CONCERT DU NOUVEL AN Ă  VIENNE

nouvel-an-2019-concert-vienne-new-year-s-concert-2019-vienna-philharmonia-christian-thielemann-concert-cd-critique-par-classiquenews-582-the_vienna_philharmonic_and_chri_55-1FRANCE MUSIQUE, Mardi 1er janvier 2019, 11h. CONCERT DU NOUVEL AN. C’est dĂ©sormais le rituel de chaque nouveau passage au nouvel an : les valses de Johann Strauss pĂšre et fils : une dose irrĂ©sistible de raffinement et d’élĂ©gance (viennoise) pour souligner (et fĂȘter) le passage Ă  la nouvelle annĂ©e. Que nous rĂ©servera 2019 ? Augurons Ă  tout le moins, de nouvelles offres accessibles pour la transition Ă©cologique, une justice fiscale enfin rĂ©alisĂ©e, moins d’arrogance de nos politiques et de nos Ă©lus sensĂ©s nous reprĂ©senter, une façon nouvelle, collective et pacifiste de manifester
 et un pouvoir plus humain, proche, rĂ©actif. Evidemment Ă  l’époque des Strauss pĂšre et fils, dans ce tte Vienne fin de siĂšcle, les Ă©vĂ©nements historiques et les Ă©volutions sociĂ©tales avaient peu de chose en commun avec notre actualitĂ©, celle des gilets jaunes et du Jupiter Ă©lysĂ©en
 Gageons que 2019 amĂ©liore la vie de chacun. Avec toujours, l’émotion musicale en partage et en intensitĂ©.
strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888Cette annĂ©e pour le 1er janvier 2019, le chef autrichien Christian Thielemann grand wagnĂ©rien et straussien de grande classe (autrichienne) assure le pilotage du concert philharmonique le plus mĂ©diatisĂ© de l’annĂ©e. LIRE aussi notre critique LIVRE la dynastie STRAUSS pĂšre & fils (Actes Sud)

 

 

FRANCE MUSIQUE, Mardi 1er janvier 2019, 11hlogo_france_musique_DETOURE
Vienna Philharmonic / Christian Thielemann, direction
2019 New Year’s Concert
VISITER le site du Philharmonique de Vienne / Christian Thielemann
http://www.wienerphilharmoniker.at/concerts/concert-detail/event-id/%209913

Diffusion en direct sur France 2

 
Programme annoncé :

Carl Michael Ziehrer: Schönfeld March op. 422*

Josef Strauß: Transactions Waltz op. 184

Josef Hellmesberger (ii): Elfin Dance

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): Express, polka schnell op. 311**

Pictures of the North Sea, waltz op. 390

Eduard Strauß: Post-Haste, polka schnell op. 259

pause

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils) : Overture to the operetta The Gypsy Baron

Josef Strauß: The Ballerina op. 227**

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): Artists’ Life, waltz op. 316

The BayadĂšre, polka schnell op. 351

Eduard Strauß: Opera SoirĂ©e, polka française op. 162**

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): Eva Waltz from the opera Knight Pázmán**

CsĂĄrdĂĄs from the opera Knight PĂĄzmĂĄn

Egyptian March op. 335

Joseph Hellmesberger (ii): Entr’acte Waltz**

Johann Strauß the Younger / Johann STRAUSS II (fils): In Praise of Women, polka mazur op. 310

Josef Strauß: Music of the Spheres, waltz op. 235

RITUEL DE FIN :

Marche de Radetzky (Johann STRAUSS pĂšre)

Le Beau Danube Bleu (Johann STRAUSS fils)

 

 

DVD, COFFRET GREAT BALLETS From the Bolshoi vol. 2 (4 dvd, Bel Air classiques)

BOLSHOI ballet dvd critique classiquenews clic dec 2018 cadeaux dvd noel 2018 bac619-coffretdvd-bolshoi balletvol2-recto-365x519DVD, COFFRET GREAT BALLETS From the Bolshoi vol. 2 (4 dvd, Bel Air classiques). Voici le deuxiĂšme volume de la sĂ©rie de coffrets « Great Ballets from the Bolshoi », un Digistack-Collectr (4 Ballets) contenant les derniers grands succĂšs du Ballet du BolchoĂŻ. Deux noms accrĂ©ditent les enregistrements : l’Etoile Svetlana Zakharova et le chorĂ©graphe soviĂ©tique Yuri Grigorovich, deux figures dĂ©sormais emblĂ©matiques du style russe version Bolshoi. LA BAYADERE… (version de Youri Grigorovitch) rĂ©unit trois stars et une plĂ©iade de remarquables artistes du BolchoĂŻ. La production de 2013 Ă©voque les Indes orientales conçues, rĂȘvĂ©es par Minkus et Marius Petipa en 1877: s’y impose la grand solo de la BayadĂšre alors trahies et dĂ©laissĂ©e, et le tableau du royaume des ombres, Ă©vanescent et onirique. Svetlana Zakharova Ă©blouit dans le rĂŽle clĂ© de la vestale Nikiya. ElĂ©gance de la ligne, dĂ©tachĂ© Ă©lastique et souple composant un rubato aujourd’hui spĂ©cifique des plus romantiques, et visage digne, solaire, mais habitĂ© : voici le standard russe actuel de la danse colorĂ© par ce dĂ©tachement propre au Mariinsky ; Ă  ses cĂŽtĂ©s, perce le tempĂ©rament plus hĂ©roĂŻque de Maria Alexandrova qui offre Ă  la princesse Gamzatti une nouvelle profondeur. MĂȘme nuances pour le jeune danseur Vladislav Lantratov dont le guerrier Solor se distingue par sa finesse. Youri Grigorovitch souligne la rivalitĂ© entre les deux femmes pour le bel adolescent un rien versatile. Les sauts, jetĂ©s, alanguissements affrontĂ©s ou sols des deux ballerines emportent l’adhĂ©sion.

MARCO SPADA indique clairement l’apport du travail de Pierre Lacotte au Bolshoi. Le chorĂ©graphe français reprend et modifie la version de Noureev (1980) et affine plutĂŽt une alliance mieux Ă©quilibrĂ©e entre l’élĂ©gance française et l’imagination contrastĂ©e de l’esprit russe, en particulier la poĂ©sie typique moscovite. La volontĂ© d’effets et de variations se concentre sur le jeu des bas de jambes : vĂ©locitĂ© et souplesse soutenue qui doivent contredire la pression de l’apesanteur. RĂšgne dans ce style quand mĂȘme des plus artificiels, la grĂące aĂ©rienne de l’amĂ©ricain David Hallberg ; il fait un Spada fougueux, vrai Mercure agile malgrĂ© sa noire activitĂ© de brigand. MĂȘme joie de danser et plaisir de jouer chez les danseuses transfuges du Marrinsky : Olga Smirnova et Evgenia Obraztsova (respectivement Angela et Sampietri) ; avec une nervositĂ© prĂ©cise chez les hommes : Semyon Chudin et Igor Tsvirko (Federici et Pepinelli). La valeur de cette recrĂ©ation assez rĂ©cente (2014) tient Ă  la caractĂ©risation fortement individualisĂ©e que chacun apporte Ă  son profil dansant. Belle Ă©quipe et beaux acteurs.

LE LAC DES CYGNES. En 2015, Grigorovich incarne la conception toute Bolshoi de l’art de l’onirisme : le lac immatĂ©riel convoque la matĂ©rialitĂ© des corps aussi souples que tangibles Ă  sa surface
 Une vision qui s’écarte de ce que fait et dĂ©veloppe Noureev Ă  l’Ouest. Le premier prĂ©fĂšre le collectif et son harmonie d’ensemble ; le second lui ajoute le trouble et les conflits individuels. Des regards qui sont liĂ©s au systĂšme politique qui les portent chacun, qui sont en miroir de leur situation personnelle aussi. Donc Grigorovich sculpte littĂ©ralement l’immatĂ©rialitĂ© collective des actes blancs, dont les membres ne s’économisent jamais. La recherche de rythmes et de contrastes se rĂ©alise plutĂŽt dans ce catalogue passionnant de couleurs locales, avec dessins et motifs bien spĂ©cifiques : chien et souplesse de la danse hongroise d’Angelina Karpova ; danse espagnole Ă©ruptive d’Anna Tikhomirova ; la danse de caractĂšre Ă©blouit de tous ses feux. Tout cela valorise l’émergence de la ballerina par excellence, icĂŽne de cette Ă©lĂ©gance absolue, Ă  la fois mĂ©canique et intĂ©rioritĂ©, de la principale Svetlana Zakharova, alliant technicitĂ© et froideur mesurĂ©e. Une perfection pour l’image de la femme inaccessible, et la figure dĂ©moniaque du cygne noir. D’autant qu’à ses cĂŽtĂ©s, le frĂȘle mais trĂšs assurĂ© techniquement Denis Rodkin assure le rĂŽle du Prince enivrĂ©, dĂ©sirant. Saluons tout autant les trois « amis » de ce dernier, vĂ©ritables machines physiques, emblĂ©matique de la motricitĂ© Ă  toutes Ă©preuves propres au Bolshoi : les deux danseuses : Kristina Kretova et Elizaveta Kruteleva, et surtout le bouffon acrobate trĂšs affirmĂ© d’Igor Tsvirko (que l’on retrouve aussi dans Marco Spada en Pepinelli, lire ci dessus) : ses sauts ont un ballon impressionnant. La version affirme de façon irrĂ©sistible la haute technicitĂ© et le sens dramatique des danseurs du Bolshoi aujourd’hui.

The GOLDEN AGE / L’ñge d’or : Quand le BolchoĂŻ replonge dans sa fabuleuse histoire chorĂ©graphique, il profite ici des 90 ans du maĂźtre de ballet, Yuri Grigorovich, son ancien directeur (30 annĂ©es d’un pilotage quasi tyrannique Ă  l’époque du rĂ©gime soviĂ©tique), pour reproduire l’un de ses ballets Ă  la fois techniquement abouti et politiquement correct : L’ñge d’or (1982), vĂ©ritable manifeste apparemment nostalgique d’une certaine grandeur communiste propre Ă  l’ùre stalinienne. Le sujet exploite le souffle qui naĂźt des tableaux collectifs (que Grigorovich a toujours parfaitement organisĂ©s et rĂ©glĂ©s – cette maĂźtrise a fait le triomphe de son ballet Spartacus et surtout Ivan le terrible)
. Au crĂ©dit de cette version prĂ©sentĂ© en octobre 2016, la performance et l’engagement du danseur Ă©toile en chef maffieux, Yashka : Mikhail Lobukhin dont la maĂźtrise et la grĂące expressive restent simples, naturels, d’une Ă©vidente sincĂ©ritĂ© 
 LIRE notre compte rendu complet L’ñge d’or / The Golden Age

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DVD coffret événement, critique. GREAT BALLETS from the BOLSHOI, vol 2 (4 dvd BEL AIR classiques) :
> L’Âge d’Or (2016)
> Le Lac des Cygnes (2015)
> Marco Spada (2014)
> La BayadÚre (2013)

FRANCE 3. GALA le Concert des étoiles : les opéras de Mozart.

Mozart Wolfgang portrait par classiquenews -by-Croce-1780-81FRANCE 3, vend 14 dĂ©c 2018, 21h. RĂ©cital Mozart. Le Concert des Ă©toiles rĂ©unit les plus belles voix françaises et Ă©trangĂšres, capables de chanter Mozart : legato souverain, phrasĂ©s nuancĂ©s, finesse et articulation de rĂȘve
 c’est Ă  dire capables de rĂ©aliser ce bel canto / beau chant, expression dans le cas de Mozart, des sentiments les plus profonds et les plus nobles. Tendresse, vertige amoureux, dĂ©sir, langueur, passion et panique
 rien n’a Ă©tĂ© omis ni Ă©cartĂ© par le compositeur qui savait mieux que personne exprimer la texture dĂ©licate des sentiments humains.

PrĂ©sentation de l’émisison par France 3 : « Wolfgang Amadeus Mozart est l’un des compositeurs les plus jouĂ©s Ă  travers le monde. GĂ©nie prĂ©coce, il composa une Ɠuvre unique en son genre par sa profusion et son universalitĂ©, qui demeure l’une des plus jouĂ©es dans le monde.
À travers les plus grands airs et morceaux de son rĂ©pertoire, de grands artistes lyriques et instrumentistes venus du monde entier vont se produire sur la scĂšne du ThĂ©Ăątre des Champs-ÉlysĂ©es, pour cĂ©lĂ©brer l’un des plus grands compositeurs de l’histoire de la musique classique : Wolfgang Amadeus Mozart.
L’émission alterne des images d’archives de grands interprĂštes mozartiens, des mises en scĂšne marquantes de ses opĂ©ras, ainsi que des airs d’opĂ©ra et des extraits d’Ɠuvres instrumentales interprĂ©tĂ©s sur la scĂšne du ThĂ©Ăątre des Champs-ÉlysĂ©es par une nouvelle gĂ©nĂ©ration d’artistes de renommĂ©e internationale. »

Au programme, plusieurs airs et scÚnes des opéras mozartiens ; avec les artistes interprÚtes suivants :
Julie Fuchs (soprano)
Olga Peretyatko (soprano)
Sabine Devieilhe (soprano)
Christina Gansh (soprano)
Aleksandra Kurzak (soprano)
Karine Deshayes (mezzo)
Marianne Crebassa (mezzo)
Michael Spyres (ténor)
Florian Sempey (baryton)
Luca Pisaroni (baryton basse)
Andreas Ottensamer (Ă  la clarinette)
Mathilde Calderini (Ă  la flute)
Xavier de Maistre (Ă  la harpe)
Nicolas Ramez (au cor)
Adam Laloum (au piano)

france3 logo 2019 2019Pour les fĂȘtes de NoĂ«l 2018, France 3 promet un prochain rv lyrique dĂ©diĂ© Ă  l’art de l’unique diva, premiĂšre belcantiste exemplaire, Maria Callas. A suivre.

JUSTICE. Dialogue des Carmélites version Tcherniakov, à nouveau autorisé

poulenc dialogues des carmelites DVD presentation affaire tcherniakov par classiquenews BAC461 cover BD Dialogues CarmĂ©litesJUSTICE. La version de l’opĂ©ra de Poulenc Dialogues des CarmĂ©lites version Tcherniakov sera diffusĂ©e et Ă©ditĂ©e en DVD selon le dernier arrĂȘt de la Cour d’appel de Versailles, en date du 30 novembre 2018. Ainsi se termine une pĂ©ripĂ©tie judiciaire et artistique trĂšs passionnante. Le cas de cette production Munichoise du sommet lyrique de Poulenc avait suscitĂ© un vif dĂ©bat : la libertĂ© du metteur en scĂšne peut-elle aller jusqu’à rĂ©Ă©crire la partition et le livret originaux ? Oui dans le cas de Tcherniakov qui avait imaginĂ© une nouvelle fin pour l’opĂ©ra de Poulenc, au risque de porter atteinte Ă  sa signification et sa cohĂ©sion originelles. Ainsi selon le metteur en scĂšne russe, Blanche de la Force sauve toutes ses consƓurs du Carmel de la guillotine, alors que Poulenc respectant l’histoire, les faisait mourir, et de quelle façon, dans une fin bouleversante et terrifiante.

LibertĂ© de l’interprĂšte ou respect de l’Ɠuvre originale ?

Depuis 2012, les ayants-droit de Poulenc et de Bernanos souhaitaient interdire la diffusion TV sur la chaĂźne Mezzo et la commercialisation du DVD et du Blu-ray de l’enregistrement du spectacle captĂ© au Bayerische Staatsoper de Munich en mars 2010. La Cour d’appel de Versailles juge ces demandes « irrecevables », confirmant le jugement rendu par la Cour de Cassation en 2017, et condamne en novembre 2018, les appelants Ă  payer 2000€ Ă  chacun des dĂ©fendeurs : le Land de BaviĂšre, Bel Air Media et Mezzo au titre de l’article 700 du Code de ProcĂ©dure Civile.

Le motif invoquĂ© par la justice dĂ©fend la crĂ©ativitĂ© de l’interprĂšte, en l’occurrence celle du metteur en scĂšne : les choix artistiques et interprĂ©tatifs de Dmitri Tcherniakov n’ont pas menĂ© Ă  une « dĂ©naturation » des Ɠuvres de Poulenc et de Bernanos, la dĂ©cision faisant prĂ©valoir la libertĂ© de crĂ©ation du metteur en scĂšne.

QUE PENSER DE CE JUGEMENT ? Evidemment tout artiste ne doit pas ĂȘtre entravĂ© dans sa dĂ©marche de crĂ©ation. Mais dans le cas d’une Ɠuvre prĂ©existante (et non d’une crĂ©ation ou nouvelle Ɠuvre), il appartient aussi de respecter ce qui fait sa valeur et sa force, ce qui lui assure son sens et sa cohĂ©rence. Qu’un metteur en scĂšne veuille rĂ©viser la signification d’une oeuvre en modifiant sa conclusion certes, mais alors que les spectateurs soient clairement informĂ©s sur ce qu’ils voient et Ă©coutent. Imaginons de nouveaux spectateurs qui n’ont jamais vu Dialogues des CarmĂ©lites de Poulenc et en dĂ©couvrent l’histoire selon la version de Tcherniakov : 
 Ils risquent alors d’ĂȘtre dĂ©concertĂ©s en souhaitant ensuite dĂ©couvrir l’oeuvre originelle. Il convient donc d’expliquer et de prĂ©ciser la nature du spectacle dont il est question, qui est une « relecture » subjective. Ces choses Ă©tant dites, l’ambiguitĂ© qui fait trouble et confusion est levĂ©e. D’autres productions devraient voir le jour, suscitant des dĂ©bats aussi vifs. Pour juger sur piĂšce, il faut Ă©videmment voir la production munichoise ainsi filmĂ©e en BaviĂšre en mars 2010.

Le dvd et le blu ray sont disponibles dĂ©sormais sur le site de l’éditeur Bel Air classiques.

VOIR LE TEASER de Dialogues des Carmélites de Poulenc, version Tcherniakov 2010 :
https://www.youtube.com/watchv=IurMFTyM3M4&mc_cid=b3f375ada0&mc_eid=d3873e37bf

Concert CHOSTAKOVITCH, DSCH Ensemble

SHOSTA-CHOSTAKOVITCH-CD-PARATY-critique-cd-review-cd-critique-par-classiquenews-PARATY_718232_Shostakovich_Ensemble_COUV_HMPARIS, INVALIDES. CHOSTAKOVICH Ens. Sam 15  dĂ©c 18. CHOSTAKOVITCH rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©… IntĂ©grale de la musique de chambre pour piano et cordes de Dmitri CHOSTAKOVITCH. Pour lancer son nouvel enregistrement discographique (coffret CHOSTAKOVITCH 2 CD Ă©ditĂ© par PARATY, le DSCH Ensemble / Ensemble Schostakovitch joue les piĂšces du disque, premiĂšre intĂ©grale de la musique pour cordes et piano de Dmitri Chostakovtich, une somme musicale dont la valeur est indiscutable tant l’implication et la complicitĂ© des solistes rĂ©unis par le pianiste portugais Filipe PINTO-RIBEIRO dĂ©fendent avec conviction et sensibilitĂ©, les mondes expressifs, incandescents voire hallucinĂ©s et Ă©nigmatiques, abstraits et introspectifs
 du compositeur russe (cf le mouvement lent de la Sonate pour violon et piano, ici enregistrĂ© et jouĂ© par F Pinto-Ribeiro et le violoniste canadien Corey Cerosek).
Autre argument soulignant la musicalitĂ© de l’approche collective, toutes les cordes sont de facture historique plutĂŽt prestigieuse s’agissant de Cory Cerovsek (Stradivarius « Milanollo, 1728), Isabel Charisius (alto « ABQ », Laurentius Storioni, 1780), solistes inspirĂ©s aux cĂŽtĂ©s du violoncelliste Adrian Brendel 

C’est peu dire que Chostakovitch a dĂ©posĂ© dans sa musique de chambre pour piano les clĂ©s de son ĂȘtre profond (dont le motif DSCH, dĂ©coulant des notes de la gamme correspondant aux initiales). Les niveaux de lecture sont multiples. La grande richesse de la musique exige des instrumentistes une concentration absolue et un engagement Ă©motionnel, permanent. Les dĂ©fis sont Ă©levĂ©s, voilĂ  qui promet et assure aux spectateurs une nouvelle expĂ©rience de chambrisme ardent autant qu’habitĂ©.

 

 

 

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MusĂ©e de l’ArmĂ©e, INVALIDES
Samedi 15 décembre 2018, 16h
Salle Turenne
Prix unique : 10 euros
(8 euros : solidaritĂ© et – de 26 ans)

DSCH – Shostakovich Ensemble
Avec Filipe Pinto-Ribeiro (piano), Corey Cerovsek (violon), Adrian Brendel (violoncelle)
Concert de lancement du coffret cd Intégrale Chostakovitch
Concerto de Lançamento do duplo CD Integral de Schostakovich

 

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.musee-armee.fr/programmation/concerts/detail/de-mozart-a-chostakovitch.html

 

 

 

Programme :

Chostakovitch, Trio n°1 PoÚme, en ut mineur, opus 8, pour piano et cordes
Mozart, Trio en ut majeur, K. 548, pour piano et cordes
Chostakovitch, Sonate en ré mineur, opus 40, pour violoncelle et piano
Mozart, Sonate en mi mineur, K. 304, pour violon et piano
Chostakovitch, Trio n°2 en mi mineur, opus 67, pour piano et cordes

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shostakovitch-ensemble-filipe-pinto-ribeiro-cory-cerovsek-adrian-brendel-concert-annonce-classiquenews

Concert repris le 18 décembre 2018 à Lisbonne

18 DEZEMBRO 2018 I 21h
CENTRO CULTURAL DE BELÉM, LISBOA / PORTUGAL
DSCH – Shostakovich Ensemble: com Filipe Pinto-Ribeiro, Corey Cerovsek e Adrian Brendel
Concerto de Lançamento do duplo CD Integral de Schostakovich
Obras de Mozart e Schostakovich [+ info]
https://www.ccb.pt/Default/pt/Programacao/Musica?a=1584

 

 

 

schostakovich ensemble dsch dmitri chostakovitch classiquenews

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PrĂ©sentation du concert par le MusĂ©e de l’armĂ©e, Invalides
150 ans sĂ©parent les naissances de ces deux gĂ©nies de l’histoire de la musique – Mozart (1756) et Chostakovitch (1906). Les deux compositeurs seront mis Ă  l’honneur pour ce concert de lancement du double album de l’IntĂ©grale de la musique de chambre pour piano et cordes de Dimitri Chostakovich. Le DSCH – Ensemble Chostakovitch a Ă©tĂ© fondĂ© par le pianiste Filipe Pinto-Ribeiro en 2006, l’annĂ©e du centenaire de naissance du compositeur Dmitri Chostakovitch. Sa formation est Ă  gĂ©omĂ©trie variable constituant ainsi une plate-forme de rencontre et d’interaction de musiciens d’excellence. L’ensemble a collaborĂ© avec des musiciens tels Renaud Capuçon, Pascal MoraguĂšs, JosĂ© van Dam, Michel Portal, Gary Hoffman, GĂ©rard CaussĂ© entre autres. Filipe Pinto-Ribeiro est un des musiciens portugais les plus reconnus au niveau national et international. Il a Ă©tĂ© nommĂ© rĂ©cemment en tant que Steinway Artist. Pour ce concert en particulier, l’Ensemble Chostakovitch compte avec la participation du grand violoniste canadien Corey Cerovsek qui jouera le lĂ©gendaire Stradivarius “Milanollo” de 1728, un violon jouĂ© par Christian Ferras, Giovanni Battista Viotti et NicollĂČ Paganini. Le britannique Adrian Brendel, un des plus grands violoncellistes actuels, parcourt le monde en tant que soliste et chambriste. Dans sa vaste discographie compte Les Sonates pour violoncelle et piano de Beethoven enregistrĂ©es avec son pĂšre Alfred Brendel.

 
 

CRITIQUE CD

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SHOSTA-CHOSTAKOVITCH-CD-PARATY-critique-cd-review-cd-critique-par-classiquenews-PARATY_718232_Shostakovich_Ensemble_COUV_HMNOTRE CRITIQUE DU COFFRET CHOSTAKOVITCH par le DSCH Ensemble / CD Ă©vĂ©nement, SHOSTAKOVICH / CHOSTAKOVITCH : complete chamber music for piano and strings / DSCH – Shostakovich ensemble (2 cd PARATY). Ce pourrait bien ĂȘtre le coffret Ă©vĂ©nement de 2018 : l’intĂ©grale des oeuvres pour musique de chambre pour piano et cordes de Dmitri Chostakovitch – Jamais une telle somme majeure pour l’expression musicale du XXĂš siĂšcle n’avait Ă©tĂ© rĂ©unie en un seul coffret : c’est chose faite grace Ă  l’initiative du pianiste Filipe Pinto-Ribeiro et son DSCH – Ensemble Chostakovitch / Shostakovich Ensemble. Âpre et intense, profonde voire lugubre, inquiĂšte et angoissĂ©e, mais d’une ineffable tendresse humaine, la musique de Dmitri Chostakovitch Ă  l’époque de la terreur stalinienne sait porter le masque de la distance, faussement indiffĂ©rente, pour mieux ciseler une absolue comprĂ©hension de la nature humaine, dans ses contradictions, ses horreurs et sa grandeur. A l’écoute de cette musique pudique et intime (sous la voile d’un cynisme distanciĂ©), relevant les dĂ©fis de l’écoute collective, et du jeu chambriste le plus raffinĂ©, les 4 solistes rĂ©unis autour de Filipe PINTO-RIBEIRO, – tous individualitĂ©s fortes capables aussi de se fondre dans une Ă©tonnante sonoritĂ© collective-, rĂ©alisent en 2 cd, pour le label PARATY, une intĂ©grale Ă©vĂ©nement, vĂ©ritable accomplissement qui s’avĂšre ĂȘtre la rĂ©fĂ©rence nouvelle.

 
 

TEASER VIDEO

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SHOSTAKOVICH-CHOSTAKOVITCH-ensmeble-pinto-ribeiro-complete-chamber-music-for-strings-and-piano-video-par-classiquenews-PARATY-2-cd-set-boxVOIR le TEASER VIDEO du coffret SHOSTAKOVICH IntĂ©grale piano / cordes musique de chambre (PARATY) / DSCH Ensemble – Ensemble Shhostakovich
http://www.classiquenews.com/teaser-video-chostakovitch-integrale-de-la-musique-de-chambre-pour-piano-et-cordes-paraty-productions/

Un Chostakovitch / Shostakovich dĂ©poussiĂ©rĂ©, habitĂ©, rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© : sincĂšre et vrai. Coffret Ă©vĂ©nement, CLIC de CLASSIQUENEWS 2018, Ă©lu meilleur cd de l’annĂ©e 2018 (RĂ©alisation studio CLASSIQUENEWS.TV).

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Raymonda de Petipa Ă  Saint-Petersbourg (centenaire Petipa 2018)

PETIPA-classiquenews-portrait-critique-annonce-ballet-centenaire-petipa-2018Marius_Petipa_-1898ARTE, le 23 dĂ©c 2018, 22h30. RAYMONDA. Le ThĂ©Ăątre Mariinsky cĂ©lĂšbre dans ce programme le bicentenaire de Marius Petipa (nĂ© le 11 mars 1818) avec l’un de ses derniers grands ballets romantiques, Raymonda (1898) crĂ©Ă© sur la mĂȘme scĂšne du Mariinsky, 120 ans plus tĂŽt. L’ex danseur, nĂ© Ă  Marseille, devenu maĂźtre de ballet aux seins des thĂ©Ăątres impĂ©riaux russes (dĂšs 1869 : BolshoĂŻ Ă  Saint-PĂ©tersbourg, Mariinsky, Ermitage
 ), renouvelle et enrichit considĂ©rablement le ballet romantique : rĂ©Ă©quilibrant cahque partie dĂ©volue aux corps du ballet, aux solistes : d’ailleurs mĂȘme s’il privilĂ©gie la virtuositĂ© de la ballerina, premiĂšre danseuse, Petipa n’oublie pas pour autant la tenue trĂšs technique et Ă©lĂ©gantissime du premier danseur. La cohĂ©rence de l’action, conçu comme un vĂ©ritable drame concorut Ă  valoriser ce ballet romantique, nouvelle figure de l’ancien ballet d’action.
Avant Raymonda, Petipa crĂ©e un corpus de rĂ©fĂ©rence pour le ballet romantique que l’on appelle aussi « ballet classique » : Coppelia et Giselle en 1884 ; La Belle au bois dormant, musique de Tchaikovski (1890) ; La Sylphide et Casse-noisette (1892) ; Le Lac des cygnes (1895)


Le chorĂ©graphe fait de la danse un art Ă  part entiĂšre, qui exprime tous les jalons de l’intrigue, et qui n’est plus ce divertissement souvent invraissemblable. Mais Petipa va plus loin : dans l’acte final (l’acte III, celui des Noces au palais du Roi), le Grand pas hongrois rĂ©servĂ© Ă  la ballerine devient un morceau autonome, dĂ©tachĂ© de l’action et qui cĂ©lĂšbre l’idĂ©al absolu de la danse pure


Dans un Moyen Âge fantasmĂ©, le ballet met en scĂšne une jeune noble, Raymonda, attristĂ© car la croisade a ravi son fiancĂ©, Jean de Brienne. SimultanĂ©ment le prince sarrasin Abderrahmane tombe amoureux de la jeune femme.

