux de Beethoven, Mahler Ă©crit sur le manuscrit « O jeunesse envolĂ©e, O amour perdu ! » ; dĂ©jĂ  il a conscience que sa jeune Ă©pouse pourtant admiratrice de son Ɠuvre et de sa personnalitĂ©, ne l’aime plus. La crise conjugale de l’étĂ© 1910 en atteste. Le compositeur exprime clairement son renoncement au monde, en visionnaire pacifiĂ©, maĂźtre de son destin, en rien cette victime suicidaire et prophĂ©tique sur sa propre fin, comme on le dit souvent.
MAHLER-gustav-et-alma-symphonie-classiquenews-Gustav-MahlerL’énergie et le rictus d’un cynisme parfois amer surgit avec une rare violence (lĂ€ndler ou 2Ăš mouvement) : les danses qui y sont mentionnĂ©es, symbolisent l’agitation vaine des tractations terrestres. Le Rondo Burleske est un sommet dans le registre de la parodie cynique, oĂč perce la clairvoyante luciditĂ© de l’auteur sur la vie, la vaine comĂ©die humaine, la vanitĂ© des existences terrestres. Le contrepoint dĂ©lirant exprime scrupuleusement la vacuitĂ© absurde du monde et de la civilisation humaine. Enfin, apaisĂ©, Mahler dĂ©ploie la hauteur tranquille du Finale : Adagio sehr langsam
 (trĂšs lent et encore retenu) ; Ă  mesure que se prĂ©cise le sentiment de plĂ©nitude, Mahler exprime la fusion avec l’harmonie secrĂšte, Ă©ternelle de la Sainte nature. Pourtant parodiĂ© et caricaturĂ©, le gruppetto du Rondo Burleske, s’épanouit ici, Ă©ther immatĂ©riel d’une destinĂ©e Ă  prĂ©sent abstraite et flottante qui a coupĂ© toute attache avec le rĂ©el et le terrestre. L’Adagio de la 9Ăš est un accomplissement dans la paix et l’amour (ce que dit aussi mais de façon spectaculaire, le finale de la 8Ăš, dĂ©diĂ© Ă  la lumineuse Marie). Bruno Walter crĂ©e la partition Ă  Vienne le 26 juin 1912.

 

 

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Adieu mahlérienboutonreservation
Mercredi 15 & jeudi 16 janvier 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

Beethoven : Leonore III, ouverture
Mahler : Symphonie n°9

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

RÉSERVEZ VOTRE PLACE ici :
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/adieu-mahlerien-symphonie-n9/

 

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Présentation de la symphonie n°9 de Mahler
sur le site de l’ONL Orchestre national de Lille :

« PrĂ©sentĂ©e au public pour la premiĂšre fois un an aprĂšs la mort de Mahler, la Symphonie n° 9 contient l’un des plus beaux adieux de l’histoire de la musique. Avec son Adagio au bord du silence, le compositeur autrichien nous offre ici un poignant chant du cygne. DĂšs les premiĂšres mesures de l’Introduction et jusqu’à l’inoubliable Finale, Mahler affirme son amour de la vie Ă  travers une palette expressive grandiose et une partition raffinĂ©e. Cette symphonie visionnaire clĂŽture de maniĂšre bouleversante notre OdyssĂ©e mahlĂ©rienne. DirigĂ© par Alexandre Bloch, ce grand moment symphonique sera prĂ©cĂ©dĂ© de l’ouverture de Leonore III de Beethoven, hymne vibrant pour la libertĂ© et contre les oppressions.
A Mahler farewell – Symphony No. 9
Presented to the public one year after Mahler’s death, Symphony No. 9 contains one of the most beautiful farewells in the history of music. Directed by Alexandre Bloch, it will be preceded by Beethoven’s Leonore No. 3, a vibrant ode to freedom. »

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Programme repris le 17 janv 2020
En région
Pas de billetterie O.N.L / billetterie extérieure
Valenciennes Le PhĂ©nix – Vendredi 17 janvier 20h
Infos et réservations : 03 27 32 32 32 / www.lephenix.fr

Autour des concerts au Nouveau SiĂšcle Ă  LILLE, chaque jour des concerts :
18h45
Rencontre mahlérienne
15 janvier : Christian Wasselin auteur de Mahler : La Symphonie-Monde et critique musical
16 janvier : l’information vous sera bientĂŽt communiquĂ©e : voir le site de l’ONL ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE saison 2019 2020

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LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. CHARLES LAMOUREUX par Yannick Simon : « Chef d’orchestre et directeur musical au XIXe siĂšcle » / Actes Sud / Palazzetto Bru Zane

LAMOUREUX livre yannick simon critique livre actes sud edition critique classiquenews-Charles-Lamoureux-chef-dorchestre-et-directeur-musical-au-XIX-636x1024LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. CHARLES LAMOUREUX par Yannick Simon : « Chef d’orchestre et directeur musical au XIXe siĂšcle » / Actes Sud / Palazzetto Bru Zane, 2020. Dans le dernier tiers du XIXĂš « romantique », le chef d’orchestre Charles Lamoureux (1834-1899), hyperactif et militant marque la vie musicale parisienne : fondateur d’un Quatuor, d’une sociĂ©tĂ© de musique chorale participant Ă  l’exhumation des grandes pages du passĂ© (SociĂ©tĂ© française de l’Harmonie sacrĂ©e fondĂ©e en 1873, une chorale d’amateurs avec laquelle il joue les grands oratorios de Haendel et les Passions de JS Bach
), le maestro lĂ©gendaire fonde en 1881, la SociĂ©tĂ© des nouveaux concerts, c’est Ă  dire les fameux « Concerts Lamoureux ». Jusqu’en 1899, Lamoureux dirige un collectif de musiciens au service de ses goĂ»ts orchestraux, en particulier les opĂ©ras de Wagner (quand les institutions de concerts concurrentes : Pas de loup ou Colonne
 jouent plutĂŽt Berlioz).

 

 

 

Quand Lamoureux diffusait Wagner à Paris


 

 

lamoureux-charles-portrait-chef-Charles_Lamoureux-chef-maestro-classiquenews-livre-yannick-simon-critique-classiquenewsNĂ© Ă  Bordeaux, il Ă©tudie au Conservatoire de Paris, et y obtient un 1er prix de violon (en 1854). Il doit son solide mĂ©tier instrumental puis de direction d’orchestre grĂące Ă  ses fonctions successives : violoniste dans l’orchestre de l’OpĂ©ra (1853), puis au sein de la SociĂ©tĂ© des concerts du Conservatoire (1863), oĂč il devient chef d’orchestre adjoint en 1872. Le geste visionnaire de Charles Lamoureux, comme directeur de sa propre sociĂ©tĂ© de concerts, sait outrepasser le contexte gĂ©opolitique en France depuis 1870, oĂč parce que l’Allemagne menace et dĂ©fie les Gaulois, toutes les musiques d’Outre-Rhin sont suspectes, en premier lieu Wagner. Directeur musical, chef d’orchestre, entrepreneur, administrateur, programmateur, on doit Ă  Charles Lamoureux la diffusion la plus large et constante des pages wagnĂ©riennes Ă  Paris, comme Habeneck au sein de la SociĂ©tĂ© des concerts du Conservatoire avait dans la premiĂšre moitiĂ© du siĂšcle, fait connaĂźtre les symphonies de Beethoven.

Lamoureux ne dĂ©sarme pas contre les dĂ©fenseurs de la musique franco-française : il dirige Lohengrin (le 3 mai 1887, Ă  l’Éden-ThĂ©Ăątre, avec d’Indy qui prĂ©pare les chƓurs), puis en 1891 Ă  l’OpĂ©ra, mais aussi Tristan und Isolde, au Nouveau ThĂ©Ăątre en 1899 (l’annĂ©e de sa mort, Ă  65 ans) ; tout en jouant les compositeurs hexagonaux. La musique nouvelle est sa spĂ©cialitĂ©. En dehors des antagonismes partisans dont aime Ă  se dĂ©lecter le petit milieu musical parisien, Lamoureux voit grand et large, allemand ET français ; en une pĂ©riode oĂč les patriotismes sont exacerbĂ©s de part et d’autre des frontiĂšres, oĂč il est de bon ton de montrer dans quel camp l’on est. Lamoureux permet finalement Ă  Wagner l’occasion de prendre sa revanche aprĂšs l’échec cuisant de son TannhĂ€user, objet d’une cabale aprĂšs ses 3 reprĂ©sentations parisiennes de 1861. Le wagnĂ©risme devient total, 20 ans plus tard, grĂące Ă  Lamoureux, partisan infatigable (dans le sillon de Baudelaire). L’auteur analyse les jalons d’une activitĂ© musicale unique Ă  Paris, celle du chef et producteur Charles Lamoureux. Il montre en particulier la volontĂ© et l’ambition d’un musicien, entrepreneur courageux pour lesquels le succĂšs et les revenus furent aussi prĂ©caires que le public, volatile. Critique Ă  venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews.

 

 

 

 
 

 

 

 

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STRAUSS, TCHAIKOVSKI … CONCERTS du NOUVEL AN Ă  TOURS

Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'OpĂ©ra de ToursTOURS, les 11 et 12 janv 2020. NOUVEL AN, concert. Benjamin Pionnier, directeur de l’OpĂ©ra de Tours, dirige l’orchestre maison pour inaugurer la nouvelle annĂ©e 2020 ; au programme, bain symphonique brillant et raffinĂ©, qui mĂȘle ivresse russe (Tchaikovski), danses hongroises (Brahms) et Ă©videmment, esprit de la fĂȘte et de l’élĂ©gance orchestrale nĂ©o viennoise, la dynastie Strauss, le pĂšre (FrĂŒhlingsstimmen walzer, Op. 410, RV 410) et ses fils, Eduard (Mit Chic, Polka schnell, Op. 221), surtout le plus douĂ© d’entre eux, Johann II / Jr dont plusieurs polkas et valses seront jouĂ©es Ă  cette occasion, donnant Ă  l’OpĂ©ra de Tours, des airs de Musikverein


 

 

 

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TOURS, Opéraboutonreservation
saison symphonique
Samedi 11 janvier 2020, 20h
Dim 12 janvier 2020, 17h
RÉSERVEZ VOTRE PLACE ici :
http://www.operadetours.fr/nouvel-an-11-12-jan

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Programme :

Otto Nicolai
Ouverture Les Joyeuses CommĂšres de Windsor

Piotr Tchaikovsky
Suite de Casse-noisette Op.71

Johann Strauss
FrĂŒhlingsstimmen walzer, Op. 410, RV 410

Johannes Brahms
Danses hongroises n°5 et 6

Eduard Strauss
Mit Chic, Polka schnell, Op. 221

Johann Strauss Jr
Fata Morgana, polka mazur, Op. 330
Unter Donner und Blitz, polka schnell Op. 324
Wiener Blut, walzer, Op. 354
Eljen a Magyar, polka schnell Op. 332

Benjamin Pionnier, direction
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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Approfondir

VALSES de STRAUSS

Les STRAUSS, une saga familiale… A travers les  Ɠuvres straussiennes jouĂ©es, surgissent les pĂ©ripĂ©ties d’une dynastie riche en Ă©pisodes et rebondissements digne du livret de La Chauve Souris (Ă©crite par Johann fils) : le pĂšre d’abord (Johann Strauss I) violoniste fantasque, est un aventurier, gĂ©nial et tout autant portĂ© sur la gaudriole, au point de tromper manifestement son Ă©pouse Anna (la mĂšre de Johann fils) avec une plĂ©bĂ©ienne, Emilie Ă  laquelle il donne le mĂȘme nombre d’enfants (3), comme Anna a accouchĂ© de Johann, Josef et Eduard, les fils lĂ©gitimes, tous compositeurs. AprĂšs avoir enfantĂ© d’un chef d’oeuvre qui Ă©voque aussi l’esprit de toute une Ă©poque, la fameuse Marche de Radetsky (pour la fĂȘte de la rĂ©conciliation, le 22 sept 1849, pour le retour d’Italie du fameux marĂ©chal), Johann pĂšre meurt dans les bras de son Emilie, de façon misĂ©rable et honteuse, le 25 septembre 1849 Ă  
 45 ans. DĂ©jĂ  avec Johann pĂšre, la valse symphonique, musique pure et invitation chorĂ©graphique connaĂźt un Ăąge d’or.

Nouvelle Chauve Souris de Johann II Strauss Ă  l'OpĂ©ra de ToursLe cas de Johann fils ou Johann II, celui qui nous occupe ici, est tout autant promis Ă  des accomplissements miraculeux sur le plan musical : dĂšs ses 19 ans, il est sacrĂ© nouvel empereur de la Valse grĂące Ă  un premier concert tremplin, rĂ©alisĂ© au Casino Dommayer, le 15 octobre 1844 oĂč il prĂ©sente ses compositions, dirigeant lui-mĂȘme avec une fougue et un entrain irrĂ©sistible. La rivalitĂ© entre les deux est consommĂ©e car Anna la mĂšre, se venge du pĂšre, – son Ă©poux infidĂšle, Ă  travers la carriĂšre du fils lui aussi bouillonnant violoniste, qu’elle soutient, encourage, stimule. Cette mise en rivalitĂ© entraĂźne rapidement la chute de Johann I. Johann II se dĂ©die bientĂŽt Ă  la composition pour le plus grand bien du genre, approfondissant cette valse symphonique, vĂ©ritable opĂ©ra pour orchestre. Il convainc son frĂšre Josef, pourtant ingĂ©nieur passionnĂ©, de laisser sa vocation premiĂšre
 et de reprendre la direction de l’orchestre Strauss : ce qui signifie tournĂ©e, concerts, et aussi composition (pas moins de 283 partitions ainsi laissĂ©es par Josef, dont le talent rĂ©el est Ă  redĂ©couvrir dans sa diversitĂ© et ses nuances). Surmenage, tabac en nombre, et vie trĂ©pidante sans guĂšre de sommeil
 et Josef s’éteint de façon tragique, lors d’un concert Ă  Varsovie, comme son pĂšre, Ă  43 ans.
ParaĂźt le dernier frĂšre, Eduard, trĂšs jaloux du gĂ©nie cĂ©lĂ©brĂ© de son frĂšre ainĂ© Johann, lequel n’y voyant rien venir, le convainc de reprendre la direction de l’orchestre et des tournĂ©es, comme Josef
 afin de pouvoir composer : c’est que Johann fils II, sacrĂ© empereur de la Valse Ă  Vienne, s’est mariĂ© avec « Jetty » (la cantatrice Henrietta Trefftz, fin aoĂ»t 1862) : tout en composant une sĂ©rie de chef d’oeuvres dans leur hĂŽtel particulier somptueux de Hietzing au bord du parc de Schönbrunn, – Le beau Danube Bleu, se consacre dĂ©sormais Ă  l’opĂ©rette, avec les succĂšs que l’on sait. Henrietta qui fut cantatrice (inspirant Berlioz et Mendelssohn), l’a probablement inspirĂ©. C’est dĂ©sormais un compositeur de la nuit, qui Ă©crit ses chefs d’oeuvres, entre 22h et 6h du matin, les faisant valider par son Ă©pouse, trĂšs jalouse de leur confort intime
 Ainsi naissent plusieurs sommets lyriques dans le genre lĂ©ger et qui recyclent en les sublimant les valses dĂ©sormais cĂ©lĂšbres, Ă  l’invitation de Maximilian Steiner, le directeur du Theater An der Wien (parmi les plus aboutis aux cĂŽtĂ©s de La Chauve souris, se distinguent Le Baron Tzigane, et Le chevalier Pasman
ce dernier ouvrage est encore moins connu). VoilĂ  qui Ă©lectrise encore un gĂ©nie musical qui fut proche de Bruckner et de Brahms (plusieurs photos d’époque attestent de leur belle amitiĂ© comme de leur comprĂ©hension rĂ©ciproque); et qui fut admirĂ© de Wagner, Ravel

La dynastie Strauss, pĂšre et fils, fut aussi une fratrie dont il faudrait dĂ©mĂȘler les passions et conflits personnels Ă  Vienne (Eduard qui se venge d’ĂȘtre dans l’ombre de ses ainĂ©s en brĂ»lant nombre de manuscrits et partitions familiales), Ă  l’époque oĂč bientĂŽt Freud formulera le fonctionnement, causes, consĂ©quences et symptĂŽmes de la psychĂ© et des pathologies conscientes ou non


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LIVRE : LIRE aussi …

Johann-Strauss actes sud livres annonce critique compte rendu livres par classiquenewsLIVRE critique, compte-rendu. JOHANN STRAUSS, le pĂšre, le fils et l’esprit de la Valse par Alain Duault (collection Classica, Actes Sud). Le pĂšre nĂ© en 1804, le dernier fils mort en 1899
 la famille STRAUSS couvre ainsi tout un siĂšcle, que l’on dit romantique et qui fut aussi marquĂ© par l’essor formidable de l’écriture orchestrale, adaptĂ©e au cadre stimulant de la Valse. Voilà un petit essai qui Ă  dĂ©faut de s’intĂ©resser Ă  la chronologie, s’intĂ©resse surtout Ă  une Ă©vocation gĂ©nĂ©rique de la Vienne fin de siĂšcle, ce parfum impĂ©rial et fanĂ©, mais terriblement raffinĂ©, comme singuliĂšrement sensuel – malgrĂ© un puritanisme de façade, comme en Angleterre (autre Empire), oĂč le corsetĂ© des robes et des costumes masculins se devaient de craquer, dans la danse sublimĂ©e par les Strauss, pĂšre et fils : la sulfureuse valse Ă  trois temps.

 

ORCHESTRES. TournĂ©e de l’Orchestre National de Lille en Grande-Bretagne (janvier et fĂ©vrier 2020)

logo-vignette-orchestre-national-de-lille-saison-2020-classiquenews-concerts-festival-opera-piano-lille-festival-nuits-ete-2020-classiquenewsORCHESTRES,. TournĂ©e de l’Orchestre National de Lille en Grande-Bretagne (janvier et fĂ©vrier 2020)La tournĂ©e UK de l’ON Lille Orchestre National de Lille. ParticuliĂšrement ancrĂ© dans sur territoire des Hauts de France, l’Orchestre National de Lille, le plus identifiĂ© des acteurs culturels sur Lille et sa rĂ©gion, poursuit son action de vĂ©ritable ambassadeur.

bloch-alexandre-maestro-focus-Ugo-POnte-orchestre-national-de-lille-portrait-classique-news-opera-concert-critique-concerts-critique-opera-symphonie-3-gustav-MahlerLes 100 musiciens de l’Orchestre lillois et leur Directeur musical Alexandre Bloch incarnent une culture vivante, engagĂ©e et qui rayonne en France et en Europe. En janvier et fĂ©vrier 2020, l’ONLILLE rĂ©alise ainsi une tournĂ©e au Royaume-Uni : un « moment intense d’émulation collective ». MalgrĂ© le Brexit, effectif le 31 janvier prochain, de nombreux acteurs institutionnels et privĂ©s des Hauts-de-France se sont fĂ©dĂ©rĂ©s pour prĂ©server les liens avec le Royaume-Uni. Ainsi l’ONL, premiĂšre institution symphonique de la RĂ©gion, diffuse outre-Manche, l’excellence musicale qui est la sienne, rĂ©cemment concrĂ©tisĂ©e par le cycle des Symphonies de Gustav Mahler dont les 15 et 16 janvier prochains marqueront la conclusion (9Ăšme symphonie).
LIRE notre prĂ©sentation de la 9Ăš symphonie de Mahler par l’ONL LILLE et Alexandre Bloch (« la symphonie de l’adieu)

 

Les Ă©tapes de la tournĂ©e UK de l’ONL LILLE sont Birmingham, Londres, Newcastle, Sheffield, Leeds
 Alexandre Bloch et les musiciens de l’Orchestre jouent les plus belles pages symphoniques françaises de Ravel (Ma MĂšre l’Oye, la Valse) et Debussy (La Mer) ! Place Ă  la transparence et la clartĂ© des timbres et des couleurs portĂ©es par une architecture harmonique singuliĂšre qui fonde cette rĂ©volution musicale incarnĂ©e par les deux compositeurs français au dĂ©but du XXĂš siĂšcle. L’orchestre et le chef accompagnent aussi, annĂ©e du 250Ăš anniversaire de Beethoven oblige, le rĂ©cent laurĂ©at du Concours international de Leeds, le pianiste Éric Lu dans le 4Ăšme concerto pour piano et orchestre de Ludwig van Beethoven.

