La Roche Posay, Les Vacances de Mr HAYDN 2018

les-vanaces-de-Monsieur-HAYDN-festival-2018-annonce-presentation-concerts-temps-forts-par-classiquenewsLes Vacances de Monsieur Haydn. 21,22,23 sept 2018. BRAHMS, HAYDN et CHARLY MANDON… 3 jours de musique de chambre, décomplexée, accessible pour tous. La Roche Posay accueille chaque mois de septembre son festival chambriste : Les Vacances de Monsieur Haydn (Cinéma, Gymnase, église). Cette année les 21, 22, 23 septembre 2018 marquent la … déjà 14è édition d’un cycle de concerts hors normes qui réussit à décloisonner le classique et rendre en particulier la musique de chambre particulièrement proche de tout un chacun. Sur le visuel officiel 2018 paraît en pianiste, aux côtés de Haydn violoniste, Johannes Brahms, le plus classique des Romantiques, et de façon avérée, grand admirateur de Haydn (en témoignent entre autres ses Variations sur un thème de Haydn, jouées dans la version pour piano à 4 mains opus 56, lors du dernier concert, le 23 sept à 18h30, Gymnase). De Haydn à Brahms, se développe une même intelligence de l’architecture, un soin rigoureux de l’équilibre de la forme « classique », mais pour chacun des « traits » spécifiques et singuliers : humour, facétie, jeu et grande capacité d’expérimentation chez Haydn (il n’est pas l’inventeur des genres symphonie, quatuor… pour rien ; puissance introspective, pudeur et mystère, passion et sensualité des couleurs chez Brahms… Celui qui fut proche de Robert Schumann, et très complice avec son épouse, la pianiste et compositrice Clara, se livre finalement entre les notes et derrières les mélodies, tel un sanguin secret dont la langue est la musique. En particulier sa musique de chambre.

 

 

 

BRAHMS, HAYDN et CHARLY MANDON…

 

 

Jérôme Pernoo, violoncelliste et directeur artistique, dédie ces nouvelles Vacances 2018 à la musique de chambre de Brahms, qui compose l’un des journaux intimes les plus captivants à suivre. Un voyage sentimental et personnel qui donc pendant 3 jours, est à vivre grâce à l’engagement des artistes invités. Au cœur de cette exploration de l’intime, Haydn prend forme tout autant par la présence de ses Quatuors à cordes dont la forme et les défis, exigent beaucoup des instrumentistes : une expérience partagée avec les auditeurs qui éprouvent et mesurent leur sens de l’écoute et leur jeu collectif.
Brahms, Haydn… le 3 ème pilier de cette édition 2018 est l’écriture du compositeur en résidence Charly Mandon (né en 1990), « compositeur 2.0, vidéaste aussi, soucieux de communiquer avec les publics, « à la fois inspiré du classicisme de Haydn, du romantisme de Brahms et pourfendeur ingénieux de courants qui le précèdent, ce Mandon est bien de son temps ! ». Les amateurs comme les néophytes pourront goûter et se délecter des formes habituelles de la musique de chambre : Sonates (violon / piano, clarinette / piano, violoncelle / piano…), Trios (violon / violoncelle / piano, …), Quatuors à cordes seules (ou avec piano), Quintettes aussi, et même sextuor à cordes… sans omettre les pièces spécifiques (voire inédites) de Charly Mandon (« Rite barbare » pour violon et piano, Triptyque pour violoncelle, mais aussi Quatuor à cordes, Quintette pour clarinette…). Brahms, Haydn, Mandon : voici l’équation emblématique de l’édition 2018, un trio prometteur, riche en dialogues et perspectives musicales, présent dans chaque concert.
Artistes conviés en 2018 : Florent Héau (clarinette), Raphaëlle Moreau (violon), Stephen Waarts (violon), Mathieu Herzog (alto), Jérôme Pernoo (violoncelle), Ivan Karizna (violoncelle), Nicholas Angelich (piano), Jérôme Ducros (piano), Nathanaël Gouin (piano), Quatuor Agate.

8 CONCERTS de musique de chambre… Lancement le 21 septembre à 19h puis 21h (Cinéma), puis le 22 septembre, concerts à 15h (église), 19h (Cinéma), 21h (Gymnase) ; le 22 septembre : concerts à 12h (Gymnase), 14h30 (Cinéma), enfin 18h30 (Gymnase).

4 CONCERTS coups de cœur
Nos 4 coups de cœur du Festival Les Vacances de Monsieur HAYDN 2018 :
4 concerts Ă  ne pas manquer

Vendredi 21 septembre, concert d’ouverture :
A 19h, au cinéma de La Roche Posay
Joseph Haydn, Quatuor à cordes ; Charly Mandon, Rite barbare pour violon et piano ; Johannes Brahms, Trio pour violon, violoncelle et piano n° 2 op. 87

A 21h, au gymnase de La Roche Posay
Johannes Brahms, Sonate pour clarinette et piano op. 120 n° 1 ; Charly Mandon, Pièces pour piano, Johannes Brahms, Quatuor pour violon, alto, violoncelle et piano op. 25

 

 

Samedi 22 septembre :
A 21h, au gymnase de La Roche Posay
Johannes Brahms, Trio avec clarinette, violoncelle et piano op. 114 ; Charly Mandon, Sonatine pour violon et piano ; Johannes Brahms, Quintette avec violon, alto, violoncelle et piano op. 3

 

 

Dimanche 23 septembre :
A 18h30 au gymnase de La Roche Posay
Charly Mandon, Triptique pour violoncelle et piano ; Johannes Brahms, Variations sur un thème de Haydn pour piano à 4 mains op. 56 ; Johannes Brahms, Sextuor à cordes n° 1 op. 18

 

 

RESERVEZ ICI
https://www.lesvacancesdemonsieurhaydn.com

 

 

 

 

 

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Outre les 8 concerts « officiels » du 14è festival Les Vacances de Monsieur Haydn à La Roche Posay, 60 concerts (gratuits de 20 mn, de 10h à 18h) composent aussi un festival « off » ouvert à tous.

vacances de monsieur haydn logo vignette 4d2903_5b994c1a8c534c6b871965d79a675da5Depuis 2009, le Festival est une éco-manifestation, soucieuse de l’environnement… une autre qualité que le rend incontournable en région POITOU-CHARENTES. Sur place le festivalier, peut organiser son séjour et l’accès aux concerts au village de Monsieur Haydn (Haydn Café, boutique, billetterie…). Plus d’infos ici :
https://www.lesvacancesdemonsieurhaydn.com/festival

 

 

 

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Festival “IN”, 8 concerts
4 concerts de musique de chambre en soirée
(vendredi 19h et 21h, samedi 21h, dimanche 18h30)
22 € chaque concert (tarif réduit* : 17€)

 Abonnements
Pass Maxi Haydn pour les 4 concerts du soir
80 € (tarif réduit* : 60 €)

4 concerts “ComVoulVoul” en journĂ©e
(samedi 14h30 et 19h, dimanche 12h et 14h30)
Payez ce que vous voulez !
(sans rĂ©servation sur les “COMVOULVOUL”)
*tarif rĂ©duit : adhĂ©rents, – de 18 ans, Ă©tudiants, demandeurs d’emploi, clients sociĂ©taires du CrĂ©dit Agricole de la Touraine et du Poitou

et aussi

Festival “OFF”, 60 concerts
concerts gratuits de 20 minutes de 10h Ă  18h

 

 

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Les Pass, les offres in et off :

RESERVEZ ICI
https://www.vostickets.net/billet/PGE_MUR_IMAGE/yBoAALnX~kJKTHVYY1ptUVhlEQA

 

 

 

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Accès à la Roche Posay :
La Roche Posay est située au sud de TOURS, vers Poitiers.

- Par la route : autoroute A10* sortie 26, Châtellerault Nord,direction La Roche Posay
*pour tout savoir sur vos conditions de circulation, écoutez Radio VINCI Autoroutes
- En train : Gare TGV à Châtellerault,
liaison par bus, départ devant la gare TGV

Pour toute information pratique (transport, hĂ©bergement…)
contactez l’Office de tourisme : 05 49 19 13 00

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EN SAVOIR PLUS ? LIRE aussi notre ENTRETIEN exclusif avec Jérôme Pernoo, directeur artistique, pour mieux comprendre le fonctionnement et la ligne artistique du Festival LES VACANCES DE MONSIEUR HAYDN :

PERNOO-Jerome-violoncelle-par-classiquenews-entretien-pour-les-vacances-de-mr-haydn-la-roche-posay-2018-Haydn-Dimanche-Michel-LE-GLAUNEC_-15Il porte depuis sa création, la cohérence du Festival à La Roche Posay, Les Vacances de Monsieur Haydn : le violoncelliste JÉRÔME PERNOO explique la singularité du cycle de concerts le plus captivant de la rentrée : éclectique et pourtant resserré sur le chambrisme le plus exigeant, ouvert, accessible, facile. Chaque mois de septembre, une colonie d’instrumentistes inspirés jouent la carte de la musique de chambre, célébrant le génie inventif de Joseph Haydn, mais aussi des compositeurs qui ont prolongé son art de la nuance et du dialogue. Dont évidemment l’actuel auteur en résidence, Charly Mandon. Cette année, pendant 3 jours, pour la 14è édition se déroule les 21, 22 et 23 septembre 2018. Entretien avec Jérôme PERNOO, directeur artistique du Festival. Lire notre entretien complet

 

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CD, critique, compte-rendu : ” BESTIAIRE ” par Sabine Revault d’Allonnes et Stéphanie Humeau (1 cd ARTIE’S records — 2017)

cd bestiaire stephanie humeau sabine revault d allonnes cd critique review cd classiquenews 28576551_1195465910583423_5463063621917155421_nCD, critique, compte-rendu : ” BESTIAIRE ” par Sabine Revault d’Allonnes et StĂ©phanie Humeau (1 cd ARTIE’S records — 2017). Deux artistes françaises Sabine Revault d’Allonnes (soprano) et StĂ©phanie Humeau (piano) se frottent ici au dĂ©fi des textes et Ă©vocations poĂ©tiques inspirĂ©s par les animaux. En rĂ©alitĂ© c’est davantage qu’un bestiaire choisi … : une collection de pièces remarquables et intelligemment associĂ©es. Le programme convoque un jardin animalier aux postures, silhouettes, situations et paysages d’une irrĂ©sistible sĂ©duction. La sincĂ©ritĂ© et la justesse du geste rendent hommage Ă  la multiplicitĂ© des sensibilitĂ©s – compositeurs et poètes, retenus.
Ici, chaque pièce illustre à sa manière un comportement ou une attitude animale. Mais l’animalité identifiée s’apparente souvent aux sentiments et passions de l’âme humaine. Que ces oiseaux, animaux (cochons forcément « roses ») et petit cheval, sans omettre l’irremplaçable chat sur le toit, … et insectes… ont de raison (et d’enseignements) à nous transmettre (écouter la dernière Coccinelle de Hugo mise en musique et avec quel génie par Bizet ! : « les bêtes sont au bon Dieu, mais la bêtise est à l’homme », sagesse hugolienne absolument bouleversante).

Les deux interprètes ont choisi scrupuleusement les pièces et leur enchaĂ®nement (rare exemple de perfection en la matière : on y passe du « Papillon » de Grieg, pour piano seul, au « Papillon et la fleur » de FaurĂ©/Hugo, sans discontinuitĂ© de ton, sans rupture d’atmosphère) : les mĂ©lodies françaises et leurs hĂ©ros soigneusement mis en scène sonore en 4 actes, sont associĂ©s Ă  des prĂ©ambules pianistiques, dont l’humour (le petit chien de Chopin en ouverture, qui trotte et s’agite, totalement revisitĂ© dans ce contexte si personnel) le dispute Ă  des paysages au chromatisme d’un raffinement poĂ©tique absolu (« oiseaux tristes » de Ravel). DĂ©jĂ  « Ă©prouvĂ© » en concert, le programme a suffisamment plu et surpris pour ĂŞtre encore et encore peaufinĂ© dans son dĂ©veloppement musical et son dĂ©roulĂ© dramatique, quitte Ă  retirer des mĂ©lodies premièrement choisies puis remplacĂ©es, en un rĂ©cital final dont le goĂ»t comme l’unitĂ© s’imposent.

 

 

Célébration de la mélodie française
Sublimes portraits animaliers

 

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Stéphanie Humeau
en prĂ©cise l’articulation : allusivement, « Le programme s’illustre en 4 parties : terre, eau, air volatiles et air insectes. De lĂ  s’est mis en place tout naturellement l’ordre des pièces avec pour chaque partie une introduction au piano afin de montrer que le clavier seul peut aussi, au travers de la ponctuation, des phrasĂ©s, des dynamiques, du tempo, Ă©voquer certains traits d’animaux. Par exemple dans “papillon” de Grieg, on imagine très bien un papillon volant furtivement et se posant de temps Ă  autres par un jeu lĂ©ger, souple et volage… De mĂŞme pour la valse de Chopin avec l’idĂ©e du petit chien qui court autour de sa queue. Pour les oiseaux tristes : nous sommes beaucoup plus dans l’imaginaire, le plaisir des sens, et les couleurs merveilleuses. Ravel a ce pouvoir de nous faire voyager par l’esprit au travers des couleurs, la voluptĂ©, les harmonies ».

Dans ce sens, pour nous « Le petit cheval » de Séverac (et sa fin tragique, annonçant la mort de la bien aimée après un pas d’inquiétude) et surtout « le chat sur le toit » de Mel Bonis…comme les Alcyons de Massenet, sont de véritables découvertes, joyaux méconnus d’une collection dont la valeur se révèle de séquence en séquence. Comme le surprenant (et vert) « Colibri » que l’on apprend à réécouter par les teintes miroitantes du piano et l’engagement enchanteur du soprano disant : « sa linéarité expressive, langoureuse, une mesure à 5 temps, et une mélodie extraordinaire » (dixit Stéphanie Humeau), autant d’épisodes qui inspirent là encore une réalisation aussi convaincante qu’onirique, le timbre de la cantatrice exprimant cette mélancolie suspendue toute en délicatesse, propre au meilleur Chausson, d’un orientalisme filigrané (qui se souvient aussi de Gounod).

Têtes à l’envers (sur le visuel de couverture), mais engagement total et très juste, les deux interprètes suscitent l’adhésion dans ce programme riche et équilibré, dédié aux incontournables de la mélodies, comme révélateur de joyaux moins connus… ; le chant / piano dialogue à juste titre, permettant à chacune d’exprimer dans sa palette expressive étendue, tout ce qui rapproche l’animal de l’homme : le bestiaire dont il est question servi par d’admirables talents poétiques et littéraires et non des moindres (Lecomte de Lisle, Hugo, Apollinaire, Jules Renard,…) marque l’esprit et l’écoute car ces bêtes là – oiseaux, poissons ou insectes (« La cigale » de Chausson / L. de Lisle) sont plus humains que les hommes eux-mêmes (la Coccinelle de Hugo déjà citée – en sa morale imprévue, impertinente et sincère, qui referme le cycle). Le piano seul y creuse des évocations à la fois légères et nostalgiques aux climats rêveurs d’une absolue fantaisie, où jaillissent comme des poésies uniquement musicales, de purs paysages intérieurs (les sublimes « Oiseaux tristes » de Ravel déjà cités, y répondent aux « Poissons d’or » de son contemporain et si proche en pensée et inspiration, Debussy).

L’immersion poétique est totale, magnifiquement assumée, grâce au soprano riche, ample, incarné de Sabine Revault d’Allonnes, capable aussi de graves quasi lugubres pour l’Albatros de Chausson (d’après Baudelaire, la seule mélodie originellement destiné à un alto et heureusement transposé pour le récital).

Le choix des pièces souligne aussi ce goût très sûr des textes, souvent des raretés intenses et dramatiques -(tristement tragiques : Les Alcyons de Massenet), ou pittoresques attendries (la très narrative « Pastorale des cochons roses » de Chabrier).

La prosodie naturelle et souple s’accorde idĂ©alement au gĂ©nie mĂ©lodique de Reynaldo Hahn (« Le rossignol des lilas »), comme elle Ă©blouit littĂ©ralement dans “Paon” de Ravel ou La Coccinelle version Bizet (versus Saint-SaĂ«ns), et l’on rend justice au talent dĂ©fricheur des deux interprètes de nous dĂ©voiler la magie du fugace et du vivace telle qu’elle s’exprime dans l’évocation du chat de Mel Bonis (« Le chat sur le toit »). Tout cela est bien dit, Ă©voquĂ©, suggĂ©rĂ©. La dĂ©licatesse des Ă©vocations au piano (StĂ©phanie Humeau) – lĂ©ger et aĂ©rien sans omettre aucune des nuances douloureuses voire tragiques de textes remarquablement choisis (Ă©coutez l’étonnante “Cigale” du mĂŞme sublime Chausson); et concernant le soprano charnel, habitĂ© de Sabine R. d’Allonnes : le travail sur la couleur des textes, le fini accordĂ© Ă  la sublime prosodie de « Paon » (Ravel) par exemple… soulignent dans ce parcours animalier, toute la tendresse des compositeurs pour la gent animale. Leur Ă©criture respective, facĂ©tieuse, amusĂ©e, – cynique (Ravel), fulgurante (brillantes pochades chez Poulenc) ne pouvait trouver meilleures ambassadrices. Du tact, et un vrai mĂ©tier (Sabine Revault d’Allonnes connaĂ®t les dĂ©fis de la prosodie française pour avoir dĂ©jĂ  dĂ©diĂ© plusieurs albums monographiques Ă  Massenet ou PiernĂ© par exemple) : voilĂ  qui stimule notre appĂ©tit d’en Ă©couter davantage s’agissant des mĂ©lodies françaises. Programme risquĂ©, rĂ©ussi, superlatif.

 

 

 

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CLIC D'OR macaron 200CD, annonce. BESTIAIRE. Stéphanie Humeau, piano / Sabine Revault d’Allonnes (soprano). Mélodies françaises, pièces pour piano : de Chopin, Chausson, Bizet et Chabrier… à Poulenc et Ravel – 1 cd ARTIE’S records — enregistrement réalisé en juillet 2017 (Bourg la Reine) – Durée : 1h01. CLIC de CLASSIQUENEWS d’avril 2018. Parution : le 9 avril 2018.

 

 

 

 

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AGENDA / CONCERT
Concert de sortie / Programme du cd ” Bestiaire “, PARIS, Mairie du IIIè arrdt – 2, rue Eugène Spuller, 75003 PARIS, le 24 avril 2018, 19h30 – INFORMATIONS et RESERVATIONS :
https://www.facebook.com/BestaireMusical/

 

bestiaire leaderboard homepage from 30 mars

 

 

MAGNY LE HONGRE (77) : concert LA LA LA, accordéon / quatuor à cordes


excellart-musicales-val-europe-concert-nouvelle-saison-2017-2018-presentation-ruxandra-concerts-programmes-par-classiquenews-saison-concerts-2017-2018MAGNY LE HONGRE (77) : Concert LA LA LA, le 7 avril 2018 (Val d’Europe)
… Sans paroles et sans voix, les seuls instruments réunis font parler la musique ; dans ce programme « La la la », une collection d’airs et de mélodies ultra connus, d’autres moins. Autant de thèmes entêtants, enivrants, qui ont marqué les grands moments de la vie… de Brel et Dalida, de Carlos Gardel à Michel Legrand, d’Henri Salvador à Charles Trenet. Le fil rouge de ce voyage en chansons populaires et airs marquants sont les arrangements et compositions d’Anne Niepold, qui sait transposer chaque partition comme une séquence forte avec finesse, nostalgie, humour, voire délire et autodérision. Pour cette immersion atypique, les Musicales du Val d’Europe osent une combinaison inédite, imprévue, prometteuse, celle de l’accordéon d’Anne Niepold, et des cordes du Quatuor Alfama. Fondé en 2005 à Bruxelles, le Quatuor Alfama compte désormais parmi les jeunes formations chambristes les plus intéressantes : sonorité flexible et ciselée au service des auteurs du répertoire comme de formes musicales nouvelles. Les quatre instrumentistes poursuivent un parcours musical éclectique, allant des classiques aux contemporains. Ils ont l’audace de la jeunesse mais l’expérience et la sensibilité des plus grands.

 

 

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Musicales du Val d’Europe / Concert LA LA LA
Samedi 7 avril 2018 - Magny le Hongre
place de l’Eglise, 77700 Magny le Hongre

Avant-concert : 16h30
Magny le Hongre, Centre culturel – Espace Club (accès libre)

Concert : 20h
Magny le Hongre, Salle Goudailler

 

 

 

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Informations : 09 50 54 66 64 ou contact@excellart.org
Tarifs : plein tarif : 15 € | tarif réduit :10 € (adhérents ExcellArt et Fnac, seniors, cast members Disney, handicapés) | étudiants 12-25 ans : 5 € | gratuit < 12 ans.

Toutes les infos, réservation, billetterie, accès…
https://www.excellart.org/les-musicales/avril-lalala/

RESERVEZ VOTRE PLACE
https://www.helloasso.com/associations/excellart/evenements/la-la-la

 

 

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ruxandra-sirli-festival-saison-musicales-du-val-d-europe-presentation-annonce-par-classiquenews-concerts-programmes-festivals-musique-classique-chessy-marne-la-valleeLIRE aussi notre prĂ©sentation gĂ©nĂ©rale de la saison 2018 des Musicales du Val d’Europe - Val d’Europe. Les Musicales : 17 mars – 10 juin 2018. Le Val d’Europe c’est une agglomĂ©ration sise dans le secteur EST de Paris, dĂ©signant la ville nouvelle de MARNE LA VALLÉE (77), Ă  seulement 35 km de la Capitale par le RER A ou la ligne Ă  grande vitesse Interconnexion Est du TGV…, c’est dĂ©sormais (surtout) une offre culturelle et musicale qui rayonne sur le territoire grâce Ă  la saison « les Musicales du Val d’Europe », soit 7 communes qui ont pour nom Bailly-Romainvilliers, Chessy, Coupvray, Magny-le-Hongre, Serris, Villeneuve-le-Comte, Villeneuve-Saint-Denis. Saison musicale exceptionnelle en Val d’Europe, portĂ©e par la violoniste Ruxandra SIRLI

 

 

PARIS, David Reiland dirige l’Orchestre de chambre de Paris

Reiland davidPARIS, TCE. David Reiland, le 11 octobre 2017. Dirigeant l’Orchestre de chambre de Paris, le maestro belge David Reiland, futur directeur musical de l’Orchestre national de Lorraine (en septembre 2018, à la succession de Jacques Mercier, soit dans un an), réalise à Paris un somptueux programme alliant trois compositeurs majeurs du XXè, Strauss, Ravel, Berg. La voix est à l’honneur, sublimement incarnée par la soprano Sandrine Piau au métal lumineux, diamantin qui malgré les âges et une carrière déjà bien remplie, n’a rien perdu de son éclat ni de son raffinement technique. La diva française chante les 3 poèmes de Mallarmé orchestrés par Ravel (1914) qui admirait tant le poète car il avait libérer la langue française, permis l’éclosion des « rêveries inconscientes ». ainsi se succèdent : Placet futile dédié à Stravinsky (Paris), Surgi dédié à Florent Schmitt (Saint-Jean de Luz), Soupir dédié à Erik Satie (Clarens en Suisse) ; c’est un triptyque qui allusivement indique les ports d’attache du compositeur, ses lieux de composition (avril, mai et août 1913). Ravel affirme ses affinités pour Mallarmé dont debussy avant lui avait mis en musique Prélude à l’Après-midi d’un faune… pour flûtes, clarinettes, piano et quatuor à cordes, les trois poèmes ouvrent à l’orchestre de nouvelles perspective sonores et expressives ; le chambrisme, l’allusion et l’appel au rêve, sensuel, parfois érotique colore la fine texture musicale de ces 3 miniatures d’une exquise subtilité.

Après la première guerre mondiale, Alban Berg orchestre sept de ses lieder de jeunesse en grand format : malgrĂ© l’effectif, il s’agit aussi d’une quĂŞte de transparence et d’onirisme, entre sensualitĂ© et mystère. La version pour orchestre de chambre – idĂ©ale pour l’Orchestre parisien, est celle de Reinbert de Leeuw.

richard-strauss.jpgEn pleine seconde guerre mondiale, habité par l’inéluctable déclin et agonie de la civilisation, Richard Strauss livre son offrande néobaroque, l’opéra Capriccio en octobre 1942 à l’Opéra de Munich. Réactivant l’esthétique de Monteverdi pour lequel la musique est servante du texte, Strauss relance la polémique et tente par le truchement de son sujet, de se prononcer entre la musique et les paroles. Qu’est ce importe le plus ? Dopo la musica o le parole… La Comtesse Madeleine doit trancher entre le poète et le compositeur… Dans l’ouverture, somptueuse entrée en matière pour sextuor à cordes, Strauss récapitule l’élégance et le raffinement du vieux monde, non sans référence à Mozart, mais en une langue musicale d’une volupté tendre et éperdue.

Il faut bien toute la grâce et l’éloquence du cœur d’un Mozart pour conclure une soirée tissée dans l’onirisme et la finesse… La baguette à la fois précise et coloriste du chef belge David Reiland devrait relever le défi de ce programme, riche en climats évocateurs, d’une ineffable nostalgie.

