CD, DECCA news. Les 3 nouveaux cd de CECILIA BARTOLI : ROSSINI, CAMARENA, VIVALDI II

une-Bartoli-cecilia-580-380-st-petersburg-portrait-focus-deccaCD, DECCA news. Les 3 nouveaux cd de CECILIA BARTOLI : elle nous revient enfin au disque avec 3 nouveautés annoncées chez son label historique, Decca (30 années de compagnonage et de complicité artistique… et commerciale)… La mezzo romaine Cecilia Bartoli est très prise par ses récentes activités – à Salzbourg, comme directrice artistique du Festival de Pentecôte, puis à Monaco où elle est en résidence depuis la création de son nouvel ensemble, Les Musiciens du Prince. Le label Decca annonce pour cette rentrée 2018, une moisson de nouveautés prometteuses qui assurent son grand retour sur la scène discographique.

 

 

Pour fêter ses 30 ans de carrière chez Decca
CECILIA BARTOLI fait sa rentrée

 

 

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CONTRABANDISTA. C’est d’abord un coup de pouce à un jeune chanteur qui témoigne de l’engagement de la diva italienne pour la nouvelle génération d’interprètes : le ténor mexicain Javier Camarena dont le disque est produit par la Cecilia Bartoli Music Foundation et distribué par Decca. Intitulé « Contrabandista », le cd est aussi labellisé du nom de la nouvelle collection discographique ainsi créée :  ” Mentored by Bartoli “ / MBB. C’est un tempérament à suivre, distingué par la plus célèbre mezzo actuelle. A paraître le 5 octobre 2018.

 

 

vivaldi classiquenews concert dossier special contents classiquenewsVIVALDI II. Le 16 novembre est annoncé de la même façon son nouvel album, 20 ans après le premier opus vivaldien (Vivaldi album 1999), album de tous les records (700 000 exemplaires vendus), dédié à la furià passionnelle du Pretre Rosso. Le cd regroupe une nouvelle collection d’arias, avec le concours de l’ensemble français Matheus / JC Spinosi dont la fougue musclée et nerveuse devrait assurer l’élan et l’allant nécessaires.

 

 

BARTOLI-CECILIA-ROSSINI-box-2018-review-announce-annonce-sur-classiquenews-2018-decca-newsCOFFRET ROSSINI… auparavant dès le 21 septembre, la diva célèbre le génie de Rossini dont Le Barbier de Séville lui avait valu d’être révélée au monde… à 19 ans. 15 cd et 6 dvd composent un coffret exceptionnel soulignant aussi le 150è anniversaire de la mort du compositeur. En bonus, la cantate Giovanna d’Arco, inédit jamais publié, retrouvé dans les archives Decca, ainsi enregistré par Riccardo Chailly (dans la version restituée par Salvatore Sciarrino). Coffret CECILIA BARTOLI ROSSINI. Un must pour cette rentrée 2018.

 
 

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CECILIA BARTOLI, actualités chez Decca, septembre, octobre et novembre 2018. 3 titres à venir. Rossini, Camarena, Vivaldi II…
A suivre : annonces complémentaires, critiques développées sur CLASSIQUENEWS

 

 

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Assomption : Marie monte au ciel (15 août)

vierge-marie-assomption-vignette-370-Vierge-assomption-assunta-titien-assomption-assuntaTiziani_assunta_04MARIE en apothéose… Assomption de Marie, le 15 août. La Dormition de la Vierge, ou son élévation atteste que Marie était une femme élue, exceptionnelle, choisie non pour mourir mais destinée à monter au ciel. Ainsi le peintre Poussin, Nicolas de son prénom et le plus romain des Baroques français au XVIIè, exprime (tableau ci-dessous) cette ascension hors du commun qui représente Marie, bienheureuse enfin, mère endeuillée mais lumineuse de grâce et de bonheur, promise aux délices célestes… En Orient comme en Occident, Marie s’élève donc en une ultime lévitation dans la gloire de Dieu, peut-être à Ephèse, où selon une croyance syriaque, elle aurait suivi Jean auquel le Christ sur la croix avait confié sa Mère…

 

 

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Nicolas Poussin : l’Assomption de la Vierge (DR)

 

 

Chanter la tendresse Miséricordieuse et protectrice de Marie inspire les compositeurs appelés à suivre le calendrier liturgique. Jean-Sébastien Bach, pour célébrer Marie, celle humble qui apprend qu’elle est l’élue, compose son célèbre Magnificat.

 

  

 

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L’Assunta par le Titian (église des Frari, Venise) – DR

 

 

LIVRE, annonce. ERIC TANGUY, entretiens / 50 questions, questionnements (Aedam Musique).

tanguy eric 50 reponses entretien la critique et annonce par classiquenews livre clic de classiquenews ette 2018 188LIVRE, annonce. ERIC TANGUY, entretiens (Aedam Musique). CLIC de CLASSIQUENEWS de l’été 2018. Ce ne sont pas tant les questions qui sont importantes ici, que leurs réponses d’une belle acuité sensible, qui font sens et se révèlent même captivantes. La lecture de ce livre surprenant, au sens d’une belle surprise pour l’été, renforce notre goût des auteurs et compositeurs contemporains dont le travail le plus récent comme l’itinéraire en construction ou « en marche » pour coller à l’actualité… se montrent de plus en en plus accessibles, audibles, voire passionnants à suivre.
Ainsi, les 50 questions et leurs réponses / questionnements composent une manière de rencontre privilégiée avec le compositeur contemporain Eric Tanguy dont pour l’avouer, nous n’avions pas écouté d’oeuvres ni lu d’entretiens préalables.
Or, le créateur se révèle simple et ouvert, curieux et en rien confus ou conceptuel, ni aussi fumeux que certains de ses contemporains. L’enfance, le rapport à la musique, le goût de Vivaldi (un plus pour nous et aussi une révélation qui fait sens de la part d’un compositeur contemporain), les sources de l’inspiration, les grands maîtres, surtout la pensée qui vagabonde au delà de la musique, vers la peinture et la poésie (il a cela en partage avec l’excellent Philippe Hersant), dessine un portrait particulièrement intéressant d’Eric tanguy. Lecture particulièrement recommandable pour cet été. La clarté et la sensibilité d’un esprit ouvert pourront vous réconcilier avec l’écriture contemporaine. Grande critique à venir dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS.COM

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CLIC_macaron_2014LIVRE, annonce. ERIC TANGUY, entretiens (Aedam Musique). CLIC de CLASSIQUENEWS de l’été 2018 / «  Cinquante questions pour 50 ans de questionnement «  / avec N Kraft. 96 pages. Parution : juillet 2018. Cotage : AEM-188 – ISBN : 978-2-919046-58-4

PARIS, Il Primo Omicidio d’Ales Scarlatti (1707)

ABEL assassine par CAIN sculpture par classiquenews Abel, by Giovanni Dupre; (Ermitage Museum)PARIS, Palais Garnier : Scarlatti : Il Primo Omicidio, 22 janv – 23 fev 2019. C’est le coup de coeur de CLASSIQUENEWS pour le début de l’année lyrique 2019 : un oratorio flamboyant que Jacobs a révélé il y a plus de 20 ans à présent (1997), à l’époque où Harmonia Mundi savait encore produire de somptueuses résurrections baroques par le disque. Depuis la crise du marché discographique n’a cessé de se renforcer entraînant une raréfaction des recréations. On se félicite donc que l’Opéra de Paris et la salle Garnier accueillent ainsi un ouvrage majeur de la ferveur napolitaine, celle au carrefour des XVIIè et XVIIIè (1707 précisément), de la Naples conquérante, affirmant un génie du chant lyrique aussi développé et raffiné que Venise avant elle. La partition doit sa séduction à son sujet, troublant, originel, primordial, mais aussi aux portraits ciselés par Scarlatti, du couple originel maudit (Adam et Eve) et de sa descendance elle aussi maudite, dont le profil d’Abel et de Caïn, ce dernier, sanguin, jaloux, agressif, incarne l’inéluctable aboutissement. Dieu reconnaîtra sa faute et les défauts de sa création en exterminant cette mauvaise graine par le déluge… Pour l’heure, avant Freud et Racine, voici Scarlatti père, Alessandro, qui fouille le tréfonds des âmes coupables ou démunies, aveugles et sans conscience ; un Scarlatti à redécouvrir définitivement qui s’intéresse au meurtre originel, celui perpétré par Caïn, et qui inscrit le désir de meurtre aux origines de l’histoire et de la création humaine. Fascinant.

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Alessandro Scarlatti : Il primo omicidio
Première à l’Opéra de Paris / Nouvelle production
PARIS, Palais Garnier
13 représentations
du 24 janvier au 23 février 2019

Première 24 janvier 2019
puis, 26, 29, 31 janvier 2019 à 19h30
3 et 17 février à 14h30 – 6, 9, 12, 14, 20 et 23 février 2019 à 19h30

boutonreservationRÉSERVEZ votre place pour cet oratorio mis en scène
Coup de coeur de la Rédaction de CLASSIQUENEWS
https://www.operadeparis.fr/saison-18-19/opera/ilprimoomicidio#gallery

Caino :
Kristina Hammarström

Abel :
Olivia Vermeulen

Eva :
Birgitte Christensen

Adamo :
Thomas Walker

Voce di Dio :
Benno Schachtner

Voce di Lucifero :
Robert Gleadow

B’Rock Orchestra
Coproduction avec le Staatsoper Unter Den Linden, Berlin et le Teatro Massimo, Palerme

Déroulement du spectacle :
ouverture
PARTIE I, 1h
entracte de 30 mn
PARTIE II, 1h25

Livret anonyme

La distribution n’est pas la même que celle du disque enregistré par René Jacobs en 1997… mais elle promet une caractérisation des personnages de ce premier drame sacré, qui pourrait être captivante à suivre. Pour mieux préparer votre soirée à Garnier, pourne rien manquer des enjeux de l’oratorio de 1707, reporter vous au disque originel de 1997 dirigé par René Jacobs, et consultez nore dossier CAÏN et ABEL, ci après…

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Jaloux, Cain assassine son propre frère plus jeune car ce dernier lui semblait être le préféré de ses parents… Au final c’est Dieu qui tranche et mesure la violence rentrée de Caïn, en préférant l’offrande de son jeune frère Abel. La jalousie de Caïn produit le premier meurtre de l’histoire humaine : une faille et une malédiction pour le genre humain dans sa globalité que la civilisation actuelle doit toujours assumer.
Au début de l’Ancien Testament, le sujet du Premier Homicide originel nous renvoie à la violence contemporaine des sociétés, au péril des guerres et des meurtres généralisés sur la planète.
Scarlatti fait de Caïn un personnage trouble,- comme tous les bourreaux à l’opéra : humain et même touchant car traversé et rongé par la culpabilité et le sentiment d’être maudit. Il est bien par ce sentiment profond, primordial, le père de l’humanité : la jalousie obsessionnelle porte à la folie criminelle qui mène à la haine et à la violence, deux actes que l’humanité n’a toujours pas résolu et qui la mène à sa perte.

APPROFONDIR : le dossier Caïn et Abel de CLASSIQUENEWS
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Scarlatti-IL-PRIMO-OMICCIDIO-critique-annonce-oratorio-palais-garnier-paris-par-classiquenews-Abel-1844-Giovanni-Dupre--Italian-1817-1882.-marbleLa question est trop intense pour avoir été davantage traitée à l’opéra ou au théâtre : l’homme en société est condamné à s’autodétruire. Au XIXè, Rodolphe Kreutzer compose son propre drame romantique mais en l’intitulant La MORT D’ABEL (1810 – 1825), le compositeur parisien a changé de point de vue. Néanmoins, le vrai sujet de la partition demeure l’inéluctable désir de meurtre. Un sujet originel qui reste contemporain. Il n’est que de constater l’échec des démocraties à juguler la maffia, la criminalité, la délinquance, … et surtout la « rééducation » des êtres par la prison. S’il y avait une conscience plus collective qu’individuelle, l’homme pourrait être sauvé. Voilà pourquoi il est en définitive moins évolué que l’animal, et inéluctablement invité à périr par lui-même.

Le premier homicide est comme Don Giovanni (la pulsion du désir qui fait éclater l’ordre social) ou Orfeo (l’impossible maîtrise des passions), un thème qui plonge aux origines de notre humanité. Le sujet s’inscrit dans la fibre de la société moderne, revêtant une dimension actuelle contemporaine qui névrotique, interroge depuis Alessandro Scarlatti, donc le XVIIIè (premier baroque) notre identité propre au XXIè. Il est étonnant que des génies de l’opéra ou de l’oratorio, tels Haendel, ou Rameau en France, ne se soient pas emparé de ce sujet qui illustre la violence et la haine dont l’homme est capable. Ce questionnement nous renvoie à notre échec humain, aux guerres et aux scandales, aux crimes et aux malversations qui ne cessent d’alimenter l’actualité.

LE MEURTRE ORIGINEL
La Genèse établit le crime et la jalousie aux début de l’histoire humaine.
Le meurtre d’Abel par son frère Caïn fascina un siècle (début du XVIIIè) épris de questions théologiques. Ce premier meurtre engendre l’Humanité, inscrivant la figure ambiguë de Caïn comme le père de la civilisation. Dieu éprouve Caïn, mesure sa propension à la violence. Il dévoile ce qui est aux origines de l’homme : le désir de meurtre.
Après Moses und Aron, le metteur en scène Romeo Castellucci revient à l’Opéra de Paris dans cet oratorio dont il explore la dimension métaphysique, ciblant l’œuvre du mal dans le projet divin. Contradictoirement à son sujet, la musique de Scarlatti évoque le fratricide avec une douceur équivoque, « comme une fleur de la maladie ». Proche des sepolcri viennois du XVIIè, l’oratorio de Scarlatti analyse le sujet central à travers de sublimes portraits musicaux, ceux du couple originel, Adam et Eve, confrontés à la violence de leur fils Cain… Les allégories divine et infernale sont également présentes, pilotant l’action en une confrontation de plus en plus tendue, âpre, jusqu’à son terme tragique. + D’INFOS sur le site de l’Opéra national de paris (avec entretien vidéo – court, du metteur en scène Roméo Castellucci :
https://www.operadeparis.fr/saison-18-19/opera/ilprimoomicidio#gallery

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Cain tue Abel (par Tiziano, Venise, San Giorgio Magiore, DR)

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Entretien avec Jérôme PERNOO, directeur artistique du Festival LES VACANCES DE MONSIEUR HAYDN

Vacances_Haydn_0plus clairEntretien avec Jérôme PERNOO, directeur artistique du Festival LES VACANCES DE MONSIEUR HAYDN. Il porte depuis sa création, la cohérence du Festival à La Roche Posay, Les Vacances de Monsieur Haydn : le violoncelliste JÉRÔME PERNOO explique la singularité du cycle de concerts le plus captivant de la rentrée : éclectique et pourtant resserré sur le chambrisme le plus exigeant, ouvert, accessible, facile. Chaque mois de septembre, une colonie d’instrumentistes inspirés jouent la carte de la musique de chambre, célébrant le génie inventif de Joseph Haydn, mais aussi des compositeurs qui ont prolongé son art de la nuance et du dialogue. Dont évidemment l’actuel auteur en résidence, Charly Mandon. Cette année, pendant 3 jours, pour la 14è édition se déroule les 21, 22 et 23 septembre 2018. Entretien avec Jérôme PERNOO, directeur artistique du Festival.

 
 

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CLASSIQUENEWS : Comment se déroule le festival ? 

PERNOO-Jerome-violoncelle-par-classiquenews-entretien-pour-les-vacances-de-mr-haydn-la-roche-posay-2018-Haydn-Dimanche-Michel-LE-GLAUNEC_-15Jérôme Pernoo : Les Vacances de Monsieur Haydn est un festival avant tout convivial, accessible à tous, construit autour de huit concerts dignes des plus grandes salles, avec des solistes du plus haut niveau. On y écoute des œuvres du grand répertoire classique ou romantique mêlées à des œuvres d’un compositeur en résidence qui est présent sur le site. Autour de cela bouillonne un festival « OFF » à partir de 10h du matin jusqu’au soir, avec 60 concerts gratuits donnés par de jeunes musiciens durant tout le week-end. Le festival investit tous les lieux de cette charmante ville d’eau qu’est La Roche-Posay.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Quels sont les critères artistiques qui assurent à la programmation sa cohérence et sa singularité ?

Jérôme Pernoo : Avant tout, l’excellence des musiciens ! Ce sont des personnalités fortes, que j’ai pu rencontrer ici et là dans le monde au cours de mes propres tournées… Le festival est le lieu où je réunis mes plus belles rencontres de par le monde. Le résultat donne un cocktail inédit et délectable ! Puis je choisis un thème musical qui convient aux musiciens que j’invite (cette année, par exemple, j’ai réservé la musique de Brahms à Nicholas Angelich et Jérôme Ducros car c’est vraiment un répertoire dans lequel ils sont particulièrement extraordinaires.)
Enfin, j’invite un compositeur vivant qui nous offre un panel de toute son œuvre et, surtout, qui rencontre le public, qui montre que cette musique est bien vivante et qu’aujourd’hui il y a beaucoup de nouveautés en classique, très heureuses ! Cette année c’est Charly Mandon qui sera le compositeur en résidence.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Quels sont les 2/3 temps forts de l’édition 2018 (ceux en particulier, emblématiques de votre ligne artistique) ?
Jérôme Pernoo : Assurément, il ne faudra pas manquer le concert du vendredi soir 21h avec le Quatuor opus 25 de Brahms, dont le finale vous entrainera dans sa ferveur tzigane ! C’est un immense chef-d’œuvre. Que vous soyez amateur de musique ou totalement néophyte, vous êtes certains de passer un moment qui va vous transporter. C’est à ça que sert l’art !
Ne manquez pas non plus le concert de dimanche midi : vous y entendrez une version exceptionnelle des fameuses Danses hongroises de Brahms. Et, évidemment, le concert de clôture à 18h30 qui est toujours plein de surprises – et compatible avec le dernier train pour la capitale :-).

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Quelle est l’expérience que vit le festivalier à chaque édition ? En particulier, quelle expérience vit chaque jeune au sein du festival ?

Jérôme Pernoo : Pendant tout le week-end, de 10 heures à 23 heures, les festivaliers vont d’un lieu à l’autre, d’une découverte musicale à l’autre, font une pause au « Haydn café », au village, sur la place centrale. Autour d’un verre, ils y rencontrent et échangent avec les musiciens et les autres festivaliers. Les jeunes de l’école et du collège sont heureux de retrouver et d’écouter les musiciens, parfois à peine plus âgés qu’eux, qui leur ont rendu visite dans leurs établissements scolaires pendant la semaine qui précède.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Pourquoi avoir choisi un compositeur contemporain en résidence ?

Jérôme Pernoo : Il se passe en ce moment un phénomène passionnant avec la nouvelle musique classique. De plus en plus, les compositeurs s’affirment dans ce XXIe siècle comme des créateurs de beauté, d’harmonie, d’histoires sensibles ou émouvantes. C’est nouveau et ça ne ressemble plus du tout à ce que le public entend par « musique contemporaine ». Il est donc surpris, heureusement étonné, et friand de nouveautés ! Le fait d’avoir un compositeur en résidence permet – en plus d’écouter ses œuvres – de le rencontrer, d’échanger, de discuter… Cela permet aussi de le faire intervenir dans les écoles. C’est une chance pour le public comme pour les interprètes de côtoyer de si près ces artistes.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Pouvez-vous nous donner quelques clés pour mieux comprendre la musique du compositeur en résidence ?

Jérôme Pernoo : La musique de Charly Mandon parle d’elle-même. Nul besoin d’explication pour la comprendre ou la partager. Charly est quelqu’un de très cultivé et assez savant pour transmettre son regard sur le monde. Vous le comprendrez sans avoir de clés car rien n’est verrouillé, rien n’est codé. Cela fait partie de mes exigences en tant que directeur artistique lorsque je choisis un compositeur : la musique (et l’art en général) appartient à tout le monde. Même si les connaisseurs trouvent dans les œuvres une source inépuisable de liens, de références, de niveaux de lecture, les amateurs non éclairés doivent pouvoir être simplement séduits (parfois saisis !) par une beauté dont la construction leur échappe. La seule chose importante est qu’ils y trouvent du plaisir. C’est le sens profond de ce que nous faisons à La Roche-Posay.

 

 

Propos recueillis en août 2018

 

 
 
 

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vacances de monsieur haydn logo vignette 4d2903_5b994c1a8c534c6b871965d79a675da5Les Vacances de Monsieur Haydn. 21,22,23 sept 2018. BRAHMS, HAYDN et CHARLY MANDON… 3 jours de musique de chambre, décomplexée, accessible pour tous à La Roche Posay

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Plus d’infos ici :
https://www.lesvacancesdemonsieurhaydn.com/festival

LIRE aussi notre présentation générale des Vacances de Monsieur Haydn 2018
http://www.classiquenews.com/les-vacances-de-mr-haydn-les-2122-et-23-septembre-2018/

 

 

 

 

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ENTRETIEN AVEC THIERRY MEIGNEN / La Symphonie sur l’Herbe au Blanc Mesnil.

meignen-thierry-maire-du-blanc-mesnil-symphonie-sur-l-herbe-soiree-symphonique-blanc-mesnil-annonce-entretien-exclusif-avec-le-maire-du-blanc-mesnil-Thierry-Meignen-par-classiquenewsENTRETIEN AVEC THIERRY MEIGNEN / La Symphonie sur l’Herbe au Blanc Mesnil. Entretien avec Thierry Meignen, Maire du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). Démocratiser la musique classique n’est pas un vain mot ni un défi de pacotille… c’est selon le vœu du Maire du Blanc-Mesnil, une volonté sincère née de la constatation que le classique fait partie intégrante de notre quotidien, que la musique classique comme la culture en général, favorise le lien social. Pour l’élu, Maire du Blanc-Mesnil et député européen, il s’agit donc de rétablir un lien naturel, réconciliant populaire et excellence artistique. Voilà en engagement exemplaire qui fait bouger les lignes et démontre clairement que la culture et le classique ne sont pas réservés à « l’élite ». Concrètement, l’équation est réalisée le temps d’un festival unique, en particulier lors d’une soirée de plein air, ce 31 août : « La Symphonie sur l’herbe », événement exceptionnel, gratuit, ouvert à tous, dont le programme et les artistes invités incarnent l’exigence artistique qui conditionne la cohérence et la haute valeur de l’événement. Chaque spectateur y vit une expérience propice à l’enrichir dans le partage et l’ouverture aux autres.

 

 

 

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CLASSIQUENEWS : En quoi l’événement La Symphonie sur l’Herbe est-elle emblématique de votre politique culturelle d’une manière générale ?

Thierry Meignen : Nos manifestations culturelles se veulent accessibles, ouvertes à tous et exigeantes dans l’approche artistique. Nous voulons donner le meilleur aux habitants du Blanc-Mesnil et donner une autre image de la Seine-Saint-Denis au delà de la caricature qui lui est régulièrement faite. Notre volonté est d’aller à la rencontre des habitants du Blanc-Mesnil et des Séquano dyonisiens sur leur lieu de vie. Nous avons décidé d’ancrer la pratique culturelle sur le territoire, de favoriser la transmission entre les générations et de s’adresser à un public le plus large possible.
Symphonie sur l’Herbe, c’est cette alchimie, un concert gratuit, en plein air au pied du plus grand ensemble Urbain de la Ville rassemblant plus de 5000 personnes de toutes les générations pour un spectacle inédit. Au Blanc-Mesnil la culture est partout, à la portée de tous. Apporter la musique classique dans les quartiers populaires était un défi et nous sommes entrain de le relever.

 

 

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Sur la place de la musique classique précisément, quel est le rôle que vous imaginez pour le classique dans la société ? En quoi le déroulement de cette soirée unique ( c’est à dire la grande soirée symphonique du 31 août) illustre-t-elle votre conception ?

blanc-mesnil-symphonie-sur-l-herbe-concert-2018-annonce-crtique-sur-classiquenewsThierry Meignen : Nous avons trop souvent une vision réductrice de la musique classique alors que celle-ci fait partie de notre univers commun. La musique classique nous entoure, que ce soit dans des musiques de films ou des musiques de publicité, mais également dans l’univers du sport. La musique classique nous rappelle notre histoire commune, sa beauté transcende et permet aux spectateurs de rentrer en communion le temps d’une soirée.
La musique classique a inspiré de nombreux courants musicaux comme le Jazz. Cette soirée a vocation à parler à tous les publics, que ce soit aux fins connaisseurs qui pourront entendre des œuvres de Rossini ou de Rachmaninov aux plus néophytes qui reconnaîtront la musique de Star Wars ou les grandes valses de Strauss. Chaque spectateur pourra trouver son bonheur et découvrir des adaptations musicales variées.

 

 

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Si l’on se met à la place du festivalier / spectateur, que vit-il pendant le déroulement de ce concert unique ?

Thierry Meignen : Le cadre bucolique du Parc Urbain du Blanc-Mesnil au cœur d’un écrin de verdure de plus de 24 hectares vous plonge déjà dans une ambiance sereine et propice à la découverte artistique. Le public assis dans l’herbe sous les étoiles est mis en condition pour vivre une soirée délicieuse. L’essence de ce spectacle est de vivre et partager des émotions qui se mélangent, de la beauté des voix humaines, en passant
par la nostalgie des airs entendus dans l’enfance. Le spectateur ne peut rester insensible devant tant de beauté et de grâce. L’auditoire apprend également beaucoup de choses lors de ce spectacle expliqué par le chef d’orchestre qui rend ce concert si particulier. L’adage régulièrement entendu « La musique adoucit les mœurs » est vraiment vécu lors de cet événement exceptionnel.

 

 

Propos recueillis début août 2018

 

 

 

 

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blanc-mesnil-symphonie-sur-l-herbe-concert-2018-annonce-crtique-sur-classiquenewsBLANC-MESNIL, La Symphonie sur l’Herbe, festival exceptionnel, du 31 août au 2 septembre 2018. Grande soirée symphonique et lyrique le 31 août 2018, Parc urbain du Blanc Mesnil, à partir de 20h45. Orchestre symphonique dirigé par Jérôme Pillement, musiciens et artistes tels Julie et Camille Berthollet (violon et violoncelle), Peter Bence (piano), Lucienne Renaudin-Vary (trompette), Julie Depardieu, …
PLUS D’INFOS sur le site de La Symphonie sur l’herbe :
https://symphoniesurlherbe.fr

LIRE aussi notre présentation générale du Festival La Symphonie sur l’Herbe au Blanc Mesnil (détail du programme de la soirée exceptionnelle du 31 août 2018).
http://www.classiquenews.com/blanc-mesnil-symphonie-sur-lherbe/

 

 

 

 

 

 

Compte-rendu, opéra. SANXAY, le 9 août 2018. Puccini : Tosca. Hull / Vizioli

DVD. Puccini: un séduisant Trittico (Opus Arte)COMPTE-RENDU, opéra. Sanxay. Théâtre gallo-romain, le 9 août 2018. Puccini : Tosca. Anna Pirozzi, Azer Zada, Carlos Almaguer. Eric Hull, direction musicale. Stefano Vizioli, mise en scène. C’est avec un plaisir non dissimulé que nous retournons une nouvelle fois dans les ruines du théâtre gallo-romain de Sanxay pour retrouver les Soirées Lyriques à l’occasion de leur 19e édition et du retour à l’affiche de la Tosca puccinienne après 14 ans d’absence.
Ces retrouvailles doivent pourtant se mériter, car le ciel déjà chargé en début de soirée, déverse soudain des trombes d’eau sur le site moins d’une demi-heure avant le début de la représentation, faisant planer l’ombre d’une annulation pure et simple de cette première.

 

 

 

 

TOSCA 3 sanxay 2018 par classiquenews 

 

 

 

 

 

Tosca à Sanxay, par notre envoyé spécial Narcisso Fiordaliso

Bellissima Tosca

Heureusement, l’averse n’est que de courte durée, les nuages finissent par se dissiper, et le spectacle est finalement maintenu, pour la plus grande joie des spectateurs.
Comme pour la Flûte Enchantée l’été dernier, la mise en scène a été confiée à Stefano Vizioli, qui a imaginé un décor unique composé d’un grand mur noir sur lequel sont écrits, en immenses lettres d’or, les mots « Deus Omnis Terra Veneratur ». Lors de l’entrée de Scarpia, des pans du mur s’ouvrent, formant une croix, pour livrer passage au chef de la police. Autre image forte, celle du Te Deum, où les choristes, vêtus et cagoulés de rouge, forment autant de figures inquiétantes et spectrales, semblant représenter le désir brûlant et inassouvi du baron.
Les deux actes suivants, de facture plus traditionnelle, racontent l’intrigue telle que le livret la décrit. Notre seul regret concerne les trois accords écrits par Puccini à l’issue du deuxième acte en rapport avec la cérémonie funèbre offerte par Tosca au cadavre de Scarpia, et qui ce soir ne bénéficient d’aucune traduction visuelle. Arpentant fébrilement le mur pendant de longues minutes, Tosca cherche simplement la sortie, proposition manquant selon nous de force dramatique.
Pour le reste, tout fonctionne superbement, une très belle production, sobre et efficace.
Comme toujours à Sanxay, la distribution a été particulièrement soignée par Christophe Blugeon, directeur de la manifestation.

 

 

 

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Voilà quatre ans, la soprano napolitaine Anna Pirozzi faisait ses débuts en France grâce aux Soirées Lyriques, qui plus est dans son rôle de prédilection : Abigaille dans Nabucco. Elle revient cette année dans le rôle de Floria Tosca, faisant même de cet engagement une histoire de famille : son mari violoniste joue dans la fosse parmi l’orchestre, et sa fille fait partie du chœur d’enfants. Bien entourée, heureuse et sereine, la soprano peut ainsi donner le meilleur d’elle-même dans ce personnage qu’elle connaît bien et dont l’écriture lui tombe dans la voix. Durant le premier acte, elle passe tout naturellement du badinage amoureux à la jalousie à peine contenue, déployant lentement toute l’ampleur de sa grande voix. L’acte suivant, intensément vécu, culmine dans un « Vissi d’arte » de haute école, chanté archet à la corde, aigu dardé et pianissimi longuement filés. La dernière partie la voit tendre et langoureuse, presque aveuglée par l’espoir et se prenant au jeu du simulacre d’exécution, avant de clore la soirée par un « Avanti a Dio » fier et insolent, de ceux qui font les grandes Tosca. Une fois encore, la cantatrice transalpine nous confirme sa place au firmament des grandes interprètes de notre époque.
A ses côtés, on découvre le tout jeune ténor Azar Zada, originaire d’Azerbaïdjan. Agé de seulement 28 ans, le chanteur révèle des moyens déjà conséquents, à la mesure de son allure, grande et solide. Un peu intimidé à son entrée, il prend peu à peu confiance, notamment grâce au soutien sans faille de sa partenaire et délivre surtout un « E lucevan le stelle » de très belle tenue, aigus aisés et nuances amoureusement distillées. Toutefois, on souhaiterait conseiller à cet artiste plus que prometteur de ne pas abuser de rôles trop lourds, le médium semblant déjà parfois plus robuste que de raison et l’aigu manquant ainsi de squillo. Pourquoi ne pas tenter le Duc de Mantoue et Edgardo dans Lucia di Lammermoor ?
Fidèle des Soirées Lyriques, où il interprétait déjà le même rôle voilà 14 ans, Carlos Almaguer revêt à nouveau les habits de Scarpia avec bonheur, faisant admirer sa voix généreuse et sonore ainsi que son superbe sens du texte. Seuls des accents parfois trop véristes entachent selon nous ce remarquable portrait, et un « Ebben » perfidement susurré pianissimo à l’oreille de sa proie, laisse imaginer ce que pourrait donner une interprétation moins expressionniste de la part du baryton mexicain.
Aux côtés de l’Angelotti convaincant d’Emanuele Cordaro, les seconds rôles assurent tous impeccablement leur partie, avec une mention spéciale pour le Geôlier solidement campé par Jesus De Burgos et le Berger très poétique du tout jeune Gaspard Lys.
Impeccablement préparé, comme chaque année, le chœur du festival ne mérite que des éloges.

