Lille : l’ONL joue l’intĂ©grale de Daphnis et ChloĂ©

BLOCH-alexandre-bloch-maestro-orchestre-national-de-lille-classiquenews-thumbnail_portrait-HD@Jean-Baptiste-MillotLILLE, ONL. Ravel : Daphnis. Les 22 et 23 septembre 2017. Ravel chorĂ©graphique et antique en ouverture de la nouvelle saison de l’Orchestre national de Lille. Alexandre Bloch, directeur musical de l’ONL Orchestre national de Lille joue les 22 et 23 septembre 2017 l’intĂ©grale du ballet nĂ©o antique, Daphnis et ChloĂ© (qui comporte outre sa sensualitĂ© rayonnante et son lever du soleil lĂ©gendaire – vrai manifeste de la musique impressionniste, en rĂ©alitĂ© « climatique » et atmosphĂ©rique, le rire collectif le mieux orchestrĂ© de l’histoire (et avec originalitĂ©) – quand le vacher Dorcon finit sa danse « grotesque » et est raillĂ© par tous (c’est qu’il n’a pas la grĂące Ă©lastique et gracile du beau Daphnis). Aux cĂŽtĂ©s du dĂ©sir naissant entre Daphnis et ChloĂ© (le cycle ainsi programmĂ© Ă  Lille est intitulĂ© « Passions adolescentes »), Ravel compose dĂšs 1909, en trois parties, un hymne Ă  la vie, Ă  l’amour
 Ă  cet Eros surgissant, Ă  la fois inquiĂ©tant et fascinant, de l’ombre, tel qu’il se prĂ©cise Ă  la fin de la premiĂšre partie : c’est Pan, esprit de la nature qui est cĂ©lĂ©brĂ© (par les nymphes inquiĂ©tĂ©es aprĂšs le rapt de ChloĂ© par le pirate Bryaxis) et avec lui, les forces ineffables de l’élan, du mouvement, de l’attraction. C’est Pan encore qui sauvera la belle captive, permettant aux deux adolescents de se retrouver. Le Dieu cachĂ© se souvient de la nymphe Syrinx dont il Ă©tait Ă©pris, elle aussi captive
 Ravel conclut son ballet par une danse collective gĂ©nĂ©rale, la fameuse bacchanale.

ravel classiquenews portrait Maurice_Ravel_1925Le compositeur offre au livret et Ă  la chorĂ©graphie de Michel Fokine, une musique imprĂ©gnĂ©e de son idĂ©al antique inspirĂ© par la GrĂšce telle qu’elle se dĂ©voile sous les pinceaux des peintres nĂ©oclassiques de la fin du XVIIIĂš. Sommet de la musique française post romantique, Daphnis fut balayĂ© pourtant par la fureur agressive et percutante, onirique et fantastique du Sacre du printemps de Stravinsky en mai 1913 (Ă©galement crĂ©Ă© dans le cadre de la saison des Ballets Russes Ă  Paris). En danse, Daphnis demeure le rĂŽle clĂ© de Fokine puis de Serge Lifar.

En 2014, Philippe Jordan, autre chef inspirĂ© par la parure scintillante d’un orchestre raffinĂ© a enregistrĂ© une version magistrale de Daphnis et ChloĂ© (LIRE notre compte rendu critique du cd Daphnis et ChloĂ© de Ravel par Philippe Jordan)
http://www.classiquenews.com/cd-compte-rendu-maurice-ravel-daphnis-et-chloe-philippe-jordan-1-cd-erato-2014/

Pour cet automne 2017, rien ne pouvait mieux cĂ©lĂ©brer les forces de la Nature et le dĂ©sir Ă  l’oeuvre que le ballet de Ravel, composĂ© en 1912 pour les Ballets Russes de Serge de Diaghilev (et avec les costumes oniriques de LĂ©on Bakst, crĂ©ateur de l’inoui). C’est pour l’Orchestre national de Lille, associĂ© au choeur requis pour l’occasion (Philharmonia Chorus), une nouvelle dĂ©monstration de cohĂ©sion sonore et d’articulation instrumentale, stimulĂ©e par le sens de l’architecture d’Alexandre Bloch. 2 reprĂ©sentations Ă©vĂ©nements, ce soir et demain.

 

 

 

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boutonreservationLILLE, Auditorium du Nouveau SiĂšcle
Vendredi 22 septembre 2017, 20h
Samedi 23 septembre 2017, 18h30

Le 23 septembre à 16h, rencontre débat sur le programme joué ensuite à 18h30.

 

Ravel : Daphnis et Chloé (1912)
(Ballet intégral)
Direction : Alexandre Bloch

Orchestre National de Lille
Philharmonia Chorus

 

Couplé avec le Concerto pour violon de Brahms
Violon: Veronika Eberle

En tournée en région :
mardi 26 septembre 2017, 20h
Valenciennes – Le PhĂ©nix

mercredi 27 septembre, 20h
Ennetiùres-en-Weppes – Complexe Sportif et Culturel
Version sans chƓur / Violon Erik Schumann

 

 

Approfondir
LĂ©on Bakst, crĂ©ateur des costumes pour les ballets de Serge de Diaghilev…
http://www.classiquenews.com/leon-bakst-magicien-des-arts-de-la-scene/

 

 

 

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PROCHAINS CONCERTS DE L’ONL 

dianadamrauProchains concerts de l’ONL Orchestre National de Lille : DIVINE DIVA, avec la soprano DIANA DAMRAU qui chante en français l’opĂ©ra romantique en particulier MEYERBEER (ONL, direction : Lukas Borowicz) – le programme reprend en partie les extraits d’opĂ©ras de Meyerbeer de son dernier cd, Ă©ditĂ© en septembre 2017 : “Grand Opera”, CLIC de classiquenews de septembre 2017. Diana Damrau avec l’ONL chante Meyerbeer, Verdi, Massenet… mardi 3 octobre 2017 Ă  PARIS, Philharmonie. Et aussi en tournĂ©e…

 

A NE PAS MANQUER aussi : les 20 et 21 octobre 2017, Lille et LiĂšge, Une vie de hĂ©ros,Richard Strauss, un "gĂ©nie contestĂ©" fresque flamboyante autobiographique de Richard Strauss, sous la direction d’Alexandre Bloch / Le 20 octobre 2017 Ă  Lille, prĂ©sentation de l’oeuvre straussienne Ă  18h45, au Nouveau SiĂšcle par HĂšctor Parra, compositeur en rĂ©sidence et remarquable vulgarisateur…

KEIN LICHT, pas de lumiĂšre, nous dit Philippe Manoury sur France Musique

Kein Licht 2 de Philippe ManouryFRANCE MUSIQUE. MANOURY : Kein Licht, le 22 sept 2017, 20h. OpĂ©ra prĂ©apocalyptique, PĂ©nombre annonciatrice … A 65 ans, Philippe Manoury dont nous avions beaucoup apprĂ©ciĂ© son opĂ©ra « K » (2001), poĂ©tique, efficace, tout en grisaille colorĂ©e, en nuances orchestrales d’un rare raffinement (avc un sentiment d’étuve sonore), prĂ©sente en 2017, son nouvel opĂ©ra, engagĂ©, mordant, 
inspirĂ© par la catastrophe nuclĂ©aire de Fukushima (2011). CrĂ©Ă© en avant-premiĂšre Ă  la Ruhrtriennale le 25 aoĂ»t dernier, KEIN LICHT occupe l’affiche de l’OpĂ©ra national du Rhin ce 22 septembre 2017 (Ă  Strasbbourg, Manoury avait prĂ©cĂ©demment crĂ©Ă© son ouvrage lyrique antĂ©rieur La nuit de Gutenberg, 2011), puis occupera la scĂšne de l’OpĂ©ra-Comique le 18 octobre suivant.

OpĂ©ra prĂ©apocalyptique, PĂ©nombre annonciatrice …

En rĂ©alitĂ© c’est l’OpĂ©ra-Comique qui passe commande au compositeur d’un ouvrage lyrique inspirĂ© de l’écrivaine autrichienne Elfriede Jelinek qui a Ă©crit un texte sur la catastrophe nuclĂ©aire de Fukushima (mars 2011). L’opĂ©ra reprend Ă  son compte la dĂ©nonciation d’un monde infĂ©odĂ© Ă  la technologique Ă©nergĂ©tique, oubliant ce qui peut provoquer sa propre fin. L’humanitĂ© est fragile mais les citoyens et surtout les politiques s’emmurent dans un dĂ©ni collectif : impossible d’envisager l’impensable : l’apocalypse. Sans vraiment prendre parti, pour ou contre le nuclĂ©aire (l’Allemagne elle a tranchĂ©), Manoury exploite le prĂ©texte dramatique de l’idĂ©e de catastrophe. Le compositeur rĂ©alise aussi ce qui lui tient Ă  coeur : rĂ©inventer la forme lyrique par un nouveau dispositif, libre, ouvert (en particulier aux formes thĂ©Ăątrales contemporaines), et qui peut en cours de reprĂ©sentation, toujours Ă©voluer : en somme une forme inachevĂ©e et mouvante, a work in progress
 12 instrumentistes rĂ©alisent la musique Ă©lectronique en temps rĂ©el, aux cĂŽtĂ©s de chanteurs et d’acteurs car la voix parlĂ©e comme le chant codifiĂ© sont prĂ©sents, imbriquĂ©s, affrontĂ©s, confrontĂ©s
 L’informatique permet au compositeur d’inventer des sĂ©quences au moment de la crĂ©ation et pour chaque reprĂ©sentation, alternant, complĂ©tant un schĂ©ma structurel qui lui est composĂ© de tableaux qui eux ont Ă©tĂ© prĂ©alablement Ă©crits et finalisĂ©s. Le dĂ©raison et la folie gouvernent le monde. Ici pas de personnages au sens d’incarnations fortes et de caractĂšres identifiables et expressifs, mais comme Ă  son habitude, des climats, des sensations qui aiguillonnent notre conscience, paniquent notre discernement
 Philippe Manoury nous alerte – mĂȘme s’il ne se dit pas engagĂ© : sa musique vivante, connectĂ©e, appelle Ă  la prise de conscience, tout en dĂ©veloppant une suite de lamentos poignant oĂč il s’agit de recouvrer notre humanitĂ© ; celle vĂ©ritable qui retrouve la voie d’une alliance harmonique avec la nature. DĂ©fi perdu d’avance. Et si Kein Licht (aucune lumiĂšre) Ă©tait le chant ultime avant la catastrophe ?

 

 

 

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logo_francemusiqueDiffusion sur FRANCE MUSIQUE, vendredi 22 septembre 2017, dÚs 20h, le soir de la premiÚre, création mondiale.

 

KEIN LICHT de PHILIPPE MANOURY
Thinkspiel, création française
Strasbourg, les 22, 23, 24 et 25 septembre 2017
RĂ©servez

Paris, Opéra-Comique
Mercredi 18 octobre 2017, 20h
RĂ©servez

OPERA. ENTRETIEN croisé THOMAS HAMPSON et LUCA PISARONI

thomas+et+luca-1OPERA. ENTRETIEN croisĂ© THOMAS HAMPSON / LUCA PISARONI par CLASSIQUE C’est COOL. Nouveau site par Hugues Rameau qui dĂ©coince les usages et renouvelle notre expĂ©rience du classique, en particulier de l’opĂ©ra, et de ses « acteurs », chefs, instrumentistes, chanteurs
 Cette semaine, classiquenews a sĂ©lectionnĂ© sur le site classique c’est cool, un entretien rĂ©alisĂ© avec deux chanteurs reconnus, deux barytons, de deux gĂ©nĂ©rations distinctes, l’ainĂ© Thomas Hampson et le cadet Luca Pisaroni : « Ce n’est pas qu’une histoire de famille »  dĂ©clarent-ils. Mais alors de quoi est-il question prĂ©cisĂ©ment?
Barytons recherchĂ©s pour leur sens de l’engagement dramatique, et aussi leur sens du verbe, les deux solistes sont Ă  l’affiche de l’OpĂ©ra Bastille, en septembre : DANILO de La Veuve Joyeuse / Die Lustige Witwe, depuis le 9, pour Thomas Hampson, tandis que Luca Pisaroni incarne GOLAUD dans la reprise du PellĂ©as et MĂ©lisande de Debussy, mise en scĂšne de Bob WIlson, Ă  partir du 19 septembre 2017
 Quel est le sens de leur travail ? Que signifie aujourd’hui chanter sur scĂšne et comment incarner des personnages Ă  l’opĂ©ra ?
 Pour le savoir LIRE l’entretien « Thomas Hampson & Luca Pisaroni : « Ce n’est pas qu’une histoire de famille », rĂ©alisĂ© par le site Le CLASSIQUENEWS C’EST COOL, en partenariat avec MUSIC & OPERA autour du monde.

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LIRE l’entretien de THOMAS HAMPSON et LUCA PISARONI rĂ©alisĂ© par le site CLASSIQUE C’EST COOL / MUSIC & OPERA
http://www.classique-c-cool.com/interviews/hampson-pisaroni?utm_source=Classique+c%27est+cool&utm_campaign=7f11363609-EmailingCCC&utm_medium=email&utm_term=0_4ff368fe8f-7f11363609-309436573

En bonus, retrouvez aussi toute l’actualitĂ©s et les prochains rĂŽles de Thomas Hampson et Luca Pisaroni au cours de la saison 2017 – 2018 depuis le site classique c’est cool.

EDITO de septembre 2017. TENDANCE
 FRENCH REVIVAL AT THE OPERA ? Retour de l’OpĂ©ra romantique français

damrau diana grand opera critique cd par classiquenews_4EDITO de septembre 2017. TENDANCE
 FRENCH REVIVAL AT THE OPERA ?
 C’est bien connu, le coordonnier est toujours le plus mal chaussĂ© et nul n’est prophĂšte en son pays. La France, nation si fiĂšre voire arrogante (on l’a vu encore depuis que Paris a dĂ©crochĂ© les anneaux olympiques pour 2024, Ă  grands coups de milliards et de futurs dĂ©rapages budgĂ©taires
) ; le « tout ça pour ça » bien connu devrait vite l’emporter dans cette affaire
 / quand il y a encore tant de territoires français Ă  dĂ©senclaver, ces milliards investis auraient Ă©tĂ© plus utiles pour dĂ©velopper de nouveaux rĂ©seaux de trains (bref)


SEPTEMBRE ROMANTQIUE FRANCAIS
 Or donc, septembre est un mois lyrique et romantique et français. Deux majors (non des moindres) et leurs chanteurs vedettes (deux germaniques : le premier est munichois, la seconde est nĂ©e Ă  GĂŒnzbourg an der Donau
 tous deux sont quadra
 c’est Ă  dire au sommet de leur carriĂšre), affirment une passion commune pour l’opĂ©ra romantique français. Il Ă©tait temps car ce rĂ©pertoire est depuis de longues annĂ©es Ă©cartĂ©, maltraitĂ©, dĂ©figurĂ© (par des productions nouvelles, affichĂ©es plus accessibles, toujours dĂ©cevantes et irrespectueuse des ouvrages originels
).

Francophile, Jonas Kaufmann chante la passion romantique françaiseJONAS ET DIANA
 deux allemands francophiles. VoilĂ  que Sony puis Erato viennent bouleverser l’échiquier et nous ravir tout en dĂ©voilant le gĂ©nie des compositeurs français et romantiques. JONAS KAUFMANN chante la passion, sensuelle, ardente des hĂ©ros de l’opĂ©ra hexagonal, de Bizet, Massenet Ă  Gounod et Thomas. Puis c’est la suave et subtile DIANA DAMRAU qui chez Erato, nous subjugue littĂ©ralement dans un rĂ©cital 100% MEYERBEER, le crĂ©ateur et l’amplificateur idĂ©aliste du grand opĂ©ra français. Davantage qu’une chanteuse Ă  roucoulades et aux aigus bien couverts et timbrĂ©s : Diana sait aussi ciseler les intentions de textes et de situations captivantes : avec la cantatrice allemande, l’opĂ©ra de Meyerbeer est avant du thĂ©Ăątre. On s’étonen alors que les metteurs en scĂšne, si mis en avant partout dans le monde et de façon excessive, n’aient pas interrogĂ© le drame meyerbeerien.

meyerbeer classiquenews 220px-Meyerbeer_d'aprĂšs_P._Petit_b_1865Et si MEYERBEER fut le SHAKESPEARE DE L’OPERA ROMANTIQUE ? CLASSIQUENEWS souligne ce fait marquant qui devrait inspirĂ© davantage de dircteurs et de producteurs
 La RĂ©daction de CLASSIQUENEWS a Ă©videmment saluĂ© ces deux rĂ©alisations discographiques de premier plan car non seulement les deux solistes dĂ©frichent des oeuvres peu jouĂ©es mais rĂ©habilitent des rĂŽles et des situations surtout mal chantĂ©es : diseurs, capables de jouer sans Ă©paisseur ni vulgaritĂ©, maĂźtrisant le français mieux que certains natifs, Jonas Kaufmann et Diana Damrau, respectivement dans leurs nouveaux albums intitulĂ©s : « OPERA » pour le premier, « GRAND OPERA » pour la seconde, se font les meilleurs ambassadeurs de l’opĂ©ra romantique français. Honneurs aux Ă©trangers. Honneurs aux allemands : leur instinct et leur style sont des modĂšles pour tous. Si les chanteurs français chantaient le texte ainsi


A l’OpĂ©ra de Paris, il faudra attendre le 17 mars 2018 pour une nouvelle production de 
 Benvenuto Cellini, chef d’oeuvre shakespearien de Berlioz ; sans omettre le prochain DON CARLOS de Verdi, donc en version française (avec l’acte de Fontainebleau), rĂ©alisĂ©e par Giuseppe pour Paris en 1867 (avec Kaufmann et Garanca : incontournable)
 En attendant, classiquenews ne saurait mieux vous conseiller d’écouter en urgence le timbre fĂ©lin, crĂ©pusculaire de Jonas Kaufmann dans Werther ou Les Troyens ; celui suave, raffinĂ© de l’ineffable Diana Damrau, ambassadrice de charme pour les hĂ©roĂŻnes meyerbeeriennes


Pelléas FOG,
baroudeur mélomane, éditorialiste et grand reporter pour CLASSIQUENEWS

Les 40 ans de la mort de MARIA CALLAS. Temps forts (radio, livres, cd, tĂ©lĂ©…)

Callas Maria for ever dossier classiquenewsOPERA. ActualitĂ©s Maria Callas. La rentrĂ©e 2017 marque les 40 ans de la mort de la soprano lĂ©gendaire, Maria Callas, disparue Ă  Paris le 16 septembre 1977. RĂ©alisme du chant, bel cantiste affĂ»tĂ©e et subtile actrice autant que fine chanteuse, Callas incarne la perfection, idĂ©al Ă©quilibre entre jeu dramatique et performance technique. Avec elle, la vie est art et vice versa ; d’ailleurs, sa carriĂšre a fusionnĂ© avec sa propre vie intime, la femme et la diva n’étant que l’émanation d’une seule et mĂȘme aspiration Ă  vivre par passion et embrasement. Sa transformation physique en est Ă  la fois la manifestation la plus emblĂ©matique, et aussi le sacrifice et le prix, lourds Ă  assumer par la suite, dans la seconde partie de son existence. Callas donna tout Ă  l’art. Jusqu’à la mort. Son essence Ă©tait son chant, et la femme s’éteignit quand la diva ne pouvait plus chanter. Il y a la femme mondaine, icĂŽne d’une Ă©lĂ©gance rare, princesse et reine de la jet set (ses photos avec Grace Kelly sur le bateau d’Onassis…), capable de mettre de cĂŽtĂ© sa carriĂšre et sa vocation de plus grande cantatrice lyrique. Puis, il y a l’artiste immensĂ©ment douĂ©, engagĂ©e comme personne, actrice, tragĂ©dienne nĂ©e, dont la technique de bel cantiste, lui permettait de tout chanter, en particulier Bellini et Verdi. Entre ces deux facettes, une existence marquĂ©e par la solitude et le don absolu. 40 ans aprĂšs sa disparition, tĂ©moignages et enregistrements, Ă©vĂ©nements divers… perpĂ©tuent la fascination qu’exerce toujours le « cas Callas » : un absolu qui inspire toujours. Voici nos coups de coeur :

 

 

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Expositions, rĂ©Ă©ditions discographiques, nouveaux livres … sont annoncĂ©s pour cette rentrĂ©e. Temps forts de cette rentrĂ©e CALLAS 2017, les Ă©vĂ©nements, rĂ©Ă©ditions incontournables pour mieux comprendre le mythe CALLAS aujourd’hui :

 

 

Livres

 

CALLAS Maria ultime tournee par robert sutherland editions l archipel critique compte rendu presentation par classiquenews 9782809822755-001-G-220x351CLIC_macaron_2014LIVRE. MARIA CALLAS : l’ultime tournĂ©e. Portrait de Maria Callas, amoureuse et artiste, dĂ©esse et victime en son dernier rĂ©cital, sujet d’une tournĂ©e internationale, Ă©prouvante, harassante (1973-1974), soit 3 ans avant sa disparition… De toutes les parutions (nombreuses) annoncĂ©es pour cette rentrĂ©e, un ouvrage a retenu notre attention, tant il dĂ©voile et rĂ©vĂšle l’artiste et la femme au travail et dans un moment dĂ©licat, tendu de Marias et de Callas : son ultime tournĂ©e, en rĂ©cital avec le tĂ©nor Giuseppe di Stefano (Peppo), partenaire familier et de longue date, mais au moment de la sĂ©rie de concerts programmĂ©s dans le monde entier, en Europe, USA, en Asie…, est son amant. La femme amoureuse tolĂšre des excĂšs et des comportements que l’artiste intransigeante n’accepte guĂšre. TĂ©moin des avatars de cette ultime tournĂ©e lyrique (1973-1974) au terme de laquelle Maria Callas est extĂ©nuĂ©e, son pianiste, complice et confident, Robert Sutherland. Le musicien raconte, dĂ©voile l’humanitĂ© d’une dĂ©esse, troublante et bouleversante dans son intimitĂ© amoureuse. Un texte Ă©loquent et poignant. A lire absolument. ROBERT SUTHERLAND : MARIA CALLAS, l’ultime tournĂ©e (Ă©ditions L’Archipel)

callas-maria-assouline-libre-beaux-livre-review-presentation-announce-par-classiquenewsLivres, Ă©vĂ©nement, compte rendu critique. TOM VOLF : MARIA BY CALLAS (Ă©ditions Assouline). Pour les 40 ans de la mort de la diva des divas (16 septembre 1977), les Editions Assouline Ă©dite un somptueux beau-livre, qui marque par la qualitĂ© des photos et leur contextualisation Ă©ditorialisĂ©e, avec entre autres, une prĂ©face et une introduction du chef français Georges PrĂȘtre, qui fut son maestro d’élection et qui tĂ©moigne surtout de la troublante interprĂšte qui Ă©tait une amie proche, une complice artistique Ă  la dĂ©sarmante vĂ©ritĂ© (avant-propos / foreword copieux et passionnant)
 En grand format, – explicitĂ© par des textes en anglais), voici donc le mythe Callas qui se dĂ©voile devant l’objectif, souvent celui de photographes renommĂ©s car la diva fut aussi une icĂŽne glamour et people des plus ensorcelantes, arborant taille de mannequin et tenues de grand couturiers (dont l’ñge d’or serait les prises rĂ©alisĂ©es Ă  Paris en 1965)
 Evidemment, tout cela est le produit de scĂ©narisations et de mises en scĂšnes parfaitement travaillĂ©es, rĂ©vĂ©lant que dans les annĂ©es 1950 et 1960 principalement, l’artiste Ă  la gloire planĂ©taire, savait soigner et gĂ©rer son image. Le fait que l’immense artiste ait Ă©tĂ© une trĂšs belle femme, au port de souveraine (au prix d’une mĂ©tamorphose corporelle rĂ©alisĂ©e au dĂ©but des annĂ©es 1950, qui elle aussi demeure fascinante), nourrit Ă©videmment son mythe aujourd’hui. Diva rayonnante et captivante grĂące Ă  ses incarnations lĂ©gendaires de Tosca, Norma (Paris, juin 1964), Traviata (Dallas, 1958) – Puccini, Bellini, Verdi
 trilogie sacrĂ©e pour elle, Maria Callas nous guide aussi dans ses instants que les mĂ©dias adulent et sacralisent : rencontres avec les politiques et les grandes figures de ce monde : Callas et Kennedy
 ; Callas et Marilyn, Callas et Elisabeth Taylor (1968)
, avec Claude Pompidou Ă  l’OpĂ©ra Garnier (1970)
 LIRE notre compte rendu critique complet du beau-livre MARIA BY CALLAS par Tom Volf

 

 

 

télé

 

Callas Maria+Callas+i71531arte_logo_175ARTE n’est pas en reste qui diffuse le fameux programme de 1964 oĂč la diva pourtant dans la derniĂšre partie de sa carriĂšre incarne la chanteuse Floria Tosca avec une incandescence fĂ©line irrĂ©sistible : amoureuse Ă©perdue, manipulatrice aussi, habitĂ©e par une dĂ©termination sans faille et l’ombre de la mort qui va aussi l’emporter. Avec Callas, le thĂ©Ăątre fusionne avec le chant et la musique : dirigĂ©e par Zeffirelli, Maria Callas chante la passion amoureuse de Tosca Ă  Londres, au Royal opera House, Covent Garden en 1964. Dimanche 10 septembre 2017 : Ă  18h30, documentaire sur la Tosca de Callas, puis Ă  1h20 : Acte II de cette production de Tosca historique Ă  Londres.

 

 

 

 

 CD

 
 

callas maria Spontini-La-VestaleWARNER classics. CD, rĂ©Ă©ditions pour les 40 ans de la mort de Maria Callas. Warner dĂ©tient aujourd’hui le catalogue le plus fourni des enregistrements callassiens, depuis ses Wagner et Verdi scaligĂšnes des annĂ©es 1950, jusqu’aux derniers opĂ©ras des annĂ©es 1960 et 1970… Pour les 40 ans, l’Ă©diteur rĂ©Ă©dite un coffret de 3cd « MARIA CALLAS, la passion de la scĂšne » : best of de ses principales prises de rĂŽles et de personnages que la mezzo soprano incarna sur la scĂšne : Wagner, les Romantiques Français, l’art du bel canto ressuscitĂ© (Bellini, Donizetti), hĂ©roĂŻnes de Verdi (Leonora, Violetta, Lady Macbeth
), sans omettre celles de Puccini (dont Butterfly et surtout Tosca
). 3 cd Warner. En couverture, l’actrice au charisme scĂ©nique fulgurant : La Vestale de Spontini (Scala de Milan, 1954), oĂč la diva est pionniĂšre dans la rĂ©surrection de l’opĂ©ra romantique français, comme elle reste une belcantiste de premier plan, incarnant avec une nouvelle Ă©paisseur et une finesse d’intention absolue, les hĂ©roĂŻnes romantiques italiennes, avant Callas, figĂ©e Ă  des prototypes peu individualisĂ©s…

 

 

DECCA callas 2 december review annonce presentation critique cd classiquenews callas_live63sticker-1024x924DECCA. Le double cd que tout le monde attend… C’est un voeu partagĂ© par toute la RĂ©daction de classiquenews : souhaitons que le fameux rĂ©cital parisien de 1963, annoncĂ© en dĂ©cembre 2016 puis reportĂ© sans date, paraisse enfin au moment des 40 ans de la mort de Callas, pour cette rentrĂ©e 2017. Au programme : Rossini, Verdi, Bellini
 sous la direction de Georges PrĂȘtre (avec l’Orchestre philharmonique de la RTF, live remastĂ©risĂ© de juin 1963). Le double coffret comprend aussi une conversation avec Michel Glotz (mai 1963). LIRE notre dĂ©pĂȘche annonce du double cd MARIA CALLAS / Live remastered PARIS 1963

 

 

 

 radio

 

logo_francemusiqueRADIO, JournĂ©e Maria CALLAS sur France Musique, lundi 18 septembre 2017, dĂšs 7h et jusqu’à 23h : Maria Callas le mythe, la femme, l’amoureuse, point sur les Ă©vĂ©nements liĂ©s Ă  la cĂ©lĂ©bration des 40 ans de la mort de la diva Ă  Paris le 16 septembre 20007, Maria Callas et MĂ©dĂ©e de Cherubini, Callas Ă  Hambourg, Travail avec le chef français complice et partenaire des grandes heures Georges PrĂȘtre, 
 Lire le planning de la journĂ©e MARIA CALLAS sur France Musique ci dessous …

 

 

 

concours lyrique…

 

BELLINI concours 2017 3 et 4 novembre 2017 vendome annonce MUSICARTECONCOURS BELLINI 2017 : L’HERITAGE DE CALLAS se dĂ©voile Ă  VendĂŽme… c’est Ă  VENDÔME (41 – Campus des Assurances Monceau, 55 mn en TGC de Paris Montparnasse) que la nouvelle gĂ©nĂ©ration de jeunes chanteurs belcantistes se dĂ©voilent lors du Concours annuel Vincenzo Bellini, le seul au monde Ă  favoriser et diffuser ainsi l’excellence du chant belcantiste, le plus difficile au monde, celui de Callas… Qui seront les Norma, Lucia, … de demain ? RV les 3 et 4 novembre 2017, grĂące Ă  l’initiative du maestro Marco Guidarini, et de Youra Nymoff-Simonetti, les cofondateurs du CONCOURS le plus captivant de l’heure… 12 laurĂ©ats, minutieusement sĂ©lectionnĂ©s se produiront devant le jury le plus exigeant  et le plus connaisseur du Bel Canto. RĂ©servez dĂšs maintenant vos places pour la finale du 4 novembre 2017. La Callas aurait certainement soutenu cet Ă©vĂ©nement, compĂ©tition exceptionnelle qui prend le risque chaque annĂ©e d’encourager et de distinguer les tempĂ©raments vocaux les plus prometteurs dans l’art du belcanto prĂ©verdien, celui qui intĂ©resse Rossini, Bellini, Donizetti…

 

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Illustration : Maria Callas se cache ; qui est-elle rĂ©ellement ? Maria ou Callas ? (DR / photo extraite du cahier photographique central du livre Ă©vĂ©nement : MARIA CALLAS, l’ultime rĂ©cital par Robert Sutherland (Editions L’Archipel).