 

 

 

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David Reiland dirige l’Orchestre de chambre de Paris…
 

PARIS, Théâtre des Champs- Elysées
reiland david maestro mains baguette enchanteresse

Mercredi 11 octobre 2017 Ă  20h
RÉSERVEZ VOTRE PLACE

 

 

RAVEL
Trois poèmes de Stéphane Mallarmé

STRAUSS
Capriccio, introduction (version pour sextuor Ă  cordes)

BERG
Sieben frĂĽhe Lieder (arrangement de Reinbert de Leeuw)

MOZART
Symphonie n°29

Orchestre de chambre de Paris
David Reiland, direction

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reiland david-reiland-2-412x332PARCOURS. David Reiland, 37 ans, est le Chef principal de l’ensemble contemporain « United instruments of Lucilin » depuis décembre 2009 ; il a, notamment, dirigé l’Orchestre de chambre du Luxembourg de 2013 à 2017. Depuis 2012, il est chef associé de l’Orchestra of the Age of Enlightenment à Londres. En 2013, 2015 et 2017, Jacques Mercier l’avait invité à diriger l’Orchestre national de Lorraine. Il lui succèdera donc en septembre 2018. On se souvient en particulier d’un Mitridate de Mozart (2014), de sa somptueuse et finement dramatique Tosca à Saint-Etienne (novembre 2015) et plus récemment au Conservatoire NSMD de Paris, en mars 2016, la reprise / recréation de l’opéra impossible (forme décousue), Iliade L’Amour de Betsy Jolas, dont la direction quand à elle relevait d’un prodige (mise en place, plasticité rythmique)…

 
 

Mitridate par David Reiland (CNSDM Paris, février 2014)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-opera-paris-cnsmdp-le-26-fevrier-2014-mozart-mitridate-enguerrand-de-hys-david-reiland-direction-musicale-vincent-vittoz-mise-en-scene/

 

 

Iliade L’Amour par David Reiland (CNSMD Paris, mars 2016)
http://www.classiquenews.com/compte-rendu-opera-betsy-jolas-iliade-lamour-creation-le-15-mars-pars-cnsmdp-david-reiland/

 

 

 

PARIS. FESTIVAL TERPSICHORE, dès le 15 septembre 2017

TER16-WebHeader04backgroundPARIS. Festival Terpsichore, 15 septembre – 12 octobre 2017. VIOLONS, VIOLES & VOIX… c’est le thème qui unit 6 concerts d’exception, Ă  l’époque oĂą dans la conversation instrumentale, le Baroque inventait le chambrisme allusif, Ă©loquent, transcendant. Le festival Terpsichore dont le claveciniste Skip SempĂ© assure la direction artistique, a aussi l’intĂ©rĂŞt d’investir plusieurs sites historiques du Paris patrimonial, souvent mĂ©connu des parisiens eux-mĂŞmes. La 4è Ă©dition de Terpsichore sait favoriser l’alliance de l’articulation, l’expressivitĂ©, la musicalitĂ© afin de ressusciter cette musique de chambre qui avant le XIXè pathĂ©tique et hĂ©roĂŻque, essor de l’âge romantique, a vĂ©cu un premier âge d’or au XVIIè et XVIIIè siècles, quand la rhĂ©torique musicale, celle des passions, Ă©tait l’une des plus raffinĂ©es qui soient.
telemann-vignette-ovale-portrait-telemann-2017Profitant du week end des JournĂ©es du Patrimoine, les 15, 16 et 17 septembre 2017, le Festival offre tout un cycle de dĂ©couverte, d’exploration musicale, interdisciplinaire, Ă  la salle Erard, joyau architectural enfin restaurĂ© et rĂ©habilitĂ©, qui vit les premiers concerts de Liszt et Chopin dans la Capitale rue du Mail… De nombreuses oeuvres pour violon, viole et voix sont Ă  l’honneur ainsi cette annĂ©e, en particulier dans deux concerts du Capriccio Stravagante, dont un rĂ©cital duo de Sophie Gent & Bertrand Cuiller (17 septembre). Le spectacle du flĂ»tiste Julien Martin avec le danseur Hubert Hazebroucq (Salle Erard, le 15 septembre, concert d’ouverture) et le programme de l’ensemble Masques d’Olivier Fortin (crĂ©ateur d’un superbe cd Telemann rĂ©cemment distinguĂ© par le CLIC de classiquenews), avec le contre-tĂ©nor Damien Guillon (12 octobre), soulignent quant Ă  eux, un Ă©vĂ©nement musical important de l’annĂ©e 2017 : le 250ème anniversaire de la mort de Telemann justement (LIRE notre dossier spĂ©cial Telemann 2017). Auteur d’une Ă©criture cosmopolite, aussi virtuose que profonde et Ă©lĂ©gante, Telemann mĂ©rite assurĂ©ment d’être honorĂ© Ă  Paris, d’autant plus que nous lui devons les fameux Quatuors parisiens, emblèmes d’un raffinement europĂ©en d’une subtilitĂ© qui Ă©gale celle de Haendel ou de Bach.

terpsichore-festival-et-cd-septembre-et-octobre-2017-presentation-par-classiquenewsLe Festival Terpsichore souligne la magie qui naît de l’adéquation du concert et de l’écrin patrimonial qui l’accueille. La salle Erard acceuille la majorité des concerts. Ainsi, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine et pour faire (re)découvrir le lieu inspirant qu’est la Salle Erard, des visites guidées sont organisées en marge des concerts de musique de chambre, ainsi qu’une Masterclass ouverte au public (le 16 septembre). Pour le répertoire vocal, rendez-vous est donné dans l’incontournable Temple de Pentemont (28 septembre) et en l’Église Saint-Thomas d’Aquin (qui accueille pour la première fois, un concert Terpsichore, le dernier, programmé le 12 octobre 2017) :

 

 

 

 

Programme du Festival Terpsichore 2017
Du 15 septembre au 12 octobre 2017
6 concerts

 

 

 

 

Vendredi 15 septembre 2017, 20h30
Salle ERARD
LA FLÛTE D’ARLEQUIN
Julien Martin, flute Ă  bec & Hubert Hazebroucq, danse

Telemann connaissait particulièrement bien le style français et la musique à danser dont
de nombreuses formes se retrouvent dans ses Fantaisies. Son répertoire instrumental,
faisant honneur au « goût mêlé », ouvre les portes de la scène allemande du XVIIIème
siècle qui accueillait aussi bien des danseurs français dans le genre noble, que des italiens spécialisés dans la danse « comique » ou « grotesque » et ses caractères de la Commedia dell’arte. Dans ce spectacle créé par le danseur Hubert Hazebroucq et le flûtiste Julien Martin, la musique de Telemann fait revivre le personnage d’Arlequin qui sert de fil conducteur. Figure maîtresse à l’époque, présente à la fois au théâtre, à la foire, ou à l’opéra, Arlequin est aussi lié, dans ses origines les plus archaïques, aux traits d’un chasseur nocturne, aux cycles et aux saisons… Concert-spectacle sans entracte

Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et étudiants : 15 €

 

 

 

 

Samedi 16 septembre 2017, 10h-12h
SALLE ERARD
MASTERCLASS : BYRD & FRESCOBALDI AU CLAVECIN
Masterclass publique avec Skip Sempé

Depuis plus de 30 ans, le style audacieux de Skip Sempé et de Capriccio Stravagante
exerce son influence sur toute une génération d’artistes particulièrement sensibles à
l’expression musicale. Pour les jeunes clavecinistes en formation qui participeront à cette
Masterclass, il s’agira à la fois de la découverte d’un répertoire et d’un exercice de style.
Les amateurs peuvent assister Ă  ce moment de transmission en auditeur libre et ils en
profiteront pour se préparer au concert du 28 septembre, consacré à la musique de
William Byrd. Masterclass sans pause / Pour les auditeurs : entrée libre dans la limite des places disponibles — Pour les participants : inscriptions à l’adresse : info@terpsichoreparis.com

 

 

 

 

Samedi 16 septembre 2017, 20h30
Salle ERARD
VENEZIA DA CAMERA : A TRE VIOLINI
Capriccio Stravagante
Cecilia Bernardini, Jacek Kurzydlo, Tuomo Suni – violons
AndrĂ© Henrich – luth
Olivier Fortin – orgue
Skip SempĂ© – clavecin

L’année 2017 marque le 450ème anniversaire de la naissance de Claudio Monteverdi,
compositeur qui bouleversa le mode d’expression musical de son époque et qui influença
profondĂ©ment les gĂ©nĂ©rations suivantes. Mais qu’en est-il des instrumentistes de son
entourage et des oeuvres qu’ils nous laissèrent ? Capriccio Stravagante nous convie à un programme qui explore le répertoire pour violon de cette période extraordinaire. Cette nouvelle langue utilisée par les contemporains de Monteverdi exigeait déjà à l’époque une approche différente. Skip Sempé nous propose la sienne, fruit de ses recherches musicologiques et de sa curiosité musicale.
Concert sans entracte

Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et étudiants : 15 €

 

 

 

 

Dimanche 17 septembre 2017, 16h
Salle ERARD
BACH : SONATES POUR CLAVECIN ET VIOLON
Bertrand Cuiller, clavecin & Sophie Gent, violon
Comme nombreux de ses contemporains, Bach s’est intéressé à la sonate en trio, mais à sa
façon. Avec lui, l’effectif requis pour l’interprétation de la sonate en trio passe de quatre
interprètes – deux instruments mĂ©lodiques accompagnĂ©s par deux instruments Ă  la basse
continue – Ă  un seul, dans le cas de la sonate pour orgue, et Ă  deux dans les sonates pour
clavecin obligé et instrument mélodique.
Le claveciniste Bertrand Cuiller et la violoniste Sophie Gent, complices dans
l’interprétation de ces oeuvres depuis de nombreuses années, nous en offrent leur vision
prenante et intelligente.
Concert sans entracte

Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et étudiants : 15 €

 

 

 

 

Jeudi 28 septembre 2017, 20h30
Temple de PENTEMONT
WILLIAM BYRD : CONSORTS PRIVES ET PUBLICS
La Compagnia del Madrigale
Capriccio Stravagante / Skip Sempé

William Byrd Ă©tait un catholique qui vĂ©cut dans l’Angleterre protestante. Cette situation
personnelle et artistique trouble eut comme consĂ©quence qu’une grande partie de sa
musique sacrée catholique fut jouée en privé, voire même clandestinement.
En plus du Gradualia I de 1605, le programme comprendra des consort songs sacrés et
profanes, de la musique pour consort de violes et claviers ainsi que les Cries of London de
Richard Dering, pièce écrite pour voix et violes. Cette oeuvre est inspirée par la distraction
que cause la clameur des vendeurs de rue et dont les Ă©chos parviennent aux fenĂŞtres, alors
que les consorts de violes jouent dans leurs quartiers privés.
Co-production avec le Festival Oude Muziek Utrecht
Concert avec entracte
Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et étudiants : 15 €

 

 

 

 

Jeudi 12 octobre 2017, 20h30
Eglise SAINT-THOMAS D’AQUIN

TELEMANN : CANTATES & CONCERTI
Damien Guillon, contre-ténor
Julien Martin, flûte à bec
Ensemble Masques / Olivier Fortin

Georg Philipp Telemann a laissĂ© l’un des plus riches legs de la musique du XVIIIème
siècle. Bien qu’admirée tout au cours de sa vie, son oeuvre a été pratiquement ignorée
pendant les deux siècles suivant sa mort. Pourtant, sa musique fait avec brio la
démonstration d’une maîtrise de toutes les formes musicales majeures de son siècle et
d’une assimilation parfaite des styles français, italiens et polonais.
L’ensemble Masques avec le contre-ténor Damien Guillon et le flûtiste Julien Martin,
présente un concert dans lequel se marient fantaisie, virtuosité et intériorité. Au
programme le concerto polonais, l’époustouflante suite pour flûte à bec et cordes ainsi que
deux cantates intimistes.
Concert avec entracte

Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et étudiants : 15 €

 

 

 

 

Visites guidées de la Salle ERARD

VISITES GUIDÉES
Samedi 16 septembre 2017,
de 13h Ă  14h et dimanche 17 septembre de 11h Ă  12h
LA SALLE ERARD ET SON HISTOIRE

En trois ans, la magnifique Salle Erard est devenue le lieu emblématique du Festival,
mettant à l’honneur la musique de chambre dans un cadre privilégié. Une visite
découverte s’impose, pour mieux connaître cet endroit mythique qui a accueilli et mis à l’honneur le tempérament de nombreux interprètes et l’écriture de compositeurs célèbres.
Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine

Visites gratuites dans la limite des places disponibles

 

 

INFOS & RÉSERVATIONS :

Renseignements & billetterie
www.terpsichoreparis.com

01 86 95 24 72 / info@terpsichoreparis.com

 

 

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CD du Festival Terpsichore
Sortie annoncée en septembre 2017 (Éditions Paradizo)

William Byrd – Virginals & Consorts
Skip Sempé / Capriccio Stravagante

 

 

paradizo-byrd-consorts-skip-sempe-festival-terpsichore-septembre-2017-cd-presentation-critique-par-classiquenewsLa musique pour clavier de William Byrd fascine depuis plus de cent ans connaisseurs et interprètes. Presque totalement inédite du vivant du compositeur, elle fut parmi les premières de son temps à être reconsidérée, lors du regain d’intérêt pour la musique ancienne qui marque le début du XXe siècle. La sonorité de base de l’orchestre de la Renaissance reposait principalement sur les violes, dont la souplesse et la dynamique communiquait une virtuosité inhabituelle et une richesse extraordinaire aux instruments qui les entouraient dans des ensembles plus vastes. Les musiciens continentaux avaient déjà commencé à franchir la Manche vers le milieu du XVIe siècle ; beaucoup de joueurs de viole employés par la cour étaient italiens.
La musique imprimée circulait — aussi bien que les marins qui chantaient et sifflaient
leurs airs. Dans le genre de la danse et variations, Byrd a affiné et perfectionné les oeuvres plus anciennes d’origine anglaise mais aussi italienne, espagnole, flamande ou française.
Nous avons voulu revenir, au moyen d’une virtuosité et d’une expression libérées des carcans de l’interprétation de la musique ancienne, à une esthétique du consort n’ayant rien à envier à celle de Monteverdi et de ses contemporains. Après un siècle d’interprétations « historiques », il est important de parvenir à une compréhension plus riche et plus profonde de l’oeuvre de William Byrd, à travers une véritable virtuosité instrumentale et vocale, à la manière de celle inventée et exportée par les italiens.

Voici la réédition attendue d’un disque qui est célébration de la musique instrumentale de la Renaissance, à l’occasion du Festival Terpsichore 2017, dont Skip Sempé est le directeur artistique. Les amateurs de cette musique redécouvriront avec bonheur une version remasterisée avec soin de l’un des disques clé du répertoire de Skip Sempé ; ceux qui ne le connaissent pas, ne pourront qu’être conquis par la liberté de cette interprétation et sa grande richesse sonore !

Extrait du CD : Byrd – Fantasia a 6
https://www.youtube.com/watch?v=RhbjpxjjZx4

 

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terpsichore-festival-et-cd-septembre-et-octobre-2017-presentation-par-classiquenews

Paris, Festival Terpsichore, du 15 septembre au 12 octobre 2017

TER16-WebHeader04backgroundPARIS. Festival Terpsichore, 15 septembre – 12 octobre 2017. VIOLONS, VIOLES & VOIX… c’est le thème qui unit 6 concerts d’exception, Ă  l’époque oĂą dans la conversation instrumentale, le Baroque inventait le chambrisme allusif, Ă©loquent, transcendant. Le festival Terpsichore dont le claveciniste Skip SempĂ© assure la direction artistique, a aussi l’intĂ©rĂŞt d’investir plusieurs sites historiques du Paris patrimonial, souvent mĂ©connu des parisiens eux-mĂŞmes. La 4è Ă©dition de Terpsichore sait favoriser l’alliance de l’articulation, l’expressivitĂ©, la musicalitĂ© afin de ressusciter cette musique de chambre qui avant le XIXè pathĂ©tique et hĂ©roĂŻque, essor de l’âge romantique, a vĂ©cu un premier âge d’or au XVIIè et XVIIIè siècles, quand la rhĂ©torique musicale, celle des passions, Ă©tait l’une des plus raffinĂ©es qui soient.
telemann-vignette-ovale-portrait-telemann-2017Profitant du week end des JournĂ©es du Patrimoine, les 15, 16 et 17 septembre 2017, le Festival offre tout un cycle de dĂ©couverte, d’exploration musicale, interdisciplinaire, Ă  la salle Erard, joyau architectural enfin restaurĂ© et rĂ©habilitĂ©, qui vit les premiers concerts de Liszt et Chopin dans la Capitale rue du Mail… De nombreuses oeuvres pour violon, viole et voix sont Ă  l’honneur ainsi cette annĂ©e, en particulier dans deux concerts du Capriccio Stravagante, dont un rĂ©cital duo de Sophie Gent & Bertrand Cuiller (17 septembre). Le spectacle du flĂ»tiste Julien Martin avec le danseur Hubert Hazebroucq (Salle Erard, le 15 septembre, concert d’ouverture) et le programme de l’ensemble Masques d’Olivier Fortin (crĂ©ateur d’un superbe cd Telemann rĂ©cemment distinguĂ© par le CLIC de classiquenews), avec le contre-tĂ©nor Damien Guillon (12 octobre), soulignent quant Ă  eux, un Ă©vĂ©nement musical important de l’annĂ©e 2017 : le 250ème anniversaire de la mort de Telemann justement (LIRE notre dossier spĂ©cial Telemann 2017). Auteur d’une Ă©criture cosmopolite, aussi virtuose que profonde et Ă©lĂ©gante, Telemann mĂ©rite assurĂ©ment d’être honorĂ© Ă  Paris, d’autant plus que nous lui devons les fameux Quatuors parisiens, emblèmes d’un raffinement europĂ©en d’une subtilitĂ© qui Ă©gale celle de Haendel ou de Bach.

terpsichore-festival-et-cd-septembre-et-octobre-2017-presentation-par-classiquenewsLe Festival Terpsichore souligne la magie qui naît de l’adéquation du concert et de l’écrin patrimonial qui l’accueille. La salle Erard acceuille la majorité des concerts. Ainsi, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine et pour faire (re)découvrir le lieu inspirant qu’est la Salle Erard, des visites guidées sont organisées en marge des concerts de musique de chambre, ainsi qu’une Masterclass ouverte au public (le 16 septembre). Pour le répertoire vocal, rendez-vous est donné dans l’incontournable Temple de Pentemont (28 septembre) et en l’Église Saint-Thomas d’Aquin (qui accueille pour la première fois, un concert Terpsichore, le dernier, programmé le 12 octobre 2017) :

 

 

 

 

Programme du Festival Terpsichore 2017
Du 15 septembre au 12 octobre 2017
6 concerts

 

 

 

 

Vendredi 15 septembre 2017, 20h30
Salle ERARD
LA FLÛTE D’ARLEQUIN
Julien Martin, flute Ă  bec & Hubert Hazebroucq, danse

Telemann connaissait particulièrement bien le style français et la musique à danser dont
de nombreuses formes se retrouvent dans ses Fantaisies. Son répertoire instrumental,
faisant honneur au « goût mêlé », ouvre les portes de la scène allemande du XVIIIème
siècle qui accueillait aussi bien des danseurs français dans le genre noble, que des italiens spécialisés dans la danse « comique » ou « grotesque » et ses caractères de la Commedia dell’arte. Dans ce spectacle créé par le danseur Hubert Hazebroucq et le flûtiste Julien Martin, la musique de Telemann fait revivre le personnage d’Arlequin qui sert de fil conducteur. Figure maîtresse à l’époque, présente à la fois au théâtre, à la foire, ou à l’opéra, Arlequin est aussi lié, dans ses origines les plus archaïques, aux traits d’un chasseur nocturne, aux cycles et aux saisons… Concert-spectacle sans entracte

Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et étudiants : 15 €

 

 

 

 

Samedi 16 septembre 2017, 10h-12h
SALLE ERARD
MASTERCLASS : BYRD & FRESCOBALDI AU CLAVECIN
Masterclass publique avec Skip Sempé

Depuis plus de 30 ans, le style audacieux de Skip Sempé et de Capriccio Stravagante
exerce son influence sur toute une génération d’artistes particulièrement sensibles à
l’expression musicale. Pour les jeunes clavecinistes en formation qui participeront à cette
Masterclass, il s’agira à la fois de la découverte d’un répertoire et d’un exercice de style.
Les amateurs peuvent assister Ă  ce moment de transmission en auditeur libre et ils en
profiteront pour se préparer au concert du 28 septembre, consacré à la musique de
William Byrd. Masterclass sans pause / Pour les auditeurs : entrée libre dans la limite des places disponibles — Pour les participants : inscriptions à l’adresse : info@terpsichoreparis.com

 

 

 

 

Samedi 16 septembre 2017, 20h30
Salle ERARD
VENEZIA DA CAMERA : A TRE VIOLINI
Capriccio Stravagante
Cecilia Bernardini, Jacek Kurzydlo, Tuomo Suni – violons
AndrĂ© Henrich – luth
Olivier Fortin – orgue
Skip SempĂ© – clavecin

L’année 2017 marque le 450ème anniversaire de la naissance de Claudio Monteverdi,
compositeur qui bouleversa le mode d’expression musical de son époque et qui influença
profondĂ©ment les gĂ©nĂ©rations suivantes. Mais qu’en est-il des instrumentistes de son
entourage et des oeuvres qu’ils nous laissèrent ? Capriccio Stravagante nous convie à un programme qui explore le répertoire pour violon de cette période extraordinaire. Cette nouvelle langue utilisée par les contemporains de Monteverdi exigeait déjà à l’époque une approche différente. Skip Sempé nous propose la sienne, fruit de ses recherches musicologiques et de sa curiosité musicale.
Concert sans entracte

Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et étudiants : 15 €

 

 

 

 

Dimanche 17 septembre 2017, 16h
Salle ERARD
BACH : SONATES POUR CLAVECIN ET VIOLON
Bertrand Cuiller, clavecin & Sophie Gent, violon
Comme nombreux de ses contemporains, Bach s’est intéressé à la sonate en trio, mais à sa
façon. Avec lui, l’effectif requis pour l’interprétation de la sonate en trio passe de quatre
interprètes – deux instruments mĂ©lodiques accompagnĂ©s par deux instruments Ă  la basse
continue – Ă  un seul, dans le cas de la sonate pour orgue, et Ă  deux dans les sonates pour
clavecin obligé et instrument mélodique.
Le claveciniste Bertrand Cuiller et la violoniste Sophie Gent, complices dans
l’interprétation de ces oeuvres depuis de nombreuses années, nous en offrent leur vision
prenante et intelligente.
Concert sans entracte

Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et étudiants : 15 €

 

 

 

 

Jeudi 28 septembre 2017, 20h30
Temple de PENTEMONT
WILLIAM BYRD : CONSORTS PRIVES ET PUBLICS
La Compagnia del Madrigale
Capriccio Stravagante / Skip Sempé

William Byrd Ă©tait un catholique qui vĂ©cut dans l’Angleterre protestante. Cette situation
personnelle et artistique trouble eut comme consĂ©quence qu’une grande partie de sa
musique sacrée catholique fut jouée en privé, voire même clandestinement.
En plus du Gradualia I de 1605, le programme comprendra des consort songs sacrés et
profanes, de la musique pour consort de violes et claviers ainsi que les Cries of London de
Richard Dering, pièce écrite pour voix et violes. Cette oeuvre est inspirée par la distraction
que cause la clameur des vendeurs de rue et dont les Ă©chos parviennent aux fenĂŞtres, alors
que les consorts de violes jouent dans leurs quartiers privés.
Co-production avec le Festival Oude Muziek Utrecht
Concert avec entracte
Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et étudiants : 15 €

 

 

 

 

Jeudi 12 octobre 2017, 20h30
Eglise SAINT-THOMAS D’AQUIN

TELEMANN : CANTATES & CONCERTI
Damien Guillon, contre-ténor
Julien Martin, flûte à bec
Ensemble Masques / Olivier Fortin

Georg Philipp Telemann a laissĂ© l’un des plus riches legs de la musique du XVIIIème
siècle. Bien qu’admirée tout au cours de sa vie, son oeuvre a été pratiquement ignorée
pendant les deux siècles suivant sa mort. Pourtant, sa musique fait avec brio la
démonstration d’une maîtrise de toutes les formes musicales majeures de son siècle et
d’une assimilation parfaite des styles français, italiens et polonais.
L’ensemble Masques avec le contre-ténor Damien Guillon et le flûtiste Julien Martin,
présente un concert dans lequel se marient fantaisie, virtuosité et intériorité. Au
programme le concerto polonais, l’époustouflante suite pour flûte à bec et cordes ainsi que
deux cantates intimistes.
Concert avec entracte

Prix des places : 25 € / Moins de 26 ans et étudiants : 15 €

 

 

 

 

Visites guidées de la Salle ERARD

VISITES GUIDÉES
Samedi 16 septembre 2017,
de 13h Ă  14h et dimanche 17 septembre de 11h Ă  12h
LA SALLE ERARD ET SON HISTOIRE

En trois ans, la magnifique Salle Erard est devenue le lieu emblématique du Festival,
mettant à l’honneur la musique de chambre dans un cadre privilégié. Une visite
découverte s’impose, pour mieux connaître cet endroit mythique qui a accueilli et mis à l’honneur le tempérament de nombreux interprètes et l’écriture de compositeurs célèbres.
Dans le cadre des Journées européennes du patrimoine

Visites gratuites dans la limite des places disponibles

 

 

INFOS & RÉSERVATIONS :

Renseignements & billetterie
www.terpsichoreparis.com

01 86 95 24 72 / info@terpsichoreparis.com

 

 

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CD du Festival Terpsichore
Sortie annoncée en septembre 2017 (Éditions Paradizo)

William Byrd – Virginals & Consorts
Skip Sempé / Capriccio Stravagante

 

 

paradizo-byrd-consorts-skip-sempe-festival-terpsichore-septembre-2017-cd-presentation-critique-par-classiquenewsLa musique pour clavier de William Byrd fascine depuis plus de cent ans connaisseurs et interprètes. Presque totalement inédite du vivant du compositeur, elle fut parmi les premières de son temps à être reconsidérée, lors du regain d’intérêt pour la musique ancienne qui marque le début du XXe siècle. La sonorité de base de l’orchestre de la Renaissance reposait principalement sur les violes, dont la souplesse et la dynamique communiquait une virtuosité inhabituelle et une richesse extraordinaire aux instruments qui les entouraient dans des ensembles plus vastes. Les musiciens continentaux avaient déjà commencé à franchir la Manche vers le milieu du XVIe siècle ; beaucoup de joueurs de viole employés par la cour étaient italiens.
La musique imprimée circulait — aussi bien que les marins qui chantaient et sifflaient
leurs airs. Dans le genre de la danse et variations, Byrd a affiné et perfectionné les oeuvres plus anciennes d’origine anglaise mais aussi italienne, espagnole, flamande ou française.
Nous avons voulu revenir, au moyen d’une virtuosité et d’une expression libérées des carcans de l’interprétation de la musique ancienne, à une esthétique du consort n’ayant rien à envier à celle de Monteverdi et de ses contemporains. Après un siècle d’interprétations « historiques », il est important de parvenir à une compréhension plus riche et plus profonde de l’oeuvre de William Byrd, à travers une véritable virtuosité instrumentale et vocale, à la manière de celle inventée et exportée par les italiens.