 

 

 

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A la tête de l’excellent orchestre constitué pour l’occasion, Eric Hull convainc par sa direction d’un impeccable professionnalisme, à laquelle manquent seulement des couleurs parfois plus fortes et une personnalité plus marquée pour laisser un souvenir durable. Toutefois, le travail du chef canadien est à saluer.
Encore une magnifique représentation qu’on doit aux Soirées Lyriques de Sanxay. Rendez-vous l’été prochain pour la vingtième édition, un anniversaire qu’on ne manquera sous aucun prétexte.

 

 

 

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Compte-rendu, opéra. Sanxay. Théâtre gallo-romain, 9 août 2018. Giacomo Puccini : Tosca. Livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica d’après Victorien Sardou.
Avec Floria Tosca : Anna Pirozzi ; Mario Cavaradossi : Azer Zada ; Baron Scarpia : Carlos Almaguer ; Cesare Angelotti : Emanuele Cordaro ; Le Sacristain : Armen Karapetyan ; Spoletta : Alfred Bironien ; Sciarrone : Vincent Pavesi ; Le Geôlier : Jesus De Burgos ; Un Berger : Gaspard Lys. Académie de Chant Chœur d’enfants des Soirées Lyriques de Sanxay ; Chœur des Soirées Lyriques de Sanxay ; Chef de chœur : Stefano Visconti. Orchestre des Soirées Lyriques de Sanxay. Direction musicale : Eric Hull. Mise en scène : Stefano Vizioli ; Scénographie : Mauro Tinti : Lumières : Nevio Cavina / illustrations : © Sanxay 2018

 

 

 

L’Affaire Tchaikovski : la sexualité de Piotr Illytch dévoilée

tchaikovsky portrait par classiquenewsARTE, dim 26 août 2018, 00h55. L’affaire Tchaïkovski : Confessions d’un compositeur. On sait à présent que le plus grand génie de la musique russe romantique était homosexuel et sous couvert d’une vie bourgeoise et tranquille, vivait une existence infernale et douloureuse, placée sous le signe permanent du silence, du mensonge, de la dissimulation. Ce tiraillement et cette souffrance confèrent à son oeuvre une tension et une violence, une profondeur et une âpreté singulières que des oeuvres irrésistibles comme son ultime symphonie (n°6 dite « Pathétique ») entre autres expriment directement.
Une évocation des aspects les plus intimes de la biographie de Tchaïkovski, sous la forme d’un étonnant journal vidéo qui dit s’appuyer sur les déclarations et les extraits de son journal intime. Figure majeure du romantisme russe du XIXe siècle, le compositeur Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893) a mené une vie sentimentale dissimulée, interdite, aux antipodes de l’image de héros national que la Russie a donnée de lui des décennies durant.

Peter Tschaikovsky As A Student At Conse1877, l’année de rupture (37 ans)… Ne pouvant assumer son homosexualité, il s’engage dans un mariage de convenance (avec Antonina Miliukova, une de ses anciennes élèves qui lui avait écrit une longue lettre enflammée), et vit, tout comme sa jeune épouse (à l’esprit un rien dérangé), un enfer. Leur séjour à Florence témoigne d’un erreur fatale qui tourne au cauchemar. A 37 ans, en 1877, le compositeur qui pensait se sauver de lui-même, doit reconnaître son erreur et la malédiction dont il est la victime perpétuelle… le mariage avait eut lieu le 30 juillet 1877. En septembre, il tente même de se suicider en plongeant dans la Moskova pour essayer de contracter une pneumonie. La séparation des époux est déclarée peu après. Pourtant, l’inspiration ne tarit pas malgré les turbulences traversées et Tchaikovski écrit pour le Théâtre Bolchoï son premier ballet, Le Lac des cygnes, (d’abord un échac à sa création en raison de conditions peu favorables) et surtout son chef d’oeuvre lyrique d’aprèsAlexandre Pouchkine : Eugène Onéguine. Clair ouvrage en résonance avec sa tragédie intime.

Dans le film diffusé sur Arte, ne se satisfaisant guère de ses brèves liaisons avec des hommes, Tchaikovsky a pu laisser libre cours à ses émotions dans sa musique, avec une vigueur toute particulière, signature de son oeuvre.

arte_logo_2013Le réalisateur Rolf Pleger aime les cas « désespérés » ou romanesques et tragique ; il a précédemment signé un docu sur Wagner (« la folie Wagner »), s’intéressant à démêler les fils d’une pensée chaotique et passionnée voire radicale et exacerbée, attestant d’une bisexualité plus ou moins assumée.
Le parti de tout filmer à Berlin et à Florence (le cadre du mariage raté), caméra à l’épaule, finit souvent par agacer ; la forme dénaturant le propos ; quand le texte et la vision préférant les « révélations scandaleuses » voire les visions exhibitionnistes, réécrivant parfois l’histoire véritable. Le témoignage des spécialistes tels Philip Ross Bullock, Kadja Grönke, David Garcia, la participation du jeune organiste Cameron Carpenter au look rock, ajoutent aux commentaires souvent fantaisistes. Pas sûr que Tchaikovski y gagne réellement quelque chose sinon l’étoffe d’un musicien à la sexualité certes maudite mais épineuse et destructrice. Qui peut savoir qui était réellement Piotr Illytch ? Et comment vivait son identité sexuelle ?

Réalisé en 2015, le film docu de 52 mn a déjà été diffusé sur ARTE en juin 2015.

Compte-rendu critique, opéra. Peralada, le 6 août 2018. Mozart : Die Zauberflöte. Kulchynska, Pons / Broggi.

Mozart portraitXCompte-rendu critique, opéra. Peralada. Cour du Château, Auditorium, le 6 août 2018. Wolfgang Amadeus Mozart : Die Zauberflöte. Olga Kulchynska, Liparit Avetisyan, Adrian Eröd, Kathryn Lewek, Andreas Bauer. Josep Pons, direction musicale. Oriol Broggi, mise en scène. Avec ses créneaux, ses jardins, son banquet, son théâtre en plein air, le Château de Peralada est déjà un enchantement en soi, un ravissement de tous les instants.Toujours luxuriant et luxueux, son festival donne à entendre, pour sa trente-deuxième édition, le testament lyrique de Mozart, à l’occasion de la première mise en scène lyrique d’Oriol Broggi, fameux scénographe catalan.

De son propre aveu intimidé par l’enjeu, le metteur en scène a opté pour un cadre théâtral extrêmement dépouillé, réduit à un plateau nu, quelques chaises et bancs, ainsi que quelques bouts de bois délimitant espaces et portes. Seules des vidéos projetées en fond de scène animent le plateau, la direction d’acteurs se voulant elle aussi réduite à sa plus simple expression. Peu de mouvement, donc, et également peu de fantaisie pour une œuvre évoquant au contraire la féérie. Un traitement efficace pour Sarastro et sa suite, mais une rigidité qui tend à brider parfois le personnage de Papageno et lui ôter ses ailes.

Un récitant, très solennel Lluis Soler, fait le lien entre les différents morceaux musicaux, expliquant l’action au public… malgré la présence de larges pans des dialogues originaux, eux-mêmes surtitrés pour une meilleure compréhension.

 
 
 

La Flûte Enchantée à PERALADA
Die Sobreflöte
De belles images mais peu d’humour…

 

 
peralada flute enchantee la critique opera par classiquenews peralada 2018

 
 

Les chanteurs, vêtus de costumes tout aussi sobres, sinon austères, font de leur mieux pour donner vie à leurs personnages. Tamino de belle facture mais physiquement parfois emprunté, Liparit Avetisyan réussit très bien ses deux airs. Bridée par son strict uniforme d’écolière, la Pamina d’Olga Kulchynska fait admirer sa superbe voix de soprano lyrique, ample et veloutée, à laquelle ne manque encore que l’aisance du pianissimo dans l’aigu pour se hisser au niveau des plus grandes. Habitué du rôle de Papageno, notamment à Vienne, Adrian Eröd offre de l’oiseleur un portrait lunaire plutôt inhabituel mais néanmoins convainquant et chante sa partie d’une voix assez claire et ouverte, parfois presque parlée, telle qu’on peut s’imaginer celle de Schikaneder pour qui la partition fut écrite. Il forme un très joli couple avec la Papagena aussi facétieuse que charmante de Júlia Farrés, leur duo devenant le sommet de la soirée, l’instant où le tourbillon mozartien reprend enfin ses droits.

Très impressionnante, Kathrine Lewek dresse un portrait très complet du personnage de la Reine de la Nuit dans sa dualité et darde avec arrogance les célèbres aigus du rôle, faisant admirer un médium bien assis et une personnalité artistique évidente. Nous avons hâte de l’entendre prochainement dans le rôle-titre de Lucia di Lammermoor à Bâle.

Doté d’un instrument un rien monolithique, Andreas Bauer en Sarastro assure bien sa partie malgré un registre grave parfois discret, mais manque selon nous de tendresse, notamment dans son deuxième air.

Excellent, le trio de Dames se voit dominé par l’instrument lumineux et sonore d’Anaïs Constans, luxueuse, à tel point qu’on tend souvent l’oreille pour l’écouter plus attentivement au sein des ensembles.

Sifflant et insidieux, le Monostatos de Francisco Vas se révèle très convaincant, tandis que les seconds rôles remplissent idéalement leur tâche. Seul l’Orateur de Christopher Robertson manque de noblesse pour rendre pleinement justice à la beauté des pages qui lui sont dévolues.

Ultime interrogation demeurant sans réponse : pourquoi six enfants (très bons) au lieu des trois originels ?

Superbe de bout en bout, le chœur du Liceu de Barcelone offre une prestation remarquable, pleine de ferveur et de puissance.

A la tête d’un très bel orchestre du Liceu, aux pupitres bien équilibrés, le directeur musical Josep Pons propose une direction efficace, mais à laquelle manque – là aussi – la fantaisie et le merveilleux, malgré quelques heureuses surprises dans certains tempi, points d’orgue et fins d’airs. Une baguette propre et professionnelle, mais manquant d’une touche personnelle.

Beau succès au rideau final pour cette nouvelle production de la part d’un public visiblement heureux de réentendre cette œuvre immortelle.

 
 
peralada flute enchantee critique opera par classiquenews peralada 2018
 
 
 
 

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COMPTE-RENDU, opéra. Peralada. Cour du Château, Auditorium, 6 août 2018. Wolfgang Amadeus Mozart : Die Zauberflöte. Livret d’Emmanuel Schikaneder. Avec Pamina : Olga Kulchynska ; Tamino : Liparit Avetisyan ; Papageno : Adrian Eröd ; La Reine de la Nuit : Kathryn Lewek ; Sarastro : Andreas Bauer ; Papagena : Júlia Farrés ; Première Dame : Anaïs Constans ; Deuxième Dame : Mercedes Gancedo ; Troisième Dame : Anna Alàs ; Monostatos : Francisco Vas ; L’Orateur : Christopher Robertson ; Premier Prêtre et Second Homme d’armes : Gerard Farreras ; Second Prêtre et Premier Homme d’armes : Vicenç Esteve Madrid ; Les trois Enfants : Júlia Carreno, Núria Pou, Anna Ruiz, Aina Sala, Júlia Salamero, Núria Vives ; Narrateur-acteur : Lluis Soler. Chœur du Grand Teatre del Liceu de Barcelone ; Chef de chœur : Conxita Garcia. Orchestre du Gran Teatre del Liceu de Barcelone. Direction musicale : Josep Pons. Mise en scène et décors : Oriol Broggi ; Costumes : Berta Riera ; Lumières : Albert Faura ; Vidéos : Fransesc Isern. Par notre envoyé spécial Narciso Fiordaliso. Illustrations : © Peralada 2018

 
 
 
 

ENTRETIEN AVEC LE QUATUOR ZAHIR (Quatuor de Saxophones).

ENTRETIEN AVEC LE QUATUOR ZAHIR (Quatuor de Saxophones). Un Quatuor de hanches né en 2015 seulement, qui révolutionne le genre… A l’occasion de leur premier album, annoncé chez Klarthe début octobre 2018, les quatre saxophonistes du Quatuor ZAHIR présentent leur travail, la spécificité de l’ensemble qu’ils composent, leur idéal esthétique… les œuvres et les compositeurs qui présents dans leur premier disque, constituent leur identité musicale. Leur complicité ciselée, inquiète, affûtée a été reconnue et distinguée au 9è Concours international de musique de chambre d’Osaka (Japon) : ils ont décroché le premier prix (2017). A ce titre, les quatre jeunes instrumentistes du Quatuor ZAHIR réalisent une tournée au Japon du 8 au 25 novembre prochain (lire ci dessous, après notre entretien, la rubrique agenda). Leur exigence se double d’un questionnement profond : qu’exprimer en réalité ? Quel est le sens d’un Quatuor ? Comment se renouveler ? Rencontre exclusive avec CLASSIQUENEWS.

 

 

 

QUATUOR ZAHIR : 4 saxos magiciens !

 

 

 

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CLASSIQUENEWS : Pourquoi avoir choisi ce Quatuor de Borodine ? En quoi se prête-t-il au jeu de votre quatuor ?

QUATUOR ZAHIR : Tout d’abord par goût personnel, il s’agit d’une pièce que nous avons toujours beaucoup aimé et celle-ci est apparue comme une évidence dans notre volonté d’explorer de nouveaux répertoires. Par ailleurs ce quatuor présente peu de contraintes techniques liées à l’exercice de la transcription (modes de jeux liés à l’organologie des instruments à cordes) ; il permet aussi une adaptation optimale de la musique de Borodine. C’est une musique, éminemment lyrique, qui se prête particulièrement bien au caractère vocal du timbre des saxophones qui lui donne un éclairage nouveau.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Que vous ont apporté les instrumentistes du Quatuor EBENE ?

QUATUOR ZAHIR : Leur rencontre nous a beaucoup nourri à plusieurs niveaux. Sur un plan musical où ils ont su mettre des mots sur différentes intentions musicales, nous ont incité à avoir une écoute plus active ; ils ont eu de bonnes idées pour optimiser la transcription du quatuor de Borodine. Mais aussi à propos du répertoire et des réalités du métier : eux, grands spécialistes de la musique pour cordes, évoluent dans un milieu où tout a déjà été beaucoup enregistré ce qui les amène à se poser de nombreuses questions pour se renouveler, questions que nous nous posons également.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : En trois idées, comment définiriez-vous ce qui fait la singularité de votre ensemble ?

QUATUOR ZAHIR :
- Sonorité multiple ;
- Ancrage dans notre époque ;
- Etat d’esprit à la fois léger et exigeant ;

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Comment définir le timbre du saxophone, puis la réunion de vos quatre instruments ?

QUATUOR ZAHIR : Le timbre du saxophone, dans son volet classique, est souvent méconnu. Après les concerts, le public qui vient à notre rencontre est souvent étonné par ce qu’il a entendu. Son caractère vocal, souple et extrêmement riche harmoniquement permet une multitudes de couleurs qui s’adaptent très bien aux différents styles. Une fois les quatre saxophones réunis, des sonorités orchestrales se dégagent, aussi bien solistes que dans les tutti puisque que nos quatre timbres sont à la fois singuliers et très apparentés.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : En quoi l’écriture des auteurs contemporains enrichit votre approche à 4 voix ?

QUATUOR ZAHIR : L’écriture des auteurs contemporains mais aussi la collaboration avec eux (Alexandros Markeas, Alexis Ciesla, Jean-Denis Michat, Nicolas Fox jusqu’à présent) nous poussent à sortir de notre zone de confort en questionnant l’identité de notre instrument. Cela permet aussi de faire évoluer et d’enrichir le répertoire avec une approche personnalisée pour notre instrument. Le travail avec les compositeurs d’aujourd’hui est d’autant plus essentiel pour nous que nous souhaitons ancrer notre approche dans notre époque.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Qu’est ce qui fait la cohérence de votre premier disque ?

QUATUOR ZAHIR : Au-delà des inspirations orientalistes que partagent toutes les pièces, le répertoire offre la vision que l’on possède de notre instrument polymorphe. Notre personnalité et notre exigence sont insufflées à ce premier opus à travers quatre entrées (répertoire, transcription, création, improvisation), entrées que nous auront à coeur de développer tout au long de nos projet futurs.

Propos recueillis en juillet 2018

 

 

 

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AGENDA
le Quatuor Zahir en tournée et concerts 2018

 

 

 

Le 6 octobre 2018
Concert pour la sortie du cd ZAHIR
PARIS, Salle Cortot
Programme, modalités de réservations à venir sur CLASSIQUENEWS

 

 

Du 8 au 25 novembre 2018
Tournée au JAPON suite à leur 1er Prix de l’Osaka International Chamber Music Competition (2017)

Le 8 novembre 2018
08-11-18 – | Toyamaken Takaoka Culture Hall, Takaoka (Japon)
Grand-Prix tour 2018 – Osaka International Chamber Music Competition
http://www.jcmf.or.jp/competition-festa/en/9th.html

Le 10 novembre 2018
10-11-18 – | Art Hall, Kanazawa (Japon)
Grand-Prix tour 2018 – Osaka International Chamber Music Competition
http://www.jcmf.or.jp/competition-festa/en/9th.html

 

 

Voir les autres dates de la tournée japonaise jusqu’au 25 novembre 2018, sur le site du Quatuor ZAHIR / agenda & dates

 

 

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En lire +, consultez le site du Quatuor ZAHIR
http://quatuorzahir.com/ils-ont-dit/

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VOIR le Quatuor ZAHIR jouer le Quatuor de BORODINE – session France Musique / septembre 2016 :

https://www.youtube.com/watch?time_continue=65&v=-8eixLcWo_4

http://urlz.fr/42Kq

ORLEANS, Orchestre symphonique d’Orléans, saison 2018 – 2019

ORLEANS ORCHESTRE SYMPHONIQUE Novembre-depuis-plaquette-copie-566x1024ORLEANS, Orchestre symphonique d’Orléans, saison 2018 – 2019. A seulement 1h15 de Paris, – durée moyenne en train (départ gare d’Austerlitz), Orléans est une ville hautement symphonique, perpétuant localement la riche tradition musicale dont le coeur est son orchestre symphonique, collectif exemplaire qui poursuit une aventure continue (depuis sa création en 1921), dont la nouvelle saison 2018 – 2019 promet de nouveaux superbes instants sonores autant qu’esthétiques. Sous la direction musicale de son chef attitré, Marius Stieghorst dont les qualités désormais bien reconnaissables et audibles sont finesse, vivacité, sens des couleurs.

RENTRÉE FESTIVE et proche des publics d’abord, grâce au dimanche 9 septembre de 11h à 19h, place Sainte-Croix, où une journée entière de célébration permettra aux habitants et familiers, curieux et néophytes de rencontrer l’orchestre, ses instrumentistes, son chef. Les musiciens se produiront sous la baguette de Marius Stieghorst à 12h30 et 14h30. Pour la nouvelle saison 2018 – 2019, le chef a élaboré 6 nouveaux programmes particulièrement prometteurs, dont chaque titre et intitulé apporte un élément de réponse, à la fois poétique et parfois interrogatif. La diversité des styles, les programmes éclectiques qui permettent filiations, rapprochements, confrontations élargissent encore les champs de découvertes et de surprises. Découvrir ici les offres et formules d’abonnement de la saison 2018 – 2019, de l’Orchestre Symphonique d’Orléans, permettant de suivre les 6 programmes à l’affiche. Sauf indications spéciales, tous les concerts se déroulent salle Touchard, au Théâtre d’Orléans.

 

 

 

 

 

 ORLEANS-repetition-marius-stieghorst-direction-musicale-maestro-orleans-par-classiquenews-Orchestre-symphonique-Orléans-©-Michel-Perreau-2-750x400

 

 

 

 

 

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6 programmes événements à Orléans
Survol de la nouvelle saison 2018 – 2019 de l’Orchestre Symphonique d’Orléans :

 

 

 

 

 

Musique pour Craonne
Samedi 10 novembre (20h30)
Dimanche 11 novembre 2018 (16h)  

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A l’occasion de l’Armistice de la Grande Guerre, et du Centenaire du premier conflit mondial, l’Orchestre célèbre la mémoire des soldats victimes de la guerre (dont ici le compositeur britannique George Butterworth) ou les auteurs ayant manifesté une opposition fatale contre l’ennemi (Magnard), ou une vive émotion face au cataclysme guerrier (Debussy, qui meurt en mars 1918) : au programme, œuvres pour piano (associant les grand élèves du Conservatoire d’Orléans) et pages symphoniques… Marius Stieghorst propose une immersion dans l’univers sonore de ce mois de novembre 1918 : Butterworth, Debussy (patriotique Berceuse héroïque), Magnard (chant funèbre), et surtout César Franck (sublime Symphonie en ré, son unique offrande au genre orchestral pur, qui est aussi en 1881, la réponse des Français face à la vague wagnérienne sui submerge l’Europe…). PLUS D’INFOS:
http://www.orchestre-orleans.com/concert/musique-pour-craonne/

 

 

 

 

 

 

Concert de Noël
Samedi 15 décembre, 20h30
Dimanche 16 décembre 2018, 16h
Eglise Saint-Pierre du Martroi, Orléans
 

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Pour les fêtes de Noël, c’est un superbe programme, à la fois festif et hautement choral qui Marius Stieghorst a conçu pour la fin de l’année 2018. Au programme :  Concerto pour 3 trompettes, timbales et continuo, TWV54 : D3 du génie baroque germanique, Telemann ; le motet Alma Dei creatoris KV 277 de Mozart, alors nouvellement affranchi de sa servitude à Salzbourg, à la Cour de l’infect prince archevêque Colloredo (1777). Enfin, un chef d’oeuvre d’élégance et de dramatisme lyrique malgré son cadre et son sujet sacré, la Nelson Mass en ré mineur Hob XXII:11 de Jospeh Haydn, ambassadeur inspiré du raffinement viennois (1798). La Messe est contemporaine de son oratorio La Création, conçue dans une période de grande maturité où le compositeur de retour de Londres où il a été célébré comme un dieu musical vivant, maîtrise parfaitement le genre de l’oratorio anglais. La Nelson Mess développe ce goût sûr du dramatisme subtil et des grandes architecturales chorales, disposant d’un orchestre somptueusement articulé et très allusif. Concert à part, hors abonnement, ouvert à la réservation à partir du 4 décembre 2018… uniquement auprès d’Orléans Concerts, 6 rue Pothier – 45000 Orléans. Bureau ouvert au public de 13h à 18h, du lundi au samedi / Tél : 02 38 53 27 13 – PLUS D’INFOS :
http://www.orchestre-orleans.com/concert/concert-de-noel-2018/

 

 

 

 

 

A la conquête de l’Ouest
Samedi 9 février 2019, 20h30
Dimanche 10 février 2019, 16h

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La conquête et l’exploration sonore qui en découle, sont celles du grand ouest américain, celui sublimé par les symphonistes Charles Ives (The Unanswered Question / La Question sans réponse créée dès 1946, révisée en 1984), mais aussi George Gershwin (Lullaby), Erwin Schulhoff (Hot-Sonate pour saxophone soliste : Vincent David), enfin l’incontournable fresque orchestral, Symphonie n°9, dite « du Nouveau Monde » de Dvorak qui la fait créer en décembre 1893, pendant son séjour aux Etats-Unis entre 1892 et 1896.
PLUS D’INFOS
http://www.orchestre-orleans.com/concert/a-la-conquete-de-louest/

  

 

 

 

 

 

Les heures du jour
Samedi 2 mars 2019, 20h30
Dimanche 3 mars 2019, 16h

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Sous la direction de Vincent Renaud, chef invité, l’Orchestre Symphonique d’Orléans joue les poètes les plus inspirés et les mieux articulés (en terme de couleurs et de timbres instrumentaux) pour célébrer la magie des heures du jour. Nuit enivrée (Mozart : Serenata Notturna KV 239), Symphonie « Le Matin » de Joseph Haydn (avec son lever de soleil), surtout, jardin à la fois enchanté et terrifiant du Festin de l’araignée d’Albert Roussel, véritable peintre symphoniste doué d’un raffinement éblouissant dans l’orchestration et l’enchaînement des grilles mélodiques et rythmiques. Eclectique mais cohérent autour de son thème, le programme permet aussi d’entendre les oeuvres de Delius, Johann Strauss fils, Franz von Suppé, sans omettre Debussy dont Prélude à l’après-midi d’un Faune est un sommet de sensualité chromatique à la française.
PLUS D’INFOS :
http://www.orchestre-orleans.com/concert/les-heures-du-jour/

 

 

 

 

 

 

Sonnerie d’Orléans
Samedi 27 avril 2019, 20h30
Dimanche 28 avril 2019, 16h
 

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Sous la direction de Philippe Ferro, l’Orchestre Symphonique d’Orléans met en avant son somptueux pupitre de cuivres, osant des fanfares conçues par plusieurs très grands compositeurs : parfois oeuvres de circonstances certes mais remarquables d’articulation et de souffle expressif. Au programme, Fanfare solennelle en forme de choral grandiose et Suite opus 4 de Richard Strauss ; Suite persane d’André Caplet ; Proclamation de Napoléon mise en musique par Jacques Casterede ; surtout, le pupitre d’harmonie sublimé par Stravinsky, quand il rend hommage à Debussy (Symphonies pour instruments à vents) ; et pour finir, « Grand Fanfare » du vénézuélien Giancalro Castro d’Addona.
PLUS D’INFOS :
http://www.orchestre-orleans.com/concert/sonnerie-dorleans/

 

 
 

 

 

 

 

 

 

Ode à Clara
Samedi 15 juin 2019, 20h30
Dimanche 16 juin 2019, 16h
 

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Le dernier concert de la saison de l’Orchestre Symphonique d’Orléans célèbre la muse Clara Schumann, épouse de Robert, aimé de Brahms et elle-même pianiste virtuose et compositrice à rétablir d’urgence. Pas d’œuvres de Clara dans ce concert qui porte son prénom, mais plusieurs partitions majeures qui lui sont dédiées ou qu’elle a inspiré directement, allusivement : Hymne à la nuit (Nachtlied pour choeur) de Robert, alors qu’en novembre 1849, il prend la direction de la musique de Düsseldorf ; Mendelssohn (Ouverture du Songe d’une nuit d’été d’après Shakespeare) a célébré le talent de la pianiste Clara bien avant qu’elle n’épouse Robert ; enfin Brahms, le jeune dieu, lui-même célébré par Robert, éprouva sa vie durant une vive passion pour la jeune femme, puis la veuve de Robert : son Chant du destin d’après Hölderlin (Schicksalslied opus 54) est composé en 1856, l’année du Requiem (Ein Deutsches Requiem, dédié à Robert disparu en 1856) ; Liebeslieder Waltzer opus 52 et 65 sont les chants d’amour que Brahms dédié secrètement à Clara… Enfin, le programme se referme avec la Symphonie n°3 dite « Rhénane » de Robert : claire déclaration d’amour pour le Rhin, l’opus en 5 mouvements exprime le flux du fleuve impétueux, ses élans irrésistibles, ses rives, ses paysages, ses légendes…
PLUS D’INFOS :
http://www.orchestre-orleans.com/concert/ode-a-clara/

 

 

 

 

 

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EN LIRE davantage sur le site de l’Orchestre Symphonique d’Orléans
http://www.orchestre-orleans.com

VOIR l’Orchestre Symphonique d’ORLEANS
http://www.orchestre-orleans.com/extrait-video-de-lorchestre/

 

 

 

 

 

 

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MODALITES DE RESERVATIONS
BILLETTERIE DE L’OCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS

RÉSERVEZ VOS PLACES
Le programme de la saison 2018-2019 sera en ligne le Mardi 17 Juillet 2018. Vous pourrez à cette date télécharger la brochure pour nous retourner par courrier votre demande d’abonnement, au Bureau d’Orléans Concerts, 6 rue Pothier.

OUVERTURE DE LA BILLETTERIE PAR CONCERT
le Mardi 2 Octobre 2018.

Vous souhaitez réserver une ou des place(s) pour les concerts de novembre, février, mars, avril ou juin ?
La réservation se fera auprès du Théâtre d’Orléans, Boulevard Pierre Ségelle – 45000 Orléans.
Ouvert au public de 13h à 19h, du mardi au samedi
Tél : 02 38 62 75 30 (à partir de 14h).

Vous souhaitez réserver une ou des place(s) pour les concerts de Noël ?
La réservation se fera à partir du Mardi 4 Décembre 2018, uniquement auprès d’Orléans Concerts, 6 rue Pothier – 45000 Orléans.
Ouvert au public de 13h à 18h, du lundi au samedi
Tél : 02 38 53 27 13

 

 

 

 

 

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POUR PLUS D’INFOS, consultez le site de l’Orchestre Symphonique d’Orléans, saison 2018 – 2019 – 6 programmes événements du 10 novembre 2018 au 16 juin 2019.

http://www.orchestre-orleans.com

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SCEAUX, La Schubertiade, nouvelle saison de musique de chambre dès le 13 octobre 2018

Schubertiade de Sceaux Logo copiable logo 2018SCEAUX, La Schubertiade, saison 2018-2019. Du 13 octobre 2018 au 30 mars 2019. Sceaux (92 – Hauts de Seine sud), superbe ville accolée au parc du château éponyme, renoue avec sa riche histoire musicale. Déjà au XVIIè, le site est demeuré célèbre pour le raffinement des célébrations baroques qui y étaient données. Mélomane et fastueuse, la Duchesse du Maine, insomniaque, organisait de somptueuses fêtes nocturnes dans son domaine (les fameuses 16 Grandes Fêtes de nuit de 1714 et 1715). Les Maine ont incarné ainsi, au moment où le Roi Soleil s’éteint à Versailles, une manière de bon goût, associant l’impertinence et l’excellence : le culte de la nuit affirmant une voie différente voire contraire à la célébration officielle du soleil versaillais. Joyeuse, festive, la duchesse du Maine offrait un tout autre visage artistique et politique, loin des austérités de Versailles au début du XVIIIè.

SCHUBERT gstaad reportage 2018LA MUSIQUE DE CHAMBRE A SCEAUX…
Plus de 3 siècles après ce premier âge d’or culturel et artistique, la ville située au sud des Hauts de Seine, réactive sa riche histoire musicale, et accueille à partir d’octobre 2018 (dès le 13 octobre), une nouvelle saison musicale, plutôt romantique, dédiée à la musique de chambre et en particulier à Franz Schubert : « La Schubertiade de Sceaux ». Chaque Quatuor, Trio, Quintette de Franz Schubert est un voyage intérieur d’une puissante poésie, capable de transporter et de saisir. L’errance schubertienne s’exprime avec cette langueur suspendue jamais résolue; mélancolie profonde, nostalgie d’un eden qui n’a peut-être jamais été mais qui est ardemment désiré, chaque opus de Schubert conduit au-delà des apparences et du texte, vers cet invisible essentiel qui nourrit l’âme et comble l’esprit. Toute la musique de Schubert est une réflexion sur le sens de la vie et l’inéluctable mort, la permanence du sentiment, la vanité terrestre, l’appel au rêve ; elle cultive le réconfort de la tendresse, l’éloquente magie de la musique… Mais aux côtés des partitions schubertiennes, le nouveau cycle de concert à Sceaux propose d’autres compositeurs, de Mozart, Haydn à Beethoven, jusqu’aux auteurs contemporains.