 

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LIRE aussi notre dossier MARIA CALLAS : les 10 rĂŽles de MARIA CALLAS, ceux qui ont compté : Norma, Violetta, Lucia, Tosca, Leonora, Elisabeth de Valois, et mĂȘme Lady Macbeth…

 

 

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callas-maria-france-musique-lundi-18-septembre-2017-presentation-sur-france-musique-par-classiquenews-582-classiquenews-journee-maria-callas

 

 

Livres, événement, compte rendu critique. TOM VOLF : MARIA BY CALLAS (éditions Assouline)

callas-maria-assouline-libre-beaux-livre-review-presentation-announce-par-classiquenewsLivres, Ă©vĂ©nement, compte rendu critique. TOM VOLF : MARIA BY CALLAS (Ă©ditions Assouline). Pour les 40 ans de la mort de la diva des divas (16 septembre 1977), les Editions Assouline Ă©dite un somptueux beau-livre, qui marque par la qualitĂ© des photos et leur contextualisation Ă©ditorialisĂ©e, avec entre autres, une prĂ©face et une introduction du chef français Georges PrĂȘtre, qui fut son maestro d’élection et qui tĂ©moigne surtout de la troublante interprĂšte qui Ă©tait une amie proche, une complice artistique Ă  la dĂ©sarmante vĂ©ritĂ© (avant-propos / foreword copieux et passionnant)
 En grand format, – explicitĂ© par des textes en anglais), voici donc le mythe Callas qui se dĂ©voile devant l’objectif, souvent celui de photographes renommĂ©s car la diva fut aussi une icĂŽne glamour et people des plus ensorcelantes, arborant taille de mannequin et tenues de grand couturiers (dont l’ñge d’or serait les prises rĂ©alisĂ©es Ă  Paris en 1965)
 Evidemment, tout cela est le produit de scĂ©narisations et de mises en scĂšnes parfaitement travaillĂ©es, rĂ©vĂ©lant que dans les annĂ©es 1950 et 1960 principalement, l’artiste Ă  la gloire planĂ©taire, savait soigner et gĂ©rer son image. Le fait que l’immense artiste ait Ă©tĂ© une trĂšs belle femme, au port de souveraine (au prix d’une mĂ©tamorphose corporelle rĂ©alisĂ©e au dĂ©but des annĂ©es 1950, qui elle aussi demeure fascinante), nourrit Ă©videmment son mythe aujourd’hui. Diva rayonnante et captivante grĂące Ă  ses incarnations lĂ©gendaires de Tosca, Norma (Paris, juin 1964), Traviata (Dallas, 1958) – Puccini, Bellini, Verdi
 trilogie sacrĂ©e pour elle, Maria Callas nous guide aussi dans ses instants que les mĂ©dias adulent et sacralisent : rencontres avec les politiques et les grandes figures de ce monde : Callas et Kennedy
 ; Callas et Marilyn, Callas et Elisabeth Taylor (1968)
, avec Claude Pompidou Ă  l’OpĂ©ra Garnier (1970)


 

 

MARIA, la classe callassienne

la Voix du siÚcle était une femme royale, amoureuse, élégante,
une icÎne des années 1950 et 1960


 

callas-maria-icone-de-la-mode-maria-callas-assouline-presentation-par-classiquenews11 « entrĂ©es » thĂ©matisĂ©es tentent d’éclaircir le mythe callassien, Ă  son esso dans les annĂ©es 1950 et 1960, avant le dernier rĂ©cital de 1973/1974 (sujet d’un non moins captivant livre Ă©ditĂ© par L’Archipel : MARIA CALLAS, l’ultime rĂ©cital rĂ©digĂ© par son pianiste accompagnateur Robert Sutherland, livre CLIC de classiquenews de septembre 2017).
Ce qui frappe et que le grand format de ce livre somptueux souligne, c’est malgrĂ© la prĂ©paration qui soustend chaque prise photographique et chaque gestuelle, la profondeur et la sincĂ©ritĂ© de la femme : une intensitĂ© brĂ»lante qui savait aiguillonner l’objectif comme la fabuleuse chanteuse et actrice chantait sur la scĂšne. Femme amoureuse (avec Onassis), diva adulĂ©e, icĂŽne au port royal
 la Callas avait tout pour elle, y compris un destin tragique qui a renforcĂ© encore son incroyable trajectoire. Le beau-livre Ă©ditĂ© par Assouline s’autorise aussi une intĂ©rioritĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e, comme une confidence Ă©noncĂ©e par Maria elle-mĂȘme : chaque chapĂźtre et entrĂ©e thĂ©matique est introduite par les propres mots de Callas « by her own words », textes que la Divina a Ă©crit au moment concerné 
CLIC_macaron_2014On a particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© la partie dĂ©diĂ©e Ă  la Callas actrice : celle qui sans chanter face Ă  la camĂ©ra, a incarnĂ© MĂ©dĂ©e pour Pasolini (un autre frĂšre artistique), en Turquie en 1969. Davantage qu’un beau livre d’images, le livre Ă©ditĂ© par Assouline est aussi un certain regard sur la vie de la diva ; regard plus intime que renforce encore le tĂ©moignage du chef français Georges PrĂȘtre dĂ©jĂ  citĂ© (partenaire et ami de ses heures glorieuses Ă  Paris au dĂ©but des annĂ©es 1960), ou de sa meilleure amie, Nadia Stancioff, sa meilleure amie, qui participe ainsi pour la premiĂšre fois Ă  l’édition d’un ouvrage grand format sur l’artiste. Les entrĂ©es thĂ©matiques sont conçus par l’auteur Tom Volf qui pour les 40 ans de Maria Callas, a rĂ©uni nombre de matĂ©riel inĂ©dit et aussi le tĂ©moignages des proches de la diva, encore en vie au dĂ©but du XXIù
 Textes et photos captivantes. Livre Ă©vĂ©nement, incontournable pour les 40 ans de Maria Callas. CLIC de classiquenews de septembre 2017.

 

 

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callas maria assouline tom wolf review critique par classiquenewsLIVRE Ă©vĂ©nement, compte rendu critique. TOM VOLF : MARIA BY CALLAS (Editions Assouline). Textes en anglais. 260 pages, 150 illustrations — coup de coeur de la RĂ©daction de CLASSIQUENEWS : CLIC de classiquenews de septembre 2017. Plus d’infos sur le site des Éditions Assouline : www.assouline.com .

 

 

 

Barenboim dirige le Faust de Schumann pour la rĂ©ouverture de l’OpĂ©ra de Berlin

Faust par rembrandt sur classiquenews et schubert imagesTĂ©lĂ©, Arte. SCHUMANN : Faust. Barenboim, le 3 octobre 2017, 23h. Les scĂšnes de Faust de Schumann sont une partition qui vaut un opĂ©ra tant le souffle de la musique et la justesse intĂ©rieure du chant des solistes composent une fresque fulgurante par sa vĂ©ritĂ© et sa force tragique. Pour la rĂ©ouverture de l’OpĂ©ra de Berlin, – Staatsoper Unter des Linden, le thĂ©Ăątre historique de Berlin, hĂ©ritĂ© du XVIIIĂš quand il Ă©tait temple lyrique du Baroque et des LumiĂšres (lieu de crĂ©ation des ouvrages mythiques de Reinhardt Keiser entre autres), le chef Daniel Barenboim, directeur de l’institution, dirige le chef d’oeuvre de Schumann, ses ScĂšnes de Faust en deux parties avec une distribution prometteuse dont la Gretchen de la mezzo française suave, articulĂ©e d’Elsa Dreisig, sans omettre le Mephistopheles et l’esprit du diable de RenĂ© Pape, indĂ©trĂŽnable baryton basse, aux accents crĂ©pusculaires / on reste moins enthousiaste pour le Faust de Roman Trekel. Daniel Barenboim dirige ses Ă©quipes familiĂšres de la Staatskapelle de Berlin. L’ouvrage est Ă  l’affiche du thĂ©Ăątre berlinois pour sa rĂ©ouverture (les 3, 6 octobre puis 14, 17 dĂ©cembre 2017 : Arte diffuse la premiĂšre, mettant sous pression le collectif d’interprĂštes). Ce qui impressionne ici c’est le sentiment irrĂ©pressible d’une espĂ©rance ineffable malgrĂ© les morsures d’un destin Ă©minemment tragique. Si Faust rĂȘve de grandeur et se brĂ»le les ailes par sa dĂ©raisonnable vanitĂ©, le sentiment de compassion et de culpabilitĂ© le rend Ă  sa dignitĂ© et son humanitĂ©. AnnoncĂ©e comme un Ă©vĂ©nement par la chaĂźne, – on veut bien le croire, cette production pourrait-elle Daniel Barenboim sublime Elgarrivaliser par sa cohĂ©rence et le relief nuancĂ© de ses solistes avec celle lĂ©gendaire rĂ©alisĂ©e aussi Ă  Belrin (mais Ă  la Philharmonie, en 1994, sous la direction de Claudio Abbado ?). Daniel Barenboim dĂ©ploiera-t-il la mĂȘme veine dramatique, ce souci du dĂ©tail instrumental sans sacrifier l’architecture- remarquĂ©s dans son cycle en cours dĂ©diĂ© Ă  ELGAR (dont tĂ©moigne son rĂ©cent enregistrement du Songe de Gerontius / The dream of Gerontius, oratorio de l’au-delĂ … et Parsifal britannique, par son sujet et son inspiration musicale) ? A voir le 3 octobre 2017.

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arte_logo_2013TĂ©lĂ©, Arte. SCHUMANN : Faust. Barenboim, le 3 octobre 2017, 23h. Les scĂšnes de Faust de Schumann / Staatskapelle Berlin / Daniel Barenboim (direction). Diffusion en diffĂ©rĂ© de la reprĂ©sentation rĂ©alisĂ©e le mĂȘme jour

PARIS, Concerto et mélodies de Dominique Preschez en création mondiale

Dominique Presche copyright PIERRE COLLETTI 582 pour classiquenewsPARIS, DEAUVILLE, concerts DOMINIQUE PRESCHEZ, 5 et 7 octobre 2017. A l’Oratoire du Louvre, le guitariste SĂ©bastien Llinares joue les oeuvres de Dominique Prechez, prĂ©sentĂ©es en crĂ©ation mondiale, sous la direction de Thierry PĂ©licant avec l’Orchestre Messager. SimultanĂ©ment au concert parisien, sort le disque du programme (chez  l’Ă©diteur Polymnie, en septembre 2017 : critique Ă  venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews). Dans ce concert Ă©vĂ©nement, le souci et la verve du compositeur se dĂ©voilent en libertĂ©. NĂ© Ă  Saint-Adresse en Normandie, Dominique Preschez cultive l’art de la combinaison et de l’improvisation. Il associe Ă  une Ă©criture trĂšs prĂ©cise qui mĂȘle dĂ©tails et timbres, un goĂ»t ciselĂ© pour les atmosphĂšres, soit les nombreux Ă©lĂ©ments en liaison avec une existence particuliĂšrement riche en rencontres et en souvenirs divers. Son Ă©clectisme musical est flamboyant, bigarrĂ©, chatoyant, mais il reste humain car il s’inscrit dans la trace prĂ©servĂ©e de ses propres expĂ©riences. Ce qui frappe chez Dominique Prechez, c’est l’épaisseur du souvenir, l’empreinte des amitiĂ©s cultivĂ©es, et donc la prĂ©sence perpĂ©trĂ©e des absents qui se sont Ă©teints, mais dont l’ombre se profile dans une Ă©criture qui se souvient et cĂ©lĂšbre.
LA MUSIQUE DANS LES VEINES
 « Je l’entends souvent jouer de folles transcriptions d’oeuvres symphoniques qu’il semble improviser. (
). Il parle comme une mĂ©lodie. Il joue comme il respire. Il vit en musique », ainsi s’exprime le jeune guitariste français SĂ©bastien Llinares Ă  propos de son confrĂšre, Dominique Preschez au Conservatoire international de musique de Paris : le premier y enseigne la guitare ; le second, la composition. Ces deux lĂ  devaient se rencontrer, se reconnaĂźtre, travailler ensemble. Depuis, SĂ©bastien Llinares joue les oeuvres de Dominique Prechez.

 

 

preschez-dominique-enregistrement-melodies-concerto-creation-mondiale-annonce-critique-par-classiquenews-septembre-et-octobre-2017

 

L’enregistrement des nouvelles partitions de Dominique Preschez (DR)

 

 

MUSIQUEMONDE
 La musique que compose Dominique Preschez reflĂšte tout une Ă©poque suractive, riche en rencontres diverses et influences mĂ©tissĂ©es. Le compositeur a rencontrĂ© et cotoyĂ© Henri Sauguet entre autres, croisĂ© et approchĂ© quantitĂ© de sensibilitĂ©s, dont Jean Wiener, Francis Poulenc, Germaine Tailleferre, Noel Lee, Jean Louis Florentz
. c’est aussi une extraordinaire rencontre impromptue avec Benjamin Britten, rencontrĂ© Ă  Paris, au moment oĂč Dominique Preschez arrivait Ă  Paris (en 1975), dans un hĂŽtel particulier oĂč trĂŽnait un pianoforte sur lequel avait jouĂ© Mozart
 autant d’expĂ©riences et situations qui alimentent aujourd’hui une Ɠuvre diverse et plurielle, oĂč la rĂ©itĂ©ration des souvenirs et des sensations vĂ©cues dialoguent et se fĂ©condent
 « une musiquemonde » comme le prĂ©cise toujours SĂ©bastien Llinares.
Pour PARATY, le guitariste SĂ©bastien LlinarĂšs sublime ERIK SATIE«  Ces partitions se lisent comme des palimpsestes, comme autant de souvenirs qui dialoguent, s’entremĂȘlent. Musique mĂ©ta tonale oĂč l’on fuit le dogme sans se l’interdire. On y reconnaĂźt certains paysages, mais on les voit avec un Ă©clairage et un point de vue auxquels on n’avait pas accĂšs jusqu’alors »
ajoute celui qui connaĂźt bien les partitions de Dominique Preschez d’autant plus qu’il les joue dans le programme du concert et pour le disque qui sort simultanĂ©ment. Le compositeur est un observateur assidu du monde ; optimiste par nature, il sait que tĂŽt ou tard, la fantaisie et le rĂȘve, les dĂ©sirs s’accomplissent dans la rĂ©alité  Ce sourire au monde, cette espĂ©rance inspirent aujourd’hui sa musique en une ferveur indĂ©fectible. A Paris, le 5 octobre (puis Ă  Deauville le 7), Dominique Preschez crĂ©Ă©e son Concerto da camera pour soprano, guitare et quatuor Ă  cordes et timbales, mais aussi Trois mĂ©lodies pour soprano et guitare. En complĂ©ment, offrande d’un guitariste gĂ©nialement transcripteur, SĂ©bastien Llinares joue les piĂšces qu’il a lui-mĂȘme Ă©crit d’aprĂšs plusieurs partitions de Satie (les transcriptions de SĂ©bastien Llinares d’aprĂšs Satie sont l’objet d’un cd, rĂ©cemment distinguĂ© par notre CLIC de classiquenews)


 

 

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Paris, Oratoire du Louvre
Jeudi 5 octobre 2017, 20h30


Deauville, Ă©glise Saint-Augustin
Samedi 7 octobre 2017, 20h30

 

 

Dominique Preschez
CONCERTO DA CAMERA, création mondiale
(Guitare, Soprano, Quintette a  Cordes et Timbales)
TROIS MÉLODIES
(Guitare et Soprano)

Elise Chauvin, Soprano & SĂ©bastien Llinares, Guitare
Ensemble Vinteuil & Jean-Marc Mandelli, Timbales

DIVERTIMENTO pour cordes de W.A. MOZART
Ensemble Vinteuil)

 

Oeuvres pour guitare d’aprĂšs ERIK SATIE
SĂ©bastien LlinarĂšs, guitare
llinares-sebastien-erik-satie-transcription-pour-guitare-cd-annonce-cd-review-critique-cd-par-classiquenews-CLIC-de-classiquenews-de-mai-2017-Paraty_106415_HM_couvProgramme de son dernier album discographique “ERIK SATIE”…
Transcriptions de piĂšces de Satie pour guitare
CLIC de CLASSIQUENEWS de mai 2017 – LIRE aussi notre entretien exclusif avec SĂ©bastien Llinares Ă  propos de ses propres transcriptions d’aprĂšs Erik satie (Label Paraty).

Direction musicale : Thierry PĂ©licant

 

 

 

PARIS / Tarifs : 10 € et 5 € (SĂ©niors et Ă©tudiants) – Billetterie sur place, sans rĂ©servation
Contact : Ensemble & Création : 06 07 58 16 85
Oratoire du Louvre : 145, rue Saint Honoré / 75001
MĂ©tro Louvre/Rivoli / Bus : 27/39/68/69/95

 

 

DEAUVILLE / libre participation aux frais
Contact : Ensemble & Création : 06 07 58 16 85
Eglise Saint-Augustin : Place de l’Eglise, Deauville

 

 

 

 

 

CONCERT, CD, LIVRE
 L’actualitĂ© de Dominique Preschez est d’autant plus intense en cette rentrĂ©e 2017 qu’outre son concert du 5 octobre 2017, l’éditeur Polymnie publie son disque comprenant les piĂšces nouvelles en crĂ©ation, en septembre, et sera Ă©ditĂ© Ă©galement, un livre (courant avril 2018, aux Ă©ditions Tinbad), un roman autobiographique Ă©crit par le compositeur, dont voici quelques clĂ©s :

« Le Trille du diable
 Il s’agit d’un roman autobiographique, aux voix multiples et plurielles, Ă  la suite de l’AVC dont j’ai Ă©tĂ© victime, en 1992, dont les sĂ©quelles appartiennent Ă  l’amnĂ©sie des annĂ©es de ma jeunesse, Ă  Paris, en divers lieux Ă  travers le monde, entre passions, amours et disparitions d’amis musiciens, Ă©crivains, peintres entre 1984 et 1992… Nombre de rĂ©fĂ©rences d’oeuvres musicales, dĂ©crites et analysĂ©es, comme dans un essai… de livres de nombre de jeunes auteurs disparus, auxquels je rends hommage, en tĂ©moignant… d’oeuvres plastiques qui accompagnent ma vie… Ă  travers l’histoire d’un homme qui porte le nom d’Ivan ( moi-mĂȘme, sans Ă©crire “Je”…) cherchant Ă  se retrouver bien des annĂ©es aprĂšs… en quĂȘte de sa mĂ©moire… d’amis perdus dans un musĂ©e imaginaire, de fiction en fiction, comme un aventurier, au grĂ© des quarante cinq lieux de vie qui ont Ă©tĂ© les miens, Ă  travers le monde. Bref, cela n’est pas clair, et je m’en confie Ă  vous, sans Ă©noncer d’autres aperçus, car je suis en ce moment en train de corriger les Ă©preuves….
Ces romans transversaux, en un seul roman vont d’expĂ©rience en expĂ©rience, d’un homme seul -musicien & Ă©crivain- en quĂȘte de lui-mĂȘme, Ă  travers l’autre (perdu de vue, ou disparu) dans son amnĂ©sie que le bonheur de crĂ©er, sans relĂąche, rĂ©vĂšle au vitalisme qui lui permet de vivre, aprĂšs un coma prolongĂ©, une mort clinique et un rĂ©apprentissage des langages parlĂ©s, Ă©crits, ainsi que celui de la musique -composition, interprĂ©tation- sur une pĂ©riode de sept annĂ©es d’Ă©volution bĂ©nĂ©fique, de 1992 Ă  1999  »

Propos du compositeur, recueillis par Catherine Kauffmann-Saint-Martin, septembre 2017

 

 

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Présentation des oeuvres :

Concerto pour Guitare et voix. Le Concerto da Camera sollicite deux solistes : SĂ©bastien Llinares et Elise Chauvin (guitare et soprano), accompagnĂ©s par un quintette Ă  cordes. D’abord, en une vision matinale et provençale, l’aurore pointe et avec elle, le pĂ©piement des oiseaux qui dialoguent et s’interpellent (premier mouvement) ; plus intimiste voire introspectif, le second mouvement est Ă©crit comme une invocation de l’ĂȘtre Ă  lui-mĂȘme (contrepoint serrĂ© fusionnant les deux solistes, guitare et voix), au diapason de la batterie entĂȘtante du coeur/timbale. Enfin le troisiĂšme mouvement exprime le mouvement de la citĂ© et de la vie, oĂč surgit l’Amour, pulsion, tension, Ă©lan
 Ă  la fois « dĂ©sir et poursuite du Tout » (selon la dĂ©finition de Platon dans Le Banquet).

Trois MĂ©lodies
Conçues comme un tryptique doloriste, les Trois mĂ©lodies crĂ©Ă©es Ă  Paris ce 5 octobre 2017, constitue « comme un thrĂšne d’amour pour soprano et guitare » ; dans la GrĂšce antique, un thrĂšne dĂ©signe une lamentation funĂšbre chantĂ©e lors des funĂ©railles. Dans le deuil, l’ñme atteinte tente de se reconstruire malgrĂ© la souffrance


1) Il Ă©tait une fois
 « conte un chant d’amour qui s’est enfui
de la vie, par amnĂ©sie
 jusqu’à la renaissance du corps et de l’esprit  ».

2) Improvisation sans mots : « vocalise en improvisation d’une voix aimante
 Ô dolor
 Ô afliçao
 Ă  la mĂ©moire d’Alberto Albornoz, dit “Tupac” l’argentin  ».

3) Sur le nom de l’enfant
 est un poĂšme de Dominique Preschez, extrait du livre L’Enfant nu publiĂ© chez Seghers. Le texte « trace le dessin du cri dans l’espace libre
 vacant
 de l’invocation, toujours  ».

Rameau sublimé par Bruno Procopio

procopio-bruno-portrait-vignette-verticale--maestro-skyscraper-sept-dec-16LIEGE, le 20 septembre 2017, Bruno Procopio joue Rameau. Avec la violoniste StĂ©phanie-Marie Degand et la gambiste Romina Lischka, le claveciniste (et chef d’orchestre) spĂ©cialiste de Jean-Philppe Rameau, Bruno Procopio, propose l’intĂ©grale des PiĂšces de clavecin en concerts (1741), l’unique recueil de musique de chambre composĂ© par l’auteur des Indes galantes et d’Hippolyte et Aricie (son premier opĂ©ra crĂ©Ă© en 1733, sujet d’un beau scandale). PiĂšces de la maturitĂ©, d’une thĂ©ĂątralitĂ© suggestive, certaines sĂ©quences de cette prodigieuse chambre des merveilles, trouveront une nouvelle vie dans les opĂ©ras (tragĂ©dies lyriques) Zoroastre ou Dardanus. Bruno Procopio qui s’engage aujourd’hui comme chef dans le dĂ©frichement scrupuleux mais si palpitant des compositeurs des LumiĂšres et des premiers Romantiques français (dont MĂ©hu ou Gossec), exprime depuis le clavecin, piĂšce maĂźtresse et acteur central des PiĂšces, l’invention, la libertĂ©, l’audace harmonique aussi dont fut capable Rameau. Jouer l’intĂ©grale des PiĂšces est une expĂ©rience unique car l’auditeur s’immerge dans ce qui demeure le sommet de la conversation musicale. Bruno Procopio connaĂźt d’autant mieux le rĂ©pertoire baroque français et spĂ©cifiquement Rameau, qu’il a enregistrĂ© l’intĂ©grale des PiĂšces en concerts en cd (Ă©ditĂ© par le label PARATY qu’il a fondĂ© en 2007, disque Ă©vĂ©nement critiquĂ© sur classiquenews). Rameau, c’est l’inventivitĂ©, l’élĂ©gance, la grĂące et le pouvoir Ă©loquent de la musique. Bruno Procopio l’a dĂ©montrĂ© encore dans un autre enregistrement important : « Rameau in Caracas », cycle d’extraits d’ouvertures et de danses des opĂ©ras ramĂ©liens, jouĂ© avec l’Orchestre Simon Bolivar, c’est Ă  dire sur instruments modernes mais selon l’articulation et le style d’époque : un dĂ©fi instrumental et esthĂ©tique que le chef franco-brĂ©silien a relevĂ© avec une classe irrĂ©sistible (LIRE aussi notre critique du cd Rameau in Caracas, Ă©ditĂ© par le label Paraty). Dans les PiĂšces pour clavecin, si le clavier demeure obligatoire, les autres instruments sont Ă  l’apprĂ©ciation des musiciens, en particulier la partie aigue, jouĂ©e diffĂ©remment selon les versions et les possibilitĂ©s, Ă  la flĂ»te, au violon (comme c’est le cas ce 20 septembre 2017 Ă  LiĂšge). Bruno Procopio retrouve la violoniste StĂ©phanie-Marie Degand, complice familiĂšre, qui a jouĂ© avec lui lors de la Semaine Baroque Ă  Rio en octobre 2016 (VOIR notre reportage vidĂ©o du cycle de musique française oĂč StĂ©phanie-Marie et Bruno jouent de concert)
 A liĂšge comme Ă  Rio, les deux complices rĂ©alisent en ambassadeurs convaincants, la diffusion la plus enivrante de l’Ă©criture dr Rameau. L’entente et la complicitĂ© devraient donc s’inviter dans ce concert exceptionnel.

 CD Ă©vĂ©nement. Rameau rĂ©vĂ©lĂ©A l’Ă©poque de la parution du cd RAMEAU : PiĂšces pour clavecin en concerts par Bruno Procopio chez PARATY, notre rĂ©dacteur, Camille de Joyeuse, auteur de la critique, Ă©crivait en avril 2013 : … “Mais au cƓur de ce programme des plus rĂ©jouissants, d’autant plus opportun pour la prochaine annĂ©e Rameau 2014, s’affirme le clavecin de Bruno Procopio: l’ex Ă©lĂšve des Rousset et HantaĂŻ y confirme son immense talent, son intelligence interprĂ©tative, une finesse flamboyante qui Ă©claire le gĂ©nie d’un Rameau touchĂ© par la grĂące. Belle idĂ©e de souligner la place centrale dans l’Ɠuvre du Dijonais en ajoutant 5 des 7 piĂšces composant la Suite en la du IIIĂš Livre de clavecin de 1728: ici se succĂšdent Allemande, Courante, Sarabande
 d’une exaltante euphorie intimiste, oĂč les doigts experts savent relever les dĂ©fis techniques et poĂ©tiques du jeu des ” Trois mains ” et de la Triomphante finale, habilement et lĂ©gitimement retenue en conclusion superlative….” Un must absolu.

 

 

 

 

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RAMEAU : PiĂšces de clavecin en concerts
LIEGE, Salle acadĂ©mique de l’UniversitĂ©
Mercredi 20 septembre 2017, 20h
Concert à l’initiative des Nuits de Septembre à Liùge, dans le cadre des Festivals de Wallonie 2017

RESERVEZ
https://www.lesnuitsdeseptembre.com/degandlischkaprocopio

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A l’occasion de la parution du cd RAMEAU : PiĂšces pour clavecin en concerts par Brunorameau dossier jean philippe dossier classiquenews Procopio chez Paraty, le chef claveciniste avait eu l’opportunitĂ© de prĂ©senter lui-mĂȘme toutes les qualitĂ©s des partitions, parmi les plus fondamentales de la musique baroque française au XVIIIĂš : Entretien avec Bruno Procopio Ă  propos des PiĂšces pour clavecin en concerts de Jean-Philippe Rameau

 

 

Bruno Procopio, vous avez enregistrĂ© les PiĂšces de clavecin en concerts de Rameau. Pouvez-vous nous dire quelle place occupent ces Ɠuvres dans la carriĂšre de Rameau ?

procopio-bruno-paraty-582-420-une-homepage-a-la-une-classiquenewsCes piĂšces ont Ă©tĂ© publiĂ©es par les soins de Rameau lui-mĂȘme Ă  Paris en 1741, sous le titre exact de PiĂšces de clavecin en concerts, avec un violon ou une flĂ»te, et une viole ou un deuxiĂšme violon. Il s’agit donc d’Ɠuvres de sa maturitĂ©. DĂ©jĂ  ĂągĂ© de cinquante-huit ans, Rameau Ă©tait devenu le grand maĂźtre de l’opĂ©ra français depuis la crĂ©ation de son premier opĂ©ra Hippolyte et Aricie en 1733.

 

 

Rameau a publié trois livres de piÚces de clavecin entre 1706 et 1728, puis sont venues les PiÚces de clavecin en concerts


 CD Ă©vĂ©nement. Rameau rĂ©vĂ©lĂ©Il s’agit de son unique Ɠuvre de musique de chambre. Ces « concerts » sont parus accompagnĂ©s d’un « Avis aux concertants », sorte d’avant-propos programme dans lequel Rameau prĂ©cise que c’est « le succĂšs des sonates qui ont paru depuis peu, en piĂšces de clavecin avec un violon », qui l’a encouragĂ© Ă  suivre le mĂȘme plan. Il songe lĂ  vraisemblablement aux PiĂšces de clavecin en sonates avec accompagnement de violon de Mondonville, publiĂ©es vers 1734. Dans cet « Avis aux concertants », Rameau se montre trĂšs prĂ©cis quant Ă  l’organisation des PiĂšces de clavecin en concerts : « Le quatuor y rĂšgne le plus souvent, Ă©crit-il. Il faut non seulement que les trois instruments se confondent entre eux, mais encore que les concertants s’entendent les uns les autres, et que surtout le violon et la viole se prĂȘtent au clavecin, en distinguant ce qui n’est qu’accompagnement, de ce qui fait partie du sujet. C’est en saisissant bien l’esprit de chaque piĂšce, que le tout s’observe Ă  propos. » On ne peut ĂȘtre plus clair.