 

 

 

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 l’ONL LILLE © Ugo Ponte

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ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE IN UK

 

 

logo-vignette-orchestre-national-de-lille-saison-2020-classiquenews-concerts-festival-opera-piano-lille-festival-nuits-ete-2020-classiquenewsTournĂ©e au Royaume-Uni – Du mardi 28 janvier au samedi 1er fĂ©vrier 2020
Concert présenté aussi le 24 janv 2020
au Nouveau SiĂšcle de Lille : https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/jaime-la-musique-francaise/

Programme

Ravel : Ma mùre l’Oye
Debussy : La Mer
Beethoven : Concerto pour piano n°4
Ravel : La Valse
Direction : Alexandre Bloch  -  Soliste, ‹Piano : Éric Lu

VISITEZ le site de l’ONL LILLE :
https://www.onlille.com/saison_19-20/

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l’ONL LILLE en vidĂ©os

 

 

REVOIR toutes les symphonies du cycle GUSTAV MAHLER
Les instruments de l’Orchestre
La vie de l’Orchestre
REPORTAGES : Les pĂȘcheurs de perles, MASS de Leonard Bernstein


https://www.onlille.com/saison_19-20/videos_19-20/

 

 

La chaĂźne Youtube de l’ONL LILLE :  
 
ONL-LILLE-videos-cycle-symphonies-de-gustav-MAHLER-classiquenews-chaine-youtube-ONL-LILLE-classiquenews

 

 

 

 

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2 autres RVS avec l’ONL LILLE – ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
L’actualitĂ© de l’ONL LILLE – Orchestre National de Lille,
c’est aussi :

Un nouveau rendez-vous estival incontournable en juillet !
NOUVEAU RV LYRIQUE, les 7 et 8 juillet 2020
logo-vignette-orchestre-national-de-lille-saison-2020-classiquenews-concerts-festival-opera-piano-lille-festival-nuits-ete-2020-classiquenewsAprĂšs le succĂšs des PĂȘcheurs de perles de Bizet en version semi-scĂ©nique dans sa salle lilloise et au ThĂ©Ăątre des Champs-ÉlysĂ©es de Paris en mai 2017, la clĂŽture de saison en juin 2018 avec Mass de Bernstein, parodie de rituel liturgique et de transe collective, mise en espace Ă  Lille, l’ONL porte et rĂ©alise un nouveau concept en juillet prochain alors que la proposition de spectacles vivants sur la mĂ©tropole lilloise devient rare.
Sont apparues les premiĂšres Nuits d’étĂ© de l’Orchestre National de Lille, nouveau rendez-vous estival. Pour la 1Ăšre Ă©dition, en juillet 2019, Alexandre Bloch dirigeait l’opĂ©ra-comique le plus jouĂ© au monde, Carmen* de Bizet, dans une version totalement inĂ©dite oĂč les illustrations et animations de GrĂ©goire Pont cĂŽtoyaient les rĂ©cits de l’humoriste et homme de mĂ©dias Alex Vizorek, en compagnie d’une distribution lyrique francophone de haut vol, des chƓurs de l’OpĂ©ra de Lille et du Jeune ChƓur des Hauts-de-France… Rendez-vous les 7 et 8 juillet 2020 !
En partenariat avec le Crédit Mutuel Nord Europe et le soutien exceptionnel de la Métropole Européenne de Lille

et ausi

LILLE PIANO(S) FESTIVAL en juin prochain
Le festival – manifestation organisĂ©e par l’Orchestre National de Lille depuis 2004 – a accueilli plus de 15 000 mĂ©lomanes pour ses 15 ans en juin 2019 ! Rendez-vous les 12, 13 et 14 juin 2020 pour une toute nouvelle Ă©dition programmĂ©e par les Ă©quipes artistiques de l’ONL et son directeur musical Alexandre Bloch !
Renseignements disponibles au printemps 2020 sur lillepianosfestival.fr

 

 

 

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Illustrations : Alexandre Bloch et l’Orchestre National de LILLE © Ugo Ponte

 
 

LIVRE événement, critique. ANTONIN DVORAK par Isabelle Werck (Bleu Nuit, janv 2020)

dvorak antonin isabelle Werck bleu nuit critique livre classiquenewsLIVRE Ă©vĂ©nement, critique. ANTONIN DVORAK par Isabelle Werck (Bleu Nuit, janv 2020). Avec son aĂźnĂ© Bedrich Smetana, plus engagĂ© sur la question identitaire et culturel tchĂšque, le BohĂ©mien AntonĂ­n DvorĂĄk (1841-1904), formĂ© Ă  Prague, est aussi la figure musicale de l’indĂ©pendance de la TchĂ©quie ; sa carriĂšre se dĂ©veloppe au moment oĂč l’empire austro hongrois s’effrite et doit concĂ©der des libertĂ©s spĂ©cifiques libĂ©rant la singularitĂ© identitaire des nations. 4 ans aprĂšs la mort de Dvorak, l’empire de François Joseph n’existe plus, emportĂ© par la premiĂšre guerre mondiale. Le patriotisme de Dvorak reste modĂ©rĂ©, ses Ɠuvres s’inspirant indirectement du folklore national ; homme de synthĂšse, Dvorak sait atteindre le souffle de l’universel, y compris dans ses piĂšces nĂ©es de sĂ©jours Ă  l’étranger, dont Ă©videmment la Symphonie n°9 du « Nouveau Monde », prolongement de sa tournĂ©e aux USA de 4 ans. L’auteure rĂ©tablit le contexte gĂ©opolitique dans lequel Dvorak a forgĂ© sa propre Ă©criture ; une Ă©criture fĂ©conde comprenant symphonies, musique de chambre, oratorio et musique concertante ; la question des opĂ©ras est traitĂ©e Ă  part car elle est l’objet de ressentiments : Dvorak en a souffert ; dĂ©sireux de percer dans le genre lyrique, il n’aura guĂšre de succĂšs qu’avec Russalka et sa fameuse « chanson Ă  la lune », pure instant de poĂ©sie. MalgrĂ© un destin familial Ă©prouvĂ©, endeuillĂ©, Dvorak s’affirme par sa loyautĂ©, sa droiture; une Ă©criture forte, gĂ©nĂ©reuse, puissante et raffinĂ©e oĂč la notion de folklore est recyclĂ©e avec gĂ©nie et sensibilitĂ©. Aujourd’hui quelques rares chefs ont su comprendre le souffle comme la poĂ©sie de Dvorak, sa grandeur, le raffinement de son style comme la prĂ©sence filigranĂ©e des motifs folkloriques : Michel Tabachnik, Karel Ancerl, Ferenc Fricsay, Leonard Bernstein, Jiri Belohlavek
.

 

dvorak_antonin3Le texte trĂšs bien documentĂ© sur le contexte politique souligne combien la notion d’identitĂ© est profonde et puissante voire inspiratrice dans l’Ɠuvre de Dvorak. Il est nĂ© en BohĂšme (province qui forme avec la Moravie, la TchĂ©quie, oĂč l’on parle le tchĂšque et non le slovaque), oĂč l’allemand est supportĂ© voire dĂ©testĂ© car depuis plus d’un siĂšcle au moment oĂč naĂźt Antonin Dvorak, en 1841, la Moravie et BohĂšme sont sous tutelle de l’Empire autrichien.
Nationaliste, Dvorak l’est viscĂ©ralement en homme attachĂ© Ă  sa terre et Ă  sa culture, – depuis Vysoka, sa demeure adorĂ©e, mais dans une moindre mesure que Smetana, plus militant et farouchement dĂ©fenseur de la langue tchĂšque qui quand il meurt en 1884, fait de facto de Dvorak, le plus grand compositeur « national » tchĂšque. A 43 ans.
Les motifs folkloriques ne sont jamais intĂ©grĂ©s directement mais recyclĂ©s et transformĂ©s, – comme le fait Mahler, nĂ© lui aussi ensuite en TchĂ©quie, en 1860, des landler et valses
selon le principe de la variance identifiĂ© par Adorno : une mĂȘme cellule sur un mĂȘme rythme est constamment transformĂ©e
 Dvorak a fait dĂ©jĂ  de mĂȘme, soucieux de la cohĂ©rence naturelle de son Ă©criture, et directement stimulĂ© par Janacek, fougueux et convaincu pour l’essor d’une musique authentiquement tchĂšque. L’auteure souligne les convictions de l’artiste et du crĂ©ateur, infiniment douĂ© mĂȘme s’il reste autodidacte : sa sincĂ©ritĂ©, sa rectitude et sa loyautĂ© sont indiscutables et se lisent de page en page, d’oeuvres en oeuvres. MĂȘme aux USA, oĂč il est sollicitĂ© pour diriger le Conservatoire de New York Ă  la demande de sa fondatrice la trĂšs opiniĂątre Jeannette Thurber, Dvorak qui accepte contre toute attente, relĂšve le dĂ©fi d’y semer les fondations d’une musique traditionnelle authentiquement « amĂ©ricaine » : sans parti pris, mais ouvert et fraternel, Dvorak s’intĂ©resse aux musiques indigĂšnes, celles amĂ©rindiennes « indiennes », mais aussi africaines car il distingue non sans passion, le gospel et les musiques « nĂšgres » (terme de l’époque). Il dĂ©coule de cette pĂ©riode new yorkaise (Ă  partir de sept 1892), la cĂ©lĂšbrissime Symphonie amĂ©ricaine de Dvorak, aux cĂŽtĂ©s de son Quatuor amĂ©ricain, la Symphonie n°9 « du Nouveau Monde », oĂč se glissent les motifs Ă©cossais, irlandais, scandinaves et donc indiens et africains : c’est un tout autre regard qu’il est possible de porter sur ce chef d’oeuvre crĂ©Ă© triomphalement au Carnegie Hall, en dĂ©cembre 1893.
Un focus est dĂ©diĂ© aussi aux opĂ©ras, chantier tardif et plein de surprises dont beaucoup d’élĂ©ments sont mis en lumiĂšre (Le Jacobin opus 84, La Diable et Katia / Catherine opus 112, surtout Armida
 que le chef d’oeuvre absolu de 1900, Russalka, ne doit pas minorer
) ; idem pour le Dvorak auteur certes d’une sublime musique de chambre, mais aussi compositeur pour l’orchestre avec ses 9 symphonies (donc il y a pas que la derniĂšre 9Ăš), et surtout ses poĂšmes symphoniques oĂč il renoue avec la texture poĂ©tique riche et envoĂ»tante des contes et lĂ©gendes nationaux. Pleine de santĂ© et de lumiĂšre (il est nourri au seul soleil en musique : Mozart!), d’une vivacitĂ© rafraĂźchissante et simple, la musique de Dvorak n’en finit pas de saisir et convaincre. C’est un artisan de la musique d’une irrĂ©sistible inspiration. Le texte d’Isabelle Werck le dĂ©montre de façon indiscutable.

En complĂ©ment, tableau synoptique, catalogue des Ɠuvres, bibilographie, discographie, et webgraphie sĂ©lectives

 

 

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CLIC D'OR macaron 200LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. Antonin DVORAK par Isabelle WERCK – Éditeur : BLEU NUIT EDITEUR – Collection / SĂ©rie : horizons ; 75 – Prix de vente au public (TTC) : 20 € – 176 pages ; 20 x 14 cm ; reliĂ© – ISBN 978-2-35884-093-4 – EAN 9782358840934 – parution : janvier 2020.
http://www.bne.fr/page200.html

 

 

 

 

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Approfondir en vidéo : Les opéras méconnus de DVORAK (cités par Isabelle Werck dans son texte)

IntĂ©grale du Jacobin, direction : Bohumir Liska – version enregistrĂ© pour le cinĂ©ma – 1974 (1h52mn)
https://www.youtube.com/watch?v=LjCi-l8s6ag

Distribution

Count Vilem: Eduard Haken
Bohus: Jindrich Jindrak
Adolf: Acted by Rudolf Jedlicka/Sung by Rene Tucek
Julie: Marcela Machotkova
Filip: Karel Berman
Jiri: Miroslav Svejda
Benda: Beno Blachut
Terinka: Daniela Sounova
Lorinka: Ruzena Radova

The orchestra is Prague’s National Theater’s,
Bohumir Liska, direction

et aussi
Le Diable et Catherine – 2013
Production filmĂ©e Ă  l’OpĂ©ra de Prague
https://www.youtube.com/watch?v=gfXPRuyPQXg

Antonín Dvoƙák: The Devil and Kate
Ovčák Jirka – Jaroslav Bƙezina
Káča — Kateƙina JalovcovĂĄ
MĂĄma — Ivana RočkovĂĄ
Čert Marbuel — Luděk Vele
Lucifer — Bohuslav MarĆĄĂ­k
dirigent Jan ChalupeckĂœ
NĂĄrodnĂ­ divadlo v Praze

POLSKA : Festival Ă  la CitĂ© musicale METZ : 14 – 24 janvier 2020

Festival POLSKA Ă  METZMETZ, Arsenal : Festival POLSKA ! 14 – 24 janvier 2020. 10 jours de musique polonaise Ă  l’Arsenal de Metz. AprĂšs « Osez Haydn » en nov dernier, voici un autre temps forts de la saison 2019 2020 de la CitĂ© musicale-METZ. AprĂšs l’Italie la saison derniĂšre, voici un autre focus sur la culture d’un pays dont le peuple a migrĂ© vers la Lorraine : la Pologne. Pleins feux donc sur la musique polonaise . Aux cĂŽtĂ©s des illustres dĂ©sormais cĂ©lĂšbres : Chopin, Penderecki ou GĂłrecki, voici d’autres tempĂ©raments Ă  connaĂźtre absolument, ambassadeurs d’une sensibilitĂ© Ă  nulle autre semblable
 le hĂ©ros national de Gdansk, Kaspar Förster qui fut chanteur rĂ©putĂ© autant que compositeur au XVIIe siĂšcle ; Zygmunt Krauze, qui interprĂšte au piano ses propres piĂšces, et MieczysƂaw Weinberg, ami de Chostakovitch. La Pologne actuelle n’est pas avare en interprĂštes, Ă  l’image du contre-tĂ©nor Jakub JĂłzef Orliski, nouvelle star du monde lyrique (surtout baroque). Ou les figures du jazz contemporain que sont le saxophoniste Maciej Obara et l’étonnante bassiste Kinga Glyk.

 

 

 

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RĂ©servez dĂšs Ă  prĂ©sent pour le concert d’ouverture de POLSKA Ă  METZ :
Concert d’ouverture festival POLSKA
Mardi 14 janvier 2020, 20h
Jokub JĂłzef ORLINSKI, Il Pomo d’Oro
Grande salle, Arsenal

https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/facce-damore

Présentation du concert

Baroque
 La passion n’a pas de frontiĂšres : c’est ce que dĂ©montrent le contre-tĂ©nor Jakub JĂłzef OrliƄski et l’ensemble Il Pomo d’Oro, dans un programme consacrĂ© Ă  l’évolution de l’opĂ©ra italien Ă  travers l’Europe. Des maĂźtres transalpins aux compositeurs allemands (en particulier Haendel), les musiciens prĂ©sentent quelques-uns des plus Ă©tourdissants « Visages de l’amour de l’opĂ©ra », entre grandes pages du rĂ©pertoire et inĂ©dits. Voix et prĂ©sence marquantes, Jakub JĂłzef OrliƄski a remportĂ© l’adhĂ©sion des deux cĂŽtĂ©s de l’Atlantique, Ă©lu d’ailleurs « star d’opĂ©ra la plus glamour du monde » par le journal britannique The Telegraph.

Facce d’amore
Il Pomo d’oro
direction : Maxim Emelyanychev
contre-tĂ©nor : Jakub JĂłzef OrliƄski

Arsenal de METZ, Grande Salle
Airs d’opĂ©ras de Francesco Cavalli, Georg Friedrich Haendel, Giovanni Bononcini, Johann Adolph Hasse, Francesco Bartolomeo Conti

Durée : 1h20 + entracte
Tarif B, de 8 à 34 €

 

 

 

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Dans le cadre du temps fort Polska !
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/temps-forts/polska

PASS Polska !
– 30 % Ă  partir de 3 spectacles
choisis parmi les concerts du temps fort

 

 

 

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Festival POLSKA Ă  METZ

 

 

 

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BEETHOVEN 2020 sur ARTE, la Folle JournĂ©e, les Symphonies en direct (janv – juin 2020)

beethoven-2020-ARTE-concerts-annonces-operas-classiquenewsBEETHOVEN 2020 sur ARTE… L’annĂ©e 2020 marque les 250 ans de la naissance de Ludwig van Beethoven. ARTE diffuse pour cet anniversaire tout au long de l’annĂ©e un « intĂ©grale » de l’oeuvre du compositeur allemand nĂ© Ă  Bonn mais qui fit toute sa carriĂšre Ă  Vienne. Voici les premiers temps forts de janvier Ă  juin 2020 d’un cycle important de cĂ©lĂ©brations… Au programme : des concerts en direct, des concerts d’archives mythiques, pour rĂ©entendre les oeuvres les plus connues mais aussi redĂ©couvrir ses sonates, concertos, piĂšces de musique de chambre et ballet, lieder
 sans omettre des documentaires inĂ©dits.

La Folle JournĂ©e de Nantes 2020 est entiĂšrement dĂ©diĂ©e au compositeur, et donne le coup d’envoi de la programmation Ă  l’antenne d’ARTE, le 2 fĂ©vrier (direct du concert de clĂŽture du festival). Autre point d’orgue, toute la journĂ©e du 21 juin est consacrĂ©e Ă  la retransmission sur ARTE des neuf symphonies de Beethoven depuis de neuf pays europĂ©ens. Toute la programmation sur arte.tv/beethoven

 

 

 

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Toute la programmation :

 

 

 

Dimanche 2 février à 17h30 sur ARTE et ARTE Concert
La Folle JournĂ©e de Nantes 2020 – Concert de clĂŽture

folle-journee-beeethoven-2020En forme d’hommage Ă  la diversitĂ© et la complexitĂ© de l’oeuvre de Beethoven, le concert de clĂŽture saura ravir mĂ©lomanes et nĂ©ophytes. Au programme : des piĂšces de musique de chambre et de grandes pages de musique symphonique avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de la cheffe sino-amĂ©ricaine Xian Zhang. Le jeune pianiste russe Pavel Kolesnikov interprĂ©tera la Sonate au clair de lune. Le concert se poursuivra avec un mouvement de la Sonate pour piano et violon avec Fanny Clamagirand et Tanguy de Williencourt, puis c’est un extrait de l’Octuor Ă  vents interprĂ©tĂ© par Nicolas Baldeyrou et RaphaĂ«l SĂ©vĂšre Ă  la clarinette et l’Allegro du Concerto pour piano n°4 par Alexandre Kantorow. Le concert se poursuivra avec le 2Ăšme mouvement de la 7Ăšme Symphonie, l’un des thĂšmes les plus connus du compositeur. Le Concerto pour violon et orchestre sera jouĂ© par la jeune violoniste virtuose Liya Petrova et le concert se terminera par le final de la 7Ăšme Symphonie. ET AUSSI : De nombreux concerts Ă  dĂ©couvrir en direct du festival sur ARTE Concert les dĂšs vendredi 31 janvier 2020.

RÉALISATION : FRANÇOIS-RENÉ MARTIN
COPRODUCTION : ARTE FRANCE, KM (90MIN)

 

 

BEETHOVEN 2020 dossier portrait discographie selection classiquenewsSuivi à 23h45 du documentaire inédit :
La NeuviĂšme de Beethoven, une symphonie universelle
UN DOCUMENTAIRE DE CHRISTIAN BERGER
COPRODUCTION : ZDF/ARTE, SOUNDING IMAGES, DEUTSCHLAND 2020, 90 mn.
Les dessous de l’oeuvre la plus connue du monde.

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Du lundi 27 janvier au vendredi 31 janvier 2020 Ă  16h30
INVITATION AU VOYAGE
Semaine spéciale Beethoven

beethoven-ludwig-dossier-specila-file-annonce-concerts-opera-classiquenews-beethoven-20205 EVASIONS BEETHOVEN… La pastille Ă©vasion d’Arte, qui mĂȘle voyages et culture, « Invitation au voyage » se lance sur les traces de Beethoven, en Autriche, en Allemagne et en BohĂȘme. Au programme chaque jour de cette semaine spĂ©ciale : deux sujets pour voyager dans les pas du compositeur allemand mais aussi Ă  travers le monde, puis, lors d’une troisiĂšme partie d’émission exceptionnelle, c’est Ă  Vienne que Linda Lorin rencontre des passionnĂ©s de musique qui nous ouvrent les portes de l’univers de Beethoven.

Lundi 27 janvier
â€ș La RhĂ©nanie, berceau d’un gĂ©nie
â€ș Promenade musicale dans le palais de la Hofburg

Mardi 28 janvier
â€ș Le Viennois hĂ©roĂŻque
â€ș A Heiligenstadt, dans le refuge de Beethoven

Mercredi 29 janvier
â€ș Pom pom pom pom, la premiĂšre Ă©pique de la 5Ăšme
â€ș Au Palais Lobkowitz, leçon de piano : l’écriture de Beethoven pour le clavier

Jeudi 30 janvier
â€ș La BohĂȘme d’un grand romantique
â€ș Dans la chapelle impĂ©riale, comme Ă  l’époque de Beethoven

Vendredi 31 janvier 2020
â€ș Vienne rĂ©inventĂ©e dans la Joie
â€ș Avec Igudesman and Joo, insolents hĂ©ritiers de Beethoven

ÉMISSION PRÉSENTÉE PAR LINDA LORIN (FRANCE, 2020, 38MN)
COPRODUCTION : ARTE FRANCE, ELÉPHANT DOC

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4 CONCERTS de FEVRIER 2020

Samedi 1er février
en direct de l’OpĂ©ra de Vienne
LEONORE (op. 72a)
Sur ARTE.TV

MISE EN SCÈNE : AMÉLIE NIERMEYER
DIRECTION MUSICALE: TOMÁƠ NETOPIL
ORCHESTER DER WIENER STAATSOPER
CHOR DER WIENER STAATSOPER
AVEC JENNIFER DAVIS (LEONORE), KATRIN RÖVER
(LEONORE – DIE SCHAUSPIELERIN), BENJAMIN BRUNS
(FLORESTAN), THOMAS JOHANNES MAYER (PIZARRO),
CHEN REISS (MARCELLINE), JÖRG SCHNEIDER (JAQUINO)

Dimanche 9 février à 19h05
20 ans du West-Eastern Divan Orchestra
Le Triple concerto (op. 56) pour violon, violoncelle, piano et orchestre
Le West-Eastern Divan Orchestra fĂȘte ses vingt ans avec un concert exceptionnel : Anne-Sophie Mutter, Yo-Yo Ma et Daniel Barenboim (au piano et Ă  la direction) interprĂštent le Triple concerto pour piano, violon et violoncelle de Beethoven.

Dimanche 16 février à 19h05
La « Pathétique »  de Beethoven par Evgeny Kissin
Le pianiste russe Evgeny Kissin, fidÚle du prestigieux Verbier Festival en Suisse, a donné en juillet dernier un récital dédié au maßtre du classicisme viennois.

Dimanche 23 février à 18h30
Maurizio Pollini interprĂšte Beethoven
Le virtuose italien Maurizio Pollini interprÚte les sonates n°30 et 31 du célÚbre compositeur
allemand dans la salle Hercule de la résidence de Munich.