 

 

 

MUSIQUE DE CHAMBRE A SCEAUX (92)

Nouvelle saison de musique de chambre à l’Hôtel de ville

La Schubertiade de Sceaux

chaque samedi à 17h30

 

 

 

atanassov-trio-schubertiade-de-sceaux-entretien-avec-PIERRE-KALOYANN-ATANASSOV-par-classiquenewsLe pianiste Pierre-Kaloyann Atanassov, membre du Trio Atanassov en assure la direction artistique. Chacun des 6 concerts a lieu à l’Hôtel de Ville de Sceaux les samedis à 17h30 (Salle Erwin Güldner), à raison d’un événement par mois, à partir d’octobre 2018. Première session, samedi 13 octobre prochain avec le Trio Atanassov et Frédéric Lodéon, parrain de la Schubertiade. Le cycle renoue avec la tradition scéenne de musique de chambre initiée dans les années 1960 par le célèbre quartettiste Alfred Loewenguth.

Des solistes avérés au renom international côtoient les jeunes ensembles au tempérament prometteur : Quatuor Modigliani et Quatuor Elmire, Trio Atanassov (photo ci dessous), le pianiste Guillaume Coppola, l’altiste Léa Hennino, la violoncelliste Sarah Sultan et le comédien et metteur en scène Alain Carré marquent ainsi la nouvelle saison musicale à Sceaux, particulièrement bien équilibrée. Le voeu de Pierre-Kaloyann Atanassov est de poursuivre l’esprit convivial et fraternel qui avait cours lors des soirées et réunions musicales organisées à Vienne au XIXè par le compositeur Franz Schubert avec la complicité de ses amis, poètes, écrivains, musiciens. L’accessibilité, la simplicité, la convivialité sont au cœur de la nouvelle saison de musique de chambre à Sceaux : chaque concert est précédé d’une présentation des partitions choisies, puis suivie d’un verre d’après-concert.

  

 

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La Schubertiade entend renforcer l’esprit de partage, de rencontre, d’exploration collective : aux côtés des concerts proprement dit, le cycle « A vous la scène » offre à des ensembles amateurs une masterclass par l’un des artistes invités, puis une production publique dans un concert de midi (entrée libre). Et « dans la cour des poètes » favorise en retour la participation du public : chaque auditeur est invité à écrire un poème exprimant ses impressions et émotions à l’écoute des concerts. Les meilleurs poèmes seront lus en public. Les organisateurs n’oublient pas non plus de faciliter l’accès de la musique de chambre à toutes les générations, grâce à des tarifs attractifs pour les jeunes et les enfants : 5 à 10 €.

 

 

 

 

 

 

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La Schubertiade de Sceaux
Programmation du 13 octobre 2018 au 30 mars 2019
> Chaque samedi, concert à 17h30
Hôtel de Ville de Sceaux – Salle Erwin Güldner

 

 

 

1
Trio Atanassov et Frédéric Lodéon,
Samedi 13 octobre 2018

 

 

2
Un fil, la vie, un simple fil, Trio Atanassov et Alain Carré
Samedi 10 novembre 2018

 

 

3
Quatuor Modigliani
Samedi 8 décembre 2018

 

 

4
Léa Hennino et Pierre-Kaloyann Atanassov
Samedi 19 janvier 2019

 

 

5
Guillaume Coppola
Samedi 16 février 2019

 

 

6
Quatuor Elmire et Sarah Sultan
Samedi 30 mars 2019.

 

 

 

La Ville de Sceaux lance sa nouvelle saison musicale : "la Schubertiade"

Le Trio ATANASSOV, grand invité de la Schubertiade de Sceaux (© Andrey Grilc)

 
 

 
 

 

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> Les Master classes de 11h45 suivies du concert amateur à 12h30 – entrée libre

19 janvier 2019 : master-class par Pierre-Kaloyann Atanassov (piano)
30 mars 2019 : master-class par le Quatuor Elmire

 

  

 

 

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La Schubertiade de Sceaux, du 13 octobre 2018 au 30 mars 2019, 6 concerts événements – la musique de chambre à Sceaux, les Samedis à 17h30, à l’Hôtel de Ville de Sceau.

 

LIRE la présentation et la programmation détaillée sur le site de La Schubertiade de Sceaux 2018 – 2019

VISITEZ le site du Trio ATANASSOV, partenaire privilégié de la Schubertiade de Sceaux :
www.trioatanassov.com

 

  

 

 

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Informations pratiques :
Hôtel de Ville de Sceaux – 122 Rue Houdan – Salle Erwin Güldner – accès handicapés. RER B Station Sceaux ou Robinson – Bus 128,192, 395 – Station autolib
Prix des places : de 5 € à 29 €.
RENSEIGNEMENTS / INFOS : 06 72 83 41 86 – schubertiadesceaux@orange.fr

Détails de la programmation et infos réservations :
www.schubertiadesceaux.fr

 

 
 

 
 

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Schubertiade dépliant 2018-19ENTRETIEN AVEC Elisabeth ATANASSOV, directrice de la Schubertiade de Sceaux. Présentation de la nouvelle saison de musique de chambre à Sceaux. Dans l’esprit convivial, fraternel des soirées viennoises portées par Schubert et ses amis, la ville de Sceaux présente une fois par mois, du 13 octobre 2018 au 30 mars 2019, 6 concerts éclectiques et ouverts, où Schubert évidemment, mais aussi Mozart, Beethoven, Brahms, Schumann et bien d’autres sont à l’honneur… Le nouveau cycle souhaite rétablir la place de la musique de chambre à Sceaux, riche d’un passé déjà riche et prospère. L’accès aux concerts est facilité, chaque concert programmé à 17h30 s’adresse à tous les publics. Tour d’horizon des compositeurs joués, des interprètes invités, ainsi que des valeurs que la nouvelle offre musicale souhaite cultiver et partager. LIRE notre entretien intégral

 

 

 

 

 Schubertiade de Sceaux Logo copiable logo 2018

 

 

GSTAAD MENUHIN Festival & Academy 2018

MUSIQUE ET NATURE à GSTAADGSTAAD MENUHIN Festival : les 12 puis 15 août 2018. QUE FAIRE début AOUT 2018 ? Où aller, qu’écouter en ce début d’été 2018 (du 1er au 15 août 2018) ? CLASSIQUENEWS fait le tour et sélectionne l’incontournable parmi les nombreux festivals en France et en Europe. Cette semaine au sommaire de notre JOURNAL des festivals d’été 2018 n°2 : suite du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL & ACADEMY en Suisse, au cœur du Saanenland, écrin rural préservé distingué par le violoniste Yehudi Menuhin en 1957… avec 2 concerts événement d’ici le 15 août (avant La Walkyrie par Jonas Kaufmann le 18 août) : … Requiem de Brahms le 12 août, puis grand concert symphonique par les candidats chefs d’orchestre de la Conducting Academy (Académie de direction d’orchestre) avec remise du Prix Järvi, célébrant le/la plus méritant(e), le 15 août sous la tente de GSTAAD à 17h30.

 

 

 

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SUISSE : la magie des Alpes célébrée par le Gstaad Menuhin Festival (jusqu’au 1er septembre 2018). Le premier festival estival suisse, à Gstaad et aussi à Saanen dont l’église est l’écrin historique, propose un nouveau cycle d’événements musicaux incontournables, de quoi allier tourisme vert, gastronomie et découvertes sonores et artistiques de premier plan. Les amateurs de sublimes paysages alliant forêts, lacs, villages de chalets fleuris sur fond de cimes montagneuses parfois enneigées, pourront ainsi écouter, entre autres, sous l’immense tente de Gstaad ou dans l’écrin des églises aux nefs couvertes de bois :

 

 

En LIRE plus sur le festival MENUHIN de Gstaad:
http://www.classiquenews.com/gstaad-menuhin-festival-academy-8-concerts-de-juillet-2018/
VOIR aussi notre reportage 2018 / Présentation du GSTAAD MENUHIN Festival 2018 par Christoph Müller, CEO & Intendant général:
http://www.classiquenews.com/gstaad-menuhin-festival-academy-2018-reportage-video/

GSTAAD suisse vaches r faux copyright annonce concert menuhin gstaad festival and academy 2018 classiquenews

 

 

 

5 TEMPS FORTS / 1er au 15 AOÛT 2018.VOICI nos 5 grand événements musicaux à GSTAAD, jusqu’au 15 août 2018… offrant de nouvelles sensations symphoniques, instrumentales et lyriques. Comme chaque été, Christoph Müller sait susciter auprès des artistes conviés, des programmes particulièrement élaborés, certains inédits … :

 

 

 

1 – Récital du pianiste DANIIL TRIFONOV : Variations Chopin
Vendredi 3 août 2018, Eglise de SAANEN, 19h30
Trifonov daniil play CHOPIN evocations, cd review, critique cd par classiquenews 1501857837_4795182Au programme : Mompou, Schumann (Robert), Grieg, Barber, Tchaikovski, Rachmaninov, Chopin (Sonate n°2 en si mineur opus 35) – programme parcours autour de Chopin. Malgré son jeune âge, le russe Trifonov (déjà présent à Gstaad l’été en 2015) ne cesse d’éclairer la scène pianistique actuelle par une sensibilité à fleur de peau, introspective, presque inquiète, toujours ciselée, qui s’exprime admirablement dans des programmes minutieusement élaborés selon sa propre conception des partitions ; de leurs filiations comme de leur possibles enchaînements…

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https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/musique-de-chambre-03-08-18

 

 

 

 

2 – Musique de chambre : Isabelle Faust & Friends – Octuor de Schubert
Chansons populaires et Ländler chez Schubert V
Dimanche 5 août 2018, 18h, Eglise de Zweisimmen
faust-isabelle-violon-portraitL’exquise violoniste Isabelle Faust participe au cycle Schubert du Festival 2018, en invitant ses amis partenaires pour un récital de musique de chambre très prometteur. Au programme, Webern, Schubert (Quatuor n°12 D 703, Octuor D 803)

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https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/musique-de-chambre-05-08-18

 

 

 

3 – Hélène Grimaud, piano : récital « Water »
grimaud helene piano yeux cd critique review cd par classiquenewsLundi 6 août 2018, Eglise de SAANEN, 19h30. Avant de se dédier à la sortie de son nouvel album événement chez DG en septembre 2018 (LIRE notre dépêche annonce communiquant la sortie du programme inédit «  MEMORY »), la piansite française qui vivait avec les loups, nous revient, plus forte et même énigmatique, plus mûre aussi, dans un ancien programme intitulé WATER : oeuvres de Berio (Wasserklavier), Takemitsu, Fauré, Ravel (Jeaux d’eau), Albéniz, Liszt (Jeux d’eau à Este), Janacek, Debussy, Brahms… A la transparence liquide et miroitante des Français (Ravel et Debussy), la pianiste joint l’éloquence du cœur d’un Liszt (en ses fulgurances mystiques) et de l’insondable et passionné Brahms… Hélène Grimaud redonne un concert symphonique cette fois le vendredi 10 août sous la tente de Gstaad, (19h30) avec l’orchestre du Festival – exceptionnelle phalange menée par le directeur musical de l’Académie de direction (Conducting Academy), le néerlandais, efficace et enfiévré, Jaap van Zweden (Concerto pour piano n°1 et Symphonie n°1 de Brahms)

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https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/gala-musique-de-chambre-06-08-18

 

 

 

4 – REQUIEM DE BRAHMS : Ein Deutsches Requiem
Dimanche 12 août 2018, église de SAANEN, 18h
Brahms dans les Alpes: intégrale des œuvres écrites à Thoune II.
BRAHMS HD pour GSTAAD reportage2018Le «Requiem allemand» de Brahms tient une place centrale dans le cœur de beaucoup d’Allemands, car il parle la langue des racines. À mille lieues de la messe des morts du culte catholique (à qui Brahms n’emprunte que le titre), il puise son énergie dans la terre humble et confiante des disciples de Luther – ces Allemands du Nord qui, au lieu d’adresser des prières pour les défunts, préfèrent consoler les vivants dans la peine. On dit que Brahms aurait volontiers troqué le mot «allemand» pour celui d’«humain» – histoire peut-être de mieux affirmer sa différence. «Un Requiem humain»: voilà qui l’aurait définitivement classé dans la catégorie des chefs-d’œuvre… inclassables! Il est proposé ici dans une version plus intimiste avec deux pianos par l’Ensemble Vocal de Lausanne, l’un des meilleurs chœurs suisses, fondé il y a plus d’un demi-siècle par Michel Corboz et conduit depuis 2015 par Daniel Reuss. Pour ouvrir la soirée: deux pages écrites par Brahms sur les bords du lac de Thoune, au cours des étés 1887 et 1888.
Rachel Harnisch, soprano
Thomas E. Bauer, baryton
Ensemble Vocal de Lausanne
Céline Monnier, Pierre-Fabien Roubaty, pianos
Daniel Reuss, direction

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https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/concert-choral-12-08-18

 

 

 

 

5 – Académie de direction d’orchestre / Conducting Academy III
Concert symphonique des futurs grands de la baguette
Mercredi 15 août 2018, Tente du Festival de Gstaad, 17h30,
L’Heure Bleue / Gstaad Conducting Academy III
Gstaad Festival Orchestra
Etudiants de la Gstaad Conducting Academy

conducting-academy-gstaad-festival-academy-presentation-par-classiquenews

 

Chaque été à GSTAAD, la tente accueille les sessions de travail des jeunes chefs, hommes et femmes qui se destinent à la direction d’orchestre. Pour parfaire leur aptitude et aiguiser leur pratique, l’imposant effectif de l’Orchestre du Festival, et surtout les précieux conseils du maestro Jaap van Zweden, directeur musicale de cette académie unique en Europe. CLASSIQUENEWS a dédié un reportage documentaire vidéo complet au fonctionnement, enjeux et objectifs de ce stage très intensif où une dizaine de jeunes chefs apprennent le métier : le plus méritant reçoit le Prix Järvi lors de ce concert très attendu par le public…). Au programme, afin de distinguer le meilleur ou la meilleure d’entre les candidats : Richard Wagner (1813-1883), avec séquences symphoniques extraites de ses opéras dont

Ouverture de l’opéra «Les Maîtres chanteurs de Nuremberg» WWV 96
Prélude et «Liebestod» de l’opéra «Tristan et Iseut» WWV 90
Chevauchée des Walkyries extraite de l’opéra «La Walkyrie» WWV 86b
Prélude de l’opéra «Lohengrin» WWV 75

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https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/l-heure-bleue-15-08-18

 

 

 

 

 

 

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18.08.18-fr-1920 jonas kaufmann chante siegmund gstaad munfin festival 2018 annonce review by classiquenewsà venir à GSTAAD, samedi 18 août (19h30) : récital wagner par Jonas Kaufmann (acte I de La Walkyrie de Wagner, où le ténor devenue légende vivante, incarne un rôle taillée pour sa sensibilité et son diamant noir vocal : Siegmund… Concert Wagner sur la montagne : Gstaad Festival Orchestra, Z V Zweden, direction : + d’infos ici
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/gala-concert-symphonique-18-08-18

 

 

 

 

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LIRE aussi notre JOURNAL DES FESTIVAL de l’été 2018 n°1
http://www.classiquenews.com/festivals-dete-2018-le-journal-des-festivals-de-classiquenews-n1-que-faire-les-28-et-29-juillet/

 

 

 

 

 

 

Tristan und Isolde, depuis Bayreuth 2018

Bayreuth festival 2015 tristan und isolde katharina wagnerFRANCE MUSIQUE, mer 15 août 2018, 20h. WAGNER : TRISTAN UND ISOLDE. Enregistré le 27 juillet dernier, voici le son de l’actuelle production de TRISTAN à Bayreuth (signé Katarina Wagner, 2015) ; la partition est le sommet lyrique de Wagner créé en 1865, et premier manifeste de cette musique de l’avenir qui allait subjuguer puis fasciner l’Europe entière. France Musique comme chaque année diffuse partie des représentations de Bayreuth : boom idée de fixer la trace de cette production qui vaudra davantage pour le plateau vocal et la direction souple parfois lisse de Thieleman ; car la mise en scène, froide, carcéral voire étouffante avait fini par agacer par son parti pris de cynisme anti poétique (machineries et dédales de tubes à l’appui…).

Aucun compositeur n’allait plus écrire de la même manière après le Tristan de Wagner, partition suspendue, aux accords irrésolus, d’une sensualité mortifère envoûtante. Apologie de la nuit et du rêve, de l’illusion de l’amour, vécu comme un opium enivrant, le parfum du Tristan wagnérien a profondément marqué des générations d’auteurs français, remodelant l’esthétique romantique française : Chabrier, Fauré, Chausson, Vierne, d’Indy, Franck, Joncières, Debussy, … tous ont éprouvé le choc de Wagner tel qu’il se déploie dans son Tristan irrésistible, opéra financé par Louis II de Bavière et composé en partie à Venise, alors que Wagner rencontre et se passionne pour la fille de son ami Franz Liszt, Cosima, laquelle l’aime en retour.

 

 

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Lohengrin à NANTES et à ANGERSMercredi 15 août 2018, 20h. WAGNER : Tristan und Isolde (Bayreuth 2018)
Bayreuth 2018 / Wagner / Gould, Pape, Lang, Paterson, Nolte, Mayer…Ch. du Fest. de Bayreuth,Orc. du Fest. de Bayreuth, Thielemann

Représentation lyrique donnée le 27 juillet 2018 à 16h au Palais des Festivals dans le cadre du Festival de Bayreuth 2018

Richard Wagner
Tristan und Isolde (Tristan et Isolde)
Opéra (action) en trois actes sur un poème du compositeur

Stephen Gould, ténor, Tristan
René Pape, basse, Marke
Petra Lang, mezzo-soprano, Isolde
Iain Paterson, baryton-basse, Kurwenal
Raimund Nolte, basse, Melot
Christa Mayer, mezzo-soprano, Brangäne
Tansel Akzeybek, ténor, un berger, un marin
Kay Stiefermann, baryton, un timonier

Choeur du Festival de Bayreuth
dirigé par Friedrich Eberhard
Orchestre du Festival de Bayreuth
Christian Thielemann, direction

LIRE la page Tristan und Isolde sur le site du Festival de Bayreuth
https://www.bayreuther-festspiele.de/en/programme/schedule/tristan-und-isolde/

 

 
 

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DOSSIER : Tristan und Isolde de Wagner

Wagner_louis II de baviereWagner : Tristan und Isolde. Toute nouvelle production du sommet lyrique de Wagner créé à Munich grâce à l’aide financière du jeune Louis II de Bavière en 1865, laisse espérer une réalisation à la hauteur de la partition, la plus envoûtante (ivresse extatique de l’acte II) de Wagner. Ici le mensonge du jour et le miracle de la nuit suscitent une manière de rêve éveillé qui ose concevoir une extase amoureuse sans équivalent dont la musique somptueuse et hypnotique, exprime les élans et les aspirations les plus profondes. Musique de la psyché enfin dévoilée, mais avec quel raffinement orchestral, le Tristan wagnérien ne laisse rien dans l’ombre : le poison vénéneux et fatal de l’amour qui unit la belle Isolde au chevalier venu la chercher pour qu’elle épouse le Roi Mark. Or dès leur rencontre, les deux âmes s’abandonnent au désir qui les enchaînent en particulier dans le II. Après l’enchantement des sentiments mis à nu, véritable mystique de l’amour (et sur le plan lyrique, duo amoureux irrésistible), Wagner souligne le mal qui suit l’extase : la souffrance de Mark, la solitude et l’errance de Tristan sur son île, dépossédé de celle qu’il aime (III). Voué à la mort, expirant, le chevalier exsangue voit une dernière fois Isolde qui chante alors en un hymne universel l’ivresse de l’amour total qui s’il n’est pas réalisable sur Terre, promet une sublimation finale, grâce à la mort qui délivre et libère, à tous ceux qui sincères en ont ressenti le miracle.

 

 

wagnerDans la vie de Wagner, la création de Tristan und Isolde correspond aussi à un double miracle : Richard emménage avec la compagne tant espérée : Cosima, la fille de Franz Liszt. Il est devenu aussi le protégé du jeune roi Louis II de Bavière lequel lui assure désormais protection et nouveaux moyens financiers. Celui qui dut fuir ses créanciers, devenu persona non grata en Allemagne (après sa participation aux révolutions de 1848), est enfin sauvé, miraculé : il peut se dédier sans inquiétudes d’aucune sorte à l’accomplissement de son grand œuvre musical et lyrique dont le Théâtre de Bayreuth conçu spécialement pour ses opéras et inauguré en 1876, marque l’aboutissement. Le théâtre après bien des avatars est édifié là encore grâce à l’appui financier du jeune souverain.

 

 

 Lohengrin à NANTES et à ANGERS

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Jean-Claude Malgoire, grands entretiens

malgoire_jean_claudeFrance MUSIQUE. 13 – 17 août 2018, 13h. JEAN-CLAUDE MALGOIRE, portrait du chef et du musicien. Un visionnaire passionné par le défrichement et l’esprit de troupe. Grands entretiens – Hommage à la mémoire et au legs artistique laissés par le chef et hautboïste Jean-Claude Malgoire, créateur à Tourcoing de l’Atelier Lyrique, fabrique lyrique et musicale pionnière en Europe. Il nous a quitté en avril 2018, sa trace reste indélébile. Prophète, visionnaire, curieux, … Jean-Claude Malgoire aura participé activement à la réforme musicale et esthétique propre aux années 1970 et 1980. Alors qu’autour de l’an 2000, une certaine habitude s’est réainstallée y compris au sein des jeunes ensembles et instrumentistes, le profil et le tempérament inouïs de JC Malgoire demeurent une exception : toujours explorer, rechercher, expérimenter… Un modèle pour les siècles à venir et les nouvelles générations d’interprètes soucieuses de vérité et d’honnêteté en musique. Série d’entretiens incontournables.

 

 

 

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logo_france_musique_DETOUREFRANCE MUSIQUE, entretiens avec Jean-Claude Malgoire. Du Lundi 13 août au vendredi 17 août 2018, 13h.
LIRE aussi notre dépêche informant du décès de Jean-Claude Malgoire à 77 ans le 13 avril 2018
http://www.classiquenews.com/tourcoing-deces-du-chef-jean-claude-malgoire-a-lage-de-77-ans/

 

 

 

 

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LIMOUSIN, SOLIGNAC (Abbaye) : le 7 août 2018, 20h. VIVALDI RELOADED

1001-notes-festival-2018-vignette-homepageLIMOUSIN, SOLIGNAC (Abbaye) : le 7 août 2018, 20h.Anthea-Pichanik-contralto-vivaldienne-concert-hostel-dieu-annonce-clic-de-classiquenews VIVALDI RELOADED. Après un premier événement repéré en Suisse à SAANEN, dans l’église mythique adopté par Yehudi Menuhin dès 1957 (pour le lancement du GSTAAD MENUHIN Festival 2018, le 13 juillet dernier / concert VIVALDI recomposer par Daniel HOPE), revoici VIVALDI « reloaded », à SOLIGNAC, au Festival 1001 NOTES : relecture imaginative et libre d’après les musiques concertantes et lyriques du Vénitien le plus génial de son époque. Pour servir la furià et la verve, le feu comme la pure poésie de Vivaldi, le claveciniste te directeur musical du Concert de l’HOSTEL DIEU offre un très prometteur concert mixte, – avec la complicité de la diva baroque Anthea Pichanik, alto percutante, souple et profonde, expressive et articulée, et aussi le concours de création vidéo inédites en 2.0. Vivaldi reloaded, c’est un spectacle fort et puissant qui souligne combien l’invention du Vénitien n’a jamais été aussi proche de notre actualité.

 

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VIVALDI RELOADED : 
Mardi 7 août à 20h – Abbatiale de Solignac

La contralto française Anthea Pichanick et le Concert de l’Hostel Dieu, Franck-Emmanuel Comte. Arias et de pièces instrumentales de Vivaldi – RESERVEZ ICI

 

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EN LIRE +
LIRE la présentation du concert sur le site du Festival 1001 Notes
https://festival1001notes.com/agenda/evenement/anthea-pichanick-concert-de-lhostel-dieu

LIRE notre présentation du programme VIVALDI RELOADED par le Concert de l’HOSTEL-DIEU

 

 

VOIR le teaser et la présentation vidéo du programme VIVALDI RELOADEDhttp://www.classiquenews.com/entretien-avec-elisabeth-atanassov-directrice-de-la-schubertiade-de-sceaux/

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SCEAUX, La Schubertiade, saison 2018-2019. Du 13 octobre 2018 au 30 mars 2019

Schubertiade de Sceaux Logo copiable logo 2018SCEAUX, La Schubertiade, saison 2018-2019. Du 13 octobre 2018 au 30 mars 2019. Sceaux (92 – Hauts de Seine sud), superbe ville accolée au parc du château éponyme, renoue avec sa riche histoire musicale. Déjà au XVIIè, le site est demeuré célèbre pour le raffinement des célébrations baroques qui y étaient données. Mélomane et fastueuse, la Duchesse du Maine, insomniaque, organisait de somptueuses fêtes nocturnes dans son domaine (les fameuses 16 Grandes Fêtes de nuit de 1714 et 1715). Les Maine ont incarné ainsi, au moment où le Roi Soleil s’éteint à Versailles, une manière de bon goût, associant l’impertinence et l’excellence : le culte de la nuit affirmant une voie différente voire contraire à la célébration officielle du soleil versaillais. Joyeuse, festive, la duchesse du Maine offrait un tout autre visage artistique et politique, loin des austérités de Versailles au début du XVIIIè.

SCHUBERT gstaad reportage 2018LA MUSIQUE DE CHAMBRE A SCEAUX…
Plus de 3 siècles après ce premier âge d’or culturel et artistique, la ville située au sud des Hauts de Seine, réactive sa riche histoire musicale, et accueille à partir d’octobre 2018 (le 13 octobre précisément), une nouvelle saison musicale, plutôt romantique, dédiée à la musique de chambre et en particulier à Franz Schubert : la « Schubertiade de Sceaux ». Chaque Quatuor, Trio, Quintette de Franz Schubert est un voyage intérieur d’une puissante poésie, capable de transporter et de saisir. L’errance schubertienne s’exprime avec cette langueur suspendue jamais résolue; mélancolie profonde, nostalgie d’un eden qui n’a peut-être jamais été mais qui est ardemment désiré, chaque opus de Schubert conduit au-delà des apparences et du texte, vers cet invisible essentiel qui nourrit l’âme et comble l’esprit. Toute la musique de Schubert est une réflexion sur le sens de la vie et l’inéluctable mort, la permanence du sentiment, la vanité terrestre, l’appel au rêve ; elle cultive le réconfort de la tendresse, l’éloquente magie de la musique… Aux côtés des partitions de Schubert, le nouveau cycle de musique de chambre à Sceaux programme aussi Mozart et Haydn, Beethoven, Schumann et Brahms, jusqu’aux compositeurs contemporains.

 

 

 

MUSIQUE DE CHAMBRE A SCEAUX (92)

Nouvelle saison de musique de chambre à l’Hôtel de ville

La Schubertiade de Sceaux

chaque samedi à 17h30

 

 

 

atanassov-trio-schubertiade-de-sceaux-entretien-avec-PIERRE-KALOYANN-ATANASSOV-par-classiquenewsLe pianiste Pierre-Kaloyann Atanassov, membre du Trio Atanassov en assure la direction artistique. Chacun des 6 concerts a lieu dans la salle  Erwin Güldner de l’Hôtel de Ville de Sceaux les samedis à 17h30, à raison d’un événement par mois, à partir d’octobre 2018. Première session, samedi 13 octobre prochain avec le Trio Atanassov et Frédéric Lodéon, parrain de la Schubertiade. Le cycle renoue avec la tradition scéenne de musique de chambre initiée dans les années 1960 par le célèbre quartettiste Alfred Loewenguth.

Des solistes avérés au renom international côtoient les jeunes ensembles au tempérament prometteur : Quatuor Modigliani et Quatuor Elmire, Trio Atanassov (photo ci dessous), le pianiste Guillaume Coppola, l’altiste Léa Hennino, la violoncelliste Sarah Sultan et le comédien et metteur en scène Alain Carré marquent ainsi une nouvelle saison musicale à Sceaux, particulièrement bien équilibrée. Le voeu de Pierre-Kaloyann Atanassov est de poursuivre l’esprit convivial et fraternel qui avait cours lors des soirées et réunions musicales organisées à Vienne au XIXè par le compositeur Franz Schubert avec la complicité de ses amis, poèes, écrivains, musiciens. L’accessibilité, la simplicité, la convivialité sont au cœur de la nouvelle saison de musique de chambre à Sceaux : chaque concert est précédé d’une présentation des partitions choisies, puis suivie d’un verre d’après-concert.

 

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La Schubertiade entend renforcer l’esprit de partage, de rencontre, d’exploration collective : aux côtés des concerts proprement dit, le cycle « A vous la scène » offre à des ensembles amateurs une masterclass par l’un des artistes invités, puis une production publique dans un concert de midi (entrée libre). Et « dans la cour des poètes » favorise en retour la participation du public : chaque auditeur est invité à écrire un poème exprimant ses impressions et émotions à l’écoute des concerts. Les meilleurs poèmes seront lus en public. Les organisateurs n’oublient pas non plus de faciliter l’accès de la musique de chambre à toutes les générations, grâce à des tarifs attractifs pour les jeunes et les enfants : 5 à 10 €.

 

 

 

 

 

 

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La Schubertiade de Sceaux
Programmation du 13 octobre 2018 au 30 mars 2019
> Chaque samedi, concert à 17h30
Hôtel de Ville de Sceaux – Salle Erwin Güldner

 

 

 

1
Trio Atanassov et Frédéric Lodéon,
Samedi 13 octobre 2018

 

 

2
Un fil, la vie, un simple fil, Trio Atanassov et Alain Carré
Samedi 10 novembre 2018

 

 

3
Quatuor Modigliani
Samedi 8 décembre 2018

 

 

4
Léa Hennino et Pierre-Kaloyann Atanassov
Samedi 19 janvier 2019

 

 

5
Guillaume Coppola
Samedi 16 février 2019

 

 

6
Quatuor Elmire et Sarah Sultan
Samedi 30 mars 2019.

 

 

 

La Ville de Sceaux lance sa nouvelle saison musicale : "la Schubertiade"

Le Trio ATANASSOV, grand invité de la Schubertiade de Sceaux (© Andrey Grilc)

 

 

 

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> Les Master classes de 11h45 suivies du concert amateur à 12h30 – entrée libre

19 janvier 2019 : master-class par Pierre-Kaloyann Atanassov (piano)
30 mars 2019 : master-class par le Quatuor Elmire

 

 

 

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La Schubertiade de Sceaux, du 13 octobre 2018 au 30 mars 2019, 6 concerts événements – la musique de chambre à Sceaux, les Samedis à 17h30, à l’Hôtel de Ville de Sceau.