Voici la réédition attendue d’un disque qui est célébration de la musique instrumentale de la Renaissance, à l’occasion du Festival Terpsichore 2017, dont Skip Sempé est le directeur artistique. Les amateurs de cette musique redécouvriront avec bonheur une version remasterisée avec soin de l’un des disques clé du répertoire de Skip Sempé ; ceux qui ne le connaissent pas, ne pourront qu’être conquis par la liberté de cette interprétation et sa grande richesse sonore !

Extrait du CD : Byrd – Fantasia a 6
https://www.youtube.com/watch?v=RhbjpxjjZx4

 

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terpsichore-festival-et-cd-septembre-et-octobre-2017-presentation-par-classiquenews

CD, coffret événement. THE RING by KARAJAN (intégrale remastérisée, DG, 1967)

Wagner the ring tetralogie operas critique presentation review par classiquenews 0457477273CA04306568D49CBDE7ADB6CD, coffret Ă©vĂ©nement, annonce. THE RING by KARAJAN (intĂ©grale remastĂ©risĂ©e, DG, 1967). VoilĂ  50 ans… Le chef lĂ©gendaire Herbert von Karajan et l’Orchestre philharmonique de Berlin entraient dans la Jesus-Christus-Kirche Ă  Berlin pour enregistrer le sommet lyrique du catalogue de Richard Wagner : la TĂ©tralogie ou l’Anneau du Nibelung (Der Ring crĂ©Ă© Ă  Bayreuth en 1876). Deutsche Grammophon Ă©dite en juin 2017, l’intĂ©grale remastĂ©risĂ©e du Ring sur un seul disque Blu-Ray audio haute dĂ©finition 96kHz/24-bit dans une Ă©dition en livre-disque deluxe, riche d’un livret de 400 pages comprenant les textes dĂ©taillĂ©s des Ă©ditions originales et les livrets de chacun des 4 opĂ©ras, ainsi que plusieurs photos rares provenant des sessions d’enregistrement et des rĂ©pĂ©titions des productions de Salzbourg. Pour son cycle monumental du Ring, Karajan regroupe autour de lui, une distribution prestigieuse de chanteurs solistes capables de transmettre sa vision artistique – celle d’un chambrisme inĂ©dit, rĂ©vĂ©lant le profil intĂ©rieur et les intentions souterraines de chaque protagoniste; son approche plus spirituelle de l’œuvre, volontiers hĂ©doniste, privilĂ©giant beautĂ© sonore, lyrisme expressif, clartĂ© architecturale. Ainsi le Ring psychologique et dramatiquement introspectif de Karajan allait naĂ®tre pas Ă  pas..

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CLIC_macaron_2014HERBERT VON KARAJAN – WAGNER: DER RING DES NIBELUNGEN / Sortie : 30 juin 2017 – Deutsche Grammophon. Prochaine critique complète et prĂ©sentation dans le mag cd dvd livres de classiquenews. CLIC de classiquenews de l’Ă©tĂ© 2017

LIVRES, annonce. Guide de l’opĂ©ra russe par AndrĂ© Lischke (Fayard)

lischke andre fayard guide de l'opera russe de andre lishke review critique annonce classiquenewsLIVRES, annonce. Guide de l’opĂ©ra russe par AndrĂ© Lischke (Fayard). En 2006, il y a dix ans dĂ©jĂ , l’auteur nous gratifiait d’une consistante et très documentĂ©e « Histoire de la musique russe », oĂą la citation des grands ouvrages musicaux Ă©tait croisĂ©e avec leur rĂ©sonance sociale, politique, historique. MĂŞme approche Ă  la fois synthĂ©tique et exhaustive entre musique et histoire dans ce nouveau guide de l’opĂ©ra russe oĂą AndrĂ© Lischke retrace les jalons de l’odyssĂ©e lyrique Ă  travers l’évolution des rĂ©gimes et des institutions officielles ou privĂ©es qui ont encouragĂ© et enrichi le genre. La couverture du Guide annonce la couleur : Le Coq d’or de Rimsky Korsakov dans le dĂ©cor imaginĂ© par Natalia Goncharova pour le Scala en 1914… l’or, les fastes, n’empĂŞchent pas une vĂ©ritĂ© Ă  nu voire une vision parfois dĂ©sespĂ©rĂ©e de s’exprimer.

Il n’y a pas que Boris Godounov, La Dame de pique ou Iolantha, sans omettre Lady Macbeth… : les chefs d’oeuvres de l’opéra russe conçus par Moussorgski,Tchaikovsky, Chostakovitch cachent tout un pan méconnu du génie russe à commencer par les excellents opéras de jeunesse de Rachmaninov, concentré postromantique composé après les Mousorgski, Borodine, RImsky, Taneïev, Arenski, Gretchaninov.…, et dont le présent texte offre une très bonne analyse. A partir des premiers essais au pays des Tsars, c’est à dire depuis les premiers vaudevilles des années 1770 (signés Sokolovski, Fomine, Pachkévitch), à l’époque des Lumières, et jusqu’aux dernières œuvres du début du XXIe siècle affrontant les chocs et convulsions de l’histoire contemporaine, douloureux, le texte suit la chronologie historique, inscrivant naturellement le catalogue des oeuvres ainsi présentées et analysées dans un flux ininterrompu. De la Russie à l’URSS, se précise une conception du théâtre lyrique, où « l’histoire, l’épopée, l’imaginaire populaire nourrissent un genre qui s’inspire autant d’événements décisifs du devenir national que des traditions du récit féerique, et se développe aussi en interaction avec la littérature : les écrivains Pouchkine, Lermontov, Gogol, Ostrovski s’associent aux compositeurs Glinka, Dargomyjski, Rubinstein, Moussorgski, Tchaïkovski, Rimski-Korsakov …
Au cours du XIXe siècle, l’opĂ©ra observe la tendance sociĂ©tale pour l’ordre monarchique, qu’elle soit propagande et allĂ©geance (La Vie pour le tsar), critique philosophique (Boris Godounov), pressentiment de sa chute (Le Coq d’or). MĂŞme servitude masquĂ©e et propagande Ă  l’époque bolchĂ©vique. Les arts sont Ă©touffĂ©s et conditionnĂ©s (Lady Macbeth de Chostakovitch). Quand disparait l’URSS, les livrets se diversifient, privilĂ©giant souvent – comme dans l’opĂ©ra vĂ©nitien du XVIIè, une grande luciditĂ© voire une amertume sans idĂ©al (CĹ“ur de chien de Raskatov).

Chaque partition abordée est reliée à l’épisode de l’histoire russe dont elle fait écho ou qu’il a inspiré ; les notices, classées par ordre chronologique de compositeur, proposent un synopsis et un commentaire d’écoute développés selon leur importance complété par une sélection cd et dvd. Critique et compte rendu complet à venir dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com

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Fils d’émigrés russes, André Lischke est maître de conférences à l’Université d’Évry. Il collabore régulièrement à l’Avant-Scène Opéra et est l’auteur d’ouvrages sur Tchaïkovski, Borodine et Rimski-Korsakov, ainsi que de l’Histoire de la musique russe des origines à la Révolution (Fayard). 

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LIVRES, annonce. Guide de l’opĂ©ra russe par AndrĂ© Lischke (Fayard — Les indispensable de la musique / ISBN : 978-2213704524 / brochĂ© : 778 pages) – Parution annoncĂ©e le 17 avril 2017.

CLERMONT-FERRAND, 25ème Concours de chant

clermont ferrand concours de chant 25 eme edition mars 2016CLERMONT-FERRAND : 25ème Concours international de chant (28 février-4 mars 2017). Produit par le Centre Lyrique Clermont-Auvergne à Clermont Ferrand, le nouveau CONCOURS international de chant (édition biennale), cette année du 28 février (premières auditions éliminatoires) au 4 mars 2017 (finale) sélectionne les tempéraments lyriques les plus convaincants, dans des emplois préalablement définis, à destination de productions et de concerts qui garantissent aux lauréats des engagements concrets. car telle est la spécificité d’un Concours très suivi et attendu : les lauréats sont certains de participer à des productions préalablement confirmées, souvent présentant plusieurs, dans le cadre de reprises ou d’une tournée.
Chacun des candidats défend sa prestation en vu d’être engagé pour tel rôle ou telle partie dans tel programme ou production. Cette année, il s’agit de sélectionner les interprètes de 3 nouveaux programmes/productions, -tous en liaison avec la culture viennoise : L’Enlèvement au sérail de Mozart, « Concert Vienne fin de siècle » (Lieder avec orchestre de A. von Zemlinsky, G. Mahler et F. Schreker), enfin « Récital An die Musik » (Lieder, airs d’opéra et d’opérettes signés Schubert, Brahms, Berg, Johann Strauss II)…

Au terme de la compétition (Finale le 4 mars 2017), seront attribués 5 Prix :

Le Prix du public “Bernard Plantey” :
En l’honneur du fondateur du Centre lyrique, il récompense un finaliste désigné par le vote du public présent le 4 mars 2017 (valeur : 1 000 euros).

Le Prix du Jeune Public “Ville de Clermont-Ferrand” (valeur: 1000 euros)

Le Prix du Centre Français de Promotion Lyrique (valeur : 1000 euros)

Le Prix spĂ©cial “Centre lyrique Clermont-Auvergne” (valeur : 1000 euros).

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DĂ©roulement :

Demi-finale, JEUDI 2 mars 2017
14h – 17h et 20h – 23h

Finale, le SAMEDI 4 mars 2017 à 15h

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Le 25è Concours international de chant de Clermont-Ferrand en chiffres :

359 chanteurs de 54 nationalités,
143 sélectionnés pour les auditions,
111 ont validé leur inscription :
soit 35 nationalités différentes ;
50 Sopranos,
21 Mezzo-Sopranos,
24 TĂ©nors,
8 Barytons,
8 Basses.
Ă‚ge moyen : 34 ans.

Jury du 25è Concours :

Président : Raymond Duffaut
Président du Centre Français de Promotion Lyrique, Conseiller artistique de l’Opéra Grand Avignon

Membres du Jury 2017 :
Eva Märtson, professeur de chant au conservatoire de Hanovre, Conseillère artistique de l’Opéra de Tallin, ancienne Présidente de l’Association internationale des cercles Richard Wagner

Amaury du Closel, directeur musical d’Opéra Nomade, du Forum Voix Etouffées

Roberto Forés Veses, directeur musical de l’Orchestre d’Auvergne

Jeff Cohen, pianiste

Richard Martet, rédacteur en chef d’Opéra Magazine

Pierre Guiral, directeur de l’Opéra du Grand Avignon

Xavier Adenot, directeur de production de l’Opéra de Massy

Frédéric Roels, directeur de l’Opéra de Rouen Normandie

Julien Caron, directeur du Festival de La Chaise-Dieu

Pierre Thirion-Vallet, directeur général et artistique du Centre lyrique Clermont-Auvergne

 

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Biennale, le Concours international de chant de Clermont-Ferrand distingue les tempéraments vocaux les plus convaincants et leur offre des engagements (opéras, concerts, récitals…).
L’édition 2017 concerne 3 productions / programmes programmés dans les saisons prochaines :

L’opĂ©ra L’Enlèvement au sĂ©rail (Die EntfĂĽhrung aus dem Serail) de W.A. Mozart. Singspiel en trois actes K. 384 (Version scĂ©nique – ChantĂ©e et parlĂ©e en allemand, diapason 440)

Rôles recherchés :
Konstanze , soprano
Belmonte , ténor
Blonde , soprano
Pedrillo , ténor
Osmin , basse

Direction musicale (création) : Roberto Forés Veses / Mise en scène : Emmanuelle Cordoliani / Orchestre d’Auvergne / nouvelle production : Opéra-Théâtre de Clermont-Ferrand / répétitions à partir du 11 décembre 2017. Représentation : 11, 13 et 15 janvier 2018.

Diffusion dans le cadre des saisons 2017 – 2018 et 2018 – 2019 :  OpĂ©ra Grand Avignon : 18 et 20 fĂ©vrier 2018 / OpĂ©ra de Rouen Normandie : 4, 6, 8 et 10 avril 2018 / OpĂ©ra de Massy : 25 et 27 mai 2018 / OpĂ©ra de Reims : janvier 2019 (2 reprĂ©sentations).

Concert Vienne fin de siècle
Lieder avec orchestre de A. von Zemlinsky, G. Mahler et F. Schreker.

Tessiture  recherchées :
Une Mezzo-soprano  ou un Baryton
Musiques d’Alexander von Zemlinsky : Sechs Gesänge opus 13 – 6 Lieder opus 13 / Gustav Mahler : Lieder eines fahrenden Gesellen – Chants d’un compagnon errant / Franz Schreker : FĂĽnf Gesänge – 5 Lieder pour voix grave.

Informations : Amaury du Closel (direction musicale) / Version pour orchestre de chambre
Concerts : Festival de La Chaise-Dieu / aoĂ»t 2017 ; Clermont-Ferrand : fĂ©vrier – mars 2018 ; Strasbourg : Forum Voix EtouffĂ©es / fĂ©vrier – mars 2018

RĂ©cital An die Musik
Lieder, airs d’opéra et d’opérettes

Tessitures recherchées : 2 voix - soprano, mezzo, ténor, baryton ou basse. Musiques  : Franz Schubert, Johannes Brahms, Alban Berg et Johann Strauss.
Information :  Jeff Cohen (piano) / RĂ©cital  : Clermont-Ferrand / fĂ©vrier – mars 2018.

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Toutes les informations sur le site du CONCOURS INTERNATIONAL DE CHANT DE CLERMONT-FERRAND

centre-lyrique-clermont-ferrand-logo

href=”http://www.classiquenews.com/concours-de-clermont-ferrand-2015-grand-reportage-video-12/” target=”_blank”>REPORTAGE VIDEO

: focus sur le dernier CONCOURS de chant de Clermont-Ferrand, 24è édition, février 2015, avec la distinction de la jeune mezzo soprano Elsa Dreisig pour le rôle de Rosina dans Le Barbier de Séville. REPORTAGE VIDEO. Concours de chant de Clermont-Ferrand 2015.Edition biennale, le Concours international de chant lyrique de Clermont Auvergne se déroule à l’Opéra Théâtre de Clermont Ferrand. Fondé en 1985, le Concours est organisé par le Centre lyrique Clermont-Auvergne (dirigé par Pierre Thirion-Vallet) qui depuis 1998 conçoit aussi la saison musicale de l’Opéra de Clermont-Ferrand.
dreisig-elsa-mezzo-soprano-rossini-bellini-jeune-talent-CLIC-de-classiquenews-Comme à son habitude et selon son fonctionnement, la Compétition cherchait à distribuer plusieurs rôles dans trois programmes/productions nouveaux bientôt à l’affiche de l’Opéra de Clermont et ensuite dans plusieurs autres villes à l’occasion de tournées. Car le Concours ne remet pas de prix : il offre des engagements pour les chanteurs les plus prometteurs. En février 2015, le jury choisit à distribuer Le Barbier de Séville de Rossini, Acis et Galatée de Haendel mais aussi distinguer la soprano créatrice d’une nouvelle pièce lyrique du compositeur Oscar Bianchi, membre du jury. Grand reportage vidéo en deux volets sur un Concours exemplaire, tant par la diversité des profils accueillis que son fonctionnement singulier © CLASSIQUENEWS.COM. Et aussi VOLET 1/2 : entretiens avec Pierre Thirion-Vallet, Amaury du Closel, Damien Guillon, Hélène Walter, Oscar Bianchi…

CLERMONT-FERRAND : 25è Concours de chant

clermont ferrand concours de chant 25 eme edition mars 2016CLERMONT-FERRAND : 25ème Concours international de chant (28 février-4 mars 2017). Produit par le Centre Lyrique Clermont-Auvergne à Clermont Ferrand, le nouveau CONCOURS international de chant (édition biennale), cette année du 28 février (premières auditions éliminatoires) au 4 mars 2017 (finale) sélectionne les tempéraments lyriques les plus convaincants, dans des emplois préalablement définis, à destination de productions et de concerts qui garantissent aux lauréats des engagements concrets. car telle est la spécificité d’un Concours très suivi et attendu : les lauréats sont certains de participer à des productions préalablement confirmées, souvent présentant plusieurs, dans le cadre de reprises ou d’une tournée.
Chacun des candidats défend sa prestation en vu d’être engagé pour tel rôle ou telle partie dans tel programme ou production. Cette année, il s’agit de sélectionner les interprètes de 3 nouveaux programmes/productions, -tous en liaison avec la culture viennoise : L’Enlèvement au sérail de Mozart, « Concert Vienne fin de siècle » (Lieder avec orchestre de A. von Zemlinsky, G. Mahler et F. Schreker), enfin « Récital An die Musik » (Lieder, airs d’opéra et d’opérettes signés Schubert, Brahms, Berg, Johann Strauss II)…

 
 
 

Au terme de la compétition (Finale le 4 mars 2017), seront attribués 5 Prix :

Le Prix du public “Bernard Plantey” :
En l’honneur du fondateur du Centre lyrique, il récompense un finaliste désigné par le vote du public présent le 4 mars 2017 (valeur : 1 000 euros).

Le Prix du Jeune Public “Ville de Clermont-Ferrand” (valeur: 1000 euros)

Le Prix du Centre Français de Promotion Lyrique (valeur : 1000 euros)

Le Prix spĂ©cial “Centre lyrique Clermont-Auvergne” (valeur : 1000 euros).

 
 

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DĂ©roulement :

Demi-finale, JEUDI 2 mars 2017
14h – 17h et 20h – 23h

Finale, le SAMEDI 4 mars 2017 à 15h

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Le 25è Concours international de chant de Clermont-Ferrand en chiffres :

359 chanteurs de 54 nationalités,
143 sélectionnés pour les auditions,
111 ont validé leur inscription :
soit 35 nationalités différentes ;
50 Sopranos,
21 Mezzo-Sopranos,
24 TĂ©nors,
8 Barytons,
8 Basses.
Ă‚ge moyen : 34 ans.

Jury du 25è Concours :

Président : Raymond Duffaut
Président du Centre Français de Promotion Lyrique, Conseiller artistique de l’Opéra Grand Avignon

Membres du Jury 2017 :
Eva Märtson, professeur de chant au conservatoire de Hanovre, Conseillère artistique de l’Opéra de Tallin, ancienne Présidente de l’Association internationale des cercles Richard Wagner

Amaury du Closel, directeur musical d’Opéra Nomade, du Forum Voix Etouffées

Roberto Forés Veses, directeur musical de l’Orchestre d’Auvergne

Jeff Cohen, pianiste

Richard Martet, rédacteur en chef d’Opéra Magazine

Pierre Guiral, directeur de l’Opéra du Grand Avignon

Xavier Adenot, directeur de production de l’Opéra de Massy

Frédéric Roels, directeur de l’Opéra de Rouen Normandie

Julien Caron, directeur du Festival de La Chaise-Dieu

Pierre Thirion-Vallet, directeur général et artistique du Centre lyrique Clermont-Auvergne

 

 
 

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Biennale, le Concours international de chant de Clermont-Ferrand distingue les tempéraments vocaux les plus convaincants et leur offre des engagements (opéras, concerts, récitals…).
L’édition 2017 concerne 3 productions / programmes programmés dans les saisons prochaines :

 
 
 

L’opĂ©ra L’Enlèvement au sĂ©rail (Die EntfĂĽhrung aus dem Serail) de W.A. Mozart. Singspiel en trois actes K. 384 (Version scĂ©nique – ChantĂ©e et parlĂ©e en allemand, diapason 440)

Rôles recherchés :
Konstanze , soprano
Belmonte , ténor
Blonde , soprano
Pedrillo , ténor
Osmin , basse

Direction musicale (création) : Roberto Forés Veses / Mise en scène : Emmanuelle Cordoliani / Orchestre d’Auvergne / nouvelle production : Opéra-Théâtre de Clermont-Ferrand / répétitions à partir du 11 décembre 2017. Représentation : 11, 13 et 15 janvier 2018.

Diffusion dans le cadre des saisons 2017 – 2018 et 2018 – 2019 :  OpĂ©ra Grand Avignon : 18 et 20 fĂ©vrier 2018 / OpĂ©ra de Rouen Normandie : 4, 6, 8 et 10 avril 2018 / OpĂ©ra de Massy : 25 et 27 mai 2018 / OpĂ©ra de Reims : janvier 2019 (2 reprĂ©sentations).

 
 

Concert Vienne fin de siècle
Lieder avec orchestre de A. von Zemlinsky, G. Mahler et F. Schreker.

Tessiture  recherchées :
Une Mezzo-soprano  ou un Baryton
Musiques d’Alexander von Zemlinsky : Sechs Gesänge opus 13 – 6 Lieder opus 13 / Gustav Mahler : Lieder eines fahrenden Gesellen – Chants d’un compagnon errant / Franz Schreker : FĂĽnf Gesänge – 5 Lieder pour voix grave.

Informations : Amaury du Closel (direction musicale) / Version pour orchestre de chambre
Concerts : Festival de La Chaise-Dieu / aoĂ»t 2017 ; Clermont-Ferrand : fĂ©vrier – mars 2018 ; Strasbourg : Forum Voix EtouffĂ©es / fĂ©vrier – mars 2018

 
 

RĂ©cital An die Musik
Lieder, airs d’opéra et d’opérettes

Tessitures recherchées : 2 voix - soprano, mezzo, ténor, baryton ou basse. Musiques  : Franz Schubert, Johannes Brahms, Alban Berg et Johann Strauss.
Information :  Jeff Cohen (piano) / RĂ©cital  : Clermont-Ferrand / fĂ©vrier – mars 2018.

 
 
 

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Toutes les informations sur le site du CONCOURS INTERNATIONAL DE CHANT DE CLERMONT-FERRAND

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href="http://www.classiquenews.com/concours-de-clermont-ferrand-2015-grand-reportage-video-12/" target="_blank">REPORTAGE VIDEO : focus sur le dernier CONCOURS de chant de Clermont-Ferrand, 24è édition, février 2015, avec la distinction de la jeune mezzo soprano Elsa Dreisig pour le rôle de Rosina dans Le Barbier de Séville. REPORTAGE VIDEO. Concours de chant de Clermont-Ferrand 2015.Edition biennale, le Concours international de chant lyrique de Clermont Auvergne se déroule à l’Opéra Théâtre de Clermont Ferrand. Fondé en 1985, le Concours est organisé par le Centre lyrique Clermont-Auvergne (dirigé par Pierre Thirion-Vallet) qui depuis 1998 conçoit aussi la saison musicale de l’Opéra de Clermont-Ferrand.
dreisig-elsa-mezzo-soprano-rossini-bellini-jeune-talent-CLIC-de-classiquenews-Comme à son habitude et selon son fonctionnement, la Compétition cherchait à distribuer plusieurs rôles dans trois programmes/productions nouveaux bientôt à l’affiche de l’Opéra de Clermont et ensuite dans plusieurs autres villes à l’occasion de tournées. Car le Concours ne remet pas de prix : il offre des engagements pour les chanteurs les plus prometteurs. En février 2015, le jury choisit à distribuer Le Barbier de Séville de Rossini, Acis et Galatée de Haendel mais aussi distinguer la soprano créatrice d’une nouvelle pièce lyrique du compositeur Oscar Bianchi, membre du jury. Grand reportage vidéo en deux volets sur un Concours exemplaire, tant par la diversité des profils accueillis que son fonctionnement singulier © CLASSIQUENEWS.COM. Et aussi VOLET 1/2 : entretiens avec Pierre Thirion-Vallet, Amaury du Closel, Damien Guillon, Hélène Walter, Oscar Bianchi…

 
 
 

OPERA. SONYA YONCHEVA NE CHANTE PLUS TATIANA…

YONCHEVA-SONYA-soprano-diva-2017-portrait-agenda-clic-by-classiquenews-the_arts_sonya_yoncheva_0001_840x620OPERA. SONYA YONCHEVA NE CHANTE PLUS TATIANA… Dans un communiquĂ© datĂ© de samedi 4 fĂ©vrier 2017, l’OpĂ©ra national de Paris prĂ©cise une nouvelle orientation de carrière pour la soprano vedette, Sonya Yoncheva. La cantatrice « a dĂ©cidĂ© de ne plus interprĂ©ter le rĂ´le de Tatiana dans toutes les futures productions d’Eugène OnĂ©guine de Piotr Ilyitch Tchaikovski. Sonya Yoncheva indique que ce rĂ´le ne lui convient artistiquement plus, tant sur le plan du caractère du personnage que de son Ă©criture musicale. »
L’OpĂ©ra de Paris complète : « Sonya Yoncheva sera remplacĂ©e par Nicole Car pour la production d’Eugène Oneguine Ă  l’affiche de l’OpĂ©ra Bastille pour les reprĂ©sentations qu’elle devait assurer du 3 au 14 juin 2017. Eugène OnĂ©guine dĂ©bute sa carrière Ă  l’OpĂ©ra Bastille Ă  partir du 16 mai, avec Anna Netrebko dans la rĂ´le de Tatiana : voir la page d’Eugène OnĂ©guine avec Peter Mattei dans le rĂ´le titre – Willy Decker, mise en scène / Edward Gardner, direction) sur le site de l’OpĂ©ra national de Paris : https://www.operadeparis.fr/saison-16-17/opera/eugene-oneguine

 

 

eugene-oneguine-opera-national-de-paris-2017-582-classiquenews

 

 
 
 

ACTUALITES de Sonya Yoncheva : Traviata, Mimi, Vitellia…

 