EnregistrĂ© le 28 mai 2018 au ThĂ©Ăątre Mariinsky de Saint-PĂ©tersbourg, le grand ballet a Ă©tĂ© crĂ©Ă© sur la mĂȘme scĂšne par Marius Petipa, alors ĂągĂ© de 80 ans, il y a tout juste cent vingt ans. DestinĂ© Ă  marquer, entre autres festivitĂ©s, le bicentenaire de la naissance du maĂźtre du ballet classique, beaucoup plus reconnu par sa Russie d’adoption que par la France qui l’a vu naĂźtre, ce spectacle fastueux reprend la version de la chorĂ©graphie originale de Petipa, revisitĂ©e par Konstantin Sergeyev, lointain successeur de Petipa.

Le livret inspirĂ© par la lĂ©gende mĂ©diĂ©vale mĂȘle danse pure et action, danse classique et influences folkloriques russes en une mosaĂŻque d’images et de tableaux, variĂ©s et contrastĂ©s. La ballerine Viktoria Terechkina, l’une des stars du Mariinsky, porte avec maestria cette Ɠuvre oĂč se mĂ©langent rĂȘverie, violence, sensualitĂ©. La technique de l’école russe se dĂ©ploie ici, avec une virtuositĂ©, une prĂ©cision gestuelle, une distanciation parfois froide
 mais dont l’élĂ©gance force l’admiration.

Sur le plan musical, Glazounov ĂągĂ© de 32 ans, Ă©labore une partition raffinĂ©e, colorĂ©e, d’une sensualitĂ© digne. L’orchestration se rapproche de l’opĂ©ra le Prince Igor de Borodine, que Glazounov achĂšve avec l’aide de son maĂźtre, RImski-Korsakov.

ARTE, le 23 dĂ©c 2018, 22h30. Ballet RAYMONDA, musique de Glazounov – chorĂ©graphie de Marius Petipa.

LILLE, VALSES de NoĂ«l par l’Orchestre National de Lille

©matheuz_328px_18-19LILLE, NORD, les Valses des Strauss, ONL,13 dĂ©c>15 janv 2019. Le pĂšre nĂ© en 1804, le dernier fils mort en 1899
 la famille STRAUSS couvre ainsi tout un siĂšcle, que l’on dit romantique et qui fut aussi marquĂ© par l’essor formidable de l’écriture orchestrale, adaptĂ©e au cadre stimulant de la Valse. La Vienne fin de siĂšcle, semble donner le ton et le diapason de l’élĂ©gance et du raffinement social et mondain.

 

 

 

strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888Parfum impĂ©rial et fanĂ©, mais terriblement raffinĂ©, comme singuliĂšrement sensuel – malgrĂ© un puritanisme de façade, comme en Angleterre (autre Empire), oĂč le corsetĂ© des robes et des costumes masculins se devaient de craquer, dans la danse sublimĂ©e par les Strauss, pĂšre et fils : la sulfureuse valse Ă  trois temps s’impose toujours Ă  nous comme une ivresse irrĂ©sistible, codifiĂ©e mais sublimĂ©e par les timbres de l’orchestre symphonique.
Pour donner corps Ă  cette jubilation des sens, en couleurs et en rythmes contrastĂ©s et spĂ©cifiques, selon l’écriture du pĂšre ou des fils (Johann, Edouard, Josef
), l’Orchestre National de Lille invite le chef Diego Matheus pour un cycle enivrant de concerts festifs et raffinĂ©s, qui comprend 3 dates Ă  Lille, les 13, 16 et 18 dĂ©c (Auditorium du Nouveau SiĂšcle), et aussi rayonnant en rĂ©gion, pour 6 dates, les 14 (Carvin), 15 (Sainghin-en-MĂ©lantois, 19 (Valenciennes), 20 dĂ©cembre (Maubeuge), puis 4 janvier (Sin-le-Noble), et 5 janvier 2019 (Longuenesse). Illustration : Johann II Strauss (DR)

 

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Cycle BAL DE L’EMPEREURboutonreservation
La Marche de Radetzky (Johann pĂšre)
Le Beau Danube bleu (Johann fils)
Valses et polkas des Strauss, pĂšre et fils
(Johann, Josef, Eduard, Hellmesberger, Lanner, Suppé, Waldteufel
)

LILLE, Nouveau SiĂšcle
jeudi 13 déc 2018, 20h
dim 16 déc 2018, 17h
mardi 18 déc 2018, 20h

Toutes les infos sur le site de l’Orchestre National de Lille
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/bal-de-lempereur/

 

 

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A NOTER
ThĂ© dansant, dim 16 dĂ©c 2018, 15h (Lille, Nouveau SiĂšcle). Pour danseurs tous niveaux, chevronnĂ©s, amateurs, novices : « partagez un tour de piste » – accĂšs gratuit selon disponibilitĂ© (rĂ©servations, informations conseillĂ©es)

Pour la billetterie des concerts en rĂ©gion, consultez la page BAL DE L ‘EMPEREUR sur le site de l’Orchestre National de Lille : les rĂ©servations se font directement auprĂšs des salles

Orchestre National de Lille
30 Place MendĂšs France BP 70119 / 59027 Lille cedex
+33 (0)3 20 12 82 40
Accueil-billetterie : 3 place MendĂšs France
Ouvert du lundi au vendredi de 10h Ă  18h

 

 

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UNE AFFAIRE DE FAMILLE… D’un gĂ©nie orchestrateur, Ă©mergent les pĂ©pites du fils (Johann II) : Le Beau Danube bleu (1867), La valse de l’Empereur : vĂ©ritable manifeste esthĂ©tique de la Vienne impĂ©riale de François-Joseph et de son Ă©pouse « Sissi ». Si les trois temps assurent le rebond et l’élan (du dĂ©sir ainsi amorcĂ©, cultivĂ©, porté ), le quatriĂšme qui en est dĂ©duit, se fait toujours attendre
 car il ne vient pas. Cette irrĂ©solution cristallise la pulsion premiĂšre, viscĂ©rale d’une danse – transe, Ă  l’érotisme Ă©vident et qui en son temps, fut taxĂ© d’abord, de perversitĂ©, d’immoralitĂ©, d’indĂ©cence.

Mais le fils bĂ©nĂ©ficia de la gloire dĂ©jĂ  Ă©tablie du nom Strauss, affirmĂ© par son pĂšre avant lui (Johnn I); aprĂšs avoir enfantĂ© d’un chef d’oeuvre qui Ă©voque aussi l’esprit de toute une Ă©poque, la fameuse Marche de Radetsky (pour la fĂȘte de la rĂ©conciliation, le 22 sept 1849, pour le retour d’Italie du fameux marĂ©chal), Johann pĂšre meurt le 25 septembre 1849 Ă  
 45 ans. Une gloire chasse l’autre,
 c’est ensuite dans la seconde moitiĂ© du XIXĂš, que le fils dĂ©trĂŽna le pĂšre, redoublant de raffinement orchestral, de verve et d’imagination ciselĂ©es (Ă  partir d’un concert tremplin au Casino Dommayer, le 15 octobre 1844), rĂ©Ă©crivant dĂ©sormais le roman familial aussi, car c’et bien Johann Strauss II qui supplanta tous les autres, obligeant mĂȘme son frĂšre Josef Ă  reprendre la direction de l’orchestre du clan, pilotant les tournĂ©es de plus en plus Ă©reintantes, il devait mourir de surmenage Ă  43 ans


 

 

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LIRE aussi notre critique complùte de l’excellent ouvrage JOHANN STRAUSS (Actes Sud / oct 2017)

http://www.classiquenews.com/livre-critique-compte-rendu-johann-strauss-le-pere-le-fils-et-lesprit-de-la-valse-par-alain-duault-collection-classica-actes-sud/

 

 

TOURCOING, nouvelle La Clémence de Titus de Mozart

MOZART wolfgang vienne 1780 1790 classiquenews 1138381-portrait-wolfgang-amadeus-mozartTOURCOING, 3-7 fĂ©vrier 2019. MOZART : La ClĂ©mence de Titus. CrĂ©Ă© au ThĂ©Ăątre National de Prague le 6 septembre 1791, sur le livret de Caterino MazzolĂ  d’aprĂšs Pietro Metastasio, l’opĂ©ra « La ClĂ©mence de Titus » est l’ultime « opera seria » de Mozart, commandĂ© l’annĂ©e de sa mort, pour le couronnement de LĂ©opold II sacrĂ© roi de BohĂšme. L’Ɠuvre de circonstance devient par le gĂ©nie mozartien, chef d’oeuvre absolu, encore mĂ©sestimĂ©, et qui illustre l’idĂ©al du politique vertueux, une vision influencĂ©e par l’esprit des LumiĂšres, Leopold, alors qu’il Ă©tait Grand-Duc de Toscane, dĂ©cide la fin des pratiques de torture et abolit la peine de mort.  Sur le mĂ©tier de son autre chef d’oeuvre, la FlĂ»te enchantĂ©e, Mozart voulait composer La Titus en allemand comme La FlĂ»te, mais le thĂ©Ăątre destinataire (l’opĂ©ra de Prague) a Ă©tĂ© construit pour produire des opĂ©ras italiens (il y a crĂ©Ă© Don Giovanni).
Mozart imagine Ă  Rome, Titus, vertueux, est promis Ă  BĂ©rĂ©nice, (la princesse orientale lui a transmis les valeurs morales les plus hautes
). Or dans la capitale impĂ©riale, l’empereur est la proie d’une trahison et d’un complot contre sa personne. Vitellia qui aime Titus, manipule le meilleur ami de Titus, Sextus (d’auant plus facilement que ce dernier aime Vitellia).
Dans ce nƓud passionnel et politique, Titus rĂ©vĂšle sa valeur : la responsabilitĂ©, la justice, la clĂ©mence. A son contact, mĂȘme la perfide et haineuse Vitellia se transforme et Ă©volue. En associant Ă©motion, sentiment et devoir, Mozart rĂ©alise un sommet de l’inspiration seria. La ClĂ©mence de Titus est un opĂ©ra Ă  rĂ©Ă©valuer d’urgence.
Le compositeur qui écrit aussi le Requiem (laissé inachevé), conçoit des ensembles qui annonce le final à la Rossini : synthÚse dramatique et réunion des personnages qui dans ce temps suspendu, expriment chacun leur propre pensée et sentiments.
Parmi les instruments choisis qui colorent la partition, la clarinette de basset pour Sextus, le cor de basset pour le grand air de Vitellia au II (oĂč l’intrigante bascule en une rĂ©vĂ©lation intime qui la rend enfin plus humaine et compatissante). Pour Ă©crire les parties de chacun de ces instruments, Mozart profite de sa proximitĂ© avec son frĂšre de loge, Anton Stadler (1753-1812), joueur virtuose de cor de basset et clarinettiste
 il a inventĂ© la clarinette de basset avec l’aide du fabricant Theodor Lotz. Toute l’action mĂšne Ă  la scĂšne finale, Ă©loquente manifestation des vertus du pouvoir : la clĂ©mence de Titus avec laquelle l’empereur accepte de pardonner Ă  tous ceux qui ont voulu le tuer. Avant de mourir, Mozart nous laisse un message humaniste et profondĂ©ment fraternel.

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : La Clémence de Titus
Opéra en deux actes
3 représentations, Du 3 au 7 février 2019

OPÉRA, CRÉATION, dùs 10 ans
2h45
ITALIEN SURTITRE FRANÇAIS

Dimanche 3 février 2019 15h30
Mardi 5 février 2019 20h
Jeudi 7 février 2019 20h

TOURCOING, Théùtre Municipal Raymond Devos
de 6 à 45€
RÉSERVEZ
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/la-clemence-de-titus/

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‹Tito / Titus : JĂ©rĂ©my Duffau, tĂ©nor
Vitellia : Clémence Tilquin, soprano
Sesto : Amaya Dominguez, mezzo-soprano
Annio : Ambroisine Bré, soprano
Servilia : Juliette Raffin Gay, soprano
Publio : Marc Boucher, baryton-basse

ChƓur de l’Atelier Lyrique de Tourcoing
La Grande Écurie et la Chambre du Roy
Direction musicale : Emmanuel Olivier

Mise en scÚne : Christian Schiaretti
Chef de chant : Flore Merlin

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titus-clemence-mozart-1791-opera-tourcoing-atelier-lyrique-de-tourcoing-fevrier-2019-annonce-dossier-presentation

Alessandro Scarlatti : Il Primo Omicidio Ă  Garnier

ABEL assassine par CAIN sculpture par classiquenews Abel, by Giovanni Dupre; (Ermitage Museum)PARIS, Palais Garnier : Scarlatti : Il Primo Omicidio, 22 janv – 23 fev 2019. C’est le coup de coeur de CLASSIQUENEWS pour le dĂ©but de l’annĂ©e lyrique 2019 : un oratorio flamboyant que Jacobs a rĂ©vĂ©lĂ© il y a plus de 20 ans Ă  prĂ©sent (1997), Ă  l’époque oĂč Harmonia Mundi savait encore produire de somptueuses rĂ©surrections baroques par le disque. Depuis la crise du marchĂ© discographique n’a cessĂ© de se renforcer entraĂźnant une rarĂ©faction des recrĂ©ations. On se fĂ©licite donc que l’OpĂ©ra de Paris et la salle Garnier accueillent ainsi un ouvrage majeur de la ferveur napolitaine, celle au carrefour des XVIIĂš et XVIIIĂš (1707 prĂ©cisĂ©ment), de la Naples conquĂ©rante, affirmant un gĂ©nie du chant lyrique aussi dĂ©veloppĂ© et raffinĂ© que Venise avant elle. La partition doit sa sĂ©duction Ă  son sujet, troublant, originel, primordial, mais aussi aux portraits ciselĂ©s par Scarlatti, du couple originel maudit (Adam et Eve) et de sa descendance elle aussi maudite, dont le profil d’Abel et de CaĂŻn, ce dernier, sanguin, jaloux, agressif, incarne l’inĂ©luctable aboutissement. Dieu reconnaĂźtra sa faute et les dĂ©fauts de sa crĂ©ation en exterminant cette mauvaise graine par le dĂ©luge
 Pour l’heure, avant Freud et Racine, voici Scarlatti pĂšre, Alessandro, qui fouille le trĂ©fonds des Ăąmes coupables ou dĂ©munies, aveugles et sans conscience ; un Scarlatti Ă  redĂ©couvrir dĂ©finitivement qui s’intĂ©resse au meurtre originel, celui perpĂ©trĂ© par CaĂŻn, et qui inscrit le dĂ©sir de meurtre aux origines de l’histoire et de la crĂ©ation humaine. Fascinant.

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Alessandro Scarlatti : Il primo omicidio
PremiĂšre Ă  l’OpĂ©ra de Paris / Nouvelle production
PARIS, Palais Garnier
13 représentations
du 24 janvier au 23 février 2019

PremiĂšre 24 janvier 2019
puis, 26, 29, 31 janvier 2019 Ă  19h30
3 et 17 fĂ©vrier Ă  14h30 – 6, 9, 12, 14, 20 et 23 fĂ©vrier 2019 Ă  19h30

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boutonreservationRÉSERVEZ votre place pour cet oratorio mis en scùne
Coup de coeur de la RĂ©daction de CLASSIQUENEWS
https://www.operadeparis.fr/saison-18-19/opera/ilprimoomicidio#gallery

Caino :
Kristina Hammarström

Abel :
Olivia Vermeulen

Eva :
Birgitte Christensen

Adamo :
Thomas Walker

Voce di Dio :
Benno Schachtner

Voce di Lucifero :
Robert Gleadow

B’Rock Orchestra
Coproduction avec le Staatsoper Unter Den Linden, Berlin et le Teatro Massimo, Palerme

DĂ©roulement du spectacle :
ouverture
PARTIE I, 1h
entracte de 30 mn
PARTIE II, 1h25

Livret anonyme

La distribution n’est pas la mĂȘme que celle du disque enregistrĂ© par RenĂ© Jacobs en 1997
 mais elle promet une caractĂ©risation des personnages de ce premier drame sacrĂ©, qui pourrait ĂȘtre captivante Ă  suivre. Pour mieux prĂ©parer votre soirĂ©e Ă  Garnier, pourne rien manquer des enjeux de l’oratorio de 1707, reporter vous au disque originel de 1997 dirigĂ© par RenĂ© Jacobs, et consultez nore dossier CAÏN et ABEL, ci aprĂšs


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Jaloux, Cain assassine son propre frĂšre plus jeune car ce dernier lui semblait ĂȘtre le prĂ©fĂ©rĂ© de ses parents
 Au final c’est Dieu qui tranche et mesure la violence rentrĂ©e de CaĂŻn, en prĂ©fĂ©rant l’offrande de son jeune frĂšre Abel. La jalousie de CaĂŻn produit le premier meurtre de l’histoire humaine : une faille et une malĂ©diction pour le genre humain dans sa globalitĂ© que la civilisation actuelle doit toujours assumer.
Au dĂ©but de l’Ancien Testament, le sujet du Premier Homicide originel nous renvoie Ă  la violence contemporaine des sociĂ©tĂ©s, au pĂ©ril des guerres et des meurtres gĂ©nĂ©ralisĂ©s sur la planĂšte.
Scarlatti fait de CaĂŻn un personnage trouble,- comme tous les bourreaux Ă  l’opĂ©ra : humain et mĂȘme touchant car traversĂ© et rongĂ© par la culpabilitĂ© et le sentiment d’ĂȘtre maudit. Il est bien par ce sentiment profond, primordial, le pĂšre de l’humanitĂ© : la jalousie obsessionnelle porte Ă  la folie criminelle qui mĂšne Ă  la haine et Ă  la violence, deux actes que l’humanitĂ© n’a toujours pas rĂ©solu et qui la mĂšne Ă  sa perte.

APPROFONDIR : le dossier CaĂŻn et Abel de CLASSIQUENEWS
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Scarlatti-IL-PRIMO-OMICCIDIO-critique-annonce-oratorio-palais-garnier-paris-par-classiquenews-Abel-1844-Giovanni-Dupre--Italian-1817-1882.-marbleLa question est trop intense pour avoir Ă©tĂ© davantage traitĂ©e Ă  l’opĂ©ra ou au thĂ©Ăątre : l’homme en sociĂ©tĂ© est condamnĂ© Ă  s’autodĂ©truire. Au XIXĂš, Rodolphe Kreutzer compose son propre drame romantique mais en l’intitulant La MORT D’ABEL (1810 – 1825), le compositeur parisien a changĂ© de point de vue. NĂ©anmoins, le vrai sujet de la partition demeure l’inĂ©luctable dĂ©sir de meurtre. Un sujet originel qui reste contemporain. Il n’est que de constater l’échec des dĂ©mocraties Ă  juguler la maffia, la criminalitĂ©, la dĂ©linquance, 
 et surtout la « rĂ©Ă©ducation » des ĂȘtres par la prison. S’il y avait une conscience plus collective qu’individuelle, l’homme pourrait ĂȘtre sauvĂ©. VoilĂ  pourquoi il est en dĂ©finitive moins Ă©voluĂ© que l’animal, et inĂ©luctablement invitĂ© Ă  pĂ©rir par lui-mĂȘme.

Le premier homicide est comme Don Giovanni (la pulsion du dĂ©sir qui fait Ă©clater l’ordre social) ou Orfeo (l’impossible maĂźtrise des passions), un thĂšme qui plonge aux origines de notre humanitĂ©. Le sujet s’inscrit dans la fibre de la sociĂ©tĂ© moderne, revĂȘtant une dimension actuelle contemporaine qui nĂ©vrotique, interroge depuis Alessandro Scarlatti, donc le XVIIIĂš (premier baroque) notre identitĂ© propre au XXIĂš. Il est Ă©tonnant que des gĂ©nies de l’opĂ©ra ou de l’oratorio, tels Haendel, ou Rameau en France, ne se soient pas emparĂ© de ce sujet qui illustre la violence et la haine dont l’homme est capable. Ce questionnement nous renvoie Ă  notre Ă©chec humain, aux guerres et aux scandales, aux crimes et aux malversations qui ne cessent d’alimenter l’actualitĂ©.

LE MEURTRE ORIGINEL
La GenĂšse Ă©tablit le crime et la jalousie aux dĂ©but de l’histoire humaine.
Le meurtre d’Abel par son frĂšre CaĂŻn fascina un siĂšcle (dĂ©but du XVIIIĂš) Ă©pris de questions thĂ©ologiques. Ce premier meurtre engendre l’HumanitĂ©, inscrivant la figure ambiguĂ« de CaĂŻn comme le pĂšre de la civilisation. Dieu Ă©prouve CaĂŻn, mesure sa propension Ă  la violence. Il dĂ©voile ce qui est aux origines de l’homme : le dĂ©sir de meurtre.
AprĂšs Moses und Aron, le metteur en scĂšne Romeo Castellucci revient Ă  l’OpĂ©ra de Paris dans cet oratorio dont il explore la dimension mĂ©taphysique, ciblant l’Ɠuvre du mal dans le projet divin. Contradictoirement Ă  son sujet, la musique de Scarlatti Ă©voque le fratricide avec une douceur Ă©quivoque, « comme une fleur de la maladie ». Proche des sepolcri viennois du XVIIĂš, l’oratorio de Scarlatti analyse le sujet central Ă  travers de sublimes portraits musicaux, ceux du couple originel, Adam et Eve, confrontĂ©s Ă  la violence de leur fils Cain
 Les allĂ©gories divine et infernale sont Ă©galement prĂ©sentes, pilotant l’action en une confrontation de plus en plus tendue, Ăąpre, jusqu’à son terme tragique. + D’INFOS sur le site de l’OpĂ©ra national de paris (avec entretien vidĂ©o – court, du metteur en scĂšne RomĂ©o Castellucci :
https://www.operadeparis.fr/saison-18-19/opera/ilprimoomicidio#gallery

CAIN-ABEL-meurtre-titien-tiziano-par-classiquenews-dossier-CAIN

Cain tue Abel (par Tiziano, Venise, San Giorgio Magiore, DR)

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CONCERT DE NOËL A ORLÉANS

ORLÉANS. CONCERTS de NOEL 2018. Les 15 et 16 dĂ©c 2018. Pour cĂ©lĂ©brer le temps de NoĂ«l, l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans et le ChƓur Symphonique du Conservatoire d’OrlĂ©ans fusionnent leurs forces vives Ă  l’église Saint-Pierre du Martroi et offrent un somptueux Concert de NoĂ«l, une tradition Ă  prĂ©sent pour les OrlĂ©anais soucieux de vivre une grande expĂ©rience pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e.

 

 

ORLEANS-concert-de-NOEL-2018-marius-Stieghorst-concerts-annonce-sur-classiquenews

 

 

orchestre-orleans-maestro-chaf-concert-portrait-par-classiquenewsMarius Stieghorst, le chef et directeur artistique de l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans, a conçu un programme particuliĂšrement original et Ă©clectique, gĂ©nĂ©reux en styles et accents contrastĂ©s, oĂč perce le timbre Ă©clatant des trompettes (Concerto pour 3 trompettes, timbales et continuo de Telemann), aux cĂŽtĂ©s de l’exaltation des voix (Messe Nelson de Haydn, Alma Dei creatoris de Mozart
). Pour ce concert de NoĂ«l, Marius Stieghorst confie la baguette Ă  Gildas Harnois, qui a dĂ©jĂ  dirigĂ© l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans Ă  maintes reprises. Organiste titulaire de la CathĂ©drale Sainte-Croix d’OrlĂ©ans depuis 1997, il est bien connu des OrlĂ©anais. Il est par ailleurs Chef de la Musique des Gardiens de la Paix depuis juillet 2014, formation qu’il dirige Ă  Paris et Ă  l’étranger.

 

 

SAMEDI 15 DÉCEMBRE 2018 à 20h30boutonreservation
DIMANCHE 16 DÉCEMBRE 2018 à 16h00
ORLEANS, Église Saint-Pierre du Martroi

 

 

GEORG PHILIPP TELEMANN
Concerto pour 3 trompettes, timbales et continuo, TWV54 : D3

WOLFGANG AMADEUS MOZART
Alma Dei creatoris en fa majeur KV 277

JOSEPH HAYDN
Nelson Mass en ré mineur, Hob. XXII : 11

Isabelle PHILIPPE, soprano
Laure DUGUÉ, alto
Matthieu JUSTINE, ténor
Marc LABONNETTE, basse
Vincent MITTERAND – Guy-Claude CHARCELLAY- Thibault COLLONGE, trompettes
ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS
ChƓur Symphonique du Conservatoire d’OrlĂ©ans / Elisabeth RENAULT, chef de chƓur
Gildas HARNOIS, direction

 

 

 

 

Présentation des oeuvres

 

 

GEORG PHILIPP TELEMANN
Concerto pour 3 trompettes, timbales et continuo, TWV54 : D3
Georg Philipp TELEMANN compte parmi les compositeurs les plus prolifiques et les plus novateurs de l’ñge baroque, en ce XVIIIĂš Ă©clatant, qui n’est pas encore celui des LumiĂšres, mais Ă©blouit nĂ©anmoins par la prĂ©Ă©minence dĂ©volue Ă  la musique : Telemann dirigea la musique Ă  Hambourg, maĂźtre incontestĂ© du prestige musical et culturel de la ville Ă  l’époque oĂč JS Bach son contemporain « vĂ©gĂ©tait » Ă  Leipzig, en prise avec ses employeurs indignes de son talent… MĂȘlant spectaculaire et intime, le Concerto pour 3 trompettes, timbales et continuo affirme le gĂ©nie de Telemann, Ă  l’écriture raffinĂ©e et dramatiquement efficace ; la partition rĂ©serve de bien belles surprises, Ă  l’image des magnifiques solos de hautbois qui apportent une touche subtile de sĂ©rĂ©nitĂ© Ă  la tonalitĂ© solennelle et majestueuse de l’Ɠuvre. Grandiose et pourtant recueillie, l’Ɠuvre s’inscrit idĂ©alement pour le temps de NoĂ«l.

 

 

WOLFGANG AMADEUS MOZART
Alma Dei creatoris en fa majeur KV 277
Mozart a composĂ© cet offertoire peu de temps aprĂšs avoir dĂ©missionnĂ© de la Cour de Salzbourg : il ne pouvait supporter les humiliations rĂ©pĂ©tĂ©es Ă  son encontre, perpĂ©trĂ©es par son employeur Coloredo. Écrite pour soprano, alto, tĂ©nor, chƓur, violons et basse continue, la partition mariale alterne avec douceur et sĂ©rĂ©nitĂ© les interventions des solistes et celles du chƓur.

 

 

JOSEPH HAYDN
Nelson Mass en ré mineur, Hob. XXII : 11
Cette messe est sans doute la plus dramatique, la plus puissante et la plus populaire des quatorze messes Ă©crites par Joseph Haydn. Écrite avec raffinement dans une tonalitĂ© sombre (rĂ© mineur), elle gĂ©nĂšre et entretient au fil de chacune de ses parties une vĂ©ritable tension lyrique. Le chef-d’Ɠuvre de Haydn est l’un des sommets de la composition liturgique Ă  l’époque des LumiĂšres. Haydn y dĂ©ploie son gĂ©nie du raffinement viennois et son goĂ»t de l’opĂ©ra.

 

 

 

 

INFORMATIONS PRATIQUES
Lieu : Église Saint-Pierre du Martroi
Tarifs : de 25/22/12€
Horaires des Concerts : samedi 15 dĂ©cembre Ă  20h30 – dimanche 16 dĂ©cembre Ă  16h00
RĂ©servations : Bureau d’OrlĂ©ans Concerts 6 rue Pothier – 45000 OrlĂ©ans (Ouvert au public de 13h Ă  18h, du lundi au samedi) TĂ©l : 02 38 53 27 13

Site Web : www.orchestre-orleans.com

 

 

 

Fidelio de choc Ă  Tourcoing

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOURCOING, 7, 9 dĂ©c 2018. BEETHOVEN : FIDELIO. Tourcoing Ă  l’heure du romantisme allemand
 S’il a composĂ© plusieurs musiques de scĂšne, Fidelio est l’unique opĂ©ra de Beethoven. CĂ©lĂšbre et dĂ©jĂ  estimĂ© comme le prophĂšte de la musique virile et moderne, Ludwig en Ă©crit 3 versions. La premiĂšre en 1805 comportait 3 actes, la deuxiĂšme en 1806 n’en comportait que 2. La troisiĂšme version crĂ©Ă©e le 23 mai 1814 Ă  Vienne, a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e en France, Ă  Paris Ă  l’OdĂ©on en 1825. Beethoven a mis au net ce qui ne lui semblait pas totalement achevĂ© dans les versions prĂ©cĂ©dentes. D’ailleurs, il n’était pas tout Ă  fait prĂȘt pour la premiĂšre et il a continuĂ© Ă  l’amĂ©liorer pour les dates suivantes !

