MĂ©tamorphoses de Paul Hindemith

HOULIHAN robert maestro fantastico par classiquenews RHC3_cTOURS, OpĂ©ra. Concert Strauss / Hindemith. Les 20 et 21 janvier 2018. Les mĂ©tamorphoses sont Ă  l’honneur du premier concert symphonique de l’OpĂ©ra de Tours en 2018. D’abord le chef d’oeuvre crĂ©pusculaire de Richard Strauss, vraie rĂ©flexion parfois angoissĂ©e et si juste sur le sens de la sociĂ©tĂ© humaine, aprĂšs le traumatisme de la seconde guerre mondiale : MĂ©tamorphoses, Ă©tude pour 23 instruments Ă  cordes (couplĂ© avec Mort et Transfiguration du mĂȘme compositeur) ; puis MĂ©tamorphoses symphoniques d’aprĂšs CM Von Weber de Paul Hindemith (autre compositeur marquĂ© par la guerre, et contemporain de Richard Strauss). En ouverture de ce programme dense, hautement symphonique, le ballet, lĂ©ger, Les Deux pigeons (Messager). Pour relever les dĂ©fis expressifs et poĂ©tiques d’un cycle passionnant, le directeur de l’OpĂ©ra de Tours invite pour ce concert, et pour la seconde fois, son ancien maĂźtre, Robert Houlihan, personnalitĂ© charismatique douĂ© de clartĂ©, d’intensitĂ©, de transparence. Ce nouveau programme devrait marquer les esprits parmi les public et les musiciens Ă  Tours.

Hindemith-paul-hindemith-portrait-par-classiquenewsLe point le plus intĂ©ressant du concert demeure assurĂ©ment les MĂ©tamorphoses de Paul Hindemith, compositeur expatriĂ©, fuyant les nazis, et qui crĂ©e ainsi en 1943 aux USA (New York), sa nouvelle partition orchestrale inspirĂ©e de Weber. D’un an antĂ©rieur aux MĂ©tamorphoses de Strauss, celles de Hindemith forment une symphonie en 4 parties ; l’invention de Hindemith parvient Ă  ne jamais vraiment citer les thĂšmes de Weber dont il s’inspire, tant ils sont sublimĂ©s dĂšs leur premier Ă©noncĂ©. Chacun des 4 mouvements s’inspire d’un thĂšme diffĂ©rent chez Weber : l’Allegro brillant (I) reprend le matĂ©riau des Huit PiĂšces opus 60 ; le mouvement qui suit ou Scherzo (II), de caractĂšre chinois s’appuie sur l’Ouverture chinoise de Weber avec gong, wood-block et clochettes) ; le III est un intermĂšde lyrique, Andantino d’aprĂšs les Six PiĂšces de l’opus 10 ; enfin le finale (IV) est une marche (inspirĂ© de la mĂȘme source), avec rĂ©itĂ©ration des 3 thĂšmes prĂ©cĂ©demment empruntĂ©s dans les 3 mouvements prĂ©cĂ©dents. La direction doit en plus du jeu formel des superpositions des structures mĂ©lodiques empruntĂ©es, favoriser l’esprit de parodie et l’humour dont Hindemith fait son miel de plus en plus lĂ©ger et badin dans le caractĂšre d’une esquisse pleine de libre fantaisie.

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André MESSAGER
Les Deux Pigeons,
suite de ballet (extraits)

Richard STRAUSS
Tod und VerlkÀrung (Mort et Transfiguration) ,
poĂšme symphonique – Op.24

MĂ©tamorphoses,
Ă©tude pour 23 instruments Ă  cordes

Paul HINDEMITH
MĂ©tamorphoses symphoniques
sur des thĂšmes de Carl Maria von Weber

Direction musicale : Robert Houlihan
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

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boutonreservationConcert Symphonique Ă  l’OpĂ©ra de Tours
Samedi 20 janvier 2018 – 20h
Dimanche 21 janvier 2018 – 17h
RESERVER VOTRE PLACE :
http://www.operadetours.fr/metamorphoses-20-21-jan

Conférences
Samedi 20 janvier – 19h
Dimanche 21 janvier – 16h
Grand ThĂ©Ăątre – Salle Jean Vilar
Entrée gratuite

Grand Théùtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours

02.47.60.20.00

Billetterie
Ouverture du mardi au samedi
10h30 Ă  13h00 / 14h00 Ă  17h45

02.47.60.20.20
theatre-billetterie@ville-tours.fr

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LIVRE événement. KAROL BEFFA : Diabolus in opera (éditions Alma nuvis)

BEFFA KAROL diabolus in opera livre critique par classiquenews pourquoi lire absolument ce livre de Karol Beffa sur l opera par classiquenews CLIC de classiquenews de fevrier 2018LIVRE Ă©vĂ©nement. KAROL BEFFA : Diabolus in opera (Ă©ditions Alma nuvis). Passionnant regard d’un compositeur contemporain sur un genre que l’on s’entĂȘte Ă  penser « incohĂ©rent, dĂ©passĂ© poussiĂ©reux ». Combien de croisĂ©s zĂ©lĂ©s, faux prophĂštes autodĂ©clarĂ©s avaient prĂ©dit la mort du genre opĂ©ra 
 Loin de tirer sur l’ambulance (qui au demeurant se porte Ă  merveille : il suffit de constater le nombre rĂ©gulier de crĂ©ations et le taux de remplissage des thĂ©Ăątres lyriques en France), l’auteur exprime Ă  travers les chapĂźtres de son livre, un amour lĂ©gitime et bien argumentĂ© pour le genre. En dĂ©montrant la richesse critique des compositeurs du passĂ© sur un genre dĂ©jĂ  convenu, comptant ses rĂšgles et ses poncifs ; en dĂ©mĂȘlant de mĂȘme tout ce qui en vĂ©ritĂ© relĂšve d’une dĂ©construction intelligente et consciente, volontaire et organisĂ© rĂ©alisĂ© en interne, dans l’architecture des partitions, malgrĂ© une apparence bourgeoise et conforme
 (lire le chapĂźtre Ă©blouissant par sa pertinence et l’intelligence de l’analyse consacrĂ© Ă  la violence et aux ruptures essentielles dans La Traviata de Verdi par exemple), Karol Beffa nous dit sa croyance dans l’opĂ©ra : un cadre esthĂ©tique qui inspire et stimule toujours.
Osons extraire un fragment qui Ă  notre sens donne la mesure d’un texte de haute qualitĂ© : « «Il me semble que l’opĂ©ra joue de l’écart entre livret et musique pour imposer un prisme mimĂ©tique qui lui est entiĂšrement propre et auquel chaque compositeur donne sa propre orientation. C’est en somme la vision sociologique que nous avons de l’opĂ©ra comme rituel social qui nous fait mĂ©connaĂźtre les enjeux esthĂ©tiques vĂ©ritables auxquels les compositeurs se sont confrontĂ©s. GrĂące Ă  un exercice supposĂ© mimĂ©tique, ils ont explorĂ© les voies d’une remise en question de toute mimĂ©sis et envisagĂ© la possibilitĂ© d’une abstraction musicale et narrative porteuse d’un sens plus fĂ©cond» expose l’auteur dans son postlude. Les thĂ©matiques ainsi exposĂ©es prennent un relief spĂ©cifique Ă  la lecture de l’analyse dĂ©veloppĂ©e sur La Traviata, opĂ©ra en apparence des plus bourgeois, vĂ©ritable icĂŽne des saisons lyriques conformes,
 mais en rĂ©alitĂ© partition d’une invention et d’une modernitĂ© poĂ©tique et dramatique, sans Ă©quivalent alors et depuis.

CLIC_macaron_2014Du reste, ce sont bien les 12 essais sur les opĂ©ras et les compositeurs qui font la haute valeur de ce texte d’un compositeur sur les compositeurs. Outre des propos trĂšs justes sur La Gioconda de Ponchielli, L’Enfant et les SortilĂšges de Ravel (entre autres, aux cĂŽtĂ©s de l’approche nous le soulignons Ă©blouissante dĂ©diĂ© Ă  La Traviata), le lecteur se nourrit des « Trajectoires croisĂ©es » ainsi parcourant les destins et les oeuvres de Ligeti / Mahler, Liszt / Wagner, Gorecki / Penderecki
 On reproche souvent aux « musicos » de ne s’intĂ©resser qu’à leur petite personne et leurs petits projets, noyĂ©s dans leur bulle narcissique : rien de tel chez Karol Beffa dont la culture, le goĂ»t et la sensibilitĂ© renouvelle le profil du musicien dans son Ă©poque. Un sens de la poĂ©sie, le souci du sens dramatique, de l’essence mĂȘme de la musique (sur les traces du questionnement de Ligeti justement ; LIGETI dont l’auteur a dĂ©diĂ© un texte bibliographique d’importance chez Fayard) font de ce livre remarquablement Ă©crit par ailleurs, la bible qu’il faut avoir lue en ce dĂ©but d’annĂ©e 2018. CLIC de classiquenews de fĂ©vrier 2018.

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LIVRE événement. KAROL BEFFA : Diabolus in opera (éditions Alma nuis) -

Collection Concerto

20 € / 184 pages

Date de parution : 18 janvier 2018

Livre physique : ISBN : 978-2-36279-253-3

Livre numérique : ISBN : 978-2-36279-254-0

 

MEDIAS, la nouvelle chaine AUDIO classique DEUTSCHE GRAMMOPHON (Ă  venir au printemps 2018)

club-deutsche-grammophon-club-logoMEDIAS, la nouvelle chaine AUDIO classique DEUTSCHE GRAMMOPHON (Ă  venir au printemps 2018). Le Groupe CANAL+ et Universal Music Group annoncent le lancement d’une nouvelle chaĂźne audio (radio) dont le programme en continu se fonde sur le cĂ©lĂšbre catalogue de Deutsche Grammophon. La nouvelle chaĂźne digitale premium permettra notamment aux abonnĂ©s Ă©quipĂ©s du nouveau dĂ©codeur CANAL de profiter de la richesse du catalogue du « label jaune », avec des enregistrements audio proposĂ©s en haute rĂ©solution et, pour la premiĂšre fois, en DOLBY ATMOS. L’accĂšs sera effectif d’ici juin 2018.

La chaĂźne interactive, disponible pour les abonnĂ©s en France au cours du deuxiĂšme trimestre 2018, permettra de dĂ©couvrir le catalogue Deutsche Grammophon Ă  travers diffĂ©rentes catĂ©gories – compositeurs, interprĂštes, genres musicaux, instruments – de mĂȘme, des playlists thĂ©matiques seront des clĂ©s d’accĂšs au fonds de catalogue, l’un des plus riches au monde. Des contenus vidĂ©o de musique classique viendront ensuite enrichir cette offre. A suivre.

A propos de Deutsche Grammophon :

Deutsche Grammophon, prestigieuse marque dans l’univers mondial de la musique classique depuis sa crĂ©ation en 1898, a su dĂ©fendre les plus hauts standards de l’art et de la qualitĂ© sonore. Maison des plus grands artistes de l’histoire de la musique, le cĂ©lĂšbre « label jaune » est une rĂ©fĂ©rence pour tous les amoureux de la musique Ă  travers le monde, amateurs des plus remarquables enregistrements et interprĂ©tations. Son rayonnement s’est construit sur l’essor de compact disc dans les annĂ©es 90, avec entre autres, l’enregistrement systĂ©matique des lectures de chefs lĂ©gendairs tels Karajan, Carlos Kleiber, Ferenc Fricsay


Deutsche Grammophon compte aujourd’hui de nombreuses « vedettes » de la planĂšte classique : Anne-Sophie Mutter, Anna Netrebko, Martha Argerich, Daniel Barenboim, HĂ©lĂšne Grimaud, Evgeny Kissin, Lang Lang, Murray Perahia, Maurizio Pollini, Grigory Sokolov, Daniil Trifonov, Krystian Zimerman, Gustavo Dudamel, Andris Nelsons, Yannick NĂ©zet-SĂ©guin, ElÄ«na Garanča, Bryn Terfel, Rolando VillazĂłn et Max Richter.
Parmi les chefs d’orchestre majeurs, distinguons aussi parmi son catalogue : Claudio Abbado, Leonard Bernstein, Pierre Boulez, Herbert von Karajan, Carlos Kleiber, mais aussi les musiciens solistes tels Vladimir Horowitz, Mstislaw Rostropovich, AndrĂ©s Segovia, ou les actuels nouveaux champions de la nouvelle gĂ©nĂ©ration : les pianistes Daniil Trifonov ou Benjamin Grosvenor (Ă  travers son label associĂ© Decca)

Des dizaines de tempĂ©raments artistiques que CLASSIQUENEWS suit et commente au fil de l’actualitĂ© des concerts et des nouveaux programmes discographiques.

BELFORT, Leçons de TénÚbres de Michel Lambert

tĂ©nĂšbresBELFORT. Concert LAMBERT, le 28 mars 2018. La CathĂ©drale St-Christophe de Belfort accueille un programme baroque prometteur : Ă  l’honneur les Leçons de TĂ©nĂšbres de Michel Lambert, 
 soit l’une des expressions les plus poignantes de la spiritualitĂ© française au XVIIĂš, illustrĂ©e par un compositeur de l’intime Ă  la vocalitĂ© touchante de simplicitĂ© comme d’Ă©lĂ©gance. En Ă©cho au cycle de Lambert, les oeuvres de Guillaume-Gabriel Nivers tĂ©moignent de l’influence de cet art du chant sur la musique d’orgue du Grand SiĂšcle. Michel Lambert a participĂ© Ă  l’éclosion de l’opĂ©ra français sous Louis XIV, nouveau genre bientĂŽt pilotĂ© par privilĂšge exclusif par le Florentin incontournable Lully.

Michel Lambert est bien connu des amateurs de musique baroque française. En effet, ses Airs de cour sont des chefs-d’Ɠuvre absolus, dĂ©sarmants de simplicitĂ© et de grĂące, d’une finesse de prosodie et d’ornementation extraordinaires, portant ce genre Ă  son apogĂ©e. Le compositeur a su comme nul autre maĂźtriser l’art de la prosodie, fusionnant Ă©troitement le mot et la note.

Les deux cycles de Leçons de TĂ©nĂšbres sont moins connus. D’oĂč l’intĂ©rĂȘt du concert Ă  Belfort ce 28 mars 2018. L’Office des TĂ©nĂšbres connaĂźt en France Ă  la fin du XVIIe siĂšcle un engouement considĂ©rable. Pendant le CarĂȘme, les thĂ©Ăątres Ă©tant fermĂ©s, on accourt Ă  l’église, seul lieu oĂč l’on peut Ă©couter de la musique.. Le texte de ces Leçons, extrait des Lamentations de JĂ©rĂ©mie, est trĂšs expressif et passionnĂ©, donc un matĂ©riau trĂšs inspirant pour les compositeurs. Au final, il s’agit d’un opĂ©ra miniature dans le registre sacrĂ©. Appel et priĂšre introspective. La musique comme la peinture au XVIIĂš favorise le culte du fragile, de l’instable, de l’éphĂ©mĂšre. Tableaux en clair-obscur, les Leçons des TĂ©nĂšbres de Lambert (comme celles plus tard de Couperin) expriment l’intense ferveur du XVIIĂš oĂč l’humain, sincĂšre en son dĂ©pouillement, cristallise et sublime en mĂȘme temps, l’angoisse et l’espĂ©rance face Ă  la mort. Parmi les interprĂštes de ce concert Ă©vĂ©nement, la viole de gambe de Myriam Rignol (cofondatrice de l’ensemble Les Timbres), et Marc Mauillon, barytĂ©nor au verbe incarnĂ©, voluptueux.

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boutonreservationMercredi 28 mars, 20 h 30
Cathédrale Saint-Christophe de Belfort

Leçons de TénÚbres
Michel Lambert ((1610-1696)

Marc Mauillon, voix
Myriam Rignol, viole de gambe
Thibaut Roussel, théorbe
Marouan Mankar, clavecin et orgue positif

Oeuvres pour orgue
Guillaume-Gabriel Nivers (1632-1714)
Jean-Charles Ablitzer, grand-orgue

BenoĂźt Colardelle, lumiĂšres

Concert proposĂ© par Les Amis de l’Orgue et de la Musique de Belfort et le festival Musique et MĂ©moire avec le soutien spĂ©cifique du DĂ©partement du Territoire de Belfort et de la Ville de Belfort

 

12 € (normal) 10 € (adhĂ©rents AOMB, Musique et MĂ©moire)

5 € (moins de 18 ans, Ă©tudiants, demandeurs d’emploi, allocataires du RSA)

sur présentation des justificatifs correspondants

 

Réservation conseillée :

06 40 87 41 39 / festival@musetmemoire.com

 

Concert de ClÎture de La Folle Journée 2018 sur ARTE

arte-folle-journee-2018-concerts-tele-difussion-tele-concerts-presentation-bilan-sur-classiquenewsTĂ©lĂ©, ARTE: La Folle JournĂ©e 2018, le 4 fĂ©vrier 2018, 17h45. Concert de fin de festival sur Arte. Sur le thĂšme passe partout de « Vers un Nouveau Monde » – appel rassurant face au chaos de notre sociĂ©tĂ© contemporaine ?-, : par nouveau monde, c’est clair que nous tous, nous y allons, bon ou mauvais 
 avec Trump et les tempĂȘtes de plus en plus nombreuses, les indicateurs ne sont pas forcĂ©ment positifs. Quoiqu’il en soit, Arte diffuse une sĂ©lection de programmes musicaux Ă  l’affiche de La Folle JournĂ©e 2018.
Arte diffuse dimanche 4 fĂ©vrier 2018, le concert de clĂŽture de la 24Ăš Ă©dition : au programme, Rhapsodie d’aprĂšs Pagannini de Rachmaninov (Denis Matsuev, piano – Philharmonique de l’Oural, Dmitri Liss, direction) – Nabucco de Verdi (chƓur des esclaves) – Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak (Finale)


arte_logo_2013« Vers un monde nouveau » (31 janv – 4 fĂ©vrier 2018, NANTES) – en visuel affiche officielle, une jeune violoniste, cheveux dĂ©faits au vent, se dresse en figure de proue d’une barque prĂȘte Ă  conquĂ©rir le « nouveau » monde
 qu’il soit barbare, apocalyptique ou prometteur, ce  monde Ă  paraĂźtre est donc Ă  l’affiche de la nouvelle Folle JournĂ©e nantaise 2018 (24Ăš Ă©dition)
 “Vers un Monde nouveau” : nombreux sont, dans l’histoire de la musique, les compositeurs qui ont Ă  un moment donnĂ© quittĂ© leur pays, et parfois leur continent d’origine, pour s’Ă©tablir dans une autre contrĂ©e ou y sĂ©journer momentanĂ©ment. Contraint, forcĂ©, dĂ©sirĂ© ou assumĂ©, l’éloignement et l’exil s’imposent au destin des compositeurs. Surtout au XXĂš siĂšcle, le choc des guerres mondiales et la rĂ©volution bolchĂ©vique provoquent des dĂ©parts imprĂ©vus. Finalement Ă  travers cette thĂ©matique d’opportunitĂ©, La Folle JournĂ©e met l’accent sur les migrants politiques, crĂ©ateurs dĂ©racinĂ©s qui cultivent leur propre rĂ©flexion sur leurs origines : c’est donc toujours une quĂȘte fondamentale d’identitĂ©.
matsuev denis piano russe classiquenewsCe sont en premier lieu des raisons  politiques  qui ont contraint, au XXe siĂšcle essentiellement, de nombreux compositeurs Ă  quitter leur patrie sous la pression de rĂ©gimes totalitaires : fuyant la censure ou les persĂ©cutions, Rachmaninov, Prokofiev, Stravinsky, BartĂłk, Schoenberg, Granados, AlbĂ©niz et bien d’autres ont ainsi trouvĂ© refuge dans des pays devenus d’importantes terres d’accueil pour les artistes exilĂ©s, parmi lesquels les États-Unis et la France avec Paris, capitale culturelle de l’Ă©poque.
L’histoire montre cependant qu’il est aussi des exils choisis, et non subis, par les compositeurs naturellement dĂ©sireux de dĂ©couvrir d’autres cultures, de s’approprier d’autres langages ; cette nĂ©cessaire ouverture au monde, condition de l’Ă©panouissement du gĂ©nie crĂ©ateur, a ainsi conduit, Ă  toutes les Ă©poques, de nombreux musiciens Ă  s’aventurer sur des terres Ă©trangĂšres : ce sera notamment le cas de Dvoƙák, invitĂ© Ă  la fin de sa vie Ă  venir diriger le prestigieux Conservatoire de New York, oĂč il sĂ©journera trois ans en s’imprĂ©gnant de la culture populaire amĂ©ricaine.
Ce sont toutes ces oeuvres nĂ©es de la stimulante confrontation entre des univers diffĂ©rents que La Folle JournĂ©e s’attache en 2018 Ă  mettre en lumiĂšre au cours de sa 24Ăšme Ă©dition.

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à l’antenne ARTE
Concert de clĂŽture
En direct de la Cité des CongrÚs de Nantes
Dimanche 4 février à 17h45
Hommage vibrant aux musiques de l’exil, le concert de clĂŽture de la Folle JournĂ©e 2018 fait rĂ©sonner les oeuvres de Rachmaninov, DvorĂ k et Verdi, interprĂ©tĂ©es par le pianiste Denis Matsuev et le violoncelliste Victor Julien-LaferriĂšre. Oural Philharmonic Orchestra. Dmitri Liss, direction.

AU PROGRAMME

 Larsen : Haling fra sanja
Casals : Le Chant des oiseaux
Musique traditionnelle tzigane
Rachmnaninov : Rhapsodie sur un thĂšme de Paganini opus 43
Dvoråk : Symphonie n°9 en mi mineur opus 95
« Du nouveau monde », finale
Go down Moses, arrangement de Tipett
Verdi : « Va pensiero », extrait de Nabucco

ENSEMBLE MIKROKOSMOS
DIRECTION : LOÏC PIERRE
OCTUOR DE VIOLONCELLE
PAVEL SPORCL, VIOLON ET GIPSY WAY, MUSIQUE TZIGANE
DENIS MATSUEV, PIANO
VICTOR JULIEN-LAFERRIÈRE, VIOLONCELLE
CHOEUR PHILHARMONIQUE DE D’EKATRINENBOURG
ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE L’OURAL
DIRECTION : DMITRI LISS

CD événement, annonce. STRAVINSKY : Chant funÚbre, premiÚre discographique par Riccardo Chailly (1 cd Decca)

stravinsky chailly premiere creation inedit critique review cd par classiquenews annonce riccardo chailly lucerne festival orchestra sacre et chant funebre Chant-funebre-Le-Sacre-du-PrintempsCD Ă©vĂ©nement, annonce. STRAVINSKY : Chant funĂšbre, premiĂšre par Riccardo Chailly (1 cd Decca). CouplĂ© avec une nouvelle lecture du Sacre du printemps, le Chant funĂšbre de Stravinsky est enregistrĂ© pour la premiĂšre fois, grĂące Ă  la complicitĂ© de Riccardo Chailly et de l’orchestre du festival de Lucerne, dont le chef italien prend les rĂȘnes peu Ă  peu depuis la disparition de son fondateur, Claudio Abbado. La partition inĂ©dite de plus de 10 mn est le point d’orgue de ce nouveau cd Ă©ditĂ© par Decca. L’opus 5 a Ă©tĂ© dĂ©couvert Ă  St-PĂ©tersbourg au printemps 2015. ComposĂ© Ă  l’étĂ© 1908 en mĂ©moire du maĂźtre de Stravinsky, Rimski-Korsakov (dĂ©cĂ©dĂ© en juin prĂ©cĂ©dent), la partition orchestrale a vite disparu aprĂšs sa crĂ©ation en 1909 alors que le compositeur la tenait pour son Ɠuvre la plus aboutie sur le plan chromatique, et l’une des meilleures « aprĂšs L’Oiseau de feu ». Le Chant funĂšbre renseigne sur le style premier de Stravinsky, sa facilitĂ© harmonique et rythmique et sa grande versatilitĂ© dans les genres et les combinaisons sonores. 5 ans aprĂšs Le Chant funĂšbre, Stravinsky conçoit le choc prodigieux du Sacre (enregistrĂ© aussi pour le mĂȘme disque).
Stravinsky portrait faceCONTEXTE DE LA DECOUVERTE EN 2015… A l’occasion de la restauration de l’ancien bĂątiment du Conservatoire de Saint-PĂ©tersbourg, dĂ©but 2015, nombre de documents ont Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©s pour permettre la rĂ©fection des salles. Parmi eux, le personnel dĂ©couvre une partition (partie pour flĂ»te, intitulĂ©e « PogrebalnaĂŻa pesnia » : le Chant funĂšbre de 1908, dans sa rĂ©alisation pour la crĂ©ation de 1909 au sein des concerts symphoniques russes). L’oeuvre reconstituĂ©e a Ă©tĂ© recrĂ©Ă©e officiellement le 2 dĂ©cembre 2016 par Gergiev au Mariinsky.
Riccardo Chailly dans le programme Ă©ditĂ© par Decca restitue le contexte stylistique du Chant FunĂšbre. Il prend soin d’enregistrer les oeuvres qui prĂ©cĂšdent, trĂšs imprĂ©gnĂ©es du style classique de Korsakov : Scherzo fantastique (1907), Feu d’artifice (1908), sans omettre le cycle pour voix et orchestre d’aprĂšs Pouchkine, Le faune et la bergĂšre (1906).
Au moment de composer le Chant funĂšbre, Stravinsky Ă©crit ses plus grandes fresques orchestrales, dans un style de plus en plus direct et sauvage qui prĂ©figure le sommet rythmique du Sacre de 1913 : L’Oiseau de feu (1909), Le Rossignol (1908-1914), PĂ©trouchka (1910-1911).
DĂ©jĂ  dans le dĂ©but du Chant funĂšbre, la fanfare et l’harmonie grave, sombre, voire lugubre (bassons, clarinettes, trombones, tuba
) prĂ©figure le climat inquiĂ©tant Ă  l’amorce de L’Oiseau de feu. Chaque instrument dĂ©pose sa gerbe sur la tombe du MaĂźtre honorĂ©, dans un crescendo Ă  l’ampleur wagnĂ©rienne (Parsifal). L’opposition vents / cordes structure l’architecture de la partition lente et progressive. AprĂšs 106 ans d’un oubli impardonnable, la partition du Chant FunĂšbre est enfin ressuscitĂ©e, au concert et ici par le disque, dans ce premier enregistrement mondial, jalon dĂ©sormais essentiel pour comprendre la « comĂšte » Stravinksy, jeune gĂ©nie issu du Conservatoire de Saint-PĂ©tersbourg, et douĂ© d’une frĂ©nĂ©sie stylistique Ă©poustouflante.
chailly riccardo maestro stravisnky portrait presentation par classiquenews ae64e0366e4c19713bd9183f508c800f.jpg.w=262Riccardo Chailly a enregistré en live la partition inédite pour le disque, au Festival de Lucerne 2017 (août 2017). Prochaine grande critique du cd Le Chant FunÚbre et le Sacre du Printemps de Stravinsky par Riccardo Chailly dans le mg cd dvd livres de classiquenews.

CENTENAIRE GOUNOD 2018 : Philémon et Baucis à TOURS

GOUNOD 2018 dossier portrait classiquenews charles-gounodTOURS, OpĂ©ra. GOUNOD : PhilĂ©mon et Baucis. 16, 18, 20 fĂ©vrier 2018. C’est assurĂ©ment l’évĂ©nement lyrique majeur de ce dĂ©but d’annĂ©e 2018 et le temps fort de l’annĂ©e GOUNOD 2018 (Centenaire de la naissance 1818 – 2018). Comme portĂ© par les succĂšs rĂ©cents de ses prĂ©cĂ©dents ouvrages Le MĂ©decin malgrĂ© lui et Faust, Charles Gounod devenu le nouveau gĂ©nie de la scĂšne romantique française se voit invitĂ© Ă  Ă©crire un nouvel opus d’aprĂšs La Fontaine (lui-mĂȘme inspirĂ© d’Ovide) : cela sera un opĂ©ra comique, PhilĂ©mon et Baucis. CommandĂ© en 1859, la partition est en 2 actes.
Pour le rĂŽle de Baucis, le compositeur a pensĂ© Ă  Caroline Miolan-Carvalho, – crĂ©atrice de sa Marguerite (Faust), et Ă©pouse du directeur de l’OpĂ©ra-Comique, LĂ©on Carvalho (lequel pilote la crĂ©ation de PhilĂ©mon au ThĂ©Ăątre-Lyrique.

 
 

baucis-philemon-jacob-van-OOST-par-GOUNOD-opera-de-tours-dossier-presentation-par-classiquenews-centenaire-gounod-2018Les librettistes Barbier et CarrĂ© reprennent quelques vers de La Fontaine, mais savent rĂ©gĂ©nĂ©rer le sujet dans le sens d’un drame romantique, 
faustĂ©en mĂȘme, car pour Ă©prouver le couple des vieux sages Baucis et PhilĂ©mon, ils inventent une jeunesse Ă  l’épouse loyale et fidĂšle, originellement dĂ©tentrice de la sagesse de Jupiter dont le couple est le protĂ©gĂ©, et en font une coquette ardente et enivrĂ©e, d’une piquante lĂ©gĂšretĂ© (dĂ©but du II). Baucis juvĂ©linisĂ©e est sĂ©duite par Jupiter lui-mĂȘme dans le palais oĂč il a installĂ© ceux qui ont su l’accueillir et le nourrir
 Mais la fidĂ©litĂ© amoureuse est la principale vertu de celle que l’on pensait plus lĂ©gĂšre. Et l’opĂ©ra est une Ɠuvre Ă©minemment morale.

 

 
 

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TOURS, Opéraboutonreservation
Philémon & Baucis de Charles Gounod (1860)
3 représentations événements

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Vendredi 16 fĂ©vrier – 20h
Dimanche 18 fĂ©vrier – 15h
Mardi 20 fĂ©vrier – 20h

confĂ©rence sur l’ouvrage samedi 10 fĂ©vrier 2018, 14h30

RESERVER ICI
http://www.operadetours.fr/philemon-baucis

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Grand Théùtre de Tours
34 rue de la Scellerie
37000 Tours

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Ouverture du mardi au samedi
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Opéra-comique en trois actes
Livret de Jules Barbier et Michel Carré,
basĂ© sur la fable Ă©ponyme de Jean de la Fontaine, d’aprĂšs Ovide.
Créé le 18 février 1860 au Théùtre-Lyrique à Paris

Nouvelle production
PremiĂšre reprĂ©sentation Ă  l’OpĂ©ra de Tours

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Mise en scĂšne & lumiĂšres : Julien Ostini
DĂ©cors & costumes : Bruno de LavenĂšre

Baucis : Norma Nahoun
Philémon : Sébastien Droy
Jupiter : Alexandre Duhamel
Vulcain : Eric Martin-Bonnet
Une Bacchante : Marion Grange

Choeur de l’OpĂ©ra de Tours
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

 
   

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Synopsis

ACTE I. Un soir d’orage, les pauvres PhilĂ©mon et Baucis accueillent dans leur hutte misĂ©rable deux mendiants fugitifs dont personne ne veut. Les mortels dĂ©munis observent le don d’hospitalitĂ© en acueillant le dieu qui en est l’initiateur, Jupiter et Vulcain.