Diva d'aujourd'hui : Sonya Yoncheva chante IrisLes prochains rĂ´les de la soprano diva sont Violetta ValĂ©ry dans La Traviata de Verdi, dès ce 26 fĂ©vrier Ă  New York (Metropolitan Opera), et jusqu’au 18 mars 2017 (RĂ´le repris Ă  l’OpĂ©ra de Bavière, Ă  Munich, Ă  partir du 26 avril. Par ailleurs, la cantatrice prĂ©pare aussi la tournĂ©e liĂ©e Ă  son nouvel album dĂ©diĂ© aux “HĂ©roĂŻnes baroques / Baroque hĂ©roĂŻnes”, en particulier les femmes haendĂ©liennes, qui composent ses premiers grands rĂ´les comme chanteuse… (Ă  partir du 31 mars 2017,  à Munich). Puis Ă  partir du 7 juin 2017, Sonya Yoncheva chante Mimi dans La Bohème de Puccini… Enfin, partenaire remarquĂ©e de Rolando Villazon dans son actuelle intĂ©grale des opĂ©ras de Mozart au Festival de Baden Baden, Sonya Yoncheva incarnera Vittelia dans La ClĂ©mence de Titus cet Ă©tĂ©, lors d’une captation en version de concert Ă  Munich les 6 et 9 juillet 2017. Sa Vitellia, très attendue au regard de la voluptĂ© irradiante de son timbre, fait suite Ă  sa remarquable comtesse, dans Les Noces de Figaro, enregistrement prĂ©cĂ©demment rĂ©alisĂ© Ă  Baden Baden (CLIC de CLASSIQUENEWS, publiĂ© Ă  l’Ă©tĂ© 2016 par Deutsche Grammophon : l’intensitĂ© corsĂ©e et voluptueuse du timbre renouvelait alors la juvĂ©nilitĂ© mĂ»re de la jeune aristocrate, Ă©pouse dĂ©laissĂ©e dĂ©sirante d’un mari volage…). VOIR l’agenda de la soprano sur le site officiel de Sonya Yoncheva

 
 
 
 

DERNIERS CD de Sonya Yoncheva

 
 

Le nozze di figaro mozart les noces de figaro deutsche grammophon 3 cd nezet-seguin_hampson_fauchecourt critique cd review classiquenews presentation annonce depeche clic de classiquenews juin 2016CD, compte rendu critique. Mozart : Les Noces de Figaro / Le Nozze di Figaro. Sonya Yoncheva (Nézet-Séguin, 3 cd Deutsche Grammophon). Voici donc la suite du cycle Mozart en provenance de Baden Baden 2015 et piloté par le chef Yannick Nézet-Séguin et le ténor Roland Villazon : ces Noces / Nozze marque le déjà quatrième opus sur les 7 ouvrages de maturité initialement choisis. Ce live confirme globalement les affinités mozartiennes du chef québécois né en 1975,et qui poursuit son irrépressible ascension : il vient d’être nommé directeur musical du Metropolitan Opera de New York. Hormis quelques réserves, la tenue générale, vivace, qui exprime et la vérité des profils et l’ivresse rythmée de cette journée étourdissante, convainc. Soulignons d’abord, la prestation superlative vocalement et dramatiquement de la soprano vedette de la production. Elle fut Marguerite du Faust de Gounod à Baden Baden (Festival de Pentecôte 2014) : la voici en Comtesse d’une ivresse juvénile et adolescente irrésistible, saisissant la couleur nostalgique d’une jeune épouse mariée trop tôt et qui a perdu trop vite sa fraicheur (quand elle n’était que Rosine….). Sonya Yoncheva renouvelle totalement l’esprit du personnage en en révélant l’essence adolescente avec une grâce et une finesse absolues

 

 

 

pergolesi sonya yoncheva karine deshayes cd review annonce critique cd sony classical classiquenewsCD. Pergolesi / Pergolese : Stabat Mater (Yoncheva, Deshayes, Amarilis, 2016, 1 cd SONY classical). Voilà une version ambivalente qui ne manquera pas de susciter la polémique : l’orchestre sur instruments d’époque d’Amaryllis sonne parfois et dès le début, aigre, voire acide, continument allégé et comme « objectif » ; les deux voix, suaves ou « sirupeuses » à souhait, selon les avis, détonnent ou saisissant par leur forte incarnation (dont l’amplitude plus romantique, du côté de Sonya Yoncheva) : d’une sensualité embrasée pour la soprano bulgare dont on reste enivré par la ligne caressante d’un bout à l’autre ; d’une gravité parfois forcée, parfois « inaudible » chez Karine Deshayes probablement peu à son aise dans une partie plus grave que sa tessiture habituelle.

 

 

CD, coffret. MSTISLAV ROSTROPOVITCH : complete recordings on Deutsche Grammophon (37 cd Deutsche Grammophon)

rostropovitch mstislav complete recordings deutsche grammophon review critique annonce classiquenews coffret cd Cvr-00028947967897CD, coffret. MSTISLAV ROSTROPOVITCH : complete recordings on Deutsche Grammophon (37 cd Deutsche Grammophon). Le coffret Ă©vĂ©nement que publie DG en fĂ©vrier 2017 comprend l’intĂ©grale des enregistrements du violoncelliste et chef russe Mstislav Rostropovitch, de 1950 Ă  2002… Comme le titre de la notice accompagnant ce coffret capital le prĂ©cise, il s’agit bien de la quintessence du jeu du violoncelle qui s’offre ainsi en 37 cd, celle d’un artiste qui comme le violoniste Yehudi Menuhin sut cultiver en plus de son immense talent artistique, un engagement Ă©thique, humaniste, fraternel comme citoyen du monde, et davantage encore, car aux cĂ´tĂ©s du violoncelliste, soliste, rĂ©citaliste et musiciens complice chambriste, le coffret Ă©ditĂ© par Deutsche Grammophon rappelle aussi la cohĂ©rence impressionnante du chef d’orchestre, chef lyrique dont les intĂ©grales Tosca (en 1976 avec le National de France) et La Dame de Pique (en 1977, mĂŞme orchestre parisien), avec bien sĂ»r l’excellente soprano Galina Vishnevskaya, – madame Rostro Ă  la ville, dans les rĂ´les de Tosca et Liza-, sont comprises, complĂ©ments très nĂ©cessaires et avec le recul captivants.

Intégrale ROSTRO en 37 cd incontournables

Auparavant, le mélomane aura parcouru les cd précédents : (re)découvrant la fabuleuse vibration d’un violoncelliste ardent et fiévreux, concertiste majeur en son temps : Concertos pour violoncelles et orchestre de Schumann (1960, Gennadi Rozhdestvensky), Dvorak (1968, Karajan), Shostakovich (1975, Ozawa), … le partenaire complice se révèle tout autant avec Martha Argerich, Rudolf Serkin, Anne-Sophie Mutter, Sviatoslav Richter (Sonates de Beethoven, 1961-1963), sans omettre les trois versions différentes du Quintette à cordes D. 956 de Schubert (avec Taneyev, Emerson et Melos); des perles historiques sont à souligner, car elles rétablissent le lien entre l’interprète à la forte conscience musicale et nous l’avons dit humaniste, et les grands créateurs de son temps : ainsi la Symphony for cello and Orchestra de Britten, sous la direction de l’auteur (English chamber orchestra, Benjamin Britten, 1964) ; ou encore, les deux mêmes, dans la Sonata for cello and piano de Frank Bridge (1968), … A trois voix, DG réédite de plus anciennes complicités musicales, celle entre autres de 1950, 1951, 1956, associant Rostro et Emil Guilels, Leonid Kogan (violon) dans les trios de Haydn, Beethoven Schumann… Outre le chef lyrique, partenaire complice de son épouse, le coffret souligne aussi l’ouverture et l’engagement du chef symphonique : Concertos pour piano de Schumann et de Chopin (avec Argerich, 1978), les ballets de l’incontournable Tchaikovski : Casse-Noisette et La Belle au Bois dormant (Berliner Philharmoniker, 1978) ; puis tout aussi fondamental pour comprendre en filigrane la profondeur du déraciné, expatrié mais gagnant sa stature de musicien du monde : Symphonie n°5 de Chostakovitch , et Suite n°1 et 2 de Roméo et Juliette de Prokofiev (National symphony Orchestra, 1982). Le dernier cd concerne sa lecture des Concertos pour piano n°3 de Rachmanninov et Prokofiev, en 2002 à Moscou avec le Russian national Orchestra et en soliste, le pianiste Mikhail Pletnev. Coffret événement : CLIC de CLASSIQUENEWS de février et mars 2017.

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CLIC D'OR macaron 200CD, coffret. MSTISLAV ROSTROPOVITCH : complete recordings on Deutsche Grammophon (37 cd Deutsche Grammophon) / 1950 Ă  2002 – Coffret 37 cd Ă©vĂ©nement : CLIC de CLASSIQUENEWS.

Hommage Ă  Georges PrĂŞtre sur France 2

pretre_georges_Pretre_concertFRANCE 2. Hommage à Georges Prêtre, Mardi 31 janvier 2017, 00h40. GEORGES PRÊTRE, UN GRAND SEIGNEUR DE LA MUSIQUE. France 2 rend hommage au chef d’orchestre français, Georges Prêtre, décédé le 4 janvier 2017, à l’âge de 92 ans. LIRE notre dépêche Mort de Georges Prêtre. Le maestro Georges Prêtre a été choisi par les musiciens du plus célèbre orchestre du monde, l’Orchestre Philharmonique de Vienne, pour diriger le concert du Nouvel An ; c’était le 1er janvier 2008. Il était alors le premier chef d’orchestre français à avoir eu l’honneur et la chance de diriger ce concert retransmis en mondiovision dans 54 pays. Georges Prêtre était le chef préféré de Francis Poulenc et de Maria Callas, pilotant orchestres, chœurs et solistes de part le monde comme s’il créait, à chaque séance, la partition à jouer : « C’est toujours une première fois… » ainsi précisait-il pour chacune de ses performances. Le souffle et l’urgence qu’il était capable d’insuffler à ses troupes étaient à ce prix : le résultat d’un engagement total au service du compositeur et des chanteurs. C’est pourquoi, Georges Prêtre fut surtout un très grand chef lyrique. Roberto Alagna, nous confie: « Georges Prêtre est une énigme  » !  c’et un rare exemple de serviteur de la musique qui fut capable d’électriser instrumentistes et chanteurs. Son modèle ne cesse d’interroger… Le film déjà diffusé en juillet 2013, tente d’élucider le geste de Prêtre et l’obtention de cette sonorité saisissante par son intensité et sa fièvre ; la caméra conduit le public au cœur de l’art de la direction d’orchestre, selon Georges Prêtre.

Le spectateur suit le maestro à sa table de travail, chez lui dans le Tarn, ou lors de répétitions et au moment du concert à l’opéra Bastille ou à la Musikverein à Vienne ; voici Georges Prêtre au travail, maestro habité, halluciné et aussi selon ses propres mots : « metteur en scène » de la musique et du chant.
En complĂ©ment pour mieux comprendre le geste d’un chef exemplaire, surtout charismatique, plusieurs tĂ©moignages et interventions des musiciens de l’Orchestre National de l’OpĂ©ra de Paris, ceux du Philharmonique de Vienne. « Si je ne faisais pas de musique, je serais perdu »… dĂ©clare alors Georges PrĂŞtre.

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france2 logo-france2France 2. Hommage Ă  Georges PrĂŞtre, mardi 30 janvier 2017, 00h40. RĂ©alisation : Claire Alby (2008), avec
Les musiciens de l’Orchestre National de l’Opéra de Paris
Les musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Vienne
Roberto Alagna, ténor — Bertrand de Billy, chef d’orchestre
Durée:  59mn — Rediffusion du 30 juillet 2013.

CHEFS. Benjamin Lévy, nommé directeur musical de l’Orchestre Régional de Cannes

CHEFS. Benjamin Lévy, nommé directeur musical de l’Orchestre Régional de Cannes. Classiquenews a découvert la direction fine, affûtée, d’une rare écoute chambriste, et très engagée par le répertoire français, du jeune chef français, Benjamin Lévy à l’époque où il remportait une distinction lors de la remise des Jeunes Talents Chefs d’orchestre remis par l’Adami… en 2008. Une promotion particulièrement prometteuse et riche de tempéraments déjà mûrs puisque paraissaient également auprès du jeune maestro ainsi distingué, les femmes chefs d’orchestre, Ariane Matiak et surtout Debora Waldman dont classiquenews a accompagné les récents accomplissement avec son propre orchestre Idomeneo.

Benjamin LĂ©vy prendra ses fonctions comme « directeur musical et chef d’orchestre permanent de l’Orchestre RĂ©gional de Cannes Provence Alpes CĂ´te d’Azur » Ă  compter du 1er novembre 2016 pour une pĂ©riode de 3 ans, renouvelable. C’est de toute Ă©vidence une excellente nouvelle, et dans la carrière du jeune chef français, et aussi pour l’Orchestre mĂ©ridional, une nouvelle page prometteuse de son histoire artistique.

levy-chef-d-orchestre-portrait-classiquenews-Benjamin-Levy-(c)-JĂłhanna-Ă“lafsdĂłttirBenjamin Levy succède ainsi Ă  Wolfgang Doerner et Philippe Bender Ă  la tĂŞte de l’Orchestre RĂ©gional de Cannes Provence Alpes CĂ´te d’Azur. FormĂ© aux Conservatoire National SupĂ©rieur de Musique de Lyon (Premier Prix de percussion) et de Paris (Prix d’analyse et classe de direction d’orchestre), Benjamin Levy enrichit aussi sa formation Ă  l’American Academy of Conducting d’Aspen aux Etats-Unis et Ă  l’Academia Chigiana de Sienne en Italie. Il a ensuite rĂ©gulièrement assistĂ© le chef Marc Minkowski (OpĂ©ra de Paris, Oper Leipzig, Festival de Salzburg) et a passĂ© deux saisons comme chef assistant des Orchestres de la Radio NĂ©erlandaise.  En 2005, il est nommĂ© RĂ©vĂ©lation musicale de l’annĂ©e par le syndicat de la critique dramatique et musicale. Il reçoit trois ans plus tard (2008), le prix Jeune Talent – Chef d’Orchestre de l’Adami et deux Diapasons d’Or pour ses enregistrements DVD avec la compagnie Les Brigands. Son travail avec les musiciens de l’Orchestre cannois s’annonce d’ores et dĂ©jĂ  passionnant. Il a fondĂ© son propre ensemble, l’Orchestre PellĂ©as.

CD événement, annonce. Maria Callas : Live remastered Paris 1963 (2 cd Decca)

DECCA callas 2 december review annonce presentation critique cd classiquenews callas_live63sticker-1024x924CD événement, annonce. Maria Callas : Live remastered Paris 1963 (2 cd Decca). Au TCE, en 1963, après 5 ans d’absence, Maria Callas fait son grand retour sur la scène parisienne accompagnée par Georges Prêtre (pilotant l’Orchestre Philharmonique de la RTF Radio Télévision française). Le récital est réédité par Decca ce 2 décembre 2016, jour anniversaire de la naissance de la soprano mythique. Le récital comprend plusieurs airs lyriques dont certains donnés pour la première fois. Le coffret de 2 cd est illustré de photos inédites, complété par un entretien jamais publié permis par la cantatrice à son ami et manager Michel Glotz (dans lequel la diva assoluta avoue son amour pour les chansons et mélodies tristes… proche de sa vraie nature ?).
Decca, le label des grandes voix lyriques, dĂ©voile l’un des derniers rĂ©citals parmi les plus touchants de la diva grecque. Certes la voix n’a plus l’Ă©clat, l’agilitĂ©, la clartĂ© de ses annĂ©es prĂ©cĂ©dentes mais l’expĂ©rience et ce qu’a vĂ©cu alors l’artiste, enrichissent un chant d’une vĂ©ritĂ© souveraine, plus touchant et troublant que jamais… Prochaine grande critique sur CLASSIQUENEWS au moment de la parution du coffret (le 2 dĂ©cembre 2016).

LIRE aussi notre dossier MARIA CALLAS, superdiva

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Publications. OPERA magazine n°121 – octobre 2016 – Teodor Currentzis

opera magazine teodor currentzis numero 121 presentation annonce octobre 2016 classiquenewsOPERA MAGAZINE n°121 – octobre 2016. En couverture : Teodor Currentzis : la musique doit mener Ă  l’extase ! Gros titres, dossiers et portraits au sommaire du mensuel OpĂ©ra Magazine d’octobre 2016. En couverture / Grand entretien : Teodor Currentzis. L’automne est mozartien pour le chef grĂ©co-russe, avec Die EntfĂĽhrung aus dem Serail Ă  l’Opernhaus de Zurich, Ă  partir du 6 novembre, dans une production qu’il viendra proposer au Théâtre des Champs-ÉlysĂ©es, le 13 novembre, en version de concert. Parallèlement, on attend avec impatience le dernier volet de son cycle Da Ponte, chez Sony Classical : Don Giovanni, avec Dimitris Tiliakos dans le rĂ´le-titre, Myrto Papatanasiu en Donna Anna et Karina Gauvin en Donna Elvira. Sortie prĂ©vue le 4 novembre 2016. Rencontres : Peter Gelb. Le 8 octobre, Tristan und Isolde est le premier des dix opĂ©ras que le Metropolitan Opera de New York retransmet en direct, en haute dĂ©finition, dans les salles de cinĂ©ma du monde entier. Peter Gelb, directeur gĂ©nĂ©ral de la maison, explique ses choix pour cette 11e saison.

Jeune talent : Elsa Dreisig
« Révélation Artiste lyrique » aux Victoires de la Musique classique 2016, la jeune soprano franco-danoise vient de décrocher le Premier prix du Concours « Operalia », au Mexique. L’Opéra Bastille l’attend maintenant en Pamina dans Die Zauberflöte, du 9 au 23 février 2017.

Événement
La première création mondiale du CFPL
Après les tournées d’Il viaggio a Reims (2008-2010) et Les Caprices de Marianne (2014-2016), le Centre Français de Promotion Lyrique, présidé par Raymond Duffaut, a choisi de passer commande d’une œuvre nouvelle pour sa troisième production. Il s’agit de L’Ombre de Venceslao, d’après la pièce éponyme de Copi, premier opéra du compositeur argentin Martin Matalon, sur un livret et dans une mise en scène de son illustre compatriote, Jorge Lavelli. Lever de rideau à Rennes, le 12 octobre, avant les représentations dans les théâtres coproducteurs : Avignon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Marseille, Montpellier, Reims, Toulon, Toulouse, Buenos Aires et Santiago du Chili.

Anniversaire : Eleanor Steber
Des ouvrages de référence tels que le New Grove Dictionary of Opera ou le Guide de l’opéra de Fayard la font naître le 17 juillet 1916, d’autres sources indiquent le même jour, mais deux ans plus tôt. Qu’elle soit née en 1914 ou 1916, Opéra Magazine n’allait pas laisser passer l’occasion de célébrer le souvenir de la merveilleuse soprano américaine, disparue en 1990, qui a durablement marqué l’histoire du Metropolitan Opera de New York. À ce jour, Eleanor Steber demeure une Minnie de La fanciulla del West, une Comtesse Almaviva, une Elsa de Lohengrin sans beaucoup de rivales.

Comptes rendus
Les scènes, concerts, récitals et concours.

Guide pratique
La sélection CD, DVD, livres et l’agenda international des spectacles.

Publications. OPERA magazine n°121 – octobre 2016 – Teodor Currentzis

POITIERS. Au TAP, Jean-François Heisser joue les Diabelli de Beethoven, au clavier, Ă  l’orchestre

POITIERS, TAP : Jean-François Heisser joue les Variations DiabelliPOITIERS, TAP. Variations Diabelli, Beethoven, Zender. JF Heisser, le 16 novembre 2016. Mercredi 16 novembre 2016, 19h30. « Variations Diabelli » : l’Orchestre Poitou-Charentes et son chef d’orchestre fondateur, Jean-François Hisser jouent Beethoven et Zender. Au programme, virtuosité pour clavier seul (Variations Diabelli de Beethoven joué par Jean-François Hisser comme soliste), puis réponse aux 33 Variations ainsi écoutés, à l’orchestre, grâce aux 33 Variations d’après Beethoven (2011) de Hans Zender. Le compositeur contemporain est bien connu des mélomanes par ses relectures iconoclastes des grands classiques romantiques : avant les Diabelli, Zender s’était intéressé à retranscrire pour orchestre Le Voyage d’hiver de Schubert : en passant de la forme chambriste et intime, au grand orchestre, que gagne la musique et l’expressivité du motif dans son passage du confidentiel au démonstratif ? L’univers sonore de Zender semble éclairer plus qu’il ne le dénature, le propos originel de Beethoven. En façonnant un nouvel édifice musical et esthétique où s’exprime l’éclat de nouveaux instruments (accordéon, percussions … à la fête), l’idée de Zender est de relire le chef d’œuvre originel de Beethoven en en soulignant la profusion et la richesse intérieure. Le propos de Zender est d’autant plus légitime que Beethoven déjà à son époque avait repris et analysé une Valse d’Anton Diabelli pour concevoir l’enchaînement de ses 33 Variations, conçues pour leur part entre 1819 et 1823.

beethoven 1803 apres Symphonie 1 creation symphonies romantiques classiquenews review compte rendu cd critique 800px-Beethoven_3D’UNE VALSE SEULE…. AUX 33 VARIATIONS. Au départ, éditeur et compositeur, Diabelli propose aux compositeurs viennois à la mode, d’écrire une variation d’après sa propre valse : les droits du recueil, englobant toutes les variations seraient reversés au profit des veuves et des orphelins des guerres napoléoniennes… Beethoven piqué au vif (et souhaitant aussi percevoir le salaire généreux promis pour une telle composition), s’intéresse finalement au projet et commence par écrire 23 Variations à l’été 1819, puis interrompt son travail pour composer la Missa Solemnis ; enfin termine le cycle d’après Diabelli, en 1823. Travail de réécriture et de variation à l’infini, toute la démarche de Beethoven consiste à développer l’idée du motif jusqu’à son implosion (d’ailleurs le véritable titre donné par Ludwig au moment de la livraison de l’ensemble est « 33 transformations » / 33 Veränderugnen, sur une valse de Diabelli…) souhaitant démontrer le potentiel immense d’un seul et même motif originel simple, promis à un cycle riche en avatars grâce à la puissance de son génie recréateur. L’opus 120 est ainsi connu et bien documenté, portant une dédicace à l’Immortelle Bien-Aimée, c’est à dire Antonia Brentano. Pianiste et chef d’orchestre, Jean-François Hisser passe de la forme clavier à l’échelle orchestrale, animé par un souci de précision et d’éloquence qui caractérise son geste très scrupuleux comme spécifiquement respectueux des partitions.

JFHeisser-196AUDACE, EXPERIMENTATION, SAUT DANS L’INCONNU… Jean-François Heisser rĂ©tablit dans ce programme entre petite et grande forme, intonation confidentielle et intime, et transcription pour orchestre, le caractère expĂ©rimental et rĂ©volutionnaire de l’Ă©criture beethovĂ©nienne : les 33 mutations Diabelli que propose le compositeur pourtant sourd et handicapĂ©, forcent le respect par leur libertĂ© de conception et leur modernitĂ© esthĂ©tique. Au clavier, ou Ă  l’orchestre, voici la forge musicale, le foyer des innovations tels qu’ils ont Ă©tĂ© pensĂ©s, permis par Ludwig van…

 

 

 

Orchestre Poitou-Charentes
Jean-François Heisser, direction et piano

Beethoven
33 Variations en ut majeur pour piano sur une valse de Diabelli op. 120

Hans Zender
33 Variations sur 33 Variations (2011) d’après les Variations Diabelli de Beethoven

 

POITIERS, TAP – Auditorium
Mercredi 16 novembre 2016, 19h30
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LIRE aussi notre présentation de la nouvelle saison 2016  2017 du TAP Théâtre Auditorium de Poitiers, Scène Nationale, temps forts, coups de cœur de classiquenews

 

EXPOSITIONS. PARIS, “Jean-Baptiste Debret, l’Atelier tropical”, Maison de l’AmĂ©rique Latine, 20 octobre – 20 dĂ©cembre 2016

debret promenade un dimanche rio breseil voyage pittoresque classiquenewsEXPOSITIONS. PARIS, l’Atelier tropical, Maison de l’AmĂ©rique Latine, 19 octobre – 20 dĂ©cembre 2016. LES ROMANTIQUES FRANCAIS AU BRESIL… Fait unique dans l’histoire du BrĂ©sil, encore jeune royaume, bientĂ´t Empire indĂ©pendant (Ă©mancipĂ© du Portugal), Ă  partir de 1822, une colonie d’artistes français dĂ©barquent Ă  Rio de Janeiro en octobre 1816 : c’est la Mission Française au BrĂ©sil. Leurs travaux in loco allaient produire l’un des tĂ©moignages les plus complets et vivants du BrĂ©sil romantique, Ă  la charnière de son Ă©volution politique entre monarchie et empire. A l’occasion du Bicentenaire de la Mission Française au BrĂ©sil en 2016, la Maison d’AmĂ©rique Latine propose une exposition qui complète astucieusement celle prĂ©sentĂ©e simultanĂ©ment Ă  la Pinacothèque de Rio de Janeiro. Un artiste se distingue du lot d’expatriĂ©s : Jean-Baptiste Debret dont les riches dessins, peintures et aquarelles expriment l’émerveillement des EuropĂ©ens dĂ©barquant au Nouveau Monde, comme les singularitĂ©s d’une sociĂ©tĂ© outre-Atlantique oĂą l’esclavage est ordinaire, structurant un monde hiĂ©rarchisĂ© aux rituels et modes certes mĂ©tissĂ©s, mais archaĂŻques. Le regard de Debret est tout autant fascinĂ© et allusivement politique. Partisan de l’Empire napolĂ©onien, il a du quitter l’Europe Ă  la chute de NapolĂ©on Ier, et trouve ainsi en 1816, Ă  Rio, la source d’un nouveau dĂ©part. C’est Ă  partir de son Ĺ“uvre dont Le voyage pittoresque et historique demeure l’apport le plus important, que le visiteur (re)dĂ©couvre Ă  la suite des Français au BrĂ©sil, les spĂ©cifiĂ©s d’une sociĂ©tĂ© unique, comme la beautĂ© (encore si peu prĂ©servĂ©e) de la nature brĂ©silienne : paysage, jungle, sites naturels, faune et flore… images encore perceptibles d’un monde exubĂ©rant, d’essence paradisiaque.