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AVRIL 2020

Lundi 13 avril 2020
En direct du Festival de PĂąques de Baden-Baden 2020, une version originale de l’opĂ©ra :
FIDELIO (op. 72c)

MISE EN SCÈNE: MATEJA KOLEĆœNIK
DIRECTION MUSICALE: KIRILL PETRENKOBERLINER PHILHARMONIKER
AVEC MARLIS PETERSEN (LEONORE), MATTHEW POLENZANI (FLORESTAN), WOLFGANG KOCH (DON PIZARRO)

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Journée spéciale : 21 JUIN 2020
9 DIRECTS / 9 SYMPHONIES : les symphonies de Beethoven
Dimanche 21 juin Ă  partir de 12h45 sur ARTE et arte.tv/beethoven

L’intĂ©grale des symphonies de Beethoven depuis 9 pays europĂ©ens partenaires d’ARTE
PRÉSENTATION: ANNETTE GERLACH, CONSULTANT : CHRISTIAN MERLIN (FRANCE MUSIQUE, LE FIGARO)

13.00
En direct de la Place du marché à Bonn, Allemagne
Symphonie n° 1 en ut majeur op. 21
DIRECTION MUSICALE : DANIELE GATTI
AVEC MAHLER CHAMBER ORCHESTRA

14.00
En direct de Galway, Irlande
Symphonie n° 2 en ré majeur op. 36
AVEC LE RTE CONCERT ORCHESTRA

15.00
Enregistrée en avril à Helsinki, Finlande
Symphonie n° 3 en mi bémol majeur
op. 55 dite HĂ©roĂŻque
DIRECTION MUSICALE : HANNU LINTU
AVEC L’ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE LA RADIO
FINLANDAISE

16.00
En direct du Parc du Cinquantenaire Ă  Bruxelles,
Belgique
Symphonie n° 4 en si bémol majeur
op. 60
DIRECTION MUSICALE : MAXIM EMELYANYCHEV
AVEC L’ORCHESTRE NATIONAL DE BELGIQUE

17.00
En direct de la Place de la Vieille Ville Ă  Prague,
RĂ©publique TchĂšque
Symphonie n° 5 en ut mineur op. 67
DIRECTION MUSICALE : STEVEN MERCURIO
AVEC LE CZECH NATIONAL SYMPHONY ORCHESTRA

18.00
En direct des rives du lac de Lugano, Suisse
Symphonie n° 6 en fa
majeur op. 68 dite Pastorale
DIRECTION MUSICALE : DIEGO FASOLIS
AVEC L’ORCHESTRE I BAROCCHISTI

19.00
En direct de Rome, Italie
Symphonie n° 7 en la majeur op. 92
AVEC L’ORCHESTRE DE L’ACADÉMIE NATIONALE SAINTECÉCILE
DE ROME

20.15
En direct de la Place du ChĂąteau in Strasbourg
Symphonie n° 8 en fa majeur op. 93
DIRECTION MUSICALE : MARKO LETONJA
AVEC L’ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE STRASBOURG

21.00
Enregistrée en juin Musikverein de Vienne, Autriche
Symphonie n° 9 en ré mineur op. 125
DIRECTION MUSICALE : ANDRIS NELSONS
AVEC WIENER PHILHARMONIKER
CHOEUR : SINGVEREIN DER GESELLSCHAFT DER MUSIKFREUNDE IN WIEN
SOLISTES : KLAUS FLORIAN VOGT (TENOR), GÜNTHER GROISSBÖCK (BASS), LUCY CROWE (SOPRAN), GERHILD ROMBERGER (ALT)

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DEUX DOCUS Ă  venir sur la chaĂźne en 2020


 

 

Beethoven reloadedbeethoven-2020-ARTE-concerts-annonces-operas-classiquenews
Retraçant l’évolution artistique de Beethoven, ce documentaire raconte comment le compositeur est devenu un vĂ©ritable symbole europĂ©en. Un voyage fascinant qui tĂ©moigne de l’actualitĂ© et de la puissance dont fait preuve sa musique aujourd’hui encore.

UN DOCUMENTAIRE DE JULIA SPINOLA ET ANDY SOMMER
COPRODUCTION : WDR/ARTE, ACCENTUS MUSIC,
ALLEMAGNE (2020, 52 MIN.)

 

 


beethoven-2020-ARTE-concerts-annonces-operas-classiquenews
Beethoven intime
Une approche intime de la vie et de l’oeuvre de Beethoven en mĂȘlant sa
correspondance et ses carnets intimes avec sa musique.

UN DOCUMENTAIRE D’ANNA SIGALEVITCH ET
PRISCILLA PIZZATO
COPRODUCTION : ARTE FRANCE, REDSTONE
(FRANCE, 2019, 52 MIN.)

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TOUTES LES DIFFUSIONS sur le site d’ARTE.TV :

 

ARTE-BEETHOVEN-concerts-operas-directs-classiquenews-janv-juin-2020

 

 

 

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LIVRE

 

Beethoven, et aprĂšs livre fayard mirare folle journee beethoven 2020 annonce critique livre concert classiquenews 9782213716589-001-TLIVRE, Ă©vĂ©nement. Beethoven et aprĂšs par Élisabeth Brisson, Bernard Fournier, François-Gildas Tual (Fayard / Mirare).ImmĂ©diatement, le gĂ©nie beethovĂ©nien a Ă©tĂ© reconnu, mesurĂ©, analysĂ© Ă  sa juste valeur, crĂ©ant une onde de choc et d’influence, persistante et durable. Tous ses contemporains (exceptĂ© Goethe qui rencontre le musicien sans suite) ont cĂ©lĂ©brĂ© la grandeur de l’artiste, la dimension messianique de son Ă©criture, sa fougue rĂ©volutionnaire, en particulier dans ses Ɠuvres symphoniques. A l’époque qui suit la RĂ©volution française dont les valeurs suscitent l’adhĂ©sion du compositeur nĂ© Ă  Bonn (fraternitĂ©, Ă©galitĂ©, libertĂ©), quand Bonaparte prend le pouvoir et devient Empereur, Beethoven crĂ©e la musique de cette dĂ©flagration qui sculpte l’Europe politique. MĂȘme Ă  l’époque du CongrĂšs de Vienne (1815), Beethoven est le compositeur majeur reconnu par tous. Transcriptions, partitions conçues dans son influence directe


 

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LIVRE événement, annonce. ANTONIN DVORAK par Isabelle Werck (Bleu Nuit, janv 2020)

dvorak antonin isabelle Werck bleu nuit critique livre classiquenewsLIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. ANTONIN DVORAK par Isabelle Werck (Bleu Nuit, janv 2020). Avec son aĂźnĂ© Bedrich Smetana, plus engagĂ© sur la question identitaire et culturel tchĂšque, le BohĂ©mien AntonĂ­n DvorĂĄk (1841-1904), formĂ© Ă  Prague, est aussi la figure musicale de l’indĂ©pendance de la TchĂ©quie ; sa carriĂšre se dĂ©veloppe au moment oĂč l’empire austro hongrois s’effrite et doit concĂ©der des libertĂ©s spĂ©cifiques libĂ©rant la singularitĂ© identitaire des nations. 4 ans aprĂšs la mort de Dvorak, l’empire de François Joseph n’existe plus, emportĂ© par la premiĂšre guerre mondiale. Le patriotisme de Dvorak reste modĂ©rĂ©, ses Ɠuvres s’inspirant indirectement du folklore national ; homme de synthĂšse, Dvorak sait atteindre le souffle de l’universel, y compris dans ses piĂšces nĂ©es de sĂ©jours Ă  l’étranger, dont Ă©videmment la Symphonie n°9 du « Nouveau Monde », prolongement de sa tournĂ©e aux USA de 4 ans. L’auteure rĂ©tablit le contexte gĂ©opolitique dans lequel Dvorak a forgĂ© sa propre Ă©criture ; une Ă©criture fĂ©conde comprenant symphonies, musique de chambre, oratorio et musique concertante ; la question des opĂ©ras est traitĂ©e Ă  part car elle est l’objet de ressentiments : Dvorak en a souffert ; dĂ©sireux de percer dans le genre lyrique, il n’aura guĂšre de succĂšs qu’avec Russalka et sa fameuse « chanson Ă  la lune », pure instant de poĂ©sie. MalgrĂ© un destin familial Ă©prouvĂ©, endeuillĂ©, Dvorak s’affirme par sa loyautĂ©, sa droiture; une Ă©criture forte, gĂ©nĂ©reuse, puissante et raffinĂ©e oĂč la notion de folklore est recyclĂ©e avec gĂ©nie et sensibilitĂ©. Aujourd’hui quelques rares chefs ont su comprendre le souffle comme la poĂ©sie de Dvorak, sa grandeur, le raffinement de son style comme la prĂ©sence filigranĂ©e des motifs folkloriques : Michel Tabachnik, Karel Ancerl, Ferenc Fricsay, Leonard Bernstein, Jiri Belohlavek
 Prochaine critique dans le mag cd dvd livres de classiquenews.

 

 

 

 

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LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. Antonin DVORAK par Isabelle WERCK – Éditeur : BLEU NUIT EDITEUR – Collection / SĂ©rie : horizons ; 75 – Prix de vente au public (TTC) : 20 € – 176 pages ; 20 x 14 cm ; reliĂ© – ISBN 978-2-35884-093-4 – EAN 9782358840934 – parution : janvier 2020.
http://www.bne.fr/page200.html

 

 

CD, critique. NUIT EXQUISE : Alice FerriĂšre, mezzo-soprano, Sascha El Mouissi, piano (1 cd Paraty)

Alice Ferriere-Paraty_NuitExquise_HM_COUV-300x300 critique cd review classiquenewsCD, critique. NUIT EXQUISE : Alice FerriĂšre, mezzo-soprano, Sascha El Mouissi, piano (1 cd Paraty). Alice FerriĂšre dĂ©couvre le chant au Conservatoire de Boulogne-Billancourt et se dĂ©die au lyrique comme Ă  la mĂ©lodie et au lied. Autour du thĂšme fĂ©dĂ©rateur de la nuit, majeure Ă  l’heure romantique, la mezzo soprano rĂ©unionaise rĂ©unit lieder allemands et mĂ©lodies françaises ; de Schumann Ă  Berlioz et ses Nuits d’étĂ©, se dĂ©ploie le chant de l’ñme, en quĂȘte d’équilibre malgrĂ© le vertige que font naĂźtre les souvenirs et le surgissement d’expĂ©riences parfois effrayantes ou fortes (pressentiments visionnaires et troublants, volubilitĂ© des humeurs agissant par ruptures et brisures dans le cas des Schumann dont Der Schwere Abend et Requiem). Pour Berlioz et ses Nuits d’étĂ©, la cantatrice entend retrouver le naturel et l’évidence de Mozart et faire jaillir chaque nuance du texte avec une fraĂźcheur renouvelĂ©e ; la Nuit exquise est celle de Reynaldo Hahn (l’Heure exquise) mise en regard ici avec Quand la nuit n’est pas Ă©toilĂ©e : sont convoquĂ©es la souplesse d’une voix de velours (la sensualitĂ© de Debussy) et une « diction incisive ». Sans omettre cette « fragilité sensible » apprise peu Ă  peu et qui colore l’énoncĂ© des mĂ©lodies françaises.

A noter une autre « Heure exquise » celle d’IrĂšne Poldowski en rĂ©alitĂ© la pianiste RĂ©gine Wieniawski, fille du compositeur Henryk Wieniawski ; une Ă©criture debussyste que les interprĂštes jouent enchainĂ©e au fameux Clair de lune de 
Debussy.
En rĂ©alitĂ© le geste interprĂ©tatif est indiquĂ© dans le titre du cd : « Nuit Exquise » ; la nuit et sa texture mordorĂ©e, scintillante s’écoulent au piano ; exquis sont le soin et le fini de la chanteuse, prĂȘtresse habitĂ©e par le feu nocturne, entre rĂȘve, visions, enchantement
 En jouant les filiations et les correspondances climatiques, Alice FerriĂšre et le toucher allusif et complice du pianiste Sascha El Mouissi nous conduisent sur les rives d’un rĂȘve Ă©veillĂ©, nocturne, envoĂ»tant.

 

 

 

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CD, critique. NUIT EXQUISE : Alice FerriĂšre, mezzo-soprano, Sascha El Mouissi, piano (1 cd Paraty 2019 169184 – 1h07mn). Parution : 24 janvier 2020.

 

 

 

VIDEO

Teaser cd Nuit exquise (déc 2019)
https://www.youtube.com/watch?v=cnnPYMBRKoE

 

 

 

Édito. AUSTRALIE : dans l’enfer des flammes, quelques KOALAS sauvĂ©s de l’extinction

Koalas australie feu caleb  micah irwin  classiquenews Image-1024-1024-13762584AUSTRALIE : dans l’enfer des flammes, quelques KOALAS sauvĂ©s de l’extinction. Le chant des animaux
 Si comme le dit le poĂšte la femme est l’avenir de l’homme, ce sont bien les animaux qui sont l’avenir de l’humanitĂ©. ConfrontĂ© Ă  une premiĂšre extinction inimaginable et dont il faut absolument tirer des leçons - plus d’1 milliard d’espĂšces animales a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© exterminĂ© par les incendies en Australie, l’humanitĂ© pourrait bien vivre elle aussi dans la dĂ©cennie qui vient, les premiĂšres vagues massives d’extermination humaine : le sort des animaux envoie des signaux de dĂ©tresse et tire la sonnette d’alarme. Car il faut bien parler s’agissant des animaux en Australie, d’extinction de grande ampleur, due essentiellement Ă  l’activitĂ© humaine (au choix dĂ©libĂ©rĂ© de l’Australie de favoriser l’économie du charbon). Sur les 80 000 koalas recensĂ©s en Australie, entre 6000 et 9000 auraient pĂ©ri dans les flammes. Sachons Ă©couter la souffrance animale, premiĂšre consĂ©quence des actions humaines sur les Ă©cosystĂšmes… LIRE aussi Le Chant des bĂȘtes, nouvel ouvrage de notre collaborateur Jean-François Lattarico / Essai sur l’animalitĂ© Ă  l’opĂ©ra.

 

 

 

 

 

En AUSTRALIE la Grande extinction a commencé. 
Comme de nombreuses espĂšces animales sur l’Ăźle continent…

le martyr des koalas australiens

 

 

 

Comme si cela ne suffisait pas, des snipers embarquĂ©s dans des hĂ©licoptĂšres vont bientĂŽt exterminer 10 000 dromadaires sauvages parce que dans leur course apocalyptique pour fuir le feu et trouver de l’eau, les bĂȘtes ainsi stigmatisĂ©es « risquent de vider les derniĂšres rĂ©serves d’eau » dans les territoires australiens (et aussi gĂȘner la circulation des automobiles). La campagne d’abattage se rĂ©alisera sur 5 jours dans le Nord-Ouest Australien (territoire APY Anangu Pitjantjatjara Yankunytjatjara) pour effacer la menace que reprĂ©sentent les dromadaires sauvages sur les populations aborigĂšnes et leurs activitĂ©s agricoles… Dans quel monde vivons-nous dĂ©sormais pour tuer des troupeaux entiers d’animaux sauvages qui tentent de fuir les catastrophes que l’homme a causĂ© ? Combien de bĂȘtes devront-elles encore souffrir et ĂȘtre exterminĂ©es avant que l’humanitĂ© actuelle ne prenne en compte le respect et la protection du vivant et de la Nature ?

KOALA-brule-vicitme-australie-feu-classiquenewsAu sein de cette fournaise, et dans l’enfer que vivent les espĂšces animales en Australie, de jeunes hĂ©ros surgissent ; ils prennent valeur de combattants admirables au service de la souffrance animale : deux jeunes bravent le feu australien pour recueillir autant que faire se peu les koalas dĂ©munis, impuissants et terriblement exposĂ©s Ă  l’incendie. Micah, 19 ans, et Caleb, 18 ans, font partie des jeunes australiens capables de secourir une espĂšce  en voie d’extinction, au sujet de laquelle les scientifiques annoncent dĂ©jĂ  que pour la sauver il faudra faire appel Ă  la cryogĂ©nie ! Un koala exposĂ© aux flammes, se dĂ©place lentement (c’est un « paresseux australien ») ; pire, se sentant en danger, son instinct le somme de grimper jusqu’à la cime des arbres : une mort certaine scelle alors son sort. Illustration : Un koala grand brĂ»lĂ©, hydratĂ© sur place avant son transfert pour soins intensifs au Koala Hospital de Port Macquarie (qui a postĂ© cette vidĂ©o sur son compte Facebook) : https://www.facebook.com/koalahospital/videos/830712650697764/

Les deux jeunes hĂ©ros australiens recueillent tous les rescapĂ©s des flammes dans leur vĂ©hicule : dĂ©risoire engagement, mais geste si courageux. Pourtant parmi les victimes rĂ©cupĂ©rĂ©es de ce gĂ©nocide animal, prĂšs de la moitiĂ© ne survivront pas Ă  ce qu’ils ont endurĂ©. C’est dire le peu de chance de maintien d’une espĂšce dĂ©sormais condamnĂ©e.
Comme Micah et Caleb, la famille Irwin a dĂ©jĂ  sauvĂ© prĂšs de 90 000 animaux des flammes, grĂące Ă  l’hĂŽpital qu’elle a fondĂ© (Australia Zoo Wildlife Hospital Warriors) Ă  Beerwah, sur la cĂŽte orientale de l’Australie (https://wildlifewarriors.org.au/wildlife_hospital/).

Vous l’aurez compris classiquenews s’engage pour le respect de la vie animale, pour la prĂ©servation de la faune et de la flore. Wagner, vĂ©gĂ©tarien proclamĂ©, ne nous montrait il pas la voie des justes ? N’est-il pas parmi les premiers Ă  parler de souffrance animale ?

 

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SAUVONS LES ANIMAUX D’AUSTRALIE, avec l’Australia Zoo Wildlife Hospital crĂ©Ă© en 2004 :

 

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VOIR LA VIDEO Les animaux sauvĂ©s par l’Australia Zoo Wildlife Hospital :

 

 

 

 

 

 

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Source : article OUEST FRANCE : en Australie, deux jeunes bravent les flammes pour sauver les koalas de l’enfer des flammes
 (8 janvier 2020)
https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/77629/reader/reader.html#!preferred/1/package/77629/pub/110047/page/7

Dans cet article, une vidĂ©o montre 7 paresseux visiblement en Ă©tat de choc, enfin prĂ©servĂ©s des flammes, abritĂ©s dans le vĂ©hicule des deux hĂ©ros de l’Australie


 

 

 

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AUSTRALIE, janvier 2020 : les incendies provoquent une extinction de masse des espÚces animales (source Le Figaro : https://www.lefigaro.fr/sciences/secheresse-en-australie-des-snipers-vont-abattre-10-000-dromadaires-sauvages-20200108)  - 8 janvier 2020.

 

 

 

 

 

https://www.lefigaro.fr/sciences/secheresse-en-australie-des-snipers-vont-abattre-10-000-dromadaires-sauvages-20200108

 

 

 

 

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LIRE aussi Le Chant des bĂȘtes, nouvel ouvrage de notre collaborateur Jean-François Lattarico / Essai sur l’animalitĂ© Ă  l’opĂ©ra.
LIRE aussi notre ENTRETIEN avec Jean-François LATTARICO : Le chant des bĂȘtes / Essai sur l’animalitĂ© Ă  l’opĂ©ra


lattarico-jean-francois-essai-sur-l'animalite-a-lopera-annonce-livre-critique-opera-classiquenewsLIVRE Ă©vĂ©nement. ENTRETIEN avec JF LATTARICO : Le chant des bĂȘtes (Classiques Garnier). C’est l’un de nos coups de cƓur littĂ©raires de cet hiver, tant la prose de l’auteur reste accessible et remarquablement documentĂ©e ; le sens en outre focuse sur des sujets peu abordĂ©s et pourtant passionnants : le chant des bĂȘtes nous parle de l’image et de la reprĂ©sentation des animaux Ă  l’opĂ©ra. Simples prĂ©textes Ă  roucoulades et autres « effets » expressifs basĂ©s sur l’imitation
 ou prĂ©sence dramatique Ă©gale aux hĂ©ros, s’intĂ©ressant dĂ©jĂ  dans l’histoire du genre lyrique,
à la conscience animale? Jean-François Lattarico, outre qu’il fait partie du staff Ă©ditorial de classiquenews, tĂ©moigne de la vitalitĂ© de la scĂšne lyrique, baroque en particulier, ouvre ici des vastes champs 


 

 

 

 

 

 

BEETHOVEN 2020. ENTRETIEN avec Cyprien KATSARIS, piano

katsaris cyprin piano 21 beethoven concert critique classiquenewsBEETHOVEN 2020. ENTRETIEN avec Cyprien KATSARIS. Pianiste inspirĂ©, Cyprien Katsaris a publiĂ© sous son propre label PIANO 21, un coffret remarquable de 6 cd synthĂ©tisant son regard sur l’écriture de Beethoven. « A chronological Odyssey » / un voyage chronologique, marque l’approfondissement et la pertinence d’une comprĂ©hension majeure de l’Ɠuvre beethovĂ©nienne. Le coffret prĂ©sente son travail de dĂ©frichement et d’analyse du matĂ©riau beethovĂ©nien, variations et musique de ballet, mĂ©connues de jeunesse, transcriptions nombreuses de ses oeuvres majeures par wagner, Moussorgski, Saint-SaĂ«ns
 La publication a dĂ©crochĂ© le CLIC de CLASSIQUENEWS de janvier 2020, apport majeur pour l’annĂ©e Beethoven 2020..

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CNC / CLASSIQUENEWS : Quels ont été les critÚres qui ont prévalu pour la sélection des partitions de ce coffret de 6 cd ?

CYPRIEN KATSARIS / CK : Une disposition chronologique depuis la toute premiĂšre composition du jeune Beethoven, jusqu’à sa toute derniĂšre oeuvre. Ce programme comporte un mĂ©lange d’Ɠuvres originales connues dont 8 Sonates, les 32 Variations, etc
 ainsi que des transcriptions rare telles que les sonates pour violon et piano : « Kreutzer », « Le Printemps », sans omettre des mouvements de quatuors


 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Quels sont les découvertes que vous avez faites au cours de cet enregistrement ?

CYPRIEN KATSARIS / CK : Un petit ballet transcrit par Beethoven lui-mĂȘme, le ballet « chevaleresque », les 2 PrĂ©ludes dans les 12 tons majeurs, l’Adagio de la Symphonie n°9 par
 Wagner (!) ; un mouvement de quatuor par Saint-SaĂ«ns et un autre par Moussorgski, ou le final du Concerto pour violon transcrit par Franz Kullak. En fait, toutes ces transcriptions effectuĂ©es au XIXĂš, montrent bien comment Beethoven Ă©tait perçu alors.

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Quelle est votre vision de Beethoven ? Qu’aimez vous pardessus tout chez lui, et que le corpus ainsi enregistrĂ© en 6 cd, met en avant ?

CYPRIEN KATSARIS / CK : son humaniste Ă©vident et son esprit rĂ©voltĂ© contre les injustices et les guerres de son temps, et ce, Ă  travers les trĂšs nombreux accents indiquĂ©s sur les contre-temps dans les partitions, comme pour bien marquer sa dĂ©termination Ă  protester et son son insistance Ă  « faire avancer les choses » pour le bien de l’humanitĂ©. Avec parfois des Ă©tats de grĂące comme la partie centrale du final du Concerto pour violon don tle sublime thĂšme nous prend Ă  la gorge


 

 

 

 

 

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 Cyprien Katsaris © JB Millot

 

 

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : quel est votre souhait pour cette année BEETHOVEN 2020 ?

CYPRIEN KATSARIS / CK : 
 que sont message d’humanisme soit abondamment diffusĂ© dans notre sociĂ©tĂ© devenue trop superficielle et perdant petit Ă  petit ses plus belles valeurs.

 

 

 

CNC / CLASSIQUENEWS : Qu’allez vous jouer en particulier cette annĂ©e de commĂ©moration ?

