CE SOIR : PARIS, concert #Be Classical : 11 jeunes talents Ă  Cortot

be-classical-concetr-cortot-jeunes-talents-instruments-voix-chant-presentation-coup-de-coeur-CLASSIQUENEWS-novembre-2017PARIS, Cortot. Concert #Be Classical, vendredi 17 novembre 2017, 20h30. ROMANTISME et JEUNES TALENTS. 11 jeunes artistes, vrais tempĂ©raments prometteurs s’exposent Ă  Cortot le temps de ce rĂ©cital hors normes, tremplin idĂ©al pour favoriser l’émergence artistique et pour le public, la promesse de 
 rĂ©vĂ©lations. Le concept du programme cherche Ă  « unir les meilleurs jeunes talents europĂ©ens Ă  Paris dans l’une des salles les plus mythique pour son acoustique. » Ils ont remportĂ© des prix lors des principaux concours internationaux (Concours TchaĂŻkovski, Singapour, Tel Aviv, ARD, Reine Elisabeth, Los Angeles, Concours Bellini, Belvedere…etc), ont moins de 30 ans ; la plupart font dĂ©jĂ  une carriĂšre internationale qui leur a permis de fouler les scĂšnes les plus prestigieuses au monde et ils s’unissent pour partager avec le public parisien un concert d’OpĂ©ra et de Musique de Chambre sur le thĂšme du Romantisme !
Les 11 artistes sont rĂ©partis en un Quatuor Ă  Cordes, un Duo FlĂ»te et Harpe, une Pianiste et quatre Voix pour un programme de musique romantique. A l’affiche des airs d’opĂ©ras et des piĂšces instrumentales de Bizet, Rossini, Donizetti, Schumann, Debussy, Massenet
 Pour certains, le concert permet l’expĂ©rience de l’écoute et du travail collectif, les instrumentistes jouent avec les chanteurs, respectant leurs attentes et leur respiration (entre autres), et vice versa. L’échange, le partage est donc aussi une valeur partagĂ©e entre artistes et avec le public.

 

 

be-classical-concetr-cortot-jeunes-talents-instruments-voix-chant-presentation-coup-de-coeur-CLASSIQUENEWS-novembre-2017GRAND ENTRETIEN avec Jesse Mimeran
 En prĂ©lude au concert exceptionnel annoncĂ© ce 17 novembre 2017 Salle Cortot, oĂč pas moins de 11 jeunes talents parmi les plus prometteurs de leur gĂ©nĂ©ration se produiront, le tĂ©nor et directeur artistique de l’évĂ©nement, Jesse Mimeran, explique ses motivations, prĂ©cise les enjeux de ce rĂ©cital unique pour les jeunes musiciens
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Concert exceptionnel : #BECLASSICALboutonreservation
Paris, salle Cortot
Vendredi 17 novembre 2017, 20h30
RESERVEZ VOTRE PLACE

 

 

avec :
Alexandra CONUNOVA, Violon
Raphaëlle MOREAU, Violon
Manuel VIOQUE-JUDDE, Alto
Yan LEVIONNOIS, Violoncelle
Joséphine OLECH, Flûte
AnaĂŻs GAUDEMARD, Harpe
CĂ©lia ONETO-BENSAÏD, Piano
Amélie ROBINS, Soprano
Dara SAVINOVA, Mezzo-Soprano
Jesse MIMERAN, TĂ©nor
Ivan THIRION, Baryton

 

 

+ D’INFOS :
http://www.sallecortot.com/concert/beclassical1.htm?idr=7721

CORTOT-salle-paris-582

 

 

LIRE aussi notre grand entretien avec Jesse Mimeran, ténor et directeur artistique de la soirée exceptionnelle à Cortot ce 17 novembre 2017

 

 

 

CD coffret, annonce. DECCA SOUND : The Piano Edition / 55 CD (DECCA).

The-Piano-Edition-Coffret-Edition-limiteeCD coffret, annonce. DECCA SOUND : The Piano Edition / 55 CD (DECCA). Voici le 5Ăš volet de la sĂ©rie de coffrets « Decca Sound », l’édition piano Ă©claire lĂ  encore la grande richesse du catalogue Decca, rĂ©unissant en 55 cd, pas moins huit dĂ©cennies de crĂ©ation pianistique, des annĂ©es 1940 jusqu’en 2010. Le rĂ©pertoire s’étend de JS Bach et Domenico Scarlatti jusqu’au 20e siĂšcle, avec une incursion dans le jazz (grĂące Ă  Jean-Yves Thibaudet), comprenant Ɠuvres pour piano seul, concertos et Ɠuvres concertantes. Ainsi 6 « Ă©coles » de piano sont reprĂ©sentĂ©es – allemande, française, russe, espagnole, anglaise et amĂ©ricaine – dĂ©fendues par des interprĂštes des cinq continents, de grands souverains du piano et les talents de la jeune gĂ©nĂ©ration d’aujourd’hui.

Parmi les joyaux de l’édition, citons les enregistrements pour Decca d’Argerich, Rubinstein, Lipatti, Michelangeli, Bernstein et Haskil, un enregistrement inĂ©dit du Concerto pour piano n° 2 de TchaĂŻkovski avec Joyce, des enregistrements inĂ©dits comme le Concerto pour piano de Schumann avec Martha Argerich et Chailly, les Concertos n° 1 Ă  3 de BartĂłk avec Pascal RogĂ©, le Concerto n° 24 de Mozart avec Kathleen Long et Van Beinum, les premiers enregistrements de Friedrich Gulda pour Decca ainsi que ceux de Wilhelm Kempff, le rĂ©cital de Wilhelm Backhaus au Carnegie Hall en 1954


En dĂ©tail, nous ont particuliĂšrement convaincu : les Concertos pour piano par la reine Martha (Argerich), ceux de Brahms par Vladimir Ashkenazy ; les Sonates pour piano de Beethoven par Wilhelm Backaus (et aussi Radu Lupu et Artuor Benedetti-Michelangeli)) ; les Concertos par Friedrich Gulda (qui joue aussi JS Bach)
 les transcriptions de Liszt par Jorge Bolet ; les Variations de Beethoven, les Concertos de Mozart par Clifford (et Leonard Bernstein). Sans omettre le Debussy de Jean-Rodolphe Kars, les Concertos de Tchaikovski et de Grieg par Peter Jablonski
, les Satie de Pascal RogĂ©, ou les 24 PrĂ©ludes de Chostakovitch par Olli Mustonen
 avec une belle exposition d’AndrĂĄs Schiff (Sonates de D. Scarlatti, de Mozart, les Variations de JS Bach).
Les interprÚtes féminines ont pour nom Valentina Lisitsa, Kathleen Long, Clara Haskil, 
 aux cÎtés de la déjà citée Martha Argerich.

decca sound the piano edition critique presentation review cd decca par classiquenewsEvidemment parmi les jeunes talents les plus prometteurs et dĂ©jĂ  confirmĂ©s d’aujourd’hui, Benjamin Grosvenor (Ravel, Gaspard de la nuit) ; et parmi les rares Français, saluons Ă©videmment le travail de Jean-Yves Thibaudet, inusable et atemporel ambassadeur du swing amĂ©ricain (Bill Evans, Leonard Bernstein, concerto de Michael Nyman), et moins connue, son affinitĂ© Ă©loquente et suggestive chez Chopin (Nocturne, PrĂ©ludes; Ballade, Etudes
).

Quelques raretĂ©s, trop mĂ©connues : les Concertos pour piano de Rachmaninov par Shura Cherkassky, 
 Eclectique, alliant tĂȘtes d’affiches, jeunes tempĂ©raments et perles mĂ©connues, le coffret de 55 cd Decca sound / the Piano Edition, est incontournable.

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CD coffret, annonce. DECCA SOUND : The Piano Edition / 55 CD (DECCA).
0289 483 2243 5

En LIRE + : http://www.clubdeutschegrammophon.com/albums/decca-the-piano-edition/#Hu3mb6sEmSE5cf07.99

BD : Histoire de la musique, Ă©ditions Vandevelde, nouvelle Ă©dition 2017

histoire-de-la-musique-BD-ven-de-velde-deyries-lemery-critique-compte-rendu-presentation-par-classiquenews-histoire-de-la-musique-bd-reedition-decembre-2017BD : Histoire de la musique, Ă©ditions Vandevelde, nouvelle Ă©dition 2017. De l’AntiquitĂ©, et mĂȘme depuis la PrĂ©histoire, jusqu’à nos jours
 La musique est le sujet de cette bande dessinĂ©e conçue d’abord en 1984 et rĂ©Ă©ditĂ©e dans une version actualisĂ©e en 2017. Les Ă©ditions Vandevelde rĂ©Ă©dite un succĂšs mondial, qui passionne toujours autant par son dessin clair, son humour, et le spectre historique ainsi couvert, de la PrĂ©histoire jusqu’au 22 mars 2014
 au Museum d’Histoires naturelles (les acheteurs du livre comprendront l’enjeu de ce dernier Ă©pisode). Les moments les plus marquants de l’histoire de la musique, soit les jalons d’une Ă©volution constante, croisent l’histoire la plus exaltante de l’humanitĂ©, celle de la crĂ©ation musicale et de l’organologie (fabrication des instruments).
Les bornes dĂ©cisives sont Ă©voquĂ©es, restituĂ©es dans leur contexte : «  la musique de l’Ăąge de pierre, le chant grĂ©gorien si rigoureux, les mĂ©lodies enchanteresses des troubadours, la polyphonie de l’Ă©poque mĂ©diĂ©vale, la diversitĂ© musicale de la Renaissance, le gĂ©nie de
Bach, la fĂ©conditĂ© de Haendel, la divine magie de Mozart, l’Ăąme promĂ©thĂ©enne de Beethoven, le chant patriotique de Verdi, le lyrisme blessĂ© de Puccini, les rythmes primitifs (ataviques de Stravinsky), les expĂ©riences peu orthodoxes de Cage  », sans omettre les grands romantiques de Schumann, Brahms Ă  Wagner
 ni les Français, de Berlioz Ă  Bizet, d’Offenbach Ă  Saint-SaĂ«ns, CĂ©sar Franck et Lalo


La BD mĂȘle astucieusement facĂ©tie et anecdote, rĂ©vĂ©lant les Ă©lĂ©ments clĂ©s des pĂ©riodes Ă©voquĂ©es ou des personnalitĂ©s artistiques retenues.

Et comme le prĂ©cise l’éditeur lui-mĂȘme dans sa prĂ©sentation :   « Les auteurs de cette histoire n’ont ni fondĂ© d’empires ni dĂ©couvert de terres inconnues
 Ils n’ont pas traversĂ© l’ocĂ©an dĂ©chaĂźnĂ© ni explorĂ© les bas-fonds du systĂšme solaire – mais avec passion, tendresse, dĂ©vouement, ils ont ouvert une porte sur l’univers le plus beau et le plus profond qui soit
 La Musique. ».

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CLIC D'OR macaron 200BD, annonce, prĂ©sentation. HISTOIRE DE LA MUSIQUE EN BANDES DESSINÉES / Edition actualisĂ©e 2017 par SADLER Michael / LEMERY Denys / DEYRIES Bernard – RĂ©f. VVBD – 144 pages – EAN : 9782862990149 – Prix indicatif : 24,50 €

LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. JOHANN STRAUSS, le pĂšre, le fils et l’esprit de la Valse (Actes Sud, octobre 2017)

Johann-Strauss actes sud livres annonce critique compte rendu livres par classiquenewsLIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. JOHANN STRAUSS, le pĂšre, le fils et l’esprit de la Valse (Actes Sud, octobre 2017). Il Ă©tait temps de dĂ©dier un texte biographique Ă  la dynastie Strauss, Johann pĂšre et fils, Josef, Eduard
 ces faiseurs de valses viennoises. Johann pĂšre et fils poursuivent tous deux un idĂ©al chorĂ©graphique, symphonique : la valse orchestrale. VĂ©ritable hymne et emblĂšme de l’empire autrichien sous le rĂšgne du bon papa François-Joseph, la valse des Strauss incarne un Ăąge d’or que portent deux gĂ©nĂ©rations de compositeurs et violonistes. A Vienne, l’époque est aux formations concurrentes capables de faire danser la sociĂ©tĂ© oublieuse et hĂ©doniste. L’auteur parcourt tout le siĂšcle « romantique », – Johann Strauss pĂšre naĂźt en 1804, Johann Strauss fils meurt en 1899 : l’insouciance voisine la tragĂ©die car les deux Johann s’ils sont du mĂȘme sang ne s’entendent guĂšre ; et Josef a mĂȘme une jalousie destructrice vis Ă  vis de son frĂšre plus douĂ© Johann II. A travers la saga des Strauss valseurs, le texte aborde toute une Ă©poque et une sociĂ©tĂ© codĂ©e qui fait de l’art de la danse mondaine, un art de vivre, l’élĂ©ment distinctif de l’éducation et des civilitĂ©s. Toute la destinĂ©e de chacun des membres de la dynastie, et de la fratrie y est retracĂ©e, en particulier la vie tumultueuse (3 Ă©pouses) de Johann II le fils comblĂ© de dons
 Prochaine grande critique dans la mag cd dvd livres de classiquenews.com

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LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. JOHANN STRAUSS, le pĂšre, le fils et l’esprit de la Valse par Alain Duault (collection Classica, Actes Sud, octobre 2017). SBN 978-2-330-08631-2 / prix indicatif : 16, 80€.

DVD, annonce. AIDA par Sofia Loren / Renata Tebaldi (Bel Air classiques, le 5 décembre 2017)

Aida-DVD-1953-tebaldi-sofia-loren-presentation-du-dvd-par-classiquenews-critique-dvd-annonceDVD, annonce. AIDA par Sofia Loren / Renata Tebaldi (Bel Air classiques, le 5 dĂ©cembre 2017). Pour les fĂȘtes de fin d’annĂ©e 2017, l’Ă©diteur Bel Air classiques aurait il la nostalgie du kitsch annĂ©e 1950 ? Certes le vinyle fait son grand retour sur le marchĂ©…, alors pourquoi pas en effet inventer le vintage au format dvd comme en tĂ©moigne cette rĂ©Ă©dition d’un film culte datĂ© de 1953 et qui Ă©claire cette Ă©poque singuliĂšre oĂč les intĂ©grales d’opĂ©ra filmĂ©es n’existaient pas encore et qu’alors assimilĂ©es Ă  un film, on ne pouvait se passer de tĂȘtes d’affiches c’est Ă  dire Ă  l’image plutĂŽt des lolitas pulpeuses que des chanteuses lyriques souvent bien dotĂ©es vocalement mais pas Joconde pour un sou. L’Ă©poque Ă©tait dĂ©jĂ  au diktat du physique et Maria Callas elle mĂȘme, – interprĂšte elle aussi d’Aida, allait un an plus tard (1953/1954), montrer sur la scĂšne scalĂšne, une transformation physique sidĂ©rante devenant en plus d’une star lyrique, une icĂŽne de la mode et de l’élĂ©gance parisienne.

Pour l’heure en 1953, c’est Sofia Loren qui trouve en AĂŻda son premier emploi d’importance, doublant la voix de la soprano : Renata Tebaldi (alors ĂągĂ©e de 31 ans). Certes cette derniĂšre n’avait pas le physique de Marilyn (avec son visage carrĂ© masculin) mais elle avait le timbre angĂ©lique et puissant pour chanter l’amour tragique de la princesse Ă©thiopienne retenue prisonniĂšre Ă  la cour de l’Ă©gyptienne Amneris.
Pour Tebaldi, le rĂŽle d’AĂŻda est emblĂ©matique : elle chante le personnage sur la scĂšne de la Scala mais tombe malade en avril 1950, et c’est la jeune Callas qui la remplace : la blonde angĂ©lique puis la louve brune
 ainsi allait naĂźtre enflĂ©e artificiellement par le presse et le public italien toujours Ă  l’affĂ»t d’une vision rĂ©ductrice et scandaleuse, la pseudo « rivalité » entre les deux immenses divas.

 

 

AIDA, 1953 : l’équation Tebaldi / Loren questionne les relations fĂ©condes entre opĂ©ra et cinĂ©ma

 

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Avec Karajan, la Tebaldi enregistre d’ailleurs le rĂŽle (Decca). La puretĂ© de son Ă©mission et des aigus cĂ©lestes ont profondĂ©ment soulignĂ© l’ardente sincĂ©ritĂ© de l’amoureuse malgrĂ© son devoir ; car elle est la fille du roi d’Ethiopie, Amonasro, l’ennemi de Pharaon. Mais rien ne peut vaincre amour, comme on ne cesse de le voir Ă  l’opĂ©ra en particulier au xviie, dans le Couronnement de Poppee de Monteverdi (1642). Ainsi aimĂ©e du gĂ©nĂ©ral Ă©gyptien RadamĂšs, que’lle aime en retour, l’éthiopienne Aida se laisse condamner puis est emmurĂ©e vivante
 avec son amant. Fin terrifiante, Ă  la Schiller
 DĂ©nouement sublime pour un opĂ©ra romantique fut-il, aussi, grande fresque archeologico-historique.

En 1953, l’idĂ©e n’Ă©tait pas de filmer un opĂ©ra comme Don Giovanni, premier vĂ©ritable essai concluant en la matiĂšre plus de 20 ans plus tard (rĂ©alisĂ© par Joseph Losey, 1979) oĂč les chanteurs d’opĂ©ra (parmi les meilleurs mozartiens de l’heure) jouent devant la camĂ©ra, mais plutĂŽt d’un pĂ©plum Ă©gyptianisant oĂč le doublage lyrique Ă©tait de mise. Évidemment tout ne fonctionne pas ici car la synchronisation chant et articulation des acteurs, montre son Ă©vidente limite, mais force est de constater que dans le cas de Sofia Loren, Ă  force d’un travail acharnĂ©, la jeune actrice qui a appris la ligne de chant jusqu’au moindre phrasĂ© de Tebaldi, impose un jeu plutĂŽt vraisemblable.
On y croit et soudain la jeune esclave s’incarne vocalement et physiquement grĂące Ă  l’Ă©quation rĂ©ussie nĂ©e de l’association des deux interprĂštes : Loren / Tebaldi. Il fallait bien la somme de deux talents, et non des moindres pour incarner pour le cinĂ©ma, cette figure tragique et exotique lĂ . VoilĂ  qui nous fait remonter aux origines de ce genre promis Ă  de nouvelles passionnantes rĂ©alisations entre cinĂ©ma et opĂ©ra.
Un rapprochement inĂ©luctable et naturel : Wagner n’a t il pas tout inventĂ© du 7Ăš art, dans son Ring / TĂ©tralogie (L’Anneau des Nibelungen), Ă  Bayreuth, ce, dĂšs 1876 ? Ici l’espace et le temps fusionnent en un vortex au souffle Ă©pique irrĂ©sistible (prĂ©cisĂ©ment dĂ©jĂ  rĂ©alisĂ© dans Tristan de 1865) ; affinĂ© encore en 1882 dans Parsifal l’ultime partition testament. Mais Wagner et le cinĂ©ma composent une autre histoire.

Pour l’heure, grĂące Ă  Bel Air classiques, nous voici au bord du Nil, en 1953, aux cĂŽtĂ©s de la belle Ă©thiopienne Aida qui s’inquiĂšte de la victoire remportĂ©e par le jeune et beau gĂ©nĂ©ral Ă©gyptien RadamĂšs qu’elle aime en secret, car s’il est victorieux (“Ritorna vincitor “… PriĂšre sublime) , il aura soumis son propre peuple
 Amour ou devoir ?
Au dĂ©part le rĂ©alisateur Clemente Fracassi avait souhaitĂ© une icĂŽne cinĂ©matographique pour incarner la jeune hĂ©roĂŻne broyĂ©e par le souffle de l’histoire : Lola lollobrigida. Mais c’Ă©tait compter sans l’orgueil de l’actrice qui ne souhaitait pas n’ĂȘtre que la doublure d’une diva
 (pensait-elle ĂȘtre capable de chanter le rĂŽle Ă  l’écran?).
Le mythe cinĂ©matographique Sofia Loren allait naĂźtre dans cet opĂ©ra filmĂ©, preuve lĂ  encore des liens plus qu’étroits entre les deux disciplines spectaculaires : opĂ©ra et cinĂ©ma. Aujourd’hui que les salles de cinĂ©ma diffusent l’opĂ©ra et que les chanteuses sont autant actrices que cantatrices (mais oui il y en a), et de surcroĂźt pour certaines, …possĂšdent le physique du rĂŽle concernĂ©, Ă  quand une Netrebko bientĂŽt star Ă  Cannes ? C’est peut-ĂȘtre la denriĂšre rĂ©volution de cette odyssĂ©e de l’image entre les deux genres, et le retournement final qui nous fait fantasmer. Vite, Ă  nous, une nouvelle Callas, divine et actrice de cinĂ©ma !

 

 

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DVD, annonce. AIDA 1953 par Sofia Loren / Renata Tebaldi (Bel Air classiques, le 5 dĂ©cembre 2017) - Prochainement sur classiquenews la critique complĂšte de ce dvd Ă©ligible ou pas Ă  notre grand dossier cadeaux de NoĂ«l 2017
 Ă  suivre le 5 dĂ©cembre date de publication du dvd.

 

 

 

 

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VERDI : AIDA [DVD]
Opéra en quatre actes
Musique: Giuseppe Verdi‹ / Livret : Antonio Ghislanzoni
Aida Sophia Loren ‱ Renata Tebaldi
Radames Luciano della Marra ‱ Giuseppe Campora
Amneris Lois Maxwell ‱ Ebe Stignani
Amonasro Afro Poli ‱ Gino Bechi
ChƓurs et Orchestre de la RAI
Direction musicale Giuseppe Morelli
Ballet de l’OpĂ©ra de Rome
Chorégraphie Margherita Wallmann
Réalisation : Clemente Fracassi

FICHE TECHNIQUE
AnnĂ©e de production : 1953‹ – Date de parution : 5 dĂ©cembre 2017

1 DVD‹RĂ©fĂ©rence : BAC146
Code-barre : 3760115301467
Durée : 1h32 min.
Sous-titres : FR
Image : Couleur, 4/3, PAL
Son : Mono

 

 

LILLE, Francesco Tristano et l’Orchestre National de Lille

tristano-4LILLE, ONL, Tristano. Les 7 et 9 dĂ©cembre 2017. Sous la direction de Christian Schumann, l’Orchestre National de Lille interprĂšte deux compositions du jeune pianiste Luxembourgeois Francesco Tristano (Goldberg City Variations et Island Nation Concerto), lui-mĂȘme prĂ©sent pour interprĂ©ter les deux morceaux et en relever les dĂ©fis multiples. Le concert Ă©vĂ©nement affiche aussi le Concerto en sol majeur de Ravel. Electique, ouvert, gĂ©nĂ©reux, le piano de Tristano porte les espoirs et l’imaginaire de la nouvelle gĂ©nĂ©ration d’interprĂštes au clavier : bannir les frontiĂšres, gommer les cloisonnements, et comme Picasso, nourrir une volontĂ© sans limites pour dĂ©fricher, explorer, (rĂ©)inventer. En tĂ©moigne ce retour Ă  Lille, oĂč le lutin atypique « ose » croiser les genres, mĂ©tisser les styles.
De son cĂŽtĂ©, le swing (amĂ©ricain) du Concerto de Ravel – Ă©lectrise encore un tempĂ©rament qui sait recycler ses rĂ©fĂ©rences culturelles pour rĂ©gĂ©nĂ©rer l’écriture : ainsi son Concerto Nation Island oĂč la figure de Bach, repĂšre et phare, inspire particuliĂšrement le jeune compositeur pianiste. Les Goldberg City Variations repousse davantage l’esprit expĂ©rimental de la forme musicale en proposant au public lillois les effets miroitants, hypnotiques d’une rencontre pluridisciplinaire qui sollicite les nouvelles technologies de l’image. Tristano est un passeur ; l’acteur et l’initiateur d’une fabrique imaginaire au charme Ă©vident. Concert Ă©vĂ©nement.

 

 

 

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LILLE, Auditorium Nouveau SiĂšcle
Jeudi 7 décembre 2017, 20hboutonreservation
Samedi 9 décembre 2017, 18h30
RÉSERVEZ VOTRE PLACE 

En tournée, le 8 décembre 2017, 20h
COUTRAI, Schouwburg
RĂ©servations

 

 

Tristano
Goldberg City Variations

Ibert
Ouverture de fĂȘte

Ravel
Concerto pour piano et orchestre,
en sol majeur

Tristano
Island Nation Concerto

Orchestre National de Lille
Direction : Christian Schumann
Piano : Francesco Tristano

 

 

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Présentation
 in english :

 

Tristano francesco piano tristano-460x306Tristano : The winner of multiple international competitions, Tristano dedicates his virtuosity and science of the piano to the most fantastical musical projects. In his big return to the scene, the Luxembourg-born pianist offers a programme that ripples between one of the best-loved works in the repertoire, Ravel’s Piano Concerto, and a composition of his own, over which the venerable Bach cast’s his father-like shadow. En lire + sur le site de l’orchestre national de Lille

 

 

LILLE, Francesco Tristan joue avec l'Orchestre National de Lille

http://www.onlille.com/saison_17-18/concert/tristano/

ORLEANS, l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans joue ScĂšnes Russes

ORLEANS-orchestre-symphonique-logo-partenaires-Annonce-web-160x600ORLEANS, Orchestre symphonique. Les 18 et 19 novembre 2017. ScĂšnes russes
 L’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans, fondĂ© en 1921, poursuit son aventure musicale unique et singuliĂšre qui a trouvĂ© son public. Peu de phalange orchestrale portant fiĂšrement le nom de leur ville d’implantation, peuvent s’enorgueillir de perpĂ©tuer une histoire artistique dans la continuitĂ©. AprĂšs tout les orchestres arborant le nom d’une ville en France, ne sont pas si nombreux tant malgrĂ© le prestige et les bĂ©nĂ©fices multiples que cela produit, les orchestre « municipaux » demeurent exceptionnels. Il y a certes Bordeaux, Dijon, Paris, Lille, Lyon
 soit des capitales en province d’une toute autre taille. A OrĂ©lans, revient le mĂ©rite de prolonger ainsi une tradition orchestrale qui fait l’honneur des Ă©lus : car la culture doit bien ĂȘtre une prioritĂ© nationale.

orleans-orchestre-symphonique-marius-strieghorst-concert-saison-2017-2018-par-classiquenewsLe premier concert de la saison 2017 – 2018 de l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans est emblĂ©matique du nouveau cycle musical, Ă  la fois divers dans les choix de rĂ©pertoire (Concertos, piĂšces orchestrales et symphonies
) mais aussi pluriel dans les formes et dispositifs placĂ©s sous la direction du directeur artistique et musical, Marius Stieghorst, chef allemand, wagnĂ©rien passionnĂ©, ayant travaillĂ© Ă  OsnabrĂŒck et Ă  Graz, et qui est aussi une baguette lyrique articulĂ©e et vive, Ă  l’OpĂ©ra Bastille (il a dirigĂ© entre autres, Don Giovanni de Mozart par Michel Haneke, ou Le Nozze di Figaro mises en scĂšne par Giorgio Strehler). Car pour ce premier programme, l’Orchestre symphonique retrouve le Choeur symphonique du Conservatoire d’OrlĂ©ans afin de rĂ©aliser les Danses Polovtsiennes n°17 de Borodine (extrait de son opĂ©ra Prince Igor).