 

 

Le clavecin a donc un rîle essentiel dans ces Ɠuvres ?

Tout Ă  fait. Le clavecin a souvent un rĂŽle concertant, mais il peut ĂȘtre Ă  l’unisson avec les dessus ou leur servir d’accompagnateur colorĂ©. Il n’est jamais relĂ©guĂ© au second plan. Rameau a d’ailleurs ajoutĂ© que ces PiĂšces de clavecin en concerts jouĂ©es au clavecin seul « ne laissent rien Ă  dĂ©sirer ; on n‘y soupçonne pas mĂȘme qu’elles soient susceptibles d’aucun autre agrĂ©ment ». Cinq de ces piĂšces ont d’ailleurs Ă©tĂ© adaptĂ©es par lui-mĂȘme pour clavecin seul. Lors de notre enregistrement, nous nous sommes donc interrogĂ© sur la position du clavecin Ă  cĂŽtĂ© des deux dessus. Comment respecter son rĂŽle concertant ? Nous avons donc choisi de le mettre au centre de l’enregistrement, car la difficultĂ© a Ă©tĂ© pour nous de situer les instruments les uns par rapport aux autres.

 

 

Selon vous, comment Rameau a-t-il conçu ces piÚces ?

Les PiĂšces de clavecin en concerts constituent une sorte de maillon entre les sonates en trio italiennes ou les trios polyphoniques de Bach, comme la sonate en trio qui clĂŽt L’Offrande musicale,  et les sonates pour clavier – clavecin ou piano-forte – avec accompagnement de violon obligĂ© ou ad libitum qui se dĂ©veloppĂšrent considĂ©rablement Ă  la fin du XVIIIe siĂšcle, en France notamment. Dans ce genre de compositions oĂč le clavier se taillait la part du lion, l’instrument Ă  cordes se bornait Ă  doubler la mĂ©lodie ou Ă  ponctuer les basses. AnimĂ© par son expĂ©rience de musicien de thĂ©Ăątre, Rameau s’émancipe du cadre forgĂ© par les Italiens et par ses prĂ©dĂ©cesseurs français et raffine sur les dĂ©tails. Il compose de vĂ©ritables trios, car chaque « Concert » est un trio presque symphonique oĂč le clavecin, affranchi de toute fonction polyphonique, devient un instrument soliste Ă  part entiĂšre Ă  cĂŽtĂ© de ses deux partenaires qui lui apportent un lumineux complĂ©ment de richesse sonore.

 

 

Il apparaĂźt que Rameau a largement puisĂ© dans ses propres Ɠuvres.

Oui, et la coutume Ă©tait trĂšs frĂ©quente en cette Ă©poque moins frileuse que la nĂŽtre dans ce domaine. Bach et tant d’autres ne se sont pas privĂ©s de puiser dans leur propre rĂ©pertoire pour adapter un air de cantate en piĂšce d’orgue, un air d’opĂ©ra en sonate ou en piĂšce de clavecin. Rameau Ă  l’inverse rĂ©utilisera certaines de ses PiĂšces de clavecin en concerts dans ses opĂ©ras. L’un des deux Tambourins du TroisiĂšme Concert, dĂ©jĂ  orchestrĂ© dans Castor et Pollux en 1737, sera repris en 1744 dans Dardanus. L’Agaçante  et La Livri rĂ©apparaĂźtront en 1749 dans Zoroastre.

 

 

 

Propos recueillis par AdelaĂŻde de Place, © Paraty 2013 – cd Rameau : PiĂšces pour clavecin en concerts par Bruno Procopio, enregistrĂ© en 2012 – publiĂ© en avril 2013 – Lire la critique complĂšte du cd Rameau par Bruno Procopio :
http://www.classiquenews.com/rameau-pieces-de-clavecin-en-concert-label-paraty/

LIEGE. Le Rameau électrique, élégant, virtuose de Bruno Procopio

 

LIRE aussi : RAMEAU SYMPHONIQUE… en dĂ©cembre 2014, Ă  la Salle Philharmonique de LiĂšge, Ă©crin idĂ©al pour ce genre de rĂ©pertoire, Bruno Procopio dirigeait un cycle d’ouvertures et de ballets des opĂ©ras de Rameau avec l’Orchestre philharmonique royal de LiĂšge, peu habituĂ© aux oeuvres du Baroque Français des LumiĂšres 

 

 

procopio-maestro-bruno-chef-transatlantique-par-classiquenewsVOIR aussi notre reportage BRUNO PROCOPIO, MAESTRO TRANSTLANTIQUE… entre Paris et Rio, Bruno Procopio joue Rameau, MĂ©hul, Gossec ou Sacchini, en musicien passionnĂ© par l’articulation et l”Ă©loquence de la musique française, qu’elle soit Baroque, classique, ou romantique… Portrait vidĂ©o par le studio CLASSIQUENEWS.TV 2016

 

 

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BRUNO PROCOPIO : un chef claveciniste au service de l’Ă©loquence musical, ambassadeur inspirĂ© par la musique française baroque, classique et romantique… (illustration © classiquenews.com 2017)

 

 

 

 

LES 10 ANS DE LA MORT DE LUCIANO PAVAROTTI

Pavarotti et renata scotto luciano pavarotti for everOPERA. 10Ăšme anniversaire de la mort de Luciano PAVAROTTI (2007-2017). Le 6 septembre 2017 marque le 10Ăš anniversaire de la mort de LUCIANO PAVAROTTI, le plus grand tĂ©nor italien du XXĂš : un monstre sacrĂ© que sa voix belcantiste, au timbre solaire a portĂ© au sommet de la gloire, sachant pourtant toujours ĂȘtre gĂ©nĂ©reux, simple, et surtout promoteur d’un chant lyrique en rien Ă©litiste. Luciano Pavarotti tĂ©nor verdien, donizettien, puccinien reste le chanteur d’opĂ©ra qui aura effacĂ© les frontiĂšres entre lyrique et populaire, crĂ©ant des concerts mixtes (classique et variĂ©tĂ©s, chant lyrique mĂȘlĂ© au rock et Ă  la pop) au retentissement planĂ©taire. Le 6 septembre 2007 s’Ă©teignait le plus grand tĂ©nor du XXĂš,  à la suite d’un cancer du pancrĂ©as…

 


DECCA luciano pavarotti homage to pavarotti and a tribute to pavarotti cd decca celebration septembre 2017 announce review par classiquenewsSONY classical
et DECCA fĂȘte celui qui reste 10 ans aprĂšs sa mort, l’astre Ă©tincelant de l’opĂ©ra (avec MARIA CALLAS dont le 16 septembre 2017 marque le 40Ăš anniversaire de la disparition). Legato de rĂȘve, style nuancĂ© en vrai belcantiste, timbre solaire, articulation de l’italien somptueuse
 Luciano Pavarotti avait tout. Certes le corps impressionnant du gĂ©ant au mouchoir blanc en faisait un piĂštre acteur sur la scĂšne, mais la voix incarnait totalement l’enjeu dramatique de chaque air.

 

PAVAROTTI sony classical coffret review cd critique par classiquenews The-Great-Luciano-Pavarotti-CoffretSONY Ă©dite un triple coffret comprenant une sĂ©lection de rĂŽles verdiens rares, le live du Concert Plazza Grande Ă  ModĂšne/Modena, enfin le fameux concert de NoĂ«l des 3 tĂ©nors (avec Placido Domingo et JosĂ© Carreras) – de son cĂŽtĂ©, Decca voit triple aussi avec un best of, intitulĂ© « le tĂ©nor du siĂšcle », rien que cela, oĂč 3 cd rĂ©sume les enregistrements et rĂŽles tenus par Luciano pour la marque lyrique d’Universal : florilĂšge d’airs d’opĂ©ra et de chansons revisitĂ©es selon le goĂ»t Ă©clectique du belcantiste stylé  LIRE notre critique complĂšte du coffret THE GREAT LUCIEN PAVAROTTI dans le mg cd dvd livres de classiquenews.

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Les 40 ans de la mort de Maria Callas, ce 16 septembre 2017 : temps forts des célébrations et divers événements

Callas Maria for ever dossier classiquenewsOPERA. ActualitĂ©s Maria Callas. La rentrĂ©e 2017 marque les 40 ans de la mort de la soprano lĂ©gendaire, Maria Callas, disparue Ă  Paris le 16 septembre 1977. RĂ©alisme du chant, bel cantiste affĂ»tĂ©e et subtile actrice autant que fine chanteuse, Callas incarne la perfection, idĂ©al Ă©quilibre entre jeu dramatique et performance technique. Avec elle, la vie est art et vice versa ; d’ailleurs, sa carriĂšre a fusionnĂ© avec sa propre vie intime, la femme et la diva n’étant que l’émanation d’une seule et mĂȘme aspiration Ă  vivre par passion et embrasement. Sa transformation physique en est Ă  la fois la manifestation la plus emblĂ©matique, et aussi le sacrifice et le prix, lourds Ă  assumer par la suite, dans la seconde partie de son existence. Callas donna tout Ă  l’art. Jusqu’à la mort. Son essence Ă©tait son chant, et la femme s’éteignit quand la diva ne pouvait plus chanter. Il y a la femme mondaine, icĂŽne d’une Ă©lĂ©gance rare, princesse et reine de la jet set (ses photos avec Grace Kelly sur le bateau d’Onassis…), capable de mettre de cĂŽtĂ© sa carriĂšre et sa vocation de plus grande cantatrice lyrique. Puis, il y a l’artiste immensĂ©ment douĂ©, engagĂ©e comme personne, actrice, tragĂ©dienne nĂ©e, dont la technique de bel cantiste, lui permettait de tout chanter, en particulier Bellini et Verdi. Entre ces deux facettes, une existence marquĂ©e par la solitude et le don absolu. 40 ans aprĂšs sa disparition, tĂ©moignages et enregistrements, Ă©vĂ©nements divers… perpĂ©tuent la fascination qu’exerce toujours le « cas Callas » : un absolu qui inspire toujours. Voici nos coups de coeur :

 

 

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Expositions, rĂ©Ă©ditions discographiques, nouveaux livres … sont annoncĂ©s pour cette rentrĂ©e. Temps forts de cette rentrĂ©e CALLAS 2017 :

 

 

CALLAS Maria ultime tournee par robert sutherland editions l archipel critique compte rendu presentation par classiquenews 9782809822755-001-G-220x351CLIC_macaron_2014LIVRE. MARIA CALLAS : l’ultime tournĂ©e. Portrait de Maria Callas, amoureuse et artiste, dĂ©esse et victime en son dernier rĂ©cital, sujet d’une tournĂ©e internationale, Ă©prouvante, harassante (1973-1974), soit 3 ans avant sa disparition… De toutes les parutions (nombreuses) annoncĂ©es pour cette rentrĂ©e, un ouvrage a retenu notre attention, tant il dĂ©voile et rĂ©vĂšle l’artiste et la femme au travail et dans un moment dĂ©licat, tendu de Marias et de Callas : son ultime tournĂ©e, en rĂ©cital avec le tĂ©nor Giuseppe di Stefano (Peppo), partenaire familier et de longue date, mais au moment de la sĂ©rie de concerts programmĂ©s dans le monde entier, en Europe, USA, en Asie…, est son amant. La femme amoureuse tolĂšre des excĂšs et des comportements que l’artiste intransigeante n’accepte guĂšre. TĂ©moin des avatars de cette ultime tournĂ©e lyrique (1973-1974) au terme de laquelle Maria Callas est extĂ©nuĂ©e, son pianiste, complice et confident, Robert Sutherland. Le musicien raconte, dĂ©voile l’humanitĂ© d’une dĂ©esse, troublante et bouleversante dans son intimitĂ© amoureuse. Un texte Ă©loquent et poignant. A lire absolument. ROBERT SUTHERLAND : MARIA CALLAS, l’ultime tournĂ©e (Ă©ditions L’Archipel)

 

 

Callas Maria+Callas+i71531arte_logo_175ARTE n’est pas en reste qui diffuse le fameux programme de 1964 oĂč la diva pourtant dans la derniĂšre partie de sa carriĂšre incarne la chanteuse Floria Tosca avec une incandescence fĂ©line irrĂ©sistible : amoureuse Ă©perdue, manipulatrice aussi, habitĂ©e par une dĂ©termination sans faille et l’ombre de la mort qui va aussi l’emporter. Avec Callas, le thĂ©Ăątre fusionne avec le chant et la musique : dirigĂ©e par Zeffirelli, Maria Callas chante la passion amoureuse de Tosca Ă  Londres, au Royal opera House, Covent Garden en 1964. Dimanche 10 septembre 2017 : Ă  18h30, documentaire sur la Tosca de Callas, puis Ă  1h20 : Acte II de cette production de Tosca historique Ă  Londres.

 

 

DECCA callas 2 december review annonce presentation critique cd classiquenews callas_live63sticker-1024x924DECCA. Le double cd que tout le monde attend… C’est un voeu partagĂ© par toute la RĂ©daction de classiquenews : souhaitons que le fameux rĂ©cital parisien de 1963, annoncĂ© en dĂ©cembre 2016 puis reportĂ© sans date, paraisse enfin au moment des 40 ans de la mort de Callas, pour cette rentrĂ©e 2017. Au programme : Rossini, Verdi, Bellini
 sous la direction de Georges PrĂȘtre (avec l’Orchestre philharmonique de la RTF, live remastĂ©risĂ© de juin 1963). Le double coffret comprend aussi une conversation avec Michel Glotz (mai 1963). LIRE notre dĂ©pĂȘche annonce du double cd MARIA CALLAS / Live remastered PARIS 1963

 

 

BELLINI concours 2017 3 et 4 novembre 2017 vendome annonce MUSICARTECONCOURS BELLINI 2017 : L’HERITAGE DE CALLAS se dĂ©voile Ă  VendĂŽme… c’est Ă  VENDÔME (41 – Campus des Assurances Monceau, 55 mn en TGC de Paris Montparnasse) que la nouvelle gĂ©nĂ©ration de jeunes chanteurs belcantistes se dĂ©voilent lors du Concours annuel Vincenzo Bellini, le seul au monde Ă  favoriser et diffuser ainsi l’excellence du chant belcantiste, le plus difficile au monde, celui de Callas… Qui seront les Norma, Lucia, … de demain ? RV les 3 et 4 novembre 2017, grĂące Ă  l’initiative du maestro Marco Guidarini, et de Youra Nymoff-Simonetti, les cofondateurs du CONCOURS le plus captivant de l’heure… 12 laurĂ©ats, minutieusement sĂ©lectionnĂ©s se produiront devant le jury le plus exigeant  et le plus connaisseur du Bel Canto. RĂ©servez dĂšs maintenant vos places pour la finale du 4 novembre 2017. La Callas aurait certainement soutenu cet Ă©vĂ©nement, compĂ©tition exceptionnelle qui prend le risque chaque annĂ©e d’encourager et de distinguer les tempĂ©raments vocaux les plus prometteurs dans l’art du belcanto prĂ©verdien, celui qui intĂ©resse Rossini, Bellini, Donizetti…

 

 

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Illustration : Maria Callas se cache ; qui est-elle rĂ©ellement ? Maria ou Callas ? (DR / photo extraite du cahier photographique central du livre Ă©vĂ©nement : MARIA CALLAS, l’ultime rĂ©cital par Robert Sutherland (Editions L’Archipel).

 

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LIRE aussi notre dossier MARIA CALLAS : les 10 rĂŽles de MARIA CALLAS, ceux qui ont compté : Norma, Violetta, Lucia, Tosca, Leonora, Elisabeth de Valois, et mĂȘme Lady Macbeth…

 

 

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CD, compte rendu critique. ELGAR : The Dream of Gerontius / Le songe de Gerontius: Andrew Staples,Daniel Barenboim – 2016 – 1 cd DECCA

barenboim elgar the dream of gerontius decca cd annonce sur classiquenews critique cd cd review classiquenews1540-1CD, compte rendu critique. ELGAR : The Dream of Gerontius / Le songe de Gerontius: Andrew Staples,Daniel Barenboim – 2016 – 1 cd DECCA. NĂ© Ă  Worcester, Edward Elgar (1857-1934), conquĂȘte rĂ©cente de la musicologie moderne, doit Ă  ses Variations Enigma, ses deux symphonies, – Ă©galement jouĂ©es par Barenboim et la Staatskapelle de Berlin (Symphonie n°1, 1908), mais aussi ses deux concertos instrumentaux, pour violon et pour violoncelle, une stature dĂ©sormais internationale, depuis sa rĂ©surrection au dĂ©but du XXIĂš. Nul doute que le cycle monographique que lui dĂ©die Daniel Barenboim aujourd’hui, assure au compositeur britannique jugĂ© rien que victorien donc majestueux et ampoulĂ©, une nouvelle rĂ©putation : fin orchestrateur, architecte dramaturge, idĂ©aliste et esthĂšte, d’une exigence rare. Un tempĂ©rament aussi digne d’intĂ©rĂȘt que Henry Purcell et Benjamin Britten.

ELGAR Edward_Elgar-200x200Sur les traces impressionnantes pour le plus commun des auteurs, d’un Haendel, Elgar rĂ©gĂ©nĂšre le genre de l’oratorio, format populaire en Grande Bretagne et qui, rĂ©putĂ© noble et ambitieux, nĂ©cessite une maĂźtrise exemplaire des masses : chorales, orchestrales, aux cĂŽtĂ©s des solistes. Ainsi son grand oratorio, The Dream of Gerontius (Le Songe de Gerontius) innove sur un sujet non biblique mais intensĂ©ment spirituel. Son dĂ©roulement est celui d’un voyage dans l’audelĂ , aprĂšs la purgatoire. Pour l’an 1900, le festival de Birmingham, creuset du genre, lui commande un oratorio inĂ©dit. Le format de la partition, qui suit le poĂšme du cardinal Newman, nĂ©cessite un temps de prĂ©paration et de rĂ©pĂ©tition pour les musiciens, qui au moment de la crĂ©ation Ă  l’hĂŽtel de ville de Birmingham, ne donnent pas tout le potentiel de l’oeuvre : la qualitĂ© de Gerontius, dĂ©nommĂ©e cantate sacrĂ©e par Elgar, se dĂ©voilera aprĂšs la crĂ©ation de 1900. Par exemple dĂšs dĂ©cembre 1901 Ă  Dusseldorf sous la direction de Julius Buths, directeur du festival rhĂ©nan Niederrheinisches Musikfest, qui ne cache rien sa fascination pour l’oeuvre d’Elgar, et en traduit le livret en allemand pour assurer son adaptation en terres germaniques. Dusseldorf assoit le triomphe de Gerontius. AdulĂ©, honorĂ©, Elgar reçoit du festival de Birmingham, la commande des deux autres oratorios: The Apostles, en 1903, et The Kingdom, en 1906. Une troisiĂšme oeuvre The Last Judgement ne dĂ©passera pas le stade d’ébauche.

Un Parsifal britannique

En deux parties, Le Songe de Gerontius imagine d’abord l’ici-bas (premiĂšre partie), puis l’au-delĂ  (seconde partie). Ainsi le tĂ©nor, hĂ©ros central de l’épopĂ©e, perd son combat contre la mort ; puis entreprend le voyage dans l’au-delĂ , grĂące Ă  l’aide de l’ange (mezzo soprano). La basse requise, assure le personnage du prĂȘtre (premiĂšre partie) puis de l’ange de la mort (seconde partie). D’une curiositĂ© symphonique, Elgar cite Mahler, Strauss et bien sĂ»r, postromantisme oblige, surtout au passage du XXĂš, Richard Wagner. Celui de Parsifal surtout, entend et dĂ©couvert en 1892 Ă  Bayreuth.

La partie 2 s’émancipe du format arioso et rĂ©citatif avec orchestre, ample monologue accompagnĂ© oĂč le chant trĂšs exposĂ© du tĂ©nor exprime les inquiĂ©tudes et interrogations de l’ñme errante, inquiĂšte. Les Ă©lĂ©ments du discours comme les thĂšmes exprimĂ©s par le rĂ©citant acteur s’organisent de façon plus dramatique, comme une vaste scĂšne d’opĂ©ra, oĂč l’orchestre tisse l’étoffe d’un flux psychologique, suscitant peu Ă  peu le climat d’une lĂ©gende orchestrale et lyrique ; la voix du soliste, confrontĂ©e en situation avec le soprano ardent (charnelle et maternelle, parfois trop vibrĂ© de Catherine Wyn-Rogers dans le rĂŽle de l’ange) comme au choeur sardonique, voire glaçant, puis angĂ©lique et plus Ă©thĂ©rĂ© des choristes, laisse envisager une issue finale plus apaisĂ©e. Las, l’immense baryton Thomas Hampson n’est plus que l’ombre de lui-mĂȘme (voix usĂ©e, sans timbre et trop peu Ă©paisse).
Peu Ă  peu les horizons cĂ©lestes, promesse d’une Ă©ternitĂ© lumineuse et pacifiĂ©e se prĂ©cisent, apportant le rĂ©confort d’une Ăąme en quĂȘte d’apaisement.
Daniel Barenboim, dĂ©fenseur rĂ©cent d’Elgar, dontil tend Ă  faire l’Ă©gal sur le plan de la poĂ©tique orchestrale de Puccini et R. Strauss (ses contemporains et Ă©quivalents stylistiques), poursuit son Ă©tonnante exploration de l’orchestre elgarien, sachant gommer toute l’épaisseur et le grandiose pompeux d’un style souvent grandiloquent. Ses Symphonies 1 et 2, rĂ©cemment rĂ©alisĂ©es avec l’Orchestre de Dresde ont soulignĂ© la sensibilitĂ© d’un chef inspirĂ©, heureux d’allĂ©ger, de dĂ©tailler (noblesse ciselĂ©e des bois et des vents) sans perdre la construction d’ensemble. On adhĂšre. D’autant que les solistes surtout le tĂ©nor Andrew Staples (Gerontius) trouve une issue lumineuse et apaisĂ©e aprĂšs des tourments vertigineux, parfois bavards mais dont le chef restitue l’éclat parsifalien. Et ici contrairement Ă  Wagner et son poison insoluble, Gerontius Ă  force de tĂ©nacitĂ© volontaire et d’autodĂ©termination, vainc les accents sombres voire lugubre du fatum.

 

 

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CD, compte rendu critique. ELGAR : The Dream of Gerontius / Le songe de Gerontius (1900). Andrew Staples, Catherine Wyn-Rogers, Thomas Hampson. RIAS Kammerchor, Staatskapelle BERLIN. Daniel Barenboim, direction – 2016 – 1 cd DECCA 0 28948 31585

 

 

 

 

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Approfondir :

En savoir plus sur http://www.clubdeutschegrammophon.com/songe-gerontius-delgar/#vWur0UmitlU5BOiP.99

VENDÔME (41). CONCOURS international VINCENZO BELLINI : les 3 et 4 novembre 2017.

BELLINI concours 2017 3 et 4 novembre 2017 vendome annonce MUSICARTEVENDÔME (41). CONCOURS BELLINI : les 3 et 4 novembre 2017. L’EXCELLENCE BELCANTISTE A VENDÔME… Au moment oĂč sont cĂ©lĂ©brĂ©s la disparition des lĂ©gendes Maria Callas (40 Ăšme anniversaire) et Luciano Pavarotti (10Ăš anniversaire), VendĂŽme (sur le Campus des Assurances Monceau, grand partenaire et mĂ©cĂšne de l’Ă©vĂ©nement) semble dĂ©fendre aujourd’hui la transmission d’un savoir lyrique d’excellence : le site accueille les 3 puis 4 novembre 2017, la nouvelle Ă©dition du Concours international de Bel canto Vincenzo Bellini, co fondĂ© par le maestro Marco Guidarini et Youra Nymoff-Simonetti. Il s’agit du seul concours favorisant l’émergence des jeunes talents belcantistes, c’est Ă  dire, sur les traces de Maria Callas, Joan Sutherland ou Montserrat Caballe
 capables de chanter avec l’élĂ©gance, la finesse et surtout la technique, Donizetti, Rossini, et surtout Bellini (voire les premiers Verdi). Les vrais belcantistes savant chanter Mozart et tout le rĂ©pertoire : souffle, legato, phrasĂ©, diction, expressivitĂ© et style
 l’art du bel canto est le plus difficile et le plus prestigieux qui soit dans le milieu de l’opĂ©ra, et trĂšs rares sont celles et ceux, capables d’en maĂźtriser les secrets. C’est pourtant ce rĂ©pertoire qu’a choisi de favoriser et de faire rayonner le Concours Bellini, et chaque annĂ©e, lors de ses masterclasses proposĂ©es au Campus des assurances Monceau Ă  VendĂŽme (AcadĂ©mie Bellini), sous la pilotage des MaĂźtres de chant, Marco Guidarini soi-mĂȘme et Viorica Cortez. VOIR notre reportage Masterclasses de l’AcadĂ©mie Bellini 2016.
DĂšs sa crĂ©ation en 2010, le CONCOURS BELLINI avait su distinguer avant tout le monde, le talent de la jeune soprano coloratoure sud africaine, Pretty Yende. Le Concours de Placido Domingo Operalia devait aprĂšs le Concours Bellini, distinguer ensuite le talent plus que prometteurs de la jeune diva, aujourd’hui, tempĂ©rament belcantiste demandĂ© aprĂšs Milan, New York ou Paris, sur toutes les scĂšnes du monde.

thumbnail_Bandeau bellini 2017Le prochain CONCOURS BELLINI quant Ă  lui, distinguant les meilleurs jeunes tempĂ©raments lyriques actuels, capables de maĂźtriser l’art du bel canto, se dĂ©roule Ă  VENDÔME (Campus des assurances Monceau), les 3 et 4 novembre prochains. Les 13 candidats en lice (10 nationalitĂ©s) ont Ă©tĂ© prĂ©alablement sĂ©lectionnĂ©s en Argentine (nouveau partenariat avec le Teatro Colon de Buenos Aires), Ă  Venise et en France par un comitĂ© de sĂ©lection prĂ©sidĂ© par Marco Guidarini. Le Concours 2017 a reçu plus de 350 demandes de candidats. Venez Ă©couter, identifier et applaudir les futurs chanteurs d’exception Ă  VendĂŽme (1h de Paris en TGV, depuis la gare Montparnasse) :

 

 

 

CONCOURS international Vincenzo BELLINI
7Ăšme Ă©dition Ă  VENDÔME (41)

 

Vendredi 3 novembre 2017
19h : demi-finale

Samedi 4 novembre 2017 20h : finale

Places payantes sur réservation

 

 

 

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INFOS & RÉSERVATIONS :
(réservation des places pour la finale)
www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com
Contact : musicarte-org@live.fr /
Secrétariat Musicarte : 06 09 58 85 97

 

 

Auditorium du groupe Monceau Assurances
1, avenue des CitĂ©s Unies de l’Europe
41 100 VendĂŽme
En face de la gare TGV VendĂŽme-Villiers
Parking sur place

 

 

 

BELLINI concours 2017 3 et 4 novembre 2017 vendome annonce MUSICARTE

 

 

Renseignements & informations :

https://www.bellinibelcanto-internationalcompetition.com

 

 

 

 

 

PUBLICATIONS. OPERA magazine, n°131 — septembre 2017. En couverture : RAPHAEL PICHON

OPERA-MAGAZINE-compte-rendu-annonce-revue-de-presse-presentation-par-classiquenews-septembre-2017-a-la-une-en-couverture-Raphael-pichon-OPERA-MAGAZINE-pichon-compte-rendu-presentaiton-par-classiquenewsPUBLICATIONS. OPERA magazine, n°131 — septembre 2017. En couverture : RAPHAEL PICHON : lorsque Pygmalion se lance dans un disque, c’est pour raconter une histoire »  GRAND Entretien avec RaphaĂ«l Pichon : forte actualitĂ© discographique pour le jeune chef français et son ensemble Pygmalion. AprĂšs le CD Stravaganza d’amore !, autour de la naissance de l’opĂ©ra Ă  la cour des MĂ©dicis, devrait paraĂźtre en septembre, le DVD de L’Orfeo de Luigi Rossi, filmĂ© Ă  l’OpĂ©ra National de Lorraine, en 2016. Puis devrait suivre, dĂ©but 2018, un hommage Ă  la « tragĂ©die lyrique » française du XVIIIe siĂšcle, avec StĂ©phane Degout en soliste. À la scĂšne, rendez-vous dĂšs le 25 septembre, Ă  l’OpĂ©ra-Comique, pour Miranda, spectacle conçu et rĂ©alisĂ© par Katie Mitchell, autour des Ɠuvres vocales et instrumentales de Purcell.

En coulisse : La Monnaie de Bruxelles
 Deux annĂ©es de fermeture, une remise en activitĂ© reportĂ©e Ă  plusieurs reprises, on finissait par douter que les portes du cĂ©lĂšbre thĂ©Ăątre bruxellois rouvrent un jour ! Tous les travaux nĂ©cessaires n’ont pas Ă©tĂ© menĂ©s jusqu’à leur terme, mais le bĂątiment est dĂ©sormais en Ă©tat de fonctionner. Lever de rideau, le 5 septembre 2017, avec Pinocchio, le nouvel opĂ©ra de Philippe Boesmans, crĂ©Ă© au Festival d’Aix-en-Provence 2017.

Rencontres
Philippe Manoury : AprĂšs l’avant-premiĂšre de la Ruhrtriennale, le 25 aoĂ»t 2017, Kein Licht, inspirĂ© par le tsunami et l’accident nuclĂ©aire de Fukushima qui ont bouleversĂ© le monde en 2011, entame sa tournĂ©e europĂ©enne : OpĂ©ra National du Rhin et Festival Musica, le 22 septembre, puis OpĂ©ra-Comique, le 18 octobre…
Fabrice di Falco : HabituĂ© du rĂ©pertoire baroque et contemporain, le contre-tĂ©nor français, souvent surnommĂ© le « Farinelli crĂ©ole », aime s’aventurer sur des territoires plus insolites, le jazz notamment, comme en tĂ©moigne son album Les Sauvages, paru chez Sony Classical.