 
 
 

BEETHOVEN CONTRE LES TYRANS

 
 
 

Le succĂšs n’a fait qu’augmenter au fur et Ă  mesure des reprĂ©sentations. RĂ©volutionnaire, Beethoven transmet dans cet opĂ©ra sa passion pour la libertĂ©, au point d’assurer aujourd’hui Ă  l’ouvrage, la valeur et le statut d’un mythe lyrique : Fidelio est devenu avec le temps, l’opĂ©ra de la libertĂ© contre toutes les formes d’oppression et de pouvoir tyrannique.
Epouse admirable et d’un courage immense, Leonore incarne l’amour et la force. C’est lapaix armĂ©e, prĂȘte Ă  en dĂ©coudre et ici, capable de changer de sexe et d’apparence, de devenir Fidelio pour libĂ©rer de sa prison son Ă©poux incarcĂ©rĂ©, Florestan.
Beethoven_Hornemann-500-carreLa version que prĂ©sente l’ALT Atelier Lyrique de Tourcoing, est celle souhaitĂ©e par Jean-Claude Malgoire (qui nous a quittĂ© en avril dernier), soit celle de 1814, en version concert, comme toujours sur instruments d’origine et avec un casting idĂ©alement choisi : les spectateurs retrouvent ainsi le tĂ©nor Donald Litaker, pour qui Florestan n’a plus vraiment de secret ! Parmi les fidĂšles interprĂštes : VĂ©ronique Gens (pour la premiĂšre fois incarnant le rĂŽle-titre), mais aussi Alain Buet (PellĂ©as et MĂ©lisande, Voyage d’hiver en novembre 2018 qui chante donc l’infĂąme et diabolique Pizzaro) et Nicolas Rivenq (Don Giovanni, TannhĂ€user : Fernando). JĂ©rĂ©my Duffau et Luigi De Donato ont Ă©galement dĂ©jĂ  Ă©tĂ© entendus sur nos planches. Chaque annĂ©e, l’ALT accueille aussi de jeunes chanteurs et pour ce chef d’Ɠuvre, c’est une Ă©lĂšve d’Alain Buet : Marie Perbost (Marcellina).

 
 
 

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FIDELIO Ă  TOURCOINGboutonreservation
TOURCOING Théùtre Municipal R. Devos
Vendredi 7 dĂ©cembre 2018 – 20h
Dimanche 9 dĂ©cembre 2018 – 15h30
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/fidelio/

 
 
 

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distribution :
Direction musicale : Nicolas Kruger
Scénographie : Jacky Lautem

Leonore / Fidelio : Véronique Gens, soprano
Florestan : Donald Litaker, ténor
Rocco : Luigi de Donato, basse
Marcellina: Marie Perbost, soprano
Jaquino: Jérémy Duffau, ténor
Don Pizzaro: Alain Buet, baryton-basse
Don Fernando: Nicolas Rivenq, baryton

‹ChƓur RĂ©gional des Hauts de France
La Grande Écurie et la Chambre du Roy

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L’HISTOIRE : À SĂ©ville, Leonore se travestit en Fidelio pour tenter de sauver son mari Florestan, prĂ©tendu mort, mais retenu prisonnier par Pizzaro le gouverneur de la prison et son geĂŽlier Rocco.

 
 
 

REGARD SUR FIDELIO…

Beethoven jeune 1012554_1151146791564340_4447833172979903169_nL’amour et la fidĂ©litĂ© contre la tyrannie
 Fidelio est cette femme (Leonore) travestie en homme et donc devenue Fidelio qui par amour s’infiltre dans une prison pour y libĂ©rer son mari emprisonnĂ©, laissĂ© mourant dans sa geĂŽle : Florestan. Tout l’opĂ©ra, manifeste contre la tyrannie, pour la libertĂ© universelle, prĂ©pare au grand air, monologue de Florestan, au dĂ©but de l’acte II, oĂč la victime crie comme une priĂšre dĂ©chirante, sa rĂ©volte et son destin tragique (Gott! Welch dunkel hier
).
Beethoven a tout d’abord exposĂ© les personnages : Jaquino, jeune portier de la prison Ă  SĂ©ville qui est tombĂ© amoureux de Marzelline, la fille du geĂŽlier Rocco ; mais celle ci lui prĂ©fĂšre nettement Leonore / Fidelio ; tandis que Rocco (basse) reste humain et compatissant pour la souffrance qui l’environne, Pizzaro le gouverneur a dĂ©cidĂ© d’assassiner Florestan, aprĂšs l’avoir affamĂ© dans le cachot le plus sombre et reculĂ©.
La fabuleuse ouverture (fruit de plusieurs versions qui montrent l’éloquence Ă©ruptive de l’orchestre), le quatuor vocal du I (Mir ist so wunderbar), l’air de Florestan ouvrant le II, puis le duo avec Fidelio (O namenlose Freude), avant que Rocco ne les mĂšne vers la lumiĂšre
 composent un opĂ©ra d’une puissance dramatique exceptionnelle, meilleure offrande de l’époque des LumiĂšres, au genre lyrique. La derniĂšre version de 1814 en deux actes (contrairement Ă  celle en III actes de 1805) dĂ©voile le gĂ©nie BeethovĂ©nien, aussi douĂ© Ă  l’opĂ©ra que dans l’écriture symphonique.

 
 
   
 
 

BERLIOZ 2019 : dossier pour les 150 ans de la mort

berlioz-150-ans-berlioz-2019-dossier-special-classiquenewsBERLIOZ 2019 : les 150 ans de la mort. 2019 marque les 150 ans de la mort du plus grand compositeur romantique français (avec l’écrivain Hugo et le peintre Delacroix) : Hector Berlioz. PrĂ©cisĂ©ment le 8 mars prochain (il est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  Paris, le 8 mars 1869). Triste anniversaire qui comme ceux de 2018, pour Gounod ou Debussy, ne lĂšve pas le voile sur des incomprĂ©hensions ou des mĂ©connaissances mais les augmentent en rĂ©alitĂ© ; car les cĂ©lĂ©brations souvent autoproclamĂ©es et pompeuses, n’apportent que peu d’avancĂ©es pour une juste et meilleure connaissance des intĂ©ressĂ©s. Qu’ont prĂ©cisĂ©ment apportĂ© en 2018, les anniversaires Gounod et Debussy ? Peu de choses en vĂ©ritĂ©, sauf venant de la province, soit disant culturellement plus pauvre et moins active que Paris : voyez Le PhilĂ©mon et Baucis, joyau lyrique du jeune Gounod rĂ©vĂ©lĂ© par l’OpĂ©ra de Tours / fev 2018 ; et le PellĂ©as et MĂ©lisande de Debussy dĂ©sormais lĂ©gendaire du regettĂ© Jean-Claude Malgoire Ă  Tourcoing / mars 2018


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berlioz-hector-582-portrait-par-classiquenews-concerts-festivals-operasS’agissant de Hector Berlioz, le dossier promet de nouvelles frustrations car les fausses idĂ©es et prĂ©jugĂ©s sont nombreux, sources d’une mĂ©sentente active entre l’auteur de la Symphonie Fantastique et de La Damnation de Faust, avec le public français.
Force et de constater l’oubli voire l’indiffĂ©rence que son Ɠuvre suscite en France (Ă  commencer par l’OpĂ©ra de Paris); et d’ailleurs qui s’intĂ©resse vĂ©ritablement aux Romantiques Français au sein de l’Hexagone ? Il n’est guĂšre que l’assiduitĂ© des Britanniques pour avoir compris, mesurĂ©, investi l’étendue des champs visionnaires du grand Hector pour leur consacrer une curiosité  et une fidĂ©litĂ©, indĂ©fectibles.

berlioz-ODYSSEY-box-set-10-CD-critique-cd-review-cd-CLIC-de-CLASSIQUENEWS-2019-dossier-BERLIOZ-150-ans-classiquenewsAinsi Colin Davis (disparu en 2013) laisse aujourd’hui une intĂ©grale qui reste pionniĂšre. D’ailleurs le coffret rĂ©alisĂ© par le LSO London Symphony Orchestra est dĂ©jĂ  publiĂ©, disponible dĂšs novembre 2018. Ainsi est fixĂ© un hĂ©ritage dĂ©cisif rĂ©alisĂ© entre 2000 et 2013… Les Londoniens ont toujours eu un temps d’avance. Comme les Russes d’ailleurs, qui du vivant du compositeur lui auront tĂ©moignĂ© une ferveur que les Français lui ont minutieusement refusĂ©e.

PLAINTIF CHRONIQUE… De lĂ  Ă  penser que l’auteur des Troyens (fresque wagnĂ©rienne sur l’AntiquitĂ© jamais reprĂ©sentĂ© dans son intĂ©gralitĂ© de son vivant) reste un Ă©ternel insatisfait, marquĂ© par la frustration et le dĂ©shonneur, voire la trahison
 c’est une ligne que certains biographes rĂ©cents franchissent sans rĂ©serves : Berlioz fut un plaintif chronique, un frustrĂ©, un incompris magnifique que son art a cependant hissĂ© au sommet grĂące Ă  cet Ă©lan ou ce dĂ©sir, jamais satisfait : l’éternelle aimĂ©e inaccessible (qu’elle s’appelle Estelle ou Juliette
 ou Harriet / OphĂ©lie) – l’équivalent français, berliozien, de l’immortelle bienaimĂ©e chez Beethoven, porte, nourrit, embrase
 une exaltation toujours prĂȘte Ă  s’enflammer pour le pire comme le meilleur. De fait, le Prix de Rome obtenu en 1830 (avec la cantate La mort de Sardanapale, un sujet que Delacroix avait traitĂ© avec le mĂȘme tempĂ©rament rĂ©volutionnaire au Salon de 1824) reste une Ă©preuve douloureuse mais rĂ©vĂšle l’obstination de Berlioz qui en composant mĂšne un combat, celui d’une modernitĂ© insolente, affirmĂ©e haut et fort contre le conservatisme ambiant. Finalement s’il se disait surtout classique (en admirateur de Gluck), Berlioz demeure dans le tempĂ©rament et la posture de solitaire impuissant, isolĂ©, tenu Ă  l’écart des fastes de la gloire officielle française, un romantique, lion impĂ©tueux, cerveau dĂ©miurgique Ă  la mesure de ses grands modĂšles
 Shakespeare et Goethe. Voici en chapitre thĂ©matisĂ© notre BERLIOZ 2019, – gĂ©nie aux facettes multiples qui a rĂ©volutionnĂ© la musique au XIXĂš, comme Rameau au XVIIIĂš, comme Debussy et Ravel au dĂ©but du XXĂš. Car Berlioz est un rĂ©volutionnaire.

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BERLIOZ-dossier-annee-2019-dossier-portrait-sur-classiquenews-vignetteDEFRICHEUR ORCHESTRAL
 L’IsĂ©rois (nĂ© Ă  la CĂŽte-Saint-AndrĂ©, le 11 dĂ©cembre 1803), n’a guĂšre la passion de NapolĂ©on ; d’ailleurs ses idĂ©es politiques sont assez fumeuses. Il s’intĂ©resse comme un Faust français Ă  explorer de nouveaux horizons, Ă©largir surtout la palette expressive de l’orchestre, « osant » de nouvelles formes, toujours Ă  partir de l’orchestre : dĂ©veloppement avec programme (et donc livret rĂ©digĂ© car Berlioz amateur de poĂ©sie et de littĂ©rature, apprĂ©cie Ă©crire ses propres livrets avant Wagner : Symphonie Fantastique de 1830, premier opus rĂ©volutionnaire), symphonie concertante (Harold en Italie, 1834), symphonie dramatique (RomĂ©o et Juliette, 1839), puis fusionnant l’orchestre et le thĂ©Ăątre : lĂ©gende dramatique (La Damnation de Faust, 1846). Toujours Berlioz repousse les possibilitĂ©s poĂ©tiques de l’orchestre, s’intĂ©ressant Ă  l’évocation spatiale, l’association des timbres, la capacitĂ© de l’orchestre Ă  dĂ©ployer un nouveau souffle, poĂ©tique donc, spirituel certainement, en tout cas, surnaturel.

 

 

shakespeare portrait de son vivant classiquenews portrait biographie vie de shakespeare 2016 400 ans classiquenewsBERLIOZ et SHAKESPEARE. S’il se passionne pour Beethoven (rĂ©vĂ©lĂ© par les concerts dirigĂ©s alors par le chef Habeneck au Conservatoire de Paris), Berlioz s’enflamme tout autant pour Hamlet de Shakespeare dont l’OphĂ©lie de l’actrice irlandaise Harriet Smithson le marque profondĂ©ment. Il Ă©pousera d’ailleurs l’actrice en 1833, mais leur union sera malheureuse. Leur fils Louis nĂ© en 1834, mourra Ă  Cuba en 1867 (32 ans). InspirĂ© par Shakespeare, Berlioz laisse une mĂ©lodie toujours peu jouĂ©e mais sommet du genre : La Mort d’OphĂ©lie (qu’en son temps, Cecilia Bartoli grava pour Decca avec une sincĂ©ritĂ© dĂ©sarmante).

 

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LE ROMANTISME D’HECTOR


 

 

Dossier spécial BERLIOZ 2019 Illustration dans les articles

 

 

Pensionnaire Ă  Rome, grĂące Ă  l’obtention de son Prix en 1830, qui lui permet de loger Ă  la Villa Medicis, Berlioz ne pense qu’à s’échapper de cette prison dorĂ©e (comme plus tard, un autre pensionnaire cĂ©lĂšbre, Debussy) ; c’est que sa fiancĂ©e (Camille) vient de lui signifier leur rupture (elle lui prĂ©fĂšre Pleyel). Berlioz ne rĂȘve que de fuite et de vengeance. Le romantisme de Berlioz se tourne plutĂŽt du cĂŽtĂ© des germaniques : Schumann, Weber, surtout Beethoven
 et bien sĂ»r la littĂ©rature, Faust (d’aprĂšs Goethe, pour sa Damnation de Faust). GĂ©rard de Nerval aurait souhaitĂ© l’assister et lui fournir des textes et des poĂšmes
 mais Hector restera toujours impermĂ©able aux propositions du poĂšte. En rĂ©alitĂ©, mĂȘme s’il demeure le plus grand inventeur pour l’orchestre, son romantisme est « classique » (« je suis un classique » ne cessera-t-il de clamer et de dĂ©montrer). Dans les faits, ce disciple inconditionnel de Gluck, qui admire surtout la dignitĂ© lumineuse de ce dernier en particulier dans ses tragĂ©dies composĂ©es pour Paris dans les annĂ©es 1770 (dont OrphĂ©e et Euryidice dont Berlioz adaptera une version pour alto, destinĂ©e Ă  la chanteuse Pauline Viardot), se rapproche de Rameau : libertĂ© poĂ©tique de l’orchestre qui dit partout la prĂ©Ă©minence de la musique dans l’explicitation et la rĂ©alisation du drame. Les Troyens, en leur deux actes nĂ©o antiques sont en rĂ©alitĂ© trĂšs proches de la conception de ma tragĂ©die baroque d’un Rameau dĂ©jĂ  Ă©pris des LumiĂšres. L’éloquence de la dĂ©clamation et surtout les dĂ©veloppements consentis Ă  l’orchestre, en particulier dans les « divertissements », rĂ©miniscences empruntĂ©es aux tragĂ©dies en musique du XVIIIĂš, attestent cette filiation plus directe qu’il n’y paraĂźt. D’ailleurs, Berlioz prolonge ce goĂ»t du timbre et de la poĂ©sie instrumentale lĂ©guĂ©e par son prĂ©dĂ©cesseur, au siĂšcle qui le prĂ©cĂšde. Rameau, Berlioz, sont des coloristes qui prĂ©parent les plus grands Ă  venir : Debussy et Ravel au dĂ©but du XXĂš.

 

 

 

 

 

VOYAGES & TOURNÉES


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BERLIOZ vignette HectorBerlioz9Trop peu estimĂ© Ă  sa juste valeur, aprĂšs de cuisants (et amers) Ă©checs dont son opĂ©ra Benvenuto Cellini (1838), puis surtout La Damnation de Faust (dĂ©c 1846), Berlioz, ruinĂ©, dĂ©pressif, se refait une santĂ© et un peu de fortune en voyageant loin de Paris, alors qu’il n’est presque plus trentenaire (38 ans, en 1841 pour son premier voyage Ă  l’étranger : Ă  Bruxelles) ; il traverse pays et dĂ©couvre paysages et villes, dans toute l’Europe, ce malgrĂ© une santĂ© fragile mais qui dĂ©montre une rĂ©elle soliditĂ© : Ă  Londres, en Allemagne (oĂč Lelio et sa Fantastique sont trĂšs apprĂ©ciĂ©s) ; surtout en Russie oĂč il rencontre une public totalement admis Ă  son esthĂ©tique et Ă  la dĂ©mesure de son orchestre
 Les voyages de Berlioz sont liĂ©s Ă  la prĂ©sence rĂ©confortante de trĂšs raisonnable de sa nouvelle Ă©pouse (aprĂšs Harriet), Marie Recio, elle aussi chanteuse, brune attachante qui plus jeune qui lui (de 10 ans), voue une indĂ©fectible admiration pour son compositeur de mari.

CHERE ALLEMAGNE
 EuropĂ©en dans l’ñme, Berlioz n’hĂ©site pas Ă  voyager pour conquĂ©rir la gloire que la France lui refuse. En dĂ©c 1842, il part Ă  Bruxelles; Francfort, Stuttgart (pour NoĂ«l) : lĂ , il dirige ses propres oeuvres (Francs Juges, des extraits de la Fantastique et d’Harold
) mais l’accueil est encore poli. A Leipzig (oĂč l’aide Mendelssohn et oĂč retrouve il Schumann qui l’admire), Berlin (oĂč il est prĂ©sentĂ© au Roi de Prusse, et rencontre Meyerbeer qu’il estime
), Ă  Dresde (oĂč Wagner sera son assistant!), 
 Berlioz gagne une nouvelle cĂ©lĂ©britĂ©. Les choses avancent concrĂštement pour Hector : Liszt n’hĂ©sitera pas Ă  faire jouer Cellini Ă  Weimar
 un soutien inimaginable Ă  Paris, car mĂȘme en 1861, – quand Berlioz n’est plus inconnu des parisiens, c’est Wagner qui sera prĂ©fĂ©rĂ© Ă  Berlioz pour Tannhauser, au dĂ©triment des Troyens du Français. L’OpĂ©ra de Paris a dĂ©cidĂ©ment bien des problĂšmes avec son propre patrimoine.

En 1845, c’est la seconde tournĂ©e en territoire germanique ; il part en Autriche (octobre 1845 – mai 1846), sĂ©journe Ă  Vienne, et jusqu’en BohĂšme (Prague, Pest, Breslau
), autant d’escales bĂ©nĂ©fiques qui stimulent l’achĂšvement de Faust. De retour Ă  Paris, et aprĂšs l’échec de La Damnation (OpĂ©ra Comique, dĂ©c 1846), Balzac conseille Ă  un Berlioz dĂ©primĂ© de partir en
 Russie.

TRIOMPHES RUSSES. Parti de Paris Ă  l’hiver 1847, Berlioz et son Ă©pouse Marie Recio rejoignent Saint-PĂ©tersbourg, capitale culturelle de l’empire de Nicolas Ier dont l’épouse la tsarine Alexandra Feodorovna les accueille car son frĂšre le roi de Prusse lui a remis une lettre de recommandation. Dirigeant l’orchestre de Saint-Petersbourg, l’auteur du TraitĂ© d’instrumentation fait fureur ; son Faust est acclamĂ©, davantage qu’à Paris (il est vrai que cela n’était pas difficile) ; Ă  Moscou, triomphe pour un Carnaval romain, RomĂ©o et Juliette, la Symphonie funĂšbre et triomphale
 Berlioz rencontre Glinka et pĂšse comme ce dernier, de tout son poids dans l’émergence de la jeune Ă©cole musicale russe. C’est au retour de Russie, que passant par Berlin, il prĂ©sente sa Damnation, laquelle ne plait pas aux compatriotes de Goethe.
En 1854, il voyage en Allemagne (aprĂšs le dĂ©cĂšs de sa premiĂšre femme l’actrice irlandaise Harriet Smithson, survenu le 3 mars); avec Marie, Berlioz dĂ©couvre l’excellence des orchestres germaniques, Ă  Hanovre (oĂč il dirige Beethoven), Ă  Dresde (succĂšs de son Faust)


berlioz Hector Berlioz_0LONDRES EN COMPLICITÉ... Juste avant les Ă©vĂ©nements rĂ©volutionnaires de 1848, Berlioz part Ă  Londres (nov 1847), dĂ©fend plusieurs concerts Ă  Drury Lane, principalement comme chef d’orchestre. Sa baguette subjugue immĂ©diatement le public anglais. Sa nature fiĂšvreuse et communicative saisit les londoniens qui ont toujours eu un goĂ»t pour les maestros Ă  tempĂ©rament. Berlioz dirige Weber, Haendel et Mozart (Les noces de Figaro). Il est devenu ce hĂ©ros national pour les anglais, admirateurs de son imagination puissante et novatrice. Pour ne pas dire expĂ©rimentale. Au retour de Londres, Berlioz rejoint Paris au bord du chaos. Son esprit classique se recompose : il crĂ©era L’Adieu des bergers Ă  la Sainte Famille, prĂ©sentĂ© avec complĂ©ments (Le Songe d’HĂ©rode, L’arrivĂ©e Ă  SaĂŻs) sous forme de trilogie sous le titre de L’Enfance du Christ (dĂ©c 1854), oratorio ancien (prĂ©sentĂ© comme datant de 1677, et dĂ» Ă  un certain Pierre DucrĂ© : immense succĂšs parisien).
Chaque sĂ©jour Ă  Londres est formateur et aussi salutaire, source devenue nĂ©cessaire pour nourrir sa confiance en lui-mĂȘme. De fait les Londoniens ont compris mieux que les français, le gĂ©nie de Berlioz : ai total, aprĂšs le sĂ©jour de 1847-1848, ce sont quatre autres Ă©pisodes outre-Manche qui permettent Ă  Hector de renouer avec l’inspiration et la santĂ© artistique : 1851, 1852, 1853, 1855. Celui qui admire Shakespeare s’en rĂ©jouit car il retrouve chez les londoniens, l’ñme de l’écrivain baroque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HECTOR & LES FEMMES

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berlioz-hector-582-portrait-par-classiquenews-concerts-festivals-operasDE CLEOPATRE Ă  ESTELLE
 Pour Berlioz, les femmes sont le grand mystĂšre. Celui qui l’inspire toute sa vie, mais tant qu’il est inaccessible et fantasmĂ©. A l’époque de ses premiĂšres vacances isĂ©roises, Estelle est cette jeune fille, pourtant plus ĂągĂ©e que lui dont il s’éprend au delĂ  de la raison alors qu’il n’a que
 11 ans. Passion juvĂ©nile irraisonnĂ©e, mais les amours de jeunesse sont les plus tenaces, indĂ©lĂ©biles. Dans la rĂ©alitĂ© les choses se dĂ©litent et gĂ©nĂšrent le chaos (cf. sa liaison embrasĂ©e puis son mariage dĂ©sastreux avec Harriet, lire ci aprĂšs).

Ainsi dans la Symphonie Fantastique de 1830, quelques mois aprĂšs l’écriture de sa cantate ClĂ©opĂątre qui avait failli lui faire obtenir le premier prix de Rome en 1829 (il l’obtiendra finalement Ă  la 4Ăš tentative en
 1830 justement, l’annĂ©e de tous les succĂšs avec la Mort de Sardanapale), le compositeur se souvient de l’ĂȘtre aimĂ©e, cette Estelle sublimĂ©e qui ne cesse de nourrir son dĂ©sir et sa quĂȘte de l’ĂȘtre idĂ©al. Dans ce premier volet d’un cycle plus vaste en deux parties intitulĂ© Episodes de la vie d’un artiste (la seconde partie s’appelle Lelio ou le retour Ă  la vie), Berlioz rĂ©forme le langage orchestral (comme le fit Beethoven Ă  son Ă©poque) tout en dĂ©livrant un message autobiographique. Qu’il s’agisse ou pas du dĂ©lire poĂ©tique d’un auteur en proie aux visions positives puis cauchemardesques suscitĂ©es par l’opium (cf. le tableau de GĂ©ricault), les deux premiers mouvements, qui suivent un schĂ©ma poĂ©tique prĂ©cisĂ©ment rĂ©digĂ© par le compositeur (RĂȘveries – passions, puis Un bal), cristallisent la quĂȘte de la femme idĂ©ale. Ils expriment surtout le conflit que cet amour provoque dans l’esprit fĂ©brile du jeune amoureux.

 

 

 

harriet smithson ophelie baerlioz 2019 classiquenewsHARRIET, drame et passion
 En 1827, comme nombre d’artistes parisiens, Berlioz dĂ©couvre sur la scĂšne de l’OdĂ©on, la force dramatique du thĂ©Ăątre de Shakespeare, surtout le charme « exotique » d’une actrice irrĂ©sistible, l’écossaise Harriet Smithson dans le rĂŽle d’OphĂ©lie. Puisqu’elle ne rĂ©pond pas Ă  ses lettres, – or on sait que la plume du compositeur Ă©galait au moins son inspiration musicale), Berlioz ambitionne de la sĂ©duire par la musique : ce sera l’enjeu de sa Symphonie Fantastique. Le motif mĂ©lodique de l’idĂ©e fixe, qui provient de sa cantate Herminie et qui structure les deux mouvements, renvoie directement Ă  l’extase amoureuse que Hector aime cultiver lorsqu’il songe Ă  celle dont il est tombĂ© amoureux. Amoureux, Berlioz est surtout frustrĂ©, car la belle investie, rĂ©siste, paraĂźt indiffĂ©rente, ne rĂ©pond pas Ă  son dĂ©sir
Harriet lui rappelle Estelle : comme elle, Harriet est plus ĂągĂ©e que lui. S’il y a de la passion dans son dĂ©sir, Berlioz est aussi dĂ©vorĂ© par l’amertume et le sentiment de l’abandon. VoilĂ  posĂ©s les mouvements Ă©motionnels de son Ăąme romantique. L’idĂ©e fixe est ainsi Ă©noncĂ©e dĂšs le dĂ©but, Ă  la fois priĂšre et mĂ©lancolie. MĂȘme dans le 3Ăš Ă©pisode de la Fantastique, l’évocation pastorale du ranz des vaches / ou scĂšne aux champs, avec dialogue de deux bergers (cor anglais et hautbois), l’idĂ©e fixe refait surface mais cette fois, avec un sentiment de panique larvĂ©e, d’abandon, associant faibles espoirs et rĂ©elles craintes.

 

Un Ă©vĂ©nement prĂ©cĂ©dent en Italie reste mĂ©morable
 Cet Ă©lan solitaire, impuissant puis frustrĂ© voire rĂ©voltĂ© s’était dĂ©jĂ  produit Ă  Rome, aprĂšs avoir obtenu le Premier Prix de Rome, Berlioz, pensionnaire Ă  la Villa Medicis, apprend que sa fiancĂ© Marie Moke lui prĂ©fĂšre Camille Pleyel.

 

PrĂ©sente lors de la reprise de la Fantastique en 1832, Harriet lui accorde enfin de l’intĂ©rĂȘt. En 1833, Berlioz la presse de ses assiduitĂ©s, enfin obtient sa main
 pour un mariage (Liszt est leur tĂ©moin) qui sera marquĂ© par la dĂ©pression, l’incomprĂ©hension, la jalousie et enfin la sĂ©paration. De faible constitution, Harriet lui donnera cependant un fils, Louis nĂ© en 1834. Harriet est alitĂ©e, malade et probablement dĂ©pressive, depuis qu’elle ne joue plus sur les planches des thĂ©Ăątres, quand Berlioz conçoit son chef d’Ɠuvre entre opĂ©ra et symphonie, RomĂ©o et Juliette (1838). L’ivresse sensuelle de l’air de Juliette, le premier air chantĂ© de la « symphonie dramatique avec choeur et solistes », exprime dĂ©sormais la passion intacte mais frustrĂ©e d’un cƓur entier Ă  (re)prendre (celui de Berlioz). Harriet s’éteindra en 1854 (53 ans) : le couple s’était dĂ©jĂ  sĂ©parĂ© depuis 10 ans.

 

 

RECIO marie soprano berlioz 2019 dossier berlioz 2019 classiquenews MarieMARIE RECIO
 nouvelle Ă©toile Ă©mergeant au dĂ©but des annĂ©es 1840, la nouvelle aimĂ©e s’appelle Marie Recio, plus jeune de 10 ans que lui : admirative et aimante, elle a la santĂ© pour le suivre partout dans ses voyages (Ă  la diffĂ©rence d’Harriet). Berlioz forme mĂ©nage avec Marie Ă  partir de 1844. De fait, Marie saura l’aider, le rassurer et mĂȘme gĂ©rer avec un sens des affaires, les contrats et les modalitĂ©s des engagements. PlutĂŽt Ă©lancĂ©e et brune, Marie est chanteuse, et expĂ©rimentĂ©e. Elle chante les Nuits d’étĂ© (1841, dĂ©diĂ©es Ă  Louise Bertin) sous le pilotage de Berlioz lui-mĂȘme, preuve de la qualitĂ© de cette voix de soprano, probablement ciselĂ©e pour la mĂ©lodie et l’extase poĂ©tique. Elle sera prĂ©sente surtout pour le grand voyage de reconstruction, en Russie, Ă  partir de l’hiver 1847, quand Berlioz est dĂ©truit aprĂšs l’insuccĂšs de son opĂ©ra, prĂ©cisĂ©ment sa lĂ©gende dramatique, La Damnation de Faust (crĂ©Ă©e Ă  l’OpĂ©ra-Comique en dĂ©c 1845).