CYPRIEN KATSARIS / CK : AprĂšs le Japon en dĂ©cembre dernier lors de ma 33Ăš tournĂ©e, je rejouerai entre autres Ă  Bonn (ville natale de Beethoven), le 4 mai 2020, le mĂȘme programme chronologique, comportant sa premiĂšre composition (9 Variations sur une marche de Dressler), le Ballet « Chevaleresque », la Sonate n°17 « La TempĂȘte », le final du Concerto pour violon, une marche militaire, 2 mouvements de symphonies (9Ăšme transcrite par Wagner, 7Ăš par Liszt), et la fantaisie chorale opus 80 transcrite pour 2 pianos par Hans Von BĂŒlow (le premier mari de Cosima, la fille de Liszt que Wagner Ă©pousa par la suite). Ma partenaire sera la pianiste japonaise Etsuko Hirose, 1er Prix du Concours International pour jeunes pianistes de Moscou, et 1er Prix du Concours Marta Argerich Ă  Buenos Aires. Elle vit Ă  Paris et joue tous les ans Ă  la Folle JournĂ©e de Nantes et trĂšs souvent au Festival de la Roque d’AnthĂ©ron.
Je participerai aussi Ă  un concert dans la salle de concert de la Beethoven Haus de Bonn, la maison natale de Ludwig, le 16 dĂ©cembre 2020, jour anniversaire de sa naissance. Sont prĂ©vus en outre des Concertos pour piano dans plusieurs villes d’Europe.

Propos recueillis en janvier 2020

 

 

 

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VISITEZ le site de Cyprien Katsaris
http://www.cyprienkatsaris.net

 

 

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VOIR la chaĂźne YOUTUBE de Cyprien KATSARIS
https://www.youtube.com/c/CyprienKatsaris-pianist-composer

Dont entre autres Concerto pour piano n°3 de Beethoven (extrait 33 mn)

 

https://www.youtube.com/watch?v=3op9eaJiyTE&list=PLqa5cA-ylEJQAz0pcRAhxNI0e1vHXXS4J&index=13

 

 

 

 

 

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  CD, BEETHOVEN : “A chronological Odyssey” 6cd PIANO 21

katsaris beethoven piano beethoven 2020CD Ă©vĂ©nement critique. Cyprien Katsaris, piano. BEETHOVEN : a chronogical odyssey (6 cd Piano 21 – Paris, Ă©tĂ© 2018) sauf 2016 (cd4). Pianiste mĂ©connu en France, hĂ©las, Cyprien Katsaris affirme ici une comprĂ©hension prĂ©cieuse et passionnante de Beethoven, sa langue, sa dramaturgie, son architecture Ă©motionnelle qui en font l’apĂŽtre du sentiment. Romantique, oui, mais d’une pensĂ©e qui structure et organise son chant, sans dĂ©monstration ni dilution
 A travers les 6 cd, cette odyssĂ©e chronologique brosse le portrait d’un auteur qui s’exprime sans Ă©panchement avec le nerf et l’énergie qui le caractĂ©risent. Le pianisme de C Katsaris est percussif et remarquablement articulĂ© ; avec un sens des nuances et des phrasĂ©s justes, comme le souci d’établir dans leur gradation enchaĂźnĂ©e voire leur confrontation contrastĂ©e, chaque caractĂšre de chaque sĂ©quence
 Outre l’originalitĂ© de la sĂ©lection qui ressuscite des partitions mĂ©connues, oubliĂ©es, Ă  tort estimĂ©es mineures, le pianiste inspirĂ© interroge l’instinct expĂ©rimental d’un compositeur CLIC_macaron_2014qui ne se prive d’aucune extension de sa formidable crĂ©ativitĂ©. De toute Ă©vidence, voici une odyssĂ©e chronologique dont l’acuitĂ© et la pertinence font sens. D’autant plus en cette annĂ©e des 250 ans de Beethoven oĂč les vrais grandes Ă©ditions seront rares. Comme Igor Levit, beethovĂ©nien affirmĂ©, voici Cyprien Katsaris, Ă©loquent, structurĂ© qui fait surgir cette nĂ©cessitĂ© intĂ©rieure qui porte la pensĂ©e beethovĂ©nienne. LIRE notre prĂ©sentation et critique complĂštes du coffret 6 cd A Chronological Odyssey / BEETHOVEN, Cyprien Katsaris

 

 

 

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LIRE aussi notre grand dossier BEETHOVEN 2020

 

beethoven 1803 apres Symphonie 1 creation symphonies romantiques classiquenews review compte rendu cd critique 800px-Beethoven_3DOSSIER BEETHOVEN 2020 : 250 ans de la naissance de Beethoven. L’anniversaire du plus grand compositeur romantique (avec Berlioz puis Wagner Ă©videmment) sera cĂ©lĂ©brĂ© tout au long de la saison 2020. Mettant en avant le gĂ©nie de la forme symphonique, le chercheur et l’expĂ©rimentateur dans le cadre du Quatuor Ă  cordes, sans omettre la puissance de son invention, dans le genre concertant : Concerto pour piano, pour violon, lieder et sonates pour piano, seul ou en dialogue avec violon, violoncelle
 Le gĂ©nie de Ludwig van Beethoven nĂ© en 1770, mort en 1827) accompagne et Ă©blouit l’essor du premier romantisme, quand Ă  Vienne se disperse l’hĂ©ritage de Haydn (qui deviendra son maĂźtre fin 1792) et de Mozart, quand Schubert aussi s’intĂ©resse mais si diffĂ©remment aux genres symphonique et chambriste. Venu tard Ă  la musique, gĂ©nie tardif donc (n’ayant rien composĂ© de trĂšs convaincant avant ses cantates Ă©crites en 1790 Ă  20 ans), Beethoven, avant Wagner, incarne le profil de l’artiste messianique, venu sur terre tel un Ă©lu sachant transmettre un message spirituel Ă  l’humanitĂ©. Le fait qu’il devienne sourd, accrĂ©dite davantage la figure du solitaire maudit, habitĂ© et rongĂ© mais portĂ© par son imagination crĂ©ative. Pourtant l’homme sut par la puissance et la sincĂ©ritĂ© de son gĂ©nie, par l’intelligence de son caractĂšre pourtant peu facile, Ă  sĂ©duire et cultiver les amitiĂ©s…

 

 

ORCHESTRES. 3 CONCERTS majeurs de JANVIER 2020 : LILLE, TOURS, ORLÉANS

bloch-alexandre-maestro-focus-Ugo-POnte-orchestre-national-de-lille-portrait-classique-news-opera-concert-critique-concerts-critique-opera-symphonie-3-gustav-MahlerORCHESTRES. 3 CONCERTS majeurs de JANVIER 2020 : LILLE, TOURS, ORLÉANS - A voir et Ă  applaudir absolument en janvier 2020
 L’actualitĂ© des concerts incontournables en janvier 2020, ce sont 3 concerts Ă©vĂ©nements qui permettent de rĂ©aliser aussi un tour de France des orchestres les plus dynamiques de l’heure. Nos territoires ont du talent. Voyez ce qui se passe Ă  LILLE oĂč Alexandre Bloch achĂšve sa formidable Ă©popĂ©e mahlĂ©rienne, pilotant son orchestre National de Lille, avec la symphonie n°9 les 15 et 16 janvier ; Ă  ORLÉANS oĂč Claire Levacher pilote un programme Ă©clectique Ă  la tĂȘte de l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans, les 11 et 12 janvier ; c’est enfin Benjamin Pionnier, directeur gĂ©nĂ©ral de l’OpĂ©ra de TOURS qui dirige l’Orchestre maison (Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre – Val de Loire / Tours) dans un programme festif qui cĂ©lĂšbre la nouvelle annĂ©e (Strauss, Tchaikovsky), les 11 et 12 janvier 2020

 

 
 
 
 

 
 
 

TOURS fĂȘte l’ an neuf 2020

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Benjamin Pionnier, nouveau directeur de l'OpĂ©ra de ToursBenjamin Pionnier, directeur de l’OpĂ©ra de Tours, dirige l’orchestre maison pour inaugurer la nouvelle annĂ©e 2020 ; au programme, bain symphonique brillant et raffinĂ©, qui mĂȘle ivresse russe (Tchaikovski), danses hongroises (Brahms) et Ă©videmment, esprit de la fĂȘte et de l’élĂ©gance orchestrale nĂ©o viennoise, la dynastie Strauss, le pĂšre (FrĂŒhlingsstimmen walzer, Op. 410, RV 410) et ses fils, Eduard (Mit Chic, Polka schnell, Op. 221), surtout le plus douĂ© d’entre eux, Johann II / Jr dont plusieurs polkas et valses seront jouĂ©es Ă  cette occasion, donnant Ă  l’OpĂ©ra de Tours, des airs de Musikverein


 

 

TOURS, Opéraboutonreservation
saison symphonique
Samedi 11 janvier 2020, 20h
Dim 12 janvier 2020, 17h

Présentation sur Classiquenews : http://www.classiquenews.com/concerts-du-nouvel-an-a-tours/

Réservations et informations : http://www.operadetours.fr/nouvel-an-11-12-jan

  

  
 
 

 
 

ORLÉANS : concert « Cor Ă  corps »

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orchestre-symphonique-orleans-janvier-concerts-2020-11-12-janvier-COR-A-CORPS-STRAUSS-BEETHOVEN-classiquenews-critique-concert-et-operaLe premier concert 2020, cĂ©lĂšbre Ă©videmment le gĂ©nie de Beethoven, le plus grand rĂ©formateur pour l’orchestre (avant Berlioz, Mahler, Stravinsky
). Claire LEVACHER, cheffe invitĂ©e, joue la Symphonie n°3 de Beethoven, dite « Symphonie hĂ©roĂŻque ». D’abord dĂ©diĂ©e Ă  Bonaparte, la partition renie le modĂšle qui a trahi les idĂ©es rĂ©volutionnaires qui l’ont portĂ© au devant de la scĂšne politique. AprĂšs son coup d’état, Bonaparte devenu NapolĂ©on, est vivement dĂ©criĂ© par Beethoven. La symphonie de 1804 ouvre la voie des grandes rĂ©alisations audacieuses, trĂ©pidantes, visionnaires : hĂ©roĂŻque (mouvement 1), funĂšbre (mouvement 2), rĂ©formatrice et formellement inĂ©dite (mouvements 3 et 4).

 

 

boutonreservationORLEANS, Théùtre
Samedi 11 janvier 2020
Dimanche 12 janvier 2020
COR Á CORPS

Présentation du programme : https://www.classiquenews.com/orchestre-symphonique-dorleans-saison-2019-2020/
RĂ©servations et informations
http://www.orchestre-orleans.com/concert/cor-a-corps/
 

  
 
 

 
 
 

L’APOTHÉOSE MAHLER à LILLE

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HOMEPAGE-gustav-mahler-BLOCH-alexandre-portrait-2019-chef-orchestre-national-de-lille-annonce-concert-opera-classiquenewsSuperbe volet final de l’odyssĂ©e mahlĂ©rienne par l’orchestre lillois et son trĂšs engagĂ© directeur musical, Alexandre Bloch. AprĂšs l’achĂšvement du Chant de la terre, Mahler amorce Ă  l’étĂ© 1908, sa 9Ăš symphonie, qu’il achĂšve l’annĂ©e suivante en 1909. A Bruno Walter, sans que l’on connaisse la raison exacte, Mahler reste rĂ©servĂ© sur la genĂšse de cet opus 9 : qu’il rapproche de la symphonie n°4, sans dire pourquoi explicitement. Symphonie ultime, symphonie testament. Concert Ă©vĂ©nement. Les 15 et 16 Ă  Lille (Nouveau SiĂšcle) puis le 17 janvier 2020 Ă  Valenciennes (Le PhĂ©nix)

 

 
Présentation sur Classiquenews : https://www.classiquenews.com/lille-9eme-symphonie-de-mahler-par-alexandre-bloch/
RĂ©servations et informations : https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/adieu-mahlerien-symphonie-n9/

 

Adieu mahlérienboutonreservation
Mercredi 15 & jeudi 16 janvier 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

Beethoven : Leonore III, ouverture
Mahler : Symphonie n°9

ORCHESTRE NATIONAL DE LILLE
Alexandre Bloch, direction

RÉSERVEZ VOTRE PLACE ici :
https://www.onlille.com/saison_19-20/concert/adieu-mahlerien-symphonie-n9/

 

 

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LIVRE événement, critique. JM Molkhou : les grands Quatuors à cordes du XXÚ (Buchet Chastel)

LIVRE Ă©vĂ©nement, critique. Jean-Michel Molkhou : les grands Quatuors Ă  cordes du XXĂš (Buchet Chastel). VoilĂ  un nouvel opus qui devrait grandement sĂ©duire les amateurs de musique de chambre : tous ceux pour lesquels, du public ou des musiciens, la notion de conversation en musique n’est ni vain mot ni fantasme inatteignable. Quelques groupes constituĂ©s s’y sont risquĂ©s, ont rĂ©ussi, incarnant par leur complicitĂ© et leur choix de rĂ©pertoire, un idĂ©al vivant. En voici une sĂ©lection forcĂ©ment partiale mais qui a le mĂ©rite de constituer un premier Ă©chĂ©ancier s’agissant des “grands Quatuors du XXĂš”, ceux qu’il est possible diversement d’Ă©couter toujours, grĂące aux archives audio.

MOLKOU livre quatuor a cordes critique annonce livre critique classiquenews buchet chastelLa prĂ©face signĂ©e du Quatuor Modigliani et de Sonia Simmenauer indique de quoi il est question : non pas les grandes partitions pour quatuor Ă  cordes comme nous pouvions le supposer, mais les « grands » interprĂštes constituĂ©s en quatuor, au XXĂš. Etant en 2020, dĂ©jĂ , un bilan est donc possible. Les formations portent d’abord le nom du primarius, ou 1er violon, privilĂšge du musicien le plus exposĂ© (ainsi les Quatuors YsaĂże, Busch, RosĂ©, Capet, Lowenguth
) ; ou bien Ă©voquent une terre d’élection (Budapest, Hongrois, Italiano, Tokyo, Jerusalem, Shanghai
) ; voire une institution d’origine (Juilliard, Curtis, Bolchoï
), et depuis plusieurs dĂ©cennies, les noms de peintres sont devenus la nouvelle norme
 La trouvaille exemplaire ayant Ă©tĂ© dĂ©fendue par le Quatuor … Sine nomine !
Pour sĂ©lectionner les quelques 120 formations ici prĂ©sentĂ©es, des critĂšres ont Ă©tĂ© identifiĂ©s : longĂ©vitĂ©, notoriĂ©tĂ©, influence, discographie voire « destin particulier »  L’auteur balaie large, tĂ©moignant de la diversitĂ© des aventures et des approches, dans un rĂ©pertoire divers : apparaissent par ordre chronologique de crĂ©ation, les Quatuor Capet, Busch, Pro Arte, de Budapest, Lener, Calvet, de Prague (nĂ©s avant 1920), Kolisch, Beethoven,
 NĂ© dans les annĂ©es 1930 : le Quatuors Hongrois ; puis dans les annĂ©es 1940 : Smetana, VĂ©gh, Borodine, Italiano ; Ă  l’AprĂšs-guerre : Fine Arts, Juilliard, LaSalle, Paganini (tous fonndĂ©s en 1946) ; Quatuor Amadeus, de Hollywood, 
 Propres aux annĂ©es 1960 : Guarneri, Melos, Cleveland, de Tokyo, 
 1970 : Alban Berg, Prazak, Arditti, TakĂĄcs, Emerson
 dans les annĂ©es 1980 : Hagen, YsaĂże, MosaĂŻques, Artemis
 dans les annĂ©es 1990 : Quatuors de JĂ©rusalem, Belcea, 

Puis une seconde partie qui classe non par chronologie mais alphabĂ©tiquement (au nom de l’ensemble), assez « fourre-tout », rĂ©pare des oublis et complĂšte ce panorama plutĂŽt trĂšs large sous le titre : « d’autres grands quatuors Ă  cordes du XXÚ » . La partie permet d’ajouter les candidats de ce panthĂ©on subjectif, de AEOLIAN Ă  WIHAN. Le spectre est large et promet d’autres focus. Etonnant oubli, n’y figure pas le Quatuor Manfred par exemple… A suivre.

BONUS : 1 cd inclus de 6h de musique, comprenant un tĂ©moignage du geste musical et artistique des Quatuors choisis sous la forme d’un mouvement intĂ©gral

LIVRE Ă©vĂ©nement, critique. JM Molkhou : les grands Quatuors Ă  cordes du XXĂš (Buchet Chastel – sĂ©rie Les Grands InterprĂštes) – parution : janvier 2020

METZ, premiĂšre. Vassilena Serafimova joue TIME

METZ-cite-musicale-metz-abonnements-saison-musicale-2019-2020-classiquenewsMETZ, ARSENAL, 9 janv 2020. VASSILENA SERAFIMOVA, TIME. Dans “ L’ÉCRIN DES MUSICIENNES qu’est l’Arsenal de METZ, nous avons sĂ©lectionnĂ© et distinguĂ© plusieurs tempĂ©raments fĂ©minins qui au sein de la saison 2019 – 2020 (celle en cours donc) se distinguent par leur travail spĂ©cifique permis par l’institution messine : ainsi la joueuse virtuose de marimba, VASSILENA SERAFIMOVA, qui artiste associĂ©e, poursuit sa rĂ©sidence Ă  l’Arsenal et prĂ©sente plusieurs programmes Ă  METZ. La jeune musicienne bulgare qui ne cesse de surprendre en fĂ©e inventive et exploratrice, sait enrichir le jeu de son instrument en cultivant les rencontres avec d’autres artistes venus d’autres univers artistiques et poĂ©tiques… Ce concert du 9 janvier est une premiĂšre : il dĂ©coule d’une crĂ©ation aux Dominicains en sept 2018 (Alsace) que la virtuose expĂ©rimentale a encore fait Ă©voluer, choisissant de nouvelles piĂšces car elles inspirent davantage son complice vidĂ©aste, Julien Poulain, et parce qu’elles lui permettent aussi de libĂ©rer davantage un jeu spontanĂ©, liĂ© Ă  sa propre respiration et sa passion de l’impro…

 

 

 

 MARIMBA ENCHANTÉ

 

 

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VASSILENA SERAFIMOVA

 

 

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Elle représente la percussion libre, imaginative, accessible. Virtuose du marimba, la bulgare Vassilena Serafimova (Victoires de la musique 2015) associe vitalité rythmique et fascinante palette sonore
 de la percussion, des couleurs et aussi une rondeur engageante dans un son toujours ciselé. A METZ, Vasselina Serafimova présente 2 programmes en 2020 : TIME (création, le 9 janvier), puis Danses Hongroises (15 mais 2020). Lire ci-aprÚs.

 

agenda

boutonreservationTIME : jeudi 9 janvier 2020, 20h
ARSENAL, Salle de l’Esplanade
La percussionniste bulgare Vassilena Serafimova est l’une des plus grandes figures mondiales du marimba, ce xylophone africain qui s’est rĂ©pandu dans plusieurs pays d’AmĂ©rique latine. L’artiste rĂ©interprĂšte les oeuvres des compositeurs contemporains : Steve Reich, Astor Piazzolla ou encore Javier Álvarez dans une crĂ©ation visuelle et sensorielle, aux cĂŽtĂ©s du vidĂ©aste Julien Poulain. TIME instaure une vibration entre musique, images graphiques, Ă©purĂ©es et rĂ©fĂ©rences Ă  la nature : autant de tableaux proposant au public une immersion totale au sein d’un univers hors du temps. DurĂ©e : 1h.

Steve Reich : Clapping music, Nagoya Marimbas, Electric Counterpoint
Casey Cangelosi : Bad Touch
Astor Piazzolla : Verano Porteño
Javier Álvarez : Temazcal
John Psathas : One Study, One Summery

RESERVEZ ici :
https://cmm.shop.secutix.com/selection/event/date?productId=101438454776

 

 

 
 

 

CONCERT TIME Ă  L’ARSENAL : A WORK IN PROGRESS…

 

Thomas enhco vassilena Serafimova mozart funambules TMDans son nouveau concert prĂ©sentĂ© Ă  l’Arsenal, « TIME », Vassilena SERAFIMOVA poursuit son goĂ»t de l’exploration et des mĂ©tissages entre disciplines. L’instrumentiste retrouve le vidĂ©aste Julien Poulain dont la complicitĂ© et les univers visuels offrent des champs d’investigation Ă©largis. En lui offrant une rĂ©sidence privilĂ©giĂ©e Ă  Metz, l’Arsenal permet Ă  la joueuse de Marimba, d’approfondir son approche artistique qui fait de son instrument, un support sonore propice aux nouvelles expĂ©riences. On sait la curiositĂ© indĂ©fectible de Vassilena SERAFIMOVA pour les croisements et les rencontres, ce depuis 2008, quand elle remportait son premier prix (World International Marimba Competiton de Stuttgart) grĂące Ă  l’expĂ©rience apprise en travaillant avec un collectif d’artistes oĂč l’art du mime, de la comĂ©die, de la photographie permettaient encore d’enrichir sa maĂźtrise du marimba. Dans ce mĂȘme esprit d’ouverture et de coopĂ©ration, son duo avec le pianiste de jazz Thomas Enhco, crĂ©Ă© en 2016, aboutit Ă  un premier album « Funambules » pour Deutsche Grammophon.

De ce regard multidirectionnel, oĂč les sensibilitĂ©s se complĂštent et dialoguent, la joueuse de marimba prĂ©sente Ă  METZ la continuitĂ© d’un travail menĂ© avec Julien Poulain depuis sept 2018. Le programme initial cĂ©lĂ©brant l’art des AmĂ©riques (centrale, latine
) a Ă©tĂ© encore affinĂ© et modifiĂ© pour sa nouvelle escale Ă  METZ; ainsi, la Chaconne de JS Bach nouvellement intĂ©grĂ©e, permet de dĂ©velopper ce temps libre, propice Ă  la respiration et Ă  l’improvisation qui restent essentielles pour la jeune instrumentiste.

Tandis que les images et toute la parure vidĂ©o crĂ©Ă©es par le vidĂ©aste (dont une nouvelle crĂ©ation inĂ©dite sur Xenakis) rythment et ponctuent la vitalitĂ© poĂ©tique de la musicienne qui avoue ĂȘtre particuliĂšrement inspirĂ©e par cette immersion visuelle quasi abstraite. Le concert Time en mĂȘlant musique Ă©lectronique, vidĂ©o et rondeur allusive du marimba est l’un des temps forts de la rĂ©sidence de Vassilena Serafimova Ă  l’Arsenal de Metz.

 

 

 

DUO Piano / Marimba : Funambules, nouveau cd enchanté

 

 

 

  

 

 

VIDEOS

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Duo inĂ©dit entre les deux artistes , ChloĂ© et Serafimova Vassilena enregistrĂ© sur vinyle lors d’un live exceptionnel au studio 107 de la Maison de la Radio.