ACTE II. Pour les remercier d’avoir Ă©tĂ© charitables, Jupiter installe les deux humains redevenus jeunes dans un palais fastueux oĂč Baucis se laisse sĂ©duire par Jupiter. Mais promettant au Dieu de se donner Ă  lui s’il consent Ă  exaucer un seul de ses voeux, Baucis lui demande de lui restituer ses cheveux gris, certaine qu’elle retrouvera ainsi le seul ĂȘtre qu’elle aime vraiment PhilĂ©mon. Admirateur de cette constance, Jupiter laisse Baucis Ă  PhilĂ©mon, tout en leur laissant la jeunesse


GOUNOD-nadar-1890-dossier-portrait-gounod-2018-centenaire-par-classiquenews-Charles_Gounod_(1890)_by_NadarMusicalement Gounod sait revitaliser la couleur antique selon la sensibilitĂ© romantique pour le timbre et les nuances Ă©vocatrices (le triangle dĂšs l’ouverture « attique », indiquant les clochettes des troupeaux et les cymbales grecques, comme le hautbois solo convoque l’esprit des bois primitifs
). A ceux qui l’ont trouvĂ© souvent trop polissĂ©, idĂ©aliste, « classique », Gounod sait exploiter la veine populaire et volontiers « gaillarde » en particulier dans les couplets de Vulcain (« Au bruit des lourds marteaux d’airain »), personnage amer et laid (en mari trompĂ© car sa femme VĂ©nus aime Mars) qui contraste Ă©videmment avec dĂ©lice avec la noblesse de son patron, Jupiter. D’ailleurs ces deux lĂ  fonctionnent comme le duo palpitant, pimentĂ© Don Giovanni / Leporello.
L’entracte et la prĂ©lude (Allegro moderato en sol mineur) qui amĂšne au II, rĂ©vĂšle ce sens de la couleur (harmonies subtiles) dont a le secret l’orchestrateur Gounod. Puis pour caractĂ©riser la Baucis, enivrĂ©e par sa propre jeunesse retrouvĂ©e, le compositeur n’hĂ©site pas Ă  citer l’esprit de Weber (Agathe dans Der Freischutz / ariette : « PhilĂ©mon m’aimerait encore
) ; le duo qui suit entre les deux amants comblĂ©s par Jupiter (duo n°11 : « PhilĂ©mon !) rappelle Ă©videmment les plus duos de RomĂ© et Juliette Ă  venir, extase, tendresse, ivresse angĂ©lique qui affirme le gĂ©nie amoureux et voluptueux de Gounod. Jamais en reste d’une culture lyrique savamment recyclĂ©e, Gounod cite encore Mozart dans le duo de sĂ©duction entre Jupiter et Baucis, Ă  la façon de Don Giovanni / Zerlina : « Relevez-vous, andante non troppo, n°14).
D’une intelligence poĂ©tique qui sait rĂ©gĂ©nĂ©rer l’enseignement de la fable baroque lĂ©guĂ©e par La Fontaine, Gounod se montre particuliĂšrement inspirĂ© Ă  l’orchestre : rond, tendre, suave, raffinĂ©. Berlioz qui s’apprĂȘte en 1860 (crĂ©ation de PilĂ©mon au ThĂ©Ăątre-Lyrique) Ă  composer BĂ©atrice et BĂ©nĂ©dicte, loue chez Gounod, la simplicitĂ© et la vĂ©ritĂ© de sa partition. Bien Ă©loignĂ© des brumes superfĂ©tatoires du Wagner de Lohengrin et TannhĂ€user. Berlioz souligne la sensibilitĂ© de Gounod (regrettant a contrario des autres critiques prĂ©cĂ©demment explicitĂ©es, la rudesse archaĂŻque et un peu vulgaire du personnage repoussoir de Vulcain, si Ă©loignĂ© de la tendresse Ă©lĂ©giaque du couple amoureux ici sublimĂ©).

 
 
 

+ d’infos sur le CENTENAIRE GOUNOD 1818 – 2018 :
http://www.classiquenews.com/anniversaires-2018-couperin-gounod-debussy-bernstein/

 
 
 

Coffret cd, annonce. NOUVEAU MONDE (Deutsche Grammophon, Decca)

Nouveau-Monde-Coffret-Digipack la folle journee review cd critique cd presentation annonce sur classiquenewsCoffret cd, annonce. NOUVEAU MONDE (4 cd — Deutsche Grammophon, Decca)… Universal se cale Ă  l’actualitĂ© nantaise et profite de la thĂ©matique de la nouvelle Ă©dition de la Folle JournĂ©e (« le Nouveau Monde ») pour Ă©diter un coffret opportun de 4 cd sur le mĂȘme thĂšme. A l’honneur les compositeurs dĂ©racinĂ©s, expatriĂ©s qui ont vĂ©cu, Ă©prouvĂ© ou sublimĂ©, l’expĂ©rience de l’éloignement et du dĂ©racinement. Ainsi on mesure combien les plus grands gĂ©nies de la musique sont aussi des voyageurs douĂ©s d’une mobilitĂ© particuliĂšrement crĂ©atrice et fĂ©conde
 Voyez Haendel Ă  Londres (Ă  travers ses Feux d’artifice royaux) ou encore Telemann Ă  Paris (Musique de table) : voilĂ  pour le programme du cd 1.
Le plus romantique des polonais, ou le plus français des pianistes de Pologne, soit Frédéric Chopin occupe tout le cd 2 (Nocturnes).
Le cd 3 offre l’écoute Ă  Liszt en Italie (AnnĂ©es de PĂšlerinage, 2Ăš annĂ©e, Italie) puis Dvorak aux Etats-Unis oĂč le compositeur symphoniste crĂ©e sa bien nommĂ©e en l’occurrence, « Symphonie du Nouveau Monde ».
Enfin le cd 4 Ă©voque les cas des compositeurs du XXĂš, tous marquĂ©s par la barbarie de la guerre : Rachmaninov aux USA (Rhapsodie sur un thĂšme de Paganini), Bartok Ă©galement aux Etats-Unis (Ă  travers son Concerto pour orchestre), enfin Prokofiev Ă  
 Paris (Concerto pour piano n°3). L’exil, la mise en Ă  distance, imposĂ©s ou recherchĂ©s s’incarnent ici en plusieurs destins et dans plusieurs partitions, toutes, au souffle irrĂ©sistible. Programme Ă©clectique mais convaincant.

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Coffret cd, annonce. NOUVEAU MONDE (Deutsche Grammophon, Decca). Haendel, Telemann, Chopin, LIszt, Dvorak, Rachmaninov, Bartok, Prokofiev : « la folle odyssée des musiciens voyageurs » (4 cd, en liaison avec la 24Ú édition de La Folle Journée 2018 à Nantes).

A LILLE, le Concerto pour serpent de Benjamin Attahir

LILLE ATTAHIR orchestre et serpent creation mondiale presentation par classiquenew home_patrickwibartLILLE, ONL : B. ATTAHIR, Concerto pour serpent, le 26 janvier 2018. Concert Ă©tonnant, ce vendredi 26 janvier Ă  Lille, avec la crĂ©ation de la nouvelle partition orchestrale et concertante du jeune compositeur en rĂ©sidence au sein de l’ONL, Orchestre national de Lille, Benjamin Attahir. Sa partition inĂ©dite : « ADH-DHOHR » pour serpent et orchestre fait l’évĂ©nement du programme, aux cĂŽtĂ©s des Viennois classique et romantique : Haydn (Symphonie n°7 « Le Midi ») et Beethoven (et son explosive Symphonie n°5). Programme plein de faste et d’énergie symphoniques, oĂč perce aussi la double culture, orientale, europĂ©enne de Benjamin Attahir qui avant le concert de 20h, explique Ă  18h45 (rencontre confĂ©rence « les instruments de musique Ă©tonnants » avec le compositeur et le soliste, joueur de serpent, Patrick Wibart), le pourquoi de cette nouvelle oeuvre qui sollicite et exploite toutes les ressources expressives et poĂ©tiques d’un instruments oubliĂ©, mĂ©connu, le serpent, trĂšs usitĂ© Ă  l’ñge baroque, remarquable par sa forme serpentine comme son timbre grave et colorĂ©. VOIR notre reportage vidĂ©o exclusif sur l’instrument le SERPENT (pour mieux connaĂźtre son timbre, et la spĂ©cificitĂ© sonore de son usage au XVIIĂš français, 
 Ă  Versailles par exemple). Pour Attahir, le serpent ressuscite certes le son baroque mais au delĂ  un goĂ»t sĂ»r expĂ©rimental pour la couleur, – Ă©lĂ©ment fondamental qui au coeur de son travail permet aussi de renouveler l’écriture orchestrale.

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Haydn
Symphonie n°7 “Le Midi”

Attahir
Adh-dhohr, pour serpent et orchestre
(CrĂ©ation / co-commande de l’Orchestre National de Lille et de l’Orchestre de Chambre d’Auvergne)
Serpent : Patrick Wibart

Beethoven
Symphonie n°5
Direction : Alexandre Bloch

Avec le soutien de la Sacem
Il suffit des quatre syllabes “Pom Pom Pom Pom” pour qu’on entende le dĂ©but de la Symphonie n°5 de Beethoven. Mais rĂ©duire ce chef-d’oeuvre Ă  ce cĂ©lĂšbre “coup du destin”, serait mettre dans l’ombre la maĂźtrise d’un compositeur au sommet de ses moyens. En premiĂšre partie de ce concert, le classicisme et la douceur élĂ©gante de la Symphonie n°7 de Haydn, Le Midi, extraite du cycle des Symphonies de la journĂ©e, prĂ©cĂ©deront une captivante crĂ©ation pour serpent, intrigant instrument de cuivre d’origine mĂ©diĂ©vale, de Benjamin Attahir, jeune compositeur français en rĂ©sidence Ă  l’Orchestre.

vendredi 26 janvier, 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

En région
jeudi 25 janvier, 20h
Boulogne-sur-Mer – ThĂ©Ăątre

samedi 27 janvier, 20h
Soissons – CitĂ© de la Musique et de la Danse
Pas de billetterie ONL / billetterie extérieure

RESERVER
http://www.onlille.com/saison_17-18/concert/la-cinquieme-de-beethoven/

Autour du concert
18h45
Leçon de musique
présentée par Benjamin Attahir
avec la participation du soliste
“Les instruments de musique Ă©tonnants”
(entrĂ©e libre, muni d’un billet du concert)

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LIVRE événement, annonce. PHILIPPE CASSARD : Claude Debussy (Actes Sud)

debussy-claude-2018-centenaire-debussy-2018-livre-par-philippe-cassard-actes-sud-presentation-annonce-critique-par-classiquenews-clic-de-classiquenews-de-fevrier-2018LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. PHILIPPE CASSARD : Claude Debussy (Actes Sud). ESSAI DU PIANISTE
 AprĂšs un essai sur Franz Schubert (et la question insoluble de l’errance et de la mĂ©lancolie suspendue – source de toute inspiration chez le Wanderer), le pianiste Philippe Cassard se penche sur un auteur dont il connaĂźt en expert et remarquable interprĂšte, le mystĂšre voluptueux, car l’art de Claude Debussy (1862-1918) n’est-il pas d’exprimer l’inexprimable 
 en une soie ou une fĂ©erie sonore, Ă  la fois ondoyante, ondulante et aussi claire et transparente ? Pour toujours l’énigme de son seul opĂ©ra PellĂ©as et MĂ©lisande de 1902 s’impose Ă  tout les mĂ©lomanes, musicologues, nĂ©ophytes, curieux
 tel un ovni inclassable, au sens multiple cachĂ© inacessible. Mais le propre des chefs d’oeuvre nĂ©s du gĂ©nie humain, n’est-il pas de nous questionner toujours, irrĂ©ductibles Ă  toute explication linĂ©aire ?
Pour le Centenaire Debussy 2018, Philippe Cassard apporte dans un texte argumentĂ© et pensĂ©, enrichi par l’expĂ©rience du pianiste interprĂšte, son propre tĂ©moignage face au mystĂšre Debussy.
Digressions biographiques (oĂč comptent ses relations avec le gent fĂ©minine), analyse de l’oeuvre, commentaires des partitions clĂ©s, dont beaucoup d’éclairages passionnants sur les opus pour le clavier (piano seul, mĂ©lodies, transcriptions
), l’ouvrage s’annonce telle « une succession pointilliste de courts chapitres, donnant le point de vue de l’interprĂšte : souvenirs et impressions rassemblĂ©s de prĂšs de cinquante ans de compagnonnage avec Claude Debussy. Il Ă©claire l’auteur de PellĂ©as et MĂ©lisande d’une lumiĂšre inĂ©dite, et trĂšs intimiste. » Universal rĂ©Ă©dite l’intĂ©grale Debussy par Philippe Cassard.

L’ouvrage est enrichi d’un index, de repùres bibliographiques et d’une discographie.

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CLIC D'OR macaron 200LIVRE Ă©vĂ©nement, annonce. PHILIPPE CASSARD : Claude Debussy (Ă©ditions ACTES SUD – Format : 10 x 19 cm / 152 pages / ouvrage brochĂ© / 15 euros — Parution en librairie le 7 fĂ©vrier 2018 . LIVRE Ă©lu “CLIC” de CLASSIQUENEWS de fĂ©vrier 2018. Grande critique le jour de la parution : le 7 fĂ©vrier 2018.

 
 

CONCERTS DE PHILIPPE CASSARD :
RĂ©citals Debussy
Le 6 mars au Théùtre de Poissy,
Le 11 mars Ă  Grimaud (Var),
Le 13 mars à l’Auditorium des Anciens Abattoirs (Toulouse),
Le 23 mars Ă  Saint-Germain-en-Laye,
Le 7 avril à l’Auditorium de Dijon,
Le 13 avril Ă  Mougins,
Le 16 avril au Théùtre du Capitole (Toulouse),
Le 28 avril Ă  La Monnaie de Bruxelles,
Le 17 mai au MusĂ©e d’Orsay (Paris)
Le 20 juillet au Festival de Nohant
.

Retrouvez toutes les actualités de Philippe Cassard :
www.philippecassard.com

 

LIVRE, annonce. Etienne Barilier : Exil et Musique (Éditions Fayard)

Barilier etienne livre critique compte rendu critique du livre par classiquenews CLIC de classiquenews de janvier 2018 EXIL et MUSIQUE 9782213705576-001-TLIVRE, annonce. Etienne Barilier : Exil et Musique. La musique dans l’exil, et la musique de l’exil. En rĂ©alitĂ©, l’auteur, Ă©cho littĂ©raire au thĂšme de la Folle JournĂ©e nantaise 2018, analyse les diffĂ©rentes facettes de l’exil vĂ©cu par les compositeurs Ă  travers l’histoire. Exil contraint mais sublimĂ© (passionnantes pages dĂ©diĂ©es au gĂ©nie amĂ©ricain de Kurt Weil) et du jeune prodige Korngold), Ă©loignement nourrissant un tiraillement progressif et viscĂ©ral (Schönberg), parcours en mobilitĂ© perpĂ©tuelle qui fait de l’exil une situation apatride cosmopolite (comme Liszt et
 surtout Stravinsky). L’exil peut donc ĂȘtre contraint, ou a fortiori vĂ©cu en une expĂ©rience imprĂ©vu Ă  la fin de l’existence, tel Prokofiev qui aprĂšs avoir vĂ©cu 20 ans en Europe, « dĂ©couvre » sa mĂšre patrie russe, en fin de carriĂšre

Bouleversante, l’évocation des jeunes musiciens et compositeurs de Terezin, lieu conçu par Hitler et sa propagande ignoble oĂč les enfants et les compositeurs et musiciens juifs, pourtant parquĂ©s, jouent et partagent l’idĂ©al musical, croyant ĂȘtre ainsi « prĂ©servĂ©s », avant de TOUS, ĂȘtre assassinĂ©s, cyniquement, dans les fours Ă  gaz. Il n’est pas de dĂ©racinement, d’exil contraint, forcĂ© plus abject
 sommet absolu de la barbarie organisĂ©e. Les pages sont aussi bouleversantes que le sujet donne envie de vomir.

En ĂȘtres du dĂ©racinement et de l’éloignement imposĂ©, paraissent aussi Chopin, Rachmaninov ou Bartok
 que l’exil et la mise Ă  distance stimulent sur le plan artistique; ailleurs, « Un exil intĂ©rieur peut ĂȘtre contraignant jusqu’Ă  la mort (Chostakovitch, Weinberg, Feinberg)  ». Les expĂ©riences relevĂ©es, commentĂ©es, analysĂ©es (comme celle de Wagner qui passe la Suisse
) tĂ©moignent de la diversitĂ© des sensibilitĂ©s. Chacune ayant ses propres ferments rĂ©actifs permettant de vivre l’éloignement, qu’il soit acceptĂ©, et dĂ©cidĂ©, ou contraint, forcĂ©, perpĂ©tuel. L’ampleur du regard et la diversitĂ© des expĂ©riences artistiques ici prĂ©sentĂ©s fondent le haut intĂ©rĂȘt de ce texte 
 passionnant. CLIC de CLASSIQUENEWS de janvier 2018.

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CLIC_macaron_2014LIVRE, annonce. Etienne Barilier : Exil et Musique (Éditions Fayard) – parution : le 17 janvier 2018). EAN : 9782213705576 / EAN numĂ©rique : 9782213707327 – Code article : 1530744 / 224pages – Format : 120 x 185 mm – Prix imprimĂ© : 15.00 € / Prix numĂ©rique : 10.99 € – CLIC de CLASSIQUENEWS de janvier 2018

LIVRE, annonce. Gilles Cantagrel : L’Ɠuvre instrumentale de Jean-SĂ©bastien Bach (Buchet-Chastel)

cantagrel-oeuvre-instrumentale-de-jean-sebastien-bach-livre-buchet-chastel-compte-rendu-critique-livre-par-classiquenewsLIVRE, annonce. Gilles Cantagrel : L’Ɠuvre instrumentale de Jean-SĂ©bastien Bach (Buchet-Chastel). AprĂšs Les Cantates (2010) et les Passions, Messes et Motets (2011), l’auteur fait paraĂźtre ainsi le dernier volume d’analyses dĂ©diĂ© Ă  la musique exclusivement instrumentale de Jean-SĂ©bastien Bach. En parfait connaisseur des possibilitĂ©s de chaque instrument Ă  son Ă©poque, Jean-SĂ©bastien Bach conçoit une sorte d’encyclopĂ©die musicale, spĂ©cifiquement instrumentale qui s’appuie sur une exploitation juste et raisonnĂ©e des possibilitĂ©s expressives et techniques de chaque instrument. Organiste virtuose, JS Bach savait Ă©crire et composer pour l’instrument, participant Ă  la fabrication des orgues de son Ă©poque, dialoguant aussi avec les facteurs et les luthiers. Chaque partition qu’il nous a laissĂ©, manifeste une connaissance particuliĂšre de chaque famille d’instruments ; mais son gĂ©nie dĂ©passe aussi la seule question du timbre spĂ©cifique et de l’organologie car son univers musical atteint une abstraction qui dĂ©passe le fait mĂȘme de la pratique et de l’identitĂ© instrumentale. L’auteur analyse la pensĂ©e de Jean-SĂ©bastien Bach dans sa culture instrumentale et son ambition esthĂ©tique universaliste. AprĂšs une introduction gĂ©nĂ©rale, l’ouvrage prĂ©sente les Ɠuvres pour orgue, les pour clavecin, instrument seul (luth, violon, violoncelle, flĂ»te), la musique de chambre, la musique  concertante et pour ensemble, les canons.
La lecture permet une traversée dans un monde sonore parmi les plus complexes et curieusement les mieux accessibles de la musique baroque.

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LIVRE, annonce. Gilles Cantagrel : L’Ɠuvre instrumentale de Jean-SĂ©bastien Bach ( Buchet – Chastel ) – parution : le 11 janvier 2018.

Anniversaires 2018 : Couperin, Gounod, Debussy, Bernstein…

Les compositeurs Ă  l’honneur en 2018 : les anniversaires et cĂ©lĂ©brations 2018. Retrouvez ici les compositeurs qui en 2018 seront mis Ă  l’honneur : centenaires Bernstein et Debussy, anniversaires Gounod, François Couperin


couperin francois-bio_0 vignette classiquenewsFrançois Couperin : nĂ© le 10 novembre 1668, aurait eu 350 ans, en ce mois de novembre 2018. Le jeune garçon baptisĂ© Ă  Saint-Gervais (Paris) est d’emblĂ©e destinĂ© Ă  la musique car il est l’enfant d’une vĂ©ritable dynastie de compositeurs, son pĂšre Charles est le plus jeune frĂšre de l’illustre Louis. Les deux sont clavecinistes et
 titulaires de l’église Saint-Gervais. Orphelin, François reçoit la formation de Richard de Lalande, grĂące auquel il ne tarde pas, au regard de ses qualitĂ©s au clavier, de rejoindre la Cour de Louis XIV. Il devient organiste par quart de la Chapelle royale de Versailles. Alors que sa virtuositĂ© au clavecin Ă©blouit tout le milieu musical, il n’obtient pas la charge de claveciniste du roi, en faveur du fils de d’Angelbert qui en hĂ©rite, sans possĂ©der la maĂźtrise de Couperin. TempĂ©rament solitaire et rĂ©flĂ©chin peu mondain, François Couperin cultive une rĂ©putation de compositeur austĂšre, en rĂ©alitĂ© douĂ© d’une sensibilitĂ© pour l’orchestration et le timbre, qui en prĂ©figurant Rameau, touche Ă  la grĂące. Jamais le raffinement et la virtuositĂ© ne sacrifie la profondeur et la poĂ©sie Ă©lĂ©giaque. Parmi ses oeuvres les plus abouties : quelques messes pour orgue, les Leçons de TĂ©nĂšbres pour le Mercredi Saint, les sonates, les piĂšces pour la viole de gambe et surtout les Concerts royaux oĂč il ambitionne selon une pensĂ©e universaliste qui montre la mesure de son gĂ©nie synthĂ©tique, de rĂ©unir les goĂ»ts français et italiens
 Compositeur et penseur, Couperin est un thĂ©oricien cependant douĂ© de sensualitĂ©. En tĂ©moigne son Ɠuvre principale, pour le clavecin : soit quatre livres publiĂ©s entre 1707 et 1730 qui en font le gĂ©nie de l’instrument au XVIIIĂš (avant Rameau) ; d’autant que son traitĂ© l’Art de toucher le clavecin (1716) rassemble toute la connaissance la plus affĂ»tĂ©e sur le clavier au XVIIIĂš (esthĂ©tique, pratique, organologie, 
.).
1 cd : Les Concerts Royaux par Jordi Savall (Alia Vox)
https://www.alia-vox.com/en/catalogue/francois-couperin-les-concerts-royaux/

1 Ensemble : Les Timbres enregistrent les Concerts Royaux
http://www.classiquenews.com/cd-ils-enregistrent-les-timbres-jouent-les-concerts-royaux-de-couperin/

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Charles_Gounod_001Charles Gounod (1818 – 1893) : 2018 marque donc le centenaire de la naissance de Charles Gounod (17 juin 2018 prĂ©cisĂ©ment), cĂ©lĂšbre Ă  juste titre pour ses deux chefs d’oeuvres lyriques et romantiques : Faust et surtout RomĂ©o et Juliette (1867) dont les duos extatiques atteignent un sommet jamais Ă©galĂ© du genre romantique suave et extatique. ElĂšve de sa mĂšre, professeur de piano, le jeune Charles suit la classe d’harmonie de Reicha (comme Berlioz), au Conservatoire de Paris. Il remporte le Prix de Rome 1839 grĂące Ă  sa cantate Fernand qui dĂ©voile dĂ©jĂ  un tempĂ©rament lyrique et dramatique de premier plan. A Rome, le peintre Blanchard autre acadĂ©micien de la Villa Medicis, portraiture celui qui reçoit en Italie le choc de
 Palestrina (1841). Croyant et mĂȘme pratiquant fervent, Gounod Ă©coute les sermons de Lacordaire Ă  Notre-Dame, mais la RĂ©volution de 1848 efface ses vellĂ©itĂ©s sacerdotales. Sa carriĂšre opĂ©ratique dĂ©bute avec Sapho (1851), conçu avec la coopĂ©ration de la cantatrice vedette Pauline Viardot. Suivent Le MĂ©decin malgrĂ© lui d’aprĂšs MoliĂšre (1858), Faust (1859 qui suscite un triomphe important), PhilĂ©mon et Baucis (1860), enfin RomĂ©o et Juliette qui en 1867, crĂ©Ă© pour l’Expo Universelle, demeure un succĂšs considĂ©rable. En 1870, fuyant la guerre et ses atrocitĂ©s, Gounod se rĂ©fugie en Angleterre oĂč il a une liaison avec la cantatrice Georgina Weldon. Il compose deux drames historiques : Les deux Reines de France (1872) puis Jeanne d’Arc (1873), sujets Ă©minemment patriotes. Dans la derniĂšre partie de sa vie, revenu Ă  Paris en 1874, Gounod se passionne surtout pour la musique religieuse. Il meurt en composant son dernier Requiem, le 18 octobre 1893. Le compositeur est inhumĂ© au cimetiĂšre d’Auteuil aprĂšs une cĂ©rĂ©monie funĂ©raire Ă  la Madeleine oĂč jouent Saint-SaĂ«ns (orgue) et FaurĂ© (pilotant la MaĂźtrise). Les portrait de Gounod souligne le travailleur sĂ©rieux, un rien austĂšre dans sa mise, dont la sincĂ©ritĂ© du mĂ©tier assure la rĂ©ussite de ses deux opĂ©ras les mieux accueillis, Faust et RomĂ©o et Juliette, deux sommets de l’opĂ©ra romantique français. AprĂšs Ambroise Thomas, avant Bizet.

1 dvd : Faust avec Jonas Kaufmann (Decca)
http://www.classiquenews.com/dvd-gounod-faust-nezet-seguin-kaufmann-2011/

1 production : Faust Ă  l’OpĂ©ra Bastille en octobre 2011 : lire notre compte rendu :
http://www.classiquenews.com/paris-opra-bastille-le-4-octobre-2011-gounod-faust-roberto-alagna-paul-gay-inva-mula-alain-altinoglu-direction-jl-martinoty-mise-en-scne/

 

 

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Debussy Claude PelleasClaude Debussy (nĂ© en aoĂ»t 1862) est dĂ©cĂ©dĂ© le 25 mars 1918 : 2018 marque donc le centenaire de sa mort. Le peintre Marcel Baschet fixe les traits d’un jeune compositeur sĂ»r de lui (1884). Le jeune pianiste est engagĂ©e par Nadejda von Meck, veuve richissime et protectrice de Tchaikovski pour jouer les oeuvres que la riche mĂ©lomane aimait Ă©couter avec ses enfants pendant sa rĂ©sidence d’étĂ©. D’abord wagnĂ©rien en 1889 (Ă  l’époque oĂč Franck crĂ©Ă©e sa sublime Symphonie en rĂ©), Debussy compose en 1894 PrĂ©lude Ă  l’AprĂšs midi d’un Faune : Ă  32 ans, il s’impose tel, avant le Stravinsky du Sacre du printemps de 1913, l’apĂŽtre de la modernitĂ© et le champion de l’avant garde. InspirĂ© par l’activitĂ© intĂ©rieure, Ă©tranger Ă  toute structure manifeste comme Ă  toute abstraction conceptuelle, Debussy cultive et tisse une langue musicale nouvelle qui saisit par sa continuitĂ© ondoyante, une Ă©criture Ă  la sensualitĂ© mystĂ©rieuse qui cultive la couleur et le timbre, modulant ses harmonies de façon continue, en un flux organique d’une rare voluptĂ©. Il laisse une abondante littĂ©rature pour piano (la plus importante avec celle de FaurĂ©) ; il renouvelle la langue symphonique française avec Jeux, La Mer
, et parvient dans PellĂ©as et MĂ©lisande de 1902 Ă  renouveler fondamentalement l’opĂ©ra français post romantique, alors dans l’impasse du wagnĂ©risme.