Comptes rendus
Les scÚnes, concerts, récitals et concours.

Guide pratique
La sĂ©lection CD, DVD et l’agenda international des spectacles.

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PUBLICATIONS. OPERA magazine, n°131 — septembre 2017. En couverture : RAPHAEL PICHON - Parution le 31 aoĂ»t 2017. 7,90 euros.

PARIS BAROQUE : Festival Terpsichore, 15 septembre – 12 octobre 2017

TER16-WebHeader04backgroundPARIS. Festival Terpsichore, 15 septembre – 12 octobre 2017. VIOLONS, VIOLES & VOIX
 c’est le thĂšme qui unit 6 concerts d’exception, Ă  l’époque oĂč dans la conversation instrumentale, le Baroque inventait le chambrisme allusif, Ă©loquent, transcendant. Le festival Terpsichore dont le claveciniste Skip SempĂ© assure la direction artistique, a aussi l’intĂ©rĂȘt d’investir plusieurs sites historiques du Paris patrimonial, souvent mĂ©connu des parisiens eux-mĂȘmes. La 4Ăš Ă©dition de Terpsichore sait favoriser l’alliance de l’articulation, l’expressivitĂ©, la musicalitĂ© afin de ressusciter cette musique de chambre qui avant le XIXĂš pathĂ©tique et hĂ©roĂŻque, essor de l’ñge romantique, a vĂ©cu un premier Ăąge d’or au XVIIĂš et XVIIIĂš siĂšcles, quand la rhĂ©torique musicale, celle des passions, Ă©tait l’une des plus raffinĂ©es qui soient.
telemann-vignette-ovale-portrait-telemann-2017Profitant du week end des JournĂ©es du Patrimoine, les 15, 16 et 17 septembre 2017, le Festival offre tout un cycle de dĂ©couverte, d’exploration musicale, interdisciplinaire, Ă  la salle Erard, joyau architectural enfin restaurĂ© et rĂ©habilitĂ©, qui vit les premiers concerts de Liszt et Chopin dans la Capitale rue du Mail… De nombreuses oeuvres pour violon, viole et voix sont Ă  l’honneur ainsi cette annĂ©e, en particulier dans deux concerts du Capriccio Stravagante, dont un rĂ©cital duo de Sophie Gent & Bertrand Cuiller (17 septembre). Le spectacle du flĂ»tiste Julien Martin avec le danseur Hubert Hazebroucq (Salle Erard, le 15 septembre, concert d’ouverture) et le programme de l’ensemble Masques d’Olivier Fortin (crĂ©ateur d’un superbe cd Telemann rĂ©cemment distinguĂ© par le CLIC de classiquenews), avec le contre-tĂ©nor Damien Guillon (12 octobre), soulignent quant Ă  eux, un Ă©vĂ©nement musical important de l’annĂ©e 2017 : le 250Ăšme anniversaire de la mort de Telemann justement (LIRE notre dossier spĂ©cial Telemann 2017). Auteur d’une Ă©criture cosmopolite, aussi virtuose que profonde et Ă©lĂ©gante, Telemann mĂ©rite assurĂ©ment d’ĂȘtre honorĂ© Ă  Paris, d’autant plus que nous lui devons les fameux Quatuors parisiens, emblĂšmes d’un raffinement europĂ©en d’une subtilitĂ© qui Ă©gale celle de Haendel ou de Bach.

terpsichore-festival-et-cd-septembre-et-octobre-2017-presentation-par-classiquenewsLe Festival Terpsichore souligne la magie qui naĂźt de l’adĂ©quation du concert et de l’écrin patrimonial qui l’accueille. La salle Erard acceuille la majoritĂ© des concerts. Ainsi, dans le cadre des JournĂ©es europĂ©ennes du patrimoine et pour faire (re)dĂ©couvrir le lieu inspirant qu’est la Salle Erard, des visites guidĂ©es sont organisĂ©es en marge des concerts de musique de chambre, ainsi qu’une Masterclass ouverte au public (le 16 septembre). Pour le rĂ©pertoire vocal, rendez-vous est donnĂ© dans l’incontournable Temple de Pentemont (28 septembre) et en l’Église Saint-Thomas d’Aquin (qui accueille pour la premiĂšre fois, un concert Terpsichore, le dernier, programmĂ© le 12 octobre 2017) :

 

 

 

 

Programme du Festival Terpsichore 2017
Du 15 septembre au 12 octobre 2017
6 concerts

 

 

 

 

Vendredi 15 septembre 2017, 20h30
Salle ERARD
LA FLÛTE D’ARLEQUIN
Julien Martin, flute Ă  bec & Hubert Hazebroucq, danse

Telemann connaissait particuliÚrement bien le style français et la musique à danser dont
de nombreuses formes se retrouvent dans ses Fantaisies. Son répertoire instrumental,
faisant honneur au « goĂ»t mĂȘlĂ© », ouvre les portes de la scĂšne allemande du XVIIIĂšme
siĂšcle qui accueillait aussi bien des danseurs français dans le genre noble, que des italiens spĂ©cialisĂ©s dans la danse « comique » ou « grotesque » et ses caractĂšres de la Commedia dell’arte. Dans ce spectacle crĂ©Ă© par le danseur Hubert Hazebroucq et le flĂ»tiste Julien Martin, la musique de Telemann fait revivre le personnage d’Arlequin qui sert de fil conducteur. Figure maĂźtresse Ă  l’époque, prĂ©sente Ă  la fois au thĂ©Ăątre, Ă  la foire, ou Ă  l’opĂ©ra, Arlequin est aussi liĂ©, dans ses origines les plus archaĂŻques, aux traits d’un chasseur nocturne, aux cycles et aux saisons
 Concert-spectacle sans entracte

Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et Ă©tudiants : 15 €

 

 

 

 

Samedi 16 septembre 2017, 10h-12h
SALLE ERARD
MASTERCLASS : BYRD & FRESCOBALDI AU CLAVECIN
Masterclass publique avec Skip Sempé

Depuis plus de 30 ans, le style audacieux de Skip Sempé et de Capriccio Stravagante
exerce son influence sur toute une gĂ©nĂ©ration d’artistes particuliĂšrement sensibles Ă 
l’expression musicale. Pour les jeunes clavecinistes en formation qui participeront à cette
Masterclass, il s’agira Ă  la fois de la dĂ©couverte d’un rĂ©pertoire et d’un exercice de style.
Les amateurs peuvent assister Ă  ce moment de transmission en auditeur libre et ils en
profiteront pour se préparer au concert du 28 septembre, consacré à la musique de
William Byrd. Masterclass sans pause / Pour les auditeurs : entrĂ©e libre dans la limite des places disponibles — Pour les participants : inscriptions Ă  l’adresse : info@terpsichoreparis.com

 

 

 

 

Samedi 16 septembre 2017, 20h30
Salle ERARD
VENEZIA DA CAMERA : A TRE VIOLINI
Capriccio Stravagante
Cecilia Bernardini, Jacek Kurzydlo, Tuomo Suni – violons
AndrĂ© Henrich – luth
Olivier Fortin – orgue
Skip SempĂ© – clavecin

L’annĂ©e 2017 marque le 450Ăšme anniversaire de la naissance de Claudio Monteverdi,
compositeur qui bouleversa le mode d’expression musical de son Ă©poque et qui influença
profondĂ©ment les gĂ©nĂ©rations suivantes. Mais qu’en est-il des instrumentistes de son
entourage et des oeuvres qu’ils nous laissĂšrent ? Capriccio Stravagante nous convie Ă  un programme qui explore le rĂ©pertoire pour violon de cette pĂ©riode extraordinaire. Cette nouvelle langue utilisĂ©e par les contemporains de Monteverdi exigeait dĂ©jĂ  Ă  l’époque une approche diffĂ©rente. Skip SempĂ© nous propose la sienne, fruit de ses recherches musicologiques et de sa curiositĂ© musicale.
Concert sans entracte

Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et Ă©tudiants : 15 €

 

 

 

 

Dimanche 17 septembre 2017, 16h
Salle ERARD
BACH : SONATES POUR CLAVECIN ET VIOLON
Bertrand Cuiller, clavecin & Sophie Gent, violon
Comme nombreux de ses contemporains, Bach s’est intĂ©ressĂ© Ă  la sonate en trio, mais Ă  sa
façon. Avec lui, l’effectif requis pour l’interprĂ©tation de la sonate en trio passe de quatre
interprĂštes – deux instruments mĂ©lodiques accompagnĂ©s par deux instruments Ă  la basse
continue – Ă  un seul, dans le cas de la sonate pour orgue, et Ă  deux dans les sonates pour
clavecin obligé et instrument mélodique.
Le claveciniste Bertrand Cuiller et la violoniste Sophie Gent, complices dans
l’interprĂ©tation de ces oeuvres depuis de nombreuses annĂ©es, nous en offrent leur vision
prenante et intelligente.
Concert sans entracte

Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et Ă©tudiants : 15 €

 

 

 

 

Jeudi 28 septembre 2017, 20h30
Temple de PENTEMONT
WILLIAM BYRD : CONSORTS PRIVES ET PUBLICS
La Compagnia del Madrigale
Capriccio Stravagante / Skip Sempé

William Byrd Ă©tait un catholique qui vĂ©cut dans l’Angleterre protestante. Cette situation
personnelle et artistique trouble eut comme consĂ©quence qu’une grande partie de sa
musique sacrĂ©e catholique fut jouĂ©e en privĂ©, voire mĂȘme clandestinement.
En plus du Gradualia I de 1605, le programme comprendra des consort songs sacrés et
profanes, de la musique pour consort de violes et claviers ainsi que les Cries of London de
Richard Dering, piÚce écrite pour voix et violes. Cette oeuvre est inspirée par la distraction
que cause la clameur des vendeurs de rue et dont les Ă©chos parviennent aux fenĂȘtres, alors
que les consorts de violes jouent dans leurs quartiers privés.
Co-production avec le Festival Oude Muziek Utrecht
Concert avec entracte
Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et Ă©tudiants : 15 €

 

 

 

 

Jeudi 12 octobre 2017, 20h30
Eglise SAINT-THOMAS D’AQUIN

TELEMANN : CANTATES & CONCERTI
Damien Guillon, contre-ténor
Julien Martin, flûte à bec
Ensemble Masques / Olivier Fortin

Georg Philipp Telemann a laissĂ© l’un des plus riches legs de la musique du XVIIIĂšme
siĂšcle. Bien qu’admirĂ©e tout au cours de sa vie, son oeuvre a Ă©tĂ© pratiquement ignorĂ©e
pendant les deux siĂšcles suivant sa mort. Pourtant, sa musique fait avec brio la
dĂ©monstration d’une maĂźtrise de toutes les formes musicales majeures de son siĂšcle et
d’une assimilation parfaite des styles français, italiens et polonais.
L’ensemble Masques avec le contre-tĂ©nor Damien Guillon et le flĂ»tiste Julien Martin,
présente un concert dans lequel se marient fantaisie, virtuosité et intériorité. Au
programme le concerto polonais, l’époustouflante suite pour flĂ»te Ă  bec et cordes ainsi que
deux cantates intimistes.
Concert avec entracte

Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et Ă©tudiants : 15 €

 

 

 

 

Visites guidées de la Salle ERARD

VISITES GUIDÉES
Samedi 16 septembre 2017,
de 13h Ă  14h et dimanche 17 septembre de 11h Ă  12h
LA SALLE ERARD ET SON HISTOIRE

En trois ans, la magnifique Salle Erard est devenue le lieu emblématique du Festival,
mettant Ă  l’honneur la musique de chambre dans un cadre privilĂ©giĂ©. Une visite
dĂ©couverte s’impose, pour mieux connaĂźtre cet endroit mythique qui a accueilli et mis Ă  l’honneur le tempĂ©rament de nombreux interprĂštes et l’écriture de compositeurs cĂ©lĂšbres.
Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine

Visites gratuites dans la limite des places disponibles

 

 

INFOS & RÉSERVATIONS :

Renseignements & billetterie
www.terpsichoreparis.com

01 86 95 24 72 / info@terpsichoreparis.com

 

 

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CD du Festival Terpsichore
Sortie annoncĂ©e en septembre 2017 (Éditions Paradizo)

William Byrd – Virginals & Consorts
Skip Sempé / Capriccio Stravagante

 

 

paradizo-byrd-consorts-skip-sempe-festival-terpsichore-septembre-2017-cd-presentation-critique-par-classiquenewsLa musique pour clavier de William Byrd fascine depuis plus de cent ans connaisseurs et interprĂštes. Presque totalement inĂ©dite du vivant du compositeur, elle fut parmi les premiĂšres de son temps Ă  ĂȘtre reconsidĂ©rĂ©e, lors du regain d’intĂ©rĂȘt pour la musique ancienne qui marque le dĂ©but du XXe siĂšcle. La sonoritĂ© de base de l’orchestre de la Renaissance reposait principalement sur les violes, dont la souplesse et la dynamique communiquait une virtuositĂ© inhabituelle et une richesse extraordinaire aux instruments qui les entouraient dans des ensembles plus vastes. Les musiciens continentaux avaient dĂ©jĂ  commencĂ© Ă  franchir la Manche vers le milieu du XVIe siĂšcle ; beaucoup de joueurs de viole employĂ©s par la cour Ă©taient italiens.
La musique imprimĂ©e circulait — aussi bien que les marins qui chantaient et sifflaient
leurs airs. Dans le genre de la danse et variations, Byrd a affinĂ© et perfectionnĂ© les oeuvres plus anciennes d’origine anglaise mais aussi italienne, espagnole, flamande ou française.
Nous avons voulu revenir, au moyen d’une virtuositĂ© et d’une expression libĂ©rĂ©es des carcans de l’interprĂ©tation de la musique ancienne, Ă  une esthĂ©tique du consort n’ayant rien Ă  envier Ă  celle de Monteverdi et de ses contemporains. AprĂšs un siĂšcle d’interprĂ©tations « historiques », il est important de parvenir Ă  une comprĂ©hension plus riche et plus profonde de l’oeuvre de William Byrd, Ă  travers une vĂ©ritable virtuositĂ© instrumentale et vocale, Ă  la maniĂšre de celle inventĂ©e et exportĂ©e par les italiens.

Voici la rĂ©Ă©dition attendue d’un disque qui est cĂ©lĂ©bration de la musique instrumentale de la Renaissance, Ă  l’occasion du Festival Terpsichore 2017, dont Skip SempĂ© est le directeur artistique. Les amateurs de cette musique redĂ©couvriront avec bonheur une version remasterisĂ©e avec soin de l’un des disques clĂ© du rĂ©pertoire de Skip SempĂ© ; ceux qui ne le connaissent pas, ne pourront qu’ĂȘtre conquis par la libertĂ© de cette interprĂ©tation et sa grande richesse sonore !

Extrait du CD : Byrd – Fantasia a 6
https://www.youtube.com/watch?v=RhbjpxjjZx4

 

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terpsichore-festival-et-cd-septembre-et-octobre-2017-presentation-par-classiquenews

La Chaux-de-Fonds. Les 125 ans de la Société de Musique, 23 octobre 2017-4 mai 2018

societe de musique la chaux de fonds 125 ans saison 2017 2018 sdm17-18-profil-facebook-youtube-150dpiLes 125 ans de la SociĂ©tĂ© de Musique de La Chaux-de-Fonds, du 23 octobre 2017 au 4 mai 2018. AprĂšs les 60 ans de la Salle de musique (2015-2016), La Chaux-de-Fonds s’apprĂȘte Ă  cĂ©lĂ©brer les 125 ans de sa SociĂ©tĂ© de Musique. Une saison anniversaire rĂ©solument festive, qui a cƓur de proposer une saison musicale stimulante et convaincante pour une ville de 40 000 habitants Ă  peine, depuis sa fameuse salle, – Ă  l’acoustique unique, cĂ©lĂšbre et enviĂ©e dans le monde entier. Puisque « La musique n’est pas un luxe, mais une nĂ©cessité », la SociĂ©tĂ© de Musique de la Chaux de Fonds a prouvĂ© qu’elle Ă©tait Ă  la hauteur des enjeux, culturels et sociĂ©taux, proposant une saison particuliĂšrement exigeante et prometteuse. En soulignant la continuitĂ© de son activitĂ© depuis 125 ans, l’institution a dĂ©montrĂ© que la musique Ă©tait bien ce pilier de la vie sociale, facteur de rĂ©alisation, accomplissement, harmonie.

la-chaux-de-fonds-salle-de-musique-582En 1893, l’objectif des fondateurs de la SociĂ©tĂ© de musique, parmi eux Georges Pantillon et Marie- Charlotte Jeanneret-Perret, mĂšre du Corbusier, souhaitait doter la rĂ©gion de concerts semblables Ă  ceux prĂ©sentĂ©s dans les grands centres urbains. En 1947, Georges Enesco a donnĂ© un rĂ©cital au thĂ©Ăątre de la ville, suivi de Lipatti, Ansermet, Backhaus, Cortot, parmi d’autres cĂ©lĂ©britĂ©s qui ont placĂ© La Chaux-de-Fonds sur la carte culturelle du monde, telle une capitale artistique aussi importante que les mĂ©tropoles plus connues en Europe et dans le monde. DĂšs 1955, les concerts se dĂ©roulent Ă  la Salle de musique. InaugurĂ©e par Karl Schuricht dirigeant la NeuviĂšme de Beethoven (concert reproduit le 6 novembre 2015 pour cĂ©lĂ©brer les 60 ans de la Salle de musique), son acoustique a depuis eu une influence dĂ©terminante sur le destin du lieu. En 125 ans, les gĂ©nĂ©rations de passionnĂ©s, la plupart bĂ©nĂ©voles, se sont succĂ©dĂ©es au sein de la SociĂ©tĂ© de Musique de la Chaux-de-Fonds, afin de poursuivre cette formidable structure et ainsi faire vibrer le public d’ici et d’ailleurs. Des gĂ©nĂ©rations de passionnĂ©s ouverts et gĂ©nĂ©reux qui ont rĂ©alisĂ© une utopie culturelle et artistique dont le premier mĂ©rite aujourd’hui est d’ĂȘtre toujours active. Sa longĂ©vitĂ© en fait actuellement un modĂšle Ă  l’échelle europĂ©enne. PhĂ©nomĂšne naturel s’il en est dans un pays qui a l’intelligence visionnaire d’inscrire la pratique musicale dans sa propre constitution.

A ne pas manquer Ă  La Chaux de Fonds, Ă  partir du 23 octobre 2017 et jusqu’au 4 mai 2018, entre autres, la « sĂ©rie star » de la SociĂ©tĂ© de Musique, les concerts de la SĂ©rie ParallĂšles, la SĂ©rie DĂ©couverte
 fleurons d’une saison d’exception. A dĂ©couvrir en dĂ©tail Ă  partir du 1er septembre 2017, sur le site de la SociĂ©tĂ© de musique de La Chaux de Fonds
 DĂ©jĂ , l’affiche du premier concert inaugural du 23 octobre comprend la Philharmonie TchĂšque sous la direction de Tomas Netopil
 prĂ©ambule immanquable Ă  une sĂ©rie musicale qui invite aussi Trevor Pinnock et l’Orchestre de chambre de BĂąle, les Quatuors Auryn et HermĂšs, le Trio Wanderer, le Mendelssohn Kammerorchester Leipzig, la Camerata Salzburg (Renaud capuçon, violon et direction), la Geneva Camerata et David Greilsammer avec Gautier Capuçon, Orfeo 55 et Nathalie Stutzmann, Alexandre Tharaud et Jean-Ghihen Queyras en duo, enfin le dernier laurĂ©at du Concours Chopin de Varsovie, le pianiste corĂ©en Seong-Jin Cho


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Un aperçu de la Grande Série de la 125e saison

INFORMATIONS & RESERVATIONS:societe de musique la chaux de fonds 125 ans saison 2017 2018 sdm17-18-profil-facebook-youtube-150dpi
Abonnements (11 concerts) : de CHF 250.- Ă  CHF 420.-.
Tél : + 41 32 964 11 82 (répondeur)
Mail : abonnements@musiquecdf.ch
Plan de la Salle de musique
Vente des billets ON LINE
https://cdf-societedemusique.shop.secutix.com/list/events

SDM17-18-Annonce-programme-grande-série-ok2

CD, coffret, compte rendu critique. THE GREAT LUCIANO PAVAROTTI (3 cd Sony classical)

PAVAROTTI sony classical coffret review cd critique par classiquenews The-Great-Luciano-Pavarotti-CoffretCD, coffret, compte rendu critique. THE GREAT LUCIANO PAVAROTTI (3 cd Sony classical). Le coffret qu’édite pour l’anniversaire de la mort de Luciano Pavarotti, – ce 6 septembre 2017 marque les 10 ans de sa mort-, Sony classical vaut bien des archives majeures dĂ©voilant l’exceptionnel instinct dramatique du tĂ©nor lĂ©gendaire dĂ©cĂ©dĂ© en 2007. Le triple coffret se rend mĂȘme indispensable pour tous ceux qui souhaitent encore dĂ©couvrir et explorer ce rĂ©pertoire ciselĂ© par le tĂ©norissimo italien. De fait aux cĂŽtĂ©s de ses Donizetti et Bellini d’anthologie, il restera toujours ses premiers Verdi, avec ici un chef digne de sa lyre solaire, de son timbre stylĂ©, de ses phrasĂ©s uniques, de son legato irradiant et incandescent, de sa souveraine musicalitĂ©, de sa justesse exemplaire, de son vibrato si finement contrĂŽlé  Voici donc en volet 1 (cd1), un rĂ©cital anthologique qui vaut autant pour l’intelligence solarisĂ©e d’un timbre verdien de premiĂšre qualitĂ©, que par le tempĂ©rament orchestral et dramatique prĂȘt Ă  le soutenir sans aucune faute de goĂ»t, soit la baguette vive, affĂ»tĂ©e, calibrĂ©e, subtile de Claudio Abbado (les Pappano, Muti, Chailly
 et autres verdiens autoproclamĂ©s, devraient rĂ©Ă©couter cet Ă©quilibre fusionnel, d’une infinie subtilitĂ© entre le chef et son soliste : un duo amoureux d’une finesse irrĂ©sistible). L’ouverture d’Aida (version de 1872 – ultime sĂ©quence de ce rĂ©cital anthologique, un rien trop court) impose une sensibilitĂ© wagnĂ©rienne chez un Abbado douĂ© plus que tous les autres (hormis Karajan) pour l’intĂ©rioritĂ© : couleurs, accents, dynamique favorisent un thĂ©Ăątre de l’introspection qui dĂ©signe immĂ©diatement (par les thĂšmes Ă  venir), ce huit clos psychologique, Ă  la fois Ă©touffant, passionnel, tragique, dans une version moins jouĂ©e, mais dans sa continuitĂ©, formidable rĂ©sumĂ© symphonique de tout l’opĂ©ra. LĂ  aussi, Ă  travers la sensibilitĂ© du maestro, une leçon de trĂšs haute musicalitĂ©, entre dĂ©tail et souffle volcanique.

pavarotti 360_l_pavarotti_0905MILAN avec CLAUDIA ABBADO, 1978 et 1980. CD1. «  PAVAROTTI PREMIERES » : l’album ici rĂ©Ă©ditĂ© regroupe plusieurs airs verdiens dans leur version historique rarement chantĂ©e. A Milan en janvier 1978 et avril 1980, voici l’Everest vocal, le dieu des tĂ©nors (aprĂšs Caruso), lui-mĂȘme admirateur de Giuseppe di Stefano (le partenaire si difficile de Maria Callas, et son amant lunatique), l’immense Luciano Pavarotti dans une sĂ©rie de quatre opĂ©ras verdiens oĂč rayonnent son intensitĂ©, sa couleur, insignes. Voici l’ardent « Odi il voto, o grande Iddio » d’ERNANI, mais dans une variante historique pour le tĂ©nor Nikolai Ivanov (1844). D’ailleurs tous les airs sont des versions amĂ©nagĂ©es pour l’ampleur vocale et dramatique de chaque interprĂšte du XIXĂš ; Pavarotti et Claudio Abbado partagent ce goĂ»t pour les couleurs et les timbres spĂ©cifiques, un format et une balance ciselĂ©s oĂč Ă©blouit le relief spĂ©cifique de l’italien verdien, si ciselĂ©, du grand diseur Pavarotti. Les chefs sur orchestre d’instruments d’époque devraient lĂ  aussi y puiser une source d’intelligence expressive sans limites
 A Bon entendeur.
Ardeur, ivresse sensible, caractĂšre extatique (ATTILA), goĂ»t et sens du verbe
 tout indique l’excellence du chanteur, apte Ă  caractĂ©riser par sa seule voix, une situation, une atmosphĂšre Ă©motionnelle (cf les deux airs d’I DUE FOSCARI, dont la cabalette « Si lo sento, Iddio mi chiama », dans sa version alternative de 1846 – une raretĂ© d’une remarquable subtilitĂ© : phrasĂ©s ductiles, passage en voix de tĂȘte d’une fluide rĂ©solution, atteignant des aigus angĂ©liques et cĂ©leste et d’une tendresse plus que stylĂ©e). En prime, complĂ©ment indispensable pour tous ceux qui pensaient que Pavarotti ne savait pas chanter en Français, qu’ils Ă©coutent ici: « A toi, que j’ai chĂ©rie », air alternatif pour Pierre-François Villaret de 1863, extraits des VEPRES SICILIENNES- quand Verdi Ă©tait un compositeur que souhaitait et applaudissait le Second Empire : sur le tapis instrumental, tragique et digne, esquissĂ© par Abbado, la chaleur fulgurante du timbre fait entendre l’éclat nuancĂ© de la priĂšre amoureuse, ce travail sur la ligne, la hauteur, la justesse et surtout la sobriĂ©tĂ© d’élocution. Un modĂšle de tact, de goĂ»t, de suggestivitĂ© extatique (la caresse sombre des cordes de l’Orchestre de la Scala milanaise). Une perle parmi d’autres, sublimĂ©es par l’entente chef et tĂ©nor. Rien que pour ce cd1, le coffret opportunĂ©ment Ă©ditĂ© par SONY est un must absolu. En complĂ©ment, l’éditeur ajoute le concert live Ă  Modena / Piazza Grande d’aoĂ»t 1985 ; et offrande parmi d’autres du fameux trio vocal, « des Trois TĂ©nors », – soit Pavarotti et ses confrĂšres Placido Domingo et JosĂ© Carreras, leur live intitulĂ© « The THREE TENORS CHRISTMAS », rĂ©alisĂ© Ă  Vienne, au Konzerthaus en dĂ©cembre 1999. Le coffret comblera tous les goĂ»ts, dont les plus connaisseurs d’un Verdi bellinien, grĂące au cd1 scaligĂšne.

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CLIC_macaron_2014CD, coffret, compte rendu critique. THE GREAT LUCIANO PAVAROTTI (3 cd Sony classical). CD1 : PAVAROTTI PREMIERES : airs rares en premiĂšre mondiale (1978 / 1980 – Claudio Abbado, Orchestre de la Scala de Milan, 
 CLIC de CLASSIQUENEWS de septembre 2017.

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LIRE aussi notre dĂ©pĂȘche annonce 10 ans de la disparition / mort de Luciano Pavarotti

http://www.classiquenews.com/opera-coffrets-cd-pour-le-10eme-anniversaire-de-la-mort-de-luciano-pavarotti-2007-2017/

LIVRE Ă©vĂ©nement, compte rendu critique. LE FER ET LES FLEURS : Etienne-Nicolas MÉHUL (co Ă©dition Pal. Bru Zane / Actes Sud)

mehul-livre-actes-sud-le-fer-et-les-fleurs-annonce-critique-par-classiquenews-CLIC-de-classiquenews-dossier-MEHUL-2017LIVRE Ă©vĂ©nement. LE FER ET LES FLEURS : Etienne-Nicolas MÉHUL (co Ă©dition Pal. Bru Zane / Actes Sud). Enfin une somme quasi exhaustive des derniĂšres avancĂ©es scientifiques, concernant un compositeur marquant de la RĂ©volution Ă  l’Empire : MĂ©hul. C’est le premier Romantique français, prĂ©curseur de Berlioz et Spontini, dont le gĂ©nie post gluckiste, a façonnĂ© un dramatisme sanguin, noble, viril surtout (plus michelangelesque que RaphaĂ©lien, reconnaĂźtra Cherubini (auteur d’une notice biographique, la seule qu’il ait jamais Ă©crite), avec lequel MĂ©hul composa le pilier du « bon goĂ»t », comme inspecteurs et juges au Conservatoire de Paris, alors que Gossec y Ă©tait professeur de composition. Le livre n’est pas une biographie (laquelle demeure encore Ă  Ă©crire de façon complĂšte), mais elle regroupe plusieurs textes et articles dont les thĂ©matiques organisĂ©es et structurĂ©es selon un plan valable, constituent par complĂ©mentaritĂ© et dans un corpus contextualisĂ©, une remarquable avancĂ©e documentaire sur Etienne-Nicolas MĂ©hul (1763-1817), dont les oeuvres majeures demeurent ses symphonies (toujours mĂ©sestimĂ©es mais rĂ©cemment exhumĂ©es par Bruno Procopio, chef transatlantique Ă  l’énergie intacte comme dĂ©fricheur de partitions fortes, entre Baroque et Romantisme français), l’opĂ©ra gluckiste et fantastique (en cela ossianique) Uthal, ou le drame sacrĂ© Joseph
 Le lecteur parcourt ainsi les aspects et facettes d’une oeuvre marquante, – emblĂ©matique de la fureur et de l’éclat nerveux, trĂšs dramatique, hĂ©ritĂ© des LumiĂšres et des tumultes variĂ©s de la pĂ©riode rĂ©volutionnaire. TempĂ©rament destinĂ© au thĂ©Ăątre, MĂ©hul cultive cette sensibilitĂ© fĂ©line et virile qui le rapproche de Beethoven et rayonne dans ses oeuvres purement orchestrales (Ă  notre avis, le filon Ă  rĂ©investir et approfondir dans les annĂ©es qui viennent, et que l’ouvrage ne renseigne pas assez).