 

 

 

 

A suivre : Berlioz critique musical / les goûts de Berlioz

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DISCOGRAPHIE

Retrouvez ici les meilleures rĂ©alisations discographiques, les dvd Hector Berlioz Ă©ditĂ©s Ă  l’occasion de l’annĂ©e BERLIOZ 2019 :

 

berlioz-ODYSSEY-box-set-10-CD-critique-cd-review-cd-CLIC-de-CLASSIQUENEWS-2019-dossier-BERLIOZ-150-ans-classiquenewsCD, coffret Ă©vĂ©nement, annonce. BERLIOZ ODYSSEY : LSO / The complete Sir COlin Davis recordings (15 cd LSO, 2000-2013). Berliozien, Sir Colin Davis l’est avant tout autre. Et bien avant les français, tant le chef britannique a dĂ©montrĂ© non sans argument sa passion pour la musique romantique française, exploitant toutes les ressources du LSO LONDON SYMPHONY ORCHESTRA, orchestre chatoyant et dramatique, d’une rare efficacitĂ© et plus encore, Ă  la fois Ă©lĂ©gant et nerveux, dans les pages les plus mĂ©ritantes de notre Hector national
 si peu compris, et Ă©valuĂ© Ă  sa juste mesure par ses compatriotes qui encore en 2019, continueront de le bouder : un musicien humainement dĂ©testable et jamais content, Ă  l’aune du compositeur, plus spectaculaire que poĂšte. Le dĂ©saccord entre notre pays et Berlioz ne date pas d’hier et se poursuit. On veillera Ă  suivre les cĂ©lĂ©brations de l’annĂ©e BERLIOZ 2019. Or Ă  BERLIOZ revient le mĂ©rite aprĂšs Rameau, avant Debussy et Ravel, de rĂ©inventer l’orchestre français, douĂ© d’une sensibilitĂ© inouĂŻe pour la couleur, le timbre, l’orchestration. DAVIS nous indique tout cela, grĂące Ă  une baguette infiniment ardente, articulĂ©e, dĂ©taillĂ©e
 amoureuse de la couleur berliozienne. VoilĂ  qui avant l’annĂ©e 2019, nous comble dĂ©jĂ . Le disque satisfait notre attente, car avouons le, nous n’attendons rien de l’annĂ©e Berlioz Ă  venir. EN LIRE +

 

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LIRE :

berlioz-hector-bruno-messina-150-ans-celebration-berlioz-2018-par-classiquenewsLIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. Bruno Messina : BERLIOZ (Actes Sud). VoilĂ  une biographie heureuse qui est le fruit d’un travail personnel et d’un compagnonage avec l’un des compositeurs les plus essentiels et les plus ambivalents aussi de l’histoire de la musique romantique française. Hector Berlioz (mort le 8 mars 1869) fut autant cĂ©lĂ©brĂ© que critiquĂ© ; Ă©cartĂ© qu’adulĂ© ; fascinant autant qu’exaspĂ©rant
 D’ailleurs, le texte de l’auteur commence non sans raison par souligner le portrait d’un homme qui se plaint en permanence, de tout, de son Ă©poque, de son Ă©tat, de lui-mĂȘme
 Berlioz en maladif, dĂ©pressif, neurasthĂ©nique ? L’angle est original et trĂšs bien senti. Le reste de ce texte biographique de premiĂšre importance pour qui veut comprendre le crĂ©ateur de la Symphonie fantastique, de la Damnation de Faust, du Requiem, des Troyens, se rĂ©vĂšle passionnant voire essentiel. VoilĂ  donc un apport majeur pour les cĂ©lĂ©brations BERLIOZ 2019 (150 Ăš anniversaire de la mort)qui promettent mieux que les actuels anniversaires 2018 Debussy, Gounod et Bernstein.
Parution annoncé le 14 nov 2018. EN LIRE PLUS

 

Ă  suivre…

TOURCOING : nouveau FIDELIO de BEETHOVEN

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOURCOING, 7, 9 dĂ©c 2018. BEETHOVEN : FIDELIO. Tourcoing Ă  l’heure du romantisme allemand
 S’il a composĂ© plusieurs musiques de scĂšne, Fidelio est l’unique opĂ©ra de Beethoven. CĂ©lĂšbre et dĂ©jĂ  estimĂ© comme le prophĂšte de la musique virile et moderne, Ludwig en Ă©crit 3 versions. La premiĂšre en 1805 comportait 3 actes, la deuxiĂšme en 1806 n’en comportait que 2. La troisiĂšme version crĂ©Ă©e le 23 mai 1814 Ă  Vienne, a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e en France, Ă  Paris Ă  l’OdĂ©on en 1825. Beethoven a mis au net ce qui ne lui semblait pas totalement achevĂ© dans les versions prĂ©cĂ©dentes. D’ailleurs, il n’était pas tout Ă  fait prĂȘt pour la premiĂšre et il a continuĂ© Ă  l’amĂ©liorer pour les dates suivantes !

BEETHOVEN CONTRE LES TYRANS

Le succĂšs n’a fait qu’augmenter au fur et Ă  mesure des reprĂ©sentations. RĂ©volutionnaire, Beethoven transmet dans cet opĂ©ra sa passion pour la libertĂ©, au point d’assurer aujourd’hui Ă  l’ouvrage, la valeur et le statut d’un mythe lyrique : Fidelio est devenu avec le temps, l’opĂ©ra de la libertĂ© contre toutes les formes d’oppression et de pouvoir tyrannique.
Epouse admirable et d’un courage immense, Leonore incarne l’amour et la force. C’est lapaix armĂ©e, prĂȘte Ă  en dĂ©coudre et ici, capable de changer de sexe et d’apparence, de devenir Fidelio pour libĂ©rer de sa prison son Ă©poux incarcĂ©rĂ©, Florestan.
Beethoven_Hornemann-500-carreLa version que prĂ©sente l’ALT Atelier Lyrique de Tourcoing, est celle souhaitĂ©e par Jean-Claude Malgoire (qui nous a quittĂ© en avril dernier), soit celle de 1814, en version concert, comme toujours sur instruments d’origine et avec un casting idĂ©alement choisi : les spectateurs retrouvent ainsi le tĂ©nor Donald Litaker, pour qui Florestan n’a plus vraiment de secret ! Parmi les fidĂšles interprĂštes : VĂ©ronique Gens (pour la premiĂšre fois incarnant le rĂŽle-titre), mais aussi Alain Buet (PellĂ©as et MĂ©lisande, Voyage d’hiver en novembre 2018 qui chante donc l’infĂąme et diabolique Pizzaro) et Nicolas Rivenq (Don Giovanni, TannhĂ€user : Fernando). JĂ©rĂ©my Duffau et Luigi De Donato ont Ă©galement dĂ©jĂ  Ă©tĂ© entendus sur nos planches. Chaque annĂ©e, l’ALT accueille aussi de jeunes chanteurs et pour ce chef d’Ɠuvre, c’est une Ă©lĂšve d’Alain Buet : Marie Perbost (Marcellina).

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FIDELIO Ă  TOURCOINGboutonreservation
TOURCOING Théùtre Municipal R. Devos
Vendredi 7 dĂ©cembre 2018 – 20h
Dimanche 9 dĂ©cembre 2018 – 15h30
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/fidelio/

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distribution :
Direction musicale : Nicolas Kruger
Scénographie : Jacky Lautem

Leonore / Fidelio : Véronique Gens, soprano
Florestan : Donald Litaker, ténor
Rocco : Luigi de Donato, basse
Marcellina: Marie Perbost, soprano
Jaquino: Jérémy Duffau, ténor
Don Pizzaro: Alain Buet, baryton-basse
Don Fernando: Nicolas Rivenq, baryton

‹ChƓur RĂ©gional des Hauts de France
La Grande Écurie et la Chambre du Roy

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L’HISTOIRE À SĂ©ville, Leonore se travestit en Fidelio pour tenter de sauver son mari Florestan, prĂ©tendu mort, mais retenu prisonnier par Pizzaro le gouverneur de la prison et son geĂŽlier Rocco.

ONL, LILLE. Mari Samuelsen joue les Saisons de Vivaldi Ă  Piazzolla

SAMUELSEN MARI violon orchestre de lille classiquenewsLILLE, ONL, Mari Samuelsen, les 6 et 7 dĂ©c 2018. Les Quatre saisons, de Venise Ă  Buenos Aires. L’Orchestre retrouve la violoniste norvĂ©gienne Mari Samuelsen, (aprĂšs sa premiĂšre venue en mars 2017) dans un concert oĂč sa sensibilitĂ© nordique, affĂ»tĂ©e, intĂ©rieure fait dialoguer Vivaldi, PĂ€rt, Piazzolla, sur le thĂšme Ă©ternel des … SAISONS. Au programme des 6 et 7 dĂ©cembre prochains Ă  l’Auditorium du Nouveau SiĂšcle Ă  Lille, les inusables Quatre Saisons de Vivaldi
 mais recomposĂ©es par le compositeur et arrangeur Max Richter qui joue des rythmes et des cellules mĂ©lodiques pour en dĂ©duire une sĂ©rie de nouvelles variations, certaines dans l’esprit de Glass, d’une Ă©vidente scansion hypnotique.

Sur son Stradivarius «Duc d’Edimbourg» de 1724, la violoniste dirige les musiciens lillois dans les cĂ©lĂšbres Quatre Saisons de Vivaldi, auxquelles se joignent deux extraits sur le mĂȘme thĂšme signĂ©s Astor Piazzolla ; rend hommage au violoniste letton Gidon Kremmer dans deux piĂšces de PĂ€rt et Vasks.

Au dĂ©but des annĂ©es 1970, Arvo PĂ€rt s’interroge sur le sens de la musique et la forme de son Ă©criture propre : aprĂšs un silence de cinq ans, le compositeur estonien reprend parole et musique en dĂ©fendant un nouveau style (le « tintinabulisme »), dont la piĂšce Fratres pour violon et piano (1977) est l’un des emblĂšmes les saisissants, lui aussi intemporel, flottant, suspendu et trĂšs intense. S’en sont suivies ensuite plusieurs autres versions, dont celle pour violon, orchestre Ă  cordes et percussions, de 1992 (sĂ©quence harmonique, structure rĂ©pĂ©titive assurĂ©e par les instruments graves). Mari Samuelsen a choisi Ă©galement
Figure tutĂ©laire du programme,« Ventulais engelis du letton Pēteris Vasks
est un petit Concerto pour violon et cordes, crĂ©Ă© en 2006. On y dĂ©tecte une forte charge Ă©motionnelle, celle d’un ange regardant l’humanitĂ© sur sa planĂšte, avec 
 amour et tristesse.

Astor Piazzolla
EncouragĂ© et portĂ© par sa formation (courte) Ă  Paris auprĂšs auprĂšs de Nadia Boulanger, le compositeur argentin conçoit le tango comme un genre «savant». Les Quatre Saisons de Buenos Aires ne constituent pas Ă  l’origine un cycle unitaire.
Verano Porteno (L’étĂ© «portĂšgne») a Ă©tĂ© Ă©crit isolĂ©ment en 1964-1965 et l’intĂ©gralitĂ© du cycle fut crĂ©Ă© lors le 19 mai 1970. En 1999, Gidon Kremer commande une orchestration pour violon solo et cordes au compositeur russe Leonid Desyanitkov, qui ajouta des citations des Quatre Saisons de Vivaldi, lĂ  oĂč Piazzolla n’en avait conçu que des allusions

VIVALDI, peinture et poĂšte
vivaldi classiquenews concert dossier special contents classiquenewsPubliĂ© dans Il cimento dell’armonia e dell’inventione (Le combat de l’harmonie et de l’invention) en 1725, le recueil de quatre concertos pour violon est explicitĂ© par un texte dĂ©taillant chaque sĂ©quence, de sa propre conception : il est donc aussi librettiste. Chaque saison comporte trois mouvements vif-lent-vif, et alterne les pages entre le soliste et les tutti. Virtuose du violon, Vivaldi transcende le genre instrumental grĂące Ă  la poĂ©sie d’une expressivitĂ© ineffable et jamais Ă©coutĂ©e avant lui. L’harmonie et les effets techniques sur les cordes sont Ă©videmment au service d’une pensĂ©e musicale qui se fait pure poĂ©sie, exprimant tout le souffle et les imaginaires de son sujet. Comme un peintre, songeons Ă  ses contemporains vĂ©nitiens au XVIIIĂš, les paysagistes (vedutistes), tels Guardi, et lui aussi sa touche pulsionnelle prĂ©impressionistes, Vivaldi recompose avec un gĂ©nie atemporel le souffle des saisons : il en fait un hymne et une cĂ©lĂ©bration Ă©blouissante du miracle de la Nature. Avouons que comme tout sommet artistique, d’autres compositeurs aprĂšs lui se sont appropriĂ©s ses univers poĂ©tiques. Piazzolla hier, Richter aujourd’hui, dĂ©montrent un Ă©gal talent pour la variation 
 poĂ©tique. Programme prometteur.

 
 
   
 
 

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LILLE, ONL
Orchestre National de Lille
Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Jeudi 6 décembre 2018, 20h
Vendredi 7 décembre 20h

 RÉSERVEZ VOTRE PLACE

 
 
 

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Arvo PĂ€rt
Fratres, pour violon, orchestre Ă  cordes et percussion

Pēteris Vasks
Ventulais engelis, MĂ©ditation pour violon et cordes

Piazzolla
Invierno & Verano porteño
(extraits desQuatre Saisons de Buenos Aires)
Orchestration pour violon et orchestre Ă  cordes de
Leonid Desyatnikov en 1999

Vivaldi
Les Quatre Saisons

Orchestre National de Lille
Direction et Violon : Mari Samuelsen

 
 
 

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Tarifs : 5 Ă  55 € – RĂ©servations sur
www.onlille.com
et à la Boutique de l’ Orchestre, 3 place Mendùs France – LILLE
Renseignements 03 20 12 82 40 (du lundi au vendredi 10h-18h)
Concerts enregistrés et diffusés le 21 juin 2019 à 20h sur FRANCE BLEU NORD

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Integrale CHOSTAKOVITCH par le DSCH Ensemble

SHOSTA-CHOSTAKOVITCH-CD-PARATY-critique-cd-review-cd-critique-par-classiquenews-PARATY_718232_Shostakovich_Ensemble_COUV_HMPARIS, LISBONNE. DSCH Ens / CHOSTAKOVICH Ens. Les 15, 18 dĂ©c 18. IntĂ©grale de la musique de chambre pour piano et cordes de Dmitri CHOSTAKOVITCH. Pour lancer son nouvel enregistrement discographique (coffret CHOSTAKOVITCH 2 CD Ă©ditĂ© par PARATY, le DSCH Ensemble / Ensemble Schostakovitch joue les piĂšces du disque, premiĂšre intĂ©grale de la musique pour cordes et piano de Dmitri Chostakovtich, une somme musicale dont la valeur est indiscutable tant l’implication et la complicitĂ© des solistes rĂ©unis par le pianiste portugais Filipe PINTO-RIBEIRO dĂ©fendent avec conviction et sensibilitĂ©, les mondes expressifs, incandescents voire hallucinĂ©s et Ă©nigmatiques, abstraits et introspectifs
 du compositeur russe (cf le mouvement lent de la Sonate pour violon et piano, ici enregistrĂ© et jouĂ© par F Pinto-Ribeiro et le violoniste canadien Corey Cerosek).
Autre argument soulignant la musicalitĂ© de l’approche collective, toutes les cordes sont de facture historique plutĂŽt prestigieuse s’agissant de Cory Cerovsek (Stradivarius « Milanollo, 1728), Isabel Charisius (alto « ABQ », Laurentius Storioni, 1780), solistes inspirĂ©s aux cĂŽtĂ©s du violoncelliste Adrian Brendel 

C’est peu dire que Chostakovitch a dĂ©posĂ© dans sa musique de chambre pour piano les clĂ©s de son ĂȘtre profond (dont le motif DSCH, dĂ©coulant des notes de la gamme correspondant aux initiales). Les niveaux de lecture sont multiples. La grande richesse de la musique exige des instrumentistes une concentration absolue et un engagement Ă©motionnel, permanent. Les dĂ©fis sont Ă©levĂ©s, voilĂ  qui promet et assure aux spectateurs une nouvelle expĂ©rience de chambrisme ardent autant qu’habitĂ©.

 
 
 

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MusĂ©e de l’ArmĂ©e, INVALIDES
Samedi 15 décembre 2018, 16h
Salle Turenne
Prix unique : 10 euros
(8 euros : solidaritĂ© et – de 26 ans)

DSCH – Shostakovich Ensemble
Avec Filipe Pinto-Ribeiro (piano), Corey Cerovsek (violon), Adrian Brendel (violoncelle)
Concert de lancement du coffret cd Intégrale Chostakovitch
Concerto de Lançamento do duplo CD Integral de Schostakovich

 
 
 

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.musee-armee.fr/programmation/concerts/detail/de-mozart-a-chostakovitch.html

 
 
 

Programme :

Chostakovitch, Trio n°1 PoÚme, en ut mineur, opus 8, pour piano et cordes
Mozart, Trio en ut majeur, K. 548, pour piano et cordes
Chostakovitch, Sonate en ré mineur, opus 40, pour violoncelle et piano
Mozart, Sonate en mi mineur, K. 304, pour violon et piano
Chostakovitch, Trio n°2 en mi mineur, opus 67, pour piano et cordes

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Concert repris le 18 décembre 2018 à Lisbonne

18 DEZEMBRO 2018 I 21h
CENTRO CULTURAL DE BELÉM, LISBOA / PORTUGAL
DSCH – Shostakovich Ensemble: com Filipe Pinto-Ribeiro, Corey Cerovsek e Adrian Brendel
Concerto de Lançamento do duplo CD Integral de Schostakovich
Obras de Mozart e Schostakovich [+ info]
https://www.ccb.pt/Default/pt/Programacao/Musica?a=1584

schostakovich ensemble dsch dmitri chostakovitch classiquenews

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PrĂ©sentation du concert par le MusĂ©e de l’armĂ©e, Invalides
150 ans sĂ©parent les naissances de ces deux gĂ©nies de l’histoire de la musique – Mozart (1756) et Chostakovitch (1906). Les deux compositeurs seront mis Ă  l’honneur pour ce concert de lancement du double album de l’IntĂ©grale de la musique de chambre pour piano et cordes de Dimitri Chostakovich. Le DSCH – Ensemble Chostakovitch a Ă©tĂ© fondĂ© par le pianiste Filipe Pinto-Ribeiro en 2006, l’annĂ©e du centenaire de naissance du compositeur Dmitri Chostakovitch. Sa formation est Ă  gĂ©omĂ©trie variable constituant ainsi une plate-forme de rencontre et d’interaction de musiciens d’excellence. L’ensemble a collaborĂ© avec des musiciens tels Renaud Capuçon, Pascal MoraguĂšs, JosĂ© van Dam, Michel Portal, Gary Hoffman, GĂ©rard CaussĂ© entre autres. Filipe Pinto-Ribeiro est un des musiciens portugais les plus reconnus au niveau national et international. Il a Ă©tĂ© nommĂ© rĂ©cemment en tant que Steinway Artist. Pour ce concert en particulier, l’Ensemble Chostakovitch compte avec la participation du grand violoniste canadien Corey Cerovsek qui jouera le lĂ©gendaire Stradivarius “Milanollo” de 1728, un violon jouĂ© par Christian Ferras, Giovanni Battista Viotti et NicollĂČ Paganini. Le britannique Adrian Brendel, un des plus grands violoncellistes actuels, parcourt le monde en tant que soliste et chambriste. Dans sa vaste discographie compte Les Sonates pour violoncelle et piano de Beethoven enregistrĂ©es avec son pĂšre Alfred Brendel.

 
 
 
 
 
 

CRITIQUE CD

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SHOSTA-CHOSTAKOVITCH-CD-PARATY-critique-cd-review-cd-critique-par-classiquenews-PARATY_718232_Shostakovich_Ensemble_COUV_HMNOTRE CRITIQUE DU COFFRET CHOSTAKOVITCH par le DSCH Ensemble / CD Ă©vĂ©nement, SHOSTAKOVICH / CHOSTAKOVITCH : complete chamber music for piano and strings / DSCH – Shostakovich ensemble (2 cd PARATY). Ce pourrait bien ĂȘtre le coffret Ă©vĂ©nement de 2018 : l’intĂ©grale des oeuvres pour musique de chambre pour piano et cordes de Dmitri Chostakovitch – Jamais une telle somme majeure pour l’expression musicale du XXĂš siĂšcle n’avait Ă©tĂ© rĂ©unie en un seul coffret : c’est chose faite grace Ă  l’initiative du pianiste Filipe Pinto-Ribeiro et son DSCH – Ensemble Chostakovitch / Shostakovich Ensemble. Âpre et intense, profonde voire lugubre, inquiĂšte et angoissĂ©e, mais d’une ineffable tendresse humaine, la musique de Dmitri Chostakovitch Ă  l’époque de la terreur stalinienne sait porter le masque de la distance, faussement indiffĂ©rente, pour mieux ciseler une absolue comprĂ©hension de la nature humaine, dans ses contradictions, ses horreurs et sa grandeur. A l’écoute de cette musique pudique et intime (sous la voile d’un cynisme distanciĂ©), relevant les dĂ©fis de l’écoute collective, et du jeu chambriste le plus raffinĂ©, les 4 solistes rĂ©unis autour de Filipe PINTO-RIBEIRO, – tous individualitĂ©s fortes capables aussi de se fondre dans une Ă©tonnante sonoritĂ© collective-, rĂ©alisent en 2 cd, pour le label PARATY, une intĂ©grale Ă©vĂ©nement, vĂ©ritable accomplissement qui s’avĂšre ĂȘtre la rĂ©fĂ©rence nouvelle.

 
 
  
 
 

TEASER VIDEO

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SHOSTAKOVICH-CHOSTAKOVITCH-ensmeble-pinto-ribeiro-complete-chamber-music-for-strings-and-piano-video-par-classiquenews-PARATY-2-cd-set-boxVOIR le TEASER VIDEO du coffret SHOSTAKOVICH IntĂ©grale piano / cordes musique de chambre (PARATY) / DSCH Ensemble – Ensemble Shhostakovich
http://www.classiquenews.com/teaser-video-chostakovitch-integrale-de-la-musique-de-chambre-pour-piano-et-cordes-paraty-productions/

Un Chostakovitch / Shostakovich dĂ©poussiĂ©rĂ©, habitĂ©, rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© : sincĂšre et vrai. Coffret Ă©vĂ©nement, CLIC de CLASSIQUENEWS 2018, Ă©lu meilleur cd de l’annĂ©e 2018 (RĂ©alisation studio CLASSIQUENEWS.TV).

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Le QUATUOR MODIGLIANI Ă  Sceaux

modigliani-quatuor-concert-classiquenews-Modigliani-Quarte copyright droit reserves Marie-StaggatSCEAUX, La Schubertiade, 8 dĂ©c 2018. Quatuor Modigliani / A 17h30, samedi 8 dĂ©cembre 2018, Sceaux vit un nouveau chapitre de sa nouvelle histoire musicale dĂ©diĂ©e Ă  la musique de chambre. Voici donc le 3Ăšme rv Ă  l’HĂŽtel de ville de Sceaux, consacrĂ© Ă  3 rĂ©alisations parmi les plus convaincantes dans le genre du quatuor Ă  cordes. Au programme, le Quatuor Modigliani (formĂ© en 2003) interprĂšte trois quatuors, genre majeur de la musique de chambre, 3 partitions marquantes de la musique au XVIIIĂš et au XIXĂš : le Quatuor K. 465 « Les Dissonances » de Mozart ; le Quartettsatz de Schubert, enfin le seul Quatuor de Debussy, composĂ© en 1892, soit 10 ans avant son opĂ©ra (lui aussi unique : PellĂ©as et MĂ©lisande).

Les Dissonances de Mozart. Composé en 1785, le Quatuor n°19 « Les Dissonances » de Mozart est le dernier quatuor dédié à Joseph Haydn, maßtre pour tous, inventeur du genre et véritable étoile européenne à Vienne. Son écriture permet un riche dialogue entre chacun des quatre instruments, qui tous sont traités à égalité.
Le bouillonnant et nerveux Quartettsatz (1820) manifeste le gĂ©nie de Schubert, en pleine crise compositionnelle. EmblĂ©matique du travail, l’opus est un mouvement de quatuor inachevĂ©.

debussy-2018-centenaire-1918-2018-centenaire-de-la-mort-dossier-debussy-2018-sur-classiquenewsRare Ɠuvre de forme classique dans le catalogue des oeuvres de Claude Debussy, son unique Quatuor Ă  cordes est un bijou mĂ©lodique et rythmique de grande maturitĂ©. Il utilise le principe cyclique (empruntĂ© Ă  CĂ©sar Franck, lequel avait livrĂ© son propre Quatuor quelques mois auparavant en 1890), en reprenant le thĂšme initial dans chaque mouvement. Le Quatuor de Debussy est un sommet du genre, parce qu’il conclut une Ă©poque, empruntant dans sa forme classique, tout ce qui avait Ă©tĂ© produit de meilleur auparavant. 10 ans avant PellĂ©as (1902), ouvrage d’une nouvelle modernitĂ©, Debussy sait aussi considĂ©rablement rĂ©gĂ©nĂ©rer la forme chambriste en enrichissant la matiĂšre musicale par de nombreux emprunts extĂ©rieurs au classique proprement dit, et qui tĂ©moigne de l’éclectisme et de l’ouverture d’une pensĂ©e novatrice, inclassable (sans jamais que l’unitĂ© de l’architecture en pĂątisse) : modes grĂ©goriens, mĂ©lodies tziganes, surtout gamelan javanais (selon sa grande sensibilitĂ© pour le souffle oriental).
L’opus 10 est en 4 mouvements : AnimĂ© et trĂšs dĂ©cidĂ© / Assez vif et bien rythmĂ© (scherzo) / Andantino, doucement expressif (ample nocturne plutĂŽt mĂ©lancolique) / TrĂšs modĂ©rĂ©, trĂšs mouvementĂ© et avec passion.

La sensibilitĂ© Ă©tonnante du Quatuor Modigliani, qui allie profondeur, Ă©nergie, prĂ©cision technicienne, regard poĂ©tique et esprit de synthĂšse, apporte aujourd’hui un regard passionnant : un rv incontournable pour tous les amateurs de musique de chambre.

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Samedi 8 décembre 2018
Sceaux, HĂŽtel de ville Ă  17h30
Quatuors de Mozart, Schubert, Debussy
Quatuor Modigliani

RÉSERVEZ VOTRE PLACE
http://www.schubertiadesceaux.fr/quatuor-modigliani-8-decembre-2018/

 
 

 
 
   
 
 

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CD, annonce. PUY DU FOU, les musiques (1 cd Warner classics)

PUY DU FOU cd warner critique cd classiquenews puy du fou vendee dec 2018CD, annonce. PUY DU FOU, les musiques. Pour les 40 ans du «Meilleur Parc du Monde», la cinĂ©scĂ©nie du Puy du Fou en VendĂ©e, Ă©tendard de l’excellence du divertissement et des parcs de loisirs made in France, – et qui s’exporte jusqu’en Russie, Warner classics Ă©dite en 21 sĂ©quences musicales, le best of de l’habillage sonore qui contribue Ă  la magie vendĂ©enne. Voici donc les aventures Ă©piques du Puy du Fou : La CinĂ©scĂ©nie, Les Chevaliers de la Table Ronde, Le Secret de la Lance, Le Signe du Triomphe, Le Dernier Panache, La Renaissance du ChĂąteau, Les Orgues de Feu, Les Vikings
 soit plusieurs musiques Ă©laborĂ©es par Carlos Nunez, entre autres, et aussi Nick Glennie SMith, Nathan Stornetta
 Chaque musique a vocation Ă  crĂ©er l’ambiance historicisante du parc dont la thĂ©matique s’inscrit dans l’histoire vendĂ©enne ; c’est une invitation Ă  un voyage dans le temps, immersion souvent mĂ©diĂ©vale, mais aussi Renaissance et Baroque, puis Ă  l’époque des LumiĂšres


PAVAROTTI, en chanteur populaire

luciano-pavarotti-tony-rubinoTĂ©lĂ©, ARTE. Sam 22 dĂ©c 2018, 22h20. PAVAROTTI, chanteur populaire : hommage 10 ans aprĂšs sa mort. Le 6 septembre 2007, Ă  la mort de Luciano Pavarotti, les hommages se multiplient dans le monde entier, d’une ampleur sans prĂ©cĂ©dent pour un chanteur d’opĂ©ra : journalistes, chanteurs, professionnels de la musique classique et de la variĂ©tĂ© internationale : car Luciano, l’unique, fut aussi un artiste hors norme, capable de croiser classique et opĂ©ra, avec bon nombre de disciplines, ouvrant dĂ©sormais, du moins Ă  son Ă©poque, l’univers Ă©litiste du lyrique et de l’orchestral, Ă  un trĂšs vaste public. Les avis et tĂ©moignages au moment de sa mort sont unanimes. Qu’ils soient rendus par la presse, les politiques ou les professionnels de l’art lyrique, tous s’accordent sur une chose : plus qu’aucun autre parmi ses collĂšgues et prĂ©dĂ©cesseurs, Luciano Pavarotti a rendu l’opĂ©ra populaire et accessible au grand public. Une volontĂ© dĂ©coulant d’une obsession du chanteur, qui le mĂ©tamorphosera progressivement en authentique icĂŽne pop.

arte_logo_2013Documentaire tournĂ© en France, en Italie et aux États-Unis, riche en extraits musicaux et en archives rares, ce portrait convoque les tĂ©moignages de stars telles que Sting, PlĂĄcido Domingo, Zubin Mehta ou Ruggero Raimondi. À l’instar de Pavarotti, le film contribue Ă  sa maniĂšre Ă  faire tomber les barriĂšres entre opĂ©ra et grand public. Documentaire de R Pieri et RJ Bouyer (France, 2017, 52mn) – dĂ©jĂ  diffusĂ© en sept 2017.