 

 

 

A l’occasion du Bicentenaire de la Mission Française au Brésil, la Maison de l’Amérique Latine à Paris présente une exposition passionnante dédiée à l’émergence du Brésil indépendant…

Jean-Louis Debrot : l’Atelier Tropical

 

debret jean-baptiste francais au bresil mission francaise classiquenews presentation exposition exhibitionL’EXPOSITION. Enfant de la Révolution, le peintre Jean-Baptiste Debret (1768- 1848) dirige à Paris l’atelier du célèbre Jacques-Louis David avant de s’exiler au Brésil à la chute de Napoléon en octobre 1816 : il a 48 ans. Debrot rejoint alors la « Mission française », groupe d’artistes invités à créer une Académie des beaux-arts à Rio de Janeiro, capitale du nouveau royaume. Debret participe activement à l’action de savants et d’artistes qui s’implantent au Brésil, colonie exploitée par le Portugal, et vaste territoire désormais ouvert aux étrangers, après deux siècles d’isolement colonial.

Durant ce long séjour (soit plus de 15 années, de 1815 à 1831) Jean-Baptiste Debrot devient un témoin privilégié de la vie quotidienne des Brésiliens de toute classe. En marge de son travail académique et de son emploi comme peintre de la cour, il produit plusieurs centaines de dessins et d’aquarelles révélant les singularités et la richesse d’une société inconnue, de caractère exotique. De retour en France, il publie un ouvrage relatant son expérience, illustré de 152 planches lithographiques tirées de ses aquarelles : « Voyage pittoresque et historique au Brésil » (chez l’éditeur Firmin Didot, 1834-1839). Oublié pendant un siècle, puis traduit en portugais en 1940, l’ouvrage, exceptionnelle somme autant esthétique que documentaire, est devenu pour le Brésil une source iconographique, historique et littéraire fondatrice, d’autant plus emblématique qu’elle est contemporaine de la naissance de la Nation brésilienne.
Le Voyage pittoresque et historique de Jean-Baptiste Debrot vient de connaître, sous la direction éditoriale de Jacques Leenhardt, sa deuxième édition française (Imprimerie Nationale 2014) après bientôt deux siècles, ainsi qu’une nouvelle édition brésilienne (Imprensa Oficial do Estado de São Paulo, 2016).

Peintre et mémorialiste, Jean-Baptiste Debret n’est pas ce voyageur occasionnel séduit par l’exotisme de l’ancienne colonie portugaise. Son œuvre est celle d’un ethnologue, à la compréhension intuitive et juste qui vécut à Rio de Janeiro quinze années, y travailla, participant étroitement à la vie locale. C’est en ethnologue et sociologue qu’il témoigne : vie urbaine et quotidienne des colonisateurs portugais, domination des Indiens, et plus particulièrement celle des esclaves, qui constituaient à l’époque la principale masse exploitée, laborieuse.
Debrot se fait aussi historien représentant et analysant la naissance d’une Nation, en accord avec la sensibilité politique qu’il avait acquise durant la Révolution de 1789. Sa plume et ses dessins sont précis, parfois ironiques, souvent dénonciateurs. Le regard est loin de se cantonner à une vague évocation fantasmatique sur un « occidentalisme » (comme on dit « orientalisme »), fade et décoratif.

Du 20 octobre au 20 dĂ©cembre 2016, la Maison de l’AmĂ©rique latine expose un ensemble exceptionnel de 74 aquarelles originales de Jean-Baptiste Debret, provenant des collections du MusĂ©e Castro Maya de Rio de Janeiro, ainsi qu’un carnet de croquis, prĂŞtĂ© par la BNF. L’exposition offre Ă©galement plusieurs repères permettant d’apprĂ©cier le vaste dĂ©veloppement intellectuel et artistique qui entoure la « Mission française », avec Ferdinand Denis et l’architecte Grandjean de Montigny. Le BrĂ©sil qui se construit alors comme Empire indĂ©pendant – mettant fin Ă  son passĂ© colonial qui le liait au Portugal, sa mĂ©tropole dominatrice, apprend grâce au français, l’ordre du style nĂ©oclassique, celui lĂ©guĂ© par les artisans de l’art impĂ©rial français. Arts plastiques, architecture, mais aussi curiositĂ© d’ordre botanique grâce Ă  l’œuvre non moins cruciale pour la connaissance des espèces endĂ©miques d’Auguste Saint-Hilaire, de son herbier et de ses Ă©crits ainsi que des dessins de l’explorateur Hercule Florence.

 

 

PARIS. Maison de l’AmĂ©rique latine : L’Atelier Tropical, dessins, aquarelles de Jean-Bapiste Debret / Jean-Baptiste Debret, peintres, Ă©crivains et savants français au BrĂ©sil (1816-1850), du 19 octobre au 20 dĂ©cembre 2016. Exposition prĂ©sentĂ©e Ă  l’occasion des 200 ans de la « Mission française au BrĂ©sil ». Maison de l’AmĂ©rique Latine, 217, bd Saint-Germain, Paris 7ème ardt.

A Rio de Janeiro, les visiteurs soucieux de redécouvrir les traces des Français romantiques au Brésil, pourront parcourir les cimaises de l’exposition présentée par la Pinacothèque (quartier et station de Métro : Bocafogo), surtout se rendre jusqu’au musée Castro Maya, dont la maison, surplombant le quartier Santa Teresa (accessible depuis Lapa / Sala Cecilia Meireles), regroupe les plus beaus dessins et paysages peints de Jean-Baptiste Debret et ses compagnons de route à Rio et au Brésil.

 

 

 

COLLOQUE. Les 25 et 26 novembre 2016, un colloque scientifique international sur le thème : « Le moment 1816 des sciences et des arts, Regards croisés franco-brésiliens, se tiendra à la Bibliothèque Nationale de France (25 novembre) et à la Maison de l’Amérique latine (26 novembre) ».

BIBLIOGRAPHIE. Trois ouvrages sont disponibles sur le sujet :
1) Le catalogue de l’exposition présentée par La Maison de l’Amérique latine. Format : 132 pages.
voyage pittoresque et historique de jean baptiste debret classiquenews mission francaise2) Voyage pittoresque et historique au BrĂ©sil de Jean-Baptiste Debret, Jacques Leenhardt, directeur d’ouvrage Imprimerie Nationale/Actes Sud / Hors collection – Parution : novembre 2014 – Format : 21,2 x 28,9 / 640 pages Prix : 79€

3) « Auguste de Saint-Hilaire (1779-1853) un botaniste français au BrĂ©sil », publication scientifique du MusĂ©um National d’Histoire Naturelle / publiĂ© en juin 2016. CoordonnĂ© par Denis Lamy, Marc Pignal, Corinne Sarthou et Sergio Romaniuc-Neto Collection Archives – Format : Tome 22 170 x 240 mm – brochĂ© – texte en français et en portugais, 607 pages, 155 figures couleur – ISBN 978-2-85653-782-4 – Prix : 35€ TTC

 

 

 

Illustrations : J.-B. Debret, Promenade du dimanche après-midi 1826 – Aquarelle sur papier – 17,4 x 22,5 cm – Collection MusĂ©es Castro Maya Rio de Janeiro

JONAS KAUFMANN FATIGUÉ ?

kaufmann-jonas-tenor-dolce-vita-review-critique-cd-classiquenews-presentation-582JONAS KAUFMANN FATIGUÉ ? : après une sĂ©rie de rĂ©centes annulations (dont Les MaĂ®tres Chanteurs / Die Meistersinger von NĂĽrnberg Ă  Munich, programmĂ© du 30 septembre au 8 octobre 2016, le plus grand tĂ©nor du monde (actuel), Jonas Kaufmann semble avoir pris une sage dĂ©cision : se reposer. D’autant que les actualitĂ©s le concernant s’annoncent denses dès octobre prochain : le 7, sortie de son nouvel album, en coroner / ou latin lover « Dolce vita », hymne personnel Ă  la douceur italienne (on le voit depuis assis prenant son cafĂ© – poncif rĂ©ducteur du marketing Ă  tout crin…). En France, heureux parisiens, le tĂ©nor munichois est annoncĂ© le 13 octobre au Théâtre des Champs-ElysĂ©es puis, sur la scène de l’OpĂ©ra Bastille, dans Les Contes d’Hoffmann, du 3 au 18 novembre 2016. Un nouveau chemin lyrique parsemĂ© de dĂ©fis et de nouveaux rĂ´les dont le plus important dans l’évolution de sa carrière, de tĂ©nor de plus en plus dramatique (et tragique), sera Otello de Verdi, Ă  Londres, en juin 2017 au ROH (le 28 juin, direct dans les salles de cinĂ©ma).
S’il était absent à Paris dans les mois qui viennent…, classiquenews vous invite à vous réconforter en écoutant son nouvel album, qui contrairement à ce qui a été dit, n’est pas une erreur commerciale, ni un basculement regrettable dans le cross over, car si l’on prend le temps d’examiner le programme (combien l’ont fait réellement?), développe un vibrant hommage aux ténors légendaires qui l’ont précédé : Gigli, Caruso, Pavarotti, Mario del Monaco… étoiles mémorables de nos mémoires orphelines qui eux aussi à leur époque avaient chantonner la romance calabraise ou la chanson napolitaine… de l’opéra à la rue et aux chants de nos montagnes, il n’y a qu’un pas. Lire nos premières impressions du cd « Dolce Vita » de JONAS KAUFMANN / post du 8 août 2016 par Alban Deags pour classiquenews. A suivre.

 

 

 

LIRE aussi notre dépêche du 2 septembre 2016 : actualités de Jonas Kaufmann

 

 

 

kaufmann jonas cafe dolca vita cd review compte rendu classiquenews

 

 

 

PAVAROTTI FOREVER, l’hommage 2016 au tĂ©norissimo lĂ©gendaire

france3 logo 2014FRANCE 3. Concert Hommage Ă  Luciano Pavarotti. Ce soir, actuellement, vendredi 9 septembre 2016, 20h55. « LUCIANO PAVAROTTI, LE CONCERT DES ÉTOILES » : France 3 rend hommage au tĂ©nor le plus adulĂ© de son vivant, Luciano Pavarotti, qui s’est Ă©teint il y a 10 ans dĂ©jĂ  (Ă  l’automne 2007, Ă  71 ans), Ă  Modène, la ville qui l’avait vu naĂ®tre le 12 octobre 1935. A l’instar de Callas ou de Caruso, le timbre unique du tĂ©nor Luciano Pavarotti est reconnaissable entre tous : solaire, lumineux, Ă©tincelant, d’un Ă©clat qui Ă©blouit dĂ©finitivement. Hommage par plusieurs chanteurs lyriques actuels dont les tĂ©nors Andrea Bocelli, Joseph Calleja…

 

 

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Programme : airs, duos et trios célèbres de Verdi, Puccini, Donizetti, Rossini, mais également Bernstein, Dalla, de Curtis… Soirée spéciale – durée : 2h15mn — Enregistré pendant la tournée de mai 2016 à la salle des Etoiles de Monte Carlo

Avec l’Orchestre de l’Opéra de Marseille, sous la direction de Yvan Cassar. Solistes : Andrea Bocelli, Joseph Calleja, Olga Peretyatko, Anita Hartig, Jean-François Borras, Julien Behr, Pumeza Matshikiza, Florian Laconi, Catherine Trottmann…

 

 

 

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CD, telĂ©, concerts : actualitĂ©s du chef d’orchestre Teodor Currentzis

Cd & concerts… Actualités du chef d’orchestre, Teodor Currentzis. C’est le trublion de la direction, un tempérament éruptif, prêt à casser toute tradition pour faire surgir la vérité perdue de la partition. Né à Athènes en 1972, Teodor Currentzis, musicien aujourd’hui quadragénaire (44 ans) s’est formé à Saint-Petersbourg auprès d’Ilya Musin, approfondissant cette rigueur critique qui lui permet de relire nombre de partitions avec une énergie expressive désormais emblématique.

 

 

 

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don-giovanni-teodor-currentzis-cd-sony-classical-582-annoncePour SONY classical, l’actuel directeur artistique de l’Opéra de Perm (Russie), vient de conclure sa trilogie Mozart / Da Ponte,avec la sortie imminente (octobre 2016) du dernier volet, Don Giovanni (initialement annoncé à l’automne 2015, mais donc repoussé d’une année). Car le chef est exigeant et n’entend pas publier une version qui ne soit pas totalement conforme à sa vision. Cosa fan tutte, Les Noces de Figaro ont de fait affirmer une attention particulière au rubato, à la motricité rythmique, au relief des instruments (d’époque, grâce aux instrumentistes de son ensemble MusicAeterna). Le choix des voix soliste prête davantage à critiques (LIRE nos comptes rendus critiques de Cosi fan tutte, et des Nozze di Figaro de Mozart par Teodor Currentzis)… Que donnera son Don Giovanni ? Même contestables, ses options pourront heurter quelques oreilles traditionnelles, mais les trouvailles et la réalisation tout du moins orchestrale du maestro grec se révélera passionnante… A suivre, à venir la critique du cd Don Giovanni de Mozart par Teodor Currentzis dans le mag cd dvd livres de classiquenews.com. Réponse le 4 novembre 2016, jour de parution du Don Giovanni par Teodor Currentzis.

 

 

 

don-giovanni-teodor-currentzis-cd-sony-classical-VIGNETTE carre review announceCD, opéra : Don Giovanni de Mozart. Fin du cycle des opéras Mozart / da Ponte par les musiciens audacieux de Perm : l’opéra représenté en Russie est publié cet hiver chez Sony classical ; la conclusion de ce cycle mozartien affirmera-t-elle les limites et artifices d’un chef trop provocateur, ou révélera-t-elle les qualités d’une approche critique décapante et bénéfique ? Réponse dans notre compte rendu critique à venir sur classiquenews.com. Parution annoncée : début (4) novembre 2016.


 
 
 


arte_logo_2013Télé. ARTE diffuse ce
dimanche 11 septembre 2016, 23h30 : “Currentzis, l’enfant terrible du classique”, un documentaire passionnant dĂ©diĂ© au travail du chef sur le mĂ©tier des opĂ©ras de Mozart : exigeance, dĂ©passement, dĂ©poussiĂ©rage en profondeur…

 
 
 

currentzis teodor maestroAGENDA : à Paris, trop rare encore dans les salles parisiennes, Teodor Currentzis occupe l’affiche du TCE, Théâtre des Champs-Élysées à Paris, pour un concert unique, L’Enlèvement au Sérail de Mozart / Die Entführung ans dem Serail (1782), le 13 novembre 2016 (avec Peretyatko, De Sévigné, M. Laurenz, Di Pietro… suite de l’aventure mozartienne par Currentzis et ses musiciens rageurs, décapants. Cette production mozartienne occupe à l’Opéra de Zürich, le chef à la tête de l’Orchestre sur instruments anciens maison, La Scintilla, du 6 novembre au 21 décembre 2016 : 9 représentations à l’Opéra de Zurich.

 
 
 

Vissez le site de l’Opéra de Perm, Russie

 
 
 

Discographie

 

 

CLIC D'OR macaron 200CD. Mozart : Cosi fan tutte (Kassian, Currentzis, 2013). Décapant, enivré : le Cosi du chef Teodor Currentzis né grec mais citoyen russe (42 ans). Livré tout chaud des presse Sony en ce 17 novembre 2014, le Currentzis nouveau vient de sortir : la suite après des Noces décapantes, de la trilogie Mozart Da Ponte. Avant Don Giovanni (à paraître automne 2015), voici un Cosi supérieur encore aux Noces de l’an dernier : en énergie mais ciselée, en voix mieux homogènes, en finesse et subtilité (le duo Despina Alfonso fonctionne à merveille), en juvénilité ardente, naïve, celle des fiancés parieurs (Ferrando et Guglielmo) d’un bout à l’autre totalement engagés, et même palpitants. Ces officiers y apprennent l’inconstance et la philosophie d’en accepter le jeu. 

mozart cosi fan tutte teodor currentzis cd sony classical kasyan kassian despinaA Perm, capitale culturelle isolée, à l’extrémité orientale de l’Oural, sévit une baguette embrasée, celle du directeur artistique de l’Opéra local, Teodor Currentzis (depuis 2011). Non content d’être reconnus modialement pour leur interprétation de Casse-noisette de Tchaikvoski grâce aux Ballet maison qui rivalise avec le Kirov et le Mariinsky, Perm gagne même une crédibilité mozartienne avec cette odyssée discographique menée à vive allure et qui s’avère totalement passionnante malgré ses options parfois radicales; ni tiède ni complaisante, la direction du chef entend régénérer fondamentalement notre écoute et notre mémorie sonore de la trilogie mozartienne : le travail sur les tempi, les phrasés, la dynamique et toutes les nuances hagogiques servant l’explicitation des climats et des situations comme l’articulation du texte d’une comédie déjantée restent là encore saisissants. La farce, l’ivresse d’un temps de folie collective, tous les possibles d’une situation née d’un quiproquo époustouflant, le plus impressionnant de l’histoire de l’opéra, sont revivifiés ici avec un tempérament de feu. LIRE notre compte rendu critique complet de COSI FAN TUTTE par Teodor Currentzis

 

 

Mozart_currentzis_nozzeCD.Mozart : Les Noces de Figaro, Le Nozze di Figaro (Currentzis, 2013). On s’attendait à une révélation, de celle qui ont fait les grandes avancées musicologiques et philologiques s’agissant de Mozart sur instruments d’époque (Harnoncourt pour Idomeneo, plus récemment Jacobs pour La Clémence), … avec l’option délicate complémentaire des (petites) voix au format “originel”, soitdisant agiles, non vibrées, d’une précision exemplaire (plus adaptée à la balance d’époque : voix/instruments)… Mais Mozart reste un mystère et ce nouvel enregistrement malgré son investissement instrumental échoue à cause du choix hasardeux et finalement défavorable de certains solistes. C’est aussi une question de style concernant une direction survitaminée qui oublie de s’alanguir et de creuser les vertiges et ambivalences liés au trouble sensuel d’une partition où pointe la crête du désir. Le chef d’origine grec Teodor Currentzis multiplie les déclarations fracassantes, exacerbe souvent ses propos quant à ses nouvelles lectures (déviations du marketing?)… souvent comme ici, l’effervescence annoncée pour les Nozze tourne court de la part du musicien qui extrémiste, entend souvent jouer jusqu’à l’orgasme. Certes ici les instruments sont en verve : flûtes, bassons et cors dès l’ouverture avec des cordes et des percussions qui tempêtent sec. Mais cette expressivité mordante, rêche, -âpre souvent-, fait-elle une version convaincante? La fosse rugit (parfois trop), et la plateau vocal reste déséquilibré. Dommage. LIRE notre compte rendu complet des Noces de Figaro, NOZZE DI FIGARO par Teodor Currentzis

 
 

rameau courrentzis musicaeterna tteodor currentzis sound of lightCD. Rameau : the sound of light (Currentzis, 2012). Voici un Rameau qui fait réagir : lisez d’abord le titre de cette anthologie, The sound of light, le son de la lumière… Lumineux et même solarisé (serait-ce une référence indirecte à son appartenance à une loge comme à ses nombreux ouvrages pénétrés de symboles et rituels maçonniques : de Zaïs à Zoroastre…?). Frénétique, motorique, surexpressive… la lecture de Teodor Currentzis, jeune chef athénien formé dans la classe d’Illya Musin à Saint-Pétersbourg (à 22 ans) qui est passé par l’Opéra de Novossibirsk puis actuellement Perm, – où il est directeur artistique, ne laisse pas indifférent : sa baguette suractive exaspère comme elle transporte.
Pour le 250ème anniversaire de sa mort, le compositeur vit une année 2014 finalement florissante : aux concerts (Le Temple de la gloire, Zaïs… resteront de grands moments de redécouverte… à l’Opéra de Versailles), ou à l’opéra (Castor et Pollux, Les Indes Galantes, Platée...), s’ajoutent plusieurs réalisations discographiques dont ce programme pourtant enregistrée déjà en juin 2012 à Perm (Maison Diaghilev, Oural). Le champion de la direction nerveuse, survitaminée au risque de paraître … hystérique fait feu de tout bois, en l’occurrence sa faculté motorique qui frise la surenchère souvent, s’accommode idéalement de la science rythmique d’un Rameau jamais en reste d’une idée ou d’une forme neuve. Le Rameau défricheur, expérimentateur, inventif trouve ici une démonstration éloquente voire spectaculaire, continûment investie. Evidemment les partisans du compositeur fulgurant et tendre regretterons cette outrance, ce jeu pétaradant, certes dramatique et théâtral mais agressif (écoutez les Boréades et Dardanus… trop caricaturaux). Musette et surtout tambourin pour Terpsichore des Fêtes d’Hébé sont à la limite du trait percussif. Pourtant dans cette violence et cette détermination surgit une autre facette du talent de Rameau : son insolence géniale. LIRE notre compte rendu complet du cd RAMEAU par Teodor Currentzis

 
 
 

La Belle au Bois dormant de Ratmansky Ă  Bastille

la-et-sleelping-beauty-review-pictures-003PARIS, Opéra Bastille. La Belle au bois dormant, 2-10 septembre 2016. RATMANSKY, défenseur respectueux des ballets romantiques… L’Opéra Bastille à Paris accueille du 2 au 10 septembre 2016, sa vision de La Belle au bois dormant puis du Lac des cygnes : une nouvelle offre qui s’inscrit dans l’histoire de la Maison parisienne, aux côtés des productions mythiques écrites par/pour Rudolf Noureev. En réalité, que vaut l’écriture du chorégraphe russe Alexei Ratmansky, véritable « tsar du ballet » qui réside aux USA et que l’on souhaite nous présenter comme le créateur chorégraphique de l’heure ? Imposture et surestimation, ou tempérament poétique à suivre… De fait en s’attaquant aux grands classiques du ballet romantique, ceux qui ont permis au Corps de Ballet de l’Opéra de Paris de se hisser actuellement au sommet, Ratmansky renouvelle la forme et le vocabulaire de la troupe habituelle (dans les costumes traditionnels inspirés de Léon Bakst). Même s’il est russe, le chorégraphe se dit au carrefour des cultures, celles de l’Ouest et de l’Est, soucieux surtout d’éclairer un langage corporel expressif. L’ex directeur artistique du Bolchoï (2004-2009) a mené de longues recherches à Harvard entre autres pour retrouver la séduction originelle des ballets de Petipa : l’enjeu pour lui est de retrouver la rythmique originale dont le chorégraphe russe parle avant lui : technicité, tension, donc précision et discipline… soit une lecture plutôt historique, tout au moins respectueuse des sources romantiques, pour autant que l’on puisse les connaître. Quitte à passer pour un conservateur, Ratmansky assume totalement son grand respect des sources : s’il est important d’innover, il faut pouvoir aussi transmettre et s’inscrire dans une continuité artistique ; son travail cultive donc la mémoire et la compréhension profonde, intuitive (par le corps, à force de répétitions) des oeuvres léguées par le passé.
Dans le cas de La Belle au Bois dormant (inspiré par le conte de Perrault : « Histoires ou contes du passé », 1697), La création du ballet est une série de péripéties qui multiplie la métamorphose du projet initial : du ballet premier créé par Tchaikovsky en 1890 (au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg), Ratmansky reprend la chorégraphie de Petipa, dans décors et costumes que Bakst avait conçu en 1921, pour les Ballets Russes de Diaghilev au moment de la reprise du ballet de Tchaikovsky à Paris. Ratmansky / Tchaikovsky / Petipa / Bakst : quel sera le fruit de cette équation prometteuse ? A découvrir sur la scène de l’Opéra Bastille à partir du 2 septembre 2016.

Alexei Ratmansky à Paris. Nouveau regard sur deux ballets emblématiques du ballet romantique par Alexei Ratmansky et la troupe de l’American Ballet Theatre : « La Belle au bois dormant », chorégraphie d’Alexei Ratmansky du 2 au 10 septembre, Opéra Bastille, Paris.
Puis, à Paris toujours mais au Palais des congrès, du 5 au 13 novembre 2016 : « Le lac des cygnes », chorégraphie Alexei Ratmansky, par le Ballet de la Scala de Milan

RESERVEZ pour La BELLE AU BOIS DORMANT à l’OPERA BASTILLE, PARIS
DurĂ©e : 2h50mn – avec 2 entractes

Vespro della Beata Vergine au Puy en Velay

Vierge assomption assunta titien assomption assuntaTiziani,_assunta_04PUY-EN-VELAY : Vespro della Beata Vergine, les 16 et 17 août 2016. Le 50ème festival de La Chaise Dieu inaugure son cycle commémoratif en jouant à deux reprises l’arche sacrée conçue par Monteverdi en 1610. Une partition expérimentale où le compositeur baroque affirme un génie unique, capable de renouveler les formes musicales comme les effectifs pour une plus grande expressivité… 2 concerts événements. Concerts d’ouverture de la 50ème édition du Festival de la Chaise-Dieu (du 18 au 28 août 2016)

 

 

Vespro della Beata Vergine
VĂŞpres Ă  la Vierge
Festival de la Chaise Dieu
les 16 et 17 août 2016, 21h
Cathédrale Notre-Dame
Le Puy en Velay

Claudio Monteverdi : Vespro della Beata Vergine, 1610

Prolongeant en musique les festivités du Jubilé de Notre-Dame du Puy et en prélude à sa 50e édition, le Festival investit pour la première fois la splendide Cathédrale, où le chef-d’oeuvre de Monteverdi résonnera devant la célèbre Vierge noire.

