2 AIDAS d’été, sur France 5 puis ARTE

Vague verdienne en juin 2014OPERA. Les 2 AIDAS de l’été 2017. ORANGE et SALZBOURG ont choisi de proposer chacun, leur propre production d’Aida de Verdi (Caire, 1871), faisant des accents égyptianisants conçus par un Verdi saisi par la grandeur de l’Egypte ancienne, l’opéra triomphant de cet été 2017. Diffusion sur FRANCE 5, le 9 août, puis sur ARTE, le 12 août 2017 (lors d’une journée spéciale Festival de Salzbourg 2017).

 

 

AIDAS d’Orange et de Salzbourg

 

 

A Orange, les Chorégies affichent Aida (2 et 5 août 2017) : la fresque éyptienne de Verdi, …non pas ce peplum moyen oriental dont beaucoup se gargarisent, mais plutôt un huit clos psychologique, est diffusée après les représentations de début août, le 9 août suivant sur France 5 (20h50).

A Salzbourg, le Festival estival bat son plein, révélant sous la baguette du chef milanais Riccardo Muti, la passion éprouvée, sublime et tragique de la belle princesse éthiopienne Aida et du général égyptien Radamès… Les arguments de cette nouvelle production lyrique de l’été ne manquent pas, à commencer par la soprano star de la planète lyrique actuelle, la voluptueuse Anna Netrebko dans le rôle-titre, une prise de rôle qui devrait marquer son parcours vocal et dramatique, après ses récentes, Leonora, Lady Macbeth et bientôt Violetta… Son Aida au Großes Festspielhaus (06.08, 09.08, 12.08, 16.08, 19.08), aux côtés de Francesco Meli en Radamès (mêmes dates)… devrait profiter de l’excellent soutien et entourage orchestral : rien de moins que la machine luxueuse du Wiener Philharmoniker, sous la direction de Riccardo Muti. ARTE diffuse la représentation du 12 août 2017 à 21h (dans le cadre d’une soirée spéciale Salzbourg 2017).

 

AGENDA

FRANCE 5, mercredi 9 août 2017, 20h50. VERDI : AIDA différé depuis les Chorégies d’Orange 2017

ARTE, samedi 12 août 2017, 22h. VERDI : AIDA, différé depuis le Festival estival de Salzbourg 2017.

 

 

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Passion Verdi sur ArtePASSIONS HUMAINES. L’égyptologue français Auguste Mariette offrit l’idée d’Aida au librettiste, natif d’Orange, Camille Du Locle, qui la mit en forme et la proposa à Verdi, le compositeur italien le plus réputé de l’époque ; Antonio Ghislanzoni en tira le livret dont Verdi écrivit la musique pour le tout nouvel opéra du Caire où Aida fut créé le 24 décembre 1871. L’intrigue est classique. Radamès, officier du roi d’Egypte, aime Aida, l’esclave éthiopienne d’Amneris, fille du souverain, elle-même amoureuse de Radamès ; celui-ci espère obtenir et le commandement des troupes égyptiennes pour combattre les Ethiopiens et la main d’Aida, en récompense de la victoire qu’il compte remporter. C’est compter sans la perversité jalouse d’Amnéris pour empêcher les deux amants de s’aimer librement : elle aime Radamès mais refuse de le voir dans les bras d’une autre. Ici c’est non pas le baryton qui se dresse face aux duo soprano/ténor, mais plutôt la contralto : Amnéris est un rôle d’une redoutable puissance vocale, un être dévoré par la jalousie.

Aida est une œuvre-charnière où Verdi développe, dans d’émouvantes scènes intimistes, une expression dramatique nouvelle, plus intérieure que démonstrative. L’opéra est d’bord une oeuvre introspective qui dévoile les tiraillements psychiques de chaque protagoniste, ceux du trio central : les rugissements impuissants de la jalouse Amnéris ; la détermination de l’esclave Aida prête à tout braver au nom de son amour pour Radamès ; Radamès, général victorieux qui pourtant s’éprend d’une esclave éthiopienne. L’ouvrage fascine car il est l’un des rares à réussir ses tableaux collectifs dignes du grand opéra français (défilé des armées de Pharaon, avec les fameuses trompettes, véritable hymne à la grandeur de l’Egypte ancienne, en son âge d’or, celui du nouvel Empire), et tout autant, Verdi cisèle le profil individuel de chacun de ses personnages en une scène qui devient un échiquier intimiste d’une brûlante vérité. Le spectaculaire horrifique côtoie aussi la sincérité des scènes et confrontations : le dernier épisode où les deux amants condamnés sont emmurés vivants, est particulièrement saisissant.

 

 

 

Distribution annoncée à Orange :
http://www.choregies.fr/programme–2017-08-02–verdi-aida–fr.html

Aida: Elena O’ Connor
Amneris: Anita Rachvelishvili
La Sacerdotessa: Ludivine Gombert
Radames: Marcelo Alvarez
Amonasro: Quinn Kelsey
Ramfis: Nicolas Courjal
Il Re di Eggito: José Antonio Garcia
Un Messagero: Rémy Mathieu

Direction musicale: Paolo Arrivabeni
Mise en scène: Paul-Emile Fourny
Orchestre National de France
Chœurs des Opéras d’Angers-Nantes, Avignon, Monte-Carlo et Toulon
Ballets des Opéras d’Avignon et Metz

France 5 – Durée : 2h20mn

 

 

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Distribution annoncée à Salzbourg :
http://www.salzburgerfestspiele.at/opera/aida-2017

Anna Netrebko, Aida
Francesco Meli, Radamès
Ekaterina Semenchuk, Amneris
Dmitry Belosselskiy, Ramfis
Luca Salsi, Amonasro
Roberto Tagliavini, Pharaon
Bror Magnus Tødenes, Un messager
Benedetta Torre, une prêtresse

 

 

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LIRE aussi notre compte rendu d’AIDA de VERDI pour les 40 ans des Chorégies d’Orange en juillet 2011 : histoire, genèse, réalisation par Benito Pelegrin

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