 

 

Méhul : génie romantique français, frénétique, nerveux, viril
Le Beethoven français

 

MEHUL-compositeur-romantisme-francais-Etienne_nicolas_mehulVoici donc des contributions dĂ©cisives documentant « MĂ©hul et la vie politique » (dont ses rapports Ă  Bonaparte, lequel mĂȘme s’il ne faisait pas mystĂšre de ses goĂ»ts italiens, – voir la faveur rĂ©servĂ©e Ă  Paisiello, ne manqua pas d’honorer et rĂ©compenser l’art de MĂ©hul); « MĂ©hul et les institutions » (prĂ©sence discrĂšte mais marquante au Conservatoire : 1793-1815 ; focus sur le MĂ©hul thĂ©oricien et pĂ©dagogue, dont tĂ©moigne sa MĂ©thode de piano et son implication pour une Ă©dition ambitieuse qui ne s’achĂšvera qu’aprĂšs sa mort, reprise par Q. de Quincy, R-Rochette puisHalĂ©vy : le « Dictionnaire de la langue des beaux-arts »  finalement publiĂ© en 1858 ) ; 7 articles clĂ©s tĂ©moignent dans la partie centrale de « MĂ©hul Ă  l’ouvrage » (Uthal et l’ossianisme / le ballet, Ă©cole de la Symphonie ? /La chasse du jeune Henri / MĂ©hul et le mĂ©lodrame : le cas des Hussites / Qui a composĂ© la Messe de MĂ©hul ? / enfin, Euphrosine ou le Tyran corrigĂ© (1790) / et un article majeur sur la chronologie des ouvrages crĂ©Ă©s du vivant de l’auteur et leur rĂ©ception : « la programmation de MĂ©hul Ă  Paris de son vivant »).
Une ultime (et 4Ăš) partie interroge la « postĂ©rité » de MĂ©hul Ă  travers les dĂ©clarations et nombreux hommages littĂ©raires rĂ©alisĂ©s Ă  ou aprĂšs sa mort : ainsi les discours prononcĂ©s sur la tombe ; la biographie critique rĂ©digĂ©e par son confrĂšre Cherubini, divers essais sur son Ɠuvre et sa personnalitĂ© (l’horticulteur Ă  Pantin / MĂ©hul au coeur de la rĂ©forme de Castil-Blaze, promoteur de toujours plus de thĂ©Ăątre Ă  l’opĂ©ra), surtout, Ă©crits de Berlioz Ă  propos de son « modĂšle » MĂ©hul

mehul-etienne-louis-Mehul-006En somme l’on ne pouvait rĂȘver meilleure somme documentaire pour mesurer la valeur et l’apport de MĂ©hul. Une seule rĂ©serve cependant, il aurait Ă©tĂ© trĂšs pertinent de dĂ©dier une analyse complĂšte de son Ă©criture purement symphonique (certes amorcĂ©e par l’article qui en identifie les traces dans les ballets) comme Ă©claircir les rĂ©els « élĂšves » ou disciples de MĂ©hul aprĂšs sa mort, dont Louis-Ferdinand HĂ©rold, qui ont Ă©tĂ© capables de concevoir et prolonger son oeuvre essentielle dans l’évolution de la musique romantique française. Lecture hautement recommandĂ©e d’autant mieux opportune pour le bicentenaire MĂ©hul 2017.

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CLIC D'OR macaron 200LIVRE Ă©vĂ©nement. LE FER ET LES FLEURS : Etienne-Nicolas MÉHUL (co Ă©dition Pal. Bru Zane / Actes Sud). Ouvrage collectif sous la direction d’A. Dratwicki et Etienne Jadin — Parution : le 6 septembre 2017 – 40 euros TTC — 704 pages — ISBN 978-2-330-08019-8 — Livre Ă©lu « CLIC de CLASSIQUENEWS » de septembre 2017.

LIRE aussi notre dĂ©pĂȘche annonce actualitĂ©s de l’annĂ©e MĂ©hul 2017

VOIR aussi, Symphonie n°1 de Méhul (1808) révélée par Bruno Procopio, maestro transatlantique

LIVRE événement, annonce : MEHUL, le fer et les fleurs (Actes Sud)

mehul-livre-actes-sud-le-fer-et-les-fleurs-annonce-critique-par-classiquenews-CLIC-de-classiquenews-dossier-MEHUL-2017LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. Le Fer et les Fleurs − Étienne-Nicolas MĂ©hul (1763-1817) / Co Ă©dition Actes Sud / Palazzetto Bru Zane. Livre commĂ©moratif
 2017 marque le BICENTENAIRE de la mort de Étienne-Nicolas MĂ©hul (1763-1817), compositeur majeur de l’époque napolĂ©onienne, mais oubliĂ© Ă  peine 10 annĂ©es aprĂšs sa disparition. Il est temps d’analyser et de rĂ©Ă©valuer la portĂ©e de son Ă©criture, en particulier symphonique car il fut bien ce Beethoven français, inspirĂ© par les nouvelles tendances de l’écriture orchestrale. D’ailleurs, MĂ©hul fait jouer ses premiĂšres symphonies au moment oĂč Paris dĂ©couvre Beethoven, tout en Ă©tant fascinĂ© par l’exemple entre tous, Joseph Haydn. NĂ© sous l’Ancien RĂ©gime, l’homme a traversĂ© les tumultes de la RĂ©volution et les ors de l’Empire pour mourir Ă  l’aube de la Restauration. Ses portraits suivent les modes du temps, selon les rĂ©gimes qui se succĂšdent alors. Sa musique, classique par ses formes, aspire Ă  une nouvelle esthĂ©tique : celle de l’expression d’un sentiment libĂ©rĂ©, vindicatif, conquĂ©rant, vibrant dans toute sa versatilitĂ©. Il serait ainsi le meilleur reprĂ©sentant en France d’un mouvement nĂ© en pays germanique Ă  la fin du XVIIIĂš, “Sturm und Drang“, c’est Ă  dire mot Ă  mot, tempĂȘte et passion”, un courant affectionnant l’exacerbation ultime des passions de l’Ăąme, au diapason des catastrophes naturelles… Le tempĂ©rament de MĂ©hul en fait une dramaturge nĂ© qui maĂźtrise totalement le sens du temps scĂ©nique ou temps dramatique, totalement fusionnĂ© avec le temps musical et symphonique (cf en ce sens le rĂ©cent enregistrement de son opĂ©ra inspirĂ© par le fantastique nĂ©omĂ©diĂ©val inspirĂ© par les pseudomythes d’Ossian de Macpherson, UTHAL, un ouvrage dont la partition, – emblĂšme de l’originalitĂ© puissante du compositeur, n’emploie aucun violon / CD UTHAL enregistrĂ© en mai 2015, publiĂ© en janvier 2017). C’est cette veine frĂ©nĂ©tique et fantastique (digne d’un Weber) qui influence particuliĂšrement le seul Ă©lĂšve dont MĂ©hul peut mettre en avant, Louis Ferdinant HĂ©rold (dont Actes Sud a aussi crĂ©ditĂ© un ouvrage complet et exemplaire).

 

mehul-louis-ferdinand-mehul-symphonie-gossec-concert-classiquenews-bruno-procopioÀ l’occasion du bicentenaire de sa mort, l’ouvrage collectif co Ă©ditĂ© par Actes Sud, prĂ©cise la figure esthĂ©tique d’un auteur Ă  redĂ©couvrir, rĂ©affirme l’importance d’un artiste, dĂ©voile et souligne des facettes encore mĂ©connues de son catalogue (bilan sur ses opĂ©ras, ses ballets qui seraient les prĂ©ludes directs des symphonies…), et donne une image exacte de sa prĂ©sence dans la vie musicale des annĂ©es 1780-1815. Aux cĂŽtĂ©s de la valeur reconsidĂ©rĂ©e de son Ɠuvre, les textes analysent la rĂ©ception et la fortune critique de l’Ɠuvre. Car en dĂ©pit de sa disparition auprĂšs du grand public et des amateurs, MĂ©hul continue d’ĂȘtre le symbole de tout un courant auprĂšs des compositeurs et musicologues – de Berlioz (qui lui consacre un dĂ©veloppement repris, demeurĂ© fameux dans ses SoirĂ©es de l’orchestre), Cherubini Ă  Castil-Blaze-, les plus avisĂ©s. MĂ©hul est un symbole
 de quoi prĂ©cisĂ©ment ? Le livre Ă  paraĂźtre ce 6 septembre 2017 y rĂ©pond. A suivre le jour de la parution de l’ouvrage, notre grande critique dĂ©veloppĂ©e du livre MEHUL, le fer et les fleurs (Actes Sud).

 

 

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LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. Le Fer et les Fleurs − Étienne-Nicolas MĂ©hul (1763-1817), Alexandre Dratwicki et Étienne Jardin — Actes Sud / Palazzetto Bru Zane / Parution annoncĂ©e le 6 septembre 2017.
Prochaine grande critique dans le mag cd, dvd, livres de classiquenews.com.

 

LIRE AUSSI notre dossier spĂ©cial MÉHUL 2017 / recrĂ©ation de la symphonie n°1 de 1808, contemporaine de la Symphonie n°5 de Beethoven avec laquelle l’opus de MĂ©hul prĂ©sente une parentĂ© rythmique manifeste

 

VOIR notre reportage vidéo : le maestro transatlantique Bruno Procopio ressuscite le SYMPHONISTE MEHUL à Rio de Janeiro (octobre 2016)

 

LIRE AUSSI notre compte rendu critique du livre cd UTHAL, 1806

 

GUIDE « MUSIQUE & OPERA AUTOUR DU MONDE », 22Ăš Ă©dition, saison lyrique 2017 – 2018

musique-et-opera-guide-saison-2017-2018-guide-musique-opera-2017-2018Publications. GUIDE « MUSIQUE & OPERA AUTOUR DU MONDE », 22Ăš Ă©dition, saison lyrique 2017 – 2018. Enfin il est paru ! Chaque Ă©tĂ© depuis plus de 20 ans, Ă  mesure que septembre approche, l’attente s’intensifie et l’impatience s’affĂ»te : le nouveau Guide de l’opĂ©ra, pour suivre toute la saison lyrique de tous les thĂ©Ăątres du monde, surtout identifier La production Ă  ne pas manquer, Le chanteur ou la cantatrice Ă  Ă©couter et voir absolument, vient de paraĂźtre aux Ă©ditions Le fil d’Ariane, « Musique & OpĂ©ra autour du monde » : la bible de tous les mĂ©lomanes mobiles et exigeants, soucieux de ne rien manquer des Ă©vĂ©nements Ă  venir jusqu’en juillet, aoĂ»t 2018.
En français, italien, allemand, le lecteur feuillette les saisons lyriques et musicales de tous les grands thĂ©Ăątres et sites institutionnels du monde. Soit environ 460 opĂ©ras, compagnies de danse et orchestres dans le monde, classĂ©s en plusieurs index (pays, interprĂšte, compositeur, Ɠuvre. utile pour savoir si Don Giovanni, Carmen, ou La Traviata sont toujours de par l emonde, les ouvrages les plus produits et chantĂ©s)
 OĂč Ă©coutez Berlioz, Bellini, Monteverdi ? oĂč voir Anna Netrebbko, Sonya Yoncheva, Annick Massis, VĂ©ronique Gens, et Roberto Alagna, surtout Jonas Kaufmann ou Rolando Villazon
?
Toutes les rĂ©ponses vous sont offertes (et commentĂ©es souvent) dans le nouveau guide « MUSIQUE & OPERA, saison 2017-2018 », la bible Ă  conserver et consulter tout au long de l’annĂ©e nouvelle


 

 

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TOUTES LES INFOS sur le site des Ă©ditions Le Fil d’Ariane / Guide Musique & OpĂ©ra, saison 2017-2018, 22Ăš Ă©dition :
https://www.music-opera.com/fr/produits/80024-guide-musique-opera-2017-2018.html

 

 

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GUIDE musique et opera17-18

 

Signatures. Patricia Petibon quitte DG pour Sony classical

1 La-Belle-Excentrique-de-Patricia-Petibon_cdc_bigCD, opĂ©ra. SONY CLASSICAL accueille le prochain album de Patricia Petibon
 Si Deutsche Grammophon fleuron en or du groupe Universal conserve une aura indiscutable en regroupant les plus grands pianistes actuels (ancienne et nouvelle gĂ©nĂ©rations confondues : LIRE notre dĂ©pĂȘche d’aoĂ»t 2017, « les plus grands pianistes sont chez DG / Deutsche Grammophon), rien ne va plus en revanche chez DECCA, label prestigieux s’il en est, il y a encore 3 ans, label des grandes voix (Kaufmann, Fleming, Bartoli
). AprĂšs le dĂ©jĂ  citĂ© Jonas Kaufmann, Juan Diego Florez, R Alagna, la soprano française coloratoure – Patricia Petibon (ex DG), rĂ©cente “Belle excentrique”, soit l’une des plus dĂ©lurĂ©es, dĂ©lirantes de la scĂšne actuelle (Lulu fascinante envoĂ»tante) signe un nouveau contrat chez Sony classical. Un premier disque est annoncĂ© au printemps 2018. A suivre.

GSTAAD : nouveau programme de Cecilia Bartoli et Sol Gabetta

gabetta-bartoli-duo-de-lolitas-par-classiquenews-annonce-cd-review-cd-critique-par-classiquenewsCD & CONCERT, annonce. Nouveau DUO de choc : Cecilia Bartoli et Sol Gabetta. DĂ©jĂ  signalĂ© dans notre dĂ©pĂȘche du 5 mai dernier, le concert Ă©vĂ©nement dĂ©fendu par deux lolitas virtuoses du classique actuel, la violoncelliste, ambassadrice du Festival Menuhin de Gstaad Sol Gabetta et la mezzo romaine Cecilia Bartoli
 en couleurs acidulĂ©es et poses pop, les deux artistes posent en vrais soeurs musiciennes, Ă  l’occasion de la parution de leur nouveau cd Ă  deux voix : chant du violoncelle et voix de braise et de sensualitĂ© Ă©ruptive. Cecilia Bartoli et Sol Gabetta annoncent conjointement le programme de leur nouvel album discographique Ă  paraitre en septembre prochain, « Dolce Duello / La Voce e il Violoncelle », joute festive et virtuose entre Ă©mulation et expressivitĂ©, oĂč les deux interprĂštes jouent avec l’orchestre sur instruments d’époque, « Capella Gabetta », une sĂ©rie d’airs d’opĂ©ras napolitains (Caldara, Porpora
), mais aussi sommets lyriques de Vivaldi, Haendel, Gabrielli et Albinoni. Duo de choc et de charme prĂ©sentĂ© en premiĂšre mondiale au festival Yehudi Menuhin de Gstaad, dans l’église mythique de Saanen (celle oĂč joua le violoniste lĂ©gendaire au moment oĂč il crĂ©ait son festival dans le Saanenland), le jeudi 31 aoĂ»t 2017, 19h30. Si le timbre du violoncelle Ă©voque l’ñme humaine, la voix de Cecilia Bartoli affirme quant Ă  elle, une sincĂ©ritĂ© et une ardeur souvent irrĂ©sistible. Alors duo de tempĂ©raments rivaux et concurrents, ou complĂ©mentaritĂ© de deux feux expressifs et virtuoses d’une rare justesse de ton ? Le CD est annoncĂ© quant Ă  lui chez DECCA en novembre 2017. A suivre. Prochaine annonce complĂšte et critique cd dans le mag cd dvd livres de classiquenews…

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UNE TOURNEE EUROPEENNE dĂšs l’automne 2017, est dĂ©jĂ  annoncĂ©e dont une date Ă  la Philharmonie de Paris le 4 dĂ©cembre 2017. A suivre.

+ D’INFO sur le site du GSTAAD Menuhin Festival & Academy 2017

 

 

 

 

DUO de charme et de choc : Sol Gabetta et Celilia Bartoli accordent leurs voix

 

 

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LIRE notre dĂ©pĂȘche Festival Yehudi Menuhin Festival & Academy 2017 / Temps forts I :
http://www.classiquenews.com/festival-de-gstaad-2017-13-juil-2-sept-2017-temps-forts-i/

 

 

LIRE aussi notre présentation générale du Yehudi Menuhin Festival & Academy 2017 à GSTAAD :
http://www.classiquenews.com/gstaad-festival-academy-12-juillet-2-septembre-2017/

 

 

SUISSE : à GSTAAD s'écrit chaque été, une odyssée musicale

 

 

OPERA. Coffrets cd pour le 10Ăšme anniversaire de la mort de Luciano PAVAROTTI (2007-2017)

Pavarotti et renata scotto luciano pavarotti for everOPERA. 10Ăšme anniversaire de la mort de Luciano PAVAROTTI (2007-2017). Le 6 septembre 2017 marque le 10Ăš anniversaire de la mort de LUCIANO PAVAROTTI, le plus grand tĂ©nor italien du XXĂš : un monstre sacrĂ© que sa voix belcantiste, au timbre solaire a portĂ© au sommet de la gloire, sachant pourtant toujours ĂȘtre gĂ©nĂ©reux, simple, et surtout promoteur d’un chant lyrique en rien Ă©litiste. Luciano Pavarotti tĂ©nor verdien, donizettien, puccinien reste le chanteur d’opĂ©ra qui aura effacĂ© les frontiĂšres entre lyrique et populaire, crĂ©ant des concerts mixtes (classique et variĂ©tĂ©s) au retentissement planĂ©taire.

 


DECCA luciano pavarotti homage to pavarotti and a tribute to pavarotti cd decca celebration septembre 2017 announce review par classiquenewsSONY classical
et DECCA fĂȘte celui qui reste 10 ans aprĂšs sa mort, l’astre Ă©tincelant de l’opĂ©ra (avec MARIA CALLAS dont le 16 septembre 2017 marque le 40Ăš anniversaire de la disparition). Legato de rĂȘve, style nuancĂ© en vrai belcantiste, timbre solaire, articulation de l’italien somptueuse
 Luciano Pavarotti avait tout. Certes le corps impressionnant du gĂ©ant au mouchoir blanc en faisait un piĂštre acteur sur la scĂšne, mais la voix incarnait totalement l’enjeu dramatique de chaque air.

 

PAVAROTTI sony classical coffret review cd critique par classiquenews The-Great-Luciano-Pavarotti-CoffretSONY Ă©dite un triple coffret comprenant une sĂ©lection de rĂŽles verdiens rares, le live du Concert Plazza Grande Ă  ModĂšne/Modena, enfin le fameux concert de NoĂ«l des 3 tĂ©nors (avec Placido Domingo et JosĂ© Carreras) – de son cĂŽtĂ©, Decca voit triple aussi avec un best of, intitulĂ© « le tĂ©nor du siĂšcle », rien que cela, oĂč 3 cd rĂ©sume les enregistrements et rĂŽles tenus par Luciano pour la marque lyrique d’Universal : florilĂšge d’airs d’opĂ©ra et de chansons revisitĂ©es selon le goĂ»t Ă©clectique du belcantiste stylé  Prochaine critique Ă  venir dans le mg cd dvd livres de classiquenews.

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arte_logo_2013TĂ©lĂ©, ARTE. 2 documentaires LUCIANO PAVAROTTI sont annoncĂ©s dimanche 3 septembre 2017, Ă  17h20 (Pavarotti, chanteur populaire), puis 18h15 (Pavarotti, une voix pour l’éternitĂ©).

 

ARTE : le piano légendaire énigmatique de CLARA HASKIL

HASKILL-CLARA-piano-documentaire-ARTE-par-CLASSIQUENEWSARTE. Le mystĂšre CLARA HASKIL, dimanche 27 aoĂ»t 2017, 23h35. Premier docu sur la vie « tourmentĂ©e » d’une pianiste devenue lĂ©gendaire Ă  juste titre, mozartienne inĂ©galĂ©e par la profondeur de ses lectures, poĂ©tiques, intĂ©rieures, prophĂ©tiques, d’une insouciance grave. Clara Haskil porte come un prĂ©nom prĂ©destinĂ© : on pense immanquablement Ă  l’épouse de Robert Schumann, elle mĂȘme compositrice et pianiste mĂ©sestimĂ©e, Clara Schumann, qui fut aussi une personnalitĂ© admirable. NĂ©e à Bucarest en 1895, au sein d’une famille juive, la jeune pianiste surdouĂ©e se perfectionne Ă  Vienne, Ă  Paris. Elle joue trĂšs vite aux cĂŽtĂ©s des grands de son temps : chefs (FurtwĂ€ngler), violonistes et compositeurs (YsaĂże, Fauré ), instrumentistes dont ele sut cultiver et stimuler la complicitĂ© allusive (Grumiaux, Lipatti
).

 

 

Le mystĂšre CLARA HASKIL

 

Haskil-Clara-09Les deux conflits mondiaux perturbent Ă©videmment un parcours pourtant reconnu immĂ©diatement par ses pairs et les critiques. Le destin reste rĂ©fractaire Ă  l’émergence immĂ©diate de son tempĂ©rament, car ce n’est qu’à son installation en Suisse Ă  Vevey, hors des nazis, que Clara Haskil peut enfin rĂ©vĂ©ler l’étendue d’une sensibilitĂ© exceptionnelle. Le film a l’ambition d’expliquer le mystĂšre Haskil, c’est Ă  dire analyser les sources de ses dons et la maniĂšre avec laquelle la pianiste surdouĂ©e savait comprendre et transmettre l’éloquence trouble des partitions choisies.
En témoins, admiratifs et respectueux, de nombreux artistes témoignent, dont évidemment des pianistes (Michel Dalberto), mais aussi des amis EugÚne Chaplin, Michael Garady (peintre), des chefs dont Christian Zacharias
 Comment identifier et définir le jeu de Haskil ? Comment expliquer son éloquence spécifique ?
Aujourd’hui, la ville qui sut la recueillir et lui permettre de dĂ©velopper son art unique, Vevey, perpĂ©tue son souvenir grĂące au Concours international qui porte son nom, et qui fut crĂ©Ă© au lendemain de sa mort survenue tragiquement en 1960, dans un accident Ă  Bruxelles.
RĂ©vĂ©lation du documentaire (avec le consentement de son fils EugĂšne), le film que rĂ©alisa de son vivant, Charlie Chaplin, ami intime, dĂ©voilant la pianiste dans un tĂ©moignage bouleversant. Car si des documents attestent de la personnalitĂ© artistique exemplaire de la pianiste (photos, agendas, partitions et mĂȘme son piano
, sans omettre sa trĂšs riche correspondance), il n’existe pas d’archives montrant Clara Haskil en concert


 

 

 

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arte_logo_2013ARTE. Le MystÚre Clara Haskil, dimanche 27 août 2017, 23h35. Film inédit 2016 par P Cling, P Jaillet, PO François.

 

 

CD, compte rendu, critique. MOZART : DON GIOVANNI. Jérémie Rhorer, direction (3 cd Alpha, décembre 2016)

mozart don giovanni le cercle de lharmonie jeremie rhorer cd review critique cd par classiquenews599457a0eef90CD, compte rendu, critique. MOZART : DON GIOVANNI. JĂ©rĂ©mie Rhorer, direction (3 cd Alpha, dĂ©cembre 2016). PARIS, dĂ©cembre 2016. JĂ©rĂ©mie Rhorer achevait sa trilogie Mozart, avec ce Don Giovanni, affirmant davantage l’expressionnisme pĂ©taradant de son orchestre du Cercle de l’Harmonie. AprĂšs L’enlĂšvement au sĂ©rail et La ClĂ©mence de Titus,- Ă©galement chroniquĂ©s sur classiquenews, le chef et son collectif sur instruments d’époque, mĂȘme avec des timbres d’époque et une dĂ©monstration souvent en force d’articulation et de dĂ©tails expressifs, peinent Ă  dĂ©fendre une claire vision du sommet mozartien
 La production Ă©tait portĂ©e visuellement par la mise en scĂšne du directeur de l’OdĂ©on, StĂ©phane Braunschweig. L’écoute du triple cd met en lumiĂšre les criantes dĂ©faillance du spectacle : musicalement dĂ©sĂ©quilibrĂ©. Certes les hommes sont globalement hors critiques : acteurs dĂ©lirants, dĂ©fenseurs de cette comĂ©die joyeuse, truculente et cynique conçue par Mozart et son librettiste, Da Ponte : ainsi le tandem constituĂ© par Don Giovanni et son valet Leporello reste d’un bout Ă  l’autre du drame, parcouru malgrĂ© son affiche comique de deux morts (le pĂšre de Donna Anna, puis la descente aux enfers en fin d’action, de son assassin, Don Giovanni soi-mĂȘme). Jean-SĂ©bastien Bou fait un sĂ©ducteur prĂȘt Ă  tout, libre, farouchement libre. ElectrisĂ© sur le mĂȘme mode et parfois d’une surenchĂšre pleinement assumĂ©e, le Leporello de Robert Gleadow qui semble s’exciter Ă  chaque exploit ou traĂźtrise de son polisson de maĂźtre : leur Ă©nergie combinĂ©e assure une Ă©lectrisation magnĂ©tique qui paraĂźt Ă  chaque situation, irrĂ©pressible et particuliĂšrement efficace. D’autant que l’orchestre ne manque pas d’expressivitĂ© fouettĂ©e, dĂ©taillant certains accents instrumentaux avec une indĂ©niable finesse. Avec les femmes, la situation se gĂąte malheureusement : ni la Donna Anna de Myrto Papatanasiu ni l’Elvira de Julie Boulianne ne parviennent Ă  vraiment convaincre. La premiĂšre fait une fille du Commandeur, rien qu’hystĂ©rique, en tension constante, jamais vraiment profonde, ce malgrĂ© le legato plus maĂźtrisĂ©, et la diction plus articulĂ©e de sa consƓur ; celle ci, – vibrato envahissant, absence de ligne, aucune mesure ni nuance, aigus Ă©crasĂ©s et tendus-, dĂ©truit toute la sincĂ©ritĂ© de l’amoureuse Elvira, l’un des personnages les plus bouleversants pourtant du thĂ©Ăątre mozartien.
MĂȘme l’Ottavio de Julien Behr ne touche guĂšre : voix unilatĂ©ralement larmoyante, et courte, sans guĂšre de nuances lui aussi. Quel dommage. Le chant mozartien conserve ses mystĂšres et nuances qui restent Ă©trangers Ă  certains chanteurs.
Reste le couple du petit peuple, Zerlina et Masetto : les deux chanteurs rĂ©ussissent une caractĂ©risation digne, comparĂ©e Ă  celle plus stylĂ©e qui doit ĂȘtre celle du couple d’aristos (Ottavio et Anna). En cela, Anna Grevelius s’accorde idĂ©alement au Masetto ours de Marc Scoffoni ;

ORCHESTRE IMPARFAIT MAIS PALPITANT ET FIEVREUX
Finalement, le vrai hĂ©ros de cette version demeure l’orchestre qui associĂ© au duo de frippons Ă©hontĂ©s – Leporello et Giovanni-, conquiert des accents cravachĂ©s, surexpressifs, d’une violence acĂ©rĂ©e, qui Ă  dĂ©faut d’une vraie profondeur, d’un souffle spirituel, d’un faille trouble, assure la vitalitĂ© primaire de l’action; sa coupe fouettĂ©e, fantastique, suractive. ThĂ©Ăątralement, cela fonctionne trĂšs bien. Les amateurs de beau chant, d’élĂ©gance et de trouble orchestral tourneront leurs pas et prĂ©fĂšreront par exemple la lecture acĂ©rĂ©e, fĂ©line, pour nous superlative par son fini ciselĂ©, -offrant toutes les nuances de la terreur spirituelle comme surnaturelle
 du dĂ©lirant inclassable, Teodor Currentzis.

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CD, compte rendu, critique. MOZART : DON GIOVANNI. Jérémie Rhorer, direction (3 cd 379, Alpha, décembre 2016).