1 coffret cd événement : The complete works (33 cd WARNER classics)

 

 

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LEONARD BERNSTEIN, le centenaire événement

 

Bernstein leonard PortrĂ€t couleur 1980 300Leonard Bersntein (1918 – 1990) fait partie des rares compositeurs capables de diriger les oeuvres d’autres crĂ©ateurs. En ce sens, prolongeant l’engagement du chef Bruno Walter (Ă©galement juif), Bernstein le chef dĂ©fend et affirme le gĂ©nie symphonique de Gustav Mahler dont il permet une juste Ă©valuation des 9 opus orchestraux : piliers d’un cycle symphonique majeur au XXĂš. NĂ© le 25 aoĂ»t 1918, Leonard Bernstein aurait eu 100 ans en aoĂ»t 2018. Baguette gĂ©nĂ©reuse, passionnĂ©e, animĂ©e souvent d’une ivresse dansante proche de la transe, Bernstein a le gĂ©nie des mĂ©lodies et du rythme : ce qui lui permet de briller dans le genre de la comĂ©die musicale dont il renouvelle la langue dans les annĂ©es 1950, alors qu’il est un trentenaire flamboyant qui semble possĂ©der tous les dons d’un musicien de gĂ©nie. West Side Story marque l’excellence d’une inspiration qui semble facile mais est aussi traversĂ© par un pessimisme sombre et noir (1957). Du reste la nouvelle estimation de son oeuvre tend Ă  dĂ©tecter cette profondeur parfois dĂ©pressive dont on pensait qu’il Ă©tait totalement Ă©tranger.  La carriĂšre du maestro enrichit celle du crĂ©ateur confrontĂ© aux dĂ©fis des genres : musiques de films, musique de scĂšne et opĂ©ras, comĂ©dies musicales Ă  Broadway, musique de chambre, piano, musique chorale et aussi musique sacrĂ©e (dont la fameuse Mass qui est une partition inclassable, inspirĂ©e du blues-gospel dont l’interrogation sur la forme la relie aux autres oeuvres clĂ©s).

bernstein leonard dossier classiquenews 582 compositeur chef centenaire bernstein leonard 2018 sur dossier classiquenews 1280px-Leonard_Bernstein_NYWTS_1955

Bernstein jeune se forme Ă  la direction auprĂšs de Fritz Reiner et Kousevitsky (qui n’a jamais compris le  gĂ©nie de compositeur de son protĂ©gĂ©, regrettant mĂȘme qu’il se gĂąche dans la comĂ©die musicale), et aussi Bruno Walter qu’il remplace au pied levĂ© en 1943, Ă  la tĂȘte de l’orchestre q’uil va marquĂ© de son empreinte : le Philharmonique de New York. Il en sera directeur musical de 1958 Ă  1969. Le musicien est aussi amateur de littĂ©rature et de poĂ©sie (titulaire d’une chaire de poĂ©sie Ă  Harvard). C’est un penseur sensible, d’une rare culture qui lui permet d’inscrire l’acte musical (diriger, composer) dans un questionnement qui favorise l’analyse et la transmission : Bernstein fut un brillant pĂ©dagogue, diffusant l’explication du classique Ă  la tĂ©lĂ© grĂące Ă  des cycles d’émissions populaires : Inside Pop – The Rock Revolution, documentaires sur les genres pop-rock, produit par la CBS. Puis en 1973, il prĂ©sente pour la tĂ©lĂ©vision six confĂ©rences, les Norton Lectures, depuis l’UniversitĂ© Harvard. TrĂšs habitĂ©e, ses lectures comme chef convainquent particuliĂšrement au service de Sibelius, Mahler, Beethoven, Brahms, Chostakovitch dont il exprime l’élan organique primordial.

 

 

 

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Tout au long de l’annĂ©e, classiquenews dĂ©veloppera un dossier pour chacun des compositeurs Ă  l’honneur en 2018 : concerts Ă©vĂ©nements, cd, dvd, livres Ă  ne pas manquer seront mentionnĂ©s, prĂ©sentĂ©s, analysĂ©s


 

CD, coffret événement, annonce. CLAUDE DEBUSSY : The complete works / intégrale (33 cd WARNER classics)

debussy-claude-debussy-the-complete-works-integrale-des-oeuvres-33-cd-review-critique-sur-classiquenews-warnerclassics9029573675CD, coffret Ă©vĂ©nement, annonce. CLAUDE DEBUSSY : The complete works / intĂ©grale (33 cd WARNER classics) – Pour le centenaire Debussy en 2018, WARNER classics rĂ©unit un ensemble de bandes de provenances diverses dont le corpus ainsi constituĂ© compose une intĂ©grale exemplaire. Les 33 cd de ce corpus Debussy (Complete works box set 33 cd Debussy 2018) permettent un tour d’horizon d’une oeuvre fĂ©conde, qui a su traiter tous les genres : piano, musique de chambre, mĂ©lodies, symphonique, opĂ©ras et piĂšces lyriques… Les partitions pour piano seul (cd 1 Ă  6), pour quatre mains (cd 7 Ă  8), pour 2 pianos (9, 10 et 11) ; la musique de chambre (cd 12 et 13) ; surtout l’oeuvre orchestrale (cd 14 Ă  18) ; les mĂ©lodies (« songs » : cd 19 Ă  23) ; les oeuvres chorales (cd 23, 24 et 25 dont Le Gladiateur, La demoiselle Ă©lue, L’enfant prodigue, Trois chansons de Charles d’OrlĂ©ans) ; les oeuvres lyriques (cd 26 Ă  32 dont PellĂ©as version Armin Jordan avec Eric Tapy et Rachel Yakar ; Diane au bois, Rodrigue et ChimĂšne version Kent Nagano ; Le Roi Lear et La Chute de la maison Usher, Le Martyre de Saint SĂ©bastien version AndrĂ© Cluytens) illustrent l’étendue des champs prospectĂ©s par Claude.

debussy-claude-portrait-dossier-debussy-2018-centenaire-debussy-sur-classiquenews-dossier-Debussy+The+complete+works+-+Cover+wallet+CD33Le dernier cd (33) permet d’écouter Debussy lui-mĂȘme, interprĂšte de ses propres oeuvres (en 1904 et 1913) dont Les PrĂ©ludes du Premier Livre (1909-1910), Children’s corner, La Plus que lente, sans omettre les Ariettes oubliĂ©es d’aprĂšs Paul Verlaine, par la soprano Marie Garden, la crĂ©atrice du rĂŽle de MĂ©lisande
 D’ailleurs, la scĂšne de l’acte III (« Mes longs cheveux descendent
) est Ă©galement chantĂ©e par Marie Garden. Et tout un monde surgit alors, celui de l’époque de Debussy au temps de PellĂ©as. L’intĂ©rĂȘt du coffret est multiple. La premier sĂ©quence regroupant les oeuvres pour piano, concerne aussi par exemple la question captivante des transcriptions
 celles de Debussy pour le piano, d’aprĂšs les oeuvres originales de Schumann par exemple, d’aprĂšs Tchaikovski (Le lac des cygnes Ă  4 mains), en particulier d’aprĂšs Wagner (ouverture du Vaisseau fantĂŽme / der Fliegende HollĂ€nder, transcription de 1889, alors en plein essor du wagnĂ©risme en France)
 ou d’aprĂšs Saint-SaĂ«ns (Introduction et capriccioso, Symphonie n°2 (1890)
 Ou bien celles des oeuvres de Debussy conçues par d’autres compositeurs (6 sections extraites du Martyre de Saint SĂ©bastien, La mer, Images pour orchestre
 Ă©laborĂ©es par AndrĂ© Caplet ; Nocturnes – triptyque symphonique transcris ici par Maurice Ravel pour 2 pianos
), ou bien les transcriptions pour deux pianos de Debussy Ă  partir de ses oeuvres orchestrales : Symphonie en si mineur, La Mer, PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs-midi d’un faune


Sur le plan musicologique, les rĂ©vĂ©lations pleuvent aussi ; soulignant les apports de ce coffret Ă©vĂ©nement : au rayon des « premiĂšres discographiques », distinguons d’autres perles telles la Chanson des brises de 1882 (manuscrit dĂ©couvert rĂ©cemment) ; Diane au bois (1885), le dĂ©but de La chute de la maison Usher tel que l’a voulu Debussy en 1916 ; 
 A l’appui des nombreuses oeuvres ainsi restituĂ©es, un trĂšs intĂ©ressant texte commandĂ© pour l’occasion rĂ©tablit la vie du compositeur, la genĂšse de ses principales partitions, les sĂ©quences chronologiques d’un gĂ©nie de la modernitĂ© française… COFFRET Ă©vĂ©nement.

 

 

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CLIC D'OR macaron 200CD, coffret Ă©vĂ©nement, annonce. CLAUDE DEBUSSY : The complete works / intĂ©grale des oeuvres pour piano, musique de chambre, orchestre, chorales, lyriques (33 cd WARNER classics). CLIC de CLASSIQUENEWS de janvier 2018 – coffret majeur de l’annĂ©e Debussy 2018.

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Claus Guth met en scÚne Jephté / Jephtha de Haendel au Palais Garnier

handel-haendel-portrait-classiquenewsPARIS. Palais Garnier. HANDEL : Jephtah, 13-31 janvier 2018. A l’heure oĂč se pose la question du futur de l’ensemble français crĂ©Ă© par Bill Christie, – dont le codirecteur musical Paul Agnew devrait prendre la relĂšve, revoici le chef baroque dans ses terres haendĂ©liennes, un rĂ©pertoire qu’il sert avec un engagement qui vaut finesse et distinction (cf son rĂ©cent Belshazaar / Belshazzar, 1745, – trĂšs belle rĂ©ussite discographique – 3 cd, 2012, rĂ©alisĂ©e sous son propre, et Ă©phĂ©mĂšre label « Les Arts Florissants » / depuis la cessation de la marque comme Ă©diteur discographique, le coffret saluĂ© par un « CLIC de classiquenews », est devenu collector).

LIRE ici notre critique complĂšte de l’oratorio Belshazaar de Handel par William Christie (avec lien vers notre reportage vidĂ©o exclusif) :

http://www.classiquenews.com/cd-handel-belshazzar-william-christie-3-cd-2012/

handel-haendel-portrait-582-grand-portrait-handel-haendelS’agissant de l’oratorio JEPHTHA (JephtĂ© en français, HWV 70, fĂ©rvier 1752), Haendel / Handel atteint un sommet car c’est son dernier oratorio composĂ© de janvier Ă  aoĂ»t 1751. La maladie et les tracas de la santĂ© rattrapent une composition Ă©prouvante : Handel Ă©crit son incapacitĂ© Ă  poursuivre en fĂ©vrier, en raison de sa cĂ©citĂ© douloureuse Ă  l’oeil gauche (choeur concluant l’acte II). A 70 ans, le plus grand gĂ©nie de l’oratorio anglais et de l’opĂ©ra seria baroque, doit ainsi cesser d’écrire car il devient totalement aveugle. Toute la partition est traversĂ©e et mĂȘme innervĂ©e par ce sentiment de renoncement et de profondeur qui lui confĂšre un souffle spirituel irrĂ©sistible (dĂ©jĂ  observĂ© dans le si extatique et suspendu Theodora, oratorio prĂ©cĂ©dent (1750).

Familier, le librettiste Thomas Morell s’inspire du Livre des Juges. Dans l’esprit de compassion et respectant cet humanisme lumineux qui clĂŽt le drame tragique, Haendel et Morell modifient la fin, contrairement Ă  la lecture et mise en musique des compositeurs du XVIIĂš tel Carissimi : la fille de JephtĂ©, promise Ă  ĂȘtre sacrifiĂ©e (Ă  cause du voeu malheureux prononcĂ© par son pĂšre), est sauvĂ©e in extremis, par l’ange (chantĂ© par un enfant) ; le rĂŽle est conçu comme un deus ex machina
 ainsi, sous la plume de Haendel, Iphise, la fille de JephtĂ© est sauvĂ©e, Ă  la façon du sacrifice d’Abraham. Ici, c’est la foi d’un pĂšre qui est durement Ă©prouvĂ©e, alors qua sa fille est prĂȘte Ă  mourir, habitĂ©e par une indestructible ferveur filiale. L’obĂ©issance Ă  Dieu est le fondement du drame : la fille obĂ©it et se soumet au pĂšre, lequel obĂ©it Ă  son Dieu (passablement barbare, du moins en apparence dans la version handĂ©lienne).

A l’origine, le rĂŽle titre est chantĂ© par un castrat (John Beard). A la fois tragique et dĂ©ploratif, le drame de JephtĂ© creuse le genre moral et spirituel que Handel n’a cessĂ© de ciseler dans les annĂ©es 1740 et 1750 Ă  Londres, aprĂšs avoir triomphĂ© et Ă©chouĂ© dans celui de l’opera seria. Dans JephtĂ© / Jephthah, l’épure spirituelle, l’élĂ©vation fervente atteignent Ă  ce sublime que tous les grands compositeurs baroques ont tentĂ© de traiter et de rĂ©ussir. Nul doute qu’aprĂšs le sublime de Carissimi, l’inventeur du genre au XVIIĂš Ă  Rome, Haendel atteint et Ă©puisĂ© physiquement, renoue Ă  la fin de sa vie, en 1750, au mĂȘme miracle musical. Ainsi la boucle du Baroque est-elle bouclĂ©e, du XVIIĂš au XVIIIĂš, de Carissimi Ă  Handel, sur le thĂšme de JephtĂ©.

haendel handel george-frideric-handel-1685-1759-german-composerSynopsis. ACTE I : JephtĂ© conduit la guerre des juifs contre les Ammonites. Soutenant l’ardeur de son demi-frĂšre, Zebul exhorte les juifs Ă  rejeter les fausses idoles Moloch et KĂ©mosh. JephtĂ© exprime son dĂ©terminisme, cependant que SorgĂš, son Ă©pouse, ressent la menace d’un destin contraire. De leur cĂŽtĂ©, les fiancĂ©s Hamor et Iphis (la fille de JephtĂ©) annoncent qu’ils se marieront aprĂšs la victoire contre les Ammonites. Alors le gĂ©nĂ©ral juif (scĂšne 4) commet sa terrible erreur : il jure Ă  Dieu dont il ressent le souffle protecteur, qu’il sacrifiera la premiĂšre crĂ©ature qu’il croisera aprĂšs sa victoire (si Dieu lui permet de vaincre les Ammonites). InquiĂšte et agitĂ©, StorgĂš (scĂšne 5) exprime l’horreur de la guerre et les effets d’une barbarie inhumaine.

ACTE II. Hamor raconte la victoire Ă©clatante de JephtĂ© sur les Ammonites. Dieu a tenu sa promesse : JephtĂ© doit de la mĂȘme façon respecter sa parole. Mais en une gavotte joyeuse, Iphis se prĂ©sente la premiĂšre Ă  son pĂšre vainqueur pour cĂ©lĂ©brer son triomphe. Le gĂ©nĂ©ral devra donc sacrifier sa propre fille. Handel expose en un duo tragique enchaĂźnĂ© comme dans l’acte I, le dĂ©sarroi fataliste du pĂšre (JephtĂ©) et la rĂ©bellion impuissante de la mĂšre (SorgĂš). Carissimi n’avait pas au siĂšcle prĂ©cĂ©dent intĂ©grĂ© le personnage maternel : sa prĂ©sence chez Haendel intensifie considĂ©rablement la couleur de dĂ©ploration gĂ©nĂ©rale. TouchĂ© par le voeu effroyable du pĂšre, le fiancĂ© Hamor (qui porte bien ainsi son nom) propose sa vie pour sauver celle de son aimĂ©e Iphis. Dans la derniĂšre scĂšne (4), JephtĂ© exprime sa douleur, son impuissance, accompagnĂ© par un choeur tragique et sombre.

ACTE III. PĂšre et fille se prĂ©sentent pour rĂ©aliser le sacrifice odieux. Iphis chante son acceptation Ă  quitter ce monde et ceux qu’elle aime, en un sublime dĂ©tachement (Farewell, ye limpid springs and floods
). Alors qu’on croyait le sacrifice inĂ©luctable, un ange paraĂźt : Iphis ne mourra pas mais vouera sa vie Ă  Dieu dans la fĂ©licitĂ© cĂ©leste.  Enfin, reprenant le genre spĂ©cifique des Sepolcri, oratorios sur la dĂ©ploration des croyants aprĂšs la mort de JĂ©sus, trois personnages « tĂ©moins », Sebul, StorgĂš, Hamor commentent et cĂ©lĂšbrent le dĂ©nouement final et l’apothĂ©ose Ă  laquelle Iphis est dĂ©sormais destinĂ©e. Le renoncement qui la porte, en une certitude suspendue est le propre sentiment de Haendel parvenu Ă  l’extrĂ©mitĂ© de sa vie de compositeur. Chaque homme s’il souhaite la paix intĂ©rieure, doit se soumettre Ă  sa propre destinĂ©e, tout en conservant l’espĂ©rance. CQFD.

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LIRE aussi les oratorios de Handel (coffret complete oratorios HANDEL / HAENDEL – DECCA 

JEPHTHA de Haendel par Bill Christie / Les Arts Florissants
Paris, Palais Garnier du 13 au 31 janvier 2018
(8 représentations parisiennes)

Claus Guth, mise en scĂšne
William Christie, direction

 

Jephtha : Ian Bostridge
Storgé : Marie-Nicole Lemieux
Iphis : Katherine Watson
Hamor: Tim Mead
Zebul : Philippe Sly
Angel: Valer Sabadus

Orchestre et Choeur des Arts Florissants

 

logo_france_musique_DETOUREDIFFUSION SUR FRANCE MUSIQUE le dimanche 28 janvier 2018, 20h : lire notre présentation de Jephtah de Haendel par Les Arts Florissants / Bill Christie

Concert événement GLASS / REICH à Lille

Glass_GLASS philip concert presentation par classiquenews orchestre national de Lille Pyke_1705_Retouched-small_400x400LILLE, ONL. Concert Glass / Reich. Les 11,12 janvier 2018. Programme amĂ©ricain et mĂȘme new yorkais. NEW YORK, ville artistique, capitale et foyer de l’avant garde. Fin des 1960’s, la mĂ©galopole amĂ©ricaine stimule la vitalitĂ© crĂ©ative, ce dans tous les domaines
 Ainsi Steve Reich (nĂ© en 1936) et Philip Glass (nĂ© en 1937) inventent de concert le minimalisme. C’est une rupture avec l’excĂšs du Pop Art, un retour Ă  l’essentiel voire Ă  une sorte d’ascĂ©tisme musical (quelques accords, beaucoup de silence
 selon la nouvelle loi Ă©dictĂ©e par l’apĂŽtre John Cage). Minimalisme, musique rĂ©pĂ©titive
 la puissance hypnotique, suspendue des piĂšces ainsi composĂ©es s’impose immĂ©diatement.
Puis en 1971, c’est la rupture : Reich et Glass empruntent des chemins diffĂ©rents. Chacun dĂ©veloppe sa propre syntaxe musicale. Reich cultive une libertĂ© virtuose et rythmique dont la partition pour orchestre « Three movements » synthĂ©tise toutes les possibilitĂ©s expressives ; Philip Glass quant Ă  lui redĂ©couvre les vertus structurantes d’un retour au classicisme dont tĂ©moigne le Concerto pour violon n°2, crĂ©Ă© Ă  Toronto en 2009 (« The American four saisons », claire rĂ©fĂ©rence Ă  la verve poĂ©tique vivaldienne). A Lille, c’est le dĂ©dicataire et crĂ©ateur de l’oeuvre qui est l’invitĂ© de l’ONL, le violoniste Robert Mc Duffie. DurĂ©e : circa 1h. Le compositeur nĂ© Ă  Baltimore a fĂȘtĂ© ses 80 ans en janvier 2017 : il incarne aujourd’hui l’Ă©lan recrĂ©ateur d’un esprit audacieux qui a repoussĂ© toujours les limites de l’Ă©criture. La crĂ©ation rĂ©cente Ă  Paris de son 6Ăš Quatuor Ă  cordes (le 25 novembre dernier aux Bernardins) a montrĂ© combien l’auteur Ă©tait capable de se rĂ©inventer, adaptant la pulsion rĂ©pĂ©titive (dans la droite “tradition sonore” de la musique du film The Hours, chef d’oeuvre absolu de son travail pour le cinĂ©ma), au cadre structurant d’un dĂ©veloppement dense et progressif d’une intensitĂ© inouĂŻe (superbe engagement du Quatuor Tana)… D’ailleurs, les Tana annonce une prochaine intĂ©grale des Quatuor Ă  cordes de Philip Glass Ă  venir courant 2018. Prochaine vidĂ©o sur CLASSIQUENEWS…
La partition de Reich quant Ă  elle, reprend la structure d’un concerto baroque (allegro, adagio, allegro, selon le modĂšle tripartite italien). Au centre du dispositif instrumental, rĂšgnent les 2 pianos et les percus, moteurs infaillibles instillant le cadre rythmique axial. DurĂ©e : circa 16 mn.

 

 

GLASS versus REICH, et Benjain ATTAHIR

benjaminattahirLe programme prĂ©sentĂ© par l’Orchestre National de Lille renforce les retrouvailles des deux compositeurs Ă©tats-uniens, qui se sont mĂȘme rĂ©conciliĂ©s officiellement en 2014. La confrontation des deux Ă©critures souligne tout ce qui les rapproche comme ce qui les distingue nettement. En complĂ©ment, le compositeur Benjamin Attahir qui commence dĂ©but 2018 sa rĂ©sidence Ă  l’ONL, prĂ©sente « Samaa Sawti Zaman », partition riche, Ă©clectique au diapason de ses racines toulousaines et aussi moyen orientales.

 

 

 

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Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle
Orchestre National de Lille, saison 17 – 18

 

 

boutonreservationJeudi 11 janvier 2018, 20h
Vendredi 12 janvier 2018, 20h

 

 

Attahir
Sawti’l Zaman

Reich
Three movements

Glass
The American Four seasons,
concerto pour violon n°2

Direction : Keith Lockhart
Violon : Robert McDuffie

Autour du concert de 20h
Leçon de musique, à 18h45
présentée par Benjamin Attahir
“Les objets musicaux du passĂ©â€
(entrĂ©e libre, muni d’un billet du concert)

à l’issue des concerts
Bord de scĂšne
avec Benjamin Attahir
(entrĂ©e libre, muni d’un billet du concert)

 

 

 

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BILLETTERIE EN LIGNE / PENSEZ AUX PASS ! tarif 1

 

 

 

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The GLASS / REICH Concerts in english
Glass vs Reich
Having laid down the foundations of minimalist music, Steve Reich and Philip Glass each went on to explore their own style. With Reich, rhythmic virtuosity was given centre stage, extending even to the orchestra in Three movements, while with Glass, there would be a return to classical tradition, in his Second violin concerto, The American Four Seasons, intended as the star-spangled variation on the Vivaldi model.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ONL-GLASS-REICH-concert-evenemnt-a-lille-presentation-enjeux-par-classiquenews

Jephté / Jephthah de Handel par Les Arts Florissants

handel-haendel-portrait-classiquenewslogo_francemusiqueFrance Musique, dim 28 janvier 2018, 20h. HANDEL : JephtĂ©. Les Arts Florissants. A l’heure oĂč se pose la question du futur de l’ensemble français crĂ©Ă© par Bill Christie, – dont le codirecteur musical Paul Agnew devrait prendre la relĂšve, revoici le chef baroque dans ses terres haendĂ©liennes, un rĂ©pertoire qu’il sert avec un engagement qui vaut finesse et distinction (cf son rĂ©cent Belshazaar / Belshazzar, 1745, – trĂšs belle rĂ©ussite discographique – 3 cd, 2012, rĂ©alisĂ©e sous son propre, et Ă©phĂ©mĂšre label « Les Arts Florissants » / depuis la cessation de la marque comme Ă©diteur discographique, le coffret saluĂ© par un « CLIC de classiquenews », est devenu collector).

LIRE ici notre critique complĂšte de l’oratorio Belshazaar de Handel par William Christie (avec lien vers notre reportage vidĂ©o exclusif) :

http://www.classiquenews.com/cd-handel-belshazzar-william-christie-3-cd-2012/

handel-haendel-portrait-582-grand-portrait-handel-haendelS’agissant de l’oratorio JEPHTHA (JephtĂ© en français, HWV 70, fĂ©rvier 1752), Haendel / Handel atteint un sommet car c’est son dernier oratorio composĂ© de janvier Ă  aoĂ»t 1751. La maladie et les tracas de la santĂ© rattrapent une composition Ă©prouvante : Handel Ă©crit son incapacitĂ© Ă  poursuivre en fĂ©vrier, en raison de sa cĂ©citĂ© douloureuse Ă  l’oeil gauche (choeur concluant l’acte II). A 70 ans, le plus grand gĂ©nie de l’oratorio anglais et de l’opĂ©ra seria baroque, doit ainsi cesser d’écrire car il devient totalement aveugle. Toute la partition est traversĂ©e et mĂȘme innervĂ©e par ce sentiment de renoncement et de profondeur qui lui confĂšre un souffle spirituel irrĂ©sistible (dĂ©jĂ  observĂ© dans le si extatique et suspendu Theodora, oratorio prĂ©cĂ©dent (1750).

Familier, le librettiste Thomas Morell s’inspire du Livre des Juges. Dans l’esprit de compassion et respectant cet humanisme lumineux qui clĂŽt le drame tragique, Haendel et Morell modifient la fin, contrairement Ă  la lecture et mise en musique des compositeurs du XVIIĂš tel Carissimi : la fille de JephtĂ©, promise Ă  ĂȘtre sacrifiĂ©e (Ă  cause du voeu malheureux prononcĂ© par son pĂšre), est sauvĂ©e in extremis, par l’ange (chantĂ© par un enfant) ; le rĂŽle est conçu comme un deus ex machina
 ainsi, sous la plume de Haendel, Iphise, la fille de JephtĂ© est sauvĂ©e, Ă  la façon du sacrifice d’Abraham. Ici, c’est la foi d’un pĂšre qui est durement Ă©prouvĂ©e, alors qua sa fille est prĂȘte Ă  mourir, habitĂ©e par une indestructible ferveur filiale. L’obĂ©issance Ă  Dieu est le fondement du drame : la fille obĂ©it et se soumet au pĂšre, lequel obĂ©it Ă  son Dieu (passablement barbare, du moins en apparence dans la version handĂ©lienne).

A l’origine, le rĂŽle titre est chantĂ© par un castrat (John Beard). A la fois tragique et dĂ©ploratif, le drame de JephtĂ© creuse le genre moral et spirituel que Handel n’a cessĂ© de ciseler dans les annĂ©es 1740 et 1750 Ă  Londres, aprĂšs avoir triomphĂ© et Ă©chouĂ© dans celui de l’opera seria. Dans JephtĂ© / Jephthah, l’épure spirituelle, l’élĂ©vation fervente atteignent Ă  ce sublime que tous les grands compositeurs baroques ont tentĂ© de traiter et de rĂ©ussir. Nul doute qu’aprĂšs le sublime de Carissimi, l’inventeur du genre au XVIIĂš Ă  Rome, Haendel atteint et Ă©puisĂ© physiquement, renoue Ă  la fin de sa vie, en 1750, au mĂȘme miracle musical. Ainsi la boucle du Baroque est-elle bouclĂ©e, du XVIIĂš au XVIIIĂš, de Carissimi Ă  Handel, sur le thĂšme de JephtĂ©.

haendel handel george-frideric-handel-1685-1759-german-composerSynopsis. ACTE I : JephtĂ© conduit la guerre des juifs contre les Ammonites. Soutenant l’ardeur de son demi-frĂšre, Zebul exhorte les juifs Ă  rejeter les fausses idoles Moloch et KĂ©mosh. JephtĂ© exprime son dĂ©terminisme, cependant que SorgĂš, son Ă©pouse, ressent la menace d’un destin contraire. De leur cĂŽtĂ©, les fiancĂ©s Hamor et Iphis (la fille de JephtĂ©) annoncent qu’ils se marieront aprĂšs la victoire contre les Ammonites. Alors le gĂ©nĂ©ral juif (scĂšne 4) commet sa terrible erreur : il jure Ă  Dieu dont il ressent le souffle protecteur, qu’il sacrifiera la premiĂšre crĂ©ature qu’il croisera aprĂšs sa victoire (si Dieu lui permet de vaincre les Ammonites). InquiĂšte et agitĂ©, StorgĂš (scĂšne 5) exprime l’horreur de la guerre et les effets d’une barbarie inhumaine.

ACTE II. Hamor raconte la victoire Ă©clatante de JephtĂ© sur les Ammonites. Dieu a tenu sa promesse : JephtĂ© doit de la mĂȘme façon respecter sa parole. Mais en une gavotte joyeuse, Iphis se prĂ©sente la premiĂšre Ă  son pĂšre vainqueur pour cĂ©lĂ©brer son triomphe. Le gĂ©nĂ©ral devra donc sacrifier sa propre fille. Handel expose en un duo tragique enchaĂźnĂ© comme dans l’acte I, le dĂ©sarroi fataliste du pĂšre (JephtĂ©) et la rĂ©bellion impuissante de la mĂšre (SorgĂš). Carissimi n’avait pas au siĂšcle prĂ©cĂ©dent intĂ©grĂ© le personnage maternel : sa prĂ©sence chez Haendel intensifie considĂ©rablement la couleur de dĂ©ploration gĂ©nĂ©rale. TouchĂ© par le voeu effroyable du pĂšre, le fiancĂ© Hamor (qui porte bien ainsi son nom) propose sa vie pour sauver celle de son aimĂ©e Iphis. Dans la derniĂšre scĂšne (4), JephtĂ© exprime sa douleur, son impuissance, accompagnĂ© par un choeur tragique et sombre.

ACTE III. PĂšre et fille se prĂ©sentent pour rĂ©aliser le sacrifice odieux. Iphis chante son acceptation Ă  quitter ce monde et ceux qu’elle aime, en un sublime dĂ©tachement (Farewell, ye limpid springs and floods
). Alors qu’on croyait le sacrifice inĂ©luctable, un ange paraĂźt : Iphis ne mourra pas mais vouera sa vie Ă  Dieu dans la fĂ©licitĂ© cĂ©leste.  Enfin, reprenant le genre spĂ©cifique des Sepolcri, oratorios sur la dĂ©ploration des croyants aprĂšs la mort de JĂ©sus, trois personnages « tĂ©moins », Sebul, StorgĂš, Hamor commentent et cĂ©lĂšbrent le dĂ©nouement final et l’apothĂ©ose Ă  laquelle Iphis est dĂ©sormais destinĂ©e. Le renoncement qui la porte, en une certitude suspendue est le propre sentiment de Haendel parvenu Ă  l’extrĂ©mitĂ© de sa vie de compositeur. Chaque homme s’il souhaite la paix intĂ©rieure, doit se soumettre Ă  sa propre destinĂ©e, tout en conservant l’espĂ©rance. CQFD.

 
 
 

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LIRE aussi les oratorios de Handel (coffret complete oratorios HANDEL / HAENDEL – DECCA 

JEPHTHA de Haendel par Bill Christie / Les Arts Florissants
Paris, Palais Garnier du 13 au 31 janvier 2018
(8 représentations parisiennes)
 
Claus Guth, mise en scĂšne
William Christie, direction

 

Jephtha : Ian Bostridge
Storgé : Marie-Nicole Lemieux
Iphis : Katherine Watson
Hamor: Tim Mead
Zebul : Philippe Sly
Angel: Valer Sabadus

 

Orchestre et Choeur des Arts Florissants
Production déjà créée à Amsterdam

 
 
 
 

MOZART : Lucio Silla depuis La Monnaie de Bruxelles

mozart_portraitARTE, Dimanche 21 janvier 2018. 00h20 : MOZART : Lucio Silla au thĂ©Ăątre de la Monnaie de Bruxelles. Alors qu’il a banni de la ville Ă©ternelle ses adversaires politiques, Lucio Silla, dictateur de Rome, souhaite Ă©pouser la fille de l’un de ses plus farouches ennemis, Ă©prise d’un sĂ©nateur en exil. L’homme d’État devra faire preuve de clĂ©mence pour ramener l’ordre dans une ville chamboulĂ©e. Au thĂ©Ăątre de la Monnaie de Bruxelles, Tobias Kratzer met en scĂšne cette Ɠuvre de jeunesse de Mozart (composĂ©e Ă  16 ans !), dont les motifs et thĂ©matiques seront repris dans son dernier opĂ©ra, La clĂ©mence de Titus. Dans les rĂŽles titres, le tĂ©nor Jeremy Ovenden et la soprano Lenneke Ruiten. L’ouvrage bien que portĂ© par le gĂ©nie d’un adolescent surdouĂ© de 16 ans, exprime tous les tourments du sentiment amoureux. Tout en respectant le cadre souvent assĂȘchant de l’opĂ©ra seria (ses formules mĂ©caniquement successives : rĂ©citatifs seccos puis arias avec orchestre), Mozart sait varier, colorer, nuancer comme aucun autre compositeur des annĂ©es 1770, la langue musicale infĂ©odĂ©e aux vertiges de la passion. Dans Lucio Silla, le jeune compositeur se taille une rĂ©putation grandissante ; il opĂšre aussi sa propre rĂ©forme du genre seria, plus tard illustrĂ©e par Idomeneo (grande amplification du tissu orchestral), puis surtout son dernier opĂ©ra Ă©crit l’annĂ©e de sa mort, 1791, La ClĂ©mence de Titus. 