 

LIRE la présentation et la programmation détaillée sur le site de La Schubertiade de Sceaux 2018 – 2019

VISITEZ le site du Trio ATANASSOV, partenaire privilégié de la Schubertiade de Sceaux :
www.trioatanassov.com

 

 

 

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Informations pratiques :
Hôtel de Ville de Sceaux – 122 Rue Houdan – Salle Erwin Güldner – accès handicapés. RER B Station Sceaux ou Robinson – Bus 128,192, 395 – Station autolib – 
Prix des places : de 5 € à 29 €.
RENSEIGNEMENTS / INFOS : 06 72 83 41 86 – schubertiadesceaux@orange.fr

Détails de la programmation et infos réservations :
www.schubertiadesceaux.fr

 

 

 

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Schubertiade dépliant 2018-19ENTRETIEN AVEC Elisabeth ATANASSOV, directrice de la Schubertiade de Sceaux. Présentation de la nouvelle saison de musique de chambre à Sceaux. Dans l’esprit convivial, fraternel des soirées viennoises portées par Schubert et ses amis, la ville de Sceaux présente une fois par mois, du 13 octobre 2018 au 30 mars 2019, 6 concerts éclectiques et ouverts, où Schubert évidemment, mais aussi Mozart, Beethoven, Brahms, Schumann et bien d’autres sont à l’honneur… Le nouveau cycle souhaite rétablir la place de la musique de chambre à Sceaux, riche d’un passé déjà riche et prospère. L’accès aux concerts est facilité, chaque concert programmé à 17h30 s’adresse à tous les publics. Tour d’horizon des compositeurs joués, des interprètes invités, ainsi que des valeurs que la nouvelle offre musicale souhaite cultiver et partager. LIRE notre entretien intégral

 

 

 

 

 Schubertiade de Sceaux Logo copiable logo 2018

 

 

 
 

ENTRETIEN AVEC Elisabeth ATANASSOV, directrice de la Schubertiade de Sceaux

Schubertiade dépliant 2018-19ENTRETIEN AVEC Elisabeth ATANASSOV, directrice de la Schubertiade de Sceaux. Présentation de la nouvelle saison de musique de chambre à Sceaux. Dans l’esprit convivial, fraternel des soirées viennoises portées par Schubert et ses amis, la ville de Sceaux présente une fois par mois, du 13 octobre 2018 au 30 mars 2019, 6 concerts éclectiques et ouverts, où Schubert évidemment, mais aussi Mozart, Beethoven, Brahms, Schumann et bien d’autres sont à l’honneur… Le nouveau cycle souhaite rétablir la place de la musique de chambre à Sceaux, riche d’un passé déjà riche et prospère. L’accès aux concerts est facilité, chaque concert programmé à 17h30 s’adresse à tous les publics. Tour d’horizons des compositeurs, des interprètes concernés, ainsi que des valeurs que la nouvelle offre musicale souhaite cultiver.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Comment se déroule votre saison musicale ? 

Elisabeth ATANASSOV : Nous bénéficions du soutien de la ville de Sceaux, du Maire en particulier qui encourage notre initiative. Depuis une dizaine d’années en effet, plus aucun concert de musique de chambre n’était programmé à Sceaux (et alentour) alors qu’une forte tradition de musique de chambre existe à Sceaux du fait de l’action du quartettiste et pédagogue Alfred Loewenguth, lui-même scéen. Avant de créer le Festival de l’Orangerie de Sceaux, il avait en effet mis en place, dans les années 1960, une saison de musique de chambre à raison d’un concert par mois et qui se passait le samedi après-midi. « La Schubertiade de Sceaux » reprend ce modèle.
Le public d’aujourd’hui était « en manque » ; d’autant que certaines personnes, plus âgées, hésitent à aller à Paris ou à se déplacer le soir. Nous avons donc choisi l’horaire de 17h30.
Cet horaire permet également aux plus jeunes de venir aux concerts ; nous avons pour eux des tarifs attractifs (entre 5€ et 10 €). Nous souhaiterions développer une action auprès des scolaires, mais cela est une autre histoire !
Avec « A vous la scène », et en partenariat avec Proquartet, nous avons souhaité développer une action en direction des musiciens amateurs qui jouent au sein d’ensembles constitués. D’après les responsables de Proquartet, l’opportunité de bénéficier d’un piano est rare et celle de jouer devant un public également. C’est pourquoi nous avons mis en place, à deux reprises dans la saison (voir le programme détaillé ici) des master-classes par les artistes invités au concert de l’après-midi, suivies d’une prestation publique pour les ensembles amateurs sélectionnés. L’heure choisie (entre 11h45 et 12h) et l’entrée libre permettront d’ouvrir ces manifestations à un très large public.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Quels sont les critères artistiques qui assurent à la programmation sa cohérence et sa singularité ?

Deux valeurs principales animent notre directeur artistique Pierre-Kaloyann, valeurs qu’il met en pratique avec ses amis du Trio Atanassov : excellence artistique et simplicité.
Et si nous l’avons appelé « Schubertiade », ce n’est pas pour n’y programmer que du Schubert mais avant tout pour recréer l’esprit de convivialité qui animait les réunions autour de Schubert dans la Vienne du XIX° siècle. Le compositeur chérissait par-dessus tout les rapports humains qui s’étaient développés entre les membres de sa communauté, ce lien invisible qui les unissait dans la complicité de l’amitié vécue simplement et profondément, dans une compréhension mutuelle immédiate, sans artifices.
C’est pourquoi Pierre-Kaloyann a invité des artistes d’excellence qui savent rester simples et proches du public.
Côté musique, il y aura du Schubert, bien sûr, mais pas uniquement. S’il nous tiendra lieu de fil rouge avec ses plus belles pages de musique de chambre (sonate, trios, quatuors, quintette à deux violoncelle), nous retrouverons aussi Mozart, Beethoven, Schumann ou Brahms, en compagnie d’un éventail de compositeurs jusqu’à aujourd’hui.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Quels sont les 2/3 programmes forts de l’édition 2018 -2019 (ceux en particulier, emblématiques de votre ligne artistique) ?

Dire qu’il y a des « programmes forts », c’est reconnaître que les autres le seraient moins ! Et ce n’est pas l’état d’esprit de La Schubertiade ! Il nous sera donc difficile de souligner l’un ou l’autre concert car tous ont leur singularité, leur valeur, leur message à transmettre, que les artistes soient déjà de renom international ou qu’ils débutent une carrière prometteuse.
Bien sûr, on pourra souligner la venue du Quatuor Modigliani le 8 décembre, une formation de renom internationale qui a accepté de nous soutenir dans notre aventure en jouant pour cette première édition.
La participation de Frédéric Lodéon, parrain de La Schubertiade de Sceaux, pour présenter le concert inaugural le 13 octobre avec le Trio Atanassov, est importante pour l’image de marque de nos concerts. Figure emblématique, Frédéric Lodéon a ce pouvoir d’expliquer la grande musique par des mots simples, tout à fait dans l’esprit de convivialité que nous souhaitons donner à notre réalisation musicale et humaine.

Le 10 novembre 2018 est un concert tout à fait à part ; exceptionnellement, sans œuvre de Schubert. Nous avons tenu à célébrer le centenaire de l’Armistice de la Première Guerre Mondiale. Avec une création qui marie musique et mots, en compagnie du comédien Alain Carré, le Trio Atanassov rendra hommage à un musicien et compositeur de la Grande Guerre, Lucien Durosoir. C’est un spectacle qui a reçu le label de la Mission Centenaire 14-18.

Les trois autres concerts mettront la jeunesse à l’honneur côté artistes : un récital de piano avec le talentueux Guillaume Coppola le 16 février, un duo alto piano avec la jeune et prometteuse Léa Hennino le 19 janvier ; enfin pour clore cette première Schubertiade le 30 mars, l’une des œuvres emblématiques de Schubert : son extraordinaire Quintette à deux violoncelles, avec comme interprètes un jeune quatuor en pleine ascension, le Quatuor Elmire, associé à la violoncelliste Sarah Sultan.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Quelle est l’expérience que vit le spectateur / auditeur à chaque concert? En particulier, quelle expérience vit chaque jeune au sein du festival ?

Nous avons la chance d’avoir à disposition une salle idéale pour l’écoute de la musique de chambre : la salle Erwin Güldner de l’hôtel de ville de Sceaux avec une jauge de 200 places. Cela permet au public une proximité avec les artistes et respecte ainsi l’idée première de musique de « chambre ».
Nous tenons à ce que chaque concert soit présenté, pour permettre à l’auditeur d’entrer de façon encore plus intime dans l’œuvre, à travers une rapide analyse mais surtout à travers les mots des artistes qui partagent ainsi leur propre vision.
La musique de chambre, il faut le reconnaitre, n’a pas spécialement un auditoire d’enfants et de jeunes ; nous avons voulu mettre ces concerts en après-midi pour faciliter leur venue. Nous sommes persuadés que pouvoir vivre des moments musicaux de qualité tout près des artistes est la meilleure façon de les toucher.
Une autre envie et singularité de La Schubertiade de Sceaux est de faire participer le public :
J’ai déjà parlé plus haut de « A vous la scène » qui propose deux master-classes publiques couplées à deux concerts de midi à destination d’ensembles amateurs sélectionnés (19 janvier et 30 mars). Nous avons voulu donner au public l’occasion de connaitre l’envers du décor en découvrant la minutie de mise au point des musiciens.
Une autre initiative originale, « Dans la cour des poètes » permet la participation active des auditeurs en donnant la parole – ou plutôt la plume – à chacun, petit ou grand, invité à exprimer travers un poème ses impressions et émotions vécues au cours du concert. Une lecture de poèmes sélectionnés est prévue en fin de saison. Enfin, nous continuons le côté convivial en organisant un verre d’après concert entre public et artistes

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Quels sont les critères qui vous ont conduit à choisir les 6 artistes / formations invité(e)s pour cette première saison ?
Je pense que nous avons répondu, en partie déjà, à cette question de critères dans la question n°2. Mais j’ajouterai un point primordial en précisant ce qu’est la clef de voûte de La Schubertiade de Sceaux et en quelque sorte son credo : la célébration de la musique de chambre.
C’est pourquoi notre directeur artistique privilégie les ensembles constitués car la musique de chambre est un art délicat et de longue haleine qui demande temps, patience et écoute : un véritable travail d’orfèvre, fruit d’un mariage subtil entre recherche et spontanéité, exigence et compromis, pour aboutir à une unité de langage qui ne gomme en rien les énergies individuelles. Le quatuor à cordes et le trio avec piano présents à quatre reprises lors de la saison en sont, sans nul doute, deux exemples privilégiés.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Pouvez-vous nous donner quelques clés pour mieux comprendre et mesurer les défis de la musique de chambre de Schubert ?

Schubert, c’est sous une apparente légèreté, un langage à la richesse extrême, une inspiration débordante, un voyage imaginaire dans l’émotionnel, moyen d’évasion pour ce compositeur qui ne quitta jamais Vienne et dont nombre de ses compositions ne furent publiées ou jouées qu’après sa mort. Schubert, c’est tous les sentiments humains exprimés dans une musique divine.

 

 

 

CLASSIQUENEWS : Quels aspects de sa musique les 6 concerts à venir vont-ils éclairer en particulier ?

Cette première édition présente un raccourci étonnant : en effet, à la première œuvre pour trio avec piano écrite par Schubert à l’âge de quinze ans (1812), la Sonatensatz jouée comme première œuvre au concert inaugural du 13 octobre, répondra le Quintette avec violoncelle (1828), l’œuvre ultime et poignante du compositeur, interprétée pour clore la saison lors du dernier concert le 30 mars.
Pierre-Kaloyann Atanassov a souhaité laisser les interprètes libres de choisir l’œuvre ou les œuvres de Schubert. Un choix qui présente ce compositeur dans toute sa diversité émotionnelle et instrumentale.
L’un des traits caractéristiques de Schubert est ses œuvres inachevées comme le Sonatensatz pour trio (13 octobre Trio Atanassov) ou le mouvement de quatuor à cordes Quartettsatz D 703 (8 décembre quatuor Modigliani) qui date de 1820, année au cours de laquelle Schubert n’acheva aucune de ses oeuvres.
Nous aurons aussi quelques instantanés de grâce avec les valses nobles (1827) et sentimentales (1823) pour piano (concert 16 février avec Guillaume Coppola) où, derrière l’apparente légèreté et élégance, la tristesse cachée n’est jamais loin.
Plusieurs œuvres emblématiques du compositeur sont bien sûr au programme de cette première édition comme le trio op. 100 (concert 13 octobre Trio Atanassov), la Sonate Arpeggione pour alto et piano (19 janvier Léa Hennino et PK Atanassov), la Sonate funèbre pour piano (16 février Coppola), le Quintette à deux violoncelles (30 mars 2019 par le Quatuor Elmire et Sarah Sultan). On y retrouve cet aspect bien particulier à Schubert qui emporte l’auditeur dans une joie gagnée sur la souffrance, avec cette alternance si caractéristique entre angoisse et allégresse. La programmation met en évidence la dimension fantastique, les audaces et la profondeur de sa musique.

 

 

 

 

 
 

 

 

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SCEAUX (92, HAUST DE SEINE SUD) – La Schubertiade de Sceaux, du 13 octobre 2018 au 30 mars 2019, 6 concerts événements – la musique de chambre à Sceaux, les Samedis à 17h30, à l’Hôtel de Ville de Sceau.

 

 

 

LIRE notre présentation générale de La SCHUBERTIADE DE SCEAUX,

LIRE la présentation et la programmation détaillée sur le site de La Schubertiade de Sceaux 2018 – 2019

VISITEZ le site du Trio ATANASSOV, partenaire privilégié de la Schubertiade de Sceaux :
www.trioatanassov.com

 

 

 

 

 

 

JOURNAL DES FESTIVAL de l’été 2018 n°2 – 1er-15 août 2018

MUSIQUE ET NATURE à GSTAADQUE FAIRE début AOUT 2018 ? Où aller, qu’écouter en ce début d’été 2018 (du 1er au 15 août 2018) ? CLASSIQUENEWS fait le tour et sélectionne l’incontournable parmi les nombreux festivals en France et en Europe. Cette semaine au sommaire de notre JOURNAL des festivals d’été 2018 n°2 : suite du GSTAAD MENUHIN FESTIVAL & ACADEMY en Suisse, au cœur du Saanenland, écrin rural préservé distingué par le violoniste Yehudi Menuhin en 1957… pleins feux sur les festivals VOCE HUMANA en Bretagne (Lanion, Trégor) et 1001 Notes en Limousin…

 

 

 

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SUISSE : la magie des Alpes célébrée par le Gstaad Menuhin Festival (jusqu’au 1er septembre 2018). Le premier festival estival suisse, à Gstaad et aussi à Saanen dont l’église est l’écrin historique, propose un nouveau cycle d’événements musicaux incontournables, de quoi allier tourisme vert, gastronomie et découvertes sonores et artistiques de premier plan. Les amateurs de sublimes paysages alliant forêts, lacs, villages de chalets fleuris sur fond de cimes montagneuses parfois enneigées, pourront ainsi écouter, entre autres, sous l’immense tente de Gstaad ou dans l’écrin des églises aux nefs couvertes de bois :

 

 

En LIRE plus sur le festival MENUHIN de Gstaad:
http://www.classiquenews.com/gstaad-menuhin-festival-academy-8-concerts-de-juillet-2018/
VOIR aussi notre reportage 2018 / Présentation du GSTAAD MENUHIN Festival 2018 par Christoph Müller, CEO & Intendant général:
http://www.classiquenews.com/gstaad-menuhin-festival-academy-2018-reportage-video/

GSTAAD suisse vaches r faux copyright annonce concert menuhin gstaad festival and academy 2018 classiquenews

 

 

 

5 TEMPS FORTS / 1er au 15 AOÛT 2018.VOICI nos 5 grand événements musicaux à GSTAAD, jusqu’au 15 août 2018… offrant de nouvelles sensations symphoniques, instrumentales et lyriques. Comme chaque été, Christoph Müller sait susciter auprès des artistes conviés, des programmes particulièrement élaborés, certains inédits … :

 

 

 

1 – Récital du pianiste DANIIL TRIFONOV : Variations Chopin
Vendredi 3 août 2018, Eglise de SAANEN, 19h30
Trifonov daniil play CHOPIN evocations, cd review, critique cd par classiquenews 1501857837_4795182Au programme : Mompou, Schumann (Robert), Grieg, Barber, Tchaikovski, Rachmaninov, Chopin (Sonate n°2 en si mineur opus 35) – programme parcours autour de Chopin. Malgré son jeune âge, le russe Trifonov (déjà présent à Gstaad l’été en 2015) ne cesse d’éclairer la scène pianistique actuelle par une sensibilité à fleur de peau, introspective, presque inquiète, toujours ciselée, qui s’exprime admirablement dans des programmes minutieusement élaborés selon sa propre conception des partitions ; de leurs filiations comme de leur possibles enchaînements…

RESERVEZ
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/musique-de-chambre-03-08-18

 

 

 

 

2 – Musique de chambre : Isabelle Faust & Friends – Octuor de Schubert
Chansons populaires et Ländler chez Schubert V
Dimanche 5 août 2018, 18h, Eglise de Zweisimmen
faust-isabelle-violon-portraitL’exquise violoniste Isabelle Faust participe au cycle Schubert du Festival 2018, en invitant ses amis partenaires pour un récital de musique de chambre très prometteur. Au programme, Webern, Schubert (Quatuor n°12 D 703, Octuor D 803)

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https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/musique-de-chambre-05-08-18

 

 

 

3 – Hélène Grimaud, piano : récital « Water »
grimaud helene piano yeux cd critique review cd par classiquenewsLundi 6 août 2018, Eglise de SAANEN, 19h30. Avant de se dédier à la sortie de son nouvel album événement chez DG en septembre 2018 (LIRE notre dépêche annonce communiquant la sortie du programme inédit «  MEMORY »), la piansite française qui vivait avec les loups, nous revient, plus forte et même énigmatique, plus mûre aussi, dans un ancien programme intitulé WATER : oeuvres de Berio (Wasserklavier), Takemitsu, Fauré, Ravel (Jeaux d’eau), Albéniz, Liszt (Jeux d’eau à Este), Janacek, Debussy, Brahms… A la transparence liquide et miroitante des Français (Ravel et Debussy), la pianiste joint l’éloquence du cœur d’un Liszt (en ses fulgurances mystiques) et de l’insondable et passionné Brahms… Hélène Grimaud redonne un concert symphonique cette fois le vendredi 10 août sous la tente de Gstaad, (19h30) avec l’orchestre du Festival – exceptionnelle phalange menée par le directeur musical de l’Académie de direction (Conducting Academy), le néerlandais, efficace et enfiévré, Jaap van Zweden (Concerto pour piano n°1 et Symphonie n°1 de Brahms)

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https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/gala-musique-de-chambre-06-08-18

 

  

 

 

4 – REQUIEM DE BRAHMS : Ein Deutsches Requiem
Dimanche 12 août 2018, église de SAANEN, 18h
Brahms dans les Alpes: intégrale des œuvres écrites à Thoune II.
BRAHMS HD pour GSTAAD reportage2018Le «Requiem allemand» de Brahms tient une place centrale dans le cœur de beaucoup d’Allemands, car il parle la langue des racines. À mille lieues de la messe des morts du culte catholique (à qui Brahms n’emprunte que le titre), il puise son énergie dans la terre humble et confiante des disciples de Luther – ces Allemands du Nord qui, au lieu d’adresser des prières pour les défunts, préfèrent consoler les vivants dans la peine. On dit que Brahms aurait volontiers troqué le mot «allemand» pour celui d’«humain» – histoire peut-être de mieux affirmer sa différence. «Un Requiem humain»: voilà qui l’aurait définitivement classé dans la catégorie des chefs-d’œuvre… inclassables! Il est proposé ici dans une version plus intimiste avec deux pianos par l’Ensemble Vocal de Lausanne, l’un des meilleurs chœurs suisses, fondé il y a plus d’un demi-siècle par Michel Corboz et conduit depuis 2015 par Daniel Reuss. Pour ouvrir la soirée: deux pages écrites par Brahms sur les bords du lac de Thoune, au cours des étés 1887 et 1888.
Rachel Harnisch, soprano
Thomas E. Bauer, baryton
Ensemble Vocal de Lausanne
Céline Monnier, Pierre-Fabien Roubaty, pianos
Daniel Reuss, direction

RESERVEZ
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/concert-choral-12-08-18

 

 

 

 

5 – Académie de direction d’orchestre / Conducting Academy III
Concert symphonique des futurs grands de la baguette
Mercredi 15 août 2018, Tente du Festival de Gstaad, 17h30,
L’Heure Bleue / Gstaad Conducting Academy III
Gstaad Festival Orchestra
Etudiants de la Gstaad Conducting Academy

 
conducting-academy-gstaad-festival-academy-presentation-par-classiquenews

 

Chaque été à GSTAAD, la tente accueille les sessions de travail des jeunes chefs, hommes et femmes qui se destinent à la direction d’orchestre. Pour parfaire leur aptitude et aiguiser leur pratique, l’imposant effectif de l’Orchestre du Festival, et surtout les précieux conseils du maestro Jaap van Zweden, directeur musicale de cette académie unique en Europe. CLASSIQUENEWS a dédié un reportage documentaire vidéo complet au fonctionnement, enjeux et objectifs de ce stage très intensif où une dizaine de jeunes chefs apprennent le métier : le plus méritant reçoit le Prix Järvi lors de ce concert très attendu par le public…). Au programme, afin de distinguer le meilleur ou la meilleure d’entre les candidats : Richard Wagner (1813-1883), avec séquences symphoniques extraites de ses opéras dont

Ouverture de l’opéra «Les Maîtres chanteurs de Nuremberg» WWV 96
Prélude et «Liebestod» de l’opéra «Tristan et Iseut» WWV 90
Chevauchée des Walkyries extraite de l’opéra «La Walkyrie» WWV 86b
Prélude de l’opéra «Lohengrin» WWV 75

RESERVEZ
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/l-heure-bleue-15-08-18

 

 

 

 

 

 

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18.08.18-fr-1920 jonas kaufmann chante siegmund gstaad munfin festival 2018 annonce review by classiquenewsà venir à GSTAAD, samedi 18 août (19h30) : récital wagner par Jonas Kaufmann (acte I de La Walkyrie de Wagner, où le ténor devenue légende vivante, incarne un rôle taillée pour sa sensibilité et son diamant noir vocal : Siegmund… Concert Wagner sur la montagne : Gstaad Festival Orchestra, Z V Zweden, direction : + d’infos ici
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/gala-concert-symphonique-18-08-18

 

 

 

 

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1001 NOTES EN LIMOUSIN
1001-notes-festival-2018-vignette-homepageLIMOUSIN. Le premier festival estival en Limousin, proposant dans le territoire et hors du réseau habituel des salles fermées, une offre éclectique, décomplexée, pour que le classique rencontre le plus grand nombre : 1001 Notes, porté par son directeur Albin de La Tour. Le festival itinérant, a lieu jusqu’au 9 août. 11 soirées sont programmées.

 
 

 
 

Le 3 août 2018 (Ambazac, la Grange aux Moines, 20h) : Récital Chopin par le pianiste Olivier Korber. Trader et pianiste : Olivier Korber propose une soirée Frédéric Chopin, autour des Etudes opus 25, une fresque poétique qui anime une myriade de doubles notes, et dont la clé de voûte est un bouleversant duo (Etude n°7) …
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https://festival1001notes.com/agenda/evenement/olivier-korber-festival

 
 

 
 

CONCERT DE L'HOSTEL DIEU : saison 2018 - 2019Le 7 août 2018 (Solignac, abbatiale, 20h30), le Concert de L’Hostel-Dieu et son chef fondateur Franck-Emmanuel Comte s’associent au contralto éruptif, expressif d’Anthea Pichanick dans un flamboyant récital Vivaldi. Grâce à l’impressionnante vélocité de sa voix grave et profonde, la contralto française ressuscite ce mordant agile et émotionnel d’Anna Giro, qui fut la muse, la confidente et la chanteuse préférée du Pretre Rosso. A l’été 2017, l’ensemble baroque créait l’événement et un sacré succès au festival 1001 Notes, avec leur nouveau programme MARCO POLO, aujourd’hui sujet d’un cd passionnant ; cet été 2018, C’est un Vivaldi méconnu et inédit qui inspire le programme estival : pièces instrumentales oubliés, ou extraits d’opéras perdus (Argippo, Tieteberga…) voire airs célébrissimes… mais réécrits, transposés, et validés par le compositeur lui-même (ainsi l’Automne des Quatre Saisons, transcrits à l’époque pour solistes, cordes et continuo par le danois Karl Aage Rasmussen …
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https://festival1001notes.com/agenda/evenement/anthea-pichanick-concert-de-lhostel-dieu

 
 

 
 

En clôture, le 9 août 2018 (St-Priest-Taurion, Festiv’Halle, 20h) : récital blues avec Barbara Hendricks (et son Blues Band). Elle avait débuté en 1994 à Montreux dans son premier concert jazz… la fille de pasteur dans l’Arkansas, propose cet été, le programme «  Road to freedom (Le Chemin vers la Liberté) », fin mélange de swing, gospel, medley et blues, dont les pièces et leurs textes sont inspirés par l’enseignement quotidien de Martin Luther King dans les années 1950 et 1960 aux USA, militant pour l’égalité des droits civiques, appelant à cette fraternisation universelle et la solidarité collective qui fait tant défaut encore de nos jours… En lire +
https://festival1001notes.com/agenda/evenement/barbara-hendricks-blues-band

LIRE aussi notre présentation générale du Festival 1001 NOTES en Limousin
http://www.classiquenews.com/limousin-festival-1001-notes-2018/

 

 

 

 

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voce-humana-pleine-affiche-edition-10-ans-festival-presentation-annonce-par-classiquenewsBRETAGNE. Festival VOCE HUMANA, jusqu’au 11 août : les Côtes d’Armor ont leur festival depuis 10 ans déjà, dédié à la voix, sous toutes ses formes et dans tous les dispositifs… Itinérant, et en particulier au cœur du Trégor rural, Voce Humana diffuse et réactive la passion de la voix depuis son coeur historique, Lannion. VOICI 6 CONCERTS à ne pas manquer d’ici le 11 août 2018…

 

 

Lundi 6 août
Eglise de Trégrom
Choeur a cappella
Ensemble Perspectives
Geoffroy Heurard
Playlist : de Mendelssohn et Coleridge Taylor, à Schubert et les Beach Boys

 

 

Mardi 7 août
Eglise de Brélévenez, Lannion
Baroque italien : Monteverdi
La Main Harmonique
Frédéric Bétous, direction
Transposant avec génie l’univers des passions en musique, Monteverdi dit lui- même que « la bonne musique doit avoir l’émotion pour but ». Où mieux que dans notre état amoureux nous est-il possible de percevoir ces affetti ? C’est dans ce stato amoroso que jaillissent les élans désespérés du cœur. C’est aussi là que s’opèrent les transformations les plus subtiles de l’âme.

  

 

Mercredi 8 août
Eglise de Trédez / Baroque traditionnel
Shakespeare songs
Ensemble Leviathan
Lucile Tessier, direction

 

 

Jeudi 9 août
Dans les rues de Lannion
Chansons de proximité, à la carte
Garçons s’il vous plaît
(trio vocal masculin)

 

 

Vendredi 10 août
Salle des fêtes, Le Vieux Marché / Chanson
voix et accordéon
Délinquante : deux filles joyeuses et communicatives
(duo féminin)

 

  

 

vivaldi opera giustinoSamedi 11 août 2018
Concert de clôture / Choeur
Mélisme(s)
Gildas Pungier, direction
Antonio Vivaldi
Magnificat RV 610
Dixit Dominus RV 595

LIRE AUSSI notre présentation générale du festival VOCE HUMANA 2018 (Bretagne, Lannion, Trésor…) 

 

 

 

 

 

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LIRE aussi notre JOURNAL DES FESTIVAL de l’été 2018 n°1
http://www.classiquenews.com/festivals-dete-2018-le-journal-des-festivals-de-classiquenews-n1-que-faire-les-28-et-29-juillet/

 

 

 

 

 

 

LANNION (Trégor). Festival VOCE HUMANA : 28 juil – 11 août 2018

VOCE HUMANA : les 10 ansFestival VOCE HUMANA, 28 juil > 11 août 2018. Lannion (Côtes d’Armor) a son propre festival estival depuis 10 ans déjà (2008) : tout un cycle de célébrations et d’événements divers dédiés à la magie de la voix (d’où son titre parlant, chantant : « Voce Humana / Voix humaine »). Aujourd’hui, le programme de concerts s’étend sur un vaste territoire dont le Trégor rural. Le Festival a trouvé ses publics grâce à une diversité d’offres culturelles et artistiques d’autant mieux identifiées et compréhensibles que le fil conducteur en est le chant et la voix sous leurs formes les plus variées. Depuis 2017, le chanteur Olivier Rault pilote la direction artistique, succédant au fondateur Gildas Pungier (directeur musical du choeur de chambre Mélisme(s). Chaque été, le public lannionnais retrouve les lieux propices à la découverte et à l’émerveillement. Le festival compte de nombreux fidèles car il s’est très tôt mis au service du public dans l’esprit d’un décloisonnement et d’un renouvellement des formes traditionnelles : manifestations en accès libre et en plein air, conférences, rencontres avant-concerts, répétitions publiques, etc… Pour fêter les 10 ans de Voce Humana, le concert inaugural (28 juillet, église St-Jean du Baly, Lannion) accueille la soprano coloratoure Sabine Devieilhe (Victoire de la musique classique 2013 et 2015) dans un récital événement dédié à l’opéra et à la mélodie française. Et pour conclusion (en apothéose, dans l’église de Plouaret, samedi 11 août), l’ensemble Mélisme(s), partenaire familier du Festival, et collectif présent depuis les origines-, exprime la brûlante ferveur de Vivaldi (Magnificat et Dixit Dominus).

A Lannion, dans les Côtes d’Armor
Le Festival de la voix VOCE HUMANA
fête ses 10 ans

lannion voce humana festival 2018 par classiquenewsEntre ces deux bornes incontournables, Voce Humana 2018 propose une dizaine de concerts à la diversité chatoyante (musique du monde, récitals, animations de rue, jazz vocal, musique baroque, chanson, choeur a cappella…), … toujours il s’agit d’exposer la voix, les timbres mêlés, associer le chant aux instruments, ou goûter la magie du chant seul ; dans les églises de Lannion, sur le territoire tregorrois, … sans omettre la résidence de l’ensemble A Bocca chiusa (à bouche fermée), quatuor vocal (30 juillet-5 août)… un éclectisme pour tous les styles et tous les goûts, – depuis le Manoir de Kerhervé à Ploubezre, propre à séduire le public le plus large.

 

 

 

Festival Voce Humana : 28 juillet – 11 août 2018
RESERVEZ VOTRE PLACE
sur le site du Festival VOCE HUMANA
https://www.vocehumana.fr
Billetterie ouverte le 1er juin 2018.
Voir la page tarifs :
https://www.vocehumana.fr/infos-pratiques/tarifs

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Quelques temps forts de Voce Humana 2018

Samedi 28 juillet 2018
Concert inaugural des 10 ans
Eglise St-Jean du Baly, Lannion
Récital lyrique : Sabine Devieilhe, soprano coloratoure
Colette Diard, piano
Airs d’opéras français, mélodies françaises
Delibes, Massenet, Viardot, Lalo, Messager…
Déjà présente en 2008, la diva française revient à Lannion pour les 10 ans de Voce Humana

Dimanche 29 juillet 2018
Cour du Château de Rosanbo, Lanvellec
Jazz vocal : Les Glossy Sisters
(trio vocal féminin)
De Piaf et Beyoncé à Boris Vian et Adèle…

Mardi 31 juillet
Espace Sainte-Anne, Lannion
Schubert
Conférence
Concert : Schwanengesang, extraits
Louis-Pierre Patron, baryton
Jérôme Lelong, piano

Lundi 6 août
Eglise de Trégrom
Choeur a cappella
Ensemble Perspectives
Geoffroy Heurard
Playlist : de Mendelssohn et Coleridge Taylor, à Schubert et les Beach Boys

Mardi 7 août
Eglise de Brélévenez, Lannion
Baroque italien : Monteverdi
La Main Harmonique
Frédéric Bétous, direction
Transposant avec génie l’univers des passions en musique, Monteverdi dit lui- même que « la bonne musique doit avoir l’émotion pour but ». Où mieux que dans notre état amoureux nous est-il possible de percevoir ces affetti ? C’est dans ce stato amoroso que jaillissent les élans désespérés du cœur. C’est aussi là que s’opèrent les transformations les plus subtiles de l’âme.