Maîtrise de la Cathédrale du Puy-en-Velay
Choeur d’adultes du Centre de musique sacrée du Puy-en-Velay
Ensemble Consonance
FRANÇOIS BAZOLA, direction

 

 

 

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UNE ARCHE MONUMENTALE pour quitter MANTOUE… Les Vêpres sont l’aboutissement d’une maîtrise. Monteverdi en homme qui connaît sa dramaturgie – il l’a magistralement démontré avec son Orfeo de 1607, lequel fixe un premier modèle pour le genre de l’opéra naissant-, déploie avec un sens non moins sûr et même somptueux, toute la science musicale dont il est capable en cette année 1610. La pluralité des effets, la diversité des modes et des effectifs requis pour les 14 pièces composant cette ample portique dédié à la Vierge impose un tempérament exceptionnel, autant mûr pour le théâtre que pour l’église. Le désir de démontrer ses compétences est d’autant plus important qu’il souffre de sa condition de musicien à la Cour des Gonzague de Mantoue. Les relations avec son employeur, le Duc Vincenzo de Gonzague ne sont pas parfaites, pire, son patron est un mauvais payeur. A peine estimé, Monteverdi doit supplier pour être payé. Les Vêpres sont bien l’acte accompli et mesuré d’un musicien courtisan qui recherche un nouveau protecteur, des conditions et un mode de vie plus agréables. Déjà avant Mozart, le Monteverdi des Vêpres est un homme peu reconnu, du moins pas à la mesure de son génie, une figure « gâchée » de la musique de son temps.

GENESE… Avant d’être le Vespro que nous connaissons aujourd’hui, l’oeuvre religieuse qui nous concerne a vécu sous une première forme, non liée au culte virginal. Monteverdi après la mort du maître de la chapelle de la Basilique Palatine de Santa Barbara à Mantoue, – Gastoldi, décédé en 1610-, se met sur les rangs pour offrir ses services. Il souhaite diriger officiellement l’activité d’une institution musicale sacrée digne de sa qualité. Mais là encore les autorités mantouanes en décidèrent autrement et le musicien dépité, transforma son œuvre qui faisait initialement les louanges de Sainte-Barbe à laquelle par exemple le motet Duo Seraphin – absolument étranger au culte de la dévotion mariale-, renvoie immanquablement. Autour du premier axe développé sur le thème de la Sainte locale, Monteverdi ambitionne une œuvre plus spectaculaire dédiée à la Vierge pour saisir l’attention d’autres possibles mécènes et patrons.

Maître de chœur du Duc Vincenzo de Gonzague, depuis 1595, Monteverdi a le sentiment de végéter à Mantoue. C’est pourquoi, il reprend totalement son œuvre première, y combine tout ce qu’il lui semble témoigner à cette date, de son éblouissante maestrià. Selon son assistant à Mantoue, Bassano Cassola, le compositeur ambitionnait d’aller lui-même apporter un exemplaire au Pape Paul V à Rome, à qui d’ailleurs, le recueil des Vêpres est dédié. Au final pas de poste nouveau au sein d’une église prestigieuse. Il lui faudra encore attendre trois années, quand il sera pressenti pour diriger la chapelle du Doge à Venise, au sein de la Basilique San Marco. Pour le concours et l’audition de principe, le matériel éclectique et foisonnant de ses Vêpres lui sera très probablement utile.

La qualité et la fascination de la partition, qui n’a peut-être jamais été jouée d’un seul tenant comme les interprètes baroques ont coutume de le faire aujourd’hui du vivant de l’auteur, apparaissent clairement dans l’alliance de l’ancien et du moderne dont Monteverdi fait une arche entre deux mondes. Le compositeur offre une synthèse quasi encyclopédique de toutes les formes possibles à son époque. Les Vêpres de ce point de vue, dessinent une superbe passerelle édifiée pour la réconciliation de deux tentations ou deux directions esthétiques et musicales, apparemment antinomiques.
Le passé et l’avant-garde ici dialoguent. Cette facilité est à la fois troublante et totalement convaincante. Tradition ancestrale héritée du Grégorien avec son cantus firmus, avec le plain-chant aussi (Sonata sopra sancta Maria), d’un côté ; liberté du geste vocal, en solo (Nigram sum pour ténor), ou en duo (Pulchra es pour deux sopranos), par exemple, de l’autre, dont les hymnes incantatoires, la projection dramatique du texte (l’écho de l’Audi Caelem sur le nom de Maria, répété comme une incantation obsessionnelle et tendre à deux voix…) désigne en pleine fresque paraliturgique, le dramaturge dont la magie fut capable d’infléchir les âmes les plus insensibles, par le chant de son Orfeo de 1607. L’opéra n’est pas loin de la ferveur virginale. Disons même qu’il s’invite à l’église. Le Vespro est bien l’archétype des grandes messes et célébrations religieuses baroque à venir, préludant à Bach, Haendel, Vivaldi.

Monteverdi_claudio_portrait_claudio_monteverdi_1_hiA 43 ans, Claudio le Grand affirme son art de la synthèse, son intuition innovatrice, une vision grandiose qui confine à un langage universel. Avec le Vespro, le musicien se révèle comme le penseur le plus génial de son époque. Mais la partition n’était qu’une étape qui le mènera vers les deux ouvrages de la pleine maturité. Une contradiction ou une singularité qui lui est spécifique, entre le profane et le sacré, se précise. Musicien des divertissements et du théâtre pour la Cour ducale de Mantoue, il écrit le chef-d’oeuvre des grandes célébrations sacrées. Maître de chapelle à partir de 1613 pour le Doge de Venise , il composera pour la scène lyrique, le Couronnement de Poppée puis le Retour d’Ulisse dans sa patrie qui marque sur le plan profane cette fois, un nouvel accomplissement après les Vêpres. Sous la voûte de San Marco, sur la scène des théâtres d’opéra de Venise, l’homme transmet un même témoignage, saisissant d’émotion et de vérité.

 

 

ASSOMPTION DE MARIE. Assomption de Marie. Appelée « Dormition » dans l’église orthodoxe d’Orient, l’Assomption de la Vierge indique la montée au ciel de l’âme et du corps de Marie, sans connaître corruption ni putréfaction. Le miracle est lié à la nature divine de la Sainte Mère et au dogme de l’Immaculée Conception ; au ciel, Marie est accueillie par son Fils Jésus. Le 15 août célèbre en France l’apothéose céleste de la Vierge à laquelle Louis XIII au début du XVIIème, n’avait cessé de consacrer une dévotion personnelle après la naissance de son fils tant attendu, Louis, futur Roi Soleil.

 

 

 

Mexico, Operalia, palmarès 2016 : la française Elsa Dreisig, Premier Prix…

operalia 2016, domingo, elsa derisiMexico, Operalia, palmarès 2016 : la française Elsa Dreisig, Premier Prix… Le 25 juillet dernier, Ă  Guadalajara au Mexique, le Concours Operalia fondĂ© en 1993 par le tĂ©nor Placido Domingo a proclamĂ© son palmarès 2016. Parmi les finalistes et laurĂ©ats de la CompĂ©tition lyrique, la soprano française Elsa Dreisig, laurĂ©ate du Premier Prix : que CLASSIQUENEWS avait rencontrĂ©e et interrogĂ©e Ă  propos de sa distinction au dernier Concours lyrique de Clermont-Ferrand 2015, oĂą la jeune cantatrice avait dĂ©crochĂ© le premier prix lĂ  aussi pour chanter le rĂ´le de Rosina du Barbier de SĂ©ville… VOIR notre grand reportage CONCOURS DE CHANT DE CLERMONT-FERRAND avec Elsa Dreisig…  Elsa Dressing succède ainsi aux prĂ©cĂ©dents laurĂ©ats couronnĂ©s par Operalia : entre autres, Nina Stemme, Joyce DiDonato, Joseph Calleja, Ana MarĂ­a MartĂ­nez, Sonya Yoncheva…

 

 

 

Palmarès Operalia 2016
Winners, Operalia 2016

First Prize – Male / Premier Prix, homme
South Korea, Keon-Woo Kim, tenor

First Prize – Female / Premier Prix, femme
France, Elsa Dreisig, soprano

Second Prize – Male / Second Prix, homme
Russia, Bogdan Volkov, tenor

Second Prize – Female / Second Prix, femme
USA/Italy, Marina Costa-Jackson, soprano

Third Prize – Male / Troisième Prix, homme
Kosovo, Rame Lahaj, tenor

Third Prize – Female / Troisième Prix, femme
Ukraine, Olga Kulchynska, soprano

Birgit Nilsson Prize – Male / Prix Birgit Nilsson
USA, Brenton Ryan, tenor

The Pepita Embil Prize of Zarzuela / Prix Pepita Embil de Zarzuela
USA/Italy, Marina Costa-Jackson, soprano

The Don Plácido Domingo Ferrer Prize of Zarzuela
Mexico, Juan Carlos Heredia, baritone
USA, Nicholas Brownlee, bass-baritone

Audience Prize – Male / Prix du Public, homme
South Korea, Keon-Woo Kim, tenor

Audience Prize – Female / Prix du Public, femme
Russia, Elena Stikhina, soprano

Culturarte Prize
Russia, Elena Stikhina, soprano

 

 

 

Membres du Jury Operalia 2016
Jury members, Operalia 2016

Marta Domingo
Stage Director

F. Paul Driscoll
Editor in Chief, Opera News

Anthony Freud
General Director, Lyric Opera of Chicago, USA

Jonathan Friend
Artistic Administrator, The Metropolitan Opera, New York, USA

Jean-Louis Grinda
General Director, Opéra de Monte Carlo, Monaco
General Director, Chorégies d’Orange, France

Peter Katona
Casting Director, Royal Opera House, London, United Kingdom

Joan Matabosch
Artistic Director, Teatro Real, Madrid, Spain

Marco Parisotto
Music Director, Orquesta FilarmĂłnica de Jalisco, Mexico
Music Director, Ontario Philharmonic, Canada

Andrés Rodriguez
Artistic Consultant

Ilias Tzempetonidis
Casting Director, Opéra National de Paris, France

Plus d’infos sur le Concours lyrique Operalia :
http://www.operaliacompetition.org

 

 

 

VOIR notre grand reportage Elsa Dreisig, lauréate du CONCOURS DE CHANT DE CLEMENT-FERRAND 2015

 

dreisig-elsa-mezzo-soprano-rossini-bellini-jeune-talent-CLIC-de-classiquenews-

 

 

 

Concert de Bel Canto Ă  VendĂ´me (41)

vendome-2-maitres-de-stage-academie-bel-canto-vincenzo-bellini-annonce-classiquenews-marco-guidarini-viorica-cortez-aout-2016VENDĂ”ME  (41). Samedi 6 aoĂ»t 2016, 20h. Concert de bel canto de la Vincenzo Bellini belcanto AcadĂ©mie en rĂ©sidence au Campus Monceau Assurances…PilotĂ©s par Viorica Cortez et Marco Guidarini, maĂ®tres de classes,  les 12 Ă©lèves acadĂ©miciens prĂ©sentent Ă  VendĂ´me, leur travail sur le style bellinien en un programme lyrique exceptionnel composĂ© d’airs, de duos et d’ensembles, signĂ©s Delibes,  Donizetti, Meyerbeer, Mozart, Offenbach, Rossini et bien sĂ»r Bellini…

 

 

 

Vincenzo Bellini Bel Canto Académie

concert de clĂ´ture
samedi 6 août 2016 à 20h
airs et duos d’opĂ©ras italien
Auditorium du Campus
Monceau Assurances

 

 

 

billetterie sur place dès 19h15
Auditorium du Campus de Monceau assurances
1 avenue des CitĂ©s Unies d’Europe
41000 VendĂ´me

 

 

informations & réservations
06 09 58 85 97

Prix des places : 20 euros
-12 ans : 10 euros

 

 

 

Toutes les informations sur le site du Concours international de Bel Canto Vincenzo Bellini

 

 

 

ANGERS NANTES OPERA, saison 2016 – 2017. PrĂ©sentation

ANGERS NANTES OPERA, saison 2016 – 2017. La nouvelle saison lyrique dĂ©fendue par Jean-Paul Davois, directeur gĂ©nĂ©ral d’Angers Nantes OpĂ©ra promet d’ĂŞtre passionnante. Dans un rĂ©cent grand entretien pour classiquenews, Jean-Paul Davois a longuement expliquĂ© les avantages de l’institution qu’il dirige, comme Syndicat Mixte, jouant avant tous les autres théâtres d’OpĂ©ra en France, la carte de la mutualisation rĂ©gionale, ici entre deux villes, Angers et Nantes pourtant distantes de 100 km, mais aujourd’hui Ă©troitement impliquĂ©es, d’autant plus portĂ©es avec l’Ă©mergence et l’affirmation des possibilitĂ©s nouvelles de Nantes MĂ©tropole. LIRE notre grand entretien “CULTURA” avec Jean-Paul Davois (juin 2016).

 

 

angers-nantes-opera-saison-2016-2017-evenement-festival-operas-lyrique-critique-annonce-presentation-CLASSIQUENEWSEQUILIBRE, PERTINENCE… Souhaitons longue vie Ă  ce fonctionnement exemplaire en France qui place le lyrique au devant de la scène culturelle, non pas tant par les moyens investis que surtout par l’intelligence et le discernement d’une politique artistique toujours aussi passionnante Ă  suivre. La nouvelle saison 2016 – 2017 ne dĂ©roge pas Ă  une règle couronnĂ©e de nombreux succès et rĂ©alisations majeures pour nous. C’est mĂŞme un cas d’Ă©cole et l’on se demande mĂŞme comment Angers Nantes OpĂ©ra, dotĂ© de moins de moyens financiers que certaines autres grandes maisons (de fait, labellisĂ©es “nationales”) assure ainsi chaque saison, une diversitĂ© aussi rĂ©flĂ©chie, alliant crĂ©ation, Ă©quilibre, pertinence, qu’il s’agisse des plateaux sĂ©lectionnĂ©s (chanteurs, chefs et metteurs en scène), que des sujets et thĂ©matiques de rĂ©flexion, offerts Ă  l’analyse et Ă  la comprĂ©hension de tous les publics, dont en particulier les jeunes spectateurs auxquels sont destinĂ©es des actions ciblĂ©es de sensibilisation et d’Ă©ducation. On se souvient des formidables ateliers, dĂ©bats, rencontres menĂ©s auprès des collĂ©giens autour des thĂ©matiques permises par les productions dernières telles La Ville Morte de Korngold (la prĂ©sence des traces de l’ancienne ville Ă  Nantes, l’ancrage du passĂ© dans la vie actuelle… VOIR notre reportage vidĂ©o : L’opĂ©ra pour les lycĂ©ens) ou plus proche de nous, les sujets dĂ©nonçant la tyrannie et la terreur des systèmes autoritaires tels qu’ils percent dans le premier opĂ©ra de François Paris produit en crĂ©ation mondiale (avril et mai 2016), Maria Republica (reportage vidĂ©o complet rĂ©alisĂ© par classiquenews.com en mai dernier Ă  Nantes).

LOHENGRIN DE WAGNER… La nouvelle saison d’Angers Nantes OpĂ©ra totalise ainsi 6 productions lyriques, chacune marquant manifestement une partie du rĂ©pertoire musical. Pleins feux d’abord sur Wagner, -rare mais toujours puissant Ă  Nantes et Angers : le dernier spectacle wagnĂ©rien concernait la meilleure mise en scène et depuis inĂ©galĂ©e d’Olivier Py : Tristan und Isolde et sa formidable machinerie. Ainsi, le 16 septembre Ă  Nantes (La CitĂ©) puis le 20 au Centre de congrès d’ Angers (soit les plus grandes salles de la rĂ©gion), affichent Lohengrin, en version de concert -, une invitation Ă  ne se concentrer que sur l’Ă©blouissante musicalitĂ© chambriste de la partition : vrai dĂ©fi pour l’orchestre appelĂ© Ă  en relever les dĂ©fis et subtilitĂ©s (Orchestre national des Pays de la Loire sous la direction de Pascal RophĂ©). Avec dans les rĂ´les du quatuor vocal central : Daniel Kirch (Lohengrin), Juliane Banse (Elsa) pour le couple “blanc”, Robert Hayward (Talramund) et l’Ă©blouissante Catherine Hunold (Ortrud) pour le couple noir vouĂ© au mal. Saluons la scène nantaise et angevine d’offrir un grand rĂ´le Ă  Catherine Hunold, mezzo onctueux, puissant, charnel qui nous avait saisi dans la recrĂ©ation Ă  Tours de BĂ©rĂ©nice de Magnard (VOIR notre reportage vidĂ©o : BĂ©rĂ©nice de Magnard, avril 2014), et rĂ©cemment dans un cd incontournable : Cantates de Paul Dukas dont elle assurait Ă  elle seule la qualitĂ© du cycle enregistrĂ© / cf. cantate SĂ©mĂ©lĂ© de 1889).

LA GUERRE DES THEATRES… Du 30 septembre au 14 octobre 2016, place après le Wagner mĂ©diĂ©val, aux querelles des théâtres baroques au XVIIIè, quand La ComĂ©die Française et l’OpĂ©ra rivalisent d’imagination pour faire obstruction Ă  la verve piquante et de plus en plus populaire des spectacles de la Foire, c’est Ă  dire de l’opĂ©ra comique. La Guerre des Théâtres d’après La Matrone d’Ephèse de Fuzelier (1714) met en scène la rivalitĂ© des institutions parisiennes entre elles oĂą jaillit l’essor irrĂ©pressibles de l’OpĂ©ra-Comique. L’Ă©quipe des LunĂ©siens portĂ©e par l’excellent et audacieux baryton Arnaud Marzorati dĂ©fend une scène drĂ´le, parodique, dĂ©lirante aussi (associant personnages sĂ©rieux français et figures de la Commedia dell’arte) dont le charme tient essentiellement au mĂ©lange savoureux des genres. Classiquenews a filmĂ© plusieurs extraits de ce spectacle convaincant qui restitue la genèse difficile de l’OpĂ©ra-Comique au XVIIIè.

ORPHEE AUX ENFERS… Dernier spectacle 2016 et pour les fĂŞtes, soit du 22 novembre Ă  Nantes puis du 14 au 18 dĂ©cembre Ă  Angers, la verve d’Offenbach investit les scènes lyriques des deux théâtres, prolongement Ă©vident du Fuzelier impertinent de La Guerre des théâtres. OrphĂ©e aux enfers (crĂ©Ă© en 1858, rĂ©visĂ© en 1874) est un opĂ©ra parodique et comique qui Ă©gratigne sĂ©rieusement les divinitĂ©s de l’Olympe, grâce au gĂ©nie d’Offenbach …Sous la direction de Laurent Campellone, et dans la mise en scène de Ted Huffman, plusieurs chanteurs de la gĂ©nĂ©ration habituellement “baroqueuse” prennent le chant en main, dessinant de brĂ»lantes et prometteuses individualitĂ©s : ainsi entre autres, Jennifer Courcier (Cupidon), Mathias Vidal (AristĂ©e, Pluton), Marc Mauillon (Mercure)… ces deux derniers ayant Ă©tĂ© particulièrement distinguĂ©s par la rĂ©daction de classiquenews grâce Ă  leur dernier rĂ©cital / enregistrement discographique, rĂ©alisĂ©s d’une main de maĂ®tre (Mathias Vidal : Grands Motets de Mondonville sous la direction de l’excellent chef hongrois György Vashegyi, clic de classiquenews d’avril 2016 — Marc Mauillon chante le premier bel canto florentin : “li due Orfei”, Caccini et Peri, clic de classiquenews d’avril 2016).

LITTLE NEMO en crĂ©ation... Le propre d’Angers Nantes OpĂ©ra chaque nouvelle saison est de nous surprendre avec une nouvelle crĂ©ation ou un ouvrage connu (ou pas) du XXème siècle : dĂ©but 2017, ne manquez pas ainsi, le nouveau spectacle “pour enfants”, intitulĂ© “Little Nemo“, qui en rĂ©alitĂ© s’adresse Ă  tous les publics, aux jeunes et Ă  leurs parents… L’opĂ©ra inĂ©dit revisite le mythe crĂ©Ă© entre 1905 et 1914 et sous forme d’un feuilleton dans la presse New Yorkaise, il y a donc presque un siècle… mais ici le jeune hĂ©ros a grandi et 40 ans plus tard s’interroge sur ce qu’il est devenu (un trader dĂ©sabusĂ© qui a tuĂ© son humanitĂ©), ayant perdu Ă  tort ou Ă  raison, son âme d’enfant. L’opĂ©ra en crĂ©ation mondiale est mis en musique par David Chaillou sur le canevas dramatique et poĂ©tique conçu par Olivier Balazuc et Arnaud Delalande. Première Ă  Nantes, le 14 janvier 2017 (puis 18 et 21 suivants), puis en mars (22 et 24) Ă  Angers.

LES NOCES DE FIGARO… Ils sont les metteurs en scène vedette d’Angers Nantes OpĂ©ra grâce Ă  une coopĂ©ration rĂ©gulière et qui a produit de superbes rĂ©alisations visuelles et dramatiques : Tosca, Falstaff, Le Château de Barbe-Bleue, L’Affaire Makropoulos, plus rĂ©cemment Don Giovanni et donc, cette saison : Les Noces de Figaro, nouvelle production mozartienne Ă  l’affiche du Théâtre Graslin de Nantes, les 6, 8, 10, 12 et 14 mars 2017, puis Ă  Angers (5,7, 9 avril). Patrice Caurier et Moshe Leiser sont des passionnĂ©s de théâtre, habitĂ©s par le souci du dĂ©tail, hantĂ©s par la cohĂ©rence dramaturgique jusqu’au moindre geste. Pour Jean-Paul Davois qui les invite presque Ă  chaque saison, le duo façonne souvent des productions miraculeuses qui touchent par leur cohĂ©rence et leur impact psychologique. Leur Don Giovanni la saison dernière avait marquĂ© les esprits par la cruditĂ© et la violence dĂ©voilĂ©es dans les rapports amoureux et les situations. Lumière directe et blanche, barbarie ordinaire au pied d’une barre d’immeuble oĂą la cage d’ascenseur dĂ©signe un dĂ©senchantement Ă  l’oeuvre, qu’en sera-t-il pour Les noces, cet opĂ©ra des femmes d’après Beaumarchais ?

LA DOUBLE COQUETTE : BAROQUE ET CONTEMPORAIN… Enfin l’ultime production prĂ©sentĂ©e par Angers Nantes OpĂ©ra en mai 2017 (10 et 11 Ă  Nantes puis du 15 au 20 mai Ă  Angers) offre un mariage particulièrement rĂ©ussi entre Ă©criture baroque et Ă©criture contemporaine, fusionnĂ©es en un spectacle unique d’une vocalitĂ© continue, passionnante. Un disque (Les Troqueurs; La Double Coquette) a mĂŞme Ă©tĂ© dĂ©jĂ  publiĂ© (et critiquĂ© par la RĂ©daction de Classiquenews) : GĂ©rard Pesson complète dans une style original et complĂ©mentaire la partition imaginĂ©e au XVIIIè par Antoine Dauvergne (1753), disciple du grand Rameau : La Double Coquette… contre la perversitĂ© manipulatrice de son fiancĂ© Damon, l’intelligente Florise n’hĂ©site pas Ă  se travestir (en Dariman) pour mieux perdre l’impudent qui pensait sĂ©duire Clarice. On connaĂ®t le jeu des illusions et des faux semblants sur l’Ă©chiquier amoureux : mais ici la perte des repères et le trouble s’immiscent Ă  mesure que le jeu des Ă©critures musicales, entre Dauvergne et Pesson, intensifie leur imbrication. Cette Double Coquette est aussi une histoire de double Ă©criture… pour le plus grand plaisir du spectateur qui s’en trouve dĂ©licieusement trompĂ©. Par l’ensemble sur instruments d’Ă©poque, Amaryllis (Spectacle crĂ©Ă© en 2014 Ă  Besançon).

 

 

 

Angers Nantes OpĂ©ra, temps forts de la saison 2016 – 2017. Toutes les infos et les modalitĂ©s de rĂ©servation sur le site d’ANGERS NANTES OPERA

VOIR aussi notre grand entretien vidĂ©o avec Jean-Paul Davois Ă  propos de la nouvelle saison lyrique d’Angers Nantes OpĂ©ra, saison 2016-2017 : prĂ©ambule : l’opĂ©ra c’est de la musique et du théâtre, prĂ©sentation des 6 productions

 

 

 

DAVOIS-jean-paul-classiquenews-angers-nantes-opera-ANO-582-JPDAVOIS1-copyright-Vincent-Jacques-NBAUTRE SUJET VIDEO avec Jean-Paul Davois : “CULTURA, les professionnels de la culture prennent la parole”, Jean-Paul Davois dresse le bilan culturel en France à  travers Angers Nantes Opéra… Le régime des intermittents : quel accord, quels enjeux ? La réforme des territoires, les subventions, le futur d’Angers Nantes Opéra comme Syndicat mixte dans l’échiquier géopolitique et Nantes Métropole, y-a-t-il une crise de la Culture en France ? … grand entretien politique et culturel par la Rédaction de classiquenews.com

 

 

 

 

Ermonela Jaho chante Madame Butterfly sur France 5

pucciniFRANCE 5. Le 13 juillet 2016, 20h55. Mikko Franck dirige Madama Butterfly de Puccini, aux ChorĂ©gies d’Orange.  Un Ă©vĂ©nement suffisamment important pour ĂŞtre diffusĂ© en direct sur France 3, France 5 et culturebox simultanĂ©ment. Il est vrai que le chef finnois sait embraser un orchestre, insufflant une puissance irrĂ©sistible sans jamais sacrifier la ciselure instrumentale : une attention parfaite d’autant plus adaptĂ©e Ă  la palette orchestrale du Puccini, immense orchestrateur dont les couleurs et les atmosphères, dans Madama Butterfly ou dans Turandot (son autre opĂ©ra oriental, mais celui-ci se dĂ©roulant en Chine) Ă©galent les meilleurs peintres de son temps. Madame Butterfly, l’opĂ©ra japonais de Giacomo Puccini fait les beaux soirs du Théâtre antique d’Orange, par l’Orchestre philharmonique de Radio France, accompagnĂ© des chĹ“urs des opĂ©ras d’Avignon, Nice et Toulon sous la direction de l’excellent Mikko Franck, – chef charismatique taillĂ© pour le souffle lyrique et qui a prĂ©cĂ©demment marquĂ© les esprits Ă  Orange dĂ©jĂ , dans une Tosca (du mĂŞme Puccini), Ă  la fois grandiose et psychologique. Nagasaki, 1904. Un jeune officier amĂ©ricain de passage, Benjamin Franklin Pinkerton Ă©pouse une geisha de quinze ans, Cio-Cio-San (en japonais « Madame Papillon »). Simple divertissement exotique ou parodie nuptiale sans consĂ©quence pour lui, le mariage est pris très au sĂ©rieux par la jeune Japonaise. D’autant qu’après la cĂ©rĂ©monie, Cio Cio San tombe rapidement enceinte… mais l’insouciant jeune officier repart en AmĂ©rique. EspĂ©rant son retour, elle lui reste fidèle et refuse de nombreuses propositions de mariage. Trois ans plus tard, Pinkerton revient au Japon avec sa nouvelle Ă©pouse amĂ©ricaine. Quand Cio-Cio-San comprend la situation, – Pinkerton est mĂ©rite Ă  une autre et l’a donc tout simplement abandonnĂ©e, elle leur abandonne son enfant et se donne la mort par jigai en se poignardant.