 

 

 

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Concert « ScÚnes Russes »
Borodine, Arutiunian, TchaĂŻkovski

Samedi 18 novembre 2017, 20h30
Dimanche 19 novembre 2017, 16h
ORLEANS, Salle Touchard, ThĂ©Ăątre d’OrlĂ©ans
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.orchestre-orleans.com/concert/scenes-russes/

ALEXANDRE BORODINE
Prince Igor : Danse Polovtsienne n°17
avec le ChƓur Symphonique du Conservatoire d’OrlĂ©ans
Chef de ChƓur : Elisabeth RENAULT

ALEKSANDER ARUTIUNIAN
Concerto pour Trompette et Orchestre
en la bémol majeur
David GUERRIER, trompette

PYOTR ILYICH TCHAÏKOVSKY
Symphonie n°4, op.36, en fa mineur

ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS
Marius STIEGHORST, direction

 

 

ORLEANS-repetition-marius-stieghorst-direction-musicale-maestro-orleans-par-classiquenews-Orchestre-symphonique-Orléans-©-Michel-Perreau-2-750x400

 

 

Les Danses polovtsiennes offrent l’exemple le plus spectaculaire du folklore russe Ă  la fois raffinĂ© et flamboyant, « d’une sensualitĂ© Ăąpre, sauvage, et d’une rare virtuositĂ© orchestrale ». Elles furent crĂ©Ă©es Ă  Saint-PĂ©tersbourg, en version de concert, le 27 fĂ©vrier 1879, sous la direction de Rimski-Korsakov.

Puis invitant le soliste français David Guerrier, – virtuose surprenant qui maĂźtrise aussi bien la trompette que le cor, l’Orchestre orlĂ©anais joue le Concerto pour trompette de l’armĂ©nien Aleksander Arutiunian (1950), une autre partition qui montre combien les compositeurs dits « savants » se sont emparĂ©s des mĂ©lodies traditionnelles pour enrichir leur propre partitions. Le Concerto en la bĂ©mol majeur est sa sixiĂšme « grande » composition.

En seconde partie, les instrumentistes abordent l’un des sommets symphoniques de Piotr Illiytch Tchaikovski, sa 4Ăšme Symphonie. CrĂ©Ă©e le 10 fĂ©vrier 1878 Ă  Moscou, sous la direction de NikolaĂŻ Rubinstein, la 4Ăš est composĂ©e quand l’auteur dĂ©bute une riche correspondance avec sa bienfaitrice et protectrice la comtesse Nadejda von Meck qui a financĂ© nombre de ses projets et chantiers musicaux. L’opus est dĂ©diĂ© « À ma meilleure amie », et le compositeur de poursuivre : « Vous y trouverez des Ă©chos de vos idĂ©es et de vos sentiments les plus profonds » (lettre de mai 1877). Le compositeur y exprime la puissance obsĂ©dante d’un destin contraire (les sonneries de cuivres qui ouvrent le cycle, affirment dĂšs le dĂ©but de l’opus, la prĂ©sence du fatum, force hostile qui rattrape toujours l’homme, enchaĂźnant son destin vers l’incontournable dĂ©pression
).
Les trois premiers mouvements sont composĂ©s Ă  Venise (dĂ©cembre 1877), au Londra Palace – alors l’HĂŽtel Beau Rivage), qui donne sur le Grand Canal. Elle s’ouvre en fa mineur (premier mouvement : Andante sostenuto / Moderato con anima), puis se conclue en fa majeur (finale : Allegro con fuoco). D’une ivresse parfois Ă©perdue mais traversĂ©e par le sentiment de la malĂ©diction, la Symphonie de Tchaikovski est devenue dĂšs sa crĂ©ation un pilier du rĂ©pertoire symphonique russe, grĂące aussi Ă  l’élĂ©gance de son orchestration
 Les quatre mouvements sont :
1- Andante sostenuto – Moderato con anima (fa mineur)
2- Andantino en modo di canzona (ré bémol majeur)
3- Scherzo. Pizzacato ostinato. Allegro (fa majeur)
4- Finale. Allegro con fuoco (fa majeur)

 

 

TOURS: ST-SAËNS, Symphonie avec orgue.

saint saens camille portrait pour classiquenews camille-saint-sans-1TOURS, LILLE: ST-SAËNS, Symphonie avec orgue. 11-12, 23-24 novembre 2017. La derniĂšre Symphonie de Saint-SaĂ«ns tient l’affiche Ă  TOURS puis LILLE, dĂ©fendue in loco par deux chefs de premiĂšre importance. ComposĂ©e en 1885-1886, la Symphonie avec orgue est le dernier opus symphonique d’envergure conçu par Saint-SaĂ«ns, qui rĂ©pond alors Ă  une commande passĂ©e par la SociĂ©tĂ© Philharmonique de Londres oĂč elle est crĂ©Ă©e en mai 1886 sous la direction de l’auteur alors quinquagĂ©naire. La premiĂšre parisienne a lieu l’annĂ©e suivante en 1887 avec un succĂšs fracassant. Classique, romantique, nĂ©o mozartien et BeethovĂ©nien, comme ramĂ©lien militant, Saint-SaĂ«ns a le gĂ©nie de l’innovation formelle et il le prouve encore dans une partition au souffle inĂ©dit qui frappe par sa majestĂ© et sa poĂ©sie. DĂ©diĂ© Ă  Liszt qui venait de s’éteindre (juillet 1886), – et qui fut un grand ami et un soutien indĂ©fectible pour Saint-SaĂ«ns (pour la crĂ©ation de son opĂ©ra Samson entre autres, Ă  Weimar
), l’opus avec orgue est donc la 3Ăš Symphonie de l’auteur qui Ă©puisĂ© aprĂšs sa conception, la considĂ©rait comme son offrande la plus aboutie au genre symphonique et concertant. 4 cors, 3 trombones, batterie et tuba, prĂ©sence centrale et admirablement dosĂ©e de l’orgue, l’effectif requis incarne idĂ©alement cet esprit de grandeur et de raffinement qui caractĂ©rise l’écriture de Camille Saint-SaĂ«ns.

saint_saens_orgue concerto pour orgue symphonie pour orgue par classiquenews saint saens concert presentation 02PLAN. Les 4 mouvements sont soudĂ©s 2 Ă  2 : Allegro, Andante / Scherzo,Finale. L’orgue rayonne dans les mouvements 2 et 4, ainsi que le piano. Comme Franck et Liszt, le principe cyclique s’applique au classicisme trĂšs Ă©quilibrĂ© de la forme, assurant l’unitĂ© profonde d’un Ă©pisode Ă  l’autre, oĂč s’expose le mĂȘme motif en mĂ©tamorphose. Le rĂŽle des deux claviers se fond dans la masse, timbres parmi les autres, enrichissant sans exposition spĂ©cifique, la grande richesse de couleurs. L’orgue n’est donc pas un soliste qui brille, mais une teinte parmi les autres qui complĂšte trĂšs subtilement le riche nuancier orchestral.
D’emblĂ©e, dĂšs l’Allegro initial, la somptuositĂ© solennelle et recueillie du thĂšme initial se dĂ©veloppe sur le tapis trĂ©pidant des cordes, matelas bondissant, sourd et actif qui rappelle le « Dies irae » grĂ©gorien.
Le Poco Adagio qui suit sans rupture introduit la majestĂ© grandiose mais subtile de l’orgue. L’introspection cultivĂ©e par les cordes, s’amplifie encore grĂące aux bois, auxquels rĂ©pondent graves et Ă©nigmatiques, suspendus et voluptueux cors et trombones.
Le Scherzo en ut mineur (tonalitĂ© du premier mouvement) cultive l’énergie nouvelle des cordes que ponctue les gammes ascendantes du piano (trio). EnchaĂźnĂ©, le Finale ouvre l’espace par un accord puissant de l’orgue (ut majeur) ; entre grandiose et intimisme, Saint-SaĂ«ns conclut sa derniĂšre Symphonie en une apothĂ©ose Ă©blouissante de lumiĂšre Ă  partir du motif dĂ©jĂ  Ă©coutĂ© du Dies irae.
Le souffle de l’écriture grĂące Ă  une orchestration trĂšs aboutie Ă©vite les lourdeurs et l’emphase pourtant possible par l’effectif et la prĂ©sence (saint-sulpicienne) de l’orgue. Rien de convenu ni de dĂ©monstratif dans la langue de Saint-SaĂ«ns qui demeure constamment intĂ©rieur, mesurĂ©, pudique, retenu.

 

 

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boutonreservationTOURS, Grand théùtre / Opéra
Samedi 11 novembre 2017, 20h
Dimanche 12 novembre 2017, 17h

Thierry Escaich, orgue
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire / Tours
Benjamin Pionnier, direction

En Couplage :
Claude Debussy : Nocturnes (Nuages, FĂȘtes, SirĂšnes)
Francis Poulenc : Concerto pour orgue
Thierry Escaich : Baroque song (2007)

Conférence préliminaire les 11 novembre à 19h, 12 novembre à 16h
Salle Jean Vilar – entrĂ©e gratuite sous rĂ©serve de places libres

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/jeux-d-orgue-11-12-nov

 

 

 

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LILLE, Auditorium Nouveau SiĂšcleboutonreservation
Jeudi 23 novembre 2017, 20h
Vendredi 24 novembre 2017, 20h
Orchestre national de Lille
Alexandre Bloch, direction
Olivier Latry, orgue

En couplage :
Tanguy
Concerto pour orgue et orchestre
Messiaen
Les Offrandes oubliées

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_17-18/concert/grandes-orgues/

 

 

AVIGNON, Palais des papes. De Caelis ressuscite les musiques de la Grande Chapelle

de-caelis-laurence-brisset-alienor-d-aquitaine-582AVIGNON, De Caelis : Douce Playsance, dimanche 12 novembre 2017, 17h. Depuis 1998, l’ensemble de voix de femmes a cappella, soit 5 solistes dĂ©fendent, explorent, cisĂšlent le riche rĂ©pertoire du chant mĂ©diĂ©val, n’écartant pas aussi d’audacieuses et mĂ©morables mises en dialogue avec l’écriture contemporaine (dont celle rĂ©cemment de Zad Moultaka. cf leur disque Ă©vĂ©nement, Ă©lu CLIC de CLASSIQUENEWS : « Gemme »). Dans l’écrin de la Grande Chapelle du Palais des Papes en Avignon, ce dimanche 12 novembre 2017, De Caelis portĂ© par la fondatrice de l’ensemble, Laurence Brisset, interprĂšte le programme « Douce Playsance », soit Musique profane fin XIVĂšme siĂšcle / dĂ©but XVĂšme siĂšcle pour
Cinq voix de femmes a capella. Les chanteuses interrogent les sources disponibles, rĂ©alisent le chant selon la connaissance des traitĂ©s : il en rĂ©sulte un travail d’une rare vĂ©ritĂ© expressive, autant musicale que poĂ©tique, qui s’appuie sur le raffinement des voix unies ; souci du timbre, restitution mesurĂ©e de l’ornementation, libertĂ© de l’improvisation aussi
 Tout concourt Ă  la plĂ©nitude et Ă  l’ivresse sonore que produit le chant contrapuntique, auquel se joint le clavicytherium de Julien Ferrando.

 

 

CD événement. De Caelis : 5 sirÚnes enchanteresses ouvrent le Livre des 2 Aliénor

 

 

La tessiture des voix de femmes y est utilisée dans une grande étendue, des graves profonds de la voix de poitrine aux aigus brillants de voix naturellement hautes et légÚres. La qualité et la complémentarité des timbres donnent un nouvel éclairage à ce répertoire.
Le geste de De Caelis sait aussi se renouveler grĂące Ă  un questionnement permanent sur le sens des textes, leur portĂ©e onirique suscitant en Ă©cho, des commandes passĂ©es aux compositeurs de notre temps. C’est le cas derniĂšrement de leur nouveau cd paru en avril 2017 :  Le livre d’AliĂ©nor, fruit d’une rĂ©sidence fĂ©conde Ă  Fontevraud, oĂč les figures historiques des deux AliĂ©nor de Fontevraud ainsi que le premier troubadour avĂ©rĂ©, soit leur parent Guillaume d’Aquitaine, ont inspirĂ© un remarquable recueil sonore et aussi une somptueuse page Ă©crite alors en crĂ©ation mondiale par Philippe Hersant (« la Chanson de Guillaume ») : LIRE notre prĂ©sentation et critique complĂšte du cd Le Livre d’AliĂ©nor par De Caelis

Au Palais des Papes, le concert des 5 solistes de De Caelis devraient exprimer toutes les nuances vocales de la ferveur mĂ©diĂ©vale, de surcroĂźt dans un Ă©crin patrimonial des plus inspirants, car la Grande Chapelle date de la mĂȘme pĂ©riode que les musiques que chantera De Caelis : l’accord musique et patrimoine jouera totalement sa partition. Concert Ă©vĂ©nement.

 

 

 

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AVIGNON
Festival Musique Baroque en Avignon – saison 2017 – 2018

Douce Playsance
Musique profane fin XIVÚme siÚcle / début XVÚme siÚcle

Dimanche 12 novembre 2017 Ă  17hboutonreservation
Palais des Papes – Grande Chapelle – RĂ©servez votre place

ENSEMBLE DE CÆLIS
ensemble féminin a capella

Laurence Brisset / direction artistique, chant, organetto
Estelle Nadau – Caroline Tarrit
Eugénie De Mey / chant
Julien Ferrando /, clavicytherium

 

 

CLASSIQUENEWS, la RADIO
 INTERVALLES, le magazine audio par Pedro Octavio Diaz. ARS MINERVA

CLIC_macaron_2014

INTERVALLES, le mag audio par Pedro Octavio Diaz. CLASSIQUENEWS inaugure sa radio et ses contenus audios exclusifs. Notre rĂ©dacteur Pedro Octavio Diaz inaugure la rubrique INTERVALLES, conversations libres ou Ă©ditos Ă  voce cola qui interrogent une question d’actualitĂ©, questionnent un geste artistique, s’intĂ©ressent aux missions et aux rĂ©alisations d’institutions encore mĂ©connues. DĂ©frichement, exploration, enquĂȘtes aussi, INTERVALLES se dĂ©place lĂ  ou la culture vivante s’accomplit


 

 

 

INTERVALLES, le magazine audio de classiquenews par Pedro Octavio DIAZ

Magazine 2 : missions et chantiers de la compagnie lyrique ARS MINERVA Ă  San Francisco (USA)

 

 

venise seicento Santa_Maria_della_Salute_in_Venice_001L’OPERA VENITIEN DU SEICENTO A SAN FRANCISCO… Ce 8 novembre 2017, Pedro Octavio DIAZ interroge les missions d’ARS MINERVA, institution de San Francisco (USA / fondĂ©e en 2013) dĂ©diĂ©e au dĂ©frichement lyrique… “Bringing forgotten music back to life” … ou mot Ă  mot, ramener Ă  la vie, la musique oubliĂ©e, entendez les chefs d’oeuvres oubliĂ©s et mis au placard qui attendent leur juste rĂ©surrection… ARS MINERVA à San Francisco fait battre le cƓur des pionniers europĂ©ens passionnĂ©s d’opĂ©ras et actuellement de musique baroque. Car l’institution amĂ©ricaine s’engage dans l’exhumation d’ouvrages mĂ©connus du thĂ©Ăątre baroque italien. En particulier, notre rĂ©dacteur Pedro Octavio DIAZ souligne le travail accompli en faveur de l’opĂ©ra vĂ©nitien du XVIIĂš Ă  San Francisco… INTERVALLES 2 – durĂ©e : 10mn42. CĂ©line Ricci, mezzo française a crĂ©Ă© la maison d’opĂ©ra californienne soucieuse de faire connaĂźtre le thĂ©Ăątre lyrique baroque, tout en favorisant la formation des jeunes professionnels : dĂ©corateurs, jeunes chanteurs et instrumentistes… En 2018 / 2019, la compagnie lyrique ARS MINERVA ambitionne la recrĂ©ation d’un nouveau spectacle inspirĂ© par le mythe d’AndromĂšde, Ă  travers les divers opĂ©ras qui ont Ă©tĂ© inspirĂ©s par cette figure antique (prĂ©cisĂ©ment les ouvrages de Ziani et Vivaldi). La production devrait prendre place au Lick Observatory. Sur le thĂšme gĂ©nĂ©rique de la musique des SphĂšres, le spectacle fusionne conception baroque des drames antiques et nouvelles approches scientifiques de l’astronomie moderne… d’oĂč le choix du lieu d’accueil de cette production passionnante.

 

 

 

 

 

 

ARS MINERVA opera classiquenews eae45e_728783573973d529e01fb77c3b1085e1RICCI celineLa Compagnie amĂ©ricaine “Ars Minerva” de San Francisco (dir. CĂ©line Ricci) est une compagnie lyrique qui a 3 ans : elle a rĂ©ussi Ă  recrĂ©er 3 raretĂ©s de l’opĂ©ra baroque VĂ©nitien (Cleopatra de Daniele da Castrovillari / Venise Carnaval 1662 – recrĂ©ation de 2015), Les Amazones dans les Ăźles fortunĂ©es (Pallavicino, 1679 – recrĂ©ation de 2016),  La CircĂ©, opĂ©ra vĂ©nitien composĂ© par Pietro Andrea Ziani en 1665… chantier de l’Ă©tĂ© 2017. L’initiative a le mĂ©rite de la durĂ©e dans un pays qui ne bĂ©nĂ©ficie pas de subventions publiques et oĂč le goĂ»t pour la culture et la musique baroque demeure exceptionnel. Y compris parmi les mĂ©cĂšnes et sponsors potentiels. DĂ©frichement, engagement, recherche… PrĂ©sentation d’une institution mĂ©connue exemplaire… ECOUTEZ LE PODCAST AUDIO : Ars Minerva par Pedro Octavio Diaz

 

 

La Circe

 

 

 La Circé, opéra vénitien composé par Pietro Andrea Ziani en 1665, recréé en 2017 par Ars Minerva

 

 

 

GRAND ENTRETIEN avec le Duo Intermezzo
 à propos du cd Invitación (Klarthe records)

Klarthe invitacion duo intermezzo cd klarthe critique compte rendu classiquenews clic de classiquenews octobre 2017 kla048couv_lowCLIC_macaron_2014GRAND ENTRETIEN avec le Duo Intermezzo
 A l’occasion de la sortie chez KLARTHE records, de leur nouvel album mĂ©tissĂ©, Ă©picĂ©, vrai parcours chaloupĂ© selon les rythmes latins, « INVITACIÓN » (cd Ă©lu «  CLIC de CLASSIQUENEWS » d’octobre 2017), le Duo Intermezzo (Marielle Gars, piano / SĂ©bastien Authemayou, bandonĂ©on) explique les secrets d’une association Ă  deux voix instrumentales dont le charme et la sĂ©duction opĂšrent sans limites tout au long des partitions qui invitent au voyage sous les Tropiques (entre autres), et qui sont aussi des transcriptions rĂ©alisĂ©es par les interprĂštes aux-mĂȘmes. Piano aristocratique et de tradition savante, d’un cĂŽtĂ© ; bandonĂ©on, emblĂšme de la culture populaire argentine de l’autre : quelles sont les diffĂ©rences et les caractĂšres distincts qui complĂ©mentaires ici, s’avĂšrent des plus sĂ©duisants ? 
 Grand entretien pour classiquenews.com

 

 

 

 

DUO-INTERMEZZO_0JB2876©Jean-Baptiste-Millot

 

 

 

 

CLASSIQUENEWS.COM : Qu’apporte sur le plan de la caractĂ©risation sonore l’association des timbres piano et bandonĂ©on ?

DUO INTERMEZZO : Plusieurs axes se dĂ©gagent aisĂ©ment quant au caractĂšre sonore spĂ©cifique que dĂ©ploie l’association de nos deux instruments. Tout d’abord, il convient de distinguer les points communs et les diffĂ©rences des deux instruments pour mieux apprĂ©hender l’identitĂ© sonore globale.

Leurs points communs : Le bandonĂ©on et le piano sont deux instruments polyphoniques qui se suffisent tant leurs aptitudes et leurs possibilitĂ©s musicales sont d’une richesse incroyable. Ils bĂ©nĂ©ficient tous deux d’une trĂšs large palette sonore pouvant tour Ă  tour faire valoir une trĂšs grande puissance tout comme une Ă©tonnante douceur.

Leurs diffĂ©rences : L’un est l’ambassadeur de toute une culture europĂ©enne classique et l’autre est le reprĂ©sentant de la culture populaire argentine Ă  travers le monde. Le piano est un instrument Ă  clavier percussif, et le bandonĂ©on un instrument Ă  clavier mais surtout Ă  vent, grĂące Ă  son soufflet qui alimente toute une panoplie d’anches libres.
Cette derniĂšre diffĂ©rence est assurĂ©ment la clĂ© de voĂ»te de la caractĂ©risation sonore de ce duo car nous avons la possibilitĂ© de jouer sur une confrontation ou une association rythmique, dynamique ou mĂ©lodique, le timbre du bandonĂ©on pouvant parfois se rapprocher de celui d’une voix, d’un instrument Ă  cordes ou Ă  vent. De plus, comme il possĂšde deux claviers et un ambitus assez Ă©tendu pour sa petite taille, il nous permet de jouer sur bien des registres (accompagnement, harmonie, soutien rythmique, rĂŽle mĂ©lodique, soliste…). Bien sĂ»r, le piano aussi peut Ă©galement satisfaire aux points mentionnĂ©s ci-dessus, mais il faut bien admettre que le bandonĂ©on se caractĂ©rise aussi par sa force mĂ©lodique incontestable ; un legato chantant ; un jeu qui peut lui confĂ©rer un rĂŽle Ă©motionnel extrĂȘmement important.

Une diversitĂ© de timbres et d’harmoniques se dĂ©gage alors de cette association entre l’aristocratique piano et le bandonĂ©on populaire qui vise Ă  briser les frontiĂšres Ă©tablies entre monde classique, monde du jazz, des musiques populaires et improvisĂ©es.
Ainsi, ce duo peut selon les modes de jeu, se dĂ©finir comme une Ă©pure musicale avec l’idĂ©e de ramener le discours musical Ă  l’essentiel, Ă  son expression la plus pure et dans le plus grand respect des Ɠuvres originales. Dans d’autres cas, la puissance des deux instruments et leur richesse harmonique permettent de prĂ©senter des arrangements trĂšs robustes et vigoureux laissant parfois penser que d’autres instruments se sont joints Ă  eux!

 

 

 

 

 

CNC : Sur quels critĂšres avez vous choisi les morceaux de votre album InvitaciĂłn ?

DI : Dans un premier temps, ce nouveau projet discographique est nĂ© de l’envie d’Ă©largir notre rĂ©pertoire Ă  d’autres pays d’AmĂ©rique latine et d’autres univers que celui de l’Argentine et du tango qui nous est si cher et que nous aimons tout particuliĂšrement. Nous souhaitions alors ouvrir notre proposition artistique Ă  de nouveaux genres et esthĂ©tiques afin d’Ă©laborer un rĂ©pertoire sans frontiĂšres comme un point de confluence oĂč se rejoignent le jazz, la musique classique, les musiques du monde, les musiques improvisĂ©es…
De plus, les musiques latines qui puisent leurs origines et leurs racines dans un fabuleux melting-pot afro-europĂ©en, laissent apparaĂźtre une belle notion de fraternitĂ© et d’ouverture: entre une samba choro, une bossa nova, une danse cubaine ou un tango il n’y a qu’un pas! Etablir un lien et des passerelles entre ces musiques Ă©tait donc Ă©vident. Il y a en effet chez tous les compositeurs reprĂ©sentĂ©s sur ce disque le mĂȘme dĂ©sir et le mĂȘme raisonnement artistique: fonder le discours musical sur des Ă©lĂ©ments rythmiques, harmoniques et mĂ©lodiques populaires pour les transcender et les revisiter Ă  la maniĂšre d’un mets ou d’un plat traditionnel populaire que l’on pourrait ensuite retrouver au menu d’un grand restaurant gastronomique Ă©toilĂ©. Notre souhait Ă©tait donc de pouvoir reprĂ©senter ces compositeurs qui ont su avec gĂ©nie fusionner des styles, des paramĂštres populaires, des Ă©lĂ©ments savants pour renouveler et faire Ă©voluer l’Ă©criture musicale.
Le choix des Ɠuvres s’est alors fait selon des critĂšres esthĂ©tiques, de plaisir, d’histoires personnelles, Ă  l’image de petites madeleines qui reprĂ©sentent des passages de nos vies, des rencontres musicales, des souvenirs… mais aussi de trĂšs belles dĂ©couvertes comme celles des Danses Cubaines de Cervantes. Quatre grandes nations latines se sont alors imposĂ©es comme fondatrices de ce projet: l’Argentine, le BrĂ©sil, Cuba et le Mexique.

 

 

 

 

 

CNC : Quel voyage musical l’auditeur rĂ©alise grĂące Ă  cette succession de piĂšces ?

DI : Nous espĂ©rons que l’idĂ©e d’une Ă©vasion gĂ©ographique d’un pays Ă  l’autre, d’une Ă©motion Ă  l’autre, d’un univers Ă  l’autre, d’un monde Ă  l’autre, s’impose Ă  l’Ă©coute de cet enregistrement laissant ainsi apparaĂźtre la prodigieuse force universelle de la musique.

Par nos instruments, nos parcours musicaux et artistiques diffĂ©rents mais complĂ©mentaires, nous avons voulu ouvrir les frontiĂšres, les barriĂšres pour que seule l’Ă©coute de LA musique soit mise en avant en dehors de tous prĂ©jugĂ©s et de toutes stigmatisations. Une fois toutes les barriĂšres franchies, on se rend trĂšs vite compte que le jazz n’est pas si loin des musiques du monde, elles-mĂȘmes Ă  la fois largement inspirĂ©es d’un certain classicisme europĂ©en tout en restant trĂšs ouvertes Ă  l’improvisation et Ă  la tradition orale.

De plus, chacun de nous porte en lui quelque chose qui le rend tout particuliĂšrement sensible aux musiques latines tant elles sont d’une richesse culturelle incomparable. Car depuis des siĂšcles, depuis la dĂ©couverte des AmĂ©riques, depuis leurs colonisations, depuis les abondantes vagues d’immigrations du dĂ©but du XXĂšme siĂšcle, de trĂšs nombreuses histoires nous lient Ă  jamais Ă  ce continent qu’elles soient tristes, gaies, subies ou souhaitĂ©es.
Par ce voyage musical, nous avons voulu suivre les traces du noble chemin tracĂ© par Piazzolla et son idĂ©e de la musique: une musique qui parle au plus grand nombre entre musique classique, jazz, musiques improvisĂ©es et world musique. Piazzolla ne disait-il pas que la musique est l’art le plus direct: “il entre par l’oreille et va directement au cƓur”?
Et pour rajouter un intĂ©rĂȘt technologique Ă  ce voyage latin, nous le terminons dans la troisiĂšme dimension en proposant Ă  l’auditeur des bonus mixĂ©s en son binaural 3D! Sur une proposition exaltante de FrĂ©dĂ©ric Finand (Studio Oreilles DĂ©licates) qui signe la prise de son, le mixage et le mastering de cet album, le voyage se conclut au cƓur mĂȘme du son. En effet, la captation et le mixage binaural sont des procĂ©dĂ©s techniques qui permettent de recrĂ©er la sensation naturelle de l’espace. Alors Ă  vos casques pour un dĂ©paysement sonore garanti!

 

 

 

 

 

CNC : Dans l’exercice de la transcription, quels sont les dĂ©fis les plus redoutables ?

DI : Il est Ă©vident que l’exercice de la transcription prĂ©sente de nombreux dĂ©fis Ă  relever et s’apparente Ă  un travail d’Ă©quilibriste, toujours sur le fil, au-dessus du prĂ©cipice entre respect du texte original et crĂ©ation d’une version personnelle nouvelle.

Si le respect des Ɠuvres est essentiel, il est Ă©galement primordial de savoir et pouvoir adapter le discours originel du compositeur Ă  l’instrumentation choisie. En d’autres termes, il faut savoir utiliser les points forts des instruments et les mettre en valeur. Il faut donc connaĂźtre les limites des instruments utilisĂ©s afin de ne pas dĂ©naturer les propos initiaux.