 

 

 

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Aquarium, improvisation after Le Carnaval des Animaux by Saint-Saëns

 

 

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prochain concert de Vassilena Serafimova Ă  l’Arsenal de METZ :

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boutonreservationDANSES HONGROISES
Vend 15 mai 2020, 20h
Arsenal, Grande Salle

Agile et fĂ©erique, Vassilena Serafimova relĂšve les dĂ©fis du concerto pour percussion « Frozen in Time » du compositeur israĂ©lien Avner Dorman. Massif impressionnant qui mĂȘle les esthĂ©tiques et affirme une Ă©nergie tellurique. En complĂ©ment, les cĂ©lĂšbres danses symphoniques de Brahms et de Borodine. La cheffe quĂ©bĂ©coise Dina Gilbert ajoute en ouverture de concert : la Suite de Danses oĂč, « dans une orchestration stylisĂ©e, BartĂłk associait des danses de diverses provenances ethniques, rejoignant ainsi l’esprit populaire et mĂ©tissĂ© du programme ». DurĂ©e : 1h20 + entracte. Dans le cadre du temps fort : « Folklore : du savant au populaire »
RESERVEZ ici :
https://www.citemusicale-metz.fr/agenda/danses-hongroises

  

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VISITEZ aussi le site de Vassilena Serafimova

http://www.vassilenaserafimova.com/biography?lang=2

 

 

LIRE aussi notre article SAISON 2019 2020 : CitĂ© musicale METZ  -  L’ARSENAL DE METZ, l’Ă©crin des musiciennes (Vassilena Serafimova, Clara Ianotta, AĂŻcha M’Barek, Sarah Baltzinger) : https://www.classiquenews.com/metz-arsenal-lecrin-des-musiciennes/

 

 

 

TOP 6 VIDEOS 2019 sur CLASSIQUENEWS

CLIC_macaron_20dec13CLASSIQUENEWS : TOP 6 vidĂ©os 2019. PALMARES TOP 6 des sujets vidĂ©os (teasers, reportages, portraits…) les plus consultĂ©s sur CLASSIQUENEWS 2019 et qui ont fait l’actualitĂ©. Voici les sujets les plus consultĂ©s sur CLASSIQUENEWS. Vous les avez consultĂ©s plus que d’autres, ces sujets ont fait l’actualitĂ© et ont crĂ©Ă© l’évĂ©nement de l’annĂ©e 2019. Un baromĂštre des actus qu’il faut avoir consultĂ©es pour l’annĂ©e Ă©coulĂ©e. En dehors des grands medias et de l’actualitĂ© toujours rabĂąchĂ©e, voici des sujets et des dĂ©marches moins connues mais d’autant plus mĂ©ritantes, dĂ©fendues, distinguĂ©es par la RĂ©daction de CLASSIQUENEWS

 

 

 

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VIDEOS les plus consultés sur CLASSIQUENEWS 2019

 

 

 

 

 

 

 

RECITAL-CONCOURS de Mélodies françaises  du Festival CLASICA (St-Lambert, Québec)

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recital concours mĂ©lodies françaises quebec saint lambert festival classicaReportage vidĂ©o : RĂ©cital-Concours international des MĂ©lodies françaises Ă  Saint-Lambert, QuĂ©bec (Canada) dans le cadre du Festival CLASSICA. C’est la plus rĂ©cente des compĂ©titions dĂ©diĂ©es Ă  la langue française. Ele nous vient du QuĂ©bec, crĂ©Ă©e par le baryton Marc Boucher, directeur gĂ©nĂ©ral et artistique du festival CLASSICA
VOIR le reportage vidéo :
https://www.classiquenews.com/festival-classica-2019-3e-recital-concours-de-melodies-francaises/

 

 

 

 

 

 

 

DANTE de BENJAMIN GODARD

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Reportage création de DANTE de GODARD (mars 2019)
dante-godard-paul-gaugler-opera-de-saint-etienne-critique-annonce-presentation-classiquenewsĂ  l’OpĂ©ra de Saint-Etienne. C’Ă©tait la recrĂ©ation le mieux rĂ©alisĂ©e de toutes les productions d’opĂ©ra romantique français. L’OpĂ©ra de Saint-Etienne a rĂ©ussi ce pari Ă©vĂ©nement. Dante de Benjamin Godard rĂ©crĂ©Ă© par l’OpĂ©ra de Saint-Etienne. Pourquoi mettre en scĂšne l’ouvrage de Godard, opĂ©ra fĂ©erique, infernal et onirique crĂ©Ă© en 1890 Ă  l’OpĂ©ra Comique Ă  Paris ? PrĂ©sence du chƓur (personnage Ă  part entiĂšre et d’une force « verdienne »), tableaux spectaculaires dont l’acte des enfers ; personnages exaltĂ©s, absolus (Dante et sa muse bien aimĂ©e BĂ©atrice) ; second couple exaltĂ©, noir pour Bardi ; portĂ© par la bontĂ© (Gemma), surtout raffinement et souplesse d’un orchestre somptueux
 et si Dante Ă©tait le chef d’oeuvre oubliĂ© de l’opĂ©ra romantique français ? Godard Ă  l’époque du wagnĂ©risme triomphant sait fusionner le meilleur de Bizet, Massenet, Verdi et mĂȘme Tchaikovski. Un ouvrage majeur, aujourd’hui ressuscitĂ© par les forces vives de l’OpĂ©ra de Saint-Etienne. PrĂ©sentation, explication
 reportage par © studio CLASSIQUENEWS.TV – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM 2019
https://www.classiquenews.com/reportage-video-12-dante-a-lopera-de-saint-etienne-une-nouvelle-production-100-maison/  —  Sur VIMEO : https://vimeo.com/322581448

 

 

 

 

 

 

 

 Véronique BONNECAZE joue DEBUSSY

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Reportage : VĂ©ronique Bonnecaze joue Debussy (1 cd PARATY, janvier 2019)
http://www.classiquenews.com/video-teaser-veronique-bonnecaze-joue-debussy-bechstein-1900-1-cd-paraty/

bonnecaze vĂ©ronique cd debussy classiquenews annonce critique cdCD critique. DEBUSSY par VĂ©ronique BONNECAZE, piano (1 cd PARATY 2018). Somptueuse leçon de piano, le DEBUSSY de VĂ©ronique Bonnecaze captive autant par la rĂ©alisation musicale que la justesse poĂ©tique. Le choix du Bechstein 1900 est pertinent et trĂšs fĂ©cond, rappelant combien la sonoritĂ© est une question de toucher mais aussi de mĂ©canique, l’équilibre entre les deux, rĂ©vĂ©lant Ă©videmment le tempĂ©rament des plus grands. A notre connaissance aucun des plus grands interprĂštes internationaux ne partage avec VĂ©ronique Bonnecaze cette rĂ©flexion (et cette audace) sur le choix de l’instrument, en affinitĂ© avec le rĂ©pertoire et l’esthĂ©tique concernĂ©s. Tous les plus mĂ©diatisĂ©s, d’Argerich Ă  Pollini et Freire, sans omettre les talents de la nouvelle gĂ©nĂ©ration, de Grosvenor Ă  Trifonov (Malofeev a encore du temps pour polir davantage son propre son), et l’on ne parle pas des lolitas people (telles Yuja Wang ou Alice Sara Ott): tous sans exception jouent sur Steinway ou Yamaha voire Fazioli. Notre Ă©poque est donc au formatage sonore. VoilĂ  donc dans le choix du piano, une approche qui se distingue
 nĂ©e d’un soin spĂ©cifique qui relĂšve d’une approche artisanale. Et elle fonctionne admirablement.  LIRE notre critique complĂšte du cd DEBUSSY par VĂ©ronique BONNECAZE, piano (1 cd PARATY 2018)

http://www.classiquenews.com/cd-critique-debussy-par-veronique-bonnecaze-piano-1-cd-paraty-2018/

 

 

 

 

 

 

CREATION DES FEES DU RHIN D’OFFENBACH Ă  l’OpĂ©ra de Tours

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Reportage vidĂ©o : crĂ©ation française des fĂ©es du Rhin d’Offenbach Ă  l’OpĂ©ra de Tours – Ă©vĂ©nement d’oct 2018

REPORTAGE VIDEO
http://www.classiquenews.com/video-reportage-opera-de-tours-creation-mondiale-des-fees-du-rhin-de-j-offenbach-1864/

TEASER
http://www.classiquenews.com/teaser-opera-de-tours-creation-mondiale-des-fees-du-rhin-de-j-offenbach-1864/

fees-du-rhin-offenbach-opera-de-tours-annonce-presentation-par-classiquenewsTOURS, OpĂ©ra. Offenbach : Les FĂ©es. Les 28, 30 septembre, 2 oct 2018. Dans Les FĂ©es, Offenbach dĂ©voile dĂ©jĂ  son gĂ©nie de la mĂ©lodie, sa puissante inspiration, un talent de dramaturge qui sait traiter le genre “noble” du grand opĂ©ra, avec chƓur omniprĂ©sent, duos amoureux, trios cyniques et diaboliques, confrontations multiples entre soldats crapuleux et villageois sans dĂ©fense, sans omettre le ballet et aussi, sujet oblige, un tableau onirique et fantastique, surnaturel et magique (le Rocher des Elfes au III). La crĂ©ation de la version française (car Les fĂ©es n’ont jamais Ă©tĂ© jouĂ©es en France du vivant de l’auteur), est en soi un Ă©vĂ©nement lyrique, rĂ©alisĂ© par l’OpĂ©ra de Tours. L’ouvrage ainsi dĂ©voilĂ©, devrait rĂ©vĂ©ler avant Les Contes d’Hoffmann, le talent d’un Offenbach dĂ©jĂ  en 1864, passionnĂ© par la fĂ©erie, les mondes parallĂšles, humains et purement poĂ©tiques, d’une exceptionnelle intensitĂ© expressive
 Il Ă©tait temps de mesurer le gĂ©nie d’Offenbach, hors des sempiternels opĂ©ras comiques qui se sont affirmĂ©s depuis au risque de le cataloguer dans un seul genre. REPORTAGE VIDEO, avec Benjamin Pionnier, directeur de l’OpĂ©ra de Tours et directeur musical ; Pierre-Emmanuel ROUSSEAU, metteur en scĂšne
 © studio CLASSIQUENEWS 2018 – RĂ©alisation : Philippe-Alexandre PHAM – durĂ©e : 12 mn : Tout savoir des FĂ©es du Rhin de Jacques Offenbach : la prĂ©sence de la Nature et du Fantastique, les Elfes, les deux personnages clĂ©s (Hedwig et Laura), l’écriture d’Offenbach


LIRE aussi notre COMPTE RENDU détaillé de la production (TOURS, Opéra. Le 28 sept 2018) :
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-opera-tours-opera-le-28-sept-2018-offenbach-les-fees-du-rhin-version-francais-originale-creation-mondiale-rousseau-pionnier/

 

 

 

 

 

 

 

MALTE : l2 thĂ©Ăątres d’opĂ©ras Ă  GOZO (Victoria)

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MALTE: les 2 thĂ©Ăątres d’opĂ©ras Ă  Victoria, GOZO : Astra et Aurora (oct 2018)
Reportage : les 2 thĂ©Ăątres d’opĂ©ra sur l’üle de GOZO (Malte):

http://www.classiquenews.com/gozo-malte-les-2-theatres-dopera-a-victoria-astra-et-aurora/

GOZO Ă  l'heure de l'opĂ©raGOZO (Malte), 2Ăšme Ăźle de l’Archipel Maltais, accueille chaque mois d’octobre son festival d’opĂ©ras. Les thĂ©Ăątres ASTRA et AURORA produisent chacun un spectacle de grande envergure qui implique ressources locales et musiciens professionnels : une offre unique qui concurrence aujourd’hui la programmation des scĂšnes lyriques europĂ©ennes et internationales Ă  l’automne. En 2018, le thĂ©Ăątre Astra affichait La Traviata de Verdi et le thĂ©Ăątre voisin Aurora, Tosca de Puccini
 EN LIRE +

TOSCA teatru AURORA 13oct18GOZO est la seconde Ăźle de l’Archipel Maltais, à moins de 30 mn en ferry depuis MALTE, l’üle principale. GOZO est l’üle de la nymphe Calypso qui ) pendant 7 annĂ©es, fut capable de retenir par ses charmes, Ulysse (de retour de Troie et avant de rejoindre Ithaque)
 Aujourd’hui, GOZO continue de sĂ©duire et d’enchanter par son offre culturelle d’une exceptionnelle richesse : ainsi, chaque mois d’octobre, à VICTORIA, citĂ© principale de l’üle, deux thĂ©Ăątres d’opĂ©ras perpĂ©tuent la tradition de l’opĂ©ra mais en y impliquant aux cĂŽtĂ©s des musiciens et chanteurs professionnels, les communautĂ©s d’habitants : l’opĂ©ra Ă  GOZO est un genre raffinĂ©, exigeant, surtout populaire. Michael Formosa (thĂ©Ăątre ASTRA) / Matthew Sultana (thĂ©Ăątre AURORA), prĂ©sentent bĂątiments, salles, histoire des lieux ; prĂ©cisent leur genĂšse, – des sociĂ©tĂ©s de musique du XIXĂš, aux thĂ©Ăątres d’opĂ©ra actuels


 

 

 

APPRENDRE LE BEL CANTO ITALIEN / Académie BELLINI

session de l’Ă©tĂ© 2019

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AcadĂ©mie BELLINI : faire rayonner et apprendre le bel canto italien : l’art du chant selon Rossini, Bellini, Donizetti
(VendĂŽme, session de l’étĂ© 2019)
http://www.classiquenews.com/video-bellini-belcanto-academie-ete-2019-chanter-bellini-roissini-puccini/

 

bellini-belcanto-academie-guidarini-cortez-opera-stage-vendome-classiquenews-musicarteVIDEO, reportage  BELLINI belcanto AcadĂ©mie, Ă©tĂ© 2019. C’était du 1er au 9 aoĂ»t dernier (2019) Ă  VENDÔME (41), au Campus Monceau : les jeunes chanteurs stagiaires de la BELLINI belcanto AcadĂ©mie suivaient les sessions de travail et d’approfondissement prodiguĂ©s par les deux maĂźtres de stage : le chef Marco Guidarini, et la mezzo-soprano Viorica Cortez (avec au piano, Maguelone Parigot, chef de chant). Tous maĂźtrisent, expĂ©rience oblige, l’art si dĂ©licat et raffinĂ© du belcanto italien : phrasĂ©s, articulation, agilitĂ© et Ă©lĂ©gance, sans omettre le legato et la prĂ©cision
 autant de qualitĂ©s et prĂ©requis qui font de l’art du bel canto, l’une des disciplines lyriques les plus difficiles.
Pendant cette nouvelle Ă©dition de l’Atelier Lyrique d’étĂ©, l’AcadĂ©mie a innovĂ© en proposant aux jeunes chanteurs le travail scĂ©nique de leurs airs : chanter c’est savoir jouer avec son corps.

De la technique vocale Ă  l’interprĂ©tation avec jeu scĂ©nique
 l’AcadĂ©mie Bellini propose aujourd’hui la meilleure formation et la plus complĂšte pour le jeune interprĂšte lyrique, de surcroit appliquĂ© au bel canto (Rossini, Bellini, Donizetti). IntitulĂ© « de Mozart Ă  Puccini », l’Atelier estival 2019 permettait de perfectionner encore et encore sa comprĂ©hension des styles vocaux depuis Mozart jusqu’à Puccini. Parmi les stagiaires cet Ă©tĂ©, la prĂ©sence du dernier Grand Prix Bellini 2019, la sud-africaine Nombulelo Yende a Ă©tĂ© particuliĂšrement remarquĂ©e, comme celle de ses consƓurs, les sopranos françaises CĂ©cile Achile et DĂ©borah Salazar
 Best of video de la session 2019. © CLASSIQUENEWS.TV –  MUSICARTE – RĂ©alisation : Philippe Alexandre PHAM

 

 

 

 

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Les autres sujets vidéos les + consultés sur CLASSIQUENEWS en 2019 :

dante-virgile-operasaitn-etienne-godardDANTE de BENJAMIN GODARD. Teaser vidĂ©o. OpĂ©ra de SAINT-ETIENNE, Benjamin Godard : DANTE. RecrĂ©ation mondiale de la version scĂ©nique, l’opĂ©ra romantique, infernal et onirique de Benjamin Godard (crĂ©Ă© Ă  l’OpĂ©ra Comique Ă  Paris en 1890) ressuscite Ă  Saint-Etienne, grĂące aux Ă©quipes du Grand ThĂ©Ăątre Massenet. Nouvelle production Ă©vĂ©nement, les 8, 10, 12 mars 2019 Ă  l’OpĂ©ra de Saint-Etienne – teaser vidĂ©o © studio CLASSIQUENEWS.TV 2019

http://www.classiquenews.com/teaser-video-dante-de-benjamin-godard-a-lopera-de-saint-etienne-81012-mars-2019/

OPERA DE PARIS en grĂšve : 12 millions d’euros de pertes au 6 janvier 2020

danseuses-opera-de-paris-garnier-contre-retraite-greve-opera-de-paris-classiquenewsGREVES Ă  l’OpĂ©ra de PARIS. Avec 63 spectacles annulĂ©s, l’OpĂ©ra national de Paris a perdu 12 millions d’euros. Au moment de ses 350 ans, l’OpĂ©ra de Paris vit la grĂšve de son personnel la plus longue de son histoire, avec Ă  la clĂ©, une faillite de 12 millions d’euros. En 3 semaines de grĂšves, dĂšs le 5 dĂ©cembre 2019, la maison parisienne a annulĂ© l’ensemble des ses programmes, ballets et opĂ©ra (dont la nouvelle production du Prince Igor de Borodine), soit 63 spectacles annulĂ©s et 12,3 millions d’euros de dĂ©ficit (perte de billetterie). Le mouvement de grĂšve manifeste contre la rĂ©forme des retraites actuelle. En 2007, lors de sa prĂ©cedente vague de grĂšve, l’OpĂ©ra de Paris avait du annuler 17 spectacles produisant 3,2 millions d’euros de pertes net.
Officiellement le ministĂšre de la Culture annonce une reprise des reprĂ©sentations pour le 11 janvier 2020, avec Le barbier de SĂ©ville de Rossini, sans omettre la bellet Giselle, ainsi que la poursuite des nĂ©gociations, alors que les personnels (danseurs, techniciens, musiciens, choristes
.) ont obtenu le maintien de leur rĂ©gime actuel. LIRE notre dĂ©pĂȘche prĂ©cĂ©dente L’OpĂ©ra de Paris en grĂšve : rĂ©sistance des grĂ©vistes.

Les pertes actuelles aggrave la diminution du fonds de roulement ; hypothĂšque les investissements pour les saisons futures, en particulier les travaux programmĂ©s dans les mois Ă  venir. Pour ses 350 ans en 2019, l’institution parisienne aurait imaginĂ© mieux comme Ă©vĂ©nements commĂ©moratifs.
La participation des danseurs (dont le départ à la retraite à 42 ans a été sanctuarisé et respecté dans la réforme actuelle) est inédite dans un mouvement de contestation ordinairement porté en 1984, 1998, 2007
, par les techniciens.

greve-opera-de-paris-danseurs-opera-de-paris

 

 

 

LIRE aussi notre prĂ©cĂ©dente dĂ©pĂȘche : GrĂšves contre la rĂ©forme des retraites (2ç dĂ©c 2019) : http://www.classiquenews.com/retraites-de-lopera-de-paris-resistance-des-grevistes/

Le financement de la caisse de retraite de l’OpĂ©ra, selon un mĂ©canisme qui remonte Ă  Louis XIV,  coĂ»te Ă  l’Etat donc aux contribuables : 14 millions d’euros par an, pour prĂšs de 1.900 cotisants. Il s’agit d’une crise jamais vue auparavant car largement dĂ©fendue par le personnel artistique et technique de l’établissement. L’actuel directeur sortant StĂ©phane Lissner, (auquel succĂšdera en 2021 l’Allemand Alexander Neef), dĂ©muni, impuissant, dĂ©plorait les pertes abyssales mais aussi une dĂ©gradation importante de la confiance Ă©tablie avec les publics ;  il craignait en effe que »la relation avec notre public ne sorte durablement abĂźmĂ©e ». DĂ©jĂ  sont prĂ©vus, des actions de reconquĂȘte auprĂšs du public Ă©chaudé 

Mais deux questions subsistent en ce dĂ©but d’annĂ©e 2020 : le mouvement de grĂšve va-t-il rĂ©ellement s’arrĂȘter ce 11 janvier ? Qui va payer les dettes de l’OpĂ©ra national de Paris et compenser la perte des dĂ©jĂ  12 millions d’euros dĂ©but janvier 2020 ?