Opéra en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
Livret de Lorenzo Da Ponte
Créé au Théùtre Nostitz de Prague le 29 octobre 1787,
au Burgtheater de Vienne le 7 mai 1788

Don Giovanni : Jean-SĂ©bastien Bou
Leporello : Robert Gleadow
Donna Anna : MyrtĂČ Papatanasiu
Donna Elvira : Julie Boulianne
Don Ottavio : Julien Behr
Zerlina : Anna Grevelius
Masetto : Marc Scoffoni
Le Commandeur : Steven Humes

Le Cercle de l’Harmonie
ChƓur de Radio France
Jérémie Rhorer, direction

CD événement, annonce. COFFRET ANTOINE REICHA (3 cd Alpha)

reicha musiqe de chmabre coffret cd alpha review critique cd par classiquenews livres dvd mag classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, annonce. COFFRET ANTOINE REICHA (3CD Alpha). Le coffret consacrĂ© Ă  la musique de chambre d’Anton Reicha (1770-1836) souligne avec pertinence l’oeuvre du Haydn français qu’il reçoit directement du MaĂźtre viennois (entre 1802 et 1808 : trentenaire, Reicha se souviendra longtemps de cette formation formatrice, essentielle pour sa propre maturation), les secrets de l’art du Quatuor entre autres. Reicha, maĂźtre de Berlioz, qui fut grĂące Ă  la tutelle de son oncle nommĂ© Concertmeister au thĂ©Ăątre de Bonn en 1785, flĂ»tiste dans l’orchestre allemand, aux cĂŽtĂ©s de Beethoven, alors altiste. A l’époque de l’impĂ©rialisme napolĂ©onien, Reicha se rend Ă  Hambourg, Paris, puis Vienne (recueillant les prĂ©ceptes de Salieri 
). A 38 ans, Reicha se fixe Ă  Paris, pourtant estimĂ© « allemand », il devient professeur au Conservatoire de Paris en 1818. L’équilibre de son Ă©criture, une vision lumineuse et classique, – haydnienne et mozartienne de la musique, s’incarne dans ses traitĂ©s dont celui de Haute composition (1824). En 1829, Reicha naturalisĂ© français (59 ans), occupe une place considĂ©rable dans l’histoire du romantisme français, influençant Berlioz jusqu’à Franck, sans omettre Liszt et Gounod. Son grand classicisme, d’une Ă©lĂ©gance rare, ne doit pas mettre dans l’ombre, un souci visionnaire pour l’expĂ©rimentation. Classique, cultivĂ©, Reicha fut aussi un expĂ©rimentateur, en connexion permanente avec l’avenir. Souvent ses intuitions se sont rĂ©vĂ©lĂ©es particuliĂšrement justes, favorisant par exemple la propre fureur moderniste de son Ă©lĂšve, Berlioz
 Reicha meurt en 1836, un an aprĂšs avoir Ă©tĂ© nommĂ© membre de l’Institut. Le triple coffret Ă©ditĂ© par ALPHA souligne la grande diversitĂ© des formes musicales abordĂ©es par Reicha, leur audace comme leur raffinement (sonates, fugues, Ă©tudes et variations Anton_Reicha_01pour piano, trio, quatuor ou encore quintette Ă  deux altos
). C’est donc un jalon majeur de la musique romantique française qui est ainsi dĂ©voilĂ© au grand jour. Prochaine grande critique du coffret Reicha Ă©ditĂ© par Alpha, dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com. Ce coffret 3 cd pourrait bien ĂȘtre l’un des cd Ă©vĂ©nements de la rentrĂ©e 2017. Le visuel de couverture qui emprunte au peintre Hammershoi, la poĂ©sie ineffable d’un intĂ©rieur, Ă  la fois austĂšre et Ă©nigmatique, souligne combien dans le cas de Reicha la musique de chambre atteint par sa finesse et subtilitĂ© d’intonation comme de construction, la complexitĂ© fascinante de la musique pure. Et si Reicha Ă©tait le digne continuateur en France, des piĂšces maĂźtresses des grands viennois : Mozart, Haydn, Beethoven
? A suivre sur classiquenews.com

LIVRES, compte rendu critique. Robert Sutherland : MARIA CALLAS, L’Ultime tournĂ©e (Editions L’ARCHIPEL)

CALLAS Maria ultime tournee par robert sutherland editions l archipel critique compte rendu presentation par classiquenews 9782809822755-001-G-220x351LIVRES, compte rendu critique. Robert Sutherland : ” MARIA CALLAS, L’Ultime tournĂ©e ” (Editions L’ARCHIPEL)… Pour les 40 ans de la disparition de la plus parisienne des divas lĂ©gendaires, Maria Callas, ce 16 septembre 2017, l’éditeur L’Archipel Ă©dite la traduction française du livre tĂ©moignage du pianiste Ă©cossais, Robert Sutherland : « Maria Callas : Diaries of a Friendship », Ă©ditĂ© en 1999, vrai texte sincĂšre et objectif sur la derniĂšre tournĂ©e (retour Ă  la scĂšne ou adieux) de la cantatrice la plus adulĂ©e de son vivant. L’écriture Ă©vite les emphases boursouflĂ©es car l’auteur est avant tout un pianiste qui sait la musique, la vit et la sert comme sa consoeur chanteuse. D’ailleurs le chapitre sur « l’esprit de ravissement » qui parfois saisit deux artistes ensembles, portĂ©s, inspirĂ©s simultanĂ©ment par le souffle magique de la musique, est le moment le plus Ă©mouvant de ce texte d’un ami.
Le lecteur suit donc les Ă©volutions et avatars (multiples) de la tournĂ©e du rĂ©cital que la Divina accepta de mener Ă  partir de 1973 (premier rĂ©cital Ă  Hambourg le 25 octobre 1973) et jusqu’au mois d’octobre 1974, avec le tĂ©nor Giuseppe di Stefano, pilier vocal capable du meilleur comme du pire et qui savait non sans un certain sadisme, manipuler la Callas, laquelle lui Ă©tait totalement soumise (mais jusqu’à certaines limites). La pĂ©riode est lourde pour la Diva qui vient de rompre avec Onassis et n’accepte tout simplement pas de perdre peu Ă  peu et de façon irrĂ©versible sa voix de lĂ©gende. En octobre 1973, la chanteuse est d’autant plus attendue, espĂ©rĂ©e, adulĂ©e… qu’elle n’a pas chantĂ© depuis 9 annĂ©es. Il y a bien deux personnages en une : Maria la femme, amoureuse, dĂ©licieuse, respectueuse, et Callas, artiste envahissante et exigeante, pour elle et pour les autres. D’un cĂŽtĂ©, une femme simple et stylĂ©e ; de l’autre, une interprĂšte inquiĂšte, soucieuse, toujours extrĂȘmement tendue, possĂ©dĂ©e, habitĂ©e, dĂ©vorĂ©e par l’idĂ©al artistique qui la porte toujours plus loin, toujours plus haut. L’ultime tournĂ©e passe par toutes les capitales du monde, d’Europe et jusqu’à SĂ©oul et Tokyo
 On se laisse porter par l’apparente insouciance de ses deux voix d’exception, qui n’hĂ©sitent pas Ă  changer l’ordre des airs et duos pendant le spectacle, chacun selon son humeur. Laissant les pianistes qui les accompagnent, dans un dĂ©nuement pour le moins dĂ©concertĂ©, quoique Ă  la longue, complices.
L’auteur nous laisse un tĂ©moignage saisissant sur la rĂ©alitĂ© artistique de la derniĂšre Callas ; la lettre qu’elle Ă©crit aprĂšs coup, en janvier 1975 aprĂšs le dernier rĂ©cital dĂ©voile le dĂ©librement physique et la fatigue totale qui l’ont submergĂ©e de retour dans son appartement parisien de l’avenue Mandel. Le texte accompagne La Callas jusqu’à son dernier jour et ne cache rien des vrais causes de sa mort, trĂšs brutale. Voici peut-ĂȘtre le meilleur texte capable de renouveler davantage l’éclat de la lĂ©gende Callas. Livre Ă©vĂ©nement, « CLIC de classiquenews de septembre 2017 » d’autant plus opportun pour le 40Ăš anniversaire de la mort de Maria Callas.

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LOGO-click_classiquenews_1m_x_1m-3000LIVRES, compte rendu critique. Robert Sutherland : MARIA CALLAS, L’Ultime tournĂ©e / PrĂ©dace de Tom Wolf. Editions L’ARCHIPEL. 363 pages. CLIC de CLASSIQUENEWS de septembre 2017 — parution : aoĂ»t 2017. En complĂ©ment profitable : cahier central de 8 pages comprenant des photos Noir et Blanc oĂč la diva paraĂźt surtout pendant la tournĂ©e internationale, plus resplendissante que jamais : une diva cĂ©lĂšbre qui Ă  50 ans, est devenue aussi une icĂŽne jet set au charme irrĂ©sistible.

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LIRE AUSSI notre dĂ©pĂȘche l’actualitĂ© MARIA CALLAS de septembre 2017 : parutions souhaitĂ©es, programme tĂ©lĂ© pour les 40 ans de la disparition de MARIA CALLAS, le 16 septembre 1977

OPERA. Actualités Maria Callas. Septembre 2017, les 40 ans de la mort de Maria Callas

Callas Maria for ever dossier classiquenewsOPERA. ActualitĂ©s Maria Callas. La rentrĂ©e 2017 marque les 40 ans de la mort de la soprano lĂ©gendaire, Maria Callas, disparue Ă  Paris le 16 septembre 1977. RĂ©alisme du chant, bel cantiste affĂ»tĂ©e et subtile actrice autant que fine chanteuse, Callas incarne la perfection, idĂ©al Ă©quilibre entre jeu dramatique et performance technique. Avec elle, la vie est art et vice versa ; d’ailleurs, sa carriĂšre a fusionnĂ© avec sa propre vie intime, la femme et la diva n’étant que l’émanation d’une seule et mĂȘme aspiration Ă  vivre par passion et embrasement. Sa transformation physique en est Ă  la fois la manifestation la plus emblĂ©matique, et aussi le sacrifice et le prix, lourds Ă  assumer par la suite, dans la seconde partie de son existence. Callas donna tout Ă  l’art. Jusqu’à la mort. Son essence Ă©tait son chant, et la femme s’éteignit quand la chanteuse n’était plus prĂ©sente. 40 ans aprĂšs sa disparition, tĂ©moignages et enregistrements perpĂ©tue la fascination qu’exerce toujours le « cas Callas » : un absolu qui inspire toujours.

 

 

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Expositions, rĂ©Ă©ditions discographiques, nouveaux livres … sont annoncĂ©s pour cette rentrĂ©e. Temps forts de cette rentrĂ©e CALLAS 2017 :

 

 

Callas Maria+Callas+i71531arte_logo_175ARTE n’est pas en reste qui diffuse le fameux programme de 1964 oĂč la diva pourtant dans la derniĂšre partie de sa carriĂšre incarne la chanteuse Floria Tosca avec une incandescence fĂ©line irrĂ©sistible : amoureuse Ă©perdue, manipulatrice aussi, habitĂ©e par une dĂ©termination sans faille et l’ombre de la mort qui va aussi l’emporter. Avec Callas, le thĂ©Ăątre fusionne avec le chant et la musique : dirigĂ©e par Zeffirelli, Maria Callas chante la passion amoureuse de Tosca Ă  Londres, au Royal opera House, Covent Garden en 1964. Dimanche 10 septembre 2017 : Ă  18h30, documentaire sur la Tosca de Callas, puis Ă  1h20 : Acte II de cette production de Tosca historique Ă  Londres.

 

 

DECCA callas 2 december review annonce presentation critique cd classiquenews callas_live63sticker-1024x924DECCA. Le double cd que tout le monde attend… C’est un voeu partagĂ© par toute la RĂ©daction de classiquenews : souhaitons que le fameux rĂ©cital parisien de 1963, annoncĂ© en dĂ©cembre 2016 puis reportĂ© sans date, paraisse enfin au moment des 40 ans de la mort de Callas, pour cette rentrĂ©e 2017. Au programme : Rossini, Verdi, Bellini
 sous la direction de Georges PrĂȘtre (avec l’Orchestre philharmonique de la RTF, live remastĂ©risĂ© de juin 1963). Le double coffret comprend aussi une conversation avec Michel Glotz (mai 1963). LIRE notre dĂ©pĂȘche annonce du double cd MARIA CALLAS / Live remastered PARIS 1963

 

 

 

DVD, Parsifal, annonce : Bayreuth 2016. Vogt, Zappenfeld, McKinny (2 dvd DG)

Klaus-Florian-Vogt parsifal bayreuth 2016 laufenberg dvd deutsche grammophon 2 dvd review by classiquenewsDVD, Parsifal, annonce : Bayreuth 2016. Vogt, Zappenfeld, McKinny (2 dvd DG). VOGT fait un PARSIFAL de poids. Le metteur en scĂšne Uwe Eric Laufenberg met en scĂšne Parsifal Ă  Bayreuth 2016 :  claire et radicale vision trĂšs empĂȘtrĂ©e dans les conflits religieux de l’Islam moyen-oriental. MĂȘme si l’on peut demeurer Ă©tranger aux partis pris de la scĂ©nographie qui inscrit le dernier drame lyrique de Wagner (crĂ©Ă© pour le 2Ăš festival de Bayreuth en 1882, le 26 juillet prĂ©cisĂ©ment) dans l’actualitĂ© gĂ©opolitique de notre XXIĂš, le spectacle de Laufenberg interroge l’avenir de l’humanitĂ© sous le filtre de la foi : quelle religion, pour quelle finalitĂ© ? Qu’il s’agisse des hommes de Gurnemanz (incroyable basse Georg Zeppenfeld), de la suite du roi corrompu Amfortas (bouleversant baryton Ryan McKinny), de la nĂ©buleuse Ă©nigmatique Kundry (Elena Pankratova qui incarne la crĂ©ature lyrique le plus fascinante de l’opĂ©ra tout court) et de ses filles fleurs complices, qu’il s’agisse de mĂȘme du noir Klingsor (Gerd Grochowski
 hĂ©las trop faible vocalement comme scĂ©niquement), chacun dĂ©fend son idĂ©ologie avec la force d’un pouvoir souverain, indiffĂ©rent aux autres
 mais sĂ»r de leur ĂȘtre supĂ©rieur. Dans cette arĂšne aux rĂ©fĂ©rences guerriĂšres autant que religieuses et politiques (d’une Ă©vidente justesse Ă  vomir), la distribution se distingue par sa cohĂ©rence ; le relief des personnages gagne en acuitĂ© et rĂ©alisme. « Rival » ou plutĂŽt alternative au Parsifal rauque, fĂ©lin, tiraillĂ© de Jonas Kaufmann, l’angĂ©lique et plus brillant comme lĂ©ger Klaus-Florian Vogt dĂ©montre une Ă©paisseur que beaucoup lui avaient contestĂ© dĂšs avant l’avoir Ă©coutĂ©. La vedette c’est lui : blondeur de l’élu, chant Ă  la ligne convaincante qui incarne et exprime l’espĂ©rance qui se prĂ©cise quand le chaste fol et pur jeune chevalier prend fait et cause pour l’humanistĂ© refraternisĂ©e. A VENIR : la critique complĂšte du DVD Parsifal par Vogt / Laufenberg / Bayreuth 2016 dans le mag cd dvd livres de classiquenews

 

 

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DVD, Parsifal, annonce : Bayreuth 2016. Vogt, Zappenfeld, McKinny (2 dvd DG)

 

 

Nabucco depuis VĂ©rone sur ARTE

Passion Verdi sur ArteARTE, samedi 26 aoĂ»t 2017. NABUCCO de VERDI, 22h25. A VĂ©rĂŽne, les arĂšnes romaines se font lyriques, renouvelant chaque annĂ©e, l’expĂ©rience de l’opĂ©ra pour le plus grand nombre. En France, l’opĂ©ra est toujours Ă©litiste et mondain. En Italie et spĂ©cialement Ă  VĂ©rĂŽne, le genre reste populaire, partagĂ© par le plus grand nombre. Nabucco, crĂ©Ă© Ă  la Scala de Milan en 1842 demeure le plus grand succĂšs du compositeur, alors jeune dramaturge qui ose une Ă©criture intense et prenante, offrant alors aux indĂ©pendantistes, les hymnes chers Ă  leur dĂ©sir libertaire. Les hĂ©breux captifs des babyloniens, sont les italiens infĂ©odĂ©s au joug autrichien. En 3 mois, l’opĂ©ra est jouĂ© 57 fois, vĂ©ritable manifeste pour la jeunesse patriote, ayant soif d’émancipation. Le choeur des esclaves « Va pensiero » synthĂ©tise l’ardente priĂšre d’un peuple dĂ©sireux de choisir pour lui-mĂȘme sa destinĂ©e. La production retransmise par Arte est mise en scĂšne par le français Arnaud Bernard qui choisit d’inscrire l’intrigue originellement Ă  JĂ©rusalem, dans l’Italie des partisans, celle des 5 journĂ©es de 1848 (Cinque Giornate) quand le peuple italien conquiert victorieusement son indĂ©pendance.

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arte_logo_2013ARTE, le 26 août 2017, 22h25. NABUCCO de VERDI. Sebastian Catana (Nabucco), Rubens Pelizzari (Ismaele), Susanna Branchini (Abigaille)
 Orchestre et choeurs des ArÚnes de Vérone. Daniel Oren, direction. Arnaud Bernard, mise en scÚne.

LIRE aussi notre dossier Verdi 2013 (Centenaire Verdi) : les premiers opéras, Nabucco, Foscari, Miller

http://www.classiquenews.com/dossier-verdi-20131-premiers-opras-nabucco-foscari-millerles-annes-1840/

Cd événement, annonce. Evgeny KISSIN publie un double cd dédié aux Sonates de Beethoven (2 cd Deutsche Grammophon)

kissin evgeny piano beethoven 2 cd deutsche grammophon sonates de beethoven review critique par classiquenewsCd Ă©vĂ©nement, annonce. Evgeny KISSIN publie un double cd dĂ©diĂ© aux Sonates de Beethoven (2 cd Deutsche Grammophon). Enfant terrible du piano russe, Evgeny KISSIN publie chez Deutsche Grammophon le 25 aoĂ»t prochain, un double cd Ă©vĂ©nement dĂ©diĂ© aux Sonates et Variations de Ludwig van Beethoven. Toucher percussif, gestion du temps d’une ivresse souvent poĂ©tique, le Beethoven de Kissin Ă©blouit d’emblĂ©e dans ce coffret double qui marque les noces nouvelles du pianiste russe avec le label jaune. Au programme : Sonates n°3, n°14 “Clair de Lune”, n°23 “Appassionata”, n°26 “Les Adieux”… L’artiste au timbre argentĂ©, douĂ© pour l’onirisme et la trĂ©pidation digitale, retrouve une inspiration supĂ©rieure dans une sĂ©rie de partitions qui lui vont remarquablement, entre intĂ©rioritĂ©, volontĂ©, transfiguration. La mine grave voire austĂšre, le portrait du pianiste s’expose en noir et blanc en couverture de cet enregistrement (live) que publie Deutsche Grammophon Ă  la fin de ce mois d’aoĂ»t… L’enfant prodige nĂ© Ă  Moscou en 1971 est aujourd’hui Ă  46 ans au sommet de sa fabuleuse et prĂ©coce carriĂšre artistique. Double cd Ă©vĂ©nement. Prochaine grande critique Ă  venir, le jour de la parution, dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

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Cd événement, annonce. Evgeny KISSIN publie un double cd dédié aux Sonates de Beethoven (2 cd Deutsche Grammophon).

 

GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy , jusqu’au 2 septembre 2017

GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy (13 juillet – 2 septembre 2017). Temps forts II. 5 Ă©vĂ©nements en juillet 2017 dans la Saanenland. Le Festival de GSTAAD l’étĂ© c’est le « GSTAAD MENUHIN FESTIVAL & ACADEMY ». Pour ce nouvel opus qui annonce l’évĂ©nement musical en SUISSE, classiquenews distingue certains temps forts du mois de juillet – le Festival se dĂ©roule du 13 juillet au 2 septembre 2017. Dans sa nouvelle parure mauve qui synthĂ©tise le profil des cimes alpines Ă  Gstaad, le Festival promet une Ă©dition nouvelle Ă©poustouflante.

gstaad-eglise-festival-yehudi-menuhin-presentation-classiquenewsLa pĂ©riode investie en fait l’évĂ©nement le plus riche sur le plan artistique de l’autre cĂŽtĂ© des Alpes (70 concerts vous attendent). Rien n’égale ici la cohĂ©rence de l’offre, permise et renforcĂ©e par le thĂšme gĂ©nĂ©ral, fĂ©dĂ©rateur : « POMP IN MUSIC », c’est Ă  dire l’esprit de la fĂȘte et de la cĂ©lĂ©bration. Mais, GSTAAD sait aussi prĂ©server la diversitĂ© des concerts comme le souci de transmission et d’apprentissage, conformĂ©ment aux souhaits de son fondateur le violoniste Yehudi Menuhin (visionnaire dans sa vision rĂ©unissant la beautĂ© des paysages du Saanenland et les concerts proposĂ©s dans les Ă©glises locales). Ainsi le Festival estival est-il aussi une AcadĂ©mie destinĂ©e Ă  former les nouvelles gĂ©nĂ©rations de musiciens (point emblĂ©matique de cette double activitĂ©, musicale et pĂ©dagogique : l’acadĂ©mie de direction d’orchestre, pilotĂ©e depuis cette annĂ©e par le chef nĂ©erlandais Jaap von Zweden. Notez bien que le maestro dirige l’AcadĂ©mie cet Ă©tĂ©, mais aussi assure la direction musicale de l’Orchestre du Festival de Gstaad (GFO Gstaad Festival Orchestra) qui d’ailleurs est en tournĂ©e (ainsi avec la violoncelliste, ambassadrice du Festival, Sol Gabetta, les 21 et 22 aoĂ»t 2017, au Schlewig-Holstein et Ă  la Philharmonie de Hambourg : dans Ravel, le Concerto de Lalo et la 5Ăš de Tchaikovsky).

 

 

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+ D’INFOS, CONSULTER le site du Festival de GSTAAD 2017

https://www.gstaadmenuhinfestival.ch/fr/location-and-programme/programme-2017

 

 

VOIR NOTRE GRAND REPORTAGE VIDEO
GSTAAD MENUHIN Festival & Academy 2016

gstaad-festival-2016-reportage-video-yehudi-menuhin-festival-et-academy-classiquenews

 

 

 

 

RÉSERVATIONS et INFORMATIONS 
sur le site du Festival Yehudi Menuhin Ă  GSTAAD, 13 juillet – 2 septembre 2017

 

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GSTAAD festival prospekte-2017-2-465LIRE AUSSI notre annonce dĂ©pĂȘche GSTAAD Yehudi Menuhin Festival & Academy 2017, temps forts I ; avec une sĂ©lection d’autres Ă©vĂ©nements : Programme inĂ©dit Cecilia Bartoli / Sol Gabetta ; Aida par Roberto Alagna ; parcours musique de chambre : « Brahms, le voyage intĂ©rieur » 

LISBONNE, VERAO CLASSICO : concerts & masterclasses jusqu’au 10 aoĂ»t 2017

VERAO CLASSICO 2017 LISBOA LISOBONNE concerts masterclasses par classiquenews presentation august 2017 aout 2017 phpThumb_generated_thumbnailjpgLISBONNE, Verao classico, Festival & AcadĂ©mie, 1er-10 aoĂ»t 2017. Au centre culturel de BelĂ©m Ă  Lisbonne, le pianiste Filipe Pinto-Ribeiro organise un cycle exceptionnel de concerts et de masterclasses (pas moins de 320 leçons en 2016 !) qui associant reprĂ©sentations publiques, sessions de sĂ©lections et pĂ©dagogie active, offrent aux professionnels et aux jeunes instrumentistes acadĂ©miciens, une opportunitĂ© unique au Portugal de se perfectionner, approfondir le mĂ©tier, et mĂȘme se professionnaliser avec Ă  la clĂ© des engagements
 VERAO CLASSICO, l’étĂ© classique (CLASSICAL SUMMER) est conçu artistiquement par Filipe Pinto-Ribeiro dont classiquenews avait soulignĂ© la pertinence de son dernier album discographique (CD intitulĂ© SEASONS : Tchaikovsky, Piazzolla, Carrapatoso – Lire notre prĂ©sentation du cd / paru en 2015)

Outre la série de concerts mettant en avant tempéraments affirmés et reconnus, et jeunes sensibilités prometteuses, VERAO CLASSICO met en avant comme chaque été, un instrument vedette : en août 2017, le hautbois
 comme en atteste la présence du soliste chevronné, Ramón Ortega Quero.
La force de l’AcadĂ©mie Ă  Lisbonne vient des personnalitĂ©s invitĂ©es : cette annĂ©e, entre autre : les violonistes Corey Cerovsek ou Elina VĂ€hĂ€lĂ€ ; la corniste Marie-Luise Neunecker, le clarinettiste Pascal MoraguĂšs ou les violoncelliste Gary Hoffman et Kyril Zlotnikov.

pinto-ribeiro-filipe-piano-classiquenewsLa 3Ăš Ă©dition de VERAO CLASSICO – AcadĂ©mie internationale de musique classique Ă  Lisbonne / Lisbon International Music Academy, a lieu du 1er au 10 aoĂ»t 2017 soit 10 jours d’intense activitĂ© musicale et artistique, ciblant l’excellence, dans le jeu soliste, comme concertant et chambriste. La qualitĂ© des intervenants pĂ©dagogues (11 enseignants en 2017, de 10 nationalitĂ©s distinctes) est assurĂ©e par une sĂ©lection initiale trĂšs pointue ; la plupart des professeurs viennent des Conservatoires de Paris, Berlin, Lucerne, ou des orchestres prestigieux tels Orchestre de Paris, Berliner Philharmoniker and Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunk.
Parmi les quelques 150 jeunes instrumentistes de l’étĂ© 2017, les 2/3 sont portugais, les autres proviennent de 20 pays diffĂ©rents.
L’esprit de saine Ă©mulation anime chaque session et au terme d’une sĂ©rie de sĂ©lections, quelques Ă©lus, candidats au CLASSICAL SUMMER Awards se voient rĂ©compensĂ©s en engagements lors de saisons musicales au Portugal. L’étĂ© est propice au partage, aux rencontres, mai aussi au perfectionnement et Ă  la maturation de talents encore Ă  polir et Ă  affiner. Filipe PINTO-RIBEIRO offre tout cela aux jeunes musiciens du Portugal et du monde entier, dĂ©sireux d’affiner leur jeu, de nourir encore et encore, leur approche des rĂ©pertoires, de partager et de croiser leur comprĂ©hension des partitions avec l’avis des plus avisĂ©s et des plus expĂ©rimentĂ©s.

 

 

 

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VEROA CLASSICO 2017
L’équipe pĂ©dagogique :

 

 

‚· Filipe Pinto-Ribeiro (Portugal) : Piano, Soloist and Chamber Musician, Artistic and Pedagogical Director
· Eldar Nebolsin (Russia) : Piano, Professor at Hochschule fĂŒr Musik “Hanns Eisler” Berlin
· Corey Cerovsek (Canada) : Violin, Soloist and Chamber Musician, Stradivarius “Milanollo”
· Elina VĂ€hĂ€lĂ€ (Finland) : Violin, Professor at Hochschule fĂŒr Musik Karlsruhe
· Isabel Charisius (Germany) : Viola, Professor at Lucerne University and Violist at the Alban Berg
Quartet
· Gary Hoffman (USA) : Cello, Professor at Queen Elisabeth Music Chapel of Belgium
· Kyril Zlotnikov (Israel) : Cello, Soloist and Cellist of the Jerusalem Quartet
· Gunars Upatnieks (Latvia) : Double Bass, Professor at Hochschule fĂŒr Musik “Hanns Eisler” Berlin and Double Bassist in the Berliner Philharmoniker
· Ramón Ortega Quero (Spain) : Oboe, 1st Principal Oboe in the Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks
· Pascal MoraguÚs (France) : Clarinet, Professor at Conservatoire de Paris and 1st Principal Clarinet at Orchestre de Paris
· Marie-Luise Neunecker (Germany) : Horn, Professor at Hochschule fĂŒr Musik “Hanns Eisler” Berlin

 

 

VERAO CLASSICO 2017 LISBOA LISOBONNE concerts masterclasses par classiquenews presentation august 2017 aout 2017 phpThumb_generated_thumbnailjpgGeneral schedule / Programmation gĂ©nĂ©rale : from August 1st to 10th: CLASSICAL SUMMER Festival / ‹From August 2nd  to 10th: CLASSICAL SUMMER Masterclasses

 

 

INFOS et RESERVATIONS / TICKETS :
http://www.filipepinto-ribeiro.com/EN/Noticia-concertos-do-festival-verao-classico-2017

VIDEO / FILM CLASSICAL SUMMER 2016:
https://www.youtube.com/watch?v=k3XE1D3co_M

 

 

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ENTRETIEN avec Filipe PINTO RIBEIRO, directeur artistique du festival & académie VEROA CLASSICO 1er-10 août 2017, Lisbonne

Comment dĂ©finissez-vous l’Ă©vĂ©nement VERANO CLASSICO ? AcadĂ©mie, festival ?

pinto-ribeiro-filipe-portrait-582-bandeauL’AcadĂ©mie – Festival VerĂŁo ClĂĄssico a deux actions, une sĂ©rie prestigieuse de concerts ainsi que des masterclasses. La troisiĂšme Ă©dition aura lieu Ă  Lisbonne du 1er au 10 aout 2017, au Centre Culturel de BelĂ©m. Tous les jours, les Ă©lĂšves et public pourront Ă©couter des masterclasses avec des professeurs issus de grandes institutions tels les Conservatoire de Paris, Berlin, Lucerne, ainsi que des solistes de l’Orchestre de Paris, du Philharmonique de Berlin et de la Radio de BaviĂšre. Les 150 Ă©lĂšves sĂ©lectionnĂ©s originaires de 20 pays pourront participer aux masterclasses de piano, violon, alto, violoncelle, contrebasse, hautbois, clarinette, cor et musique de chambre. Cette acadĂ©mie demeure un cas unique au Portugal.

 

 

Quel est le fonctionnement de l’évĂ©nement pour les festivaliers, pour les jeunes instrumentistes acadĂ©miciens, invitĂ©s, pour les artistes professionnels invitĂ©s ?

Du 1er au 10 aout, le Festival VerĂŁo ClĂĄssico prĂ©sente quotidiennement plusieurs concerts : quatre « MasterFest » (concertistes de renommĂ©s internationales) et  six « TalentFest » (jeunes talents). Un jury formĂ© par les professeurs de l’AcadĂ©mie choisiront quelques Ă©lĂšves pour participer Ă  une sĂ©rie de concerts qui sera organisĂ©e durant toute l’annĂ©e au Portugal. L’initiative ouvre un rĂ©seau national pour les participants
 c’est une opportunitĂ© exceptionnelle pour leur professionnalisation.

 

 

L’Ă©vĂ©nement se dĂ©roule dans un lieu et un site spĂ©cifique. En quoi le bĂątiment et le site apportent-ils un caractĂšre particulier Ă  l’évĂ©nement ?

Les concerts et masterclasses ont lieu dans les nombreuses salles du Centre Culturel de BelĂ©m, qui est l’un des plus prestigieux et des plus vastes complexes culturels europĂ©ens, avec plus de 100 000 m2 d’espace exploitable. Il s’agĂźt d’un Ă©difice magnifique et inspirant, situĂ© sur la berge du Tage devant le MonastĂšre des JĂ©ronimos.