 

 

 

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Dans le rĂ´le-titre de la tragique et bouleversante geisha, la soprano albanaise Ermonela Jaho incarne les blessures d’une hĂ©roĂŻne sacrifiĂ©e ; en elle, se cristallise les contradictions d’une sociĂ©tĂ© conquĂ©rante au fort parfum colonialiste, s’autorisant ainsi ce qui pourrait ĂŞtre assimilĂ© Ă  de la prostitution organisĂ©e ou au tourisme sexuel… l’officier amĂ©ricain prend du bon temps sans penser Ă  consĂ©quence ; c’est pourtant tout un destin qui se joue pour la jeune femme. Le jeune tĂ©nor Brian Hymel chante la partie de l’officier amĂ©ricain Pinkerton. Rares les chefs capables de finesse orientaliste, et sous la couleur exotique, de profondeur psychologique. La sincĂ©ritĂ© du rĂ´le de Butterfly, la vĂ©ritĂ© qui Ă©mane de façon bouleversante de la fameuse scène de son suicide est l’un des temps forts de l’opĂ©ra italien parmi les plus intenses jamais Ă©crits pour la scène. Avec LiĂą (Turandot), Mimi (La Bohème), Cio Cio San Ă©claire dans l’écriture de Puccini, ce souci de vĂ©ritĂ© psychologique dĂ©diĂ© aux femmes spĂ©cifiquement, figures angĂ©liques et tragiques et sacrifiĂ©es mais d’une grandeur morale sans pareille. La soirĂ©e du mercredi 13 juillet 2016 est le temps fort des ChorĂ©gies d’Orange 2016.

France 5, en direct d’Orange. Puccini : Madame Butterfly. Mercredi 13 juillet 2016 sur France 5 à 20h30 et sur culturebox.fr/choregies

logo_france_3_114142_wideGENESE… Au cours de l’été 1900, Puccini tombe en admiration devant la pièce de David Belasco, Madame Butterfly, adaptée d’une nouvelle de John Luther, plagiat du roman de Pierre Loti, Madame Chrysanthème. Les librettistes attitrés de Puccini, Illica et Giacosa, transposent pour la scène lyrique, ce drame exotique. Le compositeur tenait à un drame en deux actes, mais Giacosa était persuadé qu’une articulation en trois actes était préférable. L’opéra fut présenté en deux actes à la Scala de Milan en février 1904. Ce fut un échec retentissant pour Puccini. L’œuvre disparut, détruite par la critique. Puccini tint compte néanmoins des avis exprimés et des réserves des auditeurs ; il remania son opéra en trois actes et le présenta dans sa version revisitée en mai 1904 à Brescia. Dans sa seconde version, l’ouvrage connut cette fois un triomphe qui n’a jamais faibli.

France 5 et culturebox le 13 juillet 2016 — en direct d’Orange sur France Musique, mardi 12 juillet 2016, 20h30. Puccini : Madame Butterfly. DurĂ©e : 2h20mn- PrĂ©sentation : Claire Chazal – Direction musicale : Mikko Franck – Mise en scène : Nadine Duffaut – ScĂ©nographie : Emmanuelle Favre

A voir ensuite sur France 3, deux soirĂ©es spĂ©ciales consacrĂ©es aux ChorĂ©gies d’Orange avec notamment la diffusion du Requiem de Verdi et de La Traviata de Verdi.

Ermonela Jaho… la diva dont on parle. Certains en France ne la connaissent pas encore vraiment : Ermonela Jaho, né en Albanie en 1974. Sa prochaine performance en Cio Cio San dans Madama Butterly de Puccini à Orange (9 et 12 juillet 2016, sous la direction de l’excellent Mikko Franck, actuel directeur musical du Philharmonique de Radio France) pourrait bien être une opportunité pour se faire connaître du grand public et des mélomanes en général.

 

 

ERMONELA JAHO, une CIO CIO SAN ATTENDUE

 

 

Ermolena Jaho chante Butterfly Ă  Orange

 

 

Pourtant la soprano albanaise s’est déjà produite aux Chorégies d’Orange (Michaëla dans Carmen en 2008 c’était elle). Ermonela Jaho connaît bien le rôle de la jeune geisha trompée sacrifiée et finalement suicidaire : elle l’a chanté dès 2015 à l’Opéra Bastille dans la mise en scène de Bob Wilson.  Une vision pourtant statique, et peut-être trop distanciée qui n’a pas empêché la diva d’exprimer avec une rare intensité la jeunesse, la douceur, la tendresse désarmante d’une amoureuse sincère à laquelle le monde des hommes ment en permanence… Car c’est une jeune femme, adolescente encore (16 ans)…. comme Manon Lescaut (de Puccini, un rôle qu’elle vient d’aborder en avril 2016 à Munich) ou encore La Traviata (Violetta Valéry), autant d’héroïnes tragiques et irrésistibles à l’opéra, qui sont de très jeunes idoles.  Le chant tout en ciselure et finesse vocale devrait convenir à la soprano particulièrement exposée les 9 et 12 juillet prochains : un nouveau défi dans sa carrière, et certainement une revanche à prendre pour celle à qui on avait dit qu’elle y laisserait sa voix. Pourtant après les Tebaldi, Scotto, Freni… Ermonela Jaho ne s’en laisse pas compter et chante toujours en 2016, un rôle taillé pour elle; un rendez vous à ne pas manquer cet été 2016 à Orange.

 

Après Cio CIo San, Ermonela Jaho revient à Paris, Opéra Bastille, pour y chanter Antonio des Contes d’Hoffmann (3-27 novembre 2016). Rappelons que la soprano albanaise a fait ses débuts à l’Opéra Bastille dans La Traviata en 2014 déjà.

 

 

 

 

PARIS : le Festival MEZZO commence ce soir

PARIS-MEZZO-festival-2016-582-600-classiquenews-presentation-account-ofPARIS. Festival PARIS MEZZO: 1er-24 juin 2016. Il manquait à Paris un vrai grand festival, à la fois exigeant, et aussi éclectique, servant TOUS les répertoires (du Baroque au contemporain), plusieurs lieux et site emblématiques de la Capitale, et diverses formes musicales (chœur, musique de chambre, voix, orchestre…) programmées. C’est chose faite avec le nouveau Festival Paris Mezzo, qui donc affiche du 1er au 24 juin prochains : le violonistes Nemanja RADULOVIC, les chanteurs Charles CASTRONOVO, Ermonela JAHO ; le joueur de mandoline, mais aussi Avi AVITAL, Beatrice RANA, Yan LEVIONNOIS, et le choeur TENEBRAE … soit 5 grands concerts dans 4 lieux mythiques de la capitale : Les Folies Bergère, le Théâtre des Champs-Elysées, la Salle Gaveau, la Sainte-Chapelle… Toutes les infos, la billetterie :
www.festivalparismezzo.mezzo.tv

 

 

Festival PARIS MEZZO

5 grands concerts / 4 lieux mythiques de la capitale :
Les Folies Bergère,
le Théâtre des Champs-Elysées,
la Salle Gaveau,
la Sainte-Chapelle.

détail des programmes des 5 dates événements

Mercredi 1er juin 2016, 20h,
Folies Bergère
Nemanja RADULOVIĆ, violon
Laure Favre-Kahn, piano
Double Sens
Pièces pour violon et orchestre à cordes de Bach, Vivaldi, Brahms, Dvorak, Prokofiev, Tchaikovski, Chostakovitch, Khachatourian, Williams et Monti

Mardi 7 juin juin 2016, 20h,
Théâtre des Champs-Elysées
Ermonela JAHO
Charles CASTRONOVO
Orchestre national d’Île-de-France
Marco Zambelli
Airs et duos d’opéras français et italiens

Mercredi 15 juin 2016, 20h30,
Salle Gaveau
Beatrice RANA, piano
Yan LEVIONNOIS, violoncelle
Pierre Fouchenneret, violon
Guillaume Chilemme,
violon Marie Chilemme, alto
Pièces pour violoncelle, piano et trio à cordes de Frédéric Chopin et Franz Schubert

Lundi 20 juin 2016, 20h30,
Salle Gaveau
Avi AVITAL, mandoline
Camille POUL, soprano
Academy of Ancient Music
Pièces pour mandoline et cordes d’Antonio Vivaldi et Giovanni Paisiello – Mélodie traditionnelle

Vendredi 24 juin 2016, 20h30,
Sainte-Chapelle
Chœur TENEBRÆ,
Nigel Short, direction
Airs de Lobo, Purcell, Tallis, Lotti, Allegri, Tavener, Sheremetiev, Holst, Whitacre, Harris

http://festivalparismezzo.mezzo.tv

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OPERA NATIONAL DE PARIS. En 2016, l’impact des grèves à l’Opéra de Paris produit déjà des pertes de 2 millions d’euros

stephane-lissner-1_5206207Environ 2 millions d’euros de pertes pour l’OpĂ©ra national de Paris en 2016. En 2016, le bilan de l’OpĂ©ra national de Paris sera difficile : les grèves produisent un dĂ©ficit inquiĂ©tant de l’Institution parisienne, l’une des plus subventionnĂ©es du pays. Dans une lettre adressĂ©e aux collaborateurs, datĂ©e de fin mai 2016, le directeur StĂ©phane Lissner tire la sonnette d’alarme, soulignant les consĂ©quences budgĂ©taires des mouvements sociaux dĂ©cidĂ©s pour manifester contre la loi Travail, mais aussi les risques que cela entraĂ®ne pour la sĂ©curitĂ© des Ă©quipes artistiques, sans omettre les troubles et dysfonctionnement qui gĂŞnent considĂ©rablement la prĂ©paration sereine des artistes pour la rĂ©ussite des productions programmĂ©es (une prĂ©gĂ©nĂ©rale annulĂ©e est une sĂ©ance de travail empĂŞchĂ©e)… Madame Butterfly, PlatĂ©e, Iolanta, comme l’avant-première de Rigoletto (destinĂ© aux jeunes publics), l’Orfeo de Monteverdi prĂ©sentĂ© par l’AcadĂ©mie de l’OpĂ©ra… ont souffert d’annulations, au total 8 spectacles ont du ĂŞtre suspendus depuis le dĂ©but 2016.  Les pertes de billetterie s’élèvent dĂ©jĂ  autour de 1, 4 millions d’euros, sans compter les pertes annexes, au dĂ©triment de l’activitĂ© commerciale habituellement constatĂ©e pendant les soirs de reprĂ©sentations (bars, programmes, boutiques…), sans compter les consĂ©quences sur les soirĂ©es liĂ©es aux actions de mĂ©cĂ©nat, sans omettre non plus le doute que la situation fait peser sur les acheteurs de billets pour les spectacles Ă  venir : le spectacle aura-t-il bien lieu ?

 

 

 

OPERA NATIONAL DE PARIS. En 2016, l’impact des grèves à l’Opéra de Paris produit déjà des pertes de 2 millions d’euros

 

 

LISNER opera national de paris actualites infos CLASSIQUENEWS Stephane-Lissner-photo-DR_exact783x587_l.jpg_exact783x587_lStĂ©phane Lissner ajoute : « Enfin, je me dois de vous dire que la fragilisation de l’équilibre Ă©conomique de notre Ă©tablissement en 2016 aura des consĂ©quences sur notre capacitĂ© Ă  investir au cours des prochaines annĂ©es. De nombreux projets touchant la modernisation de nos théâtres et l’amĂ©lioration de la sĂ©curitĂ© pourraient ĂŞtre rendus impossibles ». Et plus loin, comme conclusion : « Le droit de grève est un droit constitutionnel. C’est aussi pour cela que la direction a toujours maintenu le dialogue avec les organisations syndicales et qu’elle est prĂŞte Ă  rechercher d’autres modes d’expression des salariĂ©s que la fermeture du théâtre ». Objectivement, les pertes ainsi constatĂ©e empĂŞcheront une partie des travaux d’amĂ©lioration technique des Ă©quipements et d’autres chantiers liĂ©s Ă  la sĂ©curitĂ©. Dont Acte.

 

 

RÉSERVEZ. Le meilleur moyen pour soutenir le travail artistique des Ă©quipes de l’OpĂ©ra national de Paris est de maintenir le taux d’achat de billet coĂ»te que coĂ»te malgrĂ© les risques d’annulation dans le climat social tendu que nous connaissons … Consultez rĂ©gulièrement le site de l’OpĂ©ra national de Paris pour connaĂ®tre en temps rĂ©el l’Ă©tat des spectacles maintenus… A l’affiche actuellement :

LE ROI LEAR d’Aribert Reimann à l’Opéra Bastille, jusqu’au 12 juin 2016 

GISELLE au Palais Garnier, jusqu’au 14 juin 2016

LA TRAVIATA jusqu’au 29 juin 2016

 

Opéra magazine, juin 2016. Elza van den Heever

OPERA-MAGAZINE-JUIN-2016-presentation-classiquenews-opera-magazine-juin-2016-elza-van-den-HeeverOPERA MAGAZINE juin 2016 : Elza van der Heever, Ă  la une. Grand Entretien : la soprano Elza van den Heever. Après avoir triomphĂ© dans Don Carlo Ă  l’OpĂ©ra National de Bordeaux, en septembre dernier, la soprano franco-sud-africaine, dĂ©sormais lancĂ©e dans une grande carrière internationale, retrouve Elisabetta Ă  l’OpĂ©ra National du Rhin, Ă  partir du 17 juin, dans une nouvelle production de Robert Carsen. Un rĂ´le qui lui va comme un gant, Ă  l’instar d’une autre cĂ©lèbre Elisabetta, celle de Maria Stuarda, oĂą elle vient Ă  nouveau de rallier tous les suffrages au Metropolitan Opera de New York. Rencontres. Carlo Fuortes : EntrĂ© en fonctions le 21 dĂ©cembre 2013, au moment oĂą l’institution s’enfonçait dans la crise, le surintendant du Teatro dell’Opera de Rome a remis le navire Ă  flot : augmentation du nombre de reprĂ©sentations, recettes en hausse… Il explique les raisons de son succès. Scott Hendricks : Après Macbeth, Un ballo in maschera, La traviata, Il trovatore et Salome, le baryton amĂ©ricain revient Ă  Bruxelles pour Sweeney Todd qui, Ă  partir du 14 juin, remplace la crĂ©ation mondiale de Frankenstein initialement annoncĂ©e. Puis ce sera le retour Ă  Macbeth, le 13 septembre. Jeune talent : la soprano Chiara Skerath. La soprano belgo-suisse, qui vient d’achever Ă  l’OpĂ©ra Royal de Versailles la tournĂ©e europĂ©enne du Lucio Silla dirigĂ© par Laurence Equilbey, abordera Zerlina dans Don Giovanni au Théâtre Royal de Drottningholm, le 13 aoĂ»t prochain, avec Marc Minkowski au pupitre.

Anniversaire : la baryton Giuseppe Taddei

Disparu en 2010, le baryton italien aurait fêté ses 100 ans, le 26 juin. L’occasion de rendre hommage à celui qui demeure l’un des plus grands chanteurs italiens de la deuxième moitié du XXe siècle, aussi à l’aise dans les emplois comiques que tragiques, de Mozart à Puccini, en passant par Rossini, Bizet, Verdi et Tchaïkovski.

Reportage. Les 25 ans du programme « Dix Mois d’École et d’Opéra »

Créé en 1991 par l’Opéra National de Paris, en partenariat avec l’Éducation Nationale, et réservé aux élèves relevant de l’Éducation prioritaire, le programme « Dix Mois d’École et d’Opéra » fait le pari que révéler à ces jeunes, issus de quartiers défavorisés, un monde de beauté dont ils n’ont aucune idée ou dont ils se sentent écartés, peut être un bon moyen de briser la spirale de l’échec et de l’exclusion, en leur redonnant le goût de l’apprentissage et de l’effort. Opéra Magazine est allé enquêter sur place, au contact des intéressés, pour constater à quel point cette initiative est un incontestable succès, en ouvrant parallèlement ses colonnes à Catherine Ferrant, déléguée générale de la Fondation Total, le mécène privé sans lequel rien n’aurait été possible.

Comptes rendus : Les scènes, concerts, récitals et concours.

Guide pratique : La sélection CD, DVD, livres et l’agenda international des spectacles.

OPERA MAGAZINE juin 2016 : Elza van der Heever, Ă  la une. Parution : mercredi 1er juin 2016.

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FESTIVALS 2016. Le Festival Musique et Mémoire 2016 célèbre les 400 ans de FROBERGER

froberger-johann-vignette-580-portraitFESTIVALS 2016. 400 ans de FROBERGER. Hommage et cĂ©lĂ©bration par le Festival Musique et MĂ©moire 2016. Joyeux anniversaire Monsieur Froberger ! Il y a exactement 400 ans naissait Ă  Stuttgart, le 18 mai 1616, Froberger, musicien voyageur Ă  la vie mystĂ©rieuse et aventureuse digne d’un roman. Le festival Musique et MĂ©moire, en Haute-SaĂ´ne, cĂ©lèbre le gĂ©nie oubliĂ© d’un Baroque saisissant, cet Ă©tĂ© (du 15 au 31 juillet 2016) avec l’ensemble Les Cyclopes, le Duo Coloquintes, les clavecinistes Julien Wolfs et Jean-Luc Ho… Froberger est d’autant plus lĂ©gitime en Haute-SaĂ´ne qu’il passa la fin de sa vie au château d’HĂ©ricourt auprès de la princesse Sybille de Wurtemberg… Une Ă©vocation spĂ©cifique de sa prĂ©sence in loco, grâce Ă  l’implication du Festival Musique et MĂ©moire, permettra de mesurer l’immense apport d’un compositeur passionnĂ© par le clavier, portĂ© par un exigence artistique sans bornes… Temps forts entre autres commĂ©morant l’anniversaire de Froberger et sa prĂ©sence active en France : RĂ©cital Forberger (Julien Wolfs, le 16 juillet), Voyages et vie secrète de Froberger par l’ensemble Les Cyclopes (les 20, 21, 22, 23 et 24 juillet 2016)…

 
 
 

Festival Musique et Mémoire 2016
 — 23e édition, du 15 au 31 juillet
 : Joyeux anniversaire Monsieur Froberger !
 Toute la programmation sur le site du Festival Musique et Mémoire

LIRE aussi notre présentation et nos temps forts du Festival Musique et mémoire 2016

VOIR aussi le grand reportage vidéo du Festival Musique et mémoire 2015 : l’ensemble en résidence Les Timbres ressuscite l’opéra Proserpine de Lully

 

 

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Livres, annonce. György Ligeti par Karol Beffa (Fayard)

ligeti gyorgy par karol beffa editions fayard critique compte rendu annonce Classiquenews9782213701240-001-X_0Livres, annonce. György Ligeti par Karol Beffa (Fayard). Publication Ă©vènement au rayon “biographies” : le compositeur contemporain Karol Beffa dĂ©die une nouvelle biographie au compositeur nĂ© hongrois György Ligeti (1923-2006) et qui dut quitter son pays en 1956, après l’occupation par les chars russes de Budapest. En terre germanique (Vienne, Cologne, Hambourg…), Ligeti devient Ligeti, crĂ©ateur douĂ© d’une intelligence remarquable, d’une culture illimitĂ©e et d’une exigence musicale exceptionnelle. Il a composĂ© comme un Ă©crivain, dans la lignĂ©e de Bartok, au carrefour d’esthĂ©tiques diverses (post schoenbergienne, sĂ©rielle, spectrale…), toujours supĂ©rieurement maĂ®trisĂ©es. Combinant Ă  sa grande Ă©rudition, les ferments d’un instinct sĂ»r colorĂ© par un esprit facĂ©tieux “dada”, Ligeti s’est tenu Ă  bonne distance des dogmatisme et des concepts fumeux pseudo expĂ©rimentaux… Il incarne une trajectoire Ă  part, celle d’une personnalitĂ© totale. Admirateur, le compositeur Karoll Beffa complète une sĂ©rie de travaux prĂ©cĂ©dents, plutĂ´t convaincants mais majoritairement d’auteurs britanniques, Ă©lucidant de nombreux aspects de l’oeuvre de Ligeti (comme de sa personnalitĂ© et de ses goĂ»ts) jusque lĂ  peu abordĂ©s : le dernier Ligeti, son amour du timbre, les clĂ©s pour comprendre la quĂŞte musicale dans son ensemble. L’auteur du Grand Macabre (1974-1977) ne pouvait trouver ici meilleur avocat. Prochaine grande critique dĂ©veloppĂ©e dans le mag cd, dvd, livres de CLASSIQUENEWS.

 

 

 

 

 

Livres, annonce. György Ligeti par Karol Beffa, éditions Fayard, 464 pages. Parution annoncée le 18 mai 2016.

 

 

 

 

Les 75 ans de Christophe Eschenbach sur ARTE

Eschenbach-Christoph-13ARTE. Dimanche 15 mai 2016, 18h30. 75 ans de Christoph Eschenbach. Les Musiciens du Festival allemand Schleswig-Holstein (fondĂ© en 1986 par Leonard Bernstein) jouent sous sa direction, puissante, acĂ©rĂ©e, affĂ»tĂ©e, Tchaikovsky et Richard Strauss en un programme hautement dramatique, symphonique et lyrique. En 2015, habituĂ© du Festival germanique, le pianiste et chef d’orchestre Christoph Eschenbach (nĂ© le 20 fĂ©vrier 1940). Au programme de ce concert intense et passionnĂ©, la scène de la lettre oĂą Tatiana, jeune amoureuse encore juvĂ©nile et fraĂ®che dĂ©clare son amour Ă  Eugène OnĂ©guine, aventurier cynique dĂ©sabusĂ© bien loin de partager les mĂŞmes sentiments Ă  ce stade de l’action (extrait de l’opĂ©ra Eugène OnĂ©guine de Tchaikovski, avec la soprano Michaela Kaune), puis Suite symphonique du Chevalier Ă  la rose / Der Rosenkavalier de Richard Strauss… Lang Lang ayant annulĂ© sa prĂ©sence Ă  la dernière minute, Christoph Eschenbach prend sa place au piano lors de ce concert anniversaire.

Rediffusion le 2 juin 2016 Ă  5h10.

PARIS. Festival PARIS MEZZO

PARIS-MEZZO-festival-2016-582-600-classiquenews-presentation-account-ofPARIS. Festival PARIS MEZZO: 1er-24 juin 2016. Il manquait à Paris un vrai grand festival, à la fois exigeant, et aussi éclectique, servant TOUS les répertoires (du Baroque au contemporain), plusieurs lieux et site emblématiques de la Capitale, et diverses formes musicales (chœur, musique de chambre, voix, orchestre…) programmées. C’est chose faite avec le nouveau Festival Paris Mezzo, qui donc affiche du 1er au 24 juin prochains : le violonistes Nemanja RADULOVIC, les chanteurs Charles CASTRONOVO, Ermonela JAHO ; le joueur de mandoline, mais aussi Avi AVITAL, Beatrice RANA, Yan LEVIONNOIS, et le choeur TENEBRAE … soit 5 grands concerts dans 4 lieux mythiques de la capitale : Les Folies Bergère, le Théâtre des Champs-Elysées, la Salle Gaveau, la Sainte-Chapelle… Toutes les infos, la billetterie :
www.festivalparismezzo.mezzo.tv

 

 

Festival PARIS MEZZO

5 grands concerts / 4 lieux mythiques de la capitale :
Les Folies Bergère,
le Théâtre des Champs-Elysées,
la Salle Gaveau,
la Sainte-Chapelle.

détail des programmes des 5 dates événements

Mercredi 1er juin 2016, 20h,
Folies Bergère
Nemanja RADULOVIĆ, violon
Laure Favre-Kahn, piano
Double Sens
Pièces pour violon et orchestre à cordes de Bach, Vivaldi, Brahms, Dvorak, Prokofiev, Tchaikovski, Chostakovitch, Khachatourian, Williams et Monti

Mardi 7 juin juin 2016, 20h,
Théâtre des Champs-Elysées
Ermonela JAHO
Charles CASTRONOVO
Orchestre national d’Île-de-France
Marco Zambelli
Airs et duos d’opéras français et italiens

Mercredi 15 juin 2016, 20h30,
Salle Gaveau
Beatrice RANA, piano
Yan LEVIONNOIS, violoncelle
Pierre Fouchenneret, violon
Guillaume Chilemme,
violon Marie Chilemme, alto
Pièces pour violoncelle, piano et trio à cordes de Frédéric Chopin et Franz Schubert

Lundi 20 juin 2016, 20h30,
Salle Gaveau
Avi AVITAL, mandoline
Camille POUL, soprano
Academy of Ancient Music
Pièces pour mandoline et cordes d’Antonio Vivaldi et Giovanni Paisiello – Mélodie traditionnelle

Vendredi 24 juin 2016, 20h30,
Sainte-Chapelle
Chœur TENEBRÆ,
Nigel Short, direction
Airs de Lobo, Purcell, Tallis, Lotti, Allegri, Tavener, Sheremetiev, Holst, Whitacre, Harris

http://festivalparismezzo.mezzo.tv

PARIS-MEZZO-festival-2016-582-600-classiquenews-presentation-account-of

Publications. OpĂ©ra magazine n°117 – mai 2016. En couverture DIANA DAMRAU

opera magazine mai 2016 sommaire couverture presentation par classiquenews CLIC de classiquenews 117Publications. OpĂ©ra magazine n°117 – mai 2016. En couverture, Grand Entretien : La soprano Diana Damrau en vedette… Printemps et Ă©tĂ© 2016 sous le signe du bel canto pour la cantatrice allemande… Ă€ peine sortie d’une nouvelle production de Lucia di Lammermoor, au Covent Garden de Londres, elle retrouve l’hĂ©roĂŻne de Donizetti pour une mini-tournĂ©e du Teatro Regio de Turin, qui fera Ă©tape au Théâtre des Champs-ÉlysĂ©es, le 27 mai. Puis, Ă  partir du 14 juillet, elle sera Elvira dans I puritani, au Teatro Real de Madrid, avant d’incarner, les 3 et 6 aoĂ»t, Violetta dans La traviata, aux ChorĂ©gies d’Orange. Un rĂ´le qu’elle a dĂ©jĂ  aborder sur la scène de l’OpĂ©ra Bastille dans la mise en scène de BenoĂ®t Jacquot…

CREATION, Rencontres

Peter Eötvös : Les 15 et 17 mai 2016, première mondiale scénique à avignon : le compositeur hongrois dirige Senza sangue, l’opéra qu’il a écrit pour servir de première partie au Château de Barbe-Bleue de Bel Bartok. Un événement à ne pas manquer, d’autant que Peter Eötvös sera également au pupitre, après l’entracte, du chef-d’œuvre de Bela Bartok.