 

 

LIRE AUSSI notre dossier spécial LUCIANO PAVAROTTI au moment de sa mort en 2007, soit il y a 10 ans / « Luciano Pavarotti, ténor (1935-2007). Portrait »
http://www.classiquenews.com/luciano-pavarotti-tnor-1935-2007-portrait/

 


pavarotti 360_l_pavarotti_0905Le style Pavarotti 
 
Le tĂ©nor n’a chantĂ© qu’en italien, osant quelques airs en français, approchĂ©s en rĂ©cital, jamais dans le cadre d’une production: Don JosĂ© (Carmen de Bizet), Werther de Massenet (Pourquoi me rĂ©veiller?). Son souci de la clartĂ© et de la diction n’ont pas Ă  pĂąlir
 PiĂštre acteur, du fait, avec les annĂ©es, de son embonpoint (le gĂ©ant de 1,90m pesait selon les pĂ©riodes entre 90 et 120 kg), Luciano Pavarotti a rĂ©ussi le tour de force de tout concentrer, dramatisme et intensitĂ©, tension et Ă©motivitĂ©, dans sa seule voix. Une voix prodigieuse par sa projection claire et naturelle, un timbre “solaire”, rayonnant et tendre, Ă  la fois hĂ©roĂŻque et raffinĂ©. Qui a vu et Ă©coutĂ© l’interprĂšte, ait restĂ© saisi par le charisme de chacune de ses prestations: l’expression passe chez lui par le feu de la voix, par l’acuitĂ© du regard, l’incandescence voire la fulgurance de l’émission naturellement timbrĂ©e et musicale.

 

 

 

 

 

 

Les 10 rĂŽles de Luciano Pavarotti

1961
Rodolfo (La BohĂšme de Puccini), Teatro Reggio Emilia

1964
Idamante (Idoménée de Mozart), Festival de Glyndebourne

1965
Nemorino (L’Elixir d’amore de Donizetti), OpĂ©ra de Melbourne

1967
Arturo (Les Puritains de Bellini), Opéra de Catane

1971
Riccardo (Un Bal Masqué de Verdi), San Francisco

1974
Rodolfo (Luisa Miller de Verdi), San Francisco

1977
Manrico (Le TrouvĂšre de Verdi), San Francisco

1981
RadamĂšs (AĂŻda de Verdi), San Francisco

1991
Otello (Verdi), Chicago

1996
Andrea Chénier, New York

ADN BAROQUE, nov 2018. ENTRETIEN avec Théophile Alexandre (chant) et Guillaume Vincent (piano).

ADN BAROQUE, nov 2018. ENTRETIEN avec ThĂ©ophile Alexandre (chant) et Guillaume Vincent (piano). En une plongĂ©e inĂ©dite au cƓur de la passion baroque, les deux interprĂštes du spectacle ADN BAROQUE offrent un dĂ©voilement de l’intime, celui oĂč rĂšgnent fragilitĂ©, dĂ©sir, vertiges de l’ñme humaine. L’approche est dĂ©pouillĂ©e, intimiste, 
 elle souhaite dĂ©voiler comme une radiographie (chorĂ©graphiĂ©e sur scĂšne par JC Gallotta), les ressorts de la psychĂ© baroque, itinĂ©raires et passages entre ordre et dĂ©sordre, Ă©quilibre et chaos, autant de dĂ©rĂšglements fĂ©conds et miraculeux qui ont inspirĂ© les plus grands compositeurs
 Pour classiquenews, aprĂšs les premiĂšres dates de leur tournĂ©e et aprĂšs la publication chez Klarthe records du cd qui en dĂ©coule (distinguĂ© par un CLIC de CLASSIQUENEWS en octobre 2018), le chanteur ThĂ©ophile Alexandre et le pianiste Guillaume Vincent reprĂ©cisent la genĂšse de ce programme en clair-obscur, en blanc et noir comme ils Ă©clairent sa dramaturgie entre chant, musique et danse. Entretien croisĂ©.

 
 
 

ADN Baroque theophile alexandre guillaume vincent piano cd review critique cd par classiquenews

 
 
 

Selon quels critĂšres avez-vous sĂ©lectionnĂ© les extraits d’opĂ©ras et les piĂšces instrumentales ?

TA / ThĂ©ophile Alexandre : Au coup de cƓur, bien sĂ»r, mais surtout avec la volontĂ© de raconter une histoire, qui nous plonge au cƓur des Ă©motions humaines, chaque piĂšce incarnant un Ă©tat d’ñme particulier, dĂ©codĂ© par notre musicologue Barbara Nestola (CNRS de Paris).
GV / Guillaume Vincent : Et nous n’avons choisi que des piĂšces courtes, ou raccourcies aux da capo, et uniquement en mode mineur, pour accentuer cette dramaturgie d’instantanĂ©s Ă©motionnels, et crĂ©er du sens, une cohĂ©rence globale entre des compositeurs trĂšs diffĂ©rents (7 pour le disque, 9 pour le spectacle).
TA : Le tout en 21 piĂšces, comme les 21 grammes du poids de l’ñme humaine, comme les lĂ©gendes populaires aiment Ă  le raconter
 (sourire)

 
 
 

Comment s’articule chaque Ă©pisode afin de composer une dramaturgie cohĂ©rente ?

TA : Tout le propos d’ADN Baroque est une relecture intime et inĂ©dite du baroque en piano-voix, un peu comme des lieder, pour mieux faire ressortir sa radiographie Ă©motionnelle de l’ĂȘtre humain : cette « perle irrĂ©guliĂšre », en rĂ©fĂ©rence Ă  son Ă©tymologie « Barocco », sans cesse tiraillĂ©e entre ses sentiments les plus nobles et ses instincts les plus primaires. Autant de facettes que le disque explore

GV : Le fil conducteur Ă©tait de crĂ©er un voyage dans les clairs-obscurs de l’ñme humaine, que le spectacle dĂ©cline en trois actes, dans un crescendo vers le plus intime de l’homme : la LumiĂšre, les Ombres et la Nuit.

 
 
 

Comment avez-vous travaillé votre voix et le jeu pianistique pour ce programme ? Afin de préserver quels caractÚres en particulier ?

GV : DĂ©jĂ , nous signons toutes les adaptations en piano-voix de ces arias, Ă©crites Ă  l’origine pour orchestre : transcriptions sur lesquelles nous avons travaillĂ© pendant plus d’un an pour crĂ©er une relecture au plus proche des intentions des compositeurs, et en gardant les tonalitĂ©s Ă  415, mĂȘme avec piano. Mais dans certains cas, nous avons fait le choix de pousser plus loin la rĂ©invention, par des accents jazzy dans le Strike The Viol de Purcell, ou en passant Ă  l’octave l’instrumental du Eja Mater et la ligne de baryton des Sauvages, ou encore avec un piano prĂ©parĂ© au cachemire pour le Cold Song et le Cum dederit.
TA : AprĂšs, vocalement, tout le travail s’est concentrĂ© sur l’expressivitĂ©, la juste thĂ©ĂątralitĂ©, pour faire ressentir la puissance Ă©motionnelle de chaque morceau. L’enjeu Ă©tait de privilĂ©gier le sens, d’incarner chaque Ă©tat d’ñme plus que de chercher la belle vocalitĂ©, en assumant ces fragilitĂ©s qui servent l’émotion. Car c’est bien par nos failles que filtrent nos lumiĂšres, et qu’émerge ce petit supplĂ©ment d’ñme qui nous rend humains.
GV : J’ajouterai que pianistiquement comme vocalement, ADN Baroque est un programme d’une exigence redoutable, par la virtuositĂ© technique qu’il impose, notamment dans les furioso d’Haendel ou Vivaldi, mais aussi par la nĂ©cessitĂ© paradoxale de s’en dĂ©tacher pour explorer quelque chose de plus viscĂ©ral et d’instinctif, tout en restant impliquĂ© dans l’esprit du compositeur.

 
 
 

Que signifie le Baroque pour chacun de vous ? Et de quelle façon cela est-il incarné dans le programme du disque, et le spectacle qui en découlent ?

TA : EmotivitĂ©, humanitĂ©, irrĂ©gularitĂ©. MalgrĂ© ses lourds habillages dâ€˜Ă©poque, ses fastes ou ses ornements, le baroque n’a eu de cesse de nous dĂ©shabiller pour mieux sonder nos Ăąmes et nous montrer sans fard, dans nos parfaites imperfections
 C’est ce miroir trouble des clairs-obscurs de l’humain, cette empathie des fragiles que nous avons voulu incarner par la puissance de l’intime que permet le piano-voix.
GV : Pour moi le baroque c’est aussi un Ă©tat d’esprit de libertĂ©, que nous nous sommes autorisĂ©s dans cette relecture musicale inĂ©dite en dĂ©sobĂ©issant aux rĂšgles d’interprĂ©tations sur instruments anciens, mais aussi sur scĂšne en cassant les codes du rĂ©cital traditionnel.
TA : Et puis le baroque c’est le mouvement, ce que les changements d’humeur permanents du disque retranscrivent et que la danse de Jean-Claude Gallotta me permet d’incarner dans le spectacle, crĂ©ant des va-et-vient incessants entre chant et danse, entre corps et Ăąme.

 
 
 

Y a-t-il des éléments du programme que vous avez adaptés voire modifiés au cours du travail scénique ? Lesquels et pourquoi ?

TA : Sur scĂšne, le programme s’enrichit d’instrumentaux que je danse, sur des chorĂ©graphies crĂ©Ă©es sur-mesure par Jean-Claude Gallotta, en plus des mises en mouvement des piano-voix. AprĂšs, si le disque est construit comme une sĂ©rie d’instantanĂ©s, le spectacle raconte un crescendo vers l’intimitĂ© de l’humain : la setlist a donc Ă©tĂ© rĂ©organisĂ©e pour crĂ©er cette dramaturgie, tout en prenant en compte la fatigue que la performance chant et danse convoque. Par exemple : finir exsangue sur le erbarme dich sert l’état de dĂ©pouillement total de la fin du spectacle
 A l’inverse, les longues notes filĂ©es et tenues du Cum dederit n’étaient plus chantables pour moi aprĂšs 1h de performance : la piĂšce n’a donc pas Ă©tĂ© retenue pour le spectacle.
GV : Le jeu des tonalitĂ©s a Ă©galement guidĂ© l’ordre des piĂšces sur scĂšne, pour crĂ©er des continuum entre elles et faire monter la tension Ă©motionnelle de l’auditeur. Et puis nous nous amusons Ă  rajouter des intro et des outro, variations libres sur les thĂšmes de certains morceaux, oĂč lĂ  encore, l’enjeu n’est pas de restituer mais bien de faire vivre ces Ɠuvres les unes par rapport aux autres et de raconter une histoire porteuse de sens.

 
 
 

Propos recueillis en novembre 2018.

 
 
 

 
 
 

APPROFONDIR

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VIDEO ADN BAROQUE : piano, danse, chant / Haendel / Vivaldi:
http://smarturl.it/ADNBAROQUE?IQid=www.klarthe.com

 
 
 

LIRE aussi notre critique du cd ADN BAROQUE
ADN Baroque theophile alexandre guillaume vincent piano cd review critique cd par classiquenewsCD Ă©vĂ©nement. ADN BAROQUE (Alexandre / Vincent, 1 cd Klarthe records). C’est une mise Ă  nu, au sens propre comme au sens figurĂ© : le chanteur pose nu sur le piano. Et dĂ©livre un chant brut mais millimĂ©trĂ© comme un diseur dans le lied ou la mĂ©lodie française. En blanc et noir, en une approche « radiographique », les deux artistes rĂ©gĂ©nĂšrent l’exercice du rĂ©cital lyrique. Le travail se concentre sur le relief intime, le souffle, l’intonation et la projection du verbe
 rĂ©pond Ă  ce souci du sens et de l’affect (un principe moteur dans l’esthĂ©tique baroque, en particulier Ă  l’opĂ©ra dont sont extraits maintes sĂ©quences ici), le piano, complice privilĂ©giĂ© pour cette exacerbation canalisĂ©e des passions humaines

CLIC D'OR macaron 200Les titres de chaque extrait sont parlants, porteurs d’un imaginaire psychologique dĂ©sormais essentiel car il est ici vĂ©cu et jouĂ© de façon viscĂ©rale : « l’oubli, la cĂ©lĂ©bration, l’ambition
 l’effroi, la colĂšre, l’abandon, les larmes, la liberté »  La palette est aussi large que l’implication des deux interprĂštes profonde, parfois grave, toujours intense. LIRE notre critique complĂšte ici :
http://www.classiquenews.com/cd-evenement-adn-baroque-alexandre-vincent-1-cd-klarthe-records/

 
 
 
 
 
 

Grand Ă©chiquier version 2018 : le retour sur France 2

BLOCH-alexandre-bloch-maestro-orchestre-national-de-lille-classiquenews-thumbnail_portrait-HD@Jean-Baptiste-Millotfrance2-logoFRANCE 2, Jeu 20 dĂ©c 18, 21h. Grand retour de l’émission en direct et trĂšs culturelle inventĂ©, animĂ© en son Ă©poque par Jacques Chancelle : le Grand Echiquier. Des invitĂ©s qui sont des personnalitĂ©s, des projets culturels engagĂ©s (et non promotionnels), un rythme grĂące Ă  un orchestre prĂ©sent sur le plateau, plusieurs artistes (dont 3 principaux) qui se prĂȘtent au dĂ©fi du direct
 VoilĂ  les ingrĂ©dients d’une Ă©mission hors norme qui a marquĂ© l’histoire du paysage tĂ©lĂ©visuel. Ce 20 dĂ©cembre, retour de l’émission sur France 2, avec un choix d’invitĂ© pour le moins surprenant
 Mais la seule prĂ©sence de l’ONL Orchestre National de Lille, suffit Ă  susciter notre attention : l’ONL est tout simplement l’une des 3 premiĂšres phalanges orchestrales de l’Hexagone
 On s’étonne que la chaĂźne n’ait pas inclus parmi ses invitĂ©s principaux, le nouveau directeur musical de l’Orchestre, Alexandre Bloch, personnalitĂ© attachante, gĂ©nĂ©reuse, aux orientations artistiques audacieuses, courageuses, passionnantes (cf. les saisons derniĂšres, recrĂ©ation des PĂȘcheurs de perles, en avril 2017, rĂ©vĂ©lant la grĂące du jeune Bizet, et aussi l’affinitĂ© de l’orchestre avec la scĂšne lyrique ; surtout en fin de saison derniĂšre, en juin 2018, la rĂ©vĂ©lation de MASS, fresque profane, liturgique, hĂ©tĂ©roclite, hautement humaniste du fraternel Bernstein (heureuse et opportune rĂ©surrection portĂ©e par l’ONL et Alexandre Bloch). En 2019, le maestro emmĂšne orchestre et public dans un cycle intĂ©gral des symphonies de Mahler
 cycle prometteur et incontournable Ă  suivre Ă  Lille Ă  partir du 1er fĂ©vrier 2019.

Jeudi 20 décembre 2018 à 21h
LE GRAND ECHIQUIER DE RETOUR SUR FRANCE 2 !

PrĂ©sentation du programme par la chaĂźne : “Des prestations uniques, des rencontres inĂ©dites, des crĂ©ations propres vont faire de ce nouveau rendez-vous un lieu emblĂ©matique de l’engagement culturel de France 2 et du groupe et la plus grande salle de spectacle de France. Dans chaque Ă©mission, 3 artistes principaux se rĂ©vĂ©leront sous un angle inĂ©dit et nous feront dĂ©couvrir d’autres artistes invitĂ©s qui les font rĂȘver, les inspirent et les accompagnent encore aujourd’hui. LE GRAND ECHIQUIER mĂȘlera tous les arts et toutes les gĂ©nĂ©rations d’artistes et proposera des rencontres artistiques exceptionnelles et insoupçonnables.”

3 invités principaux :
- l’acteur Daniel Auteuil,
- l’ex-danseuse Ă©toile devenue directrice du Ballet de l’OpĂ©ra de Paris AurĂ©lie Dupont,
- le ténor Roberto Alagna et la soprano Aleksandra Kurzak.

En direct du Palais des Beaux-Arts de Lille, avec le concours de l’Orchestre National de Lille dirigĂ© par Alexandre Bloch. PrĂ©sentĂ©e par Anne-Sophie Lapix.

Nouvelle Cendrillon de Massenet Ă  Nantes et Ă  Angers

Massenet jules cherubin Jules_Massenet_portraitANGERS NANTES OpĂ©ra. MASSENET : Cendrillon. Jusqu’au 18 dĂ©c 2018. CrĂ©Ă© en 1899 Ă  l’OpĂ©ra Comique Ă  Paris, Cendrillon illustre la rĂ©ussite de Massenet dans le genre onirique et “merveilleux”. Le peintre des femmes souvent sublimes et fortes, mais aussi fragiles, ardentes, toujours passionnĂ©es (Manon, ThĂ©rĂšse, Sapho, HĂ©rodiade, ThaĂŻs, Ariane, sans omettre
 Esclarmonde ou ClĂ©opĂątre). Ici Cendrillon affirme un tempĂ©rament aussi volontaire et courageux que son pĂšre (Pandolphe) est
 faible et soumis. Si l’opĂ©ra Notre-Dame de Paris fut Ă©crit uniquement pour des voix masculines, Cendrillon semble offrir un  pendant inversĂ© : Massenet favorise ici une large palette de timbres fĂ©minins. MĂȘme le prince est un rĂŽle travesti, confiĂ© Ă  un mezzo-soprano, charnel et large (dont la gravitas cependant sensuelle et amoureuse exprime au dĂ©but l’Ăąme mĂ©lancolique d’un garçon qui s’ennuie ferme).
Massenet exploite du sujet, son prĂ©texte onirique : il y est question de rĂȘve et de songe, d’oĂč sa couleur majoritairement merveilleuse (quand les deux amoureux, le prince et Cendrillon s’endorment au pied du chĂȘne des fĂ©es Ă  l’acte III). Pour se faire, les ballets prolongent l’atmosphĂšre enivrĂ©e de l’action, mais sans les tutus rĂšglementaires : le compositeur avait exprimĂ© sa prĂ©fĂ©rence pour cette touche de « modernité ».
Le romanesque amoureux Ă©vite l’artifice : Massenet trouve le ton et les mĂ©lodies justes. Dans la jeune cantatrice Julia Giraudon, qui remplace la cĂ©lĂšbre crĂ©atrice de Carmen (Emma CalvĂ©, au dĂ©part choisie pour la crĂ©ation), le compositeur a trouvĂ© son interprĂšte idĂ©ale pour Cendrillon : n’est-il pas lui aussi amoureux de sa nouvelle conquĂȘte ? Les qualitĂ©s de cet opĂ©ra mĂ©connu de Massenet, sauront-elles sĂ©duire les spectateurs nantais et angevins de 2018 ? En dĂ©cembre 1900, pour sa crĂ©ation nantaise, si le public avait rĂ©pondu prĂ©sent (aux 17 reprĂ©sentations), les critiques restĂšrent de glace devant une « oeuvre industrielle », « au nĂ©ant complet absolu ». Au moins, il y a plus de cent ans, on ne mĂąchait pas ses mots


 

 

En dĂ©pit de sa marĂątre, la HaltiĂšre (comtesse aussi sotte que vaniteuse comme ses filles, NoĂ©mis et DorothĂ©e), la souillon, Lucette, dite Cendrillon ou Cendrille, grĂące Ă  la complicitĂ© de la fĂ©e sa marraine, se prĂ©sente dans une robe somptueuse au bal (acte I) qu’offre le roi pour permettre Ă  son fils, le prince charmant de trouver femme. Cendrillon fascine le prince (acte II) mais elle doit partir avant minuit, sans qu’il sache son nom : seul le soulier de vair que le jeune fille a laissĂ© dans son dĂ©part prĂ©cipitĂ©, peut l’aider Ă  la retrouver.
Dans le logis, aprĂšs le bal, Cendrillon est Ă  nouveau humiliĂ©e par La HaltiĂšre et ses filles ; les deux amoureux peuvent nĂ©anmoins se retrouver au chĂȘne des fĂ©es : ils s’endorment unis (acte III).
Entre rĂȘve et rĂ©alitĂ©, Cendrillon s’interroge sur ce qu’elle a vĂ©cu : est ce rĂ©el ou un rĂȘve ? On annonce bientĂŽt que le prince convoque toutes les jeunes femmes du royaume pour retrouver sa belle inconnue
 Dans la cour d’honneur du palais, Cendrillon retrouve le prince qui l’a reconnaĂźt aussitĂŽt. La HaltiĂšre s’en Ă©meut (acte IV).

 

 

 

 

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NANTES THÉÂTRE GRASLIN
Novembre 2018
dimanche 25 Ă  16h
mardi 27 Ă  20h
jeudi 29 Ă  20h
DĂ©cembre 2018
dimanche 2 Ă  16h
mardi 4 Ă  20h

ANGERS GRAND THÉÂTRE
DĂ©cembre 2018
vendredi 14 Ă  20h
dimanche 16 Ă  16h
mardi 18 Ă  20h

RESERVEZ VOTRE PLACE 

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OpĂ©ra en 4 actes et 6 tableaux sur un livret d’Henri Cain et Paul Collin
CrĂ©Ă© le 24 mai en 1899 Ă  l’OpĂ©ra-Comique Ă  Paris

En famille Ă  partir de 10 ans
Opéra en français avec surtitres
Durée estimée : 2h40 avec entracte

Nouvelle production Angers Nantes Opéra
Coproduction Angers Nantes Opéra, Opéra de Limoges, Opéra de TrÚves

Cendrillon : Rinat Shaham
Le Prince : Julie Robard-Gendre
Pandolphe : François Le Roux
Madame de la HaltiĂšre : Rosalind Plowright
La FĂ©e : Marianne Lambert
Noémie : Marie-Bénédicte Souquet
Dorothée : Agathe de Courcy
Le Doyen de la faculté : Vincent Ordonneau
Le Roi : Olivier Naveau

 

 

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Nos commentaires sur les chanteurs : la distribution est un argument de poids pour la rĂ©ussite de cette nouvelle production. Saluons les solistes Rinat Shahan qui fut sur les mĂȘmes planches une OCTAVIA sulfureuse et tragique dans le Couronnement de PoppĂ©e de Monteverdi ; Julie Robard-Gendre qui incarnait OrphĂ©e de Gluck version Berlioz sur les mĂȘmes lieux, et dans la rĂŽle de la bonne fĂ©e, la suave et diseuse inspirĂ©e, Marianne Lambert, quĂ©bĂ©coise de charme et de subtilitĂ© que nous avions remarquĂ©e lors du Concours de chant de Clermont-Ferrand en 2017.

Direction musicale : Claude Schnitzler
Mise en scÚne, décors, costumes et lumiÚres : Ezio Toffolutti
Chorégraphie : Ambra Senatore

 

 

 

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NOTRE CRITIQUE DU SPECTACLE

 

 

COMPTE-RENDU, opĂ©ra. NANTES, ThĂ©Ăątre Graslin, le 4 dĂ©c 2018. MASSENET : Cendrillon. Shaham, Le Roux
 Toffolutti / Schnitzler. C’est une nouvelle (et belle) production que nous prĂ©sente Angers Nantes OpĂ©ra en ce mois de dĂ©cembre 2018 : une maniĂšre Ă©lĂ©gante et vocalement solide de souligner la veine merveilleuse d’un Massenet mĂ©connu, qui souhaite dans les faits, « Bercer » par la fable, retrouver son Ăąme d’enfant, diffuser l’onirisme du songe, la poĂ©sie du rĂȘve
 ainsi que nous le dit Pandolphe en bord de scĂšne, dans son rĂ©cit d’ouverture comme prĂ©alable au spectacle.

Mais il n’y est pas uniquement question du rĂȘve. Massenet ajoute aussi l’élan amoureux, cette passion sensuelle naissante qui colore effectivement chaque duo entre Lucette / Cendrille et son prince, sous le regard complice et protecteur de la bonne fĂ©e, marraine de la jeune femme ; d’ailleurs les trois forment Ă  deux reprises un trio rĂ©ellement enchanteur. On ne cesse de penser au compositeur alors saisi par le charme, – Ă©pris mĂȘme-, de la soprano Julia Giraudon, qui remplace la cĂ©lĂšbre crĂ©atrice de Carmen, Emma CalvĂ©, au dĂ©part pressentie pour le rĂŽle-titre. Chaque duo Cendrille / Le Prince est ainsi traversĂ© par un dĂ©sir ardent, juvĂ©nile, d’une irrĂ©pressible aspiration, tĂ©moignage autobiographique de cette passion qui Ă©lectrise Massenet lui-mĂȘme en 1899. EN LIRE PLUS

 

 

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Compte-rendu, concert. TOULOUSE, le 17 nov 2018. Beethoven. Orch National Capitole de Toulouse / Emelyanychev.

Emelyanychev maestro classiquenews Maxim EmelyanychevCompte rendu concert. Toulouse. Halle-aux-Grains, le 17 novembre 2018. Beethoven. Orchestre National du Capitole de Toulouse. Emelyanychev. Le concept mĂȘme du concert d’une heure Ă  17h le samedi est excellent car il rĂ©unit familles, public nouveau et habituĂ©s. Ce soir les deux symphonies proposĂ©es ont Ă©tĂ© choisies avec art. « La Poule » de Haydn est agrĂ©able, facile d’écoute; elle permet Ă  l’orchestre de s’installer dans un beau son, trĂšs tranquillement. La direction Ă©nergique et mĂȘme enthousiaste de Maxim Emelyanychev donne beaucoup de vie Ă  cette partition parangon du classicisme. Issu du monde baroque, ce chef qui joue toutes les musiques se donne entiĂšrement dans sa direction. C’est peut ĂȘtre un peu beaucoup pour cette partition qui n’en demande pas tant mais c’est trĂšs sympathique.

 
 
 

Happy Hour :  Oh yes very, very  happy !

 
 
 

Avec la Symphonie HĂ©roĂŻque de Beethoven, l’orchestre s’étoffe et le ton change. Toujours aussi mouvementĂ©e, la direction de Maxim Emelyanychev se fait plus incisive et plus tranchĂ©e. Le premier mouvement en sort un peu raidi, quoique avec beaucoup d’allure. C’est dans la marche funĂšbre que le gĂ©nie de Maxim Emelyanychev apparaĂźt. L’inventivitĂ© dont il fait preuve dans ses phrasĂ©s et ses nuances subtiles, provoque une nouvelle Ă©coute de cette magnifique page. Les deux mouvements suivants vont gagner en puissance avec un final quasi dĂ©miurgique. Le thĂšme Ă©voquant la figure tutĂ©laire de PromĂ©thĂ©e Ă©tant particuliĂšrement mis en valeur par le chef qui sait doser d’admirables crescendos. Le final est enthousiasmant.
Les instrumentistes sont tous magnifiques, surtout le bois et les cuivres qui dans leurs interventions solistes sont remarquables. Mais la précision des cordes est tout autant admirable.
VoilĂ  un bien agrĂ©able moment, vivifiĂ© par la direction enthousiaste du chef russe Maxim Emelyanychev, inclassable et engagĂ©, sans retenue aucune, dans chaque Ɠuvre dirigĂ©e, ce soir du classique  au romantisme. L’orchestre a su suivre avec panache une direction qu’il semble tout particuliĂšrement apprĂ©cier. Le public ravi a applaudi aprĂšs chaque mouvement ce qui a semblĂ© stimuler l’orchestre que l’indisposer. Belle interactivitĂ©.

 
 
 

 
 
 

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Compte rendu concert. Toulouse.  Halle-aux-Grains, le 17 novembre 2018. Joseph Haydn (1732-1809) : Symphonie, N°83, La Poule, en sol mineur ; Ludwig Van Beethoven (1770-1827) : Symphonie N°3, Héroïque, en mi bémol majeur, op.55 ; Orchestre National du Capitole de Toulouse ; Maxim Emelyanychev, direction.

 
 
 

 
 
 

LILLE, l’Orchestre national de Lille joue les Valses de Vienne

©matheuz_328px_18-19LILLE, NORD, les Valses des Strauss, ONL,13 dĂ©c>15 janv 2019. Le pĂšre nĂ© en 1804, le dernier fils mort en 1899
 la famille STRAUSS couvre ainsi tout un siĂšcle, que l’on dit romantique et qui fut aussi marquĂ© par l’essor formidable de l’écriture orchestrale, adaptĂ©e au cadre stimulant de la Valse. La Vienne fin de siĂšcle, semble donner le ton et le diapason de l’élĂ©gance et du raffinement social et mondain.