Mercredi 8 août
Eglise de Trédez / Baroque traditionnel
Shakespeare songs
Ensemble Leviathan
Lucile Tessier, direction

Jeudi 9 août
Dans les rues de Lannion
Chasons de proximité, à la carte
Garçons s’il vous plaît
(trio vocal masculin)

Vendredi 10 août
Salle des fêtes, Le Vieux Marché / Chanson
voix et accordéon
Délinquante : deux filles joyeuses et communicatives
(duo féminin)

Samedi 11 août 2018
Concert de clôture / Choeur
Mélisme(s)
Gildas Pungier, direction
Antonio Vivaldi
Magnificat RV 610
Dixit Dominus RV 595

 

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Festival Voce Humana : 28 juillet – 11 août 2018VOCE HUMANA : les 10 ans
RESERVEZ VOTRE PLACE
sur le site du Festival VOCE HUMANA
https://www.vocehumana.fr
Billetterie ouverte le 1er juin 2018.
Voir la page tarifs :
https://www.vocehumana.fr/infos-pratiques/tarifs

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FESTIVAL VOCE HUMANA TREGOR 2018 par classiquenews thumbnail_Olivier Rault (c) Nicolas ScordiaFESTIVAL VOCE HUMANA (Trégor). Entretien avec Olivier RAULT, directeur artistique. Olivier Rault vient de prendre la direction artistique du Festival VOCE HUMANA (Bretagne, 10è édition en juillet 2018). En 4 questions clés, CLASSIQUENEWS identifie les axes clés d’un festival prometteur sur le territoire du Trégor (à Lannion et sa région), en Bretagne. Redimensionner un événement sur son territoire, jouer la carte de la diversité et de l’ouverture, sans rien négocier sur la qualité… savoir aussi être proches du public en investissant de nouveaux lieux dont il est plus familier, … LIRE l’intégralité de notre entretien avec Olivier RAULT 
 

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GSTAAD MENUHIN Festival & Academy : 8 concerts de juillet 2018.

gstaad-menuhin-festival-academy-2018-vignette-GFGSTAAD MENUHIN Festival & Academy : 8 concerts de juillet 2018. Parmi les 55 concerts et événements musicaux à venir encore d’ici le 1er septembre 2018, le GSTAAD MENUHIN festival offre de multiples découvertes et échapées, occasion unique d’explorer aussi le Saanenland, autour de l’église de Saanen, écrin mythique où Yehudi Menhuhin lançait le premier concert en 1957.
On l’aura compris ce qui caractérise le Festival suisse conçu et dirigé par Christoph Müller, c’est le territoire et son charme champêtre qui en fait l’un des paysages les plus sublimes en Europe, comprenant chalets fleuris, montagnes majestueuses, vallons et vallées, forêts de sapin et de pins, et aussi nature omniprésente et remarquablement préservée. Lors du premier week end de lancement, les concerts avaient souligné la thématique générale en 2018, dédiée aux ALPES et à la Nature (compte rendu premier WEEK END du GSTAAD Menuhin Festival & Academy, les 13, 14 et 15 juillet dernier). Déclaration magistrale en faveur de l’écologie européenne, ayant son épicentre en terres alpines, et qui diffuse donc son parfum unique au cœur de l’été, et dans différentes directions.
La diversité des programmes et des formes musicales s’invitent chaque été à Gstaad ; mais ce qui pour nous préserve la séduction singulière du Festival habité toujours par la figure du légendaire Menuhin, c’est un certain caractère humain et rustique ; ici les églises à la fois simples et charmantes ressuscitent l’idée d’une harmonie avec la Nature. En somme une manière d’Arcadie éternelle et bien réelle en Suisse.

 

 

saanen-eglise-church-paysage-gstaad-menuhin-festival-2018-par-classiquenews

 

 

Voici quelques programmes à venir à ne pas manquer à Gstaad, Saanen et leurs environs, d’ici la fin juillet et jusqu’au 15 août…

 

 

8 programmes de JUILLET 2018

Concert de musique vocale, symphonique, lieder et musique de chambre, créations mondiales…

 

 

Les 50 ans des KING’S SINGERS
mardi 24 juillet 2018, église de Saanen, 19h30
De la Renaissance à Toru Takemitsu

 

 

SCHUBERT, récital
Mercredi 25 juillet 2018, église de Zweisimmen, 19h30
Regula Mühlemann, soprano
Andreas Ottensamer, clarinette
José Gallardo, piano
Sonate Arpeggione, lieder : Der Hirt auf dem Felsen
Lieder de R. Strauss

GALA BAROQUE
Philippe Jaroussky et Emöke Barath, soprano
Jeudi 26 juillet 2018, église de Saanen, 19h30
Haendel : airs d’opéras

 

 

SOL GABETTA, violoncelle / BEETHOVEN & SCHUBERT
Vendredi 27 juillet 2018, église de Saanen, 19h30
Sol Gabetta, violoncelle
Rudolf Buchbinder, piano
Beethoven (Sonate n°2 et 3, pour violoncelle et piano)
Schubert (Sonatine en ré majeur, arrangée pour violoncelle)

 

 

GENIES DANS LES ALPES – Mendelssohn, Mozart
Dimanche 29 juillet 2018, église de Saanen, 19h30
Rudolf Buchbinder, piano, avec le Zürcher kammerorchester – Willi Zimmermann, violon et direction / Mendelssohn (Symphonie pour cordes n°11) dite La Suisse
/ Mozart : Concertos pour piano n°21 et 25, Symphonie n°29

 

 

CREATIONS, COMMANDES DU FESTIVAL
Lundi 30 juillet 2018, église de Zweisimmen, 19h30
TAKE TWO II
Patricia Kopatchinskaya, violon / Sol Gabetta, violoncelle
4 créations mondiales, commandes du Festival MENUHIN 2018
Oeuvres de Widmann, Coll, Schulhoff, LIgeti, Eötvös et Zbinden, couplées
à des oeuvres de JS Bach, CPE Bach, Scarlatti…

 

 

CONDUCTING ACADEMY / Académie de direction d’orchestre
Mardi 31 juillet 2018, Tente de GSTAAD, 17h30
Chaque session de la Conducting Academy est un événement à ne pas manquer : le Festival MENUHIN est le seul en Europe à proposer pour un cercle restreint jeunes chefs d‘orchestre, un stage de perfectionnement intensif (2 semaines) sous la direction de Jaap van Zweden ; le meilleur remporte le prestigieux Neeme Järvi Prize, soulignant des aptitudes exceptionnelles à diriger l’orchestre du Festival. avec le Gstaad Festival Chamber orchestra : oeuvres de Hummel et Mozart
entrée libre

 

 

BRAHMS dans les Alpes I : au lac de Thoune
Mardi 31 juillet 2018, église de Saanen, 19h30
Janine Jansen, violon / Alexander Gavrylyuk, piano
Brahms : Sonate de Thoune – Franck : Sonate – Clara Schumann : Sonatine

 

 

 

 

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INFOS et RESERVATIONS sur le site du GSTAAD MENUHIN Festival & Academy 2018

 

 

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GSTAAD suisse vaches r faux copyright annonce concert menuhin gstaad festival and academy 2018 classiquenews

 

 

LIMOUSIN, Solignac: VIVALDI reloaded. FE COMTE / Le Concert de l’Hostel-Dieu.

vivaldi opera giustinoLIMOUSIN, Solignac, le 7 août. VIVALDI reloaded. FE COMTE / Le Concert de l’Hostel-Dieu. Le programme haut en couleurs interroge toutes les facettes de la vocalità vivaldienne au diapason de son théâtre lyrique, brûlant, expressionniste, dont il faudra bien mesurer la furià irrépressible. Franck Emmanuel Comte qui n’est jamais en manque d’idées inventives, remodèle les conditions pour apprécier l’impact expressif de Vivaldi : le chef et claveciniste souligne justement la modernité de Vivaldi, en concevant un dialogue avec les écritures plus modernes de Reich, Rasmussen, Berio, lesquels se sont inspirés de l’énergie si particulière du Vénitien Baroque. Comme Bach, – moins Rameau et Haendel, pourtant aussi célébrés, Vivaldi ne cesse d’inspirer de nouvelles démarches artistiques, comme celle récente de Max Richter (à l’honneur du premier week end inaugural du GSTAAD MENUHIN Festival, les 13 et 14 juillet 2018. Preuve que Vivaldi, génie poétique est une intarissable source de création pour les compositeurs qui l’ont suivi … Grâce au geste des instrumentistes du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU, et de leur chef et directeur artistique, Franck-Emmanuel Comte, airs et intermèdes des opéras du Pretre Rosso discutent, répondent avec leurs échos sonores dont Electric counterpoint de Reich, The Four Seasons de Rasmussen, Concerto grosso pour cordes « Palladio » de Karl Jenkins… Jamais l’audace rythmique et l’inventivité mélodique de Vivaldi n’ont paru aussi violentes, originales, contemporaines. VIVALDI « reloaded », c’est Vivaldi en 2.0, un baroque moderne. Un créateur d’aujourd’hui dont l’acuité de la pensée régénère notre présent. Avec aussi la coopération de la contralto Anthea Pichanick, au timbre ample et fruité, agile et expressif, éblouissante interprète vivaldienne et comme la muse du compositeur Vénitien, Anna Giro, maîtrisait en sa voix sombre et grave, l’ambitus ténu des affects les plus intenses…

 

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SOLIGNAC, le 7 août 2018 à 20h30
Abbatiale

VIVALDI reloaded
Airs d’opéras et concertos d’Antonio Vivaldi,
Electric Counterpoint de Steve Reich,
The Four Seasons de Karl Aage Rasmussen,
Concerto grosso pour cordes « Palladio » de Karl Jenkins,…

DISTRIBUTION
Anthea Pichanick, contralto
Reynier Guerrero, violon solo
Poisson Bernis, création visuelle
Le Concert de l’Hostel Dieu
Franck-Emmanuel Comte, clavecin et direction

RESERVATION
https://festival1001notes.com/
07 68 86 99 69

 

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CONCERT DE L'HOSTEL DIEU : saison 2018 - 2019

programme repris le 1er juin 2019
L’Embarcadère à Montceau-les-Mines (71)
Durée : 1h30 (entracte compris)

Infos et réservations
http://www.concert-hosteldieu.com/agenda/vivaldi-reloaded-3/

VOIR la vidéo VIVALDI RELOADED
https://www.youtube.com/watch?time_continue=195&v=gPTV31JeMSQ

 

TOURS, Opéra. Les Fées d’Offenbach

MARSEILLE : La Belle Hélène d'Offenbach version PisaniTOURS, Opéra. Offenbach : Les Fées. Les 28, 30 septembre, 2 oct 2018. Dans les fées, offenbach dévoile déjà son génie de la mélodie. Quand il composera ses Contes d’Hoffmann, il reprendra le Chant des Elfes des Fées du Rhin pour créer la célèbre barcarolle dont le magnétisme mélodique concentre, comme un emblème, tout l’esprit séducteur et fantastique de l’opéra. Datée de 1864, Les Fées sont une œuvre de jeunesse, donc mésestimée. Tenue à l’écart des programmations, la partition connaît enfin une résurrection exemplaire dans une nouvelle production à l’Opéra de Tours.

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Les Fées d’Offenbach à l’Opéra de Tours / Nouvelle production
Opéra romantique en 4 actes
Créé en allemand le 4 février 1864 au Hofoperntheater de Vienne
Livret de Charles Nuitter et Jacques Offenbach
Nouvelle production

3 représentations
Création de la version française originale

Vendredi 28 septembre – 20h
Dimanche 30 septembre – 15h
Mardi 2 octobre – 20h

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Mise en scène : Pierre-Emmanuel Rousseau

Laura / La Fée : Serenad Burcu Uyar
Franz Sébastien: Droy
Hedwig: Marie Gautrot
Conrad von Wenckheim: Jean Luc Ballestra
Gottfried: Guilhem Worms
Le paysan / Premier mercenaire: Marc Larcher
Deuxième mercenaire: Jean-Marc Bertre*

Choeur de l’Opéra de Tours*
Orchestre Symphonique Région Centre-Val de Loire/Tours

Conférence
Samedi 15 septembre – 14h30
Grand Théâtre – Salle Jean Vilar
Entrée gratuite

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SYNOPSIS

Acte I
La ferme d’Hedwig près de Bingen. Pendant la fête des moissons, les paysans invite Armgard à chanter. Sa mère, Hedwig, l’en empêche car son chant menace sa santé. Gottfried, un chasseur, demande à Hedwig la main de sa fille. Armgard refuse car elle est fiancée à Franz parti à la guerre. Arrivent des mercenaires conduits par Conrad von Wenckheim. Parmi eux: Franz blessé et devenu amnésique. Les mercenaires sinvitent au banquet et s’enivrent. Conrad force Armgard à chanter. Elle pense que Franz la protegera. En vain.  La première chanson, puis la deuxième se succèdent. Comme aiguillonné, Franz retrouve la mémoire  mais Armgard succombe.

Acte II
Armgard est alitée. Franz ne peut la visiter car Conrad ordonne le départ. Gottfried est obliger d’être leur guide mais il décide de les mener vers le dangereux rocher des elfes. De son côté, Armgard quitte sa chambre et la ferme familiale.

Acte III
Dans la forêt sur les pentes d’une montagne appelée rocher des elfes, ceux ci aux aguets disparaissent à l’arrivée d’Hedwig qui espere retrouver sa fille. Armgard parait, repousse sa mère et disparaît. Les mercenaires installent leur bivouac. Hedwig qui a reconnu la voix de Conrad, c’est lui qui a organisé ses fausses noces… les elfes envoûtant les soldats les mènent vers la mort mais Armgard qui desenvoute Franz, sauve du même coup toute la soldatesque.

Acte IV
Les ruines du château de Kreuznach. Les mercenaires préparent l’assaut. Ils ont fait prisonnière Hedwig qui cherchait à assassiner Conrad. Elle apprend à Conrad qu’il est père d’une enfant: Armgard. Alors que les mercenaires allaient exterminer les civils, les elfes et les esprits du Rhin paraissent et les chassent: Armagard, Hedwig, Franz, Conrad et Gottfried sont sauvés.

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LIRE aussi notre présentation de la SAISON LYRIQUE 2018 – 2019 à l’Opéra de TOURS

Messe en si de Jean-Sébastien Bach

musique et memoire festival 2018 les 25 ans visuel_2018LURE, LUXEUIL : BACH enchanté / VOX LUMINIS, 27, 28, 29 juif 2018. Festival MUSIQUE & MEMOIRE 2018 : Les 25 ans. Sidérante ! La programmation du prochain festival Musique et Mémoire, fleuron des festivals de musique baroque dans les Vosges du sud, est tout simplement incontournable en promettant plusieurs événements. Du 13 au 29 juillet, soit tout au long des 3 derniers week ends de juillet 2018, le fonctionnement du festival laboratoire, – élu le plus intéressant des festivals du grand Est français par la Rédaction de classiquenews, confirme en 2018, un champs de recherche et d’accomplissement défendu depuis ses débuts.
« Né d’un rêve au coeur du plateau majestueux des Mille Etangs, espace naturel incontournable des Vosges du Sud, le festival Musique et Mémoire a su se forger une identité artistique originale et sans cesse en mouvement », on ne saurait dire mieux la singularité d’un cycle de concerts et d’événements musicaux idéalement inscrit dans son territoire.

 

VOSGES DU SUD : le Festival Musique & Mémoire diffuse l'excellence au Pays des 1000 étangs

 

 

Cet été, continuité de la rédecouverte d’un Bach inspiré voire sublime avec un autre ensemble prometteur dans ce répertoire : VOX LUMINIS. Mais auparavant en ouverture d’une édition mémorable, ce sont LES TIMBRES, jeune collectif aux talents multiples, admirables, qui poursuivent leur résidence à Musique et Mémoire (5è année d’une très riche coopération), osant même cette année aborder l’opéra – domaine familier car ils avaient déjà en 2014, réussi un Lully exceptionnel (une Proserpine très peu connue et jouée, de surcroît dans une version historique inédite de 1682).
L’enchantement est bel et bien enraciné au cœur des Vosges saônoises, grâce au discernement et au goût du directeur Fabrice Creux : « Vivre la féerie du plus vieil opéra du monde, écouter une mélodie à perdre la raison, voter pour sa nation préférée lors d’une joute musicale, flotter entre inconscience et imagination couché dans un verger, suivre une voix unique en quête de l’essentiel, découvrir l’arme la plus puissante de l’amour, ressentir l’énergie des sonorités entre ombre et lumière de l’orgue espagnol, expérimenter l’universalité avec Bach…. Cette édition anniversaire ose tout ! ».

En 2018, l’été sera tout aussi enivrant voire enchanteur pour les festivaliers dans les Vosges du Sud, du 13 au 29 juillet 2018.

 

 

CYCLE JS BACH par Vox Luminis

musique-et-memoire-2018-vignette-carre-classiquenews-coup-de-coeur-festival-evenement

Objectif Jean-Sébastien Bach
Vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 juillet 2018

 

 

vox luminis lionel meunier festival musique et memoire juillet 20153è résidence de l’ensemble vocal d’une remarquable cohésion sonore : Vox Luminis à Musique et Mémoire, le cycle « Toute la lumière de Bach » promet une immersion exceptionnelle à travers Motets, Magnificat, Messe en si mineur. Comment redécouvrir Bach en un geste et une sonorité réinventés ? Leur dernier album « Actus Tragicus » a été salué par un CLIC de CLASSIQUENEWS, coup de cœur de la Rédaction de CLASSIQUENEWS.

 

 

bach jean sebastian sebastien portrait vignette par classiquenews bach_js-jean-sebastianVendredi 27 juillet, 21 h
Eglise luthérienne d’Héricourt
Motets de Johann Sebastian Bach
Singet dem Herrn ein neues Lied BWV 225
Der Geist hilft unser Schwachheit auf BWV 226
Komm, Jesu, Komm BWV 229
Ich lasse dich nicht BWV Anh.159
Jesu meine Freude BWV 227
Vox Luminis
10 chanteurs et 3 instrumentistes (orgue, basson et viole de gambe)
Les Motets de Johann Sebastian Bach occupent une place de choix au sein du répertoire choral. Composés lors des premières années à Leipzig (1723-1731), les pièces ont d’autant plus de poids à ses yeux qu’elles appartiennent à un genre que sa famille pratique depuis des générations. En tant que cantor à l’Église St Thomas (Director musices), Bach est entre autres chargé de composer pour les funérailles et pour les offices commémoratifs. Or, dans la liturgie luthérienne, c’est au genre du motet que l’on a recours pour ce type de services funèbre. Les Motets de Bach exigent dextérité et virtuosité, la ligne vocale « peut s’y avérer instrumentale ». Bach allie ici habilement tradition et innovation. Il applique d’une part les règles que Josquin Des Prés a fixées au XVIe siècle si bien que son langage polyphonique se compose d’écriture imitative et de passages en homophonie où les voix chantent simultanément le même texte. Il agrémente d’autre part son écriture de deux pratiques italiennes : l’emploi du double choeur et l’insertion de madrigalismes visant à traduire musicalement certains mots du texte.
De passage à Leipzig en 1789, Mozart ne manquera pas d’être conquis par la somptuosité de ces pièces qu’il s’empresse d’étudier en détail tant il estime qu’elles sont inspirantes.
Les motets de Bach, tout en prolongeant une tradition familiale remarquablement continue et qualitative, expriment le lien viscéral du croyant à Dieu, la contemplation comme le miracle de la dévotion humble et sincère…

 

bach jean sebastian sebastien portrait vignette par classiquenews bach_js-jean-sebastianSamedi 28 juillet, 21 h
Eglise Saint-Martin de Lure
Magnificat(s)
Johann Pachelbel (1653-1706) : Cantate Jauchzet dem Herrnalle Welt
Johann Kuhnau (1660-1722) : Magnificat
Johann Sebastian Bach : Magnificat BWV 243
Vox Luminis
31 musiciens
Le premier Noël de Bach à Leipzig fut une grande responsabilité. En sa qualité de nouveau cantor de Saint-Thomas, – l’une des 2 églises dont il devait assurer le service musical, Jean-Sébastien déploie sa musique alors la plus impressionnante. Un fait remarquable, car durant sept mois, il avait écrit et interprété une à deux nouvelle(s) cantate(s) par semaine. Et pour cette fête de Noël, il devait faire ses preuves dans une ville qui, depuis la récente fermeture de sa maison d’opéra, restait sur sa faim en matière de divertissements musicaux. Le Magnificat offre donc un drame majestueux dans une échelle resserrée, du moins dans la dernière version de Bach avec trompettes de cérémonie. Vox Luminis rétablit l’atmosphère de Noël, avec le Magnificat de Kuhnau, une oeuvre que Bach a très probablement dirigée. D’Allemagne du Sud, on entendra également une cantate de Pachelbel, aujourd’hui surtout connu pour son Canon, mais en son temps célèbre pour ses talents d’organiste. Sans chef, Vox Luminis s’immerge totalement dans la musique pour en révéler un océan de nuances et d’intentions passionnées.

17h, Répétition publique

 

 

 

bach jean sebastian sebastien portrait vignette par classiquenews bach_js-jean-sebastianDimanche 29 juillet, 21 h
Basilique Saint-Pierre de Luxeuil-les-Bains
Messe en si BWV 232
Vox Luminis
10 chanteurs et 20 instrumentistes
Jamais jouée à l’époque de Bach, sous la forme que nous lui connaissons actuellement, la Messe en si mineur est une oeuvre emblématique de la musique occidentale sacrée, le testament de toute une vie, celle de Jean-Sébastien Bach. Même dans ses dimensions spectaculaires (associant trompettes éclatantes et choeur en majesté), la partition reste un témoignage d’une puissante et profonde ferveur, exprimant ce qui est au coeur de la piété luthérienne comme catholique, les doutes du croyant, sublimés par la révélation de la grâce divine. Tout le cycle alterne doxologie collective victorieuse, et sentiment d’abandon et de perte, de solitude et d’impuissance, cependant réconforté par la présence ineffable de la miséricorde divine.

L’histoire nous laisse dans l’ombre tant sur l’origine que sur la fonction de l’oeuvre. Bach aurait-il été soucieux de sa vulnérabilité ? Cette compilation puisant dans des ressources antérieures (Bach y recycle de nombreuses partitions précédemment créées dans d’autres contextes) est dotée cependant d’une ingéniosité sans équivoque ; elle semble vouloir donner un aperçu global de tous les styles et techniques, pleinement maitrisés à l’époque de Bach. Son éclectisme n’empêche pas au final, une cohérence troublante. L’architecture est unique et englobe une voûte et son contraire : l’ancien et le nouveau, l’objectivité grégorienne dérivée de la psalmodie et la forme baroque la plus contemporaine, les formes libres et les formes carrées, le coeur et le choeur, l’individu et l’humanité, le populaire et le spirituel, les rythmes dansés et les voix angéliques. Résumer le ciel et la terre, voici l’essence même de l’Ordinaire – la partie récurrente que le croyant se doit d’invoquer à l’heure de la messe et que Bach met ici en musique. Même le meilleur de la musique profane y est intégré ; Qui sedes ad dextram Patris réfère à une Gigue, Quoniam tu solus Sanctus à une Polonaise, Crucifixus à une Passacaille, Et resurrexit à une Réjouissance.
Plus on plonge dans l’oeuvre, plus la recherche d’une abstraction universelle semblemusique et memoire festival 2018 les 25 ans visuel_2018 évidente. Une messe en latin dans un contexte luthérien allemand est en soi un choix ambivalent qui a donné à l’oeuvre un caractère oecuménique. Y aurait-il la volonté de transgresser les convictions individuelles en vue d’un message universel, inscrit dans la musique ? En offrant la Messe en si de Bach, le 25è Festival Musique et Mémoire offre pour sa conclusion, « une clôture sur le toit du monde de la création artistique » . Tous les grands chefs s’y sont frottés, récemment William Christie avec le succès que l’on sait. Lire notre critique de la Messe en si de Bill Christie.

bach jean sebastian sebastien portrait vignette par classiquenews bach_js-jean-sebastianMesse en si de Jean-Sébastien Bach. Collection éclectique de pièces écrites à différentes périodes de la vie de Jean-Sébastien bach, la Messe en si nous saisit aujourd’hui par son unité, son exclamation humaine et fervente d’une vérité inépuisable. Bach en achève à la fin des années 1740, les dernières pages alors qu’il est directeur de la musique à Leipzig en particulier pour l’église de Saint-Thomas. Le raffinement de l’orchestre, le nombre important des solistes du choeur – qui fournit les chanteurs des airs solos et des duos, composent de multiples versions à la fois monumentale et d’une rare éloquence active, d’un caractère plus individuel voire intimiste ; toujours préserver selon les options musicales, l’expressivité d’une foi sereine mais éclatante qui s’agissant de Leipzig, même dans un contexte luthérien orthodoxe, n’hésite pas à utiliser le terme de Messe pour les occasions exceptionnelles et les célébrations importantes de l’année. Ainsi, même si la Messe en si que nous connaissons actuellement dans une forme jamais élobarée ainsi par Bach, récapitule toute la recherche chorale et instrumentale de Jean-Sébastien, tout au long de sa vie, confronté à la nécessité du décorum, mais plutôt inspiré par la sincérité d’une ferveur surtout individuelle. Outre ses grandes proportions, et sa solennité, la Messe en si rayonne et touche les cœurs, par sa transparence, sa juvénilité vocale, son sens du rebond et du détail, de la nuance et du scintillement collectif, à travers son éloquente humanité, son architecture plus fraternelle que spectaculaire : le sens de tout le cycle s’achevant dans une séquence finale bouleversante, où tout est dit et exprimé par la voix solo de l’alto et du continuo réduit à l’essentiel. Programme événement.

Pour les 25 ans de Musique et Mémoire, nul doute que les voix enchantées, enivrées et si précises et souples de Vox Luminis en proposeront une lecture caractérisée et subtilement incarnée. Concert événement.

17 h >  répétition publique

 

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INFOS & RESERVATIONS :

Festival Musique et Mémoire — 25 ans, du 13 au 29 juillet 2018
Informations pratiques
Pour tous renseignements 06 40 87 41 39/ festival@musetmemoire.com
Présentation détaillée sur www.musetmemoire.com

 

 

 

 

 

BACH-JS-jean-sebastian-582-390-BACH-JS-4johann-sebastian-bachDOSSIER. Jean-Sébastien Bach : Messe en mineur. Des 5 Messes que Bach composa (le compositeur utilisant de facto le nom même de Messe), la Si mineur est la plus ambitieuse sur le plan de son architecture, de sa durée et de son instrumentation ; c’est celle aussi qui a suscité une période de composition longue et chaotique – soit de 1733 voire avant à 1749, c’est à dire juste avant de s’éteindre-,  et dont la destination finale reste énigmatique. Même si comme on le verra, des hypothèses sérieuses se sont précisées récemment. Par ses proportions, sa profondeur, le génie de son déroulement – alors que la partition que nous connaissons n’a probablement jamais été jouée ainsi du vivant de l’auteur, la Messe en si demeure le testament musical, spirituel, philosophique de Bach. Par sa justesse, son équilibre et sa vérité, Bach nous lègue l’un de piliers de la la musique sacrée occidentale, préfigurant la Grande Messe en ut de Mozart (d’autant que Wolfgang a pu consulter la partition léguée par Bach père à son fils CPE, et que le baron von Swieten, nouveau détenteur, put la montrer à Mozart…). Mais la Messe en si de Bach annonce directement aussi la Missa Solemnis de Beethoven. La conscience spirituelle qu’elle sous tend, la conception inédite à l’époque, il faut certainement chercher dans les oratorios de Handel et les plus tardifs, une telle grandeur morale et mystique, annonce également La Création de Haydn. Ici Bach transcende le rituel liturgique et atteint une somme spirituelle qui au delà des dogmes et des sensibilités, atteint à l’universel. Malgré la longueur de la conception et les diverses sources auxquelles puisse l’écriture de Bach, la Messe saisit par son unité et sa cohésion d’ensemble.

 

 

 

Une Arche spectaculaire qui frappe par son unité

 

 

BACH johann-sebastian-bach-3
RECYCLER, PARODIER…
Parmi les éléments les plus certains, le Sanctus fut composé quelques semaines après que Bach ait été nommé Director musices à Saint-Thomas de Leipzig. L’originalité de la Missa, ainsi que Bach la nomme lui-même, vient déjà de son instrumentation : aucune source précise n’atteste de la tradition de la musique liturgique à Leipzig avec instruments, et de surcroît comme ici, avec un orchestre comprenant cordes, trompettes, et selon les sections, un instrument obligé, violon, flûte, cor… Les Kyrie et Gloria ont été écrit de façon plus précise pour l’Electeur Frederic August II lorsque ce dernier succède à son père décédé en 1733 à Dresde : la Cour dresdoise est catholique et la livraison du diptyque ainsi identifié paraît tout a fait naturelle dans ce contexte d’allégeance. En outre, Bach, génie de la « parodie » (autocitation ou reprise), aime reprendre et recycler nombre de ses airs déjà anciens, dans ses nouvelles oeuvres. De sorte que au fur et à mesure de la genèse de l’œuvre, Bach ne cesse de reprendre d’anciennes séquences, les adapter pour de nouvelles formations et effectifs, assemble, expérimente comme un orfèvre. Le résultat est confondant par son unité et sa profonde cohésion globale, ce malgré la diversité des sources, et l’éclectisme des airs ici et là recyclés. Quelques exemples ? Le choral de 1731 « Wir dansent dir, Gott » de la Cantate 29 devient en 1733, le Gratias aigus tibi (Gloria) ; puis la même section en 1740, quand Bach reprend encore l’architecture globale de la Messe, devient finalement l’ultime section : Dona nabis pacem, chœur final plein de quiétude exaltée d’une sérénité lumineuse et céleste. De même, l’air de la cantate 171, composé en 1729, devient en 1748, la structure mélodique de Patrem omnipotentem… de la Partie II de la Messe (Symbolum Niceum)… Un tel agencement sur la durée est le propre des grands auteurs, Bach ouvrant la voie des Proust ou Picasso.

bach-jean-sebastien-pastel-582-portrait-2015-messe-en-si-classiquenews-william-christie-582-Pastell_Terry_kleinCOMPOSER POUR LES VIRTUOSES DE DRESDE… Aujourd’hui on s’accorde à concevoir la Missa en si mineur telle une œuvre expérimentale destinée à la seule délectation de son auteur qui aurait comme Monteverdi au siècle précédent, s’agissant de ses Vêpres à la Vierge / Vespro della Beata Vergine de 1611-, ambitionné de démontrer la singularité supérieure de son génie musical dans une oeuvre dont il avait seul le secret et qu’il aurait pu destiner secrètement pour la Cour de Dresde, afin d’obtenir un poste plus confortable qu’à Leipzig : les employeurs de Bach à Leipzig sont loin de mesurer le génie du compositeur qui travaille pour eux ; de surcroît son fils ainé, Wilhelm Friedemann a obtenu un poste officiel à Dresde dès 1733 (organiste attiré à St. Sophia), ce qui a pu encourager le père dans ses espoirs de changement comme de reconnaissance.

Le très haut niveau musical et technique requis pour jouer certaines sections de la Missa en si laisse aussi supposer que Bach les destinait justement aux virtuoses célébrés de la Cour dresdoise (ainsi la partie du cor, redoutable dans l’air de basse : Quoniam.)… très probablement, la partition de la Messe dès 1733, dans sa destination supposée à la Cour de Dresde, comporte déjà 21 sections (sur les 27 actuelles). De fait, la démarche de Bach à Dresde porte ses fruits puisqu’il ne tarde pas à obtenir de principe, le titre de « compositeur de la Cour » pour Frederic August II. Mais le compositeur a t il réellement livré partie de sa Missa ? Fut-elle jouée à Dresde ? Le mystère demeure.

 

 

 

Jean-Sébastien Bach : la Messe en si mineurLA MESSE, section par section. Courte analyse de la partition, section par section. L’étude des 27 séquences met en lumière, comme le Vespro de Monteverdi-, une diversité de formes et d’effectif inouïe pour l’époque, démontre outre l’ampleur du métier de Bach, véritable compositeur d’opéra (les duos sont ici digne d’un théâtre amoureux), son génie pour cultiver les contrastes (du murmure inquiet à l’exclamation la plus triomphante), et aussi sur le plan spirituel, un parcours dont les jalons, de plus en plus grave et méditatif, conduisent à une conscience mystique intelligemment exprimée… tout convergeant vers le dernier air solo pour alto (Agnus Dei) qui est le chant ultime d’un renoncement embrasé, serein, absolu.

La Messe comprend Trois parties : I. Missa / II. Cymbalum Niceum / III. Sanctus.

1. Missa (12 sections) ; la première section : ou premier Kyrie est essentielle. Elle confronte l’assemblée des auditeurs croyants à l’ampleur de l’architecture et ce sont les sopranos qui s’élèvent jusqu’au sommet pour exprimer immédiatement la grandeur céleste, encore inatteignable, ses proportions vertigineuses. A la reprise, les hommes entonnent plus gravement le texte comme s’ils en mesuraient pas à pas l’échelle colossale et donc les cimes inatteignables. La diversité des sections chorales s’affirme (première évocation de la mort avec les flûtes symbolisant les os des dépouilles, dans le Qui tolis peccata mundi). Contrastant avec la prière des voix collectives, les airs solo incarnent la certitude du croyant dans la lumière : c’est le cas du Laudamus te pour soprano (et violon solo) ; enfin surtout de l’air de la basse : Quoniam tu solus sanctus, dont la sérénité rayonnante passe aussi par le chant complice du cor, d’une souplesse majestueuse. Bach conclue cette première partie par un choeur exalté (Cum sancto spirito) dont le clair accent des trompettes triomphantes indique la présence des cimes célestes qui se dévoilent à nouveau.

2. Symbolum Niceum (10 sections) : c’est pour le choeur une partie essentielle passant par toutes les nuances de la palette affective et émotionnelle : de l’ivresse et de la détermination collective (Credo initial) ; à la profondeur tragique d’un questionnement sans réponse, inscrit dans l’impuissance et la terreur du dénuement solitaire (enchaînés : les doloristes Et incarnatus est, puis Crucifixus – cf le lugubre des flûtes). Quel contraste avec le fracassant et abolissant Et resurrexit, qui s’abat comme une vague d’éclairs saisissants. Il faut bien la sérénité retrouvée de la basse solo pour adoucir tensions et vertiges inquiets (douceur rassurante du Et in Spiritum sanctum). Après le Confiteor, Et expecto laisse s’épanouir en un temps étiré, suspendu, le mystère qui couvre tout le choeur dont la gravité renouvelle les sections enchaînées des Et incarnatus est, puis Crucifixus.

3. Sanctus : 6 sections. C’est la plus courte des parties. Et aussi l’un des plus contrastées. Le Sanctus est un sommet d’exaltation conquérante, d’une rayonnante espérance ; l’air avec flûte pour ténor solo (Benedictus) est traversé par la grâce et une sérénité inédite alors. Puis, son double dans le renoncement, est aussi l’air le plus dépouillé (sans orchestre, uniquement le continuo) : Agnus Dei pour alto, expression d’un dénuement solitaire assumé et accompli. La profondeur et la vérité de cet air est un sommet spirituel, l’étape ultime dans l’expérience du croyant. Enfin le dernier air pour le choeur referme la cathédrale sonore (Dona nabis pacem) en un sentiment de paix enfin recueilli.

 

 

 

 

Les Vacances de Mr HAYDN, les 21,22 et 23 septembre 2018

les-vanaces-de-Monsieur-HAYDN-festival-2018-annonce-presentation-concerts-temps-forts-par-classiquenewsLes Vacances de Monsieur Haydn. 21,22,23 sept 2018. BRAHMS, HAYDN et CHARLY MANDON… 3 jours de musique de chambre, décomplexée, accessible pour tous. La Roche Posay accueille chaque mois de septembre son festival chambriste : Les Vacances de Monsieur Haydn (Cinéma, Gymnase, église). Cette année les 21, 22, 23 septembre 2018 marquent la … déjà 14è édition d’un cycle de concerts hors normes qui réussit à décloisonner le classique et rendre en particulier la musique de chambre particulièrement proche de tout un chacun. Sur le visuel officiel 2018 paraît en pianiste, aux côtés de Haydn violoniste, Johannes Brahms, le plus classique des Romantiques, et de façon avérée, grand admirateur de Haydn (en témoignent entre autres ses Variations sur un thème de Haydn, jouées dans la version pour piano à 4 mains opus 56, lors du dernier concert, le 23 sept à 18h30, Gymnase). De Haydn à Brahms, se développe une même intelligence de l’architecture, un soin rigoureux de l’équilibre de la forme « classique », mais pour chacun des « traits » spécifiques et singuliers : humour, facétie, jeu et grande capacité d’expérimentation chez Haydn (il n’est pas l’inventeur des genres symphonie, quatuor… pour rien ; puissance introspective, pudeur et mystère, passion et sensualité des couleurs chez Brahms… Celui qui fut proche de Robert Schumann, et très complice avec son épouse, la pianiste et compositrice Clara, se livre finalement entre les notes et derrières les mélodies, tel un sanguin secret dont la langue est la musique. En particulier sa musique de chambre.

 

 

 

BRAHMS, HAYDN et CHARLY MANDON…

 

 

Jérôme Pernoo, violoncelliste et directeur artistique, dédie ces nouvelles Vacances 2018 à la musique de chambre de Brahms, qui compose l’un des journaux intimes les plus captivants à suivre. Un voyage sentimental et personnel qui donc pendant 3 jours, est à vivre grâce à l’engagement des artistes invités. Au cœur de cette exploration de l’intime, Haydn prend forme tout autant par la présence de ses Quatuors à cordes dont la forme et les défis, exigent beaucoup des instrumentistes : une expérience partagée avec les auditeurs qui éprouvent et mesurent leur sens de l’écoute et leur jeu collectif.
Brahms, Haydn… le 3 ème pilier de cette édition 2018 est l’écriture du compositeur en résidence Charly Mandon (né en 1990), « compositeur 2.0, vidéaste aussi, soucieux de communiquer avec les publics, « à la fois inspiré du classicisme de Haydn, du romantisme de Brahms et pourfendeur ingénieux de courants qui le précèdent, ce Mandon est bien de son temps ! ». Les amateurs comme les néophytes pourront goûter et se délecter des formes habituelles de la musique de chambre : Sonates (violon / piano, clarinette / piano, violoncelle / piano…), Trios (violon / violoncelle / piano, …), Quatuors à cordes seules (ou avec piano), Quintettes aussi, et même sextuor à cordes… sans omettre les pièces spécifiques (voire inédites) de Charly Mandon (« Rite barbare » pour violon et piano, Triptyque pour violoncelle, mais aussi Quatuor à cordes, Quintette pour clarinette…). Brahms, Haydn, Mandon : voici l’équation emblématique de l’édition 2018, un trio prometteur, riche en dialogues et perspectives musicales, présent dans chaque concert.
Artistes conviés en 2018 : Florent Héau (clarinette), Raphaëlle Moreau (violon), Stephen Waarts (violon), Mathieu Herzog (alto), Jérôme Pernoo (violoncelle), Ivan Karizna (violoncelle), Nicholas Angelich (piano), Jérôme Ducros (piano), Nathanaël Gouin (piano), Quatuor Agate.

8 CONCERTS de musique de chambre… Lancement le 21 septembre à 19h puis 21h (Cinéma), puis le 22 septembre, concerts à 15h (église), 19h (Cinéma), 21h (Gymnase) ; le 22 septembre : concerts à 12h (Gymnase), 14h30 (Cinéma), enfin 18h30 (Gymnase).

4 CONCERTS coups de cœur
Nos 4 coups de cœur du Festival Les Vacances de Monsieur HAYDN 2018 :
4 concerts à ne pas manquer

Vendredi 21 septembre, concert d’ouverture :
A 19h, au cinéma de La Roche Posay
Joseph Haydn, Quatuor à cordes ; Charly Mandon, Rite barbare pour violon et piano ; Johannes Brahms, Trio pour violon, violoncelle et piano n° 2 op. 87

A 21h, au gymnase de La Roche Posay
Johannes Brahms, Sonate pour clarinette et piano op. 120 n° 1 ; Charly Mandon, Pièces pour piano, Johannes Brahms, Quatuor pour violon, alto, violoncelle et piano op. 25

 

 

Samedi 22 septembre :
A 21h, au gymnase de La Roche Posay
Johannes Brahms, Trio avec clarinette, violoncelle et piano op. 114 ; Charly Mandon, Sonatine pour violon et piano ; Johannes Brahms, Quintette avec violon, alto, violoncelle et piano op. 3

 

 

Dimanche 23 septembre :
A 18h30 au gymnase de La Roche Posay
Charly Mandon, Triptique pour violoncelle et piano ; Johannes Brahms, Variations sur un thème de Haydn pour piano à 4 mains op. 56 ; Johannes Brahms, Sextuor à cordes n° 1 op. 18

 

 

RESERVEZ ICI
https://www.lesvacancesdemonsieurhaydn.com

 

 

 

 

 

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Outre les 8 concerts « officiels » du 14è festival Les Vacances de Monsieur Haydn à La Roche Posay, 60 concerts (gratuits de 20 mn, de 10h à 18h) composent aussi un festival « off » ouvert à tous.

vacances de monsieur haydn logo vignette 4d2903_5b994c1a8c534c6b871965d79a675da5Depuis 2009, le Festival est une éco-manifestation, soucieuse de l’environnement… une autre qualité que le rend incontournable en région POITOU-CHARENTES. Sur place le festivalier, peut organiser son séjour et l’accès aux concerts au village de Monsieur Haydn (Haydn Café, boutique, billetterie…). Plus d’infos ici :
https://www.lesvacancesdemonsieurhaydn.com/festival

 

 

 

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Festival “IN”, 8 concerts
4 concerts de musique de chambre en soirée
(vendredi 19h et 21h, samedi 21h, dimanche 18h30)
22 € chaque concert (tarif réduit* : 17€)

 Abonnements
Pass Maxi Haydn pour les 4 concerts du soir
80 € (tarif réduit* : 60 €)

4 concerts “ComVoulVoul” en journée
(samedi 14h30 et 19h, dimanche 12h et 14h30)
Payez ce que vous voulez !
(sans réservation sur les “COMVOULVOUL”)
*tarif réduit : adhérents, – de 18 ans, étudiants, demandeurs d’emploi, clients sociétaires du Crédit Agricole de la Touraine et du Poitou

et aussi

Festival “OFF”, 60 concerts
concerts gratuits de 20 minutes de 10h à 18h

 

 

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Les Pass, les offres in et off :

RESERVEZ ICI
https://www.vostickets.net/billet/PGE_MUR_IMAGE/yBoAALnX~kJKTHVYY1ptUVhlEQA

 

 

 

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Accès à la Roche Posay :
La Roche Posay est située au sud de TOURS, vers Poitiers.

- Par la route : autoroute A10* sortie 26, Châtellerault Nord,direction La Roche Posay
*pour tout savoir sur vos conditions de circulation, écoutez Radio VINCI Autoroutes
- En train : Gare TGV à Châtellerault,
liaison par bus, départ devant la gare TGV

Pour toute information pratique (transport, hébergement…)
contactez l’Office de tourisme : 05 49 19 13 00

 

 
 

 

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EN SAVOIR PLUS ? LIRE aussi notre ENTRETIEN exclusif avec Jérôme Pernoo, directeur artistique, pour mieux comprendre le fonctionnement et la ligne artistique du Festival LES VACANCES DE MONSIEUR HAYDN :

PERNOO-Jerome-violoncelle-par-classiquenews-entretien-pour-les-vacances-de-mr-haydn-la-roche-posay-2018-Haydn-Dimanche-Michel-LE-GLAUNEC_-15Il porte depuis sa création, la cohérence du Festival à La Roche Posay, Les Vacances de Monsieur Haydn : le violoncelliste JÉRÔME PERNOO explique la singularité du cycle de concerts le plus captivant de la rentrée : éclectique et pourtant resserré sur le chambrisme le plus exigeant, ouvert, accessible, facile. Chaque mois de septembre, une colonie d’instrumentistes inspirés jouent la carte de la musique de chambre, célébrant le génie inventif de Joseph Haydn, mais aussi des compositeurs qui ont prolongé son art de la nuance et du dialogue. Dont évidemment l’actuel auteur en résidence, Charly Mandon. Cette année, pendant 3 jours, pour la 14è édition se déroule les 21, 22 et 23 septembre 2018. Entretien avec Jérôme PERNOO, directeur artistique du Festival. Lire notre entretien complet

 

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Monsieur haydn les vacances festival entretien avec Jerome pernoo alain-41-Alain-207-Spectacle-culture-classiquenews-les-vacances-de-monsieur-haydn-2018-annonce-compte-rendu-concerts-par-classiquenews-582-7590

 

 

LURE. MAGNIFICAT de JS BACH par VOX LUMINIS

bach-vignette-portrait-carre-jean-sebastien-bach-582LURE, BACH : Magnificat, le 28 juil 2018, 21h. JS BACH : Magnificat. Le BWV 243. D’après Saint-Luc, après l’Annonciation, Marie visite Elisabeth qui la désigne alors comme « une femme bénie entre toutes les femmes ». Heureuse, comblée, Marie exprime sa joie et sa béatitude par le chant du Magnificat. L’humilité de la Vierge y est célébrée, comme la toute puissance miséricordieuse de Dieu. Il existe deux versions du Magnificat, l’une en latin, validée par les autorités de Leipzig pour les 3 grands moments de l’année liturgique : Noël, Pâques, Pentecôte. La seconde en allemand (« Mein Seele erhebet den Herrn… ») chantée à Vêpres samedi et dimanche. Bach joue sa version du Magnificat pour Noël 1723, premier Noël de la période de Leipzig. Version première (BWV243a) mêlant cadre latin et 4 textes allemands traités en tropes (qui ne traitent que du temps de Noël).

MAGNIFICAT… LA VIERGE HUMBLE ET RECONNAISSANTE… Pour le calendrier liturgique de 1728 et 1731 (version finale BWV243b), Bach opte pour une nouvelle succession et une tonalité qui a changé de mi bémol majeur à ré majeur : plus de textes allemands (exclusifs au temps de Noël), mais 12 sections en latin, de formes et de caractères différents :

1- Magnificat (exaltation collective par tout l’effectif, brillante, victorieuse, lumineuse grâce aux trompettes)
2- Et exultavit (joie individuelle de Marie : mélisme du soprano II)
3- Qui respexit (humilité de Marie exprimée par le duo hautbois d’amour et le soprano I)
4- Omnes generationes (chœur polyphonique universel des nations réunies)
5- Quia fecit (la basse exprime la toute puissance divine sur continuo de chaconne, laquelle rappelle la permanence de l’Eternel)
6- Et Misericordia (le duo alto et ténor témoignent de la miséricorde du Tout-Puissant)
7- Fecit potentiam (la toute puissance de Dieu irradie dans cette fugue éblouissante qui manifeste le mystère et le miracle divin)
8- Deposuit (très dramatique en fa dièse mineur, le trio ténor / 2 violons opposent l’ascension des humbles et la chute des puissants)
9- Esurientes (détente « gourmande » : le trio alto et 2 flûtes indiquent que tous les affamés seront rassasiés…)
10- Suscepit Israel (soprano et alto incarnent les enfants d’Israël alors que les 2 hautbois à l’unisson chantent le Magnificat grégorien)
11- Sicut locutus est (ascétisme doctrinal de la parole indiscutable de Dieu en une fugue, presque rude, à 5 voix)
12- Gloria Patri : le chœur complet et l’effectif instrumental avec cuivres et timbales glorifient la Sainte Trinité.

VOX LUMINIS fête les 25 ans de MUSIQUE & MEMOIREPar la diversité des formes et dispositifs élaborés par JS BACH, le Magnificat, à travers ses diverses versions témoigne du travail expérimental du compositeur alors à Leipzig, soucieux d’articuler et de caractériser le sens des textes, serviteur avant tout du sens des paroles choisies. Après avoir reçu de jeunes ensembles sur le métier de Bach (l’an dernier, à l’été 2017, Alia Mens qui y réalisait sa première véritable performance dédiée au Cantor et Director Musices de Leipzig), le Festival Musique & Mémoire et son directeur-fondateur Fabrice Creux réinvitent les excellents VOX LUMINIS et Lionel Meunier dans un cycle complet dédié aux grandes oeuvres sacrées de JS BACH : Magnificat le 28 juil, et surtout apothéose attendue pour les 25 ans du Festival : Messe en si, dimanche 29 juil 2018, 21h (Luxeuil les Bains, Basilique St-Pierre).

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LURE, BACH : Magnificat, le 28 juil 2018, 21h. Eglise Saint-Martin. Magnificats.
Au programme :
Johann Pachelbel (1653-1706) Cantate Jauchzet dem Herrnalle Welt
Johann Kuhnau (1660-1722) Magnificat
Johann Sebastian Bach Magnificat BWV 243
Vox Luminis / 31 musiciens

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LIRE notre présentation du cycle JS BACH par Vox Luminis au Festival Musique et Mémoire 2018 (Vosges du Sud, Lure et Luxeuil les Bains)

FESTIVALS D’ETE 2018. Le journal des festivals de classiquenews n°1 : que faire les 28 et 29 juillet ?

GSTAAD-eglise-saanen-ete-2018-presentation-festival-gstaad-par-classiquenewsFESTIVALS D’ETE 2018. Le journal des festivals de classiquenews. Cette semaine, préparez votre week end des 28 et 29 juillet soit le dernier du mois de juillet 2018. Quand on évoque la riche programmation estivale, l’idée d’exploration territoriale se précise ; en faisant le tour des festivals qui nous séduisent le plus, c’est bien une évasion sur un territoire qui se présente alors. Voici donc nos festivals favoris de cet été 2018, et aux côtés de leurs concerts, souvent très justement inscrits dans leurs paysages, une occasion de découverte touristique. Car l’exploration précède souvent le concert qui a lieu en soirée… ainsi pour ce week end, les Vosges du Sud, la Suisse (Saanenland, canton de Berne) ou le Limousin, sans omettre le Trégor centenaire… vous ouvrent les bras pour de nouvelles expériences passionnantes. Voilà nos 4 destinations incontournables qui vous raviront.

 

 

 

 

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VOSGES DU SUD : les 25 ans du Festival Musique & MémoireVOSGES DU SUD. Dernier week end pour le Festival Musique et Mémoire (Vosges du sud) avec à la clé, un week end événement dédié à JS BACH par l’excellent ensemble VOX LUMINIS / Lionel Meunier qui propose dimanche 29 juillet à 21h, à Luxeuil les Bains (Basilique Saint-Pierre), sa propre lecture de la Messe en si de JS BACH, sommet sacré du baroque européen et dans le cas du Cantor de Leipzig, somme spirituelle et musicale de toute une vie… Lire ici notre présentation générale du festival Musique et Mémoire (les 25 ans en 2018) – Lire ici notre dossier spécial sur la Messe en si de JS Bach. Ce cycle Bach commence dès vendredi 27 juil (Héricourt, église luthérienne, Motets à 21h, puis le 28 juil : même heure, église St-Martin de Lure : Magnificats).
http://www.classiquenews.com/festival-musique-memoire-2018-les-25-ans-2/

 

 

 

 

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GSTAAD suisse vaches r faux copyright annonce concert menuhin gstaad festival and academy 2018 classiquenews 

 

gstaad-menuhin-festival-academy-2018-vignette-GFGSTAAD MENUHIN Festival & Academy (SUISSE). Le premier festival estival suisse, à Gstaad et aussi à Saanen dont l’église est l’écrin historique, propose un nouveau cycle d’événements musicaux incontournables, de quoi allier tourisme vert, gastronomie et découvertes sonores et artistiques de premier plan. Les amateurs de beaux paysages préservés pourront ainsi écouter, entre autres : la violoncelliste Sol Gabetta le vendredi 27 juil, 19h30 à l’église de Saanen (récital Beethoven et Schubert, avec Rudolf Buchbinder) / puis, le programme qui colle au thème de cette année (Les Alpes et la nature) : intitulé « Génies dans les Alpes », ceux de Mendelssohn (Symph pour cordes n°1 « La Suisse »), de Mozart (Concertos pour piano n°21, 25), Rudolf Buchbinder, piano, avec le Zürcher kammerorchester – Willi Zimmermann, violon et direction / église de Saanen, dimanche 29 juil 2018, 19h30. En LIRE plus sur le festival MENUHIN de Gstaad:
http://www.classiquenews.com/gstaad-menuhin-festival-academy-8-concerts-de-juillet-2018/
VOIR aussi notre reportage / Présentation du GSTAAD MENUHIN Festival par Christoph Müller, CEO & Intendant général:
http://www.classiquenews.com/gstaad-menuhin-festival-academy-2018-reportage-video/

 

 

 

 

 

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1001-notes-festival-2018-vignette-homepageLIMOUSIN. Le premier festival estival en Limousin, proposant dans le territoire et hors du réseau habituel des salles fermées, une offre éclectique, décomplexée, pour que le classique rencontre le plus grand nombre : 1001 Notes, porté par son directeur Albin de La Tour. Le festival itinérant, a lieu jusqu’au 9 août. 11 soirées sont programmées. Ce samedi 28 juil, (Brive la Gaillarde, Théâtre Municipale, 20h) : Maria Mirante (mezzo soprano) et Paul Beynet (piano) interprètent le spectacle “ Le Pianiste qui m’aimait “, écrit et mis en scène par Zazon Castro. Le spectacle est un événement en création, nouvelle offrande artistique mêlant musique, théâtre et cinéma, inspirée par l’univers de James Bond… En LIRE +
http://www.classiquenews.com/limousin-festival-1001-notes-2018/ -
RESERVATIONS

 

 

 

 

 

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voce-humana-pleine-affiche-edition-10-ans-festival-presentation-annonce-par-classiquenewsBRETAGNE. Festival VOCE HUMANA, lancement ce 28 juillet (et jusqu’au 11 août) : les Côtes d’Armor ont leur festival depuis 10 ans déjà, dédié à la voix, sous toutes ses formes et dans tous les dispositifs… Itinérant, et en particulier au cœur du Trégor rural, Voce Humana ouvre les festivités avec charme et finesse, grâce pour son premier concert, à la présence de la soprano Sabine Devielhe (Samedi 28 juillet 2018 / Concert inaugural des 10 ans / église St-Jean du Baly, Lannion : récital lyrique, avec Colette Diard, piano / Airs d’opéras français, mélodies françaises : Delibes, Massenet, Viardot, Lalo, Messager… Déjà présente en 2008, la diva française revient à Lannion pour les 10 ans de Voce Humana. Puis dimanche 29 juil dans la cour du Château de Rosanbo, à Lanvellec : Jazz vocal avec Les Glossy Sisters (trio vocal féminin) : tubes et chansons, de Piaf et Beyoncé à Boris Vian et Adèle… En lire +:
http://www.classiquenews.com/lannion-festival-voce-humana-28-juil-11-aout-2018/

 

 

 

 

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A venir : le journal des festivals de l’été 2018 par classiquenews n°2 – que faire, qu’écouter pour le week end 1 d’août 2018 (4 et 5 août) ? – à paraître, mercredi 1er août 2018.

 

 

 

GSTAAD MENUHIN Festival & Academy 2018, reportage vidéo

gstaad-menuhin-festival-2018-itv-presentation-par-christoph-muller-festival-gstaad-menuhin-2018-par-classiquenewsGSTAAD MENUHIN Festival 2018 : reportage vidéo / présentation du Festival par Christoph Müller, CEO et intendant général du Festival. Le lieu mythique de l’église de Saanen où en 1957, Yehudi Menuhin lançait le premier concert ; paysages enchanteurs du SANNENLAND, églises au charme rustique et pastoral, programmation alliant têtes d’affiche (Jonas Kaufmann, Juan Diego Florez, Hélène Grimaud, Daniel Hope, Sol Gabetta, Patricia Kopatchinskaya, Valery Gergiev…), mais aussi focus sur les jeunes artistes à travers le cycle JEUNES ETOILES (tous les samedis matins dans la petite chapelle de Gstaad) et le programme MENUHIN HERITAGE ARTISTS (dont Jean Rondeau, Andreas Ottensamer, Christel Lee…), sans omettre les 5 Académies dont la prestigieuse CONDUCTING ACADEMY (direction d’orchestre, sous le pilotage du chef Jaap van Zweden)… Christoph Müller explique ce en quoi le Festival MENUHIN se distingue des autres festivals, et sait chaque année se renouveler, sans oublier aussi la place faite aux programmes exclusifs et aux créations mondiales grâce à la complicité et la confiance artistiques tissée avec plusieurs interprètes désormais familiers… REPORTAGE avec Christoph Müller, et les artistes présents lors du week end inaugural : Daniel Hope, Paul McCreesh, Andrés Gabetta… © studio CLASSIQUENEWS.TV 2018 – durée : 6:09mn

 

 

 

 

LIRE aussi notre présentation générale du Festival MENUHIN à GSTAAD / GSTAAD MENUHIN Festival & Academy 2018

 

 

LIRE aussi notre présentation et notre compte rendu du premier WEEK END (INAUGURAL) du GSTAAD MENUHIN Festival 2018 / Cycle de concerts intitulé “SEASONS RECOMPOSED” : Vivaldi / Richter / Piazzolla

 

 

VOIR notre précédent reportage vidéo dédié au Festival MENUHIN de GSTAAD : la CONDUCTING ACADEMY / l’Académie de direction d’orchestre 2017 / Jaap van Zweden, direction musicale

 

 

VOIR notre reportage vidéo du Festival MENUHIN à GSTAAD / GSTAAD MENUHIN Festival & Academy 2016 – Présentation générale / Les 60 ans du premier festival estival en Suisse

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INFOS et RESERVATIONS sur le site du GSTAAD MENUHIN Festival & Academy 2018

 

 

launen-lec-view-gstaad-menuhin-festival-concerts-2018-by-classiquenews-gstaad-saanen-menuhin-festival-presentation-2018

 

 

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Salzbourg 2018. La Flûte Enchantée de Mozart sur ARTE

shikaneder papageno-magic-flute-mozartTELE. ARTE, samedi 4 août 2018, MOZART : La Flûte Enchantée. Ce pourrait bien être la production phare de cet été à Salzbourg : La Flûte enchantée de Mozart, éternel et inusable conte lyrique dont la féerie et la hauteur morale touchent toujours avec autant de puissance comme de finesse. Mozart ne laisse pas seulement un opéra maçonnique (qui commence dans les ténèbres de l’ignorance : l’empire de la Reine de la Nuit ; puis porte inéluctablement vers son final lumineux, éblouissant, à mesure que la vérité du temple et la noblesse d’âme de Sarastro se dévoilent…), pénétré par l’esprit et les valeurs des Lumières (sagesse, discrétion, mesure, loyauté), un opéra en langue allemande noblement populaire, un sommet d’écriture, autant virtuose que d’une sincérité désarmante, c’est aussi surtout un nouvel ouvrage où le compositeur lui-même très fin analyste du coeur et de l’âme humaine, exprime les sentiments humains avec une poésie désarmante. En cela l’acte II (car le I est un cadre où s’exposent les protagonistes comme s’ils se présentaient au spectateur), est le plus passionnant. Tous les registres de ce drame à clés, rituel d’initiation, conquête par Tamino des valeurs morales qui le conduisent au coeur de sa promise Pamina, facétie et drôlerie du personnage de l’oiseleur Papageno (double prosaïque du prince Tamino)… Au delà des situations, c’est bien l’ordre du monde et de la société qui se précisent, à travers la lutte du bien contre le mal (Reine de la nuit contre le gardien du Temple, Sarastro)… présence protectrice des 3 garçons, guides de Tamino et Papageno dans leur cheminement formateur / provocations masquées des 3 dames (créatures instruites par la Reine de la Nuit pour manipuler, séduire, tromper…). De sorte qu’ici règne le monde des illusions face auxquelles Mozart et le librettiste (et directeur de théâtre) Shikaneder (lequel jouait aussi à la création à Vienne en 1791, le rôle de Papageno, si proche du peuple), inventent un nouvel opéra et dévoilent les vertus du discernement et de la culture. Mêmes trompés par la Reine de la Nuit et ses dames, le prince Tamino disitngue le vrai du faux, détecte la sincérité sous le masque de la flagornerie… Les apparences trompent ; jamais la réalité de l’âme. Il ne faut pas se tromper sur ses vrais amis. Si tant est que nous soyons capable comme Tamino (initié par Sarastro) de les identifier en démasquant les escrocs déguisés.

Parmi les temps forts et les scènes essentielles de l’acte II, ne pas manquer en particulier ces 3 tableaux éblouissants par leur force poétique et émotionnelle:

1- SAGESSE et PROTECTION DE SARASTRO… Dans l’acte II, les masques tombent. La Reine de la nuit qui soignent chacune de ses apparitions à Tamino, feignant de le mener vers l’amour (de sa fille Pamina dont le jeune homme est tombé amoureux), dévoile son âme noire et manipulatrice. C’est Sarastro qui en une marche d’introduction à l’acte, expose ses projets : il fera triompher l’amour naissant entre Pamino et Tamina pour éradiquer le Mal tenace (La Reine de la Nuit) : son grand air, claire référence à la sagesse de l’Egypte ancienne (O Isis und Osiris) exprime cette vision lumineuse où l’Amour sincère sort vainqueur.

2- PAMINA TORTURÉE… Alors que Tamino sait contrer chaque menace et séduction des 3 Dames (qui n’hésitent pas à parler de Sarastro comme d’un diable), l’infâme geôlier Monostatos qui détient prisonnière la pauvre Pamina, tente de la séduire et de la violenter (air : Alles Fühlt der Liebe Freuden) : violence faite aux femmes, la scène est une torture pour la jeune femme, manipuler par sa mère qui lui enjoint aussi de poignarder Sarastro (air : Der Hölle Rache). Mais le sort de Pamina n’est pas fini : elle croise Tamino alors en plein voeu de silence, et s’oppose au mutisme de son promis. Abandonnée, trahie, Pamina songe à la mort dans l’air le plus bouleversant de l’opéra : Ach, ich fühl’s.

3- AMOUR VAINQUEUR… le rituel initiateur s’achève pour Tamino qui doit prouver sa valeur morale. Deux hommes d’armes le conduisent vers son ultime épreuve pour laquelle il a souhaité que Pamina soit à ses côtés (Tamino mein!). Contre tempêtes et catastrophes, agressions et obstacles en tout genre, le couple uni protégé par la flûte enchantée, traverse sain et sauf les périples. La musique maçonnique, au moyen de l’orchestre et du choeur affirme ici l’inspiration la plus éloquente de Mozart qui construit ensuite un final éblouissant (comme les oratorios de Haydn, La Création et Les Saisons), dont l’éclat chasse les ténèbres (Reine de la nuit, dames, Monostatos sont engloutis) : l’amour et la valeur morale triomphent.

La nouvelle production présentée au Festival de Salzbourg devrait séduire, comptant un chef réputé pour son sens du détail ; mais aussi un plateau vocal dominé par le Sarastro de Mathias Goerne…

 

 

 

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arteTELE. ARTE, diffuse la production de Salzbourg, en direct, le samedi 4 août 2018, à partir de 20h45.

Distribution :

Sarastro – Matthias Goerne
Tamino – Mauro Peter
Königin der Nacht – Albina Shagimuratova
Pamina – Christiane Karg
Papageno – Adam Plachetka
Papagena – Maria Nazarova

Erzähler: Klaus Maria Brandauer

Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor
Wiener Philharmoniker
Direction : Constantinos Carydis
Mise en scène / régie : Lydia Steier

 

 

LIRE aussi la présentation de La Flûte Enchantée depuis Salzbourg 2018, sur le site du Festival de Salzbourg, Autriche 2018 

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Production déjà diffusée sur
RADIO, BR KLASSIK en direct du Festival de Salzbourg
Vendredi 27 juillet 2018, 19h
https://www.br-klassik.de/programm/radio/ausstrahlung-1461938.html

La Flûte enchantée à Salzbourg 2018

MOZART : The New complete Edition 225RADIO. BR Klassik, le 27 juil 2018, 19h. MOZART : La FLÜTE ENCHANTÉE. En direct de Salzbourg. Ce pourrait bien être la production phare de cet été à Salzbourg : La Flûte enchantée de Mozart, éternel et inusable conte lyrique dont la féerie et la hauteur morale touchent toujours avec autant de puissance comme de finesse. Mozart ne laisse pas seulement un opéra maçonnique (qui commence dans les ténèbres de l’ignorance : l’empire de la Reine de la Nuit ; puis porte inéluctablement vers son final lumineux, éblouissant, à mesure que la vérité du temple et la noblesse d’âme de Sarastro se dévoilent…), pénétré par l’esprit et les valeurs des Lumières (sagesse, discrétion, mesure, loyauté), un opéra en langue allemande noblement populaire, un sommet d’écriture, autant virtuose que d’une sincérité désarmante, c’est aussi surtout un nouvel ouvrage où le compositeur lui-même très fin analyste du coeur et de l’âme humaine, exprime les sentiments humains avec une poésie désarmante. En cela l’acte II (car le I est un cadre où s’exposent les protagonistes comme s’ils se présentaient au spectateur), est le plus passionnant. Tous les registres de ce drame à clés, rituel d’initiation, conquête par Tamino des valeurs morales qui le conduisent au coeur de sa promise Pamina, facétie et drôlerie du personnage de l’oiseleur Papageno (double prosaïque du prince Tamino)… Au delà des situations, c’est bien l’ordre du monde et de la société qui se précisent, à travers la lutte du bien contre le mal (Reine de la nuit contre le gardien du Temple, Sarastro)… présence protectrice des 3 garçons, guides de Tamino et Papageno dans leur cheminement formateur / provocations masquées des 3 dames (créatures instruites par la Reine de la Nuit pour manipuler, séduire, tromper…). De sorte qu’ici règne le monde des illusions face auxquelles Mozart et le librettiste (et directeur de théâtre) Shikaneder (lequel jouait aussi à la création à Vienne en 1791, le rôle de Papageno, si proche du peuple), inventent un nouvel opéra et dévoilent les vertus du discernement et de la culture. Mêmes trompés par la Reine de la Nuit et ses dames, le prince Tamino disitngue le vrai du faux, détecte la sincérité sous le masque de la flagornerie… Les apparences trompent ; jamais la réalité de l’âme. Il ne faut pas se tromper sur ses vrais amis. Si tant est que nous soyons capable comme Tamino (initié par Sarastro) de les identifier en démasquant les escrocs déguisés.
Parmi les temps forts et les scènes essentielles de l’acte II, ne pas manquer en particulier ces 3 tableaux éblouissants par leur force poétique et émotionnelle:

 

 

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1- SAGESSE et PROTECTION DE SARASTRO… Dans l’acte II, les masques tombent. La Reine de la nuit qui soignent chacune de ses apparitions à Tamino, feignant de le mener vers l’amour (de sa fille Pamina dont le jeune homme est tombé amoureux), dévoile son âme noire et manipulatrice. C’est Sarastro qui en une marche d’introduction à l’acte, expose ses projets : il fera triompher l’amour naissant entre Pamino et Tamina pour éradiquer le Mal tenace (La Reine de la Nuit) : son grand air, claire référence à la sagesse de l’Egypte ancienne (O Isis und Osiris) exprime cette vision lumineuse où l’Amour sincère sort vainqueur.

 

 

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2- PAMINA TORTURÉE… Alors que Tamino sait contrer chaque menace et séduction des 3 Dames (qui n’hésitent pas à parler de Sarastro comme d’un diable), l’infâme geôlier Monostatos qui détient prisonnière la pauvre Pamina, tente de la séduire et de la violenter (air : Alles Fühlt der Liebe Freuden) : violence faite aux femmes, la scène est une torture pour la jeune femme, manipuler par sa mère qui lui enjoint aussi de poignarder Sarastro (air : Der Hölle Rache). Mais le sort de Pamina n’est pas fini : elle croise Tamino alors en plein voeu de silence, et s’oppose au mutisme de son promis. Abandonnée, trahie, Pamina songe à la mort dans l’air le plus bouleversant de l’opéra : Ach, ich fühl’s.

 

 

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3- AMOUR VAINQUEUR… le rituel initiateur s’achève pour Tamino qui doit prouver sa valeur morale. Deux hommes d’armes le conduisent vers son ultime épreuve pour laquelle il a souhaité que Pamina soit à ses côtés (Tamino mein!). Contre tempêtes et catastrophes, agressions et obstacles en tout genre, le couple uni protégé par la flûte enchantée, traverse sain et sauf les périples. La musique maçonnique, au moyen de l’orchestre et du choeur affirme ici l’inspiration la plus éloquente de Mozart qui construit ensuite un final éblouissant (comme les oratorios de Haydn, La Création et Les Saisons), dont l’éclat chasse les ténèbres (Reine de la nuit, dames, Monostatos sont engloutis) : l’amour et la valeur triomphent.

La nouvelle production présentée au Festival de Salzbourg devrait séduire, comptant un chef réputé pour son sens du détail ; mais aussi un plateau vocal dominé par le Sarastro de Mathias Goerne…

 

 

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RADIO, BR KLASSIK en direct du Festival de Salzbourg
Vendredi 27 juillet 2018, 19h
https://www.br-klassik.de/programm/radio/ausstrahlung-1461938.html

Distribution :

Sarastro – Matthias Goerne
Tamino – Mauro Peter
Königin der Nacht – Albina Shagimuratova
Pamina – Christiane Karg
Papageno – Adam Plachetka
Papagena – Maria Nazarova

Erzähler: Klaus Maria Brandauer

Konzertvereinigung Wiener Staatsopernchor
Wiener Philharmoniker
Direction : Constantinos Carydis
Mise en scène / régie : Lydia Steier

TELE. ARTE, diffuse de son côté la production de Salzbourg, en direct aussi, images en sus, le samedi 4 août 2018, à partir de 20h45.

 

 

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Compte-rendu, concert. Fontevraud, le 13 juillet 2018. Marais … JP Fouchécourt / Les Folies Françoises.

COHEN AKENINE les folies francoises concert evenement CLASSIQUENEWS patrick_cohen_akenineCompte-rendu, concert. Abbaye royale de Fontevraud, le 13 juillet 2018. Musiques françaises des XVIIe et XVIIIe siècles. Marais … Jean Paul Fouchécourt, haute contre / Ensemble Les folies francoises. Après un concert Renaissance anglaise au château de Chambord, voici, en cette veille de fête nationale, une soirée de haute volée qui met en avant la musique française de la période baroque. On sait à présent combien la frontière entre chaque époque est ténue, voire inexistante, ainsi les danses en vogue de longue date dans toutes les cours européennes sont exactement les mêmes quelle que soit la période mise à l’honneur. Pour interpréter airs de cour et cantates au programme, Patrick Cohen-Akénine, le chef et fondateur de l’ensemble Les Folies Françoises, a invité le haute-contre Jean Paul Fouchécourt, valeur sûre et excellent interprète du répertoire français.

Les Folies Françoises à Fontevraud

PARIS, Opéra Comique, ALCIONE de Marin MaraisC’est avec Marin Marais (1656-1728) que Les Folies Françoises ouvrent le programme. Cet élève de Sainte Colombe a laissé un important catalogue pour viole de gambe (plus de six cent pièces) tout en composant des œuvres pour petits ensembles. Ce sont quelques unes de ces œuvres que les interprètes ont choisi de présenter, et notamment la Suite en mi mineur dont les différentes danses de cour sont disséminées tout le long du programme. Notons également que Patrick Cohen-Akenine met à l’honneur deux compositeurs peu connus : Gaspard Le Roux (vers 1660-1707) et Robert de Visée (vers 1660-vers 1733). Les trois pièces pour clavecins de Le Roux et celle pour théorbe de Visée permettent à Béatrice Martin (clavecin) et André Henrich (théorbe) de présenter au public des œuvres de très belle facture. Nous regrettons cependant que l’acoustique de la chapelle Saint Benoît, dans laquelle le concert avait été transféré, soit si mauvaise, ne nous permettant pas de profiter pleinement de la soirée. Cette situation handicape aussi les interventions de Jean-Paul Fouchécourt dont la voix chaleureuse aurait mérité une salle plus adéquate. Quant à la musique, si elle passe au mieux correctement, le texte lui passe péniblement. Néanmoins, artiste chevronné, Jean Paul Fouchécourt fait passer les émotions de ses «personnages» avec talent : colère, tristesse, amour, espoir … Si nous apprécions les deux airs de cour de Michel Lambert (1610-1696), le beau-père de Jean-Baptiste Lully (1632-1687), c’est surtout la cantate Sémélé d’Elisabeth Jacquet de la Guerre (1665-1729), claveciniste prodige et compositrice très appréciée de Louis XIV, qui interpelle et surprend véritablement. Composée en 1715, – l’année de la mort du Roi Soleil, Sémélé est rarement donnée de nos jours. Si à l’origine Elisabeth Jacquet de la Guerre avait confié la partie vocale à une soprano, Jean-Paul Fouchécourt s’approprie Sémélé avec talent. Un sens naturel de la prosodie qui rétablit la figure de l’amoureuse de Jupiter avec vérité et précision. Cette renaissance est d’autant mieux venue que la cantate, comme tant d’autres (celle de Marin Marais par exemple), est fort injustement méconnue.

 

 

 

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Compte rendu, concert. Abbaye royale de Fontevraud, le 13 juillet 2018. Musiques françaises des XVIIe et XVIIIe siècles. Musiques de Marin Marais, Gaspard Leroux, Robert de Visée, Airs de cour et cantates de Marc Antoine Charpentier, Michel Lambert, Elisabeth Jacquet de la Guerre, Jean Paul Fouchécourt, haute contre / Ensemble Les Folies Françoises.

 

 

 

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OPERA. Actualités de JONAS KAUFMANN : le récital berlinois de la Waldbühne 2018, au cinéma, en cd et DVD (Sony classical)

18.08.18-fr-1920 jonas kaufmann chante siegmund gstaad munfin festival 2018 annonce review by classiquenewsOPERA. JONAS KAUFMANN : le récital berlinois 2018 au cinéma, en cd et DVD (Sony classical). Le ténor vedette Jonas Kaufmann tient le haut de l’affiche estivale… Il chante à GSTAAD (Festival MENUHIN), en août 2018, l’acte I de La Wakyrie de Wagner sous la direction du directeur musical de l’Orchestre du Festival Suisse, Jaap Van Zweeden : événement lyrique de l’été en Suisse et permet de retrouver le ténor dans un rôle fétiche… qui lui convient idéalement (Siegmund, réservez dès à présent votre place pour ce concert mémorable : le 18 août 2018 sous la tente du GSTAD MENUHIN Festival, avec Martina Serafin, Sieglinde et Falk Struckmann, Hunding). 

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/gala-concert-symphonique-18-08-18

 

  

 

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KAUFMANN JONAS tenor recital cd dvd spetembre 2018 annonce a venir cd par classiquenewsA Berlin, chaque concert de la Waldbühne, en plein air et devant une foule nombreuse, ressuscite les grandes messes populaires, réconciliant très grand public et musique classique. Jusque là Luciano Pavarotti avait marqué le genre. Son cadet le ténor munichois Jonas Kaufmann lui emboîte le pas et semble prêt à relever tous les défis de l’exercice. Le vendredi 13 juillet dernier, le chanteur donnait un récital mémorable (soit 2h30 de musique et 7 rappels), invitant la mezzo-soprano Anita Rachvelisvili dans plusieurs duos extraits de Cavalleria rusticana de Mascagni et quelques chansons du programme italien de l’album DOLCE VITA. Le récital berlinois s’achevait sur le célèbre Nessun Dorma (extrait de Turandot de Puccini), autre clin d’œil à Luciano Pavarotti. Le récital de Jonas Kaufmann à la Waldbühne de Berlin sera diffusé en France au cinéma (du 21 au 24 septembre prochains) sous le titre « Jonas Kaufmann sous les étoiles ». CD et DVD suivront à l’automne 2018, édités par SONY classical. A suivre.

 

 

 

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Récital de JONAS KAUFMANN à la Waldbühne de Berlin, juillet 2018
Jonas Kaufmann, ténor

Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin
Jochen Rieder, direction
Invitée : Anita Rachvelishvili, mezzo-Soprano

PLUS D’INFOS :
Le récital « Jonas Kaufmann sous les étoiles » au cinéma :
https://www.cgrevents.com/programmation/jonas-kaufmann-sous-les-etoiles

JONAS KAUFMANN / © Harald Hoffmann / Sony Classical

 

 

 

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LIMOUSIN, FESTIVAL 1001 NOTES : 5 concerts jusqu’au 30 juillet 2018

1001-notes-festival-2018-vignette-homepageLIMOUSIN. FESTIVAL 1001 NOTES : c’est parti ! Le premier Festival de musique classique chaque été dans le Limousin est lancé depuis le 18 juillet. « Excellence, création, découverte et originalité », sont ses maîtres mots inspirant. 1001 notes au diapason de son titre, est un festival éclectique, qui assume la diversité polymorphe de son offre musicale, qu’il s’agisse des genres et des formes (musique traditionnelle, grand répertoire, blues…), des époques et des styles (du médiéval au contemporain), des personnalités et tempéraments invités : Barbara Hendricks, Philippe Jaroussky, Jean-François Zygel, Rosemary Standley… Au total 11 soirées et programmes bâtis autour de personnalités fortes, électrisantes, dans des créations souvent audacieuses qui repoussent les lignes, pour que le concert soit surtout une expérience sensorielle, spirituelle, mémorable. RESERVEZ dès à présent vos places ici

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Organisez votre séjour en Limousin
5 prochains concerts à vivre, jusqu’au 30 juillet 2018 :

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21 juillet 2018, LIMOGES, Espace Cité / 20h
Récital de musique de chambre / Strauss, Liszt, Franck
Brieuc Vourch • violon
Ingmar Lazar • piano

RESERVEZ
https://festival1001notes.com/agenda/evenement/brieuc-vourch-ingmar-lazar

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24 juillet 2018, SAINT-PRIEST TAURION , Festiv’Halle / 20h
Philippe Jaroussky
Philippe Jaroussky • contre ténor
Emöke Baráth • soprano
Ensemble Artaserse • ensemble
Quatuor Akilone en première partie
Haendel : airs d’opéras. Sur les traces des vedettes du chant baroque à l’époque de Haendel : Francesca Cuzzoni et Il Senesino, castrat rival de Farinelli (et grand favori de Haendel)…

RESERVEZ
https://festival1001notes.com/agenda/evenement/philippe-jaroussky

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26 juillet 2018, VICQ SUR BREUILH, le vieux château / 20h

Le Vieux Château • Vicq-sur-Breuilh
Ensembles Hope et Méliades
Ensemble Hope
Marc-Antoine Millon • Cristal Basse
Frédéric Bousquet • Titanium euphone
Ensemble Méliades
Anaïs Vintour • soprano
Marion Delcourt • mezzo-soprano
Delphine Cadet • soprano
Corinne Bahuaud • mezzo-soprano
Labarsouque, Zavaro, Dazzi

RESERVEZ
https://festival1001notes.com/agenda/evenement/ensembles-hope-meliades

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28 juillet 2018, BRIVE LA GAILLARDE, Théâtre municipal / 20h
Maria Mirante et Paul Beynet
Maria Mirante • mezzo-soprano
Paul Beynet • piano
Zazon Castro • écriture, mise en scène
Edouard Aguettant • réalisation vidéo, mise en scène
Avec la participation vidéo de Vladimir Cosma, Elie Semoun et Roselyne Bachelot
Chopin, Piazzolla, de Falla, Bizet, Rossini…

Spectacle en création, donc incontournable : « Le pianiste qui m’aimait », est un concert d’un nouveau genre. Un mélange parfait de musique classique, théâtre et de cinéma inspiré par l’univers des films d’espionnage. Amateurs de James Bond et de ses girls so sexy, l’esprit du spectacle proposé est pour vous !

RESERVEZ

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30 juillet 2018, ST LEONARD DE NOBLAT, Collégiale / 20h
Rosemary Standley et Bruno Helstroffer’s Band
Rosemary Standley • chant
Bruno Helstroffer • guitare et théorbe
Elisabeth Geiger • clavecin
Programme baroque : Thomson, Purcell, Lawes…

La voix magnétique du groupe Moriarty, Rosemary Standley s’offre de nouveaux parcours et de nouvelles exploraitons en s’appropriant avec brio et poésie, les mondes baroques…

RESERVEZ
https://festival1001notes.com/agenda/evenement/rosemary-standley-love-i-obey

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TOUTES les infos et les modalités de réservations, les lieux du festivals, le détail des programmes et les horaires sur le site du FESTIVAL 1001 NOTES

 

 

 

 

 

 

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FESTIVAL FORMATS RAISINS, dernier week end, les 20, 21, 22 juillet 2018


format raisins 2018 dernier week end juillet 2018 temps forts annonce par classiquenewsFestival FORMAT RAISINS: les 20, 21, 22 juillet 2018.
Le dernier volet du Festival FORMAT RAISINS a lieu ce week end des 21 et 22 juillet 2018. Rare offre musicale et artistique ancrée dans son territoire, hors des salles de concerts habituels où l’expérience de la musique reste un rien guindée, le Festival FORMAT RAISINS réalise une utopie exceptionnelle, celle de la culture vivante dans les lieux familiers, rustiques et champêtres, au coeur des vignobles aussi de la région, – d’où son nom… ainsi ce week end à Pouilly, Chavignol… Parmi nos coups de coeur et temps forts à ne pas manquer ce soir, demain et dimanche : musique acousmatique, portrait de BARTOK, duo Flamneco / danse lors d’une journée découverte à Chavignol (en guise de clôture du 6è Festival Format Raisins) :

 

 

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AUJOURD’HUI,
VENDREDI 20 JUILLET 2018

14h
Dégustation des Craquants du Val de Loire, Pouilly-sur-Loire

15h30
La Cave aux Arômes, Tour du Pouilly-Fumé, Pouilly-sur-Loire

17h
Vivace / Alban Richard
Salle des fêtes, Pouilly-sur-Loire
Une pièce sur la vie, le rythme, la pulsation, voire la saturation d’où naît une danse presque d’ivresse qui, économe de tout effet, sollicite immensément les interprètes, les emmenant dans des états singuliers. Vivace, créé en mars dernier, nous expose concrètement, viscéralement à l’actualité de la danse contemporaine. Spectacle suivi d’une dégustation

Infos et réservations ici
https://format-raisins.fr/product/vivace/

21h
Du Pop à l’Âne / Ina-GRM
Salle des fêtes, Cosne-Cours-sur-Loire
À nouveau, nous avons souhaité accueillir l’acousmonium, orchestre un peu extraterrestre, orchestre de haut-parleurs qui nous invite à nous immerger totalement sur le phénomène sonore, son expansion dans l’espace, son écoulement / déroulement dans le temps…, dans une écoute à 360 degrés. Un concert d’un nouveau type à vivre pleinement, à travers de superbes œuvres qui puisent toutes, chacune à sa façon, dans les musiques populaires et nous invitent à parcourir cinquante années de musique concrète et acousmatique. Friand et cirieux en 2017, le public a souhaité revivre l’expérience… Précédé d’une dégustation

Infos et réservations ici
https://format-raisins.fr/product/du-pop-a-lane/

 

 

 

 

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SAMEDI 21 JUILLET 2018

11h
Visite de la Cathédrale Jean Linard, Neuvy-Deux-Clochers

16h
Visite du Musée Forges et Marines, Guérigny

17h
Un Regard sur Bartók / Ensemble Cairn
Théâtre des forges royales, Guérigny
L’ensemble Cairn brosse un portrait du héros de cette sixième édition, le compositeur hongrois Béla Bartók. Sur mesure, le programme fait peu à peu apparaître, au fil des pièces, le compositeur, mais aussi ceux qui ont été ses amis, ses successeurs. Il faut venir écouter cet exceptionnel ensemble au talent fou, accueilli récemment en tournée aux États-Unis et au Canada, prochainement en Allemagne. Un ensemble caractéristique de la façon dont les compositeurs de la génération de Jérôme Combier conçoivent le concert, conçoivent la musique de chambre et ses liens intimes avec les lieux qui la reçoivent.  Précédé d’une dégustation

Infos et réservations ici
https://format-raisins.fr/product/un-regard-sur-bartok/

 

 

21h
Danses Hongroises / Nicolas Stavy et Cédric Tiberghien, pianos
Prieuré, La Charité-sur-Loire
Liszt, Bartók et Brahms – trois compositeurs, trois géniales personnalités – ressuscitent l’Europe centrale, la musique des Balkans et la musique tzigane dont ils se sont pleinement nourris et qu’ils font magistralement entrer dans le champ de la musique classique. Ces deux immenses pianistes, parmi les meilleurs de leur génération, et que l’on n’entend que trop exceptionnellement se produire ensemble, stimulent les sens, portent à l’ivresse et l’extase sonore, convoquent les univers romantiques, passionnés, sensuels, insatisfaits, âpres parfois, et si profondément humains. Dernier concert lié à Bartók de la programmation du Festival FORMAT RAISINS 2018. Un must absolu. Précédé d’une dégustation

Infos et réservations ici
https://format-raisins.fr/product/danses-hongroises/

 

 

 

 

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DIMANCHE 22 JUILLET
Journée découverte à CHAVIGNOL

 10h
Accueil à la Galerie Garnier Delaporte, Chavignol

11h
Visite guidée dans le Vignoble, Chavignol

12h
Cello Flamenco
Sylvain Bernert et Tsutomu Kawasaki
Clos Saint-André, Chavignol
Une surprise vous attend à Chavignol, s’inscrivant dans le déroulement de la journée de clôture du festival. Un superbe duo, composé d’une danseuse de flamenco et d’un violoncelliste propose… à découvrir et savourer sur place au moment du spectacle. Vous verrez cela sur place, dans cet exceptionnel village, Chavignol. Repas, visite d’une galerie, dégustations, promenade dans les vignes… le charme de Chavignol et de ses habitants, personne n’y échappe !

Infos et réservations ici
https://format-raisins.fr/product/cello-flamenco/

13h
Méchoui, Chavignol

 

 

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Clôture du Festival 2018
Revoir toute la programmation du Festival FORMATS RAISONS 2018 ici :
https://drive.google.com/file/d/1fTO_JWj6tN5QS3vCqvy5TfBZW6Y90wf9/view

Informations et réservations pour les concerts et spectacles :
www.format-raisins.fr ou au 03 86 70 15 06
TARIFS = 14€ / 9€

 

 

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GSTAAD MENUHIN Festival 2018 : WEEK END 1 (13,14-15 juillet 2018)

gstaad-menuhin-festival-academy-2018-vignette-GFGSTAAD Menuhin Festival & Academy 2018 : WEEK END 1 (13,14,15 juillet 2018). Que nous prépare le Festival Menuhin à GSTAAD ? Réponse demain vendredi 13 dans la mythique église de Saanen... Le premier festival de musique classique l’été en Suisse débute dès ce 13 juillet 2018 pour un nouveau cycle (7 semaines, 60 événements musicaux) qui place l’exceptionnel au cœur du massif alpin. Les Alpes sont à l’honneur en juillet, août et début septembre, et donc le motif naturel, la Nature primitive, première, majeure, source d’inspiration et de dépassement pour les compositeurs et les artistes conviés à relire leurs œuvres dans le territoire qui il y a plus de 60 ans à présent avait tant marqué le violoniste Yehudi Menuhin. En 2018, règne plus que jamais la diversité des programmes cependant organisés en thématiques. Le premier cycle inaugural des 13, 15 et 15 juillet 2018 rend hommage aux changements admirables de la sainte nature, éternelle et miraculeuse renaissance à travers la succession des saisons… Ce sont 3 concerts inauguraux qui investissent aussi l’église des origines, le lieu mythique où tout a commencé : l’église de Saanen (au coeur du SAANENLAND) et qui a récemment été totalement restauré, disposant à présent d’un clocher flambant neuf…

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3 SAISONS RECOMPOSEES ouvrent le festival Menuhin à GSTAAD

En témoignent les concerts et programmes à l’affiche du premier week end du Gstaad Menuhin Festival & Academy, soit les 13, 14, 15 et 16 juillet prochains.

Pour ce premier week end inaugural, l’église de Saanen, lieu fondateur où tout a commencé, accueille trois concerts sur la thématique des Saisons (SEASONS RECOMPOSED / saisons recomposées), … une célébration de la divine et éternelle nature, dont les métamorphoses cycliques et la renaissance miraculeuse rythment l’existence terrestre, une célébration de Vivaldi à Max Richter en passant par Haydn et Piazzolla. Musique classique et électronique, oratorio et musique de chambre… tous les genres et toutes les formes sont présents à Saanen, pour lancer le Festival estival de Gstaad.

 
 
 

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Vendredi 13 juillet 2018
Eglise de Saanen, 19h30
Seasons Recomposed I: Vivaldi + Max Richter

HOPE daniel gstaad menuhin festival par classiquenews daniel_hope3_nicolas_zonvi_465x260-465Il y a l’original… et le «remix». Entendez: la recréation par le compositeur post-minimaliste Max Richter de l’un des plus grands chefs-d’œuvre du classique. Qui évoque comme motivation son envie de «ré-enchanter» ces Saisons de Vivaldi «dévoyées» par leur popularité. À la barre: celui qui a créé l’œuvre en 2012 et en a signé l’enregistrement Deutsche Grammophon, le violoniste «tout terrain» Daniel Hope. Au programme, Antonio Vivaldi (1678-1741) : Le quattro stagioni (Les Quatre Saisons) / Max Richter (1966) : Vivaldi’s The Four Seasons Recomposed
RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/concert-orchestral-13-07-18

 

 
 
 

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Samedi 14 juillet 2018
Eglise de Saanen, 19h30
Seasons Recomposed II: Haydn, Les saisons

MCcreesh paul gstaad menuhin festival par classiquenews 02_dsc_1701_fuer_newsticker-465Après le «Messie» l’an dernier, Paul McCreesh et ses troupes sont de retour avec l’ultime chef-d’œuvre de Joseph Haydn: Les Saisons, oratorio de maturité avec lequel le génie viennois le plus célébré de son temps, renouvelle encore le genre. Les Saisons sont une vaste fresque de trois heures dessinant en musique les mille et une nuances d’une nature en perpétuelle mutation. Chant des oiseaux, orage menaçant, charmes simples de la vie pastorale, chalumeaux des bergers, bourdons des cornemuses, jusqu’au grésillement des grillons… Haydn, en compositeur des Lumières, semble servir l’adage et la sagesse d’un Voltaire en fin de vie : « il faut cultiver son jardin ». En effet, rien de tel pour l’âme, que de s’engager à préserver l’admirable harmonie de la nature, son paysage éternellement beau, source d’une contemplation sereine et souveraine… Les Saisons créées en 1801 – après le miracle de la Création (dont les 3 solistes créent le nouvel oratorio de Haydn), sont un tableau magistral ouvrant la voie à la «Pastorale» de Beethoven qui jaillira dix ans plus tard. La version proposée par McCreesh respecte la source anglaise que Swieten utilise pour son livret : le poème panthéiste de l’écossais James Thomson. Pour la dramaturgie de la partition, Swieten invente 3 personnages, témoins du miracle de la nature qu’ils décrivent chacun selon leur sensibilité.

CAROLYN SAMPSON, soprano
JEREMY OVENDEN, ténor
ASHLEY RICHES, basse
BASSE GABRIELI CONSORT & PLAYERS (LONDRES)
PAUL MCCREESH, direction
Joseph Haydn (1732-1809)

«Les Saisons», oratorio pour soli, chœur et orchestre Hob. XXI:3
Première suisse de la première édition en anglais

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https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/gala-concert-orchestral-and-choral-14-07-18

 
 
 

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Dimanche 15 juillet 2018
Eglise de Saanen, 18h
Seasons Recomposed III: Vivaldi + Piazzolla

Il y a les saisons du Nord… et celles du Sud! Sur leurs instruments historiques, Andrés Gabetta et les instrumentistes de sa « Cappella » nous invitent à un festival de couleurs, de rythmes et d’ambiances, en faisant alterner Saisons originales de Vivaldi et Saisons revisitées d’Astor Piazzolla à la mode de Buenos Aires. Avec à la clé la présence d’un virtuose du bandonéon, l’instrument fétiche de Piazzolla: Mario Stefano Pietrodarchi. Programme : les Quatre Saisons de Vivaldi et de Piazzolla. Ainsi est recomposé la double identité du chef fondateur de la Cappella Gabetta, entre Argentine et Musique Baroque. Une sorte de programme conçu comme son jardin très personnel…

RESERVEZ VOTRE PLACE

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/concerts-2018/today-s-music-15-07-18 

LIRE aussi notre présentation complète du Festival MENUHIN à GSTAAD été 2018

 

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L’église légendaire de SAANEN,  remarquée à la fin des années 1950 par le violoniste et humaniste Yehudi Menuhin. C’est sous sa voûte au charme pastoral que tout a commencé il y a 63 ans… Voilà pourquoi le festival estival à Gstaad est unique au monde, ayant conservé malgré les têtes d’affiches incitées, et l’extension de ses activités de concerts ou de masterclasses, ce caractère rustique et intimiste au charme … irrésistible.

 
 

CONCERT DE L’HOSTEL DIEU, saison 2018 – 2019

concert-de-l-hostel-dieu-vignette-partenaire-concert-annonce-saison-2018-2019-sur-classiquenewsCONCERT DE L’HOSTEL DIEU / CHD, saison 2018 – 2019. Implanté au cœur de la métropole Lyonnaise, l’ensemble sur instruments anciens, fondé par Franck-Emmanuel Comte : le Concert de l’Hostel-Dieu, poursuit une brillante nouvelle saison à partir d’octobre 2018 : le premier programme « PLAY BACH » souligne la triple recherche du collectif : élargir les champs de création, défricher les partitions avec un regard neuf, réactualiser constamment le baroque comme s’il s’agissant d’un laboratoire propice à l’expérimentation et à l’invention. Et donc repenser et revivifier la forme du concert… Le spectateur est invité à participer à une aventure critique qui élargit répertoire et formes musicales, comme elle cherche aussi à réinventer l’expérience du spectacle, du concert,  la place de l’auditeur. Le récent spectacle présenté aux Nuits de Fourvière, accord superlatif de la musique baroque (instrumentale et vocale) et de la danse contemporaine : « Folia » , montre combien il est crucial pour Franck-Emmanuel Comte d’échanger et de croiser les expériences et les disciplines pour faire émerger une aventure collective qui ne sacrifie rien à la poésie pure. LIRE notre compte rendu du spectacle LA FOLIA présenté aux Nuits de Fourvière en juin 2018.
Concert de  l hostel dieu franck emmanuel comte saison 2018 2019 couverture-600x902Voici les premiers temps forts d’une saison particulièrement prometteuse et plurielle, emblématique d’un ensemble lyonnais qui sait ouvrir et régénérer l’expérience du Baroque aujourd’hui. Play Bach, Stabat Mater, Marco Polo, Vivaldi reloaded… autant de jalons d’un parcours singulier d’octobre 2018 à juin 2019 qui régénère l’accès à la musique classique. La nouvelle saison est intitulée “ALCHIMIE” : une déclaration d’intention car en définitive tout repose sur la conjonction d’éléments disparates, volatiles, ténus mais essentiels pour que se concrétise dans l’instant du concert, la poétique du partage et de la découverte. Tout est question d’alchimie…

 

 

 

CONCERT DE L'HOSTEL DIEU : saison 2018 - 2019

Franck-Emmanuel Comte et les musiciens du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU © Jean Combier

 

 

 

 

 

 

PLAY BACH / OCTOBRE 2018
JS Bach / Buxtehude

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bach jean sebastian sebastien portrait vignette par classiquenews bach_js-jean-sebastianAutour de Bach et de Buxtehude (« Mit Friede und Freude »), Le Concert de l’Hostel Dieu éclaire la filiation de Jean-Sébastien avec celle de son « mentor » et aîné, Buxtehude. Bach à 20 ans quand il marche presque 380 km pour rejoindre Lübeck afin d’y écouter et rencontrer celui qu’il admire, le vénérable Buxtehude (alors âgé de 68 ans). A son contact, Jean-Sébastien devient BACH, le plus grand créateur baroque, maître des constructions les plus complexes et aussi les plus accessibles. Pourtant les autorités d’Arnstadt, ses employeurs ne comprennent pas ce nouveau style qu’ils jugent trop moderne et déroutant… Autour de Franck-Emmanuel Comte (orgue et direction), les instrumentistes de L’Hostel Dieu éclairent la subtile parenté qui unit Bach et Buxtehude : aux instruments se joignent deux jeunes chanteurs Myriam Arbouz (soprano) et Romain Bockler (baryton), récents lauréats du Concours de chant baroque de Froville… Réservations et infos

 

Tournée d’octobre 2018
Le 12 octobre 2018, Orléans Bach Festival (45)
Le 13 octobre 2018
Centre musical international JS BACH (26)

Le 14 octobre 2018
LYON, « Play Bach » (69)

 

 
 

 
 

NOVEMBRE 2018
PERGOLESI : STABAT MATER
Version d’époque, inédite et lyonnaise

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pergolesi-pergolese-portrait-classiquenews-pergolese1STABAT MATER … Le programme éclaire le travail spécifique de Franck Emmanuel Comte à partir des archives de la Bibliothèque de Lyon, dont un manuscrit retrouvé propose une version inédite du Stabat Mater de Pergolèse : son oeuvre ultime et son testament spirituel et musical puisque le jeune génie napolitain devait mourir quelques jours après avoir composé le Stabat. Le Concert de L’HOSTEL DIEU associe à la pièce de Pergolesi, des polyphonies traditionnelles et des tarentelles napolitaines, quelques chansons (Donna Isabella, La Carpinese) pour une immersion dans l’univers de la Semaine Sainte à Naples. La version restaurée est celle pour 5 solistes, plus éloquente et théâtrale. Le disque de ce programme inédit est annoncé chez ICM records en octobre 2018.
L’autre Stabat Mater : le Stabat Mater de Pergolèse que révèle Franck Emmanuel Comte éclaire la riche et très intense activité des sociétés de musique à Lyon dès le XVIIIè, comme l’Académie du Concert, institution très ouverte à la mode italienne et donc napolitaine. Partition célébrée dès ses premières exécutions, le Stabat mater de Pergolèse est l’objet de toutes les convoitises et se trouve adapté selon les effectifs à disposition. La version de l’Académie du Concert est aujourd’hui déposée à la Bibliothèque municipale de Lyon. La partie de l’alto y est confiée à un baryton, et les séquences des fugues et du verset « O quam tristes », sont arrangés pour cinq voix. Le poème latin gagne une nouvelle ampleur, des couleurs inédites, propice à une célébration opératique de la déploration de la Vierge confrontée au sacrifice et à la mort de son Fils. Franck Emmanuel Comte n’en oublie pas pour autant ce qui relève d’un véritable voyage mystique, immersion dans le contexte culturel et traditionnel napolitain que Le Concert de l’Hostel Dieu connaît particulièrement pour avoir découvert nombre de manuscrits étonnants dans le Fonds de la Bibliothèque de Lyon. Réservations et infos

3 DATES
16 novembre 2018 : Conférence musicale à la Bibliothèque municipale de Lyon (69)
18 novembre 2018 : Chapelle de l’Hôtel-Dieu à Lyon (69)
20 novembre 2018 : Saint John’s Smith Square – Londres (RU)
DURÉE
1h10 sans entracte

PROGRAMME
Giovanni Battista Pergolesi : Stabat Mater, version inédite issue d’un manuscrit conservé à la Bibliothèque de Lyon. Polyphonies traditionnelles et tarentelles napolitaines.

DISTRIBUTION
Heather Newhouse, soprano
Anthea Pichanick, contralto
Sebastian Monti, ténor
Romain Bockler, baryton
Guillaume Olry, basse
Le Concert de l’Hostel Dieu
Franck-Emmanuel Comte, orgue et direction

 

 
 

 
 

MARCO POLO / FEVRIER 2019
Carnet de mirages : slam et musique baroque…

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marco-polo-carnet-de-mirages-collection-1001-notes-le-concert-de-l-hostel-dieu-franck-emmanuel-comte-cd-review-la-critique-cd-le-concert-par-classiquenewsEn février 2019, Le Concert de l’Hostel Dieu embarque pour un voyage au long cours sur les traces de Marco Polo jusqu’en Perse. L’exploration, la découverte, la rencontre étant au cœur de la démarche de l’ensemble, la réalisation de ce programme dont a déjà découlé un très bon cd (Marco Polo, carnet de mirages) convoque le slameur Cocteau Mot Lotov, récitant poète en quête des mirages et trouvailles de Marco Polo, le chanteur et joueur de tar Navid Abbassi, et plusieurs instruments invités dont les percussions iraniennes.
Marco Polo… Le programme suscite l’imaginaire en invitant plusieurs disciplines mêlées dont le slam et les timbres d’instruments orientaux, pour évoquer le parcours du voyageur vénitien jusqu’en Perse. Musiques baroques italiennes (Kapsberger, Frescobaldi, Landi…par les instrumentistes du Concert de l’Hostel Dieu) et airs persans (duo Madjoun) rythment et jalonnent le récit / épopée du voyage vers l’Orient, que raconte le Livre des Merveilles, récit de voyage écrit par Marco Polo lequel « souhaitait rapprocher Orient et Occident dans une même quête d’harmonie ». LIRE notre présentation du programme et du cd MARCO POLO / Carnet de mirages…

 

Traversée onirique et littéraire en 5 étapes
1er février 2019 : Pôle culturel Agora à Limonest (69)
3 février 2019 : L’Embarcadère à Montceau-les-Mines (71)
5 février 2019 : Théâtre Sainte-Hélène à Lyon (69)
8 février 2019 : Théâtre Gaston Bernard à Châtillon-sur-Seine (21)
14 février 2019 : 1001 Notes en Limousin (87)

 

DISTRIBUTION
Cocteau Mot Lotov, slam
Duo Madjnoun :
Navid Abbassi, tar et chant
David Bruley, percussions iraniennes et orientales
Le Concert de l’Hostel Dieu :
Nolwenn Le Guern, viole de gambe et vièle
Nicolas Muzy, théorbe et luth
Franck-Emmanuel Comte, orgue et direction
Poisson Bernis, création visuelle et création lumières
DURÉE : 1h15 sans entracte
DISQUE : Marco Polo, carnet de mirages, label 1001 Notes

 

INFOS et réservations
http://www.concert-hosteldieu.com/agenda/marco-polo-carnet-de-mirages/

 

  

 

 

VIVALDI RELOADED / JUIN 2019

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vivaldi-portrait-antonio-vivaldi-582-390-homepageDéjà défendu à l’été 2018, ce programme haut en couleurs interroge toutes les facettes de la vocalità vivaldienne au diapason de son théâtre lyrique, brûlant, expressionniste, dont il faudra bien mesurer la furià irrépressible.  Franck Emmanuel Comte qui n’est jamais en manque d’idées inventives, remodèle les conditions pour apprécier l’impact expressif de Vivaldi : le chef et clveciniste souligne justement la modernité de Vivaldi, en concevant un dialogue avec les écritures plus modernes de Reich, Rasmussen, Berio, lesquels se sont inspirés de l’énergie si particulière du Vénitien Baroque. Airs et intermèdes des opéras du Pretre Rosso discutent, répondent avec leurs échos sonores dont Electric counterpoint de Reich, The Four Seasons de Rasmussen, Concerto grosso pour cordes « Palladio » de Karl Jenkins… Jamais l’audace rythmique et l’inventivité mélodique de Vivaldi n’ont paru aussi violentes, originales, contemporaines. VIVALDI « reloaded », c’est Vivaldi en 2.0, un baroque moderne. Avec aussi la coopération de la contralto Anthea Pichanick…

 

 

1er juin 2019
L’Embarcadère à Montceau-les-Mines (71)
Durée : 1h30 (entracte compris)

Infos et réservations
http://www.concert-hosteldieu.com/agenda/vivaldi-reloaded-3/

 

 

VOIR la vidéo VIVALDI RELOADED
https://www.youtube.com/watch?time_continue=195&v=gPTV31JeMSQ

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Toutes les infos et les modalités de réservation, toute l’actualité du CHD (Concert de l’Hostel Dieu), sur le site du CONCERT DE L’HOSTEL DIEU / Franck Emmanuel Comte / saison 2018 — 2019

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PARIS, Concert du 14 juillet 2018

france2-logoDELACROIX liberte-10-b3d71France 2, concert du 14 juillet 2018 à PARIS, 20h30. Chaque année, la Mairie de Paris offre son grand concert festif à l’occasion de la fête national française, le 14 juillet, à partir de 20h30, avec en toile de fond, une affiche qui a vocation à faire rêver le monde entier : la Tour Eiffel et le Trocadéro. Comme le concert du nouvel an à Vienne, le concert du 14 juillet à Paris entend éblouir le monde. Qu’en sera-t-il concrètement ce 14 juillet ? Jugez en déjà à la lecture du programme qui mêle extraits symphoniques, airs d’opéras et musique concertante, interprétés par une colonie de chanteurs internationaux et l’Orchestre National. Liberté, égalité, fraternité ! Le concert se conclut par la Marseillaise entonnée par les artistes et le public présent sur le champs de Mars…

 

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Concert du 14 juillet à PARIS
France 2 – Samedi 14 juillet 2018, 20h30

PROGRAMME

Extraits des opéras :
La Damnation de Faust de Berlioz,
La Traviata de Verdi,
La Norma de Bellini,
Don Giovanni de Mozart,
Le Prince Igor, de Borodine
Turandot, de Puccini
Tannhaüsser de Wagner,
Faust, de Gounod
Samson et Dalila, de Saint-Saëns
Les Contes d’Hoffmann, d’Offenbach

Extraits musicaux :
Valse et Polka de Chostakovitch,
Concerto pour piano n°2 de Rachmaninov…

Interprétés par :
Aïda Garifullina et Patricia Petibon sopranos
Joyce di Donato, mezzo-soprano
Philippe Jaroussky, contre-ténor
Jean-François Borras, ténor
Matthias Goerne, baryton
Sarah et Deborah Nemtanu, violons
Khatia Buniatishvili, piano

Orchestre National de France (FX Roth, direction)

 

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Le concert s’achève, comme chaque année, par la Marseillaise de Rouget de L’Isle/ Berlioz reprise par le public. Concert retransmis en direct sur France 2 et sur France Inter

 

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Festival FORMAT RAISINS : WE 2, 11-15 juillet 2018

Festival FORMATS RAISINS 2018Festival FORMATS RAISINS 2018 : WEEK END 2, les 11, 12, 13, 14, 15 juillet 2018. Week end époustouflant à la Charité sur Loire et sur tout le territoire entre deux départements c’est à dire Centre, Milieu de Loire, forêt des Bertranges : visite, rencontres, concerts. Le partage et la convivialité font du festival Format RAISINS un événement exemplaire à nul autre pareil, dont l’ancrage dans le paysage, urbain, ou rural, sait idéalement impliquer les habitants. La culture devient cet espace de liberté, d’entente, de communication : un lien fondamental pour préserver ce qui unit chacun de nous dans un espace donné. La diversité des programmes, le rythme entre découvertes et visites patrimoniales, la personnalité des artistes, les dégustations… impriment ici un caractère résolument atypique… donc inoubliable. Voici le programme du WEEK END 2 / Festival Format Raisins.
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11 juillet 2018

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10h : Visite de l’entreprise Seyr du Safran / La Charité-sur-Loire
10h et 11h : Visites de l’entreprise Geficca / Cosne-Cours-sur-Loire
17h : Visite de l’Église Saint-Marcel / Narcy
18h15 : Dégustation / Église Saint-Marcel, Narcy

19h : Récital, Paul Bizot (guitare) / Église Saint-Marcel, Narcy / Tour du monde et 5 siècles de musique… Ils se sont tous réapproprié certains éléments venant des musiques populaires. Découvrant John Cage, le Japonais Toru Takemitsu renoue peu à peu avec sa culture d’origine, démarche qui s’exprime pleinement dans In an Autumn Garden (1973) pour orchestre de gagaku.
Scarlatti, claveciniste virtuose, compositeur italien d’une inventivité à couper le souffle, passe quelques années à Séville pour étudier le flamenco.
Avant de devenir l’un des plus célèbres musiciens de sa génération, le Brésilien Villa-Lobos, apprend la guitare en cachette, joue dans les Choros et se produit dans les cabarets, les cinémas, les hôtels… À 18 ans, Il visite le Nord du Brésil et se passionne pour les musiques populaires qu’il y découvre. Il compose alors ses premières œuvres.
Ce sont surtout les pièces pour luth qui chez le précurseur anglais Dowland montrent l’intérêt qu’il porte aux airs populaires connus, qu’il traite en variations.
Le compositeur et guitariste américain Bogdanović, né à Belgrade en 1955, joue avec les grands jazzmen et réalise une synthèse très personnelle entre musique classique, jazz et musique du monde.

• Détails du concert : ici
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 12 juillet 2018 

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10h : Visite de Chabrolles – Site patrimonial de la Chaux / Beffes
11h30 : Visite de l’exploitation L’Escargot sur Loire / La Chapelle-Montlinard
14h30 : Visite du Quartier des Hôtelleries / La Charité-sur-Loire
16h30 : Format Philo : Le travail et l’enfance. Variations sur l’enfance, Sidi Mohammed Barkat et Paul de Rémusat / Prieuré, La Charité-sur-Loire

18h15 : Dégustation / Prieuré, La Charité-sur-Loire

19h: Un Camino de Santiago, Ensemble La Fenice / Prieuré, La Charité-sur-Loire / Splendide échappée musicale avec cet exceptionnel programme donné de très nombreuses fois en France, en Espagne, en Amérique latine, en Chine… sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. On associe bien souvent le pèlerinage de Saint-Jacques avec le Moyen-Âge, mais c’est un autre chemin qu’ont ici choisi ces musiciens : présenter, en s’appuyant sur une carte du Camino Francès de 1648, un florilège de chants qui accompagnent le pèlerin du XVIIe siècle, de la France à la Galice, en passant par le Languedoc, l’Aragon et la Castille. Des airs souvent festifs qui résonnent en latin, en français, en langue d’oc et en castillan, sacrés ou profanes, qui ont en commun d’être des chants devenus populaires !

 

• Détails du concert : ici
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13 juillet 2018 

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11h : Visite de la Cathédrale Jean Linard / Neuvy-Deux-Clochers
14h : Balade Ligérienne – Réserve naturelle du Val de Loire / Cosne-Cours-sur-Loire
17h : Visite du Musée de la Machine agricole et de la ruralité / Saint-Loup des bois
18h30 : Format philo : Danser. Jouer. Écouter pour prendre soin du monde, Jean-Philippe Pierron / Musée de la Machine agricole et de la ruralité, Saint-Loup des bois
20h15 : Dégustation / Musée de la Machine agricole et de la ruralité, Saint-Loup des bois

21h : Récital, Jean-Philippe Collard (piano) / Musée de la Machine agricole et de la ruralité, Saint-Loup des bois / Le pianiste Jean-Philippe Collard met en vis-à-vis deux cycles majeurs du répertoire pour piano.
Invitation à la rêverie, bien davantage que peintures descriptives, ces Préludes marquent le sommet de l’œuvre pour piano de Debussy.
C’est après l’exposition de la collection de son ami Hartmann, à Saint-Pétersbourg, que Moussorgski compose, d’un seul trait, ces Tableaux d’une Exposition. Il s’inspire de dessins et d’aquarelles qu’Hartmann a réalisés au cours de ses voyages, en Pologne, en France, en Italie… Il évoque également les pas, les humeurs, les réactions du public de cette visite imaginaire. Entouré des monstres mécaniques du Musée de la Machine agricole, Jean-Philippe Collard, ici dans certaines de ses œuvres de prédilection, créera à n’en pas douter l’un des grands événements de cette sixième édition.

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14 juillet 2018  

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Le Grand Bal des Saveurs
20h : 20 ans, 20 cuvées / Cosne-Cours-sur-Loire

23h : Feu d’artifice / Cosne-Cours-sur-Loire

23h30 : Bal populaire, Le Grand Orchestre du Tire-Laine / Cosne-Cours-sur-Loire

15 juillet 2018

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9h30 et 10h15 : Visite de la Commanderie de Villemoison / Saint-Père
11h : Dialogues, Vassilena Serafimova et Rémi Delangle / Commanderie de Villemoison, Saint-Père / Le programme, proposé dans un cadre magnifique, navigue entre musiques traditionnelles et musiques savantes d’influences populaires. Ces deux musiciens, exceptionnels interprètes bardés de prix internationaux, improvisateurs éblouissants, puisent à la fois dans le répertoire écrit – avec des pièces d’Astor Piazzolla, de Guillaume Connesson, de Béla Bartók et de Manuel De Falla – et dans le répertoire traditionnel de transmission orale – avec des pièces de musiques klezmers, de musiques bulgares et cubaines. Le dialogue des timbres, la volonté de mêler de multiples cultures et la diversité des atmosphères constituent le fil conducteur explosif de ce voyage dans le temps, haut en couleurs, virtuose et festif.

 

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12h : Dégustation / Commanderie de Villemoison, Saint-Père

15h : Un Mandarin Merveilleux, Marie Vermeulin et Wilhem Latchoumia – récital à 2 pianos / Salle Guy Poubeau, Saint-Satur / À l’origine, une pièce maîtresse que Marie Vermeulin et Wilhem Latchoumia voulaient nous faire découvrir : Le Mandarin merveilleux, pantomime de caractère expressionniste, ici dans sa version pour deux pianos, écrite par le compositeur lui-même. Pour magnifier cette oeuvre scénique au parfum de scandale, ils ont fait appel à deux artistes vidéastes. L’atmosphère surnaturelle du conte chinois et de la chorégraphie d’origine du ballet-pantomime est superbement mise en images de façon kaléidoscopique.
Nos deux si talentueux pianistes ont imaginé pour leur Mandarin un merveilleux écrin, invitant Bach et Ravel. Au tellurisme du monumental et célébrissime Boléro – à nouveau une version pour deux pianos d’une œuvre pour grand effectif réalisée par son auteur – ils opposeront les miniatures des Mikrokosmos. Les chorals du Cantor, superbement relus par Kurtág, ne rendront que plus délicieusement perceptible le souffre du Mandarin.
Un concert aux multiples symétries, aux multiples contrastes proposant une véritable épopée sonore.

• Détails du concert : ici
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16h15 : Dégustation / Salle Guy Poubeau, Saint-Satur
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Téléchargez le programme complet du WEEK END 2 / Festival FORMAT RAISINS ici
https://drive.google.com/file/d/1krLwcrzWo6Sfve7luLUOaHWKTVoAuVit/view

 

 

 

 

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logo-festival-format-raisins-musique-classique-danse-contemporaineFestival FORMAT RAISINS, 5 – 22 juillet 2018 (6 ème édition). Idéalement implanté dans son territoire (Centre, Milieu de Loire, forêt des Bertranges), le festival FORMAT RAISINS ne cesse de se réinventer chaque édition, tout en formulant ce qui fait sa singularité : l’interdisciplinarité, la conjonction des personnalités invitées, dialoguant intimement avec le caractère du lieu qui les accueille (architecture et paysages, sites et parcours) : chaque séquence est un tableau humain, artistique, spatial au service de l’émotion et du partage, et cette nouvelle programmation ne devrait pas déroger à cet esprit « Raisins » ; où le vin offert (avec modération) accompagne, renforce le caractère exceptionnel, convivial, souvent magicien de chaque événement : visite, rencontre, concert.
Ainsi les noms connus des vignobles locaux : Sancerre, Pouilly-Fumé et Pouilly-sur-Loire, Menetou-Salon, Quincy, Reuilly, Coteaux du Giennois et Châteaumeillant, se conjuguent selon les particularités des expériences artistiques conçues, sélectionnées par le directeur du Festival, Jean-Michel LEJEUNE ; le rite de la dégustation s’y marie avec la découverte et l’exploration du sonore et du spectaculaire. Ainsi le Prieuré de La Charité, les étonnantes Caves géologiques de La Perrière, la Commanderie de Villemoison, le Clos de Chavignol, le Château de Buranlure, l’ancienne Abbaye Saint Laurent-lès-Cosne, le Château des Granges, la Maison des Sancerre, la Tour du Pouilly, la Pêcherie à Cosne-sur-Loire, le Musée de la Machine agricole, les Forges Royales de Guérigny, le Château de la Motte-Josserand… sont autant de jalons qui marquent et inscrivent l’expérience musicale dans les mémoires et le territoire. Parmi les premiers artistes conviés pour cette 6è édition : les pianistes Jean-Philippe Collard, Marie Vermeulin, Pascal Contet (accordéon), Ensemble 2E2M, La Fenice, La Compagnie Kôré, Musica Nova, Vassilena Serafimova (percussions), Esla Wolliaston (chorégraphe), Rémi Delangle (clarinette), Alice Foccroulle (soprano)… Découvrir tous les artistes de FORMAT RAISINS 2018Du 5 au 22 juillet 2018, plus de 25 rvs vous attendent à seulement 2h de PARIS.

 

 

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Québec. Robert Lepage présente une nouvelle Flûte Enchantée

quebec-festival-opera-flute-enchantee-robert-lepage-pelleas-marc-boucher-annonce-coup-de-coeur-par-classiquenews-festivalopera2018QUÉBEC, festival d’opéra. 24 juil – 6 août 18. La ville de Québec (Canada) crée l’événement en programmant pour sa 8è édition, 2 événements de notre agenda lyrique estival. Le 29 juillet, place à la musique envoûtante et mystérieuse de Debussy, dont le centenaire 2018 est ainsi fêté grâce à Pelléas et Mélisande, son seul opéra donné en 1902 à Paris (Opéra-Comique). La production en version de concert, joue toute la musique de Debussy, intermèdes orchestraux compris (les plus belles pages de ce temps musical suspendu qui réactive le modèle wagnérien, et plonge au coeur du mystère dramatique) et avec un plateau francophone exemplaire : Marc Boucher en Golaud, Samantha Louis-Jean en Mélisande, Guillaume Andrieu en Pelléas… ce trio vocal promet le meilleur et une lecture fine et articulée du chef d’oeuvre français du début du XXè. Palais Montcalm, le 29 juillet 2018, à 20h. Production déjà présentée au festival CLASSICA le 5 juin dernier (avec Alain Buet dans le rôle de Golaud) – LIRE ici notre compte rendu critique complet de Pelléas et Mélisande au Festival Classica 2018 (5 juin 2018).

 
 

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://festivaloperaquebec.com/pelleas-et-melisande-version-concert/ 

Samantha Louis-Jean (Mélisande), Marc Boucher (Golaud), Frédéric Caton (Arkel), Isabelle Gélinas (Geneviève), Rosalie Lane Lépine (Yniold), Guillaume Andrieux (Pelléas) et Martin Dagenais (le médecin). Choeur La Petite bande Montréal / Orchestre de la Francophonie / Jean-Philippe Tremblay, direction. Version de concert. Drame lyrique en cinq actes et douze tableaux composé de 1893 à 1902 par Claude Debussy
Poème de Maurice Maeterlinck
Création à l’Opéra-Comique de Paris le 30 avril 1902 
 

 
 
 

 
 

 

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quebec opera festival edition 2018 annonce temps forts par classiquenewsNOUVELLE FLÛTE à Québec… Le second événement du Festival d’opéra à Québec demeure la nouvelle production de la Flûte Enchantée de Mozart, dans la mise en scène du génial et si onirique metteur en scène Robert Lepage. Le plasticien et homme de théâtre a déjà ébloui sur les scènes, entre autres, de Bastille à Paris (Damnation de Faust de Berlioz), du Met à New York (Ring mémorable)… A Québec, Robert Lepage relit le dernier opéra en allemand de Mozart (1791)… Qu’en fera-t-il ? Respectera-t-il l’aspect légendaire et poétique ? Soulignera-t-il aussi la violence des caractères affrontés, manipulateurs voire sadiques : Monostatos, La Reine de la Nuit ? Entre magie, symbolisme (maçonnique), esprit des Lumières et réalisme… le sommet lyrique de Wolfgang reste l’opéra le plus joué au monde, séduisant tous les publics depuis sa conception. Le metteur en scène québécois devrait être à son aise dans une partition qui sait être raffinée, philosophique et populaire, dans l’acceptation la plus noble du terme. D’autant que Robert Lepage pour réaliser ce qui devrait être une fabuleuse bible riche en tableaux esthétiques, fait travailler ses fidèles équipes d’Ex LEPAGE robert 1527113-metteur-scene-robert-lepageMachina, la compagnie qu’il a fondé au Québec depuis 1994. De surcroît la distribution regroupe quelques unes des voix canadiennes les plus convaincantes de l’heure : deux chanteurs sont à suivre particulièrement, le ténor Frédéric Antoun (Tamino) et surtout la baryton Gordon Bintner (Papageno), qui a enregistré avec le même orchestre sous la direction de Kent Nagano, la récente version superlative du dernier opéra de Leonard Bernstein, A Quiet Place (dont il chante le rôle clé de Junior / LIRE notre compte rendu complet du cd A Quiet Place, version de chambre, Kent Nagano, 2 cd Decca, Clic de classiquenews de l’été 2018).
L’intérêt de la partition est de présenter des confrontations dramatiques particulièrement fouillées sous couvert d’une légende féerique pour un très grand public. 
 

L’ouvrage du dernier Mozart recèle des trésors de situations psychologiques d’une rare et juste intensité, qui montrent combien le compositeur savait décrypter en analyste, les contradictions et extrémités du cœur humain.
MOZART wolfgang vienne 1780 1790 classiquenews 1138381-portrait-wolfgang-amadeus-mozartDes exemples ? Si nous devions souligner 3 passages cruciaux, voici les temps forts d’une action saisissantes à maints titres : l’apparition fantastique voire inquiétante de la Reine de la nuit sur fond de coups de tonnerre où la souveraine invite le prince Tamino à sauver sa fille Pamina de « l’ignoble » Sarastro (acte I) ; les épreuves du feu et de l’eau, les dernières avant que Tamino parvenu avec Papageno au temple, ne soit enfin initié (acte II) : la musique écrite par Mozart est l’une des plus singulières et profondes jamais écrites au XVIIIè; enfin la scène finale, quand Sarastro et les prêtres s’avancent, ayant chassé par la lumière de la vérité, toutes les attaques de la Reine de la nuit, louant, conclusion morale des plus élevées : « force, beauté, sagesse » (Stärke, Schönheit, Wesiheit), après avoir enjoint Tamino au cours des premières épreuves qui le mènent aux temples de la sagesse, de la raison, de la nature, à un précédent trio de vertus fondamentales : « fermeté, patience, discrétion ». Sous couvert d’une action simpliste et naïve, l’opéra de Mozart est un conte moral aux valeurs les plus élevées. Incontournable. 
 

La Flûte enchantée de Mozart par Robert Lepage
Québec, Salle Louis Fréchette, Grand théâtre
31 juillet, 2, 4 et 6 août 2018
Chanté en allemand avec surtitres français.
Durée (estimée) : 2 h 50 avec un entracte.

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://festivaloperaquebec.com/la-flûte-enchantee-2/

Avec :
John Relyea, Sarastro
Audrey Luna, La Reine de la nuit
Simone Osborne, Pamina
Frédéric Antoun, Tamino
Gordon Bintner, Papageno
Pascale Beaudin, Papagena

Chef d’orchestre : Thomas Rösner
Metteur en scène : Robert Lepage

Chœur de l’Opéra de Québec
L’Orchestre symphonique de Québec

  
 

 
 
 

 

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CARAVAGE, l’inventeur du réalisme baroque

caravage-par-voltera-portait-classiquenewsARTE, dim 22 juil 2018, 11h30. CARAVAGE : anges rebelles. En 26 mn, comment raconter le génie révolutionnaire du peintre Caravage, « né pour tuer la peinture » disait son confère et cadet, le très classique Nicolas Poussin. Il est vrai que chez Michel Angelo Merisi, dit Il Caravaggio peint en clair obscur qui sculpte les chairs, irradie les visages très réalistes, souligne la vérité des sujets, véritable portraits, quand Poussin, français vivant à Rome, réinvente l’art lui-aussi mais en idéalisant de somptueux paysages néo attiques où des frêles figures semblent perdues dans une Nature éternelle qui les dépasse. Pas de sensation du plein air chez Caravage, mais une attention particulière sur le vérisme des visages. A ses débuts, dans les années 1580 et 1590, Caravage peint de suaves voire lascifs adolescents, souvent androgynes… Ses Bacchus, malade ou non, sont des autoportraits ou la sublimation de désir interdits que certains diront homoérotiques. Ce 22 juillet 2018, à 11h30, place aux années 1593 – 1595, celles des adolescents d’une rare séduction trouble: allégories de la jeunesse, emblèmes de l’automne à son apogée (Bacchus adolescent invite à l’ivresse … des sens ?) ou portrait secret d’un amour caché ? On sait que Caravage alors adulé et prisé par les amateurs romains, demeure le protégé du cardinal Del Monte, lequel affectionnait les jeunes beautés mâles et adolescentes. C’est l’époque où Caravage démontre sa maestrià réaliste, naturaliste (sublime corbeille de fruit dont il fait un sujet propre) et attachée à service la grandeur humaine : diseuse de bonne aventure, joueurs de cartes : le peintre le plus doué de sa génération, génie et inventeur, réinvente la peinture et crée des thèmes jamais épuisés après lui : il réinvente entre autres, le sujet du concert, repris après sa mort par les meilleurs Caravagesques dont Valentin de Boulogne, Tournier, et les nordiques dont Ter Brueggen et jusqu’à Vermeer… Emergence et essor d’une vision hors norme. Poussin avait tort évidemment : Caravage n’est pas né pour tuer la peinture mais au contraire, la réinventer, la régénérer, pour sortir de l’artifice maniériste (auquel il oppose la vérité du réalisme), et réussir l’éclosion du Baroque, dans sa lumière et ses mouvements mystiques.

 

 

 

 

 

 

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ARTE, dim 22 juillet 2018, 11h30. CARAVAGE par Hector Obalk : trilogie. Volet 1 sur 3 – 26 mn. Série documentaire. A suivre.

 

 

 

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Le jeune David, vainqueur de Goliath / Caravage (DR)

 

 

 

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Le Bacchus malade (Caravage lui-même en un autoportrait caché ? – DR)

 

 

 

 

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Portrait de jeune homme en Bacchus (DR)

 

 

  

 

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David et Goliath (autoportrait de Caravage en victime décapitée, DR)