 

 

LIRE aussi notre dĂ©pĂȘche 2016 : grĂšve Ă  l’opĂ©ra de Paris en 2016, dĂ©jĂ  12 Millions d’euros de perte

http://www.classiquenews.com/opera-national-de-paris-en-2016-limpact-des-greves-a-lopera-de-paris-produise-deja-des-pertes-de-2-millions-deuros/

 

  

 

TOURCOING. François-Xavier ROTH rend hommage à Jean-Claude Malgoire

ROTH-MALGOIRE-atelier-lyrique-tourcoing-concert-annonce-critique-opera-classiquenewsTOURCOING, 10, 12 janv 2020. HOMMAGE Ă  Jean-CLAUDE MALGOIRE. Le nouveau directeur musical de l’Atelier Lyrique de Tourcoing rend hommage au fondateur Jean-Claude Malgoire, dĂ©cĂ©dĂ© en avril 2018. Outre la crĂ©ation d’une maison laboratoire, vibrante et touchante par son esprit de famille, Jean-Claude Malgoire a rĂ©inventĂ© le travail d’une maison d’opĂ©ra, dans le plaisir et la complicitĂ©, la confiance et la discipline. François-Xavier Roth, lui-mĂȘme fondateur et directeur musical de l’orchestre sur instruments d’époque, Les SiĂšcles, cĂ©lĂšbre la vision et la conscience artistique de Jean-Claude Malgoire Ă  travers deux concerts hommage oĂč il aborde la Symphonie n°39 de Mozart et plusieurs extraits des opĂ©ras de la trilogie Mozart / Da Ponte : Don Giovanni, Les Noces de Figaro, Cosi fan tutte, cycle lyrique que Jean-Claude Malgoire avait dirigĂ© dĂšs 1995 avec la rĂ©ussite que l’on sait, et dans la mise en scĂšne de Pierre Constant

LIRE notre critique de Cosi fan tutte par JC Malgoire et P Constant, reprise Ă  Tourcoing de mars 2010

https://www.classiquenews.com/tourcoing-thtre-municipal-le-26-mars-2010-mozart-cosi-fan-tutte-1790-la-grande-ecurie-et-la-chambre-du-roy-jean-claude-malgoire-direction-pierre-constant-mise-en-scne/

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TOURCOING, Théùtre Raymond Devosboutonreservation
Vendredi 10 janvier 2020 / 20h
Dimanche 12 janvier 2020 / 15h30
Tourcoing Théùtre Municipal R. Devos

RÉSERVEZ VOTRE PLACE

http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr

http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/symphonie-39-extraits-de-la-trilogie-mozart-da-ponte/

 ROTH-MALGOIRE-atelier-lyrique-tourcoing-concert-annonce-critique-opera-classiquenews

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Interprétation sur instruments classiques
Symphonie n°39 en mi bémol majeur KV543
Terminée le 26 juin 1788 à Vienne
Extraits de la trilogie  Da Ponte
Les Noces de Figaro – Don Giovanni – Cosi fan tutte

Avec
Clémence Tilquin : soprano
StĂ©phanie d’Oustrac : mezzo-soprano
Reinoud Van Mechelen : ténor
Nicolas Rivenq : baryton
La Grande écurie et La Chambre Du Roy
(Fondateur Jean Claude Malgoire)
Direction musicale : François-Xavier Roth

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LIRE aussi notre dĂ©pĂȘche annonçant la mort de Jean-Claude Malgoire en avril 2018 :
http://www.classiquenews.com/tourcoing-deces-du-chef-jean-claude-malgoire-a-lage-de-77-ans/

CD événement critique. Cyprien Katsaris, piano. BEETHOVEN : a chronogical odyssey (6 cd Piano 21)

katsaris beethoven piano beethoven 2020CD Ă©vĂ©nement critique. Cyprien Katsaris, piano. BEETHOVEN : a chronogical odyssey (6 cd Piano 21 – Paris, Ă©tĂ© 2018) sauf 2016 (cd4). Pianiste mĂ©connu en France, hĂ©las, Cyprien Katsaris affirme ici une comprĂ©hension prĂ©cieuse et passionnante de Beethoven, sa langue, sa dramaturgie, son architecture Ă©motionnelle qui en font l’apĂŽtre du sentiment. Romantique, oui, mais d’une pensĂ©e qui structure et organise son chant, sans dĂ©monstration ni dilution
 A travers les 6 cd, cette odyssĂ©e chronologique brosse le portrait d’un auteur qui s’exprime sans Ă©panchement avec le nerf et l’énergie qui le caractĂ©risent. Le pianisme de C Katsaris est percussif et remarquablement articulĂ© ; avec un sens des nuances et des phrasĂ©s justes, comme le souci d’établir dans leur gradation enchaĂźnĂ©e voire leur confrontation contrastĂ©e, chaque caractĂšre de chaque sĂ©quence
 Outre l’originalitĂ© de la sĂ©lection qui ressuscite des partitions mĂ©connues, oubliĂ©es, Ă  tort estimĂ©es mineures, le pianiste inspirĂ© interroge l’instinct expĂ©rimental d’un compositeur qui ne se prive d’aucune extension de sa formidable crĂ©ativitĂ©. De toute Ă©vidence, voici une odyssĂ©e chronologique dont l’acuitĂ© et la pertinence font sens. D’autant plus en cette annĂ©e des 250 ans de Beethoven oĂč les vrais grandes Ă©ditions seront rares. Comme Igor Levit, beethovĂ©nien affirmĂ©, voici Cyprien Katsaris, Ă©loquent, structurĂ© qui fait surgir cette nĂ©cessitĂ© intĂ©rieure qui porte la pensĂ©e beethovĂ©nienne.

 

 

 

Le BEETHOVEN structuré, architecturé
et tendre de Cyprien Katsaris

 

 

 

katsaris cyprin piano 21 beethoven concert critique classiquenewsCyprien Catsaris maĂźtrise la lyre beethovĂ©nienne : il en dĂ©taille le sens du tragique maĂźtrisĂ© ; la langue ciselĂ©e grĂące Ă  une technique digitale d’une prĂ©cision et souplesse uniques. Jamais dur ni sec, toujours sculptĂ© dans la soie Ă©motionnelle la plus noble, continument Ă©lĂ©gante, le jeu restitue toute l’ampleur de la pensĂ©e d’un Ludwig qui souffre mais assume ; le geste est large, la conscience affĂ»tĂ©e ; le regard embrasse chaque Ɠuvre comme une gĂ©ographie Ă©largie, traversĂ©e, explorĂ©e avec un recul qui ouvre et englobe en un souffle jusqu’à l’universel. Une telle conception globale et architecturĂ©e s’est dĂ©jĂ  rĂ©vĂ©lĂ©e dans ses approches des symphonies de Beethoven, trsncrites par Liszt (5Ăš, 7Ăš, 9Ăš symphonies).

Quelques exemples ? Dans le cd4 (enregistrĂ© en 2016)
 se dĂ©tachent, fruits d’une approche millimĂ©trĂ©e, la fougue pleine de crĂ©pitements, d’élans en panique, de dĂ©termination virile dans Clair de lune (finale, presto agitato) ; le chant policĂ© de la transcription de l’Adagio de fait trĂšs cantabile de la Sonate pour violon n°7 opus 30 ; la belle Ă©loquence lĂ©gĂšre et badine mais articulĂ©e et d’esprit haydnien des  7 bagatelles opus 33 (1802), d’une tendresse ornementĂ©e souvent caressante ou enjouĂ©e, d’une acuitĂ© enfantine, presque facĂ©tieuse et volontiers percutante dans sa volubilitĂ©.
Au sommet de ce cd, dĂ©jĂ  trĂšs convaincant, les deux derniers mouvements de la TempĂȘte « Der Sturm » (1803), l’adagio dans son calme olympien et tendre, d’une gravitĂ© mĂ»re, en son lugubre, parfaitement prĂ©sent et maĂźtrisĂ© ; surtout l’allegretto, et son rythme de valse, Ă©noncĂ©e intime qui comprend l’élan d’un dĂ©sir irrĂ©pressible et dans le mĂȘme mouvement, la perte des illusions ; espĂ©rance et renoncement : tout Beethoven est lĂ  dans cette synthĂšse de la simplicitĂ© oĂč rayonnent comme deux soeurs : le ressentiment tragique et l’innocence premiĂšre. Peut-ĂȘtre la premiĂšre valse triste de l’histoire ayant cette gravitĂ© et cette insouciance mĂȘlĂ©es. Troublant et bouleversant. Quel artiste ici que Cyprien Katsaris.

CLIC D'OR macaron 200De mĂȘme, les 32 variations Wo0 80, qui ouvrent le cd6 tĂ©moignent d’une mĂȘme maĂźtrise : le brillant, le passionnĂ© puis le simplement chantant (en cette rusticitĂ© directe et sincĂšre , « schubertienne ») y sont remarquablement projetĂ©s, compris, sertis d’une sensibilitĂ© supĂ©rieure. La vision d’architecte, l’éloquence du dramaturge qui restitue dans leur cohĂ©rence globale, l’unitĂ© organique des sĂ©quences du discours beethovĂ©nien (saisissant Adagio de la 9Ăš symphonie, transcrit par Wagner); cette gravitas noble, majestueuse, Ă©lĂ©gante (viennoise) telle qu’elle s’achemine et se dĂ©ploie dans le Lento du Quatuor n°16 opus 135 (Ă©tonnante transcription de Moussorgski)
 confirment la valeur de ce coffret de 6 cd : un incontournable pour l’annĂ©e BEETHOVEN 2020. Somme magistrale et pour la RĂ©daction, le premier coffret Ă©vĂ©nement de l’annĂ©e BEETHOVEN 2020 (aprĂšs l’intĂ©grale Ă©ditĂ©e par DG / DECCA : The complete edition BEETHOVEN 2020.

 
CD événement critique. Cyprien Katsaris, piano. BEETHOVEN : a chronogical odyssey (6 cd Piano 21)
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Approfondir

 

 

 

Cyprien Katsaris : Beethoven : Symphonie n°7 (Luxembourg, mars 2018 – Allegretto)
https://www.youtube.com/watch?v=6Vy9ybQ6fpQ

 

 

 

 

Cyprien Katsaris live in Beijing – Strauss II/SchĂŒtt: Wiener Blut, Op. 354 – YouTube
www.youtube.com
https://www.youtube.com/cyprienkatsaris-pianist-composer Recorded at the Opera Concert…
 

CONCERT DU NOUVEL AN à VIENNE 2021 : Riccardo MUTI à la barre le 1er janvier 2021 pour la 
 6ù fois !

CONCERT DU NOUVEL AN à VIENNE 2021 : Riccardo MUTI à la barre le 1er janvier 2021 pour la 
 6ù fois !
musikverein saal concert du nouvel an 2016njk14_TRY_0497Le Concert du Nouvel An Ă  Vienne 2021 (1er janvier 2021) sera dirigĂ© (encore: pour la sixiĂšme fois), par Riccardo Muti. AprĂšs Willi Boskovsky (depuis 1955) puis Lorin Maazel (5 fois), l’idĂ©e de confier les rennes du Philharmonique de Vienne au Nouvel An Ă  un chef diffĂ©rent avait fait son chemin. Ainsi au fil des annĂ©es, se sont succĂ©dĂ© Herbert von Karajan (1987), Claudio Abbado (1988 et 1991), Carlos Kleiber (1989 et 1992), Zubin Mehta (5 fois : 1990, 1995, 1998, 2007, 2015), Riccardo Muti (5 fois : 1993, 1997, 2000, 2004, 2018), Nikolaus Harnoncourt (2001 et 2003), Seiji Ozawa (2002), Mariss Jansons (2006, 2012, 2016), Georges PrĂȘtre (2008 et 2010), Daniel Barenboim (2009 et 2014), Franz Welser-Möst (2011 et 2013), Gustavo Dudamel (2017), Christian Thielemann (2019) et Andris Nelsons (2020). Martial souvent carrĂ©, mais toujours furieusement dramatique car c’est aussi un chef lyrique douĂ© pour la mise en place, Riccardo Muti revient donc pour la 6Ăš fois au Musikverein de Vienne. Ce n’est pourtant pas les jeunes talents qui manquent aujourd’hui.
LIRE notre critique du concert du Nouvel An Ă  Vienne 2020, 1er janvier 2020, direction : Andris Nelsons (grisant mais pas Ă©blouissant)

CD, critique. GOUÉ : Symphonie n°2 opus 39, Ballade opus 25 (Aubin, de Froment, 1958 – 1 cd CIAR)

goue emile symphonie 2 ballade emily bronte critique cd classiquenewsCD, critique. GOUÉ : Symphonie n°2 opus 39, Ballade sur un poĂšme d’Emily BrontĂ« opus 25 (Aubin, de Froment, 1958 – 1 cd CIAR AZC 135). Trop rare mais si passionnant. EMILE GOUÉ revit grĂące au CIAR Centre International Albert Roussel, et son directeur Damien TOP, premier biographe de Roussel comme de GouĂ© (pas moins de dĂ©jĂ  8 cd dĂ©diĂ©s Ă  l’Ɠuvre de GouĂ©, dont plusieurs volumes de musique de chambre en plus de cet album rĂ©vĂ©lateur de la maĂźtrise symphonique du compositeur français fait prisonnier par les nazis).
NĂ© en 1904 Ă  ChĂąteauroux, GouĂ© Ă©tudie et rĂ©ussit en physique et chimie, se destinant Ă  ĂȘtre professeur. Et comme Alexandre Borodine, Jean Cras, Charles Ives, GouĂ© cultive aussi un don (immense) pour la composition. A 20 ans, le licenciĂ© en sciences et mathĂ©matiques dirige un orchestre d’étudiant au Conservatoire de Toulouse oĂč il est inscrit (1924) pour interprĂ©ter sa premiĂšre symphonie. Le talent prĂ©coce se perfectionne encore auprĂšs de Koechlin et surtout Roussel dont il assimile Ă©videmment l’intelligence de l’orchestration, l’activitĂ© rythmique, la sensibilitĂ© pour les couleurs. EnrĂŽlĂ© en 1939 sur le front, le lieutenant d’artillerie GouĂ© est fait prisonnier dĂšs juin 1940 et passera dĂ©sormais la guerre comme prisonnier, dans des conditions de dĂ©tention difficiles et Ă©prouvantes. Dans l’Oflag allemand oĂč il croupit, GouĂ© s’occupe en donnant des cours (physique, chimie, histoire, musique dont contrepoint et fugue
) ; portĂ© par une nĂ©cessitĂ© morale impĂ©rieuse pour ne pas sombrer, GouĂ© compose plusieurs chefs d’oeuvre : Psaume 123, PrĂ©lude, Choral et fugue, quintette avec piano, 
 LibĂ©rĂ© en 1945, GouĂ© est marquĂ© et Ă©prouvĂ© ; il s’éteint au sanatorium de Neufmoutiers-en-Brie en octobre 1946.

Damien Top a choisi deux Ɠuvres dont l’architecture et la tension dramatique forcent l’admiration, dans deux versions « historiques » dirigĂ©es par les chefs Tony Aubin et Louis de Froment.

La 2Ăšme symphonie frappe l’auditeur par sa vĂ©hĂ©mence et son intelligence poĂ©tique. La ligne constante du violon solo tend Ă  Ă©largir la forme symphonique vers le Concerto, mais la riche texture sonore affirme toujours le chant de l’orchestre. DĂšs le premier mouvement, mĂȘme indiquĂ© « modĂ©rĂ©ment animé », l’épisode d’entrĂ©e fait crĂ©piter la texture orchestrale en un suractivitĂ© Ă©panouie, heureuse et lumineuse, dont l’équilibre et l’éloquence Ă©cartent tout dĂ©bordement. La narrativitĂ© exalte et dĂ©ploie toutes les ressources expressives et chromatiques de l’écriture orchestrale, d’autant plus sollicitĂ©e que le chant continu du violon solo semble rechercher dans la libertĂ© des deux parties en dialogue, un Ă©quilibre parfait, en clartĂ© comme en couleurs. Le 2Ăš mouvement (TrĂšs lent) favorise un climat sonore plus opulent encore ; suspension Ă©merveillĂ©e aux bois et aux vents d’abord, rĂ©glĂ©s magnifiquement crĂ©ant une parure plus intĂ©rieure, aux superbes seconds plans en perspective qui permet au violon toujours trĂšs en avant de filer une soie presque blessĂ©e, au riche vibrato embrasĂ© pourtant jamais dĂ©monstratif. GouĂ© maĂźtrise l’orchestre et les Ă©quilibrages des pupitres – superbes et ronds, les cuivres aux accents tragiques et hĂ©roĂŻques, laissent s’épanouir la forte suggestivitĂ© de l’orchestre, son ampleur et sa gravitas. AprĂšs un 3Ăšme mouvement vif, hallucinĂ©, en panique, l’apothĂ©ose de ce chef d’oeuvre orchestral, s’affirme avec davantage de libertĂ© encore dans le 4Ăš et dernier Ă©pisode (AnimĂ©) : les cuivres plus prĂ©sents referment ce superbe livre orchestral oĂč c’est le chant en libertĂ© du violon, sa course folle, – Ă  la fois, descente aux enfers et remontĂ©e vers les cimes parfois inatteignables, qui porte la tension d’une partition passionnante ; lutte Ă  la Prokofiev ou Chostakovitch, pulsation organique Ă  la Roussel, sans omettre la sensibilitĂ© d’un coloriste qui compose comme un peintre ; car GouĂ© y laisse s’évader une atmosphĂšre inquiĂšte et enivrĂ©e, proche de la transe jusqu’à l’éblouissement final, vraie « kermesse », festival orgiaque et dĂ©livrance, victoire et explosion dansante. Superbe lecture qui laisse divaguer et s’entrechoquer toutes les lectures. L’Opus 39 demeure mĂ©connu ; pourtant il n’est jamais bavard, constamment Ă©quilibrĂ©, exigeant de l’orchestre des trĂ©sors de nuances suggestives dans un contexte de puissance et de transparence, mĂȘlĂ©es. S’y affirme le tempĂ©rament singulier de GouĂ©, sensible, lyrique, toujours Ă©pris d’ordre et d’équilibre. La qualitĂ© de la sonoritĂ© pour une bande de 1958, est remarquable (d’oĂč le choix de cette prise) oĂč s’affirme sens du souffle et un hĂ©donisme triomphant de la couleur symphonique.

La Ballade sur un poĂšme d’Emily BrontĂ« Ă©voque tout autant l’originalitĂ© formelle des Ɠuvres de GouĂ© : soprano solo, quatuor vocal (dont le tĂ©nor intervenant dĂšs le dĂ©but), quatuor Ă  cordes (ici le quatuor Krettly) et piano (Henriette Roget). S’y installe peu Ă  peu un climat fait d’ñpretĂ©, aux rĂ©sonance tendues et tragiques qui Ă©largit donc sa forme entre la cantate et le petit opĂ©ra. C’est une partition Ă  la tension enivrĂ©e, sertie des Ă©clats et scintillement d’une sĂ©rie d’illuminations, oĂč chaque intervention vocale, chorale, instrumentale sert essentiellement les couleurs et les images du texte ; en une dĂ©clamation ouverte qui projette et affirme les accents du texte. Sa fin non Ă©lucidĂ©e, encore en tension, confirme l’absence chez GouĂ© de tout artifice complaisant : la musique sert et renforce le sens. Il y est question de ce qu’évoquent le passĂ©, le prĂ©sent, l’avenir ; de questionnement qui taraude et excite l’esprit clairvoyant ; d’éclairs fugitifs et fantastiques, de « VĂȘpres du vent qui dĂ©vastent la nuit ». Cela fait Ă©cho Ă  l’épreuve carcĂ©rale vĂ©cue par le compositeur dont on ne se lasse pas de mesurer la formidable crĂ©ativitĂ© poĂ©tique.
Voici donc rĂ©vĂ©lĂ©es enfin, deux oeuvres inspirĂ©es et ciselĂ©es par cet esprit de nĂ©cessitĂ© qui sous tend toute l’Ɠuvre de GouĂ© ; cette exigence du mĂ©tier produit une orchestration scintillante ; celle ci est elle mĂȘme infĂ©odĂ©e Ă  l’intelligence qui prĂ©side Ă  la gestion du temps musical. Chapeau bas et belle rĂ©vĂ©lation.

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CLIC_macaron_2014CD, critique. GOUÉ : Symphonie n°2 opus 39, Ballade sur un poĂšme d’Emily BrontĂ« opus 25 (Aubin, de Froment, 1958 – 1 cd CIAR AZC 135) - Orchestre Radio-Symphonique de Paris, dir.: Tony AUBIN, Marie BERONITA (sop.), Quatuor KRETTLY, Henriette ROGET, dir.: Louis de FROMENT / 1949-1958-ADD. 45’23-Textes de la notice : français et anglais + texte du poĂšme d’Emily BrontĂ«)

DIFFUSIONS LYRIQUES & SYMPHONIQUES de janvier 2020

REBEKA-MARINA-ANNA-BOLENA-bordeaux-critique-opera-classiquenewsRADIO, TELE, INTERNET : les diffusions de janvier 2020  -  VidĂ©o, audio
 chaque mois le “DIFPLAY” de CLASSIQUENEWS c’est l’essentiel des diffusions de concerts, d’opĂ©ras sur les ondes qu’il s’agisse des chaĂźnes radio, des tĂ©lĂ©s ou des sites internet des maisons d’opĂ©ra (live streaming ou replay
). De quoi suivre l’actualitĂ© des scĂšnes lyriques et symphoniques mois par mois pendant toute l’annĂ©e. Certaines productions ou concerts ont Ă©tĂ© critiquĂ©s par la rĂ©daction de classiquenews
 complĂ©ment utile pour mieux revoir ou rĂ©Ă©couter les partitions concernĂ©es. Voici notre sĂ©lection de JANVIER 2020.

 

 

 

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SAMEDI 4 JANVIER 2019, 18h
RADIO BR KLASSIK
Richard STRAUSS : Der Rosenkavalier,
Metropolitan Opera New York (durée 4h20)

 

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Hogarth der rosenkavalier strauss hofmannstahl 1024px-William_Hogarth_038Le Chevalier Ă  la rose de Richard Strauss c’est Wagner et Mozart fusionnĂ©s, avec un soupçon de Johann Strauss, car la valse viennoise XIXĂš et aussi le rituel de la remise de la rose sont deux inventions du compositeur bavarois et de son librettiste gĂ©nial Hugo Von Hofmannsthal, inventions qui pimentent Ă©videmment la tension du drame. Ici, une MarĂ©chale mĂ»re, se lasse dĂ©jĂ  de son amant, et consciente du temps qui passe et qui efface, conduit son jeune amant (Quinquin ou Octavian) dans les bras d’une jeune beautĂ©, Sofie
 VoluptĂ©, renoncement, amour
 tout est dit dans cette fresque qui cite l’élĂ©gance et le raffinement d’un XVIIIĂš fantasmĂ©, rĂ©enchantĂ©. Une volontĂ© de fĂ©erie dans ce contexte de guerre : car l’opĂ©ra est crĂ©Ă© juste avant la premiĂšre guerre
 (1911).
Rattle fait son retour au Met de New York, avec une distribution convaincante Camilla Nylund en Marschallin / Magdalena Kozena, Ă©pouse Ă  la ville du chef Rattle en Octavian / GĂŒnther Groissböck en Baron Ochs / Golda Schultz incarnant une Sophie touchante ; avec Matthew Polenzani (la chanteur d’opĂ©ra italien), Markus Eiche (Faninal). Visuellement, la mise en scĂšne de Robert Carsen montre la vitalitĂ© de cette scĂšne de genre, qui relĂšve de la comĂ©die oĂč chaque protagoniste bĂ©nĂ©ficie de son instant de gloire, en particulier au I oĂč au lever de la MarĂ©chale, se presse la foule des visiteurs et admirateurs venus visiter la princesse
 un rien dĂ©sabusĂ©e. A peine au mi temps de sa vie, le temps et l’amour lui semblent de plus en plus vains… L’Ɠuvre s’inspire clairement de la sĂ©rie de tableaux mondains et sociaux du peintre William Hogarth, fin observateur de la sociĂ©tĂ© anglaise du XVIIIĂš… En 2007, la production Ă©tait crĂ©Ă©e au Met pour les adieux Ă  la scĂšne de la diva inoubliable de le rĂŽle, RenĂ©e Fleming. Orchestralement, la lecture de Rattle ne manque ni de rondeur ni d’Ă©loquence dĂ©taillĂ©e : le sens du drame mais aussi cĂŽtĂ© chanteurs, le sens de la conversation musicale, cher Ă  Strauss et son librettiste gĂ©nial, Hofmannsthal.