Mariane Clément : À partir du 8 mai, à Strasbourg, puis du 3 juin, à Mulhouse, l’Opéra National du Rhin affiche, en création française, le deuxième opéra de Wagner. Longtemps méprisé, bien à tort, Das Liebesverbot (La Défense d’aimer) semble jouir désormais d’un regain de faveur.

Jean-Yves Rux : À partir du 17 mai, l’Opéra de Dijon redonne sa chance à Médée, le plus célèbre opéra de Luigi Cherubini, en français comme à sa création, en 1797, et avec l’alternance de morceaux chantés et de passages parlés. Il s’agira de la septième mise en scène lyrique de Jean-Yves Ruf.

Jeune talent : le baryton français Guillaume Andrieux… Les 10 et 12 mai, Ă  l’OpĂ©ra de Limoges, le baryton français, nommĂ© aux Victoires de la Musique classique 2016 dans la catĂ©gorie « RĂ©vĂ©lation artiste lyrique », reprend le rĂ´le du Chanteur de sĂ©rĂ©nades dans Les Caprices de Marianne de Sauguet, en tournĂ©e avec le CFPL. VOIR PellĂ©as et MĂ©lisande et  Aben Hamet dirigĂ© par Jean-Claude Malgoire avec Guillaume Andrieux, entretiens vidĂ©os avec Guillaume Andrieux : reportages vidĂ©os exclusifs classiquenews.com

Reportage : Un nouveau Mitridate à Bruxelles. Du 5 au 19 mai 2016, la Monnaie propose une nouvelle production du premier chef-d’œuvre serio de Mozart, dans le théâtre éphémère flambant neuf érigé sur le site de Tour & Taxis, qui accueillera ses spectacles jusqu’à la fin des travaux de rénovation du bâtiment historique. Opéra Magazine a suivi les premières répétitions, conduites par le duo de metteurs en scène Jean-Philippe Clarac/Olivier Deloeuil, choisi à l’issue d’un concours où s’étaient présentés quelque 110 candidats.

In memoriam : Nikolaus Harnoncourt. Disparu le 5 mars dernier, le chef autrichien a marqué de son empreinte l’histoire de l’interprétation, en particulier, pour ce qui concerne l’opéra, de Monteverdi et Mozart. Un legs aussi imposant qu’inégal, à la fois génial et irritant, qui a l’immense mérite de ne jamais laisser indifférent.

Comptes rendus

Les scènes, concerts et récitals.

Guide pratique

La sélection CD, DVD, livres et l’agenda international des spectacles.

OpĂ©ra magazine n°117 – mai 2016 : en couverture : la soprano Diana Damrau. Parution : mercredi 4 mai 2016. 

TĂ©lĂ©, ARTE. L’Ă©nigme SHAKESPEARE. DOcu Ă©vĂ©nement Ă  22h30

shakespeare william portrait 400 ans 2016 classiquenewsarte_logo_2013TĂ©lĂ©. ARTE. SHAKESPERE, SHAKESPEARE : qui ĂŞtes vous ? Etes vous l’auteur des pièces qui portent votre nom ? L’Ă©nigme Shakespeare en cette annĂ©e 2016 marquant le 400ème anniversaire de sa disparition, poursuit son cours ; elle accompagne mĂŞme toute biographie sĂ©rieuse… Shakespeare mis Ă  nu … Dimanche 24 avril 2016 : 22h45. Shakespeare mis Ă  nu, biographie. Quels sont les mystères autour du nom de Shakespeare. Arte fait le point sur les hypothèses tentant Ă  percer Ă  jour l’identitĂ© du poète dramaturge… Et si Shakespeare Ă©tait un prete nom et dĂ©signait un prince de la haute noblesse londonienne, fou de littĂ©rature et de théâtre ?90 mn. Incontournable.

arte_logo_2013Shakespeare mis Ă  nu … Dimanche 24 avril 2016 : 22h45. Dossier Shakespeare centenaire 2016. PrĂ©sentation complète : les Ă©lĂ©ments du dossier Shakespeare, quelle est l’enigne Shakespere / Shakespeare ? Dossier Shakespeare 2016 sur Classiquenews

 

OPERA : MARIA REPUBLICA, crĂ©ation Ă  Nantes jusqu’au 28 avril 2016

dépêche 
MARIA REPUBLICA, crĂ©ation Ă  Nantes, Théâtre Graslin, jusqu’au 28 avril 2016

 

 

 

CREATION majeure Ă  NANTES : MARIA REPUBLICA, rebelle mystique

 

 

C’est la production lyrique Ă  ne manquer sous aucun prĂ©texte ! Un opĂ©ra contemporain, engagĂ©, pacifiste, fraternel : Maria Republica inspirĂ© par Agustin Gomez-Arcos, rĂ©publicain antifranquiste forcenĂ©, est le nouvel opĂ©ra en crĂ©ation mondiale, prĂ©sentĂ© et commandĂ© par Angers Nantes OpĂ©ra dont le directeur gĂ©nĂ©ral, Jean-Paul Davois a assurĂ© les conditions de gestation et de rĂ©alisation. La première a eu lieu le 19 avril dernier sous la direction de l’excellent chef français Daniel Kawka, auquel nous devons une lecture fine et allusive de PellĂ©as et MĂ©lisande, sur la mĂŞme scène du Théâtre Graslin de Nantes.

Maria Republica est une partition captivante dont l’Ă©criture politique, subtile, scintillante dans la tradition debussyste est signĂ©e François Paris. C’est le premier opĂ©ra du compositeur qui a souhaitĂ© dĂ©dier son ouvrage Ă  tous ceux ceux qui s’opposent aux fascismes…

CREATION. MARIA REPUBLICA au Théâtre Graslin de NANTESDe fait, la putain rouge, condamnĂ©e parce qu’elle a contractĂ© la syphilis, accepte de rejoindre un monastère pour y ĂŞtre “rĂ©gĂ©nĂ©rĂ©e”, c’est Ă  dire reformatĂ©e. L’opĂ©ra plonge dans un univers carcĂ©ral et religieux, Ă©touffant et Ă©coeurant oĂą les sĹ“urs et leur mère RĂ©vĂ©rende s’adonnent sous le nom de la religion aux pires sĂ©vices et tortures. Maria dont les parents ont Ă©tĂ© tuĂ©s, dont l’enfance et l’innocence ont Ă©tĂ© dĂ©truites par un Ă©tat policier, se venge en feignant la soumission Ă  la règle monastique, terrible, effrayante, criminelle. La mise en scène de Gilles Rico (lĂ  aussi une première) invente un univers fascinant, entre cauchemar (Ă  la Goya, Ă  la Ken Russel) et onirisme car l’opĂ©ra mĂŞme engagĂ©, et politique, reste ici, et nul part ailleurs, une formidable machine esthĂ©tique. Production Ă©vĂ©nement. A ne pas manquer, jusqu’au 28 avril 2016. VOIR LE TEASER VIDEO MARIA REPUBLICA prĂ©sentĂ© par Angers Nantes OpĂ©ra

 

 

 

 

GRAND REPORTAGE VIDEO

CLASSIQUENEWS accompagne les grands événements lyriques de notre temps et soutient la création lyrique contemporaine.

CLASSIQUENEWS a Ă©lu “coup de coeur” la production de Maria Republica en crĂ©ation Ă  Nantes.

VOIR les 2 volets du GRAND REPORTAGE MARIA REPUBLICA par le studio CLASSIQUENEWS.COM :

VOLET 1 : le travail prĂ©paratoire avant la crĂ©ation (l’opĂ©ra avant l’opĂ©ra), rĂ©pĂ©tition orchestre, premières impressions par Gilles Rico et François Paris. Comment s’est dĂ©roulĂ© l’élaboration du premier opĂ©ra de François Paris, MARIA REPUBLICA crĂ©Ă© le 19 avril 2016 Ă  Nantes, Théâtre Graslin. Entretien avec François Paris (compositeur), Gilles Rico (Metteur en scène), Jean-Claude Fall (auteur du livret)… Reportage vidĂ©o exclusif © classiquenews.com 2016 — rĂ©alisation : Philippe Alexandre Pham

VOLET 2 : la rĂ©alisation finale : les thèmes de l’opĂ©ra, les personnages, l’Ă©criture musicale…  A quoi ressemble et quels sont les points de force du premier opĂ©ra de François Paris, MARIA REPUBLICA crĂ©Ă© le 19 avril 2016 Ă  Nantes, Théâtre Graslin. Entretien avec François Paris (compositeur), Gilles Rico (Metteur en scène), Jean-Claude Fall (auteur du livret)… Reportage vidĂ©o exclusif © classiquenews.com 2016 — rĂ©alisation : Philippe Alexandre Pham

 

 

 

RĂ©servations, informations, billetterie :

MARIA-REPUBLICA-creation-nantes-angers-nantes-opera-classiquenews-presentation-coup-de-coeur-clic-de-classiquenews

 

2016 : centenaire de Yehudi Menuhin

menuhin yehudi violon engagement review critique portrait classiquenews centenary centenaire 20162016 : centenaire Yehudi Menuhin. NĂ© en 1916 et dĂ©cĂ©dĂ© en 1999, le violoniste Yehudi Menuhin aurait eu 100 ans en 2016. De nombreuses parutions sont annoncĂ©es et le festival de GSTAAD, qu’il fondĂ© en 1957, cĂ©lèbre particulièrement le centenaire du musicien, dont la puretĂ© du son comme l’intĂ©gritĂ© humaine et l’engagement humaniste ont Ă©bloui le monde musical au XXème siècle. L’angĂ©lisme dĂ©chirant de l’innocence chez l’enfant prodige Ă  la virtuositĂ© Ă©tonnament prĂ©coce, puis les combats fraternels du citoyen du monde fondent ici une biographie en forme d’Ă©thique : la musique est d’abord un combat moral. Yehudi Menuhin comme Mitslav Rostropovitch incarne d’abord une conscience qui est exigence ; rien de marketing dans ses choix : tout converge vers l’Ă©tonnante cohĂ©rence de son legs et de son activitĂ© comme interprète. L’enfant formĂ© Ă  San Francisco, Ă©duquĂ© très tĂ´t Ă  l’Ă©cole de la grâce la plus exigeante, celle de Bach et de Mozart, affirme mieux que tout autre – ses contemporains Oistrakh ou Isaac Stern-, une souveraine musicalitĂ©, une intelligence naturelle, lumineuse, irrĂ©sistible. Ce dès ses premiers concerts et enregistrements. Dès 13 ans (en 1929), le jeune Menuhin, touchĂ© par le sublime incarnĂ©, joue sous la direction de Bruno Walter. C’est dire. Un phare dans un monde bientĂ´t condamnĂ© Ă  l’apocalypse. En 1927, il avait rencontrĂ© son maĂ®tre Ă  Paris, George Enescu.
Jeune gĂ©nie du violon, Menuhin multiplie les engagements au risque de perdre l’Ă©quilibre indispensable Ă  une bonne conscience musicale. En crise, l’adolescent de 18/19 ans, se retire pour rĂ©flĂ©chir et marquer une pause salvatrice. Il reprendra du service en 1938 auprès des AlliĂ©s, insufflant l’espĂ©rance auprès des jeunes soldats.
Le tĂ©moin de la seconde guerre et de la barbarie nazie sait après le conflit qui a dĂ©cimĂ© l’Europe, tendre la main, Ĺ“uvrer pour la rĂ©conciliation, la tolĂ©rance et l’espoir : tout ce que l’homme peut dĂ©fendre de grand, sublime, beau… Yehudi Menuhin est lĂ  pour le dĂ©fendre et le montrer, le cultiver, l’encourager sans limites. Un forcenĂ© de l’idĂ©al et de la beautĂ©. Ainsi Ă  New York, Menuhin sait “sauver” le dernier Bartok, en lui commandant l’une de ses dernières Ĺ“uvres, la sublime Sonate pour violon : un nouvel Ă©clair tranchant les tĂ©nèbres, inspirĂ© par un ange descendu sur terre pour sauver les hommes.
Soucieux de transmettre et de susciter les jeunes vocations, Yehudi Menuhin fonde l’Ă©cole Menuhin en Angleterre dès 1963, pĂ©pinière rĂ©servĂ©e aux jeunes violonistes ; puis en 1977, l’AcadĂ©mie de musique de Gstaad pour les jeunes musiciens sur instruments Ă  cordes. En 1993, la reine Elizabeth II l’anoblit.
yehudi-menuhin11Au parti des Justes, Yehudi qui (comme Bush, Serkin, Casals Ă  contrario de tant d’autres) n’a jamais pactisĂ© avec les hitlĂ©riens , sait encore secourir le chef Furtwängler, suspectĂ© d’ambivalence après la guerre… le message fraternel de Menuhin se veut universel. Outre son violon accrochĂ© au niveau des Ă©toiles et de la poĂ©sie pure (ce qu’a peint Chagall), Menuhin affiche pour l’Ă©ternitĂ©, un sourire indĂ©fectible, ce mĂŞme en dĂ©pit de la souffrance Ă  laquelle l’instrumentiste, toujours svelte et autodisciplinĂ©, a rĂ©servĂ© une Ă©coute particulière : souffrir avec l’autre, c’est ĂŞtre proche, ĂŞtre frère. Aimer l’autre, jouer. RĂ©enchanter le monde et inspirer les hommes. Notre Ă©poque oĂą règnent le zapping et l’absence de figures aussi charismatiques, la violence et les conflits de toute sorte, aurait bien besoin de tels piliers fraternels. Le message et le legs de Yehudi Menuhin conservent aujourd’hui toute leur actualitĂ©. Parcours admirable.

CD, annonce. Eward Elgar : Symphonie n°2. Daniel Barenboim (2015, 1 cd Decca)

elgar symphony 1 daniel barenboim cd decca review compter endu critique classiquenews mars march 2016 cd review critique cd 4786677CD, annonce. Eward Elgar : Symphonie n°2. Daniel Barenboim (2015, 1 cd Decca). DĂ©but mars 2016, Daniel Barenboim publie un nouvel enregistrement symphonique avec la Staatskapelle Berlin, dĂ©fendant une partition rare en France : la Symphonie n°2 du britannique Edward Elgar. Grâce Ă  l’acuitĂ© instrumentale du chef comme Ă  son souci de la tension dramatique, la Symphonie crĂ©Ă©e au dĂ©but du siècle, en mai 1911 Ă  Londres, Ă©blouit littĂ©ralement parce que le chef sait dĂ©celer sous la solennitĂ© impĂ©rialiste “totally British” (l’ouvrage est dĂ©diĂ© au roi Edouard VII qui vient de s’Ă©teindre), la finesse de l’Ă©criture, en particulier dans le mouvement lent, le Larghetto en ut mineur (dont l’esprit est directement dĂ©diĂ© au roi Edouard VII). En avant première, voici un extrait de la critique de notre rĂ©dactrice Elvire James, qui en distinguant ce nouvel enregistrement, dĂ©cerne un CLIC de CLASSIQUENEWS de mars 2016.

ELGAR symphony symphonie 2 review account of CLASSIQUENEWS Edward_Elgar_head2_copy2Extrait de la critique de notre consĹ“ur Elvire James :  ”Bavarde ou d’une solennitĂ© raffinĂ©e, la Symphonie n°2 touche diversement, chacun selon sa sensibilitĂ©. La partition est crĂ©Ă©e en mai 1911 Ă  Londres sous la direction du compositeur. L’esprit de marche, l’ampleur majestueuse qui ouvre  tel un vaste portique, tout le cycle symphonique (en cela emblĂ©matique de l’adhĂ©sion d’Elgar Ă  l’idĂ©al impĂ©rial britannique) est conduit avec une ivresse dĂ©taillĂ©e instrumentale qui laisse la place Ă  de subtiles respirations, le chef sachant Ă©viter la lourdeur comme la grandiloquence : entre majestĂ© et sĂ©rĂ©nitĂ©, Barenboim insuffle une vraie tension, se gardant bien de rĂ©duire l’Ă©criture Ă  une seule dĂ©monstration de grandeur superphĂ©tatoire. Après l’Allegro initial dont la direction restitue la pulsion Ă©lectrique, c’est l’irrĂ©sistible Larghetto en ut mineur d’une plĂ©nitude enivrĂ©e, enchantĂ©e – autre rĂ©flexion sur l’esprit de la grandeur funèbre mais abordĂ©e dans l’esprit d’une musique de chambre oĂą règnent la clartĂ© et la transparence (superbes couleurs tristanesques aux cors et Ă  la magistrale harmonie des bois), comme la couleur sombre et de recueillement en conformitĂ© avec la dĂ©dicace de l’opus….

 

Prochaine critique complète du cd Symphonie n°2 d’Elgar (1911) par Daniel Barenboim dans le mag cd, dvd, livres de classiquenews d’ici le 20 mars 2016. CLIC de CLASSIQUENEWS de mars 2016

Nikolaus Harnoncourt s’est Ă©teint samedi 5 mars 2016

harnoncourt nikolausDECES. Le chef d’orchestre autrichien Nikolaus Harnoncourt, au moment de ses 86 ans, avait mis fin Ă  sa carrière en dĂ©cembre dernier. Le maestro dĂ©fricheur, pilier de la rĂ©volution baroqueuse apportant un regard neuf sur les Ĺ“uvres et la façon de les interprĂ©ter nous a quittĂ© samedi 5 mars 2016. Dans un prochain article, CLASSIQUENEWS retracera l’itinĂ©raire et surtout l’apport d’une direction affĂ»tĂ©e, critique, et pourtant gourmande et d’une exceptionnelle activitĂ© expressive : chez Monteverdi, surtout Mozart et rĂ©cemment Beethoven… (qu’il devait dirigĂ© Ă  Salzbourg cet Ă©tĂ©, pour la 9ème Symphonie après avoir publiĂ© en janvier les Symphonies 4 et 5 :”CLIC de CLASSIQUENEWS” de fĂ©vrier 2016).  Voici notre communiquĂ© au moment de l’annonce de sa retraite en dĂ©cembre 2015. Le chef inoubliable se sera Ă©teint trois mois plus tard.

Dans un communiqué diffusé par le bureau du festival Styriate qu’il a créé à Graz (Autriche), le pionnier de la révolution baroque et l’interprète le plus inspiré et le plus audacieux des répertoires des XVIIè et XVIIIè (avec William Christie), Nikolaus Harnoncourt (né Comte à Berlin en décembre 1929), confirme sa décision de se retirer des salles de concerts et des studios d’enregistrement.  Affûté, sans a priori, en quête de nouveaux mondes musicaux, révélant la puissante magie des timbres sur instruments d’époque, Nikolaus Harnoncourt a révolutionné l’interprétation des répertoires (pilotant entre autres, son ensemble spécialisé Concentus Musicus de Vienne) avec une acuité expérimentale et défricheuse qui va du XVIè aux romantiques et aux modernes du XXème siècle.

DĂ©fricheur et pionnier, Harnoncourt met fin Ă  sa carrièreSes rĂ©cents enregistrements parus chez Sony classical dont un inoubliable geste intĂ©rieur, spirituel dĂ©diĂ© aux 3 dernières Symphonies de Mozart (triptyque conçu comme un “oratorio instrumental”),  confirment une vision unique et personnelle dont les qualitĂ©s sont toujours restĂ©es sobriĂ©tĂ©, vĂ©ritĂ©, analyse, profondeur. Son Mozart, Ă©clairĂ© aussi Ă  Salzbourg – Les Noces, Don Giovanni, Cosi, Ă©blouissants par leur noirceur et leur sincĂ©ritĂ© humaine-, est son offrande la plus bouleversante. Bonne retraite maestro.

 

 

 

 

Les derniers cd Mozart de Nikolaus Harnoncourt

harnoncourt mozart symphonies last symphonies 39, 40, 41 instrumental oratorium concentus musicus wien cd sony classicalCD. Mozart : 3 dernières Symphonies n°39,40, 41. Nikolaus Harnoncourt, Concentus Musicus Wien, décembre 2012, 2 cd Sony classical. Parues le 25 août 2014, les 3 dernières Symphonies de Mozart (n°39,40, 41) synthétisent ici, pour Nikolaus Harnoncourt et dans cet enregistrement réalisé avec ses chers instrumentistes du Concentus Musicus Wien, l’expérience de toute une vie (60 années) passée au service du grand Wolfgang : sa connaissance intime et profonde des opéras, les plus importants dirigés à Salzbourg entre autres (la trilogie Da Ponte, La Clémence de Titus, La Flûte enchantée…), suffit à enrichir et nourrir une vision personnelle et originale sur l’écriture mozartienne ; s’appuyant sur le mordant expressif si finement coloré et intensément caractérisé des instruments anciens, le chef autrichien réalise un accomplissement dont l’absolue réussite était déjà préfigurée dans son cd antérieur dédié au Mozart Symphoniste (Symphonie n°35 Haffner, édité en janvier 2014, « CLIC » de classiquenews)  ou encore aux Concertos pour piano n°25 et 23. Dans cette réalisation particulièrement attendue, Harnoncourt envisage les 3 Symphonies non plus comme une trilogie orchestrale – ce qui est aujourd’hui défendu par de nombreux musicologues et chefs- mais comme un « oratorio instrumental en 12 mouvements », subtilement enchaînés, en un tout inéluctablement organique. Par oratorio, Harnoncourt voudrait-il jusqu’à évoquer une partition touchée par la grâce divine, dont la ferveur sincère nous touche évidemment par sa justesse poétique et les moyens mis en œuvre pour en exprimer le sens ?

 

 

mais aussi….

CD. Nikolaus Harnoncourt. Johann Strauss II (7 cd Warner classics)

Johann-Strauss-II-par-Nikolaus-Harnoncourt_Nikolaus Harnoncourt. Johann Strauss II (7 cd Warner classics) coffret boxCD. Nikolaus Harnoncourt. Johann Strauss II (7 cd Warner classics). Harnoncourt s’est expliqué longuement sur le sujet : né allemand mais viennois jusqu’au bout de la baguette, le chef berlinois, 85 ans en 2015, porte en lui cette élégance autrichienne, fine combinaison entre élégance et danses populaires, raffinement et … rusticité. Inspiré par les mélodies de la rue comme les danses traditionnelles, Johann II Strauss (1825-1899), roi de la valse, s’inscrit dans la tradition d’un Schubert, et avant lui de Haydn et de Mozart. Le maestro si convaincant chez Monteverdi et nombre de compositeurs baroques dont il aura renouvelé l’approche avec ses musiciens du Concentus Musicus,- mais aussi Mozart ou Beethoven : Harnoncourt depuis toujours défend un Strauss concrètement… rustique et élégantissime.

 

 

Livres. Nikolaus Harnoncourt : La Parole musicale (Actes Sud)

actes Sud harnoncourt la parole musicale propos sur la musique romantique actes sud livres clic de classiquenews octobre 2014Livres. Nikolaus Harnoncourt : La Parole musicale (Actes Sud). Coquille sur la couverture : contrairement à ce qui est indiqué, les propos recueillis ici ne concernent pas uniquement les compositeurs romantiques… A moins que Mozart (et ses ultimes Symphonies dont la centrale K550 en sol mineur) soit lui aussi romantique… ce qui nous comblerait de joie (!), car sa modernité et sa sensibilité visionnaire ne peuvent selon nous être rangées dans aucune case… trêve d’observations de détail : car c’est bien de plusieurs textes décisifs et lumineux dont il est question dans ce nouvel opus à propos de Beethoven, Schubert, Schumann, Brahms, Bruckner et même Bizet et Verdi (mais pas de Strauss ni de Mahler : Harnoncourt n’a jamais caché qu’il les jugeait l’un et l’autre « trop bavards »). Comme directeur musical de son festival Styriarte en Autriche, Nikolaus Harnoncourt a pu aborder nombre de compositeurs, lyriques et symphoniques auxquels il a consacré des discours et présentations très détaillés, surtout très militants. Le texte liminaire le plus pertinents demeure celui sur Mozart et le sens profond de sa Symphonie axiale / centrale au sein de la trilogie des trois dernières : 39, 40 et 41 « Jupiter ». La K 550 en sol mineur résonne comme une déflagration, par sa sonorité inédite et inclassable qui fait imploser la forme elle-même et le tissu mélodique comme harmonique. Sa signification profonde s’entend avec les deux autres qui l’encadrent. Jamais Harnoncourt, exceptionnel mozartien (il a dirigé les opéras majeurs à Salzbourg) n’a été ici plus argumenté, mieux inspiré, dans un texte rédigé pour les 250 ans de Mozart au Mozarteum de Salzbourg (2006). Pour passer des intentions à la pratique le lecteur se reportera à l’excellent double cd édité simultanément chez Sony classical, dédié justement au 3 dernières Symphonies conçu comme «  un oratorio instrumental », CLIC de classiquenews du mois de septembre 2014.