 

 

Franz Lehar : Le pays du Sourire sur ARTE

BECZALA KLEITER LEHAR le pays du sourie sur arte janvier 2018ARTE. Dimanche 7 janvier 2018. 23h30 Franz Lehar : Le pays du sourire. “Toujours sourire, le cƓur douloureux, et sembler rire du sort malheureux. C’est notre loi : toujours sourire”, chante d’un air mĂ©lancolique le prince Sou-Chong dans le premier acte de cette opĂ©rette crĂ©Ă©e Ă  Berlin en 1929. Version remaniĂ©e de La tunique jaune, du mĂȘme compositeur, elle raconte une histoire d’amour impossible entre Lisa, une jeune Autrichienne issue de la noblesse, et Sou-Chong, un prince chinois.
Les deux protagonistes se rencontrent Ă  Vienne, oĂč l’Asiatique est ambassadeur. Lorsqu’il annonce Ă  Lisa qu’il doit retourner en Chine pour y devenir Premier ministre, elle se dĂ©cide Ă  l’épouser et Ă  l’accompagner Ă  PĂ©kin. Mais la jeune femme doit rapidement composer avec des diffĂ©rences culturelles inattendues, telles que la polygamie de son mari. Franz Lehas Ă©tant ami de Puccini a peut-ĂȘtre Ă©tĂ© inspirĂ© de la Turandot du compositeur italien pour Ă©crire sa propre lĂ©gende lyrique orientalisante. Le Pays du Sourire, crĂ©Ă© Ă  Berlin, incarne l’ñge d’or d’insouciance et de lĂ©gĂšretĂ© d’une Ă©poque fragile qui allait sombrer dans la crise boursiĂšre de 1929.

Pour cette nouvelle production de l’OpĂ©ra de Zurich, le metteur en scĂšne Andreas Homoki a largement raccourci les dialogues de la piĂšce d’origine afin de mettre l’accent sur le couple formĂ© par Lisa et Sou-Chong, interprĂ©tĂ©s respectivement par la soprano allemande Julia Kleiter et le tĂ©nor polonais Piotr Beczala, sous la direction de Fabio Luisi. Le chef Ă©claire le raffinement d’une orchestration Ă©lĂ©gantissime qui rappelle de fait certaines audaces et brillances de l’orchestre de Puccini.

CD Ă©vĂ©nement, annonce. SEIJI OZAWA et MARTHA ARGERICH jouent BEETHOVEN (1 cd Decca – live de mai 2017, OITA, Japon).

Ozawa argerich beethoven decca beethoven mito chamber orchestra cd decca presentation review cd critique cd par classiquenewsCD Ă©vĂ©nement, annonce. SEIJI OZAWA et MARTHA ARGERICH jouent BEETHOVEN (1 cd Decca – live de mai 2017, OITA, Japon).  Decca annonce un nouveau cd, live d’Oita au Japon, rĂ©alisĂ© en mai 2017, dans le cadre du Festival dirigĂ©e par la pianiste argentine Martha Argerich (19Ăš Ă©dition, 6 – 26 mai 2017) au sud ouest du Japon Ă  Oita : la pianiste argentine jouait pour la premiĂšre fois sous la direction de Seiji Ozawa, 81 ans, trĂšs affaibli et actuellement soignĂ© pour une longue maladie
 Les deux artistes rĂ©alisaient de Beethoven, le Concerto pour piano n°1 ; et le chef seul, avec les instrumentistes sur instruments modernes (!), du MITO chamber Orchestra, la Symphonie premiĂšre de Ludwig. De plus en plus rare sur le podium, le maestro nippon paraissait pour la premiĂšre fois depuis plusieurs mois. L’énergie et la modernitĂ© visionnaire du Beethoven, Ă  l’orĂ©e de son aventure symphonique, inspirent-elles le chef lĂ©gendaire, aurĂ©olĂ© de sa rĂ©putation de fĂ©lin incandescent ? Et comment s’est cristallisĂ©e la rencontre des deux gĂ©ants de la musique classique et romantique dans le Concerto pour piano n°1 ? RĂ©ponse dans notre prochaine critique, Ă  paraĂźtre le 2 fĂ©vrier 2018, jour de publication du cd BEETHOVEN : Ozawa / Argerich (2017, DECCA).

 

 

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CD Ă©vĂ©nement, annonce. SEIJI OZAWA et MARTHA ARGERICH jouent BEETHOVEN (1 cd Decca – live de mai 2017, OITA, Japon).

CONCERT DU NOUVEL AN 2018 Ă  VIENNE / Riccardo Muti

BONNE ANNEE 2018 : Pas de nouvel an, sans le Concert du Nouvel An Ă  Vienne, aujourd’hui, Ă  11h en direct sur France 2. RITUEL TELEGENIQUE… Les instrumentistes de meilleur orchestre au monde, interprĂštes inĂ©galĂ©s de Mozart, Richard Strauss
 entre autres, ayant cette Ă©lĂ©gance racĂ©e incomparable, rĂ©ussissent chaque annĂ©e un exercice de style qui est aussi le concert filmĂ© le plus mĂ©diatisĂ© de la planĂšte. Un peu de raffinement pour notre monde qui souffre de barbarie ordinaire.

 

 

CD nouvel an vienna Philharmonic Riccardo muti presentation critique annonce review sur classiquenews Couv Concert du Nouvel An 2018

 

 

Coupes de champagne et valses de Johann Strauss pĂšre et fils
 Cette annĂ©e c’est le chef italien Riccardo Muti, partenaire familier des Wiener Philharmoniker, qui dirige le programme, composĂ© de valses, polkas, galops, piĂšces variĂ©es signĂ©s des auteurs de la dynastie Strauss : Johann I et II donc, Edouard et Josef
 PrĂ©sentation complĂšte sur CLASSIQUENEWS

 

 

  

 

Programme :
 

 
PremiĂšre partie
Johann Strauss, Marche du Baron Tzigane
Josef Strauss, Fresques de Vienne, valse, op. 249*
Johann Strauss, Parade nuptiale, polka française, op. 417*
Johann Strauss, Sang léger, polka rapide, op. 319
Johann Strauss pĂšre, Valses de Marie, op. 212*
Johann Strauss pĂšre, Guillaume Tell, Galop, op. 29b*

 

 

DeuxiĂšme partie
Franz von SuppĂ©, Ouverture de l’opĂ©rette Boccaccio*
Johann Strauss Fleurs de Myrte, valse, op. 395*
Alphons Czibulka, Stéphanie-Gavotte, op. 312*
Johann Strauss, Balles magiques, polka rapide, op. 32
Johann Strauss, Contes de la forĂȘt viennoise, valse, op. 325
Johann Strauss, Marche de fĂȘte, op. 452.
Johann Strauss, Ville et campagne, polka mazurka, op. 322
Johann Strauss, Un bal masqué, quadrille, op. 272
Johann Strauss, Les Roses du midi, valse, op. 388
Josef Strauss, Lettres Ă  un Ă©diteur, polka rapide, op. 240

* PremiĂšre audition Ă  un Concert du Nouvel An

PORTRAIT ENTRETIEN : ALAIN BARAIGE, pianiste et compositeur.

BARAIGE ALAIN concerts piano compositeur par classiquenews portrait presentation par classiquenews Alain09 copiePORTRAIT ENTRETIEN : ALAIN BARAIGE, pianiste et compositeur. En partenariat avec le site SHIIMER, classiquenews souligne la diversitĂ© des talents d’aujourd’hui et prĂ©sente les artistes et les projets qui mĂ©ritent d’ĂȘtre suivis. AprĂšs Bartu Elci-Ozsoy (violon) et Tamara Caucheteux (piano), voici un autodidacte explorateur au tempĂ©rament exemplaire : praticien du clavier et compositeur exigeant… Le lyonnais Alain Baraige a dĂ©butĂ© sa formation au piano en autodidacte ; libre et curieux, l’artiste crĂ©ateur traverse styles, genres et formes, encouragĂ© par Georges Cziffra qu’il rencontre directement et dont il recueille la leçon de vie, l’esprit et la sensibilitĂ© artistique. Exigeant sur la forme et le sens, le compositeur dialogue en permanence avec l’interprĂšte : ses rĂ©centes sessions de travail avec Nicolas Bacri ont apportĂ© une relecture fĂ©conde du contrepoint, nouveau cadre d’expĂ©rimentations et de dĂ©couvertes personnelles. Comme interprĂšte au clavier, l’artiste sait interroger sur la technique pianistique offrant des solutions personnelles d’un bĂ©nĂ©fice inĂ©dit. Les mondes imaginaires d’Alain Baraige se nourrissent de sa passion viscĂ©rale pour la musique et la pratique trĂšs personnelle du piano (un Fazioli), l’admiration des Français, Ravel et Debussy. Ses compositions en tĂ©moignent, riches, gĂ©nĂ©reuses, animĂ©es par l’élan vital
 soucieuse de cohĂ©rence et d’architecture, organique comme spirituelles. Entretien exclusif pour classiquenews.

 

 

 

Entretien portrait avec Alain Baraige

 

 

 

 

Quel est votre répertoire de prédilection actuellement et pourquoi ?

Mon rĂ©pertoire est intĂ©gralement constituĂ© par mes compositions. J’ai toujours envisagĂ© la musique comme un prolongement direct de ma vie intĂ©rieure. Aujourd’hui j’estime ĂȘtre privilĂ©giĂ© de pouvoir rĂ©aliser mes rĂȘves de jeunesse. Dans le monde musical je suis quelque peu diffĂ©rent non par volontĂ© mais par nature. Je conçois le rĂŽle de la musique et le jeu du piano comme l’expression d’une pulsion vitale, ce qui se retrouve Ă  la fois dans mon jeu de piano (par les techniques employĂ©es) et dans mes conceptions de l’écriture.

 

 

 

Pouvez citer 2 artistes du passé ou actuels, qui seraient vos modÚles ? Pour quelles raisons ?

Mes deux pianistes favoris sont Georges Cziffra et Josef Lhevinne, pour des raisons trĂšs diffĂ©rentes. Josef Lhevinne est pour moi l’incarnation de l’élĂ©gance et de la perfection technique. Quant Ă  Georges Cziffra, il est Ă  l’origine de ma vocation de pianiste. L’histoire qui nous lie est pour le moins providentielle. En effet, jusqu’à l’ñge de seize ans, je n’avais jamais touchĂ© un piano. Mon contact avec cet instrument se rĂ©sumait Ă  la passion avec laquelle j’écoutais en boucle un disque, rapportĂ© par mon pĂšre, de Georges Cziffra interprĂ©tant Liszt. Jusqu’au jour oĂč une voisine me prĂȘta son piano. DĂšs lors, en vĂ©ritable autodidacte, je reproduisais plus de douze heures par jour tout ce que j’avais imaginĂ© des annĂ©es durant de la technique intrinsĂšque Ă  la pratique de cet instrument. J’y associais mes Ă©motions Ă©videmment, c’était devenu un nouveau langage.  En quelques annĂ©es, j’avais acquis un niveau quasi-professionnel, avec des mĂ©thodes de travail extrĂȘmement personnelles et vraiment novatrices. Si bien, qu’une amie de mes parents connaissant personnellement G.Cziffra lui a parlĂ© de moi, de mon admiration pour lui, de mon apprentissage fulgurant et passionnĂ© du piano. Il m’a alors invitĂ© Ă  Senlis, chez lui. Cette rencontre fut d’une portĂ©e inestimable pour moi et pour ma carriĂšre de pianiste, plus je le connaissais, et plus je m’attachais Ă  l’homme autant que j’admirais le pianiste. Ses encouragements et conseils m’ont apportĂ© ce que nul autre ne pouvait me donner.

En ce qui concerne les compositeurs, mes prĂ©fĂ©rences vont vers Debussy et Ravel qui sont  ma source d’inspiration majeure. J’aime particuliĂšrement la richesse harmonique, la fluiditĂ©, le mĂ©lange Orient – Occident et l’inventivitĂ©.

 

 

 

Sur quel programme précis travaillez-vous actuellement ? Quels en sont les défis techniques ?

Le travail au contact de Nicolas Bacri m’a ouvert de nombreux horizons et m’a amenĂ© Ă  redĂ©couvrir l’importance du contrepoint et de la fugue. Mes nouvelles compositions intĂšgrent tant sur le fond que sur la forme la richesse de ces Ă©changes. Le dĂ©fi est donc de rester fidĂšle Ă  l’esprit de mes conceptions originelles tout en tenant compte de l’apport de cette vision plus architecturĂ©e de l’écriture musicale. Je construis actuellement ce rĂ©pertoire en parallĂšle tout en retravaillant mes prĂ©cĂ©dentes compositions  sur le plan pianistique.

 

 

 

Quelle serait la qualité artistique qui vous singularise ?

baraige-alain-compositeur-piano-portrait-par-classiquenewsLe compositeur et l’interprĂšte sont dans un dialogue permanent. Ce qui dĂ©finit mon travail pianistique, c’est la recherche d’un son « rond » sans agressivitĂ© mĂȘme dans le fortissimo. J’ai travaillĂ© avec des masseurs et des ostĂ©opathes pendant des annĂ©es afin de mettre au point une technique de maĂźtrise du poids, de sa rĂ©partition, du toucher par une zone diffĂ©rente du doigt, et aussi de l’élimination des tensions musculaires de tout le bras, de la main et de l’épaule. Pour moi, la meilleure technique est celle qui rĂ©git le monde animal et son comportement. Souplesse, adaptation et loi du moindre effort en vue d’une efficacitĂ© et d’une longĂ©vitĂ© maximales.
Un petit exemple facile Ă  comprendre : le poids du bras est l’élĂ©ment de base. CompensĂ© par un touchĂ© de note avec la pulpe du doigt (300 capteurs sensoriels par mm2), on entraine une adhĂ©rence, une prĂ©sence sur la note, une profondeur de toucher qui gĂ©nĂšre un son rond moins percussif, et donc une plus longue plĂ©nitude de la rĂ©sonance. L’effort consiste non pas Ă  frapper la note, mais Ă  lever le bras pour se servir de la force d’attraction et utiliser le poids naturel du bras considĂ©rĂ© comme un pont mobile entre l’épaule et la main. Le relĂąchement musculaire est de mise afin d’envoyer l’énergie au bon endroit, au bon moment. La visualisation de chaque geste et l’écoute  intĂ©rieure de chaque son viennent complĂ©ter ce dispositif technique.

Sur le plan de l’écriture, je recherche la simplicitĂ© (donner l’impression que la piĂšce est spontanĂ©e), utiliser un langage accessible au plus grand nombre. Tenter de participer autant que possible Ă  l’harmonisation intĂ©rieure de l’auditeur pendant l’écoute. C’est l’influence de mes annĂ©es de mĂ©ditation d’études des neurosciences et de diverses techniques de psychologie qui se cache dans cette dĂ©marche et qui s’intĂšgre directement dans ma musique et dans mon jeu.
Mes disques sont ce que l’on appelle des  « concept albums » ; la construction  d’une vision de l’existence. Le premier : « L’eau, le ciel et la lumiĂšre » est une sorte « d’ouverture »  de ce qui va se dĂ©velopper dans les albums suivant. Chaque Ă©lĂ©ment reprĂ©sente  une Ă©tape de la vie.
L’eau pour l’enfance que je dĂ©veloppe dans le deuxiĂšme disque :  « Enfantillages ».
Le ciel pour l’ñge adulte et le dĂ©veloppement personnel que l’on retrouve dans le disque : « Per aspera ad astra ».
Enfin la lumiÚre pour la spiritualité dans un prochain épisode que je suis en train de composer.

 

 

 

Sur quel type d’instrument jouez vous ? Quelles en sont les qualitĂ©s / spĂ©cificitĂ©s ?

J’ai l’immense chance de travailler sur un Fazioli  F 212. La premiĂšre fois que j’ai touchĂ© un Fazioli, c’était au PianosphĂšre de Paris. Une pure merveille rĂ©glĂ©e par Jean-Michel Daudon. Pendant le concert, je me suis senti en harmonie avec ce F308 mis Ă  ma disposition pour l’occasion.  En ce qui concerne le F212, j’en  apprĂ©cie  la longueur de son, la plĂ©nitude  des basses, l’équilibre gĂ©nĂ©ral et la dynamique jamais agressive des aigus.

 

 

 

Quels sont vos projets Ă  venir ?

J’ai l’habitude depuis toujours d’alterner les pĂ©riodes de concerts et celles de composition de façon Ă  nourrir par le vĂ©cu, l’écriture et le jeu. Les pĂ©riodes de concert m’ont amenĂ© Ă  jouer souvent en France (notamment en collaboration avec la FNAC) mais aussi en Italie (notamment Ă  Florence, au Consulat), en Roumanie (plusieurs tournĂ©es Ă©talĂ©es sur les annĂ©es 90) et aux U.S.A Ă  Los Angeles, San Francisco et New York. 270 radios Ă  travers tous les Ă©tats amĂ©ricains ont choisi de diffuser ma musique. Je suis actuellement en pĂ©riode d’écriture. Ces pĂ©riodes d’écriture m’ont amenĂ© Ă  composer en plus de mon Ɠuvre pour piano : deux musiques de film, des musiques de scĂšne pour le  thĂ©Ăątre,  pour des piĂšces radiophoniques et enfin j’ai composĂ© la musique de spots publicitaires, comme pour Handi’chiens et pour le sculpteur Victor Caniato. Je reprendrai la production de vidĂ©os,  de disques puis de concerts dans le courant du dernier trimestre 2018.

 

 

 

Propos recueillis en décembre 2017

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baraige alain compositeur pianiste portrait par classiquenews

VIDEO : MĂ©moire ocĂ©ane, composition d’Alain Baraige
https://www.shiimer.com/profil/alain.baraige/m/91ab0f2c-cd2b-46fb-a7d6-70ef527c68ee

 

 

 

 

 

BARAIGE ALAIN concerts piano compositeur par classiquenews portrait presentation par classiquenews Alain09 copie

 

 

 

 

 

PORTRAIT, ENTRETIEN. Bernard Darmon : ĂȘtre violoniste et compositeur.

DARMON-photo-scanneeviolon-concert-bernard-darmon-concerts-violon-presentationPORTRAIT, ENTRETIEN. Bernard Darmon : ĂȘtre violoniste et compositeur. En partenariat avec le site SHIIMER, classiquenews souligne la diversitĂ© des talents d’aujourd’hui et prĂ©sente les artistes et les projets qui mĂ©ritent d’ĂȘtre suivis. AprĂšs Bartu Elci-Ozsoy (violon) et Tamara Caucheteux (piano), voici le profil d’un violoniste voyageur, soliste et chambriste forcenĂ©, Bernard Darmon
 Il a Ă©tĂ© l’élĂšve de Sacha Kellerman, lui-mĂȘme Ă©lĂšve d’Isaac Stern. Bernard Darmon Ă©largit les champs de ses activitĂ©s artistiques : le violoniste dĂ©fend avec Ă©clectisme la vitalitĂ© des auteurs classiques et romantiques (Paganini, Dvorak, Kreisler, FaurĂ©, Mozart, Beethoven 
), mais il sait aussi Ă©crire ses propres compositions, souvent inspirĂ©es par la contemplation des tableaux de grands maĂźtres de la peinture.

 

 

ENTRETIEN / PORTRAIT : Bernard Darmon, violoniste et compositeur


Quel est votre répertoire de prédilection actuellement et pourquoi ?

J’apprĂ©cie  beaucoup DVORAK pour l’Ă©mouvant lyrisme d’Europe centrale de sa musique, et KREISLER pour le raffinement racĂ© et la brillance de la culture viennoise d’une certaine Ă©poque (Ă  Ă©couter ici : https://shiimer.com/profil/darmon.bernard/m/3fa5b31a-c646-43dc-b4cf-82fb4790ddb4). En effet, l’Ăąme humaine ressent dans ces mĂ©lodies  Ă  la fois la profondeur de la passion, la simplicitĂ© d’une nostalgie qui touche tout un chacun, et en tant que violoniste, je m’attache toujours Ă  ce que le discours musical que je partage avec le public soit Ă  la fois intense, et comprĂ©hensible par tous.

Dans un registre plus intime, je dirais J.S.BACH, pour la grandeur mystique-cosmique-universelle de sa musique. En tant que compositeur (membre de la Sacem), j’ai composĂ© plus d’une centaine de compositions assez courtes telles des aquarelles musicales, telles des poĂšmes prosaĂŻques musicaux, notamment d’aprĂšs les compositions de grands peintres comme Claude Monet ; ainsi, l’un de ses chefs d’oeuvres, “Le pont japonais et l’Ă©tang des nymphĂ©as” (Ă  Ă©couter ici : https://shiimer.com/profil/darmon.bernard/m/cf3004d6-0f63-4da7-98af-a062fdf7cb9e). J’ai aussi dĂ©veloppĂ© selon un code kabbalistique antique, une relation entre l’alphabet et les notes de musique, ce qui m’a permis de traduire le dernier psaume 150 du Roi David en notes de musique (Ă  Ă©couter ici : https://shiimer.com/profil/darmon.bernard/m/74135c99-5e6d-4d0b-bb5e-2ad67edb0f80).

 
Pouvez citer 2 artistes du passé ou actuels, qui seraient vos modÚles ? Pour quelles raisons ?

J’admire l’ immense violoniste  Yehudi Menuhin pour sa sonoritĂ© unique qui m’Ă©meut fortement ; ainsi que deux autres immenses violonistes actuels : Pierre Amoyal et Itzhak Perlman. Ce sont tous trois des gĂ©ants incontestables de la musique par leurs sonoritĂ©s, leurs styles, leurs interprĂ©tations, leurs jeux inimitables et transcendants qui inspirent et Ă©lĂšvent d’une façon indĂ©lĂ©bile mon jeu musical. Je fus extrĂȘmement touchĂ© lorsque Pierre Amoyal justement, ainsi que le virtuose Alexandre Benderski, Ă©mirent des avis Ă©logieux sur mes qualitĂ©s d’interprĂšte et de compositeur.

Sur quel programme précis travaillez-vous actuellement ? Quels en sont les défis techniques ?

J’aime ouvrir mon rĂ©pertoire classique (de Paganini, Dvorak, Ă  Mozart et Beethoven
) aux grands airs d’opĂ©ras comme le sublime :”Elixir d’Amour” de DONIZETTI et le tout aussi sublime “Casta Diva ” de BELLINI, ainsi qu’aux airs traditionnels tziganes (Ă  Ă©couter ici : https://shiimer.com/profil/darmon.bernard/m/2da4e43a-0e37-4d95-a0fd-9237ae1090bb). En effet le public est toujours charmĂ© par les « mĂ©lodistes » ; il me semble que le travail de l’interprĂšte est d’apporter Ă  l’auditeur de la crĂ©ativitĂ© et de la surprise, tout en prĂ©servant l’univers musical qu’il aime et qu’il dĂ©sire.
J’aime particuliĂšrement travailler les suites de J.S.Bach pour violoncelle, seul transposĂ©es pour le violon (Ă  Ă©couter ici : https://shiimer.com/profil/darmon.bernard/m/02b04e8b-cfe9-4003-918c-57ec9901a1c4). L’aspect technique est important mais la musique doit toujours nourrir la virtuositĂ©. J’apprĂ©cie en gĂ©nĂ©ral  la virtuositĂ© poĂ©tique exprimĂ©e avec ma partenaire au concert, la pianiste russe Tatiana Simonova, dans “Salut d’Amour” d’Elgar, “Cantabile”de Paganini,”MĂ©ditation de ThaĂŻs”de Massenet, 


 Quelle serait la qualité artistique qui vous singularise ?

J’ai pu dĂ©velopper avec le temps mon propre jeu, mon propre style, reliĂ©s Ă  ma profonde sensibilitĂ©, quelques soient les musiques que je joue, afin d’exprimer les nuances contrastĂ©es et alternĂ©es des ombres et des lumiĂšres de la musique, par la technique et la dynamique d’archet et des vibratos variĂ©s alternant des non vibratos :”morendo”.
D’une façon prĂ©cise et dĂ©finie : Ă  partir du moment oĂč la musique que je joue est constructive, c’est Ă  dire Ă©lĂšve le coeur, l’Ăąme et l’esprit, de moi mĂȘme et des auditeurs, c’est alors pour moi un vrai bonheur, un vrai plaisir !

Sur quel type d’instrument jouez-vous ? Quelles en sont les qualitĂ©s / spĂ©cificitĂ©s ?

Mon violon est un excellent violon professionnel de facture française: “Fait sous la  direction de LĂ©on Bernardel”. Ce violon m’a Ă©tĂ© offert par mon maĂźtre Sasha Kellerman (Ă©lĂšve d’Isaac Stern et diplĂŽmĂ© de Juillard School). Sur ce mĂȘme violon, mon maĂźtre Sasha Kellerman avait jouĂ© en tant qu’enfant prodige Ă  11 ans en soliste, le Concerto pour violon et orchestre de Max Bruch.  Ce violon est non seulement superbe esthĂ©tiquement mais Ă©galement sur le plan de sa sonoritĂ© brillante et extravertie, projetant des graves magnifiques et des aigus Ă©tincelants.

 

AGENDA / CONCERTS

 

Marseille, le 5 janvier 2018
Bernard Darmon (violon), Tatiana Simonova (piano) / le Poetic Duo
RĂ©sidence “La Salette Montval” / 15h
93,chemin Joseph Aiguier 13009 Marseille.

Marseille, le 9 janvier 2018
Bernard Darmon (violon), Tatiana Simonova (piano) / le Poetic Duo
RĂ©sidence “Le Roy d’Espagne » / 15h
1, allée Albeniz 13008 Marseille

Au programme : L’Ă©lixir d’amour de Donizetti, Casta diva de Bellini, Voi che sapete de Mozart, Romances de Dvorak, Caprices de Paganini, Danses Hongroises de Brahms, et des adaptations pour violon et piano d’Etudes de Chopin et du RĂȘve d’Amour de Liszt, des Valses de Strauss, sans omettre des piĂšces de Kreisler, de la Musique Tziganne, enfin « MĂ©ditation » de ThaĂŻs (Massenet). 

 

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VIDEO / AUDIO : Le pont japonais et l’étang des NymphĂ©as
 d’aprĂšs Monet. Compositions de Bernard Darmon (Ă  Ă©couter sur le site de SHIIMER)

https://shiimer.com/profil/darmon.bernard/m/cf3004d6-0f63-4da7-98af-a062fdf7cb9e

“Le pont japonais et l’Ă©tang des nymphĂ©as »: composition de B.Darmon : la piĂšce est «  trĂšs reprĂ©sentative de mon travail et, d’interprĂšte et, de compositeur. En effet, Ă©tant hypersensible au parallĂ©lisme convergeant des nuances de tons, d’ombres et de lumiĂšre qui existent entre la peinture et la musique, j’avais donc composĂ© ce morceau de musique en rapport avec le cĂ©lĂšbre tableau du grand peintre Claude Monet pour qui je voue une grande admiration:(voir lien de l’agence SHIIMER).
Cette composition courte peut s’apparenter Ă  un poĂšme mĂ©lodique, oĂč les notes sont des mots. Je ressens intensĂ©ment le fait qu’en gĂ©nĂ©ral, toute peinture de qualitĂ© peut se traduire en musique et en poĂšme, et l’inverse est tout aussi possible : cette rĂ©ciprocitĂ© convergente m’Ă©meut et me touche profondĂ©ment ».

 

 

Propos recueillis en décembre 2017.

 

 

CD, coffret Ă©vĂ©nement. CLAUDIO ABBADO : The Opera Edition, MOZART, ROSSINI – 1/2 (Deutsche Grammophon)

Opera-edition-60-cd CLAUDIO ABBADO coffret cd set box deutsche grammophon claudio Abbado review cd la critique par classiquenews cd dvd livres operasCD, coffret Ă©vĂ©nement. CLAUDIO ABBADO : The Opera Edition, MOZART, ROSSINI – 1/2 (Deutsche Grammophon). La somme Ă©ditĂ©e par DG Deutsche Grammophon saisit immĂ©diatement par la cohĂ©rence et la finesse du legs artistique et esthĂ©tique du magicien Abbado. Le pilier de la discographique lyrique ici restituĂ©e met l’accent sur la trilogie : Mozart, Rossini, Verdi. Des 3 c’est le plus rĂ©cent le mieux servis, avec pas moins de 6 ouvrages enregistrĂ©s : de AĂŻda Ă  Simon Boccanegra sans omettre le fabuleux DON CARLOS donc chantĂ© en français, dans la version parisienne en 5 actes (avec le premier bellifontain et ses paysages cynĂ©gĂ©tiques tĂ©moins de la rencontre amoureuse entre les jeunes gens bientĂŽt dĂ©chirĂ©s, Carlos et Elisabeth
 ). On doit Ă  Claudio Abbado, l’intelligence de cette audace de 1984 – une Ă©poque oĂč l’on chantait plutĂŽt Don Carlo (sans « s ») donc dans la version italienne en 4 actes. C’est dire l’acuitĂ© d’un esprit de dĂ©fricheur, soucieux toujours de la vĂ©ritĂ© et de la justesse des sources. Dans ce premier focus, nous mettrons en avant la valeur de ses Mozart et Rossini.