 

 

 

strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888Parfum impĂ©rial et fanĂ©, mais terriblement raffinĂ©, comme singuliĂšrement sensuel – malgrĂ© un puritanisme de façade, comme en Angleterre (autre Empire), oĂč le corsetĂ© des robes et des costumes masculins se devaient de craquer, dans la danse sublimĂ©e par les Strauss, pĂšre et fils : la sulfureuse valse Ă  trois temps s’impose toujours Ă  nous comme une ivresse irrĂ©sistible, codifiĂ©e mais sublimĂ©e par les timbres de l’orchestre symphonique.
Pour donner corps Ă  cette jubilation des sens, en couleurs et en rythmes contrastĂ©s et spĂ©cifiques, selon l’écriture du pĂšre ou des fils (Johann, Edouard, Josef
), l’Orchestre National de Lille invite le chef Diego Matheus pour un cycle enivrant de concerts festifs et raffinĂ©s, qui comprend 3 dates Ă  Lille, les 13, 16 et 18 dĂ©c (Auditorium du Nouveau SiĂšcle), et aussi rayonnant en rĂ©gion, pour 6 dates, les 14 (Carvin), 15 (Sainghin-en-MĂ©lantois, 19 (Valenciennes), 20 dĂ©cembre (Maubeuge), puis 4 janvier (Sin-le-Noble), et 5 janvier 2019 (Longuenesse). Illustration : Johann II Strauss (DR)

  

 

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Cycle BAL DE L’EMPEREURboutonreservation
La Marche de Radetzky (Johann pĂšre)
Le Beau Danube bleu (Johann fils)
Valses et polkas des Strauss, pĂšre et fils
(Johann, Josef, Eduard, Hellmesberger, Lanner, Suppé, Waldteufel
)

LILLE, Nouveau SiĂšcle
jeudi 13 déc 2018, 20h
dim 16 déc 2018, 17h
mardi 18 déc 2018, 20h

Toutes les infos sur le site de l’Orchestre National de Lille
http://www.onlille.com/saison_18-19/concert/bal-de-lempereur/

 

 

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A NOTER
ThĂ© dansant, dim 16 dĂ©c 2018, 15h (Lille, Nouveau SiĂšcle). Pour danseurs tous niveaux, chevronnĂ©s, amateurs, novices : « partagez un tour de piste » – accĂšs gratuit selon disponibilitĂ© (rĂ©servations, informations conseillĂ©es)

Pour la billetterie des concerts en rĂ©gion, consultez la page BAL DE L ‘EMPEREUR sur le site de l’Orchestre National de Lille : les rĂ©servations se font directement auprĂšs des salles

Orchestre National de Lille
30 Place MendĂšs France BP 70119 / 59027 Lille cedex
+33 (0)3 20 12 82 40
Accueil-billetterie : 3 place MendĂšs France
Ouvert du lundi au vendredi de 10h Ă  18h

 

 

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UNE AFFAIRE DE FAMILLE… D’un gĂ©nie orchestrateur, Ă©mergent les pĂ©pites du fils (Johann II) : Le Beau Danube bleu (1867), La valse de l’Empereur : vĂ©ritable manifeste esthĂ©tique de la Vienne impĂ©riale de François-Joseph et de son Ă©pouse « Sissi ». Si les trois temps assurent le rebond et l’élan (du dĂ©sir ainsi amorcĂ©, cultivĂ©, porté ), le quatriĂšme qui en est dĂ©duit, se fait toujours attendre
 car il ne vient pas. Cette irrĂ©solution cristallise la pulsion premiĂšre, viscĂ©rale d’une danse – transe, Ă  l’érotisme Ă©vident et qui en son temps, fut taxĂ© d’abord, de perversitĂ©, d’immoralitĂ©, d’indĂ©cence.

Mais le fils bĂ©nĂ©ficia de la gloire dĂ©jĂ  Ă©tablie du nom Strauss, affirmĂ© par son pĂšre avant lui (Johnn I); aprĂšs avoir enfantĂ© d’un chef d’oeuvre qui Ă©voque aussi l’esprit de toute une Ă©poque, la fameuse Marche de Radetsky (pour la fĂȘte de la rĂ©conciliation, le 22 sept 1849, pour le retour d’Italie du fameux marĂ©chal), Johann pĂšre meurt le 25 septembre 1849 Ă  
 45 ans. Une gloire chasse l’autre,
 c’est ensuite dans la seconde moitiĂ© du XIXĂš, que le fils dĂ©trĂŽna le pĂšre, redoublant de raffinement orchestral, de verve et d’imagination ciselĂ©es (Ă  partir d’un concert tremplin au Casino Dommayer, le 15 octobre 1844), rĂ©Ă©crivant dĂ©sormais le roman familial aussi, car c’et bien Johann Strauss II qui supplanta tous les autres, obligeant mĂȘme son frĂšre Josef Ă  reprendre la direction de l’orchestre du clan, pilotant les tournĂ©es de plus en plus Ă©reintantes, il devait mourir de surmenage Ă  43 ans


 

 

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LIRE aussi notre critique complùte de l’excellent ouvrage JOHANN STRAUSS (Actes Sud / oct 2017)

http://www.classiquenews.com/livre-critique-compte-rendu-johann-strauss-le-pere-le-fils-et-lesprit-de-la-valse-par-alain-duault-collection-classica-actes-sud/

 

  

 

TOURS, Benjamin Pionnier et Gilles Apap jouent Mozart et Arriaga

APAP-Gilles-Apap-violon--concert-annonce-evenemnt-sur-classiquenews-mars-2018-gaveau-paris-28-marsTOURS, les 1er, 2 dĂ©c 2018 : MOZART, ARRIAGA. Le chef d’orchestre et directeur de l’OpĂ©ra de Tours, Benjamin Pionnier poursuit le cycle des concerts symphoniques Ă  Tours et propose dĂ©but dĂ©cembre un trĂšs prometteur programme comprenant des Ɠuvres de Mozart (ouverture de Cosi fan tutte le dernier des opĂ©ras de la trilogie Da Ponte), ARRIAGA (jeune prodige mort trop jeune : symphonie en rĂ© majeur). En vedette de ce concert rĂ©jouissant, le violoniste hors normes, vĂ©ritable personnalitĂ© charismatique qui dĂ©cloisonne l’image de la musique classique, par sa dĂ©contraction et sa gĂ©nĂ©rositĂ© vers le public, Gilles Apap (Concerto pour violon et orchestre n°5 de Mozart ; Airs BohĂ©miens de Pablo de Sarasate). Gilles Apap qui sait nourrir sa propre expĂ©rience musicale en jouant les musiques populaires, a trouvĂ© une voie enivrante, rĂ©confortante, entre extrĂȘme virtuositĂ© technicienne et beautĂ© intĂ©rieure du son. C’est donc comme l’affiche du concert l’indique, un Mozart dĂ©complexĂ©, dĂ©semperruquĂ©, et finalement « pop » qui assure l’intĂ©rĂȘt du programme Ă  Tours, et trĂšs probablement sa rĂ©ussite
 Concert Ă©vĂ©nement.

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TOURS, concert Mozart, Arriagaboutonreservation
Gilles Apap, violon
Samedi 1er dĂ©cembre 2018 – 20h
Dimanche 2 dĂ©cembre 2018 – 17h

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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Programme :

Wolfgang Amadeus MOZART
Ouverture de Cosi fan tutte

Concerto pour violon et orchestre n° 5 en la majeur KV.219
Gilles Apap, violon

Pablo de SARASATE
Airs Bohémiens pour violon et orchestre Op.20

Juan CrisĂłstomo de ARRIAGA
Symphonie en ré majeur

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

Conférences de présentation au concert symphonique de décembre à TOURS

Samedi 1er dĂ©cembre – 19h
Dimanche 2 dĂ©cembre – 16h
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar / EntrĂ©e gratuite

Grand Théùtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours

02.47.60.20.00
Contactez-nous
Billetterie
Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

02.47.60.20.20
theatre-billetterie@ville-tours.fr

 mozart concert opera de tours decembre 2018 apapa annonce critique classiquenews

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PRIX, LIVRES. PalmarÚs Prix Littéraire des Musiciens 2018 (1Úre édition) : Ian Bostridge / Stéphanie Kalfon

PRIX, LIVRES. PalmarÚs Prix Littéraire des Musiciens 2018 (1Úre édition). Vendredi 23 nov 2018 a révélé les 2 Prix (« Essai » et « Roman ») distinguant les « meilleurs » titres et les livres parus en 2018, les plus convaincants. Le jury est composé de musiciens, instrumentistes et compositeurs :

 

   
 
 

Prix Essai
Ian Bostridge pour Le voyage d’hiver de Schubert (Actes Sud)

et

Prix Roman
StĂ©phanie Kalfon pour Les parapluies d’Erik Satie
(Joëlle Losfeld Editions)

 
 
   
 
 

2 titres que CLASSIQUENEWS avait déjà distingué et mis en avant dans ses colonnes ainsi :

 
 
 

werner-anton-von-cantonnement-d-etape-peinture-schubert-ian-bostridge-voyage-d-hiver-actes-sud-critique-livre-compte-rendu-critique-livre-par-classiquenewsLIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. IAN BOSTRIDGE : Le Voyage d’hiver, anatomie d’une obsession (Actes Sud). TĂ©nor schubertien reconnu, diseur et fervent interprĂšte du lied romantique, le Britannique Ian Bostridge livre ici le tĂ©moignage d’une vie entiĂšre Ă  questionner le sens comme la forme des lieder de Schubert. http://www.classiquenews.com/livre-evenement-annonce-ian-bostridge-le-voyage-dhiver-anatomie-dune-obsession-actes-sud/

 
 
   
 
 

kalfon stĂ©phanie les parapluies de satie editions Losfeld editions critique compte rendu review livres CLIC de classiquenewsLIVRES, annonce. StĂ©phanie Kalfon, Les Parapluies d’Érik Satie, (Éditions JoĂ«lle Losfeld, 2017). A partir de l’inventaire des objets de son « antre » Ă  Arcueil, laissĂ©s intacts aprĂšs sa mort (dont 2 pianos inopĂ©rant et les fameux 14 parapluies identiques), catalogue des biens transmis par Milhaud, l’auteur reconstitue le caractĂšre et les Ă©vĂ©nements ayant dĂ©coulĂ© sur cette accumulation poussiĂ©reuse qui ne cesse d’interroger
 http://www.classiquenews.com/livres-annonce-stephanie-kalfon-les-parapluies-derik-satie-editions-joelle-losfeld-2017/

 
 
 

Rendez-vous en 2019 pour la 2e édition du Prix Littéraire des Musiciens
www.prixlitterairedesmusiciens.fr

 
 
   
 
 

La Bérénice abstraite de Michelle Jarrell

logo_francemusiquexl_berenice-onp-2018-barbara-hannigan-bo-skovhusFRANCE MUSIQUE, Mer 5 dĂ©c 18. JARRELL: BĂ©rĂ©nice. Que vaut cette BĂ©rĂ©nice du compositeur genevois Michael Jarrell, prĂ©sentĂ©e ainsi en crĂ©ation mondiale fin septembre 2018 ? AprĂšs Cassandre (monodrame crĂ©Ă© au ChĂątelet en 1994, depuis jouĂ© puis dĂ©fendu par hier Marthe Keller, aujourd’hui Fanny Ardant), GalilĂ©e (GenĂšve, 2006), voici BĂ©rĂ©nice (d’aprĂšs Racine : Titus et BĂ©rĂ©nice de 1670) qui bĂ©nĂ©ficie sur la scĂšne parisienne de chanteurs-acteurs, capables de rĂ©pondre au dĂ©fi surtout physique que leur impose la vision du metteur en scĂšne, direct, Ă©purĂ©e, Claus Guth. Certes le miroitement tĂ©nu, envoĂ»tant parfois de la partition fait son oeuvre (avec des parties aiguĂ«s pour le rĂŽle fĂ©minin, souvent vertigineuses), mais force est de constater l’insuffisance en intelligibilitĂ© d’un texte français qui pourtant pĂšse de toute sa puissance, ainsi Ă©touffĂ©e. La diffusion sur France Musique (donc sans les surtitres en salle) devrait souligner ce manque de lisibilitĂ© du livret. En BĂ©rĂ©nice, la soprano incandescente Barbara Hannigan (- qui fut ici mĂȘme Ă  Garnier, une fabuleuse “ELLE” dans la Voix humaine de Poulenc, dĂ©c 2015), exprime les tourments d’une Ăąme traversĂ©e par l’effroi d’un amour / passion impossible car la politique s’en mĂȘle. MĂȘme, ivresse de l’impuissance chez le Titus impĂ©rial mais dĂ©muni de Bo Skovhus. Un rite de l’impossibilitĂ© amoureuse qui tourne en rond, jusqu’au vide de l’obsession et de la rĂ©pĂ©tition, d’autant que les seconds rĂŽles, Ivan Ludlow (Antiochus), Alastair Miles (Paulin), Julien Behr (Arsace) colorent eux aussi un opĂ©ra finalement tissĂ© comme un rĂąle Ă  deux voix Ă©perdues, errantes entre rĂ©alitĂ© et cauchemard. On est loin de la vision d’un AlbĂ©ric Magnard, sensuelle et absolu, sur le mĂȘme thĂšme (VOIR notre reportage vidĂ©o BERENICE de Magnard, Ă  l’OpĂ©ra de Tours, 2014). Princesse orientale, BĂ©rĂ©nice aura quand mĂȘme façonnĂ© la personnalitĂ© de l’Empreur romain Titus, au point d’en faire « le dĂ©lice du genre humain », figure emblĂ©matique, « iconique » diraient les ados contemporains, du politique vertueux, touchĂ© par la grĂące – celui compassionnel et bienveillant que dĂ©peint Mozart, dans sa « ClĂ©mence de Titus » (1791). Chez Jarrell, rien de tel : mais la terreur Ă©veillĂ©e d’un amour maudit. Son opĂ©ra aurait pu s’appeler RomĂ©o et Juliette, ou Tristan et Yseult.

L’OpĂ©ra de Paris s’engage dans un cycle de crĂ©ations inspirĂ©es par les grands noms de la littĂ©rature française. AprĂšs Trompe-la-Mort de Luca Francesconi en 2017, d’aprĂšs Balzac, – opĂ©ra rude, barbare, cynique, finalement trĂšs parisien, et avant Le Soulier de satin de Marc-AndrĂ© Dalbavie d’aprĂšs Claudel, cette BĂ©rĂ©nice, osons le dire, n’a pas la force ni la violence rentrĂ©e de Trompe-la-Mort. Pour nous c’est une oeuvre abstraite qui ne sert pas totalement son sujet. Dommage car Jarrell est l’auteur du livret, fruit de coupes opĂ©ras sur la piĂšce de Racine. Il a souhaitĂ© surtout s’éloigner de l’alexandrin, parfois rĂ©pĂ©titif du XVIIĂš, pour s’intĂ©resser surtout Ă  une rĂ©flexion sur l’enfermement d’un drame sans action : la confrontation de deux Ăąmes, qui s’aiment mais doivent se sĂ©parer. La musique dit tout ce que les mots prĂ©cisent et finalement tuent. Elle dĂ©ploie ce possible ineffable dont l’expression libĂšre les hĂ©ros. Pourtant malgrĂ© cette invention envisagĂ©e, le compositeur ne s’intĂ©resse qu’à la situation de blocage, sans dĂ©velopper l’arriĂšre plan philosophique, ni ouvrir les plis et replis, failles et secrets de chaque personnalitĂ©s, obligĂ©s de rompre et donc de renoncer


France Musique, mercredi 5 décembre 2018. JARRELL : Bérénice.
Concert donné le 29 septembre 2018 à 20h au Palais Garnier à Paris

Michael Jarrell : Bérénice
OpĂ©ra en quatre sĂ©quences sur un livret du compositeur d’apĂšs Jean Racine
CrĂ©ation mondiale / Commande de l’OpĂ©ra national de Paris

Bo Skovhus, baryton, Titus
Barbara Hannigan, soprano, Bérénice
Ivan Ludlow, basse, Antiochus
Alastair Miles, basse, Paulin
Julien Behr, ténor, Arsace
Rina Schenfeld, Phénice (rÎle parlé)
Julien Joguet, basse, voix parlée (enregistrée)

Choeurs et Orchestre de l’OpĂ©ra de Paris
Philippe Jordan, direction.

Illustration / Bérénice (c) Monika Rittershaus / ONP

Cd, critique. PIRON : VASTA Reine de BordĂ©lie (1773) – Almazis (1 livre-cd Maguelone)

VASTA-almazis-cd-livre-critique-annonce-classiquenews-cd-par-classiquenewsCd, critique. PIRON : VASTA Reine de BordĂ©lie (1773) – Almazis (1 cd Maguelone). Au dĂ©but de ce drame Ă©rotique, la Reine de BordĂ©lie, Vasta congĂ©die son amant Vit-Molet (Prince de la cour) en raison de sa mollesse qui lui fait perdre un temps prĂ©cieux
 Frappart, le capitaine des gardes saura, lui, rĂ©pondre Ă  ses demandes
 A moins qu’un prince Ă©tranger (Fout-six-coups) ne se montre plus convaincant
 La « tragĂ©die » d’Alexis Piron assemble en rĂ©alitĂ© un matĂ©riau musical et lyrique empruntĂ© Ă  divers auteurs du XVIIIĂš dont Pancrace Royer (extraits de ZaĂŻde), Lemaire, Abeille (ActĂ©on), surtout Rameau (ouverture de PlatĂ©e), Mondonville (IsbĂ©), Benda, 
 sans omettre la lyre tragique française Ă  sa source, Lully (Atys). InspirĂ© par son sujet, Iakovos Pappas sĂ©lectionne un catalogue de textes paillards Ă  l’érotisme raffinĂ© qu’il accompagne lui-mĂȘme et dont il a Ă©crit les arrangements pour les voix (Vive les cons, le siĂšge de l’ñme, le pot de chambres, la sodomie, les cheminĂ©es
). S’il n’était les rĂ©fĂ©rences Ă©rotiques, toutes les situations dramatiques et lyriques sont bien celles d’un hĂ©roĂŻsme tragique et parfois sanglant habituel sur la scĂšne de l’AcadĂ©mie royale (cf. la mort de Conille, fille de Vasta ; ou le sort rĂ©servĂ© Ă  Vit-Mollet par Fout-six-coups, comme en atteste le rĂ©cit de Vit-en-l’air, scĂšne II, Acte III). Au final c’est l’ardeur et l’endurance de Fout-six-coups, prince Ă©tranger, porteur d’un sang neuf, rĂ©gĂ©nĂ©rateur, que Vasta cĂ©lĂšbre devant sa cour.
A travers les pĂ©pites savoureuses de textes trĂšs inspirĂ©s, s’écoule le nerf tragique le plus Ăąpre, tendu, mordant. Dans cette arĂšne, oĂč les mots guerriers et barbares ont troquĂ©s le lieu des batailles pour les draps de l’alcĂŽve, on mesure avec quel souci du dĂ©tail, avec quel soin pour le sens du texte, et pour la cohĂ©rence du drame, les musiciens rĂ©unis autour du clavecin de Iakovos Pappas, s’ingĂ©nient Ă  incarner et rendre palpitant chaque sĂ©quence.

CLIC D'OR macaron 200JouĂ© Ă  la BNF en avril 2018, le programme trouve un second souffle au studio qui articule encore davantage les moteurs de la provocation, surtout l’expression d’une pensĂ©e libre, imaginative, souveraine dans sa verve dĂ©lirante et poĂ©tique. Le chef et directeur d’Almazis cĂ©lĂšbre en vĂ©ritĂ© l’acuitĂ© de la langue française, celle du baroque Alexis Piron, chansonnier vert et cru. Tous les hommes valent par la taille et l’endurance de leur membre ; toutes les femmes sont prĂȘtes Ă  tout pour s’y abandonner sans retenue. Elles ont le rire gras, et la posture complice. Eux redoublent de malice, de saillies satiriques, de nuances parodiques
 En Conille, Delphine Guevar (et son « Con goulu »), comme Elizabeth Hernandez (dans le rĂŽle titre), relĂšvent parfaitement les dĂ©fis de leurs parties, avec un plaisir manifeste, dans l’expressivitĂ© comme l’intelligibilitĂ©. D’autant que leurs partenaires et tous les musiciens jouent des notes comme les vers des textes choisis, avec une finesse savoureuse. Il faut infiniment de maĂźtrise des caractĂšres (tragique, hĂ©roĂŻque, langoureux, lacrymal
) pour ressusciter cette mosaĂŻque dĂ©lurĂ©e d’instants cocasses et goguenards, d’une fantaisie sans limite, qui dĂ©voilant le tabou, offre un vent rafraĂźchissant contre le puritanisme moderne et l’hypocrisie ambiante. On sait grĂ© Ă  Iakovos Pappas et sa troupe engagĂ©e de rĂ©tablir ce baroque piquant, expĂ©rimental, imprĂ©visible et dĂ©licieusement impertinent
 Ă  mille lieues des recrĂ©ations actuels dont le sĂ©rieux et le noble registre ont fini par asphyxier toute audace et tout esprit d’invention. Le baroque choisi ici souffle l’esprit de Voltaire : il lui faut de la libertĂ© et de l’art. Tout ce que nous offre l’opĂ©ra conçu par Iakovos Pappas dans son insolence policĂ©e. IrrĂ©sistible.

 
 
 
 
 
 

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VOIR un extrait vidĂ©o de VASTA, Reine de BordĂ©lie, 1773 – extraits du spectacle donnĂ© Ă  la BNF BibliothĂšque National de France, en avril 2018.
https://www.youtube.com/watch?v=iIzsuzZUDag

 
 
VOIR LE TEASER VASTA,  reine de BordĂ©lie, tragĂ©die Ă©rotico-lyrique d’Alexis Piron (1773)
Ensemble Almazis – Iakovos Pappas / Co rĂ©alisation BibliothĂšque Nationale de France
https://vimeo.com/301819639  

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https://vimeo.com/301819639  
 
 
 
 
 
 

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yakovos pappasENTRETIEN avec Iakovos PAPPAS, Ă  propos de VASTA, Reine de BordĂ©lie, 1773
 Le 23 novembre 2018 paraĂźt le nouvel album d’Almazis : « Vasta, Reine de BordĂ©lie », tragĂ©die Ă©rotico-lyrique d’Alexis Piron. A partir de textes du XVIIIĂš, le chef et claveciniste, dĂ©fricheur impertinent, poursuit un travail souvent percutant / pertinent sur les sources baroques. En associant baroque et Ă©rotisme, Iakavos Pappas renoue avec l’instinct dĂ©fricheur des plus grands « baroqueux », 
 en dĂ©coule un drame d’un nouveau genre, oĂč lĂ  encore, textes et musique, drame et poĂ©tique sont indissolublement liĂ©s. LIRE notre entretien avec IAKOVOS PAPPAS

 
 
 

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LILLE, ONL. Alexandre Bloch au Musée des BA de LILLE

BLOCH-alexandre-bloch-maestro-orchestre-national-de-lille-classiquenews-thumbnail_portrait-HD@Jean-Baptiste-MillotLILLE, ONL. Demain, vendredi 23 nov 18, 12h30. Le chef Alexandre Bloch prĂ©sente ses tableaux favoris, au MusĂ©e des BA de Lille. « Un Midi, Un Regard » – Retrouvez en vidĂ©o facebook live Alexandre Bloch – directeur musical de l’Orchestre National de Lille – pour un rendez-vous dĂ©ambulatoire unique entre peintures et musique depuis les collections du Palais des Beaux-Arts de Lille en compagnie de son directeur Bruneau Girveau
 L’expĂ©rience a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e par Jean-Claude Casadesus prĂ©cĂ©demment dans le mĂȘme musĂ©e : en compagnie du directeur des lieux (qui peut aussi complĂ©ter le commentaire), Alexandre BLOCH guide les spectateurs en un parcours personnel jalonnĂ© de ses tableaux prĂ©fĂ©rĂ©s


UN CHEF AU MUSEE

Demain VENDREDI 23 NOVEMBRE 2018, rendez-vous mĂȘme heure – 12h30 – sur la page facebook de l’Orchestre National de Lille mais aussi celles du Palais des Beaux-Arts de Lille, de l’Association Française des Orchestres dans le cadre d’Orchestres en fĂȘte 2019!

www.facebook.com/orchestrenationallille

www.pba-lille.fr/Visiter/Individuel (séance au Palais des Beaux-Arts complÚte)

Prochain rendez-vous connectĂ© : Smartphony#2 samedi 2 fĂ©vrier Ă  18h30 autour de la Symphonie n°1 de Mahler : tout comprendre de la Symphonie “TITAN” de Gustav Mahler…  www.onlille.com/saison_18-19/concert/smartphony/

LIRE aussi notre présentation du CYCLE MAHLER par Alexandre BLOCH à partir du 1er février 2019 : cycle symphonique événement, un ELDORADO spectaculaire


VASTA, Reine de Bordélie. Entretien avec IAKOVOS PAPPAS / ALMAZIS

VASTA-almazis-cd-livre-critique-annonce-classiquenews-cd-par-classiquenewsVASTA, Reine de BordĂ©lie. Entretien avec IAKOVOS PAPPAS, directeur musical et fondateur de l’ensemble Almazis. Le 23 novembre 2018 paraĂźt le nouvel album d’Almazis : « Vasta, Reine de BordĂ©lie », tragĂ©die Ă©rotico-lyrique d’Alexis Piron. A partir de textes du XVIIIĂš, le chef et claveciniste, dĂ©fricheur impertinent, poursuit un travail souvent percutant / pertinent sur les sources baroques. En associant baroque et Ă©rotisme, Iakavos Pappas renoue avec l’instinct dĂ©fricheur des plus grands « baroqueux », 
 en dĂ©coule un drame d’un nouveau genre, oĂč lĂ  encore, textes et musique, drame et poĂ©tique sont indissolublement liĂ©s. Ils questionnent la forme musical, l’intention du texte, le sens d’une situation dramatique. Entre irrĂ©vĂ©rence, provocation mais pertinence, Iakovos Pappas rĂ©tablit la qualitĂ© suprĂȘme du baroque : sa vitalitĂ© critique. Ainsi Vasta 2018 est le fruit attendu d’une gestation longue et reportĂ©e (amorcĂ©e dĂšs 2003) qui n’a pas manquĂ© Ă©videmment, dans notre sociĂ©tĂ© bienpensante, puritaine et ouatĂ©e, de susciter refus et incomprĂ©hension
 Entretien exclusif.

   

 

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CLASSIQUENEWS : Quels sont les critÚres qui vous ont permis de sélectionner textes et musique pour ce nouveau programme ? 

yakovos pappasIakovos PAPPAS : Je crois que mon goĂ»t pour le rire est le principal critĂšre ; le constat aussi d’un raidissement moral gĂ©nĂ©ral et des relents d’intolĂ©rance trĂšs inquiĂ©tants. D’autre part l’ennui causĂ© par des programmations d’une tristesse Ă  faire mourir instantanĂ©ment, m’ont Ă©galement dĂ©cidĂ© Ă  exploiter ce rĂ©pertoire pour la plus grande rĂ©probation de la sainte biensĂ©ance baroqueuse, prĂŽnant la puretĂ© artistique.
Vasta est l’aboutissement de rĂ©flexions et de recherches durant une vingtaine d’annĂ©es, ce qui doit constituer le plus long projet de la musique dite baroque. DĂ©jĂ  en 1998, nous prĂ©parions avec Philippe LĂ©naĂ«l dans le cadre du feu « Printemps des Arts de Nantes », une sorte de joute-en-spectacle : opposer PhĂšdre de Racine Ă  Vasta de Piron ; une levĂ©e de boucliers au sein mĂȘme du conseil d’administration eut raison de notre trĂšs grand enthousiasme. Vous comprendrez alors que je suis extrĂȘmement reconnaissant auprĂšs de MM. Jean-Loup Gratton et François Nida qui permirent, par leur impeccable accueil au sein de la BibliothĂšque de France, d’achever cette longue aventure.
 

   

 

CLASSIQUENEWS : Qu’est-ce qui prĂ©serve la cohĂ©rence de l’ensemble ?

Iakovos PAPPAS : En tout cas ni l’argent, ni le pouvoir ; je n’ai ni l’un ni l’autre.
Il se pourrait que les artistes avec lesquels je collabore, trouvent satisfaction Ă  ce que je ne demande rien que je ne pourrais rĂ©aliser moi-mĂȘme ; si vous voulez je suis mon propre cobaye. Peut-ĂȘtre la cohĂ©rence est prĂ©servĂ©e par l’absence de rapports de pouvoir ; je ne fais pas la musique pour assouvir des frustrations en traitant chanteurs et instrumentistes avec la morgue d’un roitelet.

   

 

CLASSIQUENEWS : L’effectif instrumental requis et les chanteurs apportent quels Ă©clairages sur le sens et le dramatisme des Ɠuvres ?

Iakovos PAPPAS : Pour un projet radical et exceptionnel, il faut une Ă©quipe exceptionnellement douĂ©e et capable d’une expression radicale.
Concernant les chanteurs, qui sont aussi et surtout des acteurs chantants, il n’y a pas beaucoup Ă  dire ; quant Ă  l’effectif, il est imposĂ© par les besoins de Vasta, piĂšce principale de la production ; enfin rien sauf l’impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© des qualitĂ©s requises extrĂȘmement rares, surtout prĂ©sentement : une absence trĂšs poussĂ©e de scories petit-bourgeois-bien-rangĂ©. Cette distribution obligĂ©e ne fut pas un fardeau mais au contraire l’occasion d’expĂ©rimentations trĂšs fertiles : je fus obligĂ© de revoir
les piĂšces Ă  l’origine Ă  une voix, tels « Le pot de chambre », et « Si vos cheminĂ©es, Mesdames »  en les mettant en plusieurs voix.
La partie instrumentale en revanche a Ă©normĂ©ment Ă©voluĂ© depuis la crĂ©ation de la premiĂšre version en 2003. A l’époque, il n’y avait que la basse-continue pour soutenir tout le spectacle ; ce qui fut herculĂ©en. Il m’a paru nĂ©cessaire, si on voulait atteindre le postulat d’une efficacitĂ© radicale, d’ajouter quelque chose qui manquait aux origines, et qui rendrait nos travaux justes et parfaits, du point de vue de l’expression bien sĂ»r ; ainsi naĂźtra l’idĂ©e d’ajouter un prologue, et un divertissement ; utiliser Ariane Ă  Naxos de G. Benda (d’aprĂšs une version pour quatuor Ă  cordes du XVIIIe siĂšcle) pour transformer des scĂšnes en mĂ©lodrame. L’accompagnement musical ajouta quelque chose de trouble et mĂȘme d‘inquiĂ©tant : faut-il rire, faut-il pleurer pendant les deux scĂšnes des messagers ? Il y aurait beaucoup Ă  dire sur ces rapports qui se crĂ©ent dans le cadre du mĂ©lodrame.

   

 

CLASSIQUENEWS : Quel érotisme se précise à travers ce programme ?  Est-on proche de Sade ou des LumiÚres ? Dénotez-vous une lecture parodique voire satirique à travers le prétexte dramatique ?