 

 

Lien direct vers l’audio BR klassik dùs 18h59 jusq’23h
https://www.br-klassik.de/programm/radio/ausstrahlung-1949520.html

BONUS : entretien en allemand avec GĂŒnther Groissböck
https://www.br-klassik.de/audio/guenther-groissboeck-im-interview-100.html

 

 
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ECOUTER l’opĂ©ra en REPLAY :

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SAMEDI 4 JANVIER 2020, 20h.
Radio Classique
DEBUSSY : Saint-SĂ©bastien / Gergiev
Debussy, Le Martyre de Saint-SĂ©bastien, avec Sandrine Piau, Julie Fuchs, direction : Valery Gergiev – Paris, Philharmonie, 2019 (durĂ©e 2h30) / Lien direct sur Radio classique
https://www.radioclassique.fr/radio/grille-des-programmes/

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SAMEDI 4 JANVIER 2020, 20h
Radio MUSIQ3
D’INDY : Fervaal. Montpellier Ă©tĂ© 2019
Montpellier, OpĂ©ra Berlioz, Le Corum, Festival 2019 (durĂ©e 4 h) – OpĂ©ra enregistrĂ© le 24/07/2019 Ă  l’ OpĂ©ra Berlioz, Le Corum, Montpellier

Vincent D’INDY
Fervaal, action musicale en 3 actes et prologue, op. 40

Michael Spyres, tenor, fervaal
Gaëlle Arquez, mezzo-soprano, guilhen
Jean-SĂ©bastien Bou, baritone, arfagard
Elisabeth Jansson, mezzo-soprano, kaĂŻto
Nicolas Legoux, bass, grympuig
RĂ©my Mathieu, tenor, ferkemnat – moussah
Eric Huchet, tenor, lennsmor
Matthieu LĂ©croart, baritone, geywihr – 5th farmer
Eric Martin-Bonnet, bass, penwald – buduann
Pierre Doyen, baritone, messenger – 3rd farmer – 2nd farmer
JĂ©rĂŽme Boutillier, baritone, 1st farmer – gwellkingubar
Anas Seguin, bass, berddret
Guilhem Worms, bass-baritone, helwrig
François Rougier, tenor, 2nd farmer – shepherd – bard

Latvian Radio Choir – Montpellier Occitanie National Opera Chorus
Montpellier Occitanie National Opera Orchestra
Michael SchĂžnwandt Ă  la direction

Lien direct sur RTBF Musiq3
Lien direct vers la chaĂźne radio musiq3
https://www.rtbf.be/musiq3/emissions/detail_soiree-opera?programId=5729

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LUNDI 6 JANVIER 2020
OFFENBACH : Les contes d’Hoffmann (Warlikowski, La Monnaie, 2020)
LA MONNAIE replay
Lien direct sur le site de La Monnaie, Bruxelles
https://www.lamonnaie.be/fr/sections/388-mm-channel
replay jusqu’au 16 fĂ©vrier 2020
Distribution et critique de cette production belge mise en scùne par l’irremplaçable Warlikowski :
https://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-opera-bruxelles-la-monnaie-le-22-dec-2019-offenbach-les-contes-dhoffmann-altinoglu-warlikowski/
Hoffmann : Enea Scala
Olympia, Antonia, Giulietta, Stella : Nicole Chevalier
Nicklausse, La Muse : MichĂšle Losier
Mùre d’Antonia : Sylvie Brunet-Grupposo
Lindorf, Coppélius, Miracle, Dapertutto : Gåbor Bretz
Spalanzani, Nathanaël, Luther, Crespel : François Piolino
Luther, Crespel : Sir Willard White
Frantz, AndrĂšs, Cochenille, Pitichinaccio : LoĂŻc Felix
Schlémil, Herrmann : Yoann Dubuque
Orchestre symphonique et ChƓurs de La Monnaie
Alain Altinoglu, direction
Mise en scÚne : Krzysztof Warlikowski / Photos : © Bernd Uhlig

 

 

LIRE aussi notre critique des Contes d’Hoffmann par Warlikowski Ă  Bruxelles : https://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-opera-bruxelles-la-monnaie-le-22-dec-2019-offenbach-les-contes-dhoffmann-altinoglu-warlikowski/

 

  

 

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MARDI 7 JANVIER 2020, 00h35
FRANCE 2, replay
IntitulĂ© « Baroque rocks! » (il faut faire jeune et branchĂ© mĂȘme pour le baroque), le programme diffuse le concert Haendel : “Le Couronnement du Roi George II” Ă  Versailles, diffusĂ© sur la chaĂźne le 17 janvier 2018 – 1h38mn). L’Ɠuvre cĂ©rĂ©moniale du “Couronnement Royal de George II” de Haendel est prĂ©sentĂ©e dans le cadre majestueux de la Chapelle Royale du ChĂąteau de Versailles. L’ensemble orchestral et le ChƓur du King’s Consort avec Robert King Ă  la direction musicale se rĂ©unissent pour offrir un concert grandiose.
Les “Hymnes du couronnement” de HaendelL’Ɠuvre musicale commandĂ©e Ă  Georg Friedrich Haendel, le compositeur allemand expatriĂ© en Angleterre, fut Ă  la hauteur de la prestigieuse cĂ©rĂ©monie du couronnement du roi George II à l’Abbaye de Westminster le 22 octobre 1727. Les “Hymnes du couronnement”, appelĂ©es “The Coronation Anthems” en anglais, se composent de quatre antiennes dont “Zadok the Priest” dĂ©diĂ©e Ă  l’onction du futur Roi est depuis prĂ©sentĂ©e Ă  chaque couronnement. Elles ont fortement contribuĂ© Ă  la reconnaissance de Haendel en tant que compositeur majeur, et continuent d’ĂȘtre programmĂ©es lors de festivals et de concerts.  La soirĂ©eC’est un vĂ©ritable spectacle visuel qui est accueilli par la Chapelle Royale du ChĂąteau de Versailles puisqu’il s’agit d’une reconstitution du Couronnement pensĂ©e et rĂ©alisĂ©e par Robert King. Ce dernier dirige l’ensemble orchestral associĂ© au ChƓur de The King’s Consort pour interprĂ©ter les cĂ©lĂšbres “Hymnes du couronnement” de Haendel. D’autres compositeurs sont mis Ă  l’honneur avec la prĂ©sentation d’Ɠuvres musicales Ă©galement jouĂ©es lors de la cĂ©rĂ©monie originelle, telles que l’antienne “I was glad when they said unto me” de Purcell, “Behold, O Lord our defender” et “God spake sometimes in visions” de Blow, avec cortĂšge de tambours et de fanfares Ă  six trompettes.

Lien direct sur le site de France 2
https://www.france.tv/france-2/baroque-rocks/971131-haendel-le-couronnement-du-roi-george-ii-a-versailles.html

 

  

 

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SAMEDI 11 JANVIER 2020, 19h
Radio CLASICA
Vincenzo Bellini, Il Pirata – Madrid, Teatro Real, 2019. A l’affiche de l’opĂ©ra madrilĂšne, 30 nov – 20 dĂ©c 2019, Il Pirata de Bellini met en scĂšne deux figures vocalement Ă©prouvantes, dont le dĂ©fi est relevĂ© par deux distributions, dont ImogĂšne par Sonya Yoncheva et Ernesto de Geroge Petean. LIRE ici notre critique complĂšte d’Il Pirata de Bellini par S Yoncheva – c’est la version diffusĂ©e par radio Clasica (RTVE)
https://www.classiquenews.com/compte-rendu-critique-opera-madrid-teatro-real-6-dec-2019-bellini-il-pirata-yoncheva-camarena-benini-sagi/

Lien direct vers la radio espagnole Radio CLASICA (RTVE)
http://www.rtve.es/radio/radioclasica/

Lien direct vers le site du Teatro Real Madrid
https://www.teatroreal.es/es/espectaculo/il-pirata

https://www.teatroreal.es/es/espectaculo/il-pirata

distribution

BELLINI: IL Pirata. (Ernesto) George Petean, (Imogene) Sonya Yoncheva, (Gualtiero) Javier Camarena, (Itulbo) Marin Yonchev, (Goffredo) Felipe Bou, (Adele) María Miró, Orq. Sinf. de Madrid (Orquesta Titular del Teatro Real), Pequeños Cantores de la ORCAM. Dir.: Maurizio Benini.

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ALAIN PLANES et ses Ă©lĂšves Ă  SCEAUX

thumbnail_2Ăšme ed banniere RM 362x508px CONCERT4-v2SCEAUX, La Schubertiade, le 18 janv 19, 17h30. ALAIN PLANES. Le rĂ©cital s’intitule « Dix mains pour un piano »  c’est un rĂ©cital en famille qui met en lumiĂšre l’entente et la complicitĂ© artistique entre le pianiste Alain PlanĂšs et ses anciens Ă©lĂšves du CNSM de Paris : Natacha Kudritskaya, Simon Zaoui, François Pinel, Pierre-Kaloyann Atanassov
 Soliste, chambriste, accompagnateur, pĂ©dagogue, amateur de peinture et amoureux de poĂ©sie, Alain PlanĂšs est un artiste Ă  la curiositĂ© et la culture sans limite, qui a marquĂ© et continue d’inspirer le travail de ses Ă©tudiants au Conservatoire national supĂ©rieur de musique de Paris. Quatre d’entre eux, menant une carriĂšre de soliste et de chambriste – Simon Zaoui, Pierre-Kaloyann Atanassov, François Pinel et Natacha Kudritskaya – se joignent Ă  lui le temps de ce nouveau concert Ă  Sceaux dans le cadre de La Schubertiade
 Moment de musique et d’amitiĂ© Ă  quatre mains, autour de Schubert bien sĂ»r (le fil rouge de La Schubertiade Ă  Sceaux), dont Alain PlanĂšs est un interprĂšte renommĂ©, mais aussi d’un florilĂšge d’Ɠuvres françaises.

Innovation pour cette 2Ăšme saison de La Schubertiade de Sceaux, le programme prĂ©liminaire “Bout’Schub” Ă  15h, action en direction du jeune public qui est proposĂ© avant le concert de 17h30 ; spectacle musical pour les enfants rĂ©alisĂ© par PK. Atanassov et F. Pinel autour des contes de “Ma MĂšre l’Oye” de Maurice Ravel. Les textes seront lus par une enfant de 10 ans, championne du concours de lecture de Sceaux.

 

 

 

 

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Programme du concert :

Schubert : Variations D.813 et D.624
Bizet : jeux d’enfants
Fauré : Dolly
Ravel : Rapsodie espagnole
Satie : morceaux en forme de poire.

 

 

 

 

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RESERVEZ VOTRE PLACE directement auprĂšs du producteur du concert
La Schubertiade de Sceaux
https://www.schubertiadesceaux.fr/la-programmation/edition-2019-2020/

ROSENKAVALIER par Rattle depuis le MET

Richard Strauss, un "gĂ©nie contestĂ©"FRANCE MUSIQUE. Sam 4 janv 2020. R STRAUSS : Le Chevalier Ă  la Rose. En lĂ©ger diffĂ©rĂ© du Metropolitan Opera de New York. Rosenkavalier, Le Chevalier Ă  la rose, est le sommet lyrique de 1911, conçu par le duo lĂ©gendaire Richard Strauss et Hugo von Hofmannsthal, conçu Ă  la veille de la premiĂšre guerre mondiale qui allait emporter l’empire des Habsourg. “La MarĂ©chale, Ochs, Octavian, le riche Faninal et sa fille, tous les liens vitaux qui se sont tissĂ©s entre eux, ces personnages, on dirait que tout cela s’est trouvĂ© lĂ  ainsi, il y a trĂšs longtemps”, ainsi s’exprime le metteur en scĂšne Herbert Wernicke, soucieux de rendre vie Ă  chacun des protagonistes d’un opĂ©ra dont le vrai sujet est le temps, l’oeuvre de la durĂ©e et donc l’empreinte qu’elle impose aux ĂȘtres et aux esprits, la mĂ©tamorphose, le renoncement et l’amour
 CrĂ©Ă© Ă  l’OpĂ©ra Bastille en 1997 en coproduction avec Salzbourg (avec La MarĂ©chale de RenĂ©e Fleming et le Quiquin/Oktavian de Susan Graham), le spectacle aujourd’hui continue de marquer les esprits.
hofmannsthal Hugo_von_Hofmannsthal richard straussWernicke (dĂ©cĂ©dĂ© en 2002) avait crĂ©Ă© un dĂ©cor au jeu miroitant, Ă©vocation du temps qui s’évade et coule, et le labyrinthe oĂč se perdent les protagonistes, – thĂ©Ăątre des illusions oĂč de grandioses miroirs, d’une Ă©chelle colossale jamais vue auparavant, absorbent l’action, la transfigurent mĂȘme en intĂ©grant acteurs, orchestre, scĂšne et public. Ce grand thĂ©Ăątre du monde submerge la scĂšne et touche directement le spectateur en une fĂ©erie collective vivante d’un souffle et d’une poĂ©sie irrĂ©sistible. Qu’en sera-t-il sur la scĂšne du MET en ce mois de janvier 2020 dans la mise en scĂšne de Robert Carsen ? Photo ci dessus : Hugo von Hoffmansthal (DR)

FRANCE MUSIQUE. Sam 4 janv 2020, 19h. R STRAUSS : Le Chevalier Ă  la Rose

 

 

 

 

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Approfondir : l’Ɠuvre du temps…

 

 

Un opĂ©ra contemplatif onirique sur l’oeuvre du temps

« Le temps est une étrange chose.
Il est tout autour de nous, il est aussi en nous.
Il ruisselle dans nos miroirs, il coule sur mes
tempes. Et entre moi et toi,
Il coule Ă  nouveau ; sans bruit, comme un
sablier. »
La Maréchale, ACTE I

 

 

Duo mythique
Avec son librettiste Hugo von Hoffmannsthal, rencontrĂ© dĂšs 1900, Richard Strauss rĂ©alise un duo lĂ©gendaire Ă  l’opĂ©ra, l’équivalent au dĂ©but du XXĂš du binome mythique lui aussi Mozart / Da Ponte. Ainsi naissent sous leurs plumes associĂ©es, plusieurs sommets lyriques avant la premiĂšre guerre : Elektra, Der Rosenkavalier, Ariadne auf Naxos, Die Frau ohne Schatten, Die Ă€gyptische Helena, Arabella.
Ils ont choisi pour Rosenkavalier, le cadre de la Vienne impĂ©riale baroque, celle des premiĂšres annĂ©es de rĂšgne de Marie-ThĂ©rĂšse d’Autriche, dans la seconde moitiĂ© du XVIIIĂš, Ăšre de raffinement extrĂȘme influencĂ© par le style versaillais français. Dans l’esprit du compositeur, il s’agit de crĂ©er un nouvel opĂ©ra mozartien, dans la suite des Noces de Figaro, aprĂšs les dĂ©flagrations de SalomĂ© (1905, d’aprĂšs Wilde), d’Elektra (1909) qui lui valent une rĂ©putation d’auteur moderne scandaleux mais irrĂ©sistible


strauss richardStrauss et Hoffmannsthal pour crĂ©er de la vĂ©ritĂ©, inventent et jouent avec l’histoire : bien que non historiquement avĂ©rĂ©e Ă  l’époque de l’impĂ©ratrice, la valse est omniprĂ©sente ici, propre Ă  la sensibilitĂ© des deux auteurs. Tous les personnages ont leur valse emblĂ©matique de Ochs Ă  Quiquin ou Octavian
 La crĂ©ation en fĂ©vrier 1911 – Ă  l’OpĂ©ra royal de Dresde (dans la mise en scĂšne de Max Reinhardt avec lequel Strauss et Hoffmannsthal fonderont le Festival de Salzbourg en 1922), est un choc et un triomphe : depuis Elektra, toutes les grandes villes d’Europe se mettent Ă  la page Straussienne. New York affiche trĂšs vite l’ouvrage mais Paris, Ă  cause de la guerre, ne pourra Ă©couter l’opĂ©ra qu’en 1927. En 1925, sans Ă©puiser la riche matiĂšre poĂ©tique de l’ouvrage, Robert Wiene, prĂ©curseur du cinĂ©ma expressionniste allemand, adapte l’opĂ©ra de Strauss et Hoffmannsthal au cinĂ©ma.

On oublie que Richard Strauss fut parallĂšlement Ă  sa carriĂšre de compositeur flamboyant, un chef d’orchestre prĂ©coce (il conduit l’orchestre dĂšs ses 9 ans) avisĂ© et pertinent (mozartien, il est l’un des premiers Ă  faire rĂ©habiliter Cosi fan tutte, jusque lĂ  mĂ©sestimĂ© en raison de la pseudo « faiblesse » de livret) ; le jeune Strauss rĂ©pond Ă  l’invitation de Hans von Bulow et dirige l’orchestre de l’opĂ©ra de Meiningen, de l’OpĂ©ra de Munich et succĂšde Ă  Bulow comme directeur musical du Philharmonique de Berlin
 Il dirige TannhaĂŒser Ă  Bayreuth (1894). Il est nommĂ© directeur artistique de l’OpĂ©ra de Vienne (aprĂšs Gustav Mahler), soit de 1919 Ă  1925, et y dirige entre autres, les opĂ©ras de Mozart et de Wagner.

 

Rappel des personnages :

LA MARÉCHALE
Princesse von Werdenberg, femme dans la
trentaine qui a pour amant le jeune Octavian

OCTAVIAN
Jeune homme de la noblesse viennoise, ùgé
de dix-sept ans, amant de la Maréchale

LE BARON OCHS VON LERCHENAU
Cousin de la Maréchale, fiancé à Sophie de
Faninal – la plupart des mises en scĂšnes et des productions grossissent les traits du personnages au point d’en faire un Falstaff mal dĂ©grossi aux maniĂšres brusques ; or Strauss et Hoffmannsthal l’avaient conçu en vrai contemporain de La MarĂ©chale, trentenaire, Ă©lĂ©gant et fin. Bien peu de baryton offrent une juste caractĂ©risation du personnage.

MONSIEUR DE FANINAL
Riche commerçant récemment anobli

SOPHIE
Fille de Monsieur de Faninal

MARIANNE LEITMETZERIN
DuĂšgne de Sophie

VALZACCHI
Valet intrigant

ANNINA
NiĂšce et complice de Valzacchi

FRANCE MUSIQUE diffuse donc la production du Met permettant le retour de Simon Rattle, chef peu lyrique en rĂ©alitĂ©. Le grand chef britannique y dirige la premiĂšre reprise de la brillante production du Chevalier Ă  la Rose de Strauss imaginĂ©e par Robert Carsen. Le plateau est superbe, avec entre autres Camilla Nylund dans le rĂŽle de la MarĂ©chale et Magdalena Kozena dans celui d’Octavian.

 

 

Concert donné en direct du Metropolitan Opera de New York.
Richard Strauss : Le chevalier Ă  la rose (“Der Rosenkavalier”)
Opéra en trois actes créé au Königliches Opernhaus de Dresde / 26 01 1911
Hugo von Hofmannsthal, librettiste
Camilla Nylund, soprano, La Maréchale, princesse von Werdenberg
Magdalena Kozena, mezzo-soprano, Octavian, jeune amant de la Maréchale
Markus Eiche, baryton, Herr von Faninal, le riche pĂšre parvenu de Sophie
GĂŒnther Groissböck, basse, Baron Ochs auf Lerchenau, le cousin de Marschallin
Golda Schultz, soprano, Sophie, la fille de Faninal
Katharine Goeldner, mezzo-soprano, Annina, la niĂšce et partenaire de Valzacchi
Matthew Polenzani, ténor, Chanteur italien
Thomas Ebenstein, ténor, Valzacchi, un intrigant
Alexandra LoBianco, soprano, La duĂšgne de Sophie, Noble veuve
Scott Corner, basse, Inspecteur de police
Scott Scully, ténor, Premier Majordome
Mark Schowalter, ténor, Second Majordome
Tony Stevenson, tĂ©nor, L’aubergiste
James Courtney, basse, Le notaire
Metropolitan Opera Chorus dirigé par Donald Palumbo
Metropolitan Opera Orchestra
Direction : Simon Rattle

 

 

BRUNO PROCOPIO dirige le REQUIEM de NEUKOMM pour le congrĂšs de Vienne (1815)

neukomm-sigismond-compositeur-portrait-par-classiquenewsPARIS, INVALIDES. Le 23 janv 2020 : Requiem pour le CongrĂšs de Vienne. Le chef BRUNO PROCOPIO dirige les effectifs de la La Sorbonne sous la voĂ»te spectaculaire de la CathĂ©drale Saint-Louis des Invalides. En Ă©cho au bouleversant Requiem de Sigismund von Neukomm (1778-1858), le ChƓur & Orchestre Sorbonne UniversitĂ© restitue Ă©galement les accents romantiques de la Symphonie HĂ©roĂŻque du mĂȘme auteur. Entre splendeur orchestrale, intĂ©rioritĂ©, surtout Ă©nergie beethovĂ©nienne d’une Ă©criture Ă©clectique et trĂšs inspirĂ©e.

VIENNE, 1815
Commande de Talleyrand alors au service de Louis XVIII – au compositeur autrichien Sigismund Ritter von Neukomm, le Requiem, dĂ©diĂ© A la mĂ©moire de Louis XVI, est crĂ©Ă© le 21 janvier 1815, lors du CongrĂšs de Vienne ; assistent au concert historique promonarchiste, tous les souverains et reprĂ©sentants diplomatiques des plus grandes puissances, rĂ©unis pour la reconstruction de l’Europe, sur les dĂ©combres de l’Empire agonisant. Le Requiem pour Louis XVI (guillotinĂ© le 21 janvier 1793) rĂ©vĂšle encore l’élĂ©gance d’un Neukomm ardent ambassadeur de piĂ©tĂ© et d’intimisme. La partition, seconde des 50 Messes Ă©crites par le compositeur Salzbourgeois comme Mozart, a Ă©tĂ© commandĂ©e par Talleyrand, le patron de Neukomm, puis crĂ©Ă©e Ă  Vienne, en la CathĂ©drale Saint-Etienne, le 21 janvier 1815.
Certes dĂšs le dĂ©part la formidable fanfare, lugubre et sombre, structure la progression de ce monument spectaculaire ; mais ce qui frappe surtout et ce qui a marquĂ© les spectateurs auditeurs des concerts qui ont prĂ©cĂ©dĂ© le disque, c’est la pudeur et le recueillement filigranĂ© des voix solistes et des choeurs, exprimant surtout l’apothĂ©ose du dĂ©funt et son accueil rassĂ©rĂ©nĂ© dans les bĂ©atitudes cĂ©lestes
Le souffle impĂ©rieux, romantique, voire impĂ©tueux de la Symphonie HĂ©roĂŻque quasi contemporaine (1816) souligne le tempĂ©rament trĂšs sĂ©duisant de Neukomm ; la partition est composĂ©e, lors de sa traversĂ©e en direction du Nouveau Monde. Neukomm est aurĂ©olĂ© de toutes les gloires car il a Ă©tĂ© fait chevalier de la LĂ©gion d’honneur par Louis XVIII avant son dĂ©part pour Rio.