ABBADO claudio maestro 2017 coffret set bex opera edition Claudio_Abbado_65Les Noces de Figaro sont les plus anciennes (Vienne, 1994), Ă  la tĂȘte des Wiener Philharmoniker : Abbado Ă©lectrise par cette instinct douĂ© de grĂące (qui fait aussi la rĂ©ussite toute en finesse de ses Rossini) : le plateau est royal avec la Comtesse de Sheryl Studer, le Cherubino – ardent, convulsif de Cecilia Bartoli, la Susanna de Sylvia McNair : un parterre d’individualitĂ©s fĂ©minines, piquantes, profondes. Must absolu car Abbado nous rappelle combien Les Noces sont avant tout, l’opĂ©ra des femmes. Puis son Don Giovanni (Ferrare, 1997) libĂšre la libertĂ© d’un Ă©ros serti de mille nuances (grĂące Ă  la juvĂ©nilitĂ© rayonnante du Chamber Orchestra of Europe. Simon Keenlyside bouillonne, irradie de sensualitĂ© sauvage, fĂ©line.Et, premiĂšre victime, la plus amoureuse, l’Elvira de Soile Isokoski Ă©blouit de la mĂȘme Ă©toffe, Ă©perdue, ardente.  Enfin ce qui prime dans La FlĂ»te EnchantĂ©e (Modena, 2005), c’est la vie et le relief des planches sur toute autre considĂ©ration, avec diamant Ă©blouissant par sa vĂ©ritĂ© et sa gravitĂ© juste, la Pamina de Dorothea Röschmann.

Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)Le Mozart de Claudio Abbado touche par cette Ă©lĂ©gance qui parle vrai. MĂȘme vĂ©ritĂ© matinĂ©e de finesse et de vĂ©ritĂ© virtuose chez Rossini : le chef rĂ©unit dans chaque production la crĂšme de la crĂšme du chant rossinien, jubilatoire en verve et intelligence thĂ©Ăątrale. Evidemment les 2 versions du Barbier de SĂ©ville occupent le devant de la sĂ©rie : 1971 avec le trio assoluto Berganza, Alva, Prey (Lindoro, Rosina, Figaro)
 ici l’élĂ©gance le dispute Ă  l’agilitĂ© la plus subtile. Must absolu (Londres, LSO London Symphony Orchestra). 21 ans plus tard, mĂȘme chef, mais plateau et lieu diffĂ©rent : Ferrare, Chamber Orchestra of Europe. Une nouvelle gĂ©nĂ©ration de chanteurs s’emparent alors de la facĂ©tie mordante, raffinĂ©e du pĂ©tillant Rossini : Domingo rĂ©invente Figaro avec une grĂące naturelle tandis que le diamant ciselĂ©, parfois minaudant de la diva des divas, capricieuse et boudeuse Ă  souhait de Kathleen Battle n’offre aucune sensualitĂ© mais reste pure agilitĂ .

rossini_portraitRĂ©vĂ©lations dans ce registre rossinien : L’Italiana in Algeri (Vienne 1987 avec l’Isabella proche du sublime de l’imprĂ©visible AgnĂšs Baltsa), La Cenerentola (Edinburg, 1971 qui permet Ă  la mezzo Berganza de chanter et Rosina et Angelina la mĂȘme annĂ©e
). Saluons aussi Le Voyage Ă  Reims / Il Viaggio a Reims (Live du Festival de Pesaro 1984, archive anthologique du cycle italien), servi par un plateau de vedettes lyriques : Gasdia, Valentini Terrani, Ricciarelli, Araiza, Rameay, Raimondi, l’infatigable et subtil Enzo Dara, Leo Nucci. Ce qui frappe aussitĂŽt dans la direction de Claudio Abbado, c’est l’équilibre idĂ©al entre prĂ©cision, clartĂ©, souplesse et vĂ©ritĂ© du discours orchestral. Chaque situation dramatique est remarquablement exprimĂ©e, souvent intensifiĂ©e par le choix des personnalitĂ©s vocales que le chef a su choisir pour caractĂ©riser en profondeur et en sincĂ©ritĂ© les personnages et leurs confrontations


Jonas Kaufmann est RadamĂšsOpĂ©ras connexes qui Ă©clairent tout autant le magicien diseur, l’orfĂšvre orchestral soucieux d’intelligibilitĂ© : Fidelio de Beethoven (avec en vedette Jonas Kaufmann dans le rĂŽle du prisonnier Ă©puisĂ© mais sublime Florestan / Lucerne, aoĂ»t 2010 : c’est l’une des approches lyriques du maestro parmi les plus rĂ©ussies des rĂ©centes) ; la curiositĂ© absolue, autre emblĂšme de son sens du dĂ©frichement (dĂ©jĂ  Ă©voquĂ© avec le choix du Don Carlos en français), Fierrabras de Franz Schubert (Live de Vienne, de mai 1988 avec Mattila, Hampson, Laszlo Polgar dans le rĂŽle-titre, Studer)


A VENIR… Dans notre volet final (CLAUDIO ABBADO : The Opera Edition, Deutsche Grammophon 2/2), nous distinguerons surtout ses Verdi (pas moins de 6 ouvrages donc : Macbeth, 1976 / Simon Boccanegra, 1977 / Un Ballo in maschera, 1980 / Don Carlos, 1983 et 1984 / Aida, 1981 / Falstaff, 2001 ; et aussi Wagner (Lohengrin, Vienne, 1992), Berg (Wozzek, 1987), Debussy (PellĂ©as, Vienne, janvier 1991), Moussorgsky, Bizet (1977)


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CLIC D'OR macaron 200CD, coffret Ă©vĂ©nement. CLAUDIO ABBADO : THE OPERA EDITION (60 cd Deutsche Grammophon). Voici un coffret Ă  offrir et Ă  partager pour NoĂ«l et les FĂȘtes de la fin 2017. LIRE AUSSI NOTRE PRESENTATION du coffret CLAUDIO ABBADO : THE OPERA EDITION (60 cd Deutsche Grammophon).

Bonne annĂ©e 2018 Ă  Vienne en valses, galops et polkas…

CD nouvel an vienna Philharmonic Riccardo muti presentation critique annonce review sur classiquenews Couv Concert du Nouvel An 2018FRANCE 2, 1er janvier 2018, 11h. Concert du Nouvel An Ă  Vienne. Depuis la salle dorĂ©e du Musikverein, au dĂ©cor trĂšs nĂ©o classique (sans omettre les milliers de fleurs dĂ©posĂ©es partout, en bord de scĂšne, sur les balustrades des balcons, etc
), le Concert du nouvel An, ce 1er janvier 2018 est dirigĂ© (pour la 5Ăš fois) par l’italien et napolitain, Riccardo Muti, qui en Autriche a longtemps dirigĂ© le Festival de PentecĂŽte Ă  Salzbourg, dĂ©veloppant alors un travail spĂ©cifique Ă  chaque Ă©dition, sur l’opĂ©ra seria napolitain. On sait avec quelle passion, il fut le directeur musical de La Scala, non sans excĂšs et autoritarisme despotique : tout allait se finir en une dĂ©mission mĂ©diatisĂ©e en 2005. Le geste intĂ©riorisĂ© et Ă©conome (Ă  la Karajan), puissant et parfois carrĂ©, Riccardo Muti incarne la lignĂ©e des derniers maestros impĂ©riaux, souverains de la baguette, d’une force de conviction peu commune. NĂ© en 1941 (il a 76 ans), le septuagĂ©naire sait imprimer une autoritĂ© royale avec peu de dĂ©monstration physique. Les instrumentistes du Philharmonique de Vienne lui sont familiers; avec eux, il a dĂ©jĂ  dirigĂ© cinq cents concerts depuis 1971 ; il est mĂȘme devenu membre honoraire de l’Orchestre viennois, en 2011.

Le NOUVEL AN Ă  VIENNE : une tradition symphonique, d’abord nazie. La tradition du Concert du Nouvel An remonte Ă  1941. Le premier concert fĂȘtant la nouvelle annĂ©e eut lieu en 1939, mais fut alors organisĂ© le 31 dĂ©cembre, en pleine Ăšre nazie. Clemens Krauss dirigea la premiĂšre Ă©dition, suivi de Willi Boskovsky en 1955. Ce dernier prit la baguette du Philharmonique de Vienne assurant pas moins de vingt-cinq Concerts du Nouvel An, de 1955 Ă  1979, soit pendant presque 25 ans, affirmant cette sensibilitĂ© passionnelle qui caractĂ©rise sa direction.
AprĂšs lui, tous les grands chefs ont eu Ă  cƓur de diriger le concert viennois, devenu rituel mĂ©diatique et adoubement planĂ©taire pour l’heureux maestro invitĂ©.
Le Concert du Nouvel An fut retransmis en direct Ă  la tĂ©lĂ©vision pour la premiĂšre fois en 1959. Pour la Philharmonie de Vienne, – orchestre prestigieux fondĂ© en 1842, et dirigĂ© par le compositeur et chef Otto Nicolai, chaque concert du Nouvel an adresse son message d’espoir, d’amitiĂ©, de paix adressĂ© au monde entier Ă  l’occasion de la nouvelle annĂ©e.
Les enregistrements du Concert du Nouvel An sont pour leur majoritĂ© et de façon rĂ©cente enregistrĂ©s et Ă©ditĂ©s par le label Sony Classical. L’enregistrement sur le vif du Concert du Nouvel An 2018 sera disponible sur CD et sous forme de tĂ©lĂ©chargement numĂ©rique (parution internationale le 5 janvier 2018), sur DVD et Blu-ray (26 janvier), sur disque vinyle (16 fĂ©vrier) et sous forme de vidĂ©o numĂ©rique longue durĂ©e (16 fĂ©vrier 2018).

France Musique diffuse le Concert du Nouvel An Ă  Vienne, lundi 1er janvier 2018 Ă  partir de 14h, en diffĂ©rĂ© de Vienne. France 2 diffuse en direct depuis 11h. L’évĂ©nement est devenu le rv classique le plus suivi au monde, un incontournable tĂ©lĂ©gĂ©nique et cathodique que des millions de tĂ©lĂ©spectateurs ne souhaiteraient manquer sous aucun prĂ©texte. Car rien n’égale l’élĂ©gance de la dynastie STRAUSS, clan maudit, aux nombreux Ă©pisodes familiaux tragiques et dramatiques : valses, polkas, galops, marches d’une sauvagerie raffinĂ©e d’une ineffable vitalitĂ©.

 

 

 

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Programme :

PremiĂšre partie
Johann Strauss, Marche du Baron Tzigane
Josef Strauss, Fresques de Vienne, valse, op. 249*
Johann Strauss, Parade nuptiale, polka française, op. 417*
Johann Strauss, Sang léger, polka rapide, op. 319
Johann Strauss pĂšre, Valses de Marie, op. 212*
Johann Strauss pĂšre, Guillaume Tell, Galop, op. 29b*

 

 

DeuxiĂšme partie
Franz von SuppĂ©, Ouverture de l’opĂ©rette Boccaccio*
Johann Strauss Fleurs de Myrte, valse, op. 395*
Alphons Czibulka, Stéphanie-Gavotte, op. 312*
Johann Strauss, Balles magiques, polka rapide, op. 32
Johann Strauss, Contes de la forĂȘt viennoise, valse, op. 325
Johann Strauss, Marche de fĂȘte, op. 452.
Johann Strauss, Ville et campagne, polka mazurka, op. 322
Johann Strauss, Un bal masqué, quadrille, op. 272
Johann Strauss, Les Roses du midi, valse, op. 388
Josef Strauss, Lettres Ă  un Ă©diteur, polka rapide, op. 240

* PremiĂšre audition Ă  un Concert du Nouvel An

+ d’infos sur le site du Philharmonique de Vienne / Concert du Nouvel An, le 1er janvier 2018

 

 

 

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Approfondir

Le Concert du Nouvel An 2018
Le Philharmonique de Vienne et Riccardo Muti

thumbnail_RIccardo Muti Sony ClPeu de concerts peuvent prĂ©tendre susciter Ă  l’échelle du globe un intĂ©rĂȘt aussi Ă©norme que le Concert du Nouvel An de Vienne. C’est avec ce concert de gala que le Philharmonique de Vienne, placĂ© sous la direction d’un grand chef de renom international, donne traditionnellement le coup d’envoi de la nouvelle annĂ©e dans le cadre magnifique de la grande salle du Musikverein. L’évĂ©nement est retransmis dans plus de quatre-vingt-dix pays et suivi par plus de cinquante millions de tĂ©lĂ©spectateurs.

En 2018, Riccardo Muti dirigera ce prestigieux concert pour la cinquiĂšme fois aprĂšs les Ă©ditions de 1993, 1997, 2000 et 2004. Avec Zubin Mehta, c’est l’un des chefs les plus assidus Ă  cet Ă©vĂ©nement depuis l’époque de Lorin Maazel. Il a un rapport Ă©troit avec le Philharmonique de Vienne Ă  la tĂȘte duquel il a donnĂ© cinq cents concerts depuis 1971 et dont il est devenu membre honoraire en 2011.

 

 

Riccardo Muti

 

 

MUTI riccardo Muti_120128_041_crop_Todd_Rosenberg-e1365787405319NĂ© Ă  Naples en 1941, Riccardo Muti a dirigĂ© les plus grands orchestres du monde au cours de sa carriĂšre extraordinaire, entre autres le Philharmonique de Berlin, l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise, le Philharmonique de New York, l’Orchestre national de France, ainsi que le Philharmonique de Vienne avec lequel il a un rapport particuliĂšrement Ă©troit et se produit depuis 1971, notamment au Festival de Salzbourg. InvitĂ© Ă  diriger le concert du cent-cinquantenaire du Philharmonique de Vienne, il se voit dĂ©cerner Ă  cette l’occasion l’Anneau d’or de l’orchestre, une marque d’estime et d’affection que peu de chefs ont reçue. En septembre 2010, il est nommĂ© directeur musical de l’Orchestre symphonique de Chicago et la mĂȘme annĂ©e est dĂ©signĂ© « musicien de l’annĂ©e » par le magazine Musical America.

Riccardo Muti a Ă©tĂ© honorĂ© par d’innombrables mĂ©dailles et distinctions au cours de sa carriĂšre. Il est Cavaliere di Gran Croce de la RĂ©publique italienne, dĂ©corĂ© de la Croix du mĂ©rite de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d’Allemagne, il a Ă©tĂ© fait officier de la LĂ©gion d’honneur par Nicolas Sarkozy et « Honorary Knight Commander of the British Empire » par la reine d’Angleterre. Le Mozarteum de Salzbourg lui a dĂ©cernĂ© la mĂ©daille d’argent pour ses contributions dans le rĂ©pertoire mozartien, et il a Ă©tĂ© nommĂ© Ă  Vienne membre honoraire de la Gesellschaft der Musikfreunde, de la Hofmusikkapelle et de l’OpĂ©ra.

En 2011, il est rĂ©compensĂ© par deux Grammy, le prix Birgit Nilsson, le prix du magazine Opera News et le prestigieux prix espagnol Prince des Asturies. Il est nommĂ© membre honoraire du Philharmonique de Vienne et en aoĂ»t directeur honoraire Ă  vie de l’OpĂ©ra de Rome. En mai 2012, il est honorĂ© par la plus grande distinction papale : BenoĂźt XVI le fait chevalier grand-croix de premiĂšre classe de l’Ordre de Saint-GrĂ©goire-le Grand. En 2016, le gouvernement japonais lui dĂ©cerne l’étoile d’or et d’argent de l’ordre du Soleil-Levant.

vienne musikverein concert du nouvel an a vienne 2017La Philharmonie de Vienne existe depuis 1842, date Ă  laquelle Otto Nicolai dirigea un « Grand Concert » avec les membres de l’opĂ©ra de la cour impĂ©riale. Cet Ă©vĂ©nement est considĂ©rĂ© comme l’origine de l’orchestre. Depuis sa crĂ©ation, celui-ci est gĂ©rĂ© par un conseil d’administration dĂ©mocratiquement Ă©lu, et bĂ©nĂ©ficie d’une autonomie artistique, organisationnelle et financiĂšre. Au XXe siĂšcle, la Philharmonie de Vienne a connu des collaborations artistiques importantes avec Richard Strauss, Arturo Toscanini, Wilhelm FurtwĂ€ngler et avec les chefs honoraires Karl Böhm, Herbert von Karajan et Leonard Bernstein. L’orchestre a donnĂ© approximativement huit mille concerts sur les sept continents depuis sa crĂ©ation, et propose les Semaines de la Philharmonie de Vienne Ă  New York depuis 1989, ainsi qu’au Japon depuis 1993.

 

 

strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888La tradition du Concert du Nouvel An remonte Ă  1941. Le premier concert prĂ©vu pour fĂȘter la nouvelle annĂ©e eut lieu en 1939, mais fut alors organisĂ© le 31 dĂ©cembre. Clemens Krauss dirigea la premiĂšre Ă©dition, suivi de Willi Boskovsky en 1955. Ce dernier prit la baguette pour pas moins de vingt-cinq Concerts du Nouvel An entre cette date et 1979. La liste des chefs associĂ©s Ă  cet Ă©vĂ©nement ressemble Ă  un Bottin de la direction d’orchestre. Le Concert du Nouvel An fut retransmis en direct Ă  la tĂ©lĂ©vision pour la premiĂšre fois en 1959. Pour la Philharmonie de Vienne, ce concert est un message d’espoir, d’amitiĂ© et de paix adressĂ© sous forme musicale au monde entier Ă  l’occasion de la nouvelle annĂ©e. Depuis le dĂ©but de l’aventure orchestrale, le genre de la Valse symphonique s’est imposĂ© grĂące au gĂ©nie du plus grand auteur de la dynastie Strauss : Johann Stauss fils (ou Johan Strauss II). De fait, son Beau Danube Bleu vaut bien La Marche de Radetsky de son pĂšre…  Les enregistrements du Concert du Nouvel An comptent parmi les publications les plus importantes du marchĂ© de la musique classique. Sony Classical a Ă  cƓur de les rendre accessibles Ă  un large public international. L’enregistrement sur le vif du Concert du Nouvel An 2017 sera disponible sur CD et sous forme de tĂ©lĂ©chargement numĂ©rique (parution internationale le 5 janvier), sur DVD et Blu-ray (26 janvier), sur disque vinyle (16 fĂ©vrier) et sous forme de vidĂ©o numĂ©rique de longue durĂ©e (16 fĂ©vrier).

 

 

 

Concert du Nouvel An 2018 : liste des Ɠuvres dirigĂ©es par Riccardo Muti

Johann Strauß II: Der Zigeunerbaron: Einzugsmarsch
The Gypsy Baron: Entrance March

Josef Strauß: Wiener Fresken op. 249*‹Viennese Frescoes

Johann Strauß II: Brautschau op. 417*‹Bridal Parade

Johann Strauß II: Leichtes Blut op. 319‹Light of Heart

Johann Strauß I: Marienwalzer op. 212*‹Maria Waltz

Johann Strauß I: Wilhelm Tell Galopp op. 29b*

Franz von Suppé: Boccaccio Overture*

Johann Strauß II: MyrthenblĂŒten op. 395*‹Myrtle Flowers

Alphons Czibulka: Stephanie-Gavotte op. 312*

Johann Strauß II: Freikugeln op. 326‹Magic Bullets

Johann Strauß II: Geschichten aus dem Wienerwald op. 325‹Tales from the Vienna Woods

Johann Strauß II: Festmarsch op. 452‹Festival March

Johann Strauß II: Stadt und Land op. 322‹Town and Country

Johann Strauß II: Un ballo in maschera op. 272‹Ein Maskenball · A Masked Ball

Johann Strauß II: Rosen aus dem SĂŒden op. 388‹Roses from the South

Josef Strauß: Eingesendet op. 240‹Letter to the Editor

* PremiĂšre audition Ă  un Concert du Nouvel An

 

Compte rendu, critique, OPERA. Paris, Opéra-Comique, le 23 décembre 2017. ROSSINI : Le comte Ory. Podalydes

2751-1-lecomteorydrvincentpontetCompte rendu, critique, OPERA. Paris, OpĂ©ra-Comique, le 23 dĂ©cembre 2017. ROSSINI : Le comte Ory. Podalydes. FacĂ©tieux autant quimpertinent, le moins connu des opĂ©ras français de Rossini a pris ses quartiers d’hiver, Ă  l’OpĂ©ra Comique Ă  Paris, lieu Ă©crin oĂč l’ouvrage semble nager comme poisson dans l’eau. Aux cĂŽtĂ©s du modĂšle et prototype du grand opĂ©ra français, Guillaume Tell (1829), Le Comte Ory de 1828 est un autre opĂ©ra français, Ă©crit pour la scĂšne de l’OpĂ©ra de Paris, lui en deux actes, qui synthĂ©tise le geste gĂ©nial d’un Rossini habile amuseur autant que chanteur inspirĂ©, oĂč prime ici la sĂ©duction mĂ©lodique, moins le raffinement harmonique et surtout la frĂ©nĂ©sie irrĂ©sistible des ensembles.

Rien Ă  reprocher au plateau vocal et surtout au formidable orchestre requis pour cette pĂ©pite lyrique marquant les fĂȘtes de fin d’annĂ©e 2017, l’Orchestre des Champs-ÉlysĂ©es fondĂ© par Philippe Herreweghe et si savoureux par ses couleurs et accents d’Ă©poque. On regrette cependant le manque de finesse et surtout de vibration pĂ©tillante dans la direction bien sage voire terne de Louis LangrĂ©e.

Le metteur en scĂšne, hier comĂ©dien, Denis PodalydĂšs, inscrit l’action en 1830 soit Ă  l’Ă©poque de Rossini Ă  Paris…quand le librettiste Scribe l’avait situĂ© en 1828 au Moyen-Ăąge. Ainsi on n’attend pas ce soir les CroisĂ©s mais les soldats français partis prendre Alger
 Tout s’enchaĂźne avec rythme et Ă©nergie parfois au risque de diluer et Ă©vacuer le trouble et la profondeur de certains personnages mais les situations sont bien caractĂ©risĂ©es.

Les hommes Ă©tant partis, quelques belles dames sont restĂ©es seules au chĂąteau : Dame Ragonde vieille rombiĂšre (Eve -Maud Hubeaux), surtout la jeune et belle veuve, la Comtesse (Julie Fuchs). Il n’en fallait pas davantage pour susciter convoitise et dĂ©sir du sĂ©ducteur aventurier le Comte Ory (Philippe Talbot) et son double Raimbaud (Jean-SĂ©bastien Bou)… D’abord dĂ©guisĂ©s en prĂȘtres, ils pĂ©nĂštrent au ChĂąteau (Acte I) mais dĂ©voilĂ©s, ils sont chassĂ©s puis reviennent
en religieuses (Acte II). Au moment du retour des Ă©poux / soldats, les audacieux travestis n’ont rien fait mais leur absence suscite finalement bien des regrets de la part des dites dames.

rossini ory opĂ©ra comique compte rendu critique sur classiquenews -comteoryDans cet Ă©chiquier de faux semblants et de  vrais mensonges, la Comtesse s’est Ă©prise du Page du Comte, Isolier (GaĂ«lle Arquez),… Fine allusion de Rossini aux Noces de Mozart dont il reprend aussi l’esprit de Cosi fan Tutte. L’inconstance et la fragilitĂ© du cƓur habitent les protagonistes. Ces visiteurs devenues visiteuses ont semĂ© la graine du doute et de l’inconstance, du dĂ©sordre et de la libertĂ©. Le dĂ©sir brĂ»le quand il est interdit.
Dans ce jeu Ă  double face, entre lĂ©gĂšretĂ© et vĂ©ritĂ©, insouciance et sincĂ©ritĂ©, l’Alice de Jodie Devos emportĂ© la mise. Son style n’est pas que virtuositĂ© et esprit de boulevard. Et le chƓur des ÉlĂ©ments auquel il est beaucoup demandĂ©, s’en tire avec justesse et drĂŽlerie. VoilĂ  donc ce Rossini impertinent facĂ©tieux, en verve et en profondeur. De la finesse et du thĂ©Ăątre. Stimulant rappel. Illustrations : ‹Le Comte Ory © V Pontet / OpĂ©ra Comique

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Compte rendu, critique, OPERA. Paris, OpĂ©ra-Comique, le 23 dĂ©cembre 2017. ROSSINI : Le comte Ory. Podalydes. Jusqu’au 31 dĂ©cembre 2017. Diffusion sur France Musique, le 21 janvier 2018

Avec Philippe Talbot, Julie Fuchs, GaĂ«lle Arquez, Jean-SĂ©bastien Bou, Patrick Bolleire, Éve-Maud Hubeaux, Jodie Devos, Laurent PodalydĂšs, LĂ©o Reynaud.

ChƓur les Ă©lĂ©ments
Orchestre des Champs-Elysées

Direction musicale, Louis Langrée
Mise en scĂšne, Denis PodalydĂšs

Publications. OpĂ©ra magazine 135 — Janvier 2018 : en couverture : Marc Minkowski

opera magazine minkowski janvier 2018 critique presentation par classiquenewsPublications. OpĂ©ra magazine 135 — Janvier 2018 : en couverture : Marc Minkowski. Sortie : vendredi 29 dĂ©cembre 2018. A LA UNE : grand entretien avec Marc Minkowski ; NommĂ© en 2015, le chef français a pris officiellement ses fonctions de directeur gĂ©nĂ©ral de l’OpĂ©ra National de Bordeaux, l’annĂ©e suivante. AprĂšs une saison 2016-2017 de transition, 2017-2018 affiche clairement ses ambitions avec, entre autres temps forts, une nouvelle production de PellĂ©as et MĂ©lisande qu’il dirigera les 19 et 21 janvier 2018, dans l’Auditorium dont la ville s’est dotĂ©e. Parmi ses prioritĂ©s : l’ouverture, la diversitĂ©, le jeune public 
 le rayonnement de la maison, dans une rĂ©gion oĂč Marc Minkowski a Ă©galement fondĂ© le Festival « RĂ© Majeure » (sur l’üle de RĂ©).

Rencontres
Kaija Saariaho : Douze ans aprĂšs Adriana Mater Ă  la Bastille, la compositrice finlandaise sera Ă  l’affiche du Palais Garnier, le 23 janvier 2018, avec Only the Sound Remains, son quatriĂšme opĂ©ra, co-commandĂ© par Ă  l’OpĂ©ra National de Paris et crĂ©Ă© Ă  Amsterdam, le 15 mars 2016, avec dĂ©jĂ  Philippe Jaroussky.

Erwin Schrott : Tosca et Faust Ă  Vienne, Ă  partir du 8 janvier 2018, Les Contes d’Hoffmann Ă  Amsterdam, Ă  partir du 3 juin 2018 : le baryton-basse uruguayen enchaĂźne les incarnations malĂ©fiques, avec le fascinant Mefistofele de Boito en apothĂ©ose, les 5 et 9 juillet, pour ses dĂ©buts aux ChorĂ©gies d’Orange.

Massimo Cavalletti : Le 24 janvier, le baryton italien, tout juste sorti de son premier Gianni Schicchi au Nationale Opera d’Amsterdam, fait ses dĂ©buts Ă  l’OpĂ©ra de Paris en Figaro, dans la reprise de la production Ă  succĂšs d’Il barbiere di Siviglia, signĂ©e Damiano Michieletto.

ÉvĂ©nement
Gounod 200 ans aprĂšs
Alors que l’on s’apprĂȘte Ă  fĂȘter, tout au long de l’annĂ©e, le bicentenaire de sa naissance (17 juin 1818), rendre hommage Ă  un musicien aussi cĂ©lĂšbre et cĂ©lĂ©brĂ© que Charles Gounod relĂšve de la gageure pour un magazine spĂ©cialisĂ©. Surtout quand l’un de ses plus prĂ©cieux et fidĂšles collaborateurs, GĂ©rard CondĂ©, a dĂ©jĂ  consacrĂ© au compositeur de nombreux articles, ainsi qu’une biographie de rĂ©fĂ©rence (Fayard, 2009), comprenant une analyse minutieuse de toutes ses Ɠuvres.
C’est par le disque qu’OpĂ©ra Magazine a choisi d’entamer cet anniversaire Gounod, en effectuant un choix parmi les gravures de ses opĂ©ras et en essayant de dĂ©couvrir jusqu’à quel point ces titres, illustres ou oubliĂ©s, ont rĂ©sistĂ© Ă  l’usure du temps et Ă  la flamme plus ou moins ardente de leurs interprĂštes. Suit une Ă©vocation du grand baryton français LĂ©on MelchissĂ©dec, crĂ©ateur du rĂŽle d’Hadjar dans Le Tribut de Zamora (Paris, 1881), ultime opus lyrique de Gounod, et le seul Ă  n’avoir jamais Ă©tĂ© enregistrĂ©, bientĂŽt ressuscitĂ© le 28 janvier 2018, en version de concert, et pas en France, au Prinzregententheater de Munich.

Comptes rendus
Les scÚnes, festivals, concerts, récitals et concours.

Guide pratique
La sĂ©lection CD, DVD, livres et l’agenda international des spectacles.

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Publications. OpĂ©ra magazine 135 — Janvier 2018 : en couverture : Marc Minkowski. Sortie : vendredi 29 dĂ©cembre 2018.

POITIERS, TAP. Concert BRAUD et St-SAENS


saint saens portrait 2017 classiquenewsPOITIERS, TAP. Le 18 janvier 2018 : Concert BRAUD, St-SAENS
 Concert Ă©clectique mais Ă©lectrisant ce 18 janvier au TAP de Poitiers, avec l’exceptionnel et si romantique 5Ăš Concerto pour piano de Camille Saint-SaĂ«ns (dit Concerto « L’égyptien », opus 103 crĂ©Ă© Salle Pleyel Ă  Paris en 1896) et la partition inĂ©dite « Ibur Neshamot » pour orchestre du jeune compositeur Augustin Braud, en rĂ©sidence au TAP, au sein de l’Orchestre Nouvelle-Aquitaine (nouveau nom de l’ex Orchestre Poitou-Charentes). La tendance aujourd’hui au sein des orchestres « modernes », « 2.0 », c’est l’éclectisme et la spĂ©cialisation. C’est Ă  dire un rĂ©pertoire de plus en plus diversifiĂ©, pourtant servi et dĂ©fendu par des instrumentistes spĂ©cialistes. Ainsi ce programme au large spectre, qui « associe » en une soirĂ©e, le romantisme virtuose, Ă©chevelĂ© et profond du Romantique et lisztĂ©en, Camille Saint-SaĂ«ns, emblĂšme de ce romantisme français Ă©clectique et flamboyant mais intĂ©rieur, et le travail spĂ©cifique du compositeur actuel, Augustin Braud.

angelich nicholasangelichc2a9sonjawernerSur le plan artistique, le concert au TAP ce 18 janvier est aussi un Ă©vĂ©nement pianistique car il accueille pour la premiĂšre fois, dans l’écrin acoustique poitevin, l’exceptionnel concertiste Nicolas Angelich, l’un des pianistes les plus intenses et convaincants de sa gĂ©nĂ©ration, ne sacrifiant rien Ă  la sincĂ©ritĂ© et Ă  la profondeur. Un maĂźtre orfĂšvre capable d’irisations poĂ©tiques inouĂŻes
 Le Concerto n°5 de Saint-SaĂ«ns demeure un cheval de bataille du rĂ©pertoire : Ă©gyptien, le Concerto l’est bien, en partie pour avoir Ă©tĂ© composĂ© partiellement lors d’un sĂ©jour Ă  Louqsor par Saint-SaĂ«ns en 1895, l’annĂ©e prĂ©cĂ©dent la crĂ©ation parisienne (concert cĂ©lĂ©brant le 50Ăš anniversaire de ses dĂ©but comme pianiste) : mais l’orientalisme arabisant du compositeur est plus suggestif qu’ethnologique. Ici le fantasme et la rĂȘverie personnelle l’emportent sur tout autre idĂ©al. L’Andante est selon les mot mĂȘmes de Saint-SaĂ«ns, une maniĂšre de voyage jusqu’en extrĂȘme orient. En outre, les effets de gamelan au piano, comme la citation d’un air chantĂ© par les bateliers sur le Nil (passage en sol), affirment le caractĂšre d’échappĂ©e atmosphĂ©rique et donc nilotique dans un Concerto qui porte finalement trĂšs bien son nom.