Iakovos PAPPAS : Bannissons une rumeur tenace au sujet du mouvement appelĂ© « les LumiĂšres » : du point de vue de la sexualitĂ©, les coryphĂ©es de ce mouvement sont aussi loquaces que les carpes. Ils semblent restĂ©s, telle est mon estimation, dans leur Ă©tat de petits bourgeois guindĂ©s. Lisez Voltaire et Montesquieu, les hĂ©rauts prĂ©sumĂ©s des libertĂ©s sociales : l’article sur la femme et sur la pĂ©dĂ©rastie du premier dans son Dictionnaire Philosophique de 1764 (oĂč il n’est question que peu de philia) ; l’article intitulĂ© Crime contre nature de l’Esprit des Lois (Livre XII, chapitre 6) du second. Nous sommes trĂšs Ă©loignĂ©s de l’esprit qui rĂšgne dans Vasta ou La Comtesse d’Olonne (que nous enregistrĂąmes au dĂ©but des annĂ©es 2000) ou La Nouvelle Messaline ou encore Caquire.
L’esprit des piĂšces choisies est trĂšs loin de celui qui rĂšgne dans les ouvrages de Sade. Toutes les piĂšces que nous lĂ»mes sont remplies d’un esprit insinuant, de sel fin, moqueur. A l’opposĂ© des Ă©crits de De Sade, l’acte sexuel n’a pas une fonction punitive ; il n’y a ni viol, ni esprit blasphĂ©matoire, ni athĂ©isme, et sĂ»rement pas une apologie du meurtre ; rire est plus important que discourir sur l’existence de Dieu. En mĂȘme temps il y rĂšgne un esprit parodique assez sanglant concernant souvent des auteurs du grand style devenus dĂ©jĂ  classiques, inĂ©vitablement les Corneille et les Racine.

   

 
  

 

CLASSIQUENEWS : En quoi ce programme original et inĂ©dit est-il emblĂ©matique d’Almazis ?

Sans vouloir me vanter, je dirai que cette question est tautologique : par postulat Almazis est une formation qui se pose au-delĂ  des clivages de coquetteries esthĂ©tiques ordinaires, et Ă©prouve une aversion viscĂ©rale pour les collections d’objets enfermĂ©s sous cloches de verre et plongĂ©s dans du formol.

   

 

Propos recueillis en novembre 2018.

 
 

 
 

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vasta-almazis-classiquenews-annonce-critique-cd-entretien-iakovos-pappas-582  

 
CD, Ă©vĂ©nement. VASTA, REINE DE BORDELIE, tragĂ©die Ă©rotico-lyrique d’Alexis PIRON. Almazis, Iakovos Pappas (1 cd Maguelone)
. Parution le 23 novembre 2018. PRESENTATION DU CD : « Vasta, Reine de BordĂ©lie (1773) ou le ThĂ©Ăątre Gaillard ». Quels sont les grands poĂštes tragiques du XVIIIĂš, de la mort de LOUIX XIV Ă  1789 ? Il semble qu’aprĂšs la tension morale des tragĂ©dies de Corneille et de Racine au XVIIĂš, le XVIIIĂš s’allĂšge, s’enivre mĂȘme de comĂ©dies plus lĂ©gĂšres, de ballets afriolants, de spectacles hybrides, mi comiques mi impertinents et toujours satiriques
 Autant de rĂ©alisations lĂ©gĂšres et libertines, et rime avec plaisir et libĂ©ration Ă©rotique. Ce sont pour la majoritĂ© des partitions d’une libertĂ© formelle que le XIXĂš puritain a pris soin d’étouffer, d’effacer, d’ignorer.
InspirĂ© par la rencontre de la musique, de la poĂ©sie et du thĂ©Ăątre, l’ouvrage d’Alexis PIRON nous offre un visage des rĂ©alisations poudrĂ©es voire kitsh que l’on nous sert familiĂšrement. Iakovos Pappas et son ensemble Almazis nous offrent un regard direct sur cette libertĂ© de pensĂ©e et de chanter propre Ă  la sociĂ©tĂ© inventive d’avant 1789 : libertinage, Ă©rotisme ont pour tĂ©moin privilĂ©giĂ©.. la musique. Ici une chanson Ă  boire valeur de fugue, 
 les usages populaires ou nobles sont inversĂ©s, croisĂ©s, mĂ©tissĂ©s. La chanson paillarde du XVIIIĂš a un charme souvent irrĂ©sistible car propre au XVIIIĂš français, l’écriture en est toujours raffinĂ©e, Ă©lĂ©gante, d’une finesse que Almazis ressuscite avec impertinence et vivacitĂ©. Critique du CD VASTA / ALMAZIS Ă  venir dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS

   

   

 

MILAN, Scala. Riccardo Chailly joue ATTILA de VERDI

VERDI_442_Giuseppe_Verdi_portraitFRANCE MUSIQUE, Ven 7 dĂ©c 18 : 20h. VERDI: ATTILA, Chailly.  En direct (ou presque) de La Scala de Milan, l’opĂ©ra de Verdi crĂ©Ă© Ă  la Fenice de Venise le 17 mars 1846, ouvre ainsi sur le petit Ă©cran mais en quasi direct, la nouvelle saison du thĂ©Ăątre scaligĂšne. On sait combien le librettiste de dĂ©part Solera, qui pourtant dut partir avant de livrer la fin de l’intrigue, se brouilla avec Verdi : celui ci commanda Ă  Piave, un nouveau final, non pas un chƓur comme le voulut Solera, mais un ensemble (et quel ensemble! : un modĂšle du genre). Du nerf, du sang, du crime
 le premier Verdi semble s’essayer Ă  toutes les ficelles du drame sanglant et terrible. Au VĂš siĂšcle, la ville d’AquilĂ©e prĂšs de Rome, fait face aux invasions des Huns et Ă  la superbe conquĂ©rante d’Attila (basse). Ce dernier, cruel et barbare en diable, refuse toute entente pacifique avec le romain Ezio (baryton) ; c’est pourtant ce dernier qui a l’étoffe du hĂ©ros, patriote face Ă  l’ennemi Ă©tranger (« Tu auras l‘univers, mais tu me laisses l’Italie » / une dĂ©claration qui soulĂšve l’enthousiasme des spectateurs de Verdi, Ă  quelques mois de la RĂ©volution italienne
).

Au I : Attila marche sur Rome, mais frĂ©mit devant l’Ermite dont il a rĂȘvĂ© la figure
 cependant que parmi les vaincus, Foresto (tĂ©nor) rejoint la fiĂšre Odabella (soprano) qui entend se venger des Huns, arrogants, victorieux


Au II : Attila dĂ©fie Ezio qui proteste vainement ; tandis que, coup de thĂ©Ăątre, Odabella dĂ©joue la tentative d’empoisonnement d’Atiila par Foresto : elle Ă©pouse mĂȘme le vainqueur Attila


Au III : Odabella qui n’en est pas Ă  une contradiction prĂšs, se repend, rejoint Foresto et tue son Ă©poux Attila, tandis que les troupes romaines menĂ©es par Ezio, le sauveur, attaquent les Huns


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chailly riccardo maestro stravisnky portrait presentation par classiquenews ae64e0366e4c19713bd9183f508c800f.jpg.w=262Sans vraiment de profondeur encore, ni d’ambivalence ciselĂ©e, (cf la maniĂšre avec laquelle, les Ă©pisodes et les situations se succĂšdent au III), les personnages d’Attila ne manquent pas cependant de noblesse ni de grandeur voire de noirceur trouble (comme Attila, dĂ©vorĂ© par les songes et les rĂȘves au I, prĂ©figuration des tourments de Macbeth). Le protagoniste ici est une femme, soprano aux possibilitĂ©s Ă©tendues digne d’Abigaille (Nabucco) : ample medium, belcanto mordant, Ă  la fois raffinĂ© et sauvage
 comme la partition de ce Verdi de la jeunesse. A Milan, le directeur musical de La Scala, Riccardo Chailly devrait dĂ©fendre la partition avec intensitĂ© et profondeur, malgrĂ© les Ă©videntes maladresses et dĂ©sĂ©quilibres de la partition de 1846…  Le chef dirige les forces locales, et la basse Ildar Abdrazakov incarne Attila, sur les traces du lĂ©gendaire Nicolai Ghiaurov dans le rĂŽle-titre


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Giuseppe Verdi : Attila
OpĂ©ra en un prologue et trois actes sur un livret de Temistocle Solera et Francesco Maria Piave tirĂ© de la tragĂ©die de Zacharias Werner : “Attila, König der Hunnen »

Ildar Abdrazakov, basse, Attila, roi des Huns
Saioa Hernandez, mezzo-soprano, Odabella, fille du seigneur d’Aquileia
Simone Piazzola, baryton, Ezio, général romain
Fabio Sartori, ténor, Foresto, chevalier aquiléen
Francesco Pittari, tĂ©nor, Uldino, jeune breton esclave d’Attila
Gianluca Buratto, basse, Leone, vieux romain
Choeur et Orchestre de la Scala de Milan
Direction : Riccardo Chailly

(Davide Livermore, mise en scĂšne)

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Plus d’infos sur le site de la Scala de Milan / Teatro alla Scala :
http://www.teatroallascala.org/en/index.html

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Integrale CHOSTAKOVITCH par le DSCH Ensemble

SHOSTA-CHOSTAKOVITCH-CD-PARATY-critique-cd-review-cd-critique-par-classiquenews-PARATY_718232_Shostakovich_Ensemble_COUV_HMPARIS, LISBONNE. DSCH Ens / CHOSTAKOVICH Ens. Les 15, 18 dĂ©c 18. IntĂ©grale de la musique de chambre pour piano et cordes de Dmitri CHOSTAKOVITCH. Pour lancer son nouvel enregistrement discographique (coffret CHOSTAKOVITCH 2 CD Ă©ditĂ© par PARATY, le DSCH Ensemble / Ensemble Schostakovitch joue les piĂšces du disque, premiĂšre intĂ©grale de la musique pour cordes et piano de Dmitri Chostakovtich, une somme musicale dont la valeur est indiscutable tant l’implication et le complicitĂ© des solistes rĂ©unis par le pianiste portugais Filipe PINTO-RIBEIRO dĂ©fendent avec conviction et sensibilitĂ©, les mondes expressifs, incandescents voire hallucinĂ©s et Ă©nigmatiques, abstraits et introspectifs
 du compositeur russe (cf le mouvement lent de la Sonate pour violon et piano, ici enregistrĂ© et jouĂ© par F Pinto-Ribeiro et le violoniste canadien Corey Cerosek).
Autre argument soulignant la musicalitĂ© de l’approche collective, toutes les cordes sont de facture historique plutĂŽt prestigieuse s’agissant de Cory Cerovsek (Stradivarius « Milanollo, 1728), Isabel Charisius (alto « ABQ », Laurentius Storioni, 1780), Adrian Brendel (violoncelle)

C’est peu dire que Chostakovitch a dĂ©posĂ© dans sa musique de chambre pour piano les clĂ©s de son ĂȘtre profond (dont le motif DSCH, dĂ©coulant des notes de la gamme correspondant aux initiales). Les niveaux de lecture sont multiples. La grande richesse de la musique exige des instrumentistes une concentration absolue et un engagement Ă©motionnel, permanent. Les dĂ©fis sont Ă©levĂ©s, voilĂ  qui promet et assure aux spectateurs une nouvelle expĂ©rience de chambrisme ardent autant qu’habitĂ©.

 
 
 

1960_schostakowitsch_dresden 
 
 

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MusĂ©e de l’ArmĂ©e, INVALIDES
Samedi 15 décembre 2018, 16h
Salle Turenne
Prix unique : 10 euros
(8 euros : solidaritĂ© et – de 26 ans)

DSCH – Shostakovich Ensemble
Avec Filipe Pinto-Ribeiro (piano), Corey Cerovsek (violon), Adrian Brendel (violoncelle)
Concert de lancement du coffret cd Intégrale Chostakovitch
Concerto de Lançamento do duplo CD Integral de Schostakovich

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.musee-armee.fr/programmation/concerts/detail/de-mozart-a-chostakovitch.html

 
 
 
 
 
 

Programme :

Chostakovitch, Trio n°1 PoÚme, en ut mineur, opus 8, pour piano et cordes
Mozart, Trio en ut majeur, K. 548, pour piano et cordes
Chostakovitch, Sonate en ré mineur, opus 40, pour violoncelle et piano
Mozart, Sonate en mi mineur, K. 304, pour violon et piano
Chostakovitch, Trio n°2 en mi mineur, opus 67, pour piano et cordes

 
 
 

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shostakovitch-ensemble-filipe-pinto-ribeiro-cory-cerovsek-adrian-brendel-concert-annonce-classiquenews

Concert repris le 18 décembre 2018 à Lisbonne

18 DEZEMBRO 2018 I 21h
CENTRO CULTURAL DE BELÉM, LISBOA / PORTUGAL
DSCH – Shostakovich Ensemble: com Filipe Pinto-Ribeiro, Corey Cerovsek e Adrian Brendel
Concerto de Lançamento do duplo CD Integral de Schostakovich
Obras de Mozart e Schostakovich [+ info]
https://www.ccb.pt/Default/pt/Programacao/Musica?a=1584

 
 
 

schostakovich ensemble dsch dmitri chostakovitch classiquenews

 
 
 

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PrĂ©sentation par le MusĂ©e de l’armĂ©e, Invalides
150 ans sĂ©parent les naissances de ces deux gĂ©nies de l’histoire de la musique – Mozart (1756) et Chostakovitch (1906). Les deux compositeurs seront mis Ă  l’honneur pour ce concert de lancement du double album de l’IntĂ©grale de la musique de chambre pour piano et cordes de Dimitri Chostakovich. Le DSCH – Ensemble Chostakovitch a Ă©tĂ© fondĂ© par le pianiste Filipe Pinto-Ribeiro en 2006, l’annĂ©e du centenaire de naissance du compositeur Dmitri Chostakovitch. Sa formation est Ă  gĂ©omĂ©trie variable constituant ainsi une plate-forme de rencontre et d’interaction de musiciens d’excellence. L’ensemble a collaborĂ© avec des musiciens tels Renaud Capuçon, Pascal MoraguĂšs, JosĂ© van Dam, Michel Portal, Gary Hoffman, GĂ©rard CaussĂ© entre autres. Filipe Pinto-Ribeiro est un des musiciens portugais les plus reconnus au niveau national et international. Il a Ă©tĂ© nommĂ© rĂ©cemment en tant que Steinway Artist. Pour ce concert en particulier, l’Ensemble Chostakovitch compte avec la participation du grand violoniste canadien Corey Cerovsek qui jouera le lĂ©gendaire Stradivarius “Milanollo” de 1728, un violon jouĂ© par Christian Ferras, Giovanni Battista Viotti et NicollĂČ Paganini. Le britannique Adrian Brendel, un des plus grands violoncellistes actuels, parcourt le monde en tant que soliste et chambriste. Dans sa vaste discographie compte Les Sonates pour violoncelle et piano de Beethoven enregistrĂ©es avec son pĂšre Alfred Brendel.

 
 
 

CRITIQUE CD

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SHOSTA-CHOSTAKOVITCH-CD-PARATY-critique-cd-review-cd-critique-par-classiquenews-PARATY_718232_Shostakovich_Ensemble_COUV_HMNOTRE CRITIQUE DU COFFRET CHOSTAKOVITCH par le DSCH Ensemble / CD Ă©vĂ©nement, SHOSTAKOVICH / CHOSTAKOVITCH : complete chamber music for piano and strings / DSCH – Shostakovich ensemble (2 cd PARATY). Ce pourrait bien ĂȘtre le coffret Ă©vĂ©nement de 2018 : l’intĂ©grale des oeuvres pour musique de chambre pour piano et cordes de Dmitri Chostakovitch – Jamais une telle somme majeure pour l’expression musicale du XXĂš siĂšcle n’avait Ă©tĂ© rĂ©unie en un seul coffret : c’est chose faite grace Ă  l’initiative du pianiste Filipe Pinto-Ribeiro et son DSCH – Ensemble Chostakovitch / Shostakovich Ensemble. Âpre et intense, profonde voire lugubre, inquiĂšte et angoissĂ©e, mais d’une ineffable tendresse humaine, la musique de Dmitri Chostakovitch Ă  l’époque de la terreur stalinienne sait porter le masque de la distance, faussement indiffĂ©rente, pour mieux ciseler une absolue comprĂ©hension de la nature humaine, dans ses contradictions, ses horreurs et sa grandeur. A l’écoute de cette musique pudique et intime (sous la voile d’un cynisme distanciĂ©), relevant les dĂ©fis de l’écoute collective, et du jeu chambriste le plus raffinĂ©, les 4 solistes rĂ©unis autour de Filipe PINTO-RIBEIRO, – tous individualitĂ©s fortes capables aussi de se fondre dans une Ă©tonnante sonoritĂ© collective-, rĂ©alisent en 2 cd, pour le label PARATY, une intĂ©grale Ă©vĂ©nement, vĂ©ritable accomplissement qui s’avĂšre ĂȘtre la rĂ©fĂ©rence nouvelle.

 
 
 

TEASER VIDEO

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SHOSTAKOVICH-CHOSTAKOVITCH-ensmeble-pinto-ribeiro-complete-chamber-music-for-strings-and-piano-video-par-classiquenews-PARATY-2-cd-set-boxVOIR le TEASER VIDEO du coffret SHOSTAKOVICH IntĂ©grale piano / cordes musique de chambre (PARATY) / DSCH Ensemble – Ensemble Shhostakovich
http://www.classiquenews.com/teaser-video-chostakovitch-integrale-de-la-musique-de-chambre-pour-piano-et-cordes-paraty-productions/

Un Chostakovitch / Shostakovich dĂ©poussiĂ©rĂ©, habitĂ©, rĂ©gĂ©nĂ©rĂ© : sincĂšre et vrai. Coffret Ă©vĂ©nement, CLIC de CLASSIQUENEWS 2018, Ă©lu meilleur cd de l’annĂ©e 2018 (RĂ©alisation studio CLASSIQUENEWS.TV).

 
 
 

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CD, annonce. STABAT MATER, FOLIA par Le Concert de l’HOSTEL-DIEU / Franck-Emmanuel COMTE

concert-hostel-dieu-franck-emmanuel-comte-pergolesi-pergolese-stabat-mater-critique-cd-review-classiquenewsCD, annonce. STABAT MATER, FOLIA par Le Concert de l’HOSTEL-DIEU / Franck-Emmanuel COMTE. NOVEMBRE, mois actif pour l’ensemble fondĂ© et dirigĂ© par Franck Emmanuel COMTE, LE CHD pour Concert de l’HOSTEL-DIEU, rĂ©sident Ă  Lyon. Au dĂ©but de ce mois de novembre 2018 ( 2 novembre 2018) a paru un premier cd inĂ©dit « PERGOLESE, UN STABAT MATER NAPOLITAIN », programme phare de cette fin d’annĂ©e pour le collectif qui aime et rĂ©ussit l’alliance du dĂ©frichement artistique et de la rĂ©invention de la forme des concerts : le cd Ă©ditĂ© chez CHRONOS (rĂ©f. : ICSM 012) apporte une lecture nouvelle voire rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e du fameux Stabat Mater du napolitain Giovanni Battista Pergelosi (PergolĂšse). Les piĂšces ainsi enregistrĂ©es sont le fruit d’une recherche menĂ©e depuis longtemps et rĂ©guliĂšrement dans le fonds de la BibilothĂšque Municipale de Lyon, qui conservait la mĂ©moire de concerts historiques jouant le Stabat Mater au XVIIIĂš selon le goĂ»t des acadĂ©mies musicales lyonnaises de l’époque. Franck-Emmanuel COMTE apporte aussi un regard particulier, enrichissant la connaissance de la partition avec la part des pratiques napolitaines traditionnelles oĂč pĂšse l’attrait spĂ©cifique des polyphonies et des tarentelles, au rythme enivrant, extatique voire hypnotique


 
 
 

« PERGOLESE, UN STABAT MATER NAPOLITAIN » par Le Concert de l’HOSTEL-DIEU / Franck-Emmanuel COMTE (1 cd ICSM Records). Prochaine critique Ă  venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews

 
 
 

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FOLIA-concert-hostel-dieu-franck-emmanuel-comte-cd-review-critique-cd-classiquenews-mourad-merzouki-critique-balletPuis, le 23 novembre prochain, un autre programme est Ă©ditĂ© chez le label 1001 NOTES (Limousin, France) : « FOLIA », programme enthousiasmant qui rĂ©active aussi la magie dansante, frĂ©nĂ©tique des Tarentelles napolitaines et des Folias virtuoses de l’ñge baroque. La musique est remixĂ©e, enrichie par les musiques Ă©lectroniques de GrĂ©goire Durrande qui en apporte une couleur trĂšs contemporaine tout en ciselant encore le relief des timbres d’époque. Le spectacle est aussi nĂ© d’un rencontre avec le chorĂ©graphe MOURAD MERZOUKI, pour la conception d’un ballet intĂ©gral, oĂč le geste, les mouvements collectifs apportent autant que le charme de la voix soliste et du collectif instrumental pilotĂ© depuis le clavecin par Franck-Emmanuel COMTE. Electronique, hip-hop, chant et langueur baroque sont les Ă©pices particuliĂšres de ce programme riche en mĂ©tissages. Le spectacle Folia a Ă©tĂ© crĂ©Ă© en juin 2018 en ouverture des Nuits de FourviĂšre Ă  Lyon. Le programme est encore en replay sur le site d’ARTE.TV
LIRE aussi notre critique complĂšte du spectacle FOLIA

 
 
 

« FOLIA » par Le Concert de l’HOSTEL-DIEU / Franck-Emmanuel COMTE (1 cd 1001 NOTES). Prochaine critique Ă  venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews. Le 17 dĂ©cembre 2018, concert FOLIA Ă  PARIS, AthĂ©nĂ©e.

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CD, coffret événement, annonce. BERLIOZ ODYSSEY : LSO / The complete Sir COlin Davis recordings (15 cd LSO, 2000-2013)

berlioz-ODYSSEY-box-set-10-CD-critique-cd-review-cd-CLIC-de-CLASSIQUENEWS-2019-dossier-BERLIOZ-150-ans-classiquenewsCD, coffret Ă©vĂ©nement, annonce. BERLIOZ ODYSSEY : LSO / The complete Sir COlin Davis recordings (15 cd LSO, 2000-2013). Berliozien, Sir Colin Davis l’est avant tout autre. Et bien avant les français, tant le chef britannique a dĂ©montrĂ© non sans argument sa passion pour la musique romantique française, exploitant toutes les ressources du LSO LONDON SYMPHONY ORCHESTRA, orchestre chatoyant et dramatique, d’une rare efficacitĂ© et plus encore, Ă  la fois Ă©lĂ©gant et nerveux, dans les pages les plus mĂ©ritantes de notre Hector national
 si peu compris, et Ă©valuĂ© Ă  sa juste mesure par ses compatriotes qui encore en 2019, continueront de le bouder : un musicien humainement dĂ©testable et jamais content, Ă  l’aune du compositeur, plus spectaculaire que poĂšte. Le dĂ©saccord entre notre pays et Berlioz ne date pas d’hier et se poursuit. On veillera Ă  suivre les cĂ©lĂ©brations de l’annĂ©e BERLIOZ 2019.

Or Ă  BERLIOZ revient le mĂ©rite aprĂšs Rameau, avant Debussy et Ravel, de rĂ©inventer l’orchestre français, douĂ© d’une sensibilitĂ© inouĂŻe pour la couleur, le timbre, l’orchestration. DAVIS nous indique tout cela, grĂące Ă  une baguette infiniment ardente, articulĂ©e, dĂ©taillĂ©e
 amoureuse de la couleur berliozienne. VoilĂ  qui avant l’annĂ©e 2019, nous comble dĂ©jĂ . Le disque satisfait notre attente, car avouons le, nous n’attendons rien de l’annĂ©e Berlioz Ă  venir. A voir.
Le coffret BERLIOZ 2019 Ă©ditĂ© par le LSO dĂšs ce mois de dĂ©cembre, ouvre officiellement l’annĂ©e BERLIOZ 2019, celle des 150 ans de la mort (1869), composant Ă  partir des enregistrements de Colin Davis et du LSO, une somme discographique incontestable. Certes, les chanteurs maĂźtrisent diversement l’éloquence et l’articulation française
 mias souvent la justesse du style, de l’intonation, le caractĂšre
 sont majoritairement respectĂ©s, voire sublimĂ©s.
Le coffret de 15 cd comprend les enregistrements live rĂ©alisĂ©s au Barbican Center par le LSO et Colin Davis, bon nombre en 2000 (Symphonie Fantastique, La Damnation de Faust, Les Troyens, BĂ©atrice et BĂ©nĂ©dicte, 
) puis 2003 (Harold en Italie), 2006 (L’Enfance du Christ), 2007 (Benvenuto Cellini), 2012 (Requiem)
jusqu’à novembre 2013 (RomĂ©o et Juliette).

CLIC D'OR macaron 200Parmi les rĂ©ussites (nombreuses) de ce coffret Ă©vĂ©nement, distinguons netre autres, la Juliette d’Olga Borodina (pour son timbre veloutĂ©, sensuel si soyeux – mais au français bien perfectible) ; L’enfance du Christ pour le trio vocal rĂ©uni en dĂ©cembre 2006 (Yann Beuron / Le Narrateur ; Kenneth Tarver / Joseph – Susan Gritton / Marie) ; le sublime Requiem de 2012 (enregistrĂ© en la CathĂ©drale Saint-Paul, avec Barry Banks, en tĂ©nor illuminĂ© pour le Sanctus)

Pour le reste, toutes les rĂ©alisations ont en partage cette Ă©lĂ©gance racĂ©e, nerveuse qui fait la spĂ©cificitĂ© anglaise de l’approche Davis. Coffret Ă©vĂ©nement. CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2018, donc cadeau idĂ©al pour NOËL 2018.

VENDÔME, Palmarùs du 8ù CONCOURS BELLINI 2018. Nouvelle diva belcantiste : Nombulelo YENDE

8Ăšme CONCOURS BELLINI Ă  VENDÔME (41)VENDÔME, PalmarĂšs du 8Ăš CONCURS BELLINI 2018. VoilĂ  longtemps que l’on n’avait pas vĂ©cu une telle Finale : des tempĂ©raments marquants, de nombreuses voix dotĂ©es d’un timbre trĂšs sĂ©duisant (y compris chez les hommes), une maĂźtrise partagĂ©e du legato et du phrasĂ©, et souvent des airs choisis parmi les plus difficles et exigeants de la scĂšne belcantiste (Lucrezia Borgia, Il Pirata, Anna Bolena, Lucia di Lammermoor, Norma, I Puritani
)
  A VendĂŽme (Campus Monceau Assurances), s’est dĂ©roulĂ© le dernier tour du 8Ăš CONCOURS BELLINI (samedi 17 novembre 2018), compĂ©tition unique au monde en ce qu’elle sĂ©lectionne les talents belcantistes, ceux capables de chanter Rossini, Bellini, Donizetti (et aussi Mozart). PrĂ©sidĂ© par le cofondateur du Concours, le chef gĂ©nois MARCO GUIDARINI, le jury 2018  a proclamĂ© le palmarĂšs final suivant :

   

Révélation du Concours BELLINI 2018

Nombulelo YENDE, jeune diva belcantiste

Nombulelo YENDE, Soprano / Afrique du Sud
Premier Prix 2018
Prix du Public

  
YENDE-nombelulo-concours-bellini-2018-classiquenews-nouvelel-diva-belcantiste-anna-bolena

 
 
 

 

 

PISANI Laura, Soprano / Argentine (Prix spécial voix féminine)
CIMOLIN Arianna, Soprano / Italie (Prix spécial Ville de VendÎme)
BAÑERAS Sara, Soprano / Espagne (Prix du GSTAAD NYMF)

 
 

Il n’a pas Ă©tĂ© remis de Prix Mady MesplĂ© pour la meilleure interprĂ©tation d’un air en français

 
 
 

Le 8Ăš CONCOURS BELLINI aura donc connu ce qu’il avait produit lors de sa 1Ăšre Ă©dition : la rĂ©vĂ©lation d’un talent exceptionnel pour le moins prometteur. Celui de la jeune soprano Nombulelo YENDE, soeur cadette de Pretty YENDE, laquelle avait sidĂ©rĂ© les membres du Jury en
 2010. Une aventure unique Ă  ce jour semble se prĂ©ciser, marquĂ©e dĂ©sormais par le talent de deux soeurs douĂ©es pour l’art du bel canto, toutes deux rĂ©vĂ©lĂ©es avant tous les autres concours europĂ©ens par le CONCOURS INTERNATIONAL de BEL CANTO VINCENZO BELLINI (co fondĂ© par Youra Nymoff-Simonetti et Marco Guidarini). A suivre.