Quels sont les directions artistiques que vous avez choisies de mettre en avant cette année ?

Chaque annĂ©e, l’AcadĂ©mie insĂšre un nouvel instrument. Cette annĂ©e c’est le tour du hautbois, ainsi nous aurons la prĂ©sence de RamĂłn Ortega Quero, l’un des plus prestigieux hautboĂŻstes du moment, vainqueur du concours ARD de Munich en 2007 ; il est soliste Ă  la Radio de BaviĂšre. Il y aura aussi d’autres « dĂ©buts » : cette annĂ©e avec la participation de musiciens tels Corey Cerovsek et Elina VĂ€halĂ€, la corniste Marie-Luise Neunecker et le violoncelliste du Quatuor de JĂ©rusalem, Kyril Zlotnikov, ainsi que le contrebassiste de l’orchestre Philharmonique de Berlin, Gunas Upatnieks. Autant de solides techniciens, surtout des personnalitĂ©s capables d’enrichir l’expĂ©rience pĂ©dagogique et musicale apportĂ©e aux jeunes instrumentistes acadĂ©miciens.

 

 

 

 

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CONCERTS VERAO CLASSICO 2017 Ă  Lisbonne :

4 MasterFEST, 6 TalentFEST
CONCERTS CLASSICAL SUMMER FESTIVAL 2017

VERAO-CLASSICO-festival-masterclasses-2017-classiquenewsCLASSICAL SUMMER Festival 2017 / le Festival de l’étĂ© classique Ă  Lisbonne (VERAO CLASSICO) propose chaque jour plusieurs concerts dont le rĂ©pertoire va du 18Ăš au 21Ăš siĂšcles. Le cycle comprend 4 « MasterFest » avec la prĂ©sence de grands solistes internationalement rĂ©putĂ©s, et 6 « Talent Fest » prĂ©sentant le travail des jeunes instrumentistes parmi les plus prometteurs. Sont ainsi invitĂ©s Ă  se produire en 2017 au Centre culturel BelĂ©m : le pianiste Eldar Nebolsin, les violinistes Corey Cerovsek et Elina VĂ€hĂ€lĂ€, l’altiste Isabel Charisius, les violoncellistes Gary Hoffman et Kyril Zlotnikov, le contrebassiste Gunars Upatnieks, l’hautboiste RamĂłn Ortega Quero, la corniste Marie-Luise Neunecker, le clarinettiste Pascal MoraguĂšs, mais aussi le pianiste, directeur artistique du Festival VERAO CLASSICO, Filipe Pinto-Ribeiro.

 

 

verao-classico-festival-academie-concerts-masterclasses-lisbonne-lisboa-2017-presentation-concerts-par-classiquenews

 

 

1er AOÛT 2017 – 21h | Centro Cultural de BelĂ©m : ‹MASTERFEST I – OPENING FEST‹With Filipe Pinto-Ribeiro, Eldar Nebolsin, RamĂłn Ortega, Pascal MoraguĂšs, Corey Cerovsek, Elina VĂ€hĂ€lĂ€, Isabel Charisius, Gary Hoffman and Gunars Upatnieks‹Works by Prokofiev, Mozart, Schumann and Mendelssohn ‹[+ info and tickets]

 

 

‹‹4 AOÛT 2017 – 21h | Centro Cultural de BelĂ©m : ‹MASTERFEST II – RUSSIAN FEST‹With Filipe Pinto-Ribeiro, Eldar Nebolsin, Pascal MoraguĂšs, RamĂłn Ortega Quero, Corey Cerovsek, Elina VĂ€hĂ€lĂ€, Isabel Charisius, Gary Hoffman and Gunars Upatnieks‹Works by Rachmaninov, Prokofiev and Shostakovich  ‹[+ info and tickets]

 

 

‹‹7 AOÛT 2017 – 21h | Centro Cultural de BelĂ©m‹ : MASTERFEST III – ROMANTIC FEST‹With Filipe Pinto-Ribeiro, Eldar Nebolsin, Pascal MoraguĂšs, Corey Cerovsek, Isabel Charisius, Gary Hoffman and Gunars Upatnieks‹Works by Brahms, Bottesini and Dvoƙák‹ ‹[+ info and tickets]

 

 

‹‹10 AOÛT 2017 – 21h | Centro Cultural de BelĂ©m : ‹MASTERFEST IV – CLOSING FEST‹With Filipe Pinto-Ribeiro, Eldar Nebolsin, Pascal MoraguĂšs, Marie-Luise Neunecker, Corey Cerovsek, Isabel Charisius, Gary Hoffman, Kyril Zlotnikov and Gunars Upatnieks‹Works by Beethoven, Bottesini, CassadĂł and DohnĂĄnyi ‹[+ info and tickets]

 

 

‹‹2, 3, 5, 6, 8 et 9 AOÛT 2017 – 21h00 | Centro Cultural de BelĂ©m : ‹TALENTFEST Concerts`/ concerts des jeunes instrumentistes acadĂ©miciens 2017
[+ info]

 

 

‹CLASSICAL SUMMER official webpage
Contact: info@veraoclassico.com

 

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CD, ils enregistrent. LES TIMBRES JOUENT LES CONCERTS ROYAUX DE COUPERIN


les timbres CD, ils enregistrent. LES TIMBRES JOUENT LES CONCERTS ROYAUX DE COUPERIN
 C’est peu dire que les Concerts Royaux de François Couperin (1722) incarnent un sommet absolu en terme de raffinement et d’élĂ©gance française au dĂ©but du XVIIIĂš. Comme chez les peintres contemporain (Watteau, La Fosse, Coypel
 ou Rigaud derniĂšre maniĂšre), aprĂšs le rĂšgne formel et solennel de Louis xiv s’affirment dĂ©sormais grĂące, nostalgie, surtout nouveau chromatisme (prĂ©cisĂ©ment nĂ©o vĂ©nitien: voire ici les peintres de la voĂ»te de la chapelle royale), les compositeurs cultivent une nouvelle intĂ©rioritĂ© qui au paraĂźtre prĂ©fĂšrent l’expression de l’essence, au croisement de styles et d’influences multiples. Les Concerts royaux ont la nostalgie d’un monde passĂ© mais le flamboiement d’une Ă©criture virtuose d’une extrĂȘme ciselure, Ă©quilibre souverain entre poĂ©sie, Ă©loquence, expressivitĂ©.
Les interprĂ©ter aujourd’hui relĂšve d’un dĂ©fi dont peu d’ensembles français actuels osent aborder et rĂ©soudre l’infinie ambivalence des ornements, ceux d’une langue complexe qui balance constamment entre majestĂ©, humanitĂ©, poĂ©sie, articulation. SubtilitĂ©, dĂ©licatesse, profondeur et sincĂ©ritĂ©. Avant le divin Rameau, c’est aussi le pur esprit de la danse française qu’il faut comprendre et rendre vivant en un flux d’une constante agilitĂ©.

ENSEMBLE MAGICIEN : Les Timbres, trio enchanteurTIMBRES ENCHANTÉS
 Somptueuse association de caractĂšres, rĂ©unis autour de ses trois membres fondateurs Julien Wolfs (clavecin), Yoko Kawakubo (violon) et Myriam Rignol (viole de gambe), les instrumentistes de l’ensemble Les Timbres confirment une aisance souveraine dans l’art des mĂ©langes et des rythmes pointĂ©s, des accents enchanteurs, de la grĂące collective, façonnĂ©e librement comme un geste subtil et naturel.
Les Timbres enregistraient leur prochain disque Ă  Frasnes le chĂąteau entre Vesoul et Besançon en juillet dernier (Vosges du Sud), avec entre autres invitĂ©s, le hautbois subtil de BenoĂźt Laurent. Une prochaine rĂ©alisation Ă  suivre car elle devrait confirmer l’ensemble Les Timbres actuellement en rĂ©sidence pour le festival Musique et MĂ©moire (chaque mois de juillet sans les Vosges du Sud), comme l’un des meilleurs collectifs baroques actuels. Contrairement Ă  bien des ensembles nouvellement constituĂ©s, agiles certes mais rien que dĂ©monstratifs, Les Timbres renouent par un naturel d’une exceptionnel vĂ©ritĂ©, soit le geste dĂ©fricheur de leurs aĂźnĂ©s, les Harnoncourt, Bruggen, et aprĂšs eux, Goebel
 Le programme a Ă©tĂ© prĂ©cĂ©demment crĂ©Ă© lors du festival Musique et MĂ©moire 2016, scĂšne exemplaire dĂ©diĂ©e Ă  l’Ă©mergence des nouveaux grands explorateurs du Baroque. Prochain reportage et sujets vidĂ©o sur classiquenews.com

 

 

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CD, annonce. COUPERIN : Concerts Royaux, par Les Timbres – enregistrement en cours (juillet 2017 – parution au printemps 2018). En savoir plus sur Les Timbres : consulter le site des Timbres.

 

VOIR notre grand reportage sur l’ensemble Les Timbres 2015, De Proserpine de Lully au carnaval baroque des animaux
 (Festival Musique & MĂ©moire 2015)

CD & CONCERT, annonce. Nouveau DUO de choc : Cecilia Bartoli et Sol Gabetta

gabetta-bartoli-duo-de-lolitas-par-classiquenews-annonce-cd-review-cd-critique-par-classiquenewsCD & CONCERT, annonce. Nouveau DUO de choc : Cecilia Bartoli et Sol Gabetta. DĂ©jĂ  signalĂ© dans notre dĂ©pĂȘche du 5 mai dernier, le concert Ă©vĂ©nement dĂ©fendu par deux lolitas virtuoses du classique actuel, la violoncelliste, ambassadrice du Festival Menuhin de Gstaad Sol Gabetta et la mezzo romaine Cecilia Bartoli
 en couleurs acidulĂ©es et poses pop, les deux artistes posent en vrais soeurs musiciennes, Ă  l’occasion de la parution de leur nouveau cd Ă  deux voix : chant du violoncelle et voix de braise et de sensualitĂ© Ă©ruptive. Cecilia Bartoli et Sol Gabetta annoncent conjointement le programme de leur nouvel album discographique Ă  paraitre en septembre prochain, « Dolce Duello / La Voce e il Violoncelle », joute festive et virtuose entre Ă©mulation et expressivitĂ©, oĂč les deux interprĂštes jouent avec l’orchestre sur instruments d’époque, « Capella Gabetta », une sĂ©rie d’airs d’opĂ©ras napolitains (Caldara, Porpora
), mais aussi sommets lyriques de Vivaldi, Haendel, Gabrielli et Albinoni. Duo de choc et de charme prĂ©sentĂ© en premiĂšre mondiale au festival Yehudi Menuhin de Gstaad, dans l’église mythique de Saanen (celle oĂč joua le violoniste lĂ©gendaire au moment oĂč il crĂ©ait son festival dans le Saanenland), le jeudi 31 aoĂ»t 2017, 19h30. Si le timbre du violoncelle Ă©voque l’ñme humaine, la voix de Cecilia Bartoli affirme quant Ă  elle, une sincĂ©ritĂ© et une ardeur souvent irrĂ©sistible. Alors duo de tempĂ©raments rivaux et concurrents, ou complĂ©mentaritĂ© de deux feux expressifs et virtuoses d’une rare justesse de ton ? Le CD est annoncĂ© quant Ă  lui chez DECCA en septembre 2017. A suivre. Prochaine annonce complĂšte et critique cd dans le mag cd dvd livres de classiquenews…

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UNE TOURNEE EUROPEENNE dĂšs l’automne 2017, est dĂ©jĂ  annoncĂ©e dont une date Ă  la Philharmonie de Paris le 4 dĂ©cembre 2017. A suivre.

+ D’INFO sur le site du GSTAAD Menuhin Festival & Academy 2017

 

 

 

 

DUO de charme et de choc : Sol Gabetta et Celilia Bartoli accordent leurs voix

 

 

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LIRE notre dĂ©pĂȘche Festival Yehudi Menuhin Festival & Academy 2017 / Temps forts I :
http://www.classiquenews.com/festival-de-gstaad-2017-13-juil-2-sept-2017-temps-forts-i/

 

 

LIRE aussi notre présentation générale du Yehudi Menuhin Festival & Academy 2017 à GSTAAD :
http://www.classiquenews.com/gstaad-festival-academy-12-juillet-2-septembre-2017/

 

 

SUISSE : à GSTAAD s'écrit chaque été, une odyssée musicale

 

 

BAYREUTH 2017 : Le Ring de Marek Janowski

wagner-portrait-bayreuth-opera-dossier-wagner-ring-sur-classiquenewsFrance Musique, Bayreuth. WAGNER : Der Ring. M. Janowski, les 14,15, 16 aoĂ»t 2017. PrĂ©sence attendue du chef wagnĂ©rien Marek Janowski dans la fosse de Bayreuth pour une tĂ©tralogie musicalement intĂ©ressante. Il s’agit pourtant d’une mise en scĂšne dĂ©jĂ  ancienne… En aoĂ»t 2013 (bicentenaire du compositeur), Bayreuth en peine d’incarner l’excellence du chant wagnĂ©rien dans le monde, ose des mises en scĂšne dĂ©calĂ©es, souvent hideuses, pourtant toujours sollicitĂ©es pour « rĂ©gĂ©nĂ©rer » le thĂ©Ăątre de Richard. Contradiction flagrante et parfois criminelle : celui qui a laissĂ© des indications trĂšs prĂ©cises (didascalies) pour rĂ©ussir son idĂ©al de thĂ©Ăątre total, est aujourd’hui sur la Colline Verte, (site, dispositif, thĂ©Ăątre, qu’il a lui-mĂȘme conçu), remodelĂ© de fond en comble
 pour des rĂ©sultats souvent indigents. OĂč le gadget l’emporte sur la vision globale ; et l’effet sur… le sens. Pas facile pour Bayreuth au XXIĂš de se rĂ©inventer, poursuivre l’hĂ©ritage dramaturgique initialement thĂ©orisĂ© et conçu par le fondateur, tout en se renouvelant. D’autant que contrairement au vivant de Wagner, Bayreuth, loin s’en faut, n’a plus le monopole des opĂ©ras du compositeur. On a mĂȘme souvent constatĂ© qu’ailleurs, hors de Bayreuth, les meilleurs chanteurs, et les mises en scĂšnes les plus pertinentes avaient lieu loin d’Allemagne. Dur rĂ©alitĂ©. LIRE notre mise en contexte : un festival en quĂȘte de vrais scĂ©nographes… 

 

BAYREUTH-wagner-RING-par-Marek-Janowski-bayreuth-2017-par-classiquenewsMAREK JANOWSKI A BAYREUTH 2017. 4 ans plus tard, prenez la mĂȘme production mais avec un autre chef : et quel chef. VilipendĂ©, contestĂ©, – trop lisse et efficace, ou apprĂ©ciĂ© Ă  l’inverse, pour sa rondeur articulĂ©e, un sens naturel du drame, Marek Janowski, vĂ©tĂ©ran actuel de la baguette, reprend la direction de cette TĂ©tralogie visuellement inaboutie (et bien laide), mais orchestralement certainement aussi passionnante que celle de Petrenko. C’est la nouvelle direction attendue Ă  Bayreuth cet Ă©tĂ©, et l’occasion de rĂ©Ă©valuer la direction d’un grand maestro dramaturge qui a dĂ©jĂ  enregistrer le Ring (en particulier avec la Staatskapelle de Dresde chez RCA red steal / Sony, 1981-1983, intĂ©grale majeure et dĂ©cisive mĂȘme avec le recul, car au geste sĂ»r du maestro rĂ©pond l’excellence d’une distribution pour certains personnages, particuliĂšrement convaincante – plusieurs chanteurs parmi les wagnĂ©riens les mieux diseurs des annĂ©es 1980 : Jessye Norman en Sieglinde, Peter Shreier subtil et dĂ©lirant Mime et Loge
 sans omettre l’Ă©poustouflant AlbĂ©rich, celui de la vengeance final, le plus ambigĂŒ et manipulateur, dans l’ultime JournĂ©e ou Le CrĂ©puscule des dieux : l’incarnation qu’en donne Siegmund Nimsgerm est … exemplaire. Le sens du drame, le relief du verbe, le souffle d’une Ă©popĂ©e d’abord symphonique, … le choix de chanteurs vĂ©ritablement acteurs… font de l’intĂ©grale Janowski, un must Ă  rĂ©investir. – Ecoutez ainsi les somptueux intermĂšdes orchestraux, densĂ©ment et subtilement psychologiques, prĂ©cisĂ©ment ceux du CrĂ©puscule des Dieux
 voilĂ  une wagner janowski der ring des nibelungen 14 cd coffret box review cd critique cd par classiquenews synthese et pertinence artistique classiquenewsvision aussi intĂ©ressante et architecturĂ©e que celle de Böhm, aussi fine et scrupuleuse du texte donc du thĂ©Ăątre que celle de Karajan. Quant Ă  l’orchestre, l’onctuositĂ© et l’expressivitĂ© valent sans rĂ©serve les Thielemann ou Petrenko actuels. L’intĂ©grale RCA / SONY fut la premiĂšre conçue pour le studio et l’enregistrement, aprĂšs celle lĂ©gendaire de Solti (DECCA, 19858-1964). Les français connaissent Marek Janowski qui a dirigĂ© le Philharmonique de Radio France avec un style impeccable (1984-2000), hissant la phalange Ă  un sommet encore mĂ©morable, qu’il s ‘agisse des cycles symphoniques ou de l’opĂ©ra. Direction Ă  suivre donc. Et pour prĂ©parer l’Ă©coute, classiquenews vous recommande la (re)dĂ©couverte du Ring enregistrĂ© avec la Staatskapelle Dresden au dĂ©but des annĂ©es 1980 – coffret de 14 cd – compilation de 14h05mn) – Grande critique sur classiquenews. Feuilleton Der Ring Ă  venir Ă  l’occasion de la TĂ©tralogie de Wagner par Marek Janowski Ă  Bayreuth 2017

 

 

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Festival de Bayreuth 2017
Der Ring des Nibelungen
TĂ©tralogie : L’Anneau des Nibelungen

 

 

 

 

L’Or du Ring, les 29 juillet, 8 et 23 aoĂ»t 2017, 18h
https://www.bayreuther-festspiele.de/en/programme/schedule/das-rheingold/
Wotan, Iain Paterson
Loge, Roberto Sacca
Alberich, Albert Dohmen
Mime, Andreas Conrad
Fasolt, GĂŒnther Groissböck

 Les 3 derniÚres Journées sont diffusées sur France Musique :

La Walkyrie, les 30 juillet, 9, 18, 24 août 2017
https://www.bayreuther-festspiele.de/en/programme/schedule/die-walkuere/
Hunding, Georg Zeppenfeld
Camilla Nylund, Sieglinde
Christopher Ventris, Siegmund
BrĂŒnnhilde, Catherine Foster

Siegfried, les 1er, 11, 26 août 2017, 16h
https://www.bayreuther-festspiele.de/en/programme/schedule/siegfried/
Stefan Vinke, Siegfried
Andreas Conrad, Mime
Thomas J. Mayer, Der Wanderer
Albert Dohmen, Alberich
BrĂŒnnhilde, Catherine Foster

GötterdÀmmerung / Le Crépuscule des Dieux
Les 3, 13, 28 août 2017 à 16h
https://www.bayreuther-festspiele.de/en/programme/schedule/goetterdaemmerung/

Stefan Vinke, Siegfried
Albert Dohmen, Alberich
BrĂŒnnhilde, Catherine Foster
Gunther, Markus Eiche
Hagen, Stephen Milling
Gutrune, Allison Oakes

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RADIO 

logo_france_musique_DETOUREQue donnera rĂ©ellement la direction de Marek Janowski, chef allemand d’origine polonaise ? Nul doute que le maestro nĂ© Ă  Varsovie en 1939, presque octogĂ©naire, ne dĂ©fende une vision personnelle, rĂ©flĂ©chie autant que dramatiquement aboutie du Ring
 Diffusion sur France Musique, enregistrĂ© Ă  Bayreuth 2017, des 3 derniĂšres JournĂ©es du RING 2017 :
Le 14 août 2017, 20h : La Walkyrie
Le 15 août 2017, 20h : Siegfried
Le 16 août 2017, 20h : Le Crépuscule des Dieux

 

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LIRE aussi : Der Ring de Wagner par Marek Janowski :

CD. Le CrĂ©puscule incontournable de Marek Janowski (Dresde, 1983). 4 cd Sony Eurodisc / Wagner : GötterdĂ€mmerung (Janowski, 1983) — Critique du CrĂ©puscule des Dieux par Marek Janowski, parution de l’opĂ©ra seul par SONY (2013)

CONCERT, radiodiffusĂ©, janvier 2013 — Marek Janowski dirige des extraits du CrĂ©puscule des Dieux et de Parsifal – prĂ©sentation du programme rĂ©vĂ©lant le Wagner le plus tardif, celui musicalement le mieux construit et le plus profond

 

COMPRENDRE LE RING DE WAGNER : quels enjeux, quelles situation pour le dernier volet : Le Crépuscule des Dieux / GotterdÀmmerung ?

http://www.classiquenews.com/wagner-le-crepuscule-des-dieux/

CD Ă©vĂ©nement, annonce. JONAS KAUFMANN chante l’opĂ©ra romantique français (1 cd Sony classical)

kaufmann_jonas tenor derlieder von der erde cd classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, annonce. JONAS KAUFMANN chante l’opĂ©ra romantique français chez Sony classical : Berlioz, Thomas, Bizet, Lalo, Offenbach, Massenet
 La lyre française inspirerait-elle particuliĂšrement le tĂ©nor munichois, Jonas Kaufmann, actuelle star mondiale du beau chant planĂ©taire? Le visuel du nouveau cd Ă  paraĂźtre mi septembre 2017, comme le programme rĂ©cemment dĂ©voilĂ© tendent Ă  le faire penser. En Jonas Kaufmann, l’opĂ©ra français a trouvĂ© un nouvel ambassadeur de choc, d’un raffinement dramatique exceptionnel, aurĂ©olĂ© d’une diction que bien des chanteurs nĂ©s français peuvent lui envier.
Celui qui vient de triompher dans son premier Otello de Verdi, scĂ©nique Ă  Londres (juin 2017) fut Ă  l’OpĂ©ra Bastille,  un Werther bouleversant. De Massenet toujours, il interprĂšte dans son nouvel album, l’abbĂ© Desgrieux, tiraillĂ© entre le devoir et son amour pour la belle et dĂ©lurĂ©e Manon. Des fondamentaux – aujourd’hui oubliĂ©s, du thĂ©Ăątre français au XIXĂš, Jonas Kaufmann a le souci du verbe, de la situation dramatique, de la sĂ©duction mĂ©lodique : ainsi, il chantera le duo Nadir / Zurga des PĂȘcheurs de Perles, premiĂšre extase amoureuse partagĂ©e au souvenir ravivĂ© par l’apparition de Leila devenu prĂȘtresse de Brahma (acte I). Mais les amateurs et connaisseurs d’opĂ©ra, attendent d’emblĂ©e le tĂ©nor pour les rĂŽles qui lui sont chers, car ils ont marquĂ© son parcours et jalonner sa maturation artistique, et aussi parce qu’ils exigent tout de l’interprĂšte, une technique exceptionnelle qui s’oublie par sa fluiditĂ© et son naturel, une dĂ©clamation parfaite, un style et des intentions claires et riches : tout l’apanage d’un chanteur qui doit ĂȘtre aussi acteur.
Wilhelm Meister dans Mignon de Thomas ; Don JosĂ© de Carmen de Bizet (et sa fleur envoĂ»tĂ©e
) ; « Ah! lĂšve-toi, soleil! » de RomĂ©o (Gounod) ; sans omettre, le grand air du grand opĂ©ra français : «Rachel, quand du Seigneur » (Fromental HalĂ©vy, La Juive) ; ni surtout, d’Hector Berlioz, et sa « Damnation de Faust, l’errance prophĂ©tique solitaire du docteur Faust, usĂ©, dĂ©sillusionnĂ©, prĂȘt Ă  ressusciter : « Merci, doux crĂ©puscule! ». Hymne Ă  la dĂ©concertante nature 
 dĂ©pression de l’homme dĂ©muni, impuissant, mais spectateur Ă©bloui des mystĂšres de l’Univers. AprĂšs ses prĂ©cĂ©dents exploits, vĂ©ritables dĂ©fis artistiques superbement relevĂ©s (albums monographiques Verdi et Puccini), voici venir l’heure du KAUFMANN, français et romantique.
Pour autant sera-t-il un parfait diseur, expert du mot comme du sentiment ? RĂ©ponse mi septembre, Ă  la parution du nouveau cd de Jonas Kaufmann. Grande critique Ă  venir sur CLASSIQUENEWS.
Le chanteur aurait pour partenaires de ce disque trĂšs attendu : le baryton Ludovic TĂ©zier et la soprano voluptueuse, Sonya Yoncheva
 A suivre

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Sur sa page Facebook Sonya Yoncheva tĂ©moigne du travail musical sur l’enregistrement du dernier album de Jonas Kaufmann, avec lequel elle chante en duo, Manon de Massenet. La pulpeuse sirĂšne insouciante, l’amoureux transi tiraillĂ©. Pour Sony, deux tempĂ©raments lyriques parmi les plus convaincants accordent leur sensibilitĂ© (DR)

 

 

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LIRE notre prĂ©cĂ©dente dĂ©pĂȘche : l’OpĂ©ra romantique français par JONAS KAUFMANN

Le premier OTELLO scĂ©nique de Jonas Kaufmann – Londres Royal Opera House, juin 2017

 

 

Dernier CD paru de JONAS KAUFMANN : Le Chant de la Terre / Der Lied von der Erde (Sony, mars 2017) – CLIC de CLASSIQUENEWS

 

 

Jonas Kaufmann suspendu de scĂšne pour grosse fatigue (septembre 2016)

 

 

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LISBONNE, VERAO CLASSICO : concerts & masterclasses

VERAO CLASSICO 2017 LISBOA LISOBONNE concerts masterclasses par classiquenews presentation august 2017 aout 2017 phpThumb_generated_thumbnailjpgLISBONNE, Verao classico, Festival & AcadĂ©mie, 1er-10 aoĂ»t 2017. Au centre culturel de BelĂ©m Ă  Lisbonne, le pianiste Filipe Pinto-Ribeiro organise un cycle exceptionnel de concerts et de masterclasses (pas moins de 320 leçons en 2016 !) qui associant reprĂ©sentations publiques, sessions de sĂ©lections et pĂ©dagogie active, offrent aux professionnels et aux jeunes instrumentistes acadĂ©miciens, une opportunitĂ© unique au Portugal de se perfectionner, approfondir le mĂ©tier, et mĂȘme se professionnaliser avec Ă  la clĂ© des engagements
 VERAO CLASSICO, l’étĂ© classique (CLASSICAL SUMMER) est conçu artistiquement par Filipe Pinto-Ribeiro dont classiquenews avait soulignĂ© la pertinence de son dernier album discographique (CD intitulĂ© SEASONS : Tchaikovsky, Piazzolla, Carrapatoso – Lire notre prĂ©sentation du cd / paru en 2015)

Outre la série de concerts mettant en avant tempéraments affirmés et reconnus, et jeunes sensibilités prometteuses, VERAO CLASSICO met en avant comme chaque été, un instrument vedette : en août 2017, le hautbois
 comme en atteste la présence du soliste chevronné, Ramón Ortega Quero.
La force de l’AcadĂ©mie Ă  Lisbonne vient des personnalitĂ©s invitĂ©es : cette annĂ©e, entre autre : les violonistes Corey Cerovsek ou Elina VĂ€hĂ€lĂ€ ; la corniste Marie-Luise Neunecker, le clarinettiste Pascal MoraguĂšs ou les violoncelliste Gary Hoffman et Kyril Zlotnikov.

pinto-ribeiro-filipe-piano-classiquenewsLa 3Ăš Ă©dition de VERAO CLASSICO – AcadĂ©mie internationale de musique classique Ă  Lisbonne / Lisbon International Music Academy, a lieu du 1er au 10 aoĂ»t 2017 soit 10 jours d’intense activitĂ© musicale et artistique, ciblant l’excellence, dans le jeu soliste, comme concertant et chambriste. La qualitĂ© des intervenants pĂ©dagogues (11 enseignants en 2017, de 10 nationalitĂ©s distinctes) est assurĂ©e par une sĂ©lection initiale trĂšs pointue ; la plupart des professeurs viennent des Conservatoires de Paris, Berlin, Lucerne, ou des orchestres prestigieux tels Orchestre de Paris, Berliner Philharmoniker and Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunk.
Parmi les quelques 150 jeunes instrumentistes de l’étĂ© 2017, les 2/3 sont portugais, les autres proviennent de 20 pays diffĂ©rents.
L’esprit de saine Ă©mulation anime chaque session et au terme d’une sĂ©rie de sĂ©lections, quelques Ă©lus, candidats au CLASSICAL SUMMER Awards se voient rĂ©compensĂ©s en engagements lors de saisons musicales au Portugal. L’étĂ© est propice au partage, aux rencontres, mai aussi au perfectionnement et Ă  la maturation de talents encore Ă  polir et Ă  affiner. Filipe PINTO-RIBEIRO offre tout cela aux jeunes musiciens du Portugal et du monde entier, dĂ©sireux d’affiner leur jeu, de nourir encore et encore, leur approche des rĂ©pertoires, de partager et de croiser leur comprĂ©hension des partitions avec l’avis des plus avisĂ©s et des plus expĂ©rimentĂ©s.