BRAUD augustin concert presentatino par classiquenews poitiers TAP janvier 2018 s200_augustin.braudLe concert marque Ă©galement le dĂ©but de la collaboration entre l’Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine et Augustin Braud, jeune compositeur de 23 ans originaire de Poitiers. Son univers influencĂ© par les musiques Ă©lectroniques Ă©pouse pour la premiĂšre fois les ressources expressives de l’orchestre symphonique. Né en 1994, Augustin Braud, compositeur en rĂ©sidence Ă  l’Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine pour la saison 2017-2018, prĂ©sente ce 18 janvier, sa premiĂšre incursion dans le cadre orchestral. L’auteur travaille le dĂ©veloppement de micro-Ă©lĂ©ments qui structurent la piĂšce entiĂšre, au travers d’une organisation de hauteurs, de rythmes, de timbres. IngĂ©nieur du son, autodidacte, Augustin Braud a suivi aussi l’enseignement de Martin Matalon et Yann Robin.

En complĂ©ment, la vitalitĂ© revitalisante voire foudroyante d’Igor Stravinsky, auteur du Sacre du Printemps (1913) et Ă  ce titre maitre absolu de la musique moderne : sa Symphonie en ut, nĂ©o-classique, n’a rien de poussiĂ©reux.

POITIERS, TAP, Auditorium
Jeudi 18 janvier 2018, 20h
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.tap-poitiers.com/braud-saint-saens-stravinsky-2177

Braud, Saint-Saëns, Stravinsky
Durée : 1h25 mn (entracte compris)

Orchestre de Chambre Nouvelle-Aquitaine
Nicolas Chalvin, direction
Nicholas Angelich, piano

> Augustin Braud
Ibur Neshamot pour orchestre

> Camille Saint-Saëns
Concerto pour piano n° 5 dit « L’Égyptien »

> Igor Stravinsky
Symphonie en ut majeur

En LIRE + sur le site du TAP POITIERS saison 2017-2018:
http://www.tap-poitiers.com/braud-saint-saens-stravinsky-2177

ORLEANS. L’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans joue Beethoven, Bartok

BEETHOVEN-AFFICHE-PNG-524x1024ORLEANS, les 10 et 11 fĂ©vrier 2018. Beethoven
 Et l’influence folklorique. L’Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans poursuit sa nouvelle saison 2017 – 2018 en croisant les Ă©critures Ă©clectiques de Bartok, Beethoven, Kodaly… Toutes manifestent une volontĂ© de renouvellement en intĂ©grant les mĂ©lodies du folklore… On ne soulignera jamais assez la prĂ©sence et l’influence des musiques populaires de tradition orale, dans le processus de crĂ©ation et de compositions des compositeurs, y compris chez les plus grands. VoilĂ  qui efface bien des clichĂ©s et des partis pris, opposant de façon improductive, le « savant » (ou la grande musique) et le populaire
 On ne s’étonne plus de mentionner chez Schubert et chez Brahms, des citations de landler, ou de motifs populaires ; ni de repĂ©rer chez Bartok ou Kodaly, d’authentiques citations qui ont valeur de rĂ©fĂ©rences ethnologiques. Le cas est semblable chez Beethoven, comme le dĂ©montre ce nouveau programme Ă©vĂ©nement de l’Orchestre d’OrlĂ©ans les 10 et 11 fĂ©vrier 2018.

ORLEANS, Théùtre / Salle Touchard
Le 10 février 2018, 20h30
Le 11 février 2018, 16h
RESERVEZ VOTRE PLACE
http://www.orchestre-orleans.com/concert/beethoven-linfluence-folklorique/

Orchestre Symphonique d’OrlĂ©ans
Takuya OTAKI, piano
Simon Proust, direction

Programme :

BÉLA BARTÓK

Romanian Folk Dances BB 76
ComposĂ©es en 1917, les danses Ă©clairent la volontĂ© du musicien de ressusciter un patrimoine culturel par l’assimilation profonde du folklore dont il a lui-mĂȘme notĂ© dans les campagnes la diversitĂ© inspiratrice : rythmes, harmonisations respectueuses des caractĂšres modaux de la musique populaire roumaine.

3Úme Concerto pour Piano et Orchestre en mi majeur Sz119
Ecrit en 1945, le Concerto pour piano n°3 est le dernier ouvrage de BartĂłk. Il est dĂ©diĂ© Ă  sa femme, 
 d’oĂč un certain caractĂšre « fĂ©minin » (clartĂ© dans la structure, transparence des tonalitĂ©s, sĂ©rĂ©nitĂ© des sentiments exprimĂ©s 
 en une simplicitĂ© qui serait ainsi la marque de l’inspiration derniĂšre de BartĂłk. La crĂ©ation posthume de l’Ɠuvre a eu lieu l’annĂ©e suivante en 1946 Ă  Philadelphia avec Gyorgy Sandor au piano.

LUDWIG VAN BEETHOVEN
Symphonie n°1 op.21 en do majeur
Par ce premier opus symphonique – prĂ©ambule et manifeste d’un cycle Ă  venir parmi les plus novateurs et visionnaires de l’histoire du genre symphonique, Beethoven cherche et trouve son propre langage. Cette premiĂšre symphonie dĂ©borde d’énergie. Elle utilise de maniĂšre intensive les bois et les cuivres, au point qu’elle fut surnommĂ©e la « symphonie militaire ». Cette martialitĂ© qur tranche avec l’esprit d’élĂ©gance facĂ©tieuse et la grĂące de Haydn et de Mozart, n’empĂȘche pas une maĂźtrise absolue de l’orchestration. La 1Ăšre audition eut lieu Ă  Vienne en avril 1800 sous la direction du compositeur.

KODALY
Dances from Galanta
Aussi inspiré et ému sincÚrement par les mélodies populaires de son enfance, Kodaly se souvient ici des thÚmes de son village de Galanta, réputé pour son orchestre tzigane. Il intÚgre dans son propre langage musical, ce folklore riche en airs exotiques, parfois nostalgiques, toujours indomptés. Commande pour le 80e anniversaire de la Société Philharmonique de Budapest, les Danses Galanta sont créées le 23 octobre 1933.

Présentation des interprÚtes


Takuya OTAKI, jeune pianiste japonais, interprétera le 3e concerto pour piano de Bartók. Le piano de Takuya est celui de Falla comme celui de Crumb, imaginatif et empreint de douceur et de violence.

Simon PROUST est un jeune chef d’orchestre dynamique et sensible qui rĂ©unit une direction expressive et un enthousiasme communicatif. En 2016, Il a obtenu un 2e Prix au Concours International de Direction George Enesco et Ă  Ă©tĂ© nommĂ© « Talent ADAMI 2016 ». Actuellement, il est « Conducting Fellow » au Royal Conservatoire of Scotland Ă  Glasgow. Simon Proust vient d’ĂȘtre nommĂ© Chef-assistant Ă  l’Ensemble Intercontemporain.

ARTE, ce soir, Le Barbier de SĂ©ville de Rossini

arte_logo_2013rossini_portraitCe soir, ARTE, 22h25. ROSSINI : Le Barbier de SĂ©ville. Rome, 1816 : Rossini lĂąche sa bombe dĂ©lirante, bouffone, d’une irrĂ©sistible subtilité  lyrique et musicale. A l’affiche du TCE Ă  Paris en dĂ©cembre 2017, la nouvelle production du Barbier de SĂ©ville Ă  Paris rĂ©unit une distribution prometteuse dont Ă©videmment le Barbier, fraternel, complice (du Comte Almaviva), hĂąbleur et sacrĂ© malicieux Figaro, incarnĂ© par l’excellent baryton français Florian Sempey qui s’est fait une spĂ©cialitĂ© du rĂŽle le plus Ă©blouissant du rĂ©pertoire. Silhouette vive et nerveuse, Figaro n’est pas encore celui qui chez Mozart, dans Les Noces de Figaro, sur le point d’épouser Suzanne, « ose » braver les conventions sociales, c’est Ă  dire se rebeller contre ce mĂȘme Almaviva devenu despote scabreux. Chez le jeune Rossini, le barbier espagnol a l’intelligence et la fougue astucieuse des hĂ©ros libertaires ; sans lui, Almaviva Lindoro n’aurait pas pu enlever puis Ă©pouser la belle Rosina
 bientĂŽt Comtesse esseulĂ©e, frustrĂ©e 
 chez Mozart. Arte diffuse la derniĂšre reprĂ©sentation parisienne rĂ©alisĂ©e le 16 dĂ©cembre 2017.

Mozartien, le chef JĂ©rĂ©mie Rhorer et son ensemble Le Cercle de l’Harmonie, accomplissent ici une exploration rossinienne, avec la complicitĂ© du metteur en scĂšne Laurent Pelly, 
 Aux cĂŽtĂ©s du Figaro de Sempey, distinguons aussi l’élĂ©gant comte de Michele Angelini, la mutine Rosine de Catherine Trottmann et le Basilio de Robert Gleadow.

France Musique diffuse cet opéra le 31 décembre 2017 à 20h
Arte diffuse l’opĂ©ra vendredi 29 dĂ©cembre 2017 Ă  22h25

rhorer jeremy direction maestro classiquenews mozart alpha cercle de l harmonie collection cd critique review classiquenewsCRITIQUE de la production du Barbier de SĂ©ville par Rhorer / Pelly : BIEN SINISTRE BARBIER. Pelly joue la carte terne, en noir et blanc, lĂ  oĂč au diapason d’une Ă©criture musicale chamarrĂ©e, flamboyante, l’harmonie des couleurs eut Ă©tĂ© plus adaptĂ©e
 Certes le metteur en scĂšne français a conquis ses lettres de noblesse dramaturgiques chez Offenbach (Belle HĂ©lĂšne rĂ©ussie au ChĂątelet)
 mais ici on cherche vainement les clĂ©s d’une rĂ©ussite tout aussi convaincante
 VĂȘtus de noir pour certains, les chanteurs acteurs semblent corsetĂ©s et comme bridĂ©s, sans verve, absent Ă  tout Ă©cart et dĂ©lire dans une partition qui en compte tant. DĂ©calĂ©e, la lecture et la vision dĂ©corative qui en dĂ©coule, retombent Ă  plat, hors de toute joie et facĂ©tie. C’est comme si Pelly ne voyait chez Rossini (et quel Rossini alors en 1816, un vrai pur gĂ©nie de la veine bouffe et comique)
 que tragĂ©die et tension, frustration et dĂ©sespoir. MĂȘme le factotum Figaro, pourtant barbier Ă©moustillant, provocateur, a des allures de Jack l’éventreur : pince sans rire, plus pervers moqueur que truculent lutin. On frise le contre sens, ou la dĂ©naturation en rĂšgle d’un sommet comique et subtilement impertinent. Pire Florian Sempy qu’on annonçait champion toute catĂ©gorie dans un rĂŽle qu’il s’évertue Ă  servir amplement, peine Ă  convaincre car il est fait trop. Or chez Rossini, mĂȘme dans le comique, la finesse et la mesure sont de rĂšgle, sans quoi pointe le ridicule dĂ©monstratif. Dommage. Plus dans leur emploi et mieux calibrĂ©s, les Bartolo de Peter Kalman, le Basilio de Robert Gleadow (en son air redoutable de la calomnie). Les autres chanteurs ne sauvent pas hĂ©las un spectacle qui dĂ©route par sa volontĂ© satirique et terne. Et la direction de Rhorer pourtant antĂ©rieurement bon mozartien, manque singuliĂšrement de dĂ©tente nuancĂ©e, d’abandon fluide et expressif : que tout cela rĂ©sonne parisien, tendu, pincĂ©. Un rien caricatural et professoral. Un Rossini triste et gris
 il faut quand mĂȘme le faire.

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ROSSINI, Le Barbier de SĂ©ville
DurĂ©e de l’ouvrage  : 2h30 environ‹OpĂ©ra chantĂ© en italien, surtitrĂ© en français

Michele Angelini, Il Conte Almaviva
Florian Sempey,  Figaro
Catherine Trottmann,  Rosina
Peter Kålmån,  Bartolo
Robert Gleadow,  Basilio
Annunziata Vestri,  Berta
Guillaume Andrieux,  Fiorello

ChƓur Unikanti  (direction : GaĂ«l Darchen)

Le Cercle de l’Harmonie
Jérémie Rhorer:  direction
Laurent Pelly:  mise en scÚne, scénographie, costumes

LIRE notre présentation du Barbier de Séville par Rhorer, Pelly au TCe en décembre 2017 :

http://www.classiquenews.com/nouveau-barbier-sur-arte/

CD, annonce. Coffret Debussy 2018 : Impressions, The Sound of Debussy (3 cd Warner classics)

IMPRESSIONS-DEBUSSY-CD.inddCD, annonce. Coffret Debussy 2018 : Impressions, The Sound of Debussy (3 cd Warner classics). Warner Ă©dite pour fĂȘter le centenaire Debussy 2018 (le compositeur français est Ă  l’honneur en 2018 avec Leonard Bernstein, lui aussi cĂ©lĂ©brĂ© en 2018 pour son centenaire), un superbe coffret anthologie ou best of, rĂ©sumĂ© bien venu pour mesurer la rĂ©volution sonore et harmonique de « Claude de France ». WagnĂ©rien (malgrĂ© ce que l’on dit : cf les intermĂšdes orchestraux pour PellĂ©as), promoteur d’un art national, Claude Debussy aurait eu 100 ans le 25 mars 2018. Rien de mieux que de se replonger dans l’univers du compositeur français, auteur de l’immortel PrĂ©lude Ă  l’aprĂšs midi d’un Faune
 manifeste entre symbolisme, impressionnisme, modernitĂ©, destinĂ© au ballet pour Diaghilev
 le coffret rĂ©unit plusieurs oeuvres emblĂ©matiques de la RĂ©volution Debussy, orfĂšvre de l’harmonie et des climats suspendus, Ă  la fois atmosphĂ©riques et aquatiques, Ă  l’écoute de la Nature invisibile, celle de l’ñme, de la psychĂ©,… comme des paysages plus connus, manifestes dont son Ă©criture s’entend Ă  exprimer l’intĂ©rioritĂ© magicienne. Comme Schubert, la musique de Debussy invite Ă  l’au-delĂ  de la vie, hors rĂ©alité  dans le miroitement de couleurs jamais rĂ©vĂ©lĂ©s avec autant d’acuitĂ© et de transparence (en cela proche de son contemporain, autre orfĂšvre orchestrateur, Maurice Ravel). Le coffret Warner en 3 cd, intitulĂ©  « Impressions, The sound of Debussy » affiche son caractĂšre lunaire (pleine lune sur la couverture du coffret) et expose les grandes pages musicales de Debussy, pour le piano, le chant, l’orchestre : Clair de lune, Children’s Corner, La Mer, PrĂ©ludes, Syrinx et FĂȘte galante ; et pour les amateurs de symphonisme moderne, propre au dĂ©but du XXĂš siĂšcle en France : Danse profane, Petite Suite, Nocturnes (Nuages et FĂȘtes), Images
 Par une myriade d’interprĂštes majoritairement français. Un must pour tout dĂ©couvrir de Debussy en 3 cd pour le Centenaire Debussy 2018.

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CD, annonce. Coffret Debussy 2018 : Impressions, The Sound of Debussy (3 cd Warner classics).

TOURS, Opéra. My Fair Lady de Loewe (1956)

loewe frederik loewe my fair lady comedie musicale boradway presentation critique par classiquenewsTOURS, OpĂ©ra. My Fair Lady, jusqu’au 31 dĂ©cembre 2017. Compositeur amĂ©ricain d’origine allemande, Friedrich (Fritz) Löwe, nĂ© Ă  Berlin en 1901, reste l’auteur de comĂ©dies musicales Ă  succĂšs pour Boradway et Hollywood, telles Gigi et My Fair Lady. De son pĂšre, auteur lui-mĂȘme Ă  succĂšs, transmetteur de l’esprit viennois lĂ©ger mais subtil, Loewe fils se forme au Conservatoire de Berlin, Ă  l’époque oĂč Claudio Arrau apprend lui aussi le piano. Il Ă©tudie avec Ferruccio Busoni et reste le plus jeune pianiste soliste (13 ans) Ă  jouer avec le Philharmonique de Berlin. En 1924, il suit son pĂšre qui a reçu un engagement Ă  New York. Friedrich veut percer dans le genre lyrique, celui de la comĂ©die musicale Ă  Broadway : il rencontre  Alan Jay Lerner, et enchaĂźne les succĂšs : The Patsy, renommé Life of the Party (Detroit) ; What’s Up ? (Broadway, 1943) ;The Day Before Spring (1945) ; Brigadoon (1947); surtout My Fair Lady, crĂ©Ă© en 1956 d’aprĂšs le mythe de Pygmalion (rĂ©adaptĂ© par George Bernard Shaw), et jouĂ© plus de 2000 fois entre New York et Londres, affirmant une place souveraine au duo Lerner et Loewe, au moment oĂč le jeune Bernstein Ă©blouit lui aussi la scĂšne musicale avec West Side Story. My Fair Lady est mĂȘme un triomphe planĂ©taire avec Ă  la crĂ©ation dans les rĂŽles d’Henry Higgins et d’Eliza Doolittle, Rex Harrison et Julie Andrews.‹Puis en 1958, Lerner et Loewe reçoivent la commande par la MGM d’une nouvelle comĂ©die, un film musical : Gigi (1958), qui remporte neuf Oscars, dont celui du meilleur film.
fair lady hepburn opera presentation par classiquenewsEn 1964, My Fair Lady est adapté au cinéma par le cinéaste américain George Cukor, avec Audrey Hepburn et Rex Harrison. Nouveau triomphe mondial.
AprĂšs un autre succĂšs pour Broadway Camelot (1961), Loewe se retire en Californie Ă  Palm Springs, renouant seulement avec la scĂšne et l’écriture pour une nouvelle version de Gigi (1973 : Tony Award pour la meilleure musique originale); puis tente une nouvelle piĂšce d’aprĂšs Le Petit Prince de Saint-ExupĂ©ry : mais c’est Ă©chec retentissant qui referme une carriĂšre globalement mirifique. Il meurt Ă  Palm Springs en 1988.

 

 

 

TOURS, Opéra. My Fair Lady de Friedrich Loewe
ComĂ©die musicale – Paroles et livret d’Alan Jay Lerner
d’aprĂšs la piĂšce Pygmalion de George Bernard Shaw
Créée le 15 mars 1956 au Mark Hellinger Theatre de Broadway
avec Julie Andrews et Rex Harrison
Adaptation française d’Alain Marcel

 

 

 

Mardi 26 dĂ©cembre 2017 – 20h
Mercredi 27 dĂ©cembre – 20h
Vendredi 29 dĂ©cembre – 20h
Samedi 30 dĂ©cembre – 15h
Dimanche 31 dĂ©cembre 2017 – 19h

RÉSERVEZ VOTRE PLACE

 

 

 

Eliza Doolittle : Fabienne Conrad
Henry Higgins : Jean-Louis Pichon
Colonel Hugh Pickering : Philippe Lebas
Alfred P.Doolittle : Olivier Grand
Freddy Eynsford-Hill : Scott Emerson
Mrs Higgins / Miss Hopkins : Coco Felgeirolles

Choeur de l’OpĂ©ra de Tours
Orchestre Symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours

Direction musicale : Benjamin Pionnier
Mise en scĂšne & dĂ©cors : Paul-Émile Fourny

Costumes : Dominique Burté
LumiÚres : Patrice Willaume
ChorĂ©graphies : Élodie Vella et Jean-Charles Donnay

 

 

La mythique comĂ©die musicale crĂ©Ă©e Ă  Broadway (1956) nous emmĂšne des bas-fonds de Covent Garden Ă  la haute sociĂ©tĂ© londonienne. D’aprĂšs le Pygmalion de George Bernard Shaw, et immortalisĂ©e par Audrey Hepburn et Rex Harrison au cinĂ©ma (1964), cette Ɠuvre drĂŽle et fĂ©roce aborde aussi le statut de la femme dans l’Angleterre du XlXe siĂšcle.
J’aurais voulu danser
 

Coproduction OpĂ©ra de Metz MĂ©tropole, OpĂ©ra d’Avignon
PremiĂšre reprĂ©sentation Ă  l’OpĂ©ra de Tours

 

CONCERT en relation – MĂ©tamorphoses -
Musée des Beaux-Arts de Tours
Parcours thématique | Janvier-février 2018
Orchestre symphonique RĂ©gion Centre-Val de Loire/Tours
Métamorphoses | 20-21 janv.
Opéra de Tours | Philémon & Baucis | 16-18-20 fév.

CONCERT DU NOUVEL AN 2018 sur FRANCE 2

CD nouvel an vienna Philharmonic Riccardo muti presentation critique annonce review sur classiquenews Couv Concert du Nouvel An 2018FRANCE 2, 1er janvier 2018, 11h. Concert du Nouvel An Ă  Vienne. Depuis la salle dorĂ©e du Musikverein, au dĂ©cor trĂšs nĂ©o classique (sans omettre les milliers de fleurs dĂ©posĂ©es partout, en bord de scĂšne, sur les balustrades des balcons, etc
), le Concert du nouvel An, ce 1er janvier 2018 est dirigĂ© (pour la 5Ăš fois) par l’italien et napolitain, Riccardo Muti, qui en Autriche a longtemps dirigĂ© le Festival de PentecĂŽte Ă  Salzbourg, dĂ©veloppant alors un travail spĂ©cifique Ă  chaque Ă©dition, sur l’opĂ©ra seria napolitain. On sait avec quelle passion, il fut le directeur musical de La Scala, non sans excĂšs et autoritarisme despotique : tout allait se finir en une dĂ©mission mĂ©diatisĂ©e en 2005. Le geste intĂ©riorisĂ© et Ă©conome (Ă  la Karajan), puissant et parfois carrĂ©, Riccardo Muti incarne la lignĂ©e des derniers maestros impĂ©riaux, souverains de la baguette, d’une force de conviction peu commune. NĂ© en 1941 (il a 76 ans), le septuagĂ©naire sait imprimer une autoritĂ© royale avec peu de dĂ©monstration physique. Les instrumentistes du Philharmonique de Vienne lui sont familiers; avec eux, il a dĂ©jĂ  dirigĂ© cinq cents concerts depuis 1971 ; il est mĂȘme devenu membre honoraire de l’Orchestre viennois, en 2011.

Le NOUVEL AN Ă  VIENNE : une tradition symphonique, d’abord nazie. La tradition du Concert du Nouvel An remonte Ă  1941. Le premier concert fĂȘtant la nouvelle annĂ©e eut lieu en 1939, mais fut alors organisĂ© le 31 dĂ©cembre, en pleine Ăšre nazie. Clemens Krauss dirigea la premiĂšre Ă©dition, suivi de Willi Boskovsky en 1955. Ce dernier prit la baguette du Philharmonique de Vienne assurant pas moins de vingt-cinq Concerts du Nouvel An, de 1955 Ă  1979, soit pendant presque 25 ans, affirmant cette sensibilitĂ© passionnelle qui caractĂ©rise sa direction.
AprĂšs lui, tous les grands chefs ont eu Ă  cƓur de diriger le concert viennois, devenu rituel mĂ©diatique et adoubement planĂ©taire pour l’heureux maestro invitĂ©.
Le Concert du Nouvel An fut retransmis en direct Ă  la tĂ©lĂ©vision pour la premiĂšre fois en 1959. Pour la Philharmonie de Vienne, – orchestre prestigieux fondĂ© en 1842, et dirigĂ© par le compositeur et chef Otto Nicolai, chaque concert du Nouvel an adresse son message d’espoir, d’amitiĂ©, de paix adressĂ© au monde entier Ă  l’occasion de la nouvelle annĂ©e.
Les enregistrements du Concert du Nouvel An sont pour leur majoritĂ© et de façon rĂ©cente enregistrĂ©s et Ă©ditĂ©s par le label Sony Classical. L’enregistrement sur le vif du Concert du Nouvel An 2018 sera disponible sur CD et sous forme de tĂ©lĂ©chargement numĂ©rique (parution internationale le 5 janvier 2018), sur DVD et Blu-ray (26 janvier), sur disque vinyle (16 fĂ©vrier) et sous forme de vidĂ©o numĂ©rique longue durĂ©e (16 fĂ©vrier 2018).

France Musique diffuse le Concert du Nouvel An Ă  Vienne, lundi 1er janvier 2018 Ă  partir de 14h, en diffĂ©rĂ© de Vienne. France 2 diffuse en direct depuis 11h. L’évĂ©nement est devenu le rv classique le plus suivi au monde, un incontournable tĂ©lĂ©gĂ©nique et cathodique que des millions de tĂ©lĂ©spectateurs ne souhaiteraient manquer sous aucun prĂ©texte. Car rien n’égale l’élĂ©gance de la dynastie STRAUSS, clan maudit, aux nombreux Ă©pisodes familiaux tragiques et dramatiques : valses, polkas, galops, marches d’une sauvagerie raffinĂ©e d’une ineffable vitalitĂ©.

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Programme :
PremiĂšre partie
Johann Strauss, Marche du Baron Tzigane
Josef Strauss, Fresques de Vienne, valse, op. 249*
Johann Strauss, Parade nuptiale, polka française, op. 417*
Johann Strauss, Sang léger, polka rapide, op. 319
Johann Strauss pĂšre, Valses de Marie, op. 212*
Johann Strauss pĂšre, Guillaume Tell, Galop, op. 29b*

DeuxiĂšme partie
Franz von SuppĂ©, Ouverture de l’opĂ©rette Boccaccio*
Johann Strauss Fleurs de Myrte, valse, op. 395*
Alphons Czibulka, Stéphanie-Gavotte, op. 312*
Johann Strauss, Balles magiques, polka rapide, op. 32
Johann Strauss, Contes de la forĂȘt viennoise, valse, op. 325
Johann Strauss, Marche de fĂȘte, op. 452.
Johann Strauss, Ville et campagne, polka mazurka, op. 322
Johann Strauss, Un bal masqué, quadrille, op. 272
Johann Strauss, Les Roses du midi, valse, op. 388
Josef Strauss, Lettres Ă  un Ă©diteur, polka rapide, op. 240

* PremiĂšre audition Ă  un Concert du Nouvel An

+ d’infos sur le site du Philharmonique de Vienne / Concert du Nouvel An, le 1er janvier 2018

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Approfondir

Le Concert du Nouvel An 2018
Le Philharmonique de Vienne et Riccardo Muti

thumbnail_RIccardo Muti Sony ClPeu de concerts peuvent prĂ©tendre susciter Ă  l’échelle du globe un intĂ©rĂȘt aussi Ă©norme que le Concert du Nouvel An de Vienne. C’est avec ce concert de gala que le Philharmonique de Vienne, placĂ© sous la direction d’un grand chef de renom international, donne traditionnellement le coup d’envoi de la nouvelle annĂ©e dans le cadre magnifique de la grande salle du Musikverein. L’évĂ©nement est retransmis dans plus de quatre-vingt-dix pays et suivi par plus de cinquante millions de tĂ©lĂ©spectateurs.

En 2018, Riccardo Muti dirigera ce prestigieux concert pour la cinquiĂšme fois aprĂšs les Ă©ditions de 1993, 1997, 2000 et 2004. Avec Zubin Mehta, c’est l’un des chefs les plus assidus Ă  cet Ă©vĂ©nement depuis l’époque de Lorin Maazel. Il a un rapport Ă©troit avec le Philharmonique de Vienne Ă  la tĂȘte duquel il a donnĂ© cinq cents concerts depuis 1971 et dont il est devenu membre honoraire en 2011.

Riccardo Muti
MUTI riccardo Muti_120128_041_crop_Todd_Rosenberg-e1365787405319NĂ© Ă  Naples en 1941, Riccardo Muti a dirigĂ© les plus grands orchestres du monde au cours de sa carriĂšre extraordinaire, entre autres le Philharmonique de Berlin, l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise, le Philharmonique de New York, l’Orchestre national de France, ainsi que le Philharmonique de Vienne avec lequel il a un rapport particuliĂšrement Ă©troit et se produit depuis 1971, notamment au Festival de Salzbourg. InvitĂ© Ă  diriger le concert du cent-cinquantenaire du Philharmonique de Vienne, il se voit dĂ©cerner Ă  cette l’occasion l’Anneau d’or de l’orchestre, une marque d’estime et d’affection que peu de chefs ont reçue. En septembre 2010, il est nommĂ© directeur musical de l’Orchestre symphonique de Chicago et la mĂȘme annĂ©e est dĂ©signĂ© « musicien de l’annĂ©e » par le magazine Musical America.

Riccardo Muti a Ă©tĂ© honorĂ© par d’innombrables mĂ©dailles et distinctions au cours de sa carriĂšre. Il est Cavaliere di Gran Croce de la RĂ©publique italienne, dĂ©corĂ© de la Croix du mĂ©rite de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale d’Allemagne, il a Ă©tĂ© fait officier de la LĂ©gion d’honneur par Nicolas Sarkozy et « Honorary Knight Commander of the British Empire » par la reine d’Angleterre. Le Mozarteum de Salzbourg lui a dĂ©cernĂ© la mĂ©daille d’argent pour ses contributions dans le rĂ©pertoire mozartien, et il a Ă©tĂ© nommĂ© Ă  Vienne membre honoraire de la Gesellschaft der Musikfreunde, de la Hofmusikkapelle et de l’OpĂ©ra.