 
  

 LIRE notre présentation générale du CONCOURS BELLINI 2018

 
 
 
 

 
 

APPROFONDIR

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LIRE aussi notre compte rendu du cd ANNA KASYAN : Shades of Love (nov 2017):
http://www.classiquenews.com/cd-annonce-premieres-impressions-handel-shades-of-love-anna-kasyan-soprano-1-cd-evidence/

VOIR notre grand reportage vidĂ©o CONCOURS BELLINI : objectif, dĂ©roulement, enjeux
 Entretien avec Marco Guidarini, Sergio Segalini


VOIR notre reportage vidĂ©o dĂ©diĂ© Ă  l’AcadĂ©mie BELLINI, masterclasses de bal canto avec Viorica Cortez et Marco Guidarini

VOIR notre vidéo ANNA KASYAN chante Bellini (ImogÚne), Premier Prix BELLINI 2013

VOIR notre vidéo SANTIAGO MARTINEZ chante La Danza (GSTAAD Academy Bellini, janvier 2018) 

Illustration / photo : © exclusif studio CLASSIQUENEWS – copyright exclusif rĂ©servĂ© Ă  CLASSIQUENEWS 2018

 
 
 

Concours BELLINI 2018, sélection pour la finale de ce soir (VendÎme)

8Ăšme CONCOURS BELLINI Ă  VENDÔME (41)Le Concours international de BEL Canto VINCENZO BELLINI distingue les meilleurs et les plus prometteurs chanteurs belcantistes soit la crĂšme des interprĂštes Ă  la fois virtuoses et acteurs… Le Concours 2018, Ă  l’issue de la demi finale qui a eu lieu hier soir vendredi 16 novembre, Ă  sĂ©lectionnĂ© les 7 candidats suivants :

 

 

 

Sara BAÑERAS, Soprano, Espagne
Arianna CIMOLIN, Soprano, Italie
Sara FANIN, Soprano, Italie
Paola MAZZOLI, Mezzo-Soprano, Italie
Laura PISANI, Soprano, Argentine
Hernan VUGA, Baryton, Argentine
Nombulelo YENDE, Soprano, Afrique du Sud

 

 

 

Ce soir, samedi 17 novembre 2018, dernier tour (finale) Ă  partir de 20h, en direct et en streaming sur le site du Concours et de l’AcadĂ©mie :
www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com

PIANO au MusĂ©e WÜRTH

wurth piano au musee wurth festival nov 2018 presentation sur classiquenewsERSTEIN, Piano au MusĂ©e WÜRTH : 9-18 nov 2018. Le MusĂ©e WĂŒrth Ă  Erstein, prĂšs de Strasbourg n’est pas seulement l’une des plus intĂ©ressantes collection d’art contemporain entre France et Allemagne ; c’est aussi un Ă©crin pour les concerts et les Ă©vĂ©nements interdisciplinaires, comme en tĂ©moigne le festival Piano au MusĂ©e WĂŒrth, du 9 au 18 novembre prochains. La (dĂ©jĂ ) 3Ăš Ă©dition met Ă  l’honneur la notion de « gĂ©nĂ©rations d’interprĂštes » : ainsi les Ă©lĂšves du Conservatoire de Strasbourg (le 10 nov, 17 et 18h) et de l’École Municipale de Musique d’Erstein paraissent (le 15 nov, 20h et 21h) aux cĂŽtĂ©s de Philippe Entremont (concert de clĂŽture, le 18 nov, 20h), lui-mĂȘme Ă©lĂšve de Marguerite Long qui collabora avec les grands musiciens et compositeurs du XXe siĂšcle tels Stravinsky, Bernstein, Milhaud, Stokowski
 De filiations en transmissions s’écoule une mĂȘme passion pour le clavier et l’idĂ©e d’une musique totale, source de partage, de dĂ©passement, d’enchantement.

 

 

Jean-Marc Luisada, Marie-JosĂšphe Jude, Philippe entremont, AndrĂ© Manoukian, Philippe Kantorow…

Festival de Piano
au musĂ©e WÜRTH d’ERSTEIN

 

Au MusĂ©e WĂŒrth, le piano est mis en scĂšne sous toutes les formes : rĂ©cital chambriste (Luisada joue Schumann, soirĂ©e d’ouverture le 9 nov, 20h), symphonique, ou en dialogue avec le jazz (Trio Pierre de Bethmann, le 14 nov, 20h) et aussi le cinĂ©ma (cf la soirĂ©e de « cinĂ©piano, mon amour », concoctĂ©e par Jean-Marc Luisada, le 10 nov, 20h, lequel en cinĂ©phile passionnĂ©, accompagne et commente La Valse dans l’ombre, chef d’oeuvre du cinĂ©ma hollywoodien des annĂ©es 40.

Anniversaires obligent, le mĂȘme Jean-Marc Luisada et sa consƓur, Marie-JosĂšphe Jude (16 nov, 20h) cĂ©lĂšbrent le 350e anniversaire de la naissance de François Couperin, et le centenaire de la mort de Claude Debussy, deux immenses gĂ©nies de la couleur et de l’évocation.

MĂȘme esprit d’ouverture avec une journĂ©e spĂ©ciale en compagnie d’AndrĂ© Manoukian (17 nov : 17h, 18h, 20h), pianiste compositeur qui, avec son album Apatride, explore de nouvelles contrĂ©es proches de ses origines armĂ©niennes. sans oublier le jeune public.

Les familles (re)dĂ©couvrent l’Histoire de Babar de Poulenc et quelques fables de Jean de La Fontaine contĂ©es par Jean Lorrain et Inga Katzantseva (18 nov, 11h).

Curiosité et anticipation grùce au Quatuor Florestan qui joue Maurice Journeau, décédé en 1999. « Un compositeur français et une oeuvre à découvrir avec sa fille, Chantal Virlet-Journeau » (le 18 nov).

JEUNES TALENTS
 Comme Schumann a su discerner le gĂ©nie du jeune Brahms, quand celui ci Ă©tait encore inconnu, Piano au MusĂ©e WĂŒrth, souhaite accompagner l’émergence des jeunes tempĂ©raments en herbe, professionnels attachants qui mĂ©ritent un tremplin suplĂ©mentaire. Ainsi en novembre 2018, sont prĂ©sents dans la programmation, les nouveaux grands pianistes de demain : Alexandre Kantorow (11 nov, 15h), Emmanuel Coppey, Guillaume Bellom, Maria Kustas, les Ă©tudiants de la Haute École des Arts du Rhin
 et Charlotte Juillard convie ses amis Jonas Vitaud et SĂ©bastien van Kuijk (11 nov).
Le festival dĂ©fend aussi la diffusion de compositeurs injustement mĂ©connus, ainsi le dĂ©jĂ  citĂ©, Maurice Journeau, ou encore Reynaldo Hahn, Alberto Ginastera, Nino Rota. De quoi associer la dĂ©couverte de nouveaux interprĂštes et celle d’auteurs trop peu connus
 une Ă©quation prometteuse.

 

 

 

infos-pratiques-bandeau

 

 

 

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A NOTER. La radio ACCENT 4 diffuse deux Opus Piano au MusĂ©e WĂŒrth en direct les 11 et 18 novembre 2018.

BRUNCH. Les 11 et 18 nov, 12h : brunch entre deux concerts, permettant la dégustation de produits locaux

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wurth piano au musee wurth VIGNETTE sur classiquenews

TOUTES LES INFOS, le dĂ©tail de chaque concert, les dates et les horaires, les rĂ©servations et renseignements pratiques sur le site du MusĂ©e WĂŒrth Ă  Erstein / Festival PIANO au MusĂ©e WÜRTH : 9 – 18 nov 2018

https://www.musee-wurth.fr/activites-evenements/piano-au-musee-wurth/

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LIRE aussi notre entretien avec Olivier EROUART, directeur artistique du festival PIANO AU MUSEE WÜRTH. PrĂ©sentation et fonctionnement de l’Ă©dition 2018…

WURTH-piano-au-musee-wurth-festival-2018-programme-presentationEntretien avec Olivier Erouart, directeur artistique du Festival Piano au MusĂ©e WĂŒrth. PrĂ©sentation de l’édition 2018 du festival de piano au MusĂ©e WĂŒrth, à Erstein prĂšs de Strasbourg. Etabli dans le musĂ©e WĂŒrth, qui met Ă  disposition son auditorium (220 places / et son piano de concert
), le Festival affirme une identitĂ© artistique forte, qui prend en compte les spĂ©cificitĂ©s du lieu oĂč il se dĂ©roule (les collections de peinture dont le musĂ©e est l’écrin
), et aussi les Ă©volutions artistiques du piano actuel. Eclectique, inovant, expĂ©rimental aussi, le cycle musical proposĂ© est l’un de splus complets actuellement, Rencontre et explication avec Olivier Erouart, directeur artistique du Festival


 

 

 

 

 

 

TOURCOING : FIDELIO de BEETHOVEN

atelier lyrique tourcoing logo_siteTOURCOING, 7, 9 dĂ©c 2018. BEETHOVEN : FIDELIO. Tourcoing Ă  l’heure du romantisme allemand
 S’il a composĂ© plusieurs musiques de scĂšne, Fidelio est l’unique opĂ©ra de Beethoven. CĂ©lĂšbre et dĂ©jĂ  estimĂ© comme le prophĂšte de la musique virile et moderne, Ludwig en Ă©crit 3 versions. La premiĂšre en 1805 comportait 3 actes, la deuxiĂšme en 1806 n’en comportait que 2. La troisiĂšme version crĂ©Ă©e le 23 mai 1814 Ă  Vienne, a Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e en France, Ă  Paris Ă  l’OdĂ©on en 1825. Beethoven a mis au net ce qui ne lui semblait pas totalement achevĂ© dans les versions prĂ©cĂ©dentes. D’ailleurs, il n’était pas tout Ă  fait prĂȘt pour la premiĂšre et il a continuĂ© Ă  l’amĂ©liorer pour les dates suivantes !

BEETHOVEN CONTRE LES TYRANS

Le succĂšs n’a fait qu’augmenter au fur et Ă  mesure des reprĂ©sentations. RĂ©volutionnaire, Beethoven transmet dans cet opĂ©ra sa passion pour la libertĂ©, au point d’assurer aujourd’hui Ă  l’ouvrage, la valeur et le statut d’un mythe lyrique : Fidelio est devenu avec le temps, l’opĂ©ra de la libertĂ© contre toutes les formes d’oppression et de pouvoir tyrannique.
Epouse admirable et d’un courage immense, Leonore incarne l’amour et la force. C’est lapaix armĂ©e, prĂȘte Ă  en dĂ©coudre et ici, capable de changer de sexe et d’apparence, de devenir Fidelio pour libĂ©rer de sa prison son Ă©poux incarcĂ©rĂ©, Florestan.
Beethoven_Hornemann-500-carreLa version que prĂ©sente l’ALT Atelier Lyrique de Tourcoing, est celle souhaitĂ©e par Jean-Claude Malgoire (qui nous a quittĂ© en avril dernier), soit celle de 1814, en version concert, comme toujours sur instruments d’origine et avec un casting idĂ©alement choisi : les spectateurs retrouvent ainsi le tĂ©nor Donald Litaker, pour qui Florestan n’a plus vraiment de secret ! Parmi les fidĂšles interprĂštes : VĂ©ronique Gens (pour la premiĂšre fois incarnant le rĂŽle-titre), mais aussi Alain Buet (PellĂ©as et MĂ©lisande, Voyage d’hiver en novembre 2018 qui chante donc l’infĂąme et diabolique Pizzaro) et Nicolas Rivenq (Don Giovanni, TannhĂ€user : Fernando). JĂ©rĂ©my Duffau et Luigi De Donato ont Ă©galement dĂ©jĂ  Ă©tĂ© entendus sur nos planches. Chaque annĂ©e, l’ALT accueille aussi de jeunes chanteurs et pour ce chef d’Ɠuvre, c’est une Ă©lĂšve d’Alain Buet : Marie Perbost (Marcellina).

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FIDELIO Ă  TOURCOINGboutonreservation
TOURCOING Théùtre Municipal R. Devos
Vendredi 7 dĂ©cembre 2018 – 20h
Dimanche 9 dĂ©cembre 2018 – 15h30
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.atelierlyriquedetourcoing.fr/spectacle/fidelio/

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distribution :
Direction musicale : Nicolas Kruger
Scénographie : Jacky Lautem

Leonore / Fidelio : Véronique Gens, soprano
Florestan : Donald Litaker, ténor
Rocco : Luigi de Donato, basse
Marcellina: Marie Perbost, soprano
Jaquino: Jérémy Duffau, ténor
Don Pizzaro: Alain Buet, baryton-basse
Don Fernando: Nicolas Rivenq, baryton

‹ChƓur RĂ©gional des Hauts de France
La Grande Écurie et la Chambre du Roy

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L’HISTOIRE À SĂ©ville, Leonore se travestit en Fidelio pour tenter de sauver son mari Florestan, prĂ©tendu mort, mais retenu prisonnier par Pizzaro le gouverneur de la prison et son geĂŽlier Rocco.

TOURS, Benjamin Pionnier et Gilles Apap

APAP-Gilles-Apap-violon--concert-annonce-evenemnt-sur-classiquenews-mars-2018-gaveau-paris-28-marsTOURS, les 1er, 2 dĂ©c 2018 : MOZART, ARRIAGA. Le chef d’orchestre et directeur de l’OpĂ©ra de Tours, Benjamin Pionnier poursuit le cycle des concerts symphoniques Ă  Tours et propose dĂ©but dĂ©cembre un trĂšs prometteur programme comprenant des Ɠuvres de Mozart (ouverture de Cosi fan tutte le dernier des opĂ©ras de la trilogie Da Ponte), ARRIAGA (jeune prodige mort trop jeune : symphonie en rĂ© majeur). En vedette de ce concert rĂ©jouissant, le violoniste hors normes, vĂ©ritable personnalitĂ© charismatique qui dĂ©cloisonne l’image de la musique classique, par sa dĂ©contraction et sa gĂ©nĂ©rositĂ© vers le public, Gilles Apap (Concerto pour violon et orchestre n°5 de Mozart ; Airs BohĂ©miens de Pablo de Sarasate). Gilles Apap qui sait nourrir sa propre expĂ©rience musicale en jouant les musiques populaires, a trouvĂ© une voie enivrante, rĂ©confortante, entre extrĂȘme virtuositĂ© technicienne et beautĂ© intĂ©rieure du son. C’est donc comme l’affiche du concert l’indique, un Mozart dĂ©complexĂ©, dĂ©semperruquĂ©, et finalement « pop » qui assure l’intĂ©rĂȘt du programme Ă  Tours, et trĂšs probablement sa rĂ©ussite
 Concert Ă©vĂ©nement.

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TOURS, concert Mozart, Arriagaboutonreservation
Gilles Apap, violon
Samedi 1er dĂ©cembre 2018 – 20h
Dimanche 2 dĂ©cembre 2018 – 17h

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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Programme :

Wolfgang Amadeus MOZART
Ouverture de Cosi fan tutte

Concerto pour violon et orchestre n° 5 en la majeur KV.219
Gilles Apap, violon

Pablo de SARASATE
Airs Bohémiens pour violon et orchestre Op.20

Juan CrisĂłstomo de ARRIAGA
Symphonie en ré majeur

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

Conférences de présentation au concert symphonique de décembre à TOURS

Samedi 1er dĂ©cembre – 19h
Dimanche 2 dĂ©cembre – 16h
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar / EntrĂ©e gratuite

Grand Théùtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours

02.47.60.20.00
Contactez-nous
Billetterie
Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

02.47.60.20.20
theatre-billetterie@ville-tours.fr

 mozart concert opera de tours decembre 2018 apapa annonce critique classiquenews

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CONCOURS de Bel Canto VINCENZO BELLINI à VENDÔME

BELLINI concours vincenzo bellini 2017 2018 2019 par classiquenewsVENDÔME, 8Ăš CONCOURS BELLINI, les 16 et 17 novembre 2018. DĂ©diĂ© Ă  l’art si exigeant du Bel Canto, le CONCOURS INTERNATIONAL VINCENZO BELLINI a lieu cette annĂ©e les 16 et 17 novembre Ă  VendĂŽme (1h de PARIS en TGV).
Seule compĂ©tition dĂ©diĂ©e exclusivement aux voix et au rĂ©pertoire belcantistes (plein XIXĂš italien et français
), le Concours Bellini (crĂ©Ă© en 2010) dĂ©fend seul, l’art difficile du bel canto quand la majoritĂ© des Concours d’opĂ©ras mĂȘle tous les styles (lieder et mĂ©lodies, mozartien, romantique, vĂ©riste, moderne.)
 Depuis sa crĂ©ation, le CONCOURS BELLINI s’est imposĂ© parmi les compĂ©titions les plus intransigeantes vis Ă  vis des candidatures ; il a fondĂ© aussi sa propre AcadĂ©mie estivale, destinĂ©e aux chanteurs dĂ©sirant se perfectionner dans l’art belcantiste (sessions annuelles Ă  VendĂŽme). Aujourd’hui le CONCOURS BELLINI offre aux jeunes chanteurs l’opportunitĂ© de dĂ©montrer leurs capacitĂ©s dans l’opĂ©ra romantique italien et français (dont une mĂ©lodie française si les candidats le souhaitent) ; le CONCOURS BELLINI a distinguĂ© plusieurs tempĂ©raments lyriques exceptionnels, aujourd’hui talents reconnus dont Pretty Yende, Anna Kasyan, Roberta Mantegna
 ou le jeune tĂ©nor argentin, rossinien prometteur, Santiago Martinez


Suite aux auditions 2018, qui se sont dĂ©roulĂ©es en France et Ă  l’international, seulement 14 jeunes chanteurs ont Ă©tĂ© retenues pour concourir en novembre prochain Ă  VendĂŽme.

Le Jury prĂ©sidĂ© par le chef gĂȘnois, co fondateur du Concours, Marco Guidarini (Ă©lĂšve de Claudio Abbado et CM Giulini, ex assistant de Gardiner, actuel directeur musical de l’Orchestre MittelEuropa / Palmanova, Italie)

Quels seront les nouveaux talents belcantistes ainsi salués et distingués en novembre 2018 ?
Ne manquez cet Ă©vĂ©nement lyrique en France, temps fort de l’annĂ©e lyrique 2018.

Un jury prestigieux aura la difficile tĂąche de choisir celui ou celle qui portera encore trĂšs haut les couleurs du Belcanto.
Le chef d’orchestre italien Marco Guidarini, PrĂ©sident et cofondateur du Concours, assurera cette annĂ©e la PrĂ©sidence de ce jury.

 

 

 

CONCOURS international Vincenzo BELLINI
8Ăšme Ă©dition Ă  VENDÔME (41)

Vendredi 16 novembre 2018
19h : demi-finale

Samedi 17 novembre 2018 – 20h : finale

Places payantes : réservation à musicarte-org@live.fr

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SĂ©lection officielle 2018 :
14 jeunes candidats

 

 

ARBEL CĂ©cilia, Soprano / France
BAÑERAS Sara, Soprano / Espagne
BARRERA Megan, Soprano / USA – Porto Rico
CIMOLIN Arianna, Soprano / Italie
FANIN Sara, Soprano / Italie
GODOY Diego, TĂ©nor / France
MAZZOLI Paola, Mezzo-Soprano / Italie
MIR Hector Emmanuel, TĂ©nor / USA
PIRTSKHAISHVILI Miriam, Soprano / Georgie
PISANI Laura, Soprano / Argentine
RIVAROLA Bela, Soprano / Argentine
VUGA Hernan, Baryton / Argentine
WAGGONER Sydney, Soprano / USA
YENDE Nombulelo, Soprano / Afrique du Sud

PLUS d’infos : Musicarte / TĂ©l. : 06 09 58 85 97 / musicarte-org@live.fr

Website : www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com
https://www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com

APPROFONDIR

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LIRE aussi notre compte rendu du cd ANNA KASYAN : Shades of Love (nov 2017):
http://www.classiquenews.com/cd-annonce-premieres-impressions-handel-shades-of-love-anna-kasyan-soprano-1-cd-evidence/

VOIR notre grand reportage vidéo CONCOURS BELLINI : objectif, déroulement, enjeux
 Entretien avec Marco Guidarini, Sergio Segalini


VOIR notre reportage vidĂ©o dĂ©diĂ© Ă  l’AcadĂ©mie BELLINI, masterclasses de bal canto avec Viorica Cortez et Marco Guidarini

VOIR notre vidéo ANNA KASYAN chante Bellini (ImogÚne), Premier Prix BELLINI 2013

VOIR notre vidéo SANTIAGO MARTINEZ chante La Danza (GSTAAD Academy Bellini, janvier 2018) 

 
 

PERGOLESI : UN AUTRE STABAT MATER par Franck Emmanuel Comte

concert-hostel-dieu-franck-emmaneul-comte-saison-2018-2019-concerts-presentation-evenemnt-par-classiquenews-photo-copyright-jean-combier-emmnauel-comte-portraitLYON, le 16, 18 nov, STABAT MATER : PergolĂšse mĂ©connu, renouvelĂ©… A l’occasion des prochaines dates lyonnaises du STABAT MATER de Pergolesi, mais dans une version historique, rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e, CLASSIQUENEWS brosse un portait du directeur et fondateur de l’ensemble sur instruments anciens, Le CONCERT DE L’HOSTEL DIEU… LE BAROQUE RÉINVENTÉ
 ENTRETIEN avec Franck-Emmanuel COMTE, fondateur et directeur musical du CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU. A l’origine de l’activitĂ© de l’ensemble sur instruments d’époque, il y a ce goĂ»t pour l’exploration du patrimoine inĂ©dit, mĂ©connu, oublié  celui des partitions que conserve la BML BibliothĂšque Municipale de Lyon. Aux cĂŽtĂ© du travail de recherche, Franck-Emmanuel COMTE interroge les partitions pour les rendre vivantes, pour les incarner ; pour inventer de nouvelles formes de concerts et toucher un plus vaste public
 Une application de cette dĂ©marche qui concilie musicologie et geste interprĂ©tatif ? Le prochain concert de l’ensemble dĂšs le 16 novembre 2018 Ă  LYON (avec confĂ©rence prĂ©alable), autour du STABAT MATER de Pergolesi, mais dans le goĂ»t des Lyonnais du XVIIIù
 (lire ci aprĂšs). Le directeur musical du CHD / Concert de l’Hostel-Dieu pimente et personnalise le Baroque du dĂ©but du XVIIIĂš en le rĂ©inscrivant dans le contexte napolitain, non sans pertinence.

 

 

DĂ©fricheur et critique, Franck-Emmanuel COMTE propose de rĂ©inventer la forme du concert : le CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU est un laboratoire, et aussi une veille pour rĂ©inventer et rĂ©gĂ©nĂ©rer l’expĂ©rience du concert voire la conception mĂȘme des spectacles
 Et dans cette volontĂ© dynamique, s’inscrit aussi une nouvelle dĂ©finition du geste musical pour l’interprĂšte, inspirĂ© diffĂ©remment dans un autre rapport au son, Ă  la partition, Ă  l’improvisation. N’est-il pas vrai que le Baroque comme le Jazz, se prĂȘte-idĂ©alement Ă  cette vision libĂ©rĂ©e et mouvante de la rĂ©alisation musicale ? Le Baroque devient le cƓur d’une constellation de disciplines dont chacune questionne l’autre. Ainsi pour une poĂ©tique inĂ©dite et un rythme musical diffĂ©rent, le spectacle FOLIA conçu en complicitĂ© avec le chorĂ©graphe Mourad Merzouki 
 Jamais la musique baroque ainsi rĂ©investie n’a semblĂ© plus vivante et connectĂ©e avec notre Ă©poque.

 

 

 

Tour d’horizon de l’actualitĂ© du CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU en phase avec ces points de rĂ©flexion qui empruntent de nouveaux chemins de traverse.

PREMIER VOLET D’UNE SERIE D’ENTRETIENS
avec FRANCK-EMMANUEL COMTE. 

 

 

 
 
 

 

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Des sources inertes au geste libre


TRAVAIL SUR LES SOURCES


 

 

 

CLASSIQUENEWS : Comment prĂ©senter et dĂ©finir (but, enjeux, 
) votre travail de recherche et d’exploration d’inĂ©dits Ă  partir du fonds des archives du patrimoine rhĂŽne-alpin conservĂ© Ă  la BibliothĂšque municipale de Lyon / BML ?

pergolesi-pergolese-portrait-classiquenews-pergolese1FRANCK-EMMANUEL COMTE : Le travail de valorisation des fonds de la BML constitue le socle de notre activitĂ©, et aussi l’origine mĂȘme de la crĂ©ation de l’ensemble. Les manuscrits conservĂ©s dans les Fonds anciens de la bibliothĂšque reflĂštent une spĂ©cificitĂ© lyonnaise : un goĂ»t des lyonnais, au siĂšcle des LumiĂšres, tournĂ© presque exclusivement vers l’Italie. Il semble que les Ă©changes entre les villes de Lyon et de Rome Ă©taient nombreux, sans doutes par l’entremise des marchands, des banquiers mais aussi des JĂ©suites. Aussi, nombre de partitions de Scarlatti, Corelli, Carissimi,
. figurent au catalogue de la BML. Ils constituent une source d’inspiration et d’idĂ©es de programme assez riche
. Ainsi notre prochain projet  : une version inĂ©dite du Stabat Mater de PergolĂšse, arrangĂ© Ă  5 voix aux alentours des annĂ©es 1740 par un musicien lyonnais.

 

 

 

Nouveau programmepergolesi-pergolese-portrait-classiquenews-pergolese1
UN AUTRE STABAT MATER de Pergolesi
16,18,20 nov 2018
En Lire +, Présentation de ce concert

VOIR LA VIDEO du programme « Un AUTRE STABAT MATER »
https://www.youtube.com/watch?v=gfDB2neKHZs

Secrets lyonnais – Le Concert de l’Hostel Dieu et la manuscrits de la BibliothĂšque de Lyon

PROCHAINES DATES / STABAT MATER DE PERGOLESE 16 novembre 2018 : ConfĂ©rence musicale Ă  la BibliothĂšque municipale de Lyon (69) 18 novembre 2018 : Chapelle de …

CONCERT DE L'HOSTEL DIEU : saison 2018 - 2019

 

 

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RÉINVENTER LE BAROQUE AUJOURD’HUI

ses formes, sa durée, dans quels lieux, pour quels publics ?

 

 

CLASSIQUENEWS : En dĂ©finitive, votre activitĂ© au sein du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU dĂ©veloppe une interrogation permanente et critique sur le baroque aujourd’hui ?

concert-hostel-dieu-franck-emmaneul-comte-saison-2018-2019-concerts-presentation-evenemnt-par-classiquenews-photo-copyright-jean-combier-emmnauel-comte-portraitFRANCK-EMMANUEL COMTE : Oui, il est clair que pour moi le seul travail musicologique de restitution et d’interprĂ©tation ne suffit plus Ă  motiver mon travail.
Je puise dans le rĂ©pertoire baroque et dans l’instrumentarium qui lui est liĂ©, des occasions pour partager plus largement mes ressentis sur cet univers.  L’interdisciplinaritĂ© et les passerelles que nous imaginons vers d’autres cultures musicales nous permettent de questionner notre rapport au son, Ă  la partition, Ă  l’improvisation. Autant de pistes susceptibles de faire Ă©voluer notre crĂ©ativitĂ©, laquelle a toujours Ă©tĂ© une notion beaucoup plus essentielle pour moi que la technicitĂ©.
Cette approche du répertoire ancien nous conduit également à réexaminer notre rapport au public, lequel reste au coeur de mes préoccupations.
Je sais que cette notion ne fait pas forcĂ©ment loi en France, et particuliĂšrement dans les “esthĂ©tiques de spĂ©cialistes » comme celle de la musique ancienne, mais j’assume cette approche ; sans public, il n’y aurait pas de spectacles, et le spectacle, c’est notre vie, notre essence mĂȘme.

folia-mourad-merzouki-franck-emmanuel-comte-danse-spectacle-critique-par-classiquenews-juin2018Folia, le spectacle chorĂ©graphique co-crĂ©e avec Mourad Merzouki en juin dernier, en est un des exemples les plus nets : une vrai poĂ©sie naĂźt de la rencontre de l’univers hip hop de Mourad avec les sonoritĂ©s et l’énergie qui Ă©mane de mon ensemble CONCERT DE L’HOSTEL-DIEU / CHD ; le bonheur qu’ont les musiciens et les danseurs Ă  vivre cette expĂ©rience sur scĂšne et en coulisse est palpable tout au long du spectacle. Le public le sens et adhĂšre. Un public, mĂ©tissĂ© et ouvert, comme le plateau artistique


 

 

 

VOIR le spectacle FOLIA avec Mourad Merzouki
https://www.youtube.com/watch?v=FjhEW_tFm_A

Mourad Merzouki “Folia” @ Nuits de FourviĂšre, Lyon – ARTE Concert – YouTube
www.youtube.com
En 1998, Mourad Merzouki tĂ©lescope le monde du hip-hop et celui de la musique classique avec “RĂ©cital”, un spectacle qui a fait date dans l’Histoire des dans…

 

LIRE aussi notre compte rendu du spectacle FOLIA par Le Concert de l’Hostile-Dieu / Franck Emmanuel COMTE / Juin 2018, FourviĂšre, LYON.
 

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A VENIR
 ENTRETIEN avec FRANC-EMMANUEL COMTE 2 : le cas de Haendel dans l’exploration et l’activitĂ© du Concert de l’Hostel-Dieu ; Ă  la croisĂ©e des disciplines et des imaginaires artistiques, entre poĂ©sie, slam et baroque
 focus sur le spectacle et le cd intitulĂ© «  MARCO POLO, carnet de mirages », rĂ©alisĂ© avec le concours du slameur Cocteau Mot Lotov

LIRE dĂ©jĂ  notre prĂ©sentation du cd MARCO POLO par Le Concert de l’Hostel-Dieu et Franck-Emmanuel COMTE
 (dĂ©cembre 2017)

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LIRE aussi notre prĂ©sentation de la saison du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU, saison 2018 – 2019

PLUS D’INFOS sur le site du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU, saison 2018 – 2019
http://www.concert-hosteldieu.com

ACTUALITE
A venir, les 2 Prochains cd du CHD / Concert de l’Hostel-Dieu

 

 

Toutes les infos et les modalitĂ©s de rĂ©servation, toute l’actualitĂ© du CHD (Concert de l’Hostel Dieu), sur le site du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU / Franck Emmanuel Comte / saison 2018 — 2019

 

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