 

 

 

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VEROA CLASSICO 2017
L’équipe pĂ©dagogique :

 

 

‚· Filipe Pinto-Ribeiro (Portugal) : Piano, Soloist and Chamber Musician, Artistic and Pedagogical Director
· Eldar Nebolsin (Russia) : Piano, Professor at Hochschule fĂŒr Musik “Hanns Eisler” Berlin
· Corey Cerovsek (Canada) : Violin, Soloist and Chamber Musician, Stradivarius “Milanollo”
· Elina VĂ€hĂ€lĂ€ (Finland) : Violin, Professor at Hochschule fĂŒr Musik Karlsruhe
· Isabel Charisius (Germany) : Viola, Professor at Lucerne University and Violist at the Alban Berg
Quartet
· Gary Hoffman (USA) : Cello, Professor at Queen Elisabeth Music Chapel of Belgium
· Kyril Zlotnikov (Israel) : Cello, Soloist and Cellist of the Jerusalem Quartet
· Gunars Upatnieks (Latvia) : Double Bass, Professor at Hochschule fĂŒr Musik “Hanns Eisler” Berlin and Double Bassist in the Berliner Philharmoniker
· Ramón Ortega Quero (Spain) : Oboe, 1st Principal Oboe in the Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks
· Pascal MoraguÚs (France) : Clarinet, Professor at Conservatoire de Paris and 1st Principal Clarinet at Orchestre de Paris
· Marie-Luise Neunecker (Germany) : Horn, Professor at Hochschule fĂŒr Musik “Hanns Eisler” Berlin

 

 

VERAO CLASSICO 2017 LISBOA LISOBONNE concerts masterclasses par classiquenews presentation august 2017 aout 2017 phpThumb_generated_thumbnailjpgGeneral schedule / Programmation gĂ©nĂ©rale : from August 1st to 10th: CLASSICAL SUMMER Festival / ‹From August 2nd  to 10th: CLASSICAL SUMMER Masterclasses

 

 

INFOS et RESERVATIONS / TICKETS :
http://www.filipepinto-ribeiro.com/EN/Noticia-concertos-do-festival-verao-classico-2017

VIDEO / FILM CLASSICAL SUMMER 2016:
https://www.youtube.com/watch?v=k3XE1D3co_M

 

 

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ENTRETIEN avec Filipe PINTO RIBEIRO, directeur artistique du festival & académie VEROA CLASSICO 1er-10 août 2017, Lisbonne

Comment dĂ©finissez-vous l’Ă©vĂ©nement VERANO CLASSICO ? AcadĂ©mie, festival ?

pinto-ribeiro-filipe-portrait-582-bandeauL’AcadĂ©mie – Festival VerĂŁo ClĂĄssico a deux actions, une sĂ©rie prestigieuse de concerts ainsi que des masterclasses. La troisiĂšme Ă©dition aura lieu Ă  Lisbonne du 1er au 10 aout 2017, au Centre Culturel de BelĂ©m. Tous les jours, les Ă©lĂšves et public pourront Ă©couter des masterclasses avec des professeurs issus de grandes institutions tels les Conservatoire de Paris, Berlin, Lucerne, ainsi que des solistes de l’Orchestre de Paris, du Philharmonique de Berlin et de la Radio de BaviĂšre. Les 150 Ă©lĂšves sĂ©lectionnĂ©s originaires de 20 pays pourront participer aux masterclasses de piano, violon, alto, violoncelle, contrebasse, hautbois, clarinette, cor et musique de chambre. Cette acadĂ©mie demeure un cas unique au Portugal.

 

 

Quel est le fonctionnement de l’évĂ©nement pour les festivaliers, pour les jeunes instrumentistes acadĂ©miciens, invitĂ©s, pour les artistes professionnels invitĂ©s ?

Du 1er au 10 aout, le Festival VerĂŁo ClĂĄssico prĂ©sente quotidiennement plusieurs concerts : quatre « MasterFest » (concertistes de renommĂ©s internationales) et  six « TalentFest » (jeunes talents). Un jury formĂ© par les professeurs de l’AcadĂ©mie choisiront quelques Ă©lĂšves pour participer Ă  une sĂ©rie de concerts qui sera organisĂ©e durant toute l’annĂ©e au Portugal. L’initiative ouvre un rĂ©seau national pour les participants
 c’est une opportunitĂ© exceptionnelle pour leur professionnalisation.

 

 

L’Ă©vĂ©nement se dĂ©roule dans un lieu et un site spĂ©cifique. En quoi le bĂątiment et le site apportent-ils un caractĂšre particulier Ă  l’évĂ©nement ?

Les concerts et masterclasses ont lieu dans les nombreuses salles du Centre Culturel de BelĂ©m, qui est l’un des plus prestigieux et des plus vastes complexes culturels europĂ©ens, avec plus de 100 000 m2 d’espace exploitable. Il s’agĂźt d’un Ă©difice magnifique et inspirant, situĂ© sur la berge du Tage devant le MonastĂšre des JĂ©ronimos.

Quels sont les directions artistiques que vous avez choisies de mettre en avant cette année ?

Chaque annĂ©e, l’AcadĂ©mie insĂšre un nouvel instrument. Cette annĂ©e c’est le tour du hautbois, ainsi nous aurons la prĂ©sence de RamĂłn Ortega Quero, l’un des plus prestigieux hautboĂŻstes du moment, vainqueur du concours ARD de Munich en 2007 ; il est soliste Ă  la Radio de BaviĂšre. Il y aura aussi d’autres « dĂ©buts » : cette annĂ©e avec la participation de musiciens tels Corey Cerovsek et Elina VĂ€halĂ€, la corniste Marie-Luise Neunecker et le violoncelliste du Quatuor de JĂ©rusalem, Kyril Zlotnikov, ainsi que le contrebassiste de l’orchestre Philharmonique de Berlin, Gunas Upatnieks. Autant de solides techniciens, surtout des personnalitĂ©s capables d’enrichir l’expĂ©rience pĂ©dagogique et musicale apportĂ©e aux jeunes instrumentistes acadĂ©miciens.

 

 

 

 

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CONCERTS VERAO CLASSICO 2017 Ă  Lisbonne :

4 MasterFEST, 6 TalentFEST
CONCERTS CLASSICAL SUMMER FESTIVAL 2017

VERAO-CLASSICO-festival-masterclasses-2017-classiquenewsCLASSICAL SUMMER Festival 2017 / le Festival de l’étĂ© classique Ă  Lisbonne (VERAO CLASSICO) propose chaque jour plusieurs concerts dont le rĂ©pertoire va du 18Ăš au 21Ăš siĂšcles. Le cycle comprend 4 « MasterFest » avec la prĂ©sence de grands solistes internationalement rĂ©putĂ©s, et 6 « Talent Fest » prĂ©sentant le travail des jeunes instrumentistes parmi les plus prometteurs. Sont ainsi invitĂ©s Ă  se produire en 2017 au Centre culturel BelĂ©m : le pianiste Eldar Nebolsin, les violinistes Corey Cerovsek et Elina VĂ€hĂ€lĂ€, l’altiste Isabel Charisius, les violoncellistes Gary Hoffman et Kyril Zlotnikov, le contrebassiste Gunars Upatnieks, l’hautboiste RamĂłn Ortega Quero, la corniste Marie-Luise Neunecker, le clarinettiste Pascal MoraguĂšs, mais aussi le pianiste, directeur artistique du Festival VERAO CLASSICO, Filipe Pinto-Ribeiro.

 

 

verao-classico-festival-academie-concerts-masterclasses-lisbonne-lisboa-2017-presentation-concerts-par-classiquenews

 

 

1er AOÛT 2017 – 21h | Centro Cultural de BelĂ©m : ‹MASTERFEST I – OPENING FEST‹With Filipe Pinto-Ribeiro, Eldar Nebolsin, RamĂłn Ortega, Pascal MoraguĂšs, Corey Cerovsek, Elina VĂ€hĂ€lĂ€, Isabel Charisius, Gary Hoffman and Gunars Upatnieks‹Works by Prokofiev, Mozart, Schumann and Mendelssohn ‹[+ info and tickets]

 

 

‹‹4 AOÛT 2017 – 21h | Centro Cultural de BelĂ©m : ‹MASTERFEST II – RUSSIAN FEST‹With Filipe Pinto-Ribeiro, Eldar Nebolsin, Pascal MoraguĂšs, RamĂłn Ortega Quero, Corey Cerovsek, Elina VĂ€hĂ€lĂ€, Isabel Charisius, Gary Hoffman and Gunars Upatnieks‹Works by Rachmaninov, Prokofiev and Shostakovich  ‹[+ info and tickets]

 

 

‹‹7 AOÛT 2017 – 21h | Centro Cultural de BelĂ©m‹ : MASTERFEST III – ROMANTIC FEST‹With Filipe Pinto-Ribeiro, Eldar Nebolsin, Pascal MoraguĂšs, Corey Cerovsek, Isabel Charisius, Gary Hoffman and Gunars Upatnieks‹Works by Brahms, Bottesini and Dvoƙák‹ ‹[+ info and tickets]

 

 

‹‹10 AOÛT 2017 – 21h | Centro Cultural de BelĂ©m : ‹MASTERFEST IV – CLOSING FEST‹With Filipe Pinto-Ribeiro, Eldar Nebolsin, Pascal MoraguĂšs, Marie-Luise Neunecker, Corey Cerovsek, Isabel Charisius, Gary Hoffman, Kyril Zlotnikov and Gunars Upatnieks‹Works by Beethoven, Bottesini, CassadĂł and DohnĂĄnyi ‹[+ info and tickets]

 

 

‹‹2, 3, 5, 6, 8 et 9 AOÛT 2017 – 21h00 | Centro Cultural de BelĂ©m : ‹TALENTFEST Concerts`/ concerts des jeunes instrumentistes acadĂ©miciens 2017
[+ info]

 

 

‹CLASSICAL SUMMER official webpage
Contact: info@veraoclassico.com

 

VERAO CLASSICO 2017 LISBOA LISOBONNE concerts masterclasses par classiquenews presentation august 2017 aout 2017 phpThumb_generated_thumbnailjpg

 

Apothéose JS BACH à Musique & Mémoire 2017

Jean-SĂ©bastien Bach : la Messe en si mineurAPOTHEOSE BACH au festival Musique & MĂ©moire. Les 29 et 30 juillet 2017, Luxeuil les Bains, 21h (Haute-SaĂŽne, 70). Pour son ultime week end, le 24Ăš Festival Musique & MĂ©moire dans les Vosges du sud met le gĂ©nie de Jean-SĂ©bastien Bach en lumiĂšre. Pour exprimer la grĂące musicale Ă©laborĂ©e par le compositeur, directeur de la musique Ă  Leipzig, Fabrice Creux, directeur et crĂ©ateur du Festival saĂŽnois, confie Ă  l’ensemble fondĂ© par le claveciniste Olivier Spilmont, ALIA MENS, le soin de choisir et interprĂ©ter en particulier deux programmes Ă©vĂ©nements, ceux de samedi et de dimanche, 29 et 30 juillet Ă  21h, en la basilique Saint-Pierre de Luxeuil. Les deux programmes (musique sacrĂ©e et Concertos Brandebourgeois…, entre autres) sont d’autant plus attendus et prometteurs qu’ils devraient approfondir encore un geste interprĂ©tatif dĂ©jĂ  saluĂ© par le CLIC de CLASSIQUENEWS, dans un premier et rĂ©cent album discographique Ă©ditĂ© par PARATY (La citĂ© cĂ©leste, cantates de Weimar de JS BACH, programme prĂ©cĂ©demment crĂ©Ă© Ă  Musique & MĂ©moire 2016). Le cycle de concerts en crĂ©ation Ă  Musique & MĂ©moire souligne le bĂ©nĂ©fice pour les ensembles invitĂ©s du principe de la rĂ©sidence. Ainsi ALIA MENS peut approfondir son approche des partitions en disposant de conditions optimales d’une annĂ©e Ă  l’autre pour dĂ©fricher et ciseler les oeuvres choisies. L’originalitĂ© des programmes est remarquable (Missa Brevis BWV 233, Cantate BWV 125, BWV 80 associĂ©es pour “un Office pour l’anniversaire de la RĂ©forme) et le plateau est ambitieux (pas moins de 33 artistes sur scĂšne pour le concert “SOLI DEO GLORIA”, / pour la seule gloire de Dieu, selon la signature de JS Bach lui-mĂȘme, inscrite sur ses manuscrits, ce 29 juillet, …). Les deux concerts des 29 et 30 juillet sont le prolongement d’un cycle JS BACH exceptionnel ayant dĂ©butĂ© le 27 juillet dernier.

 

 

alia Mens

 

 

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musiquetmemoire-festival-2017-presentation-classiquenews-2017LIRE notre présentation précédente du cycle JS BACH pour Musique & Mémoire 2017 (27-30 juillet 2017), avec compte rendu-complet du cd La Cité céleste pas Alia Mens, et notre entretien exclusif avec Olivier Spilmont à propos des cantates de Jean-Sébastien Bach.
http://www.classiquenews.com/vosges-du-sud-dernier-week-end-js-bach-au-festival-musique-memoire/

 

 

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Samedi 29 juillet, 21 h
Basilique Saint-Pierre de Luxeuil-les-Bains
Soli Deo Gloria
Un office pour l’anniversaire de la RĂ©forme
Kyrie et Gloria – Missa brevis BWV 233
Cantate Mit Fried und Freud BWV 125, 1725 (pour la fĂȘte de la Purification)
Cantate Ein’ feste Burg ist unser Gott BWV 80, 1724 (pour la fĂȘte de la RĂ©forme)
Cum Sancto Spiritu – Missa brevis BWV 233

Alia Mens
Jenny Högström, soprano
Marie Frédérique Girod, soprano
CĂ©cile Achille, soprano
Pascal Bertin, alto
Damien Ferrante, alto
AnaĂźs Bertrand, alto
Dàvid Szigetvàri, ténor
Stéphen Collardelle, ténor
Pierre Perny, ténor
Victor Sicard, basse
Geoffroy BuffiĂšre, basse
René Ramos Premier, basse
Stéphanie Paulet, premier violo,
Fiona Emilie Poupard, violon
Varoujan Doneyan, violon
Stephan Dudermel, second violon
Benjamin Lescoat, violon
Simon Heyerick, alto
Myriam Mahnane, alto
JĂ©rĂŽme Vidaller, violoncelle
Ronan Kernoa, violoncelle
Christian Staude, contrebasse
Niels Coppalle, basson
Anna Besson, traverso
Laura Duthuillé, hautbois
Vincent Blanchard, hautbois
Nathalie Petibon, hautbois
Jeroen Billiet, cor
Yannick Maillet, cor
Eulalie Poinsignon, orgue positif
Olivier Spilmont, direction

 

 

 

Dimanche 30 juillet, 21 h
Basilique Saint-Pierre de Luxeuil-les-Bains
Collegium musicum II
Concerto Brandebourgeois n°1 en fa majeur BWV 1046
Concerto pour 2 violons en ré mineur BWV 1043
Concerto Brandebourgeois n°3 en sol majeur BWV 1048

Alia Mens
Stéphanie Paulet, premier violon et violon piccolo
Stéphan Dudermel, violon
Fiona Emilie Poupard, violon
Varoujan Doneyan, violon
Benjamin Lescoat , violon
Simon Heyerick, alto
Myriam Mahnane, alto
JĂ©rĂŽme Vidaller, violoncelle
Ronan Kernoa, violoncelle
Nils de Dinechin, violoncelle
Christian Staude, contrebasse
Niels Coppalle, basson
Vincent Blanchard, hautbois
Laura Duthuillé, hautbois
Nathalie Petibon, hautbois
Jeroen Billiet, cor
Yannick Maillet, cor
Eulalie Poinsignon, orgue positif et clavecin
Olivier Spilmont, clavecin et direction

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LIRE aussi notre prĂ©sentation complĂšte du Festival MUSIQUE & MEMOIRE 2017 : les 3 week ends d’un voyage musical et artistique parmi les plus captivants de l’étĂ© 2017

LIRE la critique complĂšte du cd La CitĂ© CĂ©leste / Cantates de Weimar de Jean-SĂ©bastien BACH par Alia Mens, Olivier Spilmont (enregistrement de septembre 2016), CLIC de CLASSIQUENEWS du printemps 2017 (mai 2017) / et aussi notre entretien exclusif d’Olivier Spilmont Ă  propos des cantates de JS Bach

 

 

 

 

Festival MUSIQUE ET MEMOIRE dans les Vosges du SudVISITER le site du festival MUSIQUE & MEMOIRE, édition 2017 :

http://www.musetmemoire.com/article.php?id=334

 

 

Infos & RĂ©servations sur le site du Festival MUSIQUE & MÉMOIRE 2017

 

 

musique-et-memoire-festival-2017-alia-mens-cantates-jean-sebastien-bach

 

 

 

LISBONNE, Verao classico, Festival & Académie, 1er-10 août 2017

VERAO CLASSICO 2017 LISBOA LISOBONNE concerts masterclasses par classiquenews presentation august 2017 aout 2017 phpThumb_generated_thumbnailjpgLISBONNE, Verao classico, Festival & AcadĂ©mie, 1er-10 aoĂ»t 2017. Au centre culturel de BelĂ©m Ă  Lisbonne, le pianiste Filipe Pinto-Ribeiro organise un cycle exceptionnel de concerts et de masterclasses (pas moins de 320 leçons en 2016 !) qui associant reprĂ©sentations publiques, sessions de sĂ©lections et pĂ©dagogie active, offrent aux professionnels et aux jeunes instrumentistes acadĂ©miciens, une opportunitĂ© unique au Portugal de se perfectionner, approfondir le mĂ©tier, et mĂȘme se professionnaliser avec Ă  la clĂ© des engagements
 VERAO CLASSICO, l’étĂ© classique (CLASSICAL SUMMER) est conçu artistiquement par Filipe Pinto-Ribeiro dont classiquenews avait soulignĂ© la pertinence de son dernier album discographique (CD intitulĂ© SEASONS : Tchaikovsky, Piazzolla, Carrapatoso – Lire notre prĂ©sentation du cd / paru en 2015)

Outre la série de concerts mettant en avant tempéraments affirmés et reconnus, et jeunes sensibilités prometteuses, VERAO CLASSICO met en avant comme chaque été, un instrument vedette : en août 2017, le hautbois
 comme en atteste la présence du soliste chevronné, Ramón Ortega Quero.
La force de l’AcadĂ©mie Ă  Lisbonne vient des personnalitĂ©s invitĂ©es : cette annĂ©e, entre autre : les violonistes Corey Cerovsek ou Elina VĂ€hĂ€lĂ€ ; la corniste Marie-Luise Neunecker, le clarinettiste Pascal MoraguĂšs ou les violoncelliste Gary Hoffman et Kyril Zlotnikov.

pinto-ribeiro-filipe-piano-classiquenewsLa 3Ăš Ă©dition de VERAO CLASSICO – AcadĂ©mie internationale de musique classique Ă  Lisbonne / Lisbon International Music Academy, a lieu du 1er au 10 aoĂ»t 2017 soit 10 jours d’intense activitĂ© musicale et artistique, ciblant l’excellence, dans le jeu soliste, comme concertant et chambriste. La qualitĂ© des intervenants pĂ©dagogues (11 enseignants en 2017, de 10 nationalitĂ©s distinctes) est assurĂ©e par une sĂ©lection initiale trĂšs pointue ; la plupart des professeurs viennent des Conservatoires de Paris, Berlin, Lucerne, ou des orchestres prestigieux tels Orchestre de Paris, Berliner Philharmoniker and Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunk.
Parmi les quelques 150 jeunes instrumentistes de l’étĂ© 2017, les 2/3 sont portugais, les autres proviennent de 20 pays diffĂ©rents.
L’esprit de saine Ă©mulation anime chaque session et au terme d’une sĂ©rie de sĂ©lections, quelques Ă©lus, candidats au CLASSICAL SUMMER Awards se voient rĂ©compensĂ©s en engagements lors de saisons musicales au Portugal. L’étĂ© est propice au partage, aux rencontres, mai aussi au perfectionnement et Ă  la maturation de talents encore Ă  polir et Ă  affiner. Filipe PINTO-RIBEIRO offre tout cela aux jeunes musiciens du Portugal et du monde entier, dĂ©sireux d’affiner leur jeu, de nourir encore et encore, leur approche des rĂ©pertoires, de partager et de croiser leur comprĂ©hension des partitions avec l’avis des plus avisĂ©s et des plus expĂ©rimentĂ©s.

 

 

 

verao-classico-belem-lisbonne-concerts-masterclasses-presentation-by-par-classiquenews

 

 

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VEROA CLASSICO 2017
L’équipe pĂ©dagogique :

 

 

‚· Filipe Pinto-Ribeiro (Portugal) : Piano, Soloist and Chamber Musician, Artistic and Pedagogical Director
· Eldar Nebolsin (Russia) : Piano, Professor at Hochschule fĂŒr Musik “Hanns Eisler” Berlin
· Corey Cerovsek (Canada) : Violin, Soloist and Chamber Musician, Stradivarius “Milanollo”
· Elina VĂ€hĂ€lĂ€ (Finland) : Violin, Professor at Hochschule fĂŒr Musik Karlsruhe
· Isabel Charisius (Germany) : Viola, Professor at Lucerne University and Violist at the Alban Berg
Quartet
· Gary Hoffman (USA) : Cello, Professor at Queen Elisabeth Music Chapel of Belgium
· Kyril Zlotnikov (Israel) : Cello, Soloist and Cellist of the Jerusalem Quartet
· Gunars Upatnieks (Latvia) : Double Bass, Professor at Hochschule fĂŒr Musik “Hanns Eisler” Berlin and Double Bassist in the Berliner Philharmoniker
· Ramón Ortega Quero (Spain) : Oboe, 1st Principal Oboe in the Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks
· Pascal MoraguÚs (France) : Clarinet, Professor at Conservatoire de Paris and 1st Principal Clarinet at Orchestre de Paris
· Marie-Luise Neunecker (Germany) : Horn, Professor at Hochschule fĂŒr Musik “Hanns Eisler” Berlin

 

 

VERAO CLASSICO 2017 LISBOA LISOBONNE concerts masterclasses par classiquenews presentation august 2017 aout 2017 phpThumb_generated_thumbnailjpgGeneral schedule / Programmation gĂ©nĂ©rale : from August 1st to 10th: CLASSICAL SUMMER Festival / ‹From August 2nd  to 10th: CLASSICAL SUMMER Masterclasses

 

 

INFOS et RESERVATIONS / TICKETS :
http://www.filipepinto-ribeiro.com/EN/Noticia-concertos-do-festival-verao-classico-2017

VIDEO / FILM CLASSICAL SUMMER 2016:
https://www.youtube.com/watch?v=k3XE1D3co_M

 

 

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ENTRETIEN avec Filipe PINTO RIBEIRO, directeur artistique du festival & académie VEROA CLASSICO 1er-10 août 2017, Lisbonne

Comment dĂ©finissez-vous l’Ă©vĂ©nement VERANO CLASSICO ? AcadĂ©mie, festival ?

pinto-ribeiro-filipe-portrait-582-bandeauL’AcadĂ©mie – Festival VerĂŁo ClĂĄssico a deux actions, une sĂ©rie prestigieuse de concerts ainsi que des masterclasses. La troisiĂšme Ă©dition aura lieu Ă  Lisbonne du 1er au 10 aout 2017, au Centre Culturel de BelĂ©m. Tous les jours, les Ă©lĂšves et public pourront Ă©couter des masterclasses avec des professeurs issus de grandes institutions tels les Conservatoire de Paris, Berlin, Lucerne, ainsi que des solistes de l’Orchestre de Paris, du Philharmonique de Berlin et de la Radio de BaviĂšre. Les 150 Ă©lĂšves sĂ©lectionnĂ©s originaires de 20 pays pourront participer aux masterclasses de piano, violon, alto, violoncelle, contrebasse, hautbois, clarinette, cor et musique de chambre. Cette acadĂ©mie demeure un cas unique au Portugal.

 

 

Quel est le fonctionnement de l’évĂ©nement pour les festivaliers, pour les jeunes instrumentistes acadĂ©miciens, invitĂ©s, pour les artistes professionnels invitĂ©s ?

Du 1er au 10 aout, le Festival VerĂŁo ClĂĄssico prĂ©sente quotidiennement plusieurs concerts : quatre « MasterFest » (concertistes de renommĂ©s internationales) et  six « TalentFest » (jeunes talents). Un jury formĂ© par les professeurs de l’AcadĂ©mie choisiront quelques Ă©lĂšves pour participer Ă  une sĂ©rie de concerts qui sera organisĂ©e durant toute l’annĂ©e au Portugal. L’initiative ouvre un rĂ©seau national pour les participants
 c’est une opportunitĂ© exceptionnelle pour leur professionnalisation.

 

 

L’Ă©vĂ©nement se dĂ©roule dans un lieu et un site spĂ©cifique. En quoi le bĂątiment et le site apportent-ils un caractĂšre particulier Ă  l’évĂ©nement ?

Les concerts et masterclasses ont lieu dans les nombreuses salles du Centre Culturel de BelĂ©m, qui est l’un des plus prestigieux et des plus vastes complexes culturels europĂ©ens, avec plus de 100 000 m2 d’espace exploitable. Il s’agĂźt d’un Ă©difice magnifique et inspirant, situĂ© sur la berge du Tage devant le MonastĂšre des JĂ©ronimos.

Quels sont les directions artistiques que vous avez choisies de mettre en avant cette année ?

Chaque annĂ©e, l’AcadĂ©mie insĂšre un nouvel instrument. Cette annĂ©e c’est le tour du hautbois, ainsi nous aurons la prĂ©sence de RamĂłn Ortega Quero, l’un des plus prestigieux hautboĂŻstes du moment, vainqueur du concours ARD de Munich en 2007 ; il est soliste Ă  la Radio de BaviĂšre. Il y aura aussi d’autres « dĂ©buts » : cette annĂ©e avec la participation de musiciens tels Corey Cerovsek et Elina VĂ€halĂ€, la corniste Marie-Luise Neunecker et le violoncelliste du Quatuor de JĂ©rusalem, Kyril Zlotnikov, ainsi que le contrebassiste de l’orchestre Philharmonique de Berlin, Gunas Upatnieks. Autant de solides techniciens, surtout des personnalitĂ©s capables d’enrichir l’expĂ©rience pĂ©dagogique et musicale apportĂ©e aux jeunes instrumentistes acadĂ©miciens.

 

 

 

 

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CONCERTS VERAO CLASSICO 2017 Ă  Lisbonne :

4 MasterFEST, 6 TalentFEST
CONCERTS CLASSICAL SUMMER FESTIVAL 2017

VERAO-CLASSICO-festival-masterclasses-2017-classiquenewsCLASSICAL SUMMER Festival 2017 / le Festival de l’étĂ© classique Ă  Lisbonne (VERAO CLASSICO) propose chaque jour plusieurs concerts dont le rĂ©pertoire va du 18Ăš au 21Ăš siĂšcles. Le cycle comprend 4 « MasterFest » avec la prĂ©sence de grands solistes internationalement rĂ©putĂ©s, et 6 « Talent Fest » prĂ©sentant le travail des jeunes instrumentistes parmi les plus prometteurs. Sont ainsi invitĂ©s Ă  se produire en 2017 au Centre culturel BelĂ©m : le pianiste Eldar Nebolsin, les violinistes Corey Cerovsek et Elina VĂ€hĂ€lĂ€, l’altiste Isabel Charisius, les violoncellistes Gary Hoffman et Kyril Zlotnikov, le contrebassiste Gunars Upatnieks, l’hautboiste RamĂłn Ortega Quero, la corniste Marie-Luise Neunecker, le clarinettiste Pascal MoraguĂšs, mais aussi le pianiste, directeur artistique du Festival VERAO CLASSICO, Filipe Pinto-Ribeiro.

 

 

verao-classico-festival-academie-concerts-masterclasses-lisbonne-lisboa-2017-presentation-concerts-par-classiquenews

 

 

1er AOÛT 2017 – 21h | Centro Cultural de BelĂ©m : ‹MASTERFEST I – OPENING FEST‹With Filipe Pinto-Ribeiro, Eldar Nebolsin, RamĂłn Ortega, Pascal MoraguĂšs, Corey Cerovsek, Elina VĂ€hĂ€lĂ€, Isabel Charisius, Gary Hoffman and Gunars Upatnieks‹Works by Prokofiev, Mozart, Schumann and Mendelssohn ‹[+ info and tickets]

 

 

‹‹4 AOÛT 2017 – 21h | Centro Cultural de BelĂ©m : ‹MASTERFEST II – RUSSIAN FEST‹With Filipe Pinto-Ribeiro, Eldar Nebolsin, Pascal MoraguĂšs, RamĂłn Ortega Quero, Corey Cerovsek, Elina VĂ€hĂ€lĂ€, Isabel Charisius, Gary Hoffman and Gunars Upatnieks‹Works by Rachmaninov, Prokofiev and Shostakovich  ‹[+ info and tickets]

 

 

‹‹7 AOÛT 2017 – 21h | Centro Cultural de BelĂ©m‹ : MASTERFEST III – ROMANTIC FEST‹With Filipe Pinto-Ribeiro, Eldar Nebolsin, Pascal MoraguĂšs, Corey Cerovsek, Isabel Charisius, Gary Hoffman and Gunars Upatnieks‹Works by Brahms, Bottesini and Dvoƙák‹ ‹[+ info and tickets]

 

 

‹‹10 AOÛT 2017 – 21h | Centro Cultural de BelĂ©m : ‹MASTERFEST IV – CLOSING FEST‹With Filipe Pinto-Ribeiro, Eldar Nebolsin, Pascal MoraguĂšs, Marie-Luise Neunecker, Corey Cerovsek, Isabel Charisius, Gary Hoffman, Kyril Zlotnikov and Gunars Upatnieks‹Works by Beethoven, Bottesini, CassadĂł and DohnĂĄnyi ‹[+ info and tickets]

 

 

‹‹2, 3, 5, 6, 8 et 9 AOÛT 2017 – 21h00 | Centro Cultural de BelĂ©m : ‹TALENTFEST Concerts`/ concerts des jeunes instrumentistes acadĂ©miciens 2017
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