En 2011, il est rĂ©compensĂ© par deux Grammy, le prix Birgit Nilsson, le prix du magazine Opera News et le prestigieux prix espagnol Prince des Asturies. Il est nommĂ© membre honoraire du Philharmonique de Vienne et en aoĂ»t directeur honoraire Ă  vie de l’OpĂ©ra de Rome. En mai 2012, il est honorĂ© par la plus grande distinction papale : BenoĂźt XVI le fait chevalier grand-croix de premiĂšre classe de l’Ordre de Saint-GrĂ©goire-le Grand. En 2016, le gouvernement japonais lui dĂ©cerne l’étoile d’or et d’argent de l’ordre du Soleil-Levant.

vienne musikverein concert du nouvel an a vienne 2017La Philharmonie de Vienne existe depuis 1842, date Ă  laquelle Otto Nicolai dirigea un « Grand Concert » avec les membres de l’opĂ©ra de la cour impĂ©riale. Cet Ă©vĂ©nement est considĂ©rĂ© comme l’origine de l’orchestre. Depuis sa crĂ©ation, celui-ci est gĂ©rĂ© par un conseil d’administration dĂ©mocratiquement Ă©lu, et bĂ©nĂ©ficie d’une autonomie artistique, organisationnelle et financiĂšre. Au XXe siĂšcle, la Philharmonie de Vienne a connu des collaborations artistiques importantes avec Richard Strauss, Arturo Toscanini, Wilhelm FurtwĂ€ngler et avec les chefs honoraires Karl Böhm, Herbert von Karajan et Leonard Bernstein. L’orchestre a donnĂ© approximativement huit mille concerts sur les sept continents depuis sa crĂ©ation, et propose les Semaines de la Philharmonie de Vienne Ă  New York depuis 1989, ainsi qu’au Japon depuis 1993.

strauss-johann-II-petit-portrait-298-294-640px-Johann_Strauss_II_by_August_Eisenmenger_1888La tradition du Concert du Nouvel An remonte Ă  1941. Le premier concert prĂ©vu pour fĂȘter la nouvelle annĂ©e eut lieu en 1939, mais fut alors organisĂ© le 31 dĂ©cembre. Clemens Krauss dirigea la premiĂšre Ă©dition, suivi de Willi Boskovsky en 1955. Ce dernier prit la baguette pour pas moins de vingt-cinq Concerts du Nouvel An entre cette date et 1979. La liste des chefs associĂ©s Ă  cet Ă©vĂ©nement ressemble Ă  un Bottin de la direction d’orchestre. Le Concert du Nouvel An fut retransmis en direct Ă  la tĂ©lĂ©vision pour la premiĂšre fois en 1959. Pour la Philharmonie de Vienne, ce concert est un message d’espoir, d’amitiĂ© et de paix adressĂ© sous forme musicale au monde entier Ă  l’occasion de la nouvelle annĂ©e. Depuis le dĂ©but de l’aventure orchestrale, le genre de la Valse symphonique s’est imposĂ© grĂące au gĂ©nie du plus grand auteur de la dynastie Strauss : Johann Stauss fils (ou Johan Strauss II). De fait, son Beau Danube Bleu vaut bien La Marche de Radetsky de son pĂšre…  Les enregistrements du Concert du Nouvel An comptent parmi les publications les plus importantes du marchĂ© de la musique classique. Sony Classical a Ă  cƓur de les rendre accessibles Ă  un large public international. L’enregistrement sur le vif du Concert du Nouvel An 2017 sera disponible sur CD et sous forme de tĂ©lĂ©chargement numĂ©rique (parution internationale le 5 janvier), sur DVD et Blu-ray (26 janvier), sur disque vinyle (16 fĂ©vrier) et sous forme de vidĂ©o numĂ©rique de longue durĂ©e (16 fĂ©vrier).

 

Concert du Nouvel An 2018 : liste des Ɠuvres dirigĂ©es par Riccardo Muti

Johann Strauß II: Der Zigeunerbaron: Einzugsmarsch
The Gypsy Baron: Entrance March

Josef Strauß: Wiener Fresken op. 249*‹Viennese Frescoes

Johann Strauß II: Brautschau op. 417*‹Bridal Parade

Johann Strauß II: Leichtes Blut op. 319‹Light of Heart

Johann Strauß I: Marienwalzer op. 212*‹Maria Waltz

Johann Strauß I: Wilhelm Tell Galopp op. 29b*

Franz von Suppé: Boccaccio Overture*

Johann Strauß II: MyrthenblĂŒten op. 395*‹Myrtle Flowers

Alphons Czibulka: Stephanie-Gavotte op. 312*

Johann Strauß II: Freikugeln op. 326‹Magic Bullets

Johann Strauß II: Geschichten aus dem Wienerwald op. 325‹Tales from the Vienna Woods

Johann Strauß II: Festmarsch op. 452‹Festival March

Johann Strauß II: Stadt und Land op. 322‹Town and Country

Johann Strauß II: Un ballo in maschera op. 272‹Ein Maskenball · A Masked Ball

Johann Strauß II: Rosen aus dem SĂŒden op. 388‹Roses from the South

Josef Strauß: Eingesendet op. 240‹Letter to the Editor

* PremiĂšre audition Ă  un Concert du Nouvel An

 

LILLE : l’ONL crĂ©Ă©e le Concerto pour serpent de Benjamin Attahir

LILLE ATTAHIR orchestre et serpent creation mondiale presentation par classiquenew home_patrickwibartLILLE, ONL : B. ATTAHIR, Concerto pour serpent, le 26 janvier 2018. Concert Ă©tonnant, ce vendredi 26 janvier Ă  Lille, avec la crĂ©ation de la nouvelle partition orchestrale et concertante du jeune compositeur en rĂ©sidence au sein de l’ONL, Orchestre national de Lille, Benjamin Attahir. Sa partition inĂ©dite : « ADH-DHOHR » pour serpent et orchestre fait l’évĂ©nement du programme, aux cĂŽtĂ©s des Viennois classique et romantique : Haydn (Symphonie n°7 « Le Midi ») et Beethoven (et son explosive Symphonie n°5). Programme plein de faste et d’énergie symphoniques, oĂč perce aussi la double culture, orientale, europĂ©enne de Benjamin Attahir qui avant le concert de 20h, explique Ă  18h45 (rencontre confĂ©rence « les instruments de musique Ă©tonnants » avec le compositeur et le soliste, joueur de serpent, Patrick Wibart), le pourquoi de cette nouvelle oeuvre qui sollicite et exploite toutes les ressources expressives et poĂ©tiques d’un instruments oubliĂ©, mĂ©connu, le serpent, trĂšs usitĂ© Ă  l’ñge baroque, remarquable par sa forme serpentine comme son timbre grave et colorĂ©. VOIR notre reportage vidĂ©o exclusif sur l’instrument le SERPENT (pour mieux connaĂźtre son timbre, et la spĂ©cificitĂ© sonore de son usage au XVIIĂš français, 
 Ă  Versailles par exemple). Pour Attahir, le serpent ressuscite certes le son baroque mais au delĂ  un goĂ»t sĂ»r expĂ©rimental pour la couleur, – Ă©lĂ©ment fondamental qui au coeur de son travail permet aussi de renouveler l’écriture orchestrale.

 
 

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Haydn
Symphonie n°7 “Le Midi”

Attahir
Adh-dhohr, pour serpent et orchestre
(CrĂ©ation / co-commande de l’Orchestre National de Lille et de l’Orchestre de Chambre d’Auvergne)
Serpent : Patrick Wibart

Beethoven
Symphonie n°5
Direction : Alexandre Bloch

 
 

Avec le soutien de la Sacem
Il suffit des quatre syllabes “Pom Pom Pom Pom” pour qu’on entende le dĂ©but de la Symphonie n°5 de Beethoven. Mais rĂ©duire ce chef-d’oeuvre Ă  ce cĂ©lĂšbre “coup du destin”, serait mettre dans l’ombre la maĂźtrise d’un compositeur au sommet de ses moyens. En premiĂšre partie de ce concert, le classicisme et la douceur élĂ©gante de la Symphonie n°7 de Haydn, Le Midi, extraite du cycle des Symphonies de la journĂ©e, prĂ©cĂ©deront une captivante crĂ©ation pour serpent, intrigant instrument de cuivre d’origine mĂ©diĂ©vale, de Benjamin Attahir, jeune compositeur français en rĂ©sidence Ă  l’Orchestre.

 
 
 
 

vendredi 26 janvier, 20h
Lille – Auditorium du Nouveau Siùcle

En région
jeudi 25 janvier, 20h
Boulogne-sur-Mer – ThĂ©Ăątre

samedi 27 janvier, 20h
Soissons – CitĂ© de la Musique et de la Danse
Pas de billetterie ONL / billetterie extérieure

 
 

RESERVER
http://www.onlille.com/saison_17-18/concert/la-cinquieme-de-beethoven/

 
 
 
 

Autour du concert
18h45
Leçon de musique
présentée par Benjamin Attahir
avec la participation du soliste
“Les instruments de musique Ă©tonnants”
(entrĂ©e libre, muni d’un billet du concert)

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JEUNES TALENTS. RENCONTRE, PORTRAIT : TAMARA CAUCHETEUX, piano

JEUNES TALENTS. RENCONTRE, PORTRAIT : TAMARA CAUCHETEUX, piano. En partenariat avec le site SHIIMER, classiquenews souligne la diversitĂ© des talents d’aujourd’hui et prĂ©sente les artistes et les projets qui mĂ©ritent d’ĂȘtre suivis aujourd’hui. La jeune pianiste Tamara Caucheteux cultive les affinitĂ©s allusives entre FaurĂ© et Debussy, comme en tĂ©moigne les deux enregistrements discographiques qu’elle nous prĂ©sente dans notre entretien. C’est aussi une artiste Ă  la sensibilitĂ© ouverte et gĂ©nĂ©reuse qui sait inspirer les autres disciplines de l’art, « osant » le dialogue des arts entre piano, sculpture et peinture. Rencontre et agenda avec une jeune interprĂšte qui fait bouger les lignes


 

 

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Entretien avec Tamara Caucheteux, pianiste

 

 

Quel est votre répertoire de prédilection actuellement et pourquoi ?

 

Mon rĂ©pertoire de prĂ©dilection en ce moment privilĂ©gie la musique de la fin 19Ăšme et du dĂ©but du 20Ăšme siĂšcle. J’aime l’Ă©tirement apportĂ© Ă  l’harmonie Ă  cette Ă©poque-lĂ . Les compositeurs ont essayĂ© d’aller le plus loin possible ; ils dĂ©stabilisent l’auditeur en enlevant les repĂšres harmoniques habituels. J’aime particuliĂšrement les auteurs français de cette pĂ©riode, car ils ont une finesse d’Ă©criture rarement Ă©galĂ©e. Ravel et ses orchestrations influencĂ©es par le Jazz, Debussy et l’impressionisme, FaurĂ© et l’harmonie des 7Ăšmes, si bien manipulĂ©es, Poulenc et l’humour dans le nĂ©oclassique 
 : tout cela me plaĂźt Ă©normĂ©ment. J’ai d’ailleurs dĂ©jĂ  enregistrĂ© les 6 premiers Nocturnes de FaurĂ© (chez Sheva collection / VOIR mon extrait vidĂ©o commentĂ© et prĂ©sentĂ© Ă  la fin de notre entretien).
En ce moment, je prĂ©pare un album consacrĂ© Ă  Debussy. J’aime Ă©galement beaucoup Bartok, Prokofiev, Gershwin,… L’Ă©criture de toute cette pĂ©riode (circa 1870 Ă  1950) a subi une accĂ©lĂ©ration et un enrichissement des styles, particuliĂšrement captivants.

 

 

 

Pouvez citer 2 artistes du passé ou actuels, qui seraient vos modÚles ? Pour quelles raisons ?

 

N’en citer que deux est trĂšs difficile pour moi mais j’aime Ă©normĂ©ment Martha Argerich qui est une modĂšle de simplicitĂ© et qui a une aura incroyable. J’ai eu la chance de la voir en concert ; c’est un souvenir qui m’a marquĂ© profondĂ©ment. J’aime Ă©galement beaucoup Pierre-Alain Volondat, pour sa frĂ©nĂ©sie et pour son humanitĂ©. J’ai eu la chance de jouer Ă  quatre mains avec lui au festival Durbuyssimo ; il a Ă©tĂ© d’une gentillesse et d’une grande gĂ©nĂ©rositĂ© avec moi. Ce fut une expĂ©rience incroyable.

 

 

 

Sur quel programme précis travaillez-vous actuellement ? Quels en sont les défis techniques (vocaux/instrumentaux) ?

 

Pour le moment, je travaille donc Ă  la prĂ©paration d’un nouvel enregistrement discographique sur Debussy. Bien sĂ»r, il y a quelques dĂ©fis techniques mais surtout, il y a un travail spĂ©cifique sur l’atmosphĂšre et le rapport Ă  l’imaginaire. La couleur et les sons ont une importance fondamentale que j’essaye de perfectionner Ă  de chaque sĂ©ance de travail.

 

Quelle serait la qualité artistique qui vous singularise ?

 

La qualitĂ© et la finesse du son ont une importance particuliĂšre pour moi. J’essaye toujours de veiller Ă  ce que l’auditeur aie une comprĂ©hension et une lisibilitĂ© assez claire de la piĂšce entendue. Tout cela passe par un travail d’analyse assez ardu de chaque piĂšce travaillĂ©e. Cela me passionne et m’inspire pour l’interprĂ©tation des Ɠuvres jouĂ©es mais Ă©galement pour mon travail de composition qui me prend un certain temps.

 

 

Sur quel type d’instrument jouez vous ? Quelles en sont les qualitĂ©s / spĂ©cificitĂ©s ?

 

caucheteux-tamara-piano-grande-image-en-concert-par-classiquenewsJ’aime diversifier les types d’instrument et y chercher leurs qualitĂ©s sonores. En tant que pianiste, nous sommes rarement amener Ă  jouer sur le mĂȘme instrument lors des concerts. Cela peut gĂ©nĂ©rer un stress mais peut aussi amener une richesse dans les interprĂ©tations. La rencontre avec un instrument est un peu comme une rencontre avec un ĂȘtre humain, on y trouve ses qualitĂ©s, ses dĂ©fauts ; ensemble, on essaye de donner le meilleur. C’est en rencontrant les pianos les plus diversifiĂ©s que l’on s’enrichit Ă©galement.

L’album Debussy sera enregistrĂ© au mois d’avril 2018 et je travaille parallĂšlement Ă  la composition d’un quatuor. Donc je fais une pause pour les concert d’ici l’Ă©tĂ© 2018.
J’ai un dernier concert prĂ©vu (- avant ma pause d’hibernation, sourires-), le 14 janvier 2018 prochain. C’est une performance artistique, pluridisciplinaire qui se fera en mĂȘme temps que le piano. Avec un sculpteur et une peintre. Pendant que je jouerai, les deux artistes plasticiens crĂ©eront une Ɠuvre en direct. Cela promet d’ĂȘtre haut en couleur…   Au programme: Debussy (Estampes, quelques PrĂ©ludes) et plusieurs Nocturnes de FaurĂ© (dont ceux que je joue habituellement et que j’ai enregistrĂ©s).

Propos recueillis en novembre 2017

 

 

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APROFONDIR

Visitez le site de la pianiste Tamara Caucheteux :
http://tamaracaucheteux.wix.com/tamara-caucheteux

 

VIDEO

VOIR Tamara Caucheteux joue Fauré  (Nocturne opus 63 n°6)
vidéo youtube: https://www.youtube.com/watch?v=fOBkTKp59zo

 

 

AGENDA
caucheteux-tamara-piano-concert-janvier-2018-presentation-annonce-par-classiquenewsVERVIERS (Belgique). Galerie NAO EXPO, le 14 janvier 2018, 15h. De FaurĂ© Ă  Debussy
 exploration pluridisciplinaire (peinture, sculpture, piano). Le programme est Ă  FaurĂ© et Ă  Debussy. Je joue Trois nocturnes de Gabriel FaurĂ©, invitation Ă  sillonner l’atmosphĂšre de la nuit Ă  travers des ambiances intenses, passionnĂ©es mais aussi pleines d’introspection. Puis j’explore l’impressionnisme de Debussy (Estampes, trois PrĂ©ludes, « la cathĂ©drale engloutie »,  « la puerta del vino », « les feuilles mortes ».  ParticuliĂšrement suggestives et imaginatives, les partitions que j’aborde au piano inspireront les deux artistes plasticiens dans la crĂ©ation d’une Ɠuvre en « live ».

Le concert se passe Ă  15h Ă  la Galerie d’art Nao Expo, Rue Thier MĂšre Dieu / 10 4800 Verviers. PAF: Libre - Info: +32 476 54 75 77 ou info@nao-expo.be ou facebook.com/naoexpo.

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CD, coffret événement. CLAUDIO ABBADO : THE OPERA EDITION (60 cd Deutsche Grammophon)

Opera-edition-60-cd CLAUDIO ABBADO coffret cd set box deutsche grammophon claudio Abbado review cd la critique par classiquenews cd dvd livres operasCD, coffret Ă©vĂ©nement. CLAUDIO ABBADO : THE OPERA EDITION (60 cd Deutsche Grammophon). Voici un coffret Ă  offrir et Ă  partager pour NoĂ«l et les FĂȘtes de la fin 2017. DĂ©cĂ©dĂ© Ă  80 ans en 2014, Claudio Abbado incarne l’élĂ©gance, l’humilitĂ©, la grĂące habitĂ©e en une direction Ă  la fois claire et concentrĂ©e qui recherche le frĂ©missement intĂ©rieure, la finesse introspective : avec lui, c’est peu dire que les Berliner Philharmoniker, sous sa direction transcendante, ont Ă©galĂ© la subtilitĂ© magicienne des Wiener Philharmoniker, innervant dans la puissance et l’énergie des berlinois, cette Ă©lĂ©gance sonore qui est Ă  la fois vĂ©ritĂ© et abandon. Ses derniers Mahler, ou Bruckner, vĂ©ritables testaments artistiques sont illuminĂ©s par une grĂące intĂ©rieure spectaculaire. Pour NoĂ«l 2017, Deutsche Grammophon Ă©dite en 60 cd tous les opĂ©ras gravĂ©s pour Deutsche Grammophon (et Decca), soit 20 opĂ©ras ici enregistrĂ©s entre 1970 (premiĂšres expĂ©riences scaligĂšnes / Ă  La Scala), et 2010 (Fidelio , live de Lucerne), Ă©clairant ce souffle symphonique et l’ampleur d’une pensĂ©e lyrique, oĂč le drame ne signifie pas, surtout pas, extĂ©rioritĂ© mais accomplissement d’un parcours intĂ©rieur. VoilĂ  une conception personnelle, trĂšs spĂ©cifique, qui dĂ©termine la singularitĂ© du maestro dont le coffret permet de mesurer la gĂ©nie lyrique et dramatique. Pendant 40 ans, 40 dĂ©cades, Claudio Abbado atteint des sommets d’élĂ©gance et de vĂ©ritĂ© expressive, rĂ©alisations plus poĂ©tiques que dĂ©monstratives. La cohĂ©sion rĂ©alisĂ©e dĂ©coule de sa conception mĂȘme du mĂ©tier de chef, pair parmi les pairs, premiers musicien certes mais en rien despotique, – pilier ou pilote. Ses Mozart, Rossini, Verdi (le rare Don Carlos en français dans sa version en 5 actes de 1886 – bien meilleure rĂ©alisation que la rĂ©cente production Ă  Bastille par Warlikowski, d’une laideur et d’un statisme affligeant) ou la Lady Macbeth de Shirley Verrett), et de rares perles Ă©tonnamment rĂ©vĂ©lĂ©es (Khoventchina de Moussorsgki) Ă©tonnent toujours par leur sincĂ©ritĂ©. D’autant que le chef a su s’entourer des meilleurs chanteurs pour chaque rĂ©pertoire et ouvrage choisi : Berganza (Carmen), Studer, Baltsa, Kaufmann (et avant lui, Domingo), Piero Capuccilli (phĂ©nomĂ©nal Boccanegra) Netrebko, Mattila 
 et tant d’autres dont le chant intĂ©rieur lĂ  encore, Ă©blouit dans la parure orchestrale, conçu comme l’écrin des voix et la manifestation de l’acte lyrique. Coffret majeur dĂ©diĂ© au chef lyrique le plus attachant, un Ă©gal de Karajan par se souci du sens sonore et du flux orchestral. Grande critique dĂ©veloppĂ©e Ă  venir en janvier 2018 dans notre magazine cd dvd livres de CLASSIQUENEWS.

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CD, coffret Ă©vĂ©nement. CLAUDIO ABBADO : THE OPERA EDITION (60 cd Deutsche Grammophon) / 60-CD Edition – Ă©dition octobre 2017.

Abbado claudio opera edition complete box coffret cd par classiquenews cd reveiw cd critique20 complete operas + aria collections, overtures and two gala recitals / avec les orchestres dont le chef a profondĂ©ment marquĂ© le destin ou la crĂ©ation : Orchestra Mozart, Chamber Orchestra of Europe, London Symphony Orchestra, Berliner Philharmoniker, Wiener Philharmoniker, Mahler Chamber Orchestra, Lucerne Festival Orchestra (concernant ses plus rĂ©cents enregistrements)
 Le livret de la notice accompagnant le coffret de 60 cd, rĂ©unit des commentaires de James Jolly (Editor-in-Chief du magazine Gramophone), illustrĂ©s par de nombreuses photos inĂ©dites du maestro aussi fin, fraternel que charismatique… Les compositeurs les plus servis dans ce coffret Ă©vĂ©nement restent par ordre croissant d’ouvrages enregistrĂ©s : Mozart, Rossini (2 versions du Barbier de SĂ©ville) et Verdi.

THE OPERA EDITION / Claudio Abbado regroupe les 20 opéras suivants :
The Edition includes the following complete operas:

Beethoven: Fidelio
Berg: Wozzeck
Bizet: Carmen
Debussy: Pelléas et Mélisande

Mozart:
Die Zauberflöte
Don Giovanni
Le nozze di Figaro

Mussorgsky: Khovanshchina

Rossini:
L’italiana in Algeri
Il barbiere di Siviglia (two recordings)
La Cenerentola
Il viaggio a Reims

Schubert: Fierrabras

Verdi:
Aida
Don Carlos
Falstaff
Macbeth
Simon Boccanegra
Un ballo in maschera

Wagner: Lohengrin

CLIC_macaron_20dec13Le coffret comprend aussi plusieurs rĂ©citals lyriques et symphoniques : dĂ©diĂ©s Ă  Wagner (sublime succession, comme une suite orchestrale des intermĂšdes de l’Acte III de Parsifal / dont le choeur final de l’humanitĂ© maudite et perdue annonce le Brahms du Requiem
 Ă©tonnante intelligence du geste abbadien) / CLIC de CLASSIQUENEWS de dĂ©cembre 2017

GSTAAD, New Year Music Festival : 27 dĂ©c. – 8 janvier 2018

Le NEW YEAR MUSIC FESTIVAL Ă  GSTAAD !GSTAAD, New Year Music Festival : 27 dĂ©c. – 8 janvier 2018. La Suisse sous la neige, au cƓur du Saanenland, lĂ  ou le violoniste Yehudi Menuhin a installĂ© son festival estival (depuis 60 ans, le plus intĂ©ressant des festivals suisse l’étĂ© : voir notre reportage sur l’AcadĂ©mie de direction d’orchestre de l’étĂ© 2017, immersion dans la fabrique des jeunes chefs de demain
)
 rien n’égalent la beautĂ© des paysages enneigĂ©s, le profil dessinĂ©s des sommets alpins : GSTAAD en janvier demeure une destination magique, un Ă©crin dĂ©signĂ© pour un festival de musique, lui aussi unique.
C’est le coup de coeur de CLASSIQUENEWS pour l’hiver 2018, 13 journĂ©es d’exploration et de dĂ©couverte musicale, du 27 janvier 2017 au 8 janvier 2018, une occasion de renouveler l’expĂ©rience des concerts pendant l’hiver et dans le prolongement de la fĂ©erie de NoĂ«l et des cĂ©lĂ©brations du jour de l’an.
Caroline Murat, directrice artistique a conçu la 12Ăš Ă©dition du Festival de GSTAAD 2018 (New Year Music Festival) sous le signe de l’éclectisme formel, artistique
 une invitation Ă  (re) dĂ©couvrir les paysages enchanteurs de la Suisse Ă  la fois raffinĂ©e et authentique et pour rĂ©ussir le passage Ă  l’annĂ©e nouvelle.

 

 

 

 Le NEW YEAR MUSIC FESTIVAL à GSTAAD !

 

 

 

Gstaad New Year Music Festival
du 27 décembre 2017 au 8 janvier 2018

 

 

Les 13 journĂ©es de concerts et de partage musical inaugurent ainsi l’an neuf, dans le partage, la beautĂ© de sites remarquables, l’excellence d’artistes soucieux de communion et de sincĂ©ritĂ© entre eux, dans le jeu collectif et chambriste, et aussi avec le public
 Musique de chambre principalement, et aussi rĂ©citals lyriques, ponctuĂ©s d’autres Ă©vĂ©nements dont des hommages Ă  Rostropovitch et Ă  Maria Callas, font de la station de GSTAAD et du Saanenland, pendat l’hiver, grĂące au New Year Music Festival, une destination qui ne se refuse pas. C’est mĂȘme l’évĂ©nement Ă  ne pas manquer dans l’agenda musical europĂ©en chaque hiver.

Quelques temps forts de l’édition 2018 Ă  GSTAAD :
Le 27 dĂ©cembre 2017 : ensemble YES – Young Eurasian Soloists - (qui a fait sensation lors de la prĂ©cĂ©dente Ă©dition). Le 30 dĂ©cembre, frĂ©missements et vertiges des cordes avec Sasha Rozhdestvensky, l’un des archets les plus raffinĂ©s de Russie et Christoph CroisĂ©, jeune prodige suisse du violoncelle : au programme, hommage au violoncelliste lĂ©gendaire : Mstislav Rostropovich (1927-2007) !
AprĂšs une pause pour les fĂȘtes de NoĂ«l et du Nouvel An, le 2 janvier 2018, deuxiĂšme hommage au maestro Rostro par Gautier Capuçon, violoncelliste virtuose accompagnĂ© par le pianiste JĂ©rome Ducros.
Le 6 janvier, récital du violoniste Julian Rachlin, avec Déborah Nemtanu. Le pianiste de légende Ilan Rogoff enfin clÎtura magistralement le Festival, le 8 janvier 2018.

Cette annĂ©e, le chant lyrique se dĂ©veloppe grĂące Ă  une sĂ©rie de rĂ©citals offrant une carte blanche aux solistes d’aujourd’hui. Le 3 janvier, la jeune soprano Melody Louledjian, rĂ©vĂ©lĂ©e rĂ©cemment au Grand ThĂ©Ăątre de GenĂšve dans le rĂŽle de Barbarina (Nozze di Figaro de Mozart), explore les hĂ©roĂŻnes d’Offenbach et ses contemporains tandis que le tĂ©nor verdien par excellence Marcelo Álvarez ressuscite l’ardeur et la vaillance du bel canto et de la zarzuela le 4 janvier. Puis le 6 janvier 2018, la contralto Nathalie Stutzmann chante
 et dirige avec son ensemble Orfeo 55.

Volet dĂ©sormais attendu, en partenariat avec le Concours Bellini, Gstaad accueille aussi une sĂ©rie de masterclasses qui favorise la redĂ©couverte du bel canto, celui mythique des opĂ©ras de Rossini, Bellini, Donizetti et du premier Verdi, quand les phrasĂ©s souverains et la subtilitĂ© suggestive inspirait les plus grands chanteurs romantiques
 Un Ăąge d’or incarnĂ© par les Malibran, Colbran, Pasta, 
 quad chanter signifiait articuler, murmurer, colorer sans stridence ni hurlement, agilitĂ© et nuances Ă  la clĂ©. Ressusciter ce chant d’exception est l’objectif du Concours Bellini, compĂ©tition française co fondĂ©e par le chef bellinien Marco Guidarini et Youra Simonetti (le prochain Concours Bellini aura lieu les 3 et 4 novembre 2017 Ă  VendĂŽme, sur le campus des Assurances Monceau).

A Gstaad, cet hiver, l’opĂ©ra et le chant bellinien ont trouvĂ© un lieu d’accueil non nĂ©gligeable. Place au chant avec la divine soprano Inva Mula, du 28 au 30 dĂ©cembre. La formation des Ă©lĂšves Ă  l’opĂ©ra et au Bel Canto sera assurĂ©e par la soprano Leontina Vaduva et le chef Marco Guidarini, du 3 au 8 janvier 2018. Concert de clĂŽture des masterclasses, le 7 janvier 2017 au ThĂ©Ăątre de Saanen (12h). Gstaad cet hiver organise aussi un cycle de Masterclasses dĂ©diĂ© au piano, avec Ilan Rogoff, du 5 au 8 janvier 2018.

Parmi les programmes tout aussi prometteurs associant musique et thĂ©Ăątre, ne manquez pas : Brigitte Fossey et Nicolas Celoro qui Ă©voquent l’univers intime et passionnĂ© de Chopin le 28 dĂ©cembre ; Nelson Montfort sera le chantre de Jean Ferrat le 29 dĂ©cembre, et Arielle Dombasle et Marc Bonnant feront entendre l’amour comme personne. ComplĂ©ments profitables : projections avec le CuirassĂ© Potemkine dans la version originale d’Edmund Meisel ; documentaire de MichĂšle LariviĂšre sur la partition retrouvĂ©e des Contes d’Hoffmann, l’ultime opĂ©ra d’Offenbach dont on pensait avoir dĂ©finitivement perdu la version complĂšte originale.

 

 

Le NEW YEAR MUSIC FESTIVAL Ă  GSTAAD !

 

 

Programme détaillé
du GSTAAD NEW YEAR Music Festival 2018

Mercredi 27 décembre 2017

 

17h, HĂŽtel Alpina Gstaad
Le Cuirassé Potemkine
Projection du film de Sergueï Eisenstein, en version restaurée de 2005
avec la musique originale d’Edmund Meisel. Comprend Ă©galement la
citation de Léon Trotsky censurée par Lénine et la colorisation du seul
drapeau rouge ! Version de 1925, restauration de la cinémathÚque de
Berlin.