 

 

Requiem et symphonie pour le CongrĂšs de Vienne

 

 

NEUKOMM au BrĂ©sil. Neukomm rejoint les cĂŽtes cariocas en 1816 dans le cadre de la Mission française au BrĂ©sil
 C’est alors un formidable engagement artistique et culturel, incarnĂ© par la colonie des artistes ayant traversĂ© l’Atlantique, qui permet le transfert des arts europĂ©ens sur le sol brĂ©silien. Dans la foulĂ©e de son arrivĂ©e au nouveau Monde, Neukomm entreprend d’écrire les parties laissĂ©es inachevĂ©es par Mozart dans son Requiem : il s’agit de jouer le Requiem mozartien pour la fĂȘte de Sainte CĂ©cile, afin de cĂ©lĂ©brer la mĂ©moire des musiciens BrĂ©siliens, dĂ©cĂ©dĂ©s dans l’annĂ©e 1816. Avec le compositeur mulĂątre, JosĂ© Mauricio Nunes Garcia, cĂ©lĂšbre Ă  Rio, qui d’ailleurs connaissait parfaitement la partition, Neukomm rĂ©Ă©crit la partition de Mozart aux endroits lacunaires : il en dĂ©coule une nouvelle version pour le Libera me (diffĂ©rente des premiĂšres tentatives d’achĂšvement par SĂŒssmyar).

 

 

procopio-bruno-chef-maestro-neukomm-mehul-gossec-concert-invlaides-critique-classiquenewsAux Invalides, Bruno Procopio grand spĂ©cialiste de la musique symphonique europĂ©enne entre Baroque et Romantisme, devrait dĂ©tailler et articuler l’écriture de Neukomm, habile suiveur de Haydn et Mozart, en en restituant et l’esprit de majestĂ© et le souffle de conquĂȘte. Familier de l’écriture de MĂ©hul, notre Beethoven Français, et de Gossec (Symphonie Ă  17 parties, de 1809), Bruno Procopio retrouve Neukomm dont il a prĂ©cĂ©demment dirigĂ© la Symphonie HĂ©roĂŻque opus 19, Ă  Rio en avril 2015.

 

 

VOIR notre reportage vidéo Symphonie Héroïque de Neukomm
http://www.classiquenews.com/video-extraits-rio-de-janeiro-bresil-bruno-procopio-joue-la-symphonie-a-17-parties-de-gossec-avril-2015/

 

 

 

LIRE notre compte rendu des symphonies de Gossec et Neukomm par Bruno Procopio (Rio de Janeiro, avril 2015)
http://www.classiquenews.com/video-extraits-rio-de-janeiro-bresil-bruno-procopio-joue-la-symphonie-a-17-parties-de-gossec-avril-2015/

 

 

 

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Requiem pour le CongrĂšs de Vienne
PARIS, Invalides
Cathédrale SAINT-LOUIS
Jeudi 23 janvier 2020, 20h

Sigismund von Neukomm
Missa di Requiem en ut mineur, A la mémoire de Louis XVI (1813/1815)
Symphonie HĂ©roĂŻque, opus 19 (1816)

Solistes :
Alice FerriĂšre, Soprano
Sacha Hatala, mezzo
Sébastien Obrecht, ténor
Sydney Fierro, baryton

ChƓur et Orchestre Sorbonne UniversitĂ© (C.O.S.U)
Bruno Procopio, direction

 

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://saisonmusicale.musee-armee.fr/concert.html#!2019-2020&Requiem-pour-le-Congres-de-Vienne

Cycle «  Canons de l’élĂ©gance et trompettes de la renommĂ©e »
saison musicale des Invalides / MusĂ©e de l’ArmĂ©e

ChƓur et Orchestre Sorbonne UniversitĂ© (C.O.S.U)
SĂ©bastien Taillard, direction musicale
Ariel Alonso, chef de chƓur

 

 

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APPROFONDIR

 

NEUKOMM sur CLASSIQUENEWS

La Résurrection (1828), oratorio préwébérien ressuscité à Tourcoing en janvier 2019
http://www.classiquenews.com/toucoing-la-resurrection-de-neukomm-le-couronnement-de-mozart/

La Résurrection (1828) recréé à Boucherville, Québec, juin 2018
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-concert-boucherville-quebec-le-5-juin-2018-festival-classica-mozart-neukomm/

 

 

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BRUNO PROCOPIO

Entretien : aux origines de l’odyssĂ©e symphoniques, les classiques Ă  redĂ©couvrir…
http://www.classiquenews.com/maestros-bruno-procopio-aux-origines-de-la-matiere-symphonique-entretien/

 

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LE REQUIEM pour Louis XVI de Neukomm (Jean-Claude Malgoire, 2016)
http://www.classiquenews.com/cd-critique-neukomm-requiem-pour-louis-xvi-malgoire-1-cd-alpha-2016/

 

 
 

 

Cyprin KATSARIS joue BEETHOVEN

katsaris beethoven piano beethoven 2020PARIS, Fondation L Vuitton, le 10 janv 2019. Katsaris joue Beethoven. Cyprien Katsaris ne serait-il pas notre grand virtuose du piano, injustement mĂ©connu en France ? Il a le look d’un savant Ă  la Einstein : un penseur qui aurait conservĂ© son Ăąme d’enfant. NĂ© Ă  Marseille le 5 mai 1951, le jeune Katsaris Ă©prouve une attirance viscĂ©rale pour le piano qu’il transforme en vocation ; formĂ© au Conservatoire de Paris dĂšs 1965, l’interprĂšte reste fascinĂ© par ses modĂšles : György Cziffra, Wilhelm Kempff, Vladimir Horowitz. Grand technicien Ă  la digitalitĂ© aussi Ă©loquente qu’embrasĂ©e, le sorcier Katsaris ajoute sous ses doigts vĂ©loces et crĂ©pitants, le souffle de la passion et de l’ñme, et aussi un don pour l’improvisation dans la lignĂ©e des grands compositeurs et interprĂštes romantiques : Liszt, Saint-SaĂ«ns
 Des qualitĂ©s qui vont admirablement Ă  la carrure tendre mais charpentĂ©e de Beethoven. Sous son propre label, « PIANO 21 », – crĂ©Ă© en 2001, le pianiste lĂšgue une vision aussi personnelle que puissante des Ɠuvres de Ludwig van (en coffret Ă©vĂ©nement de 6 cd).

beethoven-ludwig-concertos-piano-symphonies-dossier-beethoven-2020-classiquenewsL’avis de notre rĂ©dacteur Hugo Papbst, auteur de la prochaine critique du coffret BEETHOVEN : une odyssĂ©e chronologique / Cyprien Katsaris (6 cd PIANO 21) : « Sur le plan de l’interprĂ©tation, l’approche reste aussi fine que dĂ©terminĂ©e. Quel pianisme percussif et remarquablement articulĂ© ; avec un sens des nuances et des phrasĂ©s justes, comme le souci d’établir dans leur gradation enchaĂźnĂ©e voire leur confrontation contrastĂ©e, chaque caractĂšre de chaque sĂ©quence
 Outre l’originalitĂ© de la sĂ©lection qui ressuscite des partitions mĂ©connues, oubliĂ©es, Ă  tort estimĂ©es mineures. De toute Ă©vidence, voici une odyssĂ©e chronologique dont l’acuitĂ© et la pertinence font sens. D’autant plus en cette annĂ©e des 250 ans de Beethoven oĂč les vrais grandes Ă©ditions seront rares. 

Cyprien Catsaris maĂźtrise la lyre beethovĂ©nienne : il en dĂ©taille le sens du tragique maĂźtrisĂ© ; la langue ciselĂ©e grĂące Ă  une technique digitale d’une prĂ©cision et souplesse uniques. Jamais dur ni sec, toujours sculptĂ© dans la soie Ă©motionnelle la plus noble, continument Ă©lĂ©gante, le jeu restitue toute l’ampleur de la pensĂ©e d’un Ludwig qui souffre mais assume ; le geste est large, la conscience affĂ»tĂ©e ; le regard embrasse chaque Ɠuvre comme une gĂ©ographie Ă©largie, traversĂ©e, explorĂ©e avec un recul qui ouvre et englobe en un souffle synthĂ©tique, fĂ©dĂ©rateur
 jusqu’à l’universel. »

 

 


katsaris-cyprien-piano-portrait-piano-critique-concert-classiquenews

 

 

 

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PARIS, fondation Louis VUITTONboutonreservation
Vendredi 10 janvier 2020
20h30, Auditorium
RÉSERVEZ VOTRE PLACE :
https://www.fondationlouisvuitton.fr/fr/musique/concert/recital-cyprien-katsaris.html

 

 

 

 

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Programme Beethoven :

 

 

Ludwig van Beethoven
9Ăšme symphonie – Adagio
(transcription par Richard Wagner)

Ludwig van Beethoven
7Ăšme symphonie – Allegretto
(transcription par Franz Liszt)

Transcriptions et improvisations sur des Ɠuvres de :

Jean-SĂ©bastien Bach
Vincenzo Bellini
Franz Schubert
Camille Saint-Saëns
Frédéric Chopin

Nouveau Cosi fan Tutte Ă  Nice

NICE, OpĂ©ra. Mozart : COSI FAN TUTTE, 17 – 23 janv 2020. Le dernier opĂ©ra de Mozart conçu avec Da Ponte est un dramma giocoso en deux actes ; le livret reprend le thĂšme d’un ouvrage prĂ©cĂ©dent composĂ© par un Salieri trĂšs en verve et vrai rival de Mozart Ă  Vienne : l’école des jaloux / La Scuola degli Gelosi chez Salieri (Venise, 1779) devient l’école des amants chez Mozart et Da Ponte ; la musique de Wolfgang exprime les vertiges du cƓur humain, la puissance du dĂ©sir et des attractions dangereuses. Ici le cynisme et la sagesse lucide, celle de Don Alfonso, vieux sĂ©ducteur qui connaĂźt le cƓur humain, Ă©veille les consciences des trop naifs jeunes amants, Gugielmo le baryton et Ferrando le tĂ©nor. Alfonso a t il raison de dĂ©clarer les femmes volages et infidĂšles ? Qui sera fidĂšle aux serments passĂ©s ? Il suffit que passent deux beaux orientaux et tout Ă©clate ; les couples du dĂ©but ne seront plus ceux de la fin
 entre temps, les amants auront appris la leçon sans artifice d’un philosophe amoureux trop conscient des lĂąchetĂ©s du cƓur

La production niçoise réunit plusieurs jeunes interprÚtes à suivre. Sous la baguette de Roland Böer, HélÚne Carpentier (lauréate du dernier Concours Voix Nouvelles, ici Despina) ; la pulpeuse et pétillante soprano Anna Kasyan (Fiordiligi) et Carine Séchaye (Dorabella), ainsi que de Roberto Lorenzi (Guglielmo) et Pierre Derhet (Ferrando) et Alessandro Abis (Don Alfonso).

salieri scola degli gelosi opera buffa classiquenews cd review critique cd classiquenewsApprofondir : LIRE notre critique CD La Scuola degli Sposi de Salieri, chef d’oeuvre mĂ©connu de l’Ă©poque des LumiĂšres…  Sous Ă©tiquette DHM, cette « école des jaloux » / Scuola de’Gelosi de Salieri (qui annonce l’école des amants, ou Cosi fan tutte de Mozart plus tardif) mĂ©rite assurĂ©ment le meilleur accueil comme il confirme le talent dĂ©sormais bien installĂ© d’un chef et de son ensemble parmi les nouveaux dĂ©fenseurs des rĂ©pertoires baroques, classiques, prĂ©romantiques
 Voici sans conteste un nouveau joyau lyrique rĂ©vĂ©lĂ© grĂące au chef Werner Ehrhardt et son ensemble L’Arte del Mondo; les musiciens poursuivent ainsi un partenariat discographqiue avec DHM / Sony classical, plutĂŽt bĂ©nĂ©fique. CLASSIQUENEWS avait distinguĂ© d’un CLIC prĂ©cĂ©dent, la Clemenza di Tito (non de Mozart mais de Gluck, enregistrĂ© deux ans auparavant en 2013). On retrouve ici, la mĂȘme pĂ©tillance, la poursuite d’un esprit flexible et enjouĂ© qui s’avĂšre des mieux expressifs sur la scĂšne comique ; Ă  l’acuitĂ© expressive de l’orchestre rĂ©pond la fine caractĂ©risation des solistes, soucieux d’articulation, ambassadeurs d’un rĂ©alisme thĂ©Ăątral qui rĂ©jouit.

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boutonreservation4 dates Ă  l’OpĂ©ra de Nice
17, 19, 21, 23 janvier 2020
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.opera-nice.org/fr/evenement/489/cosi-fan-tutte

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Fiordiligi : Anna Kasyan
Dorabella : Carine SĂ©chaye
Guglielmo : Roberto Lorenzi
Ferrando : Pierre Derhet
Despina : HĂ©lĂšne Carpentier
Don Alfonso : Alessandro Abis

Orchestre Philharmonique de Nice
ChƓur de l’OpĂ©ra de Nice
Direction Musicale : Roland Böer

Mise en scĂšne et lumiĂšres : Daniel Benoin

 

 

 

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PrĂ©sentation par l’OpĂ©ra de Nice / CĂŽte d’Azur :

Opera buffa en deux actes K 588
Livret de Lorenzo Da Ponte
Création au Burgtheater de Vienne le 26 janvier 1790
Chanté en italien, surtitré en français
Nouvelle production en coproduction avec AnthĂ©a ThĂ©Ăątre d’Antibes

« CosĂŹ fan tutte », « Elles font toutes ainsi », prĂ©tend cyniquement Don Alfonso devant ses jeunes amis. Entendons : « Elles nous seront toutes infidĂšles ». Bien sĂ»r, Ferrando et Guglielmo protestent de la constance de leurs compagnes.  L’intrigue s’engage, suivant les conventions thĂ©Ăątrales du temps : ils annonceront leur dĂ©part Ă  la guerre, puis reviendront sous l’apparence de soldats albanais, chacun essayant de sĂ©duire la maĂźtresse de l’autre.

On raconte que l’Empereur Joseph II lui-mĂȘme, amusĂ© par l’histoire de deux officiers qui avaient Ă©changĂ© leurs femmes, souffla le thĂšme de CosĂŹ fan tutte Ă  Mozart et Ă  son librettiste, l’abbĂ© Da Ponte. Mais cet opĂ©ra, Ă  la saveur douce-amĂšre, Ă  la fois lĂ©ger et dĂ©sespĂ©rĂ©, va bien au-delĂ  de l’anecdote qui ne fait guĂšre honneur aux hommes. Les quatre protagonistes passent par l’indignation, la pitiĂ©, le libertinage, la rĂ©signation, les dĂ©chirements du cƓur, la colĂšre, jusqu’à ce que les masques tombent et que les couples se reforment, leurs illusions perdues…
Homme ou femme, qui n’a pas Ă©tĂ© partagĂ© entre sa fidĂ©litĂ©, son sens du devoir et le dĂ©sir, entre l’amour et les appĂ©tits du corps ? C’est le dilemme de cette Scuola degli amanti, cette « Ă©cole de ceux qui aiment ».

PARIS, TCE : Christophe Dumaux chante ORLANDO

handel-haendel-portrait-classiquenewsPARIS, TCE. Le 13 janv 2020. Haendel : ORLANDO. Le chef Francesco Corti dirige un Orlando (Haendel) concertant au ThĂ©Ăątre des Champs-ElysĂ©es (TCE). Le contre tĂ©nor dont les vocalises et la coloratoure rappelle ceux de Bartoli, Franco Fagioli devait assurer le rĂŽle-titre, c’est finalement le français Christophe Dumaux, autre leader lyrique qui relĂšve le dĂ©fi du personnage, amoureux et chevaleresque (ayant dĂ©jĂ  chantĂ© le rĂŽle Ă  Vienne entre autres
) ; aux cĂŽtĂ©s de plusieurs tempĂ©raments vocaux et dramatiques avĂ©rĂ©s : le Medoro de la puissante et suave Delphine Galou, la Dorinda amoureuse de Nuria Rial et Luca Pisaroni (le magicien Zoroastro), sans omettre Kathryn Lewek (Angelica). AprĂšs Vivaldi et ses fabuleux opĂ©ras sur le thĂšme des vertiges et de la folie amoureuses (Orlando Furioso), Haendel, champion de l’opĂ©ra seria Ă  Londres, dĂ©montre sa passion des affects humains et du thĂ©Ăątre des sentiments Ă©prouvĂ©s, contrariĂ©s, dĂ©munis ; sur les traces des chevaliers errants, abattus par le dragon amour, tels qu’ils ont Ă©tĂ© conçus et pensĂ© par L’Arioste et Le Tasse, le Saxon affirme une connaissance nuancĂ©e du cƓur humain, ses contradictions, ses faiblesses et ses dĂ©sirs.
Avec l’ensemble sur instruments anciens, Il Pomo d’Oro, dirigĂ© par Francesco Corti.

PrĂ©sentation du drame par notre rĂ©dacteur Benjamin Ballifh :… “ HĂ©ros aux pieds d’argile. Avant nos Batman,  Spiderman,  Hulk ou Superman
. autant de vertueux sauveurs dont le cinĂ©ma ne cesse de dĂ©voiler les fĂȘlures sous la
 cuirasse, les figures de l’opĂ©ra ont elles aussi le teint pĂąle car sous le muscle et l’ambition se cachent des ĂȘtres de sang,  inquiets, fragiles d’une nouvelle humanitĂ© tendre et faillible. Ainsi Hercule chez Lully,  Dardanus chez Rameau, surtout Orlando de Haendel
 avant Siegfried de Wagner, hĂ©ros trop naĂŻf et si manipulable. Sur les traces de la source littĂ©raire celle transmise par L’Arioste au dĂ©but du XVIĂšme siĂšcle et qui inspire aussi Vivaldi,  voici le paladin fier vainqueur des sarasins,  en prise aux vertiges de l’amour, combattant si frĂȘle face Ă  la toute puissance d’Eros. Un chevalier dĂ©risoire en somme, confrontĂ© au dragon du dĂ©sir. Mais impuissant et rongĂ© par la jalousie le pauvre hĂ©ros s’effondre dans la folie. Que ne peut-il pourtant fier conquĂ©rant inflĂ©chir le coeur de la belle asiatique Angelica qui n’a d’yeux que pour son Medoro. En un effet de miroir subtil, Haendel construit le personnage symĂ©trique mais fĂ©minin de Dorinda, tel le contrepoint fraternel des vertiges et souffrances du coeur : elle aime Orlando qui n’a d’yeux que pour la belle AngĂ©lique.”

 

 

 

Orlando rene jacobs archiv-CDLIRE aussi notre critique complĂšte d’un rĂ©cent cd ORLANDO / RenĂ© Jacbos, version captivante qui rĂ©vĂšle entre autres aux cĂŽtĂ©s du rĂŽle titre, les personnages fĂ©minins clĂ©s : Dorinda et Angelica… https://www.classiquenews.com/cd-haendel-orlando-archiv-rene-jacobs-2013/ 

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PARIS, TCE. Lundi 13 janv 2020. Haendel : ORLANDO

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Distribution ORLANDO de Haendel
Christophe Dumaux : Orlando
Kathryn Lewek : Angelica
Delphine Galou : Medoro
Nuria Rial : Dorinda
Luca Pisaroni : Zoroastro
Francesco Corti, direction
Il Pomo d’Oro
Opéra chanté en italien, surtitré en français et en anglais

COMPTE-RENDU, critique, DANSE. PARIS, Chaillot, le 19 dĂ©c 2019. MALANDAIN : La Pastorale (d’aprĂšs Beethoven)

maladain-ballet-ode-pastorale-de-la-nature-critique-ballet-classiquenewsCOMPTE-RENDU, critique, DANSE. PARIS, Chaillot, le 19 dĂ©c 2019. MALANDAIN : La Pastorale (d’aprĂšs Beethoven). Avec « La Pastorale », Malandain en est dĂ©jĂ  Ă  son 3Ăš ouvrage sur la musique de Beethoven : un compositeur Ă  la mode Ă©videmment puisque 2020 marque son 250Ăš anniversaire. A l’origine, une commande de la ville natale de Ludwig, Bonn, pour souligner l’annĂ©e Beethoven Ă  venir. S’insĂ©rant dans l’architecture lumineuse et poĂ©tique de la symphonie, la chorĂ©graphie qui en dĂ©coule est Ă  la fois limpide et fluide, d’une Ă©vidente clartĂ©, mais aussi engagĂ©e, prĂŽnant allusivement une conscience critique sur les dĂ©rives anxiogĂšnes de nos modes de vie. Le sujet de la 6Ăš symphonie met l’accent sur la Nature et son miracle fragile, mis en pĂ©ril par le dĂ©rĂšglement climatique que produit l’homme. Malandain cĂ©lĂšbre donc la beautĂ© de la Nature comme son essence dĂ©licate et son Ă©quilibre menacĂ©. S’il est bien un compositeur qui puisait son Ă©nergie Ă  la source naturelle, Ludwig, ce grand marcheur, en serait le premier reprĂ©sentant.
Thierry Malandain chorĂ©graphie les sensations vĂ©cues au sein de cette Nature fĂ©conde et inspiratrice, que Beethoven a profondĂ©ment su comprendre, cultiver, cĂ©lĂ©brer. Le style du chorĂ©graphe exploite la vitalitĂ© acrobatique, sensuelle, trĂšs physique des 22 danseurs de sa compagnie ; le directeur du Centre chorĂ©graphique national de Biarritz en dĂ©duit l’exaltation collective forgĂ©e dans l’énergie d’une Nature magnifiĂ©e, mais aussi mise Ă  mal du fait ses propres agissements ; en somme un miroir subtil qui expose l’harmonie humaine et sa capacitĂ© tragique Ă  corrompre, exploiter, construire sa propre disparition. En somme un ballet esthĂ©tique qui suscite aussi de graves questions sur le futur de l’humanitĂ©.

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COMPTE-RENDU, critique, DANSE. PARIS, Chaillot, le 19 dĂ©c 2019. MALANDAIN : La Pastorale  – ThĂ©Ăątre National de la Danse Chaillot, du 13 au 19 dĂ©cembre 2019.
Création du ballet La Pastorale, à Tarbes, le 21 octobre 2019.
Plus d’infos sur le site du ThĂ©Ăątre de Chaillot :
https://www.theatre-chaillot.fr/fr/saison-2019-2020/pastorale

Illustrations : presse © Olivier Houeix