Dans une transcription, ou dans un arrangement, un instrument ne peut jamais remplacer un autre en totalitĂ© pour des raisons d’Ă©quilibre sonore, de volume, de dynamique, de timbres…
Par exemple, une partie initialement Ă©crite pour violon ou violoncelle ne peut en aucun cas ĂȘtre transcrite Ă  l’identique au bandonĂ©on, quelques amĂ©nagements sont toujours nĂ©cessaires en raison des diffĂ©rences inhĂ©rentes aux instruments: mode de jeu, technique instrumentale, tessiture, puissance, limites techniques… Il y a donc souvent des choix Ă  faire pour favoriser une homogĂ©nĂ©itĂ© globale plutĂŽt que le respect absolu d’un dĂ©tail du texte d’origine.
La principale difficultĂ© est donc de pouvoir se projeter dans une vision globale et d’ensemble de la transcription ou de l’arrangement en acceptant de modifier certains Ă©lĂ©ments au bĂ©nĂ©fice d’une architecture gĂ©nĂ©rale assumĂ©e et pertinente. Ce dĂ©fi est bien entendu valable quels que soient le style, l’esthĂ©tique et l’instrumentation.

Par ailleurs, l’autre dĂ©fi Ă  relever dans ce projet Ă©tait de taille. En effet, Ă  l’exception des Ɠuvres de Piazzolla, c’est la premiĂšre fois que toutes les Ɠuvres prĂ©sentĂ©es sur ce disque sont jouĂ©es et enregistrĂ©es au bandonĂ©on. Il faut alors s’interroger, se remettre en question sur l’utilisation de l’instrument dans la transcription, son rĂŽle, alors mĂȘme qu’il n’a jamais jouĂ© ce rĂ©pertoire. Tout est alors une question de dosage, d’utilisation parcimonieuse, de rĂ©flexion… Une histoire de gastronomie ou d’alchimie musicale en quelque sorte! Comme dans la rĂ©alisation d’un mets, les Ă©pices, les condiments, les ingrĂ©dients, les aromates doivent ĂȘtre savamment Ă©quilibrĂ©s pour qu’ils puissent se sublimer les uns les autres et qu’aucun d’entre eux ne prenne le dessus.
Le travail de transcription ou d’arrangement peut aussi s’apparenter Ă  celui d’un traducteur littĂ©raire. Les propos de l’auteur doivent ĂȘtre respectĂ©s mais selon la langue utilisĂ©e, les tournures de phrases, la syntaxe, la ponctuation seront modifiĂ©es pour obtenir le meilleur rendu possible. Il en va alors de mĂȘme pour le travail de transcription qui a Ă©tĂ© le nĂŽtre.

 

Propos recueillis en novembre 2017.

 

 

 

Entretien rĂ©alisĂ© Ă  l’occasion de la sortie du cd INVITACIÓN par le Duo Intermezzo, piano / BandonĂ©on, Ă©ditĂ© en octobre 2017 par Klarthe records, cd Ă©lu « CLIC de CLASSIQUENEWS » d’octobre 2017.

 

Klarthe invitacion duo intermezzo cd klarthe critique compte rendu classiquenews clic de classiquenews octobre 2017 kla048couv_lowCD Ă©vĂ©nement, annonce. INTERMEZZO
 UN DUO TRÉPIDANT (1 cd Klarthe records). VoilĂ  une claire dĂ©monstration et si vivante, que l’énergie simple, franche du populaire a inspirĂ© la musique dite sĂ©rieuse ou savante. Ici on casse les frontiĂšres et efface les Ă©tiquettes, les catĂ©gories comme les prĂ©conçus ; la hiĂ©rarchie des genres vole en Ă©clats et la libre circulation des inspirations cultive un entrain jamais relĂąchĂ©. Citant Glinka, Moussorgski puis Liszt, Sibelius ou De Falla et Granados
 les interprĂštes de la prĂ©sente « invitation / invitacĂ­on » traversent l’ocĂ©an, se la jouent « transatlantique » : ils atteignent les rives enchantĂ©es, enivrĂ©es des AmĂ©riques, en particulier Villa-Lobos au BrĂ©sil, Ginastera et Piazolla en Argentine
 En explorant et analysant les idiomes musicaux propres au folklore d’AmĂ©rique Latine, les deux musiciens Marielle Gars (piano) et surtout le bandonĂ©oniste SĂ©bastien Authemayou, au timbre chaud et fruitĂ©, ressuscitent le feu dansant… En lire +

 

 

 

Approfondir :

Duo Intermezzo – Klarthe Records
www.klarthe.com
www.duointermezzo.com

 

 

duo-intermezzo-cd-invitacion-presentation-entretien-critique-par-classiquenews-clic-de-classiquenews-octobre-et-novembre-2017

SAO PAULO. Bruno Procopio joue les Italiens Ă  Paris

procopio-bruno-portrait-vignette-verticale--maestro-skyscraper-sept-dec-16SAO PAULO (BrĂ©sil). Concerts du chef Bruno Procopio, les 23, 24, 25 novembre 2017. Maestro transatlantique : entre la France et le BrĂ©sil, le chef Bruno Procopio poursuit son Ă©popĂ©e musicale entre les deux rives de l’Atlantique. Pour 3 dates, le maestro joue la sublime Symphonie de Cherubini (aprĂšs avoir dirigĂ© au BrĂ©sil, avec l’Orchestre Symphonique du BrĂ©sil, Ă  Rio, celles de MĂ©hul et de Gossec). Mais aussi plusieurs airs d’opĂ©ras qui confirmeront les affinitĂ©s du jeune chef avec le drame lyrique. AprĂšs la fougue nerveuse et guerriĂšre de ces derniers (MĂ©hul et Gossec), voici l’élĂ©gance classique que sait cultiver l’immense Cherubini. Bruno Procopio sait comme peu de chefs d’orchestre, transmettre aux orchestres modernes, les milles subtilitĂ©s du jeu instrumental s’agissant des oeuvres baroques (il l’a montrĂ© en crĂ©ant Rameau au VĂ©nĂ©zuela et Ă  Rio), comme des partitions de cette fin du XVIIIĂš oĂč se mĂȘlent diverses esthĂ©tiques, hĂ©ritage des LumiĂšres, entre baroque tardif, classicisme et dĂ©jĂ  prĂ©romantisme dans le sillon tracĂ© par Gluck. A Sao Paulo, le chef Ă  la direction puissante, nerveuse, dĂ©taillĂ©e dĂ©fend un programme intitulĂ© Les Italiens Ă  Paris, avec l’Orquestra SinfĂŽnica do Estado de SĂŁo Paulo. Au programme, un cycle de 6 oeuvres signĂ©es par d’illustres compositeurs italiens invitĂ©s Ă  Paris pour y dĂ©montrer leur maestria, dans le genre symphonique et lyrique.

Piccinni : auteur d'Atys en 1780 pour Paris et VersaillesY rayonne entre autres, la maniĂšre europĂ©enne, nerveuse, contrastĂ©e, palpitante des Napolitains Ă  Paris, Sacchini (dont Bruno Procopio a dirigĂ© Ă  Rio, Salla Cecilia Meireles, l’admirable opĂ©ra Renaud), et Piccinni : chacun y recycle avec une virtuositĂ© accomplie, ce goĂ»t pour la lyre frĂ©nĂ©tique, radicale, souvent exacerbĂ©e des passions de l’Ăąme. Tout Ă  fait en Ă©cho avec la tension de l’époque, celle des annĂ©es 1780, qui mĂšnent Ă  la chute de la monarchie et Ă  la RĂ©volution française. 3 dates Ă©vĂ©nements qui diffusent en terre brĂ©silienne, l’élĂ©gance et la virtuositĂ© de la musique classique française, quelques annĂ©es avant la tempĂȘte rĂ©volutionnaire. (Portrait de Piccinni, ci dessus)

 

 

 

Jeudi 23 novembre 2017
Vendredi 24 novembre 2017
Samedi 25 novembre 2017
Sala São Paulo – São Paulo

RESERVEZ VOTRE PLACE 

Orquestra SinfĂŽnica do Estado de SĂŁo Paulo
‹Bruno Procopio, direction musicale

 

 

Programme :

 

Luigi Cherubini – MĂ©dĂ©e (ouverture)
Niccolo Piccinni – Didon (RĂ©cit et air de Didon « Non, ce n’est plus pour moi
 HĂ©las, pour nous
 »)
Judith Van Wanroij, soprano

JosĂ© MaurĂ­cio Nunes Garcia – Zemira (Abertura / ouverture)
Antonio Sacchini – Renaud (Évolution pour les Amazones et les Circassiens
– Air d’Armide : « Barbare Amour !
 »)
Judith Van Wanroij, soprano

Antonio Salieri – Les Danaïdes
(Ouverture – RĂ©cit et air d’Hypermnestre « OĂč suis-je ?
 PĂšre barbare
 » – Air de danse – Pantomime – RĂ©cit et air d’Hypermnestre « OĂč suis-je ?
 Foudre cĂ©leste
 »)
Judith Van Wanroij, soprano

Luigi Cherubini – Symphonie en rĂ© majeur (extraits)
Largo – Larghetto cantabile – Menuetto (Allegro non tanto). Trio – Finale (Allegro assai)

 

 

 

sao paulo concert maestro bruno procopio novembre 2017 CHERUBINI symphonie 1780 recreation presentation classiquenewsCapa

 

 

 

RĂ©servations :boutonreservation
SALA SAO PAOLO / OSESP
http://www.osesp.art.br/concertoseingressos/programacao.aspx?PreserveState=0&ano=2017&mes=11&dia=23

+ d’infos :
http://www.cmbv.fr/events/les-italiens-a-paris/

 

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APPROFONDIR

 

 

procopio-bruno-maestro-concert-orchestre-national-des-pays-de-la-loire-maestro-rameau-gossec-

 

 

 

Antonio Sacchini, vainqueur lyriques VersaillesENTRETIEN avec BRUNO PROCOPIO : JOUER CHERUBINI, SACCHINI, PICCINNI Ă  SAO PAULO
 les Italiens Ă  Paris, concert Ă©vĂ©nement Ă  SAO PAULO en novembre 2017.  Jamais la culture française baroque et classique ne s’est autant mieux exportĂ©e sur le continent amĂ©ricain que sous l’impulsion du chef Bruno Procopio, un maestro transatlantique que la double identitĂ© culturelle et la passion cultivĂ©e sur les deux rives de l’Atlantique, font rayonner de Paris Ă  Rio et jusqu’à Sao Paulo. A l’occasion des 3 concerts Ă©vĂ©nements qui soulignent la vitalitĂ© artistique et musicale Ă  la Cour de Louis XVI et Marie-Antoinette, quelques annĂ©es avant la RĂ©volution, Bruno Procopio prĂ©cise ce qui fait la valeur du programme prĂ©senté  en particulier la Symphonie de Cherubini, unique partition symphonique du compositeur, Ă©crite en 1815, et qui Ă  l’époque du premier romantisme français, synthĂ©tise toutes les possibilitĂ©s expressives empruntĂ©es Ă  l’opĂ©ra, tout en intĂ©grant les derniĂšres techniques d’archet, encore rĂ©cemment acquises. Entretien pour CLASSIQUENEWS. Portrait de Sacchini (ci dessus)

 

 

 

CLASSIQUENEWS : ComparĂ© aux programmes habituels dĂ©diĂ©s Ă  Haydn, Mozart et Beethoven, et qui sont devenus le pain quotidien des orchestres symphoniques, qu’apporte concrĂštement ce programme qui met ainsi l’accent sur « les italiens des annĂ©es 1780 et au-delĂ  » ?

 

BRUNO PROCOPIO : Tout au long du XX siĂšcle, la musique allemande a toujours Ă©tĂ© la rĂ©fĂ©rence, surtout s’agissant de musique symphonique.

Pourtant la musique qui a le plus voyagĂ©, a Ă©tĂ© la musique italienne ; Beethoven et Mozart n’ont pas Ă©tĂ© trĂšs rĂ©pandus au sud de l’Europe. Mozart Ă©tait trĂšs connu comme enfant prodige mais ses opĂ©ras n’ont pas trouvĂ© leur public dans les grands thĂ©Ăątres d’Italie et de France. Tous les compositeurs de ce programme avec l’Orchestre Symphonique de SĂŁo Paulo (OSESP), sont des vĂ©ritables vedettes de leur temps. Salieri a composĂ© une cinquantaine d’opĂ©ras et a Ă©tĂ© professeur de composition de Beethoven, Schubert, Moscheles, Hummel, Liszt, jusqu’à Meyerbeer.

 

 

 

CNC : Pouvez-vous nous présenter les caractÚres de chacun : Cherubini, Piccini, Sacchini et Salieri ? 

 

Tous les compositeurs de ce programme ont Ă©tĂ© de grands compositeurs d’opĂ©ras. Une nouvelle musique se crĂ©e en Italie, un style oĂč les prouesses vocales demeurent essentielles ; le dĂ©veloppement du texte, du drame, se rĂ©alise dans les rĂ©citatifs, les airs Ă©taient composĂ©es avec peu de texte pour laisser libre cour Ă  la virtuositĂ© (les vocalises). NĂ©anmoins en France, la mode dictait encore d’autres paradigmes : le texte restait la source principal du discours musical. La dĂ©clamation du texte, une tradition depuis Lully, reste la norme. Les chanteurs-acteurs devaient Ă©mouvoir grĂące Ă  la qualitĂ© de leur dĂ©clamation. En juxtaposition Ă  ce drame, il existe encore Ă  la fin du 18Ăšme Ă  Paris, les Suites de danses insĂ©rĂ©es dans l’opĂ©ra. On peut repĂ©rer ainsi la qualitĂ© des compositeurs Ă  se mĂ©tamorphoser en compositeur parisiens ; ils ont pu crĂ©er une musique de style français, tout en gardant leur ouverture spectaculaires et leur sens viscĂ©ral de la mĂ©lodie.

 

CHERUBINI ingres alf6_ingres_001fCherubini compose en 1815 son unique Symphonie. Une vaste Ɠuvre Ă  quatre mouvements ; on le voit lĂ  s’exprimer en toute libertĂ© en tant que compositeur italien, l’unique clin d’Ɠil Ă  la France est le Menuet (Menuetto). Cherubini utilise une multitude de mĂ©lodies, savamment disposĂ©es dans chaque mesure, tantĂŽt sur les temps forts, tantĂŽt sur les temps faibles ; s’y accomplit un vrai souci de proposer la mĂȘme cellule selon des regards diffĂ©rents. Les vents sont traitĂ©s comme dans les opĂ©ras italiens : ils ponctuent la dynamique de la musique, ne participent pas Ă  l’unisson de la mĂ©lodie des violons, comme souvent, c’est l’usage en France. Cette musique fortement inspirĂ©e du chant opĂ©ratique, doit ĂȘtre traitĂ©e avec beaucoup de flexibilitĂ©. Les coups d’archets sont inhabituels, souvent trĂšs longs et finement notĂ©s sur la partition. On voit que l’école française d’archet (François-Xavier Tourte) qui a rĂ©volutionnĂ© l’art de jouer et a posĂ© les jalons de la technique moderne, est dĂ©jĂ  assimilĂ©e et ici intĂ©grĂ©e par Cherubini dans sa Symphonie.

 

 

Ce programme a été sélectionné et réalisé grùce aux soins des équipes du Centre de Musique Baroque de Versailles, qui est un grand partenaire de mes actions en Amérique du Sud, une institution trÚs impliquée dans le rayonnement de la musique française notamment auprÚs des orchestres symphoniques.

 Propos recueillis en novembre 2017.

 

 

 

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VOIR AUSSI …. Il y a un an, en octobre 2016, Bruno Procopio tenait dĂ©jĂ  le haut de l’affiche carioca, quand il dirigeait alors Sala Cecilia Meireles Ă  Rio de Janeiro, un autre compositeur romantique, celui-lĂ  oubliĂ© Ă  torts Ă©galement, MEHUL. En dirigeant l’Ă©tonnante et passionnante Symphonie n°1 de 1805 – contemporaine de la Symphonie n°5 de Beethoven, le chef franco-brĂ©silien confirmait ses affinitĂ©s convaincantes avec un rĂ©pertoire qu’il comprend comme peu d’interprĂštes aujourd’hui, alliant prĂ©cision, tension, articulation…

 

 

LIRE aussi notre annonce complÚte du concert Méhul du 7 octobre 2016 à Rio : Symphonie n°1 par Bruno Procopio

 
CHEFS. Bruno Procopio ressuscite le gĂ©nie beethovĂ©nien de MÉHUL

 
C’était Ă  Rio de Janeiro en octobre dernier, le jeune maestro Bruno Procopio ressuscite Ă  Rio, le gĂ©nie fulgurant, impĂ©tueux, – BeethovĂ©nien, du gĂ©nial Etienne Nicolas MĂ©hul. Opportune rĂ©surrection avant le bicentenaire MĂ©hul 2017. RecrĂ©ation Ă©vĂ©nement

 

 

LIRE aussi : notre DOSSIER spécial Etienne Nicolas Méhul (1763-1817)

 

 

 

 

ORLÉANS. SCENES RUSSES par l’Orchestre Symphonique

ORLEANS-orchestre-symphonique-logo-partenaires-Annonce-web-160x600ORLEANS, Orchestre symphonique. Les 18 et 19 novembre 2017. ScĂšnes russes
 L’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans, fondĂ© en 1921, poursuit son aventure musicale unique et singuliĂšre qui a trouvĂ© son public. Peu de phalange orchestrale portant fiĂšrement le nom de leur ville d’implantation, peuvent s’enorgueillir de perpĂ©tuer une histoire artistique dans la continuitĂ©. AprĂšs tout les orchestres arborant le nom d’une ville en France, ne sont pas si nombreux tant, malgrĂ© le prestige et les bĂ©nĂ©fices multiples que cela produit, les orchestre « municipaux » demeurent exceptionnels. Il y a certes Bordeaux, Dijon, Paris, Lille, Lyon
 soit des capitales en province d’une toute autre taille. A OrlĂ©ans, revient le mĂ©rite de prolonger ainsi une tradition orchestrale qui fait le mĂ©rite de l’équipe qui en porte chaque jour le fonctionnement, qui fait l’honneur des Ă©lus prĂȘts Ă  soutenir une telle aventure: car la culture doit bien ĂȘtre une prioritĂ© nationale.

 

 

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Le premier concert de la saison 2017 – 2018 de l’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans est emblĂ©matique du nouveau cycle musical, Ă  la fois divers dans les choix de rĂ©pertoire (Concertos, piĂšces orchestrales et symphonies
) mais aussi pluriel dans les formes et dispositifs placĂ©s sous la direction du directeur artistique et musical, Marius Stieghorst, chef allemand, wagnĂ©rien passionnĂ©, ayant travaillĂ© Ă  OsnabrĂŒck et Ă  Graz, et qui est aussi une baguette lyrique articulĂ©e et vive, Ă  l’OpĂ©ra Bastille (il a dirigĂ© entre autres, Don Giovanni de Mozart par Michel Haneke, ou Le Nozze di Figaro mises en scĂšne par Giorgio Strehler). Car pour ce premier programme, l’Orchestre symphonique retrouve le Choeur symphonique du Conservatoire d’OrlĂ©ans afin de rĂ©aliser les Danses Polovtsiennes n°17 de Borodine (extrait de son opĂ©ra Prince Igor).

 

 

 

 

Concert « ScÚnes Russes »
Borodine, Arutiunian, TchaĂŻkovski

boutonreservationSamedi 18 novembre 2017, 20h30
Dimanche 19 novembre 2017, 16h
ORLEANS, Salle Touchard, ThĂ©Ăątre d’OrlĂ©ans
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.orchestre-orleans.com/concert/scenes-russes/

 

ALEXANDRE BORODINE
Prince Igor : Danse Polovtsienne n°17
avec le ChƓur Symphonique du Conservatoire d’OrlĂ©ans
Chef de ChƓur : Elisabeth RENAULT

ALEKSANDER ARUTIUNIAN
Concerto pour Trompette et Orchestre
en la bémol majeur
David GUERRIER, trompette

PYOTR ILYICH TCHAÏKOVSKY
Symphonie n°4, op.36, en fa mineur

ORCHESTRE SYMPHONIQUE D’ORLÉANS
Marius STIEGHORST, direction

 

 

Présentation des oeuvres :

 

 

BorodineD’abord, les Danses polovtsiennes par l’ambition des effectifs requis et la puissance mĂ©lodique comme l’impĂ©tuositĂ© de l’orchestration sont un sommet spectaculaire du folklore russe Ă  la fois raffinĂ© et flamboyant, « d’une sensualitĂ© Ăąpre, sauvage, et d’une rare virtuositĂ© orchestrale ». Elles furent crĂ©Ă©es Ă  Saint-PĂ©tersbourg, en version de concert, le 27 fĂ©vrier 1879, sous la direction de Rimski-Korsakov.

Puis invitant le soliste français David Guerrier, – virtuose surprenant qui maĂźtrise aussi bien la trompette que le cor, l’Orchestre orlĂ©anais joue le Concerto pour trompette de l’armĂ©nien Aleksander Arutiunian (1950), une autre partition qui montre combien les compositeurs dits « savants » se sont emparĂ©s des mĂ©lodies traditionnelles pour enrichir leur propre partitions. Le Concerto en la bĂ©mol majeur est sa sixiĂšme « grande » composition.

 

 

tchaikovski Pyotr+Ilyich+Tchaikovsky-1En seconde partie, les instrumentistes abordent l’un des sommets symphoniques de Piotr Illiytch Tchaikovski, sa 4Ăšme Symphonie. CrĂ©Ă©e le 10 fĂ©vrier 1878 Ă  Moscou, sous la direction de NikolaĂŻ Rubinstein, la 4Ăš est composĂ©e quand l’auteur dĂ©bute une riche correspondance avec sa bienfaitrice et protectrice la comtesse Nadejda von Meck ; c’est elle qui totalement convaincue par l’écriture de Piotr Illiytch, a financĂ© nombre de ses projets et chantiers musicaux. L’opus est dĂ©diĂ© « À ma meilleure amie », et le compositeur de poursuivre : « Vous y trouverez des Ă©chos de vos idĂ©es et de vos sentiments les plus profonds » (lettre de mai 1877). Le compositeur y exprime la puissance obsĂ©dante d’un destin contraire (les sonneries de cuivres qui ouvrent le cycle, affirment dĂšs le dĂ©but de l’opus, la prĂ©sence du fatum, 
 telle une force hostile qui rattrape toujours l’homme, enchaĂźnant son destin vers l’incontournable dĂ©pression
).
Les trois premiers mouvements sont composĂ©s Ă  Venise (dĂ©cembre 1877), au Londra Palace – alors l’HĂŽtel Beau Rivage), qui donne sur le Grand Canal. Elle s’ouvre en fa mineur (premier mouvement : Andante sostenuto / Moderato con anima), puis se conclue en fa majeur (finale : Allegro con fuoco). D’une ivresse parfois Ă©perdue mais traversĂ©e par le sentiment de la malĂ©diction, la Symphonie de Tchaikovski est devenue dĂšs sa crĂ©ation un pilier du rĂ©pertoire symphonique russe, grĂące aussi Ă  l’élĂ©gance de son orchestration
 C’est Ă  la fois une puissante et irrĂ©sistible confession autobiographique, et aussi un jeu formel oĂč brillent contrastes et couleurs d’un orchestre somptueux et scintillant.

Les quatre mouvements sont :
1- Andante sostenuto – Moderato con anima (fa mineur)
2- Andantino en modo di canzona (ré bémol majeur)
3- Scherzo. Pizzacato ostinato. Allegro (fa majeur)
4- Finale. Allegro con fuoco (fa majeur)

  

 

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CD coffret Ă©vĂ©nement, annonce. REGINE CRESPIN : a tribute / un hommage (1927-2007) / 1950-1989 – 10 cd WARNER classics

CRESPIN-regine-coffret-10-cd-WARNER-classics-presentation-annonce-review-cd-critique-compte-rendu-par-classiquenews-cd-de-noel-2017-Regine-Crespin-Coffret-anniversaire_actu-imageCD coffret Ă©vĂ©nement, annonce. REGINE CRESPIN : a tribute / un hommage (1927-2007) / 1950-1989 – 10 cd WARNER classics. Pour ses 90 ans, et 10 ans aprĂšs sa mort (le 5 juillet 2007), Warner Classics cĂ©lĂšbre le gĂ©nie lyrique de RĂ©gine Crespin, soprano française qui fit carriĂšre simultanĂ©ment Ă  Maria Callas, comme cette derniĂšre dĂ©butant vĂ©ritablement Ă  la fin des annĂ©es 1940 et s’affirmant dans les trois dĂ©cennies qui suivent : 1950, 1960, 1970. Diva Ă  la distinction lĂ©gendaire, au timbre de diamant, capable d’articuler comme personne avant elle, « La Crespin » incarne l’apogĂ©e du style Ă©lĂ©gant, intelligible, dĂŽtĂ© d’un soprano clair et puissant, qui lui a permis de chanter, – raretĂ© mĂ©morable-, les grands rĂŽles wagnĂ©riens dont BrĂŒnnhilde, Elsa, Kundry, et les Wesendoncl lieder (en tĂ©moigne par exemple le CD2 qui concentre ses Wagner de 1961 sous la direction de Georges PrĂȘtre, chef familier de Maria Callas aussi). DouĂ©e pour l’allemand, RĂ©gine Crespin fut aux cĂŽtĂ©s de la Schwazkopf, sa rivale germanique, une MarĂ©chale tout aussi exquise et troublante dans Der Rosenkavalier de Richard Strauss (comme le rappelle Ă  juste titre le choix du visuel de couverture du coffret : y paraĂźt sa MarĂ©chale de 1964 au Met de New York).

Le coffret WARNER rassemble en une synthĂšse essentielle et incontournable, le parcours de la soprano lĂ©gendaire de 1950 Ă  
 1989, soit un large Ă©ventail de ses enregistrements, du rĂ©cital d’opĂ©ra au Lied et Ă  la mĂ©lodie, en particulier dans ses lĂ©gendaires Nuits d’étĂ© de Berlioz, interprĂ©tĂ©es avec Ernest Ansermet (1963).
Actrice nĂ©e, taillĂ©e pour incarner la noblesse et majestĂ© blessĂ©e, celle des grandes amoureuses lyriques, RĂ©gine Crespin laisse aujourd’hui pour les jeunes divas actuelles, un modĂšle de raffinement et de diction, de prĂ©cision, d’expressivitĂ© ample et affirmĂ©e aussi qui lui ont permis de chanter outre Wagner, les hĂ©roĂŻnes de Verdi dont tĂ©moigne un autre cycle incontournable contenu dans le cd 6 (airs d’opĂ©ras de Verdi, enregistrĂ© en 1963 et 1965 avec Georges PrĂȘtre). En français la diva qui incarne Carmen (avec quel style), Matilde (Guillaume Tell de Rossini), Sapho (Gounod), Marguerite (Damnation de Faust de Berlioz), surtout Didon (Les Troyens du mĂȘme Berlioz), sans omettre la nouvelle Prieure de Dialogues des CarmĂ©lites de Poulenc (1958) affirme une Ă©gale maĂźtrise altiĂšre et humaine, dĂ©chirĂ©e, incarnĂ©e, suave, aux phrasĂ©s suggestifs, dans la mĂ©lodie (Poulenc, Debussy), le lied (Schumann, Wolf
), et aussi l’opĂ©rette (La PĂ©richole
). Quelque soit les compositeurs et les hĂ©roĂŻnes abordĂ©s, RĂ©gine Crespin a marquĂ© les esprit par la puretĂ© de son timbre d’une subtilitĂ© exemplaire.

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CLIC_macaron_2014CD coffret Ă©vĂ©nement, annonce. REGINE CRESPIN : a tribute / un hommage (1927-2007) / 1950-1989 – 10 cd WARNER classics — CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2017

LE PERREUX SUR MARNE. Festival Notes d’Automne

NOTES-d-automne-2017-perreux-sur-marneLE PERREUX SUR MARNE. Festival Notes d’Automne, 13-19 novembre 2017. Un violoncelle que l’on suspend dans le vide au bord de l’eau
 PensĂ©e, ciselĂ©e par le pianiste Pascal Amoyel qui en est le directeur artistique, la 9Ăš Ă©dition du festival Notes d’Automne propose des tĂȘtes d’affiches au style dĂ©sormais bien affĂ»tĂ© et au programme prometteur : Patricia Petibon (« Parlez moi d’amour », le 13 novembre 20h30, Gd ThĂ©Ăątre du Centre des Bords de Marne : Poulenc, De Falla, Britten, Barber
, avec Susan Manoff au piano), François RenĂ© Duchable (Histoire de ma vie, Berlioz : textes du grand Hector, musiques de Beethoven, Berlioz, Schumann, Liszt, le 16 novembre, 20h30, HĂŽtel de ville), Marie-Christine Barrault (Camille Claudel, musiques de Bach, Mozrt, Debussy, Schumann, le 18 novembre, Auditorium, 11h)

Ouvert, Ă©clectique, Ă  la croisĂ©e des chemins et des disciplines, le Festival de Pascal Amoyel Ă©largit l’esprit, nourrit notre imaginaire ; il questionne la correspondance entre les arts, en programmant 4 autres rendez-vous oĂč les peintres Van Gogh, Chagall, Kandinsky, Picasso (toute la journĂ©e du 18 novembre) sont Ă©voquĂ©s en musique, sans omettre la poĂ©sie de Baudelaire (Les Fleures du Mal, le 19 novembre, 11h, HĂŽtel de ville)
 En une semaine, du lundi au dimanche suivant, du 13 au 19 novembre, Le Perreux devient capitale des arts en dialogue, avec aussi un clin d’Ɠil Ă  la transmission et au caractĂšre familial du Festival, le concert final (« Une petite histoire de la grande musique », le 19 nov Ă  15h) qui associe le pĂšre et sa fille, Pascal Amoyel au piano et Aima au violon
 Semaine enchanteresse sur les bords de Marne au Perreux.
+ d’info, rĂ©servations et informations sur le site du festival NOTES D’AUTOMNE 2017 : http://festivalnotesdautomne.fr/2017/

PARIS, Soirée #Be Classical : 11 jeunes talents à Cortot

be-classical-concetr-cortot-jeunes-talents-instruments-voix-chant-presentation-coup-de-coeur-CLASSIQUENEWS-novembre-2017PARIS, Cortot. Concert #Be Classical, vendredi 17 novembre 2017, 20h30. ROMANTISME et JEUNES TALENTS. 11 jeunes artistes, vrais tempĂ©raments prometteurs s’exposent Ă  Cortot le temps de ce rĂ©cital hors normes, tremplin idĂ©al pour favoriser l’émergence artistique et pour le public, la promesse de 
 rĂ©vĂ©lations. Le concept du programme cherche Ă  « unir les meilleurs jeunes talents europĂ©ens Ă  Paris dans l’une des salles les plus mythique pour son acoustique. » Ils ont remportĂ© des prix lors des principaux concours internationaux (Concours TchaĂŻkovski, Singapour, Tel Aviv, ARD, Reine Elisabeth, Los Angeles, Concours Bellini, Belvedere…etc), ont moins de 30 ans ; la plupart font dĂ©jĂ  une carriĂšre internationale qui leur a permis de fouler les scĂšnes les plus prestigieuses au monde et ils s’unissent pour partager avec le public parisien un concert d’OpĂ©ra et de Musique de Chambre sur le thĂšme du Romantisme !
Les 11 artistes sont rĂ©partis en un Quatuor Ă  Cordes, un Duo FlĂ»te et Harpe, une Pianiste et quatre Voix pour un programme de musique romantique. A l’affiche des airs d’opĂ©ras et des piĂšces instrumentales de Bizet, Rossini, Donizetti, Schumann, Debussy, Massenet
 Pour certains, le concert permet l’expĂ©rience de l’écoute et du travail collectif, les instrumentistes jouent avec les chanteurs, respectant leurs attentes et leur respiration (entre autres), et vice versa. L’échange, le partage est donc aussi une valeur partagĂ©e entre artistes et avec le public.

 

 

be-classical-concetr-cortot-jeunes-talents-instruments-voix-chant-presentation-coup-de-coeur-CLASSIQUENEWS-novembre-2017GRAND ENTRETIEN avec Jesse Mimeran
 En prĂ©lude au concert exceptionnel annoncĂ© ce 17 novembre 2017 Salle Cortot, oĂč pas moins de 11 jeunes talents parmi les plus prometteurs de leur gĂ©nĂ©ration se produiront, le tĂ©nor et directeur artistique de l’évĂ©nement, Jesse Mimeran, explique ses motivations, prĂ©cise les enjeux de ce rĂ©cital unique pour les jeunes musiciens
 EN LIRE +

 

 

 

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Concert exceptionnel : #BECLASSICALboutonreservation
Paris, salle Cortot
Vendredi 17 novembre 2017, 20h30
RESERVEZ VOTRE PLACE

 

 

avec :
Alexandra CONUNOVA, Violon
Raphaëlle MOREAU, Violon
Manuel VIOQUE-JUDDE, Alto
Yan LEVIONNOIS, Violoncelle
Joséphine OLECH, Flûte
AnaĂŻs GAUDEMARD, Harpe
CĂ©lia ONETO-BENSAÏD, Piano
Amélie ROBINS, Soprano
Dara SAVINOVA, Mezzo-Soprano
Jesse MIMERAN, TĂ©nor
Ivan THIRION, Baryton

 

 

+ D’INFOS :
http://www.sallecortot.com/concert/beclassical1.htm?idr=7721

CORTOT-salle-paris-582

 

 

LIRE aussi notre grand entretien avec Jesse Mimeran, ténor et directeur artistique de la soirée exceptionnelle à Cortot ce 17 novembre 2017

 

 

 

GSTAAD, New Year Music Festival : 27 dĂ©c. – 8 janvier 2018

Le NEW YEAR MUSIC FESTIVAL Ă  GSTAAD !GSTAAD, New Year Music Festival : 27 dĂ©c. – 8 janvier 2018. La Suisse sous la neige, au cƓur du Saanenland, lĂ  ou le violoniste Yehudi Menuhin a installĂ© son festival estival (depuis 60 ans, le plus intĂ©ressant des festivals suisse l’étĂ© : voir notre reportage sur l’AcadĂ©mie de direction d’orchestre de l’étĂ© 2017, immersion dans la fabrique des jeunes chefs de demain
)
 rien n’égalent la beautĂ© des paysages enneigĂ©s, le profil dessinĂ©s des sommets alpins : GSTAAD en janvier demeure une destination magique, un Ă©crin dĂ©signĂ© pour un festival de musique, lui aussi unique.
C’est le coup de coeur de CLASSIQUENEWS pour l’hiver 2018, 13 journĂ©es d’exploration et de dĂ©couverte musicale, du 27 janvier 2017 au 8 janvier 2018, une occasion de renouveler l’expĂ©rience des concerts pendant l’hiver et dans le prolongement de la fĂ©erie de NoĂ«l et des cĂ©lĂ©brations du jour de l’an.
Caroline Murat, directrice artistique a conçu la 12Ăš Ă©dition du Festival de GSTAAD 2018 (New Year Music Festival) sous le signe de l’éclectisme formel, artistique
 une invitation Ă  (re) dĂ©couvrir les paysages enchanteurs de la Suisse Ă  la fois raffinĂ©e et authentique et pour rĂ©ussir le passage Ă  l’annĂ©e nouvelle.

 

 

 

 Le NEW YEAR MUSIC FESTIVAL à GSTAAD !

 

 

 

Gstaad New Year Music Festival
du 27 décembre 2017 au 8 janvier 2018

 

 

Les 13 journĂ©es de concerts et de partage musical inaugurent ainsi l’an neuf, dans le partage, la beautĂ© de sites remarquables, l’excellence d’artistes soucieux de communion et de sincĂ©ritĂ© entre eux, dans le jeu collectif et chambriste, et aussi avec le public
 Musique de chambre principalement, et aussi rĂ©citals lyriques, ponctuĂ©s d’autres Ă©vĂ©nements dont des hommages Ă  Rostropovitch et Ă  Maria Callas, font de la station de GSTAAD et du Saanenland, pendat l’hiver, grĂące au New Year Music Festival, une destination qui ne se refuse pas. C’est mĂȘme l’évĂ©nement Ă  ne pas manquer dans l’agenda musical europĂ©en chaque hiver.

Quelques temps forts de l’édition 2018 Ă  GSTAAD :
Le 27 dĂ©cembre 2017 : ensemble YES – Young Eurasian Soloists - (qui a fait sensation lors de la prĂ©cĂ©dente Ă©dition). Le 30 dĂ©cembre, frĂ©missements et vertiges des cordes avec Sasha Rozhdestvensky, l’un des archets les plus raffinĂ©s de Russie et Christoph CroisĂ©, jeune prodige suisse du violoncelle : au programme, hommage au violoncelliste lĂ©gendaire : Mstislav Rostropovich (1927-2007) !
AprĂšs une pause pour les fĂȘtes de NoĂ«l et du Nouvel An, le 2 janvier 2018, deuxiĂšme hommage au maestro Rostro par Gautier Capuçon, violoncelliste virtuose accompagnĂ© par le pianiste JĂ©rome Ducros.
Le 6 janvier, récital du violoniste Julian Rachlin, avec Déborah Nemtanu. Le pianiste de légende Ilan Rogoff enfin clÎtura magistralement le Festival, le 8 janvier 2018.

Cette annĂ©e, le chant lyrique se dĂ©veloppe grĂące Ă  une sĂ©rie de rĂ©citals offrant une carte blanche aux solistes d’aujourd’hui. Le 3 janvier, la jeune soprano Melody Louledjian, rĂ©vĂ©lĂ©e rĂ©cemment au Grand ThĂ©Ăątre de GenĂšve dans le rĂŽle de Barbarina (Nozze di Figaro de Mozart), explore les hĂ©roĂŻnes d’Offenbach et ses contemporains tandis que le tĂ©nor verdien par excellence Marcelo Álvarez ressuscite l’ardeur et la vaillance du bel canto et de la zarzuela le 4 janvier. Puis le 6 janvier 2018, la contralto Nathalie Stutzmann chante
 et dirige avec son ensemble Orfeo 55.

Volet dĂ©sormais attendu, en partenariat avec le Concours Bellini, Gstaad accueille aussi une sĂ©rie de masterclasses qui favorise la redĂ©couverte du bel canto, celui mythique des opĂ©ras de Rossini, Bellini, Donizetti et du premier Verdi, quand les phrasĂ©s souverains et la subtilitĂ© suggestive inspirait les plus grands chanteurs romantiques
 Un Ăąge d’or incarnĂ© par les Malibran, Colbran, Pasta, 
 quad chanter signifiait articuler, murmurer, colorer sans stridence ni hurlement, agilitĂ© et nuances Ă  la clĂ©. Ressusciter ce chant d’exception est l’objectif du Concours Bellini, compĂ©tition française co fondĂ©e par le chef bellinien Marco Guidarini et Youra Simonetti (le prochain Concours Bellini aura lieu les 3 et 4 novembre 2017 Ă  VendĂŽme, sur le campus des Assurances Monceau).

A Gstaad, cet hiver, l’opĂ©ra et le chant bellinien ont trouvĂ© un lieu d’accueil non nĂ©gligeable. Place au chant avec la divine soprano Inva Mula, du 28 au 30 dĂ©cembre. La formation des Ă©lĂšves Ă  l’opĂ©ra et au Bel Canto sera assurĂ©e par la soprano Leontina Vaduva et le chef Marco Guidarini, du 3 au 8 janvier 2018. Concert de clĂŽture des masterclasses, le 7 janvier 2017 au ThĂ©Ăątre de Saanen (12h). Gstaad cet hiver organise aussi un cycle de Masterclasses dĂ©diĂ© au piano, avec Ilan Rogoff, du 5 au 8 janvier 2018.

Parmi les programmes tout aussi prometteurs associant musique et thĂ©Ăątre, ne manquez pas : Brigitte Fossey et Nicolas Celoro qui Ă©voquent l’univers intime et passionnĂ© de Chopin le 28 dĂ©cembre ; Nelson Montfort sera le chantre de Jean Ferrat le 29 dĂ©cembre, et Arielle Dombasle et Marc Bonnant feront entendre l’amour comme personne. ComplĂ©ments profitables : projections avec le CuirassĂ© Potemkine dans la version originale d’Edmund Meisel ; documentaire de MichĂšle LariviĂšre sur la partition retrouvĂ©e des Contes d’Hoffmann, l’ultime opĂ©ra d’Offenbach dont on pensait avoir dĂ©finitivement perdu la version complĂšte originale.

 

 

Le NEW YEAR MUSIC FESTIVAL Ă  GSTAAD !

 

 

Programme détaillé
du GSTAAD NEW YEAR Music Festival 2018

Mercredi 27 décembre 2017

 

17h, HĂŽtel Alpina Gstaad
Le Cuirassé Potemkine
Projection du film de Sergueï Eisenstein, en version restaurée de 2005
avec la musique originale d’Edmund Meisel. Comprend Ă©galement la
citation de Léon Trotsky censurée par Lénine et la colorisation du seul
drapeau rouge ! Version de 1925, restauration de la cinémathÚque de
Berlin.

19h Temple de Chñteau d’Oex
Concert d’ouverture
YES – Young Eurasian Soloists
Sherniyaz Mussakhan, violon et direction artistique
En collaboration avec l’Association des Orgues de Chñteau d’Oex

 

 

 

Jeudi 28 décembre 2017

 

19h HĂŽtel Ultima Gstaad
Frédéric Chopin
 des canons sous les fleurs
Texte d’aprĂšs le rĂ©cit du poĂšte Jehan Despert
Brigitte Fossey, récitante
Nicolas Celoro, piano

Frédéric Chopin
2° Scherzo en si bĂ©mol mineur op. 31 – 4° Ballade en fa mineur op. 52
Polonaise « héroïque » en la bémol majeur op. 53

« La musique de FrĂ©dĂ©ric Chopin, ce sont des canons dissimulĂ©s sous des fleurs ! » C’est ainsi que s’exprimait Robert Schumann. En parcourant la vie du compositeur, Brigitte Fossey Ă©voquera particuliĂšrement la relation de Chopin avec George Sand, leur voyage Ă  Majorque et la vie Ă  Nohant, dans la propriĂ©tĂ© campagnarde symbole du romantisme, avec des invitĂ©s tels Schumann, Liszt, Delacroix, 
 jusqu’au dernier voyage dans les Ăźles britanniques avec Jane Stirling.

 

 

 

Vendredi 29 décembre 2017

 

17h : Grande salle de ChĂąteau-d’Oex
Concert des enfants
Caroline & Friends
La pianiste Caroline Haffner entourée de ses amis musiciens propose un programme
joyeux et entrainant pour les enfants et adolescents.

19h HĂŽtel de Rougemont
Jean Ferrat que la montagne est belle
Nelson Monfort, journaliste et Ă©crivain
Auteur d’un ouvrage dĂ©diĂ© Ă  Jean Ferrat, publiĂ© aux Ă©ditions du Rocher,
Nelson Monfort va pousser le professionnalisme jusqu’à incarner ce
monstre sacré de la chanson française sur scÚne. Il propose ainsi une
causerie musicale dĂ©diĂ©e Ă  la vie de Jean Ferrat, au travers d’extraits de
ses chansons et avec force détails peu connus.

 

 

 

Samedi 30 décembre 2017

 

18h HĂŽtel Ultima Gstaad

Hommage Ă  Mstislav Rostropovitch (1927-2007) PART. 1
Sasha Rozhdestvensky, violon
Christoph Croisé, violoncelle
YES – Young Eurasian Soloists
Sherniyaz Mussakhan, violon et direction artistique
Le programme fera la part belle aux duos violon-violoncelle que chĂ©rissait tant « Slava ». Pour la petite histoire le pĂšre de Sasha Rozhdestvensky, Gennady Rozhdestvensky, chef d’orchestre de lĂ©gende considĂ©rĂ© comme « le dernier des gĂ©ants » a souvent dirigĂ© le grand violoncelliste avec lequel il Ă©tait grand ami.

 

 

 

Dimanche 31 décembre 2017

 

19h30 : Église St Joseph (St Josef Kirche), Gstaad
Concert de RĂ©veillon Concert gratuit
Beatrice Villiger
Choeur de la Gospel Academy de GenĂšve
Terry François, membre du Golden Gate Quartet et chef de Choeur
Gospel et airs de Noël

 

 

 

 

Lundi 1er janvier 2018

18h Église de Rougemont
Traditionnel concert du Nouvel An
FOLK!
Deborah Nemtanu, violon
Natacha Kudritskaya, piano
BĂ©la BartĂłk – Six danses populaires roumaines pour violon et piano
Alfred Schnittke – “Suite in the Old Style”, Maurice Ravel – Habanera
Astor Piazzolla – Milonga et Night-Club, Fazil Say – Sonata

 

 

Mardi 2 janvier 2018

17h Saanen Landhaus Theater
Conférence sur Mstislav Rostropovitch (1927-2007)
Armelle Gauffenic

19h Saanen Landhaus Theater
Hommage Ă  Mstislav Rostropovitch (1927-2007) PART. 2
Gautier Capuçon, violoncelle
JĂ©rĂŽme Ducros, piano
OEuvres écrites et dédiées au grand « Slava » de Benjamin Britten, Dmitri
Chostakovitch, Olivier Messiaen et Astor Piazzolla

 

 

Mercredi 3 janvier 2018

17h : ConfĂ©rence par les compositeurs Yves Prin et Willy Merz, au Cine-Theater de Gstaad, autour de la musique et de la parole. Laquelle prime sur l’autre? Vaste dĂ©bat…

19h Ciné-Theater de Gstaad
Les Contes d’Hoffmann DurĂ©e 1h30 environ
Film sur le manuscrit perdu puis retrouvĂ© des Contes d’Hoffmann.
Présentation par sa réalisatrice MichÚle LariviÚre.
RĂ©cital d’airs d’Offenbach et ses contemporains
Champagne et pop-corn à l’entracte
En prĂ©sence des compositeurs Yves Prin et Willy Merz qui nous ferons l’honneur d’une petite causerie avant la projection
Melody Louledjian, soprano.
Marie-CĂ©cile Berheau, piano
Francis Poulenc – Les chemins de l’Amour,
Jacques Offenbach – La Veuve du Colonel
et Sa robe frou frou frou de La Vie Parisienne,
Filippo Marchetti – Fascination,
Reynaldo Hahn – C’est sa banlieue/Ciboulette,
Jacques Offenbach – PsychĂ© pauvre imprudente/Fantasio,
Yves Prin – Trois mĂ©lodies « Cristal de vide »,
Jean WiĂ©ner – Cinq mĂ©lodies :
Le GardĂ©nia, La Rose, L’AngĂ©lique, La VĂ©ronique, La Capucine.
RenĂ© de Buxeuil – L’Âme des Roses,
Jacques Offenbach – Air de la Princesse Elsbeth : Cachons
l’ennui de mon Ăąme oppressĂ©e /Fantasio

 

 

 

Jeudi 4 janvier 2018

17h HĂŽtel de Rougemont
Callas secret legend
Thé autour de Maria Callas
Causerie avec Helena Matheopoulos, journaliste, auteur, et spĂ©cialiste d’opĂ©ra.
Biographe de rĂ©fĂ©rence sur Maria Callas qu’elle a bien connue.

19h Église de Rougemont
Opéra, zarzuela & latin favourites
Marcelo Alvarez, ténor
Kamal Khan, pianiste

 

 

Vendredi 5 janvier 2018

19h Église de Rougemont
Julian Rachlin, violon / Sarah McElravy, violon
Natalia Morozova, piano

 

Samedi 6 janvier 2018

19h Lauenen Kirche
Quelle Fiamma ! Airs d’Antonio Vivaldi
Nathalie Stutzmann, direction, contralto
Ensemble Orfeo 55
Nathalie Stutzmann & OrfĂ©o 55 nous fait l’honneur de sa prĂ©sence Ă  la fois en
tant qu’immense contralto mais Ă©galement en tant que chef ! AcclamĂ©e
partout elle vient tout juste de sortir un nouvel album « Quelle Fiamma ! Arie
antiche » chez Warner Classics / Erato, consacré aux airs anciens du
compositeur Alessandro Parisotti.

 

 

Dimanche 7 janvier 2018

12h Saanen Landhaus Theater
Concert de clîture des Masterclasses de chant, suivi d’un brunch
Invitée : Anush Hovhannisyan, soprano,
Prix du Gstaad New Year Music Festival 2016 au Concours International de Belcanto
Vincenzo Bellini
Participation des Ă©tudiants des masterclasses de chant et d’opĂ©ra
Maguelone Parigot, piano

18h Gstaad Yacht Club
Words of Love, Tout sur l’amour
Arielle Dombasle, actrice
Marc Bonnant
Lors de cette soirĂ©e exceptionnelle, Marc Bonnant dira l’amour Ă  Arielle Dombasle, en
puisant dans ses sentiments enfouis Ă  la profondeur d’un trĂ©sor et dans quelques
fragments littĂ©raires du discours amoureux. Et Ă  son tour Arielle s’en fera l’écho.

 

 

Lundi 8 janvier 2018

19h Saanen Landhaus Theater
RĂ©cital de clĂŽture
Ilan Rogoff, piano

 

 

 

 

 

 

LES 3 MASTERCLASSES DU FESTIVAL
Hotel Landhaus, Saanen

 

 

MASTERCLASSES DE CHANT
Du 28 au 30 décembre 2017
Inva Mula, soprano

 

 

MASTERCLASSES COACHING OPÉRA
Du 3 au 8 janvier 2018
Leontina Vaduva, soprano
Marco Guidarini, chef d’orchestre
En partenariat avec le Concours International de Belcanto Vincenzo Bellini

 

 

MASTERCLASS PIANO
Du 5 au 8 janvier 2018
Ilan Rogoff, pianiste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
Visiter le site du GSTAAD NYFM / New Year Music Festival
Durée moyenne des concerts : 1 heure- 1 heure 15 (sauf mention contraire.

ORGANISEZ VOTRE SEJOUR A GSTAAD cet hiver, visiter le site de l’office de tourisme à GSTAAD

 

 

 

 

 

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TOURS, LILLE: ST-SAËNS, la symphonie avec orgue (1886)

saint saens camille portrait pour classiquenews camille-saint-sans-1TOURS, LILLE: ST-SAËNS, Symphonie avec orgue. 11-12, 23-24 novembre 2017. La derniĂšre Symphonie de Saint-SaĂ«ns tient l’affiche Ă  TOURS puis LILLE, dĂ©fendue in loco par deux chefs de premiĂšre importance. ComposĂ©e en 1885-1886, la Symphonie avec orgue est le dernier opus symphonique d’envergure conçu par Saint-SaĂ«ns, qui rĂ©pond alors Ă  une commande passĂ©e par la SociĂ©tĂ© Philharmonique de Londres oĂč elle est crĂ©Ă©e en mai 1886 sous la direction de l’auteur alors quinquagĂ©naire. La premiĂšre parisienne a lieu l’annĂ©e suivante en 1887 avec un succĂšs fracassant. Classique, romantique, nĂ©o mozartien et BeethovĂ©nien, comme ramĂ©lien militant, Saint-SaĂ«ns a le gĂ©nie de l’innovation formelle et il le prouve encore dans une partition au souffle inĂ©dit qui frappe par sa majestĂ© et sa poĂ©sie. DĂ©diĂ© Ă  Liszt qui venait de s’éteindre (juillet 1886), – et qui fut un grand ami et un soutien indĂ©fectible pour Saint-SaĂ«ns (pour la crĂ©ation de son opĂ©ra Samson entre autres, Ă  Weimar
), l’opus avec orgue est donc la 3Ăš Symphonie de l’auteur qui Ă©puisĂ© aprĂšs sa conception, la considĂ©rait comme son offrande la plus aboutie au genre symphonique et concertant. 4 cors, 3 trombones, batterie et tuba, prĂ©sence centrale et admirablement dosĂ©e de l’orgue, l’effectif requis incarne idĂ©alement cet esprit de grandeur et de raffinement qui caractĂ©rise l’écriture de Camille Saint-SaĂ«ns.

saint_saens_orgue concerto pour orgue symphonie pour orgue par classiquenews saint saens concert presentation 02PLAN. Les 4 mouvements sont soudĂ©s 2 Ă  2 : Allegro, Andante / Scherzo,Finale. L’orgue rayonne dans les mouvements 2 et 4, ainsi que le piano. Comme Franck et Liszt, le principe cyclique s’applique au classicisme trĂšs Ă©quilibrĂ© de la forme, assurant l’unitĂ© profonde d’un Ă©pisode Ă  l’autre, oĂč s’expose le mĂȘme motif en mĂ©tamorphose. Le rĂŽle des deux claviers se fond dans la masse, timbres parmi les autres, enrichissant sans exposition spĂ©cifique, la grande richesse de couleurs. L’orgue n’est donc pas un soliste qui brille, mais une teinte parmi les autres qui complĂšte trĂšs subtilement le riche nuancier orchestral.
D’emblĂ©e, dĂšs l’Allegro initial, la somptuositĂ© solennelle et recueillie du thĂšme initial se dĂ©veloppe sur le tapis trĂ©pidant des cordes, matelas bondissant, sourd et actif qui rappelle le « Dies irae » grĂ©gorien.
Le Poco Adagio qui suit sans rupture introduit la majestĂ© grandiose mais subtile de l’orgue. L’introspection cultivĂ©e par les cordes, s’amplifie encore grĂące aux bois, auxquels rĂ©pondent graves et Ă©nigmatiques, suspendus et voluptueux cors et trombones.
Le Scherzo en ut mineur (tonalitĂ© du premier mouvement) cultive l’énergie nouvelle des cordes que ponctue les gammes ascendantes du piano (trio). EnchaĂźnĂ©, le Finale ouvre l’espace par un accord puissant de l’orgue (ut majeur) ; entre grandiose et intimisme, Saint-SaĂ«ns conclut sa derniĂšre Symphonie en une apothĂ©ose Ă©blouissante de lumiĂšre Ă  partir du motif dĂ©jĂ  Ă©coutĂ© du Dies irae.
Le souffle de l’écriture grĂące Ă  une orchestration trĂšs aboutie Ă©vite les lourdeurs et l’emphase pourtant possible par l’effectif et la prĂ©sence (saint-sulpicienne) de l’orgue. Rien de convenu ni de dĂ©monstratif dans la langue de Saint-SaĂ«ns qui demeure constamment intĂ©rieur, mesurĂ©, pudique, retenu.

 

 

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boutonreservationTOURS, Grand théùtre / Opéra
Samedi 11 novembre 2017, 20h
Dimanche 12 novembre 2017, 17h

Thierry Escaich, orgue
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire / Tours
Benjamin Pionnier, direction

En Couplage :
Claude Debussy : Nocturnes (Nuages, FĂȘtes, SirĂšnes)
Francis Poulenc : Concerto pour orgue
Thierry Escaich : Baroque song (2007)

Conférence préliminaire les 11 novembre à 19h, 12 novembre à 16h
Salle Jean Vilar – entrĂ©e gratuite sous rĂ©serve de places libres

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/jeux-d-orgue-11-12-nov

 

 

 

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LILLE, Auditorium Nouveau SiĂšcleboutonreservation
Jeudi 23 novembre 2017, 20h
Vendredi 24 novembre 2017, 20h
Orchestre national de Lille
Alexandre Bloch, direction
Olivier Latry, orgue

En couplage :
Tanguy
Concerto pour orgue et orchestre
Messiaen
Les Offrandes oubliées

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_17-18/concert/grandes-orgues/

 

 

LEVALLOIS, Opera Fuoco, David Stern. BERENICE, CHE FAI ?

LEVALLOIS, Opera Fuoco, David Stern. BERENICE, CHE FAI ?, le 12 novembre 2017, 20h30. Somptueuse soirĂ©e en perspective qui dans un choix ciselĂ© d’airs de concerts relevant du plus pur classicisme prĂ©romantique, affirme l’engagement vocal et dramatique de jeunes chanteuses parmi les plus convaincantes de leur gĂ©nĂ©ration. Programme incontournable.
OPERA-FUOCO-BERENICE-vignette--cd-berenice-que-fai-opera-fuoco-lea-desandre-natalie-perez-david-stern-cd-review-cd-critique-annonce-presentation-APARTE-reviw-cd-critique-par-classiquenews-600_bereniceUne soirĂ©e lyrique Ă  Vienne chez Mariana Martinez, muse et compositrice
 Au cƓur de la Vienne historique, Ă  quelques mĂštres du site du Burgtheater, les promeneurs peuvent admirer la façade rococo de la GrosserMichaelerhaus. Ce monument Ă©tait la demeure de Mariana Martinez, fille d’un riche diplomate Napolitain, d’ascendance Espagnole. Nombreux sont les tĂ©moignages directs et indirects qui s’intĂ©ressent Ă  la personnalitĂ© de Mariana Martinez. A l’apogĂ©e de l’Opera Seria Ă  Vienne, elle a Ă©tĂ© l’élĂšve de Pietro Metastasio, de Nicola Porpora et a eu comme locataire rien de moins que le jeune Joseph Haydn. Mariana Martinez ne s’est pas contentĂ© d’ĂȘtre une salonniĂšre comme les parisiennes de son Ă©poque ou les grandes dames Viennoises. Elle fut une compositrice accomplie. Adaptant des airs et rĂ©cits de Metastasio, le gĂ©nie musical de Mariana Martinez s’est attachĂ© Ă  rendre les affects et le feu dramatique aux vers de son maĂźtre et locataire. Opera Fuoco prĂ©cise les enjeux esthĂ©tiques du programme et du nouveau cd :
“ Cet enregistrement, en se centrant sur « Ah Berenice » rĂ©cit et air versifiĂ© par Metastasio, veut recrĂ©er l’ambiance musicale du salon de Mariana Martinez dans la GrossMichaelerhaus. De mĂȘme en incluant Ă  la fois l’adaptation de Hasse, de Mazzoni et de Mozart, ainsi qu’un air de Johann Christian Bach, retrouver les possibles inspirations prĂ©alables et postĂ©rieures des affects mĂ©tastasiens mais qui ont sans doute aidĂ© Mariana Martinez dans ses compositions et sont un tĂ©moignage d’une Ă©poque foisonnante de musique dont elle a Ă©tĂ© l’instigatrice, la muse et la pionniĂšre.”

 

A propos du cd nouveau (que reprend le programme de ce concert Ă  Levallois), la RĂ©daction de classiquenews demeure trĂšs enthousiaste Ă  la premiĂšre Ă©coute  : « VoilĂ  bien longtemps que l’on avait pas Ă©tĂ© sĂ©duit par un tel feu musical, servi par d’authentiques tempĂ©raments lyriques dont la prĂ©cision, l’ardeur, l’élĂ©gance comme la nervositĂ© parfois frĂ©nĂ©tique savent ici sublimer le texte de MĂ©tastase sur le thĂšme de l’amoureuse tragique, BĂ©rĂ©nice.
Entre cantate et air de concert, dans une pĂ©riode passionnante oĂč sous la pression esthĂ©tique de courants germaniques tel le « Sturm und Drang » (TempĂȘte et passion), les affects s’égarent et s’alanguissent entre dĂ©lire, folie, dĂ©chirements et dĂ©sir, voici une collection de 6 airs au souffle manifeste, au nerf ardent, au verbe mordant, pour soprano et mezzo-soprano signĂ©s Ă  la fin du XVIIIĂš, dans cette pĂ©riode charniĂšre d’avant et d’aprĂšs Gluck, Hasse le vĂ©nĂ©to-napolitain, les moins connus Mariana MARTINEZ (dont le prĂ©sent programme fait un hommage des plus subtils), surtout Haydn, Mozart,.

 

 

 

BĂ©rĂ©nice amoureuse et tragique de Metastasio sublimĂ©e par  les compositeurs du XVIIIĂš : baroques tardifs, classiques et prĂ©romantiques…

2 JEUNES DIVAS RÉVÉLÉES, CONFIRMÉES :
Lea Desandre, Natalie PĂ©rez

 

 

HAYDN portrait par classiquenews Joseph_HaydnC’est l’époque oĂč la caractĂ©risation de plus en plus nuancĂ©e des Ă©motions permet de passer des passions baroques aux sentiments romantiques. La BĂ©rĂ©nice de Metastasio offre un prĂ©texte somptueux pour chacun, compositeurs et Ă©videmment solistes. Sur un mĂȘme texte (Ă©crit par le poĂšte officiel de la cour impĂ©riale viennoise), les sensibilitĂ©s et la disparitĂ© des Ă©critures se prĂ©cisent. Deux superbes actrices se dĂ©voilent ici et confirment grĂące Ă  la richesse inspirĂ©e de leur chant, une disposition naturelle pour jouer, incarner, toucher ; les jeunes cantatrices dĂ©sormais Ă  suivre : Lea Desandre et Natalie PĂ©rez. La premiĂšre cisĂšle l’urgence ; la seconde Ă©blouit par des aigus d’une exceptionnelle chair diamantine. Deux immenses artistes Ă  suivre de prĂšs. Dans chacune de leur prises de rĂŽles Ă  venir
 EnregistrĂ© en fĂ©vrier 2017, le programme particuliĂšrement bien conçu (honneur au concepteur artistique), rĂ©vĂšle deux artistes majeures de la jeune gĂ©nĂ©ration ; le disque, CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2017, souligne la sensibilitĂ© filigranĂ©e du chef David Stern, apte Ă  transcender chaque nuance de cet Ă©chiquier des sentiments humains qui sont aussi
 orchestraux : de la nervositĂ© prĂ© gluckiste de Hasse, Ă  la passion Ă  la fois furieuse et prĂ©romantique de Haydn et Mozart
 sans omettre l’acuitĂ© et les accents de la compositrice Mariana Martinez. Prochaine grande critique du cd BERENICE, CHE FAI ?

cd berenice que fai opera fuoco lea desandre natalie perez david stern cd review cd critique annonce presentation APARTE reviw cd critique par classiquenews 600_bereniceSOIRÉE LYRIQUE A LEVALLOIS
 La soirĂ©e de Levallois est d’autant plus incontournable que les instrumentistes d’Opera Fuoco font montre d’un engagement Ă©lectrique, sachant exprimer la nervositĂ© dramatique et aussi le galbe voluptueux des sentiments ici affrontĂ©s, Ă©prouvĂ©s, sublimĂ©s. Les jeunes voix de Lea Desandre et de Natalie PĂ©rez apportent leur intensitĂ© palpitante qui associe en une Ă©quation trop rare aujourd’hui, voix claires et agiles, medium riche, projection percutante et articulation constante, mais aussi ardeur expressive, prĂ©cision des vocalises, nuances d’une palette d’affects, remarquablement colorĂ©es. Avec le nerf et le muscle des musiciens d’Opera Fuoco sous la direction de David Stern, la soirĂ©e renoue avec la grande Ă©poque des baroqueux en leurs premiĂšres heures, de dĂ©frichement et d’implication jusqu’auboutiste.
Temps forts de la soirée : Antigono de Mazzoni (Natalie Pérez), Scena di Berenice de Joseph Haydn
(Lea Desandre).

LEVALLOIS, Salle Ravelboutonreservation
Dimanche 12 novembre 2017, 20h30
RESERVEZ VOTRE PLACE
sur le site de la billetterie en ligne de la salle Ravel de Levallois
Tarifs : 26 / 21 euros
http://billetterie.ville-levallois.dspevent.com/dsp/WEB/Site/index.htm?wId=VL&rId=Ticketing&event=M1193&perf=S1&profil=0

 

 
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Le programme de ce concert exceptionnel reprend les airs du nouveau cd d’Opera Fuoco, qui remporte le CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2017

Arias « Ah Berenice » de Hasse, Mazzoni, Martinez, Mozart, Haydn

Natalie Perez – soprano
Lea Desandre – mezzo-soprano
Adùle Charvet – mezzo-soprano
Chantal Santon – soprano

Orchestre d’OPERA FUOCO
David Stern, direction

 
 

CD événement, annonce. BERENICE, CHE FAI ? Opera Fuoco, David Stern (1 cd APARTE)

cd berenice que fai opera fuoco lea desandre natalie perez david stern cd review cd critique annonce presentation APARTE reviw cd critique par classiquenews 600_bereniceCD Ă©vĂ©nement, annonce. BERENICE, CHE FAI ? Opera Fuoco, David Stern (1 cd APARTE). Le nouveau cd de la compagnie lyrique sur instruments d’Ă©poque, Ă©crin / tremplin des jeunes voix prometteuses, OPERA FUOCO s’impose naturellement. Le chef fondateur David Stern rend hommage au talent fĂ©minin… celui de la compositrice et muse mĂ©connue Mariana Martinez, celui de ses jeunes cantatrices, partenaires habituelles de l’ensemble musical (en particulier Lea Desandre et Natalie PĂ©rez). VoilĂ  bien longtemps que l’on avait pas Ă©tĂ© sĂ©duit par un tel feu musical, servi par d’authentiques tempĂ©raments lyriques dont la prĂ©cision, l’ardeur, l’élĂ©gance comme la nervositĂ© parfois frĂ©nĂ©tique (toujours si proches du texte) savent ici sublimer le texte de MĂ©tastase sur le thĂšme de l’amoureuse tragique, BĂ©rĂ©nice. Entre cantates et airs de concert, dans une pĂ©riode passionnante oĂč sous la pression esthĂ©tique de courants germaniques tel le « Sturm und Drang » (TempĂȘte et passion), les affects s’égarent et s’alanguissent entre dĂ©lire, folie, dĂ©chirements et dĂ©sir, voici une collection de 6 airs au souffle manifeste, au nerf ardent, au verbe mordant, pour soprano et mezzo-soprano signĂ©s Ă  la fin du XVIIIĂš, avant et aprĂšs Gluck, Hasse le vĂ©nĂ©to-napolitain, les moins connus Mariana MARTINEZ (dont le prĂ©sent programme fait un hommage des plus subtils) Johann Christian Bach ou Mazzoni, surtout Haydn et Mozart.

 

 

BĂ©rĂ©nice amoureuse et tragique inspire compositeurs classiques et interprĂštes prĂȘtes Ă  en dĂ©coudre…

2 JEUNES DIVAS RÉVÉLÉES, CONFIRMÉES :
Lea Desandre, Natalie PĂ©rez

 

OPERA-FUOCO-BERENICE-vignette--cd-berenice-que-fai-opera-fuoco-lea-desandre-natalie-perez-david-stern-cd-review-cd-critique-annonce-presentation-APARTE-reviw-cd-critique-par-classiquenews-600_bereniceCLIC_macaron_2014C’est l’époque oĂč la caractĂ©risation de plus en plus nuancĂ©e des Ă©motions permet de passer des passions baroques aux sentiments romantiques. La BĂ©rĂ©nice de Metastasio (poĂšte officiel de la Cour impĂ©rial Ă  Vienne) offre un prĂ©texte somptueux pour chacun, compositeurs et Ă©videmment solistes. Deux superbes actrices se dĂ©voilent ici et confirment grĂące Ă  la richesse inspirĂ©e de leur chant, une disposition naturelle pour jouer, incarner, toucher ; les jeunes cantatrices dĂ©sormais Ă  suivre : Lea Desandre et Natalie PĂ©rez. La premiĂšre cisĂšle l’urgence ; la seconde Ă©blouit par des aigus d’une exceptionnelle chair diamantine. Deux immenses artistes Ă  suivre de prĂšs. Dans chacune de leur prises de rĂŽles Ă  venir
 EnregistrĂ© en fĂ©vrier 2017, le programme particuliĂšrement bien conçu (honneur au concepteur artistique), rĂ©vĂšle deux artistes majeures de la jeune gĂ©nĂ©ration ; le disque, CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2017, souligne la sensibilitĂ© filigranĂ©e du chef David Stern, apte Ă  transcender chaque nuance de cet Ă©chiquier des sentiments humains qui sont aussi
 orchestraux : de la nervositĂ© prĂ© gluckiste de Hasse, Ă  la passion Ă  la fois furieuse et prĂ©romantique de Haydn et Mozart
 sans omettre l’acuitĂ© et les accents de la compositrice Marianna Martinez. Prochaine grande critique du cd BERENICE, CHE FAI ? Programme distinguĂ© par le “CLIC de CLASSIQUENEWS” de novembre 2017.

 

 

 

 

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CD événement, annonce. BERENICE, CHE FAI ? Opera Fuoco, David Stern (1 cd APARTE). CLIC de CLASSIQUENEWS de novembre 2017

 

 

PARIS. EXPOSITION, CATALOGUE : PATRICE CHÉREAU, METTRE EN SCÈNE L’OPÉRA

chereau-patrice-expo-annonce-vignette--metteur-en-scene-opera-actes-sud-catalogue-exposition-patrice-chereau-exposition-livres-compte-rendu-presentation-annonce-par-classiquenews-9782330084110PARIS. EXPOSITION, CATALOGUE : PATRICE CHÉREAU, METTRE EN SCÈNE L’OPÉRA, dĂšs le 18 novembre 2017. Metteur en scĂšne, cinĂ©aste et comĂ©dien, Patrice ChĂ©reau (1944-2013) a marquĂ© la mise en scĂšne d’opĂ©ra. SimultanĂ©ment Ă  la reprise de De la maison des morts de LeoĆĄ Janáček Ă  l’OpĂ©ra Bastille, l’OpĂ©ra national de Paris et la BibliothĂšque nationale de France prĂ©sentent dans la galerie musĂ©e de l’OpĂ©ra Garnier Ă  Paris, la premiĂšre exposition exclusivement consacrĂ©e au parcours de l’homme de thĂ©Ăątre sur les scĂšnes lyriques. Á travers les onze productions qu’il a rĂ©alisĂ©es, Patrice ChĂ©reau a apportĂ© un nouveau souffle Ă  la mise en scĂšne d’opĂ©ra, mettant ses talents de directeur d’acteurs au service d’une conception incarnĂ©e, et surtout intĂ©riorisĂ©e des rĂŽles chantĂ©s.
Son Ring prĂ©sentĂ©e Ă  Bayreuth pour le centenaire 1976 avait saisi par le dĂ©voilement des individualitĂ©s sur la scĂšne wagnĂ©rienne, oĂč le jeu des manipulations et des tractations honteuses prenait un visage Ă©tonnamment humain

Tout est dĂ©jĂ  dit dans cette production devenue lĂ©gendaire oĂč triomphe aussi l’esthĂ©tisme des tableaux, composĂ©s comme des peintures musicales, ChĂ©reau empruntant beaucoup Ă  Böklin (l’üle des morts pour le rocher oĂč est retenue la Walkyrie BrĂŒnnhilde
), ou encore Les Aveugles de Brueghel lui inspirant des sĂ©quences devenues culte dans Cosi fan tutte ou De la maison des morts : le destin maudit de l’humanitĂ© se trouve ainsi condensĂ© et magnifiquement symbolisĂ© dans le thĂšme de la guirlande humaine, oĂč les protagonistes impuissants se donnent la main, tous liĂ©s les uns aux autres dans un mort collective inĂ©luctable et programmĂ©e

L’exposition invite Ă  dĂ©couvrir les choix formels ou conceptuels opĂ©rĂ©s pour chacune de ces mises en scĂšne, et montre la richesse de l’univers visuel ayant influencĂ© Patrice ChĂ©reau et son scĂ©nographe Richard Peduzzi. Elle explore la spĂ©cificitĂ© des processus de crĂ©ation mis en Ɠuvre par ChĂ©reau Ă  l’opĂ©ra : comment diriger les chanteurs comme des comĂ©diens ? Comment travailler en concertation avec les chefs d’orchestre ? Quelles relations Ă©tablir entre la ligne musicale d’une partition et l’action qui se dĂ©roule sur un plateau ?

Se dessine un portrait du metteur en scĂšne au travail, dans un dialogue Ă©troit avec l’ensemble de ses collaborateurs, cherchant en permanence Ă  donner Ă  l’opĂ©ra la puissance d’un « thĂ©Ăątre grandi, portĂ© Ă  l’incandescence par la musique, comme l’épĂ©e de Siegfried ».

Rassemblant plus de 160 piĂšces, l’exposition fait dialoguer des documents de nature trĂšs variĂ©e : notes de travail, livrets annotĂ©s, correspondance, esquisses, maquettes de dĂ©cors et de costumes, photographies, extraits audiovisuels
 mais aussi dessins autographes qui explicitent un aspect de la mise en scĂšne. Les archives du metteur en scĂšne proviennent de l’Institut MĂ©moires de l’édition contemporaine, partenaire de l’exposition. Elles forment un tĂ©moignage inĂ©dit sur la genĂšse de chaque production. À leur cĂŽtĂ©, des Ɠuvres issues des collections de la BibliothĂšque nationale, de musĂ©es français et de collections privĂ©es traduisent l’importance de l’univers pictural et iconographique dans le travail de ChĂ©reau, un travail millimĂ©trĂ©, Ă©rudit et accessible, intelligible et souvent fulgurant en vĂ©ritĂ© et Ă©motion, menĂ© en concertation avec le scĂ©nographe Richard Peduzzi.

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EXPOSITION « Mettre en scĂšne l’opĂ©ra / Patrice ChĂ©reau, un hommage », au PALAIS GARNIER, BIBLIOTHÈQUE-MUSÉE DE L’OPÉRA du 18 novembre 2017 au 3 mars 2018

chereau patrice metetur en scene opera actes sud catalogue exposition patrice chereau exposition livres compte rendu presentation annonce par classiquenews 9782330084110SimultanĂ©ment Ă  l’exposition, l’éditeur Actes Sud publie le catalogue mĂ©moire de cette rĂ©trospective passionnante, sous la titre : « PATRICE CHEREAU, mettre en scĂšne l’opĂ©ra ». En couverture, le geste du poĂšte scĂ©nographe, occupĂ© en mouvement suspendu Ă  expliquer la vĂ©ritĂ© de son personnage Ă  la chanteuse Della Cuberli pour Lucio Silla (rĂ©pĂ©tition de 1984). DĂ©cĂ©dĂ© en 2013, Patrice ChĂ©reau ne pouvait trouver meilleur synthĂšse sur son travail comme dramaturge et scĂ©nographe lyrique. A voir et Ă  lire absolument. Catalogue Patrice ChĂ©reau / Mettre en scĂšne l’opĂ©ra — 192 pages – 140 illustrations (souvent inĂ©dites, dont les croquis de ChĂ©reau sur les dĂ©cors, ou les messages manuscrits de chefs tel Pierre Boulez au moment des rĂ©pĂ©titions pour le Ring de 1976
) — 39 € (prix indicatif). Parution au moment de l’exposition, Ă  partir du 18 novembre 2017.

CONCOURS VINCENZO BELLINI 2017. PalmarĂšs: Marie Lys, 1er Prix 2017

BELLINI concours 2017 3 et 4 novembre 2017 vendome annonce MUSICARTECONCOURS VINCENZO BELLINI 2017. PalmarĂšs. Hier samedi 4 novembre 2017, dans l’auditorium du Campus Monceau Ă  VendĂŽme, s’est dĂ©roulĂ©e la Finale du Concours international Vincenzo Bellini 2017 (7Ăš Ă©dition en 2017, fondĂ© en 2010), le seul concours au monde Ă  dĂ©fendre l’art du bel canto le plus pur, c’est Ă  dire l’art vocal tel qu’il est incarnĂ© par les opĂ©ras de Rossini, Bellini et Donizetti. Exit les tempĂ©raments dramatiques, alliant puissance et expressivitĂ© propres Ă  Verdi, Puccini et les vĂ©ristes. Le Bel canto bellinien favorise l’expression, l’élĂ©gance, le legato souverain et la subtilitĂ© de l’articulation.
Qui sont les jeunes talents belcantistes d’aujourd’hui, Ă  suivre dĂ©sormais sur les scĂšnes lyriques internationales ?

 

 

Au terme de la FINALE du 4 novembre, aprÚs le tour de chant des 8 candidats finalistes (4 hommes / 4 femmes), ayant interprété chacun 2 airs, le palmarÚs suivant a été proclamé :

 

 

Le  1er Grand Prix Vincenzo Bellini 2017
MARIE LYS, soprano (SUISSE)
Air : Ha non credea
 / La Sonnambula (Bellini)

Prix de la meilleure interprĂ©tation d’un air en Français :
SANTIAGO MARTINEZ, ténor (Argentine)
Air : Pour me rapprocher de Marie / La Fille du régiment (Donizetti)

Prix d’interprĂ©attion fĂ©minine / 2 ex-aequos :

LUDMILLA BAUERFELDT, soprano (BRESIL)
Air : Ah! Mie fedeli
 / Beatrice di tenda (Bellini)

MEDEA DE ANNA, soprano (ITALIE)
Air : Il dolce suono / Lucia di Lammermoor (Donizetti)

Prix Spécial  du New Year Music Festival in Gstaad :
ESTER PAVLU, mezzo-soprano (RĂ©publique TchĂšque)
Air : Nacqui all’affanno / Cenerentola (Rossini)

 

 

Il n’a pas Ă©tĂ© dĂ©cernĂ© de Prix d’interprĂ©tation masculine.

 

 

 

 

 

Les 8 Finalistes 2017 sont :

LUDMILLA BAUERFELDT, soprano (BRESIL)
MEDEA DE ANNA, soprano (ITALIE)
OLIVIER DEJEAN, basse (FRANCE)
MARIE LYS, soprano (SUISSE)
SANTIAGO MARTINEZ, ténor (Argentine)
ESTER PAVLU, mezzo-soprano (RĂ©publique TchĂšque)
JING XING TAN, ténor (Chine)
BENJAMIN WOH, ténor (FRANCE)

 

 

EN LIRE+ :
Présentation du Concours BELLINI 2017
Infos et ressources média (vidéo intégrale du Concours BELLINI 2017)

COLLECTE. Soutenez l’Ă©dition de PRAELUDIO, le prochain cd solo de Patrick LANGOT chez KLARTHE

klarthe-logo-gd-format-2016PARTICIPEZ ! Classiquenews accompagne et soutient les programmes musicaux ouverts au financement participatif. AprĂšs une sĂ©lection, en novembre 2017, participez au nouveau cd du violoncelliste PATRICK LANGOT : « Praeludio », voyage personnel Ă  l’itinĂ©raire passionnant, dont les partitions choisies associent plusieurs “prĂ©ludes”, dĂ©fendus, incarnĂ©s, commentĂ©s par la sonoritĂ© humaine du violoncelle, instrument troublant si proche de l’Ăąme : JS BACH, Domenico GABRIELLI, GUBAIDULINA, surtout une piĂšce inĂ©dite de BenoĂźt MENUT qui a composĂ© « POSTLUDE » spĂ©cialement pour Patrick Langot. Le disque Ă  venir est Ă©ditĂ© chez KLARTHE records, annoncĂ© au printemps 2018. Un cd d’ores et dĂ©jĂ  Ă©vĂ©nement, « CLIC » de CLASSIQUENEWS.

 

 

SOUTENEZ L’EDITION DU CD SOLO

PRAELUDIO

du violoncelliste

PATRICK LANGOT

 

 

thumbnail_Enregistrement Praeludio (Photo Goswami Flores) 2 copieL’enregistrement du premier album solo de Patrick Langot pour Klarthe Records s’est dĂ©roulĂ© il y a deux semaines dans l’acoustique somptueuse de ND de Bonsecours (Paris 14Ăš ardt / octobre 2017). Intitulé  ‘PRÆLUDIO‘, le cd a pour thĂšme les PrĂ©ludes pour violoncelle seul. Ceux des 6 Suites de Johann Sebastian Bach, entourĂ©s de part et d’autre par les “7 Ricercare” de Domenico Gabrielli (1693) et les “10 PrĂ©ludes” de Sofia Gubaidulina (1974). En guise d’Ă©pilogue, le “Postlude” de BenoĂźt Menut (Grand Prix SACEM 2016), composĂ© spĂ©cialement pour ce disque.

UNE PRISE DE SON DE QUALITÉ. Soucieux d’apporter le meilleur son Ă  cet enregistrement prometteur, Patrick Langot a sollicitĂ© l’expĂ©rience d’un ingĂ©nieur spĂ©cialiste des prises de son exceptionnelles, Alban Moraud (prise de son/direction Artistique), fidĂšle partenaire de l’instrumentiste, au disque depuis 2009. / Illustrations : JPGoswamiFlores.

 

 

 

PARTICIPEZ

en contribuant à la collecte organisée sur KISSKISSBANKBANK

55% déjà collectés (au 2 novembre 2017)
Il reste 12 jours pour atteindre l’objectif de 3000€.
(Cette somme sera investie intégralement dans la conception,
la fabrication et la promotion du CD).

 

 

 

 

 

LIEN DIRECT vers la page de COLLECTE / CD Praeludio – Patrick Langot / Klarthe :
https://www.kisskissbankbank.com/praeludio-enregistrement-du-premier-album-solo?ref=search

 

 

 

 

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Publications, annonce. OpĂ©ra Magazine 133 – Novembre 2017. En couverture : Angela Gheorghiu, soprano.

thumbnail_01Publications. OpĂ©ra Magazine 133 – Novembre 2017. En couverture : Angela Gheorghiu, soprano. En couverture et grand entretien : Angela Gheorghiu, soprano. Absente des studios d’enregistrement depuis plusieurs annĂ©es, la soprano roumaine fait son grand retour cet automne, avec un album d’airs « vĂ©ristes » intitulĂ© Eternamente. Point sur une carriĂšre internationale de 25 ans, passĂ©e pour une bonne partie sous les projecteurs des mĂ©dias, et de lancer quelques messages, entre autres Ă  Roberto Alagna, avec lequel son ex-Ă©pouse aimerait aujourd’hui rechanter


Rencontres avec Christophe Ghristi : qui a succĂ©dĂ© au printemps Ă  FrĂ©dĂ©ric Chambert au ThĂ©Ăątre du Capitole comme directeur le 1er septembre 2017. Au dĂ©but d’une saison 2017-2018 prĂ©parĂ©e par son prĂ©dĂ©cesseur, il dĂ©voile ce que seront les principales orientations de ses programmations Ă  venir.
Bertrand de Billy : Connu pour ses collaborations rĂ©guliĂšres avec Roberto Alagna, Ă  la scĂšne comme au disque, le chef français, bien plus fĂȘtĂ© Ă  l’étranger que dans son propre pays, dirige Jonas Kaufmann dans son dernier album L’OpĂ©ra, paru chez Sony Classical.

Emmanuel Villaume : Encore un chef français bien peu prophÚte en son pays, auquel deux des plus grandes cantatrices de notre époque, Diana Damrau et Angela Gheorghiu, viennent de faire appel pour leurs nouveaux récitals, publiés cet automne.

Barrie Kosky : Du 6 au 14 novembre, Ă  l’OpĂ©ra-Comique, le metteur en scĂšne australien propose sa vision de Die Zauberflöte, crĂ©Ă©e en 2012 au Komische Oper de Berlin, thĂ©Ăątre qu’il dirige depuis maintenant six saisons.


. CouronnĂ© Ă  Astana premier prix du concours « operalia », le 29 juillet, le tĂ©nor sud-africain, ĂągĂ© de 26 ans, s’est dĂ©jĂ  produit au Deutsche Oper de Berlin, ainsi qu’à Hambourg ou Munich. L’OpĂ©ra Bastille lui ouvrira ses portes, les 1er et 13 fĂ©vrier 2018, pour Almaviva dans Il barbiere di Siviglia.

Comptes rendus
Les scÚnes, concerts, récitals et concours.

Guide pratique
La sĂ©lection CD, DVD, livres et l’agenda international des spectacles.

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Publications. Opéra Magazine novembre 2017.
Sortie : jeudi 2 novembre 2017.

 

GSTAAD, New Year Music Festival : 27 dĂ©c. 2017 – 8 janvier 2018

Le NEW YEAR MUSIC FESTIVAL Ă  GSTAAD !GSTAAD, New Year Music Festival : 27 dĂ©c. – 8 janvier 2018. La Suisse sous la neige, au cƓur du Saanenland, lĂ  ou le violoniste Yehudi Menuhin a installĂ© son festival estival (depuis 60 ans, le plus intĂ©ressant des festivals suisse l’étĂ© : voir notre reportage sur l’AcadĂ©mie de direction d’orchestre de l’étĂ© 2017, immersion dans la fabrique des jeunes chefs de demain
)
 rien n’égalent la beautĂ© des paysages enneigĂ©s, le profil dessinĂ©s des sommets alpins : GSTAAD en janvier demeure une destination magique, un Ă©crin dĂ©signĂ© pour un festival de musique, lui aussi unique.
C’est le coup de coeur de CLASSIQUENEWS pour l’hiver 2018, 13 journĂ©es d’exploration et de dĂ©couverte musicale, du 27 janvier 2017 au 8 janvier 2018, une occasion de renouveler l’expĂ©rience des concerts pendant l’hiver et dans le prolongement de la fĂ©erie de NoĂ«l et des cĂ©lĂ©brations du jour de l’an.
Caroline Murat, directrice artistique a conçu la 12Ăš Ă©dition du Festival de GSTAAD 2018 (New Year Music Festival) sous le signe de l’éclectisme formel, artistique
 une invitation Ă  (re) dĂ©couvrir les paysages enchanteurs de la Suisse Ă  la fois raffinĂ©e et authentique et pour rĂ©ussir le passage Ă  l’annĂ©e nouvelle.

 

 

 

 Le NEW YEAR MUSIC FESTIVAL à GSTAAD !

 

 

 

Gstaad New Year Music Festival
du 27 décembre 2017 au 8 janvier 2018

 

 

Les 13 journĂ©es de concerts et de partage musical inaugurent ainsi l’an neuf, dans le partage, la beautĂ© de sites remarquables, l’excellence d’artistes soucieux de communion et de sincĂ©ritĂ© entre eux, dans le jeu collectif et chambriste, et aussi avec le public
 Musique de chambre principalement, et aussi rĂ©citals lyriques, ponctuĂ©s d’autres Ă©vĂ©nements dont des hommages Ă  Rostropovitch et Ă  Maria Callas, font de la station de GSTAAD et du Saanenland, pendat l’hiver, grĂące au New Year Music Festival, une destination qui ne se refuse pas. C’est mĂȘme l’évĂ©nement Ă  ne pas manquer dans l’agenda musical europĂ©en chaque hiver.

Quelques temps forts de l’édition 2018 Ă  GSTAAD :
Le 27 dĂ©cembre 2017 : ensemble YES – Young Eurasian Soloists - (qui a fait sensation lors de la prĂ©cĂ©dente Ă©dition). Le 30 dĂ©cembre, frĂ©missements et vertiges des cordes avec Sasha Rozhdestvensky, l’un des archets les plus raffinĂ©s de Russie et Christoph CroisĂ©, jeune prodige suisse du violoncelle : au programme, hommage au violoncelliste lĂ©gendaire : Mstislav Rostropovich (1927-2007) !
AprĂšs une pause pour les fĂȘtes de NoĂ«l et du Nouvel An, le 2 janvier 2018, deuxiĂšme hommage au maestro Rostro par Gautier Capuçon, violoncelliste virtuose accompagnĂ© par le pianiste JĂ©rome Ducros.
Le 6 janvier, récital du violoniste Julian Rachlin, avec Déborah Nemtanu. Le pianiste de légende Ilan Rogoff enfin clÎtura magistralement le Festival, le 8 janvier 2018.

Cette annĂ©e, le chant lyrique se dĂ©veloppe grĂące Ă  une sĂ©rie de rĂ©citals offrant une carte blanche aux solistes d’aujourd’hui. Le 3 janvier, la jeune soprano Melody Louledjian, rĂ©vĂ©lĂ©e rĂ©cemment au Grand ThĂ©Ăątre de GenĂšve dans le rĂŽle de Barbarina (Nozze di Figaro de Mozart), explore les hĂ©roĂŻnes d’Offenbach et ses contemporains tandis que le tĂ©nor verdien par excellence Marcelo Álvarez ressuscite l’ardeur et la vaillance du bel canto et de la zarzuela le 4 janvier. Puis le 6 janvier 2018, la contralto Nathalie Stutzmann chante
 et dirige avec son ensemble Orfeo 55.

Volet dĂ©sormais attendu, en partenariat avec le Concours Bellini, Gstaad accueille aussi une sĂ©rie de masterclasses qui favorise la redĂ©couverte du bel canto, celui mythique des opĂ©ras de Rossini, Bellini, Donizetti et du premier Verdi, quand les phrasĂ©s souverains et la subtilitĂ© suggestive inspirait les plus grands chanteurs romantiques
 Un Ăąge d’or incarnĂ© par les Malibran, Colbran, Pasta, 
 quad chanter signifiait articuler, murmurer, colorer sans stridence ni hurlement, agilitĂ© et nuances Ă  la clĂ©. Ressusciter ce chant d’exception est l’objectif du Concours Bellini, compĂ©tition française co fondĂ©e par le chef bellinien Marco Guidarini et Youra Simonetti (le prochain Concours Bellini aura lieu les 3 et 4 novembre 2017 Ă  VendĂŽme, sur le campus des Assurances Monceau).

A Gstaad, cet hiver, l’opĂ©ra et le chant bellinien ont trouvĂ© un lieu d’accueil non nĂ©gligeable. Place au chant avec la divine soprano Inva Mula, du 28 au 30 dĂ©cembre. La formation des Ă©lĂšves Ă  l’opĂ©ra et au Bel Canto sera assurĂ©e par la soprano Leontina Vaduva et le chef Marco Guidarini, du 3 au 8 janvier 2018. Concert de clĂŽture des masterclasses, le 7 janvier 2017 au ThĂ©Ăątre de Saanen (12h). Gstaad cet hiver organise aussi un cycle de Masterclasses dĂ©diĂ© au piano, avec Ilan Rogoff, du 5 au 8 janvier 2018.

Parmi les programmes tout aussi prometteurs associant musique et thĂ©Ăątre, ne manquez pas : Brigitte Fossey et Nicolas Celoro qui Ă©voquent l’univers intime et passionnĂ© de Chopin le 28 dĂ©cembre ; Nelson Montfort sera le chantre de Jean Ferrat le 29 dĂ©cembre, et Arielle Dombasle et Marc Bonnant feront entendre l’amour comme personne. ComplĂ©ments profitables : projections avec le CuirassĂ© Potemkine dans la version originale d’Edmund Meisel ; documentaire de MichĂšle LariviĂšre sur la partition retrouvĂ©e des Contes d’Hoffmann, l’ultime opĂ©ra d’Offenbach dont on pensait avoir dĂ©finitivement perdu la version complĂšte originale.

 

 

Le NEW YEAR MUSIC FESTIVAL Ă  GSTAAD !

 

 

Programme détaillé
du GSTAAD NEW YEAR Music Festival 2018

Mercredi 27 décembre 2017

 

17h, HĂŽtel Alpina Gstaad
Le Cuirassé Potemkine
Projection du film de Sergueï Eisenstein, en version restaurée de 2005
avec la musique originale d’Edmund Meisel. Comprend Ă©galement la
citation de Léon Trotsky censurée par Lénine et la colorisation du seul
drapeau rouge ! Version de 1925, restauration de la cinémathÚque de
Berlin.

19h Temple de Chñteau d’Oex
Concert d’ouverture
YES – Young Eurasian Soloists
Sherniyaz Mussakhan, violon et direction artistique
En collaboration avec l’Association des Orgues de Chñteau d’Oex

 

 

 

Jeudi 28 décembre 2017

 

19h HĂŽtel Ultima Gstaad
Frédéric Chopin
 des canons sous les fleurs
Texte d’aprĂšs le rĂ©cit du poĂšte Jehan Despert
Brigitte Fossey, récitante
Nicolas Celoro, piano

Frédéric Chopin
2° Scherzo en si bĂ©mol mineur op. 31 – 4° Ballade en fa mineur op. 52
Polonaise « héroïque » en la bémol majeur op. 53

« La musique de FrĂ©dĂ©ric Chopin, ce sont des canons dissimulĂ©s sous des fleurs ! » C’est ainsi que s’exprimait Robert Schumann. En parcourant la vie du compositeur, Brigitte Fossey Ă©voquera particuliĂšrement la relation de Chopin avec George Sand, leur voyage Ă  Majorque et la vie Ă  Nohant, dans la propriĂ©tĂ© campagnarde symbole du romantisme, avec des invitĂ©s tels Schumann, Liszt, Delacroix, 
 jusqu’au dernier voyage dans les Ăźles britanniques avec Jane Stirling.

 

 

 

Vendredi 29 décembre 2017

 

17h : Grande salle de ChĂąteau-d’Oex
Concert des enfants
Caroline & Friends
La pianiste Caroline Haffner entourée de ses amis musiciens propose un programme
joyeux et entrainant pour les enfants et adolescents.

19h HĂŽtel de Rougemont
Jean Ferrat que la montagne est belle
Nelson Monfort, journaliste et Ă©crivain
Auteur d’un ouvrage dĂ©diĂ© Ă  Jean Ferrat, publiĂ© aux Ă©ditions du Rocher,
Nelson Monfort va pousser le professionnalisme jusqu’à incarner ce
monstre sacré de la chanson française sur scÚne. Il propose ainsi une
causerie musicale dĂ©diĂ©e Ă  la vie de Jean Ferrat, au travers d’extraits de
ses chansons et avec force détails peu connus.

 

 

 

Samedi 30 décembre 2017

 

18h HĂŽtel Ultima Gstaad

Hommage Ă  Mstislav Rostropovitch (1927-2007) PART. 1
Sasha Rozhdestvensky, violon
Christoph Croisé, violoncelle
YES – Young Eurasian Soloists
Sherniyaz Mussakhan, violon et direction artistique
Le programme fera la part belle aux duos violon-violoncelle que chĂ©rissait tant « Slava ». Pour la petite histoire le pĂšre de Sasha Rozhdestvensky, Gennady Rozhdestvensky, chef d’orchestre de lĂ©gende considĂ©rĂ© comme « le dernier des gĂ©ants » a souvent dirigĂ© le grand violoncelliste avec lequel il Ă©tait grand ami.

 

 

 

Dimanche 31 décembre 2017

 

19h30 : Église St Joseph (St Josef Kirche), Gstaad
Concert de RĂ©veillon Concert gratuit
Beatrice Villiger
Choeur de la Gospel Academy de GenĂšve
Terry François, membre du Golden Gate Quartet et chef de Choeur
Gospel et airs de Noël

 

 

 

 

Lundi 1er janvier 2018

18h Église de Rougemont
Traditionnel concert du Nouvel An
FOLK!
Deborah Nemtanu, violon
Natacha Kudritskaya, piano
BĂ©la BartĂłk – Six danses populaires roumaines pour violon et piano
Alfred Schnittke – “Suite in the Old Style”, Maurice Ravel – Habanera
Astor Piazzolla – Milonga et Night-Club, Fazil Say – Sonata

 

 

Mardi 2 janvier 2018

17h Saanen Landhaus Theater
Conférence sur Mstislav Rostropovitch (1927-2007)
Armelle Gauffenic

19h Saanen Landhaus Theater
Hommage Ă  Mstislav Rostropovitch (1927-2007) PART. 2
Gautier Capuçon, violoncelle
JĂ©rĂŽme Ducros, piano
OEuvres écrites et dédiées au grand « Slava » de Benjamin Britten, Dmitri
Chostakovitch, Olivier Messiaen et Astor Piazzolla

 

 

Mercredi 3 janvier 2018

17h : ConfĂ©rence par les compositeurs Yves Prin et Willy Merz, au Cine-Theater de Gstaad, autour de la musique et de la parole. Laquelle prime sur l’autre? Vaste dĂ©bat…

19h Ciné-Theater de Gstaad
Les Contes d’Hoffmann DurĂ©e 1h30 environ
Film sur le manuscrit perdu puis retrouvĂ© des Contes d’Hoffmann.
Présentation par sa réalisatrice MichÚle LariviÚre.
RĂ©cital d’airs d’Offenbach et ses contemporains
Champagne et pop-corn à l’entracte
En prĂ©sence des compositeurs Yves Prin et Willy Merz qui nous ferons l’honneur d’une petite causerie avant la projection
Melody Louledjian, soprano.
Marie-CĂ©cile Berheau, piano
Francis Poulenc – Les chemins de l’Amour,
Jacques Offenbach – La Veuve du Colonel
et Sa robe frou frou frou de La Vie Parisienne,
Filippo Marchetti – Fascination,
Reynaldo Hahn – C’est sa banlieue/Ciboulette,
Jacques Offenbach – PsychĂ© pauvre imprudente/Fantasio,
Yves Prin – Trois mĂ©lodies « Cristal de vide »,
Jean WiĂ©ner – Cinq mĂ©lodies :
Le GardĂ©nia, La Rose, L’AngĂ©lique, La VĂ©ronique, La Capucine.
RenĂ© de Buxeuil – L’Âme des Roses,
Jacques Offenbach – Air de la Princesse Elsbeth : Cachons
l’ennui de mon Ăąme oppressĂ©e /Fantasio

 

 

 

Jeudi 4 janvier 2018

17h HĂŽtel de Rougemont
Callas secret legend
Thé autour de Maria Callas
Causerie avec Helena Matheopoulos, journaliste, auteur, et spĂ©cialiste d’opĂ©ra.
Biographe de rĂ©fĂ©rence sur Maria Callas qu’elle a bien connue.

19h Église de Rougemont
Opéra, zarzuela & latin favourites
Marcelo Alvarez, ténor
Kamal Khan, pianiste

 

 

Vendredi 5 janvier 2018

19h Église de Rougemont
Julian Rachlin, violon / Sarah McElravy, violon
Natalia Morozova, piano

 

Samedi 6 janvier 2018

19h Lauenen Kirche
Quelle Fiamma ! Airs d’Antonio Vivaldi
Nathalie Stutzmann, direction, contralto
Ensemble Orfeo 55
Nathalie Stutzmann & OrfĂ©o 55 nous fait l’honneur de sa prĂ©sence Ă  la fois en
tant qu’immense contralto mais Ă©galement en tant que chef ! AcclamĂ©e
partout elle vient tout juste de sortir un nouvel album « Quelle Fiamma ! Arie
antiche » chez Warner Classics / Erato, consacré aux airs anciens du
compositeur Alessandro Parisotti.

 

 

Dimanche 7 janvier 2018

12h Saanen Landhaus Theater
Concert de clîture des Masterclasses de chant, suivi d’un brunch
Invitée : Anush Hovhannisyan, soprano,
Prix du Gstaad New Year Music Festival 2016 au Concours International de Belcanto
Vincenzo Bellini
Participation des Ă©tudiants des masterclasses de chant et d’opĂ©ra
Maguelone Parigot, piano

18h Gstaad Yacht Club
Words of Love, Tout sur l’amour
Arielle Dombasle, actrice
Marc Bonnant
Lors de cette soirĂ©e exceptionnelle, Marc Bonnant dira l’amour Ă  Arielle Dombasle, en
puisant dans ses sentiments enfouis Ă  la profondeur d’un trĂ©sor et dans quelques
fragments littĂ©raires du discours amoureux. Et Ă  son tour Arielle s’en fera l’écho.

 

 

Lundi 8 janvier 2018

19h Saanen Landhaus Theater
RĂ©cital de clĂŽture
Ilan Rogoff, piano

 

 

 

 

 

 

LES 3 MASTERCLASSES DU FESTIVAL
Hotel Landhaus, Saanen

 

 

MASTERCLASSES DE CHANT
Du 28 au 30 décembre 2017
Inva Mula, soprano

 

 

MASTERCLASSES COACHING OPÉRA
Du 3 au 8 janvier 2018
Leontina Vaduva, soprano
Marco Guidarini, chef d’orchestre
En partenariat avec le Concours International de Belcanto Vincenzo Bellini

 

 

MASTERCLASS PIANO
Du 5 au 8 janvier 2018
Ilan Rogoff, pianiste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
Visiter le site du GSTAAD NYFM / New Year Music Festival
Durée moyenne des concerts : 1 heure- 1 heure 15 (sauf mention contraire.

ORGANISEZ VOTRE SEJOUR A GSTAAD cet hiver, visiter le site de l’office de tourisme à GSTAAD

 

 

 

 

 

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GRAND ENTRETIEN avec Jesse Mimeran
 à propos du concert #BECLASSICAL

be-classical-concetr-cortot-jeunes-talents-instruments-voix-chant-presentation-coup-de-coeur-CLASSIQUENEWS-novembre-2017GRAND ENTRETIEN avec Jesse Mimeran
 En prĂ©lude au concert exceptionnel annoncĂ© ce 17 novembre 2017 Salle Cortot, oĂč pas moins de 11 jeunes talents parmi les plus prometteurs de leur gĂ©nĂ©ration se produiront, le tĂ©nor et directeur artistique de l’évĂ©nement, Jesse Mimeran, explique ses motivations, prĂ©cise les enjeux de ce rĂ©cital unique pour les jeunes musiciens


 

 

Quel est le profil spécifique de tous les jeunes musiciens, instrumentistes et chanteurs qui se produisent ce 17 novembre 2017 à CORTOT ? Quel est pour vous le but de cet événement ?

JM: Et bien tout d’abord bonjour et merci pour cet entretien, j’en profite pour saluer chaleureusement vos internautes. Cela fait dĂ©jĂ  plusieurs annĂ©es que j’ai un projet comme celui-ci. Je trouve que cela a toujours eu du sens que d’associer plusieurs jeunes talents lors d’un mĂȘme concert, ça se fait rarement et cela offre plusieurs choses. Notamment celle de rĂ©unir le public expert, le public le plus Ă©rudit du classique qui je pense connaĂźt bien les artistes de notre concert ou du moins la plupart, et un public peut ĂȘtre plus novice, car un concert de 11 jeunes artistes permet vĂ©ritablement d’apporter une maniĂšre diffĂ©rente de percevoir « l’esprit concert » : la jeunesse offre ça, la jeunesse offre une fougue, une folie peut ĂȘtre mais certainement une intensitĂ© d’ñme qu’il ne faut je crois jamais perdre, et il me semble que le public apprĂ©cie cela. D’une certaine maniĂšre, notre jeunesse permet un concert plus intime et une relation plus proche avec le public. On va, au cours de cette soirĂ©e, je pense, partager Ă©normĂ©ment de choses avec les spectateurs, des Ă©motions, des pleurs et des rires mais aussi et surtout la musique.

11 jeunes talents classiques et romantiques

Nous avons parmi nous des artistes extraordinaires qui ont mĂȘme parfois gagnĂ© plusieurs des plus grands concours au monde. Je pense Ă  Yan Levionnois, Ă  Alexandra Conunova, ou encore AnaĂŻs Gaudemard chez les instrumentistes qu’on ne prĂ©sente plus ; ils ont remportĂ© les prix les plus prestigieux au monde de leurs instruments et font partiee des plus grands de leurs gĂ©nĂ©rations voire toutes gĂ©nĂ©rations confondues. Et nous pourrions continuer ainsi avec chaque artiste de ce concert, Manuel Vioque-Judde Ă  l’alto est un gagnant de Los Angeles et du concours de L’Ile de Man, deux des plus prestigieux. JosĂ©phine Olech Ă  la flĂ»te est depuis septembre, premiĂšre flĂ»te solo du Philharmonique de Rotterdam Ă  seulement 23 ans. RaphaĂ«lle Moreau est quant Ă  elle premier violon du Gustav Malher Jugendorchester, un orchestre de jeunes musiciens basĂ© Ă  Vienne et fondĂ© par le grand MaĂźtre Claudio Abbado avec lequel elle fait des tournĂ©es mondiales et au-delĂ  de ça, elle mĂšne une carriĂšre solo et de chambriste de haut rang Ă  seulement 21 ans. Au piano, un rĂŽle clĂ© pour ce concert, CĂ©lia Oneto BensaĂŻd qui est trĂšs estimĂ©e, est une des seules pianistes Ă  exceller en tant que soliste mais aussi chambriste et mĂȘme comme chef de chant ce qui est rarissime pour son Ăąge et mĂȘme si cela est plus ou moins confidentiel, elle enregistrera plusieurs albums l’an prochain ; c’est une artiste Ă  suivre et on est heureux de l’avoir parmi nous. Chez les chanteurs dont je fais moi-mĂȘme parti pour ce concert, Ivan Thirion, notre baryton est considĂ©rĂ© comme l’un des plus grands de sa gĂ©nĂ©ration ; il mĂšne une carriĂšre internationale ; AmĂ©lie Robins est une soprano qui monte en France et ailleurs, elle a toutes les qualitĂ©s pour faire une belle carriĂšre : la voix, le jeu scĂ©nique, l’interprĂ©tation, le physique et le charisme. Notre Mezzo nous vient d’Estonie : Dara Savinova a fait une partie de ses Ă©tudes avec Ivan Ă  l’Opera Studio de Zurich qui est trĂšs rĂ©putĂ© mondialement, elle a un timbre magnifique et un niveau assez incroyable pour son Ăąge. Puis le TĂ©nor ce sera moi, Jesse Mimeran, c’est toujours peut ĂȘtre plus difficile de parler de soi-mĂȘme, mais je peux dire que je ferai tout pour tenir mon rang aux cĂŽtĂ©s d’artistes aussi merveilleux.

Donc si je dois dire quel est le but de ce concert, certes unir des talents extraordinaires, faire dĂ©couvrir peut ĂȘtre d’autres talents lĂ©gĂšrement moins connus, unir les chanteurs et les instrumentistes venant parfois de pays diffĂ©rents mais surtout voir le concert autrement et envahir la salle d’une intensitĂ© d’ñme profonde, d’une fougue qui nous unit tous finalement avec le public pour Ă©changer des Ă©motions et je pense que tous les ingrĂ©dients sont rĂ©unis pour cela.

 

 

 

 

Quel est votre sentiment sur la rĂ©cente Ă©volution du milieu musical depuis ces 5 derniĂšres annĂ©es, concernant l’Ă©mergence des jeunes talents et les conditions de se faire connaĂźtre ?

JM: Je pense qu’on a vĂ©ritablement de quoi ĂȘtre fier des artistes actuels comme de la jeune gĂ©nĂ©ration et on espĂšre grandement aussi des futurs. C’est vrai que l’ancienne gĂ©nĂ©ration, celle d’aprĂšs-guerre a connu une apogĂ©e de gĂ©nies que ce soit en termes de chanteur comme d’instrumentistes mais nous avons une trĂšs belle jeune gĂ©nĂ©ration, notamment en France parmi d’autres pays comme l’Allemagne, la Suisse, les Etats-Unis et d’autres
 On a la chance d’avoir des artistes actuels qui se font de plus en plus populaires suivant les exemples de Pavarotti et Callas pour les chanteurs et peut-ĂȘtre des styles particuliers comme celui de Nigel Kennedy pour certains instrumentistes en espĂ©rant qu’il y ait d’autres Daniel BarenboĂŻm aussi pour toucher un grand nombre de gens et permettre Ă  la fois que le public se renouvelle, et pour passionner les enfants Ă  notre art pour justement qu’il y ait la possibilitĂ© de faire Ă©merger de futurs grands artistes.

Concernant les maniĂšres de se faire connaĂźtre, on est peut-ĂȘtre et certainement pas uniquement dans la musique classique dans une apogĂ©e de la communication. On a beaucoup parlĂ© d’une sociĂ©tĂ© de consommation, on est peut-ĂȘtre rentrĂ© dans l’ùre de la sociĂ©tĂ© de communication avec Internet notamment, ça a ses dĂ©fauts et ses bienfaits mais en tout cas cela permet vĂ©ritablement de toucher un maximum de personnes Ă  travers le monde entier, sans frontiĂšre ni barriĂšre, donc pourquoi s’en plaindre ? Bien au contraire, il faut, je pense, utiliser tous les outils Ă  notre disposition pour faire dĂ©couvrir notre musique, notre style, nos personnalitĂ©s et que cela se propage le plus possible, tout en Ă©tant innovant et en sachant se dĂ©marquer.

 

 

 

 

Concernant le programme artistique du concert, comment avez-vous conçu le passage de chaque artiste, sa participation avec les autres ? Sur quels critÚres ? Pourquoi de la musique romantique ?

JM : Pour moi c’était comme une Ă©vidence que tout le monde devait ĂȘtre visible, de la mĂȘme maniĂšre, et chercher une certaine Ă©quitĂ© dans ce concert ; c’est pourquoi il y a autant de musique de chambre que d’OpĂ©ra dans ce programme. On a donc cherchĂ© les rĂ©pertoires possibles; et ça n’a pas toujours Ă©tĂ© simple mais on y est arrivĂ© tous ensemble, je tiens vraiment Ă  dire que ce projet rĂ©sulte d’un travail d’équipe, chacun y a mis du cƓur; et c’est une grande fiertĂ© Ă  titre personnel. Pour les chanteurs, nous avons souvent tendance Ă  mĂ©langer les Ă©poques et les styles lors de nos concerts, agir par ordre chronologique notamment; et passer de Mozart Ă  Puccini en quelques minutes par exemple; mais l’une des conditions des instrumentistes Ă©taient de prĂ©server davantage de cohĂ©rence dans le programme ; on a hĂ©sitĂ© sur plusieurs thĂšmes et finalement, c’est celui du Romantisme qui l’a emportĂ©. Seul Debussy fera exception Ă  cette rĂšgle mais nous sommes trĂšs heureux de notre programme et nous avons hĂąte de le faire dĂ©couvrir au public. Je pense vĂ©ritablement que #BECLASSICAL est une promesse, cela veut dire soyons classiques mais intenses !

 

 

 

Propos recueillis en octobre 2017.

 

 
LIRE aussi notre présentation du concert à la Salle Cortot, #Beclassical, vendredi 17 novembre 2017, 20h30
http://www.classiquenews.com/beclassical-11-jeunes-talents-a-decouvrir/

LIVRE événement, annonce. André Tubeuf : BACH ou le meilleur des mondes (Editions Le Passeur)

TUBEUF andrĂ© ean sebastian  BACH livre evenement le passeur la critique presentation annonce critique par classiquenews BACH ou le meilleur de smondes 41n4Gq+5v1LLIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. AndrĂ© Tubeuf : BACH ou le meilleur des mondes (Editions Le Passeur). Jean-SĂ©bastien Bach, le 5Ăš Ă©vangĂ©liste rĂ©alise dans sa musique la fusion admirable et stimulante de la lumiĂšre et du salut. L’incarnation qui se dĂ©veloppe dans sa musique, qui donne la parole (chorals) Ă  l’assemblĂ©e des croyants atteint dans son oeuvre une vĂ©ritĂ© inestimable. Tel l’arpenteur admiratif, l’auteur relĂšve chaque aspect du grand oeuvre lĂ©guĂ© par Jean-SĂ©bastien (Messes, cantates, cycles instrumentaux, 
), ce qui fait surtout son « urgence » : un baume accessible pour notre Ă©poque « oĂč rĂšgnent l’incommunication, l’exclusion, le malentendu (car) seul Bach sait encore rassembler et rĂ©concilier ». AprĂšs le fameux « indignez-vous », Bach, de l’esprit des LumiĂšres en son aurore, Ă  la terreur du XXIĂš naissant, propose une autre alternative, le « rĂ©concilions-nous ». Sa musique apaise, guĂ©rit, sauve : « elle nous recentre. Elle nous refait citoyens du meilleur des mondes. il faut dĂ©couvrir ce Bach salutaire  ». En 45 chapitres, et 250 pages, AndrĂ© Tubeuf se concentre sur la musique et la vie du Bach visionnaire, Ă  la fois humble et fraternel, humaniste et serviteur, prophĂšte pour des mondes meilleurs. Prochaine grande critique du livre AndrĂ© Tubeuf : BACH ou le meilleur des mondes (Editions Le Passeur), dans le mag cd dvd livres de CLASSIQUENEWS, le jour de la parution : le 2 novembre 2017.

CD événement, annonce. DOLCE DUELLO : Cecilia Bartoli / Sol Gabetta (1 cd Decca)

Dolce-Duello-Edition-limiteeCD Ă©vĂ©nement, DOLCE DUELLO (Decca). VOIX et VIOLONCELLE : Cecilia Bartoli et Sol Gabetta en duo
 CrĂ©Ă© au GSTAAD Menuhin Festival & Academy le 29 aoĂ»t dernier, le programme Dolce Duello met en scĂšne l’accord exceptionnel du mezzo moelleux et agile de Cecilia Bartoli avec le chant voluptueux, Ă©loquent du violoncelle de Sol Gabetta. Dans le Baroque, plus qu’ailleurs, l’expressivitĂ© dĂ©pend des interprĂštes capables d’incarner la puissance des sentiments suggĂ©rĂ©s… De surcroĂźt le timbre du violoncelle se plie avec dĂ©lices aux courbes acrobatiques et Ă  l’ivresse parfois sombre de la soie vocale de Cecilia Bartoli. Les deux artistes articulent et cisĂšlent chacune la ligne vocale de l’instrument, la couleur et les intentions intimes de la voix. Comme en un jeu de miroir, les deux chants dialoguent, se rĂ©pondent, fusionnent aussi dans l’expression des passions de l’ñme. Elles dĂ©fendent la mĂȘme conception millimĂ©trĂ©e des nuances, des accents, jouant aussi la carte des climats et du caractĂšre propre Ă  chaque piĂšce.
Cette attention portĂ©e Ă  la charge Ă©motionnelle du verbe comme de la note façonne un concert qui tout en associant deux Ă©lĂ©ments imprĂ©vus, dĂ©montrent l’étonnante littĂ©rature musicale, instrumentale et lyrique qui existe, en particulier depuis l’ñge Baroque, pour la voix et le violoncelle. L’alliance des deux timbres apporte une tendresse de ton, des couleurs intĂ©rieures rares et profondes. On doit Ă  Christoph MĂŒller, intendant du Gstaad Menuhin Festival & Academy ce souci de la crĂ©ation et de l’excellence, sachant favoriser l’Ă©clat de nouveaux programmes qui brillent grĂące Ă  la passion des artistes qui les dĂ©fendent. Sol Gabetta est depuis des annĂ©es une fidĂšle interprĂšte Ă  GSTAAD pendant l’Ă©tĂ©. Ambassadrice du plus grand festival estival en Suisse, la violoncelliste a le mĂ©rite de surprendre ainsi dans un programme inĂ©dit.

 

De Caldara Ă  Vivaldi, de Handel Ă  Boccherini,
le duo Bartoli / Gabetta ose la fusion des timbres

 

raphael_faux2017rfx_9729_concert_31Sur la trace des castrats crĂ©ateurs de la plupart des airs ici restituĂ©s (en premiĂšre mondiale pour certains), Cecilia Bartoli a sĂ©lectionnĂ© en complicitĂ© avec Sol Gabetta plusieurs airs d’une langueur virtuose rare (Caldara dont deux airs sont retenus, Domenico Gabrielli – ici la rĂ©vĂ©lation de l’album, mais aussi Haendel ou Vivaldi
), – certains rĂ©alisant l’équation dĂ©licate de l’agilitĂ© et la sincĂ©ritĂ© expressive, cependant que Sol Gabetta, en conclusion du programme joue le Concerto opus 34 de Luigi Boccherini, d’une virtuositĂ© lĂ  encore intĂ©rieure dont la soliste toujours trĂšs subtile, Ă©claire le parcours sentimental et Ă©motionnel avec les instrumentistes de Cappella Gabetta (Andres Gabetta, direction).

 

 

Programme du cd Dolce Duello :

01. Antonio Caldara : « Fortuna e speranza« , Air de Emirena extrait de Nitocri (1722)

02. Tomaso Albinoni : « Aure andate e baciate« , Air de Zefiro extrait de Il nascimento dell’Aurora (1710)

03. Domenico Gabrielli : « Aure voi de’ miei sospiri« , Air de Inomenia extrait de San Sigismondo, re di Borgogna (1687)

04. Antonio Vivaldi : « Di verde olivo », Air de Vitellia extrait de Tito Manlio (1719)

05. Georg Friedrich Haendel : « What passion cannot Music raise and quell!« , Air extrait de Ode for St. Cecilia’s Day (1739)

06. Antonio Caldara : “Tanto e con sĂŹ gran pena », Air extrait de Asaf extrait Gianguir (1724)

07. Georg Friedrich Haendel : « Son qual stanco pellegrino« , Air d’Alceste extrait de Arianna in Creta (1734)

08. Nicola Porpora : « Giusto Amor, tu che m’accendi », Air d’Adone extrait de Gli Orti esperidi (1721)

09-11. Luigi Boccherini : Concerto pour violoncelle, op. 34

 

 

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CLIC_macaron_2014CD Ă©vĂ©nement, annonce: DOLCE DUELLO (Decca). Cecilia Bartoli et Sol Gabetta – Parution le 10 novembre 2017. Prochaine grande critique du cd Dolce Duello le jour de la parution du cd – Gradn entretien exclusif avec Sol Gabetta Ă  venir sur CLASSIQUENEWS.COM

 

 

+ d’INFOS (teaser vidĂ©o, sĂ©ance de promotion sur le site dĂ©diĂ© http://www.dolceduello.com

 

 

DUO de charme et de choc : Sol Gabetta et Cecilia Bartoli accordent leurs voixLIRE aussi notre DĂ©pĂȘche 1 annonçant le cd DOLCE DUELLO chez Decca / et la tournĂ©e europĂ©enne reprenant le programme passionnant de ce disque aux nombreuses partitions mĂ©connues voire recrĂ©Ă©es ainsi

 

 

#BECLASSICAL : 11 jeunes talents à découvrir

be-classical-concetr-cortot-jeunes-talents-instruments-voix-chant-presentation-coup-de-coeur-CLASSIQUENEWS-novembre-2017PARIS, Cortot. Concert #Be Classical, vendredi 17 novembre 2017, 20h30. ROMANTISME et JEUNES TALENTS. 11 jeunes artistes, vrais tempĂ©raments prometteurs s’exposent Ă  Cortot le temps de ce rĂ©cital hors normes, tremplin idĂ©al pour favoriser l’émergence artistique et pour le public, la promesse de 
 rĂ©vĂ©lations. Le concept du programme cherche Ă  « unir les meilleurs jeunes talents europĂ©ens Ă  Paris dans l’une des salles les plus mythique pour son acoustique. » Ils ont remportĂ© des prix lors des principaux concours internationaux (Concours TchaĂŻkovski, Singapour, Tel Aviv, ARD, Reine Elisabeth, Los Angeles, Concours Bellini, Belvedere…etc), ont moins de 30 ans ; la plupart font dĂ©jĂ  une carriĂšre internationale qui leur a permis de fouler les scĂšnes les plus prestigieuses au monde et ils s’unissent pour partager avec le public parisien un concert d’OpĂ©ra et de Musique de Chambre sur le thĂšme du Romantisme !
Les 11 artistes sont rĂ©partis en un Quatuor Ă  Cordes, un Duo FlĂ»te et Harpe, une Pianiste et quatre Voix pour un programme de musique romantique. A l’affiche des airs d’opĂ©ras et des piĂšces instrumentales de Bizet, Rossini, Donizetti, Schumann, Debussy, Massenet
 Pour certains, le concert permet l’expĂ©rience de l’écoute et du travail collectif, les instrumentistes jouent avec les chanteurs, respectant leurs attentes et leur respiration (entre autres), et vice versa. L’échange, le partage est donc aussi une valeur partagĂ©e entre artistes et avec le public.

 

 

be-classical-concetr-cortot-jeunes-talents-instruments-voix-chant-presentation-coup-de-coeur-CLASSIQUENEWS-novembre-2017GRAND ENTRETIEN avec Jesse Mimeran
 En prĂ©lude au concert exceptionnel annoncĂ© ce 17 novembre 2017 Salle Cortot, oĂč pas moins de 11 jeunes talents parmi les plus prometteurs de leur gĂ©nĂ©ration se produiront, le tĂ©nor et directeur artistique de l’évĂ©nement, Jesse Mimeran, explique ses motivations, prĂ©cise les enjeux de ce rĂ©cital unique pour les jeunes musiciens
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Concert exceptionnel : #BECLASSICALboutonreservation
Paris, salle Cortot
Vendredi 17 novembre 2017, 20h30
RESERVEZ VOTRE PLACE

 

 

avec :
Alexandra CONUNOVA, Violon
Raphaëlle MOREAU, Violon
Manuel VIOQUE-JUDDE, Alto
Yan LEVIONNOIS, Violoncelle
Joséphine OLECH, Flûte
AnaĂŻs GAUDEMARD, Harpe
CĂ©lia ONETO-BENSAÏD, Piano
Amélie ROBINS, Soprano
Dara SAVINOVA, Mezzo-Soprano
Jesse MIMERAN, TĂ©nor
Ivan THIRION, Baryton

 

 

+ D’INFOS :
http://www.sallecortot.com/concert/beclassical1.htm?idr=7721

CORTOT-salle-paris-582

 

 

 

 

 

CHEFS. PremiÚre littéraire pour Marco Guidarini

Gulda marco guidarini livre  livre annonce par classiquenews page de couv 1CHEFS. PremiĂšre littĂ©raire pour Marco Guidarini. Le chef d’orchestre italien Marco Guidarini publie son premier livre sous la forme de 11 courtes nouvelles  ou « Contes Mozartiens ». Celui dont la critique salue rĂ©guliĂšrement Ă  la fois l’Ă©lĂ©gance, le style, la profonde connaissance des rĂ©pertoires symphoniques et d’opĂ©ra, a cofondĂ© le Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini, seule compĂ©tition qui distingue les jeunes voix belcantistes, capables d’interprĂ©ter Rossini, Bellini, Donizetti (le prochain Concours a lieu Ă  VendĂŽme en France, les 3 et 4 novembre 2017). Marco Guidarini publie ainsi son premier livre.

Le maestro, docteur « Ús lettres » n’est pas seulement un intellectuel de haute volĂ©e, mais un conteur pour la circonstance, dont les lecteurs mesureront la fine inspiration. Celle d’un musicien cultivĂ© devenu Ă©crivain. “Gulda in Viaggio verso Praga” (Gulda sur la route de Prague) qui sort en octobre 2017 aux Ă©ditions Il Melangolo, est disponible dĂ©jĂ  sur le net, et le Maestro en assurera la prĂ©sentation officielle le 24 octobre Ă  la librairie Feltrinelli à GĂȘnes.

Actuellement, le maestro qui a rĂ©cemment ouvert le festival international de Macao en Chine avec AndrĂ©a ChĂ©nier de Giordano, dirige son nouvel orchestre  le « Mitteleuropa  Orchestra » , tout le mois d’octobre, puis sera de retour en France, Ă  VendĂŽme pour la 7Ăšme Ă©dition du Concours International de belcanto Vincenzo Bellini dont il est le PrĂ©sident-co fondateur (3 et 4 novembre prochains).

Ensuite, dans la foulĂ©e,  le chef dirige Ă  Buenos Aires « Gianni Schicchi » de Puccini, oeuvre inscrite au programme pĂ©dagogique de l’Instituto SupĂ©rior de Arte du mythique Teatro Colon, et pour les auditions de sĂ©lection argentines du Concours Bellini 2018 que le gouvernement argentin  soutient  depuis 2016. Prochain entretien avec Marco Guidarini au sujet de son premier ouvrage.

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En LIRE + :

Reportage vidéo CONCOURS INTERNATIONAL VINCENZO BELLINI
Reportage vidĂ©o L’AcadĂ©mie d’étĂ© BELLINI Ă  VendĂŽme (Ă©tĂ© 2016)

Prochain CONCOURS BELLINI 2017, les 3 et 4 novembre 2017 Ă  VendĂŽme

VENDÔME : CONCOURS BELLINI 2017

VENDÔME, les 3 et 4 novembre 2017. CONCOURS BELLINI 2017. Rien n’Ă©gale en intensitĂ© et discernement critique, le Concours fondĂ© par Marco Guidarini et Youra Smirnof-Simonetti qui entend distinguer les voix actuelles les plus prometteuses dans l’art si subtil du bel canto romantique italien et français. A l’heure oĂč tant de chanteurs ne savent plus incarner les rĂŽles mozartiens, rossiniens, belliniens, il Ă©tait temps de favoriser le permanence d’un art lyrique qui reste fragile. Pourtant les plus grandes divas ont toutes Ă©tĂ© de fabuleuses belcantistes : Maria Callas en tĂ©moigne.

 

VENDÔME : CONCOURS BELLINI 2017

Les nouvelles voix belcantistes et belliniennes s’exposeront Ă  VendĂŽme les 3 et 4 novembre 2017. Qui sera le laurĂ©at 2017, capable de chanter, ciseler, sublimer le chant romantique italien ? De Bellini, Donizetti, Rossini ? … 2 soirĂ©es incontournables, Ă  moins d’1h de PARIS. EN LIRE +

CONCOURS international Vincenzo BELLINI
7Ăšme Ă©dition Ă  VENDÔME (41)

Vendredi 3 novembre 2017
19h : demi-finale

Samedi 4 novembre 2017 20h : finale

Places payantes sur réservation

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INFOS & RÉSERVATIONS :
(réservation des places pour la finale)
www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com
Contact : musicarte-org@live.fr /
Secrétariat Musicarte : 06 09 58 85 97

Auditorium du groupe Monceau Assurances
1, avenue des CitĂ©s Unies de l’Europe
41 100 VendĂŽme
En face de la gare TGV VendĂŽme-Villiers
Parking sur place

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thumbnail_Bandeau bellini 2017

Grand entretien avec le Quatuor TANA au sujet de leur nouveau cd “VOLTS”

VOLTS Quatuor TANA cd paraty quatuor cordes et electronique Titelive_3760213650726_D_3760213650726 GRAND ENTRETIEN avec le Quatuor TANA. «  VOLTS », le nouveau cd du Quatuor Tana, rĂ©volutionne le cadre habituel des recherches sonores liĂ©es au Quatuor Ă  cordes. Les quatre instrumentistes y croisent performances acoustiques dĂ©jĂ  connues et cĂ©lĂ©brĂ©es, et nouvelles perspectives permises par l’électronique. De nouveaux instruments ont Ă©tĂ© fabriquĂ©s pour rĂ©aliser un projet hors normes. GenĂšse, enjeux, caractĂšres et qualitĂ©s nouvelles, parcours et expĂ©rience musicale
 Grand entretien avec Antoine et Jeanne Maisonhaute, membre du collectif, pour classiquenews.com. Le cd VOLTS est publiĂ© chez Paraty le 20 octobre 2017.

 

 

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Quels sont les défis les plus délicats quand on croise quatuor à cordes et électronique ?

 

Antoine Maisonhaute : L’Un des dĂ©fis consiste Ă  trouver une place juste, Ă©quilibrĂ©e d’un point de vue sonore, entre le jeu acoustique des instruments, et les traitements Ă©lectroniques diffusĂ©s via hauts-parleurs. Le quatuor Ă  cordes est ainsi augmentĂ©, et le dĂ©fi est de conserver la notion de musique de chambre, d’un discours complexe et raffinĂ©.
Un autre dĂ©fi de l’ordre compositionnel, est de mixer deux langages (acoustique et Ă©lectronique) pour un seul et mĂȘme discours musical final.  Le dĂ©fi pour le Quatuor Tana est de rĂ©ussir Ă  apprĂ©hender le rĂ©sultat sonore final.

 

 

 

Votre programme interroge la performance acoustique et sonore de l’instrument.
Qu’apporte l’électronique Ă  l’instrument, et vice versa ?

 

 
Jeanne Maisonhaute : Notre programme interroge l’Ă©criture pour quatuor Ă  cordes et Ă©lectronique Ă  travers l’univers musical de compositeurs venant d’horizons trĂšs diffĂ©rents. Dans VOLTS, l’instrument sert de prisme au travail sur la matiĂšre sonore et la performance acoustique. Il s’agit de repousser ses limites, d’interroger ses capacitĂ©s, pour qu’il puisse dĂ©voiler de nouvelles couleurs, de nouvelles possibilitĂ©s sonores.
L’Ă©lectronique est envisagĂ©e comme un partenaire musical, offrant une vision de ce que peut ĂȘtre la musique de chambre au XXIĂšme siĂšcle. Elle permet de varier les espaces sonores : en alternant par exemple la superposition des couches sonores : l’utilisation des enceintes / un jeu purement acoustique ; d’augmenter le geste instrumental en lui crĂ©ant un double, une ombre Ă©lectronique.
Le jeu instrumental apporte quant Ă  lui une souplesse nĂ©cessaire afin de transmettre l’interprĂ©tation chaque fois rĂ©inventĂ©e par les instrumentistes.  Acoustique et Ă©lectronique dialoguent et crĂ©ent ici une musique de chambre moderne, alliant le virtuel au rĂ©el.

 

 

 

Pourquoi avoir rĂ©unit les 5 partitions de cet album ? Quel parcours esthĂ©tique et sonore permet-il Ă  l’auditeur de vivre ?
 

Antoine Maisonhaute : Les cinq partitions de cet album reprĂ©sentent un voyage idĂ©al dans le monde de la musique de chambre avec Ă©lectronique en 2017. Entre le quatuor de Faust Romitelli « Natura Morte con Fiamme » et celui de Juan Arroyo « Smaqra », vingt-quatre annĂ©es de forts dĂ©veloppements techniques ont permis aux compositeurs de laisser libre cours Ă  leur imagination. Le voyage musical de VOLTS est pensĂ© pour l’amateur de dĂ©couvertes, sans Ă  priori, et qui de l’Italie au PĂ©rou en passant par la France et le Chili, se laissera porter par la magie qui se dĂ©gage de ces opus.
Les esthĂ©tiques sont volontairement variĂ©es : Sons Ă©lectroniques de “Dissidences IV” de Christophe Havel, destructuration du quatuor Ă  cordes dans « Clusterfuck » de Remmy Canedo, rĂ©alisme sonore magique de « Smaqra » par Juan arroyo, virtuositĂ© dans “Natura Morte con Fiamme » de Faust Romitelli, et enfin univers de DJ avec le « Deejay » de Gilbert Nouno. Enfin, VOLTS permet Ă  l’auditeur de dĂ©couvrir en premiĂšre mondiale, les Tana Instrument, instruments hybrides ou smart instruments, qui permettent de se passer d’enceintes externes pour diffuser l’électronique. Une avancĂ©e technologique au service de la musique de chambre moderne.

 

 

 

Vous avez fabriqué les instruments qui ont permis de réaliser ce programme. Sur quels critÚres ? Quelles sont leurs caractÚres et qualités sonores, techniques, expressives ? Et dans quelle piÚces précisément, ces qualités sont-elles mises en avant ?

 

Jeanne Maisonhaute : Les Tana Instruments sont le fruit de la collaboration entre compositeur (Juan Arroyo), luthier ( Lucas Balay) et interprĂštes (Quatuor Tana). Ils sont inspirĂ©s du concept du chercheur acousticien Adrien Mamou-Mani. Ce sont des instruments dont les propriĂ©tĂ©s acoustiques sont enrichies des propriĂ©tĂ©s de l’Ă©lectronique par l’intĂ©gration d’un haut-parleur dans leur caisse de rĂ©sonance.

Il s’agit non seulement de questionner la lutherie contemporaine, d’imaginer ce que pourrait-ĂȘtre un instrument Ă  cordes au XXIĂšme siĂšcle mais Ă©galement de rĂ©flĂ©chir sur la question de transmission de ce rĂ©pertoire de musique dite mixte, souvent peu diffusĂ© pour des barriĂšres techniques ou budgĂ©taires. Les Tana Instruments nous permettent d’ĂȘtre autonomes dans la gestion de l’électronique, tant en rĂ©pĂ©tition qu’en concert.
DĂšs lors, la mixitĂ© du rĂ©pertoire au sein d’un seul programme est envisageable mĂȘme dans des salles Ă  priori non Ă©quipĂ©es pour accueillir la musique Ă©lectronique.

Leur caractĂ©ristique premiĂšre est de pouvoir inventer une musique de chambre alliant virtuel et rĂ©el au sein d’un mĂȘme espace sonore, celui du quatuor Ă  cordes. L’Ă©lectronique se colore du bois de l’instrument, l’instrument est colorĂ© de l’électronique 
 cet Ă©change crĂ©e de nouvelles palettes sonores, de nouvelles possibilitĂ©s variables Ă  l’infini.

Dans chaque quatuor à cordes hybride présenté dans VOLTS, les compositeurs ont su utiliser des spécificités trÚs variées. Par exemple, dans « SMAQRA », les Tana Instruments sonnent comme des tambours, des cloches. Transformés en instruments chimériques, ils donnent ici vie au réalisme sonore magique de Juan Arroyo.
Dans « Dissidences 4 », Christophe Havel joue sur l’augmentation du geste instrumental Ă  travers l’Ă©lectronique (par exemple au tout dĂ©but les pizzicati dĂ©clenchent un son et crĂ©ent l’illusion que l’instrument vibre seul) crĂ©ant ainsi une nouvelle grammaire sonore et gestuelle.
Remmy Canedo dans « Clusterfuck », utilise les Tana Instruments comme des espaces sonores virtuels mouvants, leur attribuant des solos oĂč les interprĂštes ne jouent plus et deviennent juste spectateurs.

Les Tana Instruments interrogent notre vision de la musique de chambre contemporaine; ils questionnent nos instruments traditionnels et nous projettent sans concession dans un nouvel univers sonore.

Propos recueillis en octobre 2017.

 

 

 

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VOLTS Quatuor TANA cd paraty quatuor cordes et electronique Titelive_3760213650726_D_3760213650726CD Ă©vĂ©nement, annonce. VOLTS, le nouveau cd du Quatuor TANA (1 cd Paraty). Croisements, frottements, fusions, Ă©tincelles
 les Ă©clairs Ă©lectriques (et leurs ondes musicales) qui naissent Ă  la croisĂ©e des chemins, entre quatuor Ă  cordes et Ă©lectronique produisent et inspirent le dernier cd du Quatuor Tana, qu’édite le label Paraty en octobre 2017 : un cd hors normes, qui relĂšve de l’audace sonore, de l’expĂ©rimentation instrumentale, de l’organologie inĂ©dite aussi car pour rĂ©aliser ce parcours rĂ©solument moderne, les instrumentistes ont crĂ©er les instruments hybrides nĂ©cessaires au projet. La transmission du son et son dĂ©ploiement dans l’espace ne passent plus par des enceintes externes mais bien Ă  travers la caisse de rĂ©sonance des instruments requis. En plus de partitions inconnues / mĂ©connues, crĂ©es ainsi en premiĂšre mondiale au disque, les 5 compositions rĂ©unies dans ce programme visionnaire, offrent de nouveaux horizons pour la recherche sonore et musicale, profitant surtout aux noces du Quatuor d’instruments Ă  cordes et de l’électronique


Ainsi Volts dresse une maniĂšre d’état des lieux de la musique pour quatuor Ă  cordes et Ă©lectronique : techniques et dispositifs de la rencontre sont pluriels et divers, aux bĂ©nĂ©fices inattendus : bande prĂ©enregistrĂ©e (Romitelli), temps rĂ©el et improvisĂ© (Nouno), singularitĂ© et caractĂšres des « Tana Instruments » (Arroyo, Canedo, Havel). VoilĂ  assurĂ©ment de quoi rĂ©volutionner la tradition du quatuor Ă  cordes moderne. Prochaine grande critique dans le mg cd dvd livres de classiquenews.com

 

 

 

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CLIC_macaron_2014CD Ă©vĂ©nement, annonce. VOLTS. Quatuor Tana : quatuor Ă  cordes et Ă©lectronique. Fausto Romanelli, Juan Arroyo, Remmy Canedo, ilbert Nouno, Christophe Havel (1 cd Paraty PARATY 717246 — enregistrĂ© en mars 2017, ThĂ©Ăątre d’Arras. CLIC de CLASSIQUENEWS du mois d’octobre 2017.

 

 

PARIS, Bernardins. Intégrale des Quatuors de Schubert versus Glass

manfred-quatuor-schuebrt-et-glass-integrale-aux-Bernardins-annonce-presentation-par-classiquenewsPARIS, Bernardins. Quatuor Manfred : 17-26 novembre 2017. Double intĂ©grale Schubert / Glass en 7 concerts, au programme des deux derniers week end de novembre. Jouer tous les Quatuors de Schubert le romantique (avec Marc Coppey pour le Quintette Ă  cordes), – soit 15 quatuors et le Quintette-, et les 7 opus de Philipp Glass le rĂ©pĂ©titif et minimaliste amĂ©ricain de New York, voilĂ  le dĂ©fi qui s’annonce aux Bernardins, relevĂ©, dĂ©fendu par le Quatuor Manfred (Quatuors de Schubert), plus engagĂ© que jamais en cette annĂ©e 2017 qui souligne ses 30 ans de carriĂšre artistique et musicale. Les 7 Quatuors de Philip Glass sont jouĂ©s par plusieurs jeunes Quatuors (Yako, VarĂšse, Van Kuijk) et le Quatuor Tana. L’amplitude du rĂ©pertoire retenu, les dĂ©fis stylistiques aussi qui s’imposent aux instrumentistes, permettant d’assurer le grand Ă©cart entre les deux univers musicaux si distincts, font l’intĂ©rĂȘt de cette programmation pour le moins original. Jouer les deux compositeurs pourrait cependant mesurer ce qui les rapproche. Le fait qu’ils soient nĂ©s tous deux un … 31 janvier, n’est pas le seul indicateur commun.

 

DE SCHUBERT A GLASS
 Ainsi nĂ© le 31 janvier 1797, Franz Schubert partage sa date de naissance, Ă  140 ans d’écart, avec le compositeur minimaliste Philip Glass. Outre cette coĂŻncidence, une des rĂ©fĂ©rences majeures de Glass est justement l’Ɠuvre de Schubert qu’il Ă©tudie de maniĂšre trĂšs approfondie.
Grand adepte du quatuor Ă  cordes, Glass l’utilise non seulement pour ces sept quatuors Ă  cordes qu’il compose entre 1966 et 2014, mais aussi trĂšs souvent pour ses musiques de films et accompagnement scĂ©niques. Cette affinitĂ© avec le quatuor Ă  cordes et l’univers de Schubert est marquĂ©e par un profond respect. Une mĂȘme mĂ©lancolie semble Ă©galement traverser l’Ɠuvre des deux compositeurs, le caractĂšre rĂ©pĂ©titif de la musique de Glass ne faisant qu’amplifier cet Ă©tat d’esprit, la plaçant loin du stĂ©rĂ©otype d’une musique facile et sans profondeur.
manfred-quatuor-manfred-philip-glass-franz-schubert-quatuors-et-quintetteAu programme,  sept concerts avec Ă  l’affiche le Quatuor Manfred qui interprĂ©tera les Ɠuvres de Schubert  (quinze quatuors et un quintette, avec la participation de Marc Coppey) ponctuĂ©es par les sept quatuors de Philip Glass qui seront jouĂ©s, quant Ă  eux, par de jeunes ensembles soutenus par l’Association ProQuartet (Quatuors Yako, VarĂšse, Van Kuijk) et le fameux Quatuor Tana.

 
 
 

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SCHUBERT / GLASS : Intégrale des Quatuorsboutonreservation
 
1er week end, les 17, 18 et 19 novembre 2017
2Ăš week end, les 24, 25 et 26 novembre 2017

Tarifs par concert : 20€ (plein), 15€ (rĂ©duit)‹PASS concerts des 17, 18, 19: 40€ (grand auditorium)‹PASS concerts des 24, 25 et 26: 55€ (nef)

 
 

INFOS & RESERVATIONS
https://www.collegedesbernardins.fr/art-et-culture/double-integrale-des-quatuors-cordes-franz-schubertphilip-glass

 

 

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Programme

 

Vendredi 17 novembre – 20h30
Schubert n°1, 7 et 13 “Rosamunde”
Glass n°2 « Company”

Samedi 18 novembre – 20h30
Schubert n°6 et 14 “La jeune fille et la mort”
Glass n°1

Dimanche 19 novembre – 12h
Schubert n°3, 12 “Quartettsatz” et 8
Glass n°4 « Buczak”

Vendredi 24 novembre – 20h30
Schubert n°4, 5 (+ menuet D 89) et 9
Glass n°5

Samedi 25 novembre – 20h30
Schubert n°2 et 15
Glass n°6

Dimanche 26 novembre – 12h00
Schubert n°11 et 10
Glass n°3 “Mishima”
Dimanche 26 novembre – 16h
Glass n°7
Schubert  Quintette à deux violoncelles

 

 

Symphonie avec orgue de Camille Saint-Saëns à Tours puis Lille

saint saens camille portrait pour classiquenews camille-saint-sans-1TOURS, LILLE: ST-SAËNS, Symphonie avec orgue. 11-12, 23-24 novembre 2017. La derniĂšre Symphonie de Saint-SaĂ«ns tient l’affiche Ă  TOURS puis LILLE, dĂ©fendue in loco par deux chefs de premiĂšre importance. ComposĂ©e en 1885-1886, la Symphonie avec orgue est le dernier opus symphonique d’envergure conçu par Saint-SaĂ«ns, qui rĂ©pond alors Ă  une commande passĂ©e par la SociĂ©tĂ© Philharmonique de Londres oĂč elle est crĂ©Ă©e en mai 1886 sous la direction de l’auteur alors quinquagĂ©naire. La premiĂšre parisienne a lieu l’annĂ©e suivante en 1887 avec un succĂšs fracassant. Classique, romantique, nĂ©o mozartien et BeethovĂ©nien, comme ramĂ©lien militant, Saint-SaĂ«ns a le gĂ©nie de l’innovation formelle et il le prouve encore dans une partition au souffle inĂ©dit qui frappe par sa majestĂ© et sa poĂ©sie. DĂ©diĂ© Ă  Liszt qui venait de s’éteindre (juillet 1886), – et qui fut un grand ami et un soutien indĂ©fectible pour Saint-SaĂ«ns (pour la crĂ©ation de son opĂ©ra Samson entre autres, Ă  Weimar
), l’opus avec orgue est donc la 3Ăš Symphonie de l’auteur qui Ă©puisĂ© aprĂšs sa conception, la considĂ©rait comme son offrande la plus aboutie au genre symphonique et concertant. 4 cors, 3 trombones, batterie et tuba, prĂ©sence centrale et admirablement dosĂ©e de l’orgue, l’effectif requis incarne idĂ©alement cet esprit de grandeur et de raffinement qui caractĂ©rise l’écriture de Camille Saint-SaĂ«ns.

saint_saens_orgue concerto pour orgue symphonie pour orgue par classiquenews saint saens concert presentation 02PLAN. Les 4 mouvements sont soudĂ©s 2 Ă  2 : Allegro, Andante / Scherzo,Finale. L’orgue rayonne dans les mouvements 2 et 4, ainsi que le piano. Comme Franck et Liszt, le principe cyclique s’applique au classicisme trĂšs Ă©quilibrĂ© de la forme, assurant l’unitĂ© profonde d’un Ă©pisode Ă  l’autre, oĂč s’expose le mĂȘme motif en mĂ©tamorphose. Le rĂŽle des deux claviers se fond dans la masse, timbres parmi les autres, enrichissant sans exposition spĂ©cifique, la grande richesse de couleurs. L’orgue n’est donc pas un soliste qui brille, mais une teinte parmi les autres qui complĂšte trĂšs subtilement le riche nuancier orchestral.
D’emblĂ©e, dĂšs l’Allegro initial, la somptuositĂ© solennelle et recueillie du thĂšme initial se dĂ©veloppe sur le tapis trĂ©pidant des cordes, matelas bondissant, sourd et actif qui rappelle le « Dies irae » grĂ©gorien.
Le Poco Adagio qui suit sans rupture introduit la majestĂ© grandiose mais subtile de l’orgue. L’introspection cultivĂ©e par les cordes, s’amplifie encore grĂące aux bois, auxquels rĂ©pondent graves et Ă©nigmatiques, suspendus et voluptueux cors et trombones.
Le Scherzo en ut mineur (tonalitĂ© du premier mouvement) cultive l’énergie nouvelle des cordes que ponctue les gammes ascendantes du piano (trio). EnchaĂźnĂ©, le Finale ouvre l’espace par un accord puissant de l’orgue (ut majeur) ; entre grandiose et intimisme, Saint-SaĂ«ns conclut sa derniĂšre Symphonie en une apothĂ©ose Ă©blouissante de lumiĂšre Ă  partir du motif dĂ©jĂ  Ă©coutĂ© du Dies irae.
Le souffle de l’écriture grĂące Ă  une orchestration trĂšs aboutie Ă©vite les lourdeurs et l’emphase pourtant possible par l’effectif et la prĂ©sence (saint-sulpicienne) de l’orgue. Rien de convenu ni de dĂ©monstratif dans la langue de Saint-SaĂ«ns qui demeure constamment intĂ©rieur, mesurĂ©, pudique, retenu.

 

 

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boutonreservationTOURS, Grand théùtre / Opéra
Samedi 11 novembre 2017, 20h
Dimanche 12 novembre 2017, 17h

Thierry Escaich, orgue
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire / Tours
Benjamin Pionnier, direction

En Couplage :
Claude Debussy : Nocturnes (Nuages, FĂȘtes, SirĂšnes)
Francis Poulenc : Concerto pour orgue
Thierry Escaich : Baroque song (2007)

Conférence préliminaire les 11 novembre à 19h, 12 novembre à 16h
Salle Jean Vilar – entrĂ©e gratuite sous rĂ©serve de places libres

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.operadetours.fr/jeux-d-orgue-11-12-nov

 

 

 

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LILLE, Auditorium Nouveau SiĂšcleboutonreservation
Jeudi 23 novembre 2017, 20h
Vendredi 24 novembre 2017, 20h
Orchestre national de Lille
Alexandre Bloch, direction
Olivier Latry, orgue

En couplage :
Tanguy
Concerto pour orgue et orchestre
Messiaen
Les Offrandes oubliées

RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.onlille.com/saison_17-18/concert/grandes-orgues/

 

 

CLICS de CLASSIQUENEWS. Les 4 cd événements de la semaine (1) du 17 octobre 2017

CLIC D'OR macaron 200TOP CD : les CLICS de CLASSIQUENEWS, octobre 2017. Chaque semaine, CLASSIQUENEWS distingue les cd Ă©vĂ©nements de la pĂ©riode : geste interprĂ©tatif superlatif, rĂ©vĂ©lation vocale, finesse orchestrale, justesse chambriste,… dĂ©couvrez ici les accomplissements remarquables qui dĂ©voilent et confirment les talents d’aujourd’hui, dans les Ɠuvres qui leur correspondent…

 

 

Cette semaine (16 octobre 2017) : 4 titres ont retenu l’attention de la RĂ©daction de CLASSIQUENEWS :

Coffret Georg SOLTI / CHICAGO SYMPHONY ORCHESTRA / DECCA

 

CD Monographique Gabriel Fauré par Philippe Cassard et Jacques Mercier / La Dolce Volta

 

Pelléas et Mélisande par Simon Rattle / LSO

 

INVITACÍON par le Duo Intermezzo / 1 cd KLARTHE

 

 

 

Pour leur qualité artistique et éditoriale, chacun de ces 4 titres a reçu le prestigieux

” CLIC ” de CLASSIQUENEWS

CLICS-de-classiquenews-octobre-2017-cd-evenements-critiques-par-classiquenews-top-cd-reviews-of-october-17-by-classiquenews

 

 

 

Pour lire nos critiques complÚtes, nos présentations évaluant les enjeux et les qualités de chaque réalisation, consultez notre mag cd, dvd, livres sur classiquenews.com

 

 

Ce soir, le Don Carlos de Kaufmann se dévoile sur Arte

ARTE, ce soir. DON CARLOS de VERDI, jeudi 19 octobre 2017, 20h55. C’était la production Ă©vĂ©nement attendue, espĂ©rĂ©e Ă  Paris
 Las, l’affiche prometteuse, la direction millimĂ©trĂ©e, chambriste de Philippe Jordan n’ont pas su faire oublier l’indigence pseudo conceptuelle de la mise en scĂšne, d’un vide criant… Chacun pourra en juger sur le petit Ă©cran, ce soir Ă  partir de 20h55, en presque direct depuis l’OpĂ©ra Bastille.

Kaufmann don carlos opera bastille octobre 2017Que vaut ce Don Carlos Ă  Bastille, Ă©vĂ©nement car donnĂ© dans la version parisienne de l’ouvrage (1867) : donc chantĂ©e en français, avec le fameux acte prĂ©liminaire de Fontainebleau qui explicite les amours juvĂ©niles, tendres de Carlos et d’Elisabeth
 ? Quand Bastille ressuscite une partition conçue pour Paris, et taillĂ©e pour le goĂ»t parisien, on se fĂ©licite d’une telle rĂ©Ă©valuation d’un opĂ©ra ordinairement donnĂ© en italien et de façon incomplĂšte (ni ballet, ni acte bellifontain). En son temps, Claudio Abbado avait enregistrĂ© une lecture profonde, nerveuse et si humaine de la partition crĂ©Ă©e Ă  Paris


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arte_logo_2013ARTE, OpĂ©ra Bastille : DON CARLOS de VERDI, jeudi 19 octobre 2017 Ă  20h55, diffusion en lĂ©ger diffĂ©rĂ© depuis la scĂšne parisienne de l’OpĂ©ra Bastille


EN LIRE + :

http://www.classiquenews.com/arte-kaufmann-yoncheva-garanca-tezier-dans-don-carlos-de-verdi/

Journée spéciale Luciano Pavarotti

PAVAROTTI-hommage-classiquenews-france-3FRANCE MUSIQUE. Le 10 novembre 2017. JournĂ©e LUCIANO PAVAROTTI. De 7h Ă  23h, la chaĂźne radiophonique nous offre un superbe protrait radiophonique du plus grand tĂ©nor italien du XXĂš, belcantiste exceptionnel, capable aussi de chanter Donizetti, Verdi, Puccini, aux cĂŽtĂ©s de Bellini. NĂ© Ă  ModĂšne en 1935, l’artiste Ă©tait un interprĂšte taillĂ© pour les ivresse amoureuses extatiques portĂ©es par le diamant solaire, la tenue de son legato, sa finesse d’intonation et un vibrato toujours absolument maĂźtrisĂ©. Du matin jusqu’au soir, l’antenne revient sur la vie et la carriĂšre foisonnantes du « tĂ©norissimo » qui aimait dire « Vous n’avez pas besoin d’un cerveau pour Ă©couter de la musique » ! Quarante-cinq annĂ©es de scĂšnes, de caprices pharaoniques, de rencontres exceptionnelles, de compagnonnages aussi prestigieux qu’inattendus ont fait de Luciano Pavarotti le tĂ©nor mythique de la deuxiĂšme partie du XXe siĂšcle. « Quand Luciano Pavarotti chante, le soleil se lĂšve sur le monde » s’exclamait le chef Carlos Kleiber.

Au programme de cette journée Luciano Pavarotti sur France Musique :

De 7h à 23h : Journée Luciano Pavarotti

7/9h – Musique matin, Saskia De Ville

9/11h – En pistes !, Emilie Munera & Rodolphe Bruneau-Boulmier
Autour du coffret de l’intĂ©grale des enregistrements d’opĂ©ras pour Decca, Deutsche Grammophon et Philips de Luciano Pavarotti en 101 CD

11/13h – Allegretto, Denisa Kerschova
Affinités électives de Luciano Pavarotti

13h30/14h – Musicopolis, Anne-Charlotte RĂ©mond
Barbara Strozzi Ă  Venise en 1659
(du lundi 6 au vendredi 10 novembre)

14/16h – Arabesques, François-Xavier Szymczak
Mefistofele de Boito enregistrĂ© par le Luciano Pavarotti en 1985 (dans le cadre d’une semaine consacrĂ©e Ă  la figure de Faust)

20/22h – Le concert de 20h, Benjamin François
Airs d’opĂ©ras italiens en deuxiĂšme partie de soirĂ©e

22/23h – Classic Club, Lionel Esparza
Le Club des critiques, autour de la carriĂšre de Pavarotti

 

 

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LIRE AUSSI notre dossier spécial LUCIANO PAVAROTTI au moment de sa mort en 2017, soit il y a 10 ans / « Luciano Pavarotti, ténor (1935-2007). Portrait »
http://www.classiquenews.com/luciano-pavarotti-tnor-1935-2007-portrait/

 


pavarotti 360_l_pavarotti_0905Le style Pavarotti … 
Le tĂ©nor n’a chantĂ© qu’en italien, osant quelques airs en français, approchĂ©s en rĂ©cital, jamais dans le cadre d’une production: Don JosĂ© (Carmen de Bizet), Werther de Massenet (Pourquoi me rĂ©veiller?). Son souci de la clartĂ© et de la diction n’ont pas Ă  pĂąlir
 PiĂštre acteur, du fait, avec les annĂ©es, de son embonpoint (le gĂ©ant de 1,90m pesait selon les pĂ©riodes entre 90 et 120 kg), Luciano Pavarotti a rĂ©ussi le tour de force de tout concentrer, dramatisme et intensitĂ©, tension et Ă©motivitĂ©, dans sa seule voix. Une voix prodigieuse par sa projection claire et naturelle, un timbre “solaire”, rayonnant et tendre, Ă  la fois hĂ©roĂŻque et raffinĂ©. Qui a vu et Ă©coutĂ© l’interprĂšte, ait restĂ© saisi par le charisme de chacune de ses prestations: l’expression passe chez lui par le feu de la voix, par l’acuitĂ© du regard, l’incandescence voire la fulgurance de l’émission naturellement timbrĂ©e et musicale.

 

 

 

Les 10 rĂŽles de Luciano Pavarotti

1961
Rodolfo (La BohĂšme de Puccini), Teatro Reggio Emilia

1964
Idamante (Idoménée de Mozart), Festival de Glyndebourne

1965
Nemorino (L’Elixir d’amore de Donizetti), OpĂ©ra de Melbourne

1967
Arturo (Les Puritains de Bellini), Opéra de Catane

1971
Riccardo (Un Bal Masqué de Verdi), San Francisco

1974
Rodolfo (Luisa Miller de Verdi), San Francisco

1977
Manrico (Le TrouvĂšre de Verdi), San Francisco

1981
RadamĂšs (AĂŻda de Verdi), San Francisco

1991
Otello (Verdi), Chicago

1996
Andrea Chénier, New York

CD, coffret opéra événement, annonce. BERLIOZ : Les Troyens par John Nelson (4 cd Erato)

berlioz-les-troyens-didonato-spyres-nelson-3-cd-ERATO-annonce-cd-premieres-impressions-par-classiquenewsCD, opĂ©ra Ă©vĂ©nement, annonce. BERLIOZ : LES TROYENS par John Nelson (4 cd ERATO). Erato voit grand en ce mois de novembre 2017 oĂč paraitra le coffret trĂšs attendu des Troyens de Berlioz dirigĂ© par John Nelson avec deux tempĂ©raments belcantistes, douĂ©s pour l’articulation du français romantique et lyrique, deux amĂ©ricains trĂšs frenchy, et ici plutĂŽt berlioziens : couple incarnant Didon et ÉnĂ©e, la mezzo Joyce DiDonato et le tĂ©nor Michael Spyres (Ă©coutĂ© prĂ©cĂ©demment Ă  Nantes, le 23 septembre 2017, dans un autre Berlioz, Damnation de Faust oĂč le soliste avait Ă©tonnĂ© et convaincu par l’élĂ©gance habitĂ© de son chant, en un français subtil et nuancé ). Qu’en sera-t-il des Troyens dirigĂ© par John Nelson et qui au moment de leur reprĂ©sentation en version de concert Ă  Strasbourg, – les 15 et 17 avril 2017, avaient saisi les spectateurs par la cohĂ©rence de l’interprĂ©tation globale ?
En deux soirĂ©es encore mĂ©morables pour le public prĂ©sent alors, le cycle des Troyens, notre Ring Ă  la française, inspirĂ© de L’Eneide de Virgile (Livres II et IV) et sublimĂ© par le gĂ©nie orchestral et lyrique de Berlioz, est annoncĂ© en un coffret cd Ă©vĂ©nement chez ERATO en novembre 2017.

Berlioz ne vit jamais dans sa continuitĂ© l’ensemble de ce cycle lyrique spectaculaire par sa durĂ©e (4h de musique), la finesse de son orchestration et le gĂ©nie de la prosodie française qui renouvelle selon le goĂ»t romantique français, le genre de la tragĂ©die en musique, hĂ©ritage des siĂšcles baroques, depuis Lully et Rameau. AprĂšs la guerre et la chute de Troie (oĂč surgit le chant dĂ©sespĂ©rĂ©, flamboyant de l’impuissante Cassandre), Berlioz dĂ©veloppe dans la seconde partie de son opĂ©ra fleuve, les Troyens Ă  Carthage et les amours tragiques de la Reine Didon, hĂŽtesse amoureuse, malheureuse d’EnĂ©e
 lequel est promis Ă  une autre destinĂ©e vers l’Italie pour fonder la gloire future de Rome.
Ces Troyens 2017 pourraient bien ĂȘtre l’évĂ©nement lyrique au cd de cette rentrĂ©e
 une rĂ©alisation enregistrĂ©e sur le vif, et rĂ©unissant quelques pĂ©pites du chant français actuel (StĂ©phane Degout en ChorĂšbe ; Stanislas de Barbeyrac en Hylas, sans omettre Cyrille Dubois en Iopas et Nicolas Courjal en Narbal
). Et si aux cĂŽtĂ©s du couples lĂ©gendaires Didon / EnĂ©e, les profils antiques rĂȘvĂ©s par Berlioz ressuscitaient avec un relief captivant comme jamais, grĂące Ă  la direction instillĂ©e par John Nelson ? RĂ©ponse dans notre grande critique Ă  venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews

 

 

CD. BERLIOZ : Les Troyens maßtrisés de John Nelson

 

 

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CD, coffret opĂ©ra, annonce. BERLIOZ : Les Troyens. JOhn Nelson, direction musicale — 4 cd ERATO – parution : novembre 2017

Par ordre d’apparition au fil de l’action :

 

Un soldat (acte I), un capitaine grec (acte II) : Richard Rittelmann
Cassandre : Marie-Nicole Lemieux
ChorÚbe : Stéphane Degout
Enée : Michael Spyres
Ascagne : Marianne Crebassa
Panthée : Philippe Sly
HĂ©lĂšnus, Hylas : Stanislas de Barbeyrac
Priam : Bertrand Grunenwald
HĂ©cube : Agnieszka SƂawiƄska
Ombre d’Hector, Mercure : Jean Teitgen

Didon : Joyce Di Donato
Anna : Hanna Hipp
Iopas : Cyrille Dubois
Narbal : Nicolas Courjal
Sentinelle I : JĂ©rĂŽme Varnier
Sentinelle II : Frédéric Caton

ChƓur de l’OpĂ©ra national du Rhin
Direction du chƓur : Sandrine Abello

Badischer Staatsopernchor
Chef du chƓur : Ulrich Wagner

ChƓur philharmonique de Strasbourg
Chef du chƓur : Catherine Bolzinger

Orchestre Philharmonique de Strasbourg
Direction musicale : John Nelson

 

 

4 cd ERATO – enregistrement rĂ©alisĂ© Ă  Strasbourg, PMC Salle Érasme, en avril 2017

 

 

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Deux amĂ©ricains portent la rĂ©ussite des Troyens de John Nelson : Joyce DiDonato (Didon) et Michael Spyres (ÉnĂ©e) (DR)

 

 

VENDÔME, Concours Bellini 2017

BELLINI concours 2017 3 et 4 novembre 2017 vendome annonce MUSICARTEVENDÔME (41). CONCOURS BELLINI : 3 et 4 novembre 2017. L’EXCELLENCE BELCANTISTE A VENDÔME… Au moment oĂč sont cĂ©lĂ©brĂ©s la disparition des lĂ©gendes Maria Callas (40 Ăšme anniversaire) et Luciano Pavarotti (10Ăš anniversaire), VendĂŽme (sur le Campus des Assurances Monceau, grand partenaire et mĂ©cĂšne de l’Ă©vĂ©nement) semble dĂ©fendre aujourd’hui la transmission d’un savoir lyrique d’excellence : le site accueille les 3 puis 4 novembre 2017, la nouvelle Ă©dition du Concours international de Bel canto Vincenzo Bellini, co fondĂ© par le maestro Marco Guidarini et Youra Nymoff-Simonetti. Il s’agit du seul concours favorisant l’émergence des jeunes talents belcantistes, c’est Ă  dire, sur les traces de Maria Callas, Joan Sutherland ou Montserrat Caballe
 capables de chanter avec l’élĂ©gance, la finesse et surtout la technique, Donizetti, Rossini, et surtout Bellini (voire les premiers Verdi). Les vrais belcantistes savant chanter Mozart et tout le rĂ©pertoire : souffle, legato, phrasĂ©, diction, expressivitĂ© et style
 l’art du bel canto est le plus difficile et le plus prestigieux qui soit dans le milieu de l’opĂ©ra, et trĂšs rares sont celles et ceux, capables d’en maĂźtriser les secrets. C’est pourtant ce rĂ©pertoire qu’a choisi de favoriser et de faire rayonner le Concours Bellini, et chaque annĂ©e, lors de ses masterclasses proposĂ©es au Campus des assurances Monceau Ă  VendĂŽme (AcadĂ©mie Bellini), sous la pilotage des MaĂźtres de chant, Marco Guidarini soi-mĂȘme et Viorica Cortez. VOIR notre reportage Masterclasses de l’AcadĂ©mie Bellini 2016.
DĂšs sa crĂ©ation en 2010, le CONCOURS BELLINI avait su distinguer avant tout le monde, le talent de la jeune soprano coloratoure sud africaine, Pretty Yende. Le Concours de Placido Domingo Operalia devait aprĂšs le Concours Bellini, distinguer ensuite le talent plus que prometteurs de la jeune diva, aujourd’hui, tempĂ©rament belcantiste demandĂ© aprĂšs Milan, New York ou Paris, sur toutes les scĂšnes du monde.

thumbnail_Bandeau bellini 2017Le prochain CONCOURS BELLINI quant Ă  lui, distinguant les meilleurs jeunes tempĂ©raments lyriques actuels, capables de maĂźtriser l’art du bel canto, se dĂ©roule Ă  VENDÔME (Campus des assurances Monceau), les 3 et 4 novembre prochains. Les 13 candidats en lice (10 nationalitĂ©s) ont Ă©tĂ© prĂ©alablement sĂ©lectionnĂ©s en Argentine (nouveau partenariat avec le Teatro Colon de Buenos Aires), Ă  Venise et en France par un comitĂ© de sĂ©lection prĂ©sidĂ© par Marco Guidarini. Le Concours 2017 a reçu plus de 350 demandes de candidats. Venez Ă©couter, identifier et applaudir les futurs chanteurs d’exception Ă  VendĂŽme (1h de Paris en TGV, depuis la gare Montparnasse) :

 

 

 

CONCOURS international Vincenzo BELLINI
7Ăšme Ă©dition Ă  VENDÔME (41)

 

Vendredi 3 novembre 2017
19h : demi-finale

Samedi 4 novembre 2017 20h : finale

Places payantes sur réservation

 

 

 

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INFOS & RÉSERVATIONS :
(réservation des places pour la finale)
www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com
Contact : musicarte-org@live.fr /
Secrétariat Musicarte : 06 09 58 85 97

 

 

Auditorium du groupe Monceau Assurances
1, avenue des CitĂ©s Unies de l’Europe
41 100 VendĂŽme
En face de la gare TGV VendĂŽme-Villiers
Parking sur place

 

 

 

BELLINI concours 2017 3 et 4 novembre 2017 vendome annonce MUSICARTE

 

 

Renseignements & informations :

https://www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com

 

 

 

 

 

PARIS, le Duo Intermezzo au Sunset Sunside

Klarthe invitacion duo intermezzo cd klarthe critique compte rendu classiquenews clic de classiquenews octobre 2017 kla048couv_lowPARIS, Sunset Sunside, ce soir. DUO INTERMEZZO. AprĂšs leurs prĂ©cĂ©dents albums Balada para un loco et TĂȘte-Ă -tĂȘte, les deux artistes d’INTERMEZZO confirment leurs affinitĂ©s avec les danses et rythmes enivrĂ©s, entĂȘtants. Leur dernier disque paru chez Klarthe, confirme le travail ainsi accompli et s’intitule clairement tel une irrĂ©sistible invitation (INVITACÍON). Les deux explorateurs osent dans ce programme exaltĂ©, exaltant, un cocktail Ă©picĂ©, aux mĂ©tissages tropicaux, vĂ©ritable hommage aux musiques d’AmĂ©rique latine? Le bandĂ©nĂ©on et le piano s’accordent, fusionnent, crĂ©pitent au service des standards brĂ©siliens ou de mĂ©lodies tout aussi surprenantes et semblablement chaloupĂ©es. A ne pas manquer.
LIRE notre critique et prĂ©sentation complĂšte du cd Invitation par le DUO Intermezzo (CLIC de CLASSIQUENEWS d’octobre 2017).

Programme du cd InvitacĂ­on :

CĂ©sar CAMARGO MARIANO, Cristal *
Antonio Carlos JOBIM, Insensatez
Hermeto PASCOAL,  BebĂȘ
Heitor VILLA-LOBOS, Aria de la Bachiana Brasileira N°5
Ignacio CERVANTES, Siempre sĂ­
Ignacio CERVANTES, Los tres golpes
Ignacio CERVANTES , InvitaciĂłn
Ignacio CERVANTES, La encantadora
Ernesto LECUONA, La comparsa *
Manuel MarĂ­a PONCE, A pesar de todo *
SaĂșl COSENTINO et Osvaldo TARANTINO, Callao y Santa Fe
SaĂșl COSENTINO, A la memoria de Astor
SaĂșl COSENTINO, Toccata Porteña
Astor PIAZZOLLA, Café 1930
Astor PIAZZOLLA, Biyuya

Marielle Gars – piano
SĂ©bastien Authemayou – bandonĂ©on

Prochains concerts du DUO INTERMEZZO

large-1Mercredi 18 Octobre 2017,
Paris, Sunset Subside, 19h30
Festival Jazz sur Seine 2017
RÉSERVEZ VOTRE PLACE
http://www.sunset-sunside.com/concert/2017/10/18/

 

 

puis,

 

9 DĂ©cembre 2017,
Marseille, Roll’studio Jazz Club

25 Janvier 2018,
Grenoble Jazz Club