19h Temple de Chñteau d’Oex
Concert d’ouverture
YES – Young Eurasian Soloists
Sherniyaz Mussakhan, violon et direction artistique
En collaboration avec l’Association des Orgues de Chñteau d’Oex

 

 

 

Jeudi 28 décembre 2017

 

19h HĂŽtel Ultima Gstaad
Frédéric Chopin
 des canons sous les fleurs
Texte d’aprĂšs le rĂ©cit du poĂšte Jehan Despert
Brigitte Fossey, récitante
Nicolas Celoro, piano

Frédéric Chopin
2° Scherzo en si bĂ©mol mineur op. 31 – 4° Ballade en fa mineur op. 52
Polonaise « héroïque » en la bémol majeur op. 53

« La musique de FrĂ©dĂ©ric Chopin, ce sont des canons dissimulĂ©s sous des fleurs ! » C’est ainsi que s’exprimait Robert Schumann. En parcourant la vie du compositeur, Brigitte Fossey Ă©voquera particuliĂšrement la relation de Chopin avec George Sand, leur voyage Ă  Majorque et la vie Ă  Nohant, dans la propriĂ©tĂ© campagnarde symbole du romantisme, avec des invitĂ©s tels Schumann, Liszt, Delacroix, 
 jusqu’au dernier voyage dans les Ăźles britanniques avec Jane Stirling.

 

 

 

Vendredi 29 décembre 2017

 

17h : Grande salle de ChĂąteau-d’Oex
Concert des enfants
Caroline & Friends
La pianiste Caroline Haffner entourée de ses amis musiciens propose un programme
joyeux et entrainant pour les enfants et adolescents.

19h HĂŽtel de Rougemont
Jean Ferrat que la montagne est belle
Nelson Monfort, journaliste et Ă©crivain
Auteur d’un ouvrage dĂ©diĂ© Ă  Jean Ferrat, publiĂ© aux Ă©ditions du Rocher,
Nelson Monfort va pousser le professionnalisme jusqu’à incarner ce
monstre sacré de la chanson française sur scÚne. Il propose ainsi une
causerie musicale dĂ©diĂ©e Ă  la vie de Jean Ferrat, au travers d’extraits de
ses chansons et avec force détails peu connus.

 

 

 

Samedi 30 décembre 2017

 

18h HĂŽtel Ultima Gstaad

Hommage Ă  Mstislav Rostropovitch (1927-2007) PART. 1
Sasha Rozhdestvensky, violon
Christoph Croisé, violoncelle
YES – Young Eurasian Soloists
Sherniyaz Mussakhan, violon et direction artistique
Le programme fera la part belle aux duos violon-violoncelle que chĂ©rissait tant « Slava ». Pour la petite histoire le pĂšre de Sasha Rozhdestvensky, Gennady Rozhdestvensky, chef d’orchestre de lĂ©gende considĂ©rĂ© comme « le dernier des gĂ©ants » a souvent dirigĂ© le grand violoncelliste avec lequel il Ă©tait grand ami.

 

 

 

Dimanche 31 décembre 2017

 

19h30 : Église St Joseph (St Josef Kirche), Gstaad
Concert de RĂ©veillon Concert gratuit
Beatrice Villiger
Choeur de la Gospel Academy de GenĂšve
Terry François, membre du Golden Gate Quartet et chef de Choeur
Gospel et airs de Noël

 

 

 

 

Lundi 1er janvier 2018

18h Église de Rougemont
Traditionnel concert du Nouvel An
FOLK!
Deborah Nemtanu, violon
Natacha Kudritskaya, piano
BĂ©la BartĂłk – Six danses populaires roumaines pour violon et piano
Alfred Schnittke – “Suite in the Old Style”, Maurice Ravel – Habanera
Astor Piazzolla – Milonga et Night-Club, Fazil Say – Sonata

 

 

Mardi 2 janvier 2018

17h Saanen Landhaus Theater
Conférence sur Mstislav Rostropovitch (1927-2007)
Armelle Gauffenic

19h Saanen Landhaus Theater
Hommage Ă  Mstislav Rostropovitch (1927-2007) PART. 2
Gautier Capuçon, violoncelle
JĂ©rĂŽme Ducros, piano
OEuvres écrites et dédiées au grand « Slava » de Benjamin Britten, Dmitri
Chostakovitch, Olivier Messiaen et Astor Piazzolla

 

 

Mercredi 3 janvier 2018

17h : ConfĂ©rence par les compositeurs Yves Prin et Willy Merz, au Cine-Theater de Gstaad, autour de la musique et de la parole. Laquelle prime sur l’autre? Vaste dĂ©bat…

19h Ciné-Theater de Gstaad
Les Contes d’Hoffmann DurĂ©e 1h30 environ
Film sur le manuscrit perdu puis retrouvĂ© des Contes d’Hoffmann.
Présentation par sa réalisatrice MichÚle LariviÚre.
RĂ©cital d’airs d’Offenbach et ses contemporains
Champagne et pop-corn à l’entracte
En prĂ©sence des compositeurs Yves Prin et Willy Merz qui nous ferons l’honneur d’une petite causerie avant la projection
Melody Louledjian, soprano.
Marie-CĂ©cile Berheau, piano
Francis Poulenc – Les chemins de l’Amour,
Jacques Offenbach – La Veuve du Colonel
et Sa robe frou frou frou de La Vie Parisienne,
Filippo Marchetti – Fascination,
Reynaldo Hahn – C’est sa banlieue/Ciboulette,
Jacques Offenbach – PsychĂ© pauvre imprudente/Fantasio,
Yves Prin – Trois mĂ©lodies « Cristal de vide »,
Jean WiĂ©ner – Cinq mĂ©lodies :
Le GardĂ©nia, La Rose, L’AngĂ©lique, La VĂ©ronique, La Capucine.
RenĂ© de Buxeuil – L’Âme des Roses,
Jacques Offenbach – Air de la Princesse Elsbeth : Cachons
l’ennui de mon Ăąme oppressĂ©e /Fantasio

 

 

 

Jeudi 4 janvier 2018

17h HĂŽtel de Rougemont
Callas secret legend
Thé autour de Maria Callas
Causerie avec Helena Matheopoulos, journaliste, auteur, et spĂ©cialiste d’opĂ©ra.
Biographe de rĂ©fĂ©rence sur Maria Callas qu’elle a bien connue.

19h Église de Rougemont
Opéra, zarzuela & latin favourites
Marcelo Alvarez, ténor
Kamal Khan, pianiste

 

 

Vendredi 5 janvier 2018

19h Église de Rougemont
Julian Rachlin, violon / Sarah McElravy, violon
Natalia Morozova, piano

 

Samedi 6 janvier 2018

19h Lauenen Kirche
Quelle Fiamma ! Airs d’Antonio Vivaldi
Nathalie Stutzmann, direction, contralto
Ensemble Orfeo 55
Nathalie Stutzmann & OrfĂ©o 55 nous fait l’honneur de sa prĂ©sence Ă  la fois en
tant qu’immense contralto mais Ă©galement en tant que chef ! AcclamĂ©e
partout elle vient tout juste de sortir un nouvel album « Quelle Fiamma ! Arie
antiche » chez Warner Classics / Erato, consacré aux airs anciens du
compositeur Alessandro Parisotti.

 

 

Dimanche 7 janvier 2018

12h Saanen Landhaus Theater
Concert de clîture des Masterclasses de chant, suivi d’un brunch
Invitée : Anush Hovhannisyan, soprano,
Prix du Gstaad New Year Music Festival 2016 au Concours International de Belcanto
Vincenzo Bellini
Participation des Ă©tudiants des masterclasses de chant et d’opĂ©ra
Maguelone Parigot, piano

18h Gstaad Yacht Club
Words of Love, Tout sur l’amour
Arielle Dombasle, actrice
Marc Bonnant
Lors de cette soirĂ©e exceptionnelle, Marc Bonnant dira l’amour Ă  Arielle Dombasle, en
puisant dans ses sentiments enfouis Ă  la profondeur d’un trĂ©sor et dans quelques
fragments littĂ©raires du discours amoureux. Et Ă  son tour Arielle s’en fera l’écho.

 

 

Lundi 8 janvier 2018

19h Saanen Landhaus Theater
RĂ©cital de clĂŽture
Ilan Rogoff, piano

 

 

 

 

 

 

LES 3 MASTERCLASSES DU FESTIVAL
Hotel Landhaus, Saanen

 

 

MASTERCLASSES DE CHANT
Du 28 au 30 décembre 2017
Inva Mula, soprano

 

 

MASTERCLASSES COACHING OPÉRA
Du 3 au 8 janvier 2018
Leontina Vaduva, soprano
Marco Guidarini, chef d’orchestre
En partenariat avec le Concours International de Belcanto Vincenzo Bellini

 

 

MASTERCLASS PIANO
Du 5 au 8 janvier 2018
Ilan Rogoff, pianiste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RESERVEZ VOTRE PLACE
Visiter le site du GSTAAD NYFM / New Year Music Festival
Durée moyenne des concerts : 1 heure- 1 heure 15 (sauf mention contraire.

ORGANISEZ VOTRE SEJOUR A GSTAAD cet hiver, visiter le site de l’office de tourisme à GSTAAD

 

 

 

 

 

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FRANCE 2, Les Prodiges 2017

prodiges-france-2-23-decembre-2017-presentation-temps-forts-tele-programmes-musique-classique-sur-classiquenewsfrance2 logo-france2FRANCE 2, Les Prodiges, samedis 23 et 30 dĂ©cembre 2018, 20h50. Quand le talent classique s’affiche sur France 2, une plĂ©iade de trĂšs jeunes artistes se produit alors, 
 instrumentistes, chanteurs et danseurs, tous entre 10 et 18 ans, pas plus, dĂ©jĂ  passionnĂ©s par le sens de la performance, de l’esthĂ©tique, du style. Leurs mentors ont pour nom la soprano Isabelle Vidal et l’ex danseur Ă©toile Patrick Dupont
 yeux critiques et coachs motivant, habiles catalyseurs pour que se rĂ©vĂšlent, s’affirment, voire s’accomplissent les jeunes talents en herbe
 pour devenir de vĂ©ritables prodiges. AprĂšs le Grand concert rĂ©unissant en juin 2017, et devant les camĂ©ras du service public, la plus grande chorale d’enfants au stade Pierre Mauroy de Lille, voici un nouveau cycle d’épreuves artistiques sur le thĂšme du 7Ăš art : le premier concours de talents français ouvert aux jeunes virtuoses du classique, revient donc sur France 2 en mettant en avant le cinĂ©ma. En 2016, les Prodiges avaient consacrĂ© le jeune clarinettiste Marin. Qu’en sera-t-il pour l’édition 2017 ? Au regard des derniers Ă©pisodes cathodiques (les sessions Ă©liminatoires), le programme de France 2, combinant musique classique et jeunesse attire en moyenne Ă  chaque diffusion live, 3 millions de tĂ©lĂ©spectateurs. Soit une vitrine exceptionnelle qui expose ces disciplines que l’on dit « poussiĂ©reuses », auprĂšs d’un trĂšs large public.
5 candidats rivalisent pour chaque catĂ©gorie (instrument, danse, chant). ConfrontĂ©s aux dĂ©fis de la scĂšne tĂ©lĂ©gĂ©nique, les candidats vivent un cycle d’épreuves qui peuvent se rĂ©vĂ©ler dĂ©cisives dans l’émergence et l’affinement de leur aptitude.
En fĂ©e animatrice des plus inspirĂ©es et des plus naturelles, l’ex cantatrice et actrice Marianne James apporte un charme et une intelligence particuliĂšrement tĂ©lĂ©gĂ©niques. Une prĂ©sence Ă  l’écran d’autant plus apprĂ©ciĂ©e qu’elle vient de subir la dĂ©convenue de la dĂ©programmation brutale, sans justification claire, de l’émission A vos pinceaux qu’elle prĂ©sentait jusque lĂ  (Lire l’article dĂ©programmation d’A vos pinceaux, janvier 2017, malgrĂ© les 1,6 millions de tĂ©lĂ©spectateurs, visblement amateurs de peintures et de pratique amateurs
)

EN LIRE + sur le site des Prodiges 2017 sur France 2
http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/prodiges-2017-les-dix-choses-a-savoir-sur-les-castings-de-la-saison-4_3aaf6728-25dc-11e7-a231-685445acce23/

L’Histoire du Soldat au ThĂ©Ăątre de Poche-MONTPARNASSE

STRAVINSKY-histoire-du-soldat-theatre-de-poche-montparnasse-janvier-2018-presentation-la-critique-sur-classiquenewsPARIS, Stravinsky : L’Histoire du soldat, dĂšs le 4 janvier 2018. Pour le centenaire de la partition, le ThĂ©Ăątre de Poche-Montparnasse offre une lecture passionnante du drame crĂ©Ă© en 1918. IVRESSE ET DESILLUSIONS DE LA GUERRE… Un jeune soldat rentre chez lui en permission ; il rencontre le diable et lui vend son violon – en rĂ©alitĂ© son Ăąme – en Ă©change d’un livre qui prĂ©dit l’avenir et qui le rendra trĂšs riche. Sa nouvelle condition d’homme libre et fortunĂ© ne lui sera-t-elle pas fatale? En 1918, au sortir de la premiĂšre guerre, Igor Stravinsky et Ramuz, inspirĂ©s par le conte populaire russe d’Afanassiev, rĂ©alisent une nouvelle forme thĂ©Ăątrale et musicale, Ă  la fois chambriste et rĂ©aliste au souffle saisissant. L’Histoire du soldat malgrĂ© sa forme chambriste devient mĂ©taphore de la condition humaine, d’une scĂšne confidentielle Ă  quelques musiciens et chanteurs (7 instrumentistes, leur chef ; 3 comĂ©diens), vers une fresque poĂ©tique dont la vĂ©ritĂ© nous touche aujourd’hui avec une puissance irrĂ©sistible. Le ThĂ©Ăątre de poche-Montparnasse Ă  PARIS nous en offre une nouvelle lecture, Ă  la fois drĂŽle, mais profonde, sarcastique mais tendre, tragique, lyrique, fonciĂšrement humaine. TentĂ©, le jeune soldat croit maĂźtriser sa vie et son destin ; c’est un ange livrĂ© Ă  lui-mĂȘme, affrontant la barbarie de l’existence (et celle de la guerre), dont l’innocence est la source de sa chute : s’il est sauvĂ© une premiĂšre fois, qu’en sera-t-il pour la seconde ? … au bout de l’épreuve, il apprend et mesure ce qui dĂ©termine sa libertĂ©. Le spectacle est au diapason de la partition de Stravinsky : courte, fulgurant, essentiel. Le “scandĂ© parlĂ©”, la pulsion rythmique, si emblĂ©matiques de Stravinsky (qui d’ailleurs compose sa seule oeuvre musicale en lien avec l’actualitĂ©), accuse les traits d’un spectacle aussi divertissant que mordant.

soldat-histoire-du-soldat-ramuz-stravinsky-opera-de-poche-presentation-montparnasse-annonce-critiqueUN MIMODRAME chambriste, itinĂ©rant
 Pour le ThĂ©Ăątre de Poche-Montparnasse, le metteur en scĂšne StĂ©phan Druet s’intĂ©resse au « mimodrame » de Stravinsky et Ramuz. Conçu au sortir de la guerre 1914-1918, le spectacle original, dans sa forme resserrĂ©e, permet d’ĂȘtre itinĂ©rant, et Ă©tant diffusĂ© dans les campagnes, il peut toucher les populations privĂ©es de spectacle. L’homme de thĂ©Ăątre renforce l’esprit des trĂ©teaux et de la foire, c’est Ă  dire du thĂ©Ăątre ambulant, en utilisant un castelet, sans pour autant Ă©touffer le caractĂšre apparemment festif et lĂ©ger du texte de Ramuz. L’armĂ©e, les soldats du front sont bien prĂ©sents car le petit orchestre regroupe 7 musiciens en costumes militaires (pantalons rouges et caban bleu) dont le violoniste et hĂ©ros Joseph Dupraz. Toujours fidĂšle Ă  l’esprit mĂȘme de la salle parisienne, le jeu des acteurs cultive la proximitĂ© immĂ©diate avec le public du Poche-Montparnasse. Cette imbrication : comĂ©diens, musiciens, public compose alors une chorĂ©graphie captivante, mĂȘme si elle reste minimaliste. DĂšs lors, la parabole qui oppose telle une lĂ©gende universelle, l’argent et le profit Ă  l’art et la libertĂ©, se dĂ©voile sans fard, avec une poĂ©sie lumineuse. Le jeune soldat pourtant comblĂ© par le Diable, qui a tout ce dont on peut rĂȘver, n’a jamais Ă©tĂ© plus vide et sans passion : car il a vendu son Ăąme et tout ce qui fait son humanisme. Au delĂ  de la fable badine, rĂ©alisĂ© comme un masque mĂ©diĂ©val, Stravinsky et Ramuz visent juste : ici se joue le modĂšle de sociĂ©tĂ© et l’avenir de l’humanitĂ©. Quel monde voulons-nous ? MatĂ©rialiste mais cynique et destructeur, ou fraternel, humaniste et respectueux ? A l’heure des Ă©chĂ©ances sociĂ©tales, CLIC_macaron_2014Ă  l’heure de l’apocalypse climatique et du grand chaos planĂ©taire qui se profile chaque jour avec davantage d’évidence, le petit spectacle crĂ©Ă© en 1918, n’a jamais rĂ©sonnĂ© avec plus de vĂ©ritĂ©. MĂȘme 100 ans aprĂšs sa crĂ©ation L’Histoire du soldat dĂ©voile les enjeux de notre vie moderne. Spectacle incontournable, Ă  voir et Ă  applaudir pour ce dĂ©but 2018. Spectacle coup de coeur 2018, “CLIC de CLASSIQUENEWS”

 

 

 

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HISTOIRE DU SOLDAT‹ de RAMUZ et STRAVINSKYhistoire-du-soldat-stravinksy-ramuz-au-theatre-de-poche-montparnasse-presentation-sur-classiquenews-uniforme-du-soldat
PARIS, Théùtre de Poche-Montparnasse
A partir du 4 janvier 2018,
Du mardi au samedi Ă  19h, dimanche Ă  17h30

 

 

 

INFOS & RESERVATIONS
http://www.theatredepoche-montparnasse.com/project/histoire-du-soldat-2/‹

 

 

 

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Mise en scĂšne : StĂ©phan DRUET / ‹Direction musicale : Jean-Luc TINGAUD
Avec‹ Claude AUFAURE, le Lecteur
Julien ALLUGUETTE, le Soldat
Licinio DA SILVA, le Diable
Aurélie LOUSSOUARN, Malou UTRECHT la Princesse (en alternance)

ORCHESTRE-ATELIER OSTINATO
Olivier DEJOURS, Jean-Luc TINGAUD, LoĂŻc OLIVIER,
Chefs d’orchestre en alternance

Costumes : Michel DUSSARAT
LumiĂšres : Christelle TOUSSINE
Assistant à la mise en scÚne et chorégraphies : Sebastiàn GALEOTA
Peinture murale : Laurence BOST
Durée : 1h10
Production Théùtre de Poche-Montparnasse

Illustrations / photos : © B Enguerand / Théùtre de Poche-Montparnasse

 

 

A partir du 4 janvier 2018
Représentations du mardi au samedi à 19h, dimanche à 17h30
Tarifs Ă  partir de 28€, – de 26 ans 10€

‹BĂ©nĂ©ficiez de tarifs rĂ©duits en rĂ©servant sur notre site internet
jusqu’à 30 jours avant les sĂ©ances choisies :
www.theatredepoche-montparnasse.com

Renseignements et réservations par téléphone : 01 45 44 50 21
Au guichet du théùtre : lundi, mardi, jeudi et vendredi de 14h à 18h
Mercredi, samedi et dimanche de 11h Ă  18h
Sur le site internet : www.theatredepoche-montparnasse.com

STRAVINSKY-histoire-du-soldat-theatre-de-poche-montparnasse-janvier-2018-presentation-la-critique-sur-classiquenews

 

 

GSTAAD MENUHIN Festival & Academy 2018 : 62Ăš Ă©dition / 13 juillet – 1er septembre 2018

Gstaad, Menuhin festival and Academy 2018. 13 juillet – 1er septembre 2018. À nouveau l’Ă©tĂ© prochain accueille le festival Ă©vĂ©nement en Suisse. Stars, nouveaux programmes, dĂ©fis artistiques minutieusement conçus autour du thĂšme « emblĂ©matique » cet Ă©tĂ© 2018 : « Les Alpes », promettent un nouveau cycle de concerts intenses voire saisissants. Nature et musique classique s’Ă©lectrisent ainsi du 13 juillet au 1er septembre 2018.

 

 

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gstaad-festival-yehudy-menuhin-festival-academy-presentation-concerts-edition-2018-par-classiquenews-highlightsDans le territoire alpestre (Saanenland), associant vallĂ©es verdoyantes, villages pittoresques, forĂȘts perchĂ©es sur les sommets dĂ©coupĂ©s, 
 rien n’Ă©gale pendant l’étĂ©, le cadre Ă  la fois grandiose et intimiste du premier festival estival en Suisse. À Gstaad non loin de Saanen oĂč Yehudi Menuhin eut le coup de cƓur fondateur du festival en 1956, se dresse dĂ©sormais, fiĂšre borne majestueuse du Festival, la fameuse tente blanche qui entre autres accueille les grands concerts symphoniques. La tente est aussi le lieu de travail de l’orchestre maison, Ă©lĂ©ment phare d’une exceptionnelle acadĂ©mie de direction d’orchestre (Conducting Academy): le Gstaad Festival Orchestra ; l’orchestre du Festival regroupe presque une centaine d’instrumentistes parmi les plus chevronnĂ©s et les plus impliquĂ©s des cantons Suisses.

 

 

RÉSERVATIONS OUVERTES
 NouveautĂ© pour l’édition 2018, la billetterie ouvre dĂ©jĂ  ses portes (plus d’un mois avant l’ouverture officielle de la location) et accueille vos rĂ©servations lors de votre sĂ©jour (forcĂ©ment enchanteur) dans le Saanenland, Ă  l’étĂ© 2018

RĂ©servez dĂšs aujourd’hui les meilleures places pour les concerts sous la Tente de Gstaad!

 

gstaad-festival-yehudy-menuhin-festival-academy-presentation-concerts-edition-2018-par-classiquenews-highlights

 

 

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Approfondir

 

VOIR notre reportage vidĂ©o Gstaad 2016. DĂ©couverte du Festival : lieux, formes des concerts, ligne artistique, avec Christoph MĂŒller, Intendant du Menuhin Festival de GSTAAD

gstaad-conudcting-academy-academie-de-direction-orchestre-jeunes-maestros-et-chefs-a-GSTAAD-2017-jaap-van-zweden-par-classiquenews-documentaire-par-P--Alexandre-PHAM

VOIR notre reportage vidĂ©o Gstaad 2017 : immersion au sein de la Conducting Academy / acadĂ©mie de direction d’orchestre avec Christoph MĂŒller, Intendant du festival de GSTAAD, et le chef Jaap van Zweeden, directeur artistique de la Conducting Academy (rĂ©cemment nommĂ© depuis l’étĂ© 2017). Comment se forment les jeunes chefs d’orchestre ? Sur quelle partition travaillent-ils ? Quels sont les dĂ©fis et stimulations de leur coaching par le maestro nĂ©erlandais Jaap van Zweden

 

 

 

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Gstaad Menuhin Festival & Academy 2018

LES ALPES

13 JUILLET – 1ER SEPTEMBRE 2018

 

 

 

 

7 temps forts 2018, à ne pas manquer


 

 

 

1 – Jaap van Zweden

HĂ©lĂšne Grimaud & Jaap van Zweden
water-cd-helene-grimaud-cd-deutsche-grammophon-annoncePour son premier concert de l’Ă©tĂ© sous la baguette de son nouveau directeur artistique, le Gstaad Festival Orchestra accueille la pianiste HĂ©lĂšne Grimaud pour une soirĂ©e, symphonique et hautement concertante
 100% Brahms: Premier concerto et PremiĂšre symphonie.

 

 

2 – Jonas Kaufmann

Jonas Kaufmann chante Wagner
KAUFMANN-jonas-tenor-presentation-concerts-critique-comtpe-rendu-review-par-classiquenews-opera-festival-gstaad-festival-menuhinSecond concert, second sommet pour le Gstaad Festival Orchestra: sous la direction de Jaap van Zweden, la phalange «maison» a rendez-vous avec le premier acte de «La Walkyrie» en compagnie du «wundertĂ©nor» Jonas Kaufmann. Le tĂ©nor Munichois y incarne l’un de  ses plus grands rĂŽles wagnĂ©riens
 C’est Ă  dire Siegmund, frĂšre incestueux de Sieglinde, l’Ă©pouse malheureuse de l’ignoble et sombre Hunding. Les deux amants (Welsungen) parents du futur hĂ©ros Ă  venir, Siegfried, s’abandonnent l’un Ă  l’autre, Ă  leur amour sublime et tragique. Kaufmann a enregistrĂ© le rĂŽle chez Decca sous la direction de l’éblouissant et regrettĂ© Claudio Abbado, sĂ©quence lyrique mĂ©morable et pourtant mĂ©connue car le tĂ©nor est plus renommĂ© aujourd’hui pour ses Parsifal, Lohengrin et bientĂŽt Tristan. Un must absolu Ă  ne pas manquer Ă  Gstaad cet Ă©tĂ©. C’est assurĂ©ment aux cĂŽtĂ©s des concerts symphoniques du Gstaad Festival Orchestra (GFO), l’un des temps forts Ă  ne pas manquer cet Ă©tĂ©.

 

 

3 – West Side Story

Leonard-bernstein-1960Une soirĂ©e dans les Ă©toiles avec l’Orchestre symphonique de BĂąle et l’une des plus cĂ©lĂšbres comĂ©dies musicales amĂ©ricaines – jouĂ©e et projetĂ©e sur grand Ă©cran sous la Tente de Gstaad! Le programme cĂ©lĂšbre Ă©videmment le centenaire de la naissance de “Lenny”, Leonard Bernstein qui aura rĂ©volutionnĂ© le genre de la comĂ©die musicale dans les annĂ©es 1950, y apportant son gĂ©nie de la mĂ©lodie et de l’orchestration, associĂ©es Ă  une trĂ©pidation rythmique Ă  la fois sensuelle et sauvage
. rugissante mĂȘme.

 

 

4 – Valery Gergiev
gergiev valery maestro portraitNon seulement Gstaad est un festival qui possĂšde son propre orchestre et s’implique comme nulle part ailleurs sur le plan de la transmission et l’apprentissage de la direction d’orchestre, mais l’évĂ©nement dans les Alpes Suisses sait aussi accueillir les grands noms de la baguette ainsi la prĂ©sence du chef ossete Valery Gergiev, pour un haut moment de plĂ©nitude orchestrale telle que cultivĂ©e par le gĂ©nie symphoniste de la premiĂšre moitiĂ© du XX Ăšme siĂšcle : Richard Strauss. Au programme, «Une symphonie alpestre» avec le Mariinsky.
Ce sont presque des habitués du Festival: Valery Gergiev et son Orchestre du Théùtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg sont de retour à Gstaad en deux soirées exceptionnelles.
matsuev denis piano russe classiquenewsLa premiĂšre affiche le Premier concerto pour piano de TchaĂŻkovski avec Denis Matsuev et donc « Une symphonie alpestre », sommet de l’Ă©criture orchestrale post romantique, aux dimensions wagnĂ©riennes,… une partition sublime et majestueuse, particuliĂšrement opportune si l’on se rappelle le thĂšme gĂ©nĂ©rique du Festival de Gstaad 2018 : Les Alpes. Richard Strauss tout en suivant les Ă©tapes d’une formidable expĂ©dition : ascension, sommet, descente (avec sa tempĂȘte spectaculaire), rĂ©Ă©crit la langue orchestrale en un somptueux maelstrom, douĂ© de souffle et d’énergie digne de la GenĂšse et de la CrĂ©ation du monde


 

5 – David Garrett
Lord Byron dans l’Oberland bernois
TchaĂŻkovski Ă©galement Ă  l’honneur pour le second concert de Valery Gergiev et du Mariinsky de Saint-PĂ©tersbourg: le langoureux Concerto pour violon (sous l’archet de David Garrett) et une page plus rare, sa Symphonie «Manfred» d’aprĂšs Lord Byron.

 

 

 

6 – Juan Diego FlĂłrez

Olga Peretyatko & Juan Diego FlĂłrez
SUBLIME MOZARTIENAprĂšs le Wagner avec Jonas Kaufmann, soirĂ©e lyrique 100% italienne portĂ©e par deux Ă©toiles Ă©blouissantes: Rossini, Bellini, Donizetti – le vertige du bel canto, avec le concours de l’excellente «Scintilla», l’ensemble baroque de l’Opernhaus de Zurich. Bellinien et rossinien de premier plan, le tĂ©nor pĂ©ruvien JUAN DIEGO FLOREZ a le gĂ©nie de la ligne et des phrasĂ©s ciselĂ©s, sans compter une agilitĂ© exceptionnelle qui façonnent aujourd’hui un chant exceptionnellement habitĂ© et raffinĂ©, rĂ©cemment saluĂ© chez Mozart (clic de classiquenews de novembre 2018).

 

7 – Sol Gabetta

La Scala & Christoph Eschenbach
gstaad-festival-saanen-church-eglise-festival-menuhin-academy-presentation-par-classiquenewsAffiche de luxe pour le concert de clĂŽture de ce 62e Gstaad Menuhin Festival: le retour de l’Orchestre Philharmonique de la Scala de Milan avec Christoph Eschenbach, pour faire vibrer notamment le trop rare Double Concerto de Brahms, sous les archets conjuguĂ©s de Vilde Frang et Sol Gabetta. La violoncelliste Sol Gabetta a rĂ©cemment marquĂ© l’histoire du festival Ă©tant une ambassadrice inspirĂ©e et audacieuse. En aoĂ»t 2017, l’instrumentiste crĂ©ait Ă  Gstaad en premiĂšre mondiale son nouveau programme entre vocalises vocales et lyrisme virtuose de son instrument (Dolce duello) en totale complicitĂ© avec la mezzo romaine Cecilia Bartoli.

 

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Toutes les infos, les modalités de réservations, comment organiser votre séjour à GSTAAD cet été 2018, sur le site du GSTAAD MENUHIN Festival & Academy 2